Arasu Gakure [RP]

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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Makaya le 16/5/2009, 03:12

[La décence, l'image de Seol me disant « Maka, t'abuses...Pas de description de partouzes sur le fofo » et le besoin urgent de finir mon texte pour lancer le BB me forcent donc à zapper ce passage de mon récit. Nous enchainons donc directement sur la fin de l'orgie géante, avec des combattants vidés et des amazones désormais parfaitement aguerries. Nous étions désormais une semaine avant le BB.]



« RHA COMMENT ÇA RIOLU REFUSE DE METTRE SA FONTAINE DE SPERME A DISPOSITION? IL L'AVAIT PROMIS CE BATAAAARD!!
-Désolé pour toi Maka, mais faudra te passer de cet accessoire. Je pense qu'il n'a pas apprécié ton « dis donc mec, tu penses pouvoir m'enfourner avec du verre pilé en pensant que je vais te filer ta part du pactole alors que tu as fourni seulement deux de tes filles dans le projet! Une borgne et une manchot en plus! Mais va te faire connard! »
-Hum oui je n'ai pas fait preuve de la plus élémentaire diplomatie sur ce coup la...Bon qu'importe, je vais aller quérir cet arrosoir à foutre et je reviens...Sinon il reste quoi encore à faire mon ptit Hikifune?
-Euuh...Te rendre sur le camping du site pour un dernier check-up, vérifier si la tour de Nymphoman est correctement décorée, voir si les costumes d'agents de sécurité pour les clodos sont arrivés et prier pour que ton délirant projet marche. Sinon on a gérés comme des chefs et tout le monde est prêt.
-Mais t'inquiète, ça va fonctionner! Le camping commence déjà à se remplir, ça va être un total succès! Bon allez je file demander poliment à notre ami Riolu sa contribution! »


Vingt minutes et un coup de boule bien placé plus tard, je filais sur le site du BB avec une fontaine à sperme dans le crâne. Aaah le site...Je m'y rendais chaque jour mais je ne pouvais m'empêcher d'avoir une vague d'émotion qui me submergeait à chaque fois que je voyais poindre le giga-gland de la tour de Nymphoman au loin (cela se concrétisait généralement par des guilis-guilis dans le ventre et l'accostage brutal du premier quidam à portée afin de lui hurler dans les oreilles « ET OUAIS, C'EST DE MOI CETTE BITE! ET OUAAAIS!! »)


Pour info, Izanami nous avait autorisés à nous étendre sur une large surface aux abords du bassin, qui furent totalement et entièrement rentabilisés et réaménagés. Les Hogo Soru alloués par les Sômu Bûcho, couplés à la masse d'ouvriers que nous recrutâmes via un appel discret à Nobeoka furent diablement efficaces et érigèrent toutes les attractions en un temps record (peut-être parce que grassement payés?). A noter que le BB était d'autant plus un exploit qu'il avait été réalisé au nez et à la barbe des trois Villes ninjas, que nous avions admirablement bernés grâce à nos divers espions, informateurs et alliés des pègres locales. Toutes les commandes furent effectuées sous de faux noms indétectables (« Erik Rakletson, Gérard Menvunetouffepareille, Lord McHaya... ») et les ninjas qui convoyaient les marchandises étaient plus ou moins dans la combine car reliés aux mafias et de toute façon stoppés à Nobeoka.

Bref vu la tournure que prenaient les évènements, le Biatch Beach était bien parti pour devenir une véritable institution, prenant une place durable dans la géographie Araséenne, contrairement à ce que j'avais initialement prévu, voyant la chose comme une festivité annuelle...Mais je n'avais pas prévu de fédérer ainsi l'ensemble des putes et des pimps de la ville dans une si efficace synergie...Décidément mon talent me dépassait...

La semaine passa donc rapidement, ayant toujours quelque chose à aller chercher, un mec à tabasser, un groupe sur qui hurler...la routine quoi. Et enfin l'ouverture officielle...

« HIKIFUNE T'ES PRÊT?
-Depuis environ une heure et demi, contrairement à toi qui est encore en train de gesticuler en caleçon à la recherche d'une quelconque chaussette dans ton bordel...
-AH PAS DE SARCASMES HEIN! ON OUVRE LE BB DANS UNE HEURE ET J'AI PAS BESOIN DE TA PERFIDE LANGUE!! IL FAUT QUE JE RENTABILISE CE TEMPS EN PREPARATIFS DE DERNIERE MINUTE ET NON EN PUNITION LEGITIME ET O COMBIEN DEFOULANTE!!
-Non mais ça ira je t'assure. Ton pantalon est la, ta chaussette sur la commode et le reste est dans une mallette que j'ai personnellement mis dans tes cheveux hier avant d'aller se coucher.
-Hikifune, tu es un amour, une vraie mère » dis-je en enfilant ce qu'il m'avait indiqué et en ôtant de mes cheveux la mallette contenant les papiers importants. A ce moment, Hikifune posa une question pertinente face à ce miracle qu'il avait déjà vu des centaines de fois:
« Makaya, qu'est ce qui se passe si on te coupe les cheveux? Qu'est ce qui arrivera de tout le barda que t'as stocké la haut?
-Ne parle pas de choses impossibles, on ne peut plus me couper les cheveux.
-Nan mais sans rire...
-Ce n'est pas une blague...On ne peut pas me couper les cheveux à la régulière: quand je me bats, suivant les moments, j'entoure désormais ceux-ci d'une couche de zetsu qui les solidifie. Mais bon j'imagine que si jamais ma toison finissait détachée de mon chef, le jutsu s'annulerait et aussitôt tout mes trésors la-haut apparaitraient. Point.
-Hum...Okay. Bon on y va? »


Et nous partîmes vers l'extérieur d'Arasu, passant par un chemin réservé au staff, l'entrée principale étant impraticable vu le nombre impressionnant de gens réunis devant, agitant leurs billets. Il y'avait des personnes qui campaient devant l'entrée depuis des jours et ceux-ci furent bientôt rejoints par la cohorte de mâles Araséens et d'ailleurs si bien qu'une foule massive et compacte transpirant la testostérone se massait devant les portes du BB. Dans l'enceinte de celui-ci, mes subordonnés donnaient leurs dernières consignes aux filles, aux agents de sécurité et aux divers festivaliers pour que tout se déroule à merveille.
« Bon si un mec ne paie pas, est brutal ou propose des trucs qui ne sont pas définis par l'attraction, vous hurlez trois fois et des agents arriveront!
-Bon si vous entendez trois hurlements, vous arrivez et vous tabassez le mec!
-Bon si vous entendez des hurlements de mec, vous arrivez et vous soignez l'amoché parce qu'il doit quand même continuer à consommer dans le festoch! Compris tout le monde?
-YESSIR! »

Et quand toute l'équipe du festival me vit arriver, j'eus droit à une nuée d'applaudissements et d'encouragements qui tendirent aussitôt le tissu de ma veste, mon torse bombé au maximum. Et après un speech vantant les efforts de tous dans cet formidable entreprise, j'ordonnais à toutes et à tous de se rendre à son poste et de se tenir prêt car j'allais, avec les macs les plus notables, ouvrir les portes. Et ça allait chier. Mais grave.

En effet, lorsque les portiers qui contenaient la foule me virent arriver, ils poussèrent un ouf de soulagement, sachant leur calvaire terminé et c'est avec une lueur d'admiration qu'ils me regardèrent monter sur la porte pour m'adresser d'une voix puissante à la foule massée en ces termes


« JE VOUS AI COMPRIS! VOUS SAVEZ, J'AI EU UN RÊVE, CELUI D'UN MONDE OU LES PROSTITUEES ET LES HOMMES COHA-BITE-AIENT DANS LA PLUS SAINE HARMONIE, OU LES LUPANARS ETAIENT DES MAISONS D'INNOCENCE OU NOS ENFANTS GRANDISSSAIENT, SOUS LE REGARD ATTENTIF DES MAMELLES MALAXEES DE NOS MERES! NOUS ETIONS TOUS DES FILS DE PUTE!
MAIS L'ADVERSITE A EU RAISON DE MON REVE ET SEULE UNE VILLE COMME ARASU A PU LE CONCRETISER EN PARTIE ET VOUS PERMETTRE DE VOUS VAUTRER DANS LA LUXURE SALVATRICE! EN AVANT MES FRERES! SUS! ET TOI ENTITE FEMININE QUI ATTEND DERRIERE CETTE PORTE: SUCE!!
YATTAAA!! »

Et aussitôt les portes s'ouvrirent, laissant une horde de mâles en rut dont le cerveau avait pris la forme d'un phallus, s'engouffrer dans le site, s'éparpillant à toute vitesse afin de tester le plus d'attractions possibles.

[description à faire]

Le site ne désemplit pas durant trois semaines et cela ne semblait pas vouloir s'arrêter, à tel point que nous mîmes en place -si tôt dans l'histoire du festival- un système de carte de fidélité pour continuer à engranger du chiffre. Car croyez-moi du chiffre, on en faisait!

Le mois qui suivit l'ouverture du BB, nous fîmes un premier bilan, dans la même salle ou les Macs d'Arasu me lancèrent des tomates pour m'accuser d'être un nouveau venu. Cette fois ci, ils m'observaient avec des lueurs envieuses dans les yeux. Envieux du succès de mon incroyable succès, du respect que j'inspirais, de mon coté intouchable du à mon réseau (et à mon grade de Juunin) et de la résultante de tout cela: je m'étais progressivement haussé comme chef des Macs et m'octroyait donc le droit d'écarter des collègues, particulièrement concernant la part liée au profit que générait le Biatch Beach.
En très peu de temps, j'avais effectué un tri drastique et avait envoyé paitre une bonne partie des pimps (ceux qui s'étaient peu impliqués, qui avaient émis de trop grosses réserves quand à mon projet, qui avaient tentés de me doubler...) si bien qu'en face de moi se tenaient seuls ceux qui valaient le coup et qui auraient leur part du pactole pour leur implication.

A ma droite se tenait Lilith, avec qui j'avais énormément travaillé ces derniers temps. Ne pouvant pas tout gérer (merci mes kage bunshins...hmpf) j'étais obligé de déléguer tout ce qui se rapportait aux putes à Lilith qui avait motivé les troupes, leur avait appris d'autres trucs et astuces utiles et qui me motivait moi sous les draps, sans pour autant me coller mes boules dans la gorge. Et à gauche Hikifune qui était devenu le comptable principal de cet aventure (une bien belle promotion pour lui qui finissait ses classes dans les cahiers des Doken) et qui était le seul à connaître les véritables chiffres du projet. Ainsi Lilith fit son rapport la première indiquant qu'il fallait instaurer des roulements car le rythme du BB était bien plus soutenu qu'en maison close, qu'il fallait doubler la sécurité, créer des vibros-matraques au cas ou...bref tout ce qui touchait au bien être de ses protégées. Pour ma part, j'enchainai sur le coté matériel et sur l'affluence afin de bien préparer le terrain pour l'exposé de mon larbin, celui qui passionnait le plus tous les gens assemblés.

« Le montant total ne sera pas révélé et vous pourrez grogner que vous ne saurez rien. Cependant sachez que vous toucherez tous vos parts comme convenu. Je vais maintenant procéder à la répartition des sommes en commençant par les remboursements. Le premier actionnaire à été le clan Doken qui se retrouve entièrement et totalement remboursé, avec les intérêts, libérant ainsi Makaya Korove de sa dette, ne leur devant plus aucun service. Ensuite le second actionnaire est Snoop Doggydog qui se retrouve aussi entièrement et totalement remboursé, avec les intérêts. Le second actionnaire est Makaya Korove et se retrouve entièrement et totalement remboursé néanmoins sans les intérêts, qu'il laisse généreusement aux autres actionnaires. »

A ces mots, la grogne première suscitée par le fait que le montant total ne serait pas révélé s'éclipsa pour laisser place à une salve d'applaudissements à mon encontre, pour louer ma grande bonté. Avec le fric que me ramenait Pizza Put, le charcloaching, les missions auprès de Kitsune et de ses alliés et enfin mon salaire de pimp chez les Icha-Icha, je n'avais nullement besoin de ces intérêts et préférais les céder pour deux raisons: Hikifune n'avait pas fini son exposé et cela me permettait surtout d'avoir la sympathie de mes consorts. Pendant que je songeais à cela, mon acolyte continuait de rembourser toutes les personnes qui s'était impliquées dans le festival, avec les intérêts.


Ce qu'ils ne savaient pas c'est que un mois de BB ne pouvait nullement tous les rembourser et que j'avais allègrement puisé dans ma fortune personnelle pour les rembourser intégralement afin qu'ils me foutent la paix. Ainsi, ils n'auraient plus rien à revendiquer par la suite car leurs revendications sur le BB disparaissait avec ma dette. Une fois payés, je serais le seul avec Izanami et les deux pimps qui avaient émis des conditions (le troisième était mort en mangeant une raclette avariée et j'avais par un coup du hasard récupéré tout son cheptel putal) à toucher l'argent des entrées et des partenariats, les pimps précités ne touchant de fric que pour la location des filles (sachant que j'en avais racheté une bonne partie). Si bien qu'a l'heure actuelle, j'étais pratiquement fauché mais que les mois suivants, je toucherais environ 40% net des bénéfices du festival, et ça sur tous les mois...En quelques mois seulement je serais bien plus riche qu'eux tous.


Ainsi au terme de cet entrevue, j'avais berné tout le monde et fut implicitement proclamé « Mak' le mac des macs » par mes pairs qui n'y avaient vu que du feu et qui n'avaient pas pris la peine de bien lire les contrats que j'avais fait circuler dans l'heure. Et donc je pus retourner triomphant sur le site du BB pour me faire interrompre dans ma contemplation extatique par un:

« Makaya? C'est bien vous?
-QUI VEUX-TU QUE CE SOIT D'AUTRE, IMPIE!
-Je suis un messager d'Izanami-sama. Elle désire vous voir maintenant pour vous féliciter pour ce projet 
-... »
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Makaya le 16/5/2009, 03:14

Croyez-le ou non, mais je vis le ciel nuageux se fendre en deux et un rai de lumière divine en descendit pour me toucher et de ravissants petits angelots aux cheveux frisés vinrent déposer sur ma tête la couronne de la félicité. La Kagette du coin me récompensant pour avoir crée LE festival de la pute. C'était formidable. J'étais formidable.


Les minutes qui me séparaient de la consécration, jusqu'à la demeure d'Izanami me parurent parfaites: le ciel était magnifique, l'air fleurait bon le printemps, les filles étaient belles et les quelques crétins inconscients que nous croisâmes avaient les poches pleines...Une fois devant la porte de la puissante Kagette, je vérifiais si j'étais bien impeccable et me rendis compte que j'avais tout de même bien changé en quelques mois seulement: j'étais arrivé avec un poncho dépenaillé aux couleurs douteuses, des tongs, un vieux short, un de mes t-shirts prônant la suprématie incontestable des gens dotés d'une coupe afro sur le reste de l'humanité et ladite coupe de cheveux mal peignée. Maintenant j'avais un irréprochable costume trois pièces, symbole de mon appartenance aux Icha-Icha, de luisantes chaussures cirées et une boule parfaite ornait mon crâne. Et c'est donc assuré de mon indiscutable classe que je resserrais mon noeud de cravate avant d'emboiter le pas au messager. De nouveau on me banda les yeux mais je n'en avais cure, malgré l'obscurité je savais que mon chemin était pavé d'or sur lequel était frappé les lettres d'argent « Makaya, tu es génial ». Et je parcourus le dallage béni jusqu'à ce que...

« Tu peux ôter ton bandeau, Makaya Korove » la voix qui dit cela était toujours aussi suave et parfaitement maitrisée. Autant sa phrase suggérait la possibilité (pis de toute façon je ne serais pas resté comme un con à lui causer avec un bandeau sur la tronche), autant cela sonnait comme un ordre indiscutable. Et la je vis...Ben putain! Je savais mieux que quiconque qu'Arasu, bien que paumée au milieu des montagnes, comptait son lot de jolies filles mais il fallait avouer que la patronne du coin était un cran au dessus. En face de moi se tenait une grande femme d'un age indéfinissable, entre 25 et 35ans, je n'aurais pu le dire (et pourtant vu l'essentiel de mes fréquentations ces derniers temps, j'étais devenu très doué pour de déterminer l'age d'une femme...mais celle-ci échappait à mes estimations). Elle était très brune mais cependant son visage était très pâle bien que rehaussé par quelques touches de maquillage discret mais qui sublimait une évidente beauté. Cette femme la n'était pas juste « mignonne » ou « jolie ». Elle était belle et élégante et tout sur elle ne laissait aucun doute à cette conclusion: sa longue robe noire ornée de fins motifs, ses bijoux délicats, son parfum capiteux mais surtout ses yeux...J'avais l'impression qu'alors que je procédais à un examen physique de sa personne, elle s'adonnait a un examen mental un peu trop pointilleux à mon goût.

Finalement, les études respectives terminées (qui en réalité ne durèrent qu'un court instant), la Dame d'Arasu brisa la glace d'un:
« Je ne m'attendais pas à ça...Pour être franche, je m'étais préparé à voir un jeune conquérant véreux et ambitieux et c'est l'impression que tu donnes au premier abord...Puis quand on creuse au dela les apparences, je vois...de la raclette, du sexe et un emmerdeur notoire...C'est extrêmement surprenant...Pourquoi es-tu ici?
-Pardonnez moi Izanami-sama mais...comment avez vous réalisé cette prouesse? Vous êtes télépathe?
-Pas du tout. Seulement je connais bien l'espèce humaine...Ce n'est pas un pouvoir, seulement je sais sonder les gens, vu la quantité rencontrée voilà tout. Maintenant répond.
-Et bien euuh...je suis venu à Arasu sans aucun but précis. A entendre la description, ça avait l'air sympa alors je suis venu. J'ai alors percé et me suis impliqué dans un projet que je jugeais fun. Mais maintenant que c'est lancé je vous avoue que je n'ai pas tellement d'idées pour la suite...Je sais juste que je me plais bien ici.
-Tu es étrange...depuis que je suis ici j'ai vu une foule d'hommes et de femmes dévorés par l'appât du gain et qui au final ne présentaient donc aucun intérêt car englués dans leur lutte pour d'avantage de pouvoir. Tu es une des rares personnes, en dehors de mes directeurs à avoir lancé un projet collectif dans un but dirons-nous...ludique, sans penser premièrement à son impact sur ta bourse. J'apprécie ce genre d'esprit et c'est pour cela que je tiens à te récompenser: pour ton projet durable, pour avoir fédéré les maquereaux et pour uni les prostituées et pour m'avoir diverti. Comme récompense, je te propose une arme de ton choix...j'ai entendu dire que tu te battais avec une simple barre de fer et j'ai pensé que ceci pourrait te faire plaisir. Vois-tu, je peux être aussi impitoyable que je peux être généreuse avec ceux qui vont dans mon sens. Choisis. »


Et ben putain je peux vous assurer que je me souviendrais de ce jour: lorsqu'elle acheva sa phrase, un larbin apparut et tira un rideau qui couvrait un pan de mur couvert d'armes plus splendides les unes que les autres. Il y'en avait de toutes sortes, de toutes tailles, de toutes factures mais toutes émanaient...
« Oui c'est bien du chakra. Ces armes ont été enchantées de façon à disposer d'un unique pouvoir qui leur est propre. En joignant ton chakra a leur, tu pourras t'en servir et accroitre ta puissance. Alors? »

Izanami avait beau être généreuse, elle avait ce don agaçant de savoir avec une exactitude irritante ce que j'avais en tête. Personne n'avait aussi bien lu en moi...Bon cette capacité ne m'empêcherait pas pour autant de la...
« Et non je ne me laisserais pas tringler par tes soins. Maintenant choisis et pars, mon temps est précieux. »

Je remerciai Rémi Molette de m'avoir fait noir de peau, ce qui m'empêchait de rougir car je venais d'avoir l'air bien con...Puis je me remis à contempler l'immense râtelier d'armes en m'efforçant d'afficher l'air le plus impassible possible, sous l'œil tout de même amusé de la Boss. Finalement mon regard s'attarda naturellement sur une lance: j'étais lancier depuis toujours, Silas avait parfait mon talent et je ne savais de toute façon pas maitriser d'autres armes. Seulement contrairement aux autres, elle était d'une facture simple: la hampe faisait environ 1m50 et faite d'un bois foncé indéfinissable car fin mais d'une résistance visiblement hors du commun, ne souffrant d'aucune égratignure. A l'extrémité, un globe noir que l'on pouvait tenir dans la main et de l'autre coté, deux rubans de tissu fin et précieux. Hormis cela, la hampe était d'une sobriété totale comparé aux manches des nombreux sabres présents, tous richement ornés. Puis la lame...Au premier coup d'œil, on aurait dit une bête lame de katana toute droite, posée sur une hampe toute droite, pour une arme toute droite...Et au second coup d'œil...Ben pareil.

« Les Onibakus ont récupérés cette lance lors d'un pillage il y'a longtemps et me l'ont offert en gage d'obéissance. Ces idiots ont crus qu'il s'agissait d'une simple arme rituelle seulement si elle figure ici dans ma collection, c'est qu'elle dispose d'un pouvoir. La lame acquiert des capacités différentes selon la tessiture du chakra de l'utilisateur. A noter qu'elle n'accepte qu'un seul propriétaire, autrement elle n'obéit pas et devient très lourde pour celui qui voudrait la prendre. Et évidemment elle est quasiment indestructible. Voilà ce qui ressort de mon examen...Et elle n'a pas de nom. Elle te tente?
-Baah...Oui, vu que de toute façon je ne saurais manier que ça...je...je peux?
-Bien sur, je préfère la savoir entre tes mains plutot que dans celles d'un vieil original » Sa voix était douce et m'incitait à prendre cette arme...C'était la seule pour laquelle elle avait prit la peine de me faire une description alors qu'elle aurait pu toutes me les présenter. Autrement dit, ça devait être cette lance ou rien...Va pour la lance alors. Mais soudain je saisis sa dernière réplique: elle ne pouvait parler que de Silas, mon maitre lancier. L'arme qu'elle me proposait ne pouvait être que celle qu'il avait tenté de lui subtiliser par le passé et qui lui avait valu son bannissement. Quelle coïncidence! Seulement j'avais promis à mon vieil ami de lui rapporter son arme mais maintenant qu'elle était à portée de main, offerte par Izanami, il pouvait aller se faire foutre!

Je la décrochai du râtelier avec d'infinies précautions qui se révélèrent inutiles, vu qu'elle était légère comme tout et parfaitement équilibrée. Je la fis tournoyer, la soupesant et constata qu'il me faudrait m'habituer à changer légèrement de style, la barre de fer étant relativement lourde et Jin'Ro l'était encore plus car en métal et avec une lame bien plus imposante. Je décidai d'ailleurs de nommer ma nouvelle lance comme l'ancienne, par souvenir et surtout parce que j'avais grave la flemme de me casser le cul à trouver un nom. Puis comme me l'avait dit Izanami, je fis le test d'insuffler du chakra dans mon arme.

Aussitôt l'arme luit et le globe situé au bout de la hampe devint vert. Je lança un regard interrogateur vers la Boss qui m'informa
« Vert...la lame s'allongera selon la quantité de chakra injectée, quantité qui sera perdue une fois dépensée...à donc utiliser avec parcimonie mais peut être redoutablement efficace...
-C'est quoi cette histoire de couleur? C'est lié à l'affinité?
-Non, plutôt à la personnalité, à l'histoire...Mais je n'ai ni le temps, ni l'envie de t'apprendre cela. Maintenant va, toi comme moi avons à faire.
-Okay! Mille mercis Izanami-sama! »

Sachant que la flagornerie excessive ne fonctionnerait certainement pas sur elle, je fis un bref mais sincère remerciement avant de passer dans le vestibule ou de nouveau on me banda les yeux pour me reconduire dehors ou je pus savourer l'instant présent: Izanami m'avait offert une putain d'arme enchantée (même si je ne l'avais pas baisée...), j'avais son estime et ça c'était grave la classe. Et donc c'est ravi que je retournai vers le Biatch Beach pour superviser le tout. A la caisse, des clodos que j'avais embauché me tendirent des feuilles avec le nombre d'entrants...Le prix d'entrée était modique: 1000ryos la journée avec un accès illimité aux attractions, sans compter la restauration. Un tel prix était raisonnable car à Arasu, pas mal de monde était relativement friqué et contribuaient donc à conforter ma nouvelle fortune...

Une petite fortune qui...Mais oui, qui gérait ma fortune? Hikifune? Qui était Hikifune? Un larbin au service des Dokens qui me donnait une somme bien précise d'argent pour que je ne dilapide pas tout d'un coup, certes....Mais j'avais un mauvais sentiment si bien que je fonçais à sa barraque, brisant des bassins de mémés sur la route, afin de...

« HIKIFUNE ÇA NE VA PAAAAS!
-HAAAAA MAIS T'ES MALADE!! »
Bon okay j'étais rentré dans sa piaule en reecomkickant sa porte, qui s'était écrasé à une dizaine de centimètres de son visage. Mais c'était pas une raison pour gueuler plus fort que moi! Raison de plus pour bondir sur son lit, le plaquer contre le mur et tenir mon visage tout près du sien afin de lui postillonner dans la face
« MON FRIC HIKIFUNE!!
-Mais quoooi! Dégage de la!
-IL ME FAUT UN MOYEN POUR AVOIR MON FRIC SUR MOOOI!! »

Mais attendant une réponse, je vis mon interlocuteur couvert de mucus makayavélique, les yeux plissés, attendant que la tempête se calme. Je m'assis donc a ses cotés et exposa tranquillement mes craintes: si jamais je venais à être enlevé, que je décidais de partir ou surtout -plus probable- que je décidais d'acheter quelque chose sur un coup de tête comme un orchestre de babouins faisant du djembé, ben il me faudrait une quantité permanente de fric sur moi et si jamais, avoir tout mon flouze à portée de tête (ce qui ne poserait pas de problèmes, vu ma maitrise actuelle du Kami -bien que ces derniers j'avais consacré plus de temps dans le trafic d'humains que dans mon ninjutsu- je pourrais aisément stocker tout cet argent avec la quantité de trucs étranges qui évoluaient dans mon cuir chevelu: armement et équipement ninja, kit de survie, nécessaire à raclette et après des trucs moins conventionnels comme un trombone à coulisse, des poupées gonflables et des sex-toys à ressort pour les besoins du BB, un poster de Fuzzy criblé d'impact et légèrement cramé, une statuette en cire à l'effigie d'Iarwain, un croquis du postérieur de Ryo après qu'il se soit fait sodo-goshisé, une peluche qui fait « scouuinc » quand on appuie dessus, un runestaff of curse et un scroll of stupidity et d'autres trucs dont j'avais oublié la fonction...ou que j'avais préféré l'oublier)

Bref, après avoir discuté des moyens (pigeon voyageur, catapulte, vers de terre messagers) nous étions arrivés à la même conclusion: il fallait trouver un expert en sceaux dans la ville qui puisse nous en concocter qui permettrait le transfert de fric ou que nous soyons. Ainsi nous décidâmes qu'une fois ce système en place, Hikifune devait me transférer chaque semaine 3% de ma fortune (qu'il se chargerait de stocker, dans un autre sceau) et que pour cela, il pourrait garder 1% de celle-ci. Au passage il fut convenu que je le rachetais à Fucho, pour avoir moins de problèmes et de mauvaises surprises. La première visite de la journée fut donc consacré à son ancien boss qui accepta contre moult espèces sonnantes et trébuchantes mais qui étaient ridicules face aux sommes amassées grâce aux chacloaching, Pizza Put et surtout les bénéfices sur le BB. Hikifune devint mon vrai employé rien qu'a moi, les autres (filles, ouvriers, gardes du corps) appartenant toujours à d'autres, ce qui me conférai un sentiment de puissance encore plus vivace: IL ETAIT A MOI! JE POSSEDAIS UN HUMAIN!
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Makaya le 16/5/2009, 03:14

Puis le reste de la journée fut consacré à passer voir mes divers contacts et relations, quand à l'existence d'un scelleur expert, que nous trouvâmes après avoir délié la langue à certains en leur faisant lapper des billets. Nous le trouvâmes dans un bâtiment très proche du centre, preuve qu'il vivait bien...impression qui fut réfutée dès que nous entrâmes dans sa piaule. Elle était vide et il siégeait sur un unique fauteuil au milieu de la pièce. Il lisait d'un air serein et ne daigna pas nous regarder alors que deux inconnus entraient chez lui. Nous fîmes donc un pas en avant, pensant qu'il ne nous avait pas vus mais aussitôt des barreaux sortirent du plafond et du sol et nous fûmes tous deux enserrés dans une étroite cage, incapables de bouger, se contentant de regarder, immobiles, l'homme en face de nous qui enfin abaissa son journal pour nous jauger.
« Que voulez-vous?
-Respirer?
-Et plus sérieusement?
-Respirer. Nan mais j'vous jure hein, ces machins vous serrent comme pas possible!
-Je sais bien, c'est quoi qui ai crée cette pièce. Bon répondez.
-Une quiche.
-Maka...
-MAIS ON VEUT UN PUTAIN DE SCEAU! VOUS CROYEZ QU'ON EST LA POUR VOUS VENDRE DES ASPIRATEURS OU QUOI?
-Qu'est ce? Je ne connais pas ce terme...
-Chais pas, ça m'est venu à l'esprit comme ça...Bon bref, on veut un sceau, on nous a dit que vous étiez une sommité, pas un casse-couille de maton qui fout autrui derrière les barreaux!
-Mais c'est quoi ce caractère de merde? Vous croyez vraiment que je vais accéder à votre requête si vous me parlez ainsi?
-J'espère bien! Je ne vous parlerais pas sur un autre ton si vous nous gardez coincés comme ça! Nan mais vous croyez quoi!? Allez fini de jouer, vous nous libérez ou je m'énerve et je casse tout!
-Casser quoi gros malin? J'ai scellé tout ce qu'il y'avait dans cet endroit. J'aime l'espace et je scelle ce qui n'est pas utile dans l'immédiat. »

En effet, il fallait reconnaître que le mec était doué: avec un coup de gyo dans les yeux on pouvait voir que toute la pièce était gribouillée d'écritures diverses avec une peinture invisible pour celui qui n'arrivait à se servir de son chakra. J'imaginais donc que du mobilier se planquait partout, ce que me confirma l'apparition subite d'une armoire devant le scelleur, qui arrêta la dread que j'avais tendue vers lui. L'armoire disparut aussi vite qu'elle apparut et soudain un kunai sortit du plafond, que le scelleur choppa au vol avant de le lancer à toute vitesse vers nous. Manque de pot, ladite dread attrapa le projectile avant, avant de lui renvoyer, ce qui lui écorcha le bras.

« Hum...vous n'êtes pas n'importe qui...avec votre caractère de merde et manifestement une certaine habileté...vous me plaisez, grand teigneux! » et en disant cela, les barreaux se rétractèrent, nous libérant ma chose et moi pour enfin toiser le scelleur relou qui après quelques insultes et des négociations musclées sur ses tarifs exorbitants nous fit le sceau adapté à nos besoins: c'était un sceau jumeau à travers lesquels on pouvait transmettre n'importe quoi. Inconvénients, leur petite taille: la surface transférable était un cercle de 20cm de diamètre, rien de vivant pouvait être envoyé et cela se limitait à deux utilisations par jour, et pour finir cela grillait un quart du chakra de l'envoyeur. Et surtout, surtout: ça coutait horriblement cher.

Mais c'est avec chacun un sceau en poche qu'Hikifune et moi quittâmes la demeure du scelleur et que nous partîmes nous entrainer à envoyer des objets via le parchemin. Puis une fois le quota rempli, nous nous préparâmes pour le voyage vers Nobeoka: on partait le lendemain pour inaugurer la nouvelle Pizzeria Putale qui roxxait du poney mort.

Le voyage se passa d'ailleurs sans aucun problème: évidemment en tant que résidents Araséens et qui plus est importants, on nous donna un guide chevronné qui nous fit passer par un chemin sur qui reliait les deux villes en seulement deux heures.


Cela faisait une paye que je n'étais pas revenu à Nobeoka. Après y avoir passé plusieurs semaines sous la férule du vieux Silas à m'entrainer au maniement de la lance (que je ne lui rendrais pas) et à saouler des poivrots; savoir que cette ville était en fait un simple pion dans l'échiquier d'Arasu était bizarre. Mais qu'importe du moment que ce pion fournirait à la population masculine de la ville son « Kota » de plaisir. Bon il fallait dire qu'il y'avait déjà de quoi faire: les lupanars, bars, casinos et hammams douteux pullulaient, comme s'ils voulaient prévenir le visiteur de ce qui l'attendait si jamais il arrivait à s'aventurer la-haut. Mais d'un coté je ne m'inquiétais pas, Pizza Put était novateur et ne souffrait donc pas de concurrence saurait totalement s'intégrer dans l'atmosphère douteuse de la ville, surtout maintenant que j'avais fait taire mes rivaux en les fédérant sous ma coupe.


Le bâtiment était fidèle au plan que l'architecte m'avait montré: un étage, quelques fenêtres et des portes mais pas trop pour éviter les infiltrations, des couleurs sobres mais une pancarte aguicheuse de la mort soit une pin-up nue avec en guise de feuille de vigne un quart de pizza. Très fin.
Les bâtisseurs nous fîmes la visite à Hikifune et moi et nous pûmes nous extasier de la rapidité et de la qualité de leur travail: tout était fini, propre et aménagé, prêt à l'emploi. Je n'avais qu'a faire descendre les filles et inonder de publicité le coin comme je l'avais fait avec le BB quelques semaines auparavant et ça serait un succès total qui encore une fois me rapporterait des tonnes de thunes...qui serviraient à financer mon vieux projet d'enfance, qui trottait dans ma tête depuis toujours, une ancienne utopie qui vu les moyens et les contacts que j'avais aujourd'hui pourrait enfin se réaliser: la création d'un parc d'attractions nommé « MAKAYA-LAND » qui soulignerait mon génie pour les siècles à venir.

D'ailleurs j'y pensais mais...
« Hey, il manque un truc...
-Quoi donc monsieur? La cuisine est toute équipée, les chambres des serveuses aménagées et le jacuzzi dans votre bureau est en place...Nous avons suivis toutes les directives, je ne vois pas ce qui peut manquer.
-Quelque chose...d'indéfinissable, d'imperceptible...un sentiment, une émotion dont il manque le vecteur pour la véhiculer...Faites moi voir ce plan encore? Hmm voyons...C'est quoi encore ces petites croix alignées par paire devant la porte principale?
-Laissez moi consulter la légende monsieur...Et bien ce sont des statues de vous montées sur des piédestaux qui doivent « annoncer au client qu'il entre dans un temple du Makayavélisme » si j'en réfère à votre rapport.
-Bieeen...et ou sont ces statues?
-Euuh...Je...Et bien elles sont à Mahou, dans nos ateliers clandestins. Nous avons oubliés de les acheminer ici.
-VOUS N'AVEZ PAS MES STATUES? VOUS SOUILLEZ DEJA CE SANCTUAIRE? VOTRE PRESENCE M'EST INSUPPORTABLE, LARBIN! DEHORS, NOUS REGLONS ÇA DEHORS! JE NE VEUX PAS DE VOTRE INFÂMANTE PERSONNE DANS CE LIEU SAINT! »

Le contre-maitre fut donc trainé dehors par l'oreille comme il se dut et nous continuâmes à traiter de sa forfaiture, sous les yeux des badauds qui s'accumulaient.

« JE VOUS AI PAYES TRES CHER POUR AVOIR UN PROJET ABOUTI ET VOILA QUE VOUS ME RENDEZ UN TRAVAIL BACLE!
-Mais monsieur...vous avez dit vous même que vous étiez très content et que tout était prêt, qu'il suffisait que vos filles arrivent pour lancer votre commerce...Comment des statues pourraient...
-JE PENSAIS ALORS QUE MA PRESENCE INFUSEE DANS LES STATUES BENISSAIT CET ENDROIT! MAIS IL N'EN EST RIEN, MAINTENANT IL EST A LA PROIE DE N'IMPORTE QUELLE ENTITE MALIGNE! MES STATUES DOIVENT ETRE LA SI MON COMMERCE DOIT PROSPERER, SINON JE COURS DROIT A LA FAILLITE!!
-Makaya, intervint Hikifune, tu ne penses pas que tu exagères un peu et que...Oh non oublie ce que j'ai dit, j'avais oublié qu'il ne fallait pas te parler quand tu étais dans cet état, au risque de se retrouver flagellé avec ton penisceptre...
-ACHEMINEZ IMMEDIATEMENT CES STATUES, JE VEUX QU'ELLES ARRIVENT DANS LA SEMAINE, ET EN PARFAIT ETAT! D'ICI LA JE RESTERAIS ICI POUR M'ASSURER QUE CE LIEU DE PELERINAGE NE SERA PAS EN PROIE A LA PERVERSION AMBIANTE!
-Mais tu y contribues...ce « lieu de pèlerinage » n'est qu'une pierre supplémentaire au mur de la perversion ambiante! murmura mon comptable.
-ALLEZ, QU'EST CE QUE VOUS FAITES ENCORE LA! PASSEZ IMMEDIATEMENT COMMANDE EN PROCEDURE HABITUELLE! MAINTENANT HORS DE MA VUE, INCAPABLE! » Et je finis de congédier l'hérétique en lui lançant une grosse liasse de billets qui lui permettrait d'envoyer un oiseau rapide pour ses ateliers, qui dépêcheraient des ninjas plus ou moins au courant qui pourraient pénétrer dans Nobeoka sans aucun mal, afin qu'ils amènent rapidement mes moi figés éternellement dans la roche comme pour rappeler que mon œuvre serait intemporelle et immortelle.

Puis je partis comme une trombe pour aller m'installer dans un hôtel non loin, afin que je sois tout de même bien installé pour endurer cette semaine d'attente, qui serait certainement insupportable. Hikifune logeait à coté et nous nous entrainâmes au transfert d'argent jusqu'à ce que mon camarade soulève un point intéressant:
« Mais j'y pense Makaya...nous avons mis au point ce dispositif afin que tu continues tout de même à recevoir ton argent et mes rapports si jamais tu es en déplacement...Mais imagine que tu ne partes et que tu ne revienne pas car tu ne veux pas ou tu te fasse capturer...qu'est ce qui m'oblige à continuer les versements et ne pas garder tout pour moi?
-Très bonne question mon bon Hikifune! En effet si jamais je finis séquestré à l'autre bout de Yuukan, infirme ou que je décide de ne jamais revenir pour des raisons qui dépasserons sans doute ta condition de mortel, tu pourrais arrêter les transferts...N'importe qui travaillant pour une autre personne ferait ça, moi le premier hein! Seulement tu ne feras pas ça car tu ne travaille pas pour un autre mais pour moi. Moi qui suis parfaitement capable de m'échapper de mon hypothétique prison poussé par la vengeance. Moi qui suis parfaitement capable de me régénérer simplement pour pouvoir justement te punir de ta trahison. Moi qui suis parfaitement capable de renoncer à mes idéaux divins et mes rêves juste pour t'administrer le juste châtiment. Et tu le sais. Tu sais que tu travaille pour un malade et c'est pour ça que tu continueras à me verser mon fric. Hein Hikifune?
-Tu me fais peur Maka...pourquoi t'es comme ça? Je crois qu'en effet t'en es parfaitement capable et que tu serais capable de faire repousser d'éventuels membres coupés, poussé par le désir de me ruiner..Oui oui soit en sur, je m'arrangerais pour te filer ton blé, je tiens à vivre vieux.
-Bien! T'es un bon associé tu sais!
-Et toi t'es un boss monstrueux qui motive ses troupes par la terreur et des discours fanatisés très inquiétant sur ta santé mentale... »


Nous finîmes cet exercice et je laissai Hikifune son temps libre pour me rendre à mon ancien bar ou je fus accueilli en héros, personne n'ayant détrôné ma légendaire résistance aux substances alcoolisées. Une fête énorme fut donc organisée pour célébrer mon retour et j'avoue que c'était une de mes plus formidables cuites, que je passerais sous silence vu les évènements peu catholiques s'étant déroulés ce soir la (mangeage de chien errant, courage nu dans les rues, cassage de bassin de grand-mère etc etc...)

...

On retrouva Mak' le Mac des macs le lendemain dans un caniveau, avec son associé à ses cotés, alerté par le bordel, qui meumonnait:
«Marche moi sur les mains
Jte dirais rien
T'façon tu vois chui foncedé
Chui chez toi, chui par terre et chui très bien! 
- Makaya, qu'est ce qui s'est passé hier? Ça va? T'as le visage marqué, on t'a frappé?
-Ces traces de lattes sur ma tronche? C'est ma gueule de bois...
-Nan mais sérieux, ça va Maka? Je m'inquiète la, je t'ai déjà vu boire des litres mais jamais je t'ai récupéré dans cet état.
-T'es stressé mon ptit...Tu devrais faire comme moi et te lâcher un peu! J'ai passé une super soirée ici dans la rue! Si t'as le moral à zéro, viens dans mon caniveau!
Mets des paillettes dans ton vomi
Préviens tous tes potes!
Car ce soir c'est l'orgie!
Viens dans mon caniveau!
Le dance-floor c'est mon bitume
Les lampadaires sont disco!
Les trans se frottent sous la lune,
C'est sex, dans mon caniveau!
Les consos sont pas chères
Tu peux fumer des bédos
Tu sortiras toujours d'équerre
De mon caniveau!
Y'a d'la baston à la sortie
Y'a des putes, des gigolos
Même les flics restent toute la nuit
Dans mon caniveau! 
C'est pas grave si t'es raide à chier:
T'façon le but de la soirée c'est que tout le monde ait dégueulé
Vas-y galette, gerbe, envoie ton vin, tes bières
On veut que tu nous montres tes pates à la carbo d'hier!»

Hikifune écouta l'hymne qui avait rythmé ma soirée d'un air affairé puis m'emmena me coucher à l'hotel...La semaine allait être longue. Surtout pour lui en fait.
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Iarwain le 24/5/2009, 17:16

Ouf ! Enfin sorti de cette cave puante et insalubre…C’avait été finalement assez facile de feindre la maladie, étant donné mon domaine de prédilection. Provoquer quelques symptômes comme de l’urticaire ensuite, puis raconter des bobards comme quoi je me maintenais à peine en vie avec mes techniques de soin…Vraiment élémentaire.
Seul soucis. Je deviens quoi ? Ca y est, je commence à faire semblant, puis je finirais dealer mythomane et kleptomane dans un Ryoprix…Et mendiant.

Bon, après deux mois, enfin, on m’avait dit que ça faisait deux mois, j‘étais carrément crade. Et je devais cocotter grave. Mais beaucoup beaucoup. Ca faisait bizarre, ce retour à la civilisation. La lumière. Des couleurs. Des gens normaux…Nan, pas normaux. On va dire que ce sont pas des prisonniers totalement fous à lier et carrément flippant.
Je rentrai au QG de Kodomo no Asu et me lavai et changeai le plus vite possible. En douce, histoire d’éviter les questions. J’aurais qu’à inventer un bobard…

Je descendis au rez-de-chaussée et rencontrai un type bizarre, que je n’avais jamais vu. Il s’avéra ensuite que c’était mon premier employé, Lews.

« Alors, c’est toi, Lews ? »
« Ouais. »
« T’es venu ici pendant deux mois ? »
« Evidemment ! J’allais pas rester chez moi ! »
« Mais tu fais…Pas rester chez toi ? Pourquoi ? »
« Bin t’as rencontré ma grand-mère…c’est un vrai tyran ! D’une, j’étais forcé de venir ici, et de deux, je serais surtout pas rester à la maison…C’est atroce ! On est exploité, moi et mes frères, on a aucune liberté, et on s’échine au travail ! »
« Mais tu faisais quoi ici, en attendant ? »
« Boah, j’me rendais utile un peu partout. »
« Ah. D’accord. Bon, au travail, faut trouver d’autres gens pour la division. »
« Okay. Mais je sais pas qui on trouvera. Le seul hôpital d’Arasu est considéré comme une zone intouchable. Enfin les médecins sont intouchables. Sont trop importants. Tu crois que si j’allais là-bas, je serais hors d’atteinte de ma grand-mère ? »
« D’après ce que je sais d’elle, nan. »
« Me disais aussi… »


Vu comme elle avait l’air d’être très Makayienne, rien ne suffirait. Si je mourais, il serait capable de trouver quand même un moyen de me faire suer…
« Allons faire un tour du côté de l’hopital alors, on verra bien si on peut trouver quelque chose. Peut-être que la chance nous servira… »lançai-je
« A vos ordres. »
« Arrête ça, crétin ! »


Comme je l’avais décidé, (ça faisait bizarre d’avoir quelqu’un sous ses ordres…) nous partîmes vers l’hopital, les rues devenant de plus en plus salubres, et larges, et propres. La qualité de la foule augmentait également sensiblement. Finis les mendiants et les malandrins en capes dépenaillées. Les vêtements étaient moins abîmés, plus chics, et allaient mieux ensemble. Pas comme si on les avait trouvés dans cinq décharges ou poubelles différentes.
Alors que nous arrivions à l’entrée, Lews et moi, nous vîmes une personne portant une blouse blanche se faire virer dehors à coups de pieds à l’endroit usuel. La chance me souriait encore ! Il ne me restait plus qu’à le recruter et ma section serait plus forte d’un membre ! Ma section ! Je me voyais déjà, en statue, trônant sur un grand dodo blanc sur les places publiques des trois villages et dans des temples et…nan, faut que j’arrête de déconner comme ca…
Bref, j’abordais le médecin :

« Salut ! Ca va ? »
« Ah ! Bien le bonjour. Ma foi, ça va bien, oui. Au pire, je me soignerais vite fait avec un jutsu… »

Je voyais déjà un nouvel uniforme pour la section médicale et…
« Vous êtes shinobi-medecin ? »
« Effectivement. Ce métier me remplit de fierté, mais ne remplit, hélas ! pas ma bourse. J’ai en effet quelques problèmes financiers en ce moment, qui ont conduit à…comment dire…au fait que j’aie légèrement enfreint les règles. »
« Ah bon ? Vous avez fait quoi ? »
intervint Lews.
« Demande pas ça comme ça, ça se fait pas ! »
« Pardon, j’ai été emporté par le récit… »
« Oh, il n’y a pas de mal. En fait, j’ai revendu en secret quelques cadavres qui étaient destinés à des experiences. Je me retrouve donc sans le sou. »
« Si vous voulez, vous pouvez venir chez nous. »
« Non, merci, j’ai déjà quelque part où aller : les personnes à qui je vendais les cadavres. »
« Des personnes achètent des cadavres ? Un genre de bordel ? »
« Oh, ce n’est pas vraiment un secret. En fait, je les revendais à un gang de nécromanciens. »
« Hein ? »
« Quoi ? »
« Je lis votre surprise sur votre visage ! Et bien, oui ! C’est la vérité. Je m’en vais d’ailleurs les rejoindre pour être initié aux sombres arcanes de la Magie des Morts. »


Alors que je pensais que ma chance m’avait abandonnée, je me rendis compte qu’elle était plus présente que jamais. Comme quoi, tout peut arriver. A croire que quelqu’un tire les ficelles, idée totalement idiote.
« Lews, rentre au QG et rends-y-toi utile, je vais discuter avec Monsieur… ? »
« Ororo Totoro. »
« Avec Monsieur Totoro un moment. »
« A vos ordres. »


Avec un soupir, je me détournai de Lews qui partait vers le QG de Kodomo No Asu et examinai plus en détail mon vis-a-vis. Petit, rondouillard, des poils qui sortaient de ses narines et de ses oreilles. Un crâne dégarni, une barbe négligée, et un sourcil unique. Un nez épaté surplombé par deux yeux d’un bleu clair incroyable. Le plus surprenant, chez lui.
Il se leva avec une rapidité déconcertante, étant donnée sa corpulence.

« Alors, quel est le secret dont tu ne veux pas parler devant ton copain ? »
En tout cas, il était plus malin qu’il n’en avait l’air. D’ailleurs, ses yeux s’étaient faits perçants.
« Je pratique un peu la nécromancie. »
« Menteur. »
« Vous voulez une demo ? »
Regards craintifs autour de lui.
« Surtout pas ! Je vais t’amener là-bas et ils verront bien ce qu’ils feront de toi. Pas grand-chose de souhaitable, j’imagine. »
« Bonne idée. »
« Tu ne devrais pas te moquer d’eux. Ils sont terribles avec les dissimulateurs et les usurpateurs. »
« Ils ont tous été dissimulateurs à un moment ou à un autre, j’imagine. »
« Dis pas des trucs pareils ! Bon, allons-y. »


Dernière édition par Iarwain le 24/5/2009, 17:17, édité 1 fois
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Iarwain le 24/5/2009, 17:16

Nous partîmes donc de concert vers le sud d’Arasu. La casa Necro se trouvait apparemment là-bas. Enfin, ça valait mieux pour moi…
Nous arrivâmes finalement face à un genre de manoir un peu délabré de l’extérieur, et ceint de murs d’environ deux mètres cinquante. Le bois semblait d’assez bonne qualité, et de la chaux déjà un peu écaillée couvrait des endroits que la peinture avait abandonné. A l’entrée, un homme minuscule, tout ridé, et avec des parchemins d’invocation placés un peu partout sur lui, nous fit entrer après avoir reconnu Totoro.
Passée la premiere porte, une assez vaste cour intérieure, d’environ…en fait, je n’en avais aucune idée, j’étais incapable de mesurer comme ça du regard. Vaste, la cour, donc. Ici, se trouvaient trois personnes différentes qui semblaient s’entraîner, et qui s’arrêtèrent pour nous regarder passer. Impossible de voir leurs occupations.

Nous nous dirigeâmes vers la porte d’une vieille batisse. Après un bref coup contre le chambranle fissuré, il poussa la porte et me fit pénétrer dans un vestibule mal eclairé, et poussiéreux, semblait-il. Un escalier partait sur la gauche, une porte sur la droite et une double-porte face à nous. Nous ouvrîmes chacun un des battants, et pénétrâmes dans un salon qui tranchait totalement avec le reste de l’ensemble.
Il était brillament éclairé, le plancher était en bois lisse et bien agencé, et des coussins se trouvaient contre les murs, à côté de quelques tables basses disposées elles aussi contre les murs. Enfin, un paravent décoré d’un paysage de forêt montagneuse cachait le bout de la salle, qui s’avéra ensuite constitué d’une très large fenêtre donnant sur une fontaine qui ne marchait pas, d’une bibliothèque bien fournie appuyée contre un mur et d’un fauteuil dos à la fenêtre, dans lequel était assis un homme de grande taille.
Ce dernier lisait un livre epais à reliure de cuir. Il leva finalement ses yeux noirs vers nous, et la lumière scintilla sur le blanc de ses cheveux abondants. Il décroisa ses jambes et se leva, nous toisant de toute sa hauteur.


« Totoro ! Ainsi, tu t’es fait avoir. Bon, nous devrons nous procurer de nouveaux amis autrement, alors. Et qui est ton jeune ami ? »
Il parlait d’une voix chaude et aimable, mais ses yeux obliques et percants accentuaient son profil d’oiseau de proie. Seule sa bouche souriait d’un sourire qui n’atteignait pas son regard.
« C’est quelqu’un que j’ai rencontré par hasard. Je me demandais si je pouv… »
« Par hasard, n’est-ce-pas ? Intéressant. »
« Je me demandais si je pouvais rej… »
« Bien, qui es-tu, jeune homme ? »
« Attendez, Sato, je me demandais si… »

Totoro semblait s’acharner. Sans même lui adresser un regard, le dénommé Sato répondit d’un ton irrité :
« Nous règlerons cette affaire plus tard, Totoro. Tu peux disposer. »
Totoro ravala péniblement les paroles qui s’apprêtaient à jaillir et tenta de partir dignement. Ce qu’il fit parfaitement, jusqu’au moment où il se prit les pieds dans le tapis, manquant de peu de trébucher. Un gromellement parvint jusqu'à nous, puis la porte s’ouvrit et se ferma.

Une fois Totoro parti, Sato s’autorisa un petit sourire en coin qui une fois encore n’atteignit pas ses yeux. Il me fixait depuis le début, ça me rendait carrément mal à l’aise, à la longue. Bon, changement de stratégie. Après avoir détaillé la partie cachée par le paravent, je décidai de le fixer dans les yeux, lui rendant son regard insistant.
A ce moment-là, mon vis-à-vis arrêta de sourire. Au bout d’approximativement trente secondes, je dus détourner le regard, et je déglutis. Sato recommença à sourire, d’un sourire plus franc, et, semblait-il, un peu plus vrai.


« Bien, commençons. Pourquoi es-tu ici ? »
« Pour progresser en nécromancie. »
« Progresser, pas juste apprendre, hein ? Et qu’est-ce qui te fait croire que c’est le meilleur endroit ? »
« Nous sommes à Arasu, débarrassés des tabous des autres villages. »
« Oui, mais qu’est-ce qui te fait croire que Totoro ne t’a pas menti et entrainé dans un guet-apens ? »
« Il a bien trop peur de la nécromancie. Et de vous, j’imagine. »
« Bonne reponse. Maintenant, les choses plus serieuses. Qui es-tu ? »
« Iarwain, ex-chuunin de Mahou, shinobi-médecin et un petit peu necromancien, j’imagine. »
« Bon, on va voir ça tout de suite. Vas-y, fais de la nécromancie. »


Je sortis un parchemin et invoquai la seule main qui restait de l’affrontement avec Makaya. Elle se mit a courir un peu partout.
« C’est tout ? »
J’invoquai ensuite sans effort, grace a mon sceau, mon troll, en même temps que la main s’immobilisait.
« C’est tout ? »
« Pour la dernière, ce n’est peut-être pas une bonne idée de l’invoquer ici. »
« Bon, allons dans la cour. J’espere que ça en vaut la peine. »


Il était horripilant. Il regardait tout de haut, non pas avec du mépris, mais avec commisération, et la compassion qu’on éprouve pour un insecte qui ne sait pas ce qu’il fait, qui n’a pas de libre arbitre. Une fois dans la cour, je tirai un grand flot de chakra de mon sceau, et le dragon noir sortit, surprenant tout le monde sauf Sato. Il agita deux-trois fois les pattes, mordit une fois dans le vide, et redevint ce qu’il était à l’origine : un cadavre à moitié putréfié.
« Hum, range ça, ça risque de gêner les voisins. »
Je m’éxécutai, récriminant mentalement contre ses ordres. A son désir, nous retournâmes à l’intérieur, et il me questionna plus précisement. Si j’étais venu seul, avec qui, pourquoi. Je parvins à garder de justesse le silence à propos de Kodomo no Asu, sous son regard inquisiteur. Finalement, il se tut deux minutes, les yeux dans le vide, me laissant attendre debout. Il prit enfin la parole :
« D’après ce que tu m’as dit, j’en déduis que tes amis, ceux avec qui tu es venu, ne savent pas que tu pratiques un peu la nécromancie. Cependant, ton niveau est tel que cela ne joue pas beaucoup. Je ne vais pas te demander de les quitter, puisque j’imagine que tu souhaites juste faire des progrès, et donc acquérir nos connaissances. Je pose néanmoins une condition à ce que tu nous rejoignes. »
« Forcément. Et c’est ? »
« Je détruis ton sceau de stockage de chakra. »
« Co…comment vous avez deviné ? »
« Je l’ai senti. C’est comme ça. Alors ? »
« J’accepte. »


A peine avais-je fini de parler, qu’il était derriere moi, un kunai à la main, et qu’un mince filet de sang flottait brièvement dans l’air, avant de tomber en sept gouttes par terre. Il y avait une légère déchirure à mon polo, et le sceau était rayé, et de là s’écoulait du raisin chaud. Je plaçai quelques secondes ma main sur la blessure, qui s’avéra peu profonde. Quand je l’en retirai, une peau normale, sans cicatrices, zébrai le sceau désormais inutilisable.

« Reviens demain matin, nous commencerons ton entrainement. Nous te fournirons en cadavres, ne t’inquiète pas. Et en parchemins, moyennant que tu partages toi aussi ton savoir avec nous, et que tu nous aides quand nous te le demandons, dans la mesure de tes possibilités. »
« Bien. A demain. »

Je partis sur ces mots, voyant presque mon destin bifurquer au moment où je croisai Totoro, au moment où je décidai de sortir avec Lews, et même au moment où je trebuchai dans l’escalier, quelques quinze ans plus tot. Comme quoi, tout aurait des conséquences.

Quand j’arrivai au QG de Kodomo no Asu, l’après-midi était déjà bien avancé. Lews se précipita sur moi, la porte à peine dépassée, et me dit :

« Ta boss t’a demandé. Elle veut que tu lui fabriques de quoi la shooter un coup ! »
« Hein ? »
« J’ai réagi comme ça, moi aussi. J’ai cru qu’elle allait m’arracher la tête ! »
« Je vois…Dis-lui qu’elle en aura demain, alors. »
« Elle a dit tout de suite. »
« Et merde…Bon, va me chercher tout ce que je vais écrire sur cette liste, je vais voir ce que je peux faire. »


Il rentra, trois quart d’heure plus tard. Il n’avait rien trouvé. Mais il s’était fourni directement à la source. J’apportai enfin une fine poudre blanche, déjà écrasée, à ma supérieure. Apparemment, elle en semblait heureuse. Le lendemain, avant de partir vers mon nouveau lieu d’apprentissage, je lui demandai comment elle allait, et elle paraissait de bonne humeur. Je demandai également une hausse des subventions, tant que j’y etais, pour la fournir.

Une fois dans le manoir des nécromanciens, l’un d’eux, du nom d’Otonimo, m’expliqua comme y faire avec les squelettes. Ils étaient avantageux de tous points de vue. Ils offraient moins de prise, avaient une meilleure force de frappe, et surtout, ne puaient pas. Otonimo, mon professeur attitré, était un personnage de taille moyenne, sec comme un coup de trique, et plutôt commun. Il venait d’un endroit que je n’ai pas compris, et parlait avec un fort accent impossible à identifier.
Il m’apprit comment m’y prendre, avec les cadavres de base, donc. Comme il n’y avait pas de muscles, je devais y placer un noyau de chakra, puis utiliser des fils de chakra très fins qui joueraient le rôle de muscles et de tendons. Et empêcher le chakra de se dissiper. Mes premiers essais furent pitoyables, mais au bout de trois jours, je réussis à en faire tenir un plus longtemps. J’avais compris le principe, et m’échinai à le perfectionner.
De plus, les squelettes étaient bien plus rapides que les cadavres dont j’avais l’habitude, une fois le principe compris, et bien plus faciles à programmer. Et ils pouvaient théoriquement tenir des armes. Theoriquement seulement, en ce qui me concernait.

Les jours se suivaient et se ressemblaient d’une certaine façon. Le matin, j’allais m’entraîner au Manoir (il n’avait pas d’autres noms) pendant que Lews restait disponible au QG. L’après-midi, soit je restais sur place, soit je partais avec Lews, qui était desormais recruteur de la branche, soit il partait tout seul, mettant à profit mais en vain sa connaissance de la ville.
Concernant Siddharta, nous tentâmes, avec Lews, de diminuer les doses sans qu’elle s’en rende compte, mais le premier jour, elle revint se plaindre quelques heures plus tard, nous agressant presque. Elle eut finalement sa dose, et je me retrouvai affligé d’une peur certaine de sa personne. Elle me filait les chocottes, elle devait être totalement tarée…

Et cela continua ainsi, jusqu’au jour où une mission nous fut donnée par Izanami elle-même. Enfin, un de ses larbins, en fait. Je préparai mes affaires, c’est-à-dire mon matériel de médecin, qui se limitait à rien du tout ou presque, et mes cinq parchemins contenant les cinq squelettes, dont un épéiste (il s’appelait Bobo, et était mon préféré), que je savais maîtriser à peu près en même temps.
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Sarouh le 25/8/2009, 18:07

La nuit.
Le froid.
L'eau.
Le sang...

Uns silhouette flottait sur l'eau, un katana planté dans le ventre. A côté de lui, debout sur la surface de l'eau,une ombre, les mains dans les poches soupirait en regardant les étoiles. Encore un travail d'accompli. Un halo de fumée sortit de son nez tandis qu'il fumait. La vie est vraiment courte...
D'un saut agile sur le toit face a lui, Sarouh poursuivit son chemin, il avait d'autres contrats pour la nuit.

Le mégot s'écrasa au sol, dernière trace de l'assassin de Kizume Hotawa, un des gérants du commerce d'Ulôh.


Tandis que le jour se levait, le chuunin acheva son entraînement quotidien au taïjutsu. Il avait pris l'habitude de dormir l'après midi pour faire son "travail" Alors que sa série de pompes venait se terminer, Nina vînt aux nouvelles.

Nina: Qui?

Sarouh: Mhmm?

Nina: Qui t'a tué cette fois?

Sarouh: Arrête de t'en soucier, ça te donne des rides...

Après cette phrase il dut sauter en arrière pour éviter d'être coupé en deux, le sourire aux lèvres.

Sarouh: Que t'es susceptible. Tu veux que je te fasse un câlin?

Nouvelle attaque, nouvelle esquive.

Sarouh: C'était un gérant.

Nina:Celui qui est mort hier chez lui dans sa piscine? Il ne fait pas partie de notre gang? *chuchotement*

Sarouh: Si, mais la traîtrise est un code d'honneur à Arasu, le bénéfice, la seule règle, je ne fais que la respecter.

Nina: pour qui tu fais ça?

Sarouh: Tu le saura bien assez tôt. Moi j'dois aller chercher mes primes. Essaie pas de me suivre, je suis plus rapide, j'me souviens que la dernière fois je t'ai semé dans un virage, c'est dommage, hein?


Tandis que Nina s'immobilisait sous la stupeur Sarouh partît en marchant, le même sourire sarcastique aux lèvres.

Le patron. Son patron. Pour l'instant. Le soir même il ne serait plus.Et il le payait. Sarouh savait que le "patron" payé un autre assassin pour le tuer. Mais c'était un débutant. Ce soir il l'aurait en même temps que le patron, s'il se rangeait pas a son côté. Pourquoi faisait-il ça? Il le savait. Il ne le sais plus.
Triturant l'argent dans sa poche, le chuunin vira a gauche, l'ombre le suivant fît de même. Il mît un sceau au sol, utilisant un genjutsu pour le dissimuler en simple feuille de papier. Puis l'araséen continua son chemin.

Quand l'ombre, une personne incontestablement masculine marcha sur le piège, il se rendît compte de son erreur, tandis que l'illusion se dissipait. Trop tard. Son cri d'horreur se noya dans le bruit de l'explosion. Au loin, Sarouh souriait toujours.

Alors que midi approchait, la fatigue se fît sentir par un léger bâillement. Mais il ne dormirait pas aujourd'hui, il fallait qu'il s'entraîne. Il était trop faible. Ça allait changer. Il poursuivit son chemin pour arriver a un ruisseau naturel. Personne ne s'y baignait a cause de la température excessivement froide de ce cour d'eau. Après s'être dénudé il y pénétra. Sans même frissonner. Il avait habituer son corps a ce genre de chose pour ses contrats nocturnes.

Il devait maîtriser cette technique rapidement. Elle lui serait utile. Il envoya son chakra dans l'eau. Celle ci s'épaissit sous son action. Constituant rapidement une boule. La partie simple ressemblant a la prison aqueuse était fini. Le plus dur maintenant. Maintenant, la faire bouger, pas trop difficile. La sphère se mouva rapidement de gauche a droite, de droite a gauche de haut en bas. Le chuunin fut satisfait, il maîtrisait correctement la partie simple.

Venait maintenant la partie complexe. Il devait créer des lames de vents sur la sphère ce qui la couperait ainsi que son prisonnier. Donc il devait la reconstituer tout en créant des lames de vent et en la maintenant. Pas de tout repos. Il se lança. La première lame fût créer, la sphère tint bon.

Puis la lame cisailla la prison aqueuse qui se reconstitua... Sous forme de flaque. Sarouh pesta. Cette technique suffisait en cas de coup final. Mais pas du tout pour affaiblir. De plus la consommation de chakra était énorme.C'était pas la joie. Mais il s'en contenterai.
Puis la nuit tomba, il devait partir en chasse.

Sous la pleine lune encore trois personnes trouvèrent la mort, tous a coups de katana dans le ventre. Il allait devoir se méfiait les représailles fuseront quand on apprendra qui est le tueur au katana, pour ceux qui ne le savaient pas encore...

A l'aube, alors qu'il s'entraînait au taïjutsu son katana bien dissimulé dans son dos a l'aide d'un genjutsu. Son maître fuinjutsu vînt le voir.

Bakudan: T'a une mission. Avec un autre gang, tu dois protéger un client. Dis rien fait ton travail et revient en vie. Ok? Bien. Sur ce papier, tu trouvera toutes les indications nécessaires. Bonne chance bonhomme, tu pars demain, annule tout tes contrats.

Le chuunin fût un moment stupéfié, avant de dire au revoir a ses proches. Il fût bref, sauf avec Nina qui dura toute la nuit se finissant dans le lit de la demoiselle.

Le lendemain à l'aube, Sarouh se prépara pour la pire mission de sa vie.

Ladite demoiselle divulgua bientôt toute les informations sur Sarouh et le chemin qu'il avait pris a d'autre gang contre de l'argent. Chacun envoya un assassin. Tous revinrent sous forme de macchabée, a cette nouvelle Nina se mît a rire, comme si ce simple assassins pouvaient tué un shinobi...

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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Sarouh le 2/12/2009, 01:57

Sarouh ferma les yeux. Du sang perlait de sa lame, goutte a goutte, l'hémoglobine tombait du katana du chuunin. Le chuunin venait de tuer quatre assassin dépêché pour mettre fin a ses jours. A force de tuer tout ceux dont la tête était mise a prix dans la ville du vice, il commençait a être craint par le cercle extérieur et les petits gangs de la ville. Et, a Arasu, quand on craint quelqu'un, on l'élimine. Sauf qu'il était chuunin pas un individu lambda qui a apprit a se battre dans un bar.

Et là commençait les emmerdes. Un petit gang voulait faire pression sur lui, pour non seulement éviter qu'il tue des membres dudit gang, mais pour qu'en plus il tue gratuitement pour eux. Ils avaient kidnappé Nina.


"Mer**!"

Le shinobi abattit sa lame de toutes ses forces sur le sol pavé, qui explosa a l'impact. Il s'était absenté quelques semaines. Quelques petites semaines. Ce foutu afro lui avait pourri la vie pendant plusieurs semaines, il avait poutré du Mahousard pour lui, l'avait ramené de tôle jusqu'à Arasu. Et c'était un clone. Un putain de clone. Et pendant ce temps où il avait subit emmerdes sur emmerdes on avait kidnappé Nina.

Le gang qui avait osé faire ça allait être détruit. Personne n'avait le droit de s'emparer de sa moitié, personne. Ça aurait été le "kage" d'Arasu que ça aurait pas été différent. Le chuunin nettoya sa lame sur le cadavre d'un assassin. Celui qui lui avait annoncé la nouvelle avait osé lui sourire, pour le narguer.

Sarouh lui avait alors détruit ses côtes une a une, avant de passer aux bras et aux jambes. L'émissaire de malheur avait hurlé a la mort, appelé a l'aide, en vain. Personne n'est venu a son secours quand le chuunin avait martyrisé son corps, personne n'est venu a son secours quand le déserteur lui avait tranché une main.

L'individu devait maintenant se vautrer dans son sang, une main coupée et un trou béant au niveau de l'estomac. Le chuunin détruit encore un mur pour se défouler avant de partir vers son Q.G a lui et a sa petite bande.

Shiji et Haruka l'entendirent défoncer la porte pour entrer et le saluèrent d'un hochement de tête, l'air grave. Apparemment, eux aussi était au courant, et le mec pendu a la fenêtre devait etre celui qui leur avait annoncé la nouvelle.


"Salut les gens... Des news depuis que j'ai fait ma mission?
-Ulôh t'a viré. Le meurtre du gérant t'a était collé dessus, et pour pas prendre de risque ils t'ont jeter du gang. Y'a que Bakudan qui est passé nous voir pour Nina. D'ailleurs il veut t'aider a aller la chercher. Annonça Haruka, d'une voix atone.
-Super. Vous venez avec moi, j'ai comme une envie de meurtre, ce soir?
-Évidemment, j'abandonne pas mes amis. Déclara Shiji.
-Je vais chercher Bakudan et on y...
-C'est de moi que tu parle? Coupa l'intéressé, sortit d'on ne sait où. On y va. Je fais diversion, vous mettez Nina a l'abri et on poutre du connard pour se défouler, ça vous va?
-Ouais, c'est parti."


Le chuunin refit son stock de shurikens et de kunaïs. Puis avec son groupe, ils se dirigèrent vers la planque du gang. D'un simple geste de la tête, le juunin confirma que c'était là que leurs chemins se séparaient. L'ex gensouard s'introduisit en même temps que son mentor en fuinjutsu dans l'établissement du gang. Sa moitié était surement détenue dans la cave, vu que le bâtiment ne possédait pas d'étages.
Traversant les couloirs de la bâtisse, il entendit un rire dément, surement celui du juunin, suivit de cris et d'explosions. Il devait bien s'amuser, Haruka et Shiji étant juste chargé de garder l'entrée. La planque était délabrée, pleine de poussière, une atmosphère insalubre y planait continuellement. Un garde aperçut le chuunin furax qui progressait sans rencontrer la moindre opposition dans le complexe. Il hésita une fraction de seconde en voyant le bandeau de Sarouh.

Ce fut la dernière qu'il vécut, une étoile de fer se planta dans sa gorge. Dans la tête du shinobi, le chaos avait laissé place a une idée fixe: sauvé Nina, et tuer tout ceux qui s'y opposerait. Second garde, celui ci était effrayé et avait décidé de fuir la planque assiégée. Deuxième shurikens, deuxième mort.

Sur son chemin, il fracassait les portes pour voir si sa moitié y était. Chaque échec l'énervait un peu plus. L'invasion des membres de la petite bande de déserteurs était comparable a celle d'un raz de marée. On entendait d'une aile a l'autre le mentor du furax faire exploser chaque membre du gang minable qui avait enlevé Nina.

Quelques cris étranglés venaient aussi de l'entrée, où les plus trouillard essayait de s'enfuir. Puis il trouva la cave. Il utilisa un henge pour paraître plus grand qu'il ne l'était déjà, avant d'enfoncer la porte. Il n'y avait que deux personnes pour garder la demoiselle. Celui qui tenais la lame dangereusement près de la gorge de la moitié du déserteur devait être le chef. Il souriait. Il croyait le tenir. Il sous-estimait le shinobi. Il se substitua a lui, et lui envoya un kunaï vers la tête.

D'un réflexe plus du a la chance qu'autre chose, il esquiva. Quand il reporta son attention sur Sarouh, son acolyte était mort. Nina tenait son arc et une flèche pointée vers lui.


"Crève enfoiré!"

Le trait mortel s'enfonça dans poitrine du chef du gang qui croyait pouvoir tenir un chuunin dans sa coupe sans avoir le moindre shinobi capable de le vaincre. Pure bêtise.

"Nina, ça va?
-Bah la routine quoi, un abruti a voulu me garder dans sa cave pour avoir un moyen de pression contre toi, je me suis fait un sang d'encre pour toi, mais bon, y'a absolument pas de quoi s'en faire.
-Pff tu changera jamais de toute manière. J'ai droit a un baiser?
-Je sais pas je vais y réfléchir.

La blonde fit une légère moue, comme pour réfléchir, avant de l'embrasser passionnément.

-Allez beau gosse, on est pas chez nous là, faut qu'on rentre et que tu me racontes les événements de ta mission.
-J'y tiens pas trop, je pense que y'a pas pire comme mission. J'te raconterai. En attendons, partons."

Et le chuunin tira sa belle vers l'extérieur de la bâtisse. Ici et là on voyait des cadavres où il manquait des membres, ou bien calciné et autres joyeusetés du genre. Bakudan était adossé a un mur, un sourire aux lèvres.

"Cette nuit restera dans les annales: un groupes de jeunes gens, dont deux shinobis ont détruit un gang au complet.
-Toi, jeune gens? T'es qu'un sale vieux.
-Arrête les sarcasmes tu veux? Avec ce genre de haut fait, on intéresse très vite les membres de l'intérieur d'Arasu, nettement plus dangereux, et avec des shinobis, eux. Toi et moi n'avons plus rien a faire dans le cercle extérieur de la ville du crime, vu notre niveau.
-Tu n'a pas tort. Sauf que je ne suis pas en danger excessif dans le cercle extérieur, et que l'argent ne m'intéresse pas.
-Oui sauf qu'avoir des gens sous la main pour attaquer Mahou, faudra pas des merdes comme eux.
-Comment tu sais ça, toi?!"

Le chuunin frappa le juunin avec un rugissement limite animal, que le maître en sceaux para par pur réflexe.

"Hé! Tu te calme, j'entraîne pas les gens si je sais pas ce qu'ils veulent faire. Et j'ai sut ce que toi tu désire le plus par un moyen que je ne t'expliquerai jamais. Alors tu te tais, et tu sors de cette putain de bâtisse, on a autre chose a foutre que rester planté là."

Cette tirade mit fin à la discussion. Au moins c'était clair. Il n'y avait aucune chance pour que l'élève tue le maître et celui ci le savait, les rapports de force était parfaitement établie, il n'y avait plus qu'a se taire et obéir. Le groupe rentra donc au Q.G que le mentor en sceau squatta, ayant la flemme de rentrer au baraquement d'Ulôh.

Ainsi, la bande des Quatre, comme ils se nommaient parfois s'endormit dans ce qui fut une maison dans un temps bien lointain. Faudrait qu'il songe a la réparer, cette foutue baraque.

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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Sarouh le 21/4/2010, 01:01

Il fait froid. De l’eau et du sang goutent d’une lame effilée. Au sol, un homme, le ventre ouvert. Sarouh esquissa un demi-sourire malsain. Son adversaire avait essayé de se battre. Jusqu’au bout, il avait voulu survivre. Le déserteur avait joué avec comme les félins jouent avec une souris. Jusqu’à la dernière étincelle de vie, il l’avait frappé. Lui faisant pas assez mal pour le faire tomber dans les pommes, mais suffisamment pour que la douleur soit horrible.

L'ancien gensouard regardait le corps mutilé avec un air froid. Il avait changé. Son caractère s’était modifié, d’abord subtilement, puis de plus en plus brutalement. Il était l’archétype même de ce qu’il haïssait profondément un peu plus d’un an plus tôt. Il fallait qu’il se recentre. Qu’il sorte d’Arasu avant de se transformer en tueur sanguinaire incapable de contrôler ses pulsions.
L’eau perlait de ses cheveux bleus trempés, ses yeux d’un vert émeraude regardant le ciel avec un air aussi froid que la pluie qui coulait sur son corps. Partir était une obligation. La folie le guettait, et il voulait remplir son objectif avant d’y céder. Il recracha un panache de fumée, avant d’inspirer à nouveau, cigarette dans la bouche.

Au lieu de trouver la puissance à Arasu, il s’y était affaibli. Mais était désormais entouré. Il ne gagnerait rien à rester. Dans sa tête raisonnait une musique, triste, déprimante presque. S’il n’avait pas était un shinobi, il aurait était un musicien, certitude absolue. Mais la vengeance est une idée forte, qui consume tout.
« Il » paierait. Celui ou celle qui avait fait ça. « Il » mourra dans d’atroces souffrantes. Et toute sa descendance le rejoindra dans la tombe. Après ? Le déserteur ne voulait pas y penser. Rien ne le détournerait de son but. Nina le suivrait jusqu’en enfer, et il en était conscient. Ses autres camarades… Il les sacrifierait. Des pions sans importance.
Il entendit des bruits de pas derrière lui. Discrets. Pas ceux de Nina. Haruka et Shiji ne cherchait pas la discrétion ou du moins, ne l’atteignait pas.

-J’y crois pas. C’est toi ?

Masiku. Cette ordure était ici. Pas étonnant. Il avait failli le tuer, étant gennin, de toute manière.

-Dégage ordure. Sinon, je te bute.
-Je vois. Tu as changé, Sarouh. Et de nous deux, c’est toi qui n’est plus qu’une ordure.

L’ancien gensouard se crispa brutalement. Comment osait-il venir jusqu’ici, le critiquer ? L’illusionniste contenait sa rage à grand peine.

-Toute manière je suis là en ami.
-En ami ?
-Tu répète comme un abruti parce que tu sais plus ce que ça veut dire ou… ?
-Ou, comme t’es un enfoiré de première et qu’on se déteste depuis le premier regard, je suis sceptique.
-Quelle haute estime de moi !
-Faut dire t’a essayé de me tuer deux fois étant gennin.
-Te tuer, non. Te faire souffrir oui.
-Tu crois vraiment que ça change quelque chose de mon point de vue ?
-Comme tu n’es qu’un crétin : non.
-Quoi ? Qui a-t-il de suffisamment important pour que tu viennes m’adresser la parole, même dans le cas où tu me croiserais par hasard, avec les risques qu’il y a ?
-Les risques ?
-Et tu ose me traiter de crétin ? As-tu oublié que je suis plus fort que toi ?

Il se crispa un peu. Touché. Le gensouard regardait maintenant son ennemi de toujours avec une lueur de vie dans son regard, à peine l’ombre de ce qu’il était autrefois. Masiku avait forcément une bonne raison…

-Tout le monde progresse.
-Pas tous de la même manière. J’ai toujours évolué plus rapidement que toi.
-Tu va me faire croire que ton évolution n’a pas stagné avec ta désertion ?

Ce fut au tour de Sarouh de se raidir. Il lui aurait volontiers tranché la tête. Deux genjutsu et une frappe et c’était fini. Le pauvre avait toujours était une daube totale à tout ce qui touchait l’art des illusions, de près ou de loin, même en ayant vécu au village des spécialistes des mirages. Pauvre de lui.
Le déserteur chassa l’idée du meurtre, aussi plaisante qu’elle était, de sa tête, pour pouvoir continuer la discussion. Il eut un éclat de rire mauvais mental. Cette discussion ne devrait même pas avoir lieu.

-Qu’est ce tu fous là, alors ? La dernière fois que je t’ai aperçu tu semblais plutôt bien entouré à Chika…

Le néo-araséen n’a guère eut le temps de terminer sa phrase. Un coup de poing précédé d’un hurlement de rage le surpris et le projeta à terre. La lueur qui brillait dans le regard de l’ancien chuunin n’avait plus rien à voir avec un quelconque intérêt. La cicatrice de sa propre désertion ne s’était pas refermée.
Elle n’était pas destinée à l’être un jour.

-Je vois… Tu frappe toujours aussi faiblement ou…
-LA FERME !

Une lame de vent digne du plus pur des bourrins percuta l’emplacement exact où Masiku était il y a quelques secondes.

-Tu n’as pas vaincu tes démons. Intéressant. Et tu te dis plus fort que moi ?

Le rival du déserteur s’était écarté et se dissimuler dans le terrain, à présent. Il bougeait trop vite pour qu’il soit localisable à l’écoute de la voix. Pas la possibilité de se rendre invisible, il ne savait pas le faire. Pas grave. Un noir impénétrable prit place sur une dizaine de mètres.

-Tu te mets à couvert ? Je croyais t’avoir dit que je venais en ami.
-Dégage. Ce sera la plus grande preuve d’amitié que tu pourras me faire.

Sarouh avait sifflé entre ses dents. Son rival jouait avec lui. Il aurait dut le tuer.

-Ton ami est parti à l’examen chuunin.

Dans le noir, le Tsumyo se figea. Alors l’Utak allait grimper en grade ? Toujours dans sa quête de vengeance, se promettant probablement de ne pas devenir ce qu’il combattait. Un léger sourire effleura les lèvres de Sarouh. C’était une utopie. Il le savait à présent. Sauf que Tokri était son ennemi désormais.

-C’est tout ?
-C’est tout. Mais tu es d’un pathétique… je voulais jouer avec toi, avant de te tuer. Cette fois tu n’y échapperas pas. Tu es faible… je vais m’amuser.

Alors il avait bien fait de colorier la zone. Et on se substitue. Génial. Il était maintenant hors de la zone de ténèbres. Il fit entendre sa voix à partir de la zone.

-Viens me chercher.
-A tes ordres.

Cette déclaration fut suivie d’un long silence, avant qu’un véritable lance flamme balaye la zone. En faisant ça, Masiku s’était exposé. Un silence tendu ponctué du crépitement des flammes dans la zone précédemment opaque. A l’intérieur, un corps carbonisé gisait. Le rival du Tsumyo vint regarder prudemment le cadavre.

Et il perdit simultanément la vue et l’ouïe. C’est méchant, un genjutsu consciencieusement préparé. Il n’avait pas à mettre la dose en chakra pour que ça marche, vu que son adversaire n’avait aucune connaissance en illusion. Il avait trop compté sur l’effet de surprise, et celui-ci n’ayant pas suffit, il avait perdu. Un énorme coup de poker.

Quint flush royal du Tsumyo. Manque de bol. Pas d’autre partie pour Masiku. Bye. Et au suivant ! Deux kunaïs transpercèrent la trachée de l’ex gensouard. Pas de nuage de fumée, et l’illusion était trop parfaite pour un profane comme l’ennemi qu’il affrontait maintenant. Il était bien mort.

-Bordel Tokri, tu me manque sale enfoiré…

Le ciel ne lui répondit pas, tandis que la pluie lavait le corps encore chaud de l’ancien rival du déserteur.

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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Chihousou le 8/6/2010, 16:55

Sous ses pieds, les branchages craquaient légèrement alors qu'il continuait à grimper les collines entourant Arasu. Il s'enfonçait légèrement dans la mousse et son odeur de moisi avait tendance à lui rappeler ses premiers pas dans les marais de Gensou, la foret semblait s'éveiller d'un songe alors que les premiers signes du renouveau de la nature remplaçaient lentement les dernières neiges. Il faisait déjà chaud pour la saison mais le feuillage, déjà abondant, des arbres protégeait le jeune homme de la chaleur solaire alors que celui-ci approchait de son zénith. Quelques gouttes de sueurs roulaient dans son dos et sur son front alors qu'il approchait de sa destination, cela faisait maintenant plusieurs dizaines de minutes qu'il marchait dans les sous-bois, tranquillement, comme il avait prit l'habitude de le faire avant une longue période de méditation. Une manière comme une autre de se vider l'esprit sans entamer ses ressources physiques.
Finalement, alors que sa respiration s'accélérait, une prairie s'ouvrit devant ses yeux. Un endroit calme, à flan de montagne où passait un petit ruisseau, loin de la ville et de ses distractions. Un délice de quiétude à quelques minutes seulement du capharnaüm continu de la cité du crime. Depuis qu'il était arrivé à Arasu, rare était les fois où Chihousou s'était lancé dans de grandes périodes de méditations semblables à celles qu'il affectionnait dans la maison de son frère, il se contentait de quelques minutes de relaxation mais aujourd'hui, il avait besoin de plus. Il avait besoin de vider son esprit et de le laisser vagabonder car il avait une grande décision à prendre et devait envisager toutes les solutions qui s'offraient à lui. Pour cette raison, il avait entreprit de préparer sa méditation comme il l'aurait fait plus jeune, il jeûnait depuis plus de vingt-quatre heures, son dernier repas avait été plus que frugal et ses seules victuailles pour la journée à venir se résumaient à une gourde remplie d'un thé aux vertus relaxantes.
Il s'assit finalement au centre de la prairie, sur un tronc d'arbre fraîchement coupé, à seulement quelques mètres d'un ruisseau auquel il ne toucherait pas et il se mit à réfléchir aux évènements des dernières semaines et plus spécifiquement à la proposition qu'il avait reçu hier soir à son retour d'Heiki...


La salle de réception du magnat de la finance n'avait pas changé depuis leur dernière visite et comme avant de partir Chihousou et Takeshi étaient surpris de la richesse qu'arborait Hamiyatsu Nomakade et du charisme qui émanait de son être alors même que sa corpulence l'empêchait sans doute de se lever. Le Somu Bochu regardait avec une certaine condescendance les deux homme qui lui faisaient face, de simples combattants sans aucune considération pour la politique ou la finance, des hommes de terrain, à la fois nécessaires et sans importance, de la chair à canon qui avait remplit sa mission et qu'il devait maintenant féliciter. Heureusement pour lui, le sourire hypocrite était l'une de ses spécialités, spécialité nécessaire à tout homme plongé dans le milieu politique.


_Jeunes gens, toutes mes félicitations pour avoir mené à bien la mission que l'on vous avais confié. C'est une grande satisfaction ainsi que, je dois l'avouer, une petite surprise.

Le politicien fut déçu du manque de réactions des deux ninjas à sa provocation, il sentit bien que le Masumane avait tiqué mais il s'était tout de suite arrêté. Ce qu'il ne savait pas, c'est que les deux ninjas entretenaient une conversation mentale à travers un fil de chakra les reliant l'un à l'autre et rendu invisible par Chihousou. Ce même Chihousou qui avait expliqué à son comparse que se mettre un des hommes les plus importants d'Arasu sur le dos alors même qu'il avait échoué dans une mission confiée par Izanami elle-même quelques temps plus tôt, n'était pas une bonne idée. Déjà que l'ancien gensouard trouvait cela surprenant d'être encore en vie après ça...
Déçu de ce manque de réaction devant la provocation, le financier reprit.


_Malgré mon désaccord sur cela, les Somus Bochus souhaitent vous récompenser pour la « contribution » non négligeable que vous avez apporté à Arasu. A croire qu'ils veulent qu'on commence à ressembler à un de ces foutus villages ninjas classiques. Pff! Vous recevrez donc une coquette somme dans le misérable QG de votre soi-disant groupe.

Le visage d'Hamiyatsu reflétait parfaitement le mépris qu'il éprouvait envers les membres de Kodomo no Asu et suffisait à faire comprendre qu'il était en total désaccord avec le fait de donner cette récompense. Il continua cependant son discours symbolique, expliquant par la même occasion qu'ils avaient été surveillés durant leur mission, tout en faisant le maximum pour finir cela le plus tôt possible avant de les congédier. Quand le duo sortit de la luxueuse et exotique maison du magnat de la finance, justement surnommée « le palais » par les araséens, ils se firent accostés par un vieil homme ressemblant à un ermite. Il était vêtu d'un impressionnant enchevêtrement de tissus ressemblant à ceux que portaient les moines bouddhistes mais virant au gris et marron plutôt qu'à l'orange et au rouge. En fait le vieil homme n'était, ni plus ni moins, que le spécialiste en fuinjutsu qui avait créé le parchemin qui avait effacé la mémoire à Makaya.

_Vous pouvez partir, ce n'est pas à vous que je désire parler, commença le vieil homme en regardant Takeshi d'un air dédaigneux.

Trop fatigué pour s'énerver, l'ancien chikarate partit en maugréant et en se demandant pourquoi tout le monde avait décidé d'être méprisant envers les shinobis aujourd'hui, il était jounin quoi, pas vendeur de crêpes(à qui l'on parle toujours respectueusement cependant).

_...
_Vous n'êtes vraiment pas très causant
, dit l'ancêtre avant de reprendre. Jeune homme, je vous observe vous et vos « amis » depuis un certain temps, je me suis aussi permis de jeté un œil au rapport de l'homme qui vous a suivi à Heiki et je pense que vous pourriez m'être utile.
_Si vous voulez confier une mission à KnA, allez voir Sid', je ne m'occupe pas de ça.
_A vrai dire, je n'ai pas de missions à confier et c'est vous qui m'intéressez, pas votre groupe de lopettes.
_Comment ça?
Demanda le grand blond en se préparant mentalement à enfoncer le vioc contre le mur si jamais sa proposition était à caractère sexuel.
_Et bien, voyez-vous, il est difficile de trouver des shinobis de qualité lorsqu'on n'est pas membre d'un gang puissant or j'ai besoin d'un ninja pour faire ce que je suis désormais incapable d'accomplir.
_Il existe de nombreux shinobis « freelance » que vous pourriez utiliser ou même vous lier à KnA ou engager Takeshi, sur le plan de la puissance nous nous valons.
_Je souhaite un ninja qui ne servirait que moi, certaines des missions que je pourrais demander ne conviendraient pas à KnA ou à votre collègue. Vous êtes la meilleure option qui s'offre à moi.
_Quelles genres de missions pourraient ne pas intéresser des déserteurs qui, par définition, sont sans foi ni lois?


Le vieil homme ne put s'empêcher de partir dans un léger rire qui se transforma peu à peu en une toux crasseuse.

_Arrêtez de me faire rire...Kodomo no Asu, on dirait une bande de gamins qui tentent de jouer aux méchants mais la plupart d'entre eux sont doux comme des agneaux. Ou en tout cas, pas réellement prêts à tout et c'est pour ça que c'est vous que je veux à mon service. Vous êtes un solitaire qui, tant que je lui serais utile, sera le plus fidèle des soldats mais surtout, vous avez la seule et unique qualité qui permet d'aller plus loin que ce à quoi l'on pourrait aspirer: une détermination sans bornes qui vous pousse à faire ce qui doit être fait. Et c'est de cela dont j'aurais besoin pour toutes les missions que je serais susceptible de confier à l'homme que j'engagerais.
_Là, c'est vous qui me faites rire,
répondit Chihousou, les shinobis sont justement formés à faire ce qui doit être fait. Concrètement, ils doivent être prêts à mener une guerre et donc à faire à peu près tout ce qui doit être fait: torture, pillage...
_Mon jeune ami, connaissez-vous ce que l'on peut appeler la « fièvre du combat » ou la « frénésie de la guerre »? Il s'agit d'un état constaté chez de nombreuses personnes en temps de guerre, que ce soit chez les shinobis, les samouraïs ou encore les pirates. Cet état permet, si j'ose dire, à certaines personnes que l'on pourrait qualifier d'honnêtes voire d'innocentes de faire des choses qu'elles ne feraient pas en temps normal. Les shinobis sont formés de manière à ce qu'ils ne ressentent pas le remord après avoir commis de tels actes, ou en tout cas que l'effet de ces remords soient plus faibles, mais ils sont peu nombreux à pouvoir le faire sans être ensuite assaillis par leur conscience tout en n'étant pas de sombres sadiques.
_Et je serais comme ça? Je suis pas sûr de prendre ça pour un compliment.
_Et pourtant. Allons, je sais très bien que vous vous êtes d'ors et déjà adonné à la torture et que tuer ne vous dérange pas.
_On est au moins d'accord là dessus. Mais je ne suis surement pas le seul shinobi de mon niveau à Arasu à être ainsi. On est dans la ville du crime pas à Disneyland.
_Disneyland?
_Une ville joyeuse d'un conte pour enfant très connu à Gensou.

_Vous avez raison, mais la plupart d'entre eux sont des bourrins ou des sadiques, voir les deux, et sont déjà employés par les gangs. Mais vous n'avez pas tort, vous n'êtes pas mon premier choix...ni mon dernier alors réfléchissez bien à ma proposition, vous avez trois jours. Et au cas où cela pourrait vous aidez à vous décider, j'ai de nombreux informateurs en ville ainsi que des liens avec les plus hautes sphères de commandement d'Arasu qui peuvent me permettre de retrouver qui je veux,
le sourire du vieil homme en disant cela était plus qu'appuyé comme s'il savait que Chihousou cherchait quelqu'un. Et le salaire est plus que bon...

Le vieil homme partit peu de temps après, révélant au passage qu'il s'appelait Saburo et qu'il souhaitait être contacter dans les trois jours, pour cela Chihousou devrait se rendre à sa boutique de parchemins(extrêmement rares et couteux, cela va de soi) non loin de là.

Voilà donc où en était le jounin, il n'avait plus qu'une journée pour prendre sa décision et ne savait pas trop quoi faire. Ce n'est pas qu'il ait une grande affection pour Kodomo no Asu mais il n'avait pas prévu de les quitter si tôt. Certes, son statut de shinobi lui offrait une certaine sécurité à Arasu où le nombre de ninjas était inférieur à celui des autres villages mais, dans une ville de criminels, être seul n'est jamais une bonne idée. A moins que ce Saburo possède réellement autant de connexions qu'il le laissait entendre, le fait de le rejoindre serait alors une excellente chose. De plus, il n'était jamais bon de rester trop longtemps auprès des mêmes personnes, cela affectait le jugement et le simple fait qu'il commençait à respecter Takeshi prouvait que c'était...malsain. Enfin, s'il devait partir, il devrait garder contact à KnA, cela pouvait toujours être utile, on ne sait jamais.
En clair sa décision était prise, il accepterait la proposition de Sabuto mais d'abord, il devait manger et avant cela il faudrait qu'il attende que les fourmis dans ses jambes disparaissent...

Plusieurs heures plus tard, Chihousou avait finalement réussit à se relever et, après un repas digne d'un prince, arpentait les quartiers centraux de la ville afin de rejoindre l'échoppe du vieux Sabuto. Si dans les quartiers extérieurs de la ville, tout le monde semblait se méfier de tout le monde et avançait en rasant les murs, au centre ville la tension, toujours intacte, se manifestait de manière plus discrète: main sur la poignée d'un katana, regards méfiants...De son côté, le Masaka était un peu plus serein que la moyenne, sa grande taille alliée à son allure peu avenante suffisaient à ce que la majorité de ceux qu'il croisait évitent de s'approcher de trop près. Il faut aussi dire que la plupart de ceux qui vivaient le jour faisaient partis des personnes les moins dangereuses de tout Arasu, pour la plupart des privilégiés, les Hogu Soru, des civils dont l'utilité faisait que des hommes d'Inazami n'étaient jamais très loin au cas où certains auraient la malencontreuse idée de leur chercher des crosses.
C'est alors qu'il le vit. Un seul instant, un seul regard lui avait suffit. Il le savait, c'était lui. L'un des trois hommes qu'il avait rencontré au Mont Fuji. L'un des trois tortionnaires de Maiya. L'un de ceux qui avaient emmené Ryobe. Yuma d'après ce que lui avait dit l'homme qu'il avait torturé à Chikara. Jounin de son état, déserteur et, d'après son informateur désormais décédé, un type dangereux lié à la mafia et suffisamment aimé par les grands pontes de celle-ci pour être envoyé à Arasu pour s'occuper d'affaires plus importantes. Certains auraient puent dire que le jeune homme était doté d'un excellent sens de l'observation mais, il faut avouer que ce Yuma n'était pas réellement facile à rater dans la rue étant donné que même Chihousou semblait petit à côté de lui. A vue de nez, le déserteur devait bien mesurer une bonne tête de plus que lui, peut être plus, ses épaules étaient larges et ses bras puissants, il ressemblait à l'idée qu'on se faisait des guerriers des temps anciens, ses cheveux noir de jais étaient coiffés en catogan et il arborait un bouc bien taillé qui ne faisait que renforcer l'effet diabolique de son sourire. C'était bizarre, il avait à la fois un air avenant et une aura animale effrayante.
Mais peu importe à quoi il ressemblait, il était Yuma, l'un de ceux qui avaient fait du mal à Maiya et à l'instant où il le vit l'ancien gensouard sentit une bouffée de chaleur l'envahir et l'envie de l'attaquer, ici et maintenant, semblait incontrôlable puis il se souvint. Il se souvint des conseils que lui avait prodigué le mafioso de Chikara, celui-ci lui avait dit que ce Yuma était plus puissant qu'il ne l'était lui même, un homme que le Masaka n'avait put vaincre seul et même s'il s'était amélioré ces derniers temps il ne pouvait être sûr d'être de taille face à sa cible. Il parvint à contrôler son envie de lui sauter à la gorge et de le transformer en petits cubes de chairs informes et décida plutôt de l'observer de loin, de prendre la mesure de son futur adversaire. Il aperçut ensuite celui qui l'accompagnait ou plutôt celui qu'il accompagnait. Un homme tout à fait banal s'il n'était pas vêtu d'un riche costume, d'un monocle et que son visage n'arborait pas un « sourire d'ange », une cicatrice partant de la commissure des lèvres et rejoignant les oreilles, vestige d'une agression bien peu agréable. L'homme en question n'était rien d'autre que le chef d'un gang puissant affilié aux Onibakus, l'un des quatre Daijizoku, Shuutu Keido, un homme connu pour sa cruauté et son habilité commerciale. Un sourire se forma sur le visage du Masaka, désormais il savait où chercher et avait, par la même occasion, un bon moyen de tester les fameuses connexions de Sabuto...

Quelques minutes plus tard, le jounin avait atteint le magasin du vieil homme et il devait avouer qu'il était plutôt luxueux, même si l'extérieur ressemblait en tout point aux maisons adjacentes, et puis la déco était sympa: une table comme unique meuble pour une pièce pouvant accueillir une vingtaine de personnes. L'atmosphère qui s'en dégageait était reposante, comme si on avait franchit les portes d'un autre monde. Quelques instants après qu'il soit rentré, et avant même qu'il ne se signale, le fuinjutsuka apparut au fond de la pièce et le salua. Chihousou ne put s'empêcher de sourire intérieurement, il venait de comprendre pourquoi Hakaima n'aimait pas quand il faisait ça.


_Je suppose que tu es venu me donner ta réponse, exact? Demanda Sabuto.
_Effectivement.
_Alors, qu'en est-il?
_Je pense que ce serait une bonne chose pour moi de me joindre à vous...
_Une bonne nouvelle, car vois-tu j'ai une mis...
_Mais
, l'interrompit Chihousou, mais avant de me mettre à votre « service », j'aimerais m'assurer que vous pourrez m'être utile. Et notamment vos connexions.
_Je vois où tu veux en venir, sur qui se porte ton dévolu?
_Un déserteur de Chikara, un jounin probablement, nommé Yuma et au service de Shuuta Keido.
_Pas une cible facile...
_Vous le connaissez?
_Effectivement, il est connu de beaucoup de monde ici, tu n'as pas choisi une proie facile mon jeune ami. Suis-moi
, ordonna le vieil homme.

Il s'en fut par la porte dérobée qui était derrière lui, sans doute celle par laquelle il était entré dans la pièce, et le jounin le suivit sans broncher. Ils se retrouvèrent dans une pièce plus petite que la précédente ou en tout cas qui semblait plus petite. En effet, il était difficile de déterminer sa taille exacte étant donné que des étagères remplies de livres occupaient une bonne partie de l'espace. Au bout de la pièce se trouvait un bureau sur lequel était posé tout l'attirail nécessaire à la fabrication de seaux, preuve de l'activité de Sabuto, mais aussi quelques livres parlant pour la plupart de chakra et/ou de fuinjutsu ainsi qu'un Bingo Book qui paraissait récent.


_Ce BB a quelques mois, ainsi tu n'es pas dessus mais ton ami, Yuma y est référencé, tu trouveras les informations nécessaires à une bonne base de travail. De mon côté, je vais prévenir mes indics pour qu'ils trouvent tout ce qu'ils peuvent concernant ton « ami », dit Sabuto en souriant avant de continuer. Par contre, il faut que tu saches que si je t'autorise à te servir de mes réseaux pour tes affaires personnelles, celles-ci ne doivent pas interférer avec les missions importantes que je te confie or j'ai une mission à te confier.
_J'ai enfin retrouvé de type alors il est hors de question que je retarde notre rencontre.
_Bien, cependant je te laisse deux semaines pour mettre un terme à ton affaire après cela...nous verrons bien.


Le fuinjutsuka le laissa là et s'en alla sans dire un mot, y avait pas à dire ce mec contrôlait l'emphase et le grand blond comprit que le « nous verrons bien » n'était pas forcément une bonne chose pour lui. Ainsi donc il avait une semaine pour mettre au point un plan afin de vaincre un homme que le Bingo Book voyait comme un danger à approcher avec précaution et dont la prime était plutôt coquette.
Les jours qui suivirent furent riches d'enseignements, il avait rassemblé toutes les informations utiles sur Yuma Takano, son style de combat, ses capacités physiques et intellectuelles, ses habitudes et bien d'autres choses. Les informations données par les contacts du vieil homme étaient impressionnantes de précision et de détails et le Masaka se surprit à se demander combien pouvait coûter l'élaboration et l'entretien d'un réseau d'informateurs de cette qualité. Il en conclu que se joindre au vendeur était sans aucun doute une excellente chose et se félicita de ce choix. Le plan était prêt, le jeune homme, grâce notamment à quelques seaux de soin généreusement offerts par Sabuto, était totalement rétablit de son excursion dans le grand nord et il attendait déjà que Yuma arrive à la fin du chemin de sortie numéro vingt trois permettant, comme son nom l'indique, de sortir d'Arasu. L'ancien chikaratte ne devrait pas tarder et les choses sérieuses allaient pouvoir commencer...
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Sarouh le 27/6/2010, 01:43

Un éclair aux cheveux bleus passa. Un corps s’écroula. Le chuunin continua sa route. Derrière lui, un vieillard libidineux, un trou à la place du bas ventre. Devant lui, une fillette apeurée.

-Dégage de là.

Dans la ruelle obscure, la jeune fille s’exécuta, craignant probablement pour sa vie. Vie qui n’avait rien à craindre. L’ancien ninja soupira. Finalement il lui restait encore un sens de l’honneur. Bien que déserteur, il ne pouvait pas laisser faire un viol devant ses yeux. Il essuya sa lame sur l’homme agonisant qui beuglait de douleur. Il lui cracha dessus en passant.
Il rengaina. Nina apparut seulement, suivie de Shiji et Haruka. Ce dernier se permit une remarque :

-On devait se casser discrètement… Pas laisser une route de cadavre !
-Bien sur. Et on aurait dut la laisser se faire violer ?

La remarque de l’ancien gensouard arracha une grimace à son compagnon. Même si cela nuisait à leurs intérêts… Il fallait agir quand c’était possible. Et sur ce fait, le groupe était d’accord, même si Haruka râlait plus que les autres. Les quatre Araséens avancèrent, sous la pluie, l’aura étouffante de la ville du Crime les oppressant.

Les yeux verts de Sarouh regardaient droit devant lui. Sa quête de puissance à Arasu l’avait fait stagner. Son niveau avait à peine évolué, alors qu’il devrait déjà être bien plus puissant. Il devait se renseigner sur la crise politique à Mahou. Il était peut être arrivé, le moment d’agir. Il aurait bientôt besoin de Tokri. Ce dernier ne pourrait s’empêcher de venir aider le déserteur. Il avait promit. Et il devait être incapable de le détester aussi franchement qu’il aimerait le faire.
Une ébauche de sourire triste vint naître sur les lèvres de Sarouh. Il n’était pas si loin, le temps où il faisait la fête avec le chikarate, buvant plus que de raison, se retrouvant parfois dans des situations particulièrement distrayante. A peine un an… Les conflits d’intérêts pouvaient vraiment réduire une amitié si fusionnelle en miette en l’espace d’un an ?

Impossible. Il y avait forcément des restes. Il viendrait l’aider. Le déserteur se devait de se renseigner sur ce qu’il était advenu de ce cher Tokri, depuis l’examen. Il devait déjà avoir ses propres pions pour ses propres projets. Chacun se servait de l’autre. Avec l’espoir d’en tirer plus que son adversaire. Une sorte d’échec malsain, où il ne suffisait pas d’abattre les pions adverses, mais bel et bien de s’en servir, sans se faire avoir.
C’était… Ambiguë, comme relation. Le déserteur secoua la tête pour chasser ses propres sentiments et ne voir que le côté pratique de la chose. Bakudan devait bientôt les rejoindre. Etant le plus fort du groupe, il s’assurait que personne ne les suivait. Puis, si c’était le cas, il devait éliminer la menace. S’il en était incapable, il devait faire un vacarme terrible pour le faire savoir au groupe, histoire qu’ils aient le temps de fuir.

L’absence de bruit rassurait les fuyards. Tout en les confortant dans la peur d’un bruit. La tension omniprésente laissait planer un silence tendu. Personne n’osait parler. Même le chant des oiseaux semblaient sinistres et précurseurs de malheurs.
Ils l’étaient.

Boom
.


D’un même geste synchronisé, les quatre criminels utilisèrent un sceau d’invisibilité. Au moins, la préparation servait à quelque chose.
Ils coururent alors, tout droit et la peur au ventre. Si Bakudan était en difficulté, il ferait mieux de ne pas traîner. Une seconde explosion secoua les membres du groupe, qui prirent le parti d’accélérer encore. Leur respiration se faisait déjà haletante, alors qu’ils dévalaient la vallée. Les arbres gênaient leurs progressions et chaque racine étaient un danger. Leurs pires ennemies étaient maintenant les éventuelles chutes.
Et ce qui les poursuivait, entre autre. Les explosions avaient cessés. Constats possibles : Bakudan vainqueur. Bakudan mort. Ou encore : Bakudan en fuite. Ca fait seulement un constat positif. Et c’était le moins probable. Ô joie. Sarouh, Nina, et les autres poursuivirent leurs cavalcades, connaissant cet état de fait.

Leur sceau d’invisibilité les protéger, mais ils ne se voyaient pas entre eux. C’était dangereux. S’ils se dispersaient, ils étaient foutus. Et sans même savoir pourquoi, tous tombèrent en même temps, la tête puissamment rejetée en arrière, redevenant alors visible.

-Nan, mais sérieusement, vous pensez que cette minable invisibilité vous permettrez de fuir ?

Une silhouette sombre se dessinait au milieu du groupe. Une froideur glaciale se dégageait de l’homme. Une aura puissante qui écrasait par sa simple présence. Du sang coulait de la lèvre maintenant fendue du chuunin. Léchant le sang d’un coup de langue il analysa la menace.
L’homme avait de longs cheveux d’une noirceur comparable à celle qui devait régner dans son cœur. Il possédait une tenue noire, plus pratique qu’esthétique. Seules les épaulières du Danger étaient blanches. Le trait le plus flagrant de son physique était ces yeux rouges, qui brillaient d’une lueur franchement malsaine. Et la pluie contribuait à cette impression de malsain. Son aspect inspirait inexorablement la peur. Sarouh était glacé d’effroi, alors qu’il n’y avait même pas encore eut de combat.

-C’est bon, j’ai toute votre attention ?

Le ton de l’homme était incisif. Acide. Confiant. Et il avait raison. Les quatre fuyards s’adressèrent un regard, avant de le reporter sur le principal danger. La main sur la garde de son katana, Sarouh se tenait sur le qui vive, près à faire diversion, ou a fuir le plus vite possible. D’un geste du menton, il désigna le déserteur aux cheveux bleus.

-C’est à toi que je veux parler.

Ha. Et…

-Pourquoi ?
- Ca ne regarde pas les trois autres. Donc soit ils partent, soit vous mourrez. Tu les rejoindras après. En un morceau.

Intrigué, le déserteur hocha la tête, faisant signe aux autres de continuer sans lui.

-Rejoins nous vite, lâcha Nina.

A contrecœur, le groupe s’éloigna. La tension monta d’un cran chez Sarouh. Il percevait quelque chose d’autre chez l’individu, maintenant que les trois autres étaient partis. Un sentiment d’une profondeur abyssale, capable d’ébranler le plus fort des hommes : une tristesse insondable. Mais le mur glacial refusait de se fissurer pour autant.

-Qui es-tu ?
-Tu n’aimerais pas le savoir. Crois-moi.
-Donc, que me vaut le plaisir de votre visite ?

L’ironie était un des dernier recours du Tsumyo pour rester maître de son corps, et ne pas céder à la trouille qui l’envahissait. Il n’avait jamais était aussi terrifié de sa courte vie.

-Un dénommé… Tokri Utak… Est décédé.

Un froid abyssal s’empara de Sarouh. Il fut prit d’une colère féroce, bien que dirigé contre personne d’autre contre lui-même. Une des dernières personnes qu’il considérait autrement qu’un pion venait de mourir. Il articula difficilement :

-Co… Comment ? Pourquoi ?!

Il avait mal. Si mal. Des images lui revenaient en flash. Leurs fêtes, leurs paris débiles. Leurs entraînements. Leurs moments de détente, où ils riaient aux éclats. Tout ça ne pouvait pas être mort avec l’Utak… Si soudainement ?

-Il a était assassiné. Noyé.

Le déserteur eut la tête qui tourne. Il vomit, la bille se mélangeant à la pluie et à la boue. Il avait juré. Il n’avait pas le droit de mourir. Pas comme ça… Pas avant d’avoir atteint leurs objectifs !

-Bordel… C’est pas possible…

La vision de Sarouh fut troublée par des larmes. Des larmes de peines. Il tremblait tellement qu’il en convulsait presque. En face de lui, l’autre individu ne bougeait pas. Respirer à peine. L’ancien gensouard détestait cet homme.

-Tu mens… Tu mens… Tu mens !

Bien sur. Ca ne pouvait pas être autre chose! Rien ne pouvait confirmer que l’information était exacte. De haine. De dépit. De tristesse. Il jeta des armes rendues invisibles sur l’homme qu’il détestait tant. Il n’eut même pas le temps de le voir bouger, que le poing de l’inconnu s’enfonçait déjà dans son estomac, le soulevant de terre et le projetant sur plusieurs mètres.
Sarouh n’avait même pas détecté d’animosité. Il ne faisait que rappeler un rapport de force. Le même qu’entre un mioche de quatre et un adulte entraîné. Il se laissa tomber à genoux devant l’homme. Puis s’allongea. Le regard dans le vide. Laissant la pluie le bercait. Ce n’était qu’un affreux cauchemar, il allait se réveiller, dans les bras de Nina, à l’époque où il était à chikara… oui…Voilà ce qui devait se passer…

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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Chihousou le 26/7/2010, 23:15

Le terrain était rocailleux et dégagé. Pas le meilleur endroit possible pour une embuscade et c'est pour ça qu'il l'avait choisi, l'attention de sa proie serait peut-être diminuée. Le vent soufflait suffisamment fort pour l'obliger à surveiller le chemin de ses yeux et non avec ses oreilles comme il l'aurait souhaité, le forçant à se découvrir légèrement. A une trentaine de mètre devant lui se tenait l'orée de la forêt par laquelle passait la sortie vingt-trois, là où, dans quelques minutes, il devrait voir Yuma, l'homme qu'il comptait abattre.

Chihousou se remémora une dernière fois les différents éléments de son plan, les divers scénarios qu'il avait envisagé et comment répondre au mieux à toutes les éventualités. Il en oubliait certainement, même ses plans ne pouvaient être parfaits, mais au moins il était prêt. C'est alors qu'il le vit. L'ancien chikaratte était toujours aussi impressionnant, même à plus de trente mètres. Géant sortant de la forêt, conscient et sûr de sa force et pourtant sur ses gardes comme le prouvait le tour d'horizon que fit son regard au moment où il dépassait les derniers arbres. Il l'avait à peine aperçu que le Masaka lança un henge lui donnant l'apparence d'un rocher de grande taille, se rendre invisible aurait surement était tout aussi efficace mais ce jutsu-là était bien moins gourmand en chakra.
Le jeune homme suivait sa cible des yeux, guettant le moindre de ses mouvements afin de lancer son assaut au moment le plus opportun, même si assaut n'était sans doute pas la meilleure définition pour ce qu'il comptait faire. A vrai dire, il avait truffé la zone de pièges et dans quelques pas à peine il pourrait les déclencher avec une efficacité maximale. Plus que truffée, la zone était purement et simplement minée de parchemins explosifs n'attendant qu'une injection de chakra pour faire leur boulot, et l'injection ne tarda pas. L'explosion fit un barouf monumental, ce qui mit plutôt mal à l'aise le jounin, lui qui se targuait d'être un shinobi discret...mais au moins c'était une méthode efficace et peut être n'aurait-il pas besoin de se servir de ses autres surprises. L'ancien gensouard restait cependant sur ses gardes, même avec les informations récoltées par les collaborateurs de Sabuto, il ne savait pas grand chose sur les capacités de Yuma et lui même avait déjà vu des shinobis survivre à des explosions plus impressionnantes que celles-ci. Pas indemnes, certes, mais tant qu'un ennemi n'est pas mort, il reste dangereux. Les volutes de fumée s'élevant vers le ciel commencèrent à s'estomper et Chihousou put apercevoir ce qui lui était auparavant caché, c'est à dire l'ombre d'un homme, debout et immobile. N'ayant jamais entendu d'hommes morts debout, il ne s'avança pas et attendit. Les évènements lui prouvèrent que c'était la meilleure décision qu'il aurait pu prendre étant donné qu'une fois la fumée totalement dissipée l'ombre se révéla être un Yuma totalement immobile. On aurait même pu le considérer comme en parfaite santé s'il n'avait pas été fait de pierres.


_Fiouuuuuuu...j'aurais put prendre super cher.

La voix venait de derrière lui. En se retournant, le jeune homme pu constater que l'homme qui aurait dû finir en de nombreux petits morceaux de chairs informes et calcinés se trouvait tranquillement dans son dos, en parfaite santé. Savait-il pour l'embuscade ? Chihousou avait-il été trahi ? Qu'allait-il faire maintenant que le rapport chasseur-chassé était changé ? Il savait que, selon toutes vraisemblances, l'ancien chikaratte lui était supérieur en situation de combat, plus expérimenté, jounin depuis presque dix ans, des qualités physiques de loin supérieures et d'après ce qu'il avait pu voir, suffisamment intelligent pour être prudent. L'issue d'un combat entre les deux hommes ne semblait que trop évidente. Heureusement pour le jeune homme, malgré sa stature, sa proie devenue prédateur, n'avait rien d'une brute épaisse, du genre à frapper d'abord et poser les questions ensuite.

_Bordel, mais t'es qui toi?

L'image du jeune homme se liquéfia devant ses yeux, yeux qui cherchaient calmement où avait pu passer celui qui était devant lui une seconde plus tôt. Une multitude d'oiseaux de papiers se mirent à tournoyer autour de lui de plus en vite, ils étaient tous reliés entre eux par des filins d'aciers qui commencèrent à s'entortillaient autour d'un Yuma pas plus inquiet que ça par la situation. Invisible à une dizaine de mètres de là, Chihousou observait attentivement chacune des réactions de son adversaire, qu'allait-il faire? Et lui-même, qu'allait-il faire ? Il avait envie de fuir, il avait raté sa chance, une autre se présenterait, un jour, il avait le temps, il n'était pas pressé mais il savait aussi qu'une fuite inconsidérée causerait sa perte. Montrer son dos n'est jamais une bonne idée. Mais après tout, peut être serait-il le plus rapide. Peut être qu'une fois dans la forêt ses chances de fuites augmenteraient considérablement ou peut être parviendrait-il à berner son opposant. Tout était encore possible. Patience. Attendre et observer. Observer si ses origamis se montreraient efficaces.
Le Masaka avait déjà entendu parler de renforcement musculaire, il avait aussi entendu parler d'un clan, à Mahou ou Chikara, il n'était pas sûr, capable de devenir presque invincible physiquement grâce au chakra mais, jamais au grand jamais, et même s'il savait que c'était surement possible, même s'il était certain qu'on y avait déjà pensé, il n'avait vu un shinobi d'affinité doton se créer une peau de pierre tout en étant capable de bouger ensuite. Il vit donc Yuma casser les filins d'acier reliés aux oiseaux de papier en marchant, comme s'ils avaient été de simples fils de lin. L'image qui se dressait désormais devant lui était celle d'un homme approchant les deux mètres et recouvert d'une couche de roche le faisant paraître encore plus impressionnant qu'il ne l'était déjà.

Réfléchir. Il devait réfléchir. Ne pas prendre de risques inconsidérés. Il était à couvert et tant qu'il le serait il ne risquerait pas grand chose. Une idée. Juste un début de réflexion. Doton. Son adversaire était doton. Que sait-on sur le doton? Bourrin, destructeur, portée moyenne la plupart du temps, polyvalent. Résistant en tant que défense mais limite les mouvements, puissant en tant qu'attaque à courte portée mais ralentit, couvre du terrain à moyenne portée mais limite souvent sa puissance. Vitesse. Voilà ce dont il avait besoin. Vitesse et endurance. L'empêcher de se servir de son armure. Un plan tout sauf satisfaisant, trop risqué. Le seul qu'il ait. Avancer au corps à corps, perspective peu plaisante. La seule.

C'est donc à la surprise de son adversaire que Chihousou apparut à quelques pas de sa personne et que le combat pu véritablement commencer. L'attaque de Yuma ne se fit pas attendre et se révéla plus rapide que ce qu'avait prévu le grand blond. De plus les poings gros comme des pastèques rendaient les possibilités d'esquives plus que limitées. Un poing passa à quelques centimètres de son visage alors qu'un second s'approchait déjà de ses côtes, il dû s'accrocher au premier pour éviter le second, jouer avec la taille phénoménale de son opposant pour esquiver, les risques pris semblaient de plus en plus démesurés. Le jeune homme décida alors de reculer légèrement afin de pouvoir éviter plus aisément les poings monstrueux, se protéger en reculant, c'est ce à quoi cela ressemblait pour quiconque admirait le spectacle mais la réalité était tout autre. Le terrain était toujours miné et le Masaka guidait son adversaire là où il pourrait utiliser les pièges qu'il avait prévu. Il savait cependant qu'il ne pourrait survivre à une explosion en étant si proche de sa cible et il devait d'abord immobiliser le monstre de pierre qui lui faisait face. C'est ainsi que lorsque un poing fonça vers son ventre il décida d'avancer au lieu de reculer, se jeter dans la gueule du loup pour y placer une arme. A peine eut-il apposer le parchemin explosif sur le corps massif de la Chose qu'un genou énorme vint lui faire cracher ses tripes. La douleur le transperça alors que le choc l'envoyait valser à plusieurs mètres de là. En se relevant il pu en compter trois, minimum. Trois côtes cassées, juste fêlées peut être, mais tout de même handicapant.
Le géant lui fonçait toujours dessus, pas inquiété le moins du monde par le parchemin explosif non activé qui ornait son flanc, Chihousou n'avait pas put y injecter le chakra nécessaire à déclencher l'explosion. L'énorme poing de Yuma explosa la pierre en traversant le clone inconsistant, révélant le parchemin parfaitement enclenché. L'explosion était réduite mais dangereuse, peut être suffisamment pour permettre au blondinet de s'enfuir ou mieux d'en finir avec sa cible. Ses espoirs furent vite balayés, seule l'armure de pierre avait encaissé la majorité des dégâts et se désagrégeait lentement pour révéler un shinobi essoufflé et légèrement brulé. L'avantage était toujours pour le plus expérimenté des deux participants au combat. D'ailleurs celui-ci composa rapidement de nombreux signes et trois clones de pierres firent leur apparition à ses côtés alors que celui-ci montrait le chiffre trois avec sa main.


_Trois minutes, dit-il un sourire carnassier sur le visage, tu as trois minutes avant que nous nous mettions en chasse. Ça va être fun.

La peur fit la première son apparition dans les sentiments contrastés de Chihousou, il était tombé sur un chasseur, un fou prenant son pied à s'en prendre à des proies de préférence plus faibles que lui et blessées. Le portrait actuel du jeune homme. C'est ensuite l'espoir qui vint frapper à son cerveau, Yuma avait oublié qu'il voulait savoir pourquoi il l'avait attaqué, il se laissait aller à ses pulsions les plus animales, il allait perdre peu à peu en lucidité et se shooter aux endorphines et à l'adrénaline que lui procurait la chasse. Bonus, il lui laissait le temps de préparer un nouveau plan en prenant en compte les nouveaux paramètres en place voir même une occasion unique de s'enfuir.

Les branches fouettaient son visage, marquant sa peau, il allait aussi vite qu'il le pouvait, il devait mettre de la distance entre lui et ses poursuivants. L'ancien gensouard avait un plan, simple et évident, trop peut-être, mais ouvert, laissant de nombreuses portes de sorties en cas d'échecs, ou pas. En premier lieu il devait détruire les clones de pierres, limiter le nombre d'ennemis. Il récolta un peu de sang qui perlait sur son visage et composa les signes nécessaires pour invoquer Kae. Son fidèle compagnon apparut dans un nuage de fumée, il était d'ors et déjà en train de suivre son maître et écouter ses ordres. Deux minutes étaient déjà passées et le jounin avait besoin de plus de temps, temps que lui donnerait le tigre blanc, ainsi les deux compagnons se séparèrent et le Masaka réussit à trouver un endroit où il pourrait se préparer tranquillement. Il s'apprêtait à faire quelque chose qu'il n'avait jamais tenté, quelque chose de dangereux mais nécessaire pour détruire les clones de pierres, il devrait être rapide et efficace, cela ne devrait pas lui prendre plus d'une minute sinon il n'aurait plus aucune chance de se sortir vivant de ce traquenard. Il s'assit donc sur une branche suffisamment large pour qu'il puisse se mettre en position du lotus et il commença à se calmer. Il sentit son souffle redevenir régulier alors que les battements de son cœur ralentissaient peu à peu. Il entreprit ensuite de se vider la tête et de ne pas penser à l'idée incongrue qui l'avait poussé à utiliser le ''toucher parfait'' en plein combat. Le Kan'shoku yorichii, une technique faite pour repérer et pourchasser, une technique de pisteur qu'il allait désormais utiliser pour tuer, il devait anticiper pour devenir meilleur au corps à corps et pouvoir se servir de son plus gros avantage. Sur le coup, être capable de sentir les mouvements de l'air lui avait semblé une bonne idée. Ainsi, il perdit peu à peu la vue tandis que son odorat et son ouïe devenaient lentement inactifs. Quelques instants plus tard, il se retrouva dans le noir complet, sans odeur ni son, un monde sans aucune perception, effrayant et profond qui petit à petit s'éclaircit. Sa peau était devenue ses yeux et il reconnaissait le paysage qui lui faisait face alors même qu'il était totalement différent. Les zones d'ombres représentaient les endroits où l'air était insuffisant pour qu'il le ressente. Le reste du monde n'était que teintes de gris qu'il avait, au cours de ses entraînements, appris à reconnaître. Un changement dans l'air lui indiqua qu'une créature massif s'approchait de lui par l'est.

Quelques secondes plus tard l'un des clones de pierres arriva. Les clones dotons étaient connus pour leur solidité là où les autres clones affinitaire avaient l'habitude de se désagréger après le premier coup reçu, des adversaires coriaces. C'est ce qu'aurait du être celui qui faisait face à Chihousou mais en voyant les mouvements de l'air, le jounin pouvait voir les failles dans la roche qui composait le clone, les endroits où une explosion ferait les dégâts les plus importants et lorsque le clone tenta de lui asséner un coup de poing il vit où il arriverait avant même qu'il ne parte, en bougeant l'épaule le clone avait modifier l'air environnant, révélant au Masaka où le poing irait se perdre et facilitant ainsi l'esquive. En évitant le coup il comptait posait un parchemin explosif dans le creux au dessus de la hanche dans lequel une explosion pourrait aisément s'infiltrer jusqu'au cœur du clone et le détruire sans difficultés. C'est ce qu'il comptait faire, c'est ce qu'il tenta de faire, c'est ce qu'il ne put faire. En effet, au moment où il se baissa une douleur l'irradia des pieds à la tête, tellement forte qu'il crut qu'il était transperçait de part en part. Il ne l'avait pas prévu mais la douleur dans ses côtes avaient été décuplé ou plutôt le fait que son sens du toucher soit démultiplié avait transformé la douleur latente de ses côtes cassées en une autre suffisamment forte pour qu'elle ne soit plus atténuée par l'adrénaline. C'est aussi à cause de cela que lorsque le poing de pierre lui frappa le menton il crut que son visage avait été arraché. Il se traita intérieurement d'idiot pour avoir oublié que sentir l'air sur sa peau et sentir la lame qui nous embroche étaient lié au même mécanisme et qu'intensifier les sensations sur l'un les intensifiait sur l'autre.
Cependant, il n'avait pas le temps de se plaindre et serra les dents en espérant que la douleur passe. Il devait limiter les chocs sur ses côtes, se baisser pour poser un parchemin devenait donc utopique, heureusement qu'il connaissait d'autres moyens de provoquer une explosion. Chihousou sauta en arrière pour prendre ses distances, ses côtes lui rappelant au passage que sauter n'était pas une bonne idée, et commença à composer de nouveaux signes tout en concentrant son chakra. Il n'aimait pas la technique, trop gourmande en chakra, mais il se devait d'avouer que les solutions qui s'offraient à lui n'étaient pas légion et quelques instants après qu'il eut finit ses sceaux les bulles de chakra caractéristiques de l'Hymen no chakra apparurent. Il était désormais entouré de nombreuses petites bulles bleues, une douzaine au total de la taille de balles de ping-pong, condensées de chakra pur qu'il pouvait commander comme bon lui semblait. Deux d'entre elles se rencontrèrent près de la faille au dessus de la hanche qu'avait remarqué le jeune homme sur le clone doton. L'explosion qui suivit le réduit en miettes. Le combat n'avait duré que quelques secondes, il ne devait pas mettre plus de temps pour chaque clone ou pour les retrouver, dans quelques minutes son corps ne serait plus qu'une poupée incapable de bouger ou de ressentir quoi que ce soit et ce pour plusieurs minutes.

Il n'entendit pas le rugissement de Kae mais le vit grâce à l'air qui l'entourait, une sensation bizarre, et put suivre sa trace pour retrouver son félin préféré. L'un des clones de pierre le rencontra en chemin, rencontrant du même coup deux bulles de chakra qui explosèrent sous son aisselle gauche. Poussière il était, poussière il redevint. L'araséen était grisé par les sensations qu'il ressentait, bien sûr ses côtes lui faisaient un mal de chien et il avait l'impression que sa mâchoire allait tomber mais voir comme il voyait actuellement était incroyable. Il aurait put esquiver une flèche lancée dans son dos, il en avait la certitude. Cette technique de reconnaissance offrait au corps à corps des possibilités qu'il n'aurait osé imaginer et qui en compensaient largement les défauts. Mais il n'avait pas le temps de penser à cela car s'il n'avait pas rejoint son invocation, son adversaire, le vrai, lui bloquait le passage ce qui signifiait que Kaerizaki était aux prises avec l'un des clones. D'après l'air qui sortait de la bouche de Yuma celui-ci devait parler mais Chihousou n'entendait rien, un sentiment étrange que de savoir que quelqu'un parle s'en pouvoir en faire l'expérience concrète, étrange mais pratique.

Effectivement, il n'était pas distrait par les paroles de son opposant et pouvait remarquer le léger mouvement qui animait sa main droite et put esquiver sans problème le kunai qui en partit. Il s'offrit même le luxe de riposter par une bulle de chakra qui faillit frapper le mafioso de plein fouet. Le véritable affrontement pouvait commencer. Sans surprise celui-ci se fit au corps à corps et si le Masaka parvenait sans grand soucis à éviter tous les coups qui lui parvenait, il ne pouvait riposter à cause de la douleur qui lui vrillait le flanc. Il fut même obliger de parer quelques coups de ci de là pour ne pas être submergé. Puis, peu à peu, ses sens lui revinrent, il put de nouveau entendre, sentir et voir, il ressentit même un regain d'énergie alors que son genjutsu se déroulait. Pour son adversaire rien ne devait avoir changé et rien ne changea, Chihousou parvenait toujours à esquiver mais pas à contre-attaquer, l'illusion se devait d'être parfaite pour fonctionner, c'est ainsi qu'il ne vit pas venir le second Chihousou dans son dos et que celui-ci put lui planter sans difficultés le kunai dans le genou droit, puis le gauche avant de s'attaquer aux autres articulations pour immobiliser totalement le géant. Géant désormais à sa merci. Le genjutsu avait été parfait, Yuma ne pouvait savoir qu'en réalité il était incapable de créer le moindre clone consistant ou même que ce monde n'était pas le vrai. Il n'avait plus qu'à bidouiller légèrement son cerveau pour lui faire croire que ses articulations étaient réellement hors d'usage puis agrémenter de quelques illusions non-mentales pour faire croire à l'hémorragie, saupoudrer de quelques douleurs par-ci par-là et le tour serait joué, il n'aurait alors plus qu'à lui infliger réellement ces blessures, l'immobiliser, aider Kae a détruire le dernier clone, sombrer dans l'inconscience, revenir à soi, interroger le grand steak, le torturer un peu et finalement le tuer. L'après-midi promettait d'être chargé. L'apparition d'autres clones de pierres lui confirma cette impression et le fait qu'il pouvait toujours voir, sentir et entendre lui démontra que son adversaire, en plus d'avoir réussi à contrer son genjutsu, avait aussi réussi à y intégrer une nouvelle illusion et il était désagréablement surpris de tomber sur l'un des rare shinobi à s'intéresser encore sérieusement aux genjutsus.

Cette voie n'était donc assurément pas la bonne et il décida de mettre fin au genjutsu, il retrouva sa perception tronquée ainsi qu'un adversaire légèrement déstabilisé d'avoir été si facilement percé à jour, enfin une bonne chose, après tout son contre-gen était quasi parfait et seul le fait que le grand blond se soit privé de ses sens dans la réalité lui avait permit de voir que son genjutsu avait été contré. La réalité d'ailleurs n'était pas très joli à voir, les deux belligérants étaient exténués par leurs prouesses et l'un comme l'autre présentaient des blessures plus ou moins sérieuses mais qui auraient sans aucun doute nécessitées l'examen d'un médecin. C'est pour cela que Chihousou se félicita d'avoir gardé active ses bulles de chakra, désormais au nombre de sept, la dépense de chakra qui s'en suivait était importante mais au moins il se retrouvait avec une arme prête à l'emploi alors qu'il venait tout juste de sortir d'un genjutsu exténuant. Les sept bulles se mirent donc à tournoyer autour d'un Yuma qui ne semblait pas réellement inquiet par ces rigolotes bulles bleutées. Ce n'est que lorsque l'une d'entre elle entra en contact avec sa main, y coupant quelques muscles et ligaments, qu'il se rendit compte du danger qu'elles représentaient. Devant cette menace, le mafioso utilisa ses dernière forces pour se créer une nouvelle armure doton mais le manque de chakra fit qu'elle était imparfaite, imperfection que Chihousou ne pouvait rater et alors que deux bulles allaient se rencontrer à l'endroit parfait pour que le souffle de l'explosion pénètre l'armure et réduise en bouillie son occupant, un changement dans l'air à sa droite le prévint d'un danger imminent. Une roche de la taille de son bras passa à toute allure là où il se trouvait un instant plus tôt, lancée par un clone de pierres, apparemment Kae avait perdu mais plus important un mouvement en face de lui l'avertit que son autre adversaire ne comptait pas rester simplement sur la défensive et le pied de Yuma lui écrasa l'avant-bras contre l'arbre qui se trouvait dans son dos. Ses limites physiques venaient d'être démontrée et malgré sa perception sur-humaine il n'avait put faire face à l'arrivée d'un nouvel opposant. Pire que ça, la douleur transperça son cerveau comme si on lui avait arraché le bras au niveau du coude, cette même douleur qui menaçait de lui faire vomir ses tripes et qu'il devait endiguer s'il ne souhaitait pas mourir dans un futur extrêmement proche.

Serrer les dents et continuer. Une approche du combat chiffonnière et simpliste. Il allait finir par croire qu'il ne valait pas mieux que tous les shinobis idiots se baladant en habits flashy et pensant que la volonté permet de tout accomplir. Il fallait espérer que ce soit son premier et dernier combat mené ainsi, mieux valait mourir que vivre comme les milliers d'autres shinobis survivant à l'arrache grâce à la chance et les plans foireux. Ne pas penser à ça, il devait arrêter de penser à des trucs stupides. Survivre. La priorité absolue. Oublier la douleur, même un instant...
Au prix d'un violent effort, au cours duquel il crut perdre un rein, Chihousou parvint à faire de nouveau attention au monde qui l'entourait, ce qui lui permit d'éviter le nouveau coup de pied de Yuma. Apparemment son armure doton l'empêchait d'utiliser d'autres jutsus, un bon point même si sa réserve de chakra ne devait pas être suffisante pour lui permettre de faire quoi que ce soit d'autre que maintenir l'armure en question. De son côté, l'ancien gensouard ne pouvait se vanter d'une réserve plus importante de chakra, tout juste de quoi faire voler quelques oiseaux et déclencher quelques parchemins explosifs, peut-être se rendre invisible. Il aurait bien utilisé une illusion non mentale mais sans la vue, l'ouie et l'odorat, il lui était difficile de créer quoique ce soit qui pourrait sembler réel à un autre que lui. Il devait arrêter d'imaginer et se lancer dans l'instant, repérer la faille du clone et le détruire. Avancer par étape sans penser au peu de temps qu'il devait lui rester avant qu'il ne sombre dans l'inconscience. Au niveau du cou, lancer deux bulles, les faire se rencontrer. Explosion. Destruction. Un contre un, nouvelle donne.
C'est alors qu'un rugissement fendit l'air, littéralement pour les ''yeux'' de Chihousou. Kae apparut alors et sauta sur le dos du géant. Une ouverture. Le timing se devrait d'être bon. Les cinq bulles de chakra restantes s'élancèrent ensemble vers son opposant et le félin, deux plus en avant des autres. D'abord, détruire une partie de l'armure, ensuite trois sphères bourrées de chakra devraient suffire pour en finir, tant pis pour l'interrogatoire. Juste avant que les deux premières bulles n'explosent, le Masaka parvint à révoquer le félin, à moins que ce ne soit un coup donné par Yuma, il n'était pas suffisamment clair pour en être sûr. L'armure devait être plus résistante que les clones, peut être renforcée par du chakra, étant donné qu'elle ne fut pas entièrement détruite mais que seulement une partie fut séparée du reste, au niveau de l'abdomen, ouverture suffisante pour l'Hymen no chakra. Trois bulles contre un homme. Le temps contre un autre...

Chihousou Masaka, jounin d'Arasu et déserteur de rang B, sombra dans l'inconscience avant de voir le résultat de cet affrontement.
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Re: Arasu Gakure [RP]

Message par Chihousou le 29/9/2010, 13:53

Les ténèbres. Des ténèbres tout autour de lui et uniquement des ténèbres. Aucune lumière n'atteignait les yeux de Chihousou. Depuis combien de temps était-il prisonnier de ces ténèbres? Etaient-elles, comme il l'espérait, les conséquences de son jutsu héréditaire? Ou bien, et là ça aurait été mauvaise ambiance, était-il mort et c'était là l'enfer qui l'attendait?

Oui, bizarrement, le jeune homme n'avait aucun doute sur le fait que, si la vie après la mort existait, alors il avait toutes les chances du monde de se retrouver en enfer.

Son réveil qui, en plus de confirmer le fait qu'il était encore en vie, fut plutôt douloureux car, et c'est pas des conneries, les blessures ne guérissent pas en quelques minutes d'inconsciences. Ainsi, sa mâchoire et ses côtes le faisait souffrir le martyre et, couché sur le flanc, le sol lui paraissait tout à coup bien trop dur. Mais là n'était pas la priorité. Il devait ouvrir les yeux, si Yuma était encore en vie alors il représentait encore une menace et il devait, de toute urgence, se préparer à une éventuelle suite à leur affrontement.
Lorsqu'il parvient à ouvrir les paupières, le soleil lui brûla la rétine et il put le voir. Affalé contre le tronc d'un chêne aux dimensions impressionnantes, l'homme qu'il désirait voir mourir était dans un état encore plus pitoyable que lui-même, du sang séchait tapissait, littéralement, son torse et il s'en échappait encore de sa bouche entrouverte. Le Masaka pouvait même voir son regard vitreux, apparemment le jeune jounin avait réussi car, dans quelques minutes, la vie de Yuma s'éteindrait. Chihousou n'avait donc que quelques minutes pour le faire parler, s'il en était encore capable.

_Qui est-tu? Pourquoi m'as-tu attaqué?

Même si sa voix était faible et sifflante, le fait qu'il pose la question prouvait au moins qu'il pouvait encore parler. C'était déjà ça...

_Tu ne m'as toujours pas reconnu? Nous nous sommes pourtant déjà rencontré, il y a environ deux ans, sur les flancs du Mont Fuji.

Si la voix de son ennemi était faible, celle de Chihousou ne valait guère mieux.

_Tu parles sans doute de la fois où l'on devait capturer Ryobe. C'est vrai qu'un gamin est arrivé avant qu'on s'en aille. Je pensais qu'Hitogoroshi t'avait tué avant de disparaître pour je ne sais quelle raison.
_A vrai dire, il est sans doute mort, désolé.
_Pas de problèmes. Alors, c'est seulement par vengeance que tu souhaites me tuer?
_Non, ta mort est l'objectif secondaire. Tout d'abord, je voulais te tirer les vers du nez.
_Haha...putain, ça fait mal de rire. Alors blondinet, comment tu comptais me faire parler?
_Je suis plutôt doué pour la torture...


Couché sur le sol, à moins de deux mètres de son ennemi, c'est bizarre mais c'est là et uniquement avec cette personne qu'il se sentait humain. Humain et proche d'un autre être humain. Il ne connaissait pas la citation exact mais un shinobi célèbre(contradictoire?) a dit un jour que personne n'est plus proche de soi que l'homme avec qui l'on se bat, qu'il soit à nos côtés ou en face.

_Tu devrais te dépêcher de poser tes questions avant que je clamse, non?
_Ne t'inquiètes pas, tu as encore quelques minutes.
_Pas selon lui
, dit Yuma en montrant quelque chose en face lui d'un mouvement de tête.

Si l'ancien gensouard avait du mal à parler jusqu'à maintenant, sa voix fut totalement coupée. Les yeux. Ces yeux. Ceux qui parfois envahissait son inconscient et ses cauchemars. Ces yeux qui avaient marqué ses souvenirs au fer rouge. Les seuls yeux au monde capable de lui faire peur. Tuya, le leader du groupe qui avait capturé Ryobe, le shinobi médecin, et fait tant de mal à Maiya. Il n'avait jamais oublié ses orbites enfoncées, son nez trop allongé et cette allure générale lui donnant l'air d'une fouine. Habituellement, ceux associé à cet animal donne l'impression de personnes faibles mais rusées, manipulatrices et innommables mais pas lui. Non. Cet homme dégageait autre chose, une aura indescriptible qui inspirait la terreur.


_Tu te rappelles aussi de lui je suppose. Il ne me laissera te dire que les informations qu'il considérera comme acceptables de te transmettre alors, un conseil, choisi bien tes questions. Enfin bon, j'dis que ce que j'pense, après tout je suis seulement le mec qui va crever.
_Hum. Si tu l'dis. Qu'est-ce que tu peux me dire sur Ryobe Mizumachi?
_Tu rentres directement dans le vif du sujet. Qu'est-ce que je peux bien te dire...pour faire simple, ce cher Ryobe, en plus d'être un excellent médecin, ce que tu savais surement, était en lien avec la mafia de Chikara.
_Ca, je le sais déjà.
_D'accord. J'en sais pas énormément sur lui mais je sais une chose, ce mec était surtout connu pour tout ce qui touchait aux poisons mais pas seulement.
_Comment ça?
_Avant de déserter et de s'enfuir de Chikara, le petit médecin s'était mis à étudier autre chose que les poisons: la génétique et la mécanique du cerveau. Mais ce n'est pas le plus intéressant. En tant que médecin bossant à l'hôpital, toutes ses recherches devaient être connus du village mais Chikara n'a jamais entendu parler de ces recherches. Va savoir pourquoi.
_C'est pour cela que vous avez eu pour mission de le capturer?
_Aucune idée.


La génétique et la mécanique du cerveau. Chihousou ne voyait pas pourquoi on aurait capturer un homme pour ça. Même s'il avait été exceptionnellement doué, Ryobe n'avait pas pratiqué la médecine depuis des années et même si ses travaux n'avaient pas étés achevé, trouver un autre médecin pour les finir n'aurait pas dut être difficile. De plus, Yuma était encore en vie, ce qui pouvait tendre à prouver que cette information n'avait aucune importance, ou trop peu. Une autre raison pouvait justifier sa capture par la mafia. Le jeune homme n'en savait rien et, au final, n'en avait pas vraiment quelque chose à foutre, après tout la seule chose qui l'intéressait était de le retrouver, ainsi que ses ravisseurs, pour le mettre six pieds sous terre, tout comme les ravisseurs. Ce qui entrainait la question suivante.

_Qui?
_La mafia chikaratte n'était qu'une intermédiaire et, pour être honnête, je n'ai jamais vraiment cherché à savoir qui c'était exactement, même si plusieurs groupes sont susceptibles de l'avoir demandé.
_Lesquels?
_Chikara Yuusei(Supériorité Chikaratte), Hattatsu no Shinobi(Evolution des shinobis) et Natsukashimu(Nostalgie) ont ma priorité. Ils sont tous soupçonnés de travailler sur les modifications génétiques, sans compter qu'un médecin spécialiste des poisons est toujours utile à des groupuscules comme ceux-là. Je pourrais t'en dire plus mais maintenant que t'as les noms, tu devrais pas avoir de problèmes pour trouver d'autres infos sur ceux-là.
_Merci, j'ai ce que je voulais savoir mais avec lui dans le paysage
, dit Chihousou en pointant Tuya du doigt, je me pose une nouvelle question. Deux en fait. Pourquoi il me laisse entendre tout ça et qui te surveilles?
_La seconde est facile et je comprends même pas que tu me la pose, ceux qui m'ont engagé il y a deux ans pour ce boulot sont ceux qui vont me tuer aujourd'hui car, contrairement à mon ami, j'ai refusé de continuer à bosser pour eux...aussi parce qu'ils me l'ont pas proposé...
_D'accord, donc pour être sûr que tu dises pas tout ce que tu sais, ils t'ont collé une baby-sitter qui te connaissait en la présence de ton pote. Et la raison pour laquelle il me laisse entendre tout ça, c'est?
_Je ne sais pas qui tu es mais il n'y a que deux raisons pour qu'ils te laissent en vie. Soit tu connais quelqu'un de haut placé dans la hiérarchie du groupe qui contrôle tout ça, soit...
_Soit?
_Et bien ça dépend. Tu t'appelles comment déjà?
_Chihousou, Chihousou Masaka.
Hahahaha...je viens de comprendre qui est à l'origine de tout ça. Tu es donc lié à ce groupe de deux manières et la clé se nomme Shi...

TCHAK!

La flèche se planta dans l'écorce du chêne contre lequel était appuyé Yuma, l'épinglant au passage comme un papillon dans la collection d'un lépidoptériste. Fin rapide. Certains ninjas auraient put considérer cette mort comme honteuse, les samouraïs l'auraient surement qualifier de déshonorante. Chihousou aimerait plus que tout mourir ainsi, en un instant, sans un bruit, sans un geste, un moment qui en suit un autre puis, plus rien. Au moins, si celui qui était désormais éplinglé à un arbre disait vrai, alors il vivrait encore quelques minutes, le temps nécessaire à ce que son hémorragie interne le fasse passer de vie à trépas. Quelques minutes de souffrances avant de clamser, l'éclate à l'état pur.
C'est ce qui allait se passer, ce qui devait se passer. Ce qui aurait dut arriver. Ce qui ne se réalisa pas.
Alors qu'il s'attendait à n'avoir plus que quelques instants à vivre, Tuya s'approcha de lui et le regarda attentivement avant de s'intéresser à l'homme qu'il venait de tuer et d'héler une autre personne.


_Prajna-sama, il aurait besoin de vous. Je suis pas médecin mais je crois qu'il risque de claquer le gamin.
_Les Yuukaniens sont bien trop fragiles, pauvre chou...


Prajna...ce nom lui disait quelque chose, il l'avait déjà entendu quelque part mais ne saurait dire où. De toute façon, il était bien trop amoché pour réfléchir correctement. Il comprit seulement qu'on allait s'occuper de lui. Malheureusement l'allure déguindé et totalement à l'ouest de Prajna, une femme d'environ quarante ans aux cheveux d'un blond platine et aux yeux tellement injectés de sang que même un aveugle pourrait constater qu'elle était totalement stone. Son sourire en coin et son regard vitreux n'arrangeait rien. Quelques gestes de sa part plus tard et Chihousou sombrait de nouveau dans l'inconscience.

La première chose qu'il vit à son réveil, à part que ses douleurs s'étaient quelques peu estompées, fut le visage, beaucoup trop près, de Sabuto. Le vieil homme semblait l'observer comme un sujet d'expérience sous un microscope, position peu confortable.


_Je peux vous aider? Lui demanda le jounin avec une voix bien moins assuré qu'il ne l'aurait souhaité.
_Tu pourrais commencer par fermer ta gueule et penser à comment tu vas me rembourser tout ce que tu me dois déjà.
_C'est vous qui m'avez amené ici?
_Si je t'avais pas vu avant-hier j'aurais pu oublier à quel point t'aimais poser des questions. Et non, c'est pas moi qui t'ai amené et je ne sais absolument pas comment t'es arrivé ici mais t'avais déjà été partiellement soigné. Enfin, suffisamment pour ne pas crever dans l'instant. J'espère au moins que t'as eu ce que tu voulais.
_...si on veut...


La discussion s'arrêta là pour le moment, aucun des deux hommes n'avait envie de parler, le fuinjutsuka inspecter le corps de Chihousou en y apposant quelques sceaux de soin temporaires, juste suffisants pour booster son système immunitaire, des sceaux coûteux, le jeune homme devait vraiment réfléchir à comment il allait rembourser Sabuto. Combien de missions allait-il devoir exécuté avant d'avoir pu rembourser sa dette? De nombreuses autres questions traversaient son esprit mais aucune réponses...mais au moins il savait où cherchait.
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