Gensou, village caché de la cascade [RP]

Page 11 sur 14 Précédent  1 ... 7 ... 10, 11, 12, 13, 14  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Lelouv le 8/9/2009, 17:42

Je continuai de parler ainsi avec elle durant une bonne demi-heure : on riait de bon cœur, et ce moment de détente me faisait le plus grand bien. Une blague à priori anodine de ma part déclencha alors chez elle un énorme fou rire.
Soudain, alors qu'elle riait, son soutien-gorge (sans doute attaché à la va vite à l'arrière) se dégrafa et tomba à terre.


Aussitôt, mon fou rire à moi s'arrêta, et je devins rouge pivoine, tandis qu'elle continuait à rire de bon coeur : elle n'avait pas remarqué le problème, dans son agitation.
Je savais Emiko d'une grande beauté : elle était parfaitement proportionnée, avec un visage d'ange, de magnifiques cheveux, et un corps superbe. Mais là, c'était différent : seins nus, sa beauté prenait une autre dimension, un tout autre sens !
Je la regardais maintenant très attentivement, toujours très rouge, et sentais tout mon sang descendre plutôt bas dans mon corps... Si la situation restait comme elle était, ça allait poser problème !


- "Aaah... Ca fait du bien de rire. D'ailleurs t'en es devenu tout rouge !" (Emiko, changeant de position pour s'allonger un peu, appuyée contre moi)


- "Euuh... Bah, en fait... C'est pas le rire je crois... T'as pas... un peu froid ?" (Lelouv, sentant qu'il a quand à lui un peu chaud)


- "Non, ça va... Il fait bon. J'ai envie de me détendre un peu. Ca te dérange pas que je m'allonge, ce serait pas la première fois que je m'endors contre toi." (Emiko, baillant et changeant encore de position, sa tête reposant cette fois sur mon entre-jambes)


- "Ah nan-nan, pas cette fois, enfin pas comme ça, ça va pas aller, là ! Enfin si, mais non, il faut pas que tu t'allonges, là.... Je veux dire, t'es sûr que t'as pas froid ?" (Lelouv, hyper gêné)



Je dis ça tout en me baissant pour ramasser son sous-vêtement, tandis qu'elle semblait ne pas comprendre mon attitude de refus. Je me relevai en lui tendant son vêtement, sans pouvoir m'empêcher de regarder sa poitrine une dernière fois. Elle le prit, et devint alors toute blanche, puis toute rouge à son tour, mis ses mains sur ses seins et baissa la tête : ça y est, elle s'en rendait compte !
Il était tant qu'elle se rhabille, sinon quoi mon pantalon allait exploser... Mais à ma plus grande surprise, elle retira ses mains et se détendit à nouveau dans le canapé ! Elle était toujours un peu rouge et gênée, mais semblait prendre sur elle :


- "Merci... bah... de toutes façons, tu as tout vu... autant rester comme ça... Enfin sauf si ça te dérange vraiment de me voir à moitié nue... ?" (Emiko, lançant cette fois son soutif sur la table)


J'ouvris de grands yeux et sentis tour à tour des milliers d'émotions m'envahir. Ne sachant plus comment réagir et étant à présent certain qu'elle ne pouvait plus ignorer ce qui se passait dans mon pantalon (la bosse était très explicite), je me contentai de répondre :


- "Non... C'est loin de me déranger... très loin... enfin je veux dire, c'est pas si important ! Enfin tu es très belle, alors c'est plaisant tu vois. Enfin pas plaisant, mais si, mais tu vois ce que je veux dire... Après tout on est amis, y'a pas de gêne ! Quoiqu'un peu, mais au fond non, on sait ou on en est. Enfin moi je sais. 'Fin à peu près." (Lelouv, se rendant compte qu'il dit n'importe quoi et regarde toujours la même chose)


- "Euuuuh... Ouais ? Si tu le dis !" (Emiko, qui éclate à nouveau de rire, secouant ainsi sa poitrine dans tous les sens)


- "....... Oui... ça me parait clair, comme ça... Héhéhé !" (Lelouv, mort de honte de ne plus contrôler ni ses yeux, ni son bas-ventre)





On sonna quelques secondes plus tard à la porte, et Emiko me demanda d'aller ouvrir. Je m'exécutai donc, et en ouvrant je vis ma mère, sourire aux lèvres, qui jeta un oeil par dessus mon épaule. Son sourire devint alors une grimace de joie, et elle me regarda de nouveau. Je savais bien ce qui la rendait si heureuse : elle avait du apprendre ma promotion, et ne me trouvant nul part, elle était logiquement venue voir si j'étais chez Emiko.
Seulement, en rentrant, elle n'avait pas vu 2 adolescents discutant tranquillement, ou bien s'entraînant au judo ou à l'aïkido (comme c'était le cas d'habitude), elle avait vu 2 ados tous rouges se relevant d'un canapé, elle avait vu Emiko en train de remettre son soutien-gorge, un peu essoufflée par ce qu'on avait fait… En réalité, la cause en était son dernier fou rire, mais ça, ma mère l'ignorait.


- "Bonjour madame Jumady !" (Emiko, brisant le silence en s'habillant, visiblement gênée)


- "Salut, m'man... Tu devrais pas être déjà là, t'es le Commandant des Brigade d'Intervention Rapide, quand même... Je pensais qu'on se verrait que ce soir." (Lelouv, sentant que ce n'est décidément pas son jour)


- "Ah oui, oui, pardon, je tombe pas au bon moment, hein. Bon je vous laisse alors, je t'attends à l'appartement ! Mais prend ton temps, surtout, amusez vous bien !" (Lili Jumady, ma mère)



Elle ferma la porte, et s'en suivi un long regard gêné entre Emiko et moi, dans le silence. Puis nous éclatâmes de rire ensemble. Emiko s'était un peu habillée, et je commençais enfin à me détendre de nouveau.



Je retrouvais mes idées claires : je ne devais en aucun cas me focaliser sur le fait qu'Emiko soit si attirante. Ma relation avec elle était importante pour moi, et je savais que si nous devenions plus que des amis, cela ne durerait qu'un jour ou 2 avant qu'elle ne se lasse, et que nos liens ne soient anéantis à jamais. En effet, depuis maintenant presque 2 mois, j'avais vu Emiko sortir avec une bonne dizaine de ninjas du village : sa libido s'était peut-être soudainement éveillée, je n'en savais trop rien, mais toujours était-il qu'elle semblait avoir le feu aux fesses.
Cependant, malgré ma totale inexpérience auprès des filles (et de ce fait, ma grande envie de combler ce manque au plus vite...), je n'avais aucune envie d'échanger notre amitié sincère et de longue date contre une conquête sexuelle de 2-3 jours. Le jeu n'en valait clairement pas la chandelle pour moi.


- "Bon, tu veux rester un peu ? On pourrait faire un peu de Judo et d'Aïkido, pour voir si tu as bien progressé. Ca fait un bout de temps qu'on s'est pas entraîné ensemble..." (Emiko)


- "Non merci, désolé, mais pas aujourd'hui. Je crois pas que ce serait très constructif, là... On fera ça demain soir ! Il faut que j'aille voir ma mère, de toutes façons." (Lelouv, sachant pertinemment qu'il lui serait impossible de se concentrer sur le combat en l'ayant vu à moitié nue, 5 minutes plus tôt)


- "Ok, bah alors à plus tard..." (Emiko)







Nous nous fîmes la bise, puis je sortais en fermant la porte derrière moi. A mon grand étonnement, je me retrouvai nez à nez avec un autre ninja, tout aussi surpris que moi, qui semblait se diriger vers l'appart' de mon amie. Il avait dans les 17-18 ans, et tenait dans sa main droite un bouquet de fleur. Je compris qu'il s'agissait du gars qu'elle attendait, Sasuke. Cela me confortait dans mon choix, mais en même temps, je me demandais si je n'aurais pas dû accepter la séance d'entraînement... et si quelqu'un en saurait jamais quelque chose si je menaçais ce type de lui mettre son gros bouquet là ou je pense... Mais je chassai rapidement cette idée de mon esprit, lui fit un imperceptible geste de la tête, et rentrai chez moi.
Je poussai alors un grand soupire, mais je savais également que ça n'était pas fini : il me fallait maintenant subir les grands projets que ma mère avait pour moi.


- "Salut mon chéri ! Alors... Tu t'es bien amusé aujourd'hui, hein ! Je suis bien contente pour Emiko et toi... Je le sentais depuis déjà un moment, je te l'avais dit ! Vous faites un très beau couple, et puis vous êtes tellement proches." (ma mère, excitée comme une puce)


- "Je sais que t'aimerais bien, maman, mais je te l'ai déjà dit ! Il y a rien, entre nous !" (Lelouv, tentant de faire passer la pillule)


- "Oui, bien sûr... d'ailleurs j'ai bien vu qu'il y a de moins en moins de vêtements, entre vous !" (ma mère, pensant que je la prend pour une idiote)


- "Maman, elle attendait son dernier petit ami en date, il vient de rentrer chez elle, là. Du coup elle m'a ouvert en sous-vêtements, tout-à-l'heure... Et puis son soutien-gorge est tombé, et ensuite tu es arrivée... Bref, il s'est rien passé ! (Lelouv, qui tente de résumer)


- "Tombé ? C'est pour ça qu'elle a dû aller jusqu'à la table pour le chercher, sans doute... On dirait plutôt qu'elle l'a lancé, quand même ! Enfin, après tout c'est ton droit, si tu veux garder tout ça pour toi, tu peux. Mais saches quand même qu'il n'y a aucune honte à ça, on est des Ninjas, mais on n’en reste pas moins humains..." (ma mère, résignée)


- "Tout ça, c'est un mal entendu... Bref, de toutes manières tu ne me croiras pas, hein ?" (Lelouv)


- "A vrai dire, non... Mais passons, je n'étais pas venue pour ça, à la base. Félicitation, mon fils ! Te voilà promu, alors ! Quelle surprise ! Je sais que ça ne t'enchantes pas, mais vois le bon côté des choses : ça t'as permis de fêter ça avec Emiko !" (ma mère, toute contente)


- "Pour la surprise, tu me feras pas croire que t'es pas allée voir ton frère pour qu'il remette ça sur le tapis... Et on a rien fêté du tout !" (Lelouv)


- "N'empêche que tu lui as fait sa fête, alors, mon salaud !" (Akira, qui venait de rentrer par le balcon sans que je ne m'en aperçoive)


- "Ah nan, ça va pas recommencer !!! On a rien fait du tout !" (Lelouv, au désespoir)


- "J'ai une idée : toi, tu crois ce que tu veux pour l'arrangement de ton oncle et moi sur ta promotion, et nous, on crois ce qu'on veut pour toi et ta petite amie !" (ma mère)


- "Si vous vous contentiez que de croire..." (Lelouv)


- "Croire quoi ? Il s'est passé quelque chose avec Emiko ? Un premier baiser, cousin ? Comme c'est mignooooon..." (Akira, qui commence déjà à rire)


- "Un premier baiser ? T'es loin de la vérité, là ! Il s'est rien..." (Lelouv, coupé par sa mère)


- "Oh oui, bien loin ! Quand il m'a ouvert la porte de chez elle, elle était essoufflée, en petite culotte, et elle remettait son soutien-gorge... Ils étaient tous rouges, et de derrière la porte je les entendais faire du bruit et rire dans le canapé. Il est pas en retard mon fils, hein ?" (ma mère, sûre de ses observations)


- "La vaaaaaaaache ! A 14 ans seulement, tu viens d'avoir ta première expérience sexuelle, et avec une fille de 16 ans, la plus jolie du clan, s’il vous plait ! T'es trop fort, Lelouv !!!" (Akira, presque en gueulant)


- "Sérieux ?! BRAVO LELOUV !!!" (Danzo, un collègue d'Akira passant sous le balcon, devant l'immeuble)


- "Ouais, BRAVO PETIT !" (le voisin d'à côté, collègue de ma mère, depuis son propre balcon)


- "Oups... J'aurais peut-être pas dû laisser la porte du balcon grande ouverte..." (Akira)


- "C'est un cauchemar... Tout le clan... Nan, tout le village, va croire la même connerie... Et pour quoi elle va passer, Emiko, dans cette histoire ? Elle a déjà assez de mecs à ses basques comme ça..." (Lelouv, commençant à avoir la tête qui tourne)


- "Il est gentil... T'as vu ? Il s'inquiète surtout pour sa réputation à elle !" (Akira, à ma mère)


- "Oui... Ca doit vraiment être une super journée pour toi, mon fils ! Tu as fait une bonne pêche, t'es promu, tu sors enfin avec ton amie d'enfance, tu as couché avec elle pour la première fois, et en plus tout le clan connait tes exploits !" (ma mère, sincère)


- "Ca ne présage que du bon pour ton avenir, non ? Toi qui me disais sentir que ta vie allait prendre un coup de fouet, c'était bien vu ! C'est pas si mal, tu vois ?" (Akira)






Pour ma part, je me contentai pour toute réponse de me substituer à une chaise, pour m'enfuir dans ma chambre, ou je m'écroulai sur le lit. J’entendais encore Akira et ma mère rigoler dans l’autre pièce, se réjouissant pour moi d’un évènement qui n’avait en fait jamais eu lieu…
Ma tête tournait, et cette journée qui avait si bien commencé s'était dégradée à une allure impressionnante. Finalement, c'était une catastrophe : je devenais un "véritable membre" du clan, avec toutes les responsabilités et le travail que cela signifiait ; ma meilleure amie commençait à me plaire dangereusement alors qu'elle devait être, en ce moment même, en train de coucher avec un autre ; et enfin, tous ceux qui me connaissaient dans le village croiraient le lendemain que j'avais couché avec elle. Ce qui ne manquerait pas d'arriver à ses oreilles.


Pour un coup de fouet, c'était un grand coup de fouet...
avatar
Lelouv
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 734
Date d'inscription : 17/12/2008
Age : 28
Localisation : Confidentielle

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Taki le 11/9/2009, 20:40

(Mon père) - Allez Taki, dépêche toi, Satomi t’attend pour ton entrainement.

(Moi) - Mais, je peux m’entrainer tout seul !!


Et c’est parti, comme tout les matins, je cherche mon sabre qui est tout simplement en dessous mon lit, mais ça, c’est à cause de ma mère, à force de ranger ma chambre sans me le dire et sans mon autorisation, je ne retrouve plus mes affaires !

Après au moins trois quarts d’heure à chercher un stupide stade dans une chambre sombre et bien rangée, ainsi que plusieurs crises de nerfs plus tard faites par mon père, il me met dehors à coup pied de au fesse. A force de me prendre ça tout les matins, je vais finir par avoir une fesse plus colorée que l’autre… Bref, comme mon oncle ne m’a pas dit où l’on doit se retrouver, je pers encore une heure et quand je retrouve mon oncle dans la parc, près de plusieurs filles et en train de fumer une clope, je vais pas m’embêter et je vais faire comme lui. Je m’allume unecigarette, prends une ou deux bouffées et je tousse, c’est vrai que je suis pas encore habitué. Je vais donc vers mon oncle et à peine je lui dis bonjour qu’il m’envoi valser et se moquant de moi. Ok, on va utiliser une autre méthode, je chope les filles qui sont avec lui par les cheveux et les trainent plus loin. Je reviens vers mon oncle qui commence à redevenir un peu sérieux, puis j’éteins ma clope, il fait de même.

A travers un parc illuminé d’un doux rayon de soleil matinal, les oiseaux qui chantent et les filles qui crient mort d’homme parce que je les ai décoiffé, nous arrivons un peu à nous concentrer. Il y a quelque chose qui m’étonne, c’est avant chaque cours, il me dit comment tenir un sabre à deux mains, pas de pot pour lui, je le manie avec une seule main, mais je l’écoute patiemment jusqu’au moment et c’est toujours le même, où je n’en peux plus et que je sors mon sabre et me jette sur lui pour le faire taire, sauf comme à chaque fois également, il fait un pas de côté et je me ramasse dans l’herbe ou dans la boue lors des journée pluvieuse d’automne…

(Satomi) - Allez Taki, porte moi un coup rapide au visage !

(Moi) - Bon bon, c’est pour toi, si tu te plantes et que tu te prends ma lame en pleine figure, tu risques d’avoir mal, m’enfin.

Il pare avec son sabre puis part vers ma gauche, il me fait faire souvent ce genre d’exercice, je lui porte un coup, il esquive et essaye de me donner un coup et moi, je dois faire le bon geste comme si c’était une situation réelle. J’analyse le plus vite possible ce que je peux : il me porte un horizontal à hauteur du ventre, et l’arbre le plus près est à au moins quinze mètres, donc plusieurs solutions, soit je saute pour esquiver en portant un coup de pied au visage, soit je pars et je lui lance un kunaï, j’opte pour la première option. J’exécute à merveille mon esquive et tente de donner un coup de pied au visage, sauf que manque de bol, mon pied passe au dessus de sa tête. Nous sommes tout les deux prient par notre élan et nous tombons chacun d’un côté. Nous nous relevons en même temps. Il me fait le commentaire que je suis trop faible en précision car il n’aurait pas pu esquiver à cause de sa force de projection et de la vitesse de mon coup de pied et qu’il fallait que je m’entraine à la précision de mes coups de pieds…

(Satomi) - Allez, exécute ta fameuse technique avec le nom à rallonge.

Je sais pas pourquoi il l’appelle comme ça, ma technique de la vitesse et de la précision… M’enfin, je crois qu’il trouve cette technique assez inutile étant donné que mes coups ne sont pas assez précis, donc à la fin de chaque cours, il me fait m’exercer à celle-ci. Je voudrais créer d’autres techniques mais il me dit sans cesse, que pour créer une nouvelle technique, il faut d’abord maitriser parfaitement la précédente, et comme je sais qu’il est conseiller de suivre ses conseils, il me dit que c’est dans ça que réside la force d’un shinobi. Personnellement, je m’en fiche et je trouve que la force d’un shinobi se trouve dans le nombre et la diversité des techniques, ce qui peut aider à surprendre l’adversaire.


Après avoir pensé tout ça, je lui porte les coups correspondant et comme toujours, il me met un coup de poing sur le nez et me répète que je n’exécute pas ma technique assez rapidement.

(Moi) - Dans ce cas, dis-moi comment faire pour que je sois plus rapide.

(Satomi) - Alala… Je te le répète, tu dois concentrer ton chakra dans tes bras et…

(Moi) – Et moi je te répète que je suis une bille en ninjutsu et que je n’arrive pas contrôler mon chakra !

Juste après que je termine ma phrase, il me tourne le dos, prend un air lassé et me dit avec force et conviction, même si sa voix se fait plus amère et plus fragile :

(Satomi) – Nous avons mis beaucoup d’espoir en toi, particulièrement ton père, il veut croire que se soit toi qui délivrera ce monde…

(Moi) – Et toi, tu sais très bien que je n’ai que faire des prétextes de mon clan ! L’unique raison pour laquelle je reste dans mon clan, c’est ça !

Je découvre mon bras gauche et lui montre la marque.

(Satomi) – Pas uniquement, tu veux aussi le glaive sacré, n’est ce pas ?!

Sur ce, il s’éloigne de moi vers le taillis des ténèbres car, je viens de remarquer qu’il fait presque nuit et que j’ai taekwondo. Pourtant, je ne me presse pas, même si je sais pertinemment que je vais me faire rouspéter par les maitres, de vrai brutes ceux-là… En plus, quand je sors de ce cour, je suis toujours en sueur et complètement crevé, et après je me fais engueuler par mon père parce qu’il dit que je rentre trop tard, je la connais, on me l’a déjà faite…

En plus demain, il veut absolument que je fasse mon entrainement avec lui ainsi qu’une mission où je vais m’ennuyer… Cà aussi, ça me soûl, je sens que je vais glander et perdre mon temps. Mais je suis sûr que je vais bien trouver quelque chose à faire en plus de ces débilités débiles, m’acheter des nouveaux kunaïs et affuter ma lame… Ah oui, j’allais oublier les altères…

Taki
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 52
Date d'inscription : 18/06/2009
Localisation : Où ça des carottes ?!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 12/9/2009, 15:22

L'aube commençait à paraître au delà des parois du village de Gensou. Un léger brouillard bas dissimulait le sol du village: on ne pouvait distinguer le chemin de la rivière qui serpentait à travers le village. Les timides rayons du soleil levant peinaient à percer à travers la fraîcheur qui, malgré de grandes chaleurs en été, était présente tout au long de l'année dans le village de la Cascade. Et c'est à travers ce brouillard bas et cet air frais que les poissonniers partaient à la pêche du matin, tandis que les esprits les plus matinaux s'éveillaient lentement. Et dans ce décor mystérieux, un brin inquiétant par le vide total et le grand silence- hormis le vrombissement constant de la cascade du village, on pouvait voir une jeune fille se promener seule dans le village, un bouquet de fleurs blanches dans les mains, et se diriger vers le cimetière.
Aller dans le cimetière, cela était une habitude de Naoma Tao. Elle ne manquait jamais de déposer des fleurs sur une tombe, choisie au hasard. Et jamais elle ne ratait l'heure de son « rituel »: tous les jours, par tous les temps, à minuit, Naoma se rendait au cimetière de Gensou pour déposer des fleurs blanches sur un défunt. Or, cette fois-ci, la jeune fille en avait décidé autrement: le brouillard bas était comme signe que les esprits s'égaraient, et l'un d'eux avait besoin d'une « lumière » pour retrouver son chemin. Telle est la façon de penser de Naoma. Par ailleurs, cette habitude n'avait pas échappé aux autre enfants de son âge: ainsi, la rumeurs courait comme quoi Naoma Tao se rendait régulièrement au cimetière la nuit, pour invoquer les esprits maléfiques disait-on.
Naoma elle-même eut vent de cette rumeur saugrenue, et ne manqua pas de l'utiliser à son profit:
« Si vous ne désirez pas être tourmentés par les mauvais esprits, fichez-moi la paix ». Ceci est l'une des rares prises de paroles qu'elle prenait en général. Mais, d'un côté, cela n'était pas tout à fait faux... La jeune fille était persuadée, lors de ses visites au cimetière, de voir des ombres, de légères apparitions, ou même des chuchotements presque inaudibles, tels un faible souffle de vent... Ce que cela signifiait, mystère, mais c'est justement ce qui attirait la curiosité de la demoiselle: le mystère...
Tout ce qui ne parvient pas à s'expliquer, Naoma en raffole. C'est sa philosophie, sa raison de raison de vivre. Mais, résoudre les mystères demandent parfois plus que de la simple réflexion: il faut savoir se camoufler, se déguiser... Ainsi, ce n'est uniquement pour résoudre les mystères que Naoma est entrée à l'Académie des Ninja de Gensou... et a su passer son examen final avec brio, accédant ainsi au grade d'aspirant ninja, un « Gennin »...

Le cimetière, dont le sol était dissimulé par une épaisse brume, pouvait paraître un peu inquiétant, même si l'aube approchait... Naoma parcourut les tombes en marchant d'un pas lent, feutré, comme si elle essayait d'éviter de réveiller les morts... Puis, finalement, elle fit son choix: elle trouva une tombe d'aspect minable, la pierre était si usée par endroit qu'elle s'en trouvait creusée. Le lettres gravées ne se voyaient plus parmi l'enchevêtrement de lierre et de mousse qui avait poussé, et par la saleté accumulée au fil des jours, peut être même des années... La jeune fille déposa son bouquet de fleurs au pieds de la tombe, et revint sur ses pas, un léger sourire aux lèvres...
« Merci... Merci.... »
Ces mots avaient été prononcés si bas qu'on aurait croire à un sifflement du vent... Si Naoma n 'aurait pas juré voir, debout sur la pierre tombale, une très faible ombre en train de lui faire un signe de la main signifiant « au revoir », puis disparaître... La jeune fille, une fois revenu chez elle, s'en retourna se coucher, n'étant pas assez habitué pour faire son escapade au cimetière aussi tôt le matin...

« Naoma! Hého, Naoma! »
Naoma ouvrit les yeux lentement. Combien de temps avait-elle dormi depuis son retour? Sûrement pas plus de deux ou trois heures... La jeune fille resta allongée pendant plusieurs minutes, avant qu'un puissant  « NAOMA! » , faisant limite trembler les meubles, ne la fasse se décider à se lever avec lenteur pour aller s'habiller. Yukata gris imprimé de fleurs blanches et bandeau du village... Naoma ne mettait jamais très longtemps pour se laver et se vêtir, ce qui fit qu'elle était prête en un rien de temps, empêchant ainsi de secouer à nouveau la maison d'un rugissement d'impatience. Naoma embrassa sa mère, qui se tenait au bas des escaliers, et alla prendre son petit déjeuner.
- Franchement... Qu'est-ce je dois faire pour que tu te réveilles vraiment? Ca fait des années que ça dure Naoma... Et si tu souriais de temps en temps? Ca te demande tellement d'effort de dire bonjour avec un sourire?
Lhaïna Tao ne cessait de faire ce refrain à chaque lever de sa fille. En effet, aussi loin que l'on pourrait se souvenir, Naoma ne communiquait pas plus avec ses parents qu'une pierre en train de prêter la conversation à un escargot. D'un geste nonchalant, la mère caressa la tête de sa fille avec un sourire aux lèvres.
- Je pense que c'est pour ça que ton père et moi t'aimons plus que tout... J'espère qu'un jour, tu sauras communiquer correctement avec quelqu'un... En attendant, un hochement de tête suffira à dire si quelque chose te convient ou non!
Naoma releva la tête vers sa mère, qui se tenait maintenant face à elle, de l'autre côté de la table, puis la baissa à nouveau, avec la très faible ombre d'un sourire. Malgré le fait qu'elle n'adressait jamais la parole à ses parents, ces derniers comprenaient son choix, ou plutôt s'en étaient résigné, et avaient accepté leur fille comme telle.

La journée s'annonçait aussi lassante que les autres: Naoma devait aider au magasin de fleur familial, c'est à dire arroser les plantes à la serre, leur donner de l'engrais, les tailler, soigner celles infestées d'insectes ou un peu « malades », d'une part, et ranger les pots dans la boutique, d'autre part. Tous les jours, c'était le même refrain, mais bien que cela fût lassant, Naoma y trouvait une occupation pour réfléchir à tout et à rien. Or, cette fois-ci, la journée serait un peu différente... Alors qu'elle était en train de tailler un plant de roses rouges à la taille singulièrement imposante, Maoss, son père, vint la voir.

- Naoma, j'ai une nouvelle pour toi.
La jeune fille suspendit son geste, toujours à genoux pour être niveau des pieds de la plante, et leva les yeux vers son paternel.
- Je viens de recevoir un message, tu es convoquée au Bureau des Missions, au Quartier Général du village! Tu devrais te sentir heureuse, ça va te changer de tes habitudes! Allez dépêche-toi, si tu es en trop en retard, ça va faire mauvaise impression!
Naoma était restée plantée là, son petit sécateur dans une main et ses yeux étrangement perdus dans le vide. Puis elle se releva, posa son outil de travail sur une table, retira son tablier et ses gants recouverts de terre, chaussa ses petites getas et s'en alla aussi vite qu'elle le put. Que lui voulait-on? C'est à ce moment que la jeune fille se « souvint » qu'elle était une Gennin... Et en tant que Gennin, et donc ninja, elle se devait de remplir des missions pour son village.
Naoma mit un certain temps avant de trouver l'endroit où elle était convoquée et finit par trouver le bon bureau, mais ne prit même pas la peine de frapper à la porte et l'ouvrit à la volée. C'est sous les regards médusés de la secrétaire, postée derrière un bureau où s'empilaient des pile de papiers d'une taille impressionnante, celui d'une femme adulte portant le bandeau du village, et de deux garçons, portant également le même bandeau, que Naoma comprit qu'elle avait trouvé la bonne pièce. Elle s'avança, légèrement essoufflée par sa course à travers tout le Q.G, et adresse un léger signe de tête aux personnes présentes. Un silence lourd, pesant, s'installa, et fut brisé par la jeune femme, qui écarta une pile de feuille pour mieux contempler la nouvelle venue. Elle saisit une sorte de fiche parmi une autre pile, et la lut à haute voix:

- Vous êtes bien Tao Naoma?
La Gennin acquiesça.
- Issue du Clan Tao, dont le manoir se situe au bord de la rivière?
Elle acquiesça de nouveau.
- Parfait. Maintenant que tout le monde est présent, je vais faire les présentations. Voici Nidate Kusumi, qui sera votre Sensei. Nous avons aussi Ishiraka Satome, et Damochi Zel, et vous, Tao Naoma. Votre mission est une mission de rang D. Elle consiste à retrouver la totalité de l'élevage de belettes de Monsieur Teto Ayame. L'élevage compte cinq belettes grises des forêts denses, dix belettes rayées des champs, trois belettes Sufra et une belette blanche « très rare »- est-il précisé dans mes notes- originaire des Régions du Nord. Toutes portent un petit collier de tissu noir avec une petite clochette accrochée dessus. Votre Sensei ici présent sera là pour observer ce que vous faites, et nous rendra un compte détaillé de ce vous votre mission, réussie ou échouée. Vous avez jusqu'à demain matin, passé ce délai, Monsieur Teto se verra obligé d'assigner sa requête à une autre équipe. Bonne chance à vous.


Dernière édition par Naoma Tao le 14/1/2010, 12:56, édité 1 fois
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Lelouv le 15/9/2009, 20:07

*Quelle heure il est ?
On dirait que le jour est levé...
Ou peut-être est-ce la lumière de ma chambre ?
Si je n'ouvre pas les yeux, je ne le saurai jamais... Allez, c'est parti !*







*9H-9H30, à priori* pensais-je en regardant par la fenêtre. Ma chambre était très ordonnée, très propre, et peu encombrée. En fait, à part dormir et regarder par la fenêtre, il n'y avait rien à y faire... Et c'était bien dommage, aujourd'hui. Car s'il y a bien une chose dont j'avais envie, c'était de rester là, planqué dans ma piaule. Le problème, c'était qu'au bout d'une demi-heure, j'allais crever d'ennui. Et à vrai dire, je préférais largement sortir affronter l'hostilité du monde extérieur que de m'ennuyer chez moi...
Tout l'appartement était fait sur le même principe que ma chambre : on ne pouvait que dormir, manger, boire, et sortir sur le balcon. En fait, la seule chose qui me retenait à l'appartement quand ma mère n'y était pas, c'était nos 2 teckels. A peine j'ouvris la porte, les 2 fauves me sautèrent dessus pour me faire la fête.
Tout en les caressant, j'écoutai attentivement les sons provenant du reste de l'appartement : le frigo émettait le petit grondement habituel, les chiens jappaient, le robinet gouttait... Rien d'autre : j'étais donc seul.


*Tant mieux ! J'aurais pas Akira et ma mère sur le dos, comme hier soir !*


J'ouvris la porte du balcon pour les chiens, puis pris mon petit déjeuner : toujours le même. Un peu de lait, un fruit et des céréales. Je mangeai à une vitesse assez impressionnante, à vrai dire, ce qui fait que 5 minutes plus tard j'étais déjà sous la douche.
Un quart d'heure après, j'étais fin prêt à partir. Je m'étais seulement habillé, mais n'avais pris aucun équipement ninja : à quoi bon ? J'allai juste promener les chiens en ville, après tout, je ne craignais rien. De plus, je devais aller chercher mon uniforme, et donc les armes et protections qui allaient avec.






Je descendis donc le grand escalier qui menait au rez-de-chaussée du bâtiment Chirakkaku, non sans broyer du noir en passant devant la porte d'Emiko. Tout en marchant, sans vraiment surveiller les chiens (je savais qu'ils ne s'éloigneraient pas trop, n'oublions pas qu'ils étaient admirablement bien dressés), je me plongeai dans mes pensées : l'uniforme allait m'apporter de nouvelles responsabilités, et doublerait ma charge de travail (3 jours de boulot administratif par semaine, auxquels il faudrait ajouter à priori 2 jours de patrouille dans Gensou, et le reste de temps libre / entraînement). En gros, il ne me resterait plus que quelques heures de temps en temps pour pêcher.
Il fallait que je négocie avec mon oncle : les patrouilles, ok, j'allais apprendre au contact de mes sempaïs au sein du clan, même si je souhaitais m'orienter vers un autre service que le PSG ou la BIR (Brigade d'Intervention Rapide), une fois Chuunin. Mais le boulot administratif, non ! Mince, rédiger des rapports, regrouper les informations qu'on nous apporte, et apporter le café aux quelques gradés du PSG présents, c'était vraiment pas la joie ! Puisque mon oncle était le chef du clan, je n'allait pas me gêner pour en profiter encore !

Soudain, j'entendis une voix dans mon dos, le type avait l'air un peu sur les nerfs.




- "Tiens donc, c'est surement toi alors, ce fameux Lelouv ! Le salopard qui a vilement profité d'Emiko hier !!! J'ai appris la nouvelle seulement ce matin, et je peux te dire que je vais te passer l'envie de recommencer !" (???)


- "Hein ?! Au dernières nouvelles on disait que j'avais couché avec, pas que j'avais profité d'elle... Ahhhhh... Mais je te reconnais !!! Euuuh... Sasuke, c'est bien ça ?!" (Lelouv, faisant signe aux chiens de rentrer seuls à la maison)


- "Tu te fous de moi ? Elle m'attendait : moi ! MOI, tu comprends ? Je vois pas comment elle aurait pu, de son plein gré, tout gâcher pour un gamin dans ton genre !" (Sasuke, du haut de ses 17 ans environ)


- "D'accord... Tu t'es pris une crampe et tu cherches un responsable... Si t'étais du clan, j'aurais PEUT-ETRE eu la gentillesse de t'expliquer... Mais puisque t'es juste un gensousard anonyme, tu lâche l'affaire et tu retournes chez ta mère ! Moi en tous cas, c'est ce que je fais." (Lelouv, du haut de son statut de flic)


*Pas question de m'abaisser à lui expliquer la vérité, il a qu'à chercher tout seul, cet abruti...*


Sur ce, je me retournai et évaluai la distance qui me séparait du QG Chirakkaku : environ 2 km. De plus, j'étais passé par un pont, au dessus du fleuve qui coupait Gensou en 2, un peu en aval. Ce Sasuke était plus vieux que moi, peut-être même un Chuunin, et en plus j'étais désarmé. Autour de nous, il n'y avait personne : mais bon dieu, que faisait la police ?!
Si ce mec m'attaquait, j'allais devoir me débrouiller seul... Mon adversaire serait alors avantagé : il était plus grand et plus musclé que moi, et sa grande tenue noire pouvait cacher toutes sortes d'armes. Malgré son visage boutonneux et sa coupe émo, la situation ne prêtait pas vraiment à rire...




La chose ne tarda pas à arriver : un shuriken siffla, passant tout près de mon épaule gauche. Il s'agissait d'un avertissement de sa part, histoire de ne pas m'attaquer dans le dos... très bête selon moi, de la part d'un ninja : tout comme ce combat qu'il voulait mener pour un honneur dont nous n'avions pas à nous encombrer.
Je me retournai brutalement et vis qu'il se jetait sur moi à mains nues, histoire d'être à armes égales. Il sauta et m'asséna un grand coup de pied au visage, que je parai tant bien que mal, avant de plier cette jambe qu'il m'avait tendu, au niveau du genou, pour le projeter à terre. Merci l'Aïkido : profiter de la force de l'adversaire pour retourner cette dernière contre lui était la base même de cet art. Il était désormais à genou, et je me tenais derrière lui. Je lui mis un bon coup de pied entre les omoplates pour l'envoyer rouler à quelques mètres, et repris avec un air supérieur :


- "Ce manque de discernement, et cette technique faiblarde... Tu es un Genin aussi, donc. Et pas des plus doués. Attaquer de face, sans arme et pour des raisons aussi grotesques... C'est vraiment pitoyable." (Lelouv, prenant confiance)


- "Ah ? Et ce coup de pied minable que tu m'as donné sans conviction, c'était pas stupide ? Car maintenant, tu ne pourras plus me toucher." (Sasuke)


Sans conviction ? Il y avait erreur... J'avais frappé de mon mieux. Ce n'était pas pour rien que je me cantonnais au Judo et à l'Aïkido : mes coups manquaient de force, les prises de combat étaient donc mes seuls atouts au Taïjutsu.
Sasuke forma alors 3 sceaux et libéra une forte quantité de chakra : 5 kage bunshins apparurent alors. Pour ma part, je ne connaissais pas cette technique. De plus, il renforcèrent tous leurs membres avec du chakra, ce que je fis également dans une moindre mesure. Le combat reprit : 2 clones se jetèrent sur moi en frappant. J'esquivai le premier, mais reçu un coup de point du second, avant de l'attraper par la manche pour le tirer vers moi. Je mis alors ma jambe droite derrière lui et le fis basculer vers l'arrière avec mes 2 bras : O'soto gari, une des techniques emblématiques du Judo. Dans le même mouvement, je me saisis de sa tête avec ma main droite et forçai sur mon bras pour la faire percuter le sol avec force : le clone disparu dans un nuage de fumée.
Le temps que je me relève, 2 autres m'avaient déjà saisi par les jambes et plaqué au sol, tandis que les 2 derniers s'apprêtaient à me faire passer un sale quart d'heure. Mais ma position, tenu par ces 2 bunshins, n'était pas désespérée, et je volai in extrémis un kunaï sous le manteau du clone à ma droite, ainsi qu'un wakizashi de ma main gauche tâtonnante. Je lançai alors le kunaï sur l'un des 2 clones qui s'apprêtaient à me passer à tabac, qui disparut, puis frappai celui qui me tenait la jambe droite avec le wakizashi : celui à ma gauche me tira alors par la jambe pour me frapper au visage, tandis que l'autre bunshin encore vivant me mit un grand coup de pied. La situation m'échappait...
Je pu tout de même me dégager suffisamment pour couper un bras au clone me tenant la jambe, ce qui le fit disparaitre, lui ainsi que son wakisashi qui me servait d'arme jusque là.



En me relevant, je m'aperçus que le clone restant était revenu auprès de l'original, qui n'avait pas bougé d'un pouce. Quand à moi, les coups renforcés par le ninjitsu que j'avais pris ne m'avaient pas laissé indemne. Mes chances de l'emporter diminuaient à vue d'oeil.


- "Quelques clones ne m'arrêteront pas. D'ailleurs, je peux te rendre la pareille." (Lelouv)


J'exécutai alors le signe incantatoire de la chèvre, ainsi que 2 autres signes pour faire croire à mon adversaire que je pouvais donner une consistance à mes clones : 2 bunshins (inconsistants, bien sûr) apparurent alors devant moi. Si tout se passait bien, mon adversaire devait croire à une technique Doton, d'après les signes exécutés.


- "Un Chirakkaku d'affinité Doton ? Pas banal. Mais ça ne changera rien ! Je te testais : ces clones n'avaient pas pour mission de te blesser... Ceux-là, oui !" (Sasuke)


Il refit alors sa technique du Kage Bunshin, mais cette fois il en créa 10. Ca s'annonçait très mal. Je pris donc la sage décision de laisser tomber ce combat perdu d'avance.
Les 10 clones lancèrent en même temps 2 kunaïs chacun. La vingtaine de projectiles allait être difficile à éviter, pour moi : je me trouvais en plein milieu de la zone arrosée. Mes 2 illusions esquivèrent rapidement : une à gauche, l'autre à droite. Je fis quand à moi un Kawarimi no jutsu, pour m'éclipser en laissant ma place à un morceau de bois, flottant sur le fleuve, juste derrière moi en contrebas. Je vis ensuite les kunaïs voler au dessus de ma tête, tandis que j'utilisais mon chakra pour flotter.

Mon ennemi lança alors 2 clones sur chacun des miens, qui partirent en courant chacun de leur côté (leur but était simplement de me faire gagner du temps). 4 des 6 restants se postèrent en hauteur (lampadaires, toits...) pour me repérer, et une fois que ce fut fait, l'original et ses 2 clones restant se lancèrent à ma poursuite.
Mais malgré la présence d'esprit et la vitesse d'exécution de mon adversaire, il était trop tard : à peine avais-je atterri sur l'eau que je m'étais mis à courir vers l'autre rive, et à présent je possédais une bonne longueur d'avance. Je continuai donc à courir à toute vitesse vers le commissariat, avec les 3 types à mes trousses, qui perdaient peu à peu du terrain.
Il faut dire que j'étais particulièrement doué pour fuir : ma pointe de vitesse était impressionnante, et c'était bien là mon principal atout, au combat. Le reste de mes capacités était très basique, me poussant souvent à fuir l'affrontement, lorsque l'adversaire s'avérait un peu plus expérimenté.






Enfin, j'arrivai au manoir du clan : je remaniai alors le chakra présent dans mes jambes pour le faire passer à nouveau sous mes pieds, et je continuai à courir sur la façade du bâtiment. Arrivé à hauteur de mon balcon, je sautai sur son rebord, et baissai les yeux pour voir mon adversaire qui venait également de se stopper.
Je m'assis alors, fatigué du court combat et de la course poursuite que je venais de subir. L'autre me regarda un moment, puis s'en alla sans faire d'histoire, comme prévu. Encore une fois, je l'avais échappé belle : ma vitesse de course était réellement la seule chose qui m'assurait un peu de tranquillité dans ce monde de fous.



Je rentrai alors dans mon appartement, et fis rentrer les chiens qui attendaient bien sagement devant la porte. En arrivant dans la cuisine pour me passer un peu d'eau sur le visage, je vis un petit rouleau sur la table ou nous posions les fruits.
Je ne l'avais pas remarqué, en me levant, mais maintenant cela me revenait : il s'agissait du rouleau d'invocation créé par ma mère ! Elle avait dû me le laisser là la veille. Je le déroulai alors pour voir ce qui y était inscrit, et à ma grande surprise je ne vis qu'un étrange sceau : le symbole du Yin et du Yang était dessiné au centre de la feuille, mais un côté était bleu et l'autre vert. De plus, le kanji "chien" était visible d'un bout à l'autre du cercle dessiné par le symbole, et les noms "Dean" et "Diablo" se trouvaient écrits dans chaque demi cercle.
L'impression générale que je ressenti était que ce symbole ressemblait à celui du clan, il devait donc s'agir d'une technique propre aux Chirakkakus, et peut-être même aux porteurs du Modalis. Je roulai de nouveau le parchemin et fis un essai :


- "Yobu Jin'sei no Jutsu !" (Lelouv)


Je plaquai alors le parchemin au sol avec ma main droite en y envoyant à peu près 3 fois le chakra nécessaire à un Kawarimi no Jutsu (ce qui, suite aux techniques que j'avais déjà utilisé, me vida presque), bref, je fis exactement ce que ma mère m'avait expliqué il y avait 2 jours de cela. Et en effet, mes 2 chiens apparurent à gauche et à droite de ma main, dans un petit nuage de vapeur.
Satisfait, je rouvris le rouleau, pour constater que le symbole du Yin et du Yang était passé de vert et bleu à noir et blanc. Je le remis donc dans ma main, ou je chargeai une très faible quantité de chakra :


- "Sashimodosu no Jutsu !" (Lelouv)


Les 2 animaux disparurent alors de la cuisine, et je pus à nouveau les apercevoir dans le salon, en train de chahuter. Le symbole central du parchemin avait quand à lui retrouvé sa couleur originelle.
Content de ce nouvel atout, je mis le parchemin dans ma poche et regardai la pendule : il était maintenant 11H ! Et je n'étais toujours pas allé prendre mes nouvelles fonctions (c'est à dire mon uniforme, symboliquement).



Je descendis donc en vitesse au rez-de-chaussée : devant moi se trouvait l'accueil du commissariat, ou 3 assistants de 2nde ou 3ème classe s'occupaient d'orienter les gens vers un service ou un autre, ainsi que de remettre différents messages aux membres du clan. Et enfin, accessoirement, ils étaient chargés de donner aux ninjas nouvellement promus 2nde classe leur équipement.
Mais à ma grande surprise (et pour ma plus grande joie), ils m'indiquèrent avant même que je n'ouvre la bouche la porte du bureau d'Ichiro Chirakkaku, le chef du clan. Celui-ci avait placé son poste de travail tout près de l'accueil, à l'étage le plus bas du manoir : il s'agissait selon lui d'humilité, mais aussi de proximité (autant pour les autres membres de la police que pour les villageois, qui venaient nous solliciter).
Je compris alors que mon oncle avait pris mon uniforme pour me le remettre en mains propres : ce qui me donnait du même coup l'occasion rêvée pour lui demander de m'épargner les tâches administratives !






Je pris une grande inspiration et frappai à sa porte. Un lointain "Entrez" se fit entendre, je m'exécutai donc. Mon oncle était confortablement assis derrière son énorme bureau, me regardant un peu sévèrement.
J'avais toujours aimé cette pièce : elle était tout à fait disproportionnée, à vrai dire. En passant, cela me faisait bien rire quant à la sois-disant humilité dont il faisait preuve, en s'installant ici... De la porte à l'endroit ou était assis Ichiro, il y avait une bonne quinzaine de mètres. Cependant, on n'avait pas l'impression d'un espace vide ou inutile. Les murs étaient agréablement décorés d'une grande fresque, et un lustre, lui aussi énorme, pendait au milieu de la pièce.
On pouvait également voir une gigantesque armoire en se retournant, juste à côté de la porte d'entrée, et je savais que dedans se trouvait une immense table pliable. C'était Ikea Chirakkaku, le chef de la DRE (le Département des Renseignements Extérieurs) qui l'avait conçu lui-même, et elle servait pour les très rares réunions de crise. C'est à dire une seule fois, jusqu'à aujourd'hui.


- "Je savais déjà que tu n'étais pas matinal, mais quand même... Je t'attendais plus tôt !" (Ichiro)


- "Désolé, oncle Ichiro... J'ai eu quelques problèmes avec un autre ninja, en allant promener les chiens." (Lelouv)


- "Bon... Je suppose que c'est pour ça que tes vêtements sont dans cet état. C'est réglé, ou bien on doit arrêter cet homme pour outrage à agent ?" (Ichiro, très sérieux)


- "Hein ?! Euuh nan, ça va aller, merci ! D'une j'étais pas en service, et de 2, c'est qu'une histoire sans importance : il se fait des films sur une fille, etcétéra... Il y a pas lieu de paniquer !" (Lelouv, époussetant ses vêtements)


- "Bien. Dans ce cas, passons aux choses sérieuses. Tu sais pourquoi j'ai voulu te remettre ton uniforme en personne ?" (Ichiro)


- "Ben... Parce que je suis ton neveu ? Ou alors pour m'expliquer que c'est pas de ta faute si je suis promu, et que je dois m'en prendre à ma mère..." (Lelouv, narquois)


- "Non ! C'est pour te féliciter de ta première fois avec Emiko ! Bien joué Lelouv !!!" (Ichiro, qui éclate de rire)


- "Raaaah... Mais c'est des conneries, Akira et ma mère ont tout transformé....." (Lelouv, dégouté)


- "Oui, oui... Akira m'a dit aussi que tu nierais ! Enfin bref... Plus sérieusement, je t'ai fait venir pour... un peu des 3 ! D'une part je suis fier de toi pour... toutes les raisons que l'on sait, et d'autre part, ma soeur m'a effectivement forcé la main. Mais surtout, je sais très bien que tu ne comptes pas en rester là. Le boulot d'administration, tu connais maintenant, ça fait 3 ans que tu pratiques. Je ne pense pas que tu vas faire ça encore longtemps sans te plaindre, surtout si ça passe à 3 jours par semaine au lieu d'un et demi." (Ichiro, tout en sortant le bel uniforme neuf de son bureau)


*Pas possible, il lit dans mes pensées ou quoi ?*

- "Ca alors, c'est tout à fait l'état d'esprit dans lequel je suis venu ! Ah, merci." (Lelouv, prenant le paquet tendu par son oncle)


- "Je m'en doutais un peu. Justement, j'ai quelque chose à te proposer : je sais que tu tiens à aller à la DRE ou la DRI, une fois Lieutenant, voir même Assistant 1ère classe s'ils t'acceptent. Je pense que tu réussiras, car tout le monde ici sait que tu es capable d'apprendre très vite : tes 2 ans d'avance sur le diplôme ninja en sont la preuve. De ce fait, le travail administratif, tout comme les patrouilles stupides entre le commissariat et le QG, te seront rapidement devenus inutiles. Tu auras perdu de précieuses heures d'entraînement, à être formé à ce genre de choses." (Ichiro)


Cette phrase me fit sourire : "les patrouilles entre le commissariat et le QG"... Mon oncle exagérait un peu, mais il est vrai qu'on avait jamais vu un 2nd assistant patrouiller dans une zone du village ou il pouvait rencontrer un réel danger, ni bien entendu autour du village. Ces endroits là étaient réservés aux 1ères classes, voir aux Lieutenants et plus, pour l'extérieur.


- "Oui... A vrai dire je voulais justement te demander de m'épargner les 3 jours d'administration. Quant aux patrouilles... En fait je n'y pensais plus, mais effectivement, dans ces conditions elles me seraient tout aussi inutiles. Mais si tu m'évites les 2 formes de boulot possibles pour un 2ème classe, je vais faire quoi ? Temps libre pour m'entraîner ?" (Lelouv, qui cherche l'arnaque)


- "Ah non ! L'entraînement libre, j'ai vu ce que ça donnait... J'ai pensé à autre chose : tu vas être rattaché à l'équipe de patrouille dirigée par mon fils. Akira a confiance en toi, lui aussi : il t'enverra donc dans des endroits présentant un certain intérêt, et tu patrouilleras en binôme avec un autre membre du clan, pour éviter d'être trop exposé. Tu feras ça 3 jours par semaine, et pendant le reste, je te laisse faire ce que tu veux ! Tu vas avoir encore plus besoin de temps libre maintenant, puisque tu es avec Emi..." (Ichiro, coupé par Lelouv)


- "On est pas ensemble. Merci, pour cet arrangement : je ne m'attendais pas à ce que tu me laisse patrouiller là ou il y a de l'action. C'est vraiment une bonne surprise ! Surtout qu'Akira est souvent chargé de la surveillance des marais proches du village, où il se passe toutes sortes de choses... Il parait même qu'il est en collaboration étroite avec la DRE et la DRI, pour obtenir des renseignements sur ce qu'y fait la mafia ! Je sens que ça va être passionnant !" (Lelouv)


- "Eh ben voilà, on est d'accord ! Pour les détails de la collaboration entre les services, tu verras ça avec lui directement. T'es pas plus heureux d'être promu, là, déjà ?" (Ichiro)


- "Si, merci chef !" (Lelouv)


- "Bon... Akira m'a demandé de te dire que tu ne commencerais les patrouilles que la semaine prochaine, car il veut t'entraîner au jitte tous les soirs, d'ici là. Allez, maintenant dehors, va profiter de ta journée, moi j'ai du boulot. Et n'oublie pas qu'à partir de maintenant, tu dois obligatoirement porter ton uniforme et tes équipements en dehors de ton appartement, même quand tu n'es pas en service ! Du moins, tant que tu es un encore Assistant. Quand tu seras dans l'espionnage ce sera bien entendu très différent." (Ichiro, se replongeant ensuite dans ses papiers)


- "Je sais, je sais... Heureusement qu'il est assez classe, ce truc... Bref, merci, et à bientôt oncle Ichiro !" (Lelouv, sortant du bureau)





Je saluai les assistants postés à l'accueil, et montai en vitesse chez moi pour me changer. Une fois douché, j'enfilai d'abord un simple caleçon, et des chaussettes. J'eus bien du mal avec ces dernières : en effet, comme n'importe quel ninja, je n'en mettais d'ordinaire jamais puisque je ne portai pas de chaussure. Mais l'uniforme en comportait justement une paire.
J'enfilai ensuite le pantalon bleu foncé, très souple et pratique, et le T-shirt de la même couleur, décoré du symbole de Gensou dans le haut du dos. Puis, je mis ma ceinture, verte foncée, équipée de 2 étuis verts à gauche (dans lesquels étaient déjà rangés ma radio et mon jitte) et 1 petit à droite (contenant les menottes). A l'arrière une grande pochette, divisée en plusieurs compartiments, contenait de nombreux objets utiles : Makibishis, bobine de fil ninja, Fukumibaris (petites fléchettes plates), grenades de fumée, etc.
Une fois terminé, je fixai l'étui vert contenant des Kunaïs et quelques Senbons à ma cheville gauche, ainsi que celui contenant les shurikens sur ma cuisse droite. Je mis ensuite les fameuses chaussures bleues foncées (et vertes sur les côtés), renforcées par une fine plaque de métal pour protéger le dessus du pied ainsi que les orteils.

Enfin, je mis ma veste. Elle était de couleur verte foncée, et semble-t-il fabriquée dans une matière résistante. Le symbole des Chirakkakus y était présent, et très visible, sous la forme de 2 écussons cousus sur les manches, au niveau des épaules.
Elle était également munie d'une multitude de petites poches intérieures, prévues à différents effets : certaines, s'ouvrant par le bas, étaient destinées à y placer de petits rouleaux (j'y rangeai au passage le parchemin d'invocation de Dean et Diablo), tandis que d'autres étaient plus habituelles, ou même faites pour contenir un peu de nourriture.


Une fois habillé, je remis mon bandeau et jetai un oeil dans le miroir de la salle de bain. Ce que je vis me plut, bien que je savais que ces vêtements m'attireraient désormais la méfiance des autres habitants avant même que je n'ouvre la bouche.
Je sortis ensuite de l'appartement, non sans avoir donné aux chiens leur gamelle.



Une fois au rez-de-chaussée, je fis un détour par l'armurerie du clan : en effet, il manquait selon moi encore quelque chose à cet équipement. J'achetai donc un petit lot de notes explosives, que je plaçai dans la poche arrière de mon pantalon, ainsi qu'une paire de gants. Ces derniers étaient verts sur le dessus, et bleus au niveau de la paume, ne couvrant que la première phalange de chaque doigt. Une fine plaque de métal protégeait le dessus de la main.






Une fois totalement paré, je pris une trentaine de minutes pour trouver, puis lire, la fiche d'informations relatives à ce Sasuke, histoire de savoir à qui j'avais à faire si jamais il revenait à la charge.

Je décidai par la suite de me rendre en ville pour acheter un sandwich, après quoi j'irais certainement pêcher, en attendant qu'Akira, le soir venu, me donne une leçon de combat.
avatar
Lelouv
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 734
Date d'inscription : 17/12/2008
Age : 28
Localisation : Confidentielle

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Taki le 30/9/2009, 14:33

Rencontre inopinée :

Je rentre chez moi très tard dans la nuit, après bien évidemment avoir glandé, une heure dans le parc sous les cris des hiboux, le bruit de rongeurs et de lapin entrain de creuser de petit trous. Arrivant chez moi, la lumière est encore allumé, j’entre sans nonchalance et trouve mon père et mon oncle en train de discuter à voix basse, des bouteilles de saké à côté qui devaient être fini, et je me doute que la chose dont il parlait était loin
ou au contraire me concernait. Ils sont tellement ivre que je suis passé dans la grande salle avec des meubles nickels , tandis que certains sont dans un bordel le plus total. Je monte jusqu’à ma chambre par les escaliers et grinçant et
plein de poussières et de termites comme mon lit (elles sont entrain de bouffer les pieds de mon lit, j’essaye d’apprivoiser des fourmis pour m’en débarrassés car c’est suffisamment sale.

Me couchant sur le dos, mon sabre sur ma gauche, des bouquins sur ma table de chevet rouge et mes guides der taekwondo. J’enlève le bandage de mon bras gauche et regarde longuement la marque qui est dessus. Puis, soudainement, je me sens plongé dans les couleurs de celle-ci, la tête me tourne, mes bras et mes jambes me font mal. Je me tortille dans tout les sens et au final, je tombe de mon lit dans avec un bruit assourdissant. Je remarque que ma porte est resté entre-ouverte, et derrière celle-ci, j’aperçois une paire de yeux malicieux et un sourire mauvais. Je me lève et me dirige vers la porte pour voir qui m’a fait un mauvais tour, j’ouvre la porte et personne. Je sors et entend un bruit au fond du couloir, je m’élance le plus vite possible vers l’endroit où j’ai entendu le bruit, j’arrive au fond du couloir, la fenêtre est ouverte, je regarde à travers. Personne jusqu’au moment ou je vois une légère et douce lumière d’une allumette qui éclaire mal le visage de cette personne, je descends par la fenêtre et je me retrouve face à face, je regarde plus intensément le visage de l’inconnu, mais je n’arrive pas à distinguer ses traits. Il tire une cigarette de sa poche et l’allume et là, effectivement, je me rend compte de quelque chose qui me terrorise et me fait tomber par terre, le visage de cette personne a été brûlé par le passé, ses yeux sont tout blanc, sa bouche frêle, le nez arraché. Devant cette vision d’horreur. Je cru m’évanouir, mais non, l’inconnu se rapproche, tétanisé je n’ose même pas bouger, il m’attrape par le bras, me relève, s’écarte de moi. Il me tourne le dos, puis, il
sort deux kunaïs. Je regarde les kunaïs et en même temps le dos de l’inconnu. Les kunaïs brillent d’un incroyable éclat lumineux, pour sûr, ces kunaïs ne sont pas ordinaires, il m’en tend un.

Inconnu – Si tu arrives à me battre avec ce kunaï, je te le donnerais, en revanche si tu perds, je le reprend et je te
ferais subir un sort très désagréable, je veux vérifier les dire de tes fait d’armes.
<blockquote>

Je prend le kunaï, le regarde longuement et me met face à lui, il pointe le kunaï vers moi et s’élance comme le trait d’une flèche, je laisse faire mes instincts de taekwondo et fait une parade basse avec mon bras droit et donne un coup circulaire au niveau de la tête de celui-ci. Il baisse la tête comme s’il avait vu mon venir à l’avance, et me donne un coup de pied de mon côté droit au niveau du foie, si je me prend ce coup, je serais ko direct. Je pare le coup en enfonçant mon kunaï dans sa jambe gauche et je donne un “ap tchagui “(coup de pied direct avec le bol du pied) du pied gauche. Il esquive mon coup de pied et s’extirpe de ma lame. Il recule un peu et m’attaque avec un coup de poing vers les côtes. J’esquive et il passe derrière moi, j’ai eu à peine le temps de me retourner que je vois mon ennemi qui est presque sur
moi, ce kunaï ne fait que me gêner, je le met dans une de mes poches et me prend un coup de poing au visage qui me propulse quelques mètres derrière, un filet de sang me coule de la bouche. Je ne vois presque plus rien vu qu’il est très tard, mais l’autre, comme il a les yeux brûlés, il doit me repérer par quelques astuces. Je frappe vers l’endroit où j’entend du bruit mais je ne fais que rencontrer le vide. J’entend le rire de mon adversaire, mais à plusieurs endroits en même temps, donc soit, il s’est cloné, soit il est très rapide. J’entend quelqu’un qui arrive vers moi, je me retourne en exécutant un dora yop tchagui (coup de pied retourné). Et cette fois je rencontre quelque chose et quelque chose tranchant puisqu’il a transpercé mon pied. J’enlève mon pied de la lame.


</blockquote>Inconnu - C'est vrai que tu es assez fort, mais je préfère abrégé ce combat.

Une lame siffle l’air, je me baisse mais le kunaï me torche à l’épaule. Je me relève avec bien du mal. Je n’ai pas le temps de comprendre ce qui se passe que je me prend un coup de poing dans la tête, puis un coup de pied
dans le ventre, en même temps, je saisis les deux kunaï et je les lance devant moi. J’entend un cri de douleur. Un hurlement guerrier surgit de la nuit, puis je m’évanoui. Et je reste là, toute la nuit.



Je suis retrouvé le lendemain matin par mon oncle qui m’aide à me relever et m’emmène jusqu’à ma chambre. Je reste longtemps dans ma chambre à réfléchir, qui était cette personne ? Que me voulait-elle ? Va-t-il revenir ? Je pensais à tout ça quand ma mère arriva avec de la tisane que je ne bu pas et des bandages et des pansements. Ce qui m’étonna le plus c’est que personne ne me demanda ce qu’il s’est passé le soir. N’ayant pas sommeil, je sors avec mon sabre sur le dos, je vais vers le marché, un brouhaha pas possible s’entendait, des vendeurs crient dans tout les sens qu’ils font des promotions, mon attention se porte soudainement sur quelqu’un de masquer qui suit un jeune garçon remplit de légumes malgré ses allures boursoufflées. Je décide de les suivre discrètement, le garçon tourne vers un ruelle sombre qui doit déboucher derrière le Q.G., bien évidemment, le type masqué le suit. Après que plus personnes ne nous voit, le gars masqué attrape le garçon par le col et commence à lui parler mais je n’arrive pas à entendre ce qui est dit, mais je vois le garçon essayer de donner des coups de poings et des coups de pieds, mais le type le lance par terre. J’attend un peu avant de m’élancer vers le type masqué en dégainant mon sabre et en donnant un coup vertical qui se décale sur le côté. Il s’élance à son tour vers moi, Hayasameiji no jutsu, le type se retrouve par terre avec de multiple blessures, et moi je met mon sabre au niveau de mon visage. Le garçon s’est relevé et s’est enfui tout de suite sans même me remercier, je commence à le courser quand je me rétame par terre car le gars masqué m’a fait un croche-patte. Je me relève et me met face à lui et le regarde intensément avec
un air méprisant, il découvre son visage, et stupeur, le même gars que le soir,
mais je vois mieux ses traits, on dirais qu’il n’a plus de visage, je recule.

Inconnu – Intrigué, n’est-ce pas ? Même enjeu qu’hier.

Pffff, manque plus que ça. Je m’élance vers lui mon sabre en avant. Il se décale sur le côté et me laisse passer derrière lui, je m’attends à recevoir un coup, je fais donc une parade haute mais rien ne viens. Je le regarde les yeux interrogatifs. Cette fois nous nous élançons en même temps, je porte un nemyo bakkat tchagui (coup de pied marteau vers l’extérieur) mais, il esquive de nouveau et mon pied s’écrase lamentablement par terre mais je l’utilise comme pied d’appui pour porter un coup de sabre horizontal au niveau du torse, mais il saute et tente son poing vers mon visage et je vois très bien qu’il est bombé de chakra, si je le prends je vais m’en prendre plein la tête…

Taki
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 52
Date d'inscription : 18/06/2009
Localisation : Où ça des carottes ?!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 1/10/2009, 23:15

Récupérer des belettes parce qu'un abruti n'est pas fichu de les garder correctement... C'en était si absurde que je n'avais même pas fait la moindre objection... Cette mission n'avait strictement aucun intérêt, sauf celui de me faire perdre du temps peut être... Surtout que mes coéquipiers (si on pouvait appeler deux garçons muets comme des carpes marcher à mes côtés des « coéquipiers ») semblaient en proie un cruel dilemme intérieur. Quel dilemme? Hé bien, le choix entre me rendre la vie infernale et oublier la « mission » (si chercher des belettes était toutefois une « mission ») ou bien essayer de m'ignorer et continuer la mission sans moi. Le problème, c'est qu'il est indispensable d'agir en équipe, et donc me laisser de côté leur laisserait une mauvaise impression aux yeux de Kusumi-sensei (bande de gâteux...). Cela m'amusait beaucoup! Je riais en mon for intérieur, ravie de voir ces idiots « penser » et « réfléchir »! Mais en fait, le plus hilarant, c'est qu'ils n'étaient pas fichu de dissimuler leur expressions, contrairement à moi!
Du côté de Satome, attention attention: le front plissé, se gratte le menton et fronce les sourcils tout en marmonnant des choses inaudibles!
Du côté de Zel, nous avons un spécimen qui fait un faux semblant de regarder les nuages et de ne penser à rien! Comment fait-il? Et bien, il ne fait que prononcer de petits grognements, le nez en l'air, sans faire attention à ce qui l'entoure, avec, en prime, un magnifique saignement de nez! (il s'était mangé un coin de mur un peu plus tôt, puisqu'il ne faisait attention à rien.
J'aurais pu faire un croche pied à l'un d'eux, ils ne l'auraient même pas vu venir! Soudain, Satome eut un semblant d'illumination: il releva la tête et se tourna vers Zel et moi.

-J'ai une idée: si on se séparait? On couvrirait plus de surface, ça serait plus simple de chercher les belettes comme ça!
- Oui ça me va, j'adhère! Allez à toute! lança Zel, ne cachant pas sa joie d'être libéré du fait qu'il soit obligé de me coller toute la journée.
Tous des hypocrites pensais-je avec haine.
Quoiqu'il en soit, Satome et Zel ne tardèrent pas et me semèrent compagnie en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Tant mieux après tout. Je me débrouille mieux seule... Seulement... L'envie de chercher ces satanées bestioles ne venait pas. Je décidai donc de me promener dans les rues marchandes en attendant que l'une d'elles me tombe sous le nez. Les deux idiots seront sûrement assez malin pour les retrouver, sinon, ils ne seraient pas Gennin... Quoique... Soudain, je stoppai ma marche.
Je vis, au milieu des gens qui se pressaient dans tous les sens, une ombre blanche, très faible, sûrement à cause de la lumière, mais je la voyais quand même. Je m'étais toujours dit que cela était un tour de mon imagination, que ce n'étaient que de simple visions passagères... Mais en fait, je « les » voyais vraiment. Ils me parlaient... C'est assez difficile à croire mais... Voilà. Mais cela attire également ma curiosité: comment se fait-il que je puisse voir les « esprits »? Mystère... Et ça tombe bien, j'adore ça, les mystères... Peut être un jour je me pencherai plus sur ce sujet... Car j'ai appris- avec bien du mal, je l'admet- que voir, entendre, et parler aux esprits, ça n'était pas qu'une mauvaise chose...
Les esprits entendent tout, ils voient tout, sans même se faire voir par les personnes normales... Pour résoudre des énigmes, ce n'est pas négligeable... Mais après, il est difficile de paraître crédible face à tous ces cerveaux étroits...
L'ombre se manifesta alors. Elle me regarda, et leva lentement son bras, montrant la direction d'une ruelle...
« Par ici... Ce que tu recherches... Est ici... »
Intriguée, je suis cette fameuse direction, et tombai sur une ruelle sombre, aux murs constellés de tâches de peinture et de saleté. Malgré cela, elle restait propre pour une ruelle... Ruelle sans issue d'ailleurs: en effet, la sortie était obstruée par le mur d'une maison. Je me tournai vers l'ombre, et je cru voir, malgré sa faible consistance, un sourire se dessiner sur son visage... Je détournai la tête et m'enfonçai alors dans l'obscurité de la rue minuscule. Au fil de mon avancée, je crus voir une paire d'yeux blancs... Je m'approchai avec prudence, lorsque les perles étincelantes me sautèrent dessus.
J'étouffai un cri. La créature avec sauté brusquement sur mon visage, me cachant la vue. Je perdis l'équilibre et tombai à terre, sur mon postérieur, et légèrement étourdie. Lorsque je repris contenance, je vis qu'une petite belette blanche se tenait blottie sur mon ventre. Elle tremblait de tout son corps... Je la pris avec délicatesse dans mes mains, et l'emmenai hors de ce coin passablement hostile. Une fois revenu à la lumière du jour, je pus mieux constater ma découverte: la fameuse belette blanche des Régions du Nord...
C'était difficile à admettre, surtout venant de moi, mais elle était... magnifique. Son pelage d'un blanc éclatant semblait étinceler au soleil, le bout de ses oreilles, de son museau, et de ses pattes, était colorés d'un bleu ciel presque surnaturel, et sa queue étaient barrées de rayures bleues également, mais d'une teinte légèrement plus verte... De plus sa taille était quand même légèrement supérieure à celle d'une belette normale...
Mais une chose m'intriguait. Qu'est-ce qu'une telle belette si rare faisait à Gensou? En y repensant... Cet Ayame semblait bien plus touché par la disparition de cette belette que les autres... Ma soif de mystères s'éveilla. J'oubliai totalement l'objectif premier de la mission. Et puis, les deux abrutis pouvaient bien se débrouiller sans moi. Il fallait que je sache. Que je sache comment ce petit animal d'origine si lointaine avait bien pu se retrouver si loin de ses contrées naturelles.

- Attends voir... Ce type s'intéresse plus à toi qu'au reste de son élevage, murmurai-je à l'animal, mais quand j'y repense, les autres belettes ont aussi leur taux de rareté... Je dois en savoir plus...
Je posai ma petite compagne sur mon épaule, mais je restai immobile... J'ignorai où habitait ce type! Je réprimai un grondement de hargne. Je devais changer d'air. Je poussai un long soupir, tout en prenant la direction du cimetière, le seul endroit où je puisse me sentir à l'aise...
Je passais tranquillement entre les tombes, m'intéressant à l'une d'elles de temps à autres, savoir qui était le défunt. Jusqu'à maintenant, je n'avais jamais vu la tombe d'un de mes ancêtres... Peut être avaient-ils un nom différent? Une fois de plus, j'en revins au mystère de mes origines... Les Tao étaient-ils vraiment originaires de Gensou, voire de Yuukan ou Hokuto? Si ce n'est pas le cas... d'où venons nous? D'une autre île? D'un autre continent? Ces questions... Elles me reviennent sans cesse... Peut être le saurais-je un jour... Mais pour l'instant, je me devais de me concentrer sur le présent... En fait, cette petite balade dans mon endroit favori me changeait les idées, comme si le poids des doutes qui pesait sur moi s'envolait...
Un détails attira alors mon attention... Une ombre, semblable à celle vue quelques minutes plus tôt, dans la rue... Non, c'était la même « personne »... Je la voyais plus distinctement puisque, étrangement, ma « capacité » me permettait de mieux les voir lorsque je suis au cimetière... Elle représentait une jeune femme dans un élégant kimono blanc, sans motifs- ou avec, une ombre n'est qu'un pâle reflet d'une personne, pas une réplique exacte- avec de long cheveux, également blancs... D'elle, émanait une faible lueur argentée, et elle flottait seulement quelques centimètres au dessus de l'herbe fraiche. Je plissai des yeux afin de mieux la voir car, quand bien même j'étais capable d'un tel acte- voir les esprits- je ne les voyait pas comme on regarde une personne normale... La jeune femme me souris, et désigna de son index la belette blanche.

- N'est-elle pas magnifique...? Elle s'appelle Fuyu... De mon vivant, c'était mon animal de compagnie...
J'haussai les sourcils. Cette femme m'avait-elle vraiment parlé d'une manière bien intelligible? Ou était-ce une hallucination? D'ordinaire, lorsque je vois un esprit, nous nous croisons des yeux quelques seconde, puis je continue mon chemin, ou lorsque qu'ils murmurent, je les laisse murmurer, je ne leur réponds jamais, mais là... Là, cela semblait... différent... La voix de cette femme avait quelque chose de... triste... Elle fit brusquement demi tour, en jetant un regard derrière elle à mon attention, m'incitant à la suivre... Nous parcourûmes notre chemin à travers les allées, lorsque l'apparition s'arrêta, et désigna une tombe en particulier... Je m'approchai, et pus lire ceci:

« Ici repose Teto Shunka,
Décédée à l'âge de 29 ans, seulement deux ans après son mariage.


Teto... Teto... Mais... C'est le nom du type qui a égaré ses bestioles! Cette dame était donc sa femme... Je relevai la tête vers elle, cette dernière m'adressant un petit sourire triste.

- Tu peux nous voir... Tu peux nous parler... Et nous pouvons faire de même avec toi... Veux-tu que je te raconte une petite histoire jeune fille?
Lentement, j'acquiesçai.
- Autrefois, je possédais un petit élevage de belettes... J'adorais ces petits animaux, ils sont si mignons... Au fil des années, j'avais pu acquérir des espèces très rares, venant d'autres régions... En m'y rendant, justement... Je suis allée moi-même dans les Régions du Nord pour en trouver une particulièrement rare... Celle qui se trouve sur ton épaule... Fuyu... Il en existe très peu, malheureusement... Leur fourrure est très prisée pour fabriquer des vêtements... Mais hormis cela, les belettes blanches sont étonnantes... Elles peuvent vivre plusieurs dizaines d'années, et sont en plus très intelligentes... Je tenais énormément à Fuyu, plus que mes autres belettes... Enfin...Toujours est-il que, peu après mon retour, j'ai fait la rencontre d'Ayame... C'était le fils d'un riche artisan, célèbre pour ses vêtements de fourrure... Il s'est particulièrement intéressé à moi et à ma passion surtout... Les belettes... Certaines de mon élevages étaient rares, et réputée pour leur fourrure... Ayame était si gentil... Mais j'étais aveugle... Il ne s'intéressait qu'a mes animaux... Moi... Je ne servais qu'a le renseigner... Nous nous sommes mariés, comme tu as pu le constater... Et je suis morte peu de temps après...

La jeune femme resta silencieuse quelques instants, immobile, au regard triste et nostalgique... Puis elle repris la parole.
- C'est mon mari qui m'a tué. Il voulait à tout prix récupérer mon élevage... L'orgueil, la fierté, la cupidité... Il ne connait que cela... En effet, beaucoup de monde m'admirait pour posséder un si bel élevage de belettes, et quand un couple faisait des petits, je ne refusais jamais d'en donner un ou deux... Mais cela agaçait Ayame. Pour lui, donner des belettes d'une espèce si rare, alors que l'on pouvait les vendre cher, c'était gâcher l'argent... Peut avant mon mariage, je lui avait dit que si je mourrais, il hériterai de toutes mes belettes... Et donc de Fuyu, celle qu'il « appréciait » le plus, car c'était la plus rare de toutes... Et donc celle qui avait le plus de valeur en argent... La cupidité est le motif de son acte envers moi... Mais bien sûr, Ayame était intelligent... Il a fait passer ça pour un banal accident... Il n'y a aucune preuve... Enfin si... Mon témoignage, d'abord... Cependant, personne, hormis toi, ne peut me voir... La seconde preuve, c'est un papier stipulant clairement qu'Ayame serait le propriétaire légitime uniquement lorsque j'aurais atteint mes trente ans...
Je lui lançai un regard interrogateur, qui s'illumina soudainement. Au moment où j'allais prononcer un mot, Shunka parla de nouveau:
- En effet. Je suis morte la veille de mon trentième anniversaire.
Je regardai la défunte avec des yeux écarquillés, incapable de savoir si j'étais en colère ou si j'étais triste. Les hommes ne sont que... ne sont... Je hais les hommes... Profiteurs, manipulateurs, cupides et menteurs...
Shunka pleurait. Elle s'était caché le visage de ses mains, et pleurait, d'une plainte fantomatique, un écho lointain et déchirant de chagrin... J'étais désolée pour elle... Je m'approchai d'elle, d'un air décidé, déterminé.

- Vous, vous ne pouvez rien faire, mais moi, si. Et croyez-moi, il va payer pour son crime.
L'esprit me regarda, stupéfait. C'est alors qu'elle me fit un sourire, beaucoup plus éclairé que les précédents. Oui... Cet Ayame allait payer.

Je suis d'un caractère très calme et posé. Je perds très rarement mon sang froid. J'en suis même au point de n'avoir aucune expression sur mon visage, un vrai mur. Je suis froide avec tout le monde, je ne parle jamais, ou pratiquement jamais, juste pour dire quelque chose « d'utile », de mon point de vue bien sûr. Mais là c'était différent. L'histoire que je venais d'entendre était bouleversante que j'en pleurais de rage. Je ne faisais même pas attention à ce qui m'entourait, bousculant plusieurs personnes sans m'en rendre compte. Mais ce qui m'agaçait davantage, c'était que j'ignorais où habitait Teto Ayame, actuellement. Shunka m'avait précisé son adresse, mais il avait déménagé. Et ça ne faisait que renforcer ma hargne. C'est alors que je percutai de plein fouet, un nouveau passant, si bien que j'en étais tombée à la renverse.

- Hého! Fais un peu gaffe où tu marches!
La voix d'un garçon. Je relevai la tête, et vis alors un jeune homme à la silhouette jeune mais mature, et surtout bien bronzée pour un habitant de Gensou... Et qui portait l'uniforme de la police du village! Il m'aida à me relever en me prenant la main et, une fois sur pieds, je reculai de quelques pas, le regard haineux. L'inconnu haussa alors les sourcils, surpris.
- Des fois je trouve ça lassant qu'on se méfie de moi parce que je porte une tenue de flic...
Je me surpris alors à prendre la paroles, mais mon taux de rage anormalement élevé en cet instant m'y forçait.
- Je me fiche de ce qu'on pense de ta tenue, moi je ne me méfie que des hommes. D'ailleurs, si tu as cet uniforme, tu peux m'être utile...
- Pardon? demanda-t-il, interloqué.
[i]J'affichais alors un sourire glacial, un de mes rares sourires, celui que l'on pourrait qualifier de « maléfique »...
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Lelouv le 12/10/2009, 19:51

*Mais qu’eeeeeest-ce que c’est que cette connerie, encore ? Et si je me barrai simplement en courant ? J’ai faim, moi…* (Lelouv, les yeux au ciel et la main gauche sur le visage, contrarié)





- "Que peut la Police pour toi ?" (Lelouv, désireux d’en finir vite)


La jeune fille se tourna alors quelques instants pour finalement me tendre quelque chose : un ordre de mission, semblait-il. Durant les quelques secondes qu’elle prit pour le chercher, l’idée qu’elle avait certainement le même âge que moi et qu’elle n’était pas mal fichue me traversa l’esprit. En l’espace d’un instant, cela me rappela à mon rôle d’agent des forces de l’ordre…
A priori, je pouvais bien lui filer un coup de main ! J’étais là pour ça… Alors autant y mettre de la bonne volonté !




*Ton ventre attendra, mon grand ! Pense d’abord à ton… Ouais, nan… Pense à ton ventre, finalement !* (Lelouv, en lui-même)

- "Donc, tu veux de l’aide pour remplir ta mission. J’ai pas vraiment le droit de faire ça, mais bon…" (Lelouv, un peu intimidé par l’étrange sourire toujours affiché par la jeune fille)


- "Mais non ! Tu vas trouver et arrêter Teto Ayame." (la fille)


- "O-k…… Temps mort ! Déjà, comment tu t’appelles ? Qui est ce mec ? Aussi, tu ne devrais pas être en train de remplir ta mission, là tout-de-suite ? Tu pourrais très bien aller au commissariat, ou bien au QG, demain, pour leur parler de tout ça…. Et sinon, tu voudrais pas qu’on aille manger un morceau ensemble, pendant que tu me racontes tout ça ?" (Lelouv, aussi charmant et charmeur que possible, et surtout affamé)


- "Naoma Tao. C’est un meurtrier. Je m’en fous. C’est urgent. Non." (Naoma, irritée par mes questions au point d’en perdre son sourire diabolique)






D’accord… Je mis quelques secondes à faire correspondre ses rapides réponses à mes questions, de tête. En même temps, je me remis en marche vers le vendeur de Hot-dogs du coin de la rue, forçant ainsi la jeune kunoichi à suivre le mouvement. Finalement, l’une de ces courtes formules attira tout particulièrement mon attention :


- "Ah… T’es sûr que t’as pas faim ? Enfin non, désolé… Bref, moi c'est Lelouv. Et donc, ce type, il est recherché j’imagine. J’ai pas la base de données des criminels du village bien en tête, là tout de suite… Mais soit. Il a tué qui ? Où il est ? Et comment tu t’es retrouvée mêlée à cette histoire ?" (Lelouv, faisant signe au vendeur de lui préparer un Maxi-Hot-dog)


- "En fait il est pas encore recherché… Il a tué sa femme, il y a peu. Par contre, je sais pas du tout où il habite ! C’est bien pour ça que j’ai besoin de toi, sinon je me serais passée de ta lenteur d’esprit…" (Naoma)


- "Sympa ! T’es pas facile à suivre, tu sais ! Et d’abord, comment tu sais tout ça ? Tu m’explique qu’il a tué sa femme, mais t’es incapable de me dire qui c’est exactement, ni où il habite… Et en plus de ça, il n’est pas recherché ! Allez, avoue, tu voulais juste que je t’invite à manger un morceau, non ?" (Lelouv, avec un beau sourire, en payant le vendeur d’une main et en prenant son repas de l’autre)


- "J’ai dit non ! Remballe ton sourire de mâle, fier de ce qui le rend si mauvais. Aides moi plutôt à retrouver ce salopard !" (Naoma, attrapant mon Maxi-Hot-dog, avec double-dose de Wasabi, pour le lancer vers la poubelle la plus proche)




J’en restai bouche bée… Je venais de perdre mon repas et de me faire clairement rembarrer par cette fille ! Le vendeur me demanda alors si je voulais un autre sandwich, mais je préférai décliner son offre : je n’avais plus vraiment le choix. Soit je me mettais en colère et je plaçais cette fille en état d’arrestation, soit j’enquêtais sur son étrange histoire de meurtre. Manger n'était malheureusement plus à l'ordre du jour...
Un rapide coup d’œil sur la belle belette blanche, se trouvant sur l'épaule de Naoma, me fis pencher pour la première solution : une fille qui aime les animaux, aussi désagréable et décourageante soit-elle, ne pouvais pas m’apporter QUE des malheurs…


- "Bien ! Ca, c'est fait. Suis-moi, puisque tu es pressée : on va aller se renseigner sur ce type chez moi." (Lelouv)


- "Mais... Je t'ai dit non ! Bon, laisse tomber, je trouverai bien quelqu'un d'autre." (Naoma, semble-t-il déçue)


- "Gné ? .... Ah ok ! Mais non, reviens ! J'ai dit qu'on allait chez moi parce qu'on va chez les Chirakkakus, au commissariat ! C'est aussi là que j'habite... Il n'y a aucune arrière pensée là-dedans !" (Lelouv, malgré son envie laisser la jeune fille filer, pour enfin aller manger)


- "... Alors allons-y, pas de temps à perdre ! Il doit payer." (Naoma, apparemment très remontée contre cet homme)


- "Bien. Sur ce, tu n'as toujours pas répondu à ma question : comment t'es tu retrouvée mêlée à cette affaire ? D'où tiens-tu d'aussi graves accusations ?" (Lelouv, en marchant)


- "Sa femme m'a tout racontée." (Naoma, dans ses pensées, affichant de nouveaux un sourire terrible)


- "Sa femme... T'as dit que ce Teto Ayame a tué sa femme ? Donc... il est polygame. Ou alors, tu me prends pour un con." (Lelouv, se tenant de nouveau le visage en l'air, en signe de désespoir)


- "Non, non, ce n'est pas ça ! En fait... sa seule femme... celle qu'il a tué... a laissé un mot, attaché à cette belette. Et comme ma mission consiste à ramener à ce salopard ses belettes, qui se sont échappées, j'ai trouvé ce mot avant lui !" (Naoma, gênée par ma remarque)


- "Ah d'accooooord... Tout s'explique. Sa femme a écrit un mot expliquant que son mari était EN TRAIN de la tuer, elle l'a attaché sur cette bestiole, puis elle l'a envoyée se cacher dans un recoin de Gensou afin que personne ne lise jamais ce papier. Et enfin, Son mari a commandité une équipe de ninjas aux ordres du village avec pour ordre de retrouver l'animal, sachant qu'il n'y a aucun risque que l'un de vous ne délivre ce message à un membre de mon clan. C'est bien ce que je disais : tu me prends pour un con !" (Lelouv, d'abord ironique puis s'arrêtant de marcher, visiblement agacé)





S'en suivit un silence (logique) de la part de cette Naoma. Elle ne devait plus trop savoir quoi faire : si elle savait réellement quelque chose sur un éventuel meurtre, il allait lui falloir étayer ses accusations, cette fois. Je prédis alors mentalement qu'elle révèlerait, lors sa prochaine intervention, la manière certainement très gênante par laquelle elle avait appris ces informations.


- "En fait, ce n'est pas vrai, désolée. J'ai simplement peur que tu ne sois pas capable de comprendre la manière dont j'ai été informée de ce meurtre... En réalité, je n'ai pas trouvé de mot sur cette belette, mais c'est pourtant bien la femme de cet homme qui m'a tout dit. En personne. Tu vois ?" (Naoma, faisant cette fois l'effort parler d'une manière plus posée et détaillée)


*Raté, pas de vérité... Elle préfère continuer à se foutre de ma gueule !*

- "Ah bah oui, là tout-de-suite, je me rend mieux compte ! C'est son fantôme qui te l'a dit ! Ou mieux, attend... Mais bien sûr ! Elle t'a parlé à travers son âme, qui se trouve dans cette belette depuis que son enveloppe charnelle a été assassinée par son mari ! C'est carrément plus logique, maintenant..." (Lelouv, ne cachant pas son scepticisme)


- "Non, tu n'y es pas du tout ! Ce n'est pas ce que tu crois, je te dis toute la vérité, là ! D'ailleurs son âme n'est pas dans la belette, elle est au cimetière... Elle m'est apparue là-bas et m'a tout expliquée ! Mais j'ai l'habitude, je vois l'esprit des défunts depuis déjà longtemps, alors ça ne m'a pas choquée... Sauf que d'habitude ils ne me parlent pas aussi clairement." (Naoma, convaincante car elle même convaincue de ses propos)


*Et meeeeeeerde, une junkie... Elle a pris une dose d'opium plus forte que d'habitude, et du coup elle divague encore plus. M'enfin, je suis impliqué maintenant, alors j'ai pas le choix : je vais aller vérifier que tout va bien chez ce gars, cet Ayame. J'aurai qu'à envoyer un rapport au PSG et au BIR pour qu'ils fassent une descente chez elle, un peu plus tard. Droguée alors qu'elle a juste mon âge... Si c'est pas malheureux.* (Lelouv, pensant y voir enfin clair)

- "Bon... Naoma, hein ? Cette histoire, bien qu'à dormir debout, se passe de commentaire... Alors on va aller vérifier qu'il n'y a rien d'intéressant chez ce type (ce dont je ne doute pas un instant), et ensuite, tu reprendras le fil de ta vie... mais en arrêtant la drogue, d'accord ? M'enfin franchement, tu devrais plutôt retourner à ta mission, sinon il sera mentionné dans le rapport que tu t'en es détournée, voir même que tu as cherché à la saboter... " (Lelouv, tenant une ultime fois de décourager la jeune fille dans son entreprise)


- "Donc on se remet en route pour ton clan. Merci." (Naoma, nullement affectée par mon désintéressement)






Nous nous remîmes alors en marche, silencieusement. Naoma semblait... En fait, elle ne semblait pas. L'expression de son visage était d'un neutre indescriptible... On aurait dit qu'elle se foutait de tout, mais pourtant toute son attention restait fixée sur un seul et même objectif : prouver la culpabilité de Teto Ayame dans la mort de sa femme.
Au moins, elle y croyait, à son histoire de fantôme. Les rares regards qu'elle jetait autour d’elle étaient destinés à l'animal qu'elle portait.


Cette relation me parut étrange : après tout, ne l'avait elle pas trouvée seulement quelques minutes auparavant, durant sa mission ? Et pourtant, il semblait déjà y avoir une complicité un millier de fois plus intense entre eux qu'en elle et moi... Je me surpris alors à penser que lorsque je prendrai un chien, pour m'accompagner dans ma vie de ninja, je deviendrai peut-être plus proche de lui que je ne le serais jamais avec aucune femme...
Le désintérêt total que semblait présenter celle-ci à mon égard me confortât dans cette idée : il était temps que je trouve un compagnon autre que Dean et Diablo, un chien qui pourrait (contrairement à eux) me suivre dans tous mes déplacements, sans être constamment en danger.




Nous arrivâmes enfin au bâtiment Chirakkaku, où je pus "réquisitionner" un assistant 3ème classe pour m'aider à chercher des informations sur notre "suspect". Bien que dans mon esprit, Naoma restait bien plus suspecte que cet inconnu...


Une demi-heure plus tard, alors que la junkie commençait à s'impatienter (n'ayant pas le droit de fouiller les documents administratifs du clan, elle avait été obligée d'attendre à l'accueil), nous avions enfin trouvé les coordonnées de cet homme. J'avais également pu vérifier que Teto Shunka, sa femme, était morte depuis relativement peu de temps, en tombant, accidentellement semble-t-il, dans les escaliers.
Cet incident ne remettait pas en cause mon jugement : si on devait enquêter sur chaque accident domestique et soupçonner tous les membres de la famille, la vie à Gensou serait plus que pénible. Cependant, une autre coïncidence attira mon attention : Ayame tenait une boutique de vêtements en fourrure, et Shunka un élevage de belettes rares, très prisées pour cette même fourrure... Rien d'alarmant, sauf qu'un autre rapport (commercial, cette fois) indiquait que l'élevage de la femme était uniquement destiné à produire des animaux de compagnie, et non des tapis et autres écharpes. Il y avait certainement là un conflit majeur au sein du couple, et les accusations de Naoma prenaient ici un peu de sens : Ayame avait un début de mobile.


- "Bon alors, c'est fini ? Dépêches toi un peu ! On n’est pas sensés rester là toute la journée !" (Naoma, s'impatientant)


- "Oui, oui ! J'arrive... On a trouvé l'adresse du magasin de fourrure de Teto Ayame. Euh... Hideo Kojima, c'est ça ? Merci, en tous cas !" (Lelouv, remerciant l'assistant 3ème classe)


- "Mais... Je rêve ! Lelouv ! Tu n'as pas honte ?! Et Emiko là-dedans ? Tu vas offrir un manteau de fourrure à cette fille pendant que ta petite amie a le dos tourné ? Tu ne l'as quand même pas déjà trompée ? Oh, mon fils, je ne t'ai pas élevé comme ça !!!" (ma mère, surgissant de nul part, avec comme d'habitude ses idées toutes faites)


- "Bon, je t'attend dehors." (Naoma, sortant du bâtiment)






Je sentis soudain venir la même situation que la veille, avec le quiproquo sur Emiko, tout en sachant que je ne pourrais probablement pas y faire grand chose...


- "Wahou ! Bien joué petit gars !" (un officier)


- "En 2 jours, 2 filles différentes dans ton plumard !" (un autre officier{/u])


- "Ah non, ne l'encouragez pas ! Il doit épouser Emiko, c'est elle qu'il aime !" ([u]ma mère
)


- "Enfin, Lily ! Il faut bien qu'il s'amuse un peu... Il découvre tout juste les femmes, il ne peut quand même pas se laisser envahir complètement par la toute première qu'il a connu !" (mon oncle, surgissant lui aussi de nulle-part)


- "Mais non, arrêtez vos délires ! Je n'ai jamais trompé Emiko avec Naoma : c'est juste un témoin dans une affaire de meurtre... C'est pour ça qu'on va au magasin de fourrure ! Pour élucider un crime ! D'ailleurs, Emiko et moi n'avons pas couchés ensemble non plus ! Ca vous plait, de fantasmer là-dessus... Elle est géniale : c'est une fille belle, jeune, intelligente et super attachante, d'accord. Mais elle et moi..." (Lelouv, énervé et finalement coupé par sa mère)


- "Quelle belle déclaration d'amour ! On voit tous tes sentiments pour Emiko à travers tes mots..." (ma mère, rassurée que je n'ai pas "trompé" Emiko)


- "Tiens... Je... Enfin... Je devrais peut-être repasser plus tard... non ?" (Emiko, que personne n'avait vu ou entendu entrer)


- "Emiko ! Mais non, pas de problème ! Au contraire, Lelouv était en train de nous parler de ce qu'il ressent pour toi..." (ma mère)


- "Oh merde... Bon, on m'attend, à plus tard !" (Lelouv, s'empressant de sortir du manoir)


- "Ah quand même !" (Naoma)


-"Pas le temps, cours !" (Lelouv)







J’attrapai alors Naoma par le bras, en courant vers l’autre rive de Gensou. La jeune fille sembla ne pas apprécier cette attitude, elle protesta énergiquement, mais suivit quand même le mouvement.
Lorsque nous arrivâmes à proximité de la boutique de Teto Ayame, elle sembla retrouver son calme et sa froideur, puis elle jeta un rapide coup d’œil aux alentours.
Un grand soupir sortit alors de sa bouche, et lorsque je regardai dans la même direction qu’elle, j’aperçus 2 jeunes Ninja courant vers nous.


- "Hèèè ! Naoma ! On fouille déjà de ce côté ! Retourne sur l’autre rive, toi ! Tu vas nous gêner." (le plus petit des 2)


- "Ouais, c’est pas le moment de te promener avec ton mec… Tu nous sers vraiment à rien, là !" (l’autre garçon)


Naoma cacha alors rapidement la belette blanche qu’elle avait attrapée, puis elle dégagea violemment son bras, que j’avais oublié de lâcher après notre petite course jusqu’ici.
Je compris que ces Genins prétentieux étaient ses équipiers, lorsque je vis que le plus grand transportait une cage où étaient enfermés 8 belettes de couleurs diverses. Je ne compris cependant pas pourquoi Naoma avait caché la sienne : en la montrant, elle aurait pu prouver qu’elle travaillait efficacement pour l’équipe…


- "J’ai mieux à faire que courir après les belettes, et c’est ici que ça se passe. Ce policier va m’aider, je ne vous gênerai pas." (Naoma, sans prêter plus d’attention que ça aux 2 ninjas)


- "Ben voyons ! Tu vas faire les boutiques tranquille, pendant que Zel et moi on rempli la mission ? Tu rêves !" (le plus petit)


- "Ecoutez les gars… vous avez pas le choix ! J’ai besoin de Mademoiselle Tao pour cette enquête. Je vous demande pas votre avis… Continuez à chercher la petite bête, mais plus loin, pas chez nous." (Lelouv, ne souhaitant pas en venir aux mains)


- "Peuh ! Je suis sûr que t’es même pas un vrai officier Chirakkaku ! T’es à peine plus vieux que nous. Les enquêtes, c’est pas pour toi, et t’as pas d’ordre à nous donner ! Viens Satomi, on va faire comprendre à cette gamine ce que c’est que le travail en équipe…" (Zel)


Merde… Cette tête brûlée n’était pas bête : il est vrai que mon autorité n’était pas celle d’un officier du PSG. Naoma restait quand à elle muette, et se préparait à se battre. Ca ne s’annonçait pas facile, car nous ne savions rien l’un de l’autre et nos adversaires semblaient se connaître.





Le plus petit s’élança avec vivacité sur Naoma, tandis que Zel s’apprêtait apparemment à lancer un jutsu, en soutien. Mais je me mis sur le chemin de Satomi et parai son coup de poing : celui-ci fit un pas en arrière et s’élança de nouveau sur moi. Durant ce cours laps de temps, je sortis quand à moi mon Jitte tout neuf de son fourreau, et en portai un grand coup dans le ventre de mon adversaire surpris.
L’autre Genin, que j’avais délaissé entre temps, envoya quand à lui une boule de feu dans ma direction. Je l’avais vu commencer à préparer son jutsu Katon quelques instant avant, mais j’avais pensé que pendant que je maitriserai l’autre garçon, Naoma se chargerait de Zel… Mais au lieu de cela, elle était restée en position de combat et n’avait pas bougé !


Au dernier moment, je pus cependant assister à un tour magistral de sa part : la Naoma que je voyais derrière moi n’était en fait qu’un bunshin, et la vraie surgit de ma droite. Des chaînes sortant de ses manches s’étaient enroulées autour de Satomi, et elle tira d’un coup sec vers elle : ce dernier se prit alors de plein fouet la petite boule de feu de son équipier, en bon bouclier humain.
Naoma retira alors ses chaînes de lui, puis fit disparaitre son clone. Satomi était neutralisé pour un moment ! Le coup de jitte qu’il avait reçu en plein ventre l’avait déjà sonné, mais cette boule de feu l’avait semble-t-il mis K.O.





- "Merci… T’es réactive, pour une droguée !" (Lelouv, à Naoma)


- "Beau travail Zel, maintenant tu vas devoir chercher tout seul." (Naoma, toujours aussi impassible)


- "Pfff… Sortir un jitte dans une bagarre comme ça, c’est n’importe quoi ! Aucun honneur !" (Zel)


- "Je ne me bats jamais pour m’amuser. Un combat est quelque chose de très sérieux… Et puis cette arme n’est pas faite pour tuer. Il est à peine blessé !" (Lelouv)


- "On va vous dénoncer au QG, vous avez saboté la mission !" (Zel, s’éloignant avec Satomi)


- "C’est vous qui avez voulu vous battre. Et puis… Ton ami a des traces de combat contre un ninja Katon… Naoma s’en sortira sans problème ! Vous devriez plutôt vous taire… ou alors, demander une enquête approfondie aux Chirakkakus ?" (Lelouv, souriant et moqueur)





Les 2 équipiers de Naoma pestèrent alors une dernière fois, puis disparurent au coin d’une ruelle, en emportant leur cage à belettes. Je ne pus m’empêcher de penser à l’avenir de ces animaux : une fois cette enquête terminée, il était hors de question qu’ils finissent dépecés. Il fallait absolument que je m’en assure. D’ailleurs, si des animaux n’étaient pas impliqués, je ne me serais probablement jamais autant intéressé à tout ça.
Soudain, un bruit sourd venant du magasin de Teto Ayame (à une vingtaine de mètres de là) me sortit de mes pensées…

Je me retournai alors dans tous les sens, et m’aperçus avec horreur que Naoma n’était plus là ! Elle était certainement déjà chez lui, et elle ne m’avait pas attendu pour interroger le suspect…
avatar
Lelouv
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 734
Date d'inscription : 17/12/2008
Age : 28
Localisation : Confidentielle

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 24/10/2009, 18:57

Oubliant toute contenance, je débaroulai dans la demeure d'Ayame. Ce dernier fut si surpris qu'il ne trouva rien à dire, et n'eut pas le temps d'éviter mes chaines qui fondirent sur lui, telles des serpents de métal attaquant leur proie, et il fut ligoté en un tour de main. D'un geste énergique, je tirai sur les chaines, de manière à l'envoyer valser sur un côté, mais mon manque de force brute me fit rater mon coup: Ayame dans un cri de surprise, vacilla sur sa gauche, perdit l'équilibre et tomba en plein sur une pile de caisse qui s'effondra sous le choc, avec un boucan pouvant s'entendre à des dizaines de mètres.
Bien que ma ma rage avait atteint les sommets, je savais que mon visage restait tout aussi de marbre que d'habitude. Mais une fureur, une colère noire, sans précédent était en train de bouillir en moi, comme un volcan sur le point d'entrer en éruption. Mes mains légèrement tremblantes, lorsqu'elle se saisirent du col du meurtrier, trahissaient cette explosion imminente. L'homme, effrayé, me regardait avec des yeux écarquillés et suppliants. Répugnant. Au moment même ou je levais le poing pour le lui coller sur le visage, j'entendis quelqu'un s'écrier derrière mon dos.

-ARRÊTE!

Abruti.
Cela ne m'empêcha pas d'asséner un splendide coup de poing sur la tempe gauche d'Ayame, qui se mis à hurler de douleur. Une soif de cruauté, presque bestiale, s'éveilla alors en moi. Le torturer était devenu une nécessité, et je m'y donnais à coeur joie. Au bout du cinquième coup, l'une des arcades sourcilière de l'homme était en sang, et son nez commençait à subir le même sort. Il devait payer son crime. Mais alors que je visais ses yeux cette fois-ci, Lelouv stoppa mon geste en m'agrippant le bras avec force.
Abruti.

- Naoma... Arrête ça! On doit d'abord l'interroger! lança Lelouv, dont la voix nuançait l'autorité et la peur.
- Lâche-moi.
- Non... Toi tu vas arrêter et on va s'expliquer avec ce type, après on ira voir si ta maison dissimule pas de la drogue!
- Lâche-moi.
- T'es sourde? J'ai dit non! Allez, lâche-le Naoma, tu vas le tuer si ça continue!
Je baissai mon bras et fixai Lelouv, droit dans les yeux. Il me regarda, un peu déstabilisé.
- Il a bien tué sa femme, non?
- Pitié... Arrêtez-la... supplia alors Ayame dans un faible gémissement de douleur.
- Tout ce qu'on a, c'est un début de mobile, il n'y a aucune preuve! Même pas un témoignage, alors te fous pas de moi! Et si tu parles de celui du fantôme de sa femme, c'est de la pure connerie! T'es une junkie, ça se voit à cent mètres! J'y ai jamais cru à ton histoire de voir les fantômes! Une fois cette histoire terminée, je t'embarque et j'envoie quelqu'un voir si tu dissimules pas de la drogue chez toi.
Je me relevai lentement et, avec la même lenteur, je m'éloignai d'eux de quelques pas et leur tournai le dos. Je me surpris alors à esquisser un petit sourire, un sourire froid et sombre. Tous les mêmes hein... Pas un pour rattraper l'autre. Les hommes sont tous bornés. Pour y croire, ils doivent voir.
- Toi. Ayame, lançai-je, toujours le dos tourné. Tu as tué ta femme.
- Je... j...je... Oui! Elle ne connaissait pas la valeur de l'argent, elle donnait des belettes d'une valeur inestimable, alors qu'elle pouvait en tirer un bon prix si elle les vendait! Et puis, quand elle m'a dit que s'il lui arrivait malheur, ce serait moi qui hériterai de son élevage... Mais vous n'avez aucune preuve concrète! Votre ami vous l'a dit non? Le témoignage d'un d'une hallucination, ça ne compte pas.
Cette fois-ci, je fis demi tour, et fixai Ayame.
- Et ça?
Je tendis une enveloppe soigneusement pliée en quatre.
- Shunka-san est morte très récemment. La veille même de son trentième anniversaire... Ce papier est très clair: il stipule que vous deviendrez le propriétaire légitime de l'élevage quand elle aura atteint ses trente ans. Seulement... Vous avez fait une erreur ridiculement grosse. Vous l'avez tuée la veille même de son anniversaire. Ce qui signifie donc que, même un jour avant, si une personne meurt, l'anniversaire ne compte plus. Donc, d'une certaine manière, Shunka-san n'a jamais eu 30 ans, mais bien 29.

Je m'interrompis, observant attentivement l'expression horrifiée d'Ayame, toujours solidement ligoté par mes chaines, et Lelouv, complètement abasourdi par mes raisonnements.

- Cependant... Ce n'est qu'après le meurtre que vous aviez appris l'existence de ce « testament ». Vous saviez aussi à quel point Shunka aimait Fuyu, la belette blanche. Cette belette, ajoutai-je en sortant la belette d'une des manches de mon kimono. Elle la considérait comme une amie proche. Et il est bien connu que l'on confie ses secrets uniquement à ses amis proches... Fuyu détenait ce papier, et elle s'est enfuie avec, pour que vous ne le trouviez pas, pour ne pas détruire l'unique preuve qui pourrait confirmer votre culpabilité. Bien sûr, même si c'est une belette blanche, il n'est pas facile de la retrouver dans un village comme celui-ci, surtout quand on est seul à la chercher. Vous avez alors eue l'idée de lâcher d'autres belettes, rares bien sûr, pour faire comprendre l'urgence de la situation, et donc mobiliser une équipe de ninja pour les retrouver, Fuyu en priorité.
Pas de chance... C'est moi qui l'ai trouvée en premier. La suite, on la connait... Mon esprit de déduction s'est mis en marche, et j'ai perçu une autre ambition autre que celle de récupérer des belettes soit disant « perdues ». Et comme le cimetière est mon lieu de prédilection pour réfléchir, je suis tombée sur votre femme, qui m'a tout raconté.
Ayame en resta bouche bée. Puis, il baissa la tête, en signe de retraite. Lelouv, comme s'il semblait se réveillait, eu une petit sursaut, sortit des menottes qu'il mit aux poignets du meurtrier, après l'avoir libéré de ses liens.

Peu après l'arrestation, Lelouv et moi marchions en direction du cimetière. Il semblait vraiment étonné me voir aussi déductive... Surtout parce qu'il était persuadé que j'étais une droguée. Mais aussi, ce qui me soulageait un peu, c'est que j'avais retrouvé mon calme habituel. Ma déduction m'avait permis de retrouver mon sang froid, bien que extérieurement, on ne pouvait voir la différence, ayant la réputation d'être « un vrai mur de marbre ». Tandis que je caressais la tête de Fuyu d'un air absent, Lelouv me tapota l' épaule, ce qui eu pour effet de le fusiller du regard.

- Au fait Naoma... Pourquoi on va au cimetière?
- Quand une personne meurt, il peut arriver pour elle de rester dans le monde des vivants, car quelque chose la raccroche à ce monde. Cela peut être un amour, une déception, une ambition ou un rêve qu'elle n'a pu accomplir. Ce désir si fort, qui a perduré jusqu'à sa mort, a fait qu'elle est restée ici, a errer jusqu'à ce que quelqu'un de vivant le fasse pour elle. Chaque jour, à minuit et à l'aube, je me rends au cimetière pour tenter de les aider, en éclairant leur chemin à l'aide de fleurs blanches, posées sur leurs tombes.
- Heu ouais... Et tu veux en venir à quoi exactement? demanda-t-il, incertain.
- Aujourd'hui, j'ai aidé une de ces personnes défuntes et raccrochées à notre monde. Elle avait peur de voir ses animaux, si chers à ses yeux, disparaître à cause d'un parasite comme lui... Mais avec mon intervention et la tienne, nous avons accompli son désir, elle va pouvoir reposer en paix...
Nous étions maintenant en train de parcourir les allées étrangement recouvertes d'un brouillard très bas, rasant le sol, et privé de la lumière du soleil, brillant pourtant de tout son éclat vu qu'il n'y avait aucun nuage. Lorsque nous arrivâmes devant la tombe de Teto Shunka, elle était là, à nous attendre, flottant avec une certaine légèreté au-dessus de la pierre où était gravé son nom. Quand elle me vit, son visage s'illumina, et toute silhouette également. Son corps argenté, fantomatique, semblait briller d'une douce lumière blanche.
- Ayame a avoué son crime, et toutes les belettes son sauvées, celles que nous devions récupérer pour notre mission le seront également.
- Merci pour tout, jeune fille qui peut nous voir! Je peux partir de ce monde, sans aucun regret! J'espère que, comme pour moi, tu pourras aider d'autres esprits de défunts... Nous errons ici et là, alourdis par un fardeau dont nous ne pouvons nous débarrasser. Et comme personne ne peut nous voir, c'est comme si nous étions condamnés pour l'éternité... Mais toi, tu es capable de nous libérer. Tu l'as fait pour moi, tu peux donc le faire pour les autres...
- J'en ai bien l'intention, lui répondis-je en levant les yeux vers elle. En plus, vous semblez tous renfermer tellement de mystères... Et je ne peux pas me permettre de passer un côté d'un mystère. Reposez en paix, Shunka-san.
- Cependant, j'ai une dernière volonté.
- Laquelle?
- Peux-tu t'occuper de ma chère Fuyu? Je sens qu'un lien fort vous unis, toutes les deux. Tu as besoin d'une compagnie, et elle a besoin d'un maître. Je suis certaine que vous saurez bien vous occuper l'une de l'autre.
J'acquiesçai, en signe de compréhension et de promesse. Shunka s'approcha et se pencha vers moi, et me tendis son petit doigt. Comprenant son intention, je fis de même. C'était une étrange sensation, c'était comme si le corps de cette femme était une forme de vapeur d'eau fraiche et légère. Comme on pouvait s'en douter, étant un esprit, elle et moi ne pouvions croiser nos doigts, mais l'intention, elle, y était... Quand à Lelouv, il semblait bien se demander ce que je fichais avec le bras tendu et le petit doigt levé... Mais bon, tant pis pour lui s'il était persuadé que j'étais une junkie.
Puis, l'esprit revient au-dessus de sa tombe et, dans un dernier sourire, commença lentement à disparaître, comme un château de sable soufflée par un vent léger...


- Et maintenant, tu vas faire quoi Naoma? me demanda soudainement Lelouv, alors que nous marchions de nouveau côte à côte dans une rue déserte.
- Les deux abrutis congénitaux ont sûrement eu le temps de retrouver toutes les belettes pour les ramener au Quartier Général, donc je vais y retourner aussi, et je pourrai enfin m'occuper de mes chères fleurs.
- Gné?
Lelouv s'était arrêté, scié. Il me regardait comme si c'était la première fois qu'il me voyait. J'haussai les sourcils, toujours aussi impassible.
- Mes parents et moi sommes fleuristes.
- Nan nan c'est pas ça le truc... C'est le fait que tu aimes les fleurs! Moi qui pensais que tu étais une junkie qui se foutait de tout et faisait du trafique de drogue en douce...
- Normal. Tu es un garçon. Donc forcément, tu ne peux que mal penser.
- Hého... Fais gaffe je suis flic quand même... Je pourrais t'arrêter pour outrage à un représentant de l'ordre! lança-t-il avec un sourire sarcastique.
- Mon Dieu j'ai peur... murmurai-je d'une voix volontairement exaspérante.

Lorsque nous arrivâmes au Bureau des Missions- hé oui, Lelouv, ayant participé plus ou moins, devait bien venir pour donner son témoignage sur les faits qui venaient de se produire- Zel, Satome, et Kusumi-sensei étaient déjà présents, avec la cage remplie de belettes posée sur le bureau de la secrétaire. Zel et Satome se précipitèrent alors sur la sensei.

- Elle nous a délibérément attaqués Sensei!! Elle et le policier! On participait activement à la mission, et là la chi... heu Naoma est arrivé avec lui et ils nous ont attaqués en nous accusant de saboter la mission!!
- Zel dit juste Sensei! s'écria Satome. Regardez, il m'a lancé un jutsu Katon! Et elle, elle m'a attaqué par derrière! Dès le départ elle est partie du groupe en disant qu'elle voulait pas faire équipe avec nous!!
- Stop. Dit soudain la jeune femme.
Les deux gamins se turent aussitôt.

J'ai observé la situation, et j'ai bien vu que les événement que vous avez cités se sont bien produits. Cependant, ces deux jeunes gens ne semblent pas aussi coupables que vous essayez de me le faire croire. Vous avez justement abandonné la jeune Naoma-chan en utilisant un faux prétexte, car vous ne l'appréciez pas. Vous avez ensuite provoqué Naoma-chan et son ami...

CET ABRUTI CONGENITAL DE FLIC N'EST PAS MON AMI!

… en combat, combat que vous avez perdu. Certes, vous avez accompli la mission, vous avez récupéré toutes les belettes, la dernière étant en possession de Naoma-chan. Ca, je ne peux le nier.
Mais vous n'avez pas travaillé en équipe. Cela vaut aussi pour vous, Naoma-chan. Vous avez volontairement négligé la mission. Je reconnais cependant que avez agi en bonne cause: vous êtes parvenue à arrêter un homme coupable d'un meurtre et à éviter un triste sort à ces petits animaux.
En somme, vous trois avez fait l'erreur de négliger le travail d'équipe. Ne refaites pas cette erreur une seconde fois. Le travail d'équipe et la confiance sont des facteurs clefs pour réussir une mission, peut importe laquelle. Vous pouvez partir maintenant, je dois écrire un rapport. Bien entendu, comme la personne qui a fait la requête de la mission a été arrêté, il n'y aura pas de récompense.

Si j'étais capable de rire de joie, je me serais roulée par terre en voyant la tête des deux crétins-gamins!
-Bon alors, Junkie-chan, on fait quoi maintenant? demanda soudain Lelouv, une fois sortis du QG
- Tss.
- Ah tiens, t'es redevenue muette, Nana-chan? lança-t-il, sarcastique.
D'instinct je le pris par le col de sa veste et le tirait vers moi.

- Appelle moi encore une fois Nana, et je t'assure que tu vas finir pendu par des chaines à un poteau, murmurai-je d'une voix glaciale à son oreille.
Avant qu'il ai pu répliquer, une femme surgit alors d'un coin de rue, que Lelouv sembla reconnaître tout de suite, et resta pétrifié en la voyant. La femme se dirigea vers nous, et nous regarda successivement, Lelouv et moi.

- Ohhhh alors tu sors vraiment avec une autre fille fille qu'Emiko! Vous êtes pourtant fait l'un pour l'autre, vous deux! Mais tiens c'est bizarre, je ne vois pas de manteau de fourrure, tu n'étais pas parti lui en acheter un? En tout cas, cette petite amie là est très mignonne aussi! Mais Emiko te convient bien mieux!
J'avais zappé tout ce que cette dame venait de dire, hormis une chose: MOI, Naoma Tao, être la petite amie d'un crétin congénital de flic dragueur? Seules les filles m'intéressent!
- Ne vous méprenez pas madame... intervins-je avec une voix glaciale. Il est tout à fait impossible que je sorte avec un homme, surtout un idiot borné comme lui. Lelouv, si tu ne mets pas ça au clair dans 5 minutes, je t'assure, je t'étrangle.
- Heu...

Là y'a pas à dire, il était dans la mouise jusqu'au cou.
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Kezashi le 1/11/2009, 17:48

Comme à chacun de mes réveils, je m’étais habitué à ne pas enclencher mon pouvoir afin d’apprécier ce que mon environnement pouvait m’apporter.

Ce matin là, les rayons du soleil réchauffaient doucement ma peau. Je n’affectionnais pas particulièrement dormir couvert. Peut être à cause de mes entraînements, chaque sensation permettant de sentir l'ennemie approcher.
Une brise fraiche parcourait l'ensemble de mon corps me faisant frissonner des pieds à la tête. Ce simple détail me permettait de comprendre d'où elle provenait. Je devais surement être dans une pièce fermée, peut être une chambre, la fenêtre ouverte.

J'essayais alors de me rappeler mes derniers souvenirs: un bar dans les rues malfamées de Gensou, Evaline, et un sentiment de peur, un homme puissant à ses cotés...
A mon plus grand étonnement, une image m'apparut. Une femme à la peau blanche, les cheveux noirs accompagnées d'une mèche de couleur prune.
Cependant, il était impossible pour moi de dire de qui il s'agissait. C'était la première femme que je voyais réellement. Après avoir pris conscience de la situation, ce fût un choc psychologie encore plus important que le manque de souvenir.

Malgré tout, j'activais mon pouvoir.


Shikai moujin' no Jutsu (la vision de l'aveugle)

D'après le mobilier et le matériel médical, j'en conclus que cette pièce était faite pour la convalescence d'un blessé ou d'un malade. Ma présence dans cette pièce signifiait qu'il m'était arrivé quelque chose, peut être la raison de mon amnésie partielle.
Hormis un léger mal de crâne, je ne ressentais pas une grande fatigue. Mon hypothétique guérison avait assez duré.

Des vêtements propres étaient posés sur l'une des tables de chevet prêt du lit. Je m'habillais en toute hâte puis m'aperçut que toutes mes armes se trouvaient ranger sur une étagère à proximité de la porte.

Avant d'entamer ma sortie, j'augmentais la portée de mon pouvoir et contre toute attente je me trouvais dans un lieu familier. Le domaine de mes parents. La situation me rassura et je sortis dans le couloir. Je me situais dans la partie est du bâtiment. En longeant le corridor, j'arrivais à l'escalier qui menait vers le rez-de-chaussée. Je vagabondais ensuite dans les multiples couloirs et salles de la demeure Hykao, cherchant une aura connue.

Après quelques remarques sur mon rétablissement, une servante m'indiqua où se trouvait mon père. J'appréhendais quelque peu les réponses qu'il allait me fournir, mais je me mis tout de même en chemin.

J'étais maintenant face à la porte du cabinet de mon père, Kaiju. Il n'était pas seul. Deux autres personnes discutaient avec lui. L'une d'elle était mon ancien instructeur Chaki. L'autre m'était inconnue. Je frappais tout de même à la porte, patientant jusqu'à ce que l'on m'invite à entrer.


Kaiju : Ton repos de trois mois est enfin terminé?
Kezashi : Bonjour à vous aussi père.

Mon instructeur me fit un brève signe de la tête. L'invité de mon père, un homme petit et gros, vêtu d'une longue robe de couleur pourpre brodée de fils argentés, me salua d'un grand sourire à s'en décrocher la mâchoire. D'après le peu de cheveux blancs qu'il lui restait, il devait avoir au moins soixante-dix ans.
Alors que je m'approchais pour le saluer à mon tour, mon instructeur Chaki au nez de fouine, se retourna vers moi et me chuchota quelque chose:


Chaki : Tu ferais mieux de ne pas dire de bêtise si j'étais toi. Cet homme est un représentant du Kage venu informer ton père des gros dégâts que tu as fait en ville. Ils discutaient justement des réparations qu'il fallait entreprendre. Tu ne tombes pas au meilleur moment.
Kezashi : Merci du conseil. répondis-je en chuchotant de la même façon.

Après avoir saluer le représentant, mon père entra dans le vif du sujet.

Kaiju : Koritarisu Akamé, un représentant du Kage est venu m'informer du montant des travaux qu'il faut effectuer en ville suite à ton passage quelque peu mouvementé.
Kezashi : J'ai bien peur, sauf votre respect père, de ne pas me souvenir de ce que vous parlez.
Chaki : Le médecin nous avait prévenu d'une éventuelle perte de mémoire.
Kaiju : Tu n'es pas pour autant obligé de prendre sa défense Chaki. Il peut le faire lui même.
Kezashi : Si seulement je savais pourquoi je dois me défendre.

L'expression du visage de Koritarisu changea du tout au tout. Il passa d'un grand sourire à une colère très peu masquée.

Koritarisu : Vous avez détruit deux tavernes, huit immeubles d'habitation, deux cent cinquante mètres de route pavé et blessé dix-huit civils.
Kezashi (surpris) : Moi? Vous êtes sur?
Koritarisu : Des témoins vous ont formellement identifié. Vous avez commencé par frapper un homme dans un bar pour ensuite vous en prendre à votre élève, Evaline, dans la rue. Un homme du nom de Sôma Ryosuke de Mahou vous a intercepté du mieux qu'il pouvait. Ce chuunin, ainsi que des passants, ont parlé d'un puissant Genjutsu avec des corbeaux en décomposition.
Kaiju : Vous avez dit Genjutsu? Vous êtes sur?
Koritarisu : Certain.
Kezashi : Alors ce n'est pas moi. Je ne maîtrise que très peu de Genjutsu et de faible niveau.
Kaiju : A moins que... Koritarisu-San, l'instructeur Chaki va vous accompagner jusqu'au salon où nous pourrons continuer cette discussion. Je vous rejoins dans cinq minutes.

Étonné par ce revirement de situation, j'attendais patiemment que Chaki et Koritarisu sortent du cabinet pour questionner mon père.

Kezashi : Que se passe-t-il? Et c'est quoi cet histoire de destruction de bâtiment.
Kaiju : J'ai bien peur que tu n'en sois qu' indirectement responsable. Étant donné que tu ne maîtrises pas de Genjutsu suffisamment puissant pour combattre un chuunin, je pense que se doit être le sceau qui s'est rompu.
Kezashi : C'est donc mon frère qui a causé tout ceci d'où ma perte de mémoire.
Kaiju : Il a dû se passer quelque chose qui a affaiblit le sceau et libéré l'esprit de ton frère jumeau, un utilisateur de Genjutsu.
Kezashi : C'est pour ça que j'ai dormi une semaine complète. Je me souviens vaguement d'un vieil homme ivre mort qui a provoqué mon élève. J'ai dû mal réagir et m'énerver.
Kaiju : Tu doit être beaucoup trop proche de cette Evaline pour rompre ainsi le sceau. Enfin bref. Tout ceci ne peut plus durer.
Kezashi : Evaline et moi?
Kaiju : Non imbécile. Je parle du sceau. Il est devenu bien trop fragile. Tu vas finir par tuer quelqu'un si ça continue et donner raison aux objectifs de Gatonoa, libérer l'esprit de ton frère Kowashi pour détruire notre clan.
Kezashi : Et que dois-je faire?
Kaiju : La personne qui nous a aidé, ta mère et moi, à créer ce sceau est morte. C'était l'ancien Gensoukage, Masamune Chirakakku. Cependant je sais qu'il existe une personne qui vit prêt du mont Fuji. Un ermite passé maître dans l'art des sceaux et surtout des âmes.
Kezashi : Pourquoi un homme si puissant pour être Maitre des sceaux vit-il en ermite et non pas au service d'un village caché?
Kaiju : Tu viens de répondre toi-même à la question, il ne veut pas être au service d'un village. Il était de Gensou avant. Cependant pour effectuer ses recherches, il a préféré s'éloigner de toute civilisation, fuyant ainsi le monde des Shinobis. Tu auras surement du mal à le retrouver, mais c'est ça ou tu finiras par te détruire de l'intérieur. Enfin ton frère te détruira.
Kezashi : Si je n'ai pas le choix.
Kaiju : Emmène Evaline avec toi. Chaki viendra lui aussi. Je préfère prendre des précautions. Je n'aimerai pas que tu détruises le mont Fuji parce qu' Evaline t'aurait refusé un baiser.

Malgré l'apparent humour de sa phrase, mon père ne laissa pas transparaitre le moindre rire. J'avais appris au fil des années à le déchiffrer autant que ma mère. Elle me répétait souvent que je lui ressemblais trait pour trait, autant physiquement qu'au niveau caractère. Elle devait surement se tromper une fois de plus.

Le lendemain, Chaki et moi étions prêt à partir pour un voyage vers le mont Fuji. Il ne restait plus qu'à trouver Evaline et lui annoncer l'ordre de notre nouvelle mission.

Trouver l'ermite Maître des sceaux et des âmes.


Dernière édition par Kezashi le 8/3/2010, 23:11, édité 1 fois
avatar
Kezashi
Combattant Expert
Combattant Expert

Messages : 1017
Date d'inscription : 10/03/2008
Age : 30

Voir le profil de l'utilisateur http://jdr-leval.1fr1.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Lelouv le 16/11/2009, 17:24

- Heu… Je sais pas pourquoi, mais je la sens pas trop venir, l’explication… (Lelouv, saoulé)


Cette fille ne se rendait pas bien compte de la malédiction qui me collait à la peau… Chaque fois que des paroles quittaient ma bouche pour entrer dans des oreilles Chirakkakues, un processus bien rodé se mettait en route : d’abord, seulement la moitié des mots étaient vraiment retenue par mes interlocuteurs. Ensuite, les fantasmes de ces derniers venaient compléter la phrase, ne gardant ainsi plus qu’une partie du sens d’origine…



- Oui, tu as raison, vous n’avez pas à vous expliquer ! Je n’aurais pas dû dire ça, j’ai mis ta petite amie mal à l’aise. Enfin faites attention, je crois avoir vu Emiko dans le coin…. (ma mère)


Je pris ma tête à 2 mains. Alors même là, j’en avais trop dit ? Généralement, après ça, une autre personne en remettait une couche… La dernière fois, c’était Akira, par exemple. Heureusement, cette fois, il n’y avait que Naoma, ma mère et moi.


- Il a intérêt, à s’expliquer ! Et tant qu’à faire, devant l’autre aussi, là… Emiko. Je vais pas le laisser me faire passer pour une de ses conquêtes ! (Naoma, ne semblant pas se rendre compte de son erreur)


Et voilà, je devais maintenant considérer Naoma comme une ennemie : *et si je ligotais la droguée, pour la faire taire ? Quoique non, ça alimenterait plutôt le débat…*.
Bon, la prochaine étape devrait ensuite être l’amplification de ses propos malheureux, déjà altérés par l’esprit sordide de ma mère (ou tout autre Chirakkaku qui se serait trouvé là), comme vu précédemment.


- Bien sûr… Je suis certaine que mon fils ne te voit pas comme une « simple conquête », ne t’en fais pas ! Surtout s’il t’a dit qu’il laisserait tomber Emiko pour toi. Même si je trouve que c’est bien dommage… (ma mère, un peu attristée)


- Mais… Non ! Je… (Naoma, se coupant après m’avoir foudroyé du regard)


Ce même regard, d’abord à peine expressif de colère, afficha pour la première fois une autre émotion, presque imperceptiblement : l’étonnement. Sa tête était légèrement penchée sur le côté, et son front à peine plissé. Mon regard suppliant de teckels battu semblait lui avoir fait comprendre qu’elle devait se taire… Mais trop tard.
Maintenant, si je ne disais rien, ma mère s’en irait colporter la nouvelle, ou pire : un autre membre du clan passerait par là, et viendrait ajouter son esprit tordu à celui de ma mère. Avec la chance que j’avais, je devais anticiper le pire… Sachant que dans tous les cas, la vision déjà fausse que la Kounin avait de la situation ne serait pas seulement répétée : elle serait de nouveau déformée, et amplifiée !
Je pris donc la parole, tentant une dernière explication.


- Bon… Je l’ai déjà dit tout à l’heure… On vient de résoudre, du moins en partie, une affaire de meurtre dans le magasin de fourrure ! C’est un témoin. Et Emiko n’est qu’une amie ! Ce que tu as vu hier, c’était juste un malentendu ! Je ne sors ni avec Emiko, ni avec Nana ! (Lelouv, ne prêtant pas attention au regard noir de la jeune fille)


- Naoma, imbécile ! Oublie ce surnom à la con ! (Naoma)


- Ouais, Naoma, voilà… C’est ce que je voulais dire… (Lelouv, vraiment blasé)


- Tu sais, ça n’a rien de choquant d’être appelé en public par son petit nom, surtout par ton petit ami… (ma mère, n’écoutant pas vraiment, comme d’hab’)


- Elle est simplement témoin dans une affaire, je t’ai dit, maman… (Lelouv, désespéré)


- C’est comme ça que vous vous êtes rencontrés, alors ? Enfin j’espère qu’Emiko ne sera pas trop déçue quand même. (ma mère)


- Déçue de quoi ? Ah ! Salut Lelouv ! Alors, il parait que t’as fait du bon boulot, aujourd’hui. Et t’es même pas en service, ça promet ! ( ???)




C’était une voix féminine qui avait parlé, et nous nous tournâmes tous 3 dans sa direction. La jeune femme, dont les traits nous étaient cachés par ses cheveux, soulevés par une rafale de vent, portait un beau kimono rouge flambant neuf, orné de quelques dessins de fleurs dorées. Ce vêtement, relativement moulant, laissait deviner de belles jambes bien galbées, et le haut du kimono était juste assez décolleté pour suggérer une poitrine parfaite, de taille tout à fait honorable.
Poitrine… que je reconnu avec horreur ! La belle chevelure rousse, que le vent cessant laissait peu à peu reprendre sa place, dévoila alors le beau visage d’Emiko… son regard me fixant avec un grand sourire.

Elle souriait ? Alors soit elle n’avait pas encore subit de remarques du style « c’était bien hier, avec Lelouv ? », soit elle n’y avait pas fait attention, voir ne les avaient pas comprises telles qu’elles… Ou bien, le fait que je l’ais d’abord reconnu à l’aide d’un regard insistant sur sa poitrine ne lui avait pas échappé, et elle trouvait ça drôle.
Mais cette dernière possibilité me semblait improbable : avec moi, Emiko avait l’air un peu à l’Ouest, de ce côté-là, et jamais elle ne m’avait fait la moindre remarque quand aux endroits de son corps ou se posait mon regard. Pourtant, cela arrivait de plus en plus souvent, au fil des années… Me voyait-elle toujours comme cet innocent gamin, qu’elle avait déjà pour ami une dizaine d’années auparavant ? Ou peut-être préférait-elle ne pas y faire attention, de peur que ça ne jette inutilement un froid entre nous.
Dans tous les cas, ce quiproquo à propos de notre « nouvelle relation » avait tout le potentiel requis pour le jeter, ce froid. Je ne savais même pas comment réagir, face à cette situation : j’étais en quelque sorte entouré d’ennemies, pour des raisons différentes en fonction de chacune. A mère voulait que ses rêves deviennent réalité, Emiko se conduisait comme si nous étions toujours des gosses sans désir, et Naoma… Ben Naoma était une droguée en manque, apparemment.

J’avais totalement décroché de la conversation, depuis quelques secondes : ma mère parlait à Emiko, qui semblait ne pas bien comprendre, et Naoma restait de marbre, hors de la conversation. La même expression que d’habitude (ou plutôt la même « anti-expression ») sur le visage, à ceci près qu’elle était rouge pivoine, et fixait Emiko. Peut-être la connaissait-elle ? Etait-elle rouge de colère, ou bien était-ce vraiment l’heure de sa dose quotidienne ? Une voix vint interrompre mes pensées une nouvelle fois :


- HEHO ! Lelouv, réveille-toi ! Pourquoi tu ne veux pas avouer qu’on a couché ensemble, hier ? T’as honte de moi ? Mais t’en fais pas, j’ai rassuré ta mère ! Ca ne me dérange pas du tout, que tu voies d’autre filles… on est pas si étroits d’esprit que ça, non ? Mais tu pourrais quand même nous présenter ! (Emiko, avec un clin d’œil)


Et voilà, ce qui devait arriver arriva… Emiko s’était prêtée au jeu. Maintenant, plus rien n’empêcherait le clan tout entier de nous voir comme un couple libéral…. Il me semblait que ma mère était en train de me dire quelque chose, et Naoma se présentait. Mais je n’écoutais pas : la situation commençait à me sortir par les yeux… La veille, j’avais eu très envie de sauter sur Emiko, en fait, quand je l’avais vu à moitié nue. Le fait de ne pas le faire m’avait donné satisfaction, puisque je n’avais pas fait dégénérer notre amitié. Mais aujourd’hui, ce sentiment avait laissé place à la frustration ! Et avec ça, j’entendrais parler tous les jours de ce que j’aurais voulu faire, comme si je l’avais fait…
En plus de ça, ma mère ne ma lâcherait plus à propos d’Emiko, et il était même possible, dans le pire des cas, que cette dernière devienne amie avec cette droguée, qui ne pouvait apparemment pas me blairer. Comme si la voir avec d’autres mecs n’était pas suffisamment chiant : maintenant, j’allais subir les « tu t’emmerdes pas, tu sors avec 2 filles qui en plus sont amies ! » et les « que tu vois quelqu’un d’autre, ok, mais ça te dérange pas qu’elle fasse pareil de son côté, Emiko ? ». Après tout, cette histoire de relation libre allait être dure à faire oublier, puisqu’Emiko elle-même semblait appliquer ça depuis un moment, avec tous ces gars.

La conversation semblait avoir commencé, entre Emiko qui racontait tranquillement sa vie, et Naoma qui écoutait, totalement concentrée. Ma mère commençait quand à elle à se demander si je n’étais pas malade : il faut dire que je me tenais la tête depuis un moment, sans répondre aux questions, et que je devais avoir mauvaise mine avec tout ça… Le moment semblait venu.


- Bon… Ca va m’man, j’ai juste rien mangé depuis un moment : et puis je dois aller au siège du clan, pour en terminer avec l’affaire de meurtre, là… (Lelouv, retrouvant son courage… le courage de se barrer vite-fait)


- Quoi ! On en a déjà fini ! (Naoma, se tournant soudain vers moi)


- Non… On a suffisamment d’éléments pour le mettre au frais, le temps d’enquêter, c’est tout. Je vais retourner chez lui avec un Lieutenant, il nous faut une ou 2 preuves de plus avant de le faire condamner. Mais sans toi ! Je veux pas avoir à te gérer… T’as qu’à aller faire un tour avec Emiko ! Ou plutôt rentrer chez toi, pour… « reprendre des forces » ! (Lelouv)


- Oui, on a qu’à aller manger un morceau, nous aussi ! (Emiko)


- Je vais retourner travailler aussi. Je dois passer au QG, en fait. Tu rentres tard ? (ma mère)

- Ouais… Je dois aller m’entraîner avec Akira, après. Allez, à la prochaine Emiko ! A demain m’man… Et Nana, t’en fais pas, finalement j’enverrai personne fouiller chez toi… (Lelouv, sautant sur un toit avant de courir à toute vitesse vers l’autre rive du village)


- Naoma ! Arrête tes surnoms débiles, abruti ! D’ailleurs t’aurais rien trouvé ! (Naoma, pendant que je m’éloignais)




J’étais déjà loin quand elle finit sa phrase, mais le simple fait de me concentrer sur autre chose que mes pas me fit trébucher, et je glissai lamentablement 20 mètres plus bas, tombant au beau milieu de la rue. A vrai dire, depuis quelques minutes mes jambes tremblotaient, mon ventre gargouillait, et j’avais l’impression d’être un peu dans les vapes : je n’avais pas tout à fait menti à ma mère… J’étais réellement mort de faim.


- Te revoilà, petit gars ? Qu’est-ce que tu fichais là-haut ? Viens plutôt manger un morceau ! ( ???)


A ma grande surprise, j’avais devant moi le type aux hot-dogs rencontré un peu plus tôt dans la journée. Celui-ci me servit un double sandwich, en me faisant un prix : sympa, puisqu’il n’était pour rien dans la perte du précédent, que Naoma m’avait balancé par terre…
Le siège du clan n’était pas loin de là, mais pourtant, j’avais déjà fini mon « repas » en arrivant. J’entrais dans la salle de travail principale pour la seconde fois de la journée. Un tonnerre d’applaudissements vint me sortir de mes pensées…


- Hey ! V’là Lelouv, le beau gosse ! (Cid, un vieil officier très intelligent, frère d’Ikea Chirakkaku)


- Inspecteur, Lelouv ! S’il-vous-plait… (un premier assistant)


- Techniquement non, il est pas Lieutenant. Pourquoi pas « enquêteur Lelouv », ou bien « inspecteur en herbe » ? (Gadget, le fils de Cid, accompagné de son chien Fido)


- Ok, merci les gars ! Mais j’étais loin d’être seul. Au fait, c’est très léger, pour l’instant… On ne devrait pas retourner sur place, pour fournir un peu le dossier ? (Lelouv, encore sur le coup de la surprise, et préférant axer la conversation sur le travail que sur les femmes)


Quelques rires et autres « le jeune a encore des choses à apprendre » ou « oh l’autre, il se la joue flic solitaire » fusèrent alors. Qu’avais-je dit de si drôle ?


- Lelouv, t’inquiètes pas, va… On s’est occupé de tout pendant que t’étais au QG, avec ta copine… Enfin ton autre copine ! Quoiqu’on devrait pas en parler. On pourrait te griller auprès d’Emiko… (Akira, qui venait d’entrer, apparemment)


Tout le monde souriait. A priori, ils attendaient tous une réponse bien juteuse de ma part, au sujet de mes relations avec les femmes… Bon, après tout, Emiko jouait le jeu, et Naoma n’était qu’une témoin, alors je risquai pas vraiment de la revoir. Pour ma part, je voulais en savoir plus sur cette affaire… C’était juste un échange de bons procédés !


- Ah, salut Akira… T’en fais pas, va… Elle est déjà au courant, mais on est très ouverts là-dessus. D’ailleurs elles doivent être en train de manger ensemble, là tout de suite ! (Lelouv, ignorant les « wouhouuu ! » et autres sifflements)


- Yeaaah ! C’est pas moi qui devrais te donner des cours, finalement ! Bon, pour ce qui est de … Teto Ayame, c’est ça ? Ben on a trouvé des preuves plus accablantes encore, chez lui. Il semble que cet abruti avait déjà vendu certaines des belettes de sa femme 2 jours avant de l’avoir assassinée. Hors, comment savait-il qu’elle allait mourir, et ainsi les lui céder ? (Akira)


- C’est ce qui s’appelle vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué… (Gadget)


- Sérieux ?! Et les belettes vendues, elles ont déjà été dépecées ?! (Lelouv, horrifié)


- Du calme gamin, l’affaire est classée, non ? Puis je crois qu’il a juste signé la vente, mais tous les animaux étaient encore chez lui. Il n’a pas eu le temps de concrétiser tout ça, depuis la mort de Teto Shunka. Quelle importance, de toute manière ! Ce qui compte, c’est que justice soit faite pour sa femme, et ça, c’est grâce à toi et ta copine ! (Cid, avec un regard assez dur)


- Pas pour moi… Mais peu importe, puisque tout est bien qui finit bien… Je vais pouvoir aller me reposer un peu ! (Lelouv, soulagé)


- Ben voyons. Tu rêves ! On a à faire, tous les 2 ! (Akira)


- Ah ouais… purée, mais j’ai mal au crâne, moi… On remet ça à demain ? (Lelouv)


- Quoi, alors après la petite Emiko et la jeune témoin… Ce serait au tour d’Akira ?! (l’inspecteur Gadget, plus ou moins à voix basse)


- Mon fils, ils sont cousins… je pense qu’ils parlent vraiment d’entrainement, là… (Cid)


- Pas question ! Avec tes exploits, tu nous obliges même à doubler les entraînements prévus ! C’est parti ! (Akira, me faisant avancer vers la sortie d’un magistral coupdepompedanslecul no jutsu)




Il me fit alors comprendre que nous allions vers le fleuve, pour nous entraîner dehors. Pourtant, une pluie fine commençait à tomber, ce qui ne m’enchantait guère… Mais il ne voulut rien entendre à mes protestations, grognant que quand c’était pour aller pêcher, la pluie ne me gênait pas plus que ça.
Nous arrivions maintenant dans une zone plutôt dégagée, et je pouvais voir sur l’autre rive 2 pêcheurs, plus un autre au milieu de l’eau, dans sa petite barque couverte. Les chanceux… Quoique sur la même rive qu’Akira et moi, je pouvais voir 2 autres groupes de 2 ninjas, respectivement à 50 et 70 mètres environ de nous. Les 4 ninjas étaient eux-aussi en train de s’installer, mais eux semblaient être (bien plus logiquement) venus pour un entrainement au Suiton… Pauvres pêcheurs… ça ferait fuir les poissons, à coup sûr !


- On sera mieux ici. Au début on pourrait faire ça à l’intérieur, mais ce serait pas drôle… (Akira)


- Parce qu’ici c’est drôle ? Bref… Pourquoi au début ? Tu t’imagines que je vais donner des coups de jitte tellement puissants que des murs ne résisteront pas ? (Lelouv, moqueur)


- Non, mais la technique de combat au jitte que je vais t’enseigner, le Mumyu Jinpuryu, s’apprend en 2 temps. Mais tant que tu n’auras pas révélé ton Modalis, on ne va pouvoir s’occuper que de la première phase. (Akira)


- Une technique de jitte en rapport avec le Modalis, et donc avec la vapeur ? Oncle Ichiro m’en a déjà parlé, je crois… Me semble que c’est lui qui l’a inventé ! Il te l’a déjà transmise, alors ? (Lelouv)


- Je ne suis pas son fils pour rien… Je t’ai maîtrisé ça en un clin d’œil, moi, mon gars ! Et t’as intérêt à progresser rapidement toi aussi, avec tes exploits, là ! (Akira)


- T’y a fait allusion tout à l’heure, aussi… Je comprend pas bien le rapport entre cette affaire que j’ai aidé à résoudre, et mon niveau de combat… (Lelouv, un peu perdu)


- C’est pourtant simple ! T’as pas seulement aidé. T’as dirigé l’affaire, tu l’as découvert et résolu en cavalier seul ! Du moins, sans l’aide d’un officier Chirakkaku. T’as parfaitement géré la situation, et t’as même fait une suffisamment grosse impression au type pour qu’il nous dise qu’il n’a jamais été brutalisé… (Akira)


- Encore une fois, ça aussi c’était plutôt Nana… ‘Fin Naoma Tao, la témoin… (Lelouv, pensif)


- Ben aide de sa part ou non, t’as fait un boulot plus que remarquable. On te savait tous précoce, mais là, t’as agi comme un pro. Tout ça pour dire… Après un coup comme ça, tu seras surement promu Assistant première classe d’ici une semaine ou 2 ! Bref, quand t’auras commencé les missions dans mon équipe, histoire que t’ai acquis un minimum d’expérience du terrain. Mais alors vraiment, le STRICT minimum… (Akira)


- Sérieux ? Sur un coup de bol comme ça, une semaine après être devenu deuxième classe ?! (Lelouv, les yeux écarquillés)


- Je te l’ai dit… Tu minimise, mais t’as vraiment impressionné tout le clan, sur ce coup là ! (Akira)




Sur ce, il dégaina son arme, et se mit en garde. Toutes les infos de la journée commençaient à tourner dans ma tête, et cette nouvelle histoire de promotion venait d’accélérer la cadence. Mais il avait raison : il fallait que je devienne plus fort, maintenant, sinon ma progression hiérarchique serait injuste envers les autres secondes classes, et je ne serais jamais à la hauteur de mon prochain grade…
Il était maintenant nécessaire que je produise un véritable effort : que j’apprennes à combattre un minimum.


- Bien… Commençons ! (Akira, motivé)
avatar
Lelouv
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 734
Date d'inscription : 17/12/2008
Age : 28
Localisation : Confidentielle

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 12/12/2009, 15:46

FOIE JAUNE! LÂCHE! Et il se dit flic, l'horrible morveux qui vient de prendre la fuite comme un couard? Ca promet pour l'avenir du village... N'empêche, jusqu'à maintenant, il ne m'était jamais arrivé d'avoir une telle conversation avec un garçon, puisqu'en général je les envoyais bouler. Par contre lui y'a une différence.
Attends... j'suis quand même pas amoureuse?! Impossible, tout à fait impossible!
Et c'est pile à ce moment que l'image de cette fille, Emiko, vient se planter dans ma tête. Pour un peu, on pourrait dire que c'est mon opposé! Enfin, niveau caractère surtout... Elle a l'air bien plus extravertie que moi, plus souriante et joyeuse... Et si c'était elle et non ce sale gosse? D'un coup, ça devient quand même plus logique. Après tout, ne dit-on pas que nous sommes toujours « attiré par notre opposé »?

- Hé ho? Tu m'entends?
Ah zut... Je me suis encore plongée un peu trop dans mes pensées... Ah tiens, la mère de Lelouv est partie... Donc Emiko et moi sommes... seules? Dois-je m'en réjouir ou non? Qu'est-ce que je peux lui dire? Ohlàlà... C'est quoi ce sentiment?? Pourquoi est-ce je me perds dans ma tête comme ça?! Reprends-toi Naoma!
- Youhou? m'interpelle encore une fois Emiko. Tu vas bien, t'es sûre? T'as les joues toutes rouges!
- … Na.. Naoma! Je m'appelle Tao Naoma!
- Je pense que j'ai bien deviné quand tu as répondu à Lelouv! dit-elle en éclatant de rire. Alors, ça te dit de venir manger un morceau? Moi j'ai faim en tout cas!
- D'ac... d'accord... et toi tu es... Emiko, c'est ça?
Son hochement de tête affirmatif me le confirma. Mais pourquoi est-ce que je bafouille comme ça? Ca ne me ressemble pas du tout... Enfin bref, quoiqu'il en soit, Emiko nous mène vers un stand de ramen. Mouais bon, les ramen c'est pas trop mon truc, mais si c'est avec Emiko... Je ne peux qu'accepter! Et puis... Non Nao! Ne te reperd pas dans tes pensées!
- Tu veux quoi Naoma? me demande soudain la jeune fille.
- Heu... Comme toi! Je prendrais la même chose que toi!
- Okay! Chef, la même chose que d'habitude, deux s'il vous plait!
Et galère, j'ai commandé quoi moi au juste? Et surtout v'la que je parle pour quasiment rien dire... Vraiment, ça ne me ressemble pas. M'enfin, ça change de l'ordinaire, c'est déjà. Faut dire, c'est pas que ça me lasse, mais faire toujours la même chose tous les jours, ça devient un brin ennuyant. Ah, voilà les ramen... Punaise ça sent bon... Le bol est bien décoré en plus, c'est flagrant. Y'a plus qu'à goûter maintenant...
- Alors? C'est vachement bon hein? J'pourrais en manger à toute heure! Ca s'appelle Hard-Piment Ramen! La quasi totalité de ce plat est composé d'épices, genre piment rouge...
Gheurf. Elle me dit ça pile au moment où j'viens de finir ma bouchée. Nourriture... épicée? Piment rouge? De l'eau... De l'eau... Je commence à étouffer, j'ai beau tousser, cracher, respirer l'air avec mon nez et ma bouche, ma crise ne se calme pas. Jusqu'au moment où Emiko vient à mon aide en me versant un sceau d'eau sur la tête. La chaleur extrême s'en va, laissant place à la fraucheur... et à des vêtements et cheveux trempés. J'essaye de la remercier, mais je ne parviens pas à prononcer un traître mot. Je me contente donc d'incliner légèrement la tête. Bizarre, je ressens encore de la chaleur au niveau des joues... Oho...

Mes vêtements mouillés commencent à coller ma peau, elle aussi légèrement humide... Et mes kimonos ne sont pas spécialement conçus pour être amples face à une quelconque humidité. Emiko me regarde, et elle-même rougit légèrement. Je cille et jette, avec une certaine appréhension intérieure, un regard vers ma poitrine.
Vous savez quoi? C'est là qu'on se dit « merci d'avoir des vêtements sombres et pas blancs ». Je fais volte face et commence à courir, Emiko faisant de même après avoir payé le restaurateur, et ne tarde pas à me rattraper. Elle m'arrête, à moitié effondrée de rire.

- Ex... Excuse-moi Nao', je savais pas que ça allait se passer comme ça! Tu aurais dû me dire que tu n'aimais pas la nourriture épicée!
En même temps tu me l'as dit APRES avoir mangé les ramens...
- C... C'est bon, je ne t'en veux pas. C'est moi qui ai demandé sans savoir, ce n'est pas ta faute.
Si mon père m'avait un jour que j'allais m'excuser auprès de quelqu'un et rejeter la faute sur moi, j'aurais sûrement éclaté d'un rire cynique. Mais je sais pas... Je me sens pas honteuse. Hé elle m'a appelée Nao... Moi qui déteste qu'on me donne des surnoms, venant d'Emiko, ça me fait presque plaisir. Plaisir? Pourquoi je pense à ça moi? Ah non je vais divaguer une fois de plus!
- Oulà, il est déjà cette heure? Excuse-moi Nao, j'dois y aller, à une prochaine fois j'espère!
Punaise, à peine elle a fini sa phrase qu'elle est déjà partie! Ca doit être une kunoichi accomplie... Bon, ben j'ai plus qu'à rentrer me changer moi...
Sur le chemin, je tombe nez à nez avec une nouvel esprit. C'est une petite fille, dans les... allez, on va dire 6-7 ans facile, accroupie près d'un parterre de fleurs, en train d'essayer de les cueillir, mais ses mains passent à travers. Seul un étrange léger souffle les fait bouger, là où passent les mains de la gamine. C'est vrai, Shunka me l'a expliqué: un esprit n'est qu'une trace d'une personne défunte, raccrochée à ce monde par une volonté non réalisée. Ca doit être pareille pour cette gosse. Déjà un esprit à cette âge? Curieux... Allez c'est parti, je sens l'envie d'assouvir cette soif de mystère! Après tout, aider les esprits, ça change du quotidien. Je m'approche de l'enfant, et me met accroupie en face d'elle. Elle arrête sa vaine cueillette et lève les yeux vers moi.

- Touche pas mes fleurs!
Elle essaye d'en prendre une brassée, mais ses bras les traversèrent comme un souffle de vent.
- Ce parterre est le tiens, et quand tu es morte, ta volonté a été de continuer à t'en occuper, malheureusement un esprit ne peut plus avoir de contact avec le monde des vivants, mais malgré tout, tu veux continuer à soigner ces fleurs. Dis-je d'un ton neutre.
La gamine me regarde, les yeux larmoyants, implorants. Ainsi, on peut pleurer, même lorsque l'on est un esprit... Plutôt intéressant. Elle se met de nouveau à regarder ses fleurs d'un air triste, renifle, et essaye de les caresser, sans aucun effet.
- Ma maman et mon papa, ils sont partis de la maison, y'a longtemps, et ils sont jamais revenus. J'ai essayé de vivre toute seule, mais c'était dur, ils avaient pas laissé d'argent pour moi, et j'arrivais pas à cuisiner. Et je voulais pas abandonner mon jardin. Puis un jour, je me suis levée, mais je me suis vue toujours allongée dans mon lit. C'est la police qui est venue à la maison. Ils m'ont emmenée à l'hôpital et ils ont essayé de me soigner, mais c'était trop tard.
Putain de parents... Abandonner son propre enfant, y'a rien de plus dégueulasse que ça. Donc, elle veut continuer à s'occuper de son petit jardin? Ca va pas être bien compliqué.
- Ecoute, mes parents et moi nous occupons d'une fleuristerie, je me chargerai moi-même de ton jardin si tu veux, ça ne me pose aucun problème.
La petite lève brusquement la tête, le regard plein d'espoir cette fois.
- Tu promets?
J'acquiesce. Elle me tend alors son petit doigt. Comprenant où elle veut en venir, je fais de même. Maintenant, je ne dois pas faillir à ma promesse... Bah, ça ne sera pas compliqué, je m'occupe de fleurs depuis que je suis née. La gamine se lève, croise les mains derrière son dos et m'adresse un large sourire.
- Merci beaucoup Onee-chan! Au fait, moi c'est Shiro Kaguya, et toi?
- … Tao Naoma.
Puis, la petite fille se met à se désagréger lentement, comme de la poussière lumineuse balayée par un souffle de vent. Une bonne action de plus on dirait. Mais ça reste étrange quand même.
Bon... J'ai plus qu'à rentrer à la boutique pour chercher cette feignasse de père, plus la peine de changer mes vêtements, ils sont sec.


- NA-O-MAAAAAAAAA!
A peine viens-je d'arriver que Tao Maoss, l'homme prétendant être le mari de ma mère et mon père se décide à me sauter dessus pour me souhaiter la bienvenue. Ben oui, faut dire, je suis partie de la maison assez tôt et je les ai pas revu depuis quelques heures. D'un pas de côté, j'évite assaut, et s'écrase le nez dans l'herbe.
- C'est cruel ça Nana-chan!
- J't'ai déjà dit DE PAS ME DONNER CE SURNOM! lui réponds-je avec colère; c'est pour ça que je supporte que Lelouv m'appelle comme ça! Parce que LUI le fait continuellement!
- Ouch... Allons ma chérie, te mets pas en colère comme ça! Tu as encore mangé de la nourriture épicée sans faire gaffe, c'est ça? Ca s'voit! Allez, dis la vérité à ton vieux père! Je suis là pour ça!
- A la base, tu es surtout là pour aller me chercher du poisson pour que je prépare le déjeuner! intervient alors ma mère sur la pas de la porte de la boutique.
Son regard croise le mien, et me fait un léger clin d'oeil. Merci maman! Toi seule peut me comprendre!

- Hein? Du poisson? Heu oui oui, j'y vais, pas la peine de t'affoler chérie...
Bon, le déjeuner s'est passé sans aucun accro, et me voilà occupée à rempoter correctement des tulipes. Les tulipes que mon père était censé remporté, mais ce lâche s'est sauvé juste après prétextant d'aller rendre visite aux Triplées. Qui sont les Triplées? Et bien ce sont mes cousines du côté d'un des cinq frères de ma mère, et elles ont toutes les trois 20 ans et sont de vraies cinglées, spécialisées- et très douées aussi- dans le domaine de la médecine des plantes. Toutes les personnes qui passent par leur cabinet médical en ressortent en pleine forme, c'est tout dire. Mais bon, elles restent de vraies tarées, encore plus que mon père. L'une d'elles, Chii, pour essayer d'éviter de se faire confondre avec ses autres soeurs s'est un jour ramenée chez nous vêtue d'une perruque blonde super longue et un étrange serre-tête pourvues de grosses oreilles blanches assez bizarres. Enfin, vous direz, les deux autres valent pas mieux. Une vraie famille de tarés.
- Naoma, ma chérie, tu peux venir? m'interpelle alors ma mère de l'avant de la boutique.
Je m'exécute. Je me lève, retires mes gants et mon tablier pleins de terre et rejoins ma mère qui est en compagnie de... Suu, la seconde des Triplées! Enfin, plutôt quelqu'un qui semble être Suu. La personne qui se trouve devant moi est vêtue de gros chaussons en forme de sabots noirs, un pantalon brun et duveteux assez ample, d'une longue veste sans manches tout aussi brune et duveteuse qui lui tombe jusqu'au niveau des chevilles, de gros gants noirs en forme de sabots-griffes (certainement pour laisser les mains libres) et... d'un imposant serre-tête pourvu de grandes cornes de renne avec un bon nombre de grelots qui y sont attachés. Moi qui pensais que Chii était largement suffisante... Et encore, vous avez pas vu Mäh, la troisième, c'est pire.

- Salut Nao'! J'viens d'la part de l'oncle Maoss, il m'a demandé de venir te chercher pour t'emmener voir tonton Naxoss! Il a un truc à t'annoncer!
Alors déjà, faire la rencontre de cet abruti de flic de Lelouv, c'était une galère. Ensuite la connaissance d'Emiko qui a été des plus troublantes, après la rencontre de la gamine au fleurs avec une histoire tragique, mon père qui est une grosse feignasse, et enfin une de mes (tarées) de cousines déguisée en renne. Et maintenant je devais rendre visite à mon oncle Naxoss?! J'vais pas m'en sortir là...

S'il vous plait, esprits, faites que tout se passe bien.
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Keiryuu le 21/12/2009, 01:14

-Keiryuu ?
-Oui maman...
-Pourquoi rentres-tu sitôt de l'académie ?

Elle l'aperçut enfin, descendant les escaliers.

-Et bien, parceque je n'ai plus rien à y faire. Ils nous ont fait passer l'examen ce matin.

Les yeux de sa mère se mirent à briller, éclairés par mille feux.

-Ma fille a été promue genin ?
-Et bien, oui...
-Mais c'est magnifique !

Elle l'enserra dans ses bras de toutes ses forces, étouffant presque la pauvre Keiryuu.

-Hey, doucement s'il te plaît. Tu m'étouffes...
-Et que comptes-tu faire maitenant que tu es genin ?
-Et bien il faudrait que je vise le grade supérieur, c'est à dire chuunin. Mais ce ne sera pas avant longtemps, je suis bien trop faible pour le moment...
-Tu sais, on peut remédier à ça très facilement.
-... C'est quoi ?
-L'entraînement ma petite. L'entraînement.
-Mais m'entraîner à quoi ? Je ne sais rien faire pour le moment.
-Tu me vexes fortement, là. Tu ignores même que le clan dont tu es issue t'a transmis les pouvoirs de tes ancêtres ?
-Des pouvoirs ? Mais notre clan est petit, et peu réputé... Quelle sorte de pouvoir je possède ? les Suimen n'ont rien de spécial !
-Haaa, le crois-tu ma petite.

Elle lui adressa un large sourire.

-Suis-moi dehors. Allez, viens.

Elle s'éxécuta. Sa mère lui tendait à présent un morceau de papier.

-C'est ? demanda la jeune fille.
-Du papier.
-Oui, j'avais compris. Mais pourquoi tu me le tends ? Je dois faire quoi avec ?
-Mets du chakra dedans, et ça te montrera ton potentiel.
-Mon... potentiel ?
-Oui. Tu sais qu'en tant que kunoïchi, tu vas devoir te battre principalement ?
-Oui, je l'avais supposé...

*Je suis naïve, mais pas bête, tu sais...*

-Que penses-tu du Taïjutsu ?
-Moi ? Et bien... C'est trop... violent, je dirais. Je n'aime pas.
-Et du Kenjutsu ?
-Pareil...
-Et le Genjutsu ?

Elle sentit cruellement honteuse.

-C'est... trop dur.
-Que te reste-t'il ?
-Et bien, Le ninjutsu. Mais je ne sais pas grand-chose.
-C'est pour ça que tu es ici voyons ! Le nindô des Suimen a toujours été basé sur le ninjutsu affinitaire ! Et il en sera de même pour toi.
-Mais, je n'ai pas d'affinité !
-Faux. On ne t'a jamais dit que tu n'en avais pas, c'est très différent. Je peux dores et déjà t'annoncer que tu es liée à l'eau ; ton affinité est le Suiton.
-Mais ? Comment tu le saurais ?
-C'est génétique. Toutes les personnes qui naissent avec un parent Suimen possèdent le Suiton. C'est comme ça. Et pas que ça, par ailleurs.
-J'ai encore une autre affinité ?
-Certainement. C'est ce qui fait la spécialité de notre petit clan. Tiens. Projette du chakra dedans.

Elle saisit le vulgaire morceau de papier du bout de ses doigts frêles ; aussitôt, le papier lui colla dans la main, détrempé.

-Tu vois ? Papier mouillé, Suiton assuré.
-Et bien... Je dois avouer que c'est bien, mais... Ca ne m'avance pas pour autant.
-Je vais t'apprendre, ainsi que les maîtres de notre clan, à te servir de l'eau pour en faire la plus puissante des armes.
-Et le reste ?
-Nous t'apprendrons ce qui reste dans notre domaine. Si tes capacités diffèrent des nôtres, alors il te faudra apprendre à faire avec, tu te devras te débrouiller seule. Mais jusqu'à ce moment, nous t'aiguillerons.
-Et quand démarre cet apprentissage ?
-Dès maintenant, si tu le désires.

Elle se sentait prête. Elle se sentait enfin forte, capable de faire quelque chose. Elle voulait apprendre le plus vite possible. Elle débordait enfin d'ambition et de volonté pour quelque chose...



-Que dois-je faire ?
-C'est simple, va au bord de l'eau, en premier.

Elle se dirigea d'un pas assuré vers le petit ruisseau qui coulait en travers du jardin, chevauché par un petit pont en bois. C'était un bras partant du long fleuve qui traversait le village de part en part. Elle inspira profondément puis plongea son regard à travers l'eau claire comme du cristal.

*L'eau... une arme ? Je suis curieuse de voir ce que ça peut donner.*

Elle s'assit en tailleur au bord du ruisseau, et passa une main dans l'eau fraîche.

-On t'a appris à malaxer ton chakra à l'académie ?
-Oui.
-Et bien vas-y, commence.

Keiryuu joignit ses mains et commenca à tirer de ses réserves d'énergie le nécessaire pour commencer à brasser son chakra.

-Continue à faire ceci sans joindre tes mains. Tends-les devant toi. Bien. Maintenant, agenouille-toi au bord de l'eau et applique tes mains sur la surface.

Elle agit conformément aux conseils de sa mère.

-Mais quelle est le but de cette exercice ?
-Je vais t'expliquer. Pour utiliser le chakra sous la forme d'un élément, il faut tout d'abord aprendre à convertir son chakra en cet élément. C'est une chose assez aisée lorsque l'on doit "créer" du feu, du vent, ou de la foudre. Pour les éléments tels que l'eau et la terre c'est extrêmement différent. Créer ces éléments à partir de chakra pur est quasiment impossible. Seuls les plus grands maîtres en sont capables.
-Et donc ?
-Les utilisateurs de Suiton et de Doton doivent donc "arracher" leur matière à leur environnement. Pour le Doton, il est facile de prendre de la terre à l'endroit où l'on se trouve, car on peut en trouver nimporte où. Pour l'eau, en revanche, il te faudra en avoir à disposition autour de toi.
-Mais, mais c'est impossible ! Il n'y aura pas de lac ou de rivière partout où j'irai !
-Je le sais, ce n'est que la première partie de l'entraînement. Apprends à manipuler l'eau qui coule d'un ruisseau, et ensuite tu pourras être capable de te servir dans les réserves de ce qui t'entoure : les plantes, le sol, et même l'air.

Elle comprenait enfin. Il est vrai qu'il est rare pour un manipulateur du Suiton d'être entouré de son élément naturel. Jamais elle n'avait réfléchi à ce détail. Comment se battre si l'on ne possède pas sous la main de quoi faire ?

-Projette ton chakra à travers tes mains puis la surface de l'eau. Essaye lui faire faire de petites vagues, agite la surface, fais-la onduler.

Ses mains tremblaient légèrement, agitant naturellement cette surface. Faire passer du chakra à travers ses mains n'était déjà pas chose aisée pour la jeune fille. Elle s'appliqua pourtant à la tâche, fermant les yeux et se concentrant pour laisser passer l'énergie appelée chakra à travers ses paumes qui embrassaient l'eau calme. Le calme ambiant l'avait aidé à se calmer ; elle ne tremblait plus. A chaque inspiration, elle malaxait mentalement une faible quantité de chakra, qu'elle relâchait tout doucement à chaque expiration. Elle ne faisait pas très attention à ce qu'elle faisait, et par conséquent le chakra s'échappait par tout son corps. Ainsi la surface de l'eau vibrait de façon imperceptible.

Sa mère décida de ne pas intervenir, en considérant que rompre le calme qui s'était installé nuirait à sa fille. En effet, on entendait plus un bruit. Seul l'eau qui s'écoulait émettait un fin bruissement agréable.

Se corrigeant mentalement, Keiryuu canalisa toute son attention sur ses mains, et son chakra se mit à suivre sa pensée. Elle sentit l'énergie affluer à travers ses bras, ses mains, ses doigts.
Continuant à effectuer des cycles d'inspiration-expiration, elle sentit enfin l'eau clapoter sous ses paumes. En ouvrant les yeux, elle s'aperçut que la surface était agitée de minuscules vaguelettes de quelques centimètres de hauteur seulement.

Elle sourit.


*J'ai réussis...*

[i]Épuisée par un effort aussi ridicule, elle se laissa tomber sur le dos, les bras écartés, les cheveux trempant dans le petit torrent...[i]
avatar
Keiryuu
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 69
Date d'inscription : 18/12/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Basileia le 28/12/2009, 19:31

Je prends le sachet de viande que mon grand-père me donne… Je connaissais l’adresse d’Anaya par cœur… j’ai passé deux ans à suivre (et survivre à) ses cours sur les plantes, ainsi que quelques cours de soutien avec mon oncle maternel Hatsuharu, un chasseur moyen de Gensou, j’oublie pas les autres cours donnés par les membres de ma famille… Mais la couleur du sachet de viande que j’ai dans la main est rose tendre avec des notes d’orange et de blanc, OR il semblerait que le sachet que j’ai d’habitude devrait être marron.

Moi : Grand-père, le sachet que j’ai d’habitude devrait être marron… Pourquoi il est rose ?

Katsumoto : Tu le sauras bien assez tôt… Allez zou ! Au fait… Essaye de faire deux fois le signe chien, une fois le signe cheval, et alternativement coq et lièvre deux fois en plaçant tes jambes à la limite des côtes et des épaules de Sorakami.

Moi : Euh ? Oui mais encore ?

Katsumoto : C’est un code que j’ai inventé pour Takeshi (mon autre grand-père, décédé lors d’un raid de Chikara dans les plaines de Gensou) lorsqu’il était encore de ce monde. Le nom de ce Jutsu est… Cŵn Annwn ! (À prononcer à l’anglaise Koon Anoon, veuillez copier le nom de base et rechercher sur wikipédia, merci)

Moi : Cŵn Annwn… Ok… Mais encore…

Katsumoto : Vas-y essaie ! ^^

Je m’exécute. Chien chien cheval coq lièvre coq lièvre, je place mes jambes à la limite des flancs et des épaules de mon doberman. Je le sens grossir et grandir jusqu’à atteindre la taille d’un cheval de la race Shire (les plus grands du monde). Perchée à une telle hauteur, je suis encore surprise d’un tel jutsu.

Moi : T’es sérieux grand-père ?

Katsumoto : Bien sûr ^^ Tu sais mieux monter les chevaux à cru que sellés. Montre-moi ce que tu sais faire perchée sur le dos de ton chien.

Moi : Il n’y a pas d’attache sur Sorakami ! >.<

Katsumoto : Les chevaux du désert ont un pelage très lisse et tu peux les monter à cru sans problèmes. Alors t’es gentille (il invoque une hirondelle capable de porter un adulte sur son dos) TU FAIS PLAISIR A PAPI !

Je gromelle, caresse mon chien. J’ai une sensation de bien-être. Peut-être la confiance fusionnelle maître animal ? Ca, je n’en suis pas si sûre…

Moi : Sorakami… On va chez Anaya Vanda.

Mon chien avance au pas. Je sens chacun de ses mouvements. Une fois en confiance, je le fais avancer au trot, je serre doucement mes jambes à ses côtes. Il va au galop, là je m’installe en amazone. Par réflexe, j’utilise un lien de chakra entre mon compagnon et moi. Son galop est plus bondissant que celui d’un cheval, je le reconnais.

Katsumoto : Allez Basi ! Montre-moi tes dons de voltigeuse ! En seiza !

Moi : Ok Papi !

Cette nouvelle situation met mes muscles à rude épreuve. Mais je m’exécute en quittant mes sandales et les accrochant à ma ceinture. Je pose mes pieds sur le dos de mon chien. Cette situation accroupie est peu agréable. Il me fallait quand même une heure pour m’y habituer un minimum. Une fois arrivés au village, je remets mes sandales. Sorakami marche sur l’eau qui compose les rues du village tout en se dirigeant vers le quartier des temples, plus précisément chez Anaya Vanda. L’intéressée m’attend.

Anaya : Bonjour Basileia. Descend de ton perchoir.

Moi : Salut Anaya. (Je descend et salue mon maître).

Sorakami reprend une taille normale.

Anaya : Fais-moi voir ton sachet ?

Je lui montre le sachet de viande.

Anaya : Je vois… Ton grand-père est gonflé sérieux…

Moi : « Ou alors il doit sentir quelque chose… » Moi je dirai qu’il a un pet dans le casque.

Anaya : Katsumoto, descend de ton piaf, j’ai à te parler.

Katsumoto : Seulement si tu rappelles ton ver de terre à l’ordre ! J’ai perdu quatre hirondelles comme ça ! >< Je te les ferai rembourser je te préviens Anaya !

Anaya : Continue comme ça et je t’envoie chercher ton hirondelle nacrée chez les parents de Ryoichi !

Katsumoto : Quoi ?! (descend de son hirondelle) Je vois… Annonce-donc ce que tu as à dire vieille plante !

Anaya : Basileia n’en sait pas assez sur les plantes pour que je l’envoie voir ce ligneux !

Moi : « Ligneux ? Un arbre ? »

Katsumoto : Je sais… Je sais, mais Sakura n’aurai pas supporté que tout le monde sauf elle soit venu le contempler… N’oublie pas que c’est de la famille Sakuya que je parle…

Anaya : Je sais je sais, la famille de ta femme… Paix à son âme. Mais j’estime que tant qu’elle ne sera pas au niveau de son frère et de ses cousins, elle ne devra pas voir ne serait-ce qu’un seul de ces pétales, c’est compris ?

Moi : Permettez, je suis là. A deux mètres de vous. Je vous entends.

Katsumoto et Anaya : Va donc voir tes plantes, ou non…

Anaya : Viens donc t’entraîner avec moi. Katsumoto, je ne te raccompagne pas.

Mon grand-père part en direction du temple. Quant à moi, je suis Anaya tout en esquivant la chaise en fer forgé envoyé par Maya qui entraîne un Han-Ryu en pleine forme. Les voisins sont habitués pour la plupart à cette nouvelle ambiance de quartier. Je les plains…

Anaya : Prépare-toi. Avec ton chien.

Je regarde Sorakami qui se trouve à ma gauche, j’ouvre ma poche d’armes à ma jambe droite, prête à réagir. Anaya invoque ses clones de glace qu’elle métamorphose en plusieurs ennemis. Et commence mon entraînement. Qui se passe très mal pour moi. Heureusement que Sorakami était là pour certains moments sinon, adieu monde cruel.
Les heures qui suivent à réagir au quart de tour me semblaient interminables. Je commençais à perdre patience et établissait un plan d’attaques d’Anaya avec mon pinceau et mes parchemins. J’esquive certains de ses coups, me perche à certains arbres avant d’être la cible des pics en glaçons. Que faire face à une telle furie âgée de 70 ans ? Répliquer… Comment ? Etudier le paysage, étudier l’ennemi, poser des problèmes… Non… Trop long. Rester sur la défensive ? Non trop chiant. Faire appel à la cavalerie ? Cavalerie ?

Moi : Sorakami ! Couché !

Sorakami : Ouaf ! (se couche)

Je me place au niveau des épaules de mon chien, fais le code de Cŵn Annwn et réplique en laissant l’habilité de mon chien faire le travail tout en restant lié à lui par le lien du chakra. Je créé des clones aqueux qui entourent Anaya.

Moi : Gagné ^w^
avatar
Basileia
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 19
Date d'inscription : 10/11/2008
Age : 28
Localisation : Souvent absente lors des post, mais mon imagination travaille... (études les gens ToT)

Voir le profil de l'utilisateur http://basileiamaxwell.deviantart.com/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Taki le 29/12/2009, 19:42

…je vais m’en prendre plein la tête. Deux solutions : soit je pare avec mon sabre aux risques de le briser, soit j’essaie d’esquiver mais avec quatre-vingt dix pour cent de chance de m’en prendre une dans la figure. J’opte pour la première option qui me semble encore la plus raisonnable. Mettant mon sabre au niveau de ma tête pour une dangereuse parade. Et comme j’avais prévu, mon sabre se casse sous le choc de l’attaque mais qui me permet également de me décaler de côté. Laissant tomber le manche de mon sabre brisé. Je sors deux kunaïs et me lance vers mon redoutable adversaire. “Dédoublement !” Trois illusions de moi apparaissent assez réaliste d’ailleurs. Je me lance mon arme en avant mais je passe à côté de mon ennemi qui en profite pour me donner un coup de coude dans les reins. Je tombe sur le ventre juste à côté de cet homme sans visage.
Pris de panique, je lui prend une jambe et le fais tomber à terre. Nous nous relevons comme un seul homme et nous écartons l’un de l’autre, nous nous tournons autour comme des aigles attendant le moment pour foncer vers
leurs proies. N’ayant aucune technique en réserve qu’il ne connaisse déjà, ni d’arme pour m’aider à le battre, je ne voyais plus d’autres solutions qu’y aller franchement avec les poings. Mais c’est lui qui m’attaque en premier, je pare de mon poing et tente de lui mettre un coup de pied dans l’entre jambe, mais il saute et esquive le coup. je m’écarte de lui, puis je m’élance vers à ma vitesse maximum vers lui et au moment où j’allai lui donner un coup de poing très puissant au niveau des côtes mais je m’en prend une dans la tête. Je suis toujours conscient mais incapable de ma battre. J’entend un cri, mais je n’ai pas la force de regarder,ce que c’est, je ferme les yeux et tombe dans un
profond sommeil.

Quand je me réveil, je suis dans ma maison, sur mon lit, il fait jour. Je me lève péniblement d’un lit assez inconfortable. Je sors de ma chambre et mon père fait irruption comme s’il m’attendait depuis une heure et demi, ce qui est probablement le cas. Nous descendons dans la cuisine, apparemment, il n’y a que nous ici. Il me demande de lui raconter ce qui s’est passé. Je lui conte mes mésaventures sans rien oublier, comment j’ai rencontré cet homme, j’essaie de faire de lui une description la plus précise possible, je lui dis qu’il a brisé mon sabre et qu’il faudra m’en racheter un. Il écoute tout cela dans une expression grave et d’une oreille attentive tout en regardant le sol.

Mon père – Nous reprendrons cette conversation plus tard.

J’allai protester quand il me fit taire, puis prenant dans son portefeuille de l’argent en quantité suffisante pour acheter au moins trois très bon sabre et me les tend et me dit d’aller en racheter plusieurs. Bien que je sois décidé à ne pas tout utiliser, il faut bien que je possède un sabre tout de même.

Je sors de chez moi, une allée luxuriante m’accueille, je m’y engage sans trop réfléchir oubliant totalement que ce n’est pas le chemin approprié pour aller vers le marchand d’arme ou vers l’un des spécialistes des armes tranchantes qui habite non loin de chez moi, mais qui en prenant cette route m’oblige à faire un grand détour. Je continue sur cette allée peu fréquenté mais très sympathique à première vue, il faut juste choisir le bon chemin à un croisement, car il y en a un qui se dirige vers le marais et l’autre qui continue vers le parc. Connaissant bien le chemin, je ne me trompe pas. Ayant fais un grand détour, j’arrive chez le marchand une heure plus tard que celle à laquelle je voulais arriver. C’est un homme qui cache beaucoup d’armes dans ses manches sous ses pulls partout. Ses mains veineuses dont les ongles noires mesurent facilement trois bon centimètre. Il dit que c’est un sorcier qui lui a jeté une malédiction mais que nenni. Je regarde attentivement les sabres présent, deux ou trois me plaisent bien, mais en premier, il faut que je trouve à deux sabres que je puissent manier à deux mains, en général, les meilleurs sabres de ce genre se trouvent ici mais j’en veux un qui se manie à deux mains également. Je pense que ce me sera utile en temps voulu que je ne peux trouver de bonne qualité… J’en essaye un qui mesure un mètre dix manche compris et qui
est étonnamment léger, ce qui le laisse se faire manier facilement. Son manche fait pour avoir une meilleur tenu du sabre me gêne un peu, mais ça, je pourrais toujours le modifié si l’envie m’en prend. Le second –bien que ce soit
probablement un bon sabre- ne me convient, la lame trop courte. J’en essaie cinq autres comme ça mais aucun de ce là ne me conviennent, quand je laisse tomber mon regard sur un sabre éloigné des autres qui n’a aucun prix affiché. Je le prend, son manche mesure environ huit centimètres et le manche est ornée d’une petite pointe de quatre centimètres et sept millimètres m’apprend le vendeur, la lame de plus d’un mètre fait un très léger arc de cercle vers le bout, une autre petite lame de quelques centimètres à une dizaine de centimètres du bout du manche est là pour pouvoir plus aisément attraper quelqu’un ou trancher quelque chose. Bien évidemment, j’achète ce sabre après avoir négocier son prix je l’obtiens pour vint mille ryôs au lieu de vint-sept mille. Content de mes achats, je sors après avoir salué le marchand et prenant la direction du Q.G. (je passe toujours par là pour aller voir les spécialistes des armes dont l’habitat n’est pas loin du Q.G.).

J’arrive devant le quartier et le contemple juste quelques instants mais suffisamment pour que quelqu’un m’interpelle :

Inconnu – Excuse-moi de t’interpeller comme ça dans la rue mais j’ai un petit problème.

Moi – (poussant un soupir) Et en quoi ça consiste ?

Inconnu - (embarrassé) Eh bien voilà, hier j’ai lancé un défi à quelqu’un et il m’a dit que je pouvais demandé à quelqu’un de se battre à ma place et comme tu es un ninja et que tu es armé, je me suis dit que peut être j’accepterais.

Moi – Mais pourquoi je t’aiderais ? Si c’est toi qui a lancé un défi c’est que tu es capable de battre le gars à qui tu l’as
lancé non ?

Inconnu – Eh bien non justement, j’étais énervé et je ne me suis pas contrôlé. Je te donnerais une récompense bien sûr !!

Moi – D’accord, je vais juste acheter un sabre. Reste là.

Inconnu – Mais…

Je pars sans qu’il puisse finir sa phrase, pas envie d’entendre sa voix chevrotante, j’espère que j’aurai une belle récompense assez conséquente.

Je me retrouve enfin à l’endroit voulu. J’entre et me retrouve face à une boutique vide. Ne voulant pas attendre une heure que quelqu’un vienne, je regarde toute de suite les meilleurs sabres que la boutique possède, un m’attire plus que les autres mais bien trop cher pour moi. J’en regarde des moins cher, aucun ne me convient, sois je n’aime pas leur forme de finition, leur poids, leur taille, leur manches, je trouve toujours une bonne excuse. Revenant vers le premier sabre que j’ai vu auparavant. Je le regarde quelques instants avant de le prendre dans la main et de l’essayer, il est plutôt bien équilibré pas trop lourd, un peu grand mais vu que je vais grandir. Je pense qu’il me conviendra. J’essaye de trouver le vendeur et négocier le prix du sabre, même s’il me manque presque rien. Je vais dans l’arrière-boutique pour le trouver quand j’entend des voix s’élever dans une des pièces qui se trouvent à gauche d’un couloir délabré, sale et surtout très sombre parle manque de fenêtres et de lumières dans cette pièce. Je me dirige vers cette pièce d’où s’élèvent des voix assourdissantes, la porte n’étant pas tout à fait fermé, je regarde par le petit trou : six personnes sont assises et parlent mais je ne comprend pas de quoi. Je les regarde les uns après les autres. Je vois un gars que j’avais auparavant au marché sauf que cette fois, il est vêtu d’un blouson noir et ne semble pas porter d’arme sur lui, mais en regardant plus attentivement, je vois que ses armes semblent être au fond de la pièce dans le coin gauche. Un second homme qui ne semble rien dire mais écoute très attentivement les propos de cette assemblée, il porte une capuche blanche, je crois qu’il a une sorte de cotte de maille noire. Le troisième qui semble être le doyen de la tablée ne parle que peu et quand il parle personne n’ose le contredire ou l’interrompre, je crois qu’il les terrifie tellement que personne n’ose respirer. Je reconnais le quatrième, la gars avec la face brûler, lui
par-contre il a ses armes sur lui, une épée courte, deus poignards il me semble et une fronde. Bien sûr, je pense tout de suite qu’il a des armes cachés. Deux personnes sont à l’écart des autres et lisent des bouquins, l’un sur le ninjutsu des techniques supérieurs et l’un sur les techniques de genjutsu supérieurs. Je vois un gars avec des yeux bizarres, des yeux bleus profond qui agissent comme un miroir avec un regard intense qui m’impressionne tout de suite. La personne qui a la voie assourdissante a une tête ovale, des yeux profondément dans leurs orbites. Des cheveux noirs descendent un peu plus loin que le cou. Ils portent plusieurs rouleaux dont je ne connais pas l’utilité. Puis le propriétaire de la boutique, j’écoute un bout de leur conversation. Et comprend qu’ils sont en fait des déserteurs et qui ont créés un groupe de ninja qui se sont spécialisés dans les différentes disciplines que le ninja peut apprendre. Je crois que le vieux monsieur est le chef de cette organisation. Ils finissent de parler après une demi-heure, et moi je retourne dans le magasin comme s’il ne s’était rien passé, mais c’est dur mine de rien, les personnes me toisent les unes après les autres et je ne baisse le regard que lorsque le doyen me regarde et le gars avec les yeux bizarres. Je prend le sabre que je veux négocier et le montre au marchand, je négocie le prix, sans succès au début, puis le plus habillement possible, je pose des questions sur le fait qu’il n’était pas là tout à l’heure et sur ces gens, il finit par céder et me vend le sabre avec plus de quarante pour cent de réduction. Je retourne vers le Q.G. pour retrouver le gars, mais il n’est plus là, je le voie plus loin en train de se faire emmenez par les gars qui étaient dans la boutique, je coure les rejoindre. Les deux sabres à une main dans le dos et le sabre à deux mains au côté.


Je les rattrape et il me regardent d’un œil interrogateur alors que moi je les regarde d’un regard mauvais. Je leur explique rapidement la situation. Ils se regardent, rient un peu, puis me regarde et me sourient mais je n’arrive pas à savoir si c’est un sourire moqueur ou un sourire bienveillant. Certains des personnes allument une cigarette, on m’en tend une mais je la refuse, on en sait jamais, peut-être l’on-t-il mit de la drogue dedans ou autre chose.

Nous arrivons à un coin assez éloigné du quartier général. La personne qui m’a demandé de l’aide n’a pas l’air très bien.
<blockquote>
Le vieillard – Allez vas-y, Tumoto, c’est toi qui te battra contre ce jeune garçon.

Je m’avance en même temps que la personne qui avait ses armes dans le coin de la pièce, il enlève son tee-shirt pour montrer un torse musclé. Il sort son arme qui semble être un glaive tandis que moi je sors mes deux sabres qui sont dans mon dos. et me met dans une position de combat, il fait de même. Je porte la première attaque en direction de sa tête. Il esquive habillement et me porte un coup vers les côtes. Je décale à peine la lame qui me blesse et ne me transperce pas comme un sanglier. Je le regarde se mettre dans une position plutôt étrange, les autres rigole, mon ennemi se jette sur moi avec une rapidité stupéfiante et moi avec la souplesse d’un chat j’évite son coup et lui rentre ma lame dans le plexus solaire. Mais sans savoir pourquoi, ma lame ne lui rentre qu’à peine dans le ventre comme si j’avais essayé de transpercé un métal très dur et dense. Je le regarde et regarde le bout de ma lame qui est rouge. Je croise mes bras par devant et m’élance vers lui, je décroise et déplie mes bras vers son cou, mais il saute très haut en esquivant mon coup il se retrouve derrière, je me retourne pour être prêt à esquiver ou à parer, mais je me prend un coup dans le ventre puis un dans le dos. Je me met sur le dos, et je voie mon adversaire prêt à m’embroché, je roule sur moi même et esquive le coup de justesse. Je regarde la blessure qu’il m’a fait au début du combat, elle saigne abondamment mais je ne peux rien faire. J’analyse le terrain : les murs semblent solide ce qui me permettrait d’y prendre appuie. Et de le prendre de vitesse. Je cours vers le mur à ma vitesse maximum, saute sur le mur et me projette du mur vers mon ennemi les sabres en avant je lui transperce l’épaule car il a été pris au dépourvu je pense mais il donne un coup spectaculaire pendant qu’il tombe au ventre et me fait une profonde entaille… Nous nous
écartons… Il me lance un regard haineux, il sors une autre arme qui ressemble à une double lame et une lance. Il Cours vers moi à une vitesse impressionnante. Au moment où il me donne le coup, alors que je ne suis même pas prêt, son compère à la capuche blanche intervient et bloque les deux bras de son ami et le met à terre avec une aisance monstrueuse. Puis, c’est au vieillard d’intervenir. Il gronde mon adversaire, qui se relève tant bien que mal en me jetant un regard haineux, je ne cille pas mais suis terrorisé. Puis le vieillard s’adresse à moi.

Le vieillard – Tu es fort et tu nous rejoindras un jour.

Moi – Mais qu’est-ce que vous racontez, pourquoi est ce que je vous rejoindrais ? Je ne vous connait même pas !

Le vieillard – Ton père t’expliquera.

Surpris d’entendre cet homme parlé de mon père, je reste dubitatif de cette idée, j’allai lui poser une autre question pour essayer de comprendre mais tout son petit groupe est parti et laissant l’homme qui avait quémandé mon aide.

Comme promis, il me donne ma récompense. Qui est bien plus que ce que j’avais voulu… Je rentre chez moi, et quand mon père me voit arriver, il n’est ni surpris ni inquiet. Il m’emmène voir ma mère qui bande mes blessures. Je ne comprend toujours pas pour quoi la personne avec le capuchon blanc est intervenu, je le découvrirai bien de toute manière. Mais, il faudra que je sois à la hauteur. Je décide donc de redoubler d’effort. Le soir je tente de me souvenir des visages de chacun mais sans succès, ces personnes m’intriguent énormément…
</blockquote>

Taki
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 52
Date d'inscription : 18/06/2009
Localisation : Où ça des carottes ?!

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Ax-kun le 30/12/2009, 02:41

Une taulée, c’est le seul mot qui vienne à l’esprit quand on voit ce qui vient de se passer. Une taulée.


Tout c’était passé si rapidement : le mahousard qui arrive, la fumée, les dreads de Makaya, l’impression de vertige et tout juste le temps de voir tout le monde à terre avant de tomber à terre, perdant mon équilibre. Que s’est il passé ? Je connais cette odeur, c’est celle de la narcotique, mon grand-père, drogué jusqu’à la moelle, en prenait souvent et je crois avoir déjà gouté à toutes les drogues un bon nombre de fois, obligé par le vieux, trop shooté pour comprendre que ce qu’il me faisait faire n’était pas légale et qu’à mon âge, c’était vraiment une mauvaise chose. Je me souviens, il me disait souvent « Fiston, tu vas partir et la vie sera difficile. Et moi aussi j’ai eu une vie difficile et bien j’ai eu des amis qui m’ont fait oublier mes soucis. Alors tiens, je te les présente, faut les mettre en bouche et inspirer bien fort. Héhé, c’est pour les hommes, les vrais. Arrête de tousser, t’es pas une lopette quand même ? ». Mes vieux souvenirs me reviennent, je suis complètement mort, j’ai la gorge qui brûle et j’ai des vertiges. Cette odeur, c’est bien du narcotique.


Shimaru se fait battre rapidement, tombe à genoux et le Korove s’enfuit avec les ninjas de Mahou. Maudit Makaya !


Je regarde encore autour de moi, la plupart sont HS pour un moment. Heureusement que j’ai vécu dans la misère, ce qui me permit de me remettre rapidement sur pied. Je couru vers Shimaru pour lui prêter main forte quand il me dégagea d’un geste de la main avant que je n’ai pu arriver à lui et tapa sur le sol d'un poing rageur. Je pu alors voir une chose étonnante, quelque chose qui me stupéfia, qui me fit comprendre que cette mission était un échec total : Shimaru pleurait, il pleurait toutes les larmes de son corps, il bavait aussi et poussait des petites râles avant de tomber à terre, à bout de forces. Je perdis à nouveau l’équilibre et compris que j’allais peut-être tomber à mon tour, me dirigea vers Shimaru, pris un rouleau téléportant et écrivis du mieux que je pu au Gensoukage pour demander à ce qu’on vienne nous chercher dans les plaines du Yuukan, je ne sais pas où exactement. Je signai et le rouleau disparut en fumée. Je fis des efforts pour me relever et alla en direction d’Izy qui semblait encore à moitié conscient.


« Izy ! Izy ! Si tu m’entends, fais-moi un signe !

-Yo man ca va ? Je suis cassé. Les enfoirés, ils nous ont bien eus. Héhé.

-Bon t’as l’air à peu près en forme, tu penses que tu peux te relever.

- Je ne pense pas, regarde dans ma trousse de soin si tu ne trouves pas quelque chose. »


Je fouillais un peu, trouvant rien de bon pour soigner ses blessures, tout avait déjà été utilisé. Par contre, je pris le reste d’antidote qu’il restait contre le narcotique afin de retrouver pleine possession de mes moyens. La seule chose utile que j’ai trouvé est un sceau anesthésiant qui permit à Izyroth, une fois appliqué à sa peau, de ne plus sentir la douleur afin qu’il puisse se relever et qu’on continue notre chemin pour être le plus proche de Gensou au moment où les renforts arriveront. Notre mission échouée, mieux valait il rentrer discrètement.


Je me dirigeai vers les animaux de Kiai qui semblaient insensibles à l’effet de la drogue et entreprit avec Izy de placer tout nos compagnons de route. Cela ne fut pas sans peine, Izy ne sentant pas ses mains à cause du sceau anesthésiant fit glisser maintes fois nos partenaires et moi, avec mon bras gauche seulement de valide, je n’avais guère plus fière allure.


Après un temps, nous réussîmes enfin et nous mirent en route à dos de lézards-tatoos. Ne connaissant pas bien, le chemin, nous déambulâmes dans les plaines, à la recherche de la rivière la plus proche, retrouver Gensou étant un jeu d’enfants après. Les autres semblaient ne pas vouloir se réveiller, peut-être y avait il autre chose que de la drogue dans cette fumée, avec ce tordu de touffu faut s’attendre à tout.


« Les gars ! »

C’était Shimaru, encore dans les vapes, qui venait de se réveiller.

« Les gars, où est ce qu’on est ?

-Désolé, on n’en sait rien, répondis-je.

-De toute façon, on ne devrait pas trop être pressé de rentrer, vu qu’on est les mains vides, plaisanta Izyroth et je ne sais pas si c’est la fatigue mais cela me fit rire, chose qui me fit du bien.

-J’en peux plus de cette mission, j’vous jure, j’en peux réellement plus, lâcha Shim avant de s’endormir à nouveau. »


La nuit arriva, nous fîmes coucher les lézards avant de nous endormir sur leurs dos. Le lendemain matin, les autres ne se réveillèrent toujours pas, à l’exception de Shimaru qui semblait à peu près remit. Au bout de deux heures, un lézard tomba à terre et Iziroth avec tout ceux qui étaient avec lui sur ce lézard tombèrent à la renverse. Izy eut tout juste le temps de se lever et d’empêcher un couteau d’atteindre la bête. A ses pieds se trouvait une corde qui du servir à les faire tomber.


« Qui va là ? Montrez-vous ! »


Un groupe de quatre hommes sortirent de par les buissons. Parmi eux, une tête était facilement reconnaissable, malgré le nombre de pansements et de bleus en plus : c’était le brigand de la dernière fois. Il était apparemment bien mieux armé car il possédait en plus de ses deux épées de la dernière fois, une dizaine de couteaux au niveau de la ceinture. Ses compagnons avaient exactement les mêmes armes que lui.


« Héhé ! Comme on se retrouve les jeunes. On a cru qu’on pouvait s’attaquer impunément à Théodor Milkamic ? Et bien non, sachez que je vous ai retrouvé et que vous allez payer. En plus, vous ne semblez pas réellement en état de combattre.

-Ah bon, on les cherchait ? Mais c’est qui ces mecs ?

-Bien sûr, c’est ceux qu’on traque pour leur dérober tout leur argent et me venger des blessures infligées la dernière fois, d’ailleurs, c’est ce petit blondinet là.

-Mais je croyais qu’on était venu chasser du gibier.

-Ouais moi aussi, déclarai un autre de la bande.

-On verra çà plus tard, tuons les d’abord.

- Vous ne voulez pas plutôt nous laisser passer et nous indiquer où se trouve Gensou ? Demanda Shimaru. Je ne suis pas trop en forme et je me suis levé du pied gauche ce matin.

-Héhé, tu me fais rire. C’est bien toi qui te foutait de ma gueule, prend çà. »


Les brigands sortirent tous deux couteaux en même temps et les lancèrent en direction de Shimaru qui les esquiva facilement mais je pu apercevoir dans son regard quelque chose de glacial.


« Vous l’aurez voulu ! Allez en enfer !

-Ax, on doit l’empêcher de faire une bêtise, il est incontrôlable quand il est dans cet état ! Cria Izyroth, arrachant le sceau anesthésiant.

-MIZU NO SIPHON !!!

-SAKEME HONE NO JUTSU !!! »


Le siphon de Shimaru s’écrasa contre le bloc d’os qui venait de s’échapper du sol qui se brisèrent aussi. Je fonçai sur Shim et frappa avec le tsuka de mon katana au niveau crane afin de l’assommer. On put apercevoir dans les yeux des brigands la peur et dans ceux d’Izy de la colère.


« Maintenant, vous allez partir bien gentiment en nous indiquant par où se trouve Gensou.

-Bien sûr vous suivez cette direction pendant deux heures à pieds et vous devez arriver rapidement avec vos montures. Et désolé du dérangement, hein. Sans rancunes. »

Et ils prirent la fuite tandis qu’on chevaucha les lézards, aidant les autres à remonter dessus mais c’était sans compter sur le fait que Shim ne soit pas totalement KO.

« Qu’est ce que vous avez osé me faire ? A moi, votre chef ?

-Du calme Shimaru, si on n’avait pas fait çà, tu les aurais tué et tu serais surement devenu un criminel.

-Je m’en moque, il n’y aurait pas eu de traces.

-Tu dois être fatigué, tu ne sais pas ce que tu dis. Allons, monte sur le dos d’un lézard.

-Allez en enfer !

-Tu ne nous laisse pas d’autre choix que de t’affronter alors et on te fera monter de force.

-Voyez vous çà, Izy le guignol et Ax le manchot. Vous allez voir, çà va être vite réglé.

-Hé Ax, je crois qu’il n’y avait pas que du narcotique dans cette fumée si tu veux mon avis. Il a les nerfs qui lâchent. C’est surement un contrecoup, il a dû tenir mentalement quelques temps, c’est un Junin tout de même. On y va comment ?

-Ben, je suppose qu’il ne te reste pas une tonne de chakra, je me trompe ?

-T’as raison mais je pense que lui non plus n’en a plus beaucoup en stock.

-C’est aussi ce que le pense, alors il n’y a pas mille solutions car il arrive encore à contrôler plus ou moins bien son chakra malgré la drogue et que son état lui fera attaquer contre son gré à forte puissance. Here we go ! »


Tout à coup, on couru en direction de Shimaru qui concentrait son chakra avant de nous séparer dans une direction différente l’une de l’autre. Izy comme moi concentra son chakra dans ses jambes afin d’aller plus vite et on alla tout deux dans toutes les directions.


« QUE CROYEZ-VOUS ? QUE VOUS ALLEZ M’AVEUGLER EN TOURNANT DANS TOUTES LES DIRECTIONS ET M’ATTAQUER PAR SURPRISE ? VOUS ALLEZ VOIR, VOUS ALLEZ PRENDRE CHER !!! »


Il ne comprenait pas qu’il tombait dans le panneau, nous accélèrent notre course et passèrent à nouveau devant lui de nombreuses fois. Izy me confia lorsqu’on se croisa au bout de deux minutes :


« J’ai plus beaucoup de chakra.

-Il est en train de craquer aussi et est complètement déstabilisé. J’aurais bien aimé attendre deux petites minutes de plus et qu’il pète complètement un câble. On va tout de suite vers lui et on attaque ?

-Nan, que moi ! Toi tu viens avec moi et tu resautes tout de suite en attrapant çà!

-Très bien. »


Je suivis son conseil et nous fonçons tout de suite au sol avant de sauter en l’air, en direction tout de même de Shimaru, si le plan d’Izy ne fonctionnait pas.


« JE TE VOIS ! CREVE IZY! DAIBAKUFU NO JUTSU !

-AX! Tout de suite! »


Je pris à pleine main ce que m’a passé Izy avant de remarquer que c’était….un os qui était lié à mon compagnon, je tirai dessus afin de le projeter en l’air à son tour et nous arrivons derrière Shimaru qui se retourna tout d’un coup avant de s’écrouler au sol. Je m’empresse d’aller le chercher avant qu’il ne se fasse prendre par le raz de marée qu’il venait de créer.


« Ax, mon pote, j’en peux plus. On se repose deux petites heures, t’es d’accord ?

-J’en peux plus non plus, il est trop fort ce gars, il a bien failli t’avoir, hein ? Et oui, je suis d’accord.

-N’empêche, c’est toi qui avais raison. Il fallait le rendre fou pour qu’il balance une attaque puissante pour qu’il perde son chakra. La drogue nous a bien aidé. Héhé. Bon moi je m’allonge un peu.

-Ca ne sera pas la peine.

-Et pourquoi donc ?

-Regarde qui voilà. »


Une dizaine de personnes surgirent de nulle part. Tous avec des gros sacs avec le signe de croix médicale. Ils se dirigèrent vers nous.


« Comment allez-vous ? Nous demanda l’un d’eux.

-Ca va plutôt bien, un peu de repos et je serai en forme, répondit Izyroth. Allez plutôt voir les autres et fournissez leurs des plantes anti-drogue. Le ninja Makaya Korove a utilisé une fumée contenant du narcotique ainsi que d’autres drogues que je ne saurais décrire cependant. Après, je pense que vous devriez soigner aussi les grosses bêtes là bas. En effet, ils sont généralement bons pour retrouver leurs foyers, or on a tourné pendant des heures sans trouver le chemin de Gensou. Le loup aussi. Il semble avoir été pris dans la fumée et son sens de l’odorat s’en est retrouvé amoindri.

-D’accord, merci. Et vous ?

-Pas blessé, ni drogué. D’ailleurs, je me demande si c’est normal que la drogue qu’ils ont consommé procure des effets aussi longs.

-Vous apprendrez que certaines drogues peuvent endormir pour un voire deux mois. Il n’y a donc là rien d’étonnant. Hé Jack ! Ici, rien à signaler. Et de ton côté ?

-Rien de grave.

-Bon, prenez çà tout de même. »


Il me tendit des pilules qui fondirent au fond de ma gorge rapidement et nous partîmes en direction de Gensou, tous nos compagnons sur des brancards, la troupe de tatoos lézards nous suivant de loin.

Arrivés à Gensou, un conseiller du Kage vint demander Shimaru pour avoir un rapport de la mission si celui-ci en était capable. Impossible.


« Y a-t-il parmi vous une personne apte à s’adresser au Kage ?

-Oui, moi, Takami Ax, Genin.

-Un Genin, euh…bon très bien. Vous ? Vous êtes qui ?

-Kudôra Izyroth, Chunnin.

-Vous pensez pouvoir mieux assurer ce rôle que lui ?

-Je ne pense pas, Ax sait très bien parler. Cependant, je l’accompagnerai car il se pourrait qu’il oublie certains détails.

- Très bien, suivez-moi. »


Nous nous baladâmes dans Gensou jusqu’au bureau du Gensoukage, qui sembla stupéfait de nous voir sans la présence de Shimaru.


« Ax Takami et Izyroth Kudôra ? Quelle surprise ? Pouvez-vous m’expliquer la situation ? J’ai déjà remarqué que c’était toi, Ax qui demanda de l’aide. Shimaru serait il… ? Non, je ne puis l’imaginer.

-Non, non, ne vous inquiétez pas pour cela.

-Très bien, alors je souhaite un rapport concis et clair.

-Je m’en charge donc. Alors voilà, au départ nous partîmes tous, c’est-à-dire Izyroth, Kota, Shimaru, Itagachi, Kiai, Hakai et moi-même. Nous avancions dans les plaines lorsque nous nous fîmes attaquer au bout de deux jours par un brigand. Nous nous en sommes rapidement débarrassé et nous reprîmes route. Nous nous sommes ensuite perdu puisque nous sommes arrivés dans les côtes du Yuukan. Nous sommes retournés dans les plaines et nous avons décidé de nous déplacer à dos de Dodos. Nous les avons attaqués puis approvisionnés. Cependant, j’admets que c’est par ma faute, ils se sont enfuis. C’est là que nous vous avons demandé du renfort. Mei-Lynn Sabishii nous a donc rejoint, cependant, sans nous apporter d’aide par rapport à notre position. Nous avons donc attendu le coucher du soleil pour trouver le sud ouest, là où nous devions aller. Nous avons à peine commencé à partir à dos de Lézards-Tatoos dans cette direction qu’une autre galère vint s’ajouter à notre périple : la pluie. En effet, celle-ci nous cacha le soleil deux jours durant et nous marchions donc à l’aveugle. C’est justement au bout de ses deux jours que nous nous sommes fait attaquer par trois déserteurs. Si mes souvenirs sont exacts, Shimaru vous a fait parvenir un message. Nous nous en sommes difficilement débarrassés et nous avons dû faire des équipes pour les attaquer séparément, la pluie battant de plus en plus fort, je vous laisse imaginer la partie de plaisir. Les équipes furent Kiai et Izyroth, Kota et Hakai, accompagnés d’un clone de Shimaru et enfin Mei-Lynn et moi. A la fin de ce combat, les blessures furent nombreuses et un temps de récupération fut nécessaire. Le lendemain nous sommes repartis et nous sommes arrivés en plein milieu d’après midi à Nobeoka. Nous avons passé la plupart de la journée à poser des pièges et avons cherché des informations en vain sur Makaya Korove. C’est au cours de la nuit, dans les environs de 3h du matin si je m’en souviens bien, que… je ne sais pas si je peux… c’est cette soirée là que… »


Je me tus une vingtaine de secondes.


« Que Mei-Lynn est décédée, déclara Izyroth sur un ton calme et direct.

-Mei-Lynn Sabishii ? Comment est-ce arrivée ? Demanda le Gensoukage, les yeux écarquillés.

-Je n’en sais pas grand-chose, désolé, s’excusa Izyroth.

-Et bien, c’est que ce soir là, Mei-Lynn avait rendez-vous avec un certain homme. C’est là qu’ils se sont fait attaquer. L’homme avec qui elle avait rendez-vous a survécu et je l’ai amené à l’hôpital, Mei, elle, est décédée.

-Tu étais donc sur les lieux ? Comment cela se fait il ? Et pourquoi n’as-tu donc rien fait ?

-Oui, je l’admets, j’étais sur les lieux, en effet, je suivais Mei-Lynn que j’avais vu quitté l’hôtel où nous couchions…

-Dans tout les sens du terme, bien sûr, plaisanta Izyroth.

-Pardon ?

-Non, laissez tomber. Continue Ax.

-Et bien je n’ai pas été l’aider car…car j’ai eu peur. Je suis vraiment désolé, j’étais vraiment tétanisé car… car Mei était pour moi…

-Ax et Mei sortaient ensemble à en croire les rumeurs.

-Ce n’est pas exactement çà.

-Bon, passons. Si tu veux bien prendre la peine de continuer. Une fois que Mei est décédée, qu’est il arrivé ?

-Et bien, pour ma part, j’ai erré pendant quelques jours et je n’ai pas continué la mission pendant quelques jours. En effet, je fus mis à pied par Shimaru pour trois jours.

-Pour quelle raison exactement ?

-J’ai bu et erré, je suis aussi allez dans des strip-teases, chose dont je ne suis pas fier. J’ai vraiment mal pris la mort de Mei. Je suis alors parti hors de Nobeoka où j’ai vécu dans une famille et où j’ai pu m’améliorer et apprendre certaines choses dont j’aimerais vous tenir propos plus tard. Revenu à moi, je suis retourné dans l’équipe. Après encore quelques temps nous avons réussi à mettre la main sur ce salop…

-AX ! Excusez le, Ax ne supporte pas Makaya, il l’a insulté.

-Pour changer, j’ai envie de dire, souffla le Kage se remémorant surement les folies du Korove à Gensou.

-Et il a aussi insulté Mei-Lynn et cela, je ne lui pardonnerais pas. Mais passons, nous l’avons capturé et ligoté mais malgré tout il trouva un moyen de défaire le bâillon que nous lui avons fait et continua à déblatérer des conneries. C’est alors que je lui mis un coup au visage.

-Tu l’as éclaté plutôt, s’esclaffa Izy.

-Tu ne vas pas t’arrêter deux secondes, toi ? M’énervais-je. Je reprends, je lui… ai éclaté la gueule, c’est vrai qu’il n’a pas totalement tort et celui-ci explosa. Il ne s’agissait que d’un clone. En effet, Makaya avait créé quatre clones alors qu’il était shooté à l’opium, information qu’on a appris que bien plus tard. Ensuite nous avons pu trouver le vrai Makaya, qui était avec Chikara. Il est vrai que j’ai oublié de vous mentionner que des shinobis de Mahou et Chikara étaient aussi présents sur les lieux. Nous avons alors combattu des chikarates et nous sommes emparés du touffu noir et avons quitté le village au plus vite. Après un temps, nous nous sommes fait attaqués par un mahousard qui utilisa des fumées de drogue pour nous mettre à terre et s’enfuit avec Makaya qui semblait se doutait de sa venue et qui l’aida, par ailleurs. Izyroth put se soigner et moi, je ne fus pas beaucoup atteint car j’ai l’habitude de sentir ce genre de substance depuis mon enfance. Nous avons donc pu aider du maximum que nous pouvions l’équipe et sommes partis à l’aide des lézards pour rejoindre Gensou. N’ayant aucun moyen de repère, je n’arrivais même plus à lire ma carte, nous avancions au hasard et sommes tombés sur le brigand le lendemain qui nous attaqua au début de mon récit. Il était alors accompagné de deux amis à lui. Seuls Shimaru, Izyroth et moi étions en forme, enfin c’est ce que nous avons cru car Shimaru les attaqua et failli les tuer sans l’intervention d’Izyroth. Il voulu alors nous attaquer pour l’avoir empêché de tuer les brigands, apparemment, il était aussi sous l’emprise de la drogue après tout le temps. On a du alors l’affronter et nous avons réussi à le contenir et à le mettre hors d’état de nuire. C’est alors que les secours sont arrivés et nous ensuite nous sommes venus à vous, Izyroth et moi. Voilà l’histoire, je ne pense pas qu’elle soit complète mais vous avez le plus important.

-Très bien, merci. Je pense que l’essentiel y est même si Izyroth je pense que tu pourras ajouter certains détails, ainsi que Shimaru quand il sera en état de venir parler. Par contre j’ai quelques questions par rapport à l’équipe. Premièrement, est ce que Shimaru fut un bon chef ?

-Un très bon chef réfléchi malgré le fait que ce soit par sa faute qu’on se soit perdu et qu’il a failli nous tuer à la fin en utilisant une technique de rang A face à nous et faire un meurtre qui aurait pu le conduire tout droit au statut de criminel. Mais sinon, je pense qu’il a bien rempli sa fonction de chef d’équipe. Il a même réussi à nous trouver un nom d’équipe qui restera dans les annales. »


Izy et moi nous esclaffèrent en y repensant.


« Et deuxièmement, qu’as-tu pensé du reste de l’équipe ?

-Et bien, on avait une équipe assez complémentaire, plutôt marrante et niveau combat, elle assure pas mal. Je pense qu’il n’y a pas à distinguer un membre de l’équipe en particulier. On était une vraie équipe.

-Je suis d’accord. Bon et bien je vais vous poser une dernière question. Es tu heureux d’être élu Chunnin de part ton rapport de qualité, ta capacité à raisonner ? Je suis sûr que tu es capable d’assumer ce rôle.

-Et bien je…QUOI ?! »


Je n’en cru pas mes oreilles, je remémorai une dizaine de fois la phrase dans ma tête et tourna ma tête vers Izy qui avait les yeux qui lui sortaient des orbites.


« Vous êtes sérieux ? Mais pourtant je vous ai di que j’ai eu des penchants pour l’alcool et me suis enfui de Nobeoka lors de ma mise à pied !

-Peu importe, il n’y a pas que cela qui compte, tu sais reconnaître tes erreurs. Certains se seraient tout simplement abstenus de mentionner ces faits. Donc voilà, va fêter cet événement et je tiens à vous dire que vous avez toutes mes félicitations malgré le fait que cette mission est un échec. Mais seriez-vous prêt à repartir en mission si cela vous est demandé ?

-Bien sûr.

-Et toi Izy ?

-Ben oui, on s’est bien marré, lança t il avec le sourire.

-Bon toi tu restes avec moi cinq minutes. D’ailleurs Ax, tu peux rester. »


On est resté encore quelques minutes afin qu’il complète ce que je n’avais pas di. Il avait une façon plus cool de s’exprimer à croire qu’il s’adressait à n’importe qui… ou à un membre des Fuckin’boulets plus précisément. J’ai bien l’intention de le revoir plus tard.


Nous sommes partis de suite en direction de l’hôpital où tous nos compagnons étaient réveillés, certains presque en forme. Izy cria de suite :

« Les gars ! Vous allez bien ?

-Au top man, s’exclama Kiai.

-Et Shimaru ?

-Il est H.S. pour quelques jours encore, annonça Hakai. Qu’est ce qu’il lui est arrivé ?

-On lui a éclaté la tête. En même temps, s’en prendre à Izyroth le magnifique, à quoi s’attendait il ?

-Euh…ok. Il était aussi atteint par le contenu de la fumée ?

-Oui et il a voulu nous attaquer. Mais bon, il ne faisait pas le poids comparé à notre duo magique. Une nouvelle légende vient de naître n’est ce pas Ax ?

-N’importe quoi, m’exclamais je en me frappant la tête contre ma main sans pour autant m’empêcher de cacher un sourire.

-Bon, mais vous ne savez pas la dernière ? C’EST UN TRUC DE OUF LES MECS !!!!

-Silence, on est dans un hôpital, gronda une infermière.

-Nan, mais c’est trop trop important : Ax, ouais Ax, le fuckin’boulet parmi les Fuckin’boulets, celui qui a couché avec Mei, qui a bu, qui a eu plein de merde et tout et tout…

-Excuse moi de te couper, mon chez Izy, l’interrompis je, mais le plus gros boulet, c’est toi.

- +1, confirma le reste de l’équipe.

-Bon, on s’en tape. Axou est devenu chunnin !!!

-NAN ! S’écria Kiai.

-Pas possible ! S’exclama Itagachi.

-AX ! CHUNNIN ! Impossible c’est une blague, s’empressa d’ajouter Kota.

-Ben…euh…félicitation Ax ! »


Ce fut un long brouhaha qui prit place, un long chaos. L’infermière tenta tant bien que mal de calmer leurs phrases qui s’enchainaient dans un brouhaha incompréhensible. Tous alors se levèrent, m’attrapèrent et m’amenèrent dehors malgré l’interdiction que proclama leur doctoresse. On alla boire un coup et on festoya toute la nuit durant.


Je suis rentré à l’aube au restaurant et me faufila dans mon lit sans réveiller la moindre personne, j’aurais tout mon temps pour leur conter mon histoire quand je me réveillerai.
avatar
Ax-kun
Obsédé du zizi sexuel
Obsédé du zizi sexuel

Messages : 1050
Date d'inscription : 23/09/2008
Age : 26

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par De retour le 9/1/2010, 01:42

Le nouveau genin marchait lentement dans les rues de Gensou en direction de l’orée de la forêt, arborant son magnifique bandeau qu’il venait d’acquérir. En passant devant le marché, il reconnu son oncle, et le salua dès que leur regard se croisa. L’excitation du marché était palpable, mais cela n’interessait pas vraiment le jeune ninja. Il arrêta un instant pour humer un peu l’odeur de nouilles. Cet arrêt le remonta un peu. À travers la foule, il remarqua deux grands hommes vêtus de noir qui s’approchait d’un pas lourd et décidé dans sa direction. Kotonaru était dans leur chemin et il l’apprit à ses dépends.

- Dégage, minus!

- Faites attention!

- Notre maître est venu faire des achats ici, et nous veillons à sa sécurité!

- Ce n’est pas une raison de bousculer tout le monde.

L’un des deux hommes s’avanca pour être directement devant Kotonaru, au moins 40 cm de différence de taille séparait les deux personnes.

- Ils n’ont qu’à ne pas se mettre dans notre chemin.

- Et si le Kage se mettrait dans votre chemin, le bousculerez-vous?

Visiblement gêné, le grand balèze recula pour revenir à sa position initiale.

- Cesse de nous importuner, gamin !

- Je ne vous importunerai pas si vous ne m’importuneriez pas, vous êtes les seules à blâmer.

Les deux gardes du corps sourièrent et dirent en cœur;

- Tu vas regretter d’avoir dit ça.

- Peut-être, mais vous ne semblez pas très fort.

Cette dernière phrase mit les deux comparces en furie, et l’un se rua sur lui en montrant le poing bien haut. Le jeune Genin n’eut qu’à sortir son poignard pour calmer les hardeurs de ce gros imbécile, qui décida d’arrêter sa course à la vue de cette arme. L’autre lui assèna un vertigineux coup de poing en arrière de la tête, profitant de la diversion que lui avait offert son acolyte. L’aggresé disparu… et quelques secondes passèrent.

-FUTON : SUKORU !

Les deux hommes furent balayés quelques mètres plus loin par cette bourrasque. Le Bunshin avait fonctionné, et Kotonaru avait enfin pu mettre à l’œuvre sa technique sur un cobaye humain, et quelle chance, il avait même deux cobayes!
Les deux aggresseurs se relevèrent, palpablement ébranlé par cette secousse. Cela n’empêcha pas une seconde ruade des deux homme sur le petit Sankyoshi, qui esquiva ses deux lourdeaux avec tant de facilité. Un tomba sur le derrière et l’autre fit quelques tonneaux pour arrêter dans une pile de sac de riz. Quelques gardes du village arrivèrent et s’occupèrent des deux hommes. Très fier de lui, Kotonaru continua sa route.



Cette petite bagarre matinale avait donné appétit au jeune homme, et ce dernier arrêta un instant pour grignoter quelques sushis, tout pour combler le petit trou dans son estomac. Il se remit en marche. Les arbres vertigineux de la forêt commencaient à s’afficher un peu plus loin, signe qu’il approchait de sa destination. Le vent soufflait de plus en plus fort, signe de l’approche d’une tempête. Quand il arriva enfin au lieu de rencontre, sensei Suichiro le rejoigna d’un trait pour lui demander les causes de son retard.

- Pardonnez-moi ,sensei. J’ai été attaqué par deux hommes, mais vos judicieux conseils m’ont aidé à triompher aisément d’eux. Ce petit combat m’a ouvert l’appétit, alors j’ai cassé la croûte.

- La prochaine fois que tu seras en retard, trouves une excuse valable et crédible.

Ne voulant pas causer de dispute et sachant que sensei était très colérique, Kotonaru se tut, puis rejoigna ses deux coéquipiers afin de s’entraîner. Au programme ; pratique de Bunshin et Henge, lancer de shuriken et kunai ainsi qu’entraînement d’endurance.

L’entraînement terminé, Kotonaru et Reiji restèrent pour discuter;

- J’ai beaucoup de misère à te croire, Kotonaru, le fait que tu ais surpassé pas un, mais deux gros balèzes me semble tout à fait irréel.

- Tu sais, ce n’était pas compliqué, je suis tombé sur deux imbéciles. Tu sais ce qu’on dit, plus ils sont grands, plus ils tombent de haut. Et bien, cela est vrai. Leur 2 mètres ne faisaient pas le poids contre les enseignements de maître Suichiro.

- Peut-être bien, mais quelles techniques as-tu utilisé pour les vaincre?

- Très simple. Dès que le premier s’est rué sur moi, j’ai observé que l’autre n’était plus dans mon champ de vision, je savais qu’il allait venir m’attaquer de derrière, alors j’ai tout simplement fait un clone de moi-même comme diversion. Quand ils ont vu le corps disparaître, ils étaient ébahis. Profitant de cet instant de stupeur, j’ai utilisé ma technique de ninjutsu futon. Cette bourrasque les a à la fois ébranlé et enrager. Ils se sont rués sur moi avec une telle hardeur qu’ils n’ont pas eut le temps d’arrêter après que je m’ait déplacé. Après leurs chutes extraordinaires, ils étaient trop sonnés pour se relever.

Les deux coéquipiers rigolèrent pendant un bon moment. Ils se saluèrent, et repartirent en direction de leur résidence respective.
[…]

- Bon, cet entraînement m’a creusé l’appétit!

Kotonaru entra dans le restaurant, balaya la place des yeux et remarqua que l’un de ses frères assit à une table, sirotant un verre d’eau aromatisée, spécialité de la place. Le grand frère remarqua son cadet et l’invita à s’asseoir.

- Que fais-tu ici à cet heure, Kotonaru ? La quantité de voyous qui errent dans les rues du village de la nuit ne t’inquiète pas?

- Non, Jeru. En parlant de voyous, j’en ai fait valsé deux ce matin.

- Tu fais des progrès, petit frère.

- Un jour, j’arriverai à ton niveau et je deviendrai Anbu comme toi.

- Huh… Attrape-moi si tu peux !

L’Anbu sauta de son siège et se dirigea vers la sortie. Adorant ce petit jeu, Kotonaru se lança à sa poursuite. Le Genin est très rapide, mais pas autant que son frère aîné. Ce dernier sauta sur un mur de pierre, l’escaladant sans problème. Cette action poussa le jeune Sankyoshi à doublé d’ardeur. Le jeune homme se lança sur le mur et failli glisser. D’un bond extraordinaire, il reprit l’équilibre un peu plus haut sur le mur. Comme si se fut la 1000e fois qu’il le faisait, Kotonaru attaqua le mur. De l’autre côté du mur, la poursuite continua, et le jeune Genin ne semblait pas vouloir arrêter. Ce jeu dura plusieurs minutes et le petit ninja commença à ralentir, poussant le plus vieux à réduire la cadence.

- TU TE DÉGONFLES, KOTONARU ?

L’interpellé devint furieux et fit un bond dans les airs. Jeru avait baissé sa garde, cela fut un mauvais choix car le jeune lui tomba dessus.

- J’ai gagné !

- D’accord, je vois que tu progresses. Je t’amènerai manger des nouilles un de ces jours, ce sera ta récompense.

- Merci Jeru, au revoir.

Le jeune Sankyoshi partit afin de rentrer chez lui, il était épuisé.
avatar
De retour
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 322
Date d'inscription : 04/01/2010
Localisation : Euh...nulle part?

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 9/1/2010, 22:04

C'est un jour maudit. Connaissant tonton Naxoss, il faut s'attendre au pire. Je le vois rarement, mais à chacune des visites qu'il nous rend ou lorsque ce sont nous qui allons le voir, il cause toujours une catastrophe. Par exemple, à l'occasion de mes 10 ans, le clan a manqué de finir empoisonné: mon cher oncle a trouvé intéressant de tester une tisane à base de feuilles de Belladone, et n'a prévenu tout le monde qu'au moment où les servis portaient leur tasse à leurs lèvres. Tiens, quand j'y songe, chaque « catastrophe » qu'il cause est liée à l'utilisation de plantes toxiques. Bizarre.
Bon, je suis sur le pas de la porte d'entrée. Je regarde derrière moi la montée d'escalier, qui m'a l'air infiniment haut et longue vue d'en haut. Comme si on ne pouvait pas faire marche arrière lorsque l'on est au sommet des marches. Quelle misère... Qu'est-ce que je donnerais pas pour repartir illico à la boutique de fleurs... ou être en compagnie d'Emiko. Allez, quand il faut y aller, faut y aller. Je ne vais quand même pas me dégonfler devant mon oncle!
Cependant, au moment même où ma main effleure la clenche, la porte s'ouvre brusquement, et je me retrouve prisonnière de l'étreinte de... ben tiens, tonton Naxoss.

- Ma p'tite Nana-chan! Ca fait des lustres que tu n'es pas venue me rendre visite!
On se demande pourquoi...
- Allez allez, je t'attendais! Suis-moi, je t'emmène en salle d'entraînement!
Comment ça? Il va m'entraîner? Je le sens mal ce coup là. Tout joyeux, il me guide vers un escalier caché derrière une tapisserie représentant une étrange créature à la silhouette de reptile. Au moment où mon oncle tire le large morceau de tissu, je vois un esprit « descendre » lentement les marches, comme s'il était en train de s'assoupir. Décidément, on en rencontre même dans cette maison... Nous descendons à notre tour la vingtaine de marches, lorsqu'une fois arrivés en bas, une porte coulissante- elle aussi représentant l'étrange silhouette de reptile- nous fait face. Et derrière cette porte se trouve... Une pièce aux murs étrangement décorés!
Le mur d'en face est un bloc de roche dans lequel est sculpté le même reptile que sur la tapisserie et la porte, mais aussi d'étranges écritures et ce qui semblent être des armes, le tout étant éclairé par des torches solidement fixées. La partie de gauche de la salle est surmontée d'une petite estrade, où se tiennent deux flambeaux récemment allumés semble-t-il, en leur centre et légèrement derrière est étalé un petit tapis rectangulaire et écarlate, et sur le mur sont accrochés trois morceaux de parchemin: sur celui du milieu est écrit: « Origine » et sur chacun des deux autres est dessiné une fois de plus cet étrange reptile. Enfin, sur la partie droite sont accrochées de nombreuses et diverses armes: des arcs et leurs carquois, une lance, des chaines de combat, des rapières, une paire de tonfas à lames, et même une faux d'une couleur et une forme bien étrange: son manche et sa lame- à l'allure meurtrière- sont noirs, sillonnés de motifs d'un rouge sang. Hormis le mur-roche, la salle est entièrement en bois, y compris le sol.


- Bienvenue dans la salle d'entraînement du clan Tao, Nana-chan! Comme tu t'en doutes sûrement, les Tao qui veulent devenir des ninja viennent s'entrainer ici de temps à autres, ou pour simplement faire un peu d'exercice pour rester en forme. Dès aujourd'hui, je vais donc prendre en charge ton entraînement, ma petite Nana!
M'entraîner avec ce taré?! Non mais ils sont tous cinglés dans ce clan, c'est pas possible...
- Mais avant de passer à l'action, il faut que nous discutons de deux ou trois choses... Viens t'asseoir!
Mon oncle s'installe en tailleur sur son tapis rouge tandis que je m'assois en croisé en face de lui.
- Hum... Par où devrais-je commencer... Ah oui! Petite question Nana-chan: je suppose que tu peux voir les esprits non?
- Tsk, lance-je en détournant la tête d'un air dédaigneux. Tu aimes bien te moquer on dirait.
- Donc, tu peux les voir... C'est plutôt intéressant je dois dire. Chez les Tao, on dit que ceux qui sont capables de voir les esprits ont l'âme aussi pure que le vent des montagnes.
C'est quoi cette comparaison débile? Dis-je d'un ton un peu sec.
- Cette comparaison débile est une phrase qui est écrite dans les archives privées du clan. Ce sont les fondateurs mêmes des Tao qui l'ont écrite, ainsi que de nombreuses autres citations.
Ah. Je peux pas savoir moi. Venant de mon oncle qui, lors de la première impression donne l'air d'être un débile profond, c'est sûr qu'on ne peut pas deviner une chose pareille... et le prendre au sérieux.
- Bref, ceci à part, nous allons tout d'abord discuter dans quels domaines je vais t'entrainer. Le fait que tu puisses voir les esprits pourrait être une bonne inspiration pour la création des illusions. Tu sais bien maîtriser ton chakra, ça ne devrait pas te poser de problèmes. Tu sais aussi parfaitement bien exécuter les techniques que l'on t'a enseignées à l'académie. Combien de clones es-tu capable de créer?
- Hum... Trois au maximum. Et je ne connais pas mon affinité.
- L'affinité, même si tu la connaissais, cela ne changerait rien, je n'ai aucune notion de Ninjutsu, je ne peux donc rien t'enseigner.
Ben voyons... Et il veut m'enseigner l'art du combat... Ca promet. Enfin, on va le laisser aller jusqu'au bout, histoire de ne pas le faire pleurer parce que sa nièce a refusé d'être entrainée.
- Et pour le maniement des armes?
Celle-là, je l'ai attendu. De suite, je sors les chaînes des manches de mon kimono.
- Hé bien je pense que ça va être facile. Vois-tu, Nana-chan, je me base sur deux domaines: le Genjutsu, et l'alliance des armes avec le poison.
Le poison? Plutôt subtil comme technique, faut y penser quoi.
- L'utilisation du poison est utilisée depuis bien longtemps chez les Tao, car sur notre terre d'origine, tout notre peuple l'utilisait. Nos ancêtres avaient surtout recours aux poisons tirés de plantes toxiques, je n'échappe donc pas à cette coutume- et ce n'est pas pour me déplaire... Le poison peut être employé sous deux formes: liquide ou gazeux. À l'état liquide, on peut l'appliquer sur des armes, pour les rendre plus meurtrières si elle blessent l'adversaire après, tout dépend des effets du poison utilisé. Quand il est gazeux, il peut s'avérer bien plus dangereux, aussi bien pour l'adversaire que pour toi, il faut donc utiliser cette forme avec prudence, car la plus infime inhalation peut s'avérer fatale. Il existe un bon nombre de plantes toxiques, avec des effets variables, mais nous nous attarderons sur un type de poison particulier: celui qui atteint le système nerveux. Ceux qui atteignent les muscles sont utiles aussi, mais comme le système nerveux commande le corps, s'il est paralysé, le reste sera paralysé aussi. Ton apprentissage va s'établir en deux parties: tout d'abord, trouver ton arme de prédilection, et t'entrainer à améliorer son maniement.
J'acquiesce. Mon arme, je sais déjà très bien ce que c'est: mes chères chaines. Mais j'avoue que leur transport n'est pas au point: je dois en enrouler une autour de chaque bras, mais de manière à ce que lorsque je les « déchaine » elle n'aillent pas s'emmêler toutes seules, c'est assez difficile, et casse-pieds. Mais allier chaines et poison doit être plutôt sympa. Si on ajoute en plus l'utilisation du Genjutsu... cela pourrait devenir très intéressant... C'est une chose vraiment rare: je me retrouve à boire chaque parole que prononce mon oncle! Moi qui pourtant était on ne peut plus sceptique depuis mon entrée dans cette salle...
- Bien, je suppose que tu possèdes déjà tes armes sur toi non? Me demande soudainement Naxoss.
Sans un mot, je laisse mes chaines glisser le long de mes bras, jusqu'à ce que les pointes des crochets touchent le sol. Il esquisse un petit sourire, comme s'il avait visé juste en songeant mon type d'armes.

- Seulement... C'est bien gênant de transporter des chaines comme ça non? Tu as de la chance... je connais une petite astuce très utile!
Il écarte son tapis rouge et ouvre une trappe habilement camouflée dans le sol. Il en sort quatre petits parchemins carrés, avec l'inscription « Rensa » sur chacun- sans doute un sceau- et me les présente en me les tendant.
- Chacun de ces petits parchemins renferme une chaine, d'une longueur de 3 mètres environ, c'est tout à fait honorable pour un débutant. Plus les chaines sont longues, plus elles sont difficiles à manier.
J'hausse légèrement les sourcils, servant à demander comment je dois m'en servir. Tonton semble avoir bien deviné, puisqu'un large sourire se dessine sur son visage.
- C'est très simple! Tu colles ces parchemins sur tes épaules! Un vers l'avant, l'autre vers le dos: le mieux est qu'ils ne se touchent pas. Pour les activer, c'est très simple: ces papiers sont très sensibles au chakra, il te suffira donc d'y apposer une petite dose pour les libérer! Bien sûr, tu dois faire attention, quand tu manipules le chakra: tu dois être très précise! Mais comme je sais que tu es plutôt bonne dans ce domaine, ça ne devrait pas poser de problème. Allez vas-y, montre-moi!
Je m'exécute. Je pose l'un des parchemin sur mon épaule droite, plus orienté vers l'avant du corps. Chose étonnante, il colle tout seul! Sans doute parce qu'il doit s'attirer au chakra comme à la manière des aimants... Je pose le second, un peu plus vers l'arrière, du côté du dos, et essaye d'envoyer un peu de chakra sur le premier. Je sens comme une légère vague intérieure monter vers l'épaule, pour finalement rejoindre l'endroit précis où se tient le morceau de papier. Une légère détonation a lieu, et du centre de la feuille apparaît... une splendide chaine argentée! Elle tombe par terre dans un cliquetis métallique, mais le bout reste mystérieusement accroché au papier, ça doit être fait exprès. A vue d'oeil, elle doit faire dans les trois mètres, ses maillons sont d'une teinte argentée très pure, presque blanche et d'une taille plutôt fine. Son extrémité se termine par un crochet- semblable aux crochets des serpents- long d'une dizaine de centimètre, et a l'air plus tranchant qu'un rasoir.
- Pour l'instant, on va s'entrainer sans l'utilisation du poison, me dit soudain mon oncle. L'objectif est simple: tu dois « créer » une technique en utilisant tes réflexes. Je vais donc t'attaquer à toute vitesse pour te forcer à aiguiser tes réflexes.
- Le but n'est pas de m'apprendre une technique? Demande-je d'un air cynique.
- La technique viendra ma chérie! Je le répète: tout est dans le réflexe! Tiens-toi prête, ça commence...

Soudain, il disparaît de mon champ de vision. Instinctivement, je fais volte-face, mais personne derrière moi. J'entends un léger sifflement venant de ma gauche, et ai juste le temps de me baisser pour éviter un violent coup de chaine, qui me rase quand même la tête de près. Seulement, toujours aucune trace de mon oncle.. Il est vraiment rapide... Tiens, cette-fois, c'est un double sifflement: à gauche et à droite; j'ai à peine le temps d'esquiver à l'aide d'un saut, lorsque je sens qu'on me tire vers le bas: le chacal... Il a réussi à me piéger en enlaçant une de mes chevilles à l'aide d'une troisième chaine! Mon oncle et juste en dessous de moi, un peu en retrait, et tire violemment sur la chaine qui m'emprisonne. C'est ainsi que je m'écrase par terre avec une certaine brutalité... La vache, il n'y va pas de main-morte..

Dès le moment où je reprend un peu conscience (un coup pareil, quand on est pas habitué, ça sonne un peu), je décide de libérer une chaine à mon tour pour riposter: j'envoie donc une dose de chakra vers un des papiers de mon épaule droite, tout en faisant un large mouvement latéral avec le même bras. Mon arme se libère et se dirige à grande vitesse, tel un coup de fouet, vers tonton Naxoss; mon pied étant toujours emprisonné, il allait forcément être touché! Mais il pare facilement mon attaque en l'attrapant tout simplement... Je tire inutilement dessus pour lui faire lâcher prise, et sur ma jambe droite, toujours solidement attachée.

C'est pas gagné gagné...

Soudain, il relâche son emprise, se relève, et range ses trois chaines.

- Moui, ça peut aller pour l'instant, tu as du réflexe, mais pas forcément les bons. Tu sens bien que je vais attaquer, mais tu ne sais pas d'où. Il faut que tu te calmes, et que tu utilises davantage ton ouïe si tu ne me voies pas. Là je suis sympa, je n'utilise pas ma vitesse maximale. Allez on recommence, et essaye au moins de contrer un de mes coups pour voir.

J'acquiesce. Dans un léger souffle, mon oncle disparaît une nouvelle fois. Mais quelle vitesse... Et il dit qu'il n'y va pas à fond? Bref, je prends une inspiration ferme les yeux, et me concentre sur ce que j'entends, tout en libérant une chaine à chaque épaule, au cas où. Un sifflement vers la droite. Avec vivacité, je lance l'une des miennes contre l'autre, mais trop tard: je sens l'objet métallique me fouetter sèchement les côtes, et me projeter quelques mètres plus loin. Je me relève tant bien que mal, et ai juste le temps d'éviter de justesse l'assaut d'une seconde chaine, mais sans compter sur la troisième qui vient me frapper le dos et me retrouve cette fois-ci projetée en avant, le souffle coupé.
Whow... J'ai l'impression de voir des dizaines de minuscules étoiles défiler devant mes yeux... Je me remet debout, mais manque de me vautrer une fois de plus sur le plancher: la salle est étrangement... bancale, j'ai du mal à mettre un pied devant l'autre... Je secoue vivement ma tête, histoire de reprendre contenance. Heureusement que l'oncle n'y va pas au maximum... Dans un élan de gentillesse (ahem...), Naxoss décide de me laisser un peu de répit pour reprendre mes esprits avant de repasser à l'attaque, ce que je lui fais comprendre une minute plus tard en bondissant sur lui, lançant mes chaines dans un mouvement latéral intérieur. Il esquive très aisément mon assaut en faisant un simple pas en arrière, résultat, mes armes s'entrechoquent bruyamment et s'emmêlent... Cette seconde d'inattention vaut la nouvelle disparition de Naxoss.

Je sens un léger, très léger, souffle de vent derrière moi. Mon sang n'a pas le temps de faire un tour: comme si mon propre chakra avait deviné mes intentions dans un coin de ma tête, il se dirige immédiatement vers le second parchemin de mon épaule gauche, et je fais une sorte de demi tour-rotation rapide en prenant appui sur un seul pied, ma « rensa » suivant parfaitement mon élan. Ce coup-ci, tonton Naxoss a juste le temps de faire un pas, un peu similaire au mien, pour éviter ma contre-attaque.


- Tu commences à trouver le truc! Tu viens de faire un très bon déplacement, je suis sûr que tu peux le perfectionner!
Mouais. J'ai pas vraiment fais gaffe sur le coup, mais je viens de me rendre compte que j'ai agi en même pas une seconde... Enfin je crois. C'est passé vraiment très vite... Je commence à démêler mes chaines, un peu agacée par le fait que tonton Naxoss parvienne si facilement à esquiver mes attaques. Il doit avoir un sacré niveau...
Hola, qu'est-ce qui me prend? Je suis en train d'envier mon oncle? Y'a un problème là! Mais bon, en même temps, faut bien que je me fasse une idée de son niveau... Assise et la tête baissée, occupée à défaire le sacré que noeud que j'ai fait, je décide à poser la question:

- C'est quoi ton niveau, au juste, histoire de me faire une idée?
- Ohhh! Ma nièce favorite serait donc envieuse de ma puissance? Héhé... Pour tout te dire, je suis un Jounin, autant dire un ninja avec pas mal d'expérience et de capacités!
S'il parle de capacités intellectuelles, je veux bien me pendre. M'enfin... je pense bien qu'il mérite son titre, enfin je crois. Un dernier noeud et... voilà, mes chaines sont enfin séparées! On ne me fera plus un coup pareil dorénavant. Surtout que j'ai déjà une idée d'une première « technique »: une rotation en faisant volte face; le tout est dans la rapidité du déplacement, c'est là dessus que je dois me concentrer, ma rensa suivra le mouvement.
- Bon, j'vois que tu es prête, on fait une dernière?
J'acquiesce. C'est reparti! Tonton disparaît une fois de plus de mon champ de vision, mais cette fois-ci, j'assure ma garde de tous côtés.

A droite.

Spontanément, j'active une chaine et réitère ma semi-rotation. Manque de chance, il s'est douté de mon attaque, et revient par ma gauche. Je décide de sortir une seconde chaine, et recommence mon mouvement circulaire, qu'il évite une fois de plus. Pourquoi ça ne marche pas? Il saurait d'avance ce que je vais faire? Non, c'est plus simple... Il s'est douté que j'allais essayer de mettre au point le « truc » que j'ai découvert il y a quelques minutes, une anticipation vraiment basique donc. Bon, en même temps, un Jounin contre un ninja débutant.. l'écart se comprend vite. N'empêche, là mon seul moyen est l'improvisation. Je vais bien réussir à le toucher, surtout s'il ne se donne pas à fond! Improviser...
Je sens soudain tonton Naxoss surgir dans mon dos. Instinctivement, je me baisse et fais cette fois-ci un large mouvement circulaire du bras gauche, ma jambe droite pliée et la gauche tendue pour un meilleur déplacement. Ne s'y attendant pas vraiment, Naxoss n'a que le temps d'exécuter un petit saut arrière pour esquiver. Toujours en pleine improvisation, je lance ma rensa droite et parviens à lui attraper la cheville; par contre manque de chance, l'élan qu'il donne vers l'arrière me propulse vers l'avant, et je me retrouve le nez sur le plancher.
Tout en m'aidant à me relever, il arbore un large sourire.

- Tu te débrouilles vraiment bien! Tu es rapide m'a p'tite chérie, et tu as une bonne capacité d'improvisation, exploite ça au maximum! Allez, je pense que ce sera tout pour aujourd'hui!
- Et pour le Genjutsu? Je fais comment, je claque des doigts? Tu as dit que tu te basais dessus aussi non? Et pour le poison, je fais comment?
Il paraît soudain un peu mal à l'aise.
- Ah heu oui... Le Genjutsu... Et bien en fait... Personnellement, j'ai du avoir recours à un « professeur particulier » pour m'initier et me perfectionner à cet art... Je pense que tu vas devoir faire pareil.
Pour le poison, on verra ça plus tard j'ai dit. Apprends déjà à bien manier tes rensa.- Et toi tu peux pas le faire? Demande-je, incrédule. Imbécile d'oncle!
- Tu apprendras bien plus de quelqu'un qui est expert en Genjutsu que moi qui ne suis qu'un amateur... Et ne me traite pas d'imbécile! Venant de toi, je me sens blessé! Gémit-il, en prenant un air gamin.
- Et j'm'adresse à qui pour prendre des leçons moi? Demande-je d'une voix glaciale.
- Hum... Si tu veux vraiment en faire une de tes deux spécialités- avec les chaines-poison- je te conseille d'aller voir les Maboroshi. Tu ne devrais pas avoir de mal à en trouver un. D'ailleurs, le « professeur » qui m'a enseigné le Genjutsu était un Maboroshi.
- T'es quand même pas logique. Si c'est un Maboroshi qui t'as appris l'art des illusions tu...
- Tu comprendras quand tu en auras trouvé un, et qu'il aura accepté de t'apprendre, tu verras.
Tss... C'est juste que c'est un incapable ouais!
- Au fait... Tu crois que tes parents peuvent m'inviter à manger ce soir? J'ai bien envie de goûter aux petits plats de Lhaïna...
- Pas question que tu viennes squatter chez nous, le coupe-je froidement.
En l'espace d'une seconde, mon oncle a semblé se décomposer, puis me fait des yeux de petit chat triste.

- Si tu t'es encore disputé avec tante Namu, t'assumes, dis-je d'un ton sans réplique avant de sortir de la salle.
- NIECE INDIGNE! Crie mon oncle d'une voix larmoyante pendant que je ferme la porte de la pièce d'entraînement.
Bon, je dois trouver un Maboroshi qui accepterait de m'apprendre l'art du Genjutsu. Je sais juste comment m'en sortir, enfin, d'une manière théorique... Je vais interroger des esprits, comme ils voient tout, ça ne devrait pas être bien compliqué.

Ah, le bon air frais du village... Il faut dire que dans une pièce fermée, on étouffe un peu, surtout quand on est en compagnie d'un imbécile. A peine arrivée au bas des escalier de la demeure du clan, je croise l'esprit d'une jeune garçon à lunettes qui doit avoir dans la vingtaine d'années, avec de longs cheveux attachés en tresse lui arrivant au bas du dos, occupé à lire un livre. Bizarre, je savais que les livres-fantômes existaient. Peu importe, autant profiter de l'occasion pour le questionner. Je m'approche de lui par derrière et essaye de lui tapoter l'épaule, mais ma main passe au travers. Suis-je bête... j'avais oublié que les esprits ne peuvent avoir aucun contact avec le monde des vivants, et vive-versa (sauf exceptions, moi par exemple)! Je décide m'arrêter pour l'interpeler.

- Hé, toi!
Il ne se retourne pas. J'ai quand même pas perdu ma capacité à parler aux esprits quand même! Je cours au devant du garçon et le regarde droit dans les yeux. Il lève les yeux de son bouquin et me regarde aussi, mais d'un air un peu absent.
- Dis, tu pourrais me dire si tu as vu un membre du clan Maboroshi aujourd'hui? Lui demande-je de mon habituelle voix monotone.
Le jeune esprit hausse les sourcils d'un air et d'un regard étonnés cette fois.
- Oh excuse-moi, comme en général, les humains ne peuvent nous voir, je croyais que tu t'adressais à quelqu'un d'autre, dit-il d'une voix polie. Et j'étais très absorbé par mon livre aussi, ajoute-t-il sur un ton d'excuse. Pour ce qui est d'un membre du clan Maboroshi.. Je ne peux t'aider, désolé. Je ne connais pas de personnes qui sont de ce clan, enfin si, j'en connaissais... mais de mon vivant.
Zut. Je croise un esprit qui connait des Maboroshi, mais qui ne sont plus de ce monde, c'est bien ma veine. Tiens, si c'est un esprit, je peux peut être lui poser la question.
- Au fait, comment se fait-il que tu sois un esprit?
- Hé bien... commence-t-il, hésitant.
- En fait, il y a bien longtemps, j'aimais une fille, qui était issue d'une famille très aisée, contrairement à moi et ma famille, qui étions- et sommes toujours- les propriétaires de la bibliothèque du village. Comme ses parents n'aiment pas les gens ayant une « classe » inférieure à la leur, elle et moi nous retrouvions en secret dans la bibliothèque la nuit. Mais un jour, ses parents ont appris, par une source inconnue, l'existence de nos petit rendez-vous secrets, et ils ont décidé de la tenir loin de moi, en lui interdisant de sortir. Les domestiques avaient même reçu ordre de condamné la fenêtre de sa chambre et de la fermer à clef la nuit, pour ne pas qu'elle s'échappe. Plus tard, j'ai appris par un de ces domestiques que les parents de la fille que j'aimais allaient la marier de force à un prétendant plus distingué que moi, simple « rat  de bibliothèque », mariage qui se passait même jour où j'ai eu vent de la nouvelle... Je n'ai pas pu le supporter, et je me suis... j'ai mis fin à ma vie.

Il tire une de ses longues manches de sa tunique, laissant apparaître une longue cicatrice blanche qui part de son poignet jusqu'à son coude. Je comprends tout. Il est mort dans le regret d'accord, mais de quoi? Sinon, il ne serait pas en train d'errer en ce moment même...
- En fait, le jour où ses parents l'ont enfermée, je voulais lui faire ma demande en fiançailles. Et quand j'ai appris qu'elle était en train de se marier avec quelqu'un qu'elle n'aimait pas, qu'elle ne connaissait même pas, je ne l'ai pas supporté. Avec le temps, mon chagrin s'est un peu apaisé, mais je ne peux pas oublier, c'est impossible. Elle a du vivre le restant de ses jours avec un homme pour qui elle n'avait aucun sentiment.
C'est horrible... Les esprits errent donc tous avec un tel fardeau qu'est la tristesse et le regret? C'en est insupportable. D'accord, ce typo est un homme, mais bon, quand il s'agit d'amour, je ne fais pas trop la différence, un garçon qui aime une fille mais qui ne peut pas se déclarer... Ca ressemble un peu à moi et Emiko... Bon sang je pense encore à elle! Enfin bref, je n'aime pas les hommes, mais je ne peux pas rester indifférente devant un chagrin d'amour, que ce soit un homme ou une femme.
- Et tu crois que je peux te venir en aide?
- Oh j'en doute fortement, me répond-il avec un petit sourire triste. Elle est morte d'une maladie il y a quelques années de cela. Et malheureusement... non, heureusement pour elle, elle n'est pas devenue un esprit. Je ne l'aurais pas supporté non plus... la voir vivre dans la tristesse même après sa mort... Je préfère encore errer seul pour l'éternité. Bien je dois y aller... Merci de m'avoir écouté...
Et sur ces mots, il s'en va, se replongeant dans sa lecture.
Alors comme ça, tous les esprits ne peuvent pas être libérés de leur fardeau... C'est assez affreux, insupportable, en effet. Et ça l'est d'autant plus quand on est capable de communiquer avec eux, mais qu'on ne peut rien faire. Bon, je ne me laisse pas abattre, je vais continuer mes recherches. Je vais bien trouver un ninja du clan Maboroshi, c'est quand même pas un clan inconnu!



Je me demande... si voir les esprits est une bonne chose finalement... Peut être que je risque moi aussi de finir avec un fardeau similaire au leur... Errer pour l'éternité dans la solitude et la tristesse... Ca doit être horrible... Hum.. je pense que j'irais poser des fleurs sur sa tombe, dans le cimetière, et comme il a dit faire partie de la famille qui tient la bibliothèque du village, j'irai lui rendre visite de temps en temps.

Si je ne peux pas ales aider à se libérer de leur fardeau, je peux au moins l'alléger en prenant une partie pour moi.
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Hiroshi Ashina le 10/1/2010, 03:31

Je marchais dans une grande plaine, l’herbe verte à perte de vue, de tous côtés. Je ne me rappelais plus pourquoi j’étais là, ni comment j’y étais arrivé, mais je marchais, d’un pas ferme et décidé. Un oiseau sortit alors de la forêt et se posa sur le lac. Puis il me regarda, grandit, et me parla :

"Salut mon gars, t’aurais pas du caviar pour un pauvre rapace ?"

Sentant la menace, je dégainais aussitôt mon saucisson et…
DRRRRRRRRRRIIIIIIIIIIINNNNNGGGGGG

Maugréant, la tête dans l’oreiller, je cherchais de la main mon réveil. Un grand bang sonore me fit comprendre que j’avais fait tomber quelque chose en tâtonnant. Puis je mis la main sur l’objet de ma soudaine mauvaise humeur. J’appuyais dessus et le son s’arrêta.

Avec un soupir, j’allumais la lumière, puis restait là, sans bouger, les bras en croix, la tête toujours dans l’oreiller. Foutu réveil, il se débrouille toujours pour sonner trop tôt, quelque que soit l’heure ou je le mets. Sauf les jours de grands évènements, ou il ne sonnait pas du tout. Les lois de Murphy étaient toujours justes, malheureusement… Je me blottis en position fœtale, appréciant la chaleur de mon matelas, que j’allais devoir quitter. Puis, avec un nouveau soupir, je me redressais, et ramassai une de mes lames, tombée à terre. J’essayais alors de rassembler mes pensées.

Je chassais les dernières bribes de rêves, qui me parlaient au travers d’un nuage diffus de combats contre des monstres dévoreurs de vêtements avec de la mortadelle, ou, arme suprême, de la rosette. Heureusement que personne n’avait accès à mon esprit. Si la télépathie existait, on se prendrait tous pour des fous…
Bon, plan de la journée : douche, manger, ranger mon petit réduit, aller au terrain d’entraînement et faire une heure de lancer avant le début des cours, puis cours de taijutsu, puis celui de ninjutsu, puis le déjeuner, et le cours de genjutsu. Ensuite, le cours personnalisé. Après, l’archivage à la bibliothèque pour payer son loyer, et je pourrais rentrer dîner et dormir. Une journée banale somme toute.

Je me levais définitivement, et passais dans la pièce d’à côté. La seconde et dernière de mon petit appartement, qui faisait office de cuisine, salle à manger, et salle de bains. Je passais dans le coin réservé à cette dernière et fit couler l’eau. Fraîche, comme toujours, elle n’était que peu chauffée, mais bon. On n’en mourrait pas. Et pour chauffer l’eau correctement, c’était des bains ou les sources chaudes… J’attrapais le savon et le racloir, et me lavais rapidement, puis ressortit (sans glisser s’il vous plaît) alerte et enfin prêt à affronter la journée. Je me séchais et m’habillais, t-shirt jaune pâle sur pantalon vert clair, puis attrapais le reste de pain de la veille, que je découpais en tranche, afin de le faire griller. J’allumais le grille-pain et cherchais un bol de miel, tout en mettant de l’eau à chauffer pour le thé.

Une odeur de brûler me fit comprendre que la journée s’annonçait mal. Je me ruais sur le grille-pain (vieux et donc que j’avais acheté pour… une bouchée de pain), et l’arrêtais. Trop tard, une de mes tartines avait pris feu. Je poussais un juron et prit un couteau pour la sortir avant que ce ne soit un désastre, mais elle s’effrita et tomba en plein de miettes au fond. Et voilà. J’allais devoir attendre que le grille-pain refroidisse pour enlever les miettes du fond, sinon, les prochaines tartines coinceraient aussi et brûlerait par manque de place.

Grille–pain de merde !! Hurlais-je en le lançant contre le mur. Je le regrettais aussitôt, m’étant brûlé, avec désormais des miettes noircies plein la pièce, et un grille-pain qui fonctionnerait encore moins bien à présent… De méchante humeur, je sortis l’eau qui bouillait, la versait dans un bol, et y mis des feuilles de thé à infuser. Puis je me fis des tartines de miel (froides !! La journée commençait mal.). Une fois le rapide encas terminé, je nettoyais du mieux que je le pus la pièce, vérifiais que ma chambre/salon était propre et rangée, je saisis mon chapeau de toile, assortit au t-shirt, mes quatre sabres courts, que j’attachais dans mon dos, et je partis.

La journée était belle, le soleil brillait, bien qu’il ne chauffât encore que faiblement, et on entendait au loin le murmure de l’eau. Il y avait plein de petites cascades autour du village de Gensou, et ce son ne s’arrêtait somme toute jamais. Au début, il m’avait gêné, mais je m’y étais habitué. D’un pas tranquille, je me dirigeais vers l’académie, voyant, comme depuis quelques temps, les mêmes constructions en pierre grisâtre, extraites directement du plateau, jalonner mon chemin. Ici, un restaurant. Là, un magasin de pompes funèbres, ou encore ici, une petit librairie. Un oiseau passa au dessus de moi et lâcha un croassement sonore. Un autre y répondit au loin.

J’arrivais à destination, entrais dans la cour, et m’installais contre un arbre, ou je profitais tranquillement du soleil. J’étais à Gensou depuis trois mois maintenant. Trois long mois ou j’avais du faire mes preuves. Et finalement, depuis une petite semaine, j’avais été accepté en tant que genin du village caché des illusions. Je souris en me remémorant que, finalement, le plus dur n’avait pas été de se faire accepter comme ninja, mais de trouver un logement et de quoi payer un loyer. Heureusement que la bibliothèque du village avait toujours besoin de bras pour classer son monumental stock d’ouvrages, vu que le QG considérait que si on voulait devenir ninja, on devait savoir se débrouiller pour s’autofinancer.

Oui, trouver le logement, et le payer fut délicat, mais j’étais établi maintenant. A l’académie, j’avais été au dessus de la moyenne d’âge, mais pas le plus vieux. Et si j’étais en dessous des autres dans tous les domaines, je n’étais pas un cas désespéré non plus. Enfin, surtout en taijutsu. En ninjutsu, ma capacité étrange intriguait, et en genjutsu, et bien… En genjutsu, je servais à montrer ce qu’il ne fallait pas faire…

Je me relevais, et dégainait mes sabres. Long d’une vingtaine de centimètres, avec un fil assez tranchant et solide, ils servaient aussi bien au corps-à-corps qu’au lancer. Et afin de ne pas avoir à choisir en combat si je devais le lancer ou le gardait, j’en avais en permanence quatre avec moi.
Je me mis en position et visais un arbre, un peu plus loin. Ma lame se ficha dans son écorce, mais en dehors de la marque que j’avais faite, il y a déjà six semaines, et qui représentait le centre de ma cible. Le deuxième couteau se ficha dedans, comme le troisième, mais le quatrième fut complètement raté et explosa le côté de l’arbre, faisant voler de l’écorce, avant de tomber dans un tintement délicat (et révélateur de l’échec) au sol.

Heureusement, j’avais choisit un coin éloigné et près du mur, au cas où je raterais ma cible. J’avais même brisée une de mes lames au début.

Je partis chercher mes armes, et recommençais. Et encore. Et encore… Pendant une bonne heure, je continuais ainsi, puis les premiers genins et étudiants de l’académie commencèrent à arriver. Ne les connaissant pas, je les ignorais et continuais à lancer mes armes. En fait, je ne connaissais pas grand monde. Non, en fait, je ne connaissais personne. Je savais à peu près qui était qui, mais ça ne m’intéressait pas d’aller vers les gens. Pas tout de suite du moins. Quand j’aurais rattrapé mon retard sur les autres, là oui, pourquoi pas, j’essaierais de me faire de bons amis.


"Allez, venez tous, le cours va débuter."

Je m’interrompis dans mon geste, bras levé, puis le rabaissais et rengainais mon sabre, puis allais récupérer celui que j’avais déjà lancé, avant de rejoindre le professeur et le groupe qui commençait à s’agglutiner autour de lui. J’enlevais mon chapeau et le posais sur une branche, le calant pour qu’il ne puisse pas s’envoler.

"Bon, on commence par l’endurance. Je sais que vous n’aimez pas la course mais c’est essentiel, ensuite, le combat par groupe de deux. Vos partenaires dépendront de votre arrivée à la fin de la course." (Professeur)

Comme tout les jours quoi… Enfin, j’aimais bien ce moment. Je n’étais pas trop ridicule à la course, et ce système de choix de partenaires faisait qu’il n’y avait pas trop d’inégalité de vitesse ou de résistance pour le premier combat du jour… Il n’y avait que les genins qui y participaient, les étudiants étant rentrés… et bien étudier. Sous l’égide de professeurs moins sévère. Mais qui avait à faire le tri. Les nôtres devaient juste tous nous entraîner… Enfin, entraîner ceux qui n’avaient pas de professeurs particuliers, de chef d’équipes désignés, ou qui le faisaient seuls de leur côté. Les quelques paumés comme moi qui voulait encore de la théorie et des séances d’endurance quoi…

Je courus donc, et en eus vite assez. La monotonie est vite agaçante. Mais bon, c’était aussi un entraînement à la discipline, je suppose… Je courais donc, en pensant à autre chose, laissant mon corps agir comme il le devait. A moitié concentré sur la course, à moitié perdu dans mes pensées, j’esquivais par réflexe le bâton qui venait vers moi. Tiens, entraînement à l’esquive en plus ? C’était nouveau ça… Mais là encore, je me lassais facilement…

Le reste de la journée fut morne. Les cours de ninjutsu me frustraient, et ceux de genjutsu m’ennuyaient complètement. Je passais la journée à faire tourner mon couvre-chef sur ma main en écoutant d’une oreille distraite. Je fus donc fort content de partir. La bonne nouvelle fut que j’appris que la bibliothèque n’avait pas besoin de moi aujourd’hui, chose rare. Je profitais donc d’une soirée de congé, tout frais payé. Le soleil baissait et ne chauffait plus que légèrement, mais c’était l’occasion rêvé de flâner un peu en ville et de déambuler au milieu des magasins. Un nouveau grille-pain ne serait pas du luxe.
avatar
Hiroshi Ashina
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 5
Date d'inscription : 02/11/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Shimaru le 11/1/2010, 21:09

Tiens, cela faisait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de me retrouver à l’hôpital après une mission. Me serais-je laissé aller après la dissolution de Tsukiyo ? Fort probable. Quoi que. Bien que si celle-ci ne fut pas la plus dure à mener depuis toute ma carrière, elle n’en restait pas moins subtile voire difficile du fait que l’objectif premier n’était autre que la capture du « criminel » Makaya Korove. Alors oui, il s’agit là d’un type ayant travaillé avec moi au sein de Tsukiyo. Une véritable anguille, ce mec. Et je sais de quoi je parle.

Bref, voici une mission ratée. Heureusement pour moi, celle-ci n’était pas d’un rang très élevé, ce qui fait que la perte était loin d’être dramatique. A part peut-être les pertes humaines, évidemment. Mais au final, je ne pouvais rien faire de plus. Voilà donc trois jours que j’étais à l’hôpital, attendant impatiemment de pouvoir quitter ce lit. C’est finalement ce matin seulement que l’infirmière vint me voir afin de m’expliquer que je pouvais dès maintenant quitter l’établissement. Parfait, j’allais enfin pouvoir continuer mes recherches sans plus attendre.

Enfin… c’est-ce que je pensais, avant de tomber nez à nez avec Kabuki Maboroshi, un membre de la seconde branche de mon clan, un oncle éloigné plus précisément. La quarantaine, les cheveux longs et noirs. Ce dernier m’accosta avec un large sourire, et semblait, vu sa réaction, se soucier de moi. Je le connaissais plutôt bien, Kabuki était quelqu’un de bien et de fort sympathique. Celui-ci me proposa d’ailleurs d’aller discuter de cette mission dans un endroit plus posé, tel qu’un bar. Nous nous dirigeâmes donc vers le bar le plus proche, celui ou j’ai si souvent l’habitude d’aller.

Ce n’est seulement qu’après nous être assis autour d’une table que le visage de l’homme commença à changer de manière soudaine. Ses yeux me regardaient désormais d’un air sérieux, pour ne pas dire intimidant. Il avait suffit d’une seconde pour que son expression change radicalement. Je n’aimais pas du tout ça, c’était vraiment très bizarre. Il me regardait, me fixait inlassablement sans un mot. Afin de mettre un terme à ce silence pesant, je pris la parole, faisant signe de n’avoir rien remarqué.


« - Bon alors, qu’est-ce que tu me racontes ? (Shimaru)

- Eh bien ma foi, rien de très intéressant de mon côté. En revanche du tien… (Kabuki)

- Ouais, m‘en parle pas. Cette mission… un vrai calvaire. (Shimaru)

- Je ne parle pas de ça… (Kabuki)

- Quoi ? (Shimaru)

- Tu sais très bien de quoi je veux parler, j’en suis certain. (Kabuki)

- Non vraiment, je… (Shimaru)

- Dans ce cas, peux-tu m’expliquer ceci ? (Kabuki) »

Kabuki sortit de ses poches un petit paquet de feuille qu’il posa délicatement sur la table. Je le pris en main pour voir de quoi il en retournait. Comme je le craignais, il s’agissait en réalité de mes recherches sur le clan Maboroshi. Absolument tout y était, de même que les pupilles dorées que j’avais réussi à voler lors de mon voyage dans la région de Suiteki, en compagnie de Yuugen. C'était vraiment très mauvais pour moi. Je savais bien que ce sujet était tabou au sein du clan, mais de là à me faire repérer aussi facilement... j'ai pourtant été le plus discret possible.

« - Est-ce que je t’ai enfin rafraîchi la mémoire ? (Kabuki)

- J’crois bien oui… mais qu’est-ce que tu me veux au juste ? (Shimaru)

- Tu ne sais pas où tu as mis les pieds Shimaru… (Kabuki) »

La tension commençait à devenir palpable. Alors que je commençais sérieusement à m’inquiéter, Kabuki baissa son visage, puis, quelques secondes plus tard, le releva prit d’un fou rire incontrôlé. C’était à n’y rien comprendre décidément…

« - Ah ah ah ! Je t’ai bien eu, je t’ai fais peur hein ? (Kabuki)

- Comment ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? (Shimaru)

- En vérité, je suis simplement venu te voir pour te prévenir de te méfier. (Kabuki)

- Me méfier de ? (Shimaru)

- Du clan, évidemment. Je n'en dirais pas plus, mais tu dois savoir qu'il est formellement interdit de faire des recherches là dessus. Tu ne le sais peut-être pas, mais tu es surveillé. Je suis désolé de te l'apprendre, tu vas devoir stopper toute activité. Tu sais, ce n'est pas contre toi, bien au contraire. Si ce n'était que moi... mais certains de notre famille seraient prêt à tout pour garder intact ce secret. (Kabuki)

- Tu me demandes de tout abandonner ? (Shimaru)

- C'est exact. Je n'ai pas envie qu'il t'arrive quoi que ce soit, alors je préfère te prévenir. (Kabuki)

- Je vois... (Shimaru)

- Après, à toi de choisir. Saches juste que je ne pourrais continuer à te couvrir plus longtemps, les autres commencent à avoir quelques soupçons à ton égard. Bref, et moi qui vient te parler directement, ce n'est pas très intelligent de ma part. Sur ce j'y vais, je ne vais pas m'attarder plus longtemps, j'ai du travail qui m'attend ! (Kabuki)

- Très bien, merci de m'avoir prévenu. Je vais y réfléchir. (Shimaru)

- Ah, et dernière chose ! Tout à l'heure, une jeune fille est venue nous voir au temple. Elle souhaitait qu'on lui enseigne le Genjutsu. Je me suis dis que tu pourrais t'en occuper. Tu dois être d'un bon niveau maintenant. Qui plus est, cela aidera peut-être à lever le doute qu'on certains membres du clan sur toi. (Kabuki)

- Je suppose que je n'ai pas le choix... (Shimaru)

- On peut dire ça comme ça. (Kabuki) »

Il me laissa les documents, puis se retira. Désespéré, je n’osais même plus réfléchir au pourquoi du comment, ni à la manière dont j’allais m’y prendre pour la suite. On verra ça plus tard. Je décidai simplement de lire le papier que Kabuki m’avait laissé à propos de la fille. Voyons voir, ça pourrait peut-être m’occuper l’esprit. Il était midi passé, je pris le temps de rentrer manger au temple, puis, ceci fait, décidait de me rendre à l’adresse notée sur la feuille. Je suivais le fleuve comme indiqué, puis arrivait enfin devant un bâtiment pour le moins original.

« Hé bien, même le notre n’est pas aussi bien orné… (Shimaru) »
avatar
Shimaru
Nouveau Membre
Nouveau Membre

Messages : 1246
Date d'inscription : 05/03/2008
Age : 25
Localisation : Gensou

Voir le profil de l'utilisateur http://laplume-rp.1fr1.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Yukitutso le 12/1/2010, 21:04

C'était un dimanche matin, je m'étai levé à 6h et attendais sur le pas de la porte. Je grelottais sur place mais gardais mon poste quand tout d'un coup il arriva...
Mais dabord il faut que je vous explique: cette semaine avait été celle des exams et je devai recevoir aujourd'hui ma lettre de promotion niveau genin. L'année dernière j'avais été recalé à cause de mes lacunes en taïjutsu. Mais cette fois, oui cette fois, je me sentais prêt.
J'étais donc assis devant l'entrée, transis de froid quand j'entendis sa sonnette caractéristique: le facteur !
Je courus vers lui et demanda le courier du jour.
-Tu es bien matinal ce matin Yukitutso. Le dimanche c'est fait pour dormir tu sais.
-Oui mais aujourd'hui je dois recevoir ma lettre de promotion genin m'sieur !
-Dans ce cas, je te la donne de suite.
Il fouilla dans sa sacoche et ressortit une liasse au nom de Kobayakawa, les lettres étaient maintenus par une corde.
-Alors Kobayakawa...Facture...Lettre de ta grand-mère...Facture,facture...Et voilà !
Il me tendit une lettre tamponner "Académie" et je défis délicatement l'enveloppe. Mon coeur battait la chamade. Les lettres de l'Académie commençaient toujours par les mêmes phrases: soit "nous sommes heureux de vous annoncer" quand la nouvelle était bonne soit "nous avons le regret de vous annoncer" quand elle était mauvaise. Je n'en pouvais plus, il fallait que je sache. Mais j'avais si peur...Si peur de ne pas être promu, si peur de décevoir mes parents, si peur de devoir tout recommencer encore une fois, si peur des moqueries de mes camarades promus. Malgré toute cette peur, je devais être fixé ! Alors, je sortis lentement la lettre, la dépliai et lus a voix haute:
-"Nous avons le regret de vous annoncer que..."
A cette instant, mon coeur s'arrêta et je faillis m'éffondrer en larmes. Le facteur savait aussi comment commençaient les lettres de l'Académie apparemment car il se pinça les lèvre et me regarda l'air de dire: "toutes mes condoléances". La tristesse infinie que j'éprouvai à cet instant faillit me foudroyer, mais je pris mon courage a deux mains et continuai:
-"...que vous n'avez toujours pas payé les études de votre fils et nous vous envoyons la note."
Le facteur s'écroula de rire tandis que je soupirais. Après quelques minutes, le temps qu'il arrête de convulser de rire, je repris ma lecture:
-"Nous sommes également fier de vous informer de la réussite de votre fils qui obtient son diplôme, devient aspirant ninja et est promu au grade genin."
Genin...Yukitutso le genin de Gensou...Comme ça sonnait bien...
-Félicitation petit, je suis heureux pour toi. dit le facteur en éssuyant le reste de ses larmes de rire.
-Merci m'sieur !
Il partit et je fonçai chez moi, annoncer la nouvelle à mes parents.
-Papa ! Maman ! J'ai réussis je suis genin !
Le seul petit problème c'est que j'avais totalement oublié qu'on était dimanche mais que surtout il était 6h et quart.
-Non mais ça ne va pas de gueuler a une heure pareille !

Cinq minutes plus tard j'étais dans le salon, entrain de me faire enguirlander. Je n'écoutais même pas ce qu'il me disait. Et vas y qu'il me parlait de ma décadence, de mon comportement audieux, de la mauvaise influence des élèves de l'Académie sur moi, de la politesse qu'il se tuait à m'enseigner. Par moment j'éssayait de le couper mais il reprenait de plus belle. Quand il eut fini, il me demanda pourquoi je l'avais réveillé.
-J'ai réussi l'exam genin, je suis un aspirant ninja !
Je m'attendais à une petite marque d'affection ou au moins un mot de félicitation mais je fus vite déçu.
-Et tu crois peut-être que c'est une raison valable pour réveiller les honnêtes gens ? De toute façon t'avais interrêt à l'obtenir ton diplôme, parce que au prix que ça me coûte je t'aurai jamais payé une année suplémentaire !
Ma mère aucha d'un petit mouvement de tête et ils allèrent préparer le petit dèj.
Parfois, je me dis qu'avec des parents pareils, être orphelin serait beaucoup plus agréable...

Laissant mes parents déjeuner, je partis en ville. Je mourrais d'envie de remplir mes fonctions de ninja, et décidai d'aller tout de suite au QG chercher une mission.Ce matin la ville était paisible et calme. Peut-être parce qu'on était dimanche et qu'il était 7h ? Oui surement. me dis-je intèrieurement. Je passai devant les fleuristes, continuai jusqu'au bout de la rue et bifurquai à droite. Le Quartier Général de Gensou était de loin la plus belle batisse de la ville ! Construit sur un énorme rocher au milieu de la majéstueuse cascade, il était visible de n'importe quel endroit du village. Je gravis les marches en colimaçons, et, une fois en haut, je fus pris de vertiges devant la beauté du paysage qui s'offrait à moi :
les énormes chutes d'eau formaient un somptueux arc-en-ciel, les habitants ressemblaient à des fourmis et leur maisons étaienent minuscules ! Au loin, je voyais les grandes étendues vertes coupées par la rivière et tout là bas c'était surement les grandes montagnes enneigées de Yuukan. Après quelques minutes d'émerveillement je repris mes esprits et j'entrai au QG. Je me présentai à l'acceuil et demandai une mission. Le secrétaire me répondit:

-Quel est ton grade ?
-Genin m'sieur.
-Quel age as-tu ?
-13 ans.
-Sexe ?
-Pardon ?
-T'es un garçon ou une fille imbécile !
-Ah ! Un gars.
-Prénom et nom de famille ?
-Yukitutso Kobayakawa, pour vous servir. dis-je avec un grand sourir.
-Pour me servir hein ? Eh bien, Kobayakawa Yukitutso, ta première misson en tant que ninja de ce village est...
Il parlait si officielement que je m'imaginais déja: "Yukitutso Kobayakawa, sauveur de Gensou, ninja le plus prometteur de son age".
-Est quoi m'sieur ?
-Ne sois pas impatient ! Je disais, Yukitutso Kobayakawa, ta première misson en tant que ninja de ce village conciste à...
Le suspens était à son comble, je m'accrochais à ses paroles et les écoutai comme si ma vie en dépendait.
-...A...A... A récurer les toilettes de l'Acadamie !
Déception totale, le slogan de l'affiche changea dans ma tête: "Yukitutso Kobayakawa, récureur de Gensou, nettoyeur le plus prometteur de son age."
Néanmion, j'acceptai la mission pour ramener un peu d'argent à mes parents.

Arriver à l'Académie, je montrai mon ordre de mission. On m'indiqua que c'était les toilettes du 3e étage que je devais nettoyer. Je me rappellai que le premier jour les anciens nous avais dis qu'il ne fallait jamais y aller. Aujourd'hui je me demandai pourquoi mais quand j'ouvris la porte je compris. Je fus horrifié par le spectacle désolant que j'avais devant les yeux. Leur dernier nettoyage devait remonter à dix ans si ce n'est plus et les porcs qui y étaient passés n'y étaient pas allés de main morte ! Je faillis m'évanouir en sentant l'odeur et songea à abandonner, ce qu'avaient surement fais de nombreux shinobis avant moi, sinon les WC ne seraient pas dans cet état. Mais je me rappellai qu'être un ninja n'était pas seulement une question de force, de rennomée et d'argent mais aussi de volonté et de fierté. J'avais accepté cette mission et je ne reculerais pas ! Surtout si ça pouvais être lucratif. C'est dans cette état d'esprit que je me mis au travail, et après trois heures à frotter, récurer, décaper, rincer, décoller et quelques jutsus suiton j'en vins à bout ! Les toilettes n'avaient plus rien à voir avec ce qu'elle étaient avant. Les cuvettes étaient propres, le sol briant, les robinets sans calcaire,les murs et le plafon blancs et le nec plus ultra: une saine odeur de propreté flottait en l'air. J'allai chercher celle qui m'avait indiqué les WC, lui montrai le travail et lui demandai un contre-rendu de mon travail. En voyant le miracle que j'avais accomplis elle semblit folle de joie et écrivit le rapport puis le signa.
Je remontis au quartier général rapidement, en m'arrêtant toute fois une minute devant le splendide panorama et entrai dedans. Je retrouvis le bureau où je m'étais présenté et le secrétaire me reconnit:

-T'en a mis du temps petit, t'osais pas venir avouer ou tu te demandais comment formuler ton abandon de la mission ? me demanda-t-il avec un grand sourir moqueur.
Pour toute réponse je lui mis le contre-rendu de la dame de l'Académie sous le nez.
Il lut puis me regarda d'un air ahuris.

-T'a vraiment nettoyer les toilettes du 3e étage ? Tout seul en plus ?
-Et de fond en comble m'sieur.
Tout en continuant de me regarder avec des yeux ronds, il cocha quelques cases et remplit un reçut.
-Voici 2 000 ryos, tu les as bien mérité.
-2 000 ryos ! Mais c'est une somme astronomique !
-C'est le maximum qu'on peut donner pour une mission de rang D, sachant qu' à chaque fois qu'une mission de ce niveau est abandonnée on doit augmenter le récompense de 50 ryos, sans ce seuil tu gagnerais bien plus.
Je bredouillai un merci et partis en surveillant le contenu de mon sac, je ne m'arrêtai même pas devant le paysage et prit la direction de ma maison. Deux milles ryos... L'argent que mes parents gagnaient en un moi était dans les mille trois cent, mille cinq cent. Avec cet argent j'allai enfin être reconnu à ma juste valeur. Mes parents allaient être fiers de moi, c'était comme dans un rêve, un magnifique rêve...
avatar
Yukitutso
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 435
Date d'inscription : 26/11/2009
Localisation : à gensou

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Naoma Tao le 13/1/2010, 22:37

C'EST QUOI CETTE MASCARADE?! Déjà aller ne serait-ce qu'une fois dans cette maison, c'est dur, mais une deuxième fois en même pas une semaine... Accoudé sur le kotatsu, mon oncle me regarde d'un air un peu rêveur, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres, et Nagao- l'esprit du jeune homme de la famille des bibliothécaires du village que j'ai rencontré il y a peu- est assis à côté de moi tout en lisant tranquillement son ouvrage.
Bon, d'un côté, c'est un peu normal que je me retrouve- une fois de plus- dans le domaine familial, puisque mon « professeur » de Genjutsu est censé se rendre ici, pour une « première impression ». N'empêche, heureusement que j'ai pensé à me rendre à la bibliothèque pour demander conseil à Nagao, il m'a lui-même guidé jusqu'au temple des Maboroshi, et ces derniers m'ont dit qu'ils pouvaient accepter ma requête et qu'ils enverraient quelqu'un sous peu. Je suis un peu curieuse de voir à quoi il ou elle ressemblera. Oui, ça paraît étrange, mais je ne fais pas la distinction homme/femme quand il s'agit d'enseigner. Parfois, il faut savoir mettre ses goûts de côté et être plus objectif. Mais... ça m'énerve quand même que LUI reste avec sa tête d'imbécile heureux en face de moi!

- Allons Nana-chan... Ne me fais pas ces yeux-là, tu va me briser mon pauvre petit coeur d'oncle! Me dit-il en souriant.
- Si seulement ça pouvait arriver... grince-je entre mes dents.
Naxoss relève la tête, avec une expression de curiosité.

- Hein, tu disais?
Nagao se met à rire. Finalement, il n'est pas si plongé dans sa lecture qu'il ne le fait paraître... Il est vraiment surprenant, ses connaissances sont énormes, dans n'importe quel domaine qui soit- sauf les arts ninja- il n'en était pas un après tout. Avec lui, je ne m'ennuie jamais, j'en apprends plus que dans les livres. Il a même voulu écouté mon histoire à propos d'Emiko- j'aimerais bien la revoir d'ailleurs- et me soutient beaucoup à ce propos. L'autre petit détails, c'est que quand il m'appelle « Nana »- surnom que je déteste pourtant- justement ça ne m'énerve pas du tout.
« - Hahaha! Allons Nana, calme-toi, si ton « professeur » arrive et que tu l'accueilles avec cette tête, je doute que ça lui plaise, la première impression doit être toujours la bonne! »
- Parce que tu crois qu'une fille qui voit des esprits c'est une bonne impression? Lui lance-je en tournant ma tête vers lui.
Nagao se met à rire une fois de plus.

« - En quoi te sens-tu obligée de lui dire? »
- Je préfère être franche. Et puis, je préfère que ce lui qui sache que je vois les esprit plutôt que « ça » réponds-je en désignant mon oncle d'un signe de tête.
- Ouch... C'est cruel ça Nana-chan! Mon coeur d'oncle est brisé! Dit ce dernier d'une voix faussement triste. Enfin... Tu ne commenceras pas aujourd'hui. Sa visite va juste consister à te présenter et à mettre les choses au point.
Je m'en doute bien, stupide oncle.

Soudain, un écho se fait entendre dans la pièce, comme si on frappait contre une porte. Ca doit être lui, le fameux Maboroshi. Mon oncle se lève et sort de la pièce pour aller lui ouvrir, nous laissant seuls Nagao et moi.

« - Au fait, s'il ne te croit pas, que vas-tu faire pour lui prouver? » Me demande l'esprit.
- Tss. J'en ai déjà une petit idée. Murmure-je un peu plus pour moi-même que pour Nagao.
Ce dernier reste silencieux, un peu intrigué par ma réponse. Il s'apprête à me dire quelque chose lorsque Naxoss revient en compagnie d'un jeune homme. Plutôt classe d'ailleurs, faut l'avouer. Des cheveux blancs, des yeux dorés, des vêtements sobres mais avec un certain style et aussi... une taille de géant! Il doit bien faire une bonne tête de plus que moi, si ce n'est plus. Il semble être très sérieux en plus. Ca va me changer de mon oncle.

- Nana-chan, je te présente Maboroshi Shimaru, c'est un Jounin très qualifié, c'est lui qui t'enseignera l'art du Genjutsu, je suis sûr qu'il sera un très bon professeur. Asseyez-vous Shimaru, soyez à votre aise!
- Merci monsieur, dit-il ton poli.
- Allons allons, appelez-moi Naxoss! Et donc, voici Nana, ma nièce, qui sera votre élève...
Je le salue d'un signe de tête, tout en lançant un regard meurtrier à mon oncle.
- Quand vas-tu cesser de m'appeler comme ça, stupide oncle? Lui lance-je d'une voix basse mais glaciale.
Vive l'ambiance... Je n'aimerais pas être à la place de ce Shimaru. Je lance un petit coup d'oeil à Nagao, toujours avec air calme et son petit sourire impassible.

- Hum hum... Bon, soyons sérieux une petite minute... Donc comme je te l'ai dit Naoma je préfère Nana quand même..., Shimaru sera ton professeur, et je pense qu'il va te poser certaines questions quant à tes motivations? Ajoute-il en regardant le Maboroshi d'un air interrogateur.
- Oui, exact. Déjà, pourquoi veux-tu apprendre le Genjutsu, Naoma?
Il a une voix très calme, posée. Pas spécialement « sérieuse », mais il y a un petit quelque chose, je ne saurais dire quoi.
- Disons que logiquement, c'est le seul art ninja vers lequel je peux me tourner, je n'ai pas la carrure pour m'initier au Taijutsu, et le Ninjutsu ne m'intéresse pas tant que ça.
- Et quel intérêt portes-tu au Genjutsu?
- C'est un art bien plus subtil que les autres. Il requiert plus l'esprit que les muscles, et il est bien plus redoutable, puisque justement le Genjutsu vise la conscience de la personne. Il altère la réalité, on ne sait plus ce qui est réel ou illusion, je trouve cela très intéressant.
- Ah? Pourquoi ça? Me demande le Jounin.
- Parce que je peux voir les esprits. Réponds-je simplement. Faire voir ce que les autres ne peuvent voir, mais pourtant quelqu'un en est capable, l'altération de la réalité de ce point de vue.
Un silence s'ensuit. Mon oncle me regarde avec une expression étrange, et Shimaru d'un air plus étonné. Il faut dire, je parle d'une voix qu'on pourrait qualifier de « monotone »... Et dire qu'on peut voir les esprits comme si c'était tout à fait logique, y'a de quoi être étonné. Shimaru me regarde, comme s'il essayait de deviner si je plaisante ou non, puis se décide à parler.
- D'accord... Bon et bien je vais y aller, merci pour tes réponses, je te préviendrai quand on commencera l'entrainement, dit-il simplement avant de se lever. Naxoss, merci pour votre accueil, passez une bonne journée.
- Je le raccompagne. Dis-je avant même que mon oncle n'esquisse un geste.
Alors que le Jounin commence à descendre les escaliers, je l'interpelle.

- Vous ne m'avez pas cru, n'est-ce pas? Lui dis-je de mon habituelle voix d'impassible.
Il se retourne, et décide de s'approcher de moi. De près, il a un air singulièrement imposant, on sent bien qu'il a de l'expérience.

- Je ne sais pas si je devrais enseigner quelque chose à quelqu'un qui semble être accro à la drogue... me dit-il simplement.
Je n'en suis même pas surprise. Normal après tout. QUI est capable de voir les esprits, sauf les malades mentaux et les drogués? Personne bien sûr. Je le sais bien. Mais d'un côté, je suis déçue. Je pensais que lui au moins, un Maboroshi, un expert dans l'art des illusion pouvait me croire. Je me suis trompée on dirait. Je sens la présence de Nagao derrière moi. Sous le regard étonné de Shimaru, je tourne la tête vers Nagao, qui s'est placé juste à côté de moi, comme pour me soutenir malgré le fait qu'il ne peut être vu. Un étrange sentiment naît en moi. Serais-je reconnaissante envers l'aide et le soutien qu'il m'apporte? Il me regarde d'un air encourageant, m'incitant à ne pas me laisser impressionner. Je me tourne de nouveau vers le Jounin, toujours avec son air étonné.

- Si je vous apporte une preuve de ma capacité, vous me croirez ou non?
- Quel genre de preuve?
Hum... Bonne question. Les esprits ne peuvent avoir aucun contact avec le monde des vivants... Mais oui, là voilà l'idée...
- Je vais demander à un esprit de vous filer pendant une journée entière. Je vous propose ceci: après demain, vous reviendrez ici, et je vous ferai un rapport très détaillé de ce que vous avez fait la veille, du matin au soir.
Shimaru se met à sourire, un sourire un peu ironique. Visiblement, il ne semble pas me prendre au sérieux.
- Si tu veux... Mais sache qu'il va être difficile pour toi- pour ne pas dire impossible- d'entrer dans le domaine de mon clan. Seuls ceux qui ont été conviés- et qui en ont une preuve- peuvent entrer dans le temple. Mais je tiens le pari. Nous nous disons donc à après demain. Passe une bonne journée, Naoma.
Et sur ces mots, il s'en va, me laissant sur le pas de la porte. Je me tourne alors vers Nagao, qui fait de même.
- Je devine ce que tu veux faire avant même que tu me le demande Nana... me dit-il en souriant.
- Et tu acceptes?
- Bien sûr, tu es mon amie après tout... Tu as accepté de porter un peu de mon fardeau, et puis, je t'aime bien, tu n'es pas comme les autres personnes je trouve.
Amie? Comme dans « amitié »? Faut avouer, c'est un mot qui sort de mon vocabulaire... Mais s'il le dit... Bah, pourquoi pas, après tout, ça paraît logique qu'il me traite comme son amie, comme il l'a dit: je porte un peu de son fardeau, et puis moi aussi je l'aime bien après tout. Même si c'est un homme-esprit, il me reste très... « sympathique ». Tiens, encore un autre mot qui m'est pour ainsi dire inconnu.
- Donc tu l'espionnes toute la journée de demain, et le soir tu me feras part de ce que tu as vu, et moi je noterai. Il sera bien obligé de me croire.
- Ma foi, je ne vois pas comment il pourrait trouver quelque chose à redire là-dessus... Bon, je me rends de suite au temple Maboroshi, comme ça je serai déjà sur les lieux!
J'acquiesce. Je sens que je vais moins m'ennuyer que d'habitude...

- Tu es froide Nana-chan!
Oui, je suis de retour dans le salon, assise sur un coussin, les coudes sur le kotatsu, ma tête posée sur mes jointes, tout en fixant mon oncle, mi-amusé, mi-fâché en lui faisant par de mon intention.
- Tss.
- M'enfin, d'un côté, c'est une bonne chose que tu ne te sois pas laissée faire, tu es digne d'être ma fierté, ma nièce chérie!
- Épargne-moi tes prétexte pour me sauter dessus, stupide oncle. Estime-toi heureux que je sois restée ici et pas repartie à la maison. Je vais attendre le retour de Nagao, et une fois que j'aurais convaincu Shimaru, je m'en irai vite fais de cette maison de fous.
- Tu ferais une bonne stratège tu sais?
- Tss. Les esprits sont des empreintes de personnes défuntes, pas des objets, stupide oncle, réplique-je froidement envoyant parfaitement où il voulait en venir. Au fait, je suppose qu'il y a une chambre toute prête pour moi non?
Mon oncle a un sourire radieux. En effet, dans cette demeure familiale, il y a pas mal de chambres, celles de ceux qui habitent toujours ici, mais aussi celles pour les Tao qui vivent autre part dans le village, des chambres d'amis quoi. Seulement parmi une d'elles, Naxoss en a aménagée une spéciale, réservée uniquement pour moi, si jamais l'envie me prendrait de dormir une nuit ici (ce que, bien sûr, j'évite de faire). On dirait que pour une fois, l'occasion (que je ne veux absolument pas saisir, en temps normal tout du moins) semble se présenter.

- J'aurais quand même bien voulu rendre visite à tes parents... se lamente mon oncle.
Sois déjà heureux que je reste ici pour la nuit, stupide oncle. Il en veux toujours plus celui-là... Trop gâté durant son enfance on dirait.

[…]

Le soleil est déjà couché depuis quelques heures maintenant. Nagao ne devrait pas tarder. Cette journée a été... Un pur et simple ennui total. Enfin... Disons que mon « cher » oncle en a profité pour m'entrainer un peu sur le maniement des chaines. Je me suis un peu plus améliorée, mes gestes sont plus vifs et moins inutiles, et j'ai pu enfin perfectionner ma technique de « rotation », que j'ai par ailleurs baptisée « Rolling Back Chain ». C'est assez simple: ça consiste à faire un tour sur soi-même, mais en prenant un certain appui sur une jambe, et le bras doit avoir un mouvement très rapide, comme un fouet. C'est une technique basée sur une bonne vitesse, de sorte à ce que l'adversaire soit surpris. Bien sûr, je n'ai pas réussi à toucher mon oncle, mais il a quand même esquivé de justesse une ou deux fois sur mes nombreux assauts, dont un où il a été obligé de parer mon attaque directement car il n'avait pas eu le temps de reculer. A part cette petite distraction, rien de forcément intéressant... Je suis restée affalée sur mon lit le reste du temps, conversant un peu avec deux ou trois esprits en ville. J'ai aussi vu Emiko, mais qui est partie bien vite après m'avoir dit bonjour, le visage rougissant. J'avoue moi-même avoir senti le rouge me monter aux joues...
Je décide regarder par la fenêtre de ma chambre, juste au dessus du lit. Je peux voir le village peu à peu éclairé par la Lune montante, mais aussi.. Nagao, qui se dirige vers la demeure. Il traverse le mur de la pièce comme s'il n'y en avait pas, et me salue avec un large sourire.

« - Alors, tu ne t'es pas trop ennuyée Nana? »
- Non ça peut aller. J'ai pu me défouler sur mon stupide oncle. Alors, tu as bien tout observé?
« - Oui! Prépare un crayon et une feuille, je vais surtout te dire les grandes lignes, à moins que tu ne veuilles un peu de détail... »
- Je te le préciserai dans ce cas là, je sens que ça va être intéressant...

C'est le lendemain. Le soleil est déjà assez haut dans le ciel, il n'est pas loin de onze heures. J'attends Shimaru de pied ferme, sur le pas de la porte, en compagnie de Nagao. Nous attendons calmement l'arrivée du Jounin. Je suis curieuse de sa réaction...
- Ah, le voilà qui arrive, dit soudain Nagao.
En effet, je vois Shimaru monter les marches d'escaliers, mais je ne saurais deviner son expression: sûr de lui ou plein d'appréhension? Il arrive devant moi, me salue, et me pose la question fatidique, celle qui décidera ou non de mon entrainement:

- Alors Naoma, qu'ai-je donc fait toute la journée d'hier? Me demande-t-il d'un ton assez ironique.
Je mets bien ma feuille en valeur, à la hauteur de mes yeux et m'éclaircis la gorge.

- Voyons... Hier matin vous vous êtes levé à 9h34 précises, pris vite fait un petit déjeuner composé de tartines à la confiture et vous êtes parti vous laver dans un des bains privés du village, en emportant votre serviette personnelle, semble-t-il: rose et blanche avec des fleurs dorées.
« - Tiens,on dirait qu'il commence à rougir » murmure Nagao.
- Vous êtes sorti de tvotre bain vers 10h28, pour aller ensuite faire un peu d'exercices physiques, consistant à soulever des poids et quelques étirements. Après quoi vous avez mangé votre déjeuner dans un petit stand de ramen, puis vous êtes allé vous promener. En chemin vous vous êtes fait accosté par pas mal de filles, souhaitant que vous deveniez leur fiancé. Vous les avez semé en repartant à la demeure de votre clan. Vous avez passé une partie de l'après midi à lire quelques livres, puis des magasines « spéciaux » qui sont dissimulés judicieusement sous votre lit, derrière un miroir qui reflète le sol de la chambre. Vous êtes ensuite reparti refaire quelques exercices de musculation pendant quelques heures, et repris un bain pour faire partir la sueur. Lorsque vous en êtes ressorti, il était 19h41, et après, vous vous êtes fait poursuivre par des chiens, appartenant à un membre du clan, qui voulaient vous faire la fête. Vous avez joué avec eux pendant un certain temps, puis êtes allé dîné, discuté longuement avec quelqu'un, et vous êtes parti vous coucher. Petit détail: vous dormez en caleçon, et celui-ci est bleu à rayures noires.
Je me tais et regarde Shimaru. Sa tête est très amusante à voir: ses joues sont teintées d'un rouge soutenu, mais en même temps, il me lance un regard plus que surpris, voire assez gêné, semblant ne pas y croire. Le silence s'étend sur quelques minutes, et se brise lorsqu'il trouve la force de parler:
- C'est... c'est impossible... Tu n'as pas pu user d'une technique quelconque, et tu n'as pas pu rentrer dans notre temple, je n'ai senti la présence de personne qui me filait... Et ton oncle m'a dit que tu ne connaissais personne du clan Maboroshi... Alors c'est réellement possible...
- Oui, ça l'est, Shimaru, et je doute que ma nièce soit une victime de la drogue, lance soudain une voix venant de derrière moi.
- Je pense que je ne peux pas discuter de la sincérité d'un chef de clan, surtout que vous aussi vous êtes Jounin, Naxoss... Ce serait vous manquer de respect de ne pas vous croire, surtout votre nièce a été très... convaincante. Tu as gagné Naoma, demain commence l'entrainement au Genjutsu, je viendrai te chercher ici.
J'acquiesce et il fait de même, puis s'en va après avoir salué mon oncle. Ce dernier me regarde d'un oeil plein de fierté.
- Et si on faisait un petit entrainement pour fêter ça hein?
J'hausse les épaules. La récompense? Je vais pouvoir essayer de bastonner un peu mon oncle.

Nagao aussi a un air très triomphant, et me jette un regard complice. Je sens alors mes lèvres s'étirer très, très légèrement.
avatar
Naoma Tao
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 274
Date d'inscription : 18/05/2009
Localisation : Mystère...

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Keiryuu le 14/1/2010, 00:19

Elle était toujours allongée, épuisée par l'effort ridicule qu'elle venait juste d'effectuer. Keiryuu se surprenait elle-même de nullité.

*J'ai vraiment une constitution aussi chétive ? Pfff...*

L'eau brassait continuellement sa chevelure qui baignait dans le ruisseau. Sa pensée était focalisée, à l'instant présent, sur le vide. Rien. Il ne fallait penser qu'à se détendre, rien d'autre. Restant ainsi bonne dizaine de minute, la jeune fille se força tout de même à sortir de sa léthargie pour aller chasser la sensation désagréable qui lui tiraillait l'estomac.

*Gné faim...*

Et c'est tel un zombie qu'elle se jeta sur le repas qui était presque prêt.

-Et bien, notre fille semble en grand forme aujourd'hui ! s'exclama le père de Keiryuu (Taiyou).
-Elle peut se le permettre, elle vient de devenir officiellement une kunoichi, lui répondit sa mère, Araumi.

Il ouvrit des yeux ronds comme des billes et, s'il avait pu les faire grands comme des assiettes il l'aurait fait.

-Mais c'est magnifique ! hurla-t'il
-Oui mais non, coupa Keiryuu.
-Comment ça ?
-Et bien, je viens seulement d'accéder au plus faible rang de tout le système ninja, donc non ce n'est pas "génial".
-Oui, bon c'est vrai que c'est la base, mais c'est déjà ça, tu vas enfin pouvoir progresser.
-Mouais, bof...
-Ne me dis pas qu'à l'académie vous appreniez des choses extraordinaires, hum ?
-C'pô faux, lui renvoya-t'elle, accompagné d'un trop large sourire.

Le reste de la conversation tourna autour de ce qu'elle avait appris au cours de la matinée, et de ce qui allait suivre ce début d'apprentissage.

-Mais, si j'ai bien compris, j'ai plusieurs affinités c'est bien ça ?
-Oui, c'est une possibilité. 95% des Suimen sont dans ce cas.
-Mais comment je peux les connaître ?
-On verra plus tard, ne te souçies pas de ça pour le moment.

La curiosité dévorait l'esprit de la jeune fille de la même façon qu'elle avait englouti son déjeuner. Elle voulait savoir. Coûte que coûte. Et elle savait bien que quoi qu'il arrive, elle ne lâcheraît pas le morceau avant d'avoir satisfait cette soif de connaissance soudaine.
Timide, elle ? Peut-être. Têtue ? Ca c'est peu dire.


-C'est pas juste, je veux savoir, moi.
-Je t'ai dit non. A quoi ça te servirait ? Tu ne maîtrises même pas les bases du Ninjutsu.
-Mais heu...

Effectivement, elle dût reconnaître que cet argument donnait raison à son père.

*Mais bon, c'est toujours bon de savoir, et... Ralala, j'abandonne, mais c'est rageant.*

Tout en contemplant son verre d'eau, Keiryuu posa ses mains de chaque côté du verre, et en fit remuer le contenu. De petites vagues agitaient la surface de l'eau, comme lorsqu'elle s'était entraînée au bord du ruisseau ce matin même. Puis elle la fit tournoyer, comme un siphon miniature. C'était presque amusant. Mais lassant. Et puis surtout ce n'était pas ça qui allait l'aider à s'améliorer.

*Faire mumuse avec un verre d'eau... Nimporte quoi.*

-Papa, maman, je sors.
-Où vas-tu ? lui demanda sa mère.
-Je n'en sais rien !

Et elle sortit en courant pour se diriger vers le quartier général. Oui, effectivement, elle savait où elle allait, mais pas trop pourquoi, en revanche. Non, n'ayez pas cet air dépité, je n'ai pas dit qu'elle était idiote. C'est juste qu'elle se demande ce qu'elle doit faire, maintenant qu'elle est devenue genin. Ben oui, c'est logique, un genin généralement ça part en mission en équipe, et tout ce genre de choses. En fait, elle était tout simplement partie se renseigner. Et, enfin arrivée sur place, elle contempla le dédale de couloirs interminables...

-Ho non, je vais me perdre, ici, c'est pas possible.

Les mains sur le visage, c'est sans conviction, ni courage, ni confiance d'aucune sorte qu'elle poussa la première porte venue.

-Heu, bonjour, excusez-moi de vous déranger, j'aurais voulu savoir, demanda-t'elle, avec un certain surplus de politesse.
-C'est pas ici, coupa une femme assise derrière son bureau, sans même lever les yeux de son dossier.

Une boule plus grosse que jamais pesait sur l'estomac de la jeune fille lorsqu'elle referma doucement la porte. Sa timidité l'empêchait de s'imposer et de se faire entendre, la tâche n'allait pas être aisée... Elle déambula pendant près d'un quart d'heure pour trouver un bureau qui accepte de répondre à ses attentes. A savoir : que faire ? Et bien oui, elle a certes obtenu le diplôme de genin, mais personne ne lui a rien indiqué sur comment procéder après. Et cela ne semblait être le cas pour un aucun nouveau promu. Les autres se débrouillaient. Les autres, pas Keiryuu. Aucune intuition et une absence d'auto-conviction la faisaient en ce moment douter de tout.

Bref, incapable de prendre une décision par elle-même, elle s'adressa à un homme responsable du "bureau des admissions".


-Heu... bonjour.
-Bonjour, que désirez-vous ?
-Et bien, je suis genin depuis peu, et...
-Vous ne savez pas ou vous en êtes.

Surprise.

-Hum, et bien oui, c'est exactement ça, répondit-elle, accompagné d'un léger rire, mais tout de même gênée.
-Je vous rassure, vous êtes loin d'être la première, et la dernière. Donc, genin, hein ? Votre nom ?
-Suimen Keiryuu.

Quelques pages à feuilleter...

-Ha, je l'ai. Donc, laissez-moi vous expliquer.

Elle hocha la tête pour l'inviter à continuer.

-Vous pouvez soit demander une admission comme "élève officiel", et à ce moment on vous assignera à un jounin qualifié dans l'enseignement, ainsi qu'une équipe de 2 autres genins. C'est le système classique, mais un peu rébarbatif.
-Comment ça ?
-La plupart des nouveaux genins préfèrent se trouver par eux-mêmes un "prof", quitte à ce que celui-ci ne soit pas considéré comme tel, en définitive ils se retrouvent moins contraint, car non-confinés à une équipe fixe.
-Et donc, si on choisit de faire comme ça, qu'est-ce qu'il me reste à faire ?
-Vous vous inscrivez sur les listes de shinobi actifs, prêts à partir en mission, comme tous les autres, et vous attendez un ordre de mission. En attendant celui-ci, vous pouvez faire ce que bon vous semble, vous entraînez, etc...
-Hum... Et bien d'accord.

Elle inscrit son nom sur la liste, puis ressortit, se sentant libérée d'un poids.

*Je n'ai pas besoin de prof, mes parents me suffiront, ce sont eux les plus qualifiés pour moi de toute manière.*

Selon l'homme, les missions de pacotille survenaient en permanence, et elle risquait de participer à une mission de rang C en équipe au moins une fois par mois. Elle avait donc un petit mois pour apprendre à faire quelque chose de ses talents au Ninjutsu.

*Le sort en est jeté...*
avatar
Keiryuu
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 69
Date d'inscription : 18/12/2009

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par De retour le 16/1/2010, 04:23

Depuis qu’il avait reçu le titre de genin, Kotonaru attendait inlassablement le retour de son père Hideki, partit en mission périlleuse dans Yuukan. Voilà 5 jours qu’il était genin, et seul son père ne le savait pas. En marchant dans les rues de Gensou, le jeune Sankyoshi avait entendu dès rumeurs sur la disparition de 3 jounin, dont 1 Anbu. Son père faisait parti des forces spéciales, rien pour rassurer le petit shinobi. Il s’arrêta au quartier général du Kage, voulant parler au chef du village.

- Désolé, jeune homme. Mais le Kage travaille, personne n’a le droit de pénétrer dans son bureau.

- Je dois absolument lui parler. Je veux des nouvelles de mon père.

- Ceux qui veulent prendre rendez-vous avec le Kage doivent le faire à l’avance.

- Je ne le répéterai pas, je veux parler au Kage. Suis-je bien clair?

L’homme avec qui Kotonaru parlait se mit à rire, entraînant ceux qui étaient dans la salle avec lui. Le genin, lui, ne trouvait pas ça drôle. Il sortit son poignard. Il ne voulait pas s’en prendre à eux, simplement se montrer plus persuasif.

- Calme-toi, gamin. Si tu n’as pas remarqué, tous ceux qui sont présents sont des chuunins et des jounins qualifiés. Gare à toi.

- Vous ne me faites aucunement peur. J’aimerais simplement discuter quelques minutes avec le Kage.

- Si tu veux parler avec le Kage, tu devras tout d’abord me défier. Je suis un chuunin. Je m’appelle Ryuto. Tu me sembles un adversaire déterminé.

Kotonaru ne faisait pas le poids contre un chuunin, qu’il soit qualifié ou non. Il n’était qu’un simple genin sortant de l’académie.

- J’accepte le défi.

- Bien. Si tu veux gentiment me suivre, nous allons nous battre dans la vallée derrière le quartier général.

Les deux ninjas sortirent et firent le tour du bâtiment où une petite vallée gazonnée semblait prête pour l’affrontement des deux shinobis. Ils se placèrent à environ 15 mètres de distance l’un de l’autre. Le combat commença.


Visiblement plus rapide, le chuunin s’élança vers le petit genin. L’affrontement débuta avec une technique ninjutsu Katon de Ryuto. La technique envoya Kotonaru valser quelques mètres plus loin. Il se releva, un peu amoché. Le chuunin combina quelques techniques de taijutsu sur le pauvre genin qui encaissait les coups à chaque fois. Cette fois-ci, il était vraiment amoché. Ayant de la misère à tenir debout, le jeune Sankyoshi se défendait avec beaucoup d’ardeur.

- Moi qui croyait que tu serais de taille. Tu fais pitié.

Une énorme bourrasque de vent frappa Ryuto. Une silhouette grande et costaude se découpait à l’horizon, un peu plus haut dans la vallée. Cette silhouette descendit à une vitesse vertigineuse

-FUTON : KYODAI NA TATSUMAKI !

Une énorme tornade se forma autour du chuunin. Elle l’emporta dans les airs. Celle-ci le projeta très loin. Ryuto resta par terre, craignant une nouvelle attaque.

- Pourquoi t’en prends-tu à mon frère?

Kotonaru remarqua l’un de ses frères aînés, Jeru.

- Je suis désolé, monsieur. Je ne voulais pas le blesser. Il m’a défier dans un combat afin de parler au Kage.

- Tu parles, Ryuto. C’est toi qui m’a défier afin de pouvoir discuter avec le Kage.

- Avant que je t’emmènes voir le Kage, petite canaille. As-tu une bonne explication de d’être attaqué à un genin, toi étant un chuunin?

- Non. Pardonnez-moi.

Jeru amena Ryuto avec lui afin qu’il présente ses explications au Kage.


Une fois devant le chef du village, Ryuto donna ses explications. Après ces explications, Ryuto fut démit de ses fonctions d’hôte au quartier général. Jeru s’en alla.

- Tu avais une question à me poser, Kotonaru?

- Oui, maître Kage, j’aimerais savoir si mon père va bien…

- Je ne sais pas, vraiment pas. Il est sensé rentrer au village ce soir. Cette mission est très hardu, mais ton père est un ninja d’un très haut niveau.

- Je l’attendrais. Merci d’avoir répondu à ma question. Au revoir.

Kotonaru sortit pour se rendre au porte du village. La nuit allait bientôt tomber. Une fois rendu, il s’assit sur une roche et attendit patiemment. Il faisait totalement noir, et Kotonaru commençait à se décourager. Il commença à commencer les étoiles.

- Une, deux, trois…

Ce petit jeu dura de longues minutes. Le genin baissa la tête et observa l’horizon. Rien. Il se leva afin de rentrer chez lui.

- Kotonaru, c’est toi?

- Père?

- MON FILS !

Kotonaru reçu une longue étreinte de la part de son père.

- Je suis si content de te revoir. Cette mission était très longue. Enfin, je suis de retour.

- Je suis aussi content que vous, père. J’espère que vous resterez un peu cette fois afin de m’aider pour mon entraînement.

- Bien sûr. Je devrais rester environ 2 semaines.

- Génial, je vais pouvoir vous montrez ma nouvelle technique.

- Quelle est cette technique, Kotonaru?

- Une technique Futon, de ninjutsu plus précisément. C’est Jeru qui me l’a apprise.

- En quoi consiste cette technique au juste?

- Elle consiste à envoyer un bourrasque à l’adversaire afin de le déstabiliser.

- Plutôt intéressant, et comment se porte ton taijutsu?

- Très bien, père. Je me suis bien entraîner durant votre absence.

- Je suis content de l’apprendre. Peux-tu me montrer une de tes techniques de bukijutsu?

- Oui, mais elle n’est pas tout à fait au point.

Kotonaru recula un peu et sortit son poignard. L’arme faisait 40 cm et le petit genin en faisait 159, donc elle semblait énorme comparé au jeune Sankyoshi. Il fit sa technique de Futon : Ha wo Kaesu. Il lança son arme le plus loin possible. Serpent – Chien – Sanglier – Bœuf. L’arme projetée dévia et revint en direction de Kotonaru qui l’attrapa sans problème.

- C’est très bien. Comptes-tu améliorer cette technique?

- Quand je le pourrai, pour l’instant, je peux juste le ramener ordinairement.

- Aimerais-tu aller t’entraîner demain? Avec moi?

- J’aimerais énormément, père. Mais j’ai déjà un entraînement de prévu à mon équipe.

- Je pourrai venir vous aider si vous voulez. Je pense que Suichiro serait heureux de recevoir un peu d’aide.

- Je vais aller lui demander, il doit être à la bibliothèque, comme toujours.

- Il n’a pas changer ce bon vieux Suichiro, toujours le nez dans un livre. Mais en tout cas, je te reverrai demain et tu me donneras des nouvelles. Au revoir.

Le jounin disparut. Kotonaru rentra chez lui et alla se coucher.


Attendez…je vois 1 monstre, non 2, voyons, mes yeux font défaut, il y en a une dizaine! Ils s’approchent de Maï, Reiji et moi. Mais où est Suichiro, il nous défendrait contre ces brutes. Ils font peur…ils sont grands et costauds et il commencent à nous entourer. Reiji lance un shuriken sur l’un deux mais le projectile transperça la chose. Reiji se fit empoigné le bras par l’un des ``monstres`` et il partit en poussière. Maï avait plus peur que moi, et cela paraissait. Elle pleurait à chaudes larmes tandis que j’essayais d’éloignés les imbattables. Usant des techniques je que connaissais, je nous défendait tant bien que mal contre ces créatures étranges. L’un d’entre eux me prit les bras de par en arrière et me tira vers lui. Du coup, nous tombions dans un trou sans fond tandis que les dix démons flottaient autour de moi en chantant ; Anata ga shin de iru to shi~tsu te, hozon shiyo u to shi te i nai, matawa okyusakusama ni o shiarai itadaku! (Tu es mort et tu le sais, n'essaie pas de te sauver ou nous te ferons payer!). Ils fondèrent sur moi, m’enveloppant de leur noirceur, un grand vide et…!!!

<<Bip bip, bip bip, bip bip, bip bip, bip… vlan!>>

Kotonaru n’avait eu aucun problème à triompher de cet adversaire peu puissant qu’était le réveil-matin. Tout cela n’a été qu’un rêve, mais il était ébranlé. Il se leva,, et comme à l’habitude, il mangea, se lava et s’habilla puis sortit à l’extérieur. Le temps était mauvais ; de gros nuages gris surplombaient le village et les oiseaux ne chantaient plus. La tension se sentait dans les rues du village. Personne ne se parlait, tous étaient de pierre. Si quelque chose se préparait, il le saurait. En s’arrêtant un instant au restaurant pour voir si son frère était là, il remarqua que personne n’était présent. Il marcha jusqu’au fond du restaurant afin de vérifier les cuisines : personne. Il connaissait bien ce restaurant et il restait une seule place où il n’avait pas cherché. Il ouvrit la porte de l’entrepôt. Plusieurs personnes étaient ligotées et bâillonnées dans cette pièce. Rapidement, Kotonaru en compta environ 20 mais il y en avais au moins une demi-douzaine de plus. Il en débâillonna un et commença à poser des questions ;

- Que s’est-il passé ici?

- Nous n’avons pas vu grand-chose. Trois hommes ont rentrés et ont ligotés tous le monde en un éclair afin de nous entreposés dans cette pièce.

- Avez-vous pu identifier les trois hommes?

- Non, mais leur bandeau était à l’effigie d’un village que je ne connais pas.

- Ni Gensou, ni Chikara, ni Mahou?

- Non, le signe qui ornait leur bandeau ressemblait à parallélogramme.

- Je vois…

Kotonaru libéra les prisonniers de l’entrepôt puis ressortit du village. Personne ne semblait au courant de cette attaque. Il se dirigea vers un commerce de vêtements un peu plus loin. À l’intérieur, il remarqua que plusieurs ninjas étaient là dont son père, Hideki, et les trois hommes au bandeau étrange. Une dizaine de ninjas de Gensou entouraient les trois acolytes.

- Que fais-tu ici, Kotonaru?

- Je venais quérir de l’aide. Plusieurs personnes étaient ligotés dans un restaurant plus loin. Ils disaient avoir été attaqué par trois ninjas douteux.

- Donc ces voyous ne sont pas à leur première agression.

La porte claqua. Une personne était venu interrompre la petite fête. C’était le Kage.

- Que faites-vous dans mon village?

- Nous espérions vous voir, vieux chnoque. Notre village nous a confié une mission bien importante, vous capturez.

- Et vous croyez vous y prendre comment?

- En attirant votre attention, tout simplement.

- Vous me croyez aussi facile à capturer?

Coq – Sanglier – Chien – Dragon – Lièvre – Cheval – Singe – Bœuf – Bélier – Rat – Serpent – Tigre – Chien- Lièvre – Coq… Kotonaru n’eut pas le temps d’identifier tous ces mouvements, ils étaient beaucoup trop rapides. Trois mains entourèrent chacun des trois hommes. Aucun d’entre eux fut capable de se libérer.

- Je ne suis pas encore infirme, je sais encore me défendre.



- Je dois vous avouer, votre histoire est très farfelue. J’ai le plus grand respect pour toi, Hideki, mais je doute un peu.

- Puisque nous te le disons, sensei Suichiro!

- Vous avez l’air très sérieux, Kotonaru et Hideki. Je ne peux que vous croire. Mais si on veut le finir cet entraînement, il faudrait commencer!

<<Bip bip, bip bip, bip bip....>>

- What the...un autre rêve? Faudrait arrêter les nouilles au beurre avant le dodo...
avatar
De retour
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 322
Date d'inscription : 04/01/2010
Localisation : Euh...nulle part?

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Shimaru le 18/1/2010, 00:12

Etonnant. Cette fille était parvenue à me raconter avec exactitude tout ce que j’avais pu faire lors de ma précédente journée. Un Genin ne peut pas être suffisamment entrainé pour parvenir à filer un Jounin sans se faire repérer, c’est certain. Et quand bien même elle aurait eu l’intelligence d’envoyer quelqu’un de plus expérimenté à mes trousses, celui-ci n’aurait jamais pu pénétrer au sein du temple Maboroshi, et sûrement pas à l’aide d’un Genjutsu. Je ne vois pas de quel stratagème elle aurait pu user. Des esprits, n’est-ce pas ?

Qu’à celle ne tienne, une promesse est une promesse après tout. Peut-être aurais-je l’occasion d’en apprendre plus sur son pouvoir lors de l’entrainement au Genjutsu. D’ailleurs, il le faudra bien si cette fille veut espérer un jour développer une technique qui tienne la route. Le fait est que je n’ai jamais formé de Genin au Genjutsu ou à un quelconque autre art shinobi, du moins sérieusement. Oui quand j’y repense, je n’ai jamais enseigné, je n’ai jamais été sensei. Enfin, je dois quand même commencer à réfléchir à la manière dont je vais formuler ce cours.

C’est donc en pleine réflexion que je rentrais au domaine Maboroshi afin de déjeuner. N’ayant pas envie d’aller manger à la table avec les autres, je pris en vitesse ce qui me tombait sous la main, et filait à toute allure à la cascade du village, en hauteur, mon coin habituel. Là-bas, je fis mon repas puis me reposai quelques minutes… plutôt quelques heures. Je me réveillai en milieu d’après-midi. N’ayant rien à faire de plus pour tuer le temps, je décidai de faire deux-trois exercices simples. Puis enfin, me mis à bosser mon Taijutsu de même que mon Suiton.

J’essayai de rendre mes attaques plus rapides, mes déplacements plus fluides. Je n’étais pas suffisamment entrainé au Taijutsu, du moins pas assez pour espérer ne serait-ce que rivaliser face à un professionnel du genre. Mais c’est une lacune que je comptais bientôt combler… peu importe le temps qu’il me faudra. Je me consacrai ensuite à la maîtrise de mon affinité. Mon but, cette fois-ci, était d’améliorer mon dragon aqueux. Finalement à bout de souffle et en manque de chakra, je décidai de stopper l’entrainement.

Ceci fait, je rentrai au domaine. Le soir venu, posé sur mon lit, je notai quelques informations utiles sur mon carnet, de manière à ne rien oublier demain. Puis je trouvai enfin le sommeil, assez tôt. Le lendemain matin, réveillé à sept heures, je me préparai dans le calme encore un peu assoupi. Huit heures à présent, je venais tout juste d’arriver à la demeure des Tao que Naoma m’y attendait déjà devant, assise et semble t-il motivée. Ponctuelle, c’est déjà une bonne qualité. Bref, l’entrainement allait pouvoir débuter.


« - Yo ! Alors, prête ? (Shimaru)

- Evidemment, je suis prête. Par quoi commence t-on ? (Naoma)

- Parfait. Bon, j’ai décidé que l’entrainement s’étendrait sur quatre jours. Nous nous organiserons de manière telle : le matin, le cours sera consacré aux Genjutsu non mentaux, l’après-midi aux Genjutsu mentaux. Ca ne te parle peut-être pas énormément pour le moment, mais ne t’inquiète pas pour ça. (Shimaru) »

Naoma fit signe d’approuver.

« - Comme terrain d’entrainement, j’ai choisi les hauteurs de la cascade. C’est calme, silencieux, qui plus est on ne trouvera personne pour perturber ton apprentissage. (Shimaru) »

Ainsi donc, nous nous dirigeâmes vers la grande cascade située à l’entrée du village. De part un petit chemin caillouteux, nous pûmes facilement accéder au sommet. Beaucoup de pierres, mais aussi quelque peu d’herbe de même que quelques arbres. Le coin était tranquille. Une fois là-haut, je posai mes affaires et procédai à quelques explications simples afin de bien débuter le cours. Avant de passer à la pratique, un peu de théorie ne fera pas de mal. Enfin… beaucoup même. Naoma, quant à elle, avait l’air très attentive, et c’était tant mieux.

« - Le Genjutsu est considéré comme étant l’art de la tromperie. Comme son nom l’indique, son but est avant tout de tromper l’ennemi. Pour cela, il existe différentes méthodes. Saches qu’il existe uniquement deux types de Genjutsu, les Genjutsu non mentaux ainsi que les Genjutsu mentaux. Tout bêtement, il te suffit de retenir que les illusions mentales sont destinés à tromper le cerveau, tandis que les illusions non mentales elles ne trompent que les yeux. C’est important de bien faire la distinction avec les deux avant de commencer quoi que ce soit. Tu suis ? (Shimaru) »

La Genin hocha la tête.

« - En bref, les illusions non mentales te permettent par exemple de modifier l’environnement, de changer la forme physique d’un objet, ect. Tu peux également utiliser ces Genjutsu sur toi-même ou sur un allié, de manière par exemple à changer d’apparence, devenir invisible, ect. Les possibilités sont multiples, mais gardes bien à l’esprit que ces illusions ne tromperont que les yeux de l’opposant, en aucun cas son cerveau, ni même ses sens, à part peut-être son ouïe. Ces illusions là sont immatérielles, ce ne sont entre autres que des hologrammes, tu comprends ? »

Celle-ci hocha de nouveau la tête. Décidément pas très bavarde.

« - En revanche, les illusions mentales te permettront de tromper le cerveau de l’ennemi, par conséquent d’affecter directement ses sens, comme la vue, le gout, l’ouïe, ainsi que ses sentiments, douleur, peur, ect. Enfin, j’y reviendrais cet après-midi. Pour l’instant, nous allons nous attarder sur les Genjutsu non mentaux. (Shimaru) »

Je commençai donc par lui demander de bien prendre connaissance des lieux, en essayant de garder en tête le plus de détails possibles. Celle-ci ne semblait pas comprendre pourquoi, je m’empressai donc de lui expliquer le but de cette manœuvre, simple mais pourtant négligée par beaucoup d’illusionnistes.

« - C’est fait. En revanche, je ne comprends pas très bien à quoi cela va-t-il me servir… (Naoma)

- Je me doute. Comme je disais tout à l’heure, ton but en tant qu’illusionniste est de tromper l’ennemi. A ton avis, peux-tu arriver à tromper ton adversaire en lui présentant une illusion incorrecte ? Peut-être bien que oui si celui-ci n’est pas assez vigilant, ou peut-être bien que non. Toutefois, il est vital de placer dès le début toutes les chances de ton côté. L’ennemi doit croire à ton illusion, c’est très important, et valable pour les deux types de Genjutsu. (Shimaru) »

Silence…

« - Je vais prendre un exemple. Tu souhaites échapper à des poursuivants à travers une forêt. Pour les semer, tu décides d’utiliser un Genjutsu non mental te permettant de modifier les caractéristiques de l’environnement, afin de les faire changer de direction sans qu’ils ne s’en aperçoivent. En créant l’illusion, tu négliges un simple détail, tout bêtement tu places un arbre ou une fleur qui ne pousse pas dans cette forêt. Si ton adversaire est assez attentif ou s’il connait bien les lieux, il risque assez vite de remarquer la supercherie. D’où l’importance de bien examiner son environnement. Je te le répète encore une fois, ce principe est valable pour toutes les illusions. (Shimaru) »

Je réfléchi quelques secondes, puis…

« - Ce que je souhaite te faire comprendre, c’est que dans le domaine du Genjutsu, il n’y a pas que la puissance qui compte. D’ailleurs, je te le dis de suite : après ces quatre jours, tu ne seras pas forcement meilleure que maintenant. Mon objectif, c’est simplement de te faire comprendre en quatre jours les fondements de cet art, toutes les subtilités qu’il peut y avoir. Et dieu sait si elles sont nombreuses. Car je ne peux pas t’enseigner mon Genjutsu, seulement te transmettre mon point de vue sur la question. Je veux que tu possèdes ton propre Genjutsu. Selon moi, un Genjutsu ne doit pas être calqué sur celui d’une quelconque personne. C’est toi et toi seule qui au fil du temps, en partant des bases que je t’aurais enseigné, devra progresser et concevoir ton propre univers. Si tu me demandes pourquoi, je te répondrai seulement que nous avons tous des caractères et des habitudes différents. Une pâle copie de mes illusions ne collerait pas avec ta personnalité, cela serait surtout matière à créer des défauts. Tu comprends ? (Shimaru)

- Si j’ai tout bien saisi, certainement. (Naoma)

- Peu importe. Tu finiras par saisir l’intérêt par la suite. Je suis certain qu’après cet entrainement, si tu continu à t’entrainer selon mes enseignements, tu progresseras vite, et surtout bien. Tu sais, certains ninjas ont plutôt tendance à privilégier la quantité à la qualité, je dirais que c’est un tort. Car un bon illusionniste, c’est avant tout un illusionniste qui à compris cette règle et a qui su concevoir son propre « monde ». Je ne considère comme illusionnistes que ces gens la. Car un ennemi illusionniste qui ne suit pas ce fondement, crois moi, il y aura souvent matière à le déstabiliser, a trouver son point faible plus facilement. Une fois cette faille trouvée, il sera facile de l’exploiter, aussi puissante que puisse être son illusion. (Shimaru)

- Je crois que je commence à comprendre, mais… je ne m’attendais pas à ça. (Naoma)

- Beaucoup de ninja se lancent dans ce domaine sans forcement en saisir les bases, ou du moins ont tendance à en négliger certaines. Si tu ne cherches pas à approfondir dans cette idée là, tes illusions seront incomplètes. Si tu souhaites réussir un Genjutsu, tu seras parfois également obligée de le modeler en fonction de la personne en face. Les déterminants "logiques " d’une illusion réussie sont nombreux, car tu dois réfléchir en fonction de l’adversaire auquel tu fais face, agir différemment suivant l’environnement dans lequel tu te trouves, du temps qu’il fait, ect. Ce n’est qu’une fois que tu auras compris ce principe, que tu auras su analyser la situation et les risques encourus que tu pourras réellement passer à la phase deux. A noter qu’il existe beaucoup d’autres paramètres, ce sera à toi de les trouver en situation réelle. (Shimaru)

- La phase deux ? Qu’en est-il ? (Naoma)

- Hé bien. Une fois que tu as bien analysée tous ces paramètres, tu te dois désormais d’imaginer ton illusion en fonction de ton analyse. Simplement imaginer, d’accord ? En clair, avant de passer à la phase trois, la création de l’illusion, tu dois déjà avoir en tête le Genjutsu que tu souhaites modeler. Pour cela, tu te bases sur les renseignements que tu as pu trouver ou définir lors de la phase une. Ceci est très important si tu veux éviter les incohérences, et c’est encore une étape logique essentielle. Retiens bien : Etape une -> analyse. Etape deux -> réflexion en fonction de l’étape une. Tout va bien jusqu’à là ? (Shimaru)

Naoma hocha la tête.

- Par contre, saches qu’il est vital de gérer ton temps. En situation réelle, tu devras essayer de faire vite, sans trop te presser non plus au risque d’oublier un détail. Ce sera à toi de voir, suivant les conditions. (Shimaru)



- Très bien. Alors maintenant, la troisième et dernière phase, celle que les shinobi ont tendance à favoriser au détriment des précédentes. Avant cela, je vais commencer par énumérer les cinq différentes catégories d’illusions non mentales que l’on peut trouver. En gros, un Genjutsu non mental peut s’appliquer sur soi-même, sur une autre personne (alliée, bien évidemment), sur un objet, sur un environnement ou bien sur aucun modèle présent, autrement dit un hologramme à partir de rien quoi. Celles-ci sont basées sur le même principe, je dirais que seul le "réceptacle " change, comme tu peux le constater. Le fonctionnement restera quasi identique. Enfin, avant de t’expliquer comment cela fonctionne, je vais tout d’abord te faire une démonstration pour chacun d’eux. (Shimaru) »

Illusion sur moi-même. Je composai des signes et recouvrai ma peau de même que le contour de mes habits de chakra. J’avais donné à ce chakra une certaine propriété, j’étais désormais invisible aux yeux de Naoma. J’en profitai pour effectuer une rotation afin de me retrouver directement derrière elle. Je lui tapotai l’épaule, sa réaction fut immédiate. Je stoppai l’illusion autour de moi en chassant le chakra d’un signe.

« - Je ne t’ai pas senti venir… (Naoma)

- C’est normal. Comme tu as pu le constater, je suis devenu invisible. Classique. Mais je ne me suis pas contenté de ça. J’ai aussi pris la peine d’effacer ma présence, mes sons. De ce fait, tu n’as pas su me repérer. Ceci est néanmoins beaucoup plus compliqué à réaliser que la simple invisibilité, pour l’instant tu n’en es pas là. Saches qu’un Genjutsu du genre t’offre beaucoup de possibilités. J’aurais aussi pu prendre une apparence différente, la tienne par exemple. Utile pour semer quelqu’un, se camoufler, espionner, infiltrer, ect. (Shimaru) »

Illusion sur un allié. Je m’approchai de Naoma et lui appliquai du Chakra tout autour d’elle en l’effleurant légèrement avec les bras. Je remodelai le contour de son corps en lui donnant une apparence vieillie. Je sortis un petit miroir de mon sac et le plaçai face à elle.

« - Félicitation. Tu as désormais cinquante ans. (Shimaru)

- Tss. (Naoma) »

Celle-ci détourna la tête, son expression avait quelque peu changée.

« - Roh ca va, plutôt bien conservée je trouve. Bref, à quoi cela peut-il servir ? Les intérêts et les possibilités sont exactement les mêmes que si l’illusion était appliquée sur soi-même. Imagine, un jour un allié à toi ne possède plus de chakra ou ne maîtrise pas de technique de ce genre. Vous devez à tout pris vous enfuir, dans ce cas là tu n’auras d’autre choix que de l’appliquer toi-même sur ton équipier. (Shimaru) »

Illusion sur un objet. Je dégainai mon Katana, et déposai du chakra autour de la lame en l’effleurant de mon index et de mon majeur. Je fis simplement en sorte de rétrécir la lame de mon sabre, où plutôt d’en cacher une bonne partie, tout en recréant la pointe.

« - On n’y voit que du feu… (Naoma)

- Exact. Et il est fort probable que lors d’un combat, l’ennemi s’en aperçoive trop tard. Attention toutefois, car cette technique par exemple demande un changement de comportement. A la base, j’avais un long sabre que je tenais avec deux mains. Là, je me retrouve avec un sabre à lame courte, qui en théorie se porte à une main. Je suis donc obligé de m’adapter pour ne pas que l’ennemi remarque le subterfuge, et donc porter le sabre à une main malgré que dans la réalité le poids de la lame ne change pas, ce n’est donc pas si facile que ça. Fais bien attention à tout ça. Le Genjutsu, c’est tout un art. Retiens seulement que tout ce que je peux faire sur une personne, je peux aussi le faire sur un objet. C’est même plus facile, du fait qu’un objet ne soit pas vivant, ne dégage donc pas de présence, ni de chakra en général. (Shimaru) »

Illusion sur l’environnement. Je marchai de quelques mètres et arrivai finalement devant ce qui semblait être une petite grotte au sein de la falaise. Je composai des signes puis lâchai une assez grande quantité de chakra de manière à créer un nuage dans l’air. J’avais dirigé le chakra dans la paroi creusée, et rebouchai celle-ci.

- Ni vu ni connu. J’aurais pu rester à l’intérieur. (Shimaru)

- On ne pourrait jamais soupçonner la présence d’une grotte ici. (Naoma)

- Encore une fois, attention ! Car selon les situations, il sera préférable d’utiliser tel ou tel Genjutsu. Imagine toujours, tu es ici et tu cherches à te cacher. Pour cela, tu fais comme je viens de faire. Ta présence ne sera pas cachée pour autant, et si ton ennemi est plutôt expérimenté, il parviendra certainement à te trouver rien qu’avec ta présence. Dans ce cas là, le mieux est encore d’appliquer un Genjutsu sur soi-même. Ce n’est qu’un exemple, il y en a encore beaucoup d’autres. D’où l’importance de bien analyser les lieux, la personne, ect, et de bien réfléchir par la suite. A noter que tu peux aussi espérer cacher les bruits à l’aide d’un Genjutsu environnemental, seulement la quantité de chakra dépensée sera énorme et c’est qui plus est très compliqué, personne donc ne procède comme tel. Bref, un Genjutsu de ce style te permettra par exemple de rendre impossible de sortie, de changer la forme des lieux, ect. Il est aussi possible grâce à cela, de camoufler et tendre des pièges avec plus d’efficacité, de brouiller les pistes, d’effacer les traces, ect. (Shimaru) »

Illusion à partir d’aucun réceptacle. Je composai des signes et me retournai en vitesse face à Naoma. J’expédiais un rapide et gigantesque Katon. Celle-ci, prise de coup, parvient toutefois à l’éviter de justesse. La boule de feu, continuant sa course, fut finalement stoppée par un arbre, annihilant alors l’illusion.

« - Bons réflexes. Donc tu as pu voir la dernière catégorie d’illusions non mentales. Celle-ci offre vraiment des possibilités infinies, il s’agit de la plus appréciée des illusionnistes. Souvent utilisée en combat pour feinter l’ennemi, le déstabiliser, ect. Le clonage, que tout le monde apprend forcement un jour à l’académie, est de ce type là. (Shimaru) »

Je passai cette fois-ci à la pratique. Je commençai par lui faire apprendre sur un objet, en l’occurrence ici… un petit vase blanc. Le but était de lui donner une teinte jaune.

« - Tu connais sûrement déjà le henge, de même que le clonage. Je reviendrais donc sur ces deux types de Genjutsu demain, pour l’instant je vais t’initier à ceux que tu n’as encore jamais appris à l’académie : les Genjutsu applicables sur un objet, sur quelqu’un d’autre, et enfin sur l’environnement. Pour commencer, tu vas devoir changer la couleur de ce vase de manière à ce qu’il devienne jaune. En fait, c’est très simple : dans un premier temps, tu dois imaginer le vase tel que tu le voudrais. Là, tu commences à malaxer ton chakra tout en gardant à l’esprit l’objet, de manière à bien imprégner le chakra de cette image. Pour finir, tu vas expulser ton chakra de part tes deux mains, et en même temps tu vas parcourir intégralement les contours de l’objet, afin d’y déposer le chakra, toujours avec tes mains. (Shimaru) »

Ainsi donc, Naoma s’exécuta. Après quelques tentatives, elle réussi finalement sans grand mal.

« - Très bien. Maintenant, tu vas recommencer, cette fois-ci sans toucher tous les rebords du vase, simplement en y posant ta main dessus. Tu comprends bien qu’en vrai, tu ne vas pas t’embêter à faire ça. C’était plus pour voir si tu arrivais à créer l’illusion, maintenant il te reste à voir pour l’appliquer d’une manière rapide et correcte. Pour y parvenir, toujours en imaginant l’objet dans ton esprit, tu poses une main sur le vase, puis tu expulse ton chakra. De l’autre main, à l’aide d’un signe, tu contrôles encore ton chakra "brut" dans l’espace. Tu fais donc en sortes de le placer tout autour du vase, puis tu romps le signe. Le chakra doit normalement prendre la propriété voulue. Nous ne passerons pas à autre chose tant que tu n’y arrive pas. (Shimaru) »

La Genin se remit donc à l’entrainement. L’exercice était un peu plus difficile que le précédent, mais une fois compris, celui-ci ouvrait bien des portes. Quelques minutes plus tard, Naoma parvint enfin à obtenir quelque chose d’à peu près correct.

« - Bien. C’est pas trop mal, sauf peut-être à cet endroit là, sinon tu as bien compris le fonctionnement. Sur le même principe, je voudrais maintenant que tu pratiques un henge, sur mon clone cette fois-ci. Ton but est de lui faire pousser des cheveux. (Shimaru) »

Celle-ci commença. Elle mit encore un peu plus de temps que pour tout à l’heure, mais elle arriva finalement à un résultat assez potable.

« - Aujourd’hui, on va s’arrêter là pour ces Genjutsu. Je voulais simplement m’assurer que tu maîtrises un minimum le principe de fonctionnement d’une illusion. A partir de demain, on approfondira un peu mieux. Il reste encore un peu de temps avant qu’il ne soit midi, je vais en profiter pour t’enseigner cette fois-ci les Genjutsu qui touchent à l’environnement, comme prévu. Ben tiens, tu vas faire la même chose que moi tout à l’heure, tu vas me cacher l’entrée de cette grotte. Pour se faire, comme pour les exercices qui ont précédés, tu vas imaginer avec précision comment pourrait être cette paroi. Pour avoir une image claire dans ta tête, une astuce simple consiste à copier dans ton esprit une partie de la falaise déjà existante, puis à la reproduire ici même. Tu observes, tu enregistres, puis tu reproduis. Evidemment, tu feras attention à choisir une parti ne présentant aucun signe distinctif qui pourrait te faire défaut, puis tu veilleras à arranger les contours. Ensuite, il ne reste plus qu’à expulser une quantité assez conséquente de chakra, puis de deux mains cette fois-ci, contrôler le nuage de chakra de manière à bien le positionner. Enfin, tu relâches le sceau. Le nuage prend forme et couleur. Par contre, fais bien attention à gérer ta quantité de chakra. Tu dois trouver la balance la plus équilibrée possible. Tu dois lâcher suffisamment de chakra pour que l’illusion soit applicable, mais pas trop non plus afin de l’économiser. Tu devras y penser pour toutes tes illusions, sans exceptions. (Shimaru)

- Très bien, alors je vais essayer. (Naoma) »

L’exercice était déjà bien plus compliqué, et Naoma semblait avoir beaucoup plus de mal, forcement. Elle ne réussi tout simplement pas. Lorsqu’il fut enfin midi, nous rentrâmes chacun chez nous. Je lui donnai rendez-vous une nouvelle fois cet après-midi, cette fois-ci pour tenter d’apprendre les Genjutsu mentaux… ce qui n’allait pas être aisé. Quant aux illusions non mentales, le principal c’est qu’elle ait essayé au moins une fois chacune des catégories, je lui ferais approfondir sa technique demain, de même que les autres jours.

C’est donc après être rentré, avoir déjeuné et m’être reposé une petite heure que je retournai à la cascade. J’arrivai en même temps que Naoma. L’entrainement pouvait reprendre.


« - Alors tout à l’heure, je t’ai expliqué qu’il existait deux sortes d’illusions. Ce matin, nous avons pu commencer à voir les illusions non mentales. Cet après-midi, comme pour les autres après-midi, nous allons nous consacrer aux illusions mentales. Celles-ci ont une tout autre utilité et un fonctionnement différent des illusions non mentales. Si les Genjutsu non mentaux peuvent être utilisés pour se camoufler, changer d’apparence, feinter l’adversaire, espionner, brouiller les pistes, effacer des traces, cacher ses pièges, modifier l’environnement, ect, les Genjutsu mentaux eux sont principalement utiles en combat. Les possibilités sont également très nombreuses. (Shimaru) »

Réflexion…

« - Hm… le principe donc. Parvenir à atteindre le cerveau de l’adversaire avec ton propre chakra, de manière à en prendre le contrôle. C’est loin d’être facile, alors écoute bien. Tout d’abord, les possibilités qu’un tel Genjutsu t’offre : le contrôle des sens et des sentiments de l’ennemi. Si tu parviens jusqu’au cerveau, tu pourras par exemple le rendre aveugle, sourd, le plonger dans un tout autre lieu, lui donner diverses sensations telles que la douleur, la faim, la peur, le plaisir, ect. Tu vois le genre ? (Shimaru) »

Naoma acquiesça.

« - Le principe est un peu différent. Saches qu’ici, la règle de l’illusion sans défaut ne sera pas forcement respectée. C’est toujours préférable, mais dans certains cas tu ne pourras pas. Car autant certaines de tes illusions mentales seront destinés à tromper l’ennemi sans qu’il ne s’en aperçoive, autant d’autres seront complètement irréelles et ne seront pas destinés à faire croire quoi que ce soit à l’adversaire. Afin que tu comprennes cette nuance… le mieux est encore une démonstration. (Shimaru) »

Je m’approchai de Naoma. Je composai des signes puis posai ma main sur son épaule. Je fis en sorte de diriger mon chakra vers son cerveau. Mon illusion était claire : un vide infini, une sensation très prononcée de vertige, une chute démesurée qui jamais ne s’arrête. Je stoppai le Genjutsu quelques secondes après. Naoma avait pu se préparer à ce coup là, elle semblait donc avoir plutôt bien encaissée le choc.

« - Et maintenant, penses tu que ce n’est pas mieux comme ça ? (Shimaru) »

Nous nous trouvions au bord de la falaise. En même temps que je parlais, je fis semblant de pousser la Genin par-dessus la cascade. J’arrêtais mon geste au dernier moment de manière à simplement effleurer son corps, ceci afin de lui envoyer du chakra directement jusqu’au cerveau. L’illusion prit le relai. Je prolongeais donc ce geste dans le Genjutsu et éjectai Naoma de la plate forme. Celle-ci commença sa chute. La transition avait été parfaite. Je stoppai le subterfuge peu avant qu’elle ne puisse s’écraser au sol.

« - Incroyable. Je ne saurais comment le décrire. Je me doutais que tout cela n’était une illusion, pourtant… l’espace d’un instant, j’y ai vraiment cru. (Naoma)

- Tu as pu voir la différence. Les deux illusions procuraient les mêmes sensations. Mais tu auras certainement remarqué que la deuxième a radicalement été plus efficace. Tout est question de mise en scène. Rappelle-toi, il faut que ton adversaire croit à ton Genjutsu. Imagine, en plein combat, ici même, tu reproduis la première illusion que je t’ai infligée. Celle-ci est vraiment irréelle et l’ennemi comprendra de suite qu’il se trouve piégé dans une illusion. Il ne lui restera plus qu’à s’en dépêtrer. Tandis que si tu utilises la deuxième, il lui faudra le temps de comprendre qu’il a été piégé par un Genjutsu. Et il sera peut-être trop tard lorsqu’il s’en apercevra. D’où l’intérêt également de soigner la mise en scène de son illusion. Donc, même si tes illusions sont plutôt "fantaisistes ", essaye quand même de faire un minimum dans le réel. Enfin après tout, ce n’est que mon point de vue, libre à toi de faire comme tu veux. (Shimaru) »

Naoma semblait réfléchir.

« - Saches qu’il existe deux manières d’exécuter un Genjutsu mental. Par contact, et par émission. Les deux illusions que tu as pu subir étaient par contact, puisse qu’à chaque fois j’envoyai ton chakra directement au cerveau simplement en te touchant. Par émission, c’est le même principe sauf que c’est à distance, tu diriges ton chakra dans l’air. C’est de suite un peu plus compliqué, mais c’est évidemment bien plus utile et beaucoup moins dangereux. Donc ça, on verra plus tard. Pour le moment, tu vas passer tout ton après-midi à t’entrainer par contact. Je serais pour aujourd’hui ton cobaye. Je deviendrais plus tard ta cible, et pour finir ton ennemi. Car ton adversaire ne sera pas toujours immobile ou gentil avec toi.

Je pris de mon sac une feuille sur laquelle était dessiné un cerveau humain, je lui montrai et expliquai.

« - Voici le principe : tout d’abord, tu réfléchis à l’illusion que tu souhaites infliger à l’adversaire, au sens que tu voudrais affecter, au sentiment que tu daignes contrôler, ect. Simplement imaginer, il n’est pas question ici de donner une image à ton chakra. Tu te contente simplement de le malaxer. D’une main, tu prends contact sur moi et tu l’expulse dans mon corps. De l’autre, tu gardes ton sceau actif et tu diriges cette énergie tout droit vers mon cerveau. Attention, c’est là que ça devient compliqué. Suivant le sentiment/sens que tu veux altérer, la partie du cerveau dans laquelle tu devras injecter ton chakra ne sera pas la même. Ceci demande donc un minimum de connaissance du cerveau humain. Sans quelques rapides études, tu n’y arriveras certainement pas aujourd’hui. Au début, tu risque très certainement de faire un peu n’importe quoi. Enfin, essayons quand même. Donc une fois que tu as pris le contrôle du cerveau, tu es de part ton chakra lié au cerveau de la personne, tu peux maintenant donner la propriété voulue à ton chakra, et donc créer l’illusion. Compris ? (Shimaru) »

Naoma fit signe qu’elle avait suivi. Ainsi donc, cette dernière passa le reste de l’après-midi à essayer tant bien que mal de m’infliger une illusion mentale. De temps en temps, je me permettais de lui réexpliquer le fonctionnement du Genjutsu, du cerveau, ect. Je procédai beaucoup par bourrage de crane. L’entrainement allait être court, mais intensif, il fallait donc qu’elle apprenne vite. Quelques heures plus tard, La Genin tombait en rade de chakra. Je décidai de stopper l’entrainement.

Après avoir remballé mon matos, je lui donnai de nouveau rendez-vous ici demain matin, à huit heures. En partant, je lui confiai quelques fiches sur le cerveau humain, à lire impérativement avant de poursuivre les cours. Puis enfin, je rentrai chez moi. Crevé moi aussi, je m’allongeai sur le lit et ne tardait pas à m’endormir.
avatar
Shimaru
Nouveau Membre
Nouveau Membre

Messages : 1246
Date d'inscription : 05/03/2008
Age : 25
Localisation : Gensou

Voir le profil de l'utilisateur http://laplume-rp.1fr1.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Lelouv le 24/1/2010, 01:31

- "J... Aïe ! Ouch..............Ah... Sblarf ! ………………..Eh ! Eurk..." furent les seules paroles qui sortirent de ma bouche durant un bon quart d'heure.

Pourtant, j'essayais désespérément d'articuler une phrase... Mais mon cher cousin ne voyait semble-t-il pas l'intérêt de l'entendre. Dès que ma bouche s'ouvrait, il prenait un malin plaisir à disparaître de ma vue (ou presque) et à me frapper avec violence.
Je voyageais de la barrière longeant le fleuve à celle longeant les jardins, de l’autre côté de la large promenade où nous nous trouvions. Bien sûr, de temps en temps, j’échouais face contre terre (ou plutôt contre graviers), au beau milieu de cet énorme couloir.
Akira avait bien choisi l’endroit : la promenade, déjà large dans toute sa longueur, était ici doublée. Nous avions à notre disposition une arène assez conséquente, d’environ douze ou quinze mètres de large, où seules quelques flaques d’eau par-ci par-là nous dérangeaient.



La pluie ne s'était ni accentuée, ni calmée, depuis que nous étions arrivés. Pourtant sa constance devenait franchement gênante : lourde et froide (à l'image des coups de poings et de pieds que je recevais), elle avait fini par nous mouiller entièrement. Passant à travers ma veste, elle était venue se mêler à la sueur qui imbibait peu à peu mon T-shirt. Même mon caleçon commençait à me gêner, ce qui était autrement moins sympathique...
Akira devait d'ailleurs être dans le même cas, puisqu'il portait lui aussi l'uniforme du clan. La seule différence notable était qu'il ne possédait pas de gants, donc le vent froid qui soufflait autour de nous devait lui geler les doigts. Cependant, rien de tout ça ne semblait l'affecter. Mon cousin continuait à attaquer, inlassablement, sans aucune expression au visage.
Il tapait fort, le bougre ! A chaque fois qu'il cognait, je pouvais sentir mes chaires se compresser ! Mais Akira pesait certainement chacun de ses coups, de manière à me faire le plus mal possible tout en restant dans les limites de tolérance de mon corps. D'ailleurs, il n'avait pas encore utilisé l’arme qu’il tenait dans sa main gauche autrement que pour dévier la mienne : dans une séance « d’entrainement au jitte », ça pouvait prêter à rire...
C'était selon moi la preuve qu'il cherchait pour le moment mon point de rupture, et non à m’enseigner quoi que ce soit. Chaque coup semblait destiné à établir ma résistance, physique et morale, avec plus de précision. Allais-je perdre patience, et me mettre en colère comme un gamin ? Ou bien peut-être même m'écrouler ? En hurlant "j'ai maaaaaaaaaaal !"...

Oui, les entraînements d'Akira n'étaient pas tendres. Et pas drôles, surtout. Pas un mot, pas une explication, pas une pause... voilà ce qui m'attendait pour les prochaines heures, apparemment. Pourtant… il faudrait bien qu'il m'explique en quoi consistait son "Piou-piou j’suis-pas-roux", quand même ! J'allais pas le deviner tout seul..... si ?
Tout en pensant à cela, je lançai une charge sur mon adversaire.




- « Stop ! » lança-t-il soudain. Si soudainement, à vrai dire, que je manquai de glisser dans une flaque, en arrêtant mon geste. « On va pouvoir passer aux choses sérieuses ».


Un sourire monta à mes lèvres, au même rythme qu’une pensée plutôt comique : la pluie semblait avoir fait écho à sa voix. Comme si Akira avait le pouvoir de lui dire stop, l’averse s’était arrêtée nette… Pffff…
La douleur des ecchymoses naissantes, suite à ce court affrontement, me firent revenir à des idées plus terre-à-terre : reprendre un peu mon souffle par exemple.


- « Echauffement terminé. J’ai pu voir que tu te battais assez mal… » reprit-il.

- « Sympa… »

- « Je voulais pas te vexer, mais faut avouer… T’as pas essayé une seule fois de me choper pour me faire une prise ! Tu tentais seulement de me frapper avec ton jitte, pour contrôler un peu la distance qui nous séparait. Il te gêne plus qu’autre chose on dirait, je suis sûr que tu te serais mieux débrouillé sans… Pourtant, tu fais ce que u peux, ça ce voit… Mais t’y vas vraiment comme un bœuf, aucune subtilité, zéro feinte. Le problème c’est que t’es loin d’être assez fort pour pouvoir te permettre un style aussi bourrin ! » continua-t-il froidement, l’air un peu déçu.

- « Ah… C’est si peu engageant que ça en a l’air ? » demandai-je un peu inquiet.

- « Non, non… Il y a des bons points, aussi. » Il marqua alors une courte pause tandis que je prenais une grande inspiration, un peu soulagé. « Tu vas vite : ce n’est pas facile de te toucher. Et puis tu encaisse relativement bien… »

- « Ce n’était pas vraiment mon impression première, m’enfin si tu le dis ! » le coupai-je d’un ton sarcastique, tout en me frottant un peu les côtes. Il sourit.

- « Normal, je suis plus vieux, plus fort, et plus expérimenté que toi. De plus, j’ai reçu un entrainement au taïjutsu digne d’un chikariotte… Bref, on ne peut pas se comparer sur ce plan. Mais par rapport à ta carrure et aux coups que je t’ai porté, je pensais que tu resterais à terre bien avant la fin de ce petit échauffement ! »

- « Je n’ai pas de mérite, comme tout ninja, je sais supporter la douleur un minimum. Je ne suis que Genin, mais quand même ! » lançai-je un peu sèchement. Je n’avais jamais aimé qu’on me jette des fleurs inutilement.

- « Rien à voir avec l’entrainement psychologique : je te parle de limites physiques. Tu aurais dû t’écrouler par K.O., si tu préfères… Mais ton corps a l’air capable d’absorber des chocs importants, même à des endroits clefs, comme le foie » reprit-il. Puis, devant mon air peu convaincu, il continua : « Peu importe… Disons que tu es faible, mais pas médiocre. Je devrais pouvoir te récupérer un peu. »

- « Finalement, je préfère quand tu vantes mes mérites… »

- « Bah dans l’absolu, je vais pas te mentir ! J’aurai quand même du mal à faire de toi un combattant potable, en kenjutsu. Même si tu t’entraine à nouveau à l’aïkido pour progresser en taïjutsu et que tu maitrise correctement le Mumyu Jinpuryu, tu resteras un mec malhabile et faiblard… C’est inscrit dans ton corps, je dirais, et je crois que ça n’est pas prêt de changer. »

- « N’y-a-t’il vraiment aucun moyen ? Purée ! La perspective de m’entrainer très dur pour être moins mauvais ; sans aucun espoir de devenir bon un jour… n’est pas vraiment réjouissante ! Non ? »

Akira eut alors l’air un peu gêné, semblant chercher dans sa mémoire une piste à exploiter pour rendre mes capacités physiques plus acceptables. Je compris alors que je n’avais pas vraiment le choix : mon niveau était clairement celui du Genin gensousard moyen, incapable de tenir un combat au corps à corps. Si je voulais être un minimum polyvalent, ça allait être dur. Très dur. Je rompis le silence :

- « Je ferais peut-être mieux de laisser tomber le combat rapproché du coup, non ? Je devrais certainement me concentrer sur le ninjutsu et le genjutsu. »

- « Non, non… Ce serait stupide ! Tu devrais tout réapprendre dans ces 2 domaines, une fois ton Modalis éveillé. L’approche sans Modalis ou avec Modalis est très différente, et au final, ce que tu aurais appris avant te deviendrait complètement inutile. Le taïjutsu et le kenjutsu, au moins, ça te servira toujours… »

- « Et si le Modalis ne se réveillait jamais ? Je te rappelle que je ne suis encore sûr de rien… Mon père n’est pas un Chirakkaku. » répondis-je dans un soupir. Ce risque m’avait toujours fait un peu peur : j’étais considéré comme un ninja précoce, mais mon physique était faible… Et mon chakra peu abondant. Ma maîtrise naissante du Suiton ne ferait pas de moi un grand ninja : j’avais absolument besoin de ce don héréditaire !

- « Je sais… Mais on ne va pas prendre le risque de perdre ces précieuses heures d’entrainement, tout ça pour 25% de chances que… Ben que tu n’en ais pas. Concentrons-nous sur ce dont nous avons la certitude que cela te sera utile. Surtout qu’il y a bien une solution. Il y a même moyen que tu deviennes bon, en matière de combat rapproché… »




Tiens donc ? Avait-il vraiment trouvé une solution pour que cette discipline ait un peu plus d’intérêt ? Personnellement, je n’en voyais qu’une seule : les drogues de combat. Mais il était formellement interdit aux membres de notre clan d’en consommer, les effets secondaires pouvant interférer avec notre attitude « bienveillante » de policiers… Et je n’avais pas spécialement envie de déroger à la règle, surtout après avoir vu les ravages que ces substances avaient pu faire sur Nana, la jeune fleuriste mentalement dérangée !

Elle avait l’air de trouver ça assez sympathique, mais voir des fantômes était très loin de m’intéresser… J’espérais au moins que ses drogues lui permettaient d’être très puissante.
Un autre exemple me frappa alors : l’allumé de couleur noire qui avait mis le village à feu et à cran quelques mois plus tôt… Ce mec touffu s’était montré assez efficace pour échapper à la totalité de mon clan, mais certains m’avaient expliqué qu’il se croyait « investi d’une mission », le roi du paradis fromager lui aurait demandé d’évangéliser le monde, ou un truc comme ça… Pour être aussi con et aussi fort, ce mec devait obligatoirement prendre un truc pas clair… Je me mis alors à espérer que Nana n’utilisait pas le même produit, sinon quoi elle finirait certainement dans un état tout aussi déplorable, d’ici quelques années…
Je m’apprêtais donc à expliquer mon problème vis-à-vis des drogues à Akira, lorsqu’il me coiffa au poteau, prenant la parole une demi-seconde avant moi.

- « Tu aimes les animaux, non ? Notamment les chiens… », puis il marqua une courte pause, tout en faisant quelques étirements, pour rester chaud. Intrigué, je l’imitai. « Je ne connais pas de meilleur allié au combat : certains considèrent que c’est déloyal de se battre avec l’aide d’un chien, mais pour toi ce sera tout bénef. Tu ne t’embarrasses pas d’honneur, il me semble. »


Sa remarque me surprit un peu : il savait bien que ma mère ne voulait pas que je prenne de chien… Et puis lui-même aimait beaucoup les combats singuliers, surtout ceux où les 2 adversaires se toisent du regard pendant 20 bonnes minutes, en se balançant des phrases super classes, avant de se jeter l’un sur l’autre dans un combat épique et empli de charisme…
Mais malgré cette attitude (stupide pour un shinobi), il avait raison : cela n’aurait que des avantages pour moi. N’ayant pas de ninpo affinitaire dévastateur, qui pourrait affecter un tel allié autant que mes ennemis, un animal ne me forcerait pas à retenir mes coups. De plus, il me prêterait main forte au taïjutsu, et il verrait clair dans les genjutsus éventuels (grâce à son flair, et à la constitution très différente de son cerveau).
Après tout, pas loin de la moitié des chirakkakus patrouillaient avec un chien, donc même avec le Modalis, il ne devait pas y avoir d’incompatibilité au combat. Oui, pour un gensousard - handicapé du combat rapproché - tel que moi, un chien représentait le seul véritable espoir d’atteindre, un jour, un bon niveau physique !

- « Alors ? Tu ne penses pas que ça vaut le coup d’y penser ? Ce n’est pas très moral, comme manière de combattre. Mais après tout, ça te correspond ! » reprit Akira.

- « Tu as une haute estime de moi, ça fait toujours plaisir… »

- « Mais non, ne dis pas ça. Bref, ça te serait tellement bénéfique que ce serait dommage de t’en passer. Tante Lili ne sera pas emballée, mais elle s’y fera. » continua-t-il. Le scepticisme affiché sur mon visage le fit cependant reprendre rapidement. « Je suis sûr qu’elle ne veut pas l’admettre, mais tout comme moi, elle doit bien se douter que tu as besoin de ce chien, et que tu finiras par t’en rendre compte aussi. »

- « J’y penserai… » répondis-je simplement, très satisfait de cette option.

- « Alors essaie d’y penser vite : le plus tôt sera le mieux ! »

- « Pourquoi ? Tu ne comptes plus m’entrainer, du coup ? » répondis-je avec un début de joie.

- « Bien sûr que si, feignasse ! Un nouvel atout dans ta manche ne te dispensera pas de progresser également par toi-même ! Simplement, le mieux est toujours de prendre un chiot très jeune, pour l’éduquer entièrement toi-même. Donc plus tu retardes l’acquisition, plus tu devras attendre pour que l’animal te soit réellement utile… »

- « Je vois. Fausse joie.… Bah écoutes, je vais faire comme ça… »


Je savais très bien pourquoi il fallait prendre un chiot : la complicité était alors plus forte entre le ninja et le chien, puisque ce dernier grandissait auprès de son maître. L’idée me plaisait bien, car j’y pensais déjà depuis un an ou 2. Restait maintenant à décider de la race de l’animal, de l’endroit où je le prendrais, et, surtout, du moment où j’en parlerais à ma mère… C’était là le plus gros problème, à mon goût.




N’empêche qu’en attendant, Akira et moi étions toujours plantés là, en pleine nuit, accoudés à la rambarde du fleuve. Les pêcheurs qui se trouvaient là quelques minutes auparavant étaient maintenant presque hors de vue. Et pour cause : comme prévu, l’un des 2 autres petits groupe venus ici pour s’entrainer faisait mumuse dans la flotte, avec des jutsus Suiton plus ou moins impressionnants. L’autre était parti, sans doute trop dérangé par la pluie (ou peut-être par son arrêt).
Akira et moi étions toujours trempés, justement, et en pleine nuit ce n’était pas prêt de s’arranger. Nous avions rengainé nos jittes depuis un moment pour faire quelques étirements, et le froid commençait à nouveau à me saisir, signe que si on ne le reprenait pas vite, l’entrainement nécessiterait un second échauffement (façon Akira, of course !). Et ça, non merci…

- « Bon. C’est bien de parler au futur, mais je ne vais pas aller chercher ce fameux chien dans la nuit. Si on commençait plutôt le Miaou Vilain-roux ? » commençai-je fièrement.

- « Mumyu Jinpuryu. La « technique du vent divin obscur », en référence à la vapeur que nous manipulons ! » rétorqua mon cousin plein d’enthousiasme. Il semblait heureux que je n’essaie pas de me défiler. J’y avais pourtant pas mal pensé…

- « Ouaip, voilà ! Il serait peut-être temps qu’on entre dans le vif du sujet, un peu ! Surtout que pour le nom... Je la maîtrise pas encore, la vapeur, alors je m’en bats le zgeg… » repris-je tout en sautant un peu sur place, les poings en garde.

- « Allons-y ! Tu peux dégainer. Quand à moi… » A ces mots, Akira sortit un petit parchemin, semblable à celui me permettant d’invoquer Dean et Diablo. « Yobu jin’sei no jutsu ! »

Un katana, à priori ordinaire, apparu alors dans sa main.

- « Un sabre ? J’ignorais que tu maîtrisais autre chose que ton jitte. »

- « Et pourtant… Le Mumyu Jinpuryu peut être utilisé avec n’importe quelle arme ! Mais bien entendu, je ne me sers que du jitte en service : c’est l’arme règlementaire. Je prends surtout ce katana pour que tu sois en conditions réelles, car la plupart de tes adversaires éventuels utiliseront un sabre de ce genre et non un jitte. »

- « Je vois… Essaye juste de ne pas me tuer. » répliquai-je un peu surpris.

- « J’y songerai. Donc maintenant, parlons de ton jitte. Comme tu le sais déjà, il est plus long que la plupart des armes de ce type, et a été forgé de manière à couper légèrement. Il t’est donc théoriquement impossible de tuer avec, tout juste d’infliger de légères coupures ! Tu ne devrais pas non plus pouvoir planter cette arme, puisque le bout n’est pas pointu. »

- « Théoriquement ? » repris-je de plus en plus étonné.

- « Eh oui… Mais je n’ai pas fini : ton jitte est également équipé d’un crochet très solide pour bloquer et désarmer les sabreurs. De plus, il réagit très fortement au Suiton. Du coup… »

- « Minute ! Comment ça ? » le coupai-je vivement, puis devant son regard interrogateur : « tu veux dire que c’est l’un des 12 jittes spéciaux du clan ?! Mais… Tu te fous de moi ?! Pourquoi moi ? Je ne suis qu’un genin ordinaire ! » repris-je, un peu étourdi.

- « Parce que tu as un oncle bienveillant… »

- « Pas croyable… C’est honteux… Je suis un de ces pistonnés que personne ne peut blairer… J’arrive pas à le croire ! »

- « Tu t’y feras ! Je pensais que tu t’étais déjà aperçu que ton jitte était spécial, tout de même. » continua-t-il, sans s’émouvoir de mes états d’âme.

- « Je dois comprendre que ça se voit à l’œil nu ? Ben non… Ca veut donc dire que ma mère, Emiko, oncle Ichiro et même toi avez aussi des jittes de ce type… C’est… »

- « Oui, oui, c’est terrible ! » me coupa-t-il en riant, « mon père possède un jitte Katon, et ta mère un Suiton : c’est normal, ils ont de grandes responsabilités, dans le clan. Emiko a un Raiton, ce qui est logique : elle est la seule ninja du clan à utiliser cette affinité. Quand à moi… j’ai un jitte Suiton. Pourquoi ? Ben… Comme toi, à priori, je suis un horrible pistonné ! »

- « J’en étais sûr… Et en plus tu t’en vantes… » lâchai-je, un peu dégouté.

- « Note bien que tous ces jittes spéciaux ont la même particularité, du coup on ne peut pas différencier un jitte Suiton d’un jitte Katon : ils ne sont simplement pas autant courbés que ceux des autres chirakkakus, presque droits. En fait, ils se rapprochent plus du jitte standard, de ce point de vue. »

- « D’accord… Je comprends mieux pourquoi je n’y ai vu que du feu, je pensais vraiment que tous nos jittes étaient comme ceux-là. Bref, à part le fait qu’ils ne soient pas courbés, qu’est-ce qu’ils apportent ? » repris-je en retrouvant un peu ma concentration, mettant de côté cette histoire pour la reprocher un peu plus tard à mon oncle.

- « Nous y voilà : ils permettent une défense affinitaire très pratique. Un exemple : le jitte Suiton, entre les mains d’un possesseur de chakra Suiton, réagira de lui-même aux attaques de feu. Concrètement ; si ton adversaire te lance un jutsu Katon, le jitte détectera la menace, et te pompera soudainement une partie de ton chakra. Ce dernier envahira alors la lame qui te permettra de parer avec aisance le jutsu, dissipant les flammes au contact. Et ainsi de suite pour les autres, en suivant la chaîne de supériorité des affinités. »

- « Ah… C’est cool… Mais Suiton est déjà supérieur à Katon, non ? Dans le genre défensif, j’aurais nettement préféré qu’il me file un coup de main contre Raiton… M’enfin la chaine des affinités est contestée, de nos jours, mais quand même : à l’époque de Shinobi, elle ne l’était pas. Pourquoi leur police a-t-elle fait forger des armes pareilles ? C’était stupide ! » répondis-je un peu déçu.

- « Tu dis ça maintenant, mais attend de tomber contre un mec qui te balance un dragon de flammes blanches dans la gueule ! Tu feras moins le malin… Je peux te dire que contre certaines attaques, cette arme n’est pas du luxe. Et puis renforcer les acquis est toujours utile, au moins, en ne pompant ton chakra Suiton que face à des flammes, ce jitte ne te rend pas plus vulnérable à la foudre… Il se contente juste d’absorber en partie les attaques Katon. Tu ne vas quand même pas te plaindre ! »

- « Ben ouais, mais malgré tout ça use du chakra ton histoire… Si un mec me sort un jutsu Katon hyper puissant, le jitte va me pomper tout mon chakra, pour essayer de l’absorber, non ? »

- « Non… Il y a une limite à ce que peut contenir l’arme : au pire, vu tes réserves actuelles, je dirais qu’elle prendra 5% de ton chakra face à une attaque vraiment puissante. C’est juste une petite aide défensive, hein, ça te permettra de survivre à certains coups, mais mieux vaut tout de même esquiver… »




Je réfléchis un instant : mon jitte était ainsi une arme défensive vraiment puissante, surtout que… malgré ce que j’avais pu dire à Akira, ça m’arrangeait bien. Je maîtrisais très mal Suiton, au point que je n’aurais pas pu dresser un mur d’eau au milieu du fleuve, sans compter que je n’étais pas capable de créer ma propre eau. Du coup, ce jitte me permettrait de profiter des avantages de mon Suiton sur le Katon, et ce sans même maîtriser le ninjutsu correctement ! Tout bénef, comme dirait l’autre.


- « Bien… En conclusion… » reprit enfin Akira.

- « En conclusion, oncle Ichiro a distribué environ 50% des jittes spéciaux à des gens qui lui étaient proches. Ah nan… c’était pas ça, peut-être ? » le coupai-je, narquois.

- « …. En conclusion, je disais… Ton jitte est une arme défensive qui te donnera l’avantage à la fois sur les adversaires Katon et sur ceux équipés d’un katana. Il te permettra aussi de frapper d’estoque et d’entailler légèrement, sans avoir peur de tuer l’adversaire. Enfin si tel est ton désir, mais sinon, ce que je vais t’apprendre maintenant te permettra de passer outre ce dernier point. »

- « On y arrive… explique moi un peu ton fameux vent des fins obscures ! »

- « …. Je ne relèverai pas l’erreur, je sais que tu le fais exprès ! Pas possible que tu sois aussi con, quand même. » Mais devant mon haussement de sourcil, d’une incompréhension tout à fait sincère, il reprit dans un soupir : « vent divin obscur. Je ne sais pas comment tu fais pour te souvenir de trucs où t’avais 3 ans, alors que t’es infoutu de mémoriser le nom de ton futur style de combat. »

- « Ouais, ça va, abrèges… on sera secs avant d’avoir commencé, à ce rythme là. »

- « Le Mumyu Jinpuryu, sans Modalis, est une technique visant à utiliser n’importe quelle arme au maximum de son potentiel, dans un combat ! »

- « Tiens donc… J’ai déjà entendu ça… bientôt, tu vas me dire que je peux utiliser un ananas au combat, non ? Ou même des saucisses et un bonnet… » prévoyais-je, inquiet pour mon avenir.

- « Hein ? Ben non, j’ai bien dit n’importe quelle arme, pas n’importe quel objet… Peu importe. Avec cette technique, tu peux aussi bien découper un ennemi avec ton jitte qu’avec un katana, ou même une canne à pêche. »

- « Une canne à pêche ? Tiens donc, je savais pas que c’était une arme… M’enfin continue, ça commence à me plaire ! »

- « Roooh… Bon bah c’était juste un exemple ! Mauvais, d’ailleurs ! Car il est préférable de remodeler la structure d’une canne à pêche pour en faire un fouet… Mais peu importe. Le principe est que tu pourras tuer avec un peu n’importe quoi… Hormis un artichaut ou des saucisses… » commença Akira, sérieux, et bien décidé à aller au bout de son explication, cette fois. « En kenjutsu et en taïjutsu, tout est lié à ta manière d’utiliser ton chakra pour combattre : c’est ce qu’on appelle le Gyo. Tu dois déjà savoir renforcer un peu tes muscles avec du chakra, pour le taïjutsu, même si ça se voit assez peu quand tu tapes. »

- « Ma force ridicule t’emmerde, mon cher cousin… » lançai-je, faussement vexé.

- « … La plupart des sabreurs se contentent d’un Gyo appliqués à leurs muscles des bras, complété par une couche de chakra, affinitaire ou non, autour de la lame ; augmentant ainsi son efficacité… Blaaa-bla--bla. Le Mumyu Jinpuryu consiste aussi à augmenter tes performances avec ton chakra, sans en demander plus que pour un sabreur plus classique. La différence principale est que tu devras surtout le concentrer au niveau de tes poignets, et autour de ton arme seulement dans certains cas très particuliers, comme le jitte. Tu ne devras pas uniquement maîtriser le Gyo, mais aussi ce qu’on appelle le Ten. »



Je fis un petit signe de tête pour montrer que j’avais bien suivi : technique basée sur les poignets et le chakra qu’on y met. Dans le cas du jitte, modeler une lame de chakra autour du bord déjà un peu coupant. Pigé. Sauf que si c’était aussi simple, beaucoup le feraient : mais modeler une lame autour d’une arme qui en est dépourvue, c’était quasiment impossible. Il devait y avoir autre chose, puisque sa technique ne consommait soi-disant pas plus de chakra que les autres styles de kenjutsu. Peut-être était-ce son histoire de « Ten » ? Ce nom ne me disait rien.
Akira reprit alors son explication, satisfait de ma compréhension :

- « Pour le reste, cette technique n’est basée que sur l’observation de ton arme, et sur des calculs d’angles très rapides dans ta tête. » lâcha-t-il, comme on largue une caisse sur un canapé…

- « Ca me plait déjà un peu moins ! »

- « Il est important de retenir cela, Lelouv : « on ne tranche pas avec une lame, mais avec une technique ». C’est le principe de notre art. Une fois l’utilisation du Gyo et du Ten dans tes poignets acquise, ainsi que l’affutage partiel de ton jitte par le chakra, tu te battras longuement contre un clone de moi. Ce n’est qu’à force d’observer mon maniement, et de tester des angles d’attaque différents, que tu acquerras la technique nécessaire pour couper en 2 avec un simple jitte. Tout n’est qu’une question d’angles d’attaque, je te le répète : il te faudra seulement les trouver, et apprendre à les utiliser intuitivement en situation de combat. C’est un effort à fournir, mais tu verras qu’il en vaut le coup. »

- « Très bien. Je sens que ça se corse peu à peu… Le Mumyu Jinpuryu est surtout une méthodologie pour apprendre le kenjutsu avec n’importe quelle arme, j’ai l’impression ? Ce n’est vraiment pas une technique ordinaire… Alors qu’est-ce que ça doit être, une fois que tu rajoutes la vapeur à ce beau merdier ! » répondis-je, un peu étourdi par la quantité d’informations. Je me repris dans un dernier effort : « y-a-t-il autre chose que je doive savoir, concernant la théorie ? J’aimerais mieux m’en débarrasser tout de suite… Par exemple, la manière de modeler du chakra dans les poignets et autour de l’arme s’adaptent à l’arme utilisée, c’est ça ? Et les angles d’attaque aussi… Concrètement, ça va donner quoi ? »

- « Une fois le Mumyu Jinpuryu appris pour ton jitte, le reste presque viendra tout seul, en fait. Tu auras juste un petit temps d’adaptation à une nouvelle arme. »

- « Un exemple, outre le jitte ? »

- « D’accord… Pour mon katana, ça parait assez simple, non ? La lame est très tranchante, il n’y a donc qu’à l’utiliser pour trancher, ainsi que la pointe. Mais que se passe-t-il, si je renforce la souplesse de mon poignet ? En améliorant la mobilité de l’articulation, je pourrai frapper de manière plus fluide, avec un angle d’agression plus large que la normale. »

- « Ok, pratique… »

- « C’est donc très simple, le seul problème étant le fait que cette arme manque cruellement d’atout défensif… Pour cette raison, tu dois tenir toutes les armes pour lesquelles c’est possible à une seule main. Jitte et katana y compris. Cela te permet de saisir l’adversaire à main nue avec l’autre, ou au besoin, de sortir un kunaï pour te défendre. Pigé ? » commença-t-il.

- « Pour le moment, je ne trouve pas ça extraordinaire, à vrai dire… Tu te contentes d’un peu de Gyo dans le poignet. Je vois surtout que c’est un style de combat à une main, basé à priori sur la défense… Etonnant, puisque tu m’affirmes que le but est de tuer plus facilement ! » dis-je un peu impatiemment.

- « A ceci près que le katana est offensif par nature : il n’a besoin de rien pour tuer, son tranchant suffit très bien. Mais pour le Gyo dans le poignet, c’est bien plus compliqué qu’il n’y parait : il faut renforcer précisément et indépendamment certains os, ligaments et tendons ! Tu dois booster le bon muscle, ou même écarter correctement certaines parties de l’articulation, selon les effets que tu désires. Ta connaissance de l’anatomie humaine va beaucoup te servir, ici, et il va falloir t’entrainer, à utiliser cette technique en situation de combat. Le Ten te sera obligatoire, car sans lui le Gyo fera plus de dégâts qu’il n’améliorera tes performances. Au final, le Ten pourrait passer pour un simple moyen d’améliorer le Gyo, mais en fait tout repose sur lui.»



Akira fit alors une courte pause dans ce long monologue, attendant un instant mon signe de tête, lui signifiant que j’avais évidemment tout compris. Puis il reprit :

- « Les avantages que tu peux tirer de ce renforcement ne sont pas impressionnants à proprement parler, mais pourtant, tu les sentiras. 10 ou 15% de souplesse, d’amplitude, de résistance ou de force supplémentaire selon la situation, croit moi que ça peut vite faire la différence ! »

- « Je vois. Vu comme ça, ça peut aussi surprendre l’adversaire. »

- « Bien sûr ! Le Mumyu Jinpuryu privilégie les armes à une main, comme je te l’ais dit, mais il est aussi possible de se battre avec 2 sabres, ou bien une arme très lourde. Simplement, le Gyo dans tes poignets sera différent. Prenons l’exemple d’un glaive : tu auras surtout besoin de gagner en vitesse et en force, pour bouger efficacement, et tu le tiendras forcement à 2 mains. Tu renforceras donc tous les tendons de tes poignets uniformément, pour plus de maniabilité et de force, mais aussi tes os et l’articulation pour éviter qu’ils ne cassent ! Accessoirement, tu pourrais créer une pointe plus efficace avec ton chakra, et renforcer les muscles de tes bras. »




J’acquiesçais donc en silence, tentant d’assimiler tout cela. Sans même parler de vapeur dans l’affaire, ce style de combat était bien compliqué : l’application du Gyo et de son fameux « Ten » dans une zone aussi restreinte que le poignet, et ce de manière localisés sur certains tendons, muscles, et autres petites zones… ça n’avait rien de facile. On pouvait comparer ça à un ninjutsu médical, en soi.
En plus, Akira avait parlé de calculs d’angles très précis en plein combat, accessibles uniquement à force d’expérience, donc ce style de combat était très technique !

J’entrevoyais déjà une manière de se battre très similaire à mes méthodes habituelles : rester sur la défensive un long moment en observant les failles adverses, puis éliminer l’adversaire en quelques coups une fois sa technique cernée, puisque le style d’Akira consistait à tuer facilement avec n’importe quelle arme. Un tel procédé surprendrait à coup sûr, avec un jitte à priori inoffensif…
Bien sûr, le fait d’adapter cette technique à tous types d’armes n’était pas une priorité, et Akira le savait. Le fait qu’il me parle du Mumyu Jinpuryu appliqué à un glaive ou un katana était seulement théorique, mais en pratique il m’enseignerait uniquement la manœuvre à réaliser pour le jitte. Le reste, je pourrais l’apprendre par mes propres moyens, en temps et en heures.

Il ne me restait plus qu’à parcourir les 3 étapes préalablement décrites par mon cousin : apprendre à renforcer mes poignets de manière adéquate, modeler une lame à peu près correcte, autour du côté déjà un peu coupant de mon jitte, et enfin, m’entrainer contre lui au corps à corps.
Tout cela était très complexe… Mais soudain, une remarque stupide me vint à l’esprit. Remarque que je m’empressai bien évidemment de partager avec mon cousin.



- « Mumyu Jinpuryu ! Ca y est, je l’ai retenu ! On va au bar, pour fêter ça ? »

Il sourit en me faisant « non » du doigt.

- « Pffff… Evidemment, je suis trop jeune… Tant pis ! » fis-je en m’étirant longuement.

- « Très bien. On y va ? On a encore un bon bout de temps avant que le jour ne se lève. Montre-moi ton contrôle du chakra ! Que je vois si ça prendra du temps pour que tu le canalise correctement dans tes poignets. »[justify]
avatar
Lelouv
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 734
Date d'inscription : 17/12/2008
Age : 28
Localisation : Confidentielle

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Gensou, village caché de la cascade [RP]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 11 sur 14 Précédent  1 ... 7 ... 10, 11, 12, 13, 14  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum