Région de Yuukan [RP]

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Message par Kezashi le 10/3/2010, 13:06

- Vous avez passé mon test plus facilement que prévu étrangers. Je vous accompagnerai jusqu'au maître des sceaux, vous semblez digne de le rencontrer.
- Il y avait peut être un autre moyen pour connaître nos intentions. Non? Critiqua le blondinet en rabaissant sa manche.
- Comme par exemple nous demander, rajouta la jeune brune.
- On ne peut connaître véritablement une personne qu'en la combattant.
- Un peu brutal quand même, commenta l'aveugle en dispersant d'un simple geste le nuage noir qui planait au dessus de leur tête. Nous pouvons faire une pause pour soigner vos blessures.
- Ce n'est pas la peine. Vous avez seulement endommagé mon armure de glace.

Jakiro ne devait pas être l'apprenti du maître des sceaux. Bien au contraire, il en était le protecteur. Pendant que les trois ninjas récupéraient de leur combat, le jeune homme leur raconta brièvement son histoire. Il expliqua aussi qu'il était nécessaire d'utiliser ce genre de méthode pour protéger son maître, un homme très solitaire qui n'aimait pas qu'on le dérange à tort et à travers. Depuis quelques années, de nombreux mercenaires accompagnés de mineur parcouraient les montagnes à la recherche de nouveau gisement de minerai. Pour cela, Jakiro et son maître avaient du abandonner leur demeure près des mines d'extraction pour un ancien temple plus loin sur les hauteurs. L'accès au sanctuaire était pratiquement introuvable d'où l'importance de réduire les visiteurs.

- Nous devrions repartir. Mon maître vous attend jeune Hykao et ne vous inquiétez pas, les réponses viendront en temps et en heure.
- Toi qui vois de l'étrange et de la suspicion partout, tu es servi. Jeune Hykao! Prononça Chaki sur un ton ironique non dissimulé.

Le groupe emprunta un sentier occulté par un amoncellement de neige épaisse. S'en suivit une myriade de virage à gauche, escalade, virage à droite, descente, tournant, détour, boucle, courbe et crochet, un véritable parcours du combattant. Les aventuriers débouchèrent finalement sur une petite vallée partiellement enneigé offrant sous leurs yeux, une vue sublime. Un temple très ancien, se dressait devant eux. Il était presque entièrement recouvert de neige, ne laissant apparaître que le porche, la tour centrale et les quelques fenêtres qui constituaient l'édifice. Deux énormes colonnes de pierre soutenaient l'abri protégeant l'entrée du bâtiment. Sur ce qui semblait être la façade Est, une unique ouverture en vitrail s'extirpait de la montagne de neige. Au sommet, une tour haute d'une vingtaine de mètres, s'étirait vers les cieux. Jakiro poussa l'immense porte en chêne massif. L'équipe entra dans un grand hall d'entrée où six immenses piliers en pierre, décorés de drapeaux colorés délimitaient un accès à l'escalier au fond de la pièce. Deux portes de chaque coté conduisaient d'après Jakiro à une salle de réception et à une multitude d'autre salle sans grande importance. Ils empruntèrent l'escalier qui les mena à une nouvelle entrée moins vaste que le précédent hall. Divers statues d'hommes et de femmes inconnus embellissaient la simple pièce. Ils passèrent une double porte menant à une salle à manger aux murs beiges ornés de tapisserie aux couleurs vives représentant des scènes de chasse et de vie quotidienne. Derrière la grande table rectangulaire nappée d'un tissu blanc, un salon avec trois canapés et une table basse, avait été installé sûrement pour y finir la soirée après un bon repas. Un mètre avant, une porte conduisait aux cuisines. La pièce sans fenêtre était éclairée par une dizaine de chandelier d'argent. De toute évidence, ce temple n'avait été étudié pour l'habitation, comme une villa. Un homme était assis sur l'un des canapés vert anis. Il sirotait un thé parfumé à la menthe forte à juger par l'odeur qui s'en dégageait. Le vieil homme posa sa tasse et se leva difficilement pour accueillir les invités qui accompagnaient Jakiro. Quand les étrangers purent distinguer clairement son visage, Evaline s'écria.

- NAN! LE VIEUX PERVERSSSSSSSSSSSS!!!

Le maître des sceaux n'était autre que le vieil homme qu'ils avaient rencontré à leur sortie des marais, puis une nouvelle fois à Bazaka où il leur avait donné rendez-vous avec leur guide Jakiro. La stupeur pouvait se lire sur le visage des trois compères. Le vieux monsieur ne put se retenir plus longtemps. Il éclat d'un rire puissant qui résonna dans toute la pièce. Jakiro se posta prêt de la porte des cuisines attendant un ordre de son maître. L'hôte invita les voyageurs toujours sous le choc à s'asseoir quand il eut fini de s'esclaffer. Un petit garçon sortit de la cuisine les bras chargés d'un grand plateau garni de petits gâteaux, d'une théière fumante et trois tasses en faïence. Le jeune homme mesurait environ un mètre quarante. Il avait des cheveux châtains coupés court, de petits yeux bleus et un visage juvénile. Le maître des sceau le présenta comme étant son petit fils. L'enfant timide déposa le plateau et retourna hâtivement en cuisine.

- Et bien mes amis, on dirait que vous avez vu un fantôme.
- Vous vous êtes bien fichu de nous, plaida l'aveugle.
- Oui j'ai trouvé ça très marrant. Pas vous?
- ...
- Ah! On dirait que non. Bref le principal c'est que vous soyez arrivé jusqu'ici. N'est-ce pas?
- Ça mérite de petites explications.
- Et bien, j'étais à Gensou pour rencontrer l'actuel Kage afin de parler de chose et d'autre. Il m'a prévenu que vous partiez me chercher. Je me suis donc dépêché et finalement je suis tombé par hasard sur vous. J'ai eu subitement l'idée de vous jouer une petite farce. Je vous ai caché mon identité et à Bazaka j'ai eu envi de vous faciliter un peu la tache. Gentil non?
- Ça aurait peut être été plus vite si on vous avait tout simplement accompagné, non?
- Oh non ça n'aurait pas été marrant. J'ai beaucoup aimé vous suivre de loin et anticiper vos déplacements.
- Comment avez vous fait pour arriver avant nous à chaque fois? demanda curieusement Chaki.
- C'est un secret mon petit. Toi qui doutait de ma capacité à avancer rapidement. Je joue bien la comédie hein? Vous y avez cru? ... non? Tant pis! Alors qu'est ce qui peut amener trois ninjas à vouloir rencontrer le vieux Hansu?
- Quand j'ai eu huit ans, un ninja a tué mon frère jumeau et a enfermé son esprit dans ma tête. Mes parents et l'ancien Kage ont scellé son esprit en moi pour qu'il n'interfère pas. Il y a six mois, ce même ninja a détruit le sceau. Depuis j'ai des crises quand je suis en état de stress. *Depuis quand il lui arrive d'être stresser celui-là?* (pensée de Chaki) Mes parents pensent que je suis trop instable pour tenter un nouveau sceau. Vous êtes maître des sceaux? Alors faites quelques choses s'il vous plait.

Kezashi venait de raconter son histoire avec une voix légèrement vacillante. Chaki et Evaline le remarquèrent et s'en étonnèrent. Il était rare que l'aveugle exprime ses émotions. Cependant, les évènements des six derniers mois expliquaient bien sa réaction. Hansu caressa un moment sa barbe blanche puis entama une réponse:

- Hum! Intéressante comme histoire, ne le prend pas mal bien sur. Mais j'ai peur que ton père n'ait raison si j'en juge par ce que tu viens de m'expliquer. Pourtant tout n'est pas fichu. Je vais devoir étudier la question plus en détail.
- Nous sommes la pour ça, prenez le temps qu'il faut.
- Très bien! Alors suis moi dans ma bibliothèque. Tu n'es pas trop fatigué pour commencer maintenant?
- Je me reposerai quand tout sera rentré dans l'ordre.
- Et bah nous on va aller se reposer, hein Eva?
- Heu... ça peut aller...
- Je pense que c'est mieux d'y aller quand même, insista fortement l'instructeur. Et puis dès demain, ton entraînement va commencer donc tu devrais en profiter maintenant.
- Si je n'ai pas le choix alors...

Kezashi et Hansu quittèrent le salon. Jakiro proposa aux deux autres de leur montrer leur chambre. La bibliothèque du vieil homme située un étage plus haut prenait à elle seule toute la surface du second niveau. Des milliers de livre s'entassaient sur des étagères. Au centre, sur un grand bureau entouré par deux rangés de meuble contenant aussi des ouvrages, un nombre incalculable de feuille de note s'accumulait. Hansu se dirigea vers son bureau et flanqua par terre tous les documents. Il montra à Kezashi un fauteuil encombré d'une pile de manuel.

- Ne fais pas attention au bordel. Mets tous ses bouquins par terre et assieds toi. Arff je me suis promis de ranger quand j'aurais un peu de temps.

Pendant tout l'après-midi, Hansu étudia le cas de Kezashi et l'esprit de son frère jumeau Kowashi. Il effectuait un jutsu puis se plongeait dans un écrit et recommençait encore et encore l'opération. Au bout d'un très long moment, il rendit son verdict.

- Je ne vais pas te cacher que je ne me suis pas plongé sur un cas aussi compliqué depuis longtemps. Pour faire simple, ton corps abrite deux esprits. En temps normal, ce n'est absolument pas possible. Cependant vous êtes jumeaux et l'esprit de ton frère ressemble en de nombreux points au tien. Quand tes parents ont scellé Kowashi, ils ont réussi à séparer et enfermer toutes les différences de vos deux esprits. Cependant, ils n'ont pas pu identifié les parties communes. Ce qui a eu pour conséquence de faire fusionner année après année ces morceaux de vos êtres non scellés. Plus tard, Gatonoa a tout simplement supprimé le sceau. Du coup, ton corps a décidé de faire aussi fusionner ses nouvelles parties comme il l'avait fait 11 ans auparavant.
- Alors pourquoi j'ai des crises si nos esprits ont fusionné?
- C'est là que tout se complique. Il y a beaucoup trop d'information contradictoire dans ta tête pour que ton esprit puisse fonctionner normalement. Vous êtes en perpétuelle contraction l'un et l'autre. Voila pourquoi tu as des crises. Quand tu es affaibli par le stress, Kowashi en profite pour contrôler ton corps. Tu me suis?
- J'essaie.
- Ce qui est encore plus compliqué, c'est que finalement ton esprit est aussi celui de Kowashi. Vous ne formez qu'un mais seulement à moitié. Voila pourquoi je ne pourrais pas effectuer un sceau sur toi.
- Vous voulez dire qu'il n'y a rien à faire?
- Moi je ne peux rien. C'est à toi de faire tout le travail nécessaire. Tu vas devoir trouver un juste milieu entre ton esprit et celui de ton frère, c'est le seul moyen. Dans un sens cela fait 11 ans que ton frère est enfermé, impuissant dans ta tête. Dès qu'il le peut, il prend le contrôle. Vous devez fusionner totalement pour ne faire qu'un. Rassure toi tu ne vas pas devenir une personne différente. Vous êtes jumeaux ne l'oublie pas. Mais tu vas peut être réussir à t'ouvrir aux autres comme ça.
- J'en doute, mon frère était pareil que moi. Enfin c'est ce dont je me souviens. Comment doit-on procéder maintenant?
- Tu vas devoir beaucoup méditer, réfléchir et essayer d'entrer en osmose avec Kowashi. Cela va prendre beaucoup de temps.
- Combien?
- Un mois, six mois, un an. Je n'en sais rien. On verra comment tu arrives à progresser.
- ...
- Je vais t'aider ne t'inquiète pas.
- ... Merci.
- Je change de sujet. Dis moi? Tes parents t'ont-ils déjà parlé de ton affinité pour les ombres? de ton dojutsu?
- Une affinité ombre? De quoi parlez-vous?
- Celle que s'exprime dans tes yeux. Celle qui t'empêche depuis ta naissance de voir.

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Message par Evaline le 15/3/2010, 22:40

6 mois avaient passé dans le temple. La jeune femme tout juste sortie d'un bain chaud préparé par le petit fils d'Hansu se regardait dans le miroir. Ses yeux émeraudes, soulignés par deux fines cicatrices sous chaque œil, brillaient au milieu de son beau visage. J'ai besoin d'aller chez le coiffeur.. son corps aux courbes parfaites était marqué d'hématomes et d'écorchures diverses que les soins apportés par Jakiro le montagnard estompaient peu à peu. Chaki y va pas de main morte, il essaye de me tuer à chaque entrainement. Evaline se rhabilla, grimaçant, en constatant l'état lamentable de son tee shirt en lambeaux, de sa jupe courte en pas meilleur forme, et de ses bas résilles tellement filés qu'ils ne ressemblaient plus à rien.
-CHAKI! TU VAS ME RACHETER UNE GARDE ROBE ENTIERE ESPECE DE FACE DE FOUINE!
Elle enfila ses gants renforcées par des plaques de métal. Elle aimait toujours autant sentir leur odeur, faire craquer le cuir en les passant à ses mains et claquer l'acier qui les recouvraient. Tu vas manger aujourd'hui blondinet.

6 mois, que l'instructeur du clan Hykao avait remplacé Kezashi comme sensei. Chaque jour il l'entrainait aux diverses techniques ninjas, insistant particulièrement sur le taijutsu, un des points fort de la jeune femme. Elle fit quelques génuflexions puis les mouvements d'échauffements quotidiens que lui imposait Chaki. C'était un bon professeur, elle le savait, son corps était devenu plus souple, plus musclé. Elle sourit en repassant dans sa tête l'entrainement qu'elle allait encore devoir effectuer, comme chaque jours depuis que Kezashi était enfermé avec Harasu le maitre des sceaux. D'abord allez courir dans la neige de la montagne avec Jakiro jusqu'à ce que la faim les tenaille, puis chasser pour apporter le repas. Ensuite s'entrainer à l'utilisation du chakra jusqu'à l'épuisement, ninjutsu, genjutsu, taijutsu, tout passait par la maitrise du chakra selon Chaki.
Une sieste en début d'après midi, des infusions de plantes régénératrice puis les combats proprement dits. Les premiers jours elle n'avait pu s'empêcher de pleurer. Tant de douleur que de frustration. Une douleur physique et morale, épuisement du corps poussé à ses limites, épuisement de l'esprit par une utilisation intensive du chakra. Chaki n'avait cessé de le lui répéter, les limites se repoussent. Soit. Au bout de 2 mois elle ne ressentait plus les même courbatures, la même fatigue, alors le ninja blond avait haussé le niveau. Il bouclait les récriminations de la belle par un entrainement tel qu'elle ne trouvait plus ni le temps ni la force d'en placer une. Un exploit!

Jakiro attendait Evaline devant la sortie du temple. Il lui fit un sourire en la voyant arrivée, aussi belle qu'a son habitude. Prête à aller courir des heures durant en sa compagnie.
Quand tu veux? La jeune femme opina.
Bien sur que je suis prête, mon grand.
T'as intérêt a accélérer le rythme aujourd'hui Jakiro, sinon je vais te semer.
Celui ci sourit de nouveau tout en hochant la tête. C'est à peine fatigués qu'ils revinrent 4 heures plus tard, un bouquetin sur les épaules du protecteur de Hansu. Passant devant la salle ou Kezashi s'entrainait, evaline jeta un coup d'oeil par la porte entrouverte. Des runes étaient peintes au sol en tourbillon. Au centre le jeune Hykao, torse nu, les yeux bizarrement non bandés se concentrait. Evaline put percevoir le chakra qui émanait de son sensei. Étrange. Il a changé. Son chakra semble plus dense et ...autre chose. Le vieux vint fermé la porte devant elle tout en lui adressant un clin d'œil au passage. Le petit fils d'Hansu et Jakiro allèrent préparer le repas. Evaline retournait faire un brin de toilettes avant de manger et de commencer les exercices de contrôle du chakra habituels. Les ablutions et le repas expédié, elle rejoignit Chaki dans leur salle habituelle.
-Alors fillette, tu as finalisé ce que je t'ai demandé?
Evaline haussa les épaules en seule réponse. Tu vas voir face de fouine, sois un peu patient.
2 heures plus tard, elle roupillait comme une bien heureuse, vide d'énergie.
Chaki était plus que satisfait de ses progrès même s'il ne l'admettait pas ouvertement. Et surtout pas devant elle. Evaline ne gâchait plus autant de chakra, elle parvenait à renforcer son corps ou sa rapidité avec plus de facilité. Ses quelques jutsus de type Suiton ne la vidaient plus d'un seul coup de son énergie. Et ses genjutsus... Elle lui avait promis de lui montrer le progrès lors de leur combat rituel de début de soirée. Il avait hâte de voir le résultat de plusieurs mois de travail sur sa technique. Au moins elle était plus bavarde que Kezashi. Et la corriger après ce qu'elle lui faisait endurer chaque jour depuis leur départ de Gensou était un plaisir. Chaki aussi avait senti la lente métamorphose qui s'opérait chez Kezashi, son ancien élève. Il ne savait pas exactement à quoi le faisais travailler l'ermite mais une chose était sur: L'aveugle ne serait plus le même. Et au vu de ce qu'il présentait, dans le bon sens. Il paraissait de plus en plus apaisé. Du moins pour le peu qu'il le voyait, c'est à dire uniquement au repas du soir. Le ninja blond se décida à faire son échauffement, remarquant que le soleil tombait peu à peu annonçant l'heure du combat. Oui il s'amusait, tout cela lui plaisait.

Kezashi, ouvrit ses yeux noirs sans pupilles. Son corps, frémissant, était couvert de sueur. Ses membres tremblaient légèrement comme si tout ses muscles tendus n'arrivaient plus à se décontracter. Toutefois la grimace tordant sa bouche disparut peu à peu. Un sourire se dessina lentement à la place et le vieillard qui lui faisait face opina. Voilà ils y étaient.
-Je ne peux plus rien pour toi jeune Hykao. Il est temps de continuer ton chemin.
L'aveugle se redressa, il fit jouer les muscles de se bras et de son torse nu avant de se diriger vers la salle d'eau.
-Merci vieil homme.
-Quand tu te seras lavé et qu't'auras nettoyé les runes viens donc voir ton élève. T'es pas le seul à avoir progressé de ce que m'a dit Jakiro. D'ailleurs il est temps que vous partiez pas'que le pauvre...avec le printemps qui arrive...
Le vieillard éclata de rire faisant esquisser un nouveau sourire au Gensouhard aveugle.

Tout les résidents des lieux se rendirent dans la salle d'entrainement assister au dernier affrontement qui aurait lieu ici entre le ninja blond et la jeune femme aux cheveux teints couleur prune. Celle ci haussa un sourcil de surprise en voyant tout ce monde réuni.
-Ben alors Chaki, tu voulais du publique pour assister à ton humiliation?
-Arrêtes de blablater jeune fille et montre moi tout!
Evaline replaça une mèche derrière son oreille et lui fit son habituel sourire charmeur. En avançant de quelques mètres de sa démarche savamment calculée, pour mettre en valeur tout ce qui n'avais pas forcement besoin de l'être, elle déclencha le sifflement admiratif du vieux. Sa voix qu'elle choisit legerement rauque et bien entendu sensuel susurra:
-Allons Chaki tu n'a jamais été aussi direct dans tes avances, c'est un peu perturbant devant tant de monde.
D'un léger mouvement d'épaule elle fit glisser une bretelle de son soutien gorge laissant apparaître plus qu'une épaule et que son simple décolleté habituel. Jakiro déglutissant mis sa main devant les yeux du petit fils d'Hansu. Même Chaki, surpris, ne put s'empêcher de baisser les yeux un instant vers le galbe d'un sein dévoilé de moitié. Alors il comprit. Elle lui montrait bel et bien tout.
La salle dédiée à l'entrainement, aux murs anciens taillés dans la pierre, se transformait en chambré chaude et agréable. A la place des tapisseries représentant des scènes de chasse, d'agréables tentures rouges vermillon atténuaient la lumière devenue tamisée. Il ressentait la caresse d'une main sur son torse, le souffle chaud de la jeune femme dans son cou, une légère morsure sur le lobe de son oreille. Il fermait les yeux sentant le plaisir l'envahir. Et cette odeur, légère et enivrante, le parfum de la genin. Du jasmin, des roses? Quelles fleures donnaient cette odeur? Ces mains si douce qui le caressait, timides et insistantes, cette langue venant aguicher ses lèvres oui elles avaient le goût de fraise...de fraise? Non, ce n'est pas ce goût là...quel goût déjà? Il le connaissait pourtant. Ça y est, du sang. Et merde! L'instructeur concentra son chakra pour expulser l'attaque adverse. L'illusion tourbillonna et s'évanouit. Il ressentit instantanément la douleur. Il se retrouvait à genoux, une lèvre éclaté, et la peau cuisante aux endroits que la genin au regard maintenant moqueur, avait du frapper.


-Alors face de fouine ça t'a plu?
L'instructeur du clan Hykao s'essuya la bouche et se releva. Il compta, il avait reçu 10 coups directs.
-Pas mal, jeune fille. Pas mal du tout. Mais je pense que tu as du utiliser a peu prêt la moitié de ton chakra n'est ce pas?
Evaline haussa les épaules se remettant en garde. Taisen baisu Chaki releva sa manche faisant apparaître son porte shuriken.
-Quel nom as tu donné à ton nouveau genjutsu?
-C'est une évolution de mon iyoku ninfu. Je l'appel le juu naderu ninfu, les dix caresses de la nymphe.
-Bien très bien même. J'y détecte pourtant déjà plusieurs défauts.
Tout en parlant le ninja commença a faire des cercles autour de la jeune femme qui ne le perdait pas de vue, prête à agir au moindre geste hostile.
-Tout d'abord le cout en chakra bien sur... et cela ne peut viser qu'un adversaire, souvent le cas d'un genjutsu me diras tu mais. Mais si tu n'achèves pas ton opposant comment comptes tu t'en sortir?
Evaline avala la distance d'une course rapide, brisée par le jet d'un shuriken qu'elle dut esquiver.
-Ensuite je suppose qu'il marche uniquement contre les hommes connaissant ton caractère. Mais jusque la je n'y mettrais pas ma main à couper.
D'un bond en arrière puis d'un nouveau projectile Chaki cassa de nouveau une tentative d'engagement de corps à corps.
-Enfin, même si tu possédais assez de chakra pour le réutiliser, je suis sur qu'il ne marche pas deux fois contre la même personne.
-Tu en es sur hein? Laisse moi approcher et je te couperais tout ce que tu veux!
-Alors approche.

L'instructeur se remit en position de combat semblant accepter le défi de la jeune femme. Celle ci fit de même. Chaki n'attendit pas la charge d' Evaline, son bras droit fouetta l'air, déclenchant le mécanisme de son porte shuriken. Les 20 étoiles acérées filèrent en sifflant, couvrant une grande zone afin de limiter les mouvements opposés. La jeune shinobi en détourna deux de ses gants, courant au travers de la pluie de métal et choisissant sciemment d'accepter les blessures de ceux qu'elle ne pouvait éviter avec une trajectoire directe. L'avantage de lames si bien aiguisées c'est qu'on les sent à peine traverser votre peau. Par contre une fois un projectile fiché dans la cuisse et un autre ayant lacéré l'épaule, on peut éprouver quelques regrets.
Tu t'attendais pas à ça blondinet! D'abord la jambe, déséquilibre. Un pas de coté, le poing ganté part, détourné par Chaki. Un faux déséquilibre masque le fouetté frappant le genoux. L'instructeur hykao choisit d'accompagner l'attaque, basculant sur le coté par dessus la jambe adverse. Un appui au sol de la main gauche permet sa riposte du genoux droit bloqué par le coude opposé de la jeune femme. L'équilibre dure un infime instant. Chaki esquivant un nouveau coups, finissant son mouvement en soleil le déportant sur la gauche et dégainant un kunaï dans le même geste.
Ne pas le laisser manœuvrer, briser la distance sans cesse. Le projectile de Chaki permit une seconde fois de ralentir l'attaque frontale de la ninja. Si celle ci s'était sans aucun doute améliorée, lui s'était habitué à son taisen baisuu pourtant si déroutant. En choisissant un style de combat simpliste, elle ne pouvait pas varier sans cesse, devant trouver à chaque attaque simpliste une même parade. Cela brisait le léger avantage de la jeune femme, inférieure au niveau de la vélocité.
Un pas en arrière, un coup direct. Soit! Essayes de faire avec ça. La jeune femme se mit à tanguer, ses pas paraissant peu assurés, ses gestes désordonnés, comme après une sur-dose de saké.
-Stop!
Le ninja blond interrompit le combat une main en avant paume ouverte.
-Cela me suffit. Le shinobi s'inclina, marquant ainsi la fin du combat puis se retourna vers les spectateurs. Laissant la jeune femme perplexe.
-Désolé mes amis de vous gâcher le spectacle.
-hey! Mais non c'est pas fini face de ...! On vient à peine de commencer.
Celui ci sourit devant le dépit de la jeune femme et s'approcha à pas tranquilles de Kezashi, son ancien élève. Ce dernier lui chuchota à l'oreille juste ces quelques mots:
-Vas soigner ces cotes briser et remettre ta mâchoire en place...si elle s'en aperçoit elle va nous bassiner sur tout le trajet du retour.
-Effectivement! Si j'avais voulu la battre maintenant, j'aurais vraiment du penser à la tuer...
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Kezashi le 19/3/2010, 01:54

6 mois avaient passé dans le temple. 6 mois de révélation, de méditation et de remise en question. Hansu avait prévenu le jeune Chuunin que la tâche ne serait pas aisée. L'objectif était de faire fusionner l'esprit de Kezashi avec celui de Kowashi son frère jumeau.
Durant le premier mois, le maître des sceaux laissa son patient travailler seul. Il lui expliqua sans trop s'étendre qu'il lui fallait identifier le problème, revenir sur les évènements récents, essayer de les comprendre, de les expliquer puis d'analyser les conséquences qu'ils ont eues sur son caractère et son humeur. Malgré les nombreuses contestations de l'aveugle, Hansu n'en dit pas plus. Il aurait été beaucoup trop simple et peu utile de le guider davantage dans cette première étape. Pendant une semaine, Kezashi apprécia l'exercice. Il laissait vagabonder son esprit sans contrainte d'un souvenir à l'autre. La semaine suivante, il revint sur les détails qui lui apparaissaient comme les plus marquants et décisifs dans sa chute vers son instabilité spirituelle. Il connaissait la cause de ses crises, mais il n'arrivait pas à établir une suite logique pouvant démêler ce mélange versatile de sentiments tantôt agressifs tantôt fuyants et cet échec l'énervait au plus au point. Les deux semaines qui suivirent, ne changèrent rien à sa défaite et le jeune homme commençait à perdre patience.
Hansu décida alors de passer à la phase suivante. Il interprétait ce fiasco comme un rejet mutuel des deux esprits. Il rassura Kezashi sur ses progrès.

-Tu es en train de prendre conscience de la situation qui t'habite et c'est pour cela que tu es excédé, lui dit-il. Maintenant nous allons passer au dialogue et à l'hypnose. Tu n'es pas encore capable de faire suffisamment le vide en toi pour entendre les frustrations de ton frère.

Pendant un mois, le vieil homme posa chaque jour une multitude de question au jeune Hykao puis alternait avec des sessions d'hypnose. Il le questionnait sur son enfance, sur sa famille, sur son caractère et sur ses sensations. Kezashi haïssait la tournure que prenait son "entraînement". Il n'aimait pas parler et encore moins de lui. Ces impressions et ses émotions n'appartenaient qu'à lui. Au fur et à mesure que son exaspération grandissait, il devenait de plus en plus irrité, agacé et nerveux. Souvent lorsqu'une question lui semblait de trop, il quittait brutalement les séances d'analyses pour se réfugier dans la solitude à l'écart de tout contact humain. Hansu inquiet demanda à Jakiro de surveiller l'aveugle quand il n'était pas occupé à courir avec Evaline. Bien que soucieux, il préféra ne pas en parler à Chaki et à la jeune fille, pensant qu'il était superflu de les alarmer.
Les craintes d'Hansu se révélèrent fonder lorsque deux semaines plus tard, Kezashi entra dans une nouvelle crise en milieu d'après-midi. Heureusement, Jakiro réussit à le contenir suffisamment longtemps pour que son maître le canalise à l'aide d'un sceau de son invention. Suite à ces crises qui plongeaient le jeune homme dans un état de grande fatigue, l'entraînement s'arrêta pendant deux longues semaines.

Kezashi entra timidement dans la bibliothèque. Le mur de livre qui se dressait sur le bureau d'Hansu, ne laissait apparaître qu'un petit bout de crâne rond et sans cheveux. Plongé dans ses recherches, le maître des sceaux n'avait pas entendu entrer son élève.

- Maître? Maître... HANSU?!
- Arff tu m'as fait peur imbécile. On ne dérange pas un vieux en pleine réflexion. Sur ton cas en plus.
- Vous êtes en train de lire une bande dessinée.
- Zut! Pincé en flagrant délit. Je fais juste une pause.
- Je ne vous reproche rien.
- Tu es venu détruire ma bibliothèque comme y'a deux semaines? dit-il ironiquement.
- ...
- Tu n'as vraiment pas d'humour Kezashi.
- Vous non plus.
- Bref! On peut reprendre où on s'est arrêté?
- On ne pourrait pas passer à une autre étape?
- Bien sur, c'était mon intention. Pendant ton pseudo coma, j'ai pu m'entretenir avec ton jumeau et j'en ai beaucoup appris. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il ne veut pas spécialement détruire tout ce qui se trouve sur son chemin. Même si Jakiro ne l'a pas ressenti comme ça la dernière fois. Enfin bref! Kowashi m'a expliqué que c'était contre sa volonté. Quand il prend le contrôle de ton corps, un sentiment puissant de haine et de colère l'envahit puis le pousse à vouloir tuer. Après plusieurs discussions, il m'a décrit selon ses mots: les ténèbres.
- Qu'est ce que les ténèbres viennent faire là?
- Je veux bien croire que ton esprit est un peu ténébreux mais bon. En fait, si je ne me trompe pas. Ce sont tes yeux qu'il m'a décrit.
- Parce que je suis aveugle? Il l'était aussi avant de venir envahir ma tête.
- Je t'ai parlé brièvement de ton affinité ombre, tu t'en souviens? J'ai fait ma petite enquête auprès de ton père et d'après lui, les ancêtres du clan Hykao racontaient que l'un des premiers descendants du clan, Kinkiyo Goro Hykao avait découvert un jutsu capable de contrôler les ombres. Pas facile de trouver d'autres informations... MAIS comme je suis le meilleur, j'ai découvert quelque chose. Ses aînés lui ont demandé d'arrêter ses recherches car Kinkiyo devenait très instable quand il utilisait le Dojutsu. Et oui ce n'était pas qu'un simple Jutsu. Évidemment, il ne l'a pas fait. C'est de famille ce trait de caractère je crois. Son utilisation était si peu coûteuse en Chakra, qu'il l'activait en permanence. Si bien qu'au bout d'un moment, il n'a plus réussi à le désactiver et manque de chance, il a transmit ce don à ses enfants qui naquirent aveugle de naissance.
- Quel rapport entre les ombres et mon frère?
- Comme c'est un Dojutsu, les ombres s'emparent des yeux de l'utilisateur. Face à cette tare devenue héréditaire, ses frères ont décidé d'éliminer les enfants pour ne pas corrompre la ligné du clan. Pas de bol, Kinkiyo devenait si puissant avec son Dojutsu qu'il perdit le contrôle de lui même et tua ses frères. L'avantage c'est que les descendants ne pouvaient pas utiliser le Dojutsu car ils n'en avaient pas conscience comme ils étaient aveugles. Kinkiyo est mort avec le secret du Dojutsu pour le meilleur ou pour le pire, ça dépend des avis.
- Pourquoi ma famille ne m'en a jamais parlé?
- Officiellement, votre cécité n'est dû qu'à une mutation génétique quelconque.
- Bon d'accord j'ai compris toute l'histoire mais qu'est ce que ça a avoir avec mon frère?
- Comme ton frère n'est pas l'esprit dominant de ton corps, quand il en prend le contrôle momentanément, il active par erreur le Dojutsu et cette envie de tuer n'est autre que l'effet secondaire de l'activation.
- Donc c'est le Dojutsu qui cause mes crises et non mon frère?
- Hélas non c'est un peu plus compliqué que ça mais on va dire pour faire simple que c'est la combinaison des deux. Je pense que si on continue sur notre lancée, si tu fusionnes avec ton frère, les effets du Dojutsu disparaîtront.
- On commence alors?
- Dernière petite précision, j'ai véritablement fait des recherches et en fait la fusion ne pourra pas être totale, mais quasiment parfaite. Vous ne ferez qu'un mais à deux quand même. Bref je ne pense pas que ça va changer grande chose, ni poser le moindre souci.
- Au travail alors.

Maintenant que la lumière venait d'être faite sur le fond du problème, le travail avança beaucoup plus vite. Pour l'exercice suivant, le vieux maître dessina sur le sol des runes mystérieuses censées aider le jeune homme. La méditation devint sa principale occupation des deux mois suivants. L'osmose entre les jumeaux s'opéra progressivement. Elle évoluait naturellement à mesure que Kezashi cédait en lui une place privilégiée pour son frère. Une complicité qu'ils n'avaient jamais pu partager s'installa et pour la première fois de sa vie, le jeune homme ouvrait son cœur à un autre que lui.
Hansu consentit à donner plus de liberté à son élève devenu calme et serein. Il lui permit de profiter des montagnes enneigés et des somptueux paysages qu'offrait le mont Fuji en cette période. De temps en temps, il suivait discrètement Evaline et Jakiro qui travaillaient l'endurance de la jeune femme. Peut être ressentait-il un certain regret à délaisser l'apprentissage de son élève. Chaki avait été un bon instructeur pour Kezashi et il le serait sûrement autant pour Evaline.

- Il te reste une dernière étape à franchir fiston, expliqua Hansu. Un dernier combat au sens propre du terme.
- Je ne vais pas me battre avec vous, rassurez moi?
- Non. Et puis tu n'aurais aucune chance de me battre.
- Vous pensez vraiment pouvoir me battre en combat singulier?
Jakiro qui se tenait aux cotés du vieil homme acquiesça devant la mine douteuse de l'aveugle. Ignorant la remarque, Hansu reprit.
- C'est contre Kowashi que tu dois te battre. Le dernier combat qui mettra fin à votre tourment et votre fusion.
- Je suppose que c'est assez risqué si vous avez fait venir Jakiro.
- Prend place au centre des runes, enlève ta chemise et ton bandeau.
Kezashi s'exécuta sans attendre.
- Maintenant je veux que tu imagines un lieu qui est cher à tes yeux.

Un lieu qui m'est cher? Les souterrains de la demeure de mes parents. Je ne sais pas pourquoi mais c'est la première chose qui m'est venu à l'esprit. Peut être parce que j'y ai passé la plupart de mon temps après la mort de mon frère et que personne ne s'y trouvait. C'est une pièce énorme, sûrement la plus grande que je n'ai jamais connu. De gros piliers en béton s'élèvent tous les cinq mètres environ, ce qui crée une atmosphère quelque peu oppressante. Pas pour un enfant rêveur de 8 ans qui s'imagine être dans une grotte à la recherche du dragon des contes de fée. Ce sous sol sert à entreposer des vieux meubles, des bibelots et des vêtements que ma mère n'utilise plus mais qui pourrait servir plus tard selon elle.

- Ensuite essaie d'imaginer ton frère s'il avait le même âge que toi.

Je me trouve entre deux rangés de pilier. En face de moi, de l'autre coté, une silhouette se dessine. Comme mon chakra ne me permet pas de voir précisément l'individu, je m'approche d'un pas lent et confiant. Cet homme me ressemble, il a les mêmes traits de visage que moi, la même corpulence et les mêmes habits. Par contre ses cheveux sont moitié moins longs que les miens et attachés en queue de cheval. J'arrive à distinguer sur son cou une large cicatrice horizontale. Comme si je venais de lui demander, il m'explique qu'on l'a tué en lui tranchant la gorge. Cet homme c'est mon frère Kowashi. Puisqu'avant je ne savais pas qu'il était mort, ni même qu'il existait, mes parents ne m'avaient jamais raconté comment on l'avait assassiné.

- A présent, tu dois le combattre et gagner cette bataille.

Comme s'il avait entendu les paroles du vieux Hansu, Kowashi passe délicatement une main sous sa cape et sort un Kunai qu'il me lance aussitôt. Signe que l'affrontement peut commencer. J'esquive facilement son lancé d'un bond et me retrouve dos à une colonne. Comment fait-il? Kowashi est maintenant en face de moi. Un mètre me sépare du violent coup de pied qu'il s'apprête à me porter. Protège toi. Par réflexe, mes bras et l'une de mes jambes se serrent contre mon corps pour encaisser le choc. Je suis à terre, la bouche en sang. Il m'a finalement frappé au visage. Comment fait-il pour être aussi rapide? Je n'ai même pas le temps de me relever qu'il me frappe à nouveau, au ventre cette fois-ci. D'une main puissante, il me soulève par le dos de ma cape et m'envoie son poing dans l'estomac. Les coups pleuvent sur mon visage et je suis incapable de me défendre. Après un vol plané, je fracasse un buffet à l'atterrissage. Mes jambes sont lourdes, je n'arrive pas à me relever. Il est là, face à moi sans aucune blessure, un sourire aux lèvres. Kowashi sort un nouveau Kunai et l'envoie se planter trois mètres devant moi, faisant exploser le parchemin que je venais de faire glisser. Il anticipe et connaît le moindre de mes gestes. Comment fait-il? Il me ressemble tellement, une copie quasi-parfaite de mon corps et de ma façon de combattre. Ce n'est pas mon jumeau pour rien.

Et ... ... ...
Le temps me parait si long dans ce sous-sol. Je ne sens même plus la douleur des coups qu'il me porte. Mon esprit est ailleurs, je vais perdre connaissance. Finalement il est plus fort que moi. Vous vous êtes trompé vieillard.
Pourtant ... ... ...

Je suis maintenant débout à moins d'un mètre à peine de son visage. Il ne fait rien. Pourquoi? Tout simplement parce que je peux autant que lui connaître son prochain mouvement et il le sait. Après tout c'est moi qui ai créé cette scène, ce lieu et ce combat, autant que lui. Je l'ai enfin compris. Aucun des deux ne peut gagner ce combat.
Lentement ma main se tend vers lui. Il me sourit et porte à son tour sa main dans la mienne. Nous sommes à présent deux dans un corps pour ne faire qu'un. Gatonoa a échoué. Lui qui voulait notre destruction, n'a fait que nous rendre plus fort et un jour il le payera de sa vie.

Kezashi, ouvrit ses yeux noirs sans pupilles. Son corps, frémissant, était couvert de sueur. Ses membres tremblaient légèrement comme si tous ses muscles tendus n'arrivaient plus à se décontracter. Toutefois la grimace tordant sa bouche disparut peu à peu. Un sourire se dessina lentement à la place et le vieillard qui lui faisait face opina. Voilà ils y étaient.
-Je ne peux plus rien pour toi jeune Hykao. Il est temps de continuer ton chemin.
L'aveugle se redressa, il fit jouer les muscles de se bras et de son torse nu avant de se diriger vers la salle d'eau.
-Merci vieil homme.
-Quand tu te seras lavé et qu't'auras nettoyé les runes viens donc voir ton élève. T'es pas le seul à avoir progressé de ce que m'a dit Jakiro. D'ailleurs il est temps que vous partiez pas'que le pauvre...avec le printemps qui arrive...
Le vieillard éclata de rire faisant esquisser un nouveau sourire si rare auparavant au Gensouhard aveugle.

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Evaline le 20/3/2010, 17:45

Chaki et Eva avait déjà leur sac sur l'épaule, embrassant tour à tour le petit fils d' Hansu et Jakiro le montagnard. L'air frais des montagnes rendu agréable par un temps découvert et ensoleillé promettait une journée de voyage radieuse. En tout cas pour Chaki vu la bonne humeur de la genin qui ne s'était même pas occupée de lui envoyer ses piques rituelles. Chose aussi rare pour elle que de passer moins d'une heure à occuper la salle de bain. Kezashi les rejoint rapidement retenu par une dernière discussion privée avec le maitre des sceaux, ce vieux vieillard pervers et plein de surprises. Les adieux furent enfin expédiés, chaque partis se promettant de se retrouver plus tard, après un dernier câlin du petit à la jeune femme. Petit fils qui tenait bien de son grand père au vu de la façon qu'il avait de nicher son visage entre les bras de la plantureuse gensouharde.

Les trois voyageurs redescendirent vers le sud, avalant la distance comme seuls des ninjas entrainés savent le faire. Rien n'entrava leur départ du mont Fuji, les animaux dangereux détectés par les compagnons à plume de l'aveugle, les risques de terrains évités par les connaissances variées de Chaki. Les seules haltes étant faites pour les rapides repas, gracieusement fournis par Hansu et ses deux compagnons, ou pour le repos du soir. Le voyage était cette fois beaucoup plus rapide, la destination étant connue. Et c'est en deux fois moins de temps qu'a l'aller que les compagnons arrivèrent à proximité de Bazaka. Toutefois, et malgré les récriminations d' Evaline qui aurait voulu des bijoux provenant des maintes et reconnues joailleries de la ville, le groupe ne s'y arrêta pas. Continuant sur leur lancée ils atteignirent tout aussi rapidement Kituji, ou cette fois les compagnons s'arrêtèrent pour récupérer des provisions, celles du Mont Fuji s'étant épuisées.
Une fois parés à repartir Chaki annonça qu' a ce rythme le retour serait deux fois moins long que l'aller s'ils ne rencontraient aucune difficulté. Comme de bien entendu et selon le proverbe, parler de la chance n'apporte jamais rien de bon. Et s'en féliciter fut donc annonciateur d'un funeste présage. C'est ainsi que deux jours prévus avant l'arrivée aux abords des marécages entourant le village caché de Gensou, les trois shinobis se retrouvèrent face à face avec tout autant de personnes qui visiblement les attendaient.
-Mes corbeaux ne les ont pas détectés...prudence.
Chaki et Eva prirent compte du conseil, se mettant instantanément sur leurs gardes. Pour échapper à la vigilance des oiseaux noirs, il fallait sois être un adepte constant de la furtivité, sois connaître le pouvoir de l'aveugle et se planquer au moindre battement d'aile.
-je le reconnais les gars lui...La jeune femme aux yeux verts désigna le colosse de droite. C'est le gars que Kezashi a éclaté dans le bar à Kituji. Vous croyez qu'il veut une revanche?
Le ninja blond haussa les épaules et s'adressa aux personnages leur faisant face.
-Bonjour messieurs, je suppose que notre rencontre ne doit rien au hasard n'est ce pas?

Le colosse, maintenant couvert des cicatrices infligées par Keza, grogna en frottant les deux battoirs qui lui servaient de mains. Tiens c'est drôle, ils ressemblent tous à des animaux...lui à un ours.Le petit vouté, à gauche, ricanait bêtement. Ses ongles coupés en pointe grattaient frénétiquement son crane faisant pleuvoir une myriade de pellicules. Lui à une hyène...Celui du centre était impassible, se tenait droit et les scrutaient tout simplement. Son visage sévère, un nez légèrement busqué. C'était le seul armé et étrangement, d'une chaine enroulée tout du long de son bras gauche et terminée par une lame de faucille qu'il tenait à la main. ..Et sans doute le chef, à un aigle... Ce dernier répondit d'un ton monocorde.
-Vous le savez bien. Mais n'ayez crainte! Vos corps ne seront pas abandonnés aux charognards. La jolie servira de jouet à mon ami qui a de l'énergie a revendre après la frustration de votre dernière rencontre. Le blond recevra une sépulture descente. Et toi, Kezashi Hykao, tu finiras sur la table de dissection de mon maitre.
Les deux sbires s'étaient déjà écartés de celui qui parlait, visiblement bel et bien le chef du groupe, commençant un encerclement. Pas besoin de tenter de parlementer tous l'avaient bien compris. Ce combat la était inévitable.
-Gotonoa hein...encore...soupira l'aveugle. Et bien soit.

Kezashi, Chaki et Evaline formèrent un triangle défensif. Le ninja blond en pointe vers le leader adverse qui rappelait tant un aigle à la genin. Alors tout s'accéléra. Le chef des mercenaires et Chaki firent danser leurs doigts en concentrant leur chakra pour utiliser un de leurs jutsus respectifs. Kezashi envoya un de ses kunais sur le petit vouté aux cheveux gras et au rire stupide. Evaline se prépara à accueillir le colosse qui courrait vers elle en zigzaguant pour ne pas lui laisser lire sa trajectoire.
Chaki le sut au moment de son avant dernier signe, son adversaire l'avait pris de vitesse. Le sol s'effondra sous ses pieds, brisant la préparation de son propre jutsu. Des parois de pierre s'élevèrent autour du trou ainsi créé. La technique de type terre n'aurait pas suffit à le vaincre, mais la lame de faux au bout de la chaine propulsée par son adversaire l'aurait décapité s'il ne s'était pas baissé. Son cri de frustration disparut en même temps que lui dans la prison de pierre et de boue formée par le jutsu du mercenaire. D'un bond celui ci sauta sur le monticule ainsi créé pour assister au combat de ses deux hommes de main. A trois contre deux il pouvait se permettre d'étudier un peu les techniques de ses adversaires avant d'intervenir. Chaki, utilisateur confirmé du fuuton, était déjà hors de combat. A peine commencé le combat tournait en défaveur des habitants de Gensou.

Le kunai de kezashi se planta dans le torse de sa cible qui, dans une explosion de fumée, permuta avec une branche d'arbre. L'aveugle ne fut pas dupe et se trouvait déjà à un bon mètre de sa position d'origine quand trois shurikens se plantèrent dans le sol. Il ne lui en fallait pas plus pour détecter son opposant. Serrant ses mains aux doigts fins et malaxant son chakra deux clones apparurent. Deux des trois Kezashi visèrent la position présumée d'un kunai doté d'un parchemin. Le mercenaire bondit de sa cachette vers le troisième. En un sens il ne s'était pas trompé, la double attaque était un leurre. Par contre quand ses ongles pointus déchirèrent la tunique de l'aveugle une grimace de dépit parvint à le rendre encore plus laid. Oui, les kunais n'étaient pas dotés de véritables notes explosives. Sauf que celui qu'il venait de déchirer était un clone. Le véritable Hykao était donc maintenant dans son dos, et lui à découvert. En se propulsant à l'aide d'une impulsion de chakra, bien trop rapide, Kezashi percuta le dos de son adversaire d'un magistral coup de pieds sauté. L'homme de main perdit connaissance, avant même de rencontrer un arbre, sous la violence du choc. Le jeune chuunin enchaina directement avec une roulade évitant la chaine terminée par une lame de faux que le chef des mercenaires avait projeté espérant le prendre par surprise. Se relevant rapidement et rejoint par son dernier clone Kezashi fit face à l'homme sur le monticule de terre, prison de son ami et ancien instructeur. Si Chaki avait été mis hors jeu, Kezashi n'aurait pas le temps d'aider sa propre élève. Lui et son clone se remirent en position de combat, chacun un nouveau kunai en main, prêts à continuer le combat.

Analyse sa technique! Keza n'en a fait qu'une bouchée, je peux l'avoir! Après quelques échanges la jeune femme avait adapté son taisen baisuu. Le colosse utilisait un karaté simple et efficace. Des coups directs, sans fioritures, pour tuer. Evaline choisit tout d'abord un style souple, ne bloquant pas mais accompagnant les attaques adverses, les détournant juste, calant son propre rythme sur le tempo régulier des poings adverses. Trop régulier même après l'entrainement intensif que lui avait imposé Chaki. Le géant hurla de rage, la magnifique jeune femme sembler danser juste devant lui anticipant à chaque fois. Même ses feintes étaient trop lentes pour la tromper. Pourtant un seul ou deux des ses coups de poing renforcés en chakra auraient suffit à la briser. Ses coups ralentirent peu à peu alors que son cerveau cherchait une solution. Opportunité!La jambe droite d'Evaline s'éleva en quasi grand écart et se rabattit brutalement sur l'avant bras de celui qu'elle comparait à un ours. Le membre du géant, pas assez vite ramené en garde, fut rabattu vers le sol, et surtout vers le genou gauche d'Eva qui remontait à sa rencontre. Le craquement au niveau du coude fut aussi tôt suivit d'un hurlement de douleur ou peut être de rage. Garde brisée, achever l'adversaire. Le tranchant de la main de la genshouarde s'abattit sur la trachée de son adversaire et étouffa son cri dans un gargouillis. Blessé le géant balaya l'air de sa main droite d'un grand mouvement circulaire qui obligea son opposante à rompre l'engagement. S'il avait pu l'attraper il aurait pu, par sa simple puissance brute, lui briser les cotes en la pressant contre son corps massif.
-Sale... garce...je vais te faire payer ça au centuple...tu vas hurler comme jamais! Quel monstre, un bras brisé et la trachée écrasée et il tient encore debout! Toutefois à ce... La stupeur bloqua ses pensées. Le colosse n'était pas qu'une grosse brute après tout. Alors qu'elle avait écouté sa provocation celui ci avait enchainé les signes zodiacaux d'une seule main, dont les doigts étaient maintenant entourés de flammes orangées. Technique katon , les 5 doigts de feu. Le mercenaire tendit sa main vers elle et un trait enflammé s'en échappa, esquivé de peu. L'intensité du feu disparu autour de son pouce, alors que le colosse savourait le retournement de situation. Ses informations étaient exactes: la donzelle ne semblait pas à l'aise au combat à distance et ne pendait accroché à sa ceinture, comme pour lui donner raison, qu' uniquement deux kunais.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Kezashi le 21/3/2010, 03:32

Du coin de l'œil, Kezashi surveillait son élève combattre l'ancien adversaire qu'il avait terrassé six mois auparavant à Kituji. Au corps à corps, Evaline dominait clairement l'affrontement. Ses mouvements rapides et gracieux tenaient en haleine la masse imposante de muscles. De loin, les rôles s'inversaient. Le colosse jouait de son Chakra brûlant pour maintenir à distance la jeune femme aux gants de fer. Bien que trop lent pour la blesser, les traits enflammés coupaient toutes les tentatives de charge. Le combat stagnait.

De son coté, l'aveugle enivré par l'adrénaline appréhenda son prochain duel avec sérénité. L'équilibre des forces maintenant rétablie, il lança accompagné de son clone le premier assaut. Le chef mercenaire fit virevolter sa chaîne d'un geste ample de l'épaule. Maîtrisant son arme avec adresse, il fendait l'air avec célérité. Kezashi esquiva aisément les premières attaques lui étant destinées. La deuxième vague par contre, frappa sans peine le flanc du clone qui disparut dans un léger nuage de fumée blanche. Cinq mètres séparaient les deux opposants. L'homme du haut de la prison de terre, effectua une série de signe. Sa chaîne qu'il faisait tourner autour de lui, se démultiplia instantanément n'offrant aucun espace pour pénétrer sa défense. Patiemment, il attendait en toute confiance son adversaire. Quand Kezashi approcha du monticule, il prit une grande impulsion et s'envola tel un de ses corbeaux. Le chef ricana de satisfaction. L'aveugle se réceptionna à ses pieds et lui balança un uppercut l'envoyant valdinguer dix mètres plus loin. Après avoir mordu la poussière et s'être relevé, le type pesta de colère et d'étonnement quand le nouveau propriétaire de la butte de terre lui sourit avec arrogance.

- Merde! Cracha-il. Comment t'as fait?
- Pour éviter tes illusions? Même un genin aurait pu le faire.
- Enfoiré! Tu me sous-estimes beaucoup trop.
- C'est toi qui a sous-estimé les Ninjas de Gensou. Comme il y a six mois, en envoyant seul ton ours. Mon élève ne devrait pas avoir de mal à le mettre K.O d'ailleurs.
- Occupes toi plutôt de notre combat.

Avec joie, Kezashi obéit sans attendre. D'un petit bond, il descendit du point d'observation et s'élança vers son interlocuteur agitant déjà sa chaîne. Le Gensousard sautillait de droite à gauche pour déstabiliser son adversaire. Le danseur projeta sa faucille pour transpercer sa cible. L'aveugle s'écarta de la trajectoire d'un léger mouvement de sa hanche droite vers l'arrière et saisit les anneaux de métal. Continuant sa rotation, il attira jusqu'à lui le mercenaire trébuchant. La jambe du chuunin décrivit arc de cercle et frappa le torse du chef qui tomba à la renverse. Kezashi tira la chaîne enroulé autour du bras de l'assassin, interrompant sa chute, lâcha sa prise et martela le visage du titubant. De nouveau au sol, l'homme de Gatonoa cracha une giclé de sang avant de pouffer de rire.

- Qu'est ce qui te fait rire? Demanda Kezashi.
- Toi qui disait il y a un instant que les illusions ne marchaient pas sur toi. Tu n'as même pas vu mon piège se refermer.

Trop tard, le jeune homme se rendit compte qu'une autre chaîne l'agrippa et immobilisa tous ses membres. Il s'effondra à terre, complètement impuissant. Depuis le début du combat, le mercenaire avait oblitéré une deuxième chaîne pour piéger son adversaire au moment opportun.

De son coté, Evaline venait de percer la défense de son adversaire. Elle plongea entre les jambes du colosse et lui coupa au passage les tendons d'Achille. Dans un hurlement de douleur, le géant s'écroula sous son poids sur ses genoux. La jeune femme poussa du pied le molosse qui perdait connaissance. Aussitôt en alerte, elle chercha son Sensei du regard. A une vingtaine de mètres, le chef des mercenaires la regardait, un pied posé sur son captif. Instinctivement, Evaline courut au secours du détenu. Kezashi lui hurla de déguerpir en vain. La jeune fille énervée était déjà prête à frapper le geôlier. Celui-ci fouetta et attrapa la cheville de la genin. Elle décolla aussitôt du sol et vint s'écraser sur un rocher sous l'action du mercenaire, qui gloussait d'un rire cynique. Kezashi se tordait de colère cherchant à briser ses liens de fer. Evaline volait dans tous les sens heurtant à chaque fois le sol d'un craquement d'os. Le tortionnaire se délectait de la situation et des cris de souffrance qu'il provoquait. Il prenait aussi un malin plaisir à observer à ses pieds le Sensei horrifié par la scène de torture.

- Ne t'inquiète pas Kezashi. Dans quelques minutes, les cris cesseront quand ton élève sera morte. Je pourrais ensuite m'occuper de toi et tu souffriras lentement avant que je te livre à mon maître Gatonoa.

*Vieux Hansu tu m'as interdit d'utiliser le Dojutsu de mon clan, mais c'est le seul moyen que j'ai pour nous sortir de là. Si je ne fais rien, Eva mourra. Kowashi c'est à toi de jouer.*

- Bekkyo No Hikage!
- Qu'est ce qui lui prend à celui-là?

Le bandeau sur les yeux de Kezashi se dénoua mystérieusement et s'évapora dans l'atmosphère. Ses paupières s'ouvrirent lentement, découvrant des globes noirs. De fines larmes tout aussi noires coulèrent sur ses joues. Comme des gouttes d'encre sur du papier buvard, son visage semblait absorber les pleurs du jeune homme. Les petites tâches d'ombre grossirent rapidement jusqu'à recouvrir entièrement sa figure. L'ombre inonda son cou puis son torse et même ses vêtements. Au bout d'une minute, son corps tout entier était enveloppé d'une mince couche ténébreuse. Effrayé par cette obscure transformation, le mercenaire lâcha la jeune femme et envoya sa chaîne percuter le ténébreux. Vingt centimètres avant l'impact, l'ombre de son torse prit la forme d'un large bouclier et stoppa l'attaque de la faucille. Une nouvelle ombre tentaculaire jaillit de sa jambe et brisa la seconde chaîne qui l'immobilisait. Immédiatement le Chuunin se libéra de l'étreinte étouffante et fit face au bandit. La peur de l'homme était presque palpable. Tout son corps tremblait d'effroi.

- Le Démon!! Cria-t-il. Tu es un démon!
- Et mon jugement est sans appel, tu dois mourir.

Evaline quasi inconsciente observait la scène d'un peu plus loin. Elle essaya de crier pour empêcher celui qui semblait être son Sensei de tuer le mercenaire mais aucun mot ne sortait. Sous ses yeux, Kezashi attrapa l'homme et serra son bras autour de son cou. De son regard terrorisé, l'homme de main suppliait intérieurement la jeune femme de l'aider. Le sombre saisit un Kunai à sa ceinture et lui trancha la gorge sans hésiter une seule seconde. Un flot de sang jaillit de la blessure. Il lâcha sa victime qui porta par réflexe ses mains à son cou. Kezashi observait avec réjouissance le blessé se vider de son sang puis il abandonna le corps bientôt inanimé pour se diriger vers le colosse aux chevilles sectionnées. Sans aucune pitié, il attrapa le géant inconscient et lui trancha la gorge à son tour. La scène devait insupportable pour la genin qui vomit son repas sur le sol. Le chuunin marcha ensuite vers l'homme aux ongles acérés qu'il avait assommé un peu plus tôt. Lorsqu'il s'apprêta à le tuer, Chaki libéré de sa prison suite à la mort de l'utilisateur hurla à son ami d'arrêter.
Le jeune homme s'arrêta dans son élan et resta statique pendant une trentaine de seconde. L'ombre enveloppant son corps disparaissait petit à petit. Kezashi reprit ses esprits lorsque le Dojutsu se désactiva totalement.
Chaki s'empressa d'aller examiner Evaline, rejoint rapidement par l'aveugle encore choqué.

- N'en profites pas pour me peloter sale renard, toussa douloureusement la jeune femme.
- Et toi arrêtes de parler. Tu dois avoir deux ou trois cotes fêlées et je ne compte pas les plaies apparentes.
- Oh rien de grave. J'ai déjà vu pire.
- Essaie de pas bouger. Quand je t'aurais donné les premiers secours, je pense qu'on va devoir te porter sur nos épaules jusqu'à Gensou.
- Ca me plait cette idée.
- Kezashi? Kezashi?
- ... oui?
- Tu peux envoyer un message avec l'un de tes corbeaux pour prévenir Gensou de notre arrivée?
- Euh oui.
- Ca va Kezashi?
- Non, j'ai...
- Oublie ça pour le moment. Il faut s'occuper de ton élève.
- Pour une fois que vous êtes au petit soin pour moi, je vais en profiter.
- Tu ne te tairas donc jamais.

Kezashi envoya l'un de ses corbeaux pendant que Chaki soignait les blessures d'Evaline. L'instructeur se proposa d'enterrer les corps meurtris et de laisser le survivant en évidence prêt d'une route principale.
Une heure plus tard, la genin bien installée sur les épaules de ninja blond, le groupe repartit pour Gensou sous les plaintes incessantes du blessé. Kezashi resta muet tout le reste du voyage, au grand dam de Chaki. Quand Evaline sera tranquillement installé à l'hôpital de Gensou, il se promit de reparler de l'évènement avec son ancien élève. Il le savait, c'était la première fois qu'il tuait un homme et ce genre de chose laisse de grande séquelle, même si un ninja est entraîné pour ça. Il n'avait pas pu suivre le combat depuis sa prison de terre mais il avait senti un chakra très particulier et puis cette ombre qui enveloppait le corps de Kezashi l'inquiétait. Qu'avait fait Hansu? Ils étaient partis du Mont Fuji, une fois le problème résolu et pourtant l'état dans lequel se trouvait Kezashi rappelait ses anciennes crises.

Après deux jours difficiles de voyage, Gensou était en vue. Voila six mois environ qu'il avait quitté le village caché de la cascade. Enfin de retour chez soi sauf pour Evaline, obligée de faire un petit détour par l'hôpital.

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par De retour le 23/3/2010, 15:04

Le chemin commençait à se faire long et la fatigue rattrapait tout le groupe. Chacun avait mal au pied et voulait s’arrêter, mais le désert était rude et il fallait trouver un abri où il n’y a pas de sable. Voilà maintenant deux jours que le groupe avait quitté le village d’Hakko. En temps normal, il devrait arriver à Chikara demain durant l’après-midi si tout le monde tient le rythme. Les deux journées passées avait été assez problématique. Après avoir passé de la forêt et des plaines au désert, Ken s’était éloigné du groupe et il s’était égaré. Le groupe a donc passé quelques heures à sa recherche, jusqu’à temps qu’il le trouve dormant dans une caverne. Cet interruption avait beaucoup ralentit la mission et il fallait marcher plus rapidement pour combler ce déficit. Kotonaru réussissait maintenant à marcher correctement et pouvait suivre le rythme, mais le soir venu, ses jambes étaient plus fatiguées que les autres. Il était maintenant neuf heures du soir, et le groupe décida de monter le campement dans une petite crête. Les histoires de Suichiro et les blagues de Mayhem et Ken remontaient aisément le moral de tout le monde.

[Suichiro] – Qui pense s’inscrire à l’examen chuunin?

[Reiji] – Moi, mais peut-être qu’on n’y sera pas à temps…

[Suichiro] – Ne vous inquiètez pas, il nous reste encore trois semaines pour arriver à Bazaka.

[Ken] – Dans ce cas, je vais peut-être m’inscrire.

[Mayhem] – Moi aussi.

Après avoir fait le tour, chacun fixa Haotama, n’ayant pas encore dit quoi que ce soit.

[Haotama] – Je ne veux pas m’inscrire pour le moment, point final.

[Mayhem] – Je savais pas qu’il avait une langue lui!

Après avoir parlé un peu, le groupe s’endormit sous le sifflotement du vent. La nuit se passa sans embûche et la dernière journée pouvait être amorcer. Le soleil se leva au même moment où le groupe démonta le campement. Les oiseaux chantaient et le bruit du sable dans le vent créait un bruit de fond. Tout le monde était excité à l’idée d’arriver enfin à Chikara et que lors du retour, l’examen chuunin aura lieu. Très heureux d’être déjà rendu à la dernière journée de l’aller, le groupe doubla le rythme dans le but d’arriver plus tôt. Les heures de la journée passèrent en un rien de temps grâce à l’étrange camaraderie qui règnait dans cette troupe. Seul Haotaman, comme à son habitude, ne faisait que se tenir un peu à l’écart. Des formes commençaient à se dessiner au loin, au plus grand plaisir du groupe.
[Reiji] – C’est Chikara!

[Tous] – OOOUUAAAIIISSS!!!

Tous se mirent à courir de toute leur capacité afin de rentrer le premier dans le village. Plus les ninjas s’approchaient, plus les formes se dessinaient. Des images floues se transformèrent en impressionants établissements. Chikara semblait plus grande que nature. Quand le groupe fut tout réunit en avant des portes, il décida d’entrer. L’un des gardes vint les voir.

[Garde Chikarate] – Bonjour, messieurs.

[Basileia] – Hum hum!

[Garde Chikarate] - …et mesdames. Qu’est-ce qui vous amène à Chikara?

[Suichiro] – Nous sommes en mission, matricule TK-032.

Suichiro tendit un papier orné d’un sceau officiel. Le garde l’examina quelques instants et le remit au jounin.
[Garde Chikarate] – Bienvenue à Chikara! Laissez-moi vous conduire au quartier général.

Le groupe suivit le garde en direction de l’édifice dominant, celui qu’on voyait de partout dans la cité.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Kogito le 29/3/2010, 09:07

Nous étions prêts. Nous étions tous à la porte de Chikara prêt à sortir, prêt à aller à Bazaka pour ce fichu examen chuunin que j’attends depuis des mois, dans six jours précisément nous serons arrivés à notre destination. Et…

Keitaro : Et tu vas manier ton fion ou on te laisse ici abruti !!!

Je crois je me suis laissé aller par mes émotions. Bref, nous sommes partis.
Nous n’étions partis que depuis une heure ou deux, que déjà, je sentais des tensions entre les deux groupes de ninjas, il devait y avoir plusieurs mètres qui les séparaient et moi n’étant pas du genre discriminatoire ou péjoratif j’étais planté entre les deux camps comme un con. Voulant faire comme avec Otarin, autrement dit tirer les vers du nez de tout le monde pour mieux comprendre. Je m’avançais d’abord vers Tokri.

Moi : Dis Tokri, pourquoi on marche si loin des Gensous ? Toi et les autres, vous les détester ?
Tok : Hein ? Mais non on les déteste pas pourquoi ? Tu te fais des idées Kogito, tu es nouveau, tu ne peux pas connaitre les relations entre les villages.
Moi : Crois moi j’en sais plus que tu ne le crois. J’ai mes propres sources d’informations.

Il n’y avait pas grand-chose à en tirer. Apparemment c’est juste par principe de rivalité entre les villages ninjas, ce qui n’est pas tout à fait faux. Mais au fait ! Otarin m’a raconté qu’ils s’étaient fait tabassés par des Gensouards alors qu’ils étaient inconscients et sans défense lors de la mission dont il m’a parlé, ça expliquerai pourquoi ils se montrent distants. Et puis ce Tokri Utak me semble plutôt asocial, à sa manière de me répondre, je sentais clairement une forte aura combative et des ondes négatives. J’en sais déjà un petit peu plus sur au moins un de mes équipiers. J’étais tellement plongé dans mes pensées, que je n’avais pas remarqué que c’était l’heure du déjeuner, mon estomac était là pour me le rappeler, lorsqu’il gargouilla, il provoqua un tremblement qui fit tressaillir tout le monde.

Moi : Heu… ça vous dit une pause déjeuné ?

GUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU. Leurs estomacs réunis faisaient autant de bruit que le mien tout seul.

Kotonaru : Ouais bonne idée.
Keitaro : Je crois que tout le monde est d’accord, asseyons nous et sortez vos sandwichs ou tout ce qui est mangeable.

J’étais assis juste en face de Kotonaru, juste avant de commencer à manger, nous échangeâmes un regard noir et dans nos têtes nous nous disions : à vos marques, prêt ? Bâfrez !!
Nous engloutissions tous ce qui étaient à notre portée et tout dans nos sacs aussi, c’était comme si notre vie en dépendait. Au final, c’est moi qui est gagné à une boule de riz prés. Les autres avaient à peine commencé et étaient figés devant ce « combat ».


Kiai : Putain !! Où est passé mon déjeuné ?
Tokri : Mon Sandwich !
Keitaro : Bordel ! Vous deux vous allez nous le payer !!

Moi et Kotonaru reculions sur nos derrières face à la dizaine de ninja affamés et énervés.

Moi : On pense à la même chose ?
Koto : Il n’y a pas 36 solutions.
Moi : Sauve qui peut !!!

Je crois que j’ai trouvé le truc pour que les deux factions s’allient. Nous courions, nous courions eeeeeeeeeeeeet on s’est fait attrapé. On a fini attachés et pendus la tête en bas au bout d’un bâton. Ils finissaient ce qui restait dans les sacs même s’il ne restaient que trois boules de riz. Juste avant de partir, ils avaient failli nous oublier, même si j’avais deviné que c’était volontaire. Moi et Kotonaru restions à l’arrière du groupe et gardions profil bas.
J’en profitais pour faire connaissance avec lui. J’en ai profité pour lui raconter des blagues, ce qui réussi à le faire rire, il m’en donna une autre, et cela continua.


Moi : Qu’est-ce qu’on c’est prit !
Koto : ça tu peux le dire, j’ai bien crus qu’ils allaient nous faire cuir pour se venger ou passer en mode cannibale.
Moi : Argh ! Ne parles pas de malheur !
Koto : Dis, ça ne fait pas longtemps que tu es Genin. C’est la première fois que tu passes l’examen ?
Moi : Ouais. J’aurais voulu y aller avec Otarin et Sheinji mais ils font parti de l’équipe qui est parti plus tôt. On m’a choisi pour vous accompagné pour mes capacités de détection et d’éclaireur.
Koto : Je le sens mal si on se rapproche des autres, on va rester en retrait jusqu’au soir et on verra après.

En effet, la tension était retombée le soir venu. Nous installions les tentes et préparions le repas, heureusement qu’on avait entamé seulement le déjeuné et pas le dîner en plus parce que là…
Comme à mon habitude je voulus raconter des histoires, mais cette fois, ils étaient plutôt je m’en foutiste au plus possible. Je m’en suis donc passé pour ce soir. A la fin du repas, tout le monde alla dormir dans sa tente. Lorsque tous les Gensouards furent couchés, Keitaro convoqua moi et Tokri dans sa tente. Je n’étais pas intéressé mais on m’y força à y aller.



Keitaro : Tout le monde est là ?
Moi : J’aurais bien aimé que non.
Kei : Dans la joie et la bonne humeur s’il te plait Kogito. Je peux pas tout vous dire aujourd’hui, nous sommes trop près des Gensouards, c’est trop dangereux.
Tok : Dis-nous au moins un truc.
Kei : Et bien en fait, vous vous souvenez que le Chikage vous a dit qu’il y avait une mission qui serait à faire plus tard ?
Moi : abrège, j’aimerai aller faire mon tour de garde et aller me coucher moi.
Kei : Reste calme et écoute moi bordel !
Moi : Ce n’est pas toi qui disais qu’il fallait éviter de faire trop de bruit ?
Kei : Et bien en fait, il s’agit d’une mission d’espionnage.
Tok : De quel genre ?
Kei : Du genre, on suppose que près de Gensou, il y aurait une arme en fabrication qui pourrait mettre Chikara en danger.
Moi : Hé ! Comment ça ? Comment une arme près de Gensou pourrait mettre en péril la sécurité de Chikara ?
Kei : Je ne t’en dirais pas plus pour aujourd’hui. On verra peut-être ça une fois arrivé à Bazaka. Vous pouvez disposer.

De plus en plus étrange ce voyage, d’abord on m’engage dans l’équipe juste pour aller à l’examen, puis on escorte des Gensouards et pour finir j’apprends qu’on prépare une mission près de Gensou qui serait peut-être de leur invention. Je n’ai rien contre Gensou, ni pour d’ailleurs. Mais j’étais sceptique avec ce genre de mission à rapport entre deux villages ninjas. Si on est découvert, cela aurait des répercussions non-négligeables.

Je réfléchissais à tout ça pendant mon tour de garde, nous étions encore dans le désert, il restait deux jours avant d’en sortir. Mon tour de garde était presque terminé, Kotonaru c’était déjà levé pour prendre la relève.


Juste avant de me retirer, je sentis une présence avec mes tiges que j’avais dispersées pendant mon tour de garde. Je me mis aussitôt sur le qui vive près à l’action s’il y en avait. Kotonaru était surprit et je lui fis des signes et nous nous mîmes dos à dos. Mais quelques secondes plus tard, l’intrus disparu de ma zone de détection. C’était inquiétant, parce qu’en plus il avait réussi à bien se rapprocher. J’ai donc laissé Kotonaru faire son tour de garde, nous en discuterons avec les autres au petit matin.

******

Lorsque nous fûmes tous réveillé, Koto et moi parlions de cet intrus aussi vite parti qu’il est venu. Certains étaient sceptiques, d’autres disaient que j’étais fatigué ou que c’était un animal. Seulement, c’était un humain, et sacrément doué ; apparaitre d’un coup dans mon champ de détection, il faut être incroyablement rapide.

Le deuxième jour était plutôt calme, hormis un fennec qui mordit la jambe de Kiai, rien de mouvementé. Ce n’est qu’à la nuit tombée, j’avais insisté à commencer mon tour de garde. Kotonaru me rejoignit une demi-heure plus tard. On attendait, on guettait et toujours rien. Commençant à en avoir assez d’attendre pour rien je partais déjà pour ma tente, lorsque encore une fois je sentis la présence d’une personne, Koto et moi partîmes devant en prévenant les autres vite fait et qu’on serait vite de retour. Nous allâmes à sa rencontre vitesse grand V et nous nous rendîmes compte que ce n’était qu’un vieillard.

Koto : Monsieur, que faites vous dans ce désert à cette heure ?
Vieillard : J’ai des insomnies et quand je n’arrive pas à dormir, je vais me promener lors des nuits fraîches du désert, je n’habite pas loin.

Il y avait quelque chose d’étrange chez ce vieillard, d’après mon champ de détection, l’homme est droit, or celui là est bossu et tout cabossé. Je sentais aussi du chakra dans son corps.

Moi : Jii-san, avez-vous été ninja ?
Vieillard : Belle remarque jeune homme, oui en effet j’ai été ninja. Mais aujourd’hui, je suis à la retraite, mais j’avais été un excellent chuunin à l’époque, c’était le bon temps.

Il semblait nous raconter ça avec une telle nostalgie, qu’on écoutait attentivement le vieil homme. Mes sens se mirent d’un coup en alerte, je fermis les yeux et sentis la présence de plusieurs hommes, je rouvris les yeux mais je ne voyais rien, de la mer de dunes à perte de vue, rien que nous et le vieillard.

Moi : Mais qu’est-ce qui se passe ?
Vieillard : Oh, alors tu as remarqué cher Kogito ?
Moi et Koto : !!!!!!!!
Moi : Comment connaissez vous mon nom ? Vous…
Vieillard : … êtes un ninja spécialisé dans le genjutsu.
Koto : Qui êtes-vous ?

Nous étions stupéfaits de cet évènement inattendu. En effet la seule explication rationnelle pour que je détecte quelque chose mais que je vois rien, était que ce soit un genjutsu.


Moi : Kotonaru, en fait nous sommes encerclés ! Ce n’est pas un vieil homme comme les autres.
Smokey : Smokey Sawasuzu pour vous desservir.
Koto : Non… Pas lui !
Moi : Quoi ? Tu le connais ?
Koto : Seulement par ouï dire, il est beaucoup trop fort pour nous ! Il est anbu !
Moi : Et le pire, je ne sais pas comment m’y prendre avec le genjutsu.
Smokey : Kotonaru Sankyoshi, as-tu une petite idée pourquoi je suis ici ?
Koto : Tu ne veux pas lâcher ma sœur n’est-ce pas ?
Moi : Quoi ?
Smokey : Je vois que tu en as appris sur moi, belle initiative. Je te propose un marché en or : tu me remets ta sœur et je vous laisse la vie sauve à toi et ton groupe de minables.
Koto : Dans tes rêves salopard !
Smokey : J’ai une idée, je vais te laisser jusqu’à la nuit prochaine, tu me rendras ton verdict, à ciao les mômes. La rançon pour cette fille de riche devrait atteindre les 5 millions.

L’illusion se dissipa. Et nous nous retrouvions à 50 mètres du campement. Les hommes de Smokey ont dût se tirer aussi vite que lui. Nous courûmes le plus vite possible au camp pour réveiller tout le monde. Ils nous prîmes plus au sérieux, leur cible était Leïona, j’appris par la suite qu’elle était l’objectif de mission de Kotonaru lors de sa venue à Chikara. Nous avions renforcé les tours de garde, et nous partîmes tôt. Toutes les heures, nous faisions des petites équipes de trois pour faire de la prospection.
Le soir venu, rien pour le moment. Un bruit étouffé se fit entendre derrière nous, nous nous retournâmes, et vîmes Kiai se comporter d’une façon étrange, ses pupilles se dilataient. Il se jeta sur nous avec un clone de feu. Il ne se battait pas comme un genin. On aurait dit que ses capacités étaient décuplées. Il était victime d’une illusion ! Là ça craignait ; maîtriser le genjutsu à un tel niveau, il fallait être vraiment fort, digne d’un ancien membre des forces spéciales. Ses techniques étaient plus habiles ainsi que son agilité. J’essayai de l’immobiliser avec mes pissenlits, mais il les brûla aussitôt.
Keitaro et Suichiro passèrent immédiatement devant moi. Keitaro invoqua des renards pour faire diversion. Kei l’attaqua et ses renards purent l’immobiliser. A ce moment, Suichiro bondi et assomma d’un violent coup de poing Kiai et lui insuffla du chakra pour être sûr qu’il n’y aurait plus de danger au niveau de l’illusion.
La menace était écartée, mais nous étions prêt à un éventuel combat contre ce gars. Mais au lieu de cela, nous entendîmes une voix résonner.


Smokey : HAHAHAHAHAHAHA !!!! Félicitation pour avoir déjouer les techniques de ma marionnette !!! Je ne pensais pas que quelqu’un comme Suichiro fasse parti de l’équipe.
Suichiro : Smokey Sawasuzu… tu es un membre des forces spéciales qui a « déserté » Gensou. Je suis étonné que quelqu’un comme toi vienne juste ici pour une rançon.
Smokey : Ne vous en faites pas !! Je viendrais récupérer mon otage une prochaine fois. J’ai découvert des sujets plutôt intéressants !!!

Il utilisait la technique du chant de la cigale.

Smokey : Kotonaru !! Kogito Shirahama !!! On se reverra !!! Je crois que quelque chose pourrait t’intéressé, j’ai pas mal d’infos sur toi !!! à une prochaine fois bandes de nulard !!!
HAHAHAHAHAHAHA !!!!

Et le silence se fit. Nous allions enfin être tranquille pendant un moment.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Iarwain le 1/4/2010, 22:42

Après la mission de protection de Makaya qui s’était, il est malheureux de le reconnaître, achevée à notre désavantage, ce dont j’étais super content, nous étions rentrés au bercail, et Sarouh s’était séparé de nous. Enfin, nous, sans Chihousou et Takeshi, qui s’étaient portés volontaires pour ramener Mak’, ou à tout le moins l’empêcher de cafter Arasu. Takeshi en question qui pouvait bien se perdre à tout jamais, après sa trahison…
C’en était honteux. Qu’est-ce qui a pu lui passer par la tête ? Les mêmes bêtises que d’habitude, à tous les coups… Enfin peut-être qu’il ne deviendrait pas aussi profondément dément que Makaya. Le seul espoir qui restait, en tout cas.

Siddharta, que j’évitais le plus possible car elle était vraiment, mais alors vraiment, trop terrifiante et folle à lier m’avait donné une mission. Un genre spécial de mission. Aller travailler à l’hopital à mi-temps, afin de remonter la côte de Kodomo et… Bref, l’engagement n’avait pas véritablement pose de probleme étant donné que la médecine ninja était mon domaine de prédilection, et en quelques jours, j’étais passé des fractures bénignes à des cas bien plus graves de combats entre ninjas. Apparemment, la pénurie de médecins ninjas était assez importante pour qu’un nouvel arrivant se voit rapidement confier des responsabilités importantes en peu de temps.
Dans le même temps, j’avais continué à aller voir les autres nécromanciens d’Arasu et à m’y entrainer, n’enregistrant pas de progrès notables. Je savais que du fait de ma position à l’hopital, je me verrais bientôt suggérer de laisser mourir un cas de quasi-désespéré afin de renouveler les stocks à la maison.

Bah, personne s’en rendrait compte. Et puis, j’peux pas tout soigner non plus, hein… Nan, ça devrait passer comme sur des roulettes. Après tout, c’est mon domaine de prédilection à moi, et j’avais passé X mois dans une cave à simuler des symptômes divers et variés pour échapper à des choses peu plaisantes incluant… Nan, j’veux pas y penser. Et encore moins à la raison qui fit que je me retrouvai dans une cave puante dans laquelle… bref.

Evidemment, c’est qui qu’avait raison ? C’est bibi ! Quelques jours après ma mutation au service des blessures graves de l’hopital, alors que je m’entrainais à mieux faire joujou avec les tas d’os, un type dont je ne connaissais pas encore le nom m’appela :
-« Heho ! Iarwain ! »
« Hum ? » fis-je en me retournant.
« Le boss veut te voir. Dans la bibliothèque. Son bureau, quoi. » repondit-il, alors que je lui baillais à la figure, soulevant à peine ma main par embryon de politesse.
« Haaaaa, j’y vais, ouais. »
« Nan, mais genre tout de suite. »
« Oui, bah c’est bon, hein… »

Finalement, j’étais quand même assez réticent à aller le voir, Sato. Quand il regarde avec ses yeux… Brrrrr, carrément flippant. D’ailleurs, en y pensant, c’est fou ce qu’il y a comme gens flippants autour de moi. Entre Sidd, lui, l’autre débile de Ma… Veux pas y penser.
Sans même y avoir fait attention, je me retrouvai dans le bureau de Sato lisant, qui poliment resta assis sans même m’adresser un regard ou un signe. Sympa, y’a pas à dire. De quoi vous réchauffer votre homme, avec les nuages gris de dehors. Bon, Sato lisait, comme d’hab’, j’ai envie de dire. Est-ce que ça lui arrive de faire du sport ? Il va finir obèse, après, et ça sera bien fait. Mais en fait, même l’imaginer avec des bajoues et tout le reste, il continue d’être flippant. S’pas normal. Mais d’un autre côté… Nan, rien, que dalle.

-« Bien, alors remémorons-nous les dernières nouvelles. Ton groupe a échoué dans une mission commanditée par Izanami elle-même. Ensuite, tu t’es retrouvé postulant pour l’hôpital, où tu travailles désormais à mi-temps. » Choueeette, et le reste de la biographie, alors ?
« Ainsi donc. » La réponse qui ne veut rien dire. Merci moi.
« Effectivement. Bien, il est temps de rendre service à la communauté. » J’le savais !
« En… »
« Laisse-moi parler, Iarwain. Bien, un de nos agents dormant a repéré une vente aux enchères au marché noir qui va avoir lieu dans une semaine dans un village satellite de Mahou qui s’appelle… Attends, j’ai ça quelque part… Oui, voilà. Qui s’appelle Takaoka. Ca te dit quelque chose ? »
« Ouais. »
« Donc dans une huitaine, dans la cave du hangar principal se tiendra une vente aux enchères pour un parchemin d’invocation des rats. Il nous serait très profitable de l’avoir. »
« Je verrais ce que je peux faire. »
« Non. Tu l’obtiendras par n’importe quel moyen. »
« Hum. »
« Bien, tu peux partir te préparer. »

Surprise surprise. Une nouvelle pourrie, comme d’hab’. En plus, ce village tout pourri était à perpette. Pfff. Et ça y est, il pleut ! Jackpot ! Je rentrai rapidement au QG –sous la pluie- sans encombres puis me préparai au départ du lendemain matin. Ma sacoche, cinq squelettes scellés dans des parchemins, des kunais et shurikens et un peu de materiel médical, lui aussi scellé. J’en profitai pour attraper au passage un peu de viande sechée dure comme du caoutchouc et une gourde d’eau. Etant donné que je ne manifestais pas le moindre talent pour la chasse, et que j’avais intérêt à me dépêcher pour arriver avec un peu d’avance, ça ferait pas de mal. En plus, les sources d’eau, on les trouve jamais au bon moment. C’était pour ça que je ne comprenais pas les ninjas qui partaient en voyage les mains dans les poches. Ils devaient être meilleurs que moi pour se procurer de la nourriture, en tout cas…

Après une nuit pareille à toutes les autres –mauvaise, quoi, forcément- je partis une heure après l’aube, non sans avoir prévenu Lews que je m’absentais et que ce serait à lui de s’occuper de la drogue de l’autre tarée. Il tirait un peu la tronche, du coup. Moi aussi, à sa place, en même temps. Mais j’étais pas à sa place. Tant mieux.
Je me mis en marche –sous la pluie, forcément- et quittai Arasu par un des rares passages que je connaissais. Les rues étaient presques vides de gens conscients à cette heure matinale : ne restaient dehors que les rares matinaux et les ivrognes qui s’étaient fait jetés du bar où ils dilapidaient tout leur argent, et ce qu’ils ne buvaient pas, ils le perdaient au jeu, avec des femmes, ou bien c’était le patron qui leur faisait les poches. Un peu triste, pas vrai ?

La pluie continuait de tomber sans interruption, pas forte mais insistante, et j’eus bientôt l’impression que même mes os étaient imbibés d’eau glacée. En fait, elle devait m’en vouloir, toute cette eau. C’était pas possible autrement. A l’horizon, je voyais la lumière du soleil, mais la pluie me suivait. Le vent la poussait dans la même direction que moi, comme de par hasard. Je détestais de plus en plus ça, le hasard.
Finalement, un peu avant le crépuscule, je repérai un bosquet de pins sur une petite colline. Avec un peu de chance, tout ne serait pas trempé… Très drôle, ca fait plus d’une journée qu’il pleut, tout est forcément mouillé. Malgré tout, je parvins à repérer dans une souche pourrie surplombée par un arbre, des aiguilles de pins à peu près sèches, et un peu de petit bois. Rien de pire que le bois mouillé pour allumer un feu, ca fume de partout quand ça s’allume. Si j’avais été suiton, j’aurais par exemple pu retirer l’eau du bois. Si j’avais été katon, j’aurais allumé un feu facilement. Si j’avais été fuiton, j’aurais ptet pas été mouillé tout la journée. Si j’avais été doton, j’aurais peut-être pu marcher sous le sol. Mais comme chui raiton, les éclairs me narguent, la pluie me mouille, et le feu ne prend pas. Merveilleux.
J’avalai finalement un morceau de viande séchée qui passa difficilement à l’aide d’une gorgée d’eau, puis me roulai en boule pour m’endormir. Je n’étais qu’un pauvre voyageur égaré, après tout.

Le lendemain, il faisait beau, le ciel était dégagé, à part quelques nuages blancs qui flottaient ça et là. Une agréable petite brise promettait de rafraîchir plus tard, quand le soleil aurait réchauffé l’atmosphère. Ouais, il faisait un peu frais, mais ça ira mieux plus tard.
Ca m’avait fait du bien de badder un peu et de faire preuve d’une incroyable mauvaise foi pendant la journée d’hier. Ouais bon, ça faisait deux semaines, depuis la mission avec Mak, okay. Mais ça va mieux, là.
En marchant pendant la journée, je décidai de penser à mes derniers combats. Même si j’avais l’habitude d’éviter les sujets qui fâchent ou qui foutent le moral à zero, réfléchir ferait passer le temps. Contre le genin de Mahou, j’allais perdre quand j’avais pris la poudre d’escampette. Pour soigner les autres. Sur le coup, ça m’avait paru un sacrifice, pour donner un coup de main aux copains, mais c’était juste de la fuite déguisée sous un pretexte plutôt mauvais.
Bref, le truc, c’est que sans les squelettes, j’étais incapable de me mesurer à un simple genin tout moche. Un peu la honte. Mais faut dire que c’était une sale brute qui se souciait même pas des coups qu’il mangeait. Voilà, sous prétexte que mossieur a la peau un peu dure, il mange des explosions comme ça, l’air de rien. Pffff. J’aurais mieux fait d’éviter le sujet qui vexe, finalement.

Moi, d’abord, j’peux me soigner convenablement, pas comme cet idiot. Donc même si j’me fais un peu taper, j’ai qu’ç me réparer au fur et à mesure. Enfin dans une certaine mesure, hein. D’ailleurs, ça pourrait etre une bonne stratégie, nan ? Pourquoi j’viens que maintenant d’y penser ? Théoriquement, mon problème, c’est l’attaque. Mais si j’attaque en me souciant qu’à peine de ce que je mange, logiquement j’pourrais faire vachement plus mal, nan ?
Hum, faudrait que j’essaie. Si lui y arrive, j’vois pas pourquoi pas moi.


Un peu après midi, j’arrivai à un bosquet. Celui où y’a toujours une embuscade. Sauf que faire le tour prendrait un temps considérable. La solution était logiquement de passer au milieu en douce. J’avancai en catimini, pour sonder le bois et les brigands qui se cachaient forcément dedans.

Ah, de la nouveauté. Ils sont pas cachés. Ca fait des économies de temps et d’énergie, j’imagine, puisque les vaillants shinobis rushent en plein milieu pour donner des lecons. Ils sont en cercle, et regardent pas vers l’extérieur. L’occaz du siècle, quoi. Bah, j’vais m’gêner, hein.
Ooooooh, un brigand qui vole ! Donc c’était pas le repas qui cuisait au milieu, ou un discours encourageant et violent du patron du haut de la colline. J’aperçus vaguement un bras qui soulevait un objet qui brillait. Sans doute un ninja qui se la petait avec un poing renforcé au diamant tape-à-l’oeil, un poing-américain qui brillait ou une connerie du genre. Merci de faire diversion, mon ptit pote. Bonne continuation ! Distrais-les bien, hehehe…

Si j’avais été super prudent, j’aurais continué à examiner attentivement autour de moi. Mais je ne l’étais pas, et en plus les brigands étaient tous au même endroit. Comment j’aurais pu deviner qu’ils mettraient un putain de piège avec un ressort que j’ai déclenché en trébuchant (lamentablement) sur une corde tendue en travers du chemin ?
Bref, après m’être fait dégommer par une branche genre costaud, j’ai pique un ptit somme.

A mon réveil, j’étais accoudé contre un arbre. C’est bizarre, j’étais sûr d’être tombé dans une flaque de boue qu’avait toujours pas séché pasqu’elle était à l’ombre et que ça avait dégueulassé mes fringues de façon quasi-irrécupérable. Les événements précédents me revenant en mémoire, je me rappelais que j’avais eu bobo à l’arrièere du crâne. Ouvrant les yeux, la lumière du milieu de l’après-midi m’éblouit et en remuant la tête, je me rendis compte que j’avais un mal de chien. Genre vertiges et nausées. Le piège devait être violent.
Je levai la main pour effacer tout ça vite fait bien fait quand :

« Ah bah c’est pas dommage ! »
« Hein ? »
« Encore pâteux à cause du choc, hein ? »
Jetant un bref coup d’œil autour de moi, je ne vis personne.
« Où… ? »
« Au-dessus. »
Levant les yeux vers les branches de l’arbre contre lequel j’étais appuyé, je ne vis rien.
« Trop tard. »

Oooooh, elle était devant moi ! Hum, faut que je le dise. C’était une elle, un mètre soixante-cinq maxi pour quarante-cinq ou cinquante kilos et à peu près 17 ans. On ne peut rien cacher au médecin, heh ! Sinon, un physique plutôt banal. Cheveux noirs avec une queue de cheval, le truc pratique, quoi. Et un bandeau de… Gensou !
« Whoah, quelle vitesse ! »
« Et oui, je sais, c’est grâce à mon entrainement intensif de combat ! »
« T’es une ninja ? »
« Evidemment, ça se voit pas ? »
« Si mais j’ai pas fait attention… »

« Alors, que fait un civil à voyager tout seul ? » Un civil ? Pourquoi pas, enfin la chance me sourit !
« Ah, euh, j’étais allé chercher une aide dans un village pas loin car ma grand-mère est très malade et que je suis la seule famille qui lui reste… » Emouvant, hein ?
« Mais pourquoi t’es tout seul ? »
« Bin, à l’aller, j’ai voyagé avec un groupe de marchands qui passait, mais pour le retour, le médecin du village n’a pas pu m’accompagner car une épidemie se propageait dans son village à lui. Il m’a donné des herbes et des conseils pour guérir ma grand-mère. » J’en fais pas trop ?
« Oooh, c’est triiiiiiiste ! » Ah bin faut croire que non… Elle continua :
« Ton histoire m’a ému… Je vais t’accompagner ! » Meeeeerde… Hum, chui gentil.
« Oah, c’est super sympa ! Maintenant je crains plus rien avec un ninja pour me protéger tout le trajet ! »
« Tout le trajet… Tu vas où, déjà ? »
« Dans un village près de Takaoka. »
« Je vois… Mais pourquoi t’es pas allé voir le médecin de là-bas ? »
« Ha euh… C’est que… Il… Il est trop cher ! »
« Ah, oui ! Bon, c’est pas tout ça, mais faut y aller, si tu veux arriver à temps pour sauver ta grand-mère. Ca tombe bien, j’vais aussi à Takaoka. Au fait, j’m’appelle Tsuzurae, et toi ? »
« …Isshun. »
« C’est… special. Bon, tiens, porte mon sac, vu que je t’ai sauvé. De rien, au fait. »

Ouais, okay. Le truc classique. Son sac pèse trois tonnes cinq, en plus. Chui qu’un pauv’ civil tout moisi, moi, nan mais. Bref, taillons la route. J’devrais même faire exprès de traîner un peu en fin de journée pour montrer à quel point je suis un faible civil, même si c’est pas bien loin de la réalité.
« Au fait, t’as pas quelque chose à dejeuner, c’est quoi ton nom, déjà ? »
« Isshun… Et j’ai que de la viande séchée et de l’eau. »
« Oh le repas de pauvre ! »
« Ouais bin… ouais… »
« C’est bon, relativise, j’ai des trucs potables à manger dans mon sac, moi. File-moi le saucisson et une miche de pain, tiens ! »
« Voilà… »
« Je te laisse ta viande degueu, hein. Bon appétit ! »
« Bien sûr, bon appétit toi aussi… »

Bref, je commençai tranquillement à traîner un peu à l’arrière pour remplir mon rôle de créature inférieure (ou un truc du genre dans sa tête). Finalement, elle commença à se plaindre de façon très compréhensible alors qu’elle faisait semblant de parler dans sa barbe. Sans doute un moyen subtil de me faire comprendre à quel point je la retardais, elle puissante shinobi en voyage vers… chais pas quoi.
« M’au fait, Tsu-chan (ça rend bien !) tu vas où ? »
« Moi, où je vais ? Bonne question… »
« Quoi ?! »
« En fait… c’est dur à expliquer, mais bon… disons… que… »
« T’es perdue et tu sais pas comment rentrer chez toi ? »
« Non ! C’est pas ça, c’est que… Comment dire… »
« Tu as décidé de partir explorer le monde et t’entraîner en laissant le hasard guider tes pas, choisir tes rencontres et le temps où tu rentreras chez toi ? »
« Exactement ! » Bin voyons…

Tsuzurae trouva un point de campement rapidement, attrapa trois lapins (me demandez pas comment, chui nul à ça, moi) et fit cuire le tout. Par un effet de bonté incroyable j’eus le droit d’en récupérer un pour ajouter à la viande séchée qui commençait à me sortir sérieusement par les trous de nez.
Le matin se leva, j’avais mal dormi. Elle avait ronflé. Comme si j’avais besoin de ça. La journée se passa tranquillement, rien de notable se produisit et… voilà. Le jour suivant non plus, quatrième jour depuis le début de mon expédition vers Takaoka. Le cinquième jour débuta tranquillement, et vers le coup de 11h, alors que je commençais à avoir faim, un mec apparut devant nous, au milieu du chemin.

« L’aumône, l’aumône pour un pauvre ! »
« Nan, barre-toi, mendiant ! »
« S’il vous plait, par pitié ! Ayez pitié de moi et les dieux vous le rendront ! »
« Nan bordel… Lâche-moi, arrête, mon sac Adarp, tu vas l’abîmer ! »
« L’aumône, s’il vous plait… »
« Trouve un boulot ! »
Et bah… Comme quoi, les cons, c’est fou ce que ça court les rues. Bref, Tsu-chan m’attrapa par le col et sauta à l’aide de son chakra jusque vers trois mêtres de haut, déchirant allègrement mon polo déjà tâché de boue (me donnant encore plus l’air d’un clodo, accessoirement). En fait, ça se serait sûrement passé si elle ne m’avait pas confondu avec le mendiant, dont les vêtements étaient de la même couleur que moi.
Se rendant compte de son erreur, elle atterit rapidement :
« Hum, désolé, c’est vos vêtements… »
« Je préfère ne pas faire de commentaire finalement… »
Lâchant le clodo, elle me ramassa et fit pareil, réussissant finalement à déchirer définitivement mon polo, ce qui devait me donner l’air encore plus pauvre que l’autre. La classe, quoi. En fait, j’avais oublié un truc. C’est idiot, hein. Mais je souffre de vertiges. Dans les arbres, sur une échelle ou un mur, j’ai les jetons. A trois mètres de hauteur en courant par bonds successifs à toute vitesse, ça fait un choc. Surtout quand on s’y attend pas.

Finalement, ce qui devait arriver arriva : l’état avancé de délabrement de mes vêtements provoqua ma chute dans un profond ravin où je me retrouvai à moitié torse nu, meurtri par les branches, et débarrassé de Tsu-chan. Je m’auscultai vite fait bien fait, soignai les quelques blessures, puis partis en courant avant qu’elle ne vienne voir.
Une fois hors de la zone proche de ma chute, je changeai de vêtements puis repris ma route. Bon, c’est pas tout ça, mais on est presque arrivé à Takaoka. Nan j’rigole, encore un jour et demi. Haha. J’en ai marre de manger de la viande séchée. Le reste du trajet se passa sans anicroches et paf ! J’étais en vue de Takaoka, paisible ville alliée à Mahou

De mémoire, Takaoka était une ville séparée en deux castes : les riches et les pauvre. Puis ceux qui servaient les riches en tapant les pauvres. Et c’est les riches qui gouvernent démocratiquement, à peu près. C’est caricatural mais j’me souviens pas de plus, en fait.
Bon, j’avais quand même réfléchi à un plan, mine de rien. Je pris une chambre à l’auberge (règlement à la fin du séjour… l’idiot) puis me préparai en dormant un petit peu. La vente était pour le soir même, en fait. L’idée, basique, était de me faire passer pour un simple collectionneur comme les autres en m’appliquant un henge quelconque, puis de gagner la vente aux enchères a coups de millions de ryos fictifs. Ensuite, je récupère le parchemin d’invocations, et je fuis. Comment ? Bah, j’improviserai, ça devrait aller.

Ouais, je peux le faire ! Positive Attitude !

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 4/4/2010, 15:47

Ok, on ne peut pas tout prévoir. Pourtant, c'était pas faute d'avoir essayé. Non content de m'être dissimulé à la vue (et l'ouie et l'odorat et la chaleur et même le goût) des présents yakuza reconvertis en gardes, j'avais décidé d'emprunter les plafonds pour qu'aucun acheteur ne puisse entrer en collision avec moi. Siegfried et moi avions fait quelques tests d'affinage pour nous assurer que les chiens de garde ne percevraient pas l'odeur d'un quelconque invité surprise: grâce à l'aide inestimable du flair du Shikkan, même les chiens ninja allaient avoir du mal à me courir après si l'idée me venait de cracher dans leur gamelle.
Du plafond, j'avais pris la précaution de descendre en rappel façon Spider Man (le héros préféré des jeunes gensouards, qui tisse sa toile dans les marais environnants) pour ne pas toucher les tapisseries dont les ondulations auraient pu trahir ma présence: c'est donc une corde de chakra (je n'ai plus à préciser invisible depuis le temps, hein?) pendue au plafond qui me servit de clé pour accéder au Saint Graal du rongeur presque aussi sournois mais bien plus manipulateur que moi.

Et maintenant que j'étais en face de mon objectif, se posait la question numéro deux: comment voler un truc hors de prix qu'une foule d'acheteurs plein aux as se disputaient à grand coup de zéros en fin de nombre? Là encore, j'avais la réponse: un petit cube de genjutsu pour figer l'image une dizaine de seconde, juste le temps qu'il me fallait pour chiper le fantasme des nuits de Siegfried (je parle du parchemin d'invoc de son clan, pas d'une hypothétique sourie féminine dont les courbes disproportionnées exprimeraient un rut languissant ou, plus probablement, de la pluie d'étoile filante qu'il attend depuis sa plus tendre enfance). Et pour ne pas laisser de traces, il ne me restait plus qu'à disposer mon chef d'œuvre de contrefaçon de la même manière que se trouvait l'original.
Vu mes qualités artistiques dignes de Parkinson, je m'étais rabattu sur du coloriage à la Nanika facilité par un petit sceau chargé d'étendre la durée d'autonomie de l'illusion d'une dizaine d'heures à une dizaine de jours, histoire d'être sûr de ne pas me trouver dans les parages quand le trucage se dissiperait. Et d'après la vingtaine de minutes que j'avais mis à profit pour gommer toute émanation de chakra indiscrète, pas de soucis de ce coté là.

Pour un peu, je m'attendais presque à ce qu'un rocher me déboule dessus lorsque je soulevai le parchemin pour procéder à l'échange, mais non: ça n'arrive que dans les vieilles ruines péruviennes. Quelques petites retouches de dernière minute pour distiller les légers détails que je ne pouvais connaître lors de la copie, et le tour était joué.

Ça, c'est du job bien fait, comme me le signalait volubilement Sieg'. Les papattes griffues solidement ancrées sur ma tunique, il se tenait sur mon épaule, bien décidé à jouer les sonars olfactifs, mais également le commentateur sportif, le prophète exalté et le sympathique acolyte bien bavard.

-Ryo, Ryo, Ryo! Je ne saisis pas comment les humains font pour fonctionner, mais le résultat est proprement illogique: vous vous regroupez en villages, les plus anciens se battissent une solide réputation qu'ils cultivent en se rassemblant en clans soit disant spécialisés dans l'espionnage, l'assassinat et la culture de légumes lyophilisés. Quant à ceux qui ont la chance de se découvrir une quelconque particularité génétique, vous les élevez au rang de légendes vivantes. Mais au final, ce n'est que pure superstition: crois moi, tu mérites la palme de la crème des perles des ninja les plus astucieux que je n'ai jamais vu. Pouvoir ainsi combiner une rigueur méthodique favorisant l'art de la spéléologie culturelle et une souplesse d'esprit permettant de dégoter des opportunités comme celle ci...
-Tu parles de la caisse?
-La caisse? Mon cher, permet moi de te signaler que tu as sondé la moitié des caisses de cet entrepôt deux jours à l'avance, quand la surveillance n'était pas encore à son apogée mais toutefois suffisamment importante pour qu'eux soient rassurés, dans le seul but de trouver celle qui constituerait l'abri idéal. Je n'en connais pas beaucoup qui auraient eu l'idée de se cacher directement sur place.
-Contrefaçon d'armure de modèle Marshall de chez Gatorie&Brom, plutôt délaissée par les samourai à qui elle est destinée en raison du poids qui n'a rien à voir avec leurs armures qui se veulent les plus légères possible pour permettre d'utiliser la totalité les technique d'arts martiaux avec agilité tout en apportant un maximum de protection. M'a fallu installer six genjutsu pour que personne ne me voit dégager une par une les pièces d'une armure extrêmement lourde, faire des pauses pour éviter le coma et refermer la boite de l'intérieur avec de la colle spéciale chakra. Tout ça pour être aux dernières loges, coincé avec un rat surexcité durant huit heures dans une caisse sombre et humide -et suffisamment étroite pour que j'en garde des courbatures- autour de laquelle avait lieu un vacarme fou causé par un troupeau de yakuza-déménageurs. Oui, je suppose que pas grand monde aurait eu cette formidable idée. A part les masochistes, peut être.
-Les armures de samourai sont légères? s'étonna le rat qui en était resté là.
-Réfléchis: pourquoi apprendraient-ils les arts martiaux s'ils ne peuvent s'en servir pendant un combat?
-Pas bête. Plutôt intelligent, même. Et cultivé en plus de cela! Crois moi, si tu étais un rat, je serais absolument enchanté de te voir marié à ma grande sœur. D'accord, elle a du caractère, mais je suis sûr que ta personnalité calme et posée ferait des merveilles en...
-Sieg', arrête toi là. T'es encore pire quand tu fais des compliments.

Effectivement, les nerfs de mon chef de mission avaient totalement craqués. Ça faisait tout de même bizarre, de parler avec lui à voix haute tout en restant indiscernable par la petite centaine de personnes des alentours. Mais vu qu'il se tenait sur mon épaule, j'avais décidé de partager mon voile avec lui - une bonne idée d'ailleurs.

Mais comme annoncé au début de ce récit, on ne peut pas tout prévoir. Forcément, pasque sinon mon récit aurait été trop vite plié. J'avais pris plein de précautions, m'étais arrangé pour ne rien avoir à inventer sur le coup, et m'étais même infiltré sur la scène du crime huit heures avant l'acte. Pourtant, j'ai une excuse qui se fera au dépends de mon compagnon muridé: totalement abruti par l'émotion, il continua à me déblatérer tout un tas de tirades flagorneuses dignes de l'Illiade (ou des rapports de mission de NR, pour ceux à qui ça parlera).
Du coup, je ne fis plus vraiment attention à ce qui se disait dans mon dos, et, entre les divers beuglements du commissaire priseur et des autres acteurs de la vente, le peu de bruit que faisait le nouvel heureux acquéreur du lot numéro 75 ne se vit pas accorder beaucoup d'importance par mon esprit bien trop occupé par un genjutsu dont le degré de perfection ne figurerait malheureusement pas dans les annales.

Et ceux dont les antennes sont convenablement branchées devineront que de toute manière, le nouvel acquéreur dont il était question se déplaçait avec la discrétion propre aux ninjas mettant en pratique un entrainement développé il y a belle lurette par les ninjas du vieux village de Shinobi.

Avec du recul, on pourrait sûrement considérer que notre rencontre avait un petit coté amusant: même si de telles ventes attiraient forcément du monde, être deux à essayer de voler le même lot restait plutôt inhabituel. Et je suis sûr que si jamais je me hasardais à raconter que mon concurrent me fonça dessus sans même le savoir, mes interlocuteurs hurleraient de rire.

Maintenant, je vous laisse imaginer la scène: une petite centaine de marchands et collectionneurs plus ou moins véreux réunis pour une vente au enchère moins que plus licite, le tout dans un environnement confiné et surpeuplé de vigiles qui, s'ils ne sont probablement que des gus sans chakra, sont tous assez baraqués pour m'envoyer au tapis d'un bon coup de poing empli de virilité et de testostérone. Et contrairement aux fameux théorèmes en vogue, aucune loi de la physique ne semble être contre le fait qu'un junin puisse se faire mettre KO par un civil, n'en plaise aux élitistes.

M'enfin ça, c'était un instant plus tôt: maintenant, rajoutez deux crétins en plein milieu de l'estrade, l'un à quatre pattes en train de se masser douloureusement le front (moi) tandis que l'autre est étalé au sol, les bras en croix, en plus de saigner du nez tout en se demandant pourquoi son henge ne marchait plus (l'acquéreur numéro 75). Pour la musique de fond, choisissez le rire jubilatoire d'un rat totalement stone qui ne s'est pas encore rendu compte de la situation, et vous aurez tous les ingrédients nécessaires pour comprendre l'énormité des ennuis qui nous attendaient.

En effet, ils attendaient: pendant un instant qui pouvait être de quelques secondes comme de quelques minutes -et qui dura une éternité selon mon point de vue-, seul le "BWAHAHAHAHAHA" de Siegfried animait la scène qui restait on ne peut plus statique et silencieuse. Tellement que pendant un moment, surpris de ne pas déjà avoir été embroché de toute parts, je me pris à suspecter un genjutsu paralysant venant du rongeur: après tout, moi même étais incapable de bouger. Pourtant, non: petit à petit, le muridé prenait conscience de la situation, et son rire perdit progressivement du volume pour finalement se transformer en gémissement plaintif à peine audible.

-CHOPPEZ LES! (Client mystérieux n°47)
-YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAOOOOOOOOOOO! (Armée de gorilles)

Ça sent mauvais. Mauvais. Très mauvais. Réfléchis Ryo. Quelque chose. N'importe quoi. La dernière fois que t'as fait ça, ça a merveilleusement bien marché, non? Ou alors, Tu t'es totalement planté, j'ai oublié. Tiens c'est rigolo, tu es déjà invisible malgré ce mal de crâne faramineux. La Section des Réflexes Réfléchis fait bien son travail, c'est beau à voir. Manque de chance, ça n'empêche pas cette armée de gorilles de venir à ta rencontre, si l'on en croit le Département Auditif. Là, il va falloir oublier la souplesse: tu te souviens de ce que tu faisais quand tu étais un jeune genin faible, innocent et insouciant? D'accord, t'es encore faiblichon, toujours aussi perfide et probablement aussi dénué de scrupules que quand t'étais genin. Mais fait pas chier hein: quand ton cerveau passe en pilotage automatique pour te sauver la vie, tu agis et c'est tout. Donc ferme les yeux, envoie leur un bon gros flash bien sauvage pour les rétines puis colorie tout en noir en hurlant "Genjutsu avancé du village d'Heiki: aveuglement super deluxe!". Là, ils devraient avoir du mal, et si y'a des ninjas dans l'assemblée, non seulement ils essaieront un kiai interne, mais en plus ils croiront que tu n'as utilisé qu'un seul jutsu et dans le meilleur des cas, ils iront chercher vengeance dans les terres glacées du nord plutôt que de chercher à retrouver un moine au cheveux longs de Mahou. Ça tombe bien, y'a plein de moines au nord, en plus. Maintenant, attrape ta corde de chakra. Comment ça, tu sais plus où elle est? D'accord, elle est invisible, et tu l'as rendue autonome de sorte que tu ne peux plus modifier ça. De toute manière, tu ne vois plus rien aux alentours car il fait tout noir: néanmoins, quand j'ai été créé, moi ton cerveau, j'ai été doté d'un Département Tactile très performant, tu verras. Tâtonne, tu finiras par trouver. La Commission des Neurones Tactilologues étant réunie 24h sur 24, t'as pas à t'inquiéter. Alors, vas y, ok?

Nan, tu veux pas?

STUPIDE CORPS, BOUGE TOI UN PEU! Si tu crois que c'est facile de te garder en vie... oui, oui, je sais, t'as passé une mauvaise journée et t'as pas eu ta pause syndicale. Mais si tu bouges pas, tu vas te transformer en pelote d'épingles ou en amuse bouche pour nécrophiles sadomasos. Haha, là tu bouges hein? Hey, du calme! Je t'ai jamais vu escalader aussi vite! Le truc, c'est que le parchemin est resté en bas. Tu ferais mieux de récupérer Sieg', aussi. Lui au moins il a de bonnes idées, contrairement à toi qui ne peux rien faire de décent sans mon aide. Et il a aussi un odorat du tonnerre qui te permettra de te mouvoir dans le noir sans soucis. Allez, redescend doucement, attention à la marche... voilà, c'est bien mon grand.

Et ne t'inquiètes pas, je ne suis pas une entité à part entière de ton cerveau qui te sert d'ange gardien ou de jumeau psychotique: je suis juste une des habituelles séries de réflexes modifiées qui te sauvent régulièrement la mise. Pour être plus précise, je suis la numéro 27, celle que tu utilises communément quand tu dois te faire la malle et que l'ampleur de la situation t'empêche de faire preuve du bon sens pratique qui t'a gardé en vie jusqu'ici.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Et d'un coup, je me suis retrouvé sur le toit de l'entrepôt, sans savoir ce qu'il s'était passé. Dans le feu de l'action, ça ne vous est jamais arrivé de faire des trucs incroyables avec une rapidité telle que vous ne vous en seriez jamais supposés capables? Certain disent que c'est l'instinct qui prend les commandes, tandis que d'autres parlent de transcendement ou de divers trucs bizarres. Moi, je dis que ça marche, point.

-Ryo, tu as été ABSOLUMENT FORMIDABLE! s'écria Siegfried, de retour sur mon épaule avec entre ses mains griffues un parchemin vingt fois trop gros pour lui. Pendant un moment, j'ai cru que nous avions mené cette entreprise en vain, mais non: TU AS REUSSI! TU ES BRIL-LANT!!!
-Ah?
-Bien plus encore: pour te récompenser de ton succès, je tiens à faire de toi le premier shinobi à passer un pacte avec le clan Shikkan depuis un demi siècle. Donne moi ta main.
-Pas envie de...
-Y'A DU BRUIT SUR LE TOIT!
-ON A ENTENDU, ON EST AVEUGLES MAIS PAS ENCORE SOURDS!
-Ils ont raison, commenta Sieg'.
-C'est vrai que j'aurais du penser à insonoriser l'espace... j'ai déjà la bombe sonique, ça me permettrait de leur faire croire que leurs tympans ont explosé suite à un ninjutsu... marmonnais-je.
-Mais non, inconscient bipède! Nous devons partir loin, loin d'ici, sans quoi ils vont nous retrouver et reprendre mon précieux parchemin. Oh non, rien que cette idée me... allez, en route: nous devons être à Mahou avant l'aube!
-Mahou est à deux jours de marche, et je ne suis pas un cheval. On va juste s'éloigner, puis je verrais pour le retour si on peut attraper une caravane... ou s'il va vraiment falloir marcher.
-D'accord, d'accord, mais ce n'est pas le moment de palabrer, filons!

Sans un mot et sans trop me presser, je dégageais sur le toit d'à coté et ainsi de suite, jusqu'à me retrouver sur un énorme truc plat, probablement un bâtiment public du style salle de sport ou piscine. Et là, paf, je m'écroulais mollement au sol, adossé prêt d'un conduit d'évacuation pour l'air. Pas parce qu'un super ninja pas content de niveau junin avait décidé de me prendre en chasse, nan: juste parce qu'avec tout ça et une minute de balade sur les toits, j'avais de quoi être essouflé.

-Ryo, qu'est ce que tu nous fabriques là?
-Une pause. Peut être que tu ne croules pas sous l'effort -jamais été dur d'être porté-, mais je préfèrerais ne pas finir avec plus d'un point de coté à la fois, merci.
-On va finir par se faire coincer, vu ton énergie.
-Bien sûr: ils vont deviner que nous sommes allés dans cette direction, pour nous arrêter sur ce toit en particulier alors que j'aurais très bien pu me planquer dans les rues, ou un appart' que j'aurais emprunté pour l'occasion... ou continuer à bondir encore longtemps si la peur m'avait donné des ailes.
-Ou si tu n'étais pas doté d'une endurance au ras des pâquerettes, mollasson.
-T'avais qu'à choisir un membre d'un clan super célèbre capable de cracher des boules de feu en courant à la vitesse raiton, ça nous aurait arrangé tous les deux.
-Espèce de vil... bon, c'est d'accord, je vais faire preuve de fair-play: bravo à toi, je ne dirais plus rien. Mais tu t'es trompé.
-Non, j'ai eu raison.
-On a bien été suivis.
-Mais pas par l'un d'entre eux.
-C'était donc bien un autre voleur?
-Effectivement. Iarwain, tu peux m'expliquer ce que tu fais là?

Parce que oui: Siegfried n'avait eu aucun mal à sentir l'invité surprise qui venait tout juste de squatter sur notre toit. Moi, j'ai juste entendu un vague "poc" causé par son atterrissage ainsi qu'un long bâillement qui lui n'avait définitivement rien de furtif. Et les quelques gestes que mon rongeur finalement pas si détesté que ça m'avait adressé en gigotant sa queue furent assez éloquents pour me faire savoir que oui, ce type avait la même odeur que celui qui m'avait percuté une poignée de minutes plus tôt (tant de lignes pour si peu de temps... incroyable, n'est ce pas?). Toujours est-il que malgré mon état d'abrutissement total, j'avais réussi à caser dans un coin de mon cerveau le portrait robot du type qui avait fait tout capoter dans mon super plan millimétré. Et si l'on se réfère au Service des Archives Mnémotechniques... enfin bref, je l'ai reconnu quoi.

-Tu tournes maboul, à parler aux rongeurs?
-Comment ça? Pour votre gouverne, grossier individu pâlichon suintant l'odeur de chair putréfiée, je suis Siegfried, le Seigneur des Catacombes Septentrionales du Village de la Feuille, et ambassadeur du clan Shikkan. Je ne tolérerais donc aucun outrage venant de la part de quelqu'un dont l'hygiène olfactive laisse autant à désirer... même mes cousins barbares, les Goldorat'ks, maîtrisent davantage que vous l'usage du savon.
-Une invoc', en effet, résumais-je admirablement bien.
-Comment ça, une invoc'? Les humanoïdes croient donc que nous n'existons que pour eux?
-Si ça peut te rassurer, être ton chien -enfin, ton humain- convaincrait n'importe qui du contraire: les invoc's ne sont absolument pas de gentils animaux qui se mettent gratuitement au service des ninjas.
-Et j'espère bien, il ne manquerait plus que ça! Vous êtes arrogants, mais si en plus nos confrères commencent à se mettre à quatre pattes devant vous...
-Tu es un quadrupède, je te signale.
-Ce n'est pas la question, voyons!
-Bref... Iarwain, c'est assez surprenant de te voir là. Qu'est ce qui se passe?

Ouais, autant essayer la diplomatie hein. Sans trop savoir pourquoi il était là, je n'avais pas spécialement envie de croire qu'il avait été spécialement engagé pour me tuer. L'idée de la vieille connaissance qui doit vous tuer collait bien avec les stéréotypes, mais pour le gentil et naïf Iarwain... plus vraiment.

-C'est plutôt... compliqué.
-Et ça, ça nous aide beaucoup, glissa le rongeur.
-Tu as été engagé par ces gorilles pour couvrir la vente? corrigeais-je avec souplesse.
-Hein, euh... Oui c'est ça, alors donne moi le parchemin maintenant et tout ira bien.
-Tu dois le récupérer pour Arasu, ou quelque chose de ce goût là?
-Nan nan nan, je travaille pour le vendeur, assurer la sécurité, tout ça... tu vois le truc?
-Tiens... me semblait que pour avoir lu toi aussi les dossiers du Korove, tu pourrais trouver le village en électron libre.

En sachant déjà qu'il était déserteur... aussi surprenant que cela puisse être... pas bien dur de penser qu'il mentait. Rien que son ton hésitant, couplé à des paroles tantôt précipitées ou qui au contraire se faisaient attendre... globalement, il mentait très mal. Pour ma part, je faisais ça presque naturellement et décidai de faire semblant de le croire. Enfin, de ne pas trop douter de lui, du moins.

-Nan mais j'les ai pas lu, hein, insista t-il en se disant que ce point là, au moins, était vrai.
-Ah? J'ai peut être pas fait attention alors... mais dis, puisque tu es là, je me demandais... Iarwain, pourquoi avoir quitté le village? Si c'était un dingue comme le Korove, ou un tête en l'air comme Drago, je pourrais comprendre, mais toi... ça ne tourne pas rond.

D'accord, ça ne m'intéressait pas plus que ça, même si je m'étais naturellement posé la question en apprenant la nouvelle. Mais sur le coup, je pensais plus à essayer d'amadouer le médecin qu'autre chose. Il était à mes trousses, mais je n'avais pas du tout envie de jouer à la bagarre. Lui non plus d'ailleurs, sans quoi il n'aurait pas prit la peine de me répondre.

-C'est... compliqué.

Ouais, bon, c'est sûr que s'il m'aide pas, j'vais pas pouvoir amener un dénouement propre et sans encombre, hein.

-Il me faut ce parchemin. Donne le moi.
-Je suis venu là pour le prendre, donc non.
-Ah, toi aussi? Mais il me le faudrait vraiment...
-Ryo, nous perdons du temps! Oublie ce zombi indécis, et levons le camp!
-D'accord, répondis-je à Sieg'.

C'est vrai que le médecin n'était pas un grand pisteur, donc je ne risquais pas grand chose. A moins qu'il ait développé de nouveaux talents entretemps... ce qui était surement le cas, en fait. Mais dans ce cas, j'étais prêt à manger ma tunique si sa nouvelle capacité était précisément du pistage. C'est bien connu, les ninjas, ça se bat.
Mais Iarwain n'était pas de cet avis, et empoigna un kunai tout se rapprochant, de manière à me barrer la route. Ça aurait pu ne pas être un soucis, mais il eut la brillante idée de créer cinq clones qui, à mon avis, étaient un peu plus tangibles que les miens.

-Bon. Iarwain... tu vas essayer de me le prendre de force?

Et ben mince... moi, je n'avais absolument pas envie de me battre. Encore moins contre lui: si les individus calmes, agréables, discrets, absolument normaux, gentils et médecins comme Iarwain avaient le chic pour s'attirer les foudres de divers blaireaux tel le vil Korove, ils faisaient quand même partie des rares personnes pour qui j'avais une certaine sympathie (pour éviter toute confusion, je vous suggère de considérer tout particulièrement le mot "certaine"). Mais si même les médecins cognaient sans réfléchir... où allait le monde, mince? Allez, dernière tentative et si ça marche pas, je laisse un mirage l'embobiner tandis que je me fais la malle discrètement.

-Pourquoi en aurais-tu besoin? Si c'est pour passer un contrat avec Siegfried, je t'avertis que c'est une mauvaise idée: il va faire de toi son mercenaire privé comme...
-Ryo, tu es en passe de devenir une légende parmi les rats!
-Tu vas être le chevalier, et moi la monture...
-Ryo... insista Iarwain.
-Vois ça avec Sieg', c'est lui qui choisit puisque c'est son parchemin. Moi, je finis cette histoire et c'est tout.
-Il est absolument impensable que ce roturier malodorant...
-C'est un excellent médecin, soufflais-je à tout hasard. Ca irait bien avec tes jutsu maladifs, non?
-Jutsu infectieux, Ryo, corrigea le rongeur. Infectieux.

J'aurais bien répondu, mais lui accorder davantage de mon attention m'aurait empêché de voir Iarwain lancer un truc pointu dans ma direction. Si je n'ai pas plus de deux numéros de retard sur le magazine du "Nouvel Infiltrateur", un débat linguistique a lieu actuellement entre des experts qui tentent de déterminer si l'appellation générique de ce projectile doit être "shuriken" ou "shaken". Mais en fait, non: ça avait plus l'air d'un kunai: pointu, dérivé d'un outil de jardinage quasiment indestructible (même et surtout comparé à un katatruk non-mystique), pas assez dangereux pour tuer comme ça, mais suffisamment pour faire couler beaucoup de sang une fois profondément enfoncé dans votre flanc. A éviter, donc. Pas trop dur d'ailleurs. On peut passer au niveau supérieur.

Et maintenant, la même chose avec une quasi dizaine venant de plusieurs directions à la fois. Déjà, manœuvre d'évitement de base: se laisser tomber au sol, ventre à terre. Si l'on en croit une étude menée par le CRIM de Gensou, c'est efficacité prouvée face à 80% des projectiles/jutsu de rang B ou inférieur, avec une mention spéciale pour les futon qui ne trouvent pratiquement aucune prise sur vous. Par contre, ça se poursuit généralement par une tentative d'empalement... moins glop, hein? Quoi qu'il en soit, j'avais esquivé le truc.

Maintenant, coté Iarwain, en six exemplaires s'il vous plait. Lui avait réussi à profiter de l'initiative qu'il avait dans l'affrontement pour me prendre de vitesse, me lancer une formation quasi-inévitable de kunai, me transpercer victorieusement de toutes parts et me voir m'effondrer tout sanguinolent sur le sol. Un gros calque optique ainsi qu'un petit nuage de chakra adhésif suffirent à mener l'artifice sans trop de soucis. Déception et soulagement se mêlèrent dans l'esprit du déserteur. Chouette, il en avait terminé, et très vite en plus. Zut, il m'avait eu sévère sur le coup, j'allais sûrement y passer sans assistance. Alors, il s'est approché avec la plus grande des précautions, accroupi près de moi, et a commencé à me sonder. Vu l'odeur et la texture, mon chakra liquide passait très bien pour du sang. Mais les blessures internes, c'était plus trop dans mes cordes et il ne tarderait pas à s'en rendre bien vite compte: C'est pour ça que je l'agrippai promptement, le plaquant au sol et l'immobilisant en menaçant d'assez près son épaule droite.

-Hey, c'est sournois, ça. De la triche!
-Bof... à ma place, monsieur taijutsu aurait profité de ta lenteur pour te prendre de vitesse. Moi, j'ai profité de ton enthousiasme pour que tu viennes à moi. Donc, tu ne me parleras de gen-éthique que quand les bourrins supersoniques ralentiront pour ne pas déséquilibrer les choses.
-Hum... ouais, ça se tient. Mais quand même...

Pas le temps de répondre: je venais de forcer encore un peu plus sur l'épaule histoire de lui engourdir le bras tout en lui réveillant cruellement les nerfs. Sauf que c'était un clone. Tellement prévisible que vous le saviez, hein? Par contre, vous n'aviez pas forcément pensé à un clone raiton. Vous savez, les trucs qui vous électrocutent férocement quand vous les cognez d'un peu trop près? Bingo. Ben quand mon vieux prof de l'académie parlait d'eux et de leurs détonations, il présentait ça comme un truc vaguement négligeable: "Suffit d'avoir la volonté d'outrepasser la douleur, les jeunes! Et de toute manière, vos tripes prendront le relais: en situation mortelle, on ne fait plus attention à ces choses là, vous verrez". Étrangement, les choses ne se présentaient pas comme ça: mes muscles semblaient traumatisés par la douleur, et plus rien ne voulait répondre convenablement.

Regardez, là par exemple, j'essayais de placer mon bras devant moi pour ne pas m'effondrer depuis ma position accroupie: eh ben non, rien! Le tout se contentait d'être aléatoirement parcouru de spasmes quand j'essayais de solliciter la machine d'un peu trop près. Et vas-y que je me crashe sur le bras, la tête idéalement placée de manière à ne plus avoir Iarwain ni quoi que ce soit d'autre que le plancher dans mon champ de vision. Je ne le vois pas. Je ne l'entends pas non plus, puisque mes oreilles ont décidé de se mettre à bourdonner. C'est du raiton, ça?

Et la douleur insoutena... ah ben non, pas de douleur: le bon vieux genjutsu d'anesthésie totale avait lui aussi rejoint le club des réflexes Ryosukiens. Pas besoin de la sentir pour savoir que j'avais eu mal après un tel traitement. J'allais peut être regretter son absence plus tard, ne serait-ce que pour savoir à quel moment le déserteur se déciderait à me poignarder. Enfin, vu comme ça, peut être pas en fait. Surtout que maintenant, je pouvais me concentrer sur la suite.
Cherche, cerveau, cherche!


Fais ce qui marche toujours: invisibilité.

Nan, foireux: il sait où je suis, et c'est pas en reptation que je vais lui échapper. Il va me piétiner et n'aura plus qu'à me cueillir avec ses cinq jumeaux.

Au hasard... permute?

Ah ouaaaaais. Et avec quoi, s'il te plait? Y'a rien, ici.

Bon alors, tu devrais l'avoir au taijutsu.

Bien sûr, vu mon état ça coule de source... allez, réfléchis cerveau, réfléchis. Quoi, c'est pas facile? Je vais te donner des indices alors. On est sur un toit. Il fait nuit. Ça t'aide?

Colorie tout en noir. Ça va te faire gagner du temps, il va hésiter sur quoi faire ensuite. Et comme on est sur le toit, ils ne se risqueront pas à fuir à l'aveuglette: une chute mortelle les attend au tournant.

C'est pas une mauvaise idée, même si ça risque de couter bon bon niveau chakra. Enfin, pas tant que ça en fait, mais...

Ben voyons: t'as pas besoin de colorier une grande surface, tu sais? Suffit que tu fasses ça, disons, à hauteur de 50 centimètres -grand maximum- au dessus et en dessous de ses yeux. Comme ça, tu pourras même continuer à les voir alors qu'eux seront plongés dans le noir. Ils ne penseront jamais à se mettre à genou. Du coup...

... je pourrais tranquillement récupérer tout en jouant avec leurs nerfs. Merveilleux. Là je te retrouve, mon cher. Allez, installe toi confortablement, je te fais ça dans les dix secondes qui suivent.

Au fait, pourquoi les Iarwain n'ont ils pas profité de ce moment pour attaquer?

Ils doivent surement se demander quelle dizaine de pièges vont leur tomber dessus s'ils attaquent encore. Notre formidable duo rend parano, à force.


Et en effet, c'était bien ce raisonnement que les Iarwain's étaient en train de brillamment mener. Quelques uns d'entre eux avaient commencé à s'approcher de deux trois pas très hésitants, avant de se faire arrêter par les autres, plus prudents, qui avaient commencé une concertation muette. Puis vint le genjutsu, qui allait modifier radicalement leur communication gestuelle. Forcément, c'était moins facile sans se voir.
Mais bon, c'est pas comme si les genjutsu, à fortiori les non mentaux, constituaient vraiment une grande menace. Sinon, tout le monde en ferait, correct? Alors, les Iarwain envisagèrent tout de suite la solution de base: un bon Kai allait balayer tout ce brouillard.

Sauf que non. Alors, les Iarwain recommencèrent une seconde fois. En y injectant plus de chakra, que l'on diffuserait plus rapidement -à moins que ça ne soit plus lentement peut être?- l'artifice disparaitrait forcément. Et si ce n'était pas bon, une troisième salve achèverait forcément le job.

Pourtant, toujours pas. Pulvériser un mirage à grands coups de vague de chakra, ça sonne bien. Mais quand l'illusionniste ne détourne pas son attention du jutsu, mais l'alimente et le soutien de manière à encaisser les chocs, c'est tout de suite moins évident. Surtout que les Iarwain's n'avaient probablement aucune connaissance de cela. Pas grand monde non plus, à en croire les statistiques que j'avais consulté.

Toujours selon ces travaux, mon pigeon du jour risquait désormais de soupçonner une illusion mentale: ça aurait d'ailleurs été sa première initiative s'il ne m'avait pas déjà rencontré auparavant. Au minimum, il allait perdre du chakra dans la manip' ; avec un peu de chance, il irait jusqu'à se mutiler en vain en espérant qu'une grosse douleur vienne tout remettre en place. D'accord, il était médecin, donc la gravité des bobos en devenait toute relative: n'empêche que ça restait tout bénef pour moi. Quant aux clones, pouvaient-ils être stupides au point d'essayer?

-Hey, les gars? Qu'est ce qu'on fait?
-Je suis sûr qu'il est là!
-C'est où, là?
-Faîtes gaffe, je l'entends qui bouge. Juste tout près de moi.
-Dans ce cas, fais...

Zip, périmètre insonorisé. C'est pas comme si j'allais pas leur permettre de se concerter tranquillement, non plus. Encore que la tranquillité était un luxe dont ils ne disposaient pas: les gros durs pourront dire ce qu'ils veulent, se retrouver dans le noir n'a jamais été bon pour les nerfs. Encore moins avec un type louche à l'hostilité parfaitement affirmée qui rôde dans les parages.
D'ailleurs, je pouvais voir à leurs genoux qu'aucun d'entre eux n'étaient à l'aise: fermement campés sur leurs positions, pas du tout en train de trembloter mais plutôt d'affiner leurs autres sens, les Iarwain étaient totalement concentrés. Et tandis que la paranoïa leur tenait compagnie dans l'obscurité et le silence, je récupérais petit à petit de ma séance d'électrochocs, mettant à profit quelques astuces de méditation et d'autres massages vus en aikido pour inciter mon corps à me pardonner le violent traumatisme qu'il s'était enfourné. Au bout de cinq minutes qui avaient du paraître interminables pour le déserteur, je me sentais déjà suffisamment en forme pour ramper prestement en direction d'un Iarwain qui allait bientôt morfler des genoux, le temps de me laisser ensuite prendre le large.

Ce même Iarwain qui réagit en m'entendant approcher.
Pourtant, j'l'avais insonorisé, non?
Le jutsu avait expiré?
Je devrais pas pouvoir les entendre s'entre-hurler des ordres, hein?
Qu'est ce qu'ils ont tous, à subitement lancer des kunai à l'aveuglette?
C'est quoi, ce bruit?
Des sceaux explosifs?

"BOOM" fut la seule réponse que l'on s'autorisa à me faire parvenir. Les parchemins explosèrent pas bien loin de là où je me situais quelques secondes plus tôt, et mes entrailles se nouèrent un bref instant en pensant à ce qui aurait pu leur arriver si je n'avais pas bougé. Le plancher, qui était également un plafond, s'affaissa, nous faisant tous tomber dans une salle très vaste. Pour ma part je parvins à me rattraper, façon Spider Man encore une fois, en envoyant un maxi fil de chakra au plafond. Le Iarwain que j'avais approché s'agrippa à moi, faisait dangereusement tanguer l'édifice précaire. Quant aux autres, ce fut dans un concert de "PLOUF" qu'ils chutèrent les uns après les autres dans la piscine du quartier.

Une piscine.

Mauvais de chez mauvais, pensais-je en chutant grâce aux gesticulations de mon passager clandestin. Ok, l'eau allait amortir ma chute. Bon point, vu que finir pulvérisé sur le sol ne me tentait pas trop. Mais après, j'allais faire quoi, hein? Je suis né et j'ai grandi à Chikara, moi. Vous arrivez à vous représenter un désert? Et bien, je n'y ai jamais eu besoin d'apprendre à nager. Et hors de question de m'y essayer: l'eau, c'est nul. Ça mouille, ça vous colle à la peau, c'est froid et on peut pas respirer en dessous. Si elle n'est pas froide, elle ne tardera pas à le devenir. Quand elle est salée, ça vous irrite et finit par vous bruler les yeux à l'air libre. Avec des vêtements, c'est encore pire: les suiton l'ont bien compris, et j'ai déjà vu des taidoka se faire bouffer parce que leurs vêtements humides les encombraient et les ralentissaient trop.

En plus, c'est vachement frustrant: regardez, maintenant que je suis dedans. J'ai beau bouger les bras, aucun déplacement. Zéro. Rien. Quant aux jambes, c'est même pas la peine d'y penser: les rares fois où je m'y suis essayé, je finissais par pointer vers le fond sans espoir de pouvoir redresser. Heureusement que la méditation m'avait fait les poumons à travers de nombreux exercices d'apnée. Je pouvais aussi lui être reconnaissante pour m'avoir appris à garder mon calme, même là dessous. Mais quand même, j'étais mal.

Marcher sur l'eau? Bonne idée, en effet. Mais étant incapable de me stabiliser suffisamment pour pouvoir effectuer cette prouesse, j'avais par expérience écarté cette idée. Alors, ne me restait que la bonne vieille méthode du sous marin. En vidant mes ballast (poumons) de tout leur air, les bonnes vieilles lois de la physique allaient m'attirer au fond (seulement trois mètres, heureusement), redonnant un semblant de gravité à mes mouvements. Maintenant, je pouvais essayer de ramper jusqu'à un mur, ou prendre une impulsion sur le sol pour remonter en trombe, reprendre de l'air, peut être me vriller les tympans au passage, redescendre et poursuivre ma (trèèèèèèèèèèès) lente progression vers la sortie.

En espérant que l'autre malade me laisserait faire. Et que l'autre dingue arriverait à garder son fichu parchemin jusqu'à ce que je remonte. J'ai quand même déjà fait mieux, comme plan.

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Keitaro le 5/4/2010, 23:07

Quatre jours s’étaient écoulés depuis notre départ de Chikara et la fatigue commençait à se faire ressentir dans le groupe … C’est vrai quoi ! Traverser le désert de Chikara était déjà assez chiant, mais le faire tout en devant jouer les baby-sitters pour Gensouards s’en était plus qu’assez ! « Pfff … Il
fait trop chaud ! » «Putain ! On va chopper une insolation » « Keitaro, t’aurais pas de la crème solaire sur toi ? » … Des vraies chochottes je vous dis ! Mais celui qui me faisait le plus enrager, c’est ce Kiai …
Cet enfoiré ! Il faisait mine de ne pas nous reconnaître, mais je me souvenais très bien du visage de cette petite enflure lorsqu’il m’avait donné ce coup de genou vicieux dans les valseuses pendant la mission Makayavélique. Tokri aussi, par le regard malsain qu’il lui jetait de temps en temps, semblait s’en rappeler … Mais, maintenant que j’y pense, il me reste toujours une fiole de figue de barbarie du désert … Héhéhé … La vengeance est un plat qui se mange froid …


- Hé ! Qu’est ce qui te prend de rire et de parler tout seul comme ça ? (Kiai)

- Hein ? Ah oui, désolé ! Je me suis juste perdu dans mes pensées. (Keitaro, esquissant un sourire démoniaque)

-
Fais pas attention à Kiki. Il n’a pas toujours les pieds sur terre. (Tokri, comme s’il avait lu dans mes pensées)

Kiai nous regardait d’un air mélangeant méfiance, crainte et anxiété … C’était exactement le même regard que j’avais fait lorsque j’avais fait ma première rencontre avec le Gourou de la Raclette … Mais bref, revenons à nos moutons … Mince ! J’en étais où déjà ? Je vais avoir des problèmes avec l’edito si je continue à perdre le fil comme ça … Ah oui ! Alors, après ce court échange, nous nous sommes remis à marcher et ce n’est que deux heures plus tard qu’on apercevait enfin les lueurs des plaines qui se dessinaient dans l’horizon, marquant ainsi la fin du désert.

- Bon ! Et si on faisait une pause ? ( Suchiro)


- Oui, bonne idée … Je meurs de soif. Qui a les gourdes ? (Keitaro)

- Je crois que c’est Kogito qui les avait. (Leiona)

- … Euh … En faite, j’ai utilisé un peu d’eau pour arroser une plante toute sèche que j’avais vu tout à l’heure. (Kogito)

- Fait chier ! Et t’en a verser beaucoup ? (Keitaro, se tapant le front avec la paume de la main)

- Alors là … Tu vas trouver ça drôle Kei’, parce que j’ai utilisé les cinq gourdes … J’avais jamais vu une plante comme ça avant, elle était toute ronde, verte et elle avait pleins de petites épines dessus … Héhé (Kogito, sentant qu’il avait peu être fait une connerie)

A ce moment là, il y a eu comme un blanc, un peu comme si le temps s’était arrêté, accompagné d’un long et désagréable silence.

- Il va tenir 6 secondes … (Kotonaru, murmurant)

- 6 secondes ? Moi je dis pas plus de 5 . (Tokri)

- Pari tenu. (Kotonaru)


1, 2,3,4 …


- Reviens ici sale morveux ! (Keitaro)

Petite note personnelle : Si l’amour donne des ailes, alors la colère et la peur te mets un réacteur à la place du cul …
Ce saligaud ! Il a peu être le Q.I d’une huître, mais il courrait sacrément vite … Quant à moi j’étais tellement furax que je ne m’étais même pas aperçu qu’on avait dépassé la frontière séparant le désert et les plaines … La course-poursuite dura ainsi quelques minutes de plus jusqu’à ce que, après lui avoir fait une violente balayette, j’expédie le bizut quelques mètres plus loin …

-
Han han ! Quatre secondes trente-cinq … Tu me dois 100 ryos Koto. (Tokri, essoufflé)

- Chier ! Ton manque de self-control va me coûter cher Keitaro ! (Kotonaru, cherchant l’argent)

- Euh les gars ? Je ne crois pas qu’il vous écoute là … Z’avez vu comment il regarde Kogito ? (Suchiro)




------------------------------------------------------------------------------


- Euh … Keitaro ? Tu peux me faire descendre maintenant ? (Kogito)

- Bon, il va falloir trouver de quoi nous ravitailler … Des avis ? (Keitaro)

-
Eh oh ? (Kogito)

-
Oui, je pense que tu devrais rendre les habits du bleu … C’est déjà assez humiliant comme ça d’être attaché par les pieds à un poteau. (Mayhem)

- D’autres avis ? (Keitaro)

- Ben moi j’ai aperçu une cabane à une centaine de mètres d’ici. Il doit sûrement y avoir un point d’eau pas loin. (Tokri)

- Et si le lieu est habité tet’ bien qu’on pourra se mettre quelque chose sous la dent. (Ken)

- C’est d’accord on a faire comme ça ... Et décrochez Kogito, ces braillements me donnent la migraine . (Keitaro)

- Le dernier arrivé est un Makaya doublé d’un Iarwain émasculé !!! (Tokri, en courant)

- Eh ! Mais je te permets pas ! (Keitaro)

Nous nous sommes tous mis à courir en direction de la vieille cabane délabrée comme des gamins qui auraient vu une maison faite entièrement de friandises : Les murs en pain d’épices, des portes en chocolat, des fenêtres en caramel … Quoi ?! Comment ça l’idée est déjà prise ?! Par Hansel et Gretel ? Connais pas !
Arrivés là bas, nous frappâmes à la porte, lépreuse et détériorée par le temps, (En faite c’était juste Kotonaru, on va pas se mettre à 14 pour taper sur une porte, quand même). Au bout de quelques instants, un vieil homme apparut … Une longue barbe blanche, lui arrivant jusqu’au torse, ornait son menton tout en lui donnant un air à priori docile et aimable. Il devait faire vers les 73 ans, mais ce qui m’attira le plus
l’attention c’est le tablier, maculé de divers taches de couleur, qu’il portait au moment où il nous avait accueilli.


- Des visiteurs ! Cela doit faire presque dix ans que je n’en avais pas eu. Entrez donc, jeunes gens … (Vieil homme, invitant le groupe à rentrer)

- Merci beaucoup, monsieur …Nous sommes désolés de devoir vous déranger, mais nous sommes des ninjas en mission pour Bazaka et nous n’avons plus beaucoup de vivres … (Kotonaru)

- Comme on a vu votre maison nous avons décidé de faire une pause… J’espère que ça ne vous dérange pas.(Keitaro)

- Oh, mais oui, je comprends ! J’ai moi-même été un ninja dans ma jeunesse, mais j’ai décidé de vivre en ermite pour me dédier à ma vrai passion : La peinture ! Faites comme chez vous voyons ! Vieil homme)

Après cette brève discussion, le vieil homme, qui s’appelle Takumi, nous invita à prendre un thé et nous raconta avec mélancolie ses années de jeunesse, comment ses parents l’ont orientés vers la voie de ninja, sa grande passion pour la peinture abstraite. Maintenant que j’y pense, il nous avait même montrer son tout dernier chef-d’œuvre : « Kunoichi se promenant dans le champ de bataille » …
L’était quand même un peu bizarre son tableau … La seule chose que j’arrivais à voir c’était une sorte de tache orange qui se trouvais au coin inférieur droit de la toile … J’avais même fait ce geste, stupide mais humain, qui consistait à tourner légèrement la tête vers la gauche. Mes partenaires de mission semblaient eux aussi dans la même situation que moi, à l’exception de Kogito qui lui faisait une sorte d’orgasme artistique tout en glorifiant le travail de Takumi. Ce qui d’ailleurs ne faisait qu’accroître de plus en plus ma
frustration.

Quelques instants plus tard nous quittâmes la maison du vieux Takumi après avoir refait le stock de provisions et d’eau … En ce qui me concerne je profitai d’un moment d’inattention des Gensouards pour
verser la potion fout-la-chiasse dans la gourde de ce saligaud de Kiai … Mouahaha … Fallait pas se mettre entre Achab et sa baleine.

Bref, nous reprîmes donc le chemin en direction de Bazaka … Le reste de la journée se passa en toute tranquillité et sans aucun encombre. La nuit tombée nous arrivâmes devant une rivière qui nous barrait le chemin.

- Bon, nous traverserons la rivière demain matin. S’il y a des Genins qui ne savent pas encore marcher dans l’eau ils n’auront qu’à aller sur le dos de Lyo, Keitaro, Leiona ou du mien. Pour l’instant nous devons
nous reposer. (Suichiro)


-
Qui va faire le tour de garde ? (Tokri)

- Il me semble que c’est à Keitaro .(Kiai)

- Quoi?! C’est moi qui l’ai fait hier ! C’est plutôt à Ken de le faire ! (Keitaro)

- Eh ! C’est moi qui ai surveillé nos affaires lorsque vous êtes partis faire votre pause pipi ! (Ken)

- Attends, attends ! Nous allons essayer de régler ça avec raison et logique … (Keitaro)

Deux minutes plus tard :

- CHI ! FU ! MI ! (Keitaro et Ken)

- Ha ! Les ciseaux battent la feuille ! J’ai gagné ! (Keitaro)

- Merde ! (Ken)


-------------------------------------------------


C’était le dernier jour avant qu’on n’arrive à destination … Nous prîmes le petit-déjeuner avec le lever du soleil … Après avoir démonté le campement nous nous sommes remis en route. La rivière était remplie de petits poissons qui venaient nous mordiller les mollets de temps en temps … Une heure plus tard nous revînmes à
la terre ferme. Les premières formes du village de Bazaka se dessinaient devant nous …
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Seol le 5/4/2010, 23:18

Cela faisait maintenant près d’un an et demi que Kaoru avait été enlevée. Et un an qu’elle avait été récupérée par les moines-guerriers du monastère de Taimashin. Par on ne savait quel miracle, ils étaient parvenus à entrer dans la ville maudite d’Arasu et à en ressortir avec la jeune sœur d’Hisoka. Bien entendu, cela avait été tout à fait fortuit si Hisoka s’était trouvé à l’opposé au moment de l’infiltration. Enfin, le principal était que sa sœur avait été sortie à temps.
Depuis son retour, elle était restée au monastère, afin d’être soignée et de se remettre totalement de sa mésaventure. Chiaki, leur sœur aînée, les avait rejoints, d’une part pour veiller sur sa jeune sœur et d’autre part pour éviter une nouvelle tentative d’enlèvement. Au sein du monastère, il n’y avait aucune inquiétude à avoir. Et dans les proches alentours, lorsque les deux sœurs sortaient, il y avait toujours une poignée de moines-guerriers qui veillaient au grain.
Pendant ce temps, Hisoka partageait son temps entre son entraînement personnel, ses missions pour le monastère, en gage de remerciement et le rétablissement de sa sœur. Sa colère s’apaisait au fur et à mesure que sa jeune sœur se rétablissait. Il ne gardait pas de rancœur vis-à-vis de ses adversaires, pour la simple raison qu’il était impossible de rester en colère toute sa vie. Hisoka avait très bien compris qu’il ne verrait probablement pas la destruction de l’organisation de son père. Mais, cela ne lui tenait plus à cœur. Aujourd’hui, calme et assagi, Hisoka se préoccupait plus de l’avenir que du passé.

Pour l’heure, Hisoka était aux abords d’un petit bosquet, à quelques lieues de distance du monastère. Il avait tombé le haut de sa tenue, qui était accrochée à la branche d’un vieil arbre et l’Anzentaru Kiba était posé juste en dessous, près d’un sac. Hisoka était occupé à couper les arbres malades ou morts, afin d’entretenir le bosquet. A la différence des autres, sa hache faisait une demi longueur de plus, et le jeune homme cognait nettement moins pour abattre les arbres. Il était plein d’entrain, usant de ce travail pour se détendre complètement. Il était toujours entrain de cogner lorsqu’un bruissement de branches le fit se retourner brutalement. Dans le même geste, il abattit violemment sa hache, dans l’idée nette de trancher en deux la menace qui s’approchait. Un éclair vif-argent apparut et Hisoka se retrouva avec un simple manche entre les mains, qu’il regarda, non sans un certain étonnement. Une voix claire et cristalline le ramena sur terre :

« Je croyais que tu étais devenu plus calme et détendu, Hiso-Kun.
_ Désolé, Li-Ming-Chan, répondit Hisoka, contrit. Mais ninja je suis, et ninja je resterai.
_ Heureusement que je m’y attendais. Sinon, je crois que j’aurais fini dans un bien triste état. »

Hisoka jeta le bâton qu’il tenait et se dirigea vers son paquetage. Il en sortit une serviette et essuya la sueur qui dégoulinait sur son torse. Puis il saisit un petit baril et en versa le contenu sur sa tête. Il s’essuya à nouveau. Pendant ce temps, la jeune femme s’était assise et observait le jeune chunin. Lorsqu’il eut fini, elle reprit la parole.

« Si j’ai fait tout ce chemin jusqu’à toi, ce n’est pas juste pour te provoquer.
_ J’aime bien le juste.
_ Tais-toi, donc. Une missive est arrivée au monastère, en provenance directe du village caché de Mahou.
_ Oulà. Je ne suis pas sûr de vouloir savoir ce qu’ils me veulent, ceux-là.
_ C’est franchement pas bien compliqué.
_ Tu veux dire que tu as lu une missive officielle qui ne t’était pas adressée ?
_ Fallait bien que je sache si c’était urgent ou non. Et puis, j’avais l’aval du Taika-Sama.
_ Ben tiens. Cela m’aurait étonné, aussi.

Hisoka secoua la tête. Le vieux Taïka était, malgré son grand âge et son poste, un indécrottable curieux et qui, du fait de son statut au sein du monastère, profitait de la moindre occasion pour mettre son grain de sel dans les affaires des autres. Bien entendu, la jeune femme n’était non plus en reste dans ce domaine. Il n’était pas un secret que ces deux là ne connaissaient pas. Ils finissaient toujours par arriver à leurs fins.

_ Bon, puisque tu es au courant, plutôt que je perde mon temps à lire cette lettre, tu pourrais peut-être m’en faire le résumé ?
_ Si tu y tiens. Ton village souhaite te voir organiser le prochain examen chunin entre les trois villages ninjas de Yuukan, dans le cas où un certain Takahara ne se présenterait pas.

Il fallut un moment à Hisoka pour bien intégrer le message de la jeune femme.

_ C’est une blague, n’est-ce pas ?
_ … Nan, pas vraiment. C’est ce qu’il y a d’écrit sur la lettre.
_ *soupir* Ils pouvaient pas m’oublier un peu, sur ce coup-là.
_ Attends, c’est génial, non ? Tu vas pouvoir exercer ton jugement et évaluer de jeunes ninjas et décider si oui ou non ils sont capables d’assumer une fonction supérieure. J’adorerais être à ta place.
_ Je t’en prie, je te la cède volontiers.
_ Très drôle. C’est pas possible pour deux raisons. Primo, je ne suis pas une kunoichi de Mahou. Secondo, je ne m’appelle pas Hisoka Kaneda. Et accessoirement, j’ai pas le physique correspondant.

Hisoka ne put s’empêcher de sourire à la remarque de Li-Ming. En effet, cette dernière, bien que grande, lui rendait quand-même une bonne vingtaine de centimètres. Sans compter qu’elle n’était que grâce quand lui était plutôt tas de muscles.

_ Et puis, si tu y vas, je ne suis pas sûr que beaucoup de genins soient promus.
_ Ben voyons. T’as qu’à dire franchement que je suis une peau de vache.
_ Puisque tu abordes le sujet…
_ Vas au diable, Hisoka.
_ Tu ne crois pas si bien dire.
_ Allons, je suis sûr que tu exagères sûrement.
_ J’ai vécu mon examen passage et je n’en ai pas gardé un excellent souvenir. Puis à l’examen suivant, j’ai emmené des gamins, dont pas un seul n’a été promu. Deux d’entre eux se sont barrés avant la fin et le troisième… je ne sais même pas s’il est encore vivant. Alors, tu comprends que je ne prenne pas ça comme une partie de plaisir.
_ En fait, j’avoue que le monde des shinobis est un peu obscur. Pourquoi organiser un examen groupé ?
_ Il y a pas si longtemps de ça, les trois villages ninjas que sont Mahou, Chikara et Gensou étaient en guerre. Ils ont fini par faire la paix. Mais c’est une paix somme toute fragile. La moindre étincelle pourrait mettre le feu aux poudres. L’un des moyens que les différentes autorités ont trouvé pour maintenir la paix est cet examen inter-village. Ce truc est en fait la reproduction d’une guerre à échelle réduite. Le but de chaque village est d’avoir le plus de promus possibles, afin de montrer une certaine « supériorité » par rapport aux autres.
_ C’est quand-même un brin compliqué, non ?
_ Pas vraiment. C’est le moyen le plus simple qu’il y a de mettre les villages en compétition sans pour autant entraîner les civils. Imagine que chaque village fasse ses passages dans son coin. Comment règleraient-ils les… appelons-les différents entre eux ? Ils finiraient forcément par s’affronter et entraîneraient forcément les forces neutres, comme le monastère de Taimashin.
_ Touché ! Des examens, c’est mieux, y a pas à dire.
_ Bon et l’épreuve dont j’hérite, tu la connais ?
_ Hum… Si je me souviens bien de ce qu’il y avait d’écrit sur la missive… Tu devais t’occuper de l’épreuve de réflexion. Qu’est-ce qu’il leur a pris de te donner cette épreuve ? Ils savent quelles sont tes capacités dans ce domaine ?
_ Très drôle. T’en as d’autres des vannes comme ça ? Nan ! Laisses tomber, je ne veux pas savoir, finalement. Mais, tu n’as pas tout à fait tort. Il va falloir que je peaufine ça un max.
_ Il y a quoi comme épreuve, à un examen ?
_ En général, trois épreuves. Une épreuve de survie/orientation, une autre de réflexion et enfin une dernière mettant en scène des capacités martiales des participants. Et le lieu de l’épreuve ?
_ Un village minier pommé au nord d’ici, dans les montagnes. Je crois que c’est Bazaka, le nom.
_ Un village minier, hein ? Intéressant, ça. Qui dit minier, dit mines. Et qui dit mine, dit galerie.
_ A voir le sourire qui barre ton visage, j’en déduis que tu as une idée derrière la tête, toi.
_ C’est possible.
_ Tu peux m’en dire plus ?
_ Et si tu m’accompagnais, à la place ?
_ … T’es sérieux ?
_ Tu pourras voir de tes propres yeux comment ça fonctionne. Et puis, il se pourrait que j’ai besoin de certaines de tes capacités. Et celles de certains de tes acolytes.
_ …
_ Allez ! File préparer tes affaires et prévenir ton équipe. Moi, faut que j’aille voir Chiaki et Kaori.

Li-Ming ne se le fit pas dire deux fois. Elle s’empressa de se lever et de retourner au monastère s’exécuter. En la voyant filer, Hisoka se demanda s’il avait bien fait de proposer à la jeune femme de l’accompagner.

Advienne que pourra…

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Hasta la Vista, Baby !!
Vivons pleinement ce jour, parce qu'hier n'est plus et que demain ne viendra peut-être jamais.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Yukitutso le 6/4/2010, 18:14

Me voilà devant les portes de Gensou ! Il est quasiment dix heures mais Shy' n'est pas encore arrivé. Je vais l'appeler Shywen-sensei, peut-être qu'il ne me frappera pas si je lui montre cette marque de respect ? Ou peut-être frappera-t-il quand même. Je suis curieux, et inquiet, de ce qui va se passer. Dix heures cinq, mais qu'est-ce qu'il fout ?!
Un chunin m'interpella:
-Hé petit ! Qu’est-ce que tu fais là ? Sans permis de sortir tu dois t'écarter de cette porte !
Je me retournai vers lui, la bave aux lèvres. Avais-je bien entendus "petit" ?
Je ne sais pas si c'est du au fait que ma tête devait faire peur, à celui que on aurait pu croire que j'avais la rage ou encore parce que il aperçut mon bandeau de genin, en tout cas, il dit:
-Ah, tu es un genin, c'est bon tu peux rester. Mais n'essaye pas de sortir sans un accompagnateur ou ça va barder pour toi !
-Oui m'sieur !
Casse toi pov'con !
Mais bon sang ! Il arrive ou il arrive pas ce sensei à la con !
Et si ? Nan... La vache ! Et si hier je l'avais tellement vexé ou énervé qu’il ne voulait plus venir ! Je crois que je préfère encore être tabassé plutôt que de devoir rester ici !
Shywen Seijhu arriva alors d'une démarche nonchalante, les mains dans les poches.
Ouf, il est là !
-Bonjour Shywen-sensei !
Il leva la tête vers moi et eu un sourire amusé voyant l'énorme sac de randonnée que j'avais sur le dos.
-Tu compte vraiment partir avec tout ça ?
-Comment ça ?
-Le voyage dure environ trois jours en courant. Tu compte te trimbaler ça tout ce temps là ?
C'est vrai que vu sous cet angle là...
-Ouvre.
-Quoi ?
-Ouvre !
-Mais m'sieur, euh... Je veux dire maitre, c'est personnel !
Il m'arracha le sac des épaules et le vida d'un seul coup par terre. J'arrivais pas à le croire, il m'avais fallu une heure pour tout plier et ranger !
-Z'êtes dingue !!? Ca m'a prit des heures !
Sans me jeter un regard, il balança les trois quarts de mes affaires et me dis.
-On a pas le temps de retourner chez toi.
Il s'adressa au chunin de tout à l'heure.
-Tenez. dit il en lui donnant la quasi-totalité de mes affaires
-Vous avez un sac ?
-Que, quoi... Oui, mais...
-Ou ça ?
-A mes pieds mais, enfin...
-Parfait ! Prenez aussi ça !
Il lui mit mon énorme sac dans les mains et prit le sien. Après l'avoir vidé par terre il me le tendis.
-Mets tes affaires la dedans.
Et adressant de nouveau la parole au chunin:
-Prenez soin de ses affaires. On retournera les chercher après les examens chunin.
Tout simplement incroyable ! Le chunin n'avait pas pu en placer une qu'on était déjà sortis ! Sortis... C'était la première fois que je sortais de Gensou !


Ce n'était pas aussi beau que ce que j'imaginais. Il y avais des marécages, beaucoup de marécages. J'avais de l'eau jusqu'aux genoux et la végétation abondante nous obligeait à faire constamment des détours. J'avais l'impression de tourner en rond et je me demandai si Seijhu ne comptait pas me perdre dans cette nature hostile. Je lui demandai:
- Comment faites-vous pour vous repérer dans cette jungle ?
-J'y vais à l'instinct, si il n'y a rien part là, alors je vais par ici.
Cette réponse me noua le ventre. Il était complètement irresponsable et on allait mourir ici si jamais il pensait ce qu'il a répondu.
Le soleil devait être à son zénith maintenant. Mais la dense végétation ne laissait passée qu'un fin rayon lumineux qui donnait à la scène un air surnaturel.
Je marchais en regardant mes pieds, enfin mes cuisses, puisque ces dernier étaient sous cinquante centimètres d'eau. Quand il se tourna vers moi et me tendis un sandwich.
-Tient, c'est ton seul repas de la journée alors profites-en.
Le sandwitch était énorme mais tout de même, un seul par jour j'allais vite avoir faim.
Je mangeai la moitié et rangeai l'autre dans mon sac. Je la finirais ce soir.
Je commençai à fatiguer. L'eau était boueuse et marcher devenais très fatiguant. Il ne fallait pourtant rester près de lui et ne pas faiblir le pas car, vu son caractère, il n'hésiterai pas à m'abandonner si je le ralentissais.
Terrorisiez par cette hypothèse, j'accélérai le pas et me retrouvai à sa hauteur.
-On a la forme à ce que je vois ! Parfait, on va courir un peu ! Ca nous réchauffera et on arrivera plus vite !
Bien forcé de me mettre à courir moi aussi si je ne voulais pas le perdre de vu je le suivis.
Sadique ! Je suis sûr qu'il à très bien compris que j'étais épuisé ! C'est une vengeance, tant pis, je vais pas lui laisser le plaisir de savourer ma souffrance, rattrapons-le, ça l'étonnera.
Je concentrai mon chakra dans mes jambes et fonçai droit devant. Je l'aperçus bientôt, debout les mains sur les hanches. Je passais devant lui en disant:
-Dépêchez-vous, on va être en retard !
Je le doublai et continuai. Il sourit en me voyant si plein d'énergie et me suivis. Je le laissai me passer devant au premier croisement mais le suivi de près. Après plusieurs heures de cette folle course à patauger dans l'eau, à éviter des arbres et à se doubler l'un et l'autre, nous arrivâmes à la fin des marécages. Tout d'abord, le niveau de l'eau commença à diminuer pour devenir de grandes flaques. Ensuite, ce fut les arbres et végétation en tout genre qui devinrent de plus en plus éparses. Et enfin, nous aperçûmes les plaines...


De grandes étendues magnifiques avec des collines, des plateaux, quelques arbres et beaucoup d'herbes.
Je me jetai et me roulai dans cette herbe sèche et chaude sous l'œil amusé de Shywen. Il me dit alors:
-Nous allons camper ici, ce sera parfait pour passer la nuit.
- Avons-nous des tentes ?
-Non, c'est un petit voyage, par contre j'ai pris des sacs de couchages et des couvertures. Nous devons aussi faire un feu.
-D'accord, je vais chercher le bois !
-Non ! C'est trop dangereux, tu pourrais te faire attaquer par des brigands ou des monstres, reste ici et surveille les affaires.
Pffffffffffffff... Il me prend vraiment pour un gamin ! Tant pis, je suis trop fatigué pour lui mettre la raclée de sa vie.
Je m'assis par terre et commençai à somnoler. J'était épuisé et un peu de sommeil me ferais du bien. La nature était calme et agréa
HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!
Un énorme rapace venait de lâcher ce cri strident. Je me redressai d'un seul coup et le vit fondre sur moi. Dégainant mes Ninja Shukos, j'esquivai son attaque et le regardais remonter dans le ciel. Je fis un clone et me cachai derrière un rochet. L'aigle fit des tours dans le ciel, comme si il me cherchait, puis fondit sur mon clone. Je jaillis de ma cachette et lui portai un coup à l'aile. L'aigle essaya de voler mais il était complètement déséquilibré et retombât. Furieux, il me fonça dessus et me griffa à la joue. Ignorant la fulgurante douleur qui me brulait la tête, je lui plantai mes lames dans le ventre. Il se vida de son sang et resta au sol inerte. C'est à ce moment que mon sensei arriva. En voyant au sol le cadavre du volatile, il devina tout de suite ce qui c'était passer et je m'attendais à quelques compliments lorsqu'il dit:
-Chouette ! On va bouffer ce soir !
Ingrat !

Une fois le feu allumer il mit la viande qu'il avait lui même découper sur le rapace. La nuit commençai à tomber et la chaleur que procurait le petit feu de camp était très agréable. Une fois que le "steak" fut parfaitement cuit, il m'en passa un morceau que je glissai dans les restes de mon sandwich avant d'avaler le tout goulument. La marche rapide, la course effrénée et la chasse à l'aigle m'avaient ouvert l'appétit. Le repas fini, il me jeta une couverture de survie et s'allongea sous la sienne. Je l'entendis bientôt qui ronflait.
Pffffffffffffff... Je vois le genre...
Je regardai les étoiles... La nuit était belle et claire. Je reconnus deus, trois constellation dont je ne me souvenais plus du nom... Un animal se tortillait dans un buisson un peu plus loin. Quelques oiseaux chantaient encore mais doucement. Il y avait aussi des cigales un peu plus loin. Il ne faisait pas froid, l'ambiance était apaisante et c'est rassuré que je m'endormis ce soir.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Yukitutso le 11/4/2010, 18:47

Du chocolat, tout plein de chocolat ! Youpi!!! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhh... Des glaces! A TABLEEEEE!!!
Hummmmmmmm... Que ch'est bon avec le chocolat ! Miam, miam miam... Une gaufre maintenant ! Oh oui !!!
Une gaufre avec tout plein de chantilly ! Mais ! Qu'est ce qu'il fout là lui ?
- Yukitutso, arrête de déconner !
-Ta bouche Shy', beuuuuh !!!
-Aller, lève toi !
-Et puis quoi encore ?
-Debout j'ai dit !!!
-Nan ! Je suis bien là !
- REVEILLE TOI YUKITUTSOOOOOOOO!!!!





AAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
-Ah, tu t'es enfin réveiller à ce que je vois !
Le souffle saccadé, la sueur perlant au front et des battements irréguliers du cœur. Voilà ce que j’étais en ce moment.
-Qu'est-ce qui c'est passé ? articulais-je.
-Tu ne voulais pas te réveiller alors je t'es aidé. me dit-il en souriant.
Ce mec est complètement dingue ! J'ai cru que j'allais avoir une crise cardiaque !
Reprenant un peu contenance je me levais et vis que tout était déjà rangé et que l'on pouvais partir. Je rangeai mon sac de couchage dans mon sac et demandai:
-Quelle heure est-t-il ?
-Environ six heures trente vu le soleil à peine levé.
-VOUS M'AVEZ REVEILLE A SIX HEURE TRENTE !!!
-Tu as raison, je suis désolé c'était un peu sournois de ma part. Tout le monde à le droit de se levé doucement, de s'habiller et de manger convenablement. Excuse-moi, demain je te réveillerais vers six heures ok ?
C'est pas possible, il le fais exprès !!!
Ravalant ma colère, je le suivis car il était déjà parti. La marche en plaine n'avais rien à voire avec celle dans les marécages et nous courûmes pour aller plus vite. Je pris vite le rythme et le suivais à la trace. Le soleil monta doucement, réchauffant nos visages et enluminant les vastes étendues d'herbes. Il faisait très beau mais pas trop chaud et je me dis que ce voyage ne serait peut-être pas aussi désagréable que ce que j'imaginais.






Nous continuâmes ainsi jusqu'au soir où je m'écroulais par terre. Il se retourna et sourit.
-Pas mal, je ne m'attendais pas à ce que tu tienne aussi longtemps, surtout que cela fait presque vingt-quatre heures que tu n'a pas mangé. Mais la prochaine fois, dis-moi de ralentir au lieu de te manger le sol, tu veux ?
-Mangerrrrrrr...
-Je vois, tu n'as pas les idées très claires... Tient, mange ça tu iras mieux !
Je me jetai sur l'énorme sandwich et le dévorai sans en laissé une miette. C'était un peu bourratif mais c'est exactement ce qu'il me fallait !
-Merci !
-Bon, nous allons nous arrêter ici et nous reposer jusqu'a ce que le soleil ce couche. Nous reprendrons la marche à ce moment là pour nous coucher à environs minuit et demain réveil, EXEPTIONNELEMENT, à huit heures. Ca te vas ?
-Du moment qu'on arrive à Bazaka dans les temps...
Sur ce, je me couchai par terre et rêvassai. La chaleur diminua petit à petit et le soleil descendit. Je poussais un long soupir et me levai. Tient, où était-il passé ? Je regardais autour de moi mais n'aperçus rien. Je fus pris d'un affreux sentiment. Et si il était partit "seul" ? Heureusement il faut toujours que je dramatise et fus rassuré de voire ses affaires en bonne place. Je partis donc à sa recherche mais revins bredouille au bout d'un quart d'heure. C'est alors que je le vit en plein milieux du camp assis par terre.
-Mais qu'est-ce que tu faisais ?
-Je... Enfin vous... Mais...
-C'est bon j'ai compris, allez, en route on a pas de temps à perdre !
Pfffffffffffffff... Toute façon ça sert à rien de répliquer avec lui...





Nous nous remîmes en route, sac sur le dos, frais et dispo. Nous courâmes tandis que le soleil se couchait, toujours plus vers le nord, en direction de Bazaka. La nuit tomba rapidement mais heureusement la lune nous éclairait. Les minutes filaient les unes après les autres et le temps sembla se figer. Nous n'étions qu’air et vitesse comme si notre seul raison de vivre était cette course effrénée à travers les plaines. Les minutes s'écoulait de plus en plus lentement, les secondes s'étiraient... Les heures semblaient années, les minutes mois et les secondes jours.
Rien ne venait perturber cette harmonie...
Je commençait à sombrer dans cette infinité quand tout à coup le temps se figea.
Moi et Shywen-sensei étions coincés en l'air, les jambes écartées dans notre dernier pas de course.
Je ne pouvais même pas tourner la tête vers lui, j'était complètement pétrifié.
La lune était énorme, cinq fois sa taille habituelle. Alors que je regardais ahuri ce que j'avais dans mon champs de vision elle devînt rouge. Un rouge sang, un rouge de souffrances, un rouge abominable... Sa lumière effrayant éclaira la scène et les plaines devinrent également rouges. Je regardai terrorisé ce qui me semblait magnifique quelques heures avant et vis ces grandes étendues rouge fondre. Oui fondre vous avez bien entendu. Je me retrouvai en plein cauchemar. J'avais du sang jusqu'au genoux et une lune rouge m'éclairait. Le bleu marine du ciel avait été transpercé par un noir opaque. Le sang commença à bouillonner et la chaleur monta. Je fus tout d'un coup libéré de ma paralysie et me tournai affolé vers mon sensei. A sa place un horrible monstre me regardait droit dans le yeux.
C'était une sorte de démon aux yeux petits et rentrés, il avait de longs cheveux noirs qui tombait sur ses épaules. Une longue épée en main et de grandes mains aux ongles crochus. Un sourire démonique s'affichait sur son visage. Il était habillé avec un grande cape noire et portait un bouclier dans sa main gauche. Deux grandes ailes noires sortaient de son dos et une aura maléfique émergeait de tout son corps.
Spoiler:

Meurs...

Je voulais hurler mais aucun son ne sortit de ma bouche. Le démon leva son épée et l'abattit d'un coup sur moi.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAh !!!





Je pleurai, je pleurai de douleur, de rage, de peur, d'horreur. Je pleurai comme je n'avais jamais pleuré. J'était par terre, dans la plaine et Shywen était au dessus de moi.
-Calme-toi Yukitutso, calme-toi...
Me calmer ? Comment pouvais-je me calmer alors que je revenais d'un séjour en enfer ?
Je sanglotai par terre à moitié traumatisé. J'étais tétanisé et ne pouvais plus bouger.
-C'est finis, relève toi maintenant...
Tout d'un coup il me prit dans ses bras et sauta en l'air. Une salve de kunaï tomba à l'endroit où nous étions une seconde plus tôt et un parchemin explosif s'activa. Shywen raterrit à terre et me demanda une dernière fois de me calmer. Je m'étais évanouis.
-Et merde...





Je déposai le petit contre un arbre et me retournai vers mon opposant. Un sourire goguenard s'affichait sur ses lèvres et il me dit:
-On dirait que ton élève supporte mal le genjutsu !
Il s'esclaffa de rire pendant que j'analysais la situation. Je me retrouvait face à un chunin renégat de Gensou expert en genjutsu qui nous avait attaqués. Je devais à la fois contrer ses techniques, protéger Yukitutso et le mettre hors d'état de nuire. Ca n'allait surement pas être une partie de plaisir...
SUITON, GENERATION AQUEUSE !!!
Je fis sortir un grande quantité d'eau du sol, transformant le terrain en marécages.
-Technique d'illusionniste, sécheresse aride...
Les marécages disparurent, laissant place à un désert de sable extrêmement chaud.
-Ce n'est pas avec des genjutsus non-métaux que tu m'aura, même avec le gosse tu jouais mieux.
-Oui, j'avais envie de m'amuser un peu... Tu veux des genjutsus mentaux, en voilà !!!
AAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Mon bras venait de tomber à terre, une effusion de sang jaillit de mon moignon. La douleur était atroce.
-C'est pour de faux, c'est pour de faux, c'est pour de faux...
Impossible de se concentrer avec une telle douleur, je n'arrivai pas à contrer sa technique.
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!
Mon deuxième bras venait de se décrocher, je perdais trop de sang, il fallait à tout pris que je contre ce genjutsu.
-Ahahahahahaha !!! Ca fait mal hein ?
Mon adversaire mon fonça dessus, kunaï en main. Soit je contrai sa technique, soit il séparait ma tête de mon corps.
Concentre toi, concentre toi, concentre toi...
KAÏ !!!
Je revînt à la réalité. J'esquivai son attaque et atterris sur une petite motte de terre parmi toute l'eau. Les marécages était parfais pour mes jutsus et je reprenais l'avantage.
SUITON, DRAGON AQUEUX !!!
Un énorme dragon d'eau sortit du liquide et s'éleva dans les airs à plus de vingt mètres. Il fondit sur mon adversaire et le dévasta complètement. J'évaporai l'eau que j'avais créé puis allai vers lui.
Il était mort...





Un battement régulier. Des secousses de haut-en-bas. Pom........Pom........Pom........ Qu'est-ce que c'est ?
J'ouvris lentement les yeux. J'étais sur les épaules de Shywen-sensei qui était entrain de courir. Il faisait jour et je me réveillai complètement.
-Que c'est-t-il passé ?
-Oh, rien de grave, c'est finis de toute façon.
- Où sommes-nous ?
-A deux jours de Bazaka, tu a dormis un petit bout de temps.
-J'ai faim...
-Normal, deux jours sans manger ça donne faim.
Il s'arrêta et je descendis de son dos. Je titubai un peu puis m'assis par terre.
-Hum, ce n'est pas tout à fait ça la forme, ça ne m'étonne, tu es sonné. Tient.
Il me tendis un de ses immondes sandwich et je le dévorai. Quand je fus rassasié, je me levai et me dirigeai vers lui.
-On y va ?
-D'accord mais en marchant pour commencer.
Nous nous remîmes donc en route en direction de Bazaka. La journée avança doucement et je pus bientôt recourir.





Nous continuâmes vers le nord et le voyage se termina vite. Une fois arriver devant Bazaka, nous fûmes interpelé par deux personnes armées.
-Qui êtes vous et que voulez vous faire à Bazaka ?
Mon sensei répondit.
-Je suis Shywen Seijhu, jonin de Gensou, et voici Yukitutso Kobayakawa, mon élève qui souhaite participer à l'examen chunin.
-C'est bon vous pouvez entrer.


Bazaka...

Y f'rait pas un p'tit peu froid par ici ?
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Earl Grey le 17/4/2010, 20:42

Jour second.

-2-

Cette journée, ça allait celle du... Du trajet. Je dois l'avouer, je n'étais pas très préssé de débuter l'entrainement. La flemme, tout simplement. Les mains dans les poches, ma colonne vertébrale traçant une légère courbe en arrière à cause du sac, les yeux fixant le ciel d'azur plusqu'ordinaire; je marche.
A côté de moi, il y a mon accompagnateur. Je quand même vous le présenter, il aura peut être de l'importance par la suite (et puis, il m'a souvent sauvé la vie!).
Son nom est Luke Luke (Non, il n'y a aucune répétitions), et il est réputé pour sa rapidité assez impressionnante, il faut le dire. Réputé dans son entourage. Chunnin. 16 ans. Talentueux. Description physique? Click là Un ami d'enfance qui croule sous les demandes de missions. Car, de un, il a un fort taux de réussite et met un poing d'honneur à n'en refuser aucune. De ce fait, vous êtes sur qu'il feras toujours les missions qu'on lui demande avec le même zèle. Il y mettra toutes ses tripes. A cause d'une vague histoire de famille, d'honneur, et de trucs du genre. C'est lui qui m'as donné envie d'apprendre le kenjutsu (mais c'est toujours pas fait; flemme.)

- Ah, merci de m'avoir fait appel. Encore un peu et j'allais vraiment devenir fou. C'est surement le prix a payer pour devenir Junin...

Oh le veinard. Alors que moi j'aspire a devenir un Chunnin, lui pense déja à la suite. A dire qu'il y a quelques années, j'étais son ainé à l'académie, et de ce fait, je lui donnais pleins de conseils (pas toujours pertinents) pour qu'il réussise a devenir Genin.
M'enfin, c'est la passé, ça.

- De rien voyons, je penserai à venir t'appeler plus souvent alors si ça te fais vraiment plaisir. -mensonge-

Après y'a tout un blabla qui n'es pas très important pour la suite de l'histoire, donc on saute. Luke² ris un bon coup, puis dit:

-Tu savais qu'on à une prime lorsque l'équipe de ninjas qu'on entraine monte de grade? Et que, leur salaire est, entre autre, calculé en fonction du grade de chacun de leur éléves?

Retour en arrière. Nous sommes à Gensou, devant la grande porte d'entrée du village. Je recolle mon talon avec de la superglue (il s'était décollé lorsque j'ai shooté sur un ballon de foot pour le rendre à des gosses -me demandez pas comment cela se fait, ça me dépasse.-) je me relèves, et vois Mihailov.

"Tiens, tu t’en vas t’entrainer. Ca m’étonne de toi. Hum. Je te souhaites bonne chance pour la suite, tu sais à quel point j’aimerais que vous deveniez tous des Chunnins."
Puis le sourire du type qui pense vraiment ce qu'il dit. Je me souviens avoir été un peu troublé par ses paroles... Retour dans le présent.
Pfeuh!


Jour troisième
-3-

J’ouvre lentement les yeux, et, attiré par une délicieuse odeur, défait mon sac de couchage pour voir, avec des yeux émerveillés, Luke² me préparer un petit déjeuner qui avait des airs de festin. Je ne lui avait pas indiqué que mon sac était plein de boites de nouilles. Mais vu que j’en avais pris que pour trois jours, ce genre de repas était grandement la bienvenu. Après m’être rempli le ventre, mon compagnon de route pris une housse contenant surement son sabre, et s’en alla un peu plus bas.
On était arrivé à un endroit précis des montagnes, c’était ici que je faisais mes pauses, habituellement. Un petit coin de verdure, avec une végétation riche et variée, et quelques arbres. Le tout se trouve à un peu plus de la moitié de la hauteur de la montagne. Le calme de cet endroit en fait un lieu dans lequel on peut rapidement se concentrer, et ou on est sur de s'entrainer sans se faire déranger. Donc, maintenant, je sais ce qu'il me reste a faire. Luke montre l'exemple.

Ellipse de ma-lade!

Jour 7
-7-

" Tu sais c'est quand qu'il commence l'exam?"

-Non, pas vraiment; par contre, je sais que les inscriptions sont closes... Ah merde.

Je relève d'un doigt mon chapeau de paille, juste assez pour pouvoir croiser le regard de Luke². Luke me fixe, ses yeux me questionnent. Assis en tailleur à côté de moi, qui était allongé bien confortablement sur l'herbe, avec mon énorme sac en guise de coussin. Les inscriptions allaient être closes dans deux jours, et, d'après les prévisions de Luke, on allait mettre trois jours pour aller jusqu'a Bazaka.
Prévision du trajet; 64 heures.
Temps restant; 47 heures.
Les calculs sont peut être un peu faussés... Je ne suis pas trop bon dans tout ce qui touche aux chiffres, vous m'en excuserez. Néanmoins, l'attitude que j'avais était peut être un peu trop... Impertinente. Se prélasser sur ce tapis vert en fixant le plafond bleu, tout en ayant que pour seule activité le comptage de nuages, ce n'est pas le top a quelques jours du OH COMBIEN important exam' chunnin.
Pfeuh.
Mais, contrairement a ce qu'on pourrais penser, ce repos n'était pas vraiment inutile. Mon cerveau, sain pour une fois, était en train de retenir tout le charabia provenant du (très gros) livre du paternel. Et mon corps, était en train de récupérer de cet entrainement intensif, qui comportait également des bases de kenjutsu. J'étais en train de récupérer mon chakra. Je n'ai, finalement, pas pu tirer de conclusions sur ce que j'avais appris sur le chakra, donc je ne sais toujours pas comment l'utiliser. C'est bête. Il me manquait juste quelques jours pour pouvoir...
Long, long soupir.
Enfin, j'aurais au moins pu perfectionner les techniques que je connaissais déja. Cela me rends infiniment heureux.
Soupir.
Ah, Luke attends que je dise quelque chose, à en voir sa tête. J'ai déja oublié ce qu'il m'a demandé, un peut trop distrait. Je me demandes à quel point ont progréssé le reste de la team. L.I.N.K.
Sourireàlakonincompréhensible.
N'importe quoi. D'accord.

"Heu... C'est important l'exam'. Ma vie l'est plus. Et, si, je vais là bas, c'est pas pour me prendre une branlée. Je penses que tu comprends. Et, surtout. Nous sommes en retard, je ne sais pas si nous pourrions aller à temps. Alors, reposons nous encore quelques heures."

Je le vois, la sale tronche qu'il fesait à cause de mon sourire à la con avait laissé place à une mine un peu plus détendue, et son regard s'était perdu dans le vide. Habituellement, lorsqu'il fait ça, c'est qu'il à un truc en tête. Il ne se questionne pas sur ce qu'il va manger ce soir, si vous voyez ce que je vous dire.
Vous saisissez pas? Tant pis, en tout cas moi je me rendors.

Ellipse ex-tra-or-di-naire.

Le vent me fouette. Extrêmement fort. Je galère à respirer avec tout cet air. Un peu d'air, et vous respirez. L'excès d'air est mauvais, tout comme l'excès de vitesse. Mais, là, en ce moment, on en a strictement rien de faire, surtout que les routes ne sont pas limités. Je retourne lentement mon visage à l'arrière, pour essayer d'inhaler le plus d'oxygène possible. Je ne peux m'empêcher de remarquer le paysage qui devient de plus en plus petit... Avant de complètement disparaître. Sur ce qu'on est, je ne le sais pas vraiment, mais ça doit se rapprocher de la famille du cheval. La seule chose que je sais, c'est que cette chimère blanche est le résultat de l'invocation de Luke. Pour y monter, je dus m'acquitter de mon énorme sac. Ca à l'air assez anodin comme ça, mais à l'intérieur, il y avait vraiment des objets auquels je tenais. La seule chose que je pus garder était ma saccohe. Mon inventaire. J'ai également une feuille. Je tiens avec fermeté cette feuille de papier pliée à plusieurs reprises, pour ne devenir qu'une petite bande blanche. Le bruit de celle-ci claquant sur la tranche de ma main se fais de plus en plus présent. Nous ne ralentissons pas, bien au contraire.
Je suffoque, mais j'arrive.
Si vous vous demandez pourquoi je ne met pas cette feuille dans ma saccoche, vous avez été attentifs. Si je ne la met pas dedans, c'est juste pour faire style, un peu comme ma chèche qui tente de m'échapper dérrière mon dos.

Prévision du trajet: 10h
Temps restant; 20h

Chouette, je vais pouvoir faire une pause.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Jackie Takahara le 24/4/2010, 15:37

Depuis que cet ANBU nous avait retrouvés et qu'il nous escortait parmi le convoi qui passait le mont Fuji, j'étais plutôt heureux. Makaya se tenait à carreaux car il savait qu'il n'était pas en position de force car il était entouré par deux shinobis qui voulaient absolument le voir retourner au village de gré ou de force... Le froid se faisait moins intense qu'à l'aller... J'étais en route vers la maison... J'avais retrouvé ma sœur et nous nous étions quittés plutôt en bons termes... Le panard, quoi!


« … lupanars! Eeeeeeeeeeeeeh ouais, je possède plusieurs bordels dans un coin paumé des montagnes blanches! Ca vous la coupe, hein? Enfin, la langue, parce que sinon vous pourriez pas être mes futurs clients, si c'était la...

- T'as fini de les emmerder avec ça?! Franchement, moi qui suis habitué, ça me saoule déjà, alors laisse tranquilles ces pauvres Genins!

- Bah quoi? Tu crois pas que je vais laisser mes pauvres filles s'ennuyer sans moi?! D'ici à ce que je rentre à Nobeoka, il y a un bout, à mon avis. Alors à défaut de qualité, il faut bien qu'elles s'occupent avec une quantité de b...

- TA GUEULE! »



Le passage du mont Fuji fut calme, comme nous étions bien à l'abri dans des charrettes spécialement conçues pour limiter les déperditions de chaleur et couper le vent. Alors que la descente s'était effectuée, elle aussi, dans le plus grand calme (sauf Makelmac'... mais c'est normal), l'ANBU vint me trouver un soir, et me transmit des instructions... particulièrement peu sympathiques.


« QUOI?!

- Vous avez bien entendu. Kage-sama vous prie de bien vouloir organiser le prochain examen Chuunin en tant que représentant de Mahou.

- Il l'a vraiment dit aussi poliment?...

- Évidemment que non, c'est un ordre!

- Je me disais, aussi. […] Bon, soit, si c'est un ordre, je vais pas déserter juste pour ça. Je suppose qu'il sait ce qu'il fait. Et cet examen a lieu ou et quand?

- Il a lieu à Bazaka, une ville au pied du mont Fuji.

- Ah bah c'est super, on est déjà sur place!

- C'est pour ça que Kage-sama vous a requis pour cette tâche. Il avait entendu parler de forts troubles au Nord du Yuukan impliquant probablement M. Korove, et s'était vu rapporter par vos coéquipiers de la mission à Nobeoka que vous étiez à sa poursuite.

- Oui, abrégeons... Donc, quand est-ce? Je suppose que j'ai encore deux ou trois semaines pour tout planifier.

- Dans cinq jours.

- PARDON?! JE DOIS ORGANISER UNE EPREUVE POUR L'EXAMEN CHUUNIN EN MOINS DE CINQ JOURS?!

- Considérez cela comme une mission, ou un challenge, comme vous le souhaitez. Mais vous êtes parti seul à la poursuite de cet énergumène et avez commis bien des forfaits avec lui, au nom de Mahou.

- Au nom d...

- Oui. Apparemment, vous avez oublié d'ôter votre bandeau avant de perpétrer vos méfaits, donc les habitants du coin pensent que nous vous avons envoyés semer la pagaille. Il faut donc que vous vous vous rattrapiez de toutes ces bourdes, et Kage-sama a trouvé que ce serait une bonne occasion de vous racheter.

- Mais si j...

- Un examinateur suppléant a été envoyé au cas où vous échoueriez à mettre en place une épreuve. Mais dans ce cas, permettez-moi de vous dire que Kage-sama serait... très mécontent de vous.

- Fort bien. […] C'est tout?

- Pas tout-à-fait. Je dois vous prévenir que Kage-sama tient à ce que notre ville brille particulièrement au cours de cet examen, que ce soit chez les examinateurs ou chez les aspirants Chûnin. Il faudra donc que vous ne perdiez pas la face en présence des autres examinateurs, et... que vous ne soyiez pas trop exigeant vis-à-vis des Genins de Mahou.

- D'accord, donc je les favorise un peu, quoi?

- Tout l'art du shinobi est dans la discrétion.

- Je vois. Difficile de faire plus sibyllin... Autre chose?

- Non. Je vous laisse commencer à réfléchir à votre organisation. »



Tu parles! Tu crois qu'il m'aurait prévenu avant de partir, que j'aie le temps de me préparer? Non, bien sûr!! La meeeeeeeeeeeerde... En plus, ça devait être un village paumé où il n'y a rien pour organiser la moindre épreuve de survie ou truc du genre. Je devrais me débrouiller avec les moyens du bord... L'arrivée à Bazaka fut rapide, si bien qu'il me restait quatre jours pour tout planifier. Makaya et moi fûmes logés dans un hôtel convenable du quartier marchand, sous la surveillance étroite de notre ami de l'ANBU. Il serait décidé quoi faire du Touffu lorsque nous serions tous deux ramenés à Mahou. A l'hôtel, je fus présenté à un « guide » qui s'assurerait de me trouver tout ce dont j'aurais besoin pour mon épreuve. Mon hôte, un certain Torika, ne put s'empêcher de sourire à la pensée qu'il ne me restait plus longtemps avant le début de l'épreuve. Je fis également la connaissance de les camarades examinateurs, le premier étant un Chûnin de Chikara bien habillé, et bien armé ; il me salua sobrement. Le second examinateur... était très particulier, puisqu'il paraissait aveugle. Il se tourna... vers moi et me salua d'un hochement de tête. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.

Après ces joyeuses présentations, profitant de ma liberté (et de la captivité du Black), je sortis pour chercher l'inspiration et le calme. Pffffffffff... Qu'est-ce que je pourrais bien faire pour les évaluer, ces Genins? En tout cas, il fallait que je sois dans un élément où je serais sûr de moi, sinon je passerais pour un débile et je ne pourrais pas m'imposer suffisamment pour qu'ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. Mais quel élément? La dernière fois que j'en avais vraiment imposé, c'était lorsque j'avais récupéré Makouille sur son traineau en l'aspirant sous terre. Mais je n'allais quand même pas faire l'épreuve sous terre! De toute façon, je n'avais pas assez de chakra, ni de maîtrise Doton ou de l'invocation de taupes pour créer un réseau de tunnels pour les accueillir. Encore une idée perdue... Je marchai vers les montagnes pour trouver une nouvelle inspiration dans les cimes blanches. Comme je m'en approchai, je remarquai une sorte de porte sur le flanc de la montagne, quelques dizaines de mètres au-dessus de la ville. Les mineurs rentraient du boulot. Les... mineurs? Mais oui, c'était une ville de mineurs! Et comme elle devait être exploitée depuis des lustres, il y avait sûrement des filons vidés de tout leur fer! Donc des mines abandonnées, donc des lieux potentiels de torture dans le noir, d'exploration de grottes lugubres, et autres joyeusetés sous terre! Je bondis en direction de l'hôtel, courus dans tous les sens à la recherche de Torika-san, puis le priai de me réquisitionner le réseau de mines le plus proche.

Après cela, je réfléchis à ce que je pourrais bien leur faire faire dans ces grottes... Un combat? Non, ce serait trop le bordel. Une épreuve d'orientation, de pistage? Pareil, et franchement, du pistage sur de la roche, avec des grottes où il y a de l'écho... Ne me restait plus que la solution de la collecte d'informations et des énigmes. Évidemment...
Je passai donc une nuit blanche à mettre au point des devinettes, des mécanismes divers, puis reçus ENFIN le plan des grottes qui me seraient allouées pour cette épreuve. Un réseau de huit grottes? Parfait! C'était assez pour les évaluer sur des questions variées, mais suffisamment peu pour ne pas les désespérer. Ma journée fut donc passée (après avoir salué et insulté Makaya, qui me méprisait au plus haut point car je pouvais sortir « de cet hôtel de bouseux ») à mettre mon plan en application, poser des pièges dans les différentes salles et recruter quelques personnes pour jouer des rôles de « figurants » dans les salles. Ce ne fut pas de la tarte, mais enfin, la nuit venue, je pus m'accorder un peu de repos avant de tout peaufiner lors de ma dernière journée de préparation. La plupart des équipes avaient fini la première épreuve, et je passai un bout de temps à lire les informations sur eux dans les dossiers fournis par les villages, et sur leurs formulaires d'inscription. Euh... Franchement, une bonne partie étaient ridicules (les formulaires d'inscription...) et le reste ne dénotait pas de particulière capacité transcendante. Des Genins normaux, quoi... Je souris en repensant au bon vieux temps de mes passages d'examen Chûnin puis me remis à fignoler mes énigmes et à étudier les groupes qui avaient été formés par le précédent examinateur. Ils étaient hétérogènes, bien équilibrés et surtout... mélangés entre villages! Les ordres du Kage me revinrent en tête, comme quoi je devais avantager les Genins de notre village... Plus facile à dire qu'à faire! Mais ma priorité serait surtout de ne pas perdre la face quand je serais confronté aux Genins.


[suite à l'exam Chûnin]
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Kezashi le 15/5/2010, 00:37

Le temps viendra où sur les plaines vertes du Yuukan, le sang coulera de nouveau. Des milliers de soldats à la peau verte marcheront vers les grandes villes de la région avec pour seul objectif, semer la désolation et le chaos. Ces monstres sans pitié, dirigés par le sorcier Azhag et sa monture démoniaque aux ailes de flamme, sortiront des entrailles de la terre et rien ne pourra les arrêter. Même la nouvelle grande coalition des trois de Yuukan, de Koori et d'Ame créée pendant la précédente guerre d'Hokuto, ne pourra ébranler la marée verte qui massacre hommes et femmes sans faire de prisonnier.
Katouzuki avait pour mission de surveiller la bordure ouest de la forêt de Mahou. Certaines rumeurs parlaient d'un grand rassemblement de bandit près des montagnes du Sud de Yuukan. Le nouveau Kage Akyu Notoma, récemment placé à la tête du village après la mort au combat de Tadaka Hakodate, préférait dépêcher une équipe sur place pour rien plutôt qu'avoir à gérer une attaque de pilleurs.
Katouzuki attendait aux portes de Mahou ses coéquipiers, Nagoshi et Sanada. Comme d'habitude ils étaient en retard. Même quand les ordres venaient directement du Kage, les jumeaux prenaient leur temps. Selon eux, il est presque plus important de préparer la mission que de la réaliser. Le Jounin commença à s'énerver et pesta une longue liste de jurons.
- Que t'arrive-t-il Katou? Ta troisième copine a découvert qu'elle n'était pas la seule à dormir dans ton lit?
- Vous en avez mis du temps par Imlot. Ces insultes vous étaient destinées si vous n'aviez pas deviné, dit-il avec rage.
- Mais? Tu nous as dit de nous préparer pour un long voyage alors on a du prendre tout ce qui est nécessaire pour un LONG voyage, répondit l'autre jumeau.

Katou décida de ne pas se lancer dans une nouvelle discussion sur la ponctualité. Ils avaient perdu assez de temps comme ça. C'est donc dans une ambiance électrique que l'équipe entama son voyage. Les jumeaux étaient de vraie pipelette. Ils passèrent...

- Qu'est ce que tu fais avec un livre Kezashi? demanda le jeune instructeur.
- Je lis. C'est bien fait pour ça non? Je me trompe pas? répondit froidement l'aveugle.
- C'est pas ce que je voulais dire, expliqua Chaki un large sourire aux lèvres. Depuis quand tu sais lire? Non, depuis quand tu PEUX lire?
- Depuis que j'ai sept ans. Comme toi non?
- J'ai appris à lire très tard il me semble. Enfin je m'en souviens pu, réfuta le jeune homme, cherchant vaguement une réponse parmi les nuages au dessus de lui.
- Tu veux vraiment que je t'explique? Tu n'as jamais fait attention au domaine comment on apprend à lire avec notre technique? L'encre sur le papier est suffisamment épaisse pour qu'on puisse la distinguer. Suffit d'apprendre à lire ensuite.
- Bref! Et sinon l'examen se passe bien? Comment se débrouille eva? Lança le blondinet pour changer de conversion.
- La prochaine fois ne pose pas la question si tu t'en fous de la réponse hein?! Répondit sèchement Kezashi. On va dire qu'elle se débrouille.
- J'aurais bien voulu être là quand Evaline a découvert que tu étais l'examinateur de la première épreuve.
- On s'est rencontré à l'hôtel quand elle est arrivée à Bazaka. Elle a un peu hurlé. Elle hurle tout le temps.
- J'imagine, acquiesça Chaki avec un nouveau sourire. Tu as pensé à ce que tu allais faire si elle passe Chuunin? Vous serez de même grade et donc tu n'auras pu d'élève.
- Peut être que Keiryuu ne passera pas et je continuerai son apprentissage. Je me suis pas posé la question, avoua l'aveugle.
- Il va falloir y penser pourtant. Keiryuu peut elle aussi passer.
- J'en doute pas.
- Tu as bien remarqué un Genin pendant l'examen non? Insista Chaki.
- Oui un certain Roshu.
- Un Genin prometteur de Gensou?
- Ça dépend ce que tu entends par prometteur. Doué pour les arts ninja? Absolument pas ou alors j'ai pas pu le remarquer. Chanceux? Oui beaucoup. Il a réussit à passer toutes les épreuves sans utiliser aucune capacité.
- S'il est pas doué, laisse le à quelqu'un d'autre dans ce cas.
- C'est justement le seul qui est un peu intéressant. Il est... malin? C'est plus marrant d'apprendre à quelqu'un qui ne sait rien non?
- Enfin s'il a pas de talent, il n'en aura peut être jamais.
- Observe le pendant la troisième épreuve et dis moi ce que tu en penses.

Chaki vint s'asseoir prêt de Kezashi. Ils étaient perchés sur un hêtre haut de dix mètres, dominant les mines d'extraction. Il observa un moment le paysage. Devant eux s'étendait la ville polluée de Bazaka, offrant le triste spectacle des cheminées des forges crachant de grandes bouffées de fumée acre.

- J'ai entendu dire qu'il y avait eu des petites tensions entre examinateurs? Reprit Chaki.
- J'ai disqualifié une grande partie des Genins venant de Mahou et Chikara. Ça n'a pas plus aux deux autres examinateurs. Surtout un certain Hayamaru.
- Vous vous êtes battu? Demanda le ninja blond.
- Il a sorti son sabre pour me menacer. J'ai préféré éviter un bain de sang. J'ai annulé les disqualifications.
- Hum tu ne vas pas en rester là je sens non?
- Tu sais que je suis rancunier et que j'aime pas les menaces, répondit l'aveugle amusé. Au final, il n'y en a pas beaucoup qui deviendront Chuunin. On aurait été plus vite avec ma méthode.

Chaki s'arrêta un instant pour reluquer une jolie femme, sûrement la fille du propriétaire de la mine situé en contrebas.

- Si seulement tu pouvais voir ça, lança le jeune homme.
- A part les couleurs, je vois la même chose que toi, tu sais.
- Pal mal hein? dit-il d'un ton pervers.
- Dis moi Chaki? Tu as ressenti quoi quand tu as tué une personne pour la première fois?
- Ah, dit-il en reprenant son sérieux. Je devais avoir à peu près ton âge. Je suis partie en mission avec tes deux frères, Kujushi et Koroshi, capturer un ninja de bas rang qui venait de déserter. La mission c'est mal passé, d'autres déserteurs sont venus aider notre homme. L'un de tes frères s'est retrouvé désarmé et notre cible était sur le point de le tuer. Alors sans hésiter je me suis interposé et j'ai planté mon couteau dans son ventre.
Chaki prit un instant pour respirer. Il revivait la scène un peu plus à chaque mot prononcé.
- A ce moment-là, j'ai senti son corps flancher. Je ne pouvais pas me détacher de ses yeux apeurés. Il m'a attrapé et serré le bras alors qu'il tombait au sol. J'étais dans un autre monde à cet instant. Il n'y avait plus rien autour de moi, je n'entendais plus le son des combats, ni même la voix de ton frère qui m'appelait. Je n'avais jamais ressenti cette sensation avant ce jour là et je ne l'oublierai jamais.
- Et tu réussis à vivre avec? demanda pensivement Kezashi.
- Il faut bien tu sais. On n'est pas préparé pour ça. Savoir tuer c'est une chose, le faire est assez simple finalement. Mais vivre avec en est une autre. Depuis le temps, j'ai tué d'autres personnes et c'est une douleur à chaque fois, encore plus forte que la première.
- J'ai tué ces hommes sans aucune pitié. J'ai presque ressenti du plaisir à le faire. Je me nourrissais de leur souffrance et de leur peur, et j'avais encore plus envie de tuer.
- C'est ton dojutsu qui te donnait cette envie et ce plaisir. Tu n'y es pour rien.
- J'ai quand même tué ces deux hommes et je n'ai rien pu faire pour l'éviter.
- Tu culpabilises?
- Tellement. Je regrette chaque jour, chaque heure et chaque minute. Je ne pense qu'à eux, tout le temps. Même dans mes rêves.
- Avec le temps, tu apprendras à le gérer.
- Mais je ne pourrais pas oublier.
- Non mais tu appréhenderas l'avenir différemment. Chaque vie te semblera importante et tu feras tout pour ne pas recommencer.
- C'est bien beau comme ça de le dire. Au final, tu as recommencé. Alors je recommencerai aussi.
- J'en ai fait le choix pour le bien de mon village. Si j'avais estimé que c'était injuste, je ne l'aurais pas fait. On a toujours le choix.
- C'est notre hiérarchie qui fait le choix pour nous. On ne décide rien.
- Pourquoi penses-tu que je ne suis plus Jounin?
- Parce que mon père t'a demandé de t'occuper de la formation des jeunes de notre clan.
- Non. J'ai refusé un ordre direct du Genkage. Pour éviter des sanctions, il m'a gentiment demandé de quitter mon grade. C'est ensuite pour ça que ton père m'a proposé de gérer les formations.
- On n'apprend pas à l'académie à être juste, ni à dire non. Ils font tout pour qu'un jour l'on puisse être capable de tuer n'importe qui, s'ils nous le demandent.
- En même temps, tu as décidé de servir ton village et le Kage. On ne t'a pas forcé. Tu peux même quitter ton grade dès maintenant d'une façon ou d'une autre.
- Sauf que je n'ai pas eu le choix quand l'ombre a envahi mon esprit. Le vieux Hansu m'avait pourtant prévenu.
- On dirait que c'est ton prochain objectif pour l'avenir, si tu ne veux pas que ça se reproduise et profiter de ce pouvoir.
- Je n'ai pas le choix on dirait non?

Chaki décida de laisser seul son compagnon pour qu'il réfléchisse un peu. Il savait que l'aveugle préférait être seul. Les discussions finissaient toujours par l'agacer, il valait mieux partir maintenant. D'autant plus que l'instructeur voulait observer le fameux "Roshu" et jeter un œil sur Evaline pour la dernière épreuve de l'examen.

- Tu me rejoins sur le lieu de la troisième épreuve? Demanda Chaki.

Aucune réponse, sûrement la phrase de trop.


Dernière édition par Kezashi le 19/5/2010, 12:17, édité 1 fois

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Otarin le 18/5/2010, 01:09

« Yeah, je suis chuunin! Se vantait Sheinji.
-Yeah, je suis chuunin! Me pavanais je.
-Yeah, je suis pas chuunin! Hurlait Taïga. »

Mis à part ces légers détails, un point important subsistait, j’avais enfin réussi à bloquer les informations ennuyeuses qui me provenaient d’Akira. Ses commentaires ne me parvenaient que lorsqu’ils étaient intéressants. Je ne me l’expliquais pas, c’était comme ça. En fait, nous n’étions que trois, car les autres étaient partis pour Gensou, apparemment afin d’accomplir une mission. Seuls et paumés, nous avions décidé, avant de rentrer à Chikara de faire une petite fête afin de célébrer notre passage et le non passage de Taïga qui en semblait étonnamment ravi. De toute façon, ce mec m’avait toujours paru louche. Il avait l’air d’être un chieur né mais comme je ne juge jamais sur les apparences… Bref, nous avions prévu de débuter la saoulerie dans un pub de Basaka et de la finir dans l’endroit où notre santé nous permettrait d’aller. C’est-à-dire on ne sait où car avec Sheinji on est jamais sûrs de rien…

***

L’ambiance était de folie, le bar était empli d’allégresse et la boisson coulait à flots. Certains autres promus étaient venus mais nous ne les connaissions pas… En attendant, nous prenions verre sur verre et je remarquais que Sheinji tenait très mal l’alcool.
Ses exploits n’étaient pas censés sortir de cet endroit mais il aurait été dommage qu’ils restent inconnus de la plupart. Il commença donc par insulter quelques personnes tout en riant aux éclats. Ses voisins s’écartèrent croyant avoir affaire à un déséquilibré mental, ce qui n’était pas loin de la vérité.
Je m’éloignais un peu, histoire que l’on ne me prenne pas pour l’un de ses amis. Taïga avait fait de même et faisait joujou avec quelques bouteilles d’alcool fort.
Soudain, quelqu’un me bouscula et, pris par la folie des quelques verres de trop, je l’empoignais et lui donnais un énorme coup de poing dans les valseuses. Grave erreur, Akira prit alors le contrôle et, un peu fatigué, je m’endormis.

***

Que, quoi, que s’est il passé pensais je en sursautant. Où sont Taïga et Sheinji? Akira, répond moi!

[Et bien vois tu, Taïga c’est ce bout de pied qui dépasse de derrière le canapé, il a bu une trentaine de verres et à commencé tout comme toi à vouloir frapper des gens. Malheureusement pour lui, il s’est frotté à trop fort pour lui et trop fort pour lui avait de copains, tu vois le genre?]

Ouais à peu près, et Sheinji?

[Alors, lui c’est toute une histoire, après avoir fini son petit speech de malade mental, il s’est essayé au strip tease. Je dois te dire qu’il a vraiment un corps de merde, j’ai déjà vu beaucoup mieux.]

Oui, bon, passe ce genre de commentaire foireux et va droit au but, okay?

[Okay, bon, il s’est donc essayé au strip tease et une foule de gens s’est amassée autour de lui, il à commencé à chanter avec une voix de fausset, un truc spécial, « voyage voyage » ça s’appelait je crois. Il avait vraiment l’air taré. Puis, il a commencé à draguer un tas de personnes, allant du mec super stylé à la fille la plus moche en passant bien sur par la mémé insomniaque promenant son chien et bien sur, toi.]

Quoi?!? C’est pas vrai, cet abruti m’a vraiment dragué? Je l’approche plus à moins d’un kilomètre!!! Et puis, sinon, je suis le seul qui n’ai pas trop déliré?

[Tu rigoles, pendant ton inconscience, j’ai fait un concours de résistance à l’alcool, tu vas avoir une grosse gueule de bois demain, et puis j’ai fait un strip poker avec quelques tarés… Heureusement pour toi, je suis tellement bon tricheur que ces abrutis n’ont pas réussi à m’enlever un seul de mes vêtements…]

C’est ça que tu fais de moi, je suis pas dans la merde alors…

[Et encore, je me suis retenu, sinon, le pub aurait fini en charpie…]

Je bloquais alors les paroles d’Akira et essayais de recouvrir mes esprits. Le bar avait quasiment été déserté et ne restait plus que quelques personnes ivres mortes, étendues sur le sol dont Taïga, qui ronflait et Sheinji, qui lui ne ronflait pas mais exécutait le bruit d’un cochon énervé qui poursuit sa proie (J’en gardais un souvenir cuisant). Je tirais mes deux coéquipiers hors du bar et les entraînais vers un endroit approprié pour dormir une dernière nuit dans ce village de merde… Mais où on faisait tout de même bien la fête.

***

Je me réveillais avec un mal de crâne insupportable. Akira m’avais prévenu mais bon, je n’avais quasiment pas tenu compte de son avertissement. Tant pis pour moi, je ferais plus gaffe la prochaine fois. Taïga se réveillait à peine et Sheinji dormait encore comme un loir. Bref, nous étions vraiment une équipe de bras cassés.

Quand tout fut prêt, que Sheinji fut réveillé (par Taïga), nous partîmes, vers le soleil de Chikara, quittant cette terre humide et parsemée d’eau solide que l’on appelle communément neige.
Les fumées du village s’éloignaient peu à peu pendant que nous, fiers voyageurs, légèrement pochards (très légèrement) partions en direction des terres arides et agréables de Chikara. Sheinji, un peu pété par la veillée avait mis au point une technique de sommeil en marchant, il était dans sa bulle. C’est ce qu’on appellerait plus tard un somme en bulle qui sera raccourci par somnambule.
Lorsque, après la quarante neuvième pitrerie de Taïga, nous arrivâmes dans un endroit plus chaud, ce n’étais toujours pas le désert mais bon, c’est déjà ça, nous nous arrêtâmes afin de laisser Sheinji se reposer (Il n’a toujours pas gagné en endurance) mais aussi car le soleil, que nous venions à peine de retrouver, se couchait.
Pendant la pause, il fut instauré un tour de garde durant lequel rien ne se passa, étrange, non? C’est la première nuit à l’extérieur du village où un incident ne se déclare pas, inouï, ça doit être notre nouvelle promotion, ils ont peur de nous.

***

Le lendemain, tout allait pour le mieux, enfin, à part le fait que j’étais toujours en compagnie de l’admirable abruti de nouveau chuunin de Sheinji et puis, dans une moindre valeur, je n’étais surtout pas encore à Chikara.

« Debout bandes de feignasses, on a du chemin à parcourir, je vous rappelle, on est censés arriver à Chikara dans la journée… Enfin, j’ai l’envie et la détermination d’arriver à Chikara dans la journée. »

C’est ainsi que je réveillais Sheinji et Taïga avant de me mettre à marcher en mettant le plus de distance possible entre les ahuris et moi tout en les tenant à l’œil. Fait assez ironique chez un possesseur de dojutsu…
Je remarquais alors une présence peu anodine, un énorme chat roux, me suivait. Sa couleur était en tous points ressemblante à celle de Moon mais sa physionomie complètement différente. Ce chat avait la taille d’un labrador et était vraiment spécial, il était étonnamment musclé (pour un chat c’est étonnant) mais aussi très discret (Pour un chat de cette envergure c’est étonnant).
Le chat me suivait toujours lorsque je rentrais dans le désert, suivi de près par mes deux acolytes, qui eux, se disputaient, Sheinji étant trop lent d’après Taïga… D’après moi aussi mais bon, j’étais trop loin pour lui faire remarquer.
Quand nous arrivâmes en vue des portes de Chikara, le soleil se couchait et emportait avec lui les somptueux mystères de la ville. J’attendais un instant Sheinji et Taïga, afin de rentrer en même temps qu’eux puis nous avançâmes jusqu’au poste de garde du village. Après avoir demandé notre identité et vérifié dans leur liste des ennemis du village que nous n’étions pas dedans, il nous ouvrit les portes, nous laissant nous approprier ce village si cher et si précieux…

***

Après avoir pris congé de mes deux camarades de voyage, je me dirigeais vers le QG, prêt à tout relater à Hogiko quand soudain…

« Voudriez vous me suivre cher Otarin, nous avons à parler… »
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Seol le 24/5/2010, 15:42

Hisoka était en train de se promener dans les rues pauvres de Bazaka. L’examen était fini depuis peu et il lui fallait retourner à Mahou, afin de rendre compte de cette mission. Si tant est qu’on puisse appeler ça, une mission. En effet, Hisoka avait juste préparé le terrain. Takahara était arrivé à temps pour occuper son poste, comme il devait le faire. Examen au cours duquel il ne s était pas passé grand-chose. Hormis cette petite altercation entre Daihoshi, le chikarate, et Hykao, le gensouard.

Alors qu’il était quelque peu perdu dans ses pensées, il vit un jeune homme débouler du coin de la rue et se mettre à courir comme un dératé vers lui. Juste que, rien de bien étonnant. Puis, vint juste derrière le jeune homme une demi-douzaine de villageois complètement hors d’eux, armés de fourches et autres ustensiles agricoles, bien décidés à faire la peau au jeune homme susmentionné. Hisoka ne put s’empêcher de pousser un soupir désespéré lorsqu’il reconnu le bandeau de son village sur le jeune homme. Ce dernier dut remarquer la même chose sur Hisoka, car son visage s’illumina dans le plus pur style « chouette, je viens d’avoir une idée lumineuse qui va me permettre de me sortir de cette galère ! ». Lumineuse pour lui et généralement néfaste pour les autres. Qu’ils soient alliés ou ennemis.

Comme pour lui donner raison, le jeune homme se planqua derrière l’imposante carrure de Hisoka et hurla un « faites gaffes, c’est mon garde du corps et il va vous massacrer ! ». Ce qui eut pour effet de stopper net les poursuivants. Sans pour autant leur enlever leur animosité. Hisoka poussa, à nouveau, un soupir. Sauf que celui-là était plutôt blasé.

_ Bonjour messieurs. Puis-je savoir ce qu’il se passe ?
_ Mais t’as rien compris à ton rôle ! Tu leur demandes pas poliment, tu leur rentres dedans, s’insurgea le jeune genin.
_ Si tu veux pas que je te jette en pâture à ces hommes, tu la boucles. Alors, messieurs ?
_ Ce petit escroc nous a purement et simplement volé notre argent !
_ Même pas vrai ! Je l’ai loyalement gagné au jeu. C’est pas de ma faute si vous êtes nuls à chier, quand-même.
_ Il nous a dit que c’était un jeu innocent. Le chef veut pas de salles de jeu, ici. On comprend mieux pourquoi, quand on voit ça.
_ Autrement dit, tu leur as appris à jouer, en gardant les meilleurs coups en réserves pour toi, n’est-ce pas ? questionna Hisoka.
_ Nan, c’est pas vraiment ça… commença le jeune genin.
_ Et tu as gagné combien ? le coupa Hisoka.
_ Pas beaucoup… je le jure…
_ Va falloir revoir ta crédibilité. Rends-leur ce que tu leur as pris.
_ Ah non ! Jamais !
_ Choix un : tu leur rends sagement leur fric et tu viens avec moi. T’es pauvre, mais entier. Choix deux : tu gardes l’argent, je m’en vais et tu risques fort de passer un très mauvais quart d’heure quand ils t’attraperont. Tu seras pauvre et pas mal amoché. Réfléchis bien.
_ Vu sous cet angle.

Le jeune genin sortit une bourse et la balança aux civils. Mais, ces derniers semblaient vraiment près à en découdre. Hisoka dégagea doucement son arme, dans un silence feutré, inquiétant. Son visage avait gardé sa bonhommie précédente. Hormis ses yeux qui étaient devenus très vifs. Son croc était impressionnant. Et son effet quasi immédiat. La colère fut rentrée et le groupe se dispersa. Alors qu’il rangeait son arme, il posa sa main sur l’épaule du jeune genin qui tentait de s’éclipser discrètement.

_ Et où crois-tu aller comme ça ? demanda Hisoka.
_ Ben, je…
_ Tu restes avec moi. C’est un ordre. Et si tu crois que je blague, ton épaule va le sentir passer.

En disant cela, Hisoka accentua la pression sur l’épaule. Sa grosse paluche recouvrait totalement l’épaule du jeune homme qui commença à blêmir.

_ Si tu me prends par les sentiments, il est évident que je vais rester.
_ Bon, la bonne nouvelle pour toi, c’est que tu ne risques pas grand-chose, tant que tu restes avec moi. Et tant que tu ne me tapes pas sur le système. Cela va de soi.
_ Hey ! Qu’est-ce qui te fait croire que je fais ce genre de truc sur les gens ?
_ Une sorte d’intuition, mon gars. Et j’ai appris à faire confiance à mon intuition.
_ Pff.
_ Je m’appelle Kaneda. Hisoka Kaneda. N’ayant pas de réponse, Hisoka enchaîna. Je peux t’appeler demi-portion en p…
_ Je suis pas une demi-portion ! Je suis le plus grand genjutsuka de Mahou. Que dis-je de Mahou ! De Yuukan. Ou plus encore de tout de Hokut…
_ Mais ça ne me dit toujours pas qui tu es, microbe.
_ J’m’appelle Hyûma. Hyûma Sakkaku.
_ Enfin ! On aura amis le temps. Bon, ton paquetage est-il prêt ?
_ Ben ouais. En même temps, j’ai pas grand-chose. Mais pourquoi ça ?
_ Parce qu’on rentre à Mahou dès maintenant.
_ QUOI !?! NAN MAIS CA VA PAS ?!? J’AI PAS ENVI…

Hisoka, tout en écoutant Hyûma, dégaina son croc. Premier effet kiskool : Hyûma s’arrêta net. Second effet kiskool : une lueur de convoitise apparut dans les yeux du jeune homme. Lueur qui ne disait vraiment rien qui vaille à Hisoka.

_ Dis, tu me la donnes ?
_ Non.
_ Dis, tu me la joues ?
_ Non.
_ Dis, tu me la vends ?
_ Non !
_ Dis, tu me la loues ?
_ Non !
_ Dis, tu me la prêtes ?
_ NON !
_ Dis, tu me la cèdes ?
_ NON !
_ Dis, t…
_ Un mot de plus et je t’assomme. Maintenant, on y va.
_ Mais, on va quand-même pas dormir à la belle étoile ?
_ T’es en sucre ? Non ? Bon, alors, avance.

Ce faisant, il colla une monumentale claque dans le dos de Hyûma pour le faire avancer. La première journée de voyage se passa sans réels problèmes. Nan, les ennuis arrivèrent vraiment au moment du bivouac, le soir. Comme à son habitude, après avoir mangé, Hisoka s’adossa contre un arbre, la jambe droite tendue, la gauche repliée, le bras gauche sur le genou gauche et la main droite sur l’arme posée à côté de lui. Il ferma les yeux et tenta de se reposer.
Au bout d’une petite demi-heure, Hyûma se leva et s’approcha du chunin. Il arriva à côté de l’arme et saisit la poignée. Il chercha alors à la soulever mais fut très nettement surpris par le poids du croc. Il dut s’y reprendre à plusieurs fois pour parvenir à la soulever. Malheureusement, son dernier essai déplaça brusquement la main de Hisoka, qui, par simple réflexe la balança en direction opposée au mouvement qu’elle venait d’avoir. Hyûma en fut quitte pour se manger une énorme paluche dans le creux de l’estomac et eut le droit à un petit vol plané en arrière.

_ C’est arme est à moi et il est hors de question que tu la récupères de quelques manières que ce soit. C’est clair ? Maintenant, tu te couches ou je t’assomme.

Sans attendre la réponse du genin, Hisoka referma les yeux. Hyûma réintégra son coin et se mit à maugréer. Puis, au bout d’une petite heure, il lui vint une idée lumineuse. Il se leva et s’écarta doucement du campement. Il marchait sur la pointe des pieds, pour ne pas faire de bruit et pouvoir s’éclipser en toute discrétion. Il se retourna plusieurs fois en direction de Hisoka. A chaque fois, ses yeux s’attardaient un peu sur l’arme, comme si il regrettait de devoir la laisser. Alors qu’il faisait un pas de plus, tout en regardant une fois de plus vers le chunin, il posa le pied sur un morceau de bois. Le craquement, dans la nuit noire, fut littéralement assourdissant. Hisoka réagit immédiatement. Il saisit son arme et l’envoya violemment en direction du bruit suspect. Hyûma, quant-à lui, avait eu le réflexe de se jeter à plat ventre. Bien lui en avait pris, puisque l’arme passa exactement à l’endroit où se trouvait sa tête quelques instants avant. L’arme s’enfonça profondément dans un arbre. Hisoka se leva et alla récupérer son croc, tandis que Hyûma, toujours aussi blême, réintégrait son coin près du feu, sans piper mot.

Une grosse heure plus tard, Hyûma ouvrit à nouveau un œil. Hisoka était toujours assis contre son arbre, les yeux fermés, la respiration régulière. Le genin se leva doucement et ramassa une petite pierre. Il la lança aussi fort qu’il le put sur sa droite. Lorsqu’elle atterrit, le bruit qu’elle produisit eut l’effet escompté par le genin. Hisoka se réveilla et envoya son arme en direction du bruit suspect. Ce faisant, il laissa le champ libre à Hyûma pour se faire la malle. Ce dernier se mit à courir tout en criant : « Nan mais quel nul, ce type, se faire avoir par un piège aussi débile ! ». Hisoka secoua la tête. Ce type allait finir par le rendre fou. Mais, loin de se préoccuper de son kohaï, Hisoka retourna s’assoir, attendant le moment fatidique où Hyûma tomberait sur un os. Il ferma les yeux. Et reçut une série d’images parfaitement nette.

Hyûma courrait à perdre haleine. Il se retournait régulièrement pour voir si Hisoka le poursuivait. Lorsque soudain, il se figea net sur place en entendant un puissant rugissement, semblant venir de nulle part. Il tournait la tête dans tous les sens, cherchant désespérément à trouver l’origine du danger et à trouver un abri pour éviter ledit danger. Alors qu’il regardait du mauvais côté, un énorme ours brun s’approcha de lui silencieusement, malgré sa corpulence. Il se redressa de toute sa hauteur et prit un air réellement sauvage et menaçant. Hyûma, sentant la présence, tourna lentement la tête vers l’ours. Et s’enfuit en courant, revenant sur ses pas aussi vite qu’il le pouvait, poursuivit par un ours déchaîné et bien décidé à en faire de la charpie. En arrivant à vue du campement, Hyûma ne tergiversa pas et fonça se planquer derrière Hisoka. Quelle ne fut pas sa surprise de voir le chunin se lever et s’approcher tranquillement de l’ours qui se laissa gentiment caresser. Hisoka se tourna alors vers le jeune genin.

_ Hyûma, je te présente Mikaijin, mon compagnon animal. Mikaijin, voilà Hyûma, un genin un peu retors, comme tu as pu le constater.
_ Mais… Mais… C’est de la triche ! T’as pas le droit ! T’aurais pu me prévenir ! J’ai failli me faire déchiqueter par ta grosse peluche !
_ Mikaijin et moi-même communiquons par télépathie. Il savait donc qu’il ne devait pas te faire de mal. En plus, malgré son prénom, il n’y a qu’en combat que Mikaijin est vraiment dangereux. En dehors, c’est une véritable peluche.
_ N’empêche, j’ai failli avoir une crise cardiaque, là. T’aurais eu ma mort sur ta conscience !
_ Franchement, ça m’aurait fait une belle jambe, tiens.
_ Et je serais venu te hanter pour reste de tes jours !

A ces mots, Hisoka se contenta de sourire. Il se recoucha contre son arbre et laissa Hyûma maugréer dans son coin, tout seul. Mikaijin, quant-à lui, retourna se promener dans les bois environnants.
Hyûma, n’ayant toujours pas désespéré de fausser compagnie au géant, attendit deux heures. C’était sa dernière chance pour cette nuit. Après, le jour se lèverait et il serait impossible de s’échapper en plein jour. Hyûma ramassa à nouveau une pierre et la lança, cette fois derrière Hisoka. Ce dernier ne changea pas ses réflexes. Le croc s’envola pour la troisième fois de la nuit. Cette fois, Hyûma ne cria pas victoire trop tôt. Il avait évité l’arme, il lui fallait maintenant échapper à l’animal. Aussi ralentit-il. Il était persuadé que Hisoka laisserait son ours se charger de le ramener. Il sortit un briquet de sa poche. Les animaux ayant peur du feu, il voulait renforcer cette peur pour échapper à Mikaijin. Il avançait avec précaution, en regardant tout autour de lui pour pouvoir réagir immédiatement en cas de danger. Ne s’occupant pas du sol, il trébucha inévitablement sur une racine et s’étala de tout son long dans une mare boue. Pestant contre le monde entier qui semblait se liguer contre lui, Hyûma s’extirpa de la mélasse. Et tomba nez à nez avec Mikaijin. Son plan toujours en tête, il alluma son briquet tout en lançant son genjutsu, destiné à augmenter la peur viscérale du feu des animaux. Cela eut l’effet escompté. Mikaijin recula. Hyûma poussa alors son genjutsu plus loin. Il intensifia l’effet de la lumière, et rendit aveugle l’ours pendant un cours laps de temps. Temps que Hyûma mit à profit pour s’enfuir. Au dernier moment, il retint son cri de joie, ne voulant pas donner sa position à l’animal. Il était tellement content d’avoir enfin recouvré sa liberté qu’il était déjà entrain d’imaginer ce qu’il allait faire pour fêter ça. Un violent choc au plexus le stoppa net, lui coupa le souffle et le ramena sur terre. Hyûma ouvrit les yeux et découvrit une jeune femme. Son expression voulait tout dire. Elle attacha le genin avant qu’il ait repris son souffle et le traîna jusqu’à ce qu’elle rencontre Mikaijin. Elle chargea le jeune homme sur l’ours et alla jusqu’au campement.

_ Yosh ! C’est à toi, ça ?
_ Pour mon plus grand malheur. Je l’ai ramassé à Bazaka. Et vu qu’il n’a personne pour l’empêcher de faire des bêtises, c’est moi qui m’en charge.
_ Tu as toujours eu une forte tendance à t’occuper des choses qui ne te concernent pas.
_ Dites, je vous dérange pas ?
_ Je te présente Li-Ming, ma partenaire. A partir de maintenant, elle va nous accompagner.
_ Je peux poser une question : après Mikaijin et Li-Ming, tu as d’autres atouts dans ta manche ?
_ Nan. Mais ne t’inquiètes pas. Maintenant que je sais que tu es un adepte du genjutsu, et que tu ne te sortiras pas de la tête cette idée stupide de me fausser compagnie, tu seras systématiquement ligoté tous les soirs. Et peut-être même bâillonné, si tu nous casses les oreilles.

Hisoka se leva et attrapa le genin. Sans le détacher, il l’installa à côté du feu, pour qu’il finisse sa nuit. Le reste du voyage se déroula très tranquillement, puisque Hisoka mit en pratique ce qu’il avait dit. Et le genin ligoté ne bougea pas de sa place pendant la nuit.
Le petit groupe de trois arriva enfin à Mahou. Il se dirigea directement vers le QG pour y faire son rapport et accessoirement déposer son boulet. Hisoka espérait pouvoir rentrer directement au monastère. Mais son instinct lui disait le contraire…

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Hayamaru le 28/5/2010, 23:36

Chikara, Mahou et Gensou. L'évènement qui avait réunis les villages du Yuukan autour de la même table venait de toucher à sa fin. Joie et fierté ; tristesse et déception ; tous ces sentiments semblaient se mêler dans l'assemblée de genins présents. Enfin, genin... Certains d'entre eux étaient maintenant les égaux d'Hayamaru, il ne leur était plus supérieur en rien, hormis l'expérience qui l'avait accumulé depuis son propre examen chuunin, il y'a maintenant... Houlà... Cela semblait remonter remonter à une éternité. Un peu plus de deux ans si ses souvenirs s'avéraient exacts. Il s'était passé tellement de choses depuis, il aurait presque put dire que si sa vie n'avait vraiment commencé qu'à partir de ce moment. Il n'avait plus aucun souvenir antérieur à sa promotion, hormis ses rares escapades de délinquant avec Ryuuzaki. Qu'est-ce que c'était loin tout ça, déjà... Étrange à quel point on pouvait résumer toute une vie à à peu près deux petites années.

Du promontoire où les examinateurs se trouvaient, Hayamaru toisait 4 personnes en particulier. Ses trois coéquipiers, élèves... Non, pas élèves. Il ne les avait après tout jamais considérés comme tels. Et puis, ils étaient maintenant à sont niveaux. Presque tous. Il regardait, d'en haut, Otarin et Sheinji danser, Tokri lui se mêlait avec un peu d'appréhension tout de même avec les deux larrons. Et Taïga... Et bah il faisait encore plus la fête que les 3 autres. Non non il avait été sèchement recalé, mais à croire que ça lui faisait plaisir... Et bah, bizarre ce gars, y'a pas à dire...

Hayamaru se retourna, s'appuyant sur la rambarde et faisant dos aux genins. Il souriait. De la joie pour eux, de la fierté d'avoir peut-être contribué à leur réussite, mais surtout une sensation d'avoir accompli quelque chose de bien. Et aussi d'avoir enfin terminé ce boulot. Ça avait été sympa, pas de doute, même s'il avait finit par presque se perdre dans la paperasse à la fin. Trier les dossiers de tout les genins 5 heures avant d'afficher les résultats, y'a qu'Hayamaru qui avait fait ça.

-Daihoshi Hayamaru ?

Son sang se glaça sur le coup. Une voix douce et calme, presque sirupeuse, avait soufflé son nom à son oreille. Il n'avait même pas senti l'inconnu approcher. Mais étrangement il ne sentait aucun danger. Le danger venait d'à côté, du côté des deux autres examinateurs. Trois individus masqués, vêtus d'une longue veste semblable à celle d'Hayamaru venaient d'apparaître. Des ANBU, ici ? Le jeune chuunin chikaratte dévisagea le masque sans expression avec un regard suspicieux. Ses yeux gris comme l'acier tentaient de percer les orifices creusés dans le bois. Il distinguait une petite lueur briller.

-Que faites-vous ici ?

Il ne lui répondit pas, désignant simplement d'un doigt ganté un coin un peu plus loin. Il suivit l'anbu sans rechigner, se demandant encore ce qu'on pouvait lui vouloir.

-Me reproche-t'on en-core quelque chose ? soupira-t'il en appuyant chaque syllabe.
-Suite au déroulement sans aucun accroc de cet examen, à vos prestations en mission durant les deux dernières années, et à votre comportement sans reproche, le Kage vous a recommandé pour accéder au titre de Jounin.

Il restait sans voix. Lui ? Jounin ? Une blague... Son regard quitta les deux trous noirs imperceptibles et se baissa, se perdant dans le vide. Sa bouche maintenant entrouverte ne laissait s'échapper aucun son. Comme abassourdi, il tournait la tête à gauche, à droite, cherchant quoi que ce soit qui pourrait lui expliquer ce qui se passait. Son taux de réussite de mission avait toujours été très faible, de l'ordre de 30%, durant sa dernière mission majeure il avait failli tuer sa propre équipe, et il avait été accusé de meurtre et de désertion. Une liste bien noire pour celui qui s'était toujours persuadé qu'il serait un shinobi-modèle, sans histoire et irréprochable. Et maintenant... Jounin. Incroyable.

-Je... Nan rien.
-Vous entrez en service sous ce nouveau grade dès maintenant. Vous avez également pour ordre de rentrer au village avec vos coéquipiers au village pour une nouvelle mission. Vous y accompagnerez un groupe originaire de Gensou dont voici les noms.

Il lui tendit une feuille de papier contenant une demi-douzaine de noms. Il serait le "chef", pour de vrai cette fois. Le Jounin, celui qu'on admire et qu'on respecte ('dépend des gens, ça...). Et bah, ça s'annonce être une drôle d'histoire ça encore...

-Quel merdier...
-Pardon ?
-Nan nan rien.

Finalement, le Kage avait été sincère. Il avait apprécié ses qualités malgré son parcours peu mirobolant... Il enfourna ses mains dans ses poches, puis rejoignit l'estrade.

Une nouvelle ère qui s'annonce...

De nouvelles responsabilités, des mission encore plus dures, donc plus de risques et de mises à l'épreuve. Il ressentait une certaine fierté, affichant même un sourire bête impossible a effacé. Il rigolait tout seul. Mais tout ça annonçait plus de difficulté. Et au niveau Jounin ça allait pas être de la tarte... Surtout que c'est pas parce que cet anbu lui avait annoncé qu'il venait de passer Jounin qu'il était plus fort qu'il y a cinq minutes. Et il allait falloir s'entraîner.

Et meeeeeeerde... La flemme.

Il fit face à l'examinateur mahousard, non son remplaçant.

-Au revoir, ce fut un plaisir de collaborer avec vous.

Le colosse referma sa poigne sur la main gantée d'Hayamaru avec un sourire sincère.

-Où est votre... ami ?

Le géant tourna la tête vers sa droite. On apercevait en effet un peu plus loin un homme aux longs cheveux émerger de derrière une colline, tirant derrière lui une créature noire tentaculaire.

-Ha, je vois. Et bien, je ne vais pas le déranger, il a l'air assez occupé.

Il salua le mahousard d'un geste de la main, puis fit face au dernier examinateur. Le gensouard. En repenssant à la présence d'anbus des trois villages, il se rendit compte que tous avaient au final été manipulés par leurs dirigeants. Et on avait évité de peu le conflit, créé par cet homme. Il était face à Hayamaru, et heureusement qu'un bandeau cachait ses yeux, son regard aurait été tellement noir... Mais au final ce n'était pas sa faute. Alors Hayamaru lui tendit sa main, lui adressant un sourire aussi grand que sincère. Et cela déstabilisa le gensouard.

-Allez, mec, on va pas en rester sur ça.

Il détourna la tête, et Hayamaru décela un sourire imperceptible. La poignée de main n'en resta pas moins froide. Dommage, le chikaratte aurait tant aimé plus, il n'aimait pas rester en froid avec quelqu'un.

-J'espère qu'on se reverra.

Il se laissa tomber du haut de la rambarde, et atterrit au milieu des genins. Ils s'écartèrent sur son passage. La sensation de respect le mettait au final plutôt mal à l'aise... Pas sûr que cette promotion allait arranger les choses.

-Hey, monsieur l'examinateur, hurla Sheinji au moment où le Jounin s'approchait.
-Héhé... Alors les minus, comment ça va ? Content, tous les 4 ?
-A MORT !!! TROP HEUREUX !!! beugla le seul encore genin du lot.
-Tout le monde est gagnant alors, aujourd'hui. Allez, les gars faut fêter ça. Venez chez moi, dans mon appart de "fonction". Je suis contraint de quitter les lieux demain, autant en profiter.

Il organisait ça avant tout pour fêter sa propre promo. D'ailleurs ils leur avaient toujours pas dit... Bon, ça viendrait naturellement durant la soirée. D'ailleurs celle-ci s'annonçait plus importante que prévu. Ses paroles avaient été saisies à tort par des candidats à côté. Les nouveaux promus allaient venir fêter ça, et les recalés allaient se consoler.

La fiesta se poursuivit toute la nuit. Et le réveil fut naturellement difficile. Sauf pour Hayamaru qui se sentait quand même assez frais. Ils ne dormait plus beaucoup la nuit, depuis quelques semaines, mais cela ne semblait pas le déranger plus que ça. Il avait l'impression de péter la forme en ce moment. En revanche il avait de plus en plus faim, et il prenait depuis peu de temps la mauvaise habitude d'engloutir des quantités phénoménales de nourriture.

Bon, je vais chercher à bouffer. Comme je serais rentré dans une demi-heure, si ils ne sont pas réveillés d'ici là ils se débrouilleront par eux-mêmes pour se nourrir.

Et il sortit, se hissant comme d'habitude par le toit. Les matins à Chikara, il avait pour habitude de se réveiller et d'aller savourer la brise venue de l'océan proche du village. Ici, la douce brise se changeait en un vent glacial et agressif, venu tout droit des plaines désertiques du Nord. L'Enfer Blanc, comme il en avait entendu parler. Un désert de neige au moins aussi dangereux que celui qui entourait Chikara. Étrangement, le garçon se sentait ici presque dans son élément, lui qui venait du désert chaud et aride. Il inspira profondément, laissant le blizzard lui fouetter le visage, faisant claquer les larges pans de sa longue veste.

Je n'ai pas froid.

Il s'élança sur les toits, puis revint à l'appartement quelques dizaines de minutes après. Il avait claqué toute sa prime reçue pour l'examen durant cette semaine. Enfin bon, depuis sa mission à Tashioso ils étaient pleins aux as, et il n'avait pas encore eu l'occasion de tout dépenser. Il réfléchissait donc à ce qu'il pourrait s'offrir pour s'auto-féliciter. Une nouvelle arme ? Mouais, intéressant. Il en avait déjà pas mal, mais apparemment ce n'était que le début de sa formation. Autant apprendre sur le tas de nouvelles choses plutôt que de s'en remettre sans arrêt à son père pour lui enseigner quelque chose. T'es grand, mec, t'es un Jounin et donc plus un gamin. C'est à toi d'enseigner maintenant.

En entrant par la fenêtre de l'appartement les bras chargés d'une montagne de sacs en papier, il constata le réveil de certains de ses camarades. Taïga était toujours affalé dans un coin au milieu d'une mer de jeunes filles courtes vêtues. Et Otarin lui n'était plus à sa place. Tiens, où est donc passé ce gland ?

-WAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Le cri d'horreur fit sursauter le jeune jounin qui lâcha prestement ses paquets, les laissant s'écraser au sol -tant pis pour la bouffe pour le moment- pour aller voir ce qu'il se passait. En un éclair il fut devant la porte d'où venait de s'échapper le cri, déjà deux sabres en main. Tiens, mais c'est la porte de... Les chiottes ??? Et il fut renversé sans ménagement par une fusée humaine. Otarin venait de jaillir de la salle du trône en trombe, à moitié défroqué. Il percuta de plein fouet Tokri, se prenant les pieds dans le corps du jeune homme qui dormait par terre en travers du passage, trébucha, et atterrit suite à un magnifique vol plané donc droit sur Taïga, tête contre tête. Ce dernier le prit plutôt mal et l'envoya valser d'un direct bien ajusté dans un tas d'immondices, partie infime du bordel monstre qui jonchait dans la pièce. L'appartement entier avait été totalement ravagé, et était maintenant presque méconnaissable.

-Ha, mais bordel qu'est-ce qui te prend ? vociféra Tokri en se tenant les côtes, se relevant pour se mettre assis dans son espèce de duvet.
-Yayayaya !!! T-t-t-t-t-t !!!
-MAIS PARLE BORDEL !!! Y'a quoi tété ?!
-UN TIIIIIIIIIIIIIIIIIIIGRE !!!!!!!!!!!!!!!!
-...
-...
-...

CHBAM !!!

Ho. Cette bouteille de 5 litres avait l'air lourde. Hayamaru penserait à lui demander si ça fait mal lorsqu'il se réveillerait. Mais Otarin n'était pas assommé. Waow, il est plus résistant qu'avant, je vois... L'Utak n'avait pas eu l'air d'apprécier la plaisanterie.

-P'tain... Il est toujours imbibé d'alcool, lui ou quoi ? Haaaa !!!
-Que, quoi ? balbutia Otarin, toujours sonné.
-VA METTRE UN PANTALON, DÉGUEULASSE !!!
-Mais y'a un tigre dans les chiottes je vous dis !

Non, Tokri, ne fais pas ça. On évita le massacre de justesse, et Tokri fila en pétard "démonter ce putain de tigre à la con sortit de ton imagination de merde". Le chuunin passa la tête par l'entrouverture de la po...

GRRRRRAAAAAAOOOOOORRRRRRR !!!!!!!!!!!!!!!!!!

La porte claqua, se renfermant derrière un Tokri dont les cheveux s'étaient raidis droits vers le ciel.

-Bordel, mais c'est qu'il avait raison, le con ! Y'a un tigre la d'dans !
-Putain, mais comment il est arrivé là lui ? demanda Hayamaru, cachant son visage dans sa main.
-...

Pas de réponse. Tu m'étonnes... Juste un bruit, un rien désagréable. Des ronflements... Tous se retournèrent vers le malheureux Sheinji, qui était encore plongé dans les bras de Morphée, à plat ventre sur le bar.

-Je propose qu'on appâte le félin avec cette loque, suggéra Tokri. Il dort, ça le dérangera pas.
-Ha ouais, ça c'est une bonne idée, approuva Otarin.
-Toi ta gueule, va mettre un pantalon j't'ai dit ! C'est pas normal que j'aie à te le demander deux fois !

Finalement, l'idée retenue fut... tout simplement d'abandonner l'appartement tel quel, qui était de toute façon ravagé et irrécupérable. Et jamais vous n'auriez deviné que celui qui avait proposé cet idée fut l'intrépide Taïga. Enfin bon... La joyeuse troupe effectuait les derniers préparatifs alors qu'Hayamaru, lui, les délaissait pour aller effectuer un dernier tour dans le quartier marchand. Il allait enfin pouvoir se faire plaisir, depuis un moment il alternait entre missions et galères, un peu de shopping lui ferait pas de mal. Il dégota rapidement une forge assez réputée dans la région et pénétra dans son magasin. Là, un homme vêtu de haillons, et tenant une longue et large lame courbe dans sa main, un bâton affublé d'un large morceau de métal abîmé au bout dans l'autre se plaignait.

-S'il vous plaît ! Je ne peux pas payer une telle somme.
-Tu veux que je te la retapes oui ou non ?
-Évidemment ! J'en ai besoin pour vivre ! C'est mon outil de travail, sans lui je ne peux plus vivre.
-Pas mon problème. Tu payes ou tu vas te brosser.
-Un problème messieurs ? s'autorisa Hayamaru.
-Il veut m'escroquer ! Il demande trop d'argent pour faire réparer ma faux.
-Combien ?
-3000 ryos !

Au vu de l'apparence physique et vestimentaire de l'homme, ainsi que de l'outil qu'il portait en main, il devait sans aucun doute être un simple, et donc pauvre paysan. Qui n'a plus de quoi travailler sa terre. Et l'autre en face n'a pas envie d'y mettre du sien.

-3000 ryos pour une réparation ? Ça me paraît excessif. Surtout qu'il n'y a pas besoin de grand-chose pour la retaper, cette faux.
-M'en fous c'est mon tarif et si ça lui plaît pas il dégage.
-... Ffff... soupira le Jounin. Alors, écoute-moi bien, sale merdeux. Tu te sais riche et donc tu te crois au-dessus de cet homme, puisqu'il a par ailleurs besoin de tes services. Seulement ce que tu oublies c'est que ce soir tu retourneras chez toi et que ta femme, pour peu que tu en aies une, te fera à bouffer. Et sans cet homme tu ne serais rien. C'est lui qui te nourrit et te permet de vivre. Donc tu vas considérablement ton prix et arrêter de faire chier le monde.
-Allez vous faire foutre. Cassez-vous de mon magasin, toi le petit merdeux et le bouseux de paysan !

L'homme qu'Hayamaru défendait n'appréciai pas. Il referma sa poigne sur le morceau de lame qu'il tenait et le projeta vers l'homme qui se tenait en face. Le jounin eut tout le temps de s'interposer et de bloquer le coup, presque sans regarder. Les deux métaux se rencontrèrent, puis il s'apprêta à faire craquer le marchand, quand il sentit sa main se dérober. Sa lame venait de glisser le long de celle de la faux, et elle lui entailla le bras juste en-dessous de l'épaule.
Il n'avait prêté attention au fait que celle-ci était courbe. Une erreur de débutant. Blessé par un paysan ; il aurait très bien put mourir contre un genin...

-Aïe... Bordel, ça pique.

Il chassa d'un revers de doigt la ligne de sang qui se mettait à couler. En plus cet imbécile était douillet. A j'vous jure...

-Bon, maintenant que je viens de te sauver la vie je t'ordonne de lui réparer sa merde gratos, ou je te fume, c'est définitivement clair ? Ou je me charges de ton assassinat de mes propres mains. Je commence à en avoir assez.

Il dégageait une flopée d'ondes négatives qui allaient sûrement l'aider dans son argumentation.

-B-b-bien.

Un quart d'heure plus tard, l'homme venait de refaire fondre la faux.

-Je repasserais pour m'assurer que vous n'essayez pas de recommencer à l'arnaquer.

Il ne pipa mot.

-Je suis navré de vous avoir blessé, je me suis emporté, je n'aurais pas dû.
-Non. Je préfère être blessé plutôt que vous l'ayez tué.
-Merci encore.

Il le salua. Hayamaru réajusta le bandage qu'il venait de s'attacher, tout en repensant à cette faux. Une arme déroutante et plutôt imprévisible. En venant, il avait songé à s'offrir un kusarigama, vous savez cette petite faucille attachée à une longue chaîne terminée par un poids. Une arme très complète et légère, en somme. Mais se faire blesser par une arme inconnue venait de "l'exciter", et il mourrait d'envie de s'y essayer. Cela semblait sans doute champêtre et primitif, mais Hayamaru ne s'expliquait pas cette "pulsion soudaine", cette envie, presque déraisonnée.

-Excusez-moi, vous auriez ce genre d'arme à vendre ?
-Une faux ? Heu, vous savez c'est très peu utilisé, mais j'ai quelque chose oui. D'assez... spécial.
-Ha, ça m'intéresse.
-Venez voir.

Il suivit l'homme à travers les rayons.

-Nous avons prit une faux, modifiée et ainsi mieux taillée pour le combat, à laquelle nous avons intégré le système du kusarigama. Le résultat donne... ceci.

Il l'arrêta et lui présenta l'arme fixée au mur. Une faux au manche noir et à la lame rouge.

-Il y a une pointe en métal aux deux extrémités du manche, et chaque côté de la lame est tranchant. Poignée antidérapante et allume-cigare intégrés. Et si vous tournez la base du manche... Voyez par vous-même.

Il l'invitait à tester. Il se saisit de l'arme. Assez lourde tout de même, il n'avait pas l'habitude de manier de telles choses. Il fit pivoter le tube et la pointe se mit à glisser, se déployant brusquement en étoile.

-Un grappin...
-Et oui. La chaîne mesure 3 mètres, mais à cette longueur l'arme est extrêmement difficile à manœuvrer.
-Je prends.

5 minutes plus tard, il rejoignait ses camarades à la périphérie du village. Il déambulait dans les rues sa nouvelle acquisition sur l'épaule. Non il n'allait pas la sceller tout de suite. Mieux valait frimer avant, pas vrai ?

*** 3 jours plus tard ***

Cela faisait déjà deux heures que le jeune jounin s'entraînait à faire tournoyer sa nouvelle arme dans la cour derrière sa maison. La chose était pour le moment peu précise, mais avait l'énorme avantage de lui offrir un excellent rayon d'action, ce qui lui avait toujours manqué. Et soudain quelqu'un venait le déranger.

-Haya ?
-Ouais, p'pa ?
-Tes amis Sheinji et Otarin sont là. Vous avez une nouvelle mission sur les bras il paraît.
-Ha ouais ? Où ça, ils t'ont dit ?
-Nabeka je crois.
-No ?
-Nobeka, oui tu as raison !
-Non... Pas ça...
-Ha, non ! No-beo-ka. Voilà c'est ça ! dit-il en frappant dans sa paume.
-Non... pitié... Je veux pas...

***

Une étoile à l'apogée de son éclat chutera...
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Evaline le 31/5/2010, 09:25

Bon ca c'est fait. Evaline quitta le groupe rassemblé devant le rouleau où étaient inscrits les résultats de l'examen. Un soleil faiblard éclairait les rues froides de la ville faisant scintiller les tas de neige assemblés sur les trottoirs. Elle hésita entre entrer dans un bar ou se chercher un nouveau bijou. Le premier choix pouvait être amusant mais le second, bien plus impulsif, emporta sa raison et ses pas vers les bijouteries chics de Bazaka. Après deux bonnes heures d'essayage de colliers, boucles d'oreilles et autres chaines de chevilles, un passage dans ce petit magasin vendant de magnifiques robes, le vide de son porte monnaie la reconduisit vers le lieu où le géant Hisoka avait donné les résultats définitifs de l'examen chuunin.

Adossés contre une vieille bâtisse en ruine, l'aveugle Hykao parlait avec son ancien mentor. Le jovial Chaki ne put s'empêcher de grimacer en voyant approcher la jeune femme.
Chaki: Félicitation Eva. Comme quoi tu es capable de quelque chose. On arrivera peut être à faire quelque-chose de toi.
La jolie brune fit une simple moue tout en haussant un fin sourcil dans le même temps. Cette fois une joute verbale ne l'intéressait pas, même si titiller l'instructeur avait toujours été amusant. C'est un grand sourire narquois qui s'afficha sur son visage alors qu'elle scrutait l'aveugle. Celui ci, aussi impassible qu'a son habitude eut tout de même la décence de tourner son visage aux yeux bandés vers elle. Bien sur il n'avait pas besoin de cela pour la percevoir, mais c'était un signe de politesse pour lui. Toutefois aucun son ne franchit ses lèvres. Des félicitations t'arracheraient la gueule hein...
Evaline: Alors Kezashi Hykao que ressens tu de ne plus être mon supérieur direct?
Le jeune Hykao haussa les épaules. Et se tourna de nouveau vers Chaki enchainant sans répondre.
Kezashi: Bien nous retrouvons keiryuu et nous repartons vers Gensou dès que nous sommes prêts.
Le ninja blond opina et disparut dans un nuage de fumée à la recherche de la jeune genin et de son cousin du clan Suimen, le beau gosse aux cheveux d'argent. Eva croisa les bras fixant son ancien sensei toujours immobile et silencieux. Elle souffla sur une mèche de cheveux qui lui tombait sur les yeux et enfila ses gants de cuirs renforcés. Cela eut au moins le mérite d'attirer l'attention de l'Hykao qui se redressa doucement sous le regard courroucé de la jeune femme. Pouvait-il lire un regard? Peut être pas mais au moins pouvait-il sentir la tension grimper de quelques crans.
Kezashi: Pourquoi?
Evaline: Et bien quitte à ne pas obtenir de félicitations je vais tenter de te les arracher.
Kezashi: Ce n'est qu'un grade...
Evaline: Pas de quoi avoir peur alors!

La jeune femme bondit impulsant son chakra pour augmenter sa vitesse, seul moyen pour elle de prendre l'aveugle de vitesse. Celui ci sortit ses mains de ses poches et bascula la tête sur le coté évitant un premier direct au visage. Du bras droit il bloqua un fouetté en direction de ses cotes, puis d'un bond après avoir esquivé un crochet du poing ganté d'Evaline, s'écarta brusquement de son assaillante. Toujours aussi rapide ce mec.
Evaline fit deux flexions pour détendre ses jambes alors que l'aveugle se pinçait l'arrête du nez. Ce dernier émit enfin un petit sourire alors que la jeune femme s'étirait faisant légèrement craquer ses poignets.
Kezashi: Bien, je te félicite...
Ce fut au tour de la jeune femme de sourire de toutes ses dents tout en saisissant un kunai. Elle opina et d'un geste rapide l'envoya vers l'aveugle. Un jeu d'enfant pour lui, l'attraper en plein vol. Et ne pas me prendre au sérieux. La distance fut avalée aussi tôt, un plongeon dans les jambes força Kezashi à sauter. Une nouvelle impulsion de chakra dans les bras la jeune femme stoppa son tacle pour la projeter en l'air. Des deux jambes elle bloqua la cheville gauche de son ancien sensei pour le rabattre vers le sol le plus violemment possible. La neige amortit sa chute, un coup de sa jambe libre défit la prise et une roulade arrière dans le même temps le remit à distance Tout sourire maintenant effacé son dos endoloris le contrariant certainement.

Cette fois ce fut l'aveugle qui attaqua, si brutalement que sa cape claqua dans son dos comme un fouet. Ses attaques rapides, ses feintes multiples débordèrent rapidement les défenses de la jeune femme. Un premier coup passa sous sa garde, s'écrasant sur ses abdominaux. Un second du tranchant de la main, contre la riposte lui ankylosa le biceps, puis un coup de pieds sauté la projeta contre le mur de la bâtisse en ruine lui faisant perdre son souffle. Trop rapide, heureusement que sa force d'impact est limitée. Voyons voir comment tu gères mon taisen baisuu maintenant. La jeune femme se mit en garde, ce style de combat qu'elle affectionnait était généralement utilisé contre des adversaires plus puissants ou plus rapides. Kezashi la regarda se mettre en place et reprit ses assauts. Toujours aussi vif, il obligeait la jolie brune à se concentrer sur la défense, elle ne pouvait que glisser entre chaque coup, ne parvenant pas à riposter, ne touchant que du vent. Un moment elle crut pouvoir attraper le bras de l'aveugle pour une projection mais celui ci défit instantanément la prise, tout aussi souple, bien plus rapide. Elle pesta de frustration alors que Kezashi continuait à chercher les limites de la défense d'Evaline sans sourciller. Après plusieurs rounds intensifs il y parvint enfin, crochetant la jambe avant, brisant le taisen baisuu. Le déséquilibre de son ancienne élève lui permit d'enchainer d'un direct au plexus et d'enchainer d'un violent coup de coude à la clavicule qu'Evaline ne put qu'amortir en continuant sa chute en arrière. Ce fut à son tour de prendre de la distance d'une roulade et de la projection de son deuxième kunai pour stopper l'ascendant pris par l'aveugle.

Evaline: Coup de bol Keza...
L'aveugle ouvrit sa sacoche a kunai à sa ceinture sans répondre il en saisit 2 qu'il lança simultanément, esquivés par la jeune femme. Celle ci se rapprochait de la demeure en ruine et s'y engouffra pour esquiver un troisième projectile qui se planta en vibrant dans le reste de porte écroulée. Bien...le surprendre hein..qu'est ce que lui ferait...Evaline courut dans les dédales de la vieille maison, étudiant le bâtiment. Elle décida de s'arrêter dans une pièce relativement grande composée d'une cheminée avec d'anciennes buches, une vieille table écroulée et de tapisseries déchirées. Une unique fenêtre à l'opposée de l'entrée. Evaline replaça une de ses mèches teinte derrière son oreille et essuya la sueur sur son front. Réfléchis, réfléchis à quoi ne s'attend il pas?
...
Kezashi avançait prudemment à la suite de la jeune femme, se fiant à son propre jutsu pour la détecter. Elle n'avait même pas cherché à masquer ses traces dans la poussière de la bâtisse, aisément détectable grâce aux particules de chakra qu'il projetait continuellement autour de lui. Son Moujin no Shikai lui révéla une grand salle où menait la piste. Furtif, caché derrière le chambranle de la porte, la technique exclusive du clan Hykao lui détailla la pièce aussi bien qu'aurait pu la voir une bonne paire d'yeux. Même mieux, car lui pouvait rester cacher sans se découvrir. L'étonnement lui fit froncer les sourcils quand il découvrit sa, ou plutôt ses cibles. Il inspira et saisit deux nouveaux kunais dans un silence complet. Une inspiration et il se lança.
...
Le chuunin courut dans la pièce, rasant le plus possible le sol, projetant ses deux armes avec une fluidité sans pareil. Les deux atteignirent leur cible. Le premier se ficha dans une Evaline qui n'eut pas le temps de faire un seul geste et qui explosa dans un nuage de fumée. Le second fut évité par celle proche de la fenêtre, derrière la table. Sans cesser son mouvement l'aveugle sauta par dessus l'obstacle pour un double coups de pieds en plein visage qui expulsa la brune a travers la fenêtre. Brune soudainement transformée en tapisserie miteuse.
Kezashi: et merde.
Evaline: Kudaku kossetsu!

Une utilisation abusive du chakra, du gyo, pour en finir le plus rapidement possible. Vitesse et puissance multipliées pour but de détruire toute mobilité chez l'adversaire. Juste pour toi mon beau! Un premier fouetté au tibia, un coup de genoux visant les cotes, le tranchant de la main s'abattant vers le poignet. Chaque attaque, légèrement plus rapide, plus pressente, faillirent briser l'aveugle qui parvenait à les esquiver de justesse. Un puissant balayage fut évité en sautant sur le rebord de la fenêtre. Un quasi grand écart en l'air pour rabattre le talon fit exploser le muret la soutenant, obligeant le jeune Hykao à encore reculer pour se retrouver à l'extérieur. Evaline le poursuivit pressant son avantage. Une feinte d'attaque du gauche enchainée par un mawachi geri explosif du droit vint enfin s'écraser sur l'épaule de Kezashi. Ce dernier fut expulsé sur plusieurs mètres dans un craquement sonore et roula dans la neige avant de se mettre à genoux grimaçant. [i Impossible...une seule est passée! Je peux pas être plus rapide.[/i]
Kezashi: le briseur d'os hein...pourquoi des noms aussi stupides? Et arrête de baser tes enchainements sur le chiffre 10...je sais qu'il est terminé. Tu utilises ton chakra pour augmenter ta vitesse et ta puissance sur chacune de tes attaques...c'est pas mal...
Evaline tremblait légèrement, effectivement, 5 impulsions pour la vitesse et tout autant pour la puissance. Elle arrivait à 10, tout comme le nombre d'attaque de son genjutsu inutilisable sur un aveugle.
Evaline: tu parles beaucoup pour un mec avec une épaule déboitée.
Kezashi: Dommage que ce ne soit pas pour tuer. Vu ce que tu visais ta technique a pour but de détruire pour immobiliser ou rendre inoffensif. Comme d'habitude je suppose que tu as vidé tout ton chakra...un clonage, une substitution et ça que tu cachais. Tu veux arrêter?
La jeune femme inspira un bon coup pour cesser de trembler et répondit par un magnifique doigt d'honneur. Elle se remit en garde alors que son ancien maitre se relevait le bras gauche pendouillant. Les deux quoi que concentrés, les sourcils froncés souriaient. Oui, se battre est amusant, allez montre moi ce que tu sais faire d'autre!
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par De retour le 3/6/2010, 01:05

Kotonaru était couché sur le toit en tôle d’une auberge assez délabré, du nom de Seikoku. Même s’il devait partir le lendemain matin avec le reste du groupe, il était ici depuis déjà une bonne heure. Il avait découvert un site d’observation parfait afin de voir tout le village au complet, mais aussi la magnifique voûte céleste qui, en cette nuit peu éclairée, offrait un spectacle grandiose. Le Sank’ n’avait pas envie de retourner à Gensou. Il savait qu’il aurait à supporter la déception de son père, son frère, sa mère, son patron, sa grand-mère, son grand-père, son voisin, son cousin, sa tante, bref une bonne partie de son entourage. Il aurait à subir les fourberies de Reiji à répétition, et ça ne l’enchantait pas.

Un petit oiseau vint se poser sur une lucarne non-loin de lui. Ses yeux observait fixement Kotonaru. Il se mit à crier avec une force inouïe qui obligea le genin à se couvrir les oreilles avec ses mains. Ce dernier sortit un kunai qu’il lança en direction du volatile. L’oiseau esquiva le projectile et s’envola. Le kunai tomba lourdement sur le toit de tôle et continua son chemin dû à l’inclinaison. L’arme de jet tomba du toit afin de piquer du nez dans la terre humide.


<< Le bruit a sûrement réveiller tout le voisinage…>>

Au moment où Kotonaru prononça ces mots, une petite trappe s’ouvrit non-loin de lui,
laissant sortir la tête d’un jeune homme. Celui-ci devait avoir dans les alentours de
18 ans. Il avait le crâne rasé et aucun poil capillaire. Ses deux yeux bruns semblaient
vouloir s’infiltrer dans Kotonaru, savoir tout sur lui : sa vie, son passé,
son entourage, etc. La vision du Sankyoshi s’embrouilla puis se mit à tourbillonner dans
tous les sens. Puis tout devint noir. Seul lui se tenait là. Un point rouge apparut, donc il le
suivit. Celui-ci le mena jusqu’à un petit puit délabré éclairé par une faible torche qui
tenait dans le vide au-dessus de sa tête. Kotonaru s’approcha du puit et se pencha afin de
voir au fond de celui-ci. Le trou l’aspira en son fond, puis tout tourbillona et Kotonaru
revint enfin sur le toit de Bazaka, la tête de l’homme le regardant encore. Il s’assura qu’il ne rêvait pas puis prit une grande respiration.


<< Fait moins de bruit, gamin.

- J’y verrai. Mais pourquoi ce….genjutsu?

- T’es un ninja?

- Mmhh…

- Je m’en doutais. Je voulais tout simplement savoir ton niveau, gamin. Tu viens de quel village?

- Gensou.

- T’as participé à l’examen chuunin?

- Mmmhhh…

- T’as été recalé, hein?

- Mmmhhh…

- Je m’appelle Gakushi. >>


À ces mots, l’homme sortit de la trappe, laissant découvrir son corps fortement musclé ainsi que son habillement. Celui-ci se composait d’un vieux chandail noir à manches longues doublé d’une veste bourgogne sans manches ainsi qu’un pantalon d’entraînement gris foncé.

<< Je suis un chuunin de Mahou. Gakushi Hiromasa. Appelle-moi Gaku si tu veux.>>

Gakushi vint s’asseoir aux côtés de Kotonaru. Ce dernier remarqua que son interlocuteur portait un long sabre dans son dos, lui donnant l’air encore plus lugubre.

<< Et toi, tu es?

- Kotonaru, du clan Sankyoshi. Fils d’Hideki et de Tame.

- De Gensou, n’est-ce pas?

- Ouais…Mais…?

- Comment j’ai pu le savoir? Mon père fut un grand diplomate de Mahou et ma mère, une marchande connue largement dans Yuukan. Il s m’ont racontés l’histoire de tous les clans, au moins 10 fois! >>


L’homme se mit à rire de façon très sonore, mais très chaleureuse. Comme l’aurait fait un vieux. Kotonaru ne laissa sortir qu’un petit rire forcé, dans le but de plaire à Gakushi et de ne pas le vexer. Dès que l’éclat de rire se termina, le mahousard reprit son sérieux, au même titre que son visage qui reprenait le même air sobre et menaçant. Il se leva et se frotta le chandail afin d’enlever l’excédent de poussière que procurait le toit, le tout en se dirigeant vers la trappe d’où il était venu. Kotonaru se leva à son tour.

<< J’ai une dernière question.

- J’t’écoute, gamin.

- Que fais-tu à Bazaka?

- Je suis un mercenaire qui travaille un peu partout. Un contrat me demandait de venir ici. En tant que mercenaire, je fais ce que je veux quand je veux où je veux et de la façon dont je le veux.

- Qu’est-ce qu’il faut pour devenir mercenaire?

- Pas grand-chose, juste un bon état physique. Tu voudrais…?

- Je dois avouer que ta vie semble bien mieux que la mienne. Moi, ça se résume à réveil – déjeuner - entraînement – mission – dîner – mission – entraînement - mission – entraînement – souper – dodo. Tu répètes à chaque jour. J’aimerais, pour une fois, faire ce qui me plaît. Pouvoir voyager, visiter Yuukan et vivre une vraie vie.

- T u sembles motivé, mon gars. Allez, je veux bien te prendre sous mon aile. Je pars dans quelques heures, soit demain matin, à l’aube. Rejoins-moi aux portes du village.

- Tu pars où…? >>


Gakushi avait disparu. Mais Kotonaru était heureux du pacte qu’il avait effectué. Il allait devenir mercenaire et il allait pouvoir faire ce qu’il voulait. Une seule chose le tracassait : qu’est-ce que son entourage allait dire? D’un seul bond, Kotonaru se retrouva devant la porte de l’auberge où il pénétra afin d’aller dormir pour le reste de la nuit.


Le matin était très frais et une mince couche de brouillard enveloppait le village de Bazaka. Bravant les conditions climatiques, Kotonaru marchait jusqu’au point de rendez-vous avec le chuunin de la veille, Gakushi. Avant de partir, il avait laisser une note sous la porte de sa sœur, Leïona. Au moins, elle le saurait. Tandis qu’il venait de traverser la zone d’élevage, il put distinguer une forme dans le brouillard. Celle-ci devait faire dans les mètres 90. C’est ainsi qu’il put distinguer le grand et menaçant Gakushi, accompagné de deux autres jeunes hommes. Ceux-ci devaient avoir deux ou trois ans de plus que le Sankyoshi. Lorsque Gaku fit les présentations, il apprit que les deux garçons se nommaient Dai et Iori, deux apprentis mercenaires. Ceux-ci avaient des caractéristiques physiques comparables, donc il en déduisit que ce devait être des frères, ou bien des proches de la même famille. Les deux étaient relativement petits, peu musclés, mais habillés très chic. L’un deux avait les cheveux noirs et longs, tandis que l’autre avait des cheveux ressemblant à ceux de Kotonaru. Ils ne parlaient que très peu, simplement pour des raisons essentielles. Ils se mirent donc en marche vers une destination que seul Gaku connaissait.

Après une heure de marche en direction du sud, le paysage commença à changer. Les vastes plaines laissaient passage à des arbres en quantité industrielle. Selon les vieux cours de géographie que lui donnait son père lors de sa jeunesse, Kotonaru devina qu’ils approchaient de Mahou. Suite à un petit parcours à travers la vaste région de feuillus, les quatres garçons arrivèrent dans une petite région dépourvue d’arbres, parfaite pour le combat. Contrairement à l’air des plaines, l’air de la forêt était beaucoup plus pur et mieux respirable. Également très différent de l’ir lourd et humide des régions gensouhardes.

<< Bienvenue à la guilde des mercenaires, lieu de rassemblement de ceux-ci. Si vous passez cette porte, vous devenez officiellement un mercenaire membre de notre guilde. >>

Gakushi donna trois coups sur le sol à l’aide de sa grosse botte de cuir, puis il fit quelques signes tout en tournant sur lui-même afin de faire face aux jeunes hommes. Le sol se mit à trembler puis un petit escalier escarpé se forma dans le sol. Le chuunin mercenaire descendit le premier, suivit de Kotonaru, Dai et Iori. Après que les 4 hommes eurent descendu dans un large corridor sombre, la trappe et l’escalier disparurent. Le petit groupe s’enfonça dans le corridor noir comme la nuit, puis déboucha sur une petite antichambre. La pièce ne contenait aucun mobilier, mais son plafond s’élevait un peu plus que dans le corridor. Ils furent accueillis par un petit homme qui devait mesurer 1m40. Celui-ci claqua des doigts et la rangée de torches installée sur les murs vascilla puis s’enflamma de plus belle. Quant à Gakushi, il quitta son hôte puis pénétra dans l’une des 5 portes de l’antichambre. Le petit homme gonfla ses poumons de manière à le rendre plus imposant, mais aux côtés de Kotonaru, Dai et Iori, il semblait relativement petit malgré tout.

<< Je suis Azoka. Je vous guiderai pendant le reste de la journée. Avant de rentrer ici, vous allez devoir changé votre nom. C’est une norme pour faire partie de la guilde. >>

La stupeur se lut dans le visage des prétendants. Azoka prit quelques secondes avant de recommencer, afin de permettre à ses accueillis de se remettre de cette nouvelle.

<< À tour de rôle, dites-moi votre nouveau nom. >>

Dai s’avança, suivi de son numeau.

<< Maresuke Hirohito.

- Koda Hirohito >>


Puis vint le tour de Kotonaru, qui savait déjà quel nom il voulait emprunter.

<< Ryonogi Shimizu. >>
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Makaya le 5/6/2010, 19:17

« Sans déconner ? J’peux vraiment pas envoyer un pigeon voyageur avant d’arriver à Mahou ? J’ai quelques trucs à préparer concernant mon arrivée !
-Non.
-Rhoo allez Roger, fais pas ta pute la ! Un clone alors! Quoi que…
-J’ai dit non. Et arrêtez de m’appeler Roger. Je suis l’Anbu Singe.
-Mon cul ! De nous deux c’moi le singe ici ! Vas-y fais le babouin ? Nan t’arrives pas hein ? Et le macaque ? Allez épouille-moi la ? Tu peux pas ? Peuh, t’es trop une buse !
-RHAAA TAIS-TOI ! Coupa Fuzzy, visiblement excédé.
-Nan mais t’es pas bien toi ! Qu’est ce qui te prend à brailler comme ca ? On dirait moi !
-J’ai cru que t’allais encore me sortir cette blague avec buse de la baise. T’as du sortir cette connerie 234 fois en dix jours. Tu comprends maintenant que je tique dès que j’entends ca…
-Ben non justement. C’est une très bonne blague. « Buse de la baise »…Et qu’est ce que ca sonne bien hein ? Sans déconner ! Ecoutez-ca, dit rapidement c’est fun ! « Busedelabaisebusedelabaisebuse delabaisebusedelabaisebusedelabaise… »
-C’est dur…malgré les années que j’ai passé dans les forces spéciales, les escortes et les rapatriements de personnages sensibles, jamais, Ô jamais je n’ai eu à endurer ça, dit Roger à l’attention du deuxième chevelu présent dans l’assistance.
-Dites-vous que j’ai du me coltiner ca durant presque un mois, de Nobeoka jusqu'à Bazaka…
-Vous êtes un exemple. Vraiment. Je ferais un rapport élogieux concernant votre sang-froid, votre courage, votre abnégation et votre patience.
-Oh c’est gentil, mais vous savez je n’ai pas grand mérite et…
-Busedelabaisebusedelabaisebuse delabaisebusedelabaise…
-Si en fait, insistez-bien la dessus s’il vous plait… »


Bon alors lecteur assidu ? Je t’ai manqué ? Hein avoue, ça t’a manqué de lire mes fabuleuses histoires ? Je comprends : lire le récit fantastique d’un être aussi fantastique que moi ne peut que ravir tes yeux rendus vitreux par la sur ingurgitation desdites fantastiqueries. Faut dire que j’en ai faites hein. Rappelez-vous : après avoir foutu un beau boxon à Gensou, qui m’a valu ma première apparition dans le Bingo Book (avec Ryosuke, Iarwain et Allen, que je n’hésiterais pas une seule seconde à dénoncer si jamais je plonge dans la merde) et après m’être bien entrainé avec le duo de nabots, j’avais filé à Nobeoka, en quête de gloire. La de vulgaire blessé, j’étais passé à barman puis élève d’un vieux maitre d’armes aigri ou j’avais graaave improve mon spear skill ! Et au terme de ce séjour, j’étais parti dans un lieu formidable où avec de la chatte, des chattes, des grands coups de latte dans la tronche, une sacré tchatche, une grosse dose de classe, un soupçon de sex-appeal ravageur et un poil de modestie, j’étais devenu…quelque chose de génial MAIS DONT J’ETAIS INFOUTU DE ME SOUVENIR !! RHAAAAAA !!!

ET PUTAIN QUE CA ME FRUSTRAIT !!

La faute à ces deux bourrins autistes (bon y’en avait un qui était quand même large rattrapable. Une bonne recrue Raclétoiste que j’avais déniché la…Mais l’autre…mais l’autre ! MAIS QUEL GLAND ! ) Ils m’avaient collés une merde sur la tronche et qui m’empêchait de savoir ce que j’avais fait ces derniers mois. Tout ce que je voyais, en m’efforçant de me souvenir, c’était moi, au sommet d’une tour qui n’était pas sans rappeler un édifice notable dans une de mes lectures d’enfants. Orthanc que ca s’appelait…Et y’avait un vieux bonhomme aigri dedans qui répondait au doux nom de Saruman. Sauf que dans mes rêves, c’était une immense tour phallique –la tour de Nymphoman- et j’y trônais, entouré de nana nues.

Bon okay, c’était cool : quitte à n’avoir pu garder qu’un seul souvenir, c’était chouette d’avoir pu en garder un aussi cool en tête…Mais im-po-ssible de savoir ou était cette tour, qui l’avait bâtie (mais j’étais convaincu que seul un esprit illuminé et génial tel que le mien pouvait être responsable de l’érection de ce bâtiment), pourquoi, quand, et tout ce qui tournait autour. Je ne gardais vraiment aucun souvenir concret, dès lors les barrières de Nobeoka franchies. Ou est ce que j’avais dormi, comment je vivais, mangeais, avec qui j’avais pu converser, d’où venaient ces sommes d’argent colossales qui sortaient d’un sceau placé sur mon bras tous les mois, d’où venait ma nouvelle lance (que ce connard de Fuzzy avait confisqué…), et surtout comment LA PUTE QUI SERVAIT DE SŒUR A CE DECHET M’AVAIT MARABOUTE LA BITE ?


A savoir que ce trou de mémoire se stoppait net lors de mon retour à Nobeoka, ou un groupuscule composé de minables (preuve irréfutable de leur nullité crasse : Iarwain y était un membre d’honneur) qui suivaient une sniffeuse de colle vaudou, était présent pour se charger de ma protection. Evidemment, avec un tel effectif, dois-je vraiment prendre la peine de vous indiquer que ce fut un fiasco total ? En même temps, vu les troupes d’ELITE que les trois soi-disant villages alliés avaient envoyés pour me toper, je suis même surpris qu’ils s’en soient tirés à si bon compte…Pensez-vous !?
Gensou avait envoyé un de ses meilleurs ninjas mais pour une raison inconnue de tous, il s’était entouré des pires boulets débutants ever. Si bien que Shim s’est retrouvé à devoir se coltiner une horde de genins inexpérimentés qui piègent au bonbon, une morte, un mec pour baiser la morte…
Chikara avait préféré charger un collectif de nazes comportant à la fois des crétins congénitaux, des gamins, des tarlouzes et des prétendus psychopathes (ils se reconnaitront).
Et enfin Mahou avait demandé à Ryosuke Sôma –dont le charisme éclatant, la philanthropie et l’amour pour les missions importantes sont légendaires et qui laissait donc présager une parfaite gestion des forces présentes - accompagné d’une cohorte de poids morts à l’incompétence variable (médecin va-nu-pieds, archère à gros seins, NRaël…), de me ramener.


Le résultat fut la destruction partielle de la ville, des graves séquelles psychologiques concernant une importante partie de la population, mon upgrade dans le Bingo Book, l’humiliation à vie de l’équipe de Chikara (dont je ne suis pas peu fier), l’échec total de la mission Mahousarde et à la surprise de tous (eux les premiers je pense) la réussite des Gensouards quand au fait de mettre le grappin dessus. Et mes gardes du corps ? QU’ILS CREVENT ! ILS AURAIENT BIEN FAIT LEUR JOB, JE NE SERAIS PAS EN TRAIN DE FAIRE DE LA MARCHE MENOTTE A UN ANBU DE MEEERDE !!

Mais heureusement que le rationnel reprit ses droits, lorsqu’a son tour, l’équipe entière de Gensou échoua lamentablement face à un seul chuunin : Jackie Takahara alias Fuzzy alias le terreux alias le mec qui m’a pourri l’autre partie de mon récit.

OUI ! Car à l’aide d’un très secret et redoutable genjutsu dont je n’ai pu me défaire malgré mes moults Kaï et autres tirages de cheveux, il réussit à m’emmener à Heiki pour retrouver SA GROSSE PUTE de sœur ! Et ainsi me forcer à traverser un camp de Samurais qui l’avaient mauvaise contre ses vilaines actions (pillage, vol et destruction des protectorats Samurais, malgré mes nombreuses remontrances), à tailler un bout de gras avec les animaux les plus repoussants ever (nan mais sans déconner…des taupes quoi…qui irait pactiser avec des taupes ? Des putains de taupes ?), et à traverser une chaine de montagne à la con (qui a au moins eu le mérite d’améliorer mon bronzage). Et comme si cela ne suffisait pas, il détruisit une fois sur place un innocent village de pêcheurs (ca aussi vous pouvez être surs que je le balancerais lors du procès !), et pactisa avec d’horribles esclavagistes que mon juste courroux a puni à jamais (et qui les empêchera de s’asseoir à jamais).

Et comme si cela ne suffisait pas de m’accabler ainsi de malheurs, les dieux du Paradis du Fromage m’éprouvèrent une fois de plus en me faisant subir cette épreuve supplémentaire:


« LE CHEMIN DU YUUKAN BABY !!
-Hein ? Genre maintenant ?
-Bouge ton boule bébé ! Je commence déjà à me les geler ! On trouvera bien un bled à ravager sur la route !
-T’es sur que tu ne veux pas profiter encore un peu d’Otsuri ? Passer la nuit la bas et…
-Nan nan c’est bon t’inquiète mec ! Ils sont déjà en train de bâtir des statues à mon effigie et de préparer leur retour vers Awoti. On a plus rien à faire la bas : la ville est évangélisée !
-Tu ne voudrais pas repartir avec eux à tout hasard ?
-Négatif. Je m’y suis fait aux réveils ou ce n’est pas un malade qui tente de me défoncer les cotes pour me sortir du sommeil. Si je vais la bas, c’est tout le pays qui me sautera dessus…
-J’aurais essayé…Et nan sans déconner : juste passer la nuit là-bas pour éviter d’être surpris par la nuit glaciale ? Et éviter par la même occasion les renards arctiques qui viendront te pisser dessus dans ton sommeil, l’ours qui viendra te manger la touffe, le wendigo qui…
-Bon bon okay…tarlouze va…
-JE T’AI ENTENDU MAKA ! ET T’ES GONFLE ! C’EST TOI QUI T’ES PLAINT 7j/7 ! JE T’AI MÊME ENTENDU RALER DANS TON SOMMEIL !
-Juste râler ? Je t’ai pas insulté non plus ?
-Si mais ce n’est pas le déb…
-Aaaah chui rassuré. Je ne t’aurais pas inondé de mon fiel en dormant que j’aurais mal dormi…ca me semblait bizarre !
-…
-Quoi ?
-Rien, tu m’épuises c’est tout…
-Tarlouze… »

En effet, il commençait à se faire tard et il était plus prudent de passer la nuit au chaud et à l’abri plutôt que de finir cryogénisés dehors. Nous nous redirigions donc vers l’ancienne riche cité aujourd’hui dévastée par des déferlantes de fromage lorsque devant nous se matérialisa, sorti de nulle part, un grand type blond, tout de noir vêtu et que derrière nous au même moment, un autre gugusse apparaissait, habillé dans les mêmes tons. Cette entrée en scène avait le mérite d’être réussie et mon compagnon d’infortune et moi nous mîmes immédiatement sur le qui-vive, attendant un quelconque mouvement de ces deux inconnus.

« Maka, ces types ont l’air forts : je n’ai absolument pas senti leur présence et la encore, si je ne les voyais pas je… » Me souffla Fuzzy à l’oreille.
-Balaises ? Tu t’fous d’ma gueule ? Un mec un tantinet balaise et qui veut se la jouer émo mystérieux comme ces deux guignols prend au moins le temps de se camoufler. Sans déconner les mecs quoi ! Du noir ? Au pays de la neige ? Vous avez vraiment rien pigés hein ?
-Je te l’avais dit stupide bourrin, dit le grand blond d’une voix étouffée par le châle qui lui barrait le visage. « Mon clan s’est toujours habillé en noir gnagnagna… » Même ton maitre se fout de toi !
-Ton maitre ? Maka tu connais ce type ? me demanda Fuzzy.
-Ben chui devenu le maitre de beaucoup de noirs dans le bled d’à coté…après des mecs qui s’habillent en noir…Euuuh…
-Voyons Sensei ! C’est moi, votre dévoué serviteur ! dit le second invité surprise en enlevant son bonnet, ce qui me permit de voir que c’était… »

OH PHOQUE ! Z’étaient encore en vie ceux-là ? Je suis surpris qu’ils ne se soient pas fait démouler la tronche après le fiasco de Nobeoka par les pontes d’Arasu ! D’autant plus surpris qu’ils m’aient suivi jusqu’ici. ENCORE PLUS SURPRIS qu’ils aient réussis à se supporter tout ce temps parce que dans mon souvenir, ils ne pouvaient pas se piffrer, toujours à jouer à qui avait la plus grosse.

Chihousou Masaka et Takeshi Masumane (pour me servir).

« Maka, ce sont bien…
-Oui oui c’est bien le mec qui t’as meulé la gueule à Nobeoka en quelques secondes ! Et l’autre ben…il a poutré Allen ! Et il a fait ça bien hein !
-Merci de rappeler des souvenirs qui fâchent…
-Tu te souviens lors de l’examen chuunin numéro 2, ou tu t’es tapé une chikarate énorme et velue qui t’a…
-CA VA, J’AI DIT MERCI POUR LES SOUVENIRS QUI FACHENT ! BREF ! Qu’est ce qu’ils font la eux?
-Ouais c’est vrai les mecs, qu’est ce que vous branlez la ? Sports d’hiver ?
-Nous avons reçus l’ordre de te ramener…d’où tu viens » dit Chihousou en faisant un signe de tête à Takeshi afin que lui aussi surveille son langage. Après tout ils ne savaient pas ce que Fuzzy savait (soit pas grand-chose à part des histoires à base de « ET LA LE MEC L’A PLANTE AVEC UN COU DE DINDON ! » et autres histoires improbables héritées d’Arasu…)
-Allons-y Sensei, une longue route nous attend ! dit le brave Takeshi, plein d’entrain ».


Je regardais alternativement Fuzzy, ces deux gaillards et les options auxquelles j’avais droit. Retourner avec Chihousou et Takeshi signifiait récupérer mon empire putal, continuer d’amasser des fortunes, augmenter mes chances de me taper Izanami et celles de me faire buter par un vénère jaloux et qu’on me pille tout ensuite.
Partir avec Fuzzy équivaudrait à lâcher toutes ces possessions et ce pouvoir à Arasu, retourner à Mahou pour expier mes crimes et faire chier Fuzzy qui était beaucoup plus facilement soulé que le muet et le fanatique.
Finalement c’est cette dernière option qui me décida. Entre faire chier un pote sur le court terme et bâtir un cartel puissant et respecté sur le long terme…y’avait pas photo ! Je voulais la satisfaction immédiate !!


« Désolé les mecs, mais je suis sous l’emprise d’un genjutsu très puissant lancé par le mec à coté de moi qui a des omoplates parfaites. Je suis forcé de le suivre. La seule solution pour rompre le charme est de lui casser la binette.
-Alors soit…Fit Takeshi en faisant craquer ses phalanges, tandis que Chihousou ôtait ses moufles, tous deux avec un air mauvais.
-HEIN ? MAIS JE…QUOI ? MAIS PAS DU TOUT, T’ES SOUS L’EMPRISE DE MON CUL OUI ! MAKAYA, DIS LEUR D’ARRETER !! hurla Fuzzy, surpris et outré.
-Désolé, mais ton genjutsu m’en empêche…
-JE VAIS TE BUTER MAKA !! »

C’est à ce moment que les deux Araséens attaquèrent mon compagnon. Chihousou, plus rapide, fut sur lui avant et leva une main gantée comportant des lames effilées, tandis que derrière nous Takeshi suivait avec sa main chargée d’éclairs pourpres.

Mais au moment ou Chihousou allait abattre sa main, je lui décocha un Lightning Reecom Kick en pleine mâchoire qui l’envoya rouler dans la poudreuse un peu plus loin. Cela laissa le temps à Fuzzy de se retourner, de bloquer l’attaque de l’assassin Chikarate et de riposter d’un coup de pied bien senti dans le plexus.
Personne ne comprenait. Et tout le monde me regardait.

« En fait, j’ai changé d’av…le genjutsu comporte cette facette : si Fuzzy se fait attaquer, je dois le protéger ! Désolé les mecs, je serais bien venu avec vous mais je combats contre mon gré ! »
Un silence pesant tomba sur le théâtre de notre affrontement et fut brisé par les voix de Fuzzy, Takeshi et Chihousou qui en cœur dirent :
« Bordel de merde, mais à quoi tu joues ?
-Bon booon okay ! En fait j’veux pas rentrer tout de suite à Arasu ! J’ai envie de voyager un peu et j’ai choisi mon camarade de marche ! Donc je le protège ! Navré les mecs mais vous avez fait le trajet pour rien ! Vous pouvez rentrer à la maison ou faire du ski si vous voulez ! Mais chui content de vous avoir revus !
-Nan mais tu crois vraiment que tu vas t’en tirer comme ca ? On s’est pas farcis tout ce chemin pour entendre « c’est cool d’avoir revus vos gueules, vous pouvez repartir avec ma bénédiction ! »
-Ce qui est déjà un honneur en soi…ajouta le zélé Takeshi, avant de vérifier une de ses poches. Visiblement ce qu’il cherchait y était toujours…
-Donc dernier avertissement Makaya. Tu viens avec nous, de gré ou de force, mais je t’assure que tu viendras » dit Chihousou d’un ton sec.

Mais pour qui il se prend ce blond-bec ? Comment ose t-il parler de la sorte à la première merveille du monde? Avant ca, on aurait encore pu régler ca à l’amiable mais la, il méritait une divine correction !

« Bon Fuzzy, tu te farcis Takeshi, bon courage. Takeshi tu te farcis Fuzzy, bon courage.
-Nan mais attends t’es pour qui la ? me demandèrent les deux ninjas.
-D’un coté j’ai mon fidèle adepte, de l’autre mon fidèle passe-nerf…C’est trop dur, vous ne pouvez pas me demander de faire un choix ! En attendant, Chihousou, à nous, sale castor neurasthénique !
-Je vais pouvoir prendre ma revanche, excellent… » fit le Masaka, revanchard.


A ces mots, Takeshi fonça de nouveau sur Fuzzy qui aussitôt s’enfonça dans le sol et disparut à la vue de tous. J’espérais seulement qu’il n’en profiterait pas pour me planter la. Mais le connaissant, il voudrait prendre sa revanche sur l’Araséen et avait certainement un plan. Après tout, ces deux la avaient des affinités opposées. Le Futon de Takeshi perdait face au Katon de Fuzzy, dont le Doton faisait pâle figure contre le Raiton de ce premier…Ce serait surement un combat intéressant à regarder si je n’avais pas l’autre poulpe sec à gérer. Il faisait typiquement partie des adversaires que je ne supportais pas affronter, avec ses ruses à la Ryosuke, ses illusions de tarlouze et son air aussi expressif que mon héros d’enfance : Teal’c.
Pour éviter d’être pris au dépourvu, je refis ressurgir mes souvenirs le concernant. Je n’avais pas trop suivi son combat contre Allen, trop absorbé par Kentaro bottant le cul d’Iarwain mais de notre échange dans le bordel de mon pote Riku je retenais : grande vitesse, bonne capacité d’esquive, encaisse moyennement, bon en genjutsus non-mentaux et se démerde en genjutsu mentaux à condition qu’il y ait contact. Allez, avec des kaï bien placés ca devrait le faire…Seulement la grande cataracte de fromage et mes clones m’avaient grillés une bonne grosse dose de chakra…faudra faire bien gaffe.


Je m’avançais donc vers lui en sortant Jin’Ro de mes cheveux quand…
« PUTAIN IL SORT D’OU TON BESTIAU LA ?
-Je préfère ne prendre aucun risque. Je te présente Kae, mon tigre de combat qui va sensiblement augmenter mes chances de te ramener par la peau du cul. »
En effet il venait d’invoquer un putain de badass tigre blanc. Et à peine sa phrase achevée que son matou me fonça dessus en rugissant. Un coup de papatte de cette merde et j’étais cuit…Seulement ca restait une bête bête et je n’aurais aucun problème à l’embrocher vu qu’il ne devait pas savoir que mon arme s’allongeait. Ainsi durant l’instant ou il était en l’air après fait un puissant bond, je tendis mon arme vers lui, sur de pouvoir le planter en l’air et mettre fin au souci. Mais vous vous imaginez bien que si je présente les choses sous cet angle, c’est que ca a foiré : Chihousou avait profité du fait que mon attention était focalisé sur son chat pour se décaler et lancer un kunai sur mon arme pour la dévier. Résultat, je dus me décaler in extremis, brailler un grand coup contre ce batard de muet et coller un pain chevelu à son animal pour reprendre de la distance.

Connaissant Chihousou, il utilisait son Kae pour me coller au corps à corps tandis qu’il en profiterait pour préparer de vilaines illusions qui me foutraient dans une merde noire une fois pris dedans. Fallait donc que j’en termine le plus rapidement possible avec cette crampe féline si je voulais m’en sortir. A ce sujet, le coup de poing chevelu ne sembla pas trop l’affecter et le bestiau, bien plus rapide et agile que moi fit volte-face et d’un nouveau bond, me plaqua au sol. J’avais presque cru entendre son dresseur dire « Kae, attaque Ecras’face ! Go ! »
En pontant et en me tortillant de mon mieux, j’avais réussi à éviter d’être déchiqueté sans que le Masaka ait son mot à dire et désormais le chat et moi roulions dans la neige quand il réussit finalement à m’immobiliser. Il ouvrit la gueule pour me gober quand…
« TECHNIQUE DE LA RETRO-BOULE DE POIL ! MANGE CA MIAOUSS !! »
J’avais attendu cette occasion pour étouffer son animal en projetant un grand flot de cheveux dans son gosier. Et une fois mes cheveux bien carrés au fond de sa gorge, j’en changeai la forme afin qu’ils forment des piques qui ne devaient pas être très agréables à sentir…Seulement fou de douleur, le chat se mit à bouger dans tous les sens et à griffer l’air avec frénésie pour se défaire de ce bouchon velu qui lui obstruait la trachée. J’en profitai et réussi à me défaire de son emprise mais bien amoché et sanguinolent. Finalement je pus mettre K.O. l’animal d’une Raiken bien sentie, la neige et donc l’eau dont il était recouvert ayant fait le reste pour le mettre hors circuit.
Je pris ma lance pour achever le chat mais à ce moment il disparut dans un nuage de fumée, révoqué par son maitre qui était…ou ?


Rhaa et merde…okay j’avais pu me débarrasser de son tigre à la con mais comme prévu il en avait profité pour truffer la zone de genjutsus…Le mieux à faire était encore de ne rien faire et d’attendre une attaque. Je déployais mon filet capillaire V2 qui couvrait à la fois le sol mais aussi l’air autour de moi dans un rayon de 3 mètres, de fins cheveux pratiquement invisibles, surtout qu’il commençait à faire vraiment nuit. Cette technique me sauverait la peau en me permettant de savoir d’où proviendraient les prochaines attaques, au moindre contact.
Ce qui ne tarda pas : mon dispositif me prévint qu’une volée de kunais fonçait dans mon dos. Je fis volte-face et contrai l’attaque. Je me dirigeais prudemment vers le lieu supposé d’où les kunais avaient été projetés quand soudainement mes cheveux touchèrent une masse de chakra flottante qui explosa violemment. Heureusement que j’étais à 3 mètres et que j’avais ainsi pu m’en sortir indemne. Je fis un pas de plus qui déclencha une nouvelle mine de chakra. En envoyant mes cheveux à plusieurs mètres de la autour de moi, j’en fis encore exploser quatre de plus.

« Bon ! Je sais que tu m’entends ! Ton bestiau a échoué et miner la zone ne marchera pas non plus ! Sors-moi un autre de tes tours qu’on en finisse ! »

Et de nouveau une volée d’armes tranchantes entra dans mon périmètre, que je pus arrêter sans soucis. Des oiseaux en papier ? Ah oui j’avais oublié ses origamis…Mais quoi qu’il tente de m’envoyer de solide sur la tronche, je serais prévenu par mon filet. Il réitéra l’expérience encore quelques fois, en lançant armes de jets, origamis et bombes de chakra, comme pour en être certain que j’étais intouchable, puis plus rien.
Si je m’en referais à son panel de techniques, il avait usé de ninjutsu et d’armes de jets. Il fuirait sans doute le corps à corps donc je devais me résoudre à manger ses genjutsus…

Aussitôt mentalement résigné, un immense dragon de feu apparut devant moi et fonça dans ma direction. Seulement un rapide coup d’œil me signala que la neige n’était nullement affectée par la prétendue chaleur du jutsu et mon filet capillaire m’avertit que le dragon n’était dangereux qu’à cause des nombreuses armes de jet qu’il cachait. Cette fois-ci, je pris l’initiative en fonçant vers l’illusion, contra la volée et me dirigeant à l’endroit ou elle avait été lancée, soit apparemment derrière une grosse souche morte. D’un bond je la survolais et évidemment personne sinon…

D’une reprise d’initiative, je fichais ma lance dans la souche, m’en servant comme d’une perche et genou électrifié en avant, fonçais vers…deux empreintes de pieds dans la neige ! L’impact fut violent et le jutsu de dissimulation annulé, Chihousou roulant à plusieurs mètres de la. J’allais hurler ma joie et courir vers lui pour l’achever quand soudain, une horrible douleur me saisit dans les jambes, que je voyais se décomposer à vue d’œil…Je hurlais certes, mais de souffrance.

Au loin, Chihousou, se relevait, satisfait. Il s’approcha, savourant les effets de la technique qu’il avait eu le temps de m’apposer, mais qui bien que redoutable, ne m’empêchait en rien de pratiquer moi aussi des jutsus. Ainsi une fois à portée, j’effectuais un Fujii Raiken qui le foudroya à la même manière que son tigre, puis l’attira à moi en allongeant artificiellement mon bras à l’aide de mes poils. Puis le chevauchant, je me mis à le rouer de coups jusqu'à ce la douleur dans mes jambes s’évanouisse. Je pris la un temps pour souffler de soulagement mais le renégat saisit l’occasion pour se libérer et m’assourdir d’une nouvelle illusion qui me plongea dans le noir le plus total et qui déclencha un vacarme assourdissant. Mais il était toujours dans le périmètre de mon filet et je pouvais ainsi le « sentir » et put de nouveau lui mettre le grappin dessus en envoyant moults dreads afin de l’immobiliser. De la, je pus reprendre l’initiative dans ce foutu combat, ou mes tentacules l’empêchèrent de se mouvoir correctement pendant que je le rossais, mes coups dopés au chakra Raiton.

Au bout de quelques minutes à combattre ainsi, je le lâchais, à bout de souffle et étant près de la banqueroute de chakra. En tant normal j’aurais pu tenir un tel rythme bien plus longtemps, l’utilisation du Kami et du Raiton pratiquée depuis longtemps, me coutait peu d’énergie…Mais le Chi-zu était un véritable gouffre et mon manège à Otsuri m’avait bien pompé du jus. Mais il m’en restait encore suffisamment pour asséner un coup final à Chihousou. Je levais donc la main et l’abattit vers son visage pour…

« NOOOON ! MON FOULAARD !! RENDS-LE-MOI !!
-HAHAHA !! TU ES FAIT ! TEL UN CATCHEUR, MAINTENANT QUE TU AS PERDU CA, TU ES FAIBLE ET DEMUNI ! RENDS-TOI LARVE HERETIQUE !
-AAARGH ! IL NE FAUT PAS VOIR MON VISAGE ! DONNE-MOI CA INFÂME TOUFFU !!
-Non ! Et puis de toute façon je vais devoir te saigner la mec ! Je préfère encore vous buter afin que vous et Arasu me foutiez la paix plutôt que de prendre le risque de vous revoir de nouveau. Tu passeras le bonjour à l’avatar Cassouléen, bitch ! »

De nouveau je levais la main quand soudain je sentis une présence dans mon dos. Trop rapide.

Takeshi s’était téléporté derrière moi et m’avais apposé sa main sur la nuque pile au moment ou j’allais en finir avec son compagnon. Et la le néant.

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Makaya le 5/6/2010, 19:19

« Nan mais sans déconner Fuzzy, j’ai vraiment sombré comme ça, aussi facilement ?
-Ben ouais…j’étais en plein combat contre Takeshi, je dominais d’ailleurs !
-Mon cul…
-Mais si ! Et la, lorsqu’il t’a entendu mugir et qu’il a vu que tu avais l’ascendant sur son compagnon, il a aussitôt sorti un parchemin d’une de ses poches, a abandonné le combat et s’est téléporté vers toi et t’as one shoté en te collant une main sur la nuque. J’ai d’abord cru qu’il t’avait foudroyé mais ses éclairs sont pourpres et reconnaissables et surtout ils ne laissent pas de kanji « oubli » au moment de l’impact.
-Ah ouais putain t’as vu cette horreur ? C’est moche hein ? Franchement, il aurait pu laisser « classe », « génial » ou « supermojo » mais ca…c’est d’un inesthétique…
-C’est quoi le plus important pour toi : de ne plus te souvenir d’une partie de ta vie ou d’avoir ton « look » altéré ?
-Mon loo…oui bon en effet c’est problématique…Enfin bon, c’est une bonne chose que les renforts soient arrivés à temps parce que pour compter sur toi pour me sauver, j’aurais pu me toucher hein ?
-Attends t’es marrant toi ! Je me suis retrouvé seul face à deux déserteurs ultra-dangereux …La caravane mahousarde ne se serait pas pointée, je me serais barré, tu crois quoi !
-Merci hein, on voit les potes hein…
-Parce qu’on est potes ? Depuis quand les potes sortent « je suis sous l’emprise d’un genjutsu, tapez-mon pote pour m’en sortir ! » ?
-Rhoo tu vas pas revenir la dessus…c’est un détail…
-Oui ! Un détail parmi toutes les crasses que tu m’as faites ! Connard !
-Un connard, oui…MAIS JE NE T’AI PAS VOLE TES AFFAIRES ! RENDS-MOI MA LANCE ?
-« Je ne t’ai pas volé tes affaires ?» s’etouffa Fuzzy. Qui a du faire le chemin dans les glaciers avec un pauvre pull et une paire de gants ?
-Merde j’avais oublié ce détail…
-RHAAAA !! »


Pour revenir au combat à la sortie d’Otsuri, d’après Fuzzy, une fois que Takeshi m’avait collé son sceau qui m’avait fait sombrer, lui et Chihousou se dirigèrent vers lui pour le neutraliser. Mais à ce moment une escouade de plusieurs ninjas portant le bandeau de Mahou arriva et contraignit les deux déserteurs à se replier car déjà bien amochés (enfin je ne croyais pas que Takeshi ait été sérieusement blessé par cette quiche de Fuzzy…)
Les ninjas du village de la feuille emmenèrent alors mon corps à leur campement qui était en réalité une importante caravane de marchandises stationnée à Kamino, et Fuzzy se joignit naturellement à eux (avant de ramasser MA lance) et fit son rapport au Kounin présent, un dénommé Shusui. Celui-ci, responsable avant tout de la caravane et de ses membres jugea qu’il ne pouvait prendre directement sous sa responsabilité un dangereux déserteur de rang A tel que moi et réussit à contacter un Anbu en fin de mission au royaume Borgsen, afin qu’il se charge de ma surveillance. C’est ainsi que je fis la connaissance de ce cher Roger…

A savoir que ma perte de connaissance dura deux jours et que je me réveillais totalement dans le paté, ficelé dans un chariot brinquebalant trainé par deux stupides lamas locaux puants la mort. Bien évidemment, j’avais besoin de répondre à mes besoins naturels soit manger, boire, copuler, chier et faire chier si bien que je poussais un hurlement tonitruant qui alerta tout le monde, pour commencer par ce dernier. Une minute après, j’étais en grande conversation avec Roger, Shusui et Fuzzy, et d’assez mauvais poil.

« C’est quoi ce merdier ? Je fous quoi dans ce chariot pourri, entouré de têtes d’anchois ? Détachez-moi et…c’est quoi ce bonnet à la con que j’ai sur la tronche ?
-Bon réveil Makaya Korove. Ce bonnet comporte un sceau qui vous empêche de vous servir de votre Kami no jutsu. Sinon je m’appelle Shusui et je suis Kounin au service du village Mahou. Vous êtes dans une caravane marchande affrétée par votre ancien village et qui vous y ramène afin que vous y soyez jugé.
-HEIN ?
-Oui, par chance notre caravane était sur le point de quitter le port de Kamino ou nous avions une dernière livraison à faire quand nous avons entendus que la ville voisine venait d’être ravagée par une déferlante de fromage. En tant que Kounin, j’ai une vaste connaissance des différents jutsus que l’on peut trouver à travers le monde mais le seul récit relatif au fromage me vient de mon ami, le conseiller du Kage Keishin Korove…
-Il est pas mort lui ?
-Il se porte comme un charme. Mais ne risque pas d’être ravi en voyant que son fils est ramené poings et pieds liés dans sa patrie…Il vous a toujours décrit comme une « honte inexplicable »…Il a du être brisé lorsqu’il a reçu mon message.
-Vous voulez dire que…
-Mahou est déjà au courant de votre capture et organise en ce moment même votre procès et espère lever les zones d’ombres sur votre dossier. Bien que ce sceau ne soit pas la pour nous aider…
-Un sceau ? Quel sceau ?
-Les deux ninjas déserteurs que vous avez combattus ont réussis à vous apposer un sceau qui a totalement bloqué votre mémoire sur une période donnée. Visiblement vous disposez d’informations que certaines personnes ne veulent surtout pas vous voir révéler. C’est un sceau extrêmement complexe, je n’en ai jamais vu de tel…Je ne sais pas comment nous allons pouvoir nous y prendre pour vous l’ôter. Mais c’est primordial si nous voulons faire la lumière sur cette affaire.
-Pour faire simple, chui vraiment dans la merde quoi…
-Oui, répondit le Kounin.
-Oui, répondit l’Anbu
-Oui. ET C’EST BIEN FAIT POUR TA GUEULE ! répondit Fuzzy.
-Rho toi tu la fermes hein ! Dans combien de temps on va arriver à Mahou ?
-Pas tout de suite. Le QG souhaite vous voir en même temps que Jackie Takahara, mais l’a d’abord affecté comme examinateur de l’examen Chuunin qui aura lieu à Bazaka. Une ville de l’autre coté du mont Fuji que nous traverserons dans trois jours. Vous serez sous la surveillance de l’Anbu Singe durant toute cette période. Puis une fois cette tâche terminée, vous vous rendrez à Mahou pour votre procès.
-Tain on accepte vraiment n’importe qui comme examinateurs maintenant…ben je suppose qu’il ne reste qu’à attendre que la merde me tombe dessus ?
-Exactement ! Et je ne serais jamais un pire examinateur que toi !»

Le trajet se passa de meilleures conditions qu’à l’aller ou nous en avions trimés à marcher dans la neige, à se nourrir d’animaux et de racines pourries et à souffrir du froid. La, j’étais solidement mais confortablement harnaché dans un chariot, la bouffe était correcte, j’étais au chaud…Ca aurait pu être cool si seulement je ne m’imaginais pas décapité d’ici quelques semaines…

Durant le voyage, un couple de genins vint briser la monotonie en demandant à Roger s’ils pouvaient me poser une question. N’y voyant pas de soucis à condition qu’il reste à coté, Roger consentit à ce que les jeunes ninjas me questionnent.
« Bonjour monsieur Korove
-Salut les glandus.
-C’est moi ou il me traite de glandu ? Nan mais pour qui il se prend celui-là ?
-Tsume, ne commence pas ! C’est toi qui voulais lui poser la question ! Maintenant que t’y es, t’assume !
-Oh ! Tu en avais envie autant que moi !
-Rho si peu !
-Menteur !
-Ne me traite pas de menteur, pyromane ignare !
-Menteur menteur menteur !

-Dites euuh…Si je vous dérange, je peux m’en aller hein. Dis je peux m’en aller Roger ?
-Non.
-T’es vraiment monosyllabique comme mec hein…Bon les morveux, vous voulez quoi ?
-Vous connaissez le domaine Korove ?
-J’y suis né mec…J’ai même une partie du domaine à mon nom et qui était hyper classe ! Avant que cet impie ne la détruise avec ses stupides bouffeurs de terre…
-D’accord, parce que nous…nous avons des amis qui y sommes allés et qui…comment dire…ont rencontrés un individu armé d’une masse cloutée et qui les a poursuivis, prêts à les pulvériser. On aimerait juste savoir s’ils ont dit vrais et qui est cette personne.
-Vous savez, la masse cloutée chez les Korove, c’est l’équivalent du hochet pour gosses pour les blancs…C’est très à la mode…Ou était située cette personne dans le domaine ?
-Ben on l’a rencontrée près du bureau du chef Korove. Elle est sortie de nulle part au moment ou on allait forcer sa porte.
-Aaaah dans ce cas c’est Mvoneba ! Un cousin éloigné un peu simple mais qui fait un très bon gardien et…attendez…Vous avez essayés de forcer la porte de mon père ?
-Hein quoi ? Non mais pas du tout ! J’ai dit que c’était des amis qui avaient répondus à l’invitation de…
-Te force pas Tsume. Tu as dit « on » et «forcer sa porte ». Je t’ai toujours dit que la diplomatie c’était mon truc !
-Mais t’as fini avec ca ?
-Pas ma faute si t’es aussi subtil qu’un dragon dans une boutique de porcelaine !
-Je suis subtil ! Mes techniques de haut vol le prouvent !
-Ouais, comme tes abrutis de clones de feu qui explosent des convois sans le faire exprès ?
-C’était une erreur, je n’ai plus le droit à l’erreur ou quoi ?
-Je crois que tu as épuisé tous tes crédits « erreur »…
-Nan mais tu veux qu’on parle de…

-Roger ?
-Oui ?
-Sans déconner, je les dérange la…Je peux me barrer ?
-Non. »


La traversée du mont Fuji achevée, la caravane s’arrêta à Bazaka, ou je fus assigné à résidence (ou plutôt à hotel miteux) le temps de l’examen. J’eus ainsi tout le loisir de tenter de rendre fou Roger qui me prouva qu’en effet, les Anbus n’avaient pas qu’un niveau technique de brute, mais aussi un self-control étonnant. Peu de gens avaient réussis à supporter mon hurlement strident continu plus de quatre heures d’affilée…
Enfin, il montra un signe de faiblesse en m’autorisant à assister à l’ouverture de l’épreuve de Fuzzy ou je réussis à fausser compagnie à tout le monde. J’errais donc dans les grottes jusqu'à tomber sur un poème qui à terme me fit tomber dans une fosse dont le fond était tapissé de matelas pour amortir la chute. Mon divin esprit génial, trouvant que tant qu’a installer un support confortable, autant le faire avec du fromage. Je me mis donc à l’œuvre, enlevant ce stupide bonnet pour sortir une marmite de mes cheveux, que je remplis d’un fromage divin qui s’écoulait en permanence. Puis décidai de partir à la recherche de la sortie. Manque de pot, j’eus deux mauvaises surprises : la rencontre avec un disciple de GTB (mais qui avait l’air mieux parti que son dépravé de maitre) et Roger à l’unique sortie de la mine et qui me colla un sceau me plaçant en état de Zetsu total…


Enfin, après avoir clôturé l’examen chuunin (« PUTAIN FUZZY ! ET LE PISTON QUOI ? ON A EU QU’UN SEUL PROMU A MAHOU –Bon okay, il kiffe le fromage, c’était peut-être le seul qui méritait de passer- C’EST NAZE ! T’ES TOUT POURRI !! ), nous reprîmes la route pour Mahou. La caravane de Shusui ne nous avait pas attendus et était repartie durant l’examen. Ainsi nous étions en train de traverser les plaines du Yuukan à dos de cheval, accompagnés de deux chuunins mahousards présents pour encadrer les épreuves. Roger et moi partagions le même cheval, l’Anbu se trouvant derrière moi, prêt à me neutraliser si jamais il me prenait l’envie de me barrer.

« Singe ?
-Oui ?
-Je peux te poser une question ?
-Oui, maintenant que tu m’appelles par ma dénomination et pas par ce ridicule surnom
-Normalement les singes ont une queue dans le dos. Comment se fait-il que je sente la tienne dans le mien ?
-Hein ? Mais je…Pas du tout ! Je…
-En fait t’es un singe Bonobo…ceux qui baisent tout le temps avec n’importe qui ?
-Makaya, tais-toi s’il te plait…et arrête de vouloir mettre Singe-san mal à l’aise…
-Désolé Roger ! »


Le voyage était donc ponctué de petites interventions de la sorte, qui me détendaient tandis que nous nous rapprochions de l’inéluctable…Mahou était encore à deux jours de trajet et je commençais sérieusement à baliser…Comme l’avait dit le Kounin : mon père ne serait surement pas ravi de me voir. Lui qui était conseiller, fer de lance du parti progressiste et ambassadeur dans de nombreuses régions et cités…Ca l’a foutait mal que tout le monde sache qu’il aurait à juger son fils, déserteur de rang A. Surtout qu’apparemment le climat politique était tendu à Mahou.
Nous fîmes notre campement pour la nuit à l’orée d’un bosquet et discutâmes de tout cela durant le repas, au coin du feu.

« Hein ? Mais quel âge a le vieux au juste ?
-On dit « Kage-Sama ». Et il approche des 83 ans…
-Déjà de mon temps, il s’intéressait plus au Sakennoby qu’aux affaires d’Etat…Donc faudrait le virer ?
-Ce n’est pas aussi simple. Ces derniers temps, les membres de L’UEM gagnent du terrain tandis que les progressistes ont de plus en plus de mal à s’octroyer une part de l’opinion. Comme tu le sais certainement, votre père et Haku-san ont choisis de cibler le public jeune de Mahou, non touché par la guerre. Mais après s’être globalement assuré que les plus âgés et les plus influents seraient de leur coté, l’UEM a commencé une guerre idéologique auprès de la même tranche d’âge. On y entend « pourquoi continuer à former des ninjas si nous sommes en paix ? Les progressistes vous mentent et nulle part dans leur programme vous pourrez lire un démantèlement du système ninja ! Pourquoi ? Parce qu’ils savent que malgré leurs projets utopistes et pacifistes, la guerre nous pend au nez ! Vous êtes le renouveau et l’espoir de Mahou, qui assurera sa pérennité, et non sa morose stagnation dans un système d’alliances hypocrites ! » et autres harangues de ce genre.
-Si bien que Keishin-san et ses compagnons ne doivent plus compter beaucoup de partisans ? demanda Fuzzy.
-Il en reste plus qu’on ne le croit. Le discours extrémiste de l’UEM effraie aussi beaucoup de gens, qui préfèrent pour eux, pour leurs enfants et pour le village, la paix durable proposée par les progressistes. Mais tout le problème réside dans la passation du pouvoir. Il faut un nouveau chef, quel qu’il soit. Mais Hakodate-Sama s’accroche à son poste. La vieillesse l’effraie et il semble la fuir en gardant sa position. La retraite, à son âge serait synonyme d’oubli, de délaissement…Il a peur. Alors il refuse de démissionner, et de valider les nouveaux projets de constitution –pourtant proposés par les deux partis !- qui fixent des règles au mandat d’un Kage. Comme l’abolition de la nomination à vie, une possible destitution par le conseil, des élections…
-Donc il va crever…
-Quoi ? Mais pourquoi tu dis ca Maka ? S’offusqua Fuzzy, outré.
-Sans déconner quoi ! Si il y’a au moins un sujet ou tout le monde s’accorde c’est « y’en a marre du vioque ! » Tout le monde veut mettre son champion sur le trône mais ne peut pas tant que la sangsue sénile s’y maintient. Et il a beau être vieux, c’est un Kage, qui doit avoir plus d’un tour dans son sac pour rester en place le plus longtemps possible. Vu qu’il n’y a aucune chance pour que la population se soulève, c’est les partis qui se chargeront du boulot. Vu comment je connais bien les progressistes, vu le nombre de meetings qu’ils ont fait à la maison, ils ne toucheront jamais au Kage. Mais les vénères de l’UEM, eux, ils perdront vite patience…
-C’est impensable…
-Roger, sérieusement…t’es Anbu, tu t’y connais mieux que moi en matière de politique et tu crèches même au sein du QG ! T’as des oreilles partout. Me fais pas croire qu’un accident ne peut pas arriver à notre honorable ancêtre ! Si ca peut te rassurer, vu la teneur des enjeux, ca sera super bien fait !
-Je ne peux me résoudre à croire de telles inepties…
-Il n’a pas tort Singe-dono, rétorqua Fuzzy en retournant sa cuisse de lièvre sur la plaque. C’est du domaine du possible…Dans ce cas il faudra s’adapter rapidement.
-Quelles seraient les conséquences de la passation du pouvoir ? » Demandais-je, pourtant incrédule.


Finalement, la situation avait pas mal évoluée depuis mon départ. J’étais parti à 18 ans du village, j’en avais maintenant 20…En deux ans à peine et voila qu’on passait d’un régime planplan plutôt en faveur des progressistes, à des tensions de pouvoir et le risque de basculer dans une autocratie.

« Et bien si les progressistes prennent le pouvoir, leur première préoccupation sera de désarmer le climat belliqueux mis en place par l’UEM. Cela passera par une refonte du conseil et l’éviction des Nagotory. Puis de conforter ces mesures avec différents traités d’alliances, de paix et de commerce avec les deux autres villages et les Samurais…
-Et si c’est l’UEM ?
-On aura à coup sur un repli du village sur lui-même, des mesures militaristes strictes, la rupture de certains traités, un contrôle plus soutenu de nos frontières ?
-La guerre ?
-Non, c’est inenvisageable. Personne ne suivrait pour une guerre ouverte…Politique, marchande oui. Mais je suis convaincu qu’aucun ninja n’acceptera de s’engager pour affronter les autres villages…
-Espérons que vous ayez raison, Singe-dono… »


Sur ces lugubres paroles, chacun s’endormit, en pensant à quel type d’accueil nous aurions droit une fois rendus à Mahou. Je me demandais si le village avait beaucoup changé…Roger m’affirma qu’a part des naissances, de nouveaux bâtiments et quelques agrandissements, rien de notable était à signaler.


Et enfin, après les deux jours fatidiques, nous entrâmes dans la grande forêt qui ceignait Mahou. Forêt que, comme tout Mahousard digne de ce nom, je connaissais comme ma poche et que je savais bourrée de pièges, de gardes et de bêtes dressées pour nous pourrir la vie si jamais nous nous montrions hostiles. Mais la présence de Roger fit office de passe-droit après deux heures de marche dans les bois, nous débarquâmes dans la grande plaine qui cachait le village de la feuille aux yeux de tous.


Je déglutis avec difficulté…
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Iarwain le 9/6/2010, 01:31

Et voila ! Les parchemins explosifs, solution de tous les problemes ! Ca marchait à chaque fois, ce truc, c’est vraiment super. En plus, c’est surprenant, joli (même si j’ai pas pu regarder) et ça émet un délicat son qui permet aux poursuivants de mon adversaire de nous repérer. Nan, y’a pas à dire, les parchemins explosifs, c’est de la balle.
Par contre, mon adversaire, un peu moins, j’y pensais, justement. Sauf que c’etait Ryo, un vieux pote de Mahou. C’etait mauvais. Malin comme il est, non seulement il s’en sera sorti, mais il risque de vouloir se venger. Pas glop.

Bon, maintenant que le genjutsu qui rend aveugle était parti, je pus voir que j’avais détruit le toit sur lequel je me trouvais, et qui couvrait… une piscine. Et d’en haut, je voyais Ryo qui nageait tant bien que mal vers un bord. Hum, je pourrais sauter pour le combattre en milieu marin (je me voyais mal faire pire que lui, surtout que je savais plus ou moins nager) mais il avait un taijutsu bizarre.
Je pouvais aussi descendre dans la rue et me débrouiller à partir de là. Ou bien je pouvais le canarder d’en haut avec des kunais et des parchemins explosifs (efficacité prouvée). Sauf que j’en avais plus. Bin ouais. Bon, on saute, et puis je lui pique le parchemin d’invocation et je me carapate vite fait, alors ?

Au fait, j’me demandais si le parchemin marcherait encore après des vacances dans l’eau… Bah, les parchemins d’invocation sont réputés et rares, ça la foutrait mal que ça soit pas waterproof, quand même… Surtout que je l’avais acheté pour 560 millions. Il faudrait juste que je repasse un jour pour payer. Heh heh heh…
Tiens, qu’est ceci ? Une petite tâche crémeuse avec une tache grise plus petite dessus était agitée par les remous. Ryo avait fait ami-ami avec un rat qui voulait le parchemin. Donc il y avait de grandes chances que ça soit le rat, avec le parchemin.
Haha, merci du cadeau. Je sautai directement sur lui, attrapant le bout de papier si précieux au passage. Puis je nageai vite fait vers le rebord, pendant que Ryo… faisait des trucs, je savais pas trop quoi.

Hum, merde, quel con… Oui, l’eau ça mouille. Je pensais que je me changerai tranquillement après. Sauf que l’autre dont je ne me rappelle pas le nom avait dechiré mes vêtements de rechange. Ce qui faisait que maintenant j’étais mouillé. J’avais déjà une dégaine de vagabond avant, bin ça s’améliore pas, visiblement…
Aie ! Quelque chose venait de piquer dans la peau tendre de mon cou, droit dans la jugulaire. Posant par réflexe ma main sur la blessure, je rencontrai une boule poile humide, que j’attrapai et écartai devant mes yeux. Un rat. Le rat. Le pote de Ryo. Et je pissais le sang. Quelle saloperie, ce truc. Lançant le bras en arriere, je fixai alors des yeux ma cible. Et je fis mouche : le milieu de la piscine. Ha ! Meurs noyée, saloperie !

Je soignai rapidement la blessure, retirant en quelques secondes la demi-douzaine de maladies plus ou moins mortelles qui m’avaient été injectées. Ca, c’était fait. Maintenant, on se taille vite fait bien fait. Et on commence par un petit Henge en… quelqu’un.
Une fois dans les rues, je partis en marchant rapidement, car courir serait trop suspect, vers l’extérieur de la ville. Arrivé sur une place, tout se brouilla tout à coup. Puis revint à la normale. J’avais fait trop d’efforts ? Bah, j’me reposerai une fois en sécurité, hein. Me dirigeant gaillardement vers la sortie de la place, je me cognai contre… un mur. Et ça faisait mal.

A quatre pattes, je me demandais ce qui s’était passé, et pourquoi j’avais foncé dans un mur. Alors que j’avais le droit chemin devant moi moins d’une seconde plus tôt. Et j’avais aucune explication. Rapide soin pour pas avoir un hématome pour une fraction infinitésimale de mon chakra puis je partis vers la véritable sortie.
Une fois hors de la place, je bifurquai dans une ruelle… qui était un autre mur. Okay. Ca pue l’embrouille à plein nez. Tout se passait bien, pourtant, pourquoi ça pouvait pas continuer ? Continuant tout droit, je refonçai dans un mur. Enfin presque, je tendais les mains devant moi, maintenant, fallait pas exagérer non plus. Le mirage se désintegra et je vis que la ruelle faisait un coude.

Bon, finalement, j’ai une explication : je suis maudit. C’est pour ça que rien ne peut jamais bien se passer. Et sinon, j’ai aussi une explication au fait que je mange les murs à répétition ces derniers temps : Ryo me surveille et il l’a mauvaise que je lui aie grillé son parchemin moisi. Et ptet aussi pasque j’ai viré sa saloperie pseudo-apprivoisée au milieu de la piscine. Ouais, on sait jamais.
La solution était simple : soit il me suivait au sol, et il était supra camouflé. Et j’avais aucune chance de le trouver. Soit il se trouvait sur les toits et j’avais qu’à aller le chercher. Après tout, au pire, il me referait le coup du machin qui rend aveugle, et je chuterai d’une hauteur bien trop importante pour être bonne pour la santé.

Bon, il serait temps de trouver une vraie solution avant qu’il me refasse une saloperie. J’pourrais sortir mes squelettes pour faire diversion mais… Nan, j’ai mieux. J’ai qu’à me cacher dans un batiment ! Héhéhé…
Ce que je fis sur le champ, après avoir vérifié que c’était bien une porte, en face de moi. Ouais, quand même, autant être prudent. Une fois dans la maison (heureusement inhabitée : la chance était à nouveau avec moi !) je décidai de lui tendre une embuscade sur les toits. Je me précipitai donc vers les escaliers, m’assurant d’être hors de vue de l’extérieur. Et je me gauffrai lamentablement avant de me rendre compte que la hauteur des marches que je voyais n’était pas la bonne. Encore un genjutsu…

Je me précipitai à la hâte vers une fenêtre qui donnait sur une autre rue. Mais c’était un mur, et la fenêtre ne disparaissait pas. Et visiblement, j’étais plus foutu de caser un kai potable. Ou Ryo était devenu suffisamment balaise pour s’immuniser aux tentatives de niveau académique. Les deux étaient vachement probables, et c’était pas pour me motiver.
Je trouvai finalement une fenêtre (après cinq minutes, encore heureux, c’était vraiment une cabane de pauvre) et me rendis compte que je me les gelais. Ouais, gambader en étant tout mouillé d’un plongeon dans une piscine (à peine chauffée) dans une ville où il y avait du vent, c’était mauvais. Bah, j’éliminerai les germes potentiellement dangereux plus tard.
Une fois dehors, marchant un bras tendu devant moi, paume vers le haut, une bonne femme me donna trois Ryos, après m’avoir indiqué la direction de la grande rue. J’étais presque vexé. Presque, pasque j’avais pas le temps, j’étais en plein vent, la. Et ça caillait grave.

Bref, c’était pas tout ça, mais on s’interrogerait sur ma dégaine de mendiant plus tard. Je créai trois clones inconsistants dans un nuage de fumée, puis nous nous séparâmes. Ha ! Il aurait bien du mal à me trouver maintenant, il avait une chance sur quatre de réussir. Je repartis confiant, mais gardant toujours ma main tendue paume vers le haut. On va pas cracher sur quelques ryos, hein, non plus. Et traçait droit dans la direction que la femme m’avait donné, coupant à travers les murs invisibles, même si je gardais toujours ma main tendue devant moi. Jusqu'à ce que je rencontre un vieux pote que je commençais a bien connaître, le mur. Presque trop à mon gout. Oui, la rue faisait un coude, c’était pas une illusion…

Hop, maintenant que j’étais dans la foule, il ne pourrait plus rien me faire sans provoquer de réaction de groupe ! C’était plié, j’avais plus qu’à décaniller tranquillement. Ralala, c’avait été dur, mais j’étais finalement venu à bout de l’adversité, au péril de ma vie, et j’pouvais maintenant rentrer à la maison. Et retrouver tous les fous habituels. Bah, c’est pas comme si j’avais autre part où aller.

Je me sentais d’humeur franchement guillerette quand un feu se déclara tout pres de moi dans une poubelle et un tas attenant de déchets. Sauf que y’avait pas mal de monde dans la rue, que les yakusas tapaient un peu sur tout ce qui bougeait, et qu’en plus (mais j’le savais pas encore) un seigneur de la ville se ramenait avec ses apprentis ninjas pour casser des têtes.
A cause du feu, tout le monde a reculé. Nan mais cette saloperie se répandait, en plus, c’était pas croyable. Et ça cramait même les pavés, pis ça a pris une agréable couleur violette. Conséquence logique : mouvement de foule. Que je suis, chui pas fou, hein.
D’ailleurs, y’avait un truc bizarre. Pourquoi il avait pas attaqué plus sérieusement avant, hein ? Il devait être largement capable de me chiper un parchemin moisi (oui, après un passage dans une piscine municipale modérement propre, il était moisi, tout comme moi en fait) vu qu’il était plutôt balaise en taijutsu la dernière fois qu’on avait combattu ensemble, même s’il aime pas trop l’utiliser. En plus, il doit avoir des tonnes de trucs de genjutsu bizarres qui font qu’il pourrait m’exploser, en dehors des mirages…

D’un autre côté, après le coup d’jus qu’il a pris de mon clone raiton, il était sur les rotules. Donc ptet qu’il avait peur, dans les ruelles désertes, d’un truc du genre ? En plus, il aurait pas pu se protéger aussi bien que sur le toit comme la fois d’avant. Ouais, j’imagine que ça devait être ça. L’avait toujours été prudent, hein. Ce qui fait que, comme j’étais maintenant dans une foule paniquée par des flammes surpuissantes et surnaturelles, il allait surement me tomber dessus, m’abîmer les membres et…
La ! Quelque chose se saisit de mon bras un peu en dessous de l’épaule alors que je réflechissais en me laissant porter par la foule. Hé, il me prenait pour un idiot ou quoi ? Nouvelle technique : Armure Raiton ! L’électricité parcourut toute la moitié haute de mon torse, ainsi que mes bras. En fait, c’était un quart d’armure, mais on va pas chipotter alors que j’improvise une technique. Mine de rien, heureusement que j’maitrise super bien mon chakra. Sinon, j’aurais pu dire adieu à mon bras. Provisoirement seulement, évidemment.

Inutile de préciser que Ryo avait à nouveau disparu dans la foule. J’avais bien essayé de le suivre, mais pas moyen d’y arriver. Arf, le quart d’armure raiton (oui c’est pompeux comme nom, mais j’ai pas trouvé mieux sur le coup) ça coutait par contre bonbon niveau chakra. Enfin comparativement à l’efficacité : un seul contact et c’était mort. Et c’était pas non plus si puissant que ça. A améliorer, donc, un jour, si j’ai le temps. Par exemple, si une personne que je ne pouvait pas trouver le premier arrêtait d’essayer de me voler un parchemin, en me déboitant des membres et en élevant des rats de goutière.
Le mieux que je pouvais faire, c’était fuir le plus vite possible. Impossible d’aller dans un endroit désert, il risquerait de me tomber dessus honnêtement, et je ne pensais pas avoir mes chances.

Bref, je fuyais dans la grande-rue quand quelque chose attérit brusquement sur mon dos. Sauf que ça venait du côté, donc j’ai trébuché vers le milieu de la rue, milieu qui venait justement de se faire nettoyer manu militari par les Ryoken (chiens de chasse) d’un jeune Erai. Sûrement un fils à papa, fils à papa qui paradait avec un sabre au côté. Le truc, c’était que dans notre chute à tous les deux, Ryo redevint visible, et nous tombâmes direct sur l’Erai, qui trébucha et chuta par terre. Oh le pauvre, son beau costume de promenade, celui avec de la soie, du satin, des perles et des tonnes de breloques en or, argent et compagnie est tout abimé ! Il va éclater en sanglot, c’est ça ? Oui, c’était la deuxieme fois que je chutais pathétiquement, à chaque fois à cause d’un certain moine de Mahou, et je commençais à l’avoir mauvaise, vu qu’à chaque fois que àa arrive, j’me retrouve dans une merde pas possible.

Oui, j’étais dans la mouise. Et méchamment. Entouré de quatre personnes formées un peu aux arts ninjas, avec à mon côté un ninja plus ou moins adverse, et un rat (oui, encore là) qui tentait de grimper sur son promontoire favoris, j’étais mal barré. J’en venais à me demander pourquoi j’étais aussi poisseux. Mais ça pourrait être pire, ça peut toujours être pire.
Par exemple, si la patrouille qui se trouvait à cinq mètres de là entendait les cris haut-perchés que le fils à papa poussait pour que ses larbins nous envoient à la mort sans même passer par la case tribunal. Ou même la case prison, d’ailleurs.

Fils à papa qui s’était d’ailleurs redressé et avait dégainé son katana en un geste fluide et empreint de grâce. Un peu comme s’il avait été entraine. Un peu comme si son pere, un puissant et fortune Erai, avait paye en secret un monastere samourai pour entrainer son fils a tous leurs trucs ou ils consacrent leur vie a un morceau de metal, certes de bonne qualite, mais quand meme.
J’aurais pas pense que ca pouvait devenir pire a ce point. Comme quoi, hein ? A ce moment-la, Ryo se dressa sur ses pieds et s’enfuit en courant, tout en lachant une mandale qui s’ecrasa droit sur la joue du fiston. Ah bah ca se la pete avec le degainage, mais des que ca bouge vite, c’est fini, hein ? Connard, ma journee a ete pourri, et le plus gros desagrement que t’as du connaître dans ta vie, c’est quand t’as trebuche sur une pierre qui depassait du chemin.
Toi, personne a essaye de t’arracher des membres, de te tuer, de t’infecter avec des maladies mortelles, ou de te detruire tes fringues (ouais enfin… sauf aujourd’hui, on va dire) et personne t’a jamais enfermé deux mois dans une cave. Argh, pas y penser ! Et ça m’énerve. Ca m’énerve tellement que j’me barre, sale richard !

Ouais, fallait pas oublier que nous étions entouré de sales brutes qui nous en voulaient pour avoir abimé le fils du patron. Etions, vu que je suivais un Ryo courant à travers la foule et suscitant vraisemblablement quelques illusions dans notre dos. Etions, car nous nous sommes engouffrés au coude à coude dans une rue presque aussi grande mais deux fois moins peuplée, puis nous sommes rués dans la première porte ouverte que nous avons vu.
Ouais, y’a pas à dire, journée de merde. La positive attitude, ça attire encore plus les emmerdes !

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Seol le 9/6/2010, 17:14

Cela faisait deux jours complets que nous marchions. Deux journées complètes de galères en tous genres. Entre Kalem qui n’arrêtait pas de râler pour un rien et Hyûma qui faisait tout pour jouer les planqués, voire se barrer, j’avais les nerfs à fleur de peau. A ce rythme-là, j’allais forcément commettre un meurtre avant d’avoir rencontré notre cible.

Il devait y avoir une sorte de vengeance de la part du QG pour m’avoir refilé deux cancres pareils dans les pattes. Parce qu’entre le nabot qui ne connaît que des jutsus médicaux - utiles après une bonne baston, j'dis pas -, et le fil de fer qui ne connaît que des genjutsus, je ne pouvais que compter sur moi pour régler les problèmes qui nécessitaient une approche musclée. Il n’y avait plus qu’à souhaiter très fort que le voyage se fasse sans histoire. Autant souhaiter qu’il pleuve des ryos, tiens. Le seul point positif, dans cette affaire, c’était Kassos, le babouin complètement barré de Kalem. Lorsqu’il était avec Mikaijin, mon ours, ces deux-là s’entendaient comme larrons en foire. Et, de ce que m’avait dit Mikaijin, ce babouin semblait se débrouiller au combat, quand l’envie l’en prenait.

Donc, je disais, qu’il devait s’agir d’une vengeance du QG. Vengeance pour tout ce temps passer au Monastère Taimashin, à lutter contre les morbaks. Grosso modo, une année et demie. Temps pendant lequel je n’ai pas levé le plus petit doigt pour mon village. Alors, forcément, quand il me remet la main dessus, il essaie de me faire comprendre le sens des priorités. Qui n’est pas du tout le même que le mien, bien évidemment. Je revois encore le visage du maudit loustic qui m’a annoncé qui allait m’accompagner.

La veille du départ.

En sortant du domaine familial, qui était de moins en moins familial, je m’en retournais au QG, histoire de les prévenir que j’allais m’occuper de cet empêcheur de vivre tranquillement. Arrivé dans le hall, je m’adressais à la charmante secrétaire/kunoichi présente pour savoir où je devais me rendre, rapport à la mission sur l’agitateur.


Heureusement que Li-Ming n’était pas là. Elle m’aurait fait une de ces scènes. Bien que nous ne soyons pas ensemble, dès que j’ai le malheur de regarder une autre jolie femme, j’en prends plein les dents. Bref, retournons au QG.

Je me rendis donc au bureau 168, en suivant les indications qui m’avaient si gentiment été fournies. Je frappais tranquillement à la porte et attendit dix bonnes minutes que l’on daigne me faire entrer. Autant vous dire que, de joyeuse et tranquille, mon humeur était devenue, disons le franchement, massacrante. Franchement, on fait pas attendre les gens aussi longtemps. Surtout quand on a personne dans son bureau.

Sur ce coup-là, je suis quand même assez fier de moi. Non seulement je n’avais pas explosé la porte avec Anzentaru Kiba, mais en plus, j’étais rentré sans faire la moindre remarque au blanc-bec que j’avais en face de moi. Franchement, il n’y a pas à dire, je fais des progrès tous les jours, sur mon self-control.

_ Hisoka Kaneda, pour la mission de capture de l’agitateur, fis-je, avec un grand sourire.
Le jeune bureaucrate, qui avait certainement eut son bandeau de chunin dans une pochette surprise et n'avais jamais été sur le terrain - ce qui ne l'empêchait d'arborer fierement son bandeau sur le front -, leva les yeux un bref instant et commença à farfouiller dans son fatras de papier en marmonnant dans les trois poils de son menton qui faisaient office de barbe.
_ Alors, Kaneda, Kaneda… Ah, oui, Hisoka Kaneda. Alors, comme ça vous voulez allez sur cette mission ?
_ Non, non, je veux aller planter des choux-fleurs chez la grand-mère du Kage.


Oui, bon, là, j’avoue, j’ai pas été très diplomate. Que voulez-vous. On choisit pas ses tares. Et la diplomatie, ça doit être féminin, comme truc. Grand-père et moi, on en a pas. Alors que mes deux soeurs, ce sont des championnes.

Le type me regarda d’un air suspicieux. Puis, il replongea son nez sur sa fiche.
_ Alors, vous avez quitté le village pendant une période indéterminée et il a fallu que le QG envoie un message dans votre retraite pour que vous daigniez réapparaître.
_ Hey, j’ai jamais caché que j’étais parti dans ce monastère. Faudrait voir à pas trop raconter n’importe quoi dans votre torchon.


Oui, bon. Cette dernière remarque n’était sûrement pas très adroite, je le reconnais. Mais, ce type mettait mes nerfs à rude épreuve. Enfin, à ce moment-là, je ne connaissais pas encore le duo de choc.

Le regard que me jeta ce bureaucrate me laissa présager de ce qui allait suivre : des emmerdes.
_ Puisque c’est votre choix, vous allez être affecté à cette mission. Vous allez être le chez d’un groupe. Comme il faut un minimum de discrétion, ce groupe sera restreint. Trois personnes en tout. Vos compagnons de voyages seront le genin Hyûma Sakkaku et…
_ NNNNNOOOOOONNNNN !!!!! Vous rigolez, j’espère ! Déjà, me coller un genin, pour cette mission, c’est limite, mais si en plus vous me filez un gars qui préfère se tirer à Pétaouchnock-les-Bains plutôt que d’assumer son rôle, c’est l’échec assuré de la mission.
_ Ce n’est pas moi qui ai décidé de former cette équipe. L’ordre vient de plus haut.
_ Bon. Et le troisième larron, c’est qui ?
_ Kalem Dosko.
_ C’est un bon ?
_ C’est un genin.
_ Pardon, j’ai pas bien entendu. Vous pourriez parler un peu plus fort.
_ C’est un genin.
_ Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris, là. C’est un… genin ?
_ Oui.
_ MAIS C’EST QUOI CE DELIRE ? VOUS VOULEZ MA MORT ?
_ Toutes les réclamations sont à adresser au bureau du même nom, en ayant au préalable rempli le formulaire R325-E en cinq exemplaires.


Et dire que j’étais fier du self-control dont j’étais capable. Mais à cette phrase, j’ai, comme qui dirait, explosé.

A ces mots, je me levais, la jauge fureur au maximum. Je saisissais les rebords du bureau derrière lequel se trouvait le blanc-bec et le jetais – le bureau, pas le type, même si ça me démangeait – à travers la fenêtre. Manque de bol – ou peut-être pas – la fenêtre était trop étroite. Aussi le bureau resta-t-il bloqué en travers. Ayant bien fait redescendre la pression, je me dirigeais vers la porte, lorsque le bureaucrate me dit :
_ Hey ! Vous pouvez pas laisser ça comme ça !
Je me retournais doucement vers lui, le sourire allant d’une oreille à l’autre.
_ Pour toutes réclamations, veuillez remplir le formulaire R325-E en cinq exemplaires et l’adresser au bureau adéquat.
Sur ces mots et très fier de moi – il m’en faut peu, je sais – je sortis en claquant la porte, tellement fort, que la poignée me resta dans la main. Tant pis pour cet imbécile, il n’avait qu’à pas me chercher, d’abord.


Et voilà comment je retrouvais avec deux boulets pour cette mission. Un pour chaque pied. Bon, à la limite, Kalem, si on ne tenait pas comte de son caractère, n’était pas chiant. Juché sur son canasson, il bouquinait la plus part du temps, ou bien s’intéressait à des choses diverses et variées que nous rencontrions et donc je ne voyais pas l’intérêt. Mais Hyûma…
Ah, Hyûma. Tout un poème, ce gaillard là. Champion es genjutsu, ce petit – à mon échelle, bien sûr – couillon cherchait absolument à se débiner. Ou à me piquer mon croc. Et c’était qu’il avait de la ressource, le bonhomme. Entre les feintes avec ses clones, ses genjutsus que je te lance comme des petits pains et son imagination débordante d’idées plus loufoques les unes que les autres, je peinais à tenir la cadence. Lui aussi devait vouloir se venger de périple Bazaka-Mahou, où il avait été attaché chaque soir.

Nous en étions donc au deuxième soir. Deuxième bivouac. Etant le plus gradé – et le plus costaud – j’organisais les tâches.
_ Kalem, va chercher de quoi nous faire un feu, ce soit. Et toi Hyûma, tu vas préparer le repas.
A peine eus-je terminé ma phrase qu’un concert de protestations/grognements/… débuta. Une paire de baffes plus tard, chacun vaquait à ses occupations. Une demi-heure plus tard, Hyûma s’approcha de moi :
_ Dis, t’as pas l’impression qu’il manque quelqu’un ?
Je poussais un soupir. Kalem était sûrement perdu à la contemplation d’une quelconque fleur, présentant sûrement un intérêt médical et son canasson devait pioncer à côté. J’invoquais Mikaijin.
_ Toi, tu vas avec Mikaijin ramasser du bois. Pas de mais. Moi, je vais chercher la demi-portion.

Je ramassais mon croc et me mis à la recherche de mon nain. Manquerait plus qu’il lui arrive quelque chose. Le QG serait foutu de dire que c’est de ma faute. Et je vous raconte pas la galère après. Bref, alors que j’avançais dans la plaine, j’entendis un ronflement caractéristique et familier à mes oreilles. Et, au bout de deux minutes, je tombais sur mon genin qui contemplait les étoiles, un bouquin à la main.
_ Kalem ?
_ Moui ?
_ Et si tu revenais au camp ?
_ La lumière du feu m’empêchera de voir les étoiles.
_ C’était pas vraiment une question, bonhomme. Tu ramènes tes fesses au campement. Tout de suite.
_ Faut d’abord que Morah se réveille.

Et voilà, comme à chaque fois. Et pour réveiller l’animal, c’était peine perdue. Donc, je fis ce que tout bon shinobi fait dans ce cas. J’usais de ma force herculéenne pour mettre le poney sur mon dos et le ramener jusqu’au camp. Et Kalem, dans tout ça ? Ben, il était juché sur le dos de sa monture, pourquoi ? Fort heureusement, je n’avais pas une grande distance à parcourir. Alors que nous arrivions au campement, je reconnus la douce voix mélodieuse du Hyûma en panique. Quelques images plus tard dans ma tête et je sus que des ennuis arrivaient.
En quelques secondes, je vis débouler Hyûma, qui se planqua derrière moi, Mikaijin qui prit place à mes côtés et une demi-douzaine de brigands. Juste au moment où je commençais à m’ennuyer.

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