Région de Yuukan [RP]

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par NarutoRudy le 3/1/2009, 03:06

Ryosuke : NR, c’était stupide...

NarutoRudy : Ne vient pas me sermonner alors que…

Ryosuke : Que ça ne sert à rien...

Dragonight : En tout cas, tu l’as joué vachement fine là Ryo ! Un vrai comportement diplomatique de Jounin !

Ryosuke : Peut être...

Nous arrivions ensuite au campement. Là-bas, nous poursuivîmes notre petite discussion, cette fois ci au sujet du samouraï. Ceux-ci semblaient cacher quelque chose, peut-être cela avait-il un rapport avec notre mission. Drago proposa d’aller interroger le garçon que j’avais sauvé, mais je rétorquai que cela été inutile puisqu’il ne savait vraiment rien apparemment. Il fallait donc que nous interrogions les villageois afin de savoir ce qu’il en était. Après tout, nous n’étions plus vraiment très loin de la zone où disparaissaient nos caravanes marchandes. Après avoir manger la nourriture restante de ce qu’avait cherché Drago, nous nous couchions.
Le lendemain matin, alors que nous étions en train de faire notre toilette prêt de la rivière, Ryosuke fut accidentellement « heurter » par un sanglier qu’il n’avait pas senti venir et fut bousculer dans l’eau. Jusque là, rien de grave, sauf que quelques secondes plus tard nous entendions un petit « Je ne peux pas nager ! ». Et le courant commençait à l’emporter. Pas le temps de s’habiller, nous partîmes tout de suite à sa rescousse avec Drago. Je le pris par le bras et le balança en direction de Ryo. Celui-ci atterrissais à côté de lui puis d'un geste brusque le sorti de l'eau.
Tout semblait être fini quand Drago au lieu de sortir se laissa aller dans le courant, comme s'il poursuivait quelque chose. On n'entendit qu'un simple : « Oh ma sirène, je te suis... » puis celui-ci disparu en suivant le courant. C'était tout de même inquiétant. Ben, il reviendra bien un jour... J'espère. Environ une heure plus tard, il n'était toujours pas revenu. S'en devait inquiétant. Ryo et moi récupérions ses affaires et nous partîmes à sa recherche. On suivait le courant de l'eau afin de remonter jusqu'à lui, mais nous ne trouvions au bout qu'une cascade.


NarutoRudy : Ô mon dieu, il est tombé tout en bas ?

Ryosuke :On dirait... regarde plus loin, c'est le village.

NarutoRudy : Ouais je vois, bon ben on descend le rejoindre en descendant par la falaise ?

Ryosuke : Pas le choix.

Bon et bien il ne nous restait plus qu'à le retrouver en bas de la chute. Nous descendions donc par la paroi de la falaise à l'aide de l'utilisation de notre chakra. La chute faisait bien, allez, cinquante mètres. Environ après une vingtaine de mètres de descente, il nous fut offert l'opportunité d'entendre un jeune homme aux cheveux bleus en train de crier « Ma sirène... Encore... Plus fort... » et suspendu à une branche qui tenait par là, inconscient. Pour aller le rejoindre, il fallait traverser la cascade, Ryosuke préférant éviter l'eau, je n'avais d'autres choix que de le faire moi-même. Cependant, je n'avais pas envie de me mouiller, alors je choisis d'envoyer un Kage Bunshin à la place, autant se servir de cette technique puisqu'elle est tant utile.
En se rapprochant de Dragonight, le clone fut surpris de voir quelque chose bouger dans le caleçon de Dragonight car rappelons-le, nous étions partis à la rescousse de Ryo sans nous habiller. En se rapprochant encore plus, mon clone avait pu remarquer une queue de poisson dépassant de l'avant du caleçon de Dragonight, je vous laisse imaginer son effroi... Après avoir retirer la bête qui semblait se faire plaisir comme elle le pouvait, mon clone prit Drago sur ses épaules et nous rejoigna. Nous finissions par descendre le reste de la falaise puis tout en bas par réveiller Drago.


NarutoRudy : Hoy ! Réveilles-toi Drago.

Dragonight : Ma sirène ? Où est-elle ?

NarutoRudy : Ce n'était qu'un rêve je crois. Tu te rappelles que tu es parti sauver Ryo tout à l'heure non ?

Dragonight : Ah mais oui ! D'ailleurs je me suis laissé charmer par le charme de cette sirène... Attends voir, maintenant que j'y repense, je me souviens de tout... La chute, la sirène et... Oh My God !

Ryosuke : Hum?

Dragonight : Ce n'était pas une sirène mais au contraire un gros thon !

Ryosuke : Il n'y a pas de thons en rivière.

Dragonight : Eh bien pourtant là si, notes l'incohérence...

Après ce petit interlude, Dragonight se dépêcha de se rhabiller puis nous reprîmes notre chemin en direction du village qui n'était désormais plus qu'à environ une heure de marche. Rien ne nous arriva durant ce laps de temps, ce qui était en soit assez étonnant vu les malheurs nous étant arriver jusque là. A notre entrée au village, nous fûmes observer et relooker tel des ennemis à têtes mises à prises. Le jeune garçon que j'avais sauvé avait dit que les villageois avaient un accord avec les samouraïs, sans doute ont-ils peur que nous provoquions du grabuge dans leur village.
Il fallait néanmoins trouver un logement pour la nuit. Une auberge semblait ouverte et disponible, dans celle-ci loger déjà des ninjas de Chikara. Après avoir louer nos chambres, nous nous rapprochâmes d'eux pour leurs poser quelques questions.


Dragonight : Enchanté, nous sommes des ninjas de Mahou.

N.C.1 : Oui, je te reconnais, tu as été examinateur lors du dernier examen Chûnin.

N.C.2 : Que nous voulez-vous ?

Dragonight : Auriez-vous des informations autour de la disparition de caravanes marchandes provenant de notre village ?

N.C.1 : Cela fait deux semaines que nous sommes ici et nous en avons vu trois disparaître.

N.C.2 : Êtes-vous au courant de l'accord entre ce village et des samouraïs ?

NarutoRudy : Oui, nous sommes au courant de ça...

N.C.1 : Savez-vous en quoi il consiste ?

Ryosuke : Les samouraïs possèdent un territoire et les villageois ne doivent y pénétrer sous aucun prétexte.

N.C.2 : Très bien, et savez-vous les raisons de cet accord ?

Dragonight : Lesquelles ?

N.C.2 : Les samouraïs ont débarrassé les villageois des méfaits d'un dragon et le contiennent dans les montagnes. Ils gardent ce dragon dans une zone, mais la réalité est que celui-ci peut la quitter quand il le veut pour chasser mais qu'il ne peut attaquer les personnes originaires du village. Alors pour se nourrir...

NarutoRudy : C'est ce dragon qui s'est attaqué à nos caravanes ?

N.C.1 : En effet.

NarutoRudy : Je le savais que se samouraï était louche ! Oser s'attaquer à un gosse parce qu'il avait pénétré leur territoire, foutaises !

N.C.2 : Je suppose que tu parles du Vice Capitaine de leur groupe, Takahashi Ichisuke.

NarutoRudy : Oui, comment la sais-tu ?

N.C.1 : Ce type a commencé à s'en prendre à mon partenaire parce que celui-ci avait malencontreusement renverser son verre de saké sur ses sandales. Nous sommes pourtant Chûnin débutants, mais nous n'avons rien pu faire, même pas l'égratigner. Mon camarade a failli se faire tuer, si je n'avais pas implorer son pardon, nous serions sans doute mort.

Dragonight : Eh bien c'est guet tout ça !

Ryosuke : Et... vous sauriez où le trouver?

N.C.2 : Pourquoi voulez-vous savoir ça ? C'est du suicide, ce dragon est un monstre appartenant aux samouraïs, et même si vous réussissiez à vous en débarrasser, les samouraïs s'en prendront alors à vous pour se venger !

NarutoRudy : Je n'ai pas peur de ces samouraïs, je les attends de pied fermes !

N.C.1 : Ils sont tout un groupe, au moins une quinzaine !

NarutoRudy : Nous pouvons être plus d'une centaine en moins d'une seconde, il ne nous font pas peur.

Ryosuke : C'est la mission... on va le faire.

N.C.1 : Dans ce cas, je vous souhaite bonne chance. Sa grotte se trouve à une dizaine de minutes d'ici, direction sud-ouest du village, proche de la forêt.

Ryosuke :Bien. Et vous, que faîtes...?

N.C.2 : Nous allions partir, cela fait parti de notre accord avec les samouraïs pour rester en vie. Si vous êtes amenés à les affronter, prenez garde à ce Takahashi, il est fort, très très fort. Il pourrait sans doute vous...

NarutoRudy : Je me chargerai de lui. Il ne me fait pas peur, ne sous-estimez pas les ninjas de Mahou. J'exploserai ce samouraï.

N.C.1 : J'espère pour toi ninja que ce n'est pas que de la prétention, cela serait malheureux que tu meurs car tu te surestimes.

Dragonight : Ô ne vous inquiétez pas, NarutoRudy a de la ressource.

N.C.1 : NarutoRudy ? Namikaze NarutoRudy ? Le ninja s'étant entraîné avec Shinreï ?

NarutoRudy : Oui, c'est bien moi, pourquoi cela ?

N.C.2 : Dans ce cas, vous trois avez peut-être vos chances, vous avez tout les trois bonnes réputations au travers des différents villages ninjas.

N.C.1 : C'est exact. Sur ce, nous vous souhaitons bonne chance en espérant peut-être vous revoir un jour. Adieu, shinobis de Mahou.

Ryosuke : ...

Bien, grâce à ces ninjas, nous avions désormais toutes les informations dont nous avions besoin. Après avoir passer la nuit à établir un plan pour pénétrer dans la zone des samouraïs et approcher la grotte de ce fameux dragon, il ne nous restait plus qu'à nous coucher et à nous préparer mentalement au combat qui nous attendrait le lendemain matin.
La nuit venait de se passer. L'aube venait à peine de se lever quand nous approchions la zone contrôlait par les samouraïs. Comme prévu, quelques uns montaient la garde en début de territoire, afin de détourner leur attention, j'envoyai un Kage Bunshin ayant pris l'apparence d'un jeune homme voulant s'informer au sujet du territoire. De l'autre côté, mes autres Kage Bunshin nous projetèrent loin et haut dans les airs afin de passer par-dessus les samouraïs. Cette esquive fut un succès. Mon Kage Bunshin repartit ensuite après s'être fait chasser puis s'annula avec les autres.
Nous continuions donc notre ascension en vue de la grotte, nous étions désormais devant.
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Kodomo no Asu

Message par Takeshi Masumane le 17/1/2009, 03:25

Nous partons, tous les six, en direction du sud-est. Je reste en arrière avec Iarwain.
Iarwain - Mais attends, t'y crois toi ?
Takeshi - A quoi ?
Iarwain - Ben cette fille, là, elle était à l'examen, j'ai pas rêvé ?
Takeshi - Pas du tout, c'est bien elle... Et on l'a faite passer Chuunin d'ailleurs...
Iarwain - Mais attends, ça veut dire qu'on va être dans une organisation secrète à but pacifiste dans Arasu, menés par une Maboroshi ?
Takeshi - Ouais...
Iarwain - P'tain, si Shimaru l'apprend...
Takeshi - Shimaru ?
Iarwain - Laisse tomber, c'est un autre Mabo... Mais je pense pas que tu le rencontre un jour...
Takeshi - Ah...

Sur ces mots, nous arrêtons notre conversation, et je scrute celle qui nous guide. Elle est vêtue d'un sari fin, de couleur parme, qui lui sied à merveille. Sa longue chevelure sombre flotte légèrement.
Malgré son âge, il est assez plaisant de la regarder.

*Elle me fait penser à Misaki...*
Elle fait un geste ample du bras, montrant un collier de lourdes perles, contrastant avec ses mains fines. Je perçois aussi un tatouage, en forme de serpent.
Puis elle se retourne, et me regarde droit dans les yeux. Son regard est pénétrant, et empli de nombreux sentiments. Son visage, aux traits légers, impose une certaine sensation de sérénité.

*Elle est plutôt mignonne pour son âge...*
Iarwain - Alors, Takeshi ! Tu rêves ?
Je reprends soudain conscience de la réalité, et remarque que j'ai ralentit l'allure. Tout le monde est loin devant moi à présent.
*Merde... J'étais perdu dans ma contemp... Dans mes pensées, et me voilà à la traine...*
Takeshi - Désolé ! J'arrive !
Je leur lance un sourire sincère, et il rigolent tous.

Voilà bien plusieurs heures que nous marchons, et nous sortons enfin du désert. Sautant sur un rocher, je contemple l'étendue sableuse, s'étirant jusqu'à l'horizon.

*Adieu Chikara, car c'est peut-être bien la dernière fois que je foule ce désert...*
Je détache mon bandeau frontal, et le pose contre la pierre.
*Ce bandeau qui me vient de mon frère... Je le marque aujourd'hui du symbole des déserteurs... Et à jamais, je devrais fuir... Voici la voie que j'ai choisi, afin de retrouver mon frère, car je n'ai désormais plus que lui...*
Sortant un Kunaï de ma sacoche, je trace un trait profond d'un bout à l'autre de la plaque de fer frappée du signe de Chikara.
Je range le Kunaï, et regarde longuement le bandeau. Puis je l'attache de nouveau, mais autour de mon bras gauche.

Iarwain - T'es vraiment un poids mort !
La voix de Iarwain est lointaine. Une fois de plus, je me suis fait distancé.
Je regarde une dernière fois en arrière, tandis que le soleil se reflète sur le sol sableux.

Takeshi - Yuugiri !
Je réapparait au milieu du groupe, ce qui à pour effet de les surprendre.
Iarwain - Merde alors... Je m'y ferais jamais, à ce truc...
Hakaima - Sympa, comme capacité... J'avais jamais vu personne se téléporter, jusqu'à maintenant...
Takeshi - Héhé !
Abu - Allez, tout le monde, on repars...


Siddharta - Bon, on va passer la nuit ici...
Abu - Il devrait y avoir une auberge dans ce bled... Avec des bains...

Je m'approche rapidement d'Abu, et lui murmure à l'oreille.
Takeshi - Ils sont mixtes, les bains ?
Abu - Oui, pourquoi ?

*Génial !!!!!!*
Takeshi - Non non, pour rien.
Malgré mon air parfaitement stoïque, il me regarde d'un œil suspicieux.
Takeshi - Bon, on s'arrête ici !
Chihousou - T'as l'air motivé...
Takeshi - Ouais...

*On n'a qu'une seule fille dans le groupe, mais même si elle y va pas, il y aura bien quelques filles à mater... Niark !*
Nous pénétrons dans le village, mais tout semble désert. On cherche ladite auberge, et une fois à l'intérieur, personne.
Je m'avance vers le comptoir, et appuie sur la sonnette.
Quelqu'un se précipite vers nous.

Aubergiste - Bienvenue chez nous, voyageurs ! Ça fait bien longtemps qu'on a vu personne par ici...
Takeshi - Quoi ? Vous n'avez pas d'autres clients que nous ?
Aubergiste - Non... La région n'est pas très fréquentée...

*Merde...*
Aubergiste - Combien de chambres ?
Siddharta - Trois chambres avec deux lits, je vous prie. Et les meilleurs de votre établissement, je l'espère. Je suis une Maboroshi, tout de même !

Le réceptionniste hausse les sourcils, comme intéressé.
Aubergiste - Vous venez de la célèbre famille Maboroshi de Gensou ?
Siddharta - Oui...
Takeshi - Et moi des la famille Masumane de Chikara !
Iarwain - Tsss...
Aubergiste - Que de célébrités ce soir ! Vous aurez bien sûr nos meilleures chambres ! Maintenant, si vous voulez bien me suivre jusqu'à vos appartements...


La répartition des chambres fut vite faite. Siddharta avec Abu, Chihousou avec Hakaima, et Iarwain avec moi.
Takeshi - J'aurais préféré être avec Sidd'...
Iarwain - Tu dis ça pourquoi ? Parce que c'est une Mabo, parce que tu la trouve mignonne, ou juste parce que c'est une fille et que...
Takeshi - Un peu de tout ça...
Iarwain - Je vois le genre... Mais pourquoi ton œil est rouge ? Tu utilises ta pupille ?
Takeshi - Ouais...
Iarwain - Et tu surveilles quoi ?
Takeshi - Le couloir...
Iarwain - Pourquoi ?
Takeshi - Tu savais qu'il y a des bains mixtes, ici ?
Iarwain - Ah d'accord...

Soudain, je sursaute, car la porte de la première chambre s'ouvre. En sort un Abu simplement accoutré d'une serviette. En regardant bien par l'entrebâillement de la porte, je peux voir la jeune Chuunin en train de méditer.
*Fais chier... Pas pour cette fois... A moins que...*
Iarwain - C'était pas elle ?
Takeshi - Non...
Iarwain - A ton sourire, j'en déduis que tu as une idée makayavélique...
Takeshi - Makayavélique ?
Iarwain - Machiavélique si tu préfère...
Takeshi - En effet...


A l'heure du repas, toujours pas de mouvement de la part de Siddharta. Ni d'aucun autre. On a passé notre temps à discuter de nos motivations personnelles.
Pour moi c'est simple, retrouver mon frère.
Nous nous asseyons donc en silence autour de la table, et le réceptionniste nous apporte des plats en nombre. Un vrai festin.

Takeshi - Génial !
Nous mangeons tous, et tout, puis quand vient l'heure du dessert, le patron nous apporte une de ses liqueurs privées.
Aubergiste - Buvez, mes seigneurs...
Takeshi - Volontiers !
Siddharta - Non merci.

Les autres goûtent, et tous, y compris moi, faisons une moue dubitative.
Hakaima - Ça a un goût bizarre...
Aubergiste - C'est fait à partir d'un fruit local, c'est pour ça...

Tout en posant ma coupe, je mets en place mon stratagème. J'insuffle discrètement un peu de Fuuton dans ma main, et l'envoie vers la coupe pleine de Siddharta. Le contenu se verse sur elle.
Iarwain, comprenant, se prend la tête à deux mains.

Takeshi - Merde, désolé, j'ai dû la poser un peu fort, excuses-moi...
Siddharta - Il n'y a pas de mal...

L'aubergiste la regarde, et semble avoir un sourire discret.
Aubergiste - Si vous le souhaitez, vous pouvez profiter de nos bains, et vous pourrez par là même faire sécher vos habits.
Siddharta - D'accord...
Aubergiste - Suivez-moi.

Après qu'ils soient sortis, je me lève.
Takeshi - Bon, je suis crevé, je file...
Chihousou - Bonne nuit !


Dernière édition par Takeshi Masumane le 17/1/2009, 15:03, édité 1 fois
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Kodomo no Asu

Message par Takeshi Masumane le 17/1/2009, 03:25

Une dizaine de minutes plus tard, je me déplace furtivement en direction des bains.
Je me déshabille tranquillement, comme si de rien n'était, puis entre.

Siddharta - Qui est là ?
Takeshi - C'est moi, Takeshi !
Siddharta - Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Takeshi - C'est des bains mixtes, et j'avais envie de me relaxer un peu...

Elle me regarde d'un air sombre. Pas étonnant.
Avec toute la vapeur qu'il y a, je ne me presse pas pour pénétrer dans l'eau, et ne suis pas vraiment gêné.
Une fois à l'intérieur, je sens la chaleur et la torpeur m'envahir, mais j'ai mieux à faire que de dormir.

Takeshi - Dis-moi... Pourquoi toi, une Maboroshi, alors que tu as déjà tout, tu veux déserter ?
Siddharta - C'est à Arasu qu'est l'avenir de Kodomo no Asu...
Takeshi - Tu en es persuadée ?
Siddharta - Absolument !
Takeshi - Dans ce cas...

Mes paupière se font lourdes.
Takeshi - Je suis crevé, moi... Ça te dirais pas d'aller au lit ?
Siddharta - De quoi ?

Soudain, j'entends un bruit léger en provenance de la porte, et un sifflement s'approche. Un projectile fuse au travers de la vapeur, tout droit vers ma tête.
Je plonge pour éviter, et une vision magnifique s'offre à moi.

*Miam !*
Comprenant l'objet de ma contemplation, sa jambe se lève, pour se diriger droit vers mon visage.
Ce que je vois alors me plait tellement que ne bouge même pas. Je sors de l'eau en volant, et je m'écrase sur le sol. Je reprends alors conscience du danger, et me relève rapidement.

Takeshi - Qui est là ?
Ombre - Bienvenue à l'auberge rouge !
Takeshi - De quoi ?

De nouveaux projectiles en forme d'étoiles se dirigent vers moi. Je les évite, puis me téléporte vers mon ennemi. Mais à cause de la vapeur, je ne vois rien de nette.
Ombre - Vous allez mourir, voyageurs !
Takeshi - Je comprends pourquoi vous n'avez jamais de clients...
Ombre - C'est assez lucratif comme activité... Plus que de tenir une auberge paumée.
Takeshi - Je vois.

C'est alors qu'une explosion retentit, et un pan du mur au-dessus de nous s'effondre.
*Les autres !*
Iarwain, Chihousou et Hakaima atterrissent autour de moi, en formation de combat.
Iarwain - T'avais trop chaud, Take ?
Takeshi - Ta gueule ! En plus, je suis pas le seul à être dans le plus simple appareil...

Ils se tournent vers l'eau, et voient la tête de la jeune fille dépasser. Elle plonge immédiatement.
Hakaima - Vous deux, vous...
Takeshi - Rien du tout, on a été coupé !
Chihousou - Coupé ?
Takeshi - Laisse... On a à faire...


Tandis que Siddharta continue à nous observer depuis le bassin, mes trois compères exécutent des signes.
Iarwain - Kage Bunshin no jutsu !
Puis il disparait dans la vapeur, devenu invisible.
Hakaima - Dangan Mizu !
Utilisant l'eau du bassin pour sa technique, il envoie des bulles d'eau en direction de nos agresseurs, car d'autres ont rejoint celui qui m'a attaqué.
Quant à Chihousou, il lance des shurikens, et plusieurs disparaissent en chemin.

*Une sacrée brochette de tafioles... Tous en train de faire du Gen, ou du Nin de bas niveau...*
Takeshi - Yuugiri !
Je reparais dans les vestiaires, et enfile mon pantalon et mon maillot de corps, puis je passe mes bandelettes autour de mes poignets.
Je me retéléporte au cœur du combat, et crie à mes amis de se reculer.

Takeshi - Fuuton ! Asashi no jutsu !
J'envoie une déferlante de chakra Fuuton dans la direction des détrousseurs, et la vapeur se dissipe alors.
Ils sont cinq.

*En parlant de cinq, où est Abu ?*
Revenant à la réalité, je concentre un chakra peu habituel, du chakra Suiton. Puisant moi aussi dans le bassin, je fais s'élever une longue colonne d'eau, composée de milliers de petites aiguilles aqueuses.
Takeshi - Suiton ! Misuman'tan'ken !
Le jutsu s'en va tout droit vers les cinq hommes. Deux évitent, et les trois autres sont projetés contre le mur, de nombreuses traces sur le corps.
Mes trois comparses s'élancent chacun vers un d'entre eux, et moi, je me retrouve face aux deux autres.

Bandit 1 - Et bien, t'es plutôt bon, gamin... Pas étonnant, venant d'un Masumane...
Takeshi - Je suis désormais le chef du clan, alors tu ferais mieux de réfléchir avant de parler...
Bandit 2 - Sans blague ?
Takeshi - Héhé...

*J'y avais pas pensé, mais je suis l'héritier du clan, et mon père est mort.. Je suis le chef du clan Masumane...*
Takeshi - Libération, Kanazuchi !
*Il est plus que temps de tester ce sabre.*
Apparait alors dans ma main un sabre énorme, mesurant près de deux mètres, avec une forme assez atypique.
Bandit 1 - C'est quoi ce truc ? Pas un peu lourd pour toi, majesté ?
Takeshi - Et ta mère, elle est lourde ?
Bandit 1 - Va te faire...

Ils se lance vers moi, lames au clair, et semblent à l'aise avec une arme. C'est pas leur coup d'essai.
Je pare leurs attaques, et réplique à mon tour. Concentrant du Fuuton dans ma main gauche, j'en projette un contre le mur, puis me téléporte derrière l'autre, et le transperce de ma lame géante.
C'est alors que je sens son corps devenir plus lourd. En une fraction de seconde, ses muscles se sont relâchés, et il est mort.
Je me sens invincible, j'ai une poussée d'adrénaline, et je scelle à nouveau mon sabre. Puis je concentre du Raiton dans mon index droit, qui se met à briller, puis le pointe vers la tête de l'homme à terre. Il tousse, car visiblement le choc fut rude.

Takeshi - Akaden ! Akakyuudou !
Un fin éclair rouge part de mon doigt, et une fraction de seconde plus tard, traverse de part en part le torse du bandit.
*J'adore ça !*
Souhaitant à nouveau tester l'expérience, alors qu'il respire péniblement, je plante légèrement ma lame dans son thorax. Immédiatement, alors qu'il aurait dû hurler, il se détend, et s'affale contre le mur. Comme si son énergie s'était enfuie toute seule. Il est mort.
Je me sens pour une fois libre, et détendu.
Faisant le tour des bains, je vais aider mes comparses, et une fois que leur victime est à terre, je les achève d'un coup de lame.
Les autres me regardent, interloqués et dubitatifs. Ils me prennent pour un fou.
Soudain, des applaudissements résonnent un peu plus haut, et nous levons tous la tête. D'un regard assassin, je constate qu'Abu observais toute la scène.
Les autres le regarde d'un œil mauvais.

Abu - Bravo, vous venez de gagner ma confiance. Je ne vous croyais pas capables de vous battre, ni de protéger Siddharta-sama, mais me voilà convaincu.
Takeshi - Enfoiré, tu nous as emmené ici exprès ?
Abu - Oui...

Il saute par le trou dû à l'explosion, et atterri à coté de l'eau. D'ailleurs, il n'en reste plus beaucoup, et Siddharta tente des cacher sous corps dans un recoin de roche. Mais ce n'est pas très efficace, et c'est donc un bonheur pour mes yeux.
Abu - Siddharta-sama ?
Abu tend des vêtements propres et secs à la jeune fille, qui nous fait signe de nous retourner le temps qu'elle se change.
J'appose mon Dôjutsu dans mon dos, ce qui me permet d'y voir parfaitement.

*Miam !*

Le lendemain matin, nous reprenons la route. Après plusieurs heures de marches, nous arrivons en vue d'une chaine de montagnes assez imposante, plutôt verdoyante.
Un panneau de signalisation indique le village de Nobeoka.

Siddharta - C'est là que nous allons !
Chihousou - Et c'est encore loin Arasu ?
Abu - Juste après Nobeoka...
Chihousou - Ah d'accord...

Alors que nous approchons, les contours des montagnes se font plus précis, et le village apparait. Ses remparts culminent au-dessus de nos têtes, et quand nous approchons de la porte, quelqu'un nous interpelle.


Dernière édition par Takeshi Masumane le 20/1/2009, 01:37, édité 2 fois
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Sarouh le 17/1/2009, 22:16

On l’avait déjà rattrapé ? Il lança un regard noir au nouveau venu. Un regard avec une promesse. Une promesse de souffrance. Il tenta tout de même de parler. Il pouvait peut être éviter sa mort. Peut être.

Sarouh : Pourquoi es-tu venu ?

??? : Pour savoir.

Sarouh : Savoir quoi ?

??? : Pourquoi as-tu tuer ces personnes ?

Sarouh :Les deux gennins ? Si je te dis que c’était parce que j’en ai envie tu te méprendrais sur mon compte si je dis la vraie raison tu vas avertir la police. Cela serait regrettable, tu comprends ?

Le chikarate acquiesçait, surpris par la tentative de communication.

Sarouh : Il n’y a donc pas trente six solutions. Je vais devoir mettre fin à tes jours, dommage. Quel est ton nom ?

Siwares : Siwares. Pourquoi ?

Sarouh : Savoir.

Sarouh ne le laissa pas rassembler ses pensées, et d’un coup de gyo se retrouva à côté de sa cible. Son katana plongea vers le ventre de sa victime. Rapide. Trop rapide pour un gennin. Normalement. Siwares était déjà hors de portée. En train de lancer un jutsu. Une simple boule d’eau. Sarouh la décima avec des shurikens.

Il ne voulait pas perdre de chakra, donc il attaquait au sabre, laissant ainsi le temps de se déplacer et de relancer une boule aqueuse, elle aussi détruite. Soudain une vérité s’imposa à Sarouh : le gennin allait être coriace.

Après avoir fait plusieurs fois les mêmes mouvements, la lassitude s’empara du jeune chuunin. Il fît imploser une bombe sonore à coter de son adversaire aux cheveux blanc. Il s’agenouilla, autant par la surprise que par le genjutsu lui-même. Les troubles de l’équilibre le maintenaient à terre, il ne pût alors, éviter le coup de poing de Sarouh, qui l’envoya beaucoup plus loin.

Le gennin se releva, tituba un instant et reprît ses appuis, un filet de sang coulant de sa bouche. Un instant, Sarouh éprouva une irrépressible envie de se justifier.

Sarouh : J’ai rien de personnel contre toi. J’ai fais ça pour une seule raison : les mahousards. Tu fais ce que tu veux de mes explications, mais je veux que tu le sache.

Le gennin aux cheveux blancs avait les yeux exorbités par la surprise. Décontenançait par sa réaction, Sarouh essaya de relancer la conversation.

Sarouh : Pourquoi tu fais cette tête là ?

Le gennin eût un air consterné.

Siwares : Ça te concerne pas.

Sarouh : Es-tu sûr que ça ait de l’importance ? Comme tu veux. En ce qui me concerne, les mahousards vont payer. Sans sommation.


Nina eût un air contrit. Elle devina instantanément l’objectif du jeune chuunin. Enfin elle croyait.

Sarouh ne recevant pas de réponse plongea sur son adversaire, qui prît dans les rets de ses pensées esquiva, mais trop tard et reçut une égratignure. Une de plus. Sarouh lança alors une volée de parchemins attaché à des kunaïs. Une grosse explosion se déclencha ainsi.

Prodigieux, j’ai dût attirer l’attention de plus d’un, comme ça.

Dans la fumée, une silhouette se dessiner. Et un sembon fonça de la silhouette à Sarouh, qui dût se substituer à un rocher pour ne pas être touché. Il envoya une volée de shuriken que la silhouette n’esquiva pas. Un shuriken se planta dans son bras, un autre dans sa jambe, il s’écroula.

Sarouh descendit vers sa victime.

Sarouh : Bon je sais que t’en à rien a foutre de ma gueule mais je vais t’expliquer mon histoire t’aura plus qua me juger. Aussi je te demande de ne rien dire à la police de la ville. En échange je te laisse vivant, et tu as la possibilité de me connaître. Alors….

Il lui raconta tout les événements tragiques qui avaient constitués la destruction de son clan ou presque, le meurtre de ses parents et enfin, la rage qui l’habiter. Pendant tout ce temps, Siwares était resté silencieux.

Sarouh : dernière chose, je m’appelle Sarouh. Maintenant tu dis que je t’ai dis que j’allais au sud est, d’acc ?

Le gennin acquiesça, il n’avait rien à perdre.

Sarouh lança alors une multitude parchemins explosif en l’air, et les fit tous sauté.
Puis il revint vers Nina, une moue dubitative accroché au visage. Puis il la prît dans ses bras et sprinta comme un dératé vers le nord ouest, boostant son corps au chakra. Ace moment même, un gennin nommé Tokri Utak devait découvrir le bracelet et le mot.

Cela devait détruire un pan entier de sa vie. A jamais.

Sarouh
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Dragonight.Bug le 8/2/2009, 22:40

Nous voici donc face à la caverne du dragon…

(NarutoRudy) –Bon, c’est qu’il fait noir dans cette grotte… On y va ?
(Ryosuke) –Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée d’y aller sans avoir idée de ce qu’on va trouver à l’intérieur à part le dragon…
(Dragonight)-Le dragon ! Le dragon ! C’est parti…

Je poussais Ryosuke et NarutoRudy et nous entrâmes dans la grotte… C’était magnifique, noir mais beau, sombre, mais beau, normal je ne voyais rien et je m’imaginais dans un palais avec des vahinés qui dansent sur les cotés… Apparemment mes deux compagnons n’ont pas fait le même effort d’imagination que moi. Ryosuke marchait prudemment et notre babouin national se cognait aux parois de la grotte et ça nous servait vachement du coup on savait que dans sa direction y’avait un mur donc on y allait pas… N’empêche finalement il a trouvé une sorte de porte… Enfin grosso-modo quoi… Plus un énorme trou creusé à la va vite dans la roche qu’une porte avec des gonds et tout…

Nous entrâmes donc, toujours pas de lumière, par contre mes organes sensoriels étaient en alerte, normal une odeur de flatulence émanait de devant moi…

(Dragonight) –NR, c’est toi ?
(NarutoRudy) –Oui, ‘tain c’est quoi cette odeur… Ryo c’est toi devant moi ?
(Ryosuke) –Oui… Et je ne répondrai pas à vos accusations aussi infondées que stupides, je n’en suis pas l’origine…

C’était quoi alors ? On avançait inlassablement vers l’avant, plus on marchait, plus l’odeur devenait forte, on approchait de notre but, le dragon !
(NarutoRudy) –Merde !
(Ryosuke) –Qu’est-ce qu’il… Fumier !
(Dragonight) –Allons, arrêtez un… Merde !

Vous l’aurez compris, nous sommes tous dans la merde, dans le sens propre et figuré… Une énorme masse de déjection était stockée là, on en avait jusqu’aux genoux… Sans parler de l’odeur, odeur ô combien fétide, j’en arrivais à regretter celle des chiottes de chikara (pour vous dire combien l’odeur était horrible…) Donc, je tentais tant bien que mal de m’extirper en m’agrippant à la paroi pour me hisser au rebord de ce qui semblait être le « trône » de notre dragon… Lorsque nous nous sommes regrouper en dehors, une discution plus qu’animée se déroula entre-nous…

(Dragonight) –‘tain NR, la prochaine fois alerte-nous au lieu de crier… Merde !
(NarutoRudy) –Mais c’est ce que j’ai fait… Quand j’ai crié merde c’était pour dire que je tombais dans la merde…
(Dragonight) –La prochaine fois, soit plus explicite quoi !
(Ryosuke) –Je ne voudrai pas vous déranger dans votre explication… déjéctionique… mais nous avons de la visite.
(Dragonight et NarutoRudy) –Ah ?
(Dragon) –GGGGGGUUUUUUUUUUUAAAAAAAHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!
(Dragonight) –YEEEEEEEEEEAAAAAAHHHHHH !!!!!!!

Enfin, voilà mon dragon… Enfin… l’est où d’abord ? Apparemment NR et Ryo cherchaient après aussi. Finalement, on l’a trouvé, en dessous de nous… Je pense qu’à vu d’œil sur ses pattes arrières il arrivait à ma genoux…

(Dragonight) -Alors, c’est toi la terreur qui hurle avec sa voix de crécelle ?

*GNAP* AAAAAAHHHHH ! Sale petit monstre, tu vas voir ce que tu vas voir, tu vas en chier je te le jure !!!

(NarutoRudy) –Mouahahahahahahahahahahahahahaha !!!! Se faire avoir par un mini-dragon… xD quoi…
(Dragonight) –Pardon ?
(NarutoRudy) –Non rien, oublie… N’empêche, si c’est ça la terreur…

Ryo se rua vers le dragon et l’a agrippé, wow il a bougé ! Incroyable, son instinct de chasseur s’est reveillé, il est humain ! Enfin pas vraiment, il a posé le dragon parterre et s’est mit à lui parler… ‘tain, il parle le dragon maintenant ? Allez hop ! Je m’en fous après tout je lui en doit une à ce dragon… On dirait qu’il était captivé par ce que lui disait Ryo, tant mieux il ne me verra pas arriver. Je me positionnai, je reculai de cinq pas pour prendre de l’élan… Hop j’avance, je vise et PAF je botte le dragon qui voltige en haut surpris par ce qui venait de lui arriver pour finalement chuter à son tour dans la merde… « Bien fait, sale cabot ! » lançais-je avec un sourire triomphal…

(Dragonight) –Bon les gars, on dégage ?
(Ryosuke) –Je ne pense pas que ce soit ça le dragon en question… regarde.

En effet, Ryo me montra du doigt un œuf, œuf ma foi fort énorme puisqu’il était à peu près de ma taille… En comparant la taille de cet œuf à celui de l’animal une étrange question me passa par l’esprit « Est-ce que c’est bon une omelette avec des œufs de dragon ? » Je demandais à NR qui avoua préférer les œufs brouillés. Quant à Ryo, lui, il restait en alerte à l’affut du moindre bruit qui pouvait provenir du véritable ennemi…

(Dragonight) –Mais si regarde, si on casse l’œuf comme ça je suis sur que ça doit être bon avec un peu d’assaisonne…
(Ryosuke) –Bouge de là, boulet !!!
(Dragonight) –Ryo je ne te OUUUUUUMMMMMPPPPFFFFFF !!!!!
(NarutoRudy) –Bon ben on fera des œufs brouillés avec d’autres types d’œufs…

En effet je m’étais pris un magistral coup dans l’entrejambe, apparemment la môman nous avait trouvé… N’empêche ça fait mal un coup de queue à cet endroit là… Tant bien que mal je me relevai sous-pesant mes roubignolles qui me faisaient atrocement souffrir… J’entraperçus le bébé dragon qui se cachait derrière sa mère, il me fixait avec un regard assassin… J’ai gueulé, mais gueulé hein… Entre mes dents : « sale cabot… ». Seulement ça a de bonnes oreilles un dragon, il me fixa d’un air méchant… L’air de dire « qui c’est qu’a dit ça ? » Pas bien difficile NR se tordait de rire en voyant ma démarche plus qu’explicite sur mon état physique et Ryo se tenait la tête comme s’il avait un mal de crâne… Le bébé dragon se mit à courir, il arrivait à pleine vitesse, j’étais comme paralysé, incapable de bouger et personne pour m’aider… Il arriva vers moi, se dressa sur ses pattes et essaya de me donner des coups de pattes qui ne feraient pas de mal à une mouche

(Dragon) –Wou, wou…
(Dragonight) –Oh 'tain ! Un dragon tapette !!!!!!

J’entendis un soupir au loin, c’était la mère qui baissait la tête en signe de découragement, apparemment même chez les dragons on n’accepte pas l’homosexualité… Dingue !! N’empêche, j’ai eu de la chance… CHPAF le dragon qui va valdingué au loin STRIKE !!! Seulement, la môman n’a pas vraiment apprécié le traitement qu’a subi son fils. En effet, là voilà qui me fonce dessus et malgré la vaine résistance elle m’a emporté par un trou dans le toit de la caverne, apparemment on montait vers le sommet de la montagne… Sale bête, mais lâche-moi enfin !!!! Non, non pas me lâcher, pas me lâcher NAAAAAAAAAAAN !!!!!!

Me voilà en chute libre, à 10m du sol… Parait que ça fait moins mal quand on ferme les yeux… 10-9-8-7-6-5-4…

(NarutoRudy)-Drago ! Me voilààààààà !!!!!

Et là une meute de femmes très peu vêtues… Allez n’aillons pas peur des mots, totalement nues étaient là me tendant les bras afin d’amortir ma chute. Et moi tête la première je plongeai dans cette marée humaine me blottissant et bavant sur les poitrines si douces, si froides, si métalliques… Gné ?

(NarutoRudy) –Rhaaaaaa, il a bavé sur mon nouveau manteau !!!!! Ca m’apprendra à lui faire des blagues à c’te imbécile…
(Ryo) –Pas malin aussi…
(Dragonight)- Bon, s’pas tout ça mais on a un dragon qui nous veut du mal là… On fait quoi ?
(NarutoRudy) –Je fais des clones et puis…
(Ryo) –Non, une autre technique ? Non ? Pas la peine…
(Dragonight) –Bah, je pourrai toujours faire des clones explosifs et si avec un peu de chance il les bouffe ça nous fera gagner du temps…
(NarutoRudy) –Drago a eu une idée ou je rêve ? Au fait, comment ça se fait que le dragon ne nous attaque pas en ce moment ?

AAAAAAMMMMMM STRAAAAAAAMMMMMM GRAAAAAAAAMMMMM

(Dragonight) –On dirait bien qu’elle choisit qui attaquer en premier… Ah on dirait que c’est NR qui s’y colle… Chouette… OUMPFFFFF !!!!!
(NarutoRudy) –Ouaou, un dragon qui fait des feintes… OUMPFFFFF !!!! DRAGO ENFOIRE !!!! Ca fait mal merde…
(Dragonight) –Comme ça on sera deux à souffrir… Ryo si je l’avais frappé ça lui aurait rien fait…
…………………………………………………………………………………..
(Ryosuke) –Pardon ?
(Dragonight) –Rien, rien, humour…
(Ryosuke) –J’aimerai juste signaler que le dragon est entrain de foncer sur nous et que son impact sera exactement pour dans… Maintenant…
(Dragonight) –RYOOOOO JE TE HAIIIIIIIIIS !!!!!!

Et chacun chercha un moyen de se mettre à l’abri, ou plutôt de se protéger car le dragon était déjà là. Je dégainai mes épées et les croisai pour me défendre. NR lui avait rapidement fait un multiclonage pour se protéger. Quant à Ryo… Il était à l’abri depuis 10min vu que ce qu’on avait a coté de nous n’était qu’un clone inconsistant… Mais comment alors a-t-il… Enfin, pas le moment de rêvasser, le mastodonte refonce sur nous en piqué… Bon autant voir si ma tactique portera ses fruits. En deux temps trois mouvements, je créai une flopée de clone explosif qui se jetèrent sur le dragon qui ouvrit grand la gueule et en avala deux… Première phase terminée. Maintenant faut qu’ils explosent… Ah on m’annonce que l’explosion a été effectuée.

(NarutoRudy) –Ca chliiiiiiiingue…
(Ryosuke) –Je… Je ne saurai décrire…
(Dragonight) –‘tain on croirait qu’il a… Naaaaaaaaaan…

Eh oui, tout ce que l’explosion avait fait c’était faire sortir les gaz nauséabonds, aussi appelés flatulences, qui étaient stockés dans notre toutou-mignon-tout-plein… Ca avait raté quoi…

(Dragonight) –Oh et puis merde hein… Bon écoutez je vais foutre le feu à cet endroit comme ça on sera tranquille. Tiens s’quoi cette fiole ? V-O-D-K-A… bon ben ça à l’air bon… HOP
(Ryosuke) – Drago, je te déconseille de… Trop tard…

En effet, emporté par une rage soudaine et inattendue, je m’étais élancé tout feu tout flammes (dans tout les sens du terme) en courant comme un dératé foutant le feu à tout les arbres présents. Ce qui provoqua un gigantesque incendie qui consuma la flore présente au sommet de la caverne…

(NarutoRudy) –Idée stupide, on a même plus où se planquer…
(Dragonight) –Moi tout zigouillé !!!!! Moi tout brulé !!!!!!

Gyahahahahahahaha !!!! Zoooooooli feu, zoooooooli flammes… Haha, gougakyuu no justu, housenka no jutsu… Hééééé, les mecs, j’ai une idée, je vais faire une graaaaaaaaaande flambée et on va faire des œufs brouillés… Allez hop !!!

Et j’exécutai un magnifique saut de l’ange de 30m pour finalement atterrir directement dans le nit douillet qu’avait préparé la môman pour ses bambins…

(Dragonight) –De la pa… de la pa… de la papaille !!!!! Chouette ça va faire un grraaaaaaand feu… Oui !!!!! Du feu partout !!!! Hop…

Et dans un élan de joie, de bonne humeur, et surtout de saoulerie. Drago se lança dans sa folle aventure de casse-œufs… Les fœtus de dragon étaient déjà formés apparemment je vous épargnerai la description de ce massacre, ce génocide dragoïen… Le liquide visqueux qui se dégageait de chaque œuf détruit, l’odeur de pourriture et les bruits infects que dégageaient ces corps sans vie sous les pas de Dragonight qui récitait à tout va :

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.


Après avoir répandu cette matière organique non completée et avoir ajouté de sa semence sacrée… (Désolé c’est sorti tout seul) Drago fit flamber le tout, sous les cris de souffrance de la mère qui ne pouvait qu’assister à ce spectacle morbide puisque pendant ce temps elle combattait NarutoRudy et Ryosuke qui tant bien que mal tentaient de survivre. N’y tenant plus, elle se décida à s’engouffrer de nouveau dans la caverne en tentant de sauver ce qu’elle pouvait…

( ???) –Drago ?
(Dragonight) –Gnééééé ? Ryo kektuféla ?
(Ryosuke) –Ca suffit maintenant tu vas décuver et on se tire d’ici...
(Dragonight) –Naaaaaaaan !!!! Du feu part…ou…ou…u…
(NarutoRudy) –L’était tant qu’il se calme… Bon on fait quoi maintenant ? On a une carcasse a trainé et on doit fuir le dragon… Quoiqu’elle semble plus préoccupée par le sauvetage de sa progéniture que par nous…
(Ryosuke) –On va partir d’ici et préparer le terrain pour un prochain combat déjà…
(NarutoRudy) –Ok… Tu le portes ou je le porte ?
(Ryosuke) –On le laisse ici… On ne peut pas ? Dommage…
(NarutoRudy) –Ca va, je m’en occupe…
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 8/2/2009, 22:45

Je vous suggère de lire le Rp que Drago vient (enfiiiiiiiiiin!!!) tout juste de poster, vu qu'on est sur le même truc. En bas de la page précédente.

Petite légende, les blabla mentaux sont en couleur. Drago, NarutoRudy, Ryosuke. Désolé, j'aurais dû prendre une couleur moins violente pour NR ~~





Des étendues d'arbres à perte de vue... le désert commençait vraiment à me manquer. On ne s'y noie pas des étendues de vert, le climat y est presque parfaitement prévisible, et l'on voit les ennuis arriver bien avant qu'ils ne soient sur vous. Et, surtout, on a aucune chance d'y croiser un dragon complètement perdu après une soirée trop arrosée. Parce que je ne vois pas vraiment comment cette bestiole a fait pour arriver dans ces montagnes réputées pour être les plus tranquilles du continent.

-Je viens de recevoir un message d'un clone...
-Et alors?
questionnais-je.
-Il s'est fait écraser par une montagne d'écailles, c'est atrocement douloureux et je ne le souhaite à personne...
-Le message?
-Préparez vous, ils arrivent comme prévu. Gros-Tas-De-Soupe aussi.


"Vous" s'adressait à moi et aux autres jumeaux de NR, disséminés tout comme moi par ci par là dans les cimes des arbres environnants, prêt à activer un mécanisme complexe dont la structure vacillante semble plus qu'approximative.
'Ils", c'était un petit commando de clones oranges dirigés par le général Dragonight. Leur tâche avait été d'aller asticoter le dragon, affectueusement surnommé Gros-Tas-De-Soupe, pour ensuite le ramener direct dans notre piège. Les clones choisis pour cette tâche dangereuse avaient accepté leur mission le coeur léger ; Dragonight avait causé un peu plus de difficultés.

Vu que la bestiole se souvenait parfaitement de la tête des trois malades qui étaient allés mettre le feu dans son nid en plus de pulvériser sauvagement sa progéniture, je n'étais pas étonné de la rapidité qu'ils avaient mit à arriver. On entendait déjà Drago hurler comme un damné dans sa folle course pour échapper au magnifique spécimen de dragon rouge qui le traquait, 2 mètres de haut et 8 de long pour 3 de large, peut être 4 à l'envergure. La bébête volait en rase mottes, quand elle n'essayait pas tout simplement de charger Dragonight en courant. Heureusement pour lui, ses subordonnés étaient là pour se sacrifier et lui laisser gagner quelques précieux mètres d'avance sur le tank qui les traquait inlassablement. Le hic, c'est qu'à chaque casse croute tant espéré qui se changeait en fumée sous ses puissantes mâchoires, le dragon s'énervait de plus en plus et -était-ce encore seulement possible?- accélérait davantage. Dans un sprint final où il larguait ses dernières réserves d'adrénaline, Dragonight parvint à se mettre en sécurité de l'autre coté de notre piège. Un complexe amas de pieux taillés à même les arbres par des artisans plus que compétents (NR's team) et dont la construction a été supervisée par ingénieur de grand renom (moi même).

Bien évidemment, NR avait autant d'expérience en ébénisterie que moi en ingénierie, donc notre création ne payait absolument pas de mine. Mais puisque nous avions substitué la quantité de pieux à la qualité de l'ensemble, ça gardait de très bonnes chances de réussir. Pourtant, le dragon ne se jeta pas tout de suite sur le troupeau de babouins oranges qui faisaient office d'appât pour notre piège grossier et dénué d'imagination. Pendant un trop long moment, nous étions tous à retenir notre souffle (sauf Drago qui le reprenait) en nous demandant pourquoi l'énorme bestiole ne s'empressait pas d'aller déchiqueter sauvagement des NR qui ne savaient plus quoi faire.
Quelques uns d'entre eux tentèrent de le provoquer à l'aide de kunai et d'insultes... surprenantes. Pourtant, la bébête restait, impassible, à les observer, ignorant tout affront grâce à la barrière des langues et son armure d'écaille. Puis, il huma brièvement l'air ambiant avant de balayer le décor du regard: d'abord à gauche, puis à droite, et enfin...
En haut. Il venait d'apercevoir un groupement d'oranges accompagnés d'un moine, tous hauts perchés dans les arbres, prêts à trancher des cordes retenant un dispositif plus que douteux.

Forcément, là, on s'est tous posé la question. A quel point ces truc sont-ils intelligents? Peut être que des zoologistes téméraires se pencheront sur le sujet un jour ou l'autre. Moi, je n'allais pas tarder à apprendre qu'ils étaient déjà trop futés. En gesticulant sur place et en secouant des arbres judicieusement sélectionnés, il désarçonna une bonne partie des habitants des cimes: quelques clones ne survécurent pas à l'atterrissage, et un bon paquet fut décimé quand la bestiole fit pleuvoir les pieux sur nous, tandis que les survivants devaient s'affairer à tenir le dragon qui en rajoutait personnellement une couche. Dans mon cas, j'en avais pris plein la tronche: je m'étais scotché à un arbre qui s'écroula tout de même sous les assauts de la bête, mordis la poussière à plusieurs reprises durant le bombardement et ne devais ma survie qu'à un clone de NR qui s'était empalé sur le pieu que le ciel me destinait. Restait juste à échapper à Gros-Tas-De-Soupe.

Réflexe universel de base, courir.

Mauvais réflexe stupide et inutile, le truc file bien plus vite que moi, même renforcé au chakra.
Option n°2 qui m'est un peu plus spécifique, devenir invisible, inodore, et indétectable pour tout être ne disposant pas de capacités spéciales (et encore, y'a peut être moyen de les bloquer quand même, pour peu que l'être en question me blablate sa vie et vante ses capacités dans un délire de mégalomane accompli).

Malgré les secousses terrestres causées par le dragon, je parviens à maintenir mon camouflage et à m'éloigner de là, sans aucune considération pour NR et Dragonight qui sont perdus dans un chaos indescriptible. Même bousculé dans la cohue, je maintiens l'illusion sans trop de mal.
Quelques boules de feu fusent sur la bestiole, indiquant que Dragonight est entré en action. Est-il assez stupide pour engager un combat perdu d'avance? Assurément non, car je le vois déjà loin devant, et s'éloignant encore plus. Très rapide pour quelqu'un qui était écroulé de fatigue y'a un instant.
Reste à déterminer la situation du troisième membre de l'équipe, celui qui peut compter
trois cents s'il le souhaite (et accessoirement bouffer tout son chakra durant l'opération, gros malin). En l'occurrence, il est trop nombreux à... attaquer, en vain... le dragon, et je n'ai aucun moyen de deviner lequel est le vrai. Rajoutez à cela le comportement téméraire de NR qui n'aime ni fuir ni abandonner, et vous comprendrez que je ne me suis pas davantage soucié de lui: le village devrait désormais le considérer comme un ninja mort en mission, tout simplement.
Un héros qui s'était sacrifié pour permettre à ses alliés de s'enfuir. Enfin, c'est comme ça qu'il aurait tourné la chose. Moi, j'appelle ça du suicide pur et simple, bien stupide et inutile. Mais ça fait toujours mieux dans les rapports de mettre la version qui ne vous attire pas les foudres des proches du défunt.

Néanmoins, juste au cas où, je créais quelques illusions qui pourraient distraire le dragon sans pour autant faire croire à NR que je me joignais au combat, et poursuivis ma fuite à bonne allure tout en restant soigneusement dissimulé. Notre petite opération d'embuscade, qui avait prit trois jours à elle seule (pour avoir l'idée, tout mettre en place et faire quelques répétitions), s'était soldée par un échec lamentable (n'ayons pas peur des mots) ainsi que la mort (supposée voir même anticipée?) du membre ayant la plus grande puissance de feu dans le groupe (techniquement, seul Drago est katon, mais on se comprend). Bah, on trouverait un autre truc. Ou alors, on rentre au village en annonçant que contrairement à ce qu'ont affirmé les services de renseignements à la noix, ce n'étaient pas de petits brigands qui attaquaient les caravanes mais un gros dragon. Avec un peu de chance, je perdrais peut être même mon grade de junin, qui sait?

Au bout d'un long moment, le bruit engendré par le massacre s'atténua, et le dragon s'en retourna à sa chasse ou à son nid, qu'importe tant que c'était loin de moi. Je me rendais au point de rendez vous que l'on avait prévu au cas où justement, les choses tourneraient mal. Drago n'était pas encore arrivé, contrairement à...

-Tiens, t'es vivant?
-Bah oui, pourquoi?
-.......
-Attends, tu croyais tout de même pas que j'allais être assez stupide pour...
-........... non NR, non.
-Mouais. Bon, alors on fait quoi?
-Pour le dragon? Je pensais peut être essayer encore un ou deux trucs. Si ça marche pas, on rentrera au village et ils enverront une équipe de junin. C'est plus de leur calibre après tout.
-Hors de question qu'on... bon, on verra hein.
-Drago, tu sais où il est? Je l'ai vu devant moi pendant un temps, puis plus rien.
-Tout va bien, on était ensemble y'a pas longtemps. Il s'est arrêté prêt d'une rivière pour boire de tout son saoul et se reposer, mais sera là dans vingts minutes maximum. On a qu'à commencer à mettre le camp pour aujourd'hui?
-Pourquoi pas...


Le reste de la journée, soit quelques heures, fut consacré au repos: Drago et NR avaient utilisé pas mal de chakra ces derniers temps, et toutes ces péripéties m'avaient lessivé. Quand vint la nuit, mon repos fut malmené: Drago, déjà pas mal reposé en fin de compte, avait insisté pour prendre le premier tour et ensuite faire la grasse matinée. NR, complètement claqué, était fermement décidé à se réveiller en dernier. Moi, encore plus exténué, m'étais assoupi sans savoir ce qu'il en était. Si bien qu'au beau milieu de la nuit...

-Ryosuke... c'est à toi de monter la garde. Ryo?
-Hum? Mouais, mouais, me voilà.


Et voilà: je déteste prendre le tour du milieu. Prendre le premier ou le dernier, aucun problème, mais couper le sommeil en deux est un truc horrible et contre nature qui devrait être interdit par toutes les lois sans exception. Même les pirates devraient respecter cette règle universelle. D'ailleurs, en parlant de pirates...


Dernière édition par Ryosuke le 9/2/2009, 00:30, édité 6 fois

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 8/2/2009, 22:46

N°2/3


-Ryo?
-Je sais, je sais, le tour de garde...
marmonnais-je les yeux fermés.
-Euh... tu peux l'oublier, c'est trop tard.
-Tant mieux. Atta... comment ça?
continuai-je d'une voix pâteuse.
-Ben... je sais pas comment dire... on a des invités?

Le ton hésitant de sa voix n'annonçait rien, mais alors rien de bon. Très lentement, comme pour atténuer le choc d'une mauvaise surprise, j'ouvris les yeux. D'abord, je ne pus rien distinguer d'autre à cause de la lumière ambiante: une chose était sûre, il ne faisait plus nuit depuis un bon moment. Ma vision revint rapidement, les ennuis aussi: Dragonight était assit à quelques mètres de moi, et NR était encore couché sous son duvet, un long naginata menaçant de trop près sa carotide. Dragonight et moi même étions tenus en respect par deux archers montés, et deux autres personnes armées respectivement d'une hache et d'un katana complétaient le comité d'accueil.
Cinq en tout. De simples bandits? Si la situation n'était pas à leur avantage, on s'en serait très bien tirés. Mais là, c'était déjà plus dur...
Je dois dormir... nan, c'est mauvais. Réfléchir plutôt, oui. Mais à quoi?

J'entends nos agresseurs se concerter à voix basse, bien que je ne puisse comprendre un seul traître mot. Drago tente d'engager la conversation, mais on lui intime rapidement de se taire d'un air menaçant. Nous restons tous deux pris au dépourvu, contrairement à NR qui réagit au quart de tour. D'un coup de jambe, il neutralise la lance de son geôlier en l'entravant d'un couverture, et réussit à passer derrière lui en pointant un poignard sous sa gorge.
Au moins, ça nous fait un otage... ça s'améliore.
Mais eux ne l'entendent pas de cette façon. Les cordes des arcs se tendent, les armes sont prêtes à frapper et celui dont la vie est menacée...

... se contente de nous sourire à pleines dents.

-Mais continuez donc, railla t-il de bonne humeur. Nous hésitions justement de la marche à suivre, et nul doute que vous nous faciliteriez la tâche en nous donnant la possibilité de vous exécuter sur place.
-On doit pouvoir s'arranger, non?
répondit notre blondinet. Au fait, si je meurs, tu viens avec moi.
-Peut être... et encore, même pas sûr. Mais un samourai digne de ce nom ne craint pas la mort, encore moins s'il entraine son adversaire dans sa chute. Mon seul regret serait de me faire ôter la vie par un vulgaire ninja... mais comme ce sacrifice permettra à mes compagnons de continuer leur route sans problème, ça devrait compenser.


Eh flûte... de tous les individus dangereux existants sur cette planète, il a fallu qu'on tombe sur les seuls prêts à se kamikazer dans l'honneur, la joie et la bonne humeur: samourai. Minute... NR répond aussi à ce critère, non? Dans le doute, mieux vaut lui dire de ne pas faire de bêtises. Reste à le faire discrètement... quelques bidouillages à base de fils de chakra pour nous lier et de genjutsu feront l'affaire.

-On nous avait signalé la présence de deux ninjas escortant un moine à la frontière de la zone sous quarantaine. Je suppose que c'est vous? continua comme si rien n'était un autre en me désignant d'un geste.
-Euh... oui, c'est bien nous, acquiesça l'enturbanné. Mais... hum?

Drago, NR, c'est Ryosuke qui vous parle. Vous ne rêvez pas, mais pas la peine de... Qu'est ce qu'il se passe?... demander ce qu'il se passe. NR boulet. Drago, la ferme! Bande d'abrutis, restez discrets ou ils vont percuter! Reste poli Ryo, veux tu? Désolé, c'est dur de contrôler ses pensées. Baah, au moins je sais ce que tu penses de moi maintenant... Calme les gars! Bon, on fait quoi? Et pourquoi on est dans cette situation d'abord? Aucune idée. Pas sûr, mais je crois que Ryo ne s'est pas réveillé pour son tour de garde. Je dirais plutôt que Drago s'est endormi sans s'assurer qu'il m'avait bien réveillé. Ben voyons. Bref, vous êtes des blaireaux les gars, bien joué. Dîtes, je sais qu'on s'adore... Moi je t'aime mon Ryonouchet!... et tout et tout mais faudrait peut être revenir au sujet principal. Yep. On fait quoi? Déjà, puisque c'est cinq samourai qu'on a en face, on oublie l'option "Assaut Frontal", ok NR? Hey, je ne comptais pas... On devrait gagner du temps pour réfléchir. Tu réfléchis toujours trop Ryo. Oui, mais vous pas assez. Au moins on fait quelque...

-Alors, qu'est ce que vous venez faire ici? demanda un autre samourai, nous prenant au dépourvu.

Manque de bol, c'est à moi que ça s'adressait. De ma réponse dépendait très certainement notre durée de vie, pour peu qu'elle n'ai pas encore été décidée...

-Eh bien... Embobine le, t'es super doué pour ça! Je peux pas t'inventer un truc comme ça... Mais si, allez!
-Oui?
-Navré, mais comprenez qu'avec un tel réveil mon esprit soit quelque peu embrumé par des pensées parasites.
C'est pas de nous qu'il parle là? Hey, c'est toi qu'a lancé le truc, si t'es pas content t'as qu'à... SILENCE LA DEDANS! Donc... peut-on savoir pourquoi vous nous attaquez comme ça? L'un des vôtres nous a demandé de contourner une certaine zone sous quarantaine, et c'est ce que l'on a fait. Oh, tu fais l'innocent un peu naïf? C'est jouable. Ouais, c'est ça. On est morts. Si t'as mieux à proposer, ne te retiens surtout pas...

Les samourai se concertèrent à nouveau tout en nous jaugeant du regard, histoire de voir si on était aussi stupides qu'on le prétendait. C'est dans ces rares situations que j'apprécie pleinement mes compagnons: Drago à la tête semi-carbonisée et partiellement momifiée, ou encore NR qui semble vouer un culte à la couleur orange flashy. Ryo, j'ai entendu! Ca te va bien de dire ça, 'spèce d'efféminé. Même pas fichu de savoir nager sous prétexte qu'il est Chikarate. Bon les gars, sortez de la narration voulez vous? Bien.

-Bon, je suppose qu'on a qu'à... les ramener au camp pour les interroger?


Nous ramener à... oulà, j'aime pas.

-Ramener des ninjas? Bien sûr, histoire de leur donner l'occasion de nous infiltrer...
-Aucun ninja n'a jamais réussi à entrer et ressortir vivant du camp. Ce n'est pas ces guignols qui...
-Je ne pense pas que leur mâcher la moitié du travail soit une bonne idée. Je sais que c'est peut être superflu, mais on se méfie jamais assez des shinobi
, rajouta t-il en montrant la fine cicatrice lie-de-vin qui parcourait son visage. On n'a qu'à les emmener dans un avant poste du camp et demander aux supérieurs de prendre la suite des opérations.

Oui! Et on tente de s'éclipser en cour de route.

-Ca m'a l'air bon, intervint la femme à la hache. Après tout, on ne sait pas s'ils sont vraiment là pour leur pseudo-mission... ou s'ils ont corrompu ou menacé un moine pour leur servir d'alibi dans une tentative d'espionnage.
-T'es trop paranoïaque, Mara.
-Peut être... mais je trouve que les ninjas remuent beaucoup trop ces derniers temps.
-Euh... je peux poser une question?
hasarda Drago.
-Non, c'est nous qui les posons. Déjà, de quel village êtes vous?
-Nous sommes trrrrr...
NON, PAS TROIS, DEUX!... trrrès fiers d'être deux ninjas de Mahou, répondit NR.
-Mahou? Pfff.

Les trois visages samourai que j'avais dans mon champ de vision affichèrent tous une moue dédaigneuse, et la dénommée Mara cracha même par terre pour exprimer son avis. Ce qui n'était pas du tout fait pour plaire à NR, qui commença à agiter son kunai devant la gorge de son otage. Kunai qui prit son envol quand une flèche l'emporta dans sa trajectoire, désarmant ainsi mon compagnon qui se fit rapidement pacifier par ces brutes en armure. Drago avait été tenu en respect par une autre flèche qui servait surtout d'avertissement. Moi? Ils ne me considéraient absolument pas comme un danger. L'avantage d'être un Soma soumit à une discipline de fer, n'émettant aucun signe d'hostilité, juste le visage neutre d'un type vaguement ennuyé. Ajoutez à ceci une certaine répugnance à employer les armes et vous comprendrez pourquoi les miens passent quasi toujours pour des inoffensifs. Mais moi, j'observais à toute vitesse ces gus.

Les archers montés, un type masqué et une jeune fille qui s'offrait le luxe de ne pas revêtir cette protection, étaient diaboliquement précis, mais le pire était qu'ils avaient déjà réarmé -moins d'une seconde?- et visaient déjà mes coéquipiers qui se laissaient plus ou moins docilement désarmer. Je fus fouillé par précaution, mais la seule chose que tirèrent les samourai de cette examen fut un sentiment de fausse sécurité renforcé. N'empêche, j'avais eu chaud: sans quelques bidouillages illusoires, ils auraient certainement remarqué les quelques sceaux "stockage de matériel en tout genre pour pas se trimbaler de sac" inscrits dans les manches de ma bure. Pas dangereux, mais propres aux ninjas.


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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 8/2/2009, 22:46

N°3/3

Nous fîmes nos bagages rapidement avant d'engager une longue marche vers une destination inconnue qu'il nous était préférable de ne jamais connaître. Les samourai étaient bien structurés et, vu leur disposition durant la marche, et je nous voyais mal prendre la poudre d'escampette comme ça, tous ninjas que nous soyons.

-Toi, reste là et occupe toi de surveiller le moine. Il pourrait tenter de s'échapper, mais même toi devrait pouvoir l'en empêcher.
-Bien, sensei,
dit un jeune arborant un bandeau blanc sur son armure.
-Mara, ne sois pas si rude avec les Shiroi. Tout le monde à été débutant un jour ou l'autre, et le mérite de leur capture lui revient en bonne partie.
-Merci, sensei
, se contenta de dire le Shiroi pour exprimer sa gratitude.

Il en aurait bien dit davantage, mais Mara commençait déjà à déverser sa mauvaise humeur sur ses collègues. Ca ne me concernait pas, mais j'écoutai leurs chamailleries d'une oreille en espérant glaner quelques infos, sans succès. La seule chose que j'appris était que même leur discussion plus qu'animée ne les empêchait pas le moins du monde de rester parés à toute éventualité nous concernant.

Ils chargeaient donc leur plus faible élément de ma surveillance... pourquoi pas. Ce qui me posa le plus de problème fut de déplacer mes fils de chakra jusqu'à Drago et NR sans que les autres ne les touchent: ils les auraient peut être vu, et encore, mais j'avais pris la précaution de les rendre invisibles. Me restait qu'à faire quelques manipulations pour donner à mes coéquipiers la faculté d'envoyer des illusions sonores via les fils, et comme je pouvais moi même le faire...

Ca marche?
Ah, Ryo! Bon, écoute: je comprends que tu veuilles que l'on gagne du temps, que la précipitation c'est nul-suicidaire et blablabla, mais là il nous faudrait peut être se tirer d'ici avant que ça tourne au vinaigre, non?
Devine pourquoi je nous ai reconnecté...
Hey z'avez vu le ciel... y'a des nuages en forme de...
LA FERME!!! Alors on fait quoi?
Je propose que...
Attendez, attendez! On fait structuré cette fois, pas comme tout à l'heure.
D'accord. Je commence? Merci. Quelqu'un se souvient quel est le code couleur des bandeaux samourai? J'aimerais savoir à quoi on se frotte.
On m'a déjà dit que violet, c'est l'équivalent du chunin.
Les plus faibles portent le blanc, puis ensuite c'est jaune, orange, verte, bleue, marron, et noire pour les élites. Aussi une histoire de rouge quelque part...
Tu confonds, ça c'est en judo.
Oh? Possible. Je maintiens quand même que les blancs sont les plus faibles, c'est comme ça dans presque tous les arts martiaux.

Pourquoi, ils portent quoi nos cinq chers bushi?
Deux d'entre eux ont du blanc, et deux autres du violet. Donc ça équivaudrait a peu près à deux genin et deux chunin. Encore que quand on voit à quelle vitesse l'archère rempile ses flêches... elle a beau porter du blanc...
Aaah, le blanc. Couleur du mariage... la pureté...
Drago, on capte aussi légèrement tes pensées. Et bien qu'on puisse...
...vaguement comprendre que cette demoiselle alimente tes fantasmes...
...merci de les garder pour toi.
Rhooo, ça va hein, z'allez pas me dire que vous n'avez pas vu ses magnifiques..... yeux?
Et le dernier, il porte quoi comme bandeau?
La dernière, celle à la hache. Elle ne porte rien du tout, mais j'ai l'impression qu'elle est au moins violette. Z'avez vu comment elle parlait aux autres?
C'est pas toujours les plus forts en gueule qui sont les meilleurs hein. Bref... quelqu'un a un plan?

Je laisse un double, je deviens invisible et je vous abandonne au triste sort qui vous attend?
Excellente idée Ryo. Sauf peut être la fin.
Alors oublie tout: même invisible, je ne pourrais pas en neutraliser deux sans me faire mettre en pièces.
Et si j'utilisais mes clones?
J'avais pensé que tu en parlerais plus tôt tiens...
Chut Drago. En y mettant pas mal de chakra, je peux en faire une cinquantaine qui nous couvrirons.
Bof. Tes clones sont fragiles, et j'ai la mauvaise impression qu'ils seront vite dissipés. Surtout que comme eux connaissent parfaitement le terrain...
On est mal.
Ryo, tu pourrais pas nous sortir un mirage genre tempête de météorites ou quelque chose qui leur fasse oublier notre présence?
Eventuellement...
Vu comment ils nous surveillent, peu de chance qu'ils nous quittent des yeux si facilement. Le mieux serait de leur faire croire qu'on est mort, histoire qu'ils rangent le dossier au placard.

Je nous fais attaquer par un monstre abominable quelconque?

On est dans les montagnes vertes vieux, n'y a pas de bestioles atroces dans le coin.
Sauf un dragon dont on ignore la raison de la présence.

Ben voilà, Ryo n'a qu'à faire un faux dragon qui attaque les samourai!

Sauf que s'ils acquièrent la certitude que l'on ai vu un dragon dans les parages, on est bons pour le cimetière.

Nan, ON est bons pour le cimetière. Toi t'as plus de chance d'être séquestré dans leur village, ils croient que t'es nul.

D'ailleurs tu l'es presque...
Moi j'ai pas dit ça.
Pourquoi le Yéti n'est jamais là quand on a besoin de lui?
Tu parles de celui qui a failli enlever Ryo quand on était à Yukita?
Merci, je l'avais presque oublié celui là.
Drago, on avait dit de ranger les pulsions au placard.
S'pas de ma faute si elle est super sexy...
Je sais! Des loups. Y'a des loups dans ces montagnes, on en a entendu plein hier soir. Tu peux en faire?
Je peux même faire venir les vrais si tu veux. Bien sûr, ils vont aussi nous attaquer, mais aucune chance qu'ils perçoivent le genjutsu.
Donc tu les fais venir, on se débrouille pour que les samourai nous perdent durant la fête et on se fait manger sous leurs yeux par des loups, illusoires de préférence?
Super comme programme. Un peu glauque, mais on va pas faire les difficiles, hein? Eh bah si, je vais le faire: hors de question que je laisse mes sabres à ces types!
T'auras qu'à les reprendre de force et t'en servir pour résister un peu contre les loups... avant de succomber.
Mouais, c'est risqué...
Tas raison, j'ai mieux: j'irais te les ramasser tout en étant invisible, sinon tu seras transformé en pelote d'épingles avant de poser la main dessus.
N'empêche que ce truc a vachement peu de chances de réussir...
Bien sûr, mais tu vas nous proposer un merveilleux plan qui surclasse largement celui-là, n'est ce pas?
Ben...
On est donc d'accord.




D'un commun accord, nous décidâmes de suivre cette option. Les loups mirent le temps à se pointer, et je crus un bon moment que l'on s'était planté comme à l'accoutumée, mais non. Pour une fois, tout se déroula exactement comme prévu.


Trop bien en fait. C'était justement ça le problème...


Dernière édition par Ryosuke le 2/5/2009, 22:18, édité 1 fois

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Sheinji le 18/2/2009, 19:11


Déserteur.

Le mot n’est pas si désagréable. L’idée non plus, d’ailleurs, et je plaquerais à l’évidence un grand sourire sur mon visage si avant de franchir les portes que je venais de retrouver, nous n’avions mis hors service plusieurs représentants de la police de Chikara, et, de ce fait, déclenché la colère des puissants de ce village. Sans compter aussi que nous, vulgaires Chuunins et Genins pathétiques, étions accusés du meurtre d’un de ces puissants, un type qui aurait sans doute pu nous étaler tous les cinq en trois attaques sans le moindre problème, mais ça n’a pas eu l’air de déranger les gardiens de la paix puisque nous voilà maintenant en fuite après une cavalcade spectaculaire. Je suppose que l’assassin qui s’est tiré moins de vingt secondes avant l’arrivée de nos victimes va bien se marrer en voyant nos têtes naïves épinglées dans le Bingo Book. Je suppose qu’il va carrément exploser de rire en voyant la somme offerte pour ma capture. Je prie de tout cœur pour qu’il s’étouffe après une agonie très longue et douloureuse, son insupportable sourire de joie figé éternellement entre deux spasmes. Mais c’est impossible. Il n’y a pas de justice en ce monde.

Nous voilà donc tous les cinq, cheminant dans un silence relatif, englués dans un marasme boueux de pensées moroses. Je ne pense pas que tous ont compris que les jours qu’il leur reste à vivre sont comptés.

Notre situation à Otarin et moi est critique, mais pas encore trop grave. Si tout se passe bien, les responsables du Book considéreront que deux Genins n’ont pu prendre que très modérément part à un assassinat pareil, et nous serons tranquille niveau prime. Mieux gradés, Keitaro et Shigori sont plus à plaindre. Quant à Hayamaru, vu qu’il a assommé deux types, et que les apparences le désignaient comme chef de groupe au moment du meurtre, je ne serais pas étonné que sa « valeur » dépasse plusieurs millions. Plutôt flatteur, quand même.

Deux heures déjà que nous subissons la morsure du soleil dans le désert. Moi qui ignore jusqu’à la signification du mot endurance, je me serais écroulé au bout d’une quinzaine de minutes, mais Hayamaru qui me porte semble tenir bon. Tant mieux. Voyant que mes compagnons sont sur le point de défaillir, je fais de mon mieux pour organiser une pause. Nous nous asseyons à l’ombre d’un grand arbre dressé miraculeusement en travers du sable, solitaire.

Keitaro – Ha, enfin on s’arrête !
Otarin – On les a semés ?
Hayamaru – C’est possible…
Moi – Faudra faire gaffe à l’avenir, c’est clair…
Shigori – Tu m’étonnes… Hé, regardez !

Elle montre du doigt une forme aux contours indéfinis qui se rapproche à vive allure. Intrigués, nous discernons rapidement la robe d’ébène d’un cheval fin et musclé, qui foule le sable brûlant avec grâce. Un hoquet de stupeur m’échappe lorsque je prends conscience de l’identité du cavalier.

Moi – Mais quel con, c’est pas vrai !
Otarin – Il sait pas ce qu’il risque ou quoi?
Keitaro – Surtout que ça risque de pourrir tous ses rapports avec la police…
Shigori – Bon, c’est trop tard pour le virer…
Hayamaru – Attendez voir, un peu.

Nous nous tournons vers lui, intrigués. Au même moment, Delze éclate en un « pouf » sonore après nous avoir adressé un petit sourire d’encouragement global.

Otarin – Okay, un clone…
Shigori – A quoi ça rime, alors ? Un seul cheval ne va pas nous aider beaucoup, en plein désert…
Keitaro – T’inquiètes, au moins on est sûr d’avoir de la viande… Et grillée, vu la chaleur.
Hayamaru – (Le regardant d’un air peu amène) Tu le touches, je te bouffe ! Notre ami flic n’a pas choisi cet animal au hasard, je l’ai « gagné » (toussotement) lors de l’une de mes missions. Regardez ce qu’il amène !

La bête en question, plutôt majestueuse au demeurant, lève la tête et nous fixe de ses étranges yeux nacrés. Sur son dos, plusieurs sacs de toile sont soigneusement empaquetés. Je crus que les yeux allaient me sortir de la tête.

Keitaro – Ouaaais !! Trop bien, de la bouffe !!
Otarin – Il y a aussi du matériel de campement, des couvertures… On a de quoi tenir pendant plusieurs semaines !
Shigori – Faudra que je pense à remercier ce Delze, un jour…
Moi – Ouais, si tu reviens…

Ils se taisent. J’ai comme l’impression d’avoir jeté un froid. Nous poursuivons notre traversée en silence, seulement guidés par les feulements du sable cristallin qui joue avec le vent. Soudain, Otarin s’arrête.

Lui – Seikakugan.

Sous mes yeux médusés –un peu en arrière, je suis le seul à assister à la scène- ses pupilles se dilatent et des fentes noirâtres apparaissent autour de l’iris, disposées un peu en spirale par rapport au centre. Un Dôjutsu ? Intéressant, ça… Ce type à l’air plus fort que je ne pensais.

Alors, il laisse échapper un hoquet de stupeur, et commence à trembler.

Merde.

Je me rapproche d’Hayamaru le plus discrètement possible et lui écrase les orteils avec toute la furie dont je suis capable ; il me jette un regard agressif.

Lui – T’es pas bien ? Pourquoi t’as fait ça, I…

D’un geste, je lui intime le silence et dirige son regard vers Otarin. Il comprend instantanément et son visage perd ses couleurs fleuries par le soleil à mesure que la compréhension se fraie un chemin jusqu’à son cerveau. Calme, il agit naturellement, sans geste brusques. Keitaro nous rejoint sans qu’on ait besoin de l’appeler, puis Shigori se ramène, le tout en continuant de se déplacer de manière crue. Parfait.

Nous formons un cercle resserré autour de notre « leader », qui se rend invisible et laisse une réplique de lui même à la place. Nous tirons nos lames ; ce n’est plus la peine de jouer la comédie. Ils sont trop proches. Je ne pensais pas qu’on se ferait choper si rapidement. Les chasseurs du village sont quand même balèzes.

Un déplacement d’air, derrière moi. Je plonge. Le coup passe à trois centimètres de ma tête. Je veux frapper, réalise trop tard que les vêtement de mon adversaires sont incolores, une douleur fulgurante explose dans mes poumons et sape mes plus infimes velléités de résistance. La bougie de ma raison s’éteint, soufflée, et je sombre lentement dans le noir le plus absolu.


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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Sheinji le 18/2/2009, 19:13

J’ai mal. Ma tête n’est qu’un bourdonnement assourdissant qui vrille mes tympans suppliciés, mon esprit se disloque et part dans mille directions différentes, entre les doigts de l’inconscience entrouverte, puis s’étrique péniblement afin de revenir dans le cercle que j’occupe avant de repartir, comme un yo-yo, pour crever d’autres plafonds et sabrer d’autres cheminements. En un mot, je suis dans les vapes.

Et le regard acéré de l’homme qui me fait face ne m’aide pas à me concentrer. Il aboie d’une voix rauque et puissante, d’une voix de chef… ou de bourreau.

Homme – Qui êtes vous ?
Sheinji – Que… Quoi ?

Je suis le seul conscient. Une simple pulsation de souffrance m’apprend que mon appareil respiratoire a été touché, mais c’est superficiel. Le manque d’oxygène et le choc ont du précipiter mon bain de néant ; les autres se sont battus plus férocement, les blessures qu’ils ont reçues sont en conséquence plus graves. Je risque de subir les grognements primitifs de ce type pendant un petit moment encore. Bah… ça vaut mieux qu’un séjour en chambre de torture.

Que lui répondre ? « Nous sommes d’anciens combattants de Chikara poursuivis par la police du fait d’un assassinat dont on nous a pris a tort pour les initiateurs ? » Trop long, ça risque d’endommager les fonctions cérébrales de mon ami la brute, mais surtout, trop véridique. « Une troupe de marchands itinérants traversant le désert pour vendre nos denrées ? » le matériel ninja dont nous disposons risque de trahir mes affabulations, et je vois mal Keitaro jouer le saltimbanque, ça marchait déjà pas en paysan alors... « Nous venons en amis, mon frère ? » A proscrire, je suis ligoté, j’ai mal, j’ai la haine et peut être qu’avec un peu de chance, l’un de ceux qui nous attaquait tout à l’heure y est resté. « Va crever gros lard ? » Pas mal, pour un kamikaze, mais je veux vivre.

Acculé, j’opte donc pour la formulation la plus simple qui me soit venue à l’esprit, le truc que toute personne normalement constituée doit obligatoirement proférer immédiatement après son réveil dans un endroit inconnu et étrange.

- Où... Où suis-je ?

Il ne me répond pas, me jette un regard meurtrier et sort d’un pas conquérant. Je décide de réveiller les autres. J’y vais doucement avec Shigori –nous ne sommes pas encore très familiers- mais les trois derniers ont le droit à un grand coup de pied amical dans la tête. Je suis quelqu’un de très affectueux.

Après une petite baston fraternelle remportée haut la main par la kunoichi qui dispose d’un avantage anatomique considérable pas rapport à nous (elle ne se tord pas dans tous les sens quand on la frappe sous la ceinture), nous parvenons rapidement à la conclusion que nos ravisseurs n’ont rien à voir avec des ANBU. En effet, le mobilier intérieur est bien trop pauvre, pas assez militaire pour appartenir au village, et nous ne détectons aucun Genjutsu malgré le rassemblement de nos maigres forces dans ce domaine. C’est une bonne chose, d’autant plus que le Book n’est mis à jour que toutes les semaines, donc personne ne sait encore qui nous sommes. Toutefois, nos détracteurs n’ont été assez stupide pour nous laisser nos armes, à l’exception des kunaïs. Nous prenons rapidement la décision de sortir et c’est sur nos garde que nous poussons la porte de la tente.

Une douzaines de lances acérées viennent aussitôt nous accueillir.

Keitaro – Hey, peace les gens, on peut discuter !
Homme – Discuter ? Tu rêves, sale vermine !
Otarin – Qui tu traites de vermine ?
Hayamaru – Mais tais toi, tu vois pas qu’ils sont plus nombreux ?
Homme – On t’a pas sonné, gamin !
Shigori – C’est vrai en plus.
Otarin – Tu vas pas commencer avec ton caractère de fille !
Shigori – Et ça veut dire quoi, ça ?
Keitaro – Sale macho !
Otarin – Va te faire…

Je n’écoute plus, et commence à observer les habitants. Ils ont les cheveux clairs, la peau mate, et les yeux effilés. C’est clair qu’ils ne sont pas d’ici. Bizarre. Me concentrant pour déterminer la cause de leur colère, je remarque un très forte rassemblement de métal sur eux (armes, bijoux, protections…) et l’odeur de cramé qui les caractérise. Puis, je me tourne vers ce qu’ils semblent tous mirer… Et le déclic se fait dans mon cerveau.

C’est alors que Rin fonce vers les gardes, visiblement hors de lui après un échange corsé. Je n’ai pas le temps d’intervenir, et voit un des guerriers dégainer son sabre. L’acier s’entrecroise avec le kunaï du Genin, mais à mon grand étonnement, ce dernier est projeté en l’air, à dix mètres, ce qui nécessiterait une force impressionnante que le villageois est loin d’avoir. Ledit villageois fait quelques signes, et c’est un pieu de métal qui s’élève vers le benjamin du groupe, incapable de se déplacer dans les hauteurs, en attendant qu’il retombe. Du Kinton ! Ma théorie s’avère juste. Génial.

Je veux bondir, mais Shigori me prend complètement de vitesse. D’un saut majestueux, elle s’élève jusqu’à l’imprudent pour lui faire mordre la poussière d’un coup de pied mortel, le sauvant ainsi d’une mort certaine… Mais la kunoichi se retrouve ainsi dans la même position que lui quelques secondes plus tôt.

Galère.

Un mouvement à côté de moi. C’est Keitaro. Recouvert de chakra Futon, il agit avec une présence d’esprit et une vivacité remarquable, et une impulsion de vent vient cueillir la kunoichi, la mettant ainsi à l’abri de la chute, et de la tige en métal par la même occasion.

Nos spectateurs se sont contentés d’attendre, sans nous menacer de leurs armes, sereins. Je dois à tout prix désamorcer la situation avant que le tout n’explose.

Shigori touche le sol. Les soldats empoignent le manche de leurs armes, et s’apprêtent à charger. Mes doigts fendent l’air, avides, et j’atteins mon but avec une bouffée d’exaltation. D’un coup sec, j’arrache à sa chaîne le splendide pendentif d’Otarin, qui se détache dans un claquement mélodieux.

Lui – Mais qu’est-ce que…
Moi –(hurlant comme un possédé pour attirer l’attention) Écoutez tous ! Écoutez moi !!
Villageois – Qu’est-ce que tu veux ?

Pour toute réponse, j’exhibe le bijou que j’ai volé à Rin, puis me tourne vers ce dernier.

- Abruti ! C’est à cause de toi si nous sommes dans une merde pareille ! Dis nous, à tous, comment tu as obtenu ce truc. Je te conseille de dire la vérité.
- Qu’est-ce que j’ai…
- Discute pas. Parle.


Un peu choqué, il s’avance. La foule compacte serrée en face de nous fait silence, et bientôt, seules les respirations rythmées sont perceptibles.

Lui – Eh bien… Il n’y a pas longtemps, j’ai secouru un homme en mauvaise posture, lors d’une mission. (Il rougit : pour avoir échangé quelques mots avec lui, je sais que son malaise est dû au fait qu’il a assommé le commanditaire et manqué provoquer une mini guerre civile.) Il m’a demandé de le déplacer, c’est là que j’ai vu qu’il faisait partie de la pègre. Plus tard, j’ai remarqué qu’il avait oublié ce pendentif, je l’ai pris, et voilà.

Boulet… Personne ne le croira s’il déblatère un truc pareil avec un air aussi naïf. Franchement, j’espère que les autres glandus ne douterons pas de sa version de la vérité, au moins, sinon…

Les villageois – Qu’est-ce qui nous prouve qu’il dit la vérité ? (et pan !)
Moi – Vous ne lui avez pas vendu… Seul un membre de la pègre a pu s’introduire ici, et voler vos fabrications. Vous avez forcément remarqué la perte de l’une d’entre elles.

J’ai fait mouche. Ils baissent la tête, un peu gênés. Il faut que j’expose ma justification jusqu’au bout

Moi – Je ne sais pas si l’homme que mon ami (Hum…) a aidé venait voir son chef pour lui présenter son gain, ou si votre technologie s’est déjà répandue dans les bas-fonds du village et que plusieurs personnes en profitent. Cela m’étonnerait. J’ai passé toute ma vie dans les quartiers sombres de ma ville…

Une voix – Et la substitution s’est fait il y a deux jours à peine. Elle ne concernait que ce talisman, c’est bizarre.
Keitaro – Donc, Otarin a sauvé votre peuple.
Otarin – Yeah, ch’uis trop fort. Mais de quoi vous parlez, là ?
Keitaro – Ces villageois sont d’excellents forgerons, maîtrisant l’affinité Kinton. Je ne sais pas pourquoi, mais leurs armes sont bien supérieures aux habituelles, tu l’as vu lors de l’altercation de tout à l’heure.
Keitaro – Ils vivent reclus, pour empêcher le pillage de leurs connaissances, et peuvent ainsi conserver un anonymat tranquille.
Hayamaru – Okééééé… Donc, vous aviez cru que c’était ce nain le voleur ?
Un homme – C’est bien ça.
Shigori – T’es pas rapide à la détente.

Je souris. Keitaro s’exprime différemment lorsqu’il donne libre cours à ses véritables facultés intellectuelles. Si seulement il quittait cette attitude de profond débile, il pourrait devenir un leader d’exception… Mais bon, ce ne sont pas mes affaires. Si il veut gâcher son talent, ça le regarde.

Le groupe de personnes rassemblées devant s’écarte alors pour céder la place à un vieillard fripé et grêle. Ce doit être le chef de la petite bourgade.

Le vioque – Fort bien, jeunes gens. Je vais demander à l’un d’entre vous de me décrire le chenapan qui nous a dérobé une amulette. Si vous nous avez menti, vous en subirez les conséquences.
Hayamaru – T’inquiètes papy, notre ami Schtroumpf va tout vous raconter ! (Écrasant le pied de ce dernier.) Pas vrai, le nain ?
Shigori –(d’un ton doucereusement terrifiant) Hé, le Genin, si tu nous fait le coup de l’oubli au mauvais moment, je te tue.
Keitaro – Mais on te fera souffrir avant.
Moi – Oui. Beaucoup. (Grand sourire.)
L’ancêtre – Bon, vous avez fini ?

Quasiment spectral, l’enfant Rekaïshi s’avance. C’est d’une voix mal assurée qu’il prend la parole.

Et sur ces quelques mots des destins vont se jouer.


***


Confortablement installé sur un coussin moelleux, je sirote un épais breuvage rempli de sucre en ronronnant avec délectation. A côté de moi, Hayamaru est en train de draguer une fille aux mensurations canoniques en faisant l’étalage de ses incroyables (et fictifs) exploits, tandis que Kei et Otarin disputent une partie de bras de fer pas très loyale sous le regard amusé de Shigori.

C’est le pied. Les gens de ce village –Pépytows, on m’a dit, je sais pas pourquoi mais ça m’a donné faim- sont vraiment trop sympas, en fin de compte. Dès qu’ils ont compris que le blondinet avait préservé leur intégrité créative et empêché le pillage de leur civilisation par la pègre en détroussant le sous-fifre qui voulait montrer sa trouvaille à son chef, ils ont décrété que nous étions des invités d’honneur. Repas gastronomiques, fêtes monstrueuses, depuis cinq jour que nous sommes ici je n’ai pas trouvé une seconde assez longue pour m’ennuyer.

Faut dire, notre équipe (bon, Rin, d’accord, mais c’est la même chose, non ?) vient quand même de sauver leur village de l’extinction totale. Je ne m’en suis rendu compte à quel point que lorsque le vieux croûton – Lhü – nous a fait un cours magistral sur la façon dont son peuple (oui, ils ne sont pas d’ici, je n’ai pas eu de renseignements) mélangeait métal et chakra. En effet, les Pépythiens, quasiment tous maîtrisant Kinton et pour une poignée à un niveau remarquable, sont capables d’infuser leur énergie dans le fer qu’ils travaillent. Cela à plusieurs effets, notamment une meilleure impression de la force dans l’objet, et une résistance aux impacts bien plus grande. Lhü nous a aussi précisé que ce qu’ils forgeaient pouvait servir de réceptacle énergétique et qu’il était possible de développer des techniques sur cette base, mais mon air avide fut remplacée par une mimique déçue lorsqu’il m’annonça avec un clin d’œil que plusieurs mois d’entraînement spécialisé étaient nécessaires pour utiliser les bases.

Jackpot, les forgerons ont tenu à réparer ou améliorer nos possessions guerrières à leur façon, à condition que nous ne dévoilions jamais leurs origines. D’après eux, le tout sera prêt pour environ deux jour. Super, comme ça on a un bon prétexte pour se dorer la pilule un peu plus dans cet endroit paradisiaque, à l’abri des dangers désertiques et des méchants chasseurs de primes.
Nous cinq avons eu, hormis les soirées festives, des occupations assez différentes mais je peux dire qu’Otarin et moi avons passé tout notre temps libre au terrain d’entraînement restreint mis à notre disposition. Lui en a profité pour booster son Tai et son Suiton, j’ai ajouté deux jutsus à mon répertoire. Aux quelques citoyens que je croisais, j’ai demandé le secret du calme de Pépytows. Pourquoi un village de cette taille, disposant de sa propre forge, n’avait jamais eu de problèmes avec les grandes puissances de la région ? Les réponses, franches, ont attisé mon étonnement.

« Nous sommes situés dans un coin très reculé du désert. Nous avons pas mal d’éclaireurs, qui connaissent le coin comme leur poche. Nous savons nous défendre, et ce que nous sortons de nos fourneaux nous confère un avantage décisif au combat, nous choisissons nos contacts externes avec le plus grand soin, mais surtout… Un énorme dôme d’acier dérobe la ville aux regards. C’est le fruit d’un grand héros du village, le type le plus puissant qu’on ait jamais vu par ici. Il a mis tout son chakra dans ce qu’il faisait… Et il en est mort. Depuis, nous alimentons régulièrement cette barrière… L’énergie la rend invisible. C’est ça qui maintient notre village à l’abri des regards indiscrets..»

Je partis alors en déambulant, ressassant mes questionnements ineptes… C’est là que j’ai découvert qu’on voulait nous tuer.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Otarin le 18/2/2009, 19:19

Nous sommes tous assis dans la tente. En silence, nous cherchons un plan d’évasion.

(Hayamaru) Je vous propose un truc. On demande une permission à ce bâtard de chef pour aller prendre l’air et à ce moment on se casse de ce village pourri.
(Sheinji) Pas mal mais ça ne tiens pas debout. Autant demander à Otarin de faire un Genjutsu.
(Moi) C’est quoi cette allusion de médeus ? Je te rappelle que toi non plus si je te demande de faire un Genjutsu t’es infoutu de le faire. Et puis j’te retiens avec tes idées. Vas y donne nous ton plan mais fais bien attention à ce qu’il soit pas aussi merdique que la dernière fois. Quand tu m’as foncé dessus sans réfléchir à ce qui pourrait se passer.
(Hayamaru) Arrêter de vous disputer les genins. On à autre chose à foutre que de se chamailler comme des idiots. Si on est enfermés dans ce village c’est un peu ta faute Otarin. Si t’avais pas eu ce talisman on serait libres. Bon Sheinji c’est quoi ton plan ?
(Sheinji) Et bien, j’ai vu le chef se disputer avec quelqu’un tout à l’heure et il semblerait que ce quelqu’un soit son fils, qui pour je ne sais quelle raison à une dent contre son daron. Mon plan serait de converser avec lui pour qu’il nous fasse sortir du village. En échange de quoi nous essayerons de régler ce différent.
(Hayamaru) C’est une bonne idée mais si ce que tu appelles «régler ce différent» c’est dégommer le chef du village alors je suis totalement contre.
(Moi) Si c’est ça qui t’embête tu n’as qu’a fermer les yeux. Je m’en occuperais.
(Hayamaru) Décidément vous êtes vraiment bizarres vous deux. Il faudra que j’aie une petite discussion avec vous. Tout ceci ne me semble pas normal.
(Keitaro) Moi je pense que le plan de Sheinji est bon. Et si l’autre idiot ne veut pas nous aider et bien nous devrons suivre le plan d’Hayamaru.
(Shigori) Je pense la même chose que toi. En attendant reposons nous, nous avons besoin de forces pour demain.

On reconnaît bien là la prudence féminine me dis-je en m’endormant…
Le lendemain Sheinji me réveille en me secouant.

(Sheinji) Debout grosse feignasse!! Il est l’heure. Hayamaru a obtenu une permission de sortie dans le village. Il nous a donné des instructions. Keitaro est parti de son côté, Shigori a fait de même et Hayamaru, qui est lui aussi parti, m’a demandé de rester avec toi le temps que tu te réveille et de partir avec toi après. Mais tu mettait trop de temps alors je t’ai réveillé.
(Moi) Ouais et ben t’aurais pas du. Je suis de mauvaise humeur quand on me réveille. Avec mon maître ça allait encore car je n’aurais jamais osé contredire un Jounin mais toi!

Je lui mis un coup de poing dans le ventre et il se plia en deux. La petite dispute enfantine dura encore quelques minutes avant que Sheinji, qui s’amusait beaucoup, ne reprenne son sérieux et ne me dise qu’il fallait chercher l’homme qu’il avait vu la veille. Le village était composé de tentes de différentes tailles. La plus grande est surveillée par deux énormes colosses qui, à leur regard qu’il posent sur nous n’ont pas l’air très aimables.

(Sheinji) C’est la tente du chef. J’ai vérifié. Maintenant il ne reste plus qu’à trouver celle de son fils et nous pourrons lui parler tranquillement. S’adressant à un passant. Hep, vous là-bas pourriez vous nous indiquer quelle est la tente du fils du chef.
(L’homme) Pas ici non. Elle se situe de l’autre côté du village. Il ne veut pas dormir près de son père. Il le hait pour je ne sais quelle raison. Ni lui ni son père n’en ont jamais parlé à personne donc on ne connaît pas les motifs de l’embrouille. Mais je peux vous y conduire. Amener des étrangers chez le fils du chef. Une fois de plus ou une fois de moins quelle différence?
(Sheinji) Vous avez déjà emmené quelqu’un là-bas? Comment était il?
(L’homme) Vous croyez vraiment que j’ai fait attention!! Je m’en fous complètement. C’est pas à moi de régler ce genre de choses. Je vous emmène déjà là-bas alors me gonfler pas avec vos histoires.

L’homme nous conduit là où nous voulons. Il nous désigne une tente à l’écart des autres puis s’en va. De là où nous sommes des cris retentissent. Le voile de la porte s’ouvre et Hayamaru apparaît alors.

(Hayamaru) Oh vous êtes là! Je l’ai questionné mais il ne veut rien écouter. Ça ne sert à rien d’y aller. Il est borné et idiot à mourir. De toute façon j’avais dit qu’on ne pouvait rien tirer d’eux. On n’a plus qu’a faire mon plan.
(Sheinji) J’aimerais tout de même essayer moi-même de le convaincre. Otarin viens nous allons essayer de lui faire entendre raison.
(Hayamaru) Je viens aussi, s’il veux tenter quoi que ce soit je serait là pour lui dégommer la tronche, au cas où.
(Moi) Il vaut mieux pas. Tu ferais tout louper car il ne voudra jamais rien dire en ta présence. Tu ferais mieux d’aller chercher des renseignements, si on échoue il reste ton plan. Et puis si tu tiens tant à mourir ici et dans l’année viens avec nous.
(Hayamaru) Je… bien. Je vois que vous ne voulez pas de moi. Ça fait toujours plaisir d’être apprécié.

Nous entrons donc dans la tente. Il semble y avoir plusieurs compartiments car l’endroit dans lequel nous nous trouvons est vide. En effet en face de nous il y a une autre porte. Alors que nous observons attentivement la porte dans l’espoir de voir venir quelqu’un, un jeune homme sort de l’autre pièce et nous fait signe d’entrer. L’autre pièce est parsemée de multiples objets.

(L’homme) Si vous venez dans le même but que l’autre ce n’est pas la peine de rester. Je ne puis vous accorder d’instant pour de choses inutiles.
(Moi) Je ne pense pas que ce soit inutile. Pas même pour vous. Il s’agit en effet du même but que notre ami mais je pense que vous avez à y gagner.
(L’homme) À oui et quoi donc? Pourriez vous m’expliquez ce que je gagne à vous faire sortir du village en douce. Sinon une lourde peine infligée par cet idiot de chef.
(Sheinji) Il paraît que vous êtes en conflit avec votre père. Nous pourrions peut-être vous aidez à le régler? Ou bien cela est trop compliqué pour nous.
(L’homme) Vous pourriez, mais cela serait très difficile.
(Moi) Expliquez nous ce qui vous embête.
(L’homme) Tout d’abord jurer moi que vous ne direz rien à personne.
(Nous) Nous le jurons.
(L’homme) Et bien nous sommes un petit village au bord de la faillite, et nous avons les ressources nécessaires pour nous en sortir. Malheureusement mon père veut garder le secret de l’emplacement de notre village et de son fer. Il dit qu’il sera rempli de monde si quelqu’un savait ce que nous possédions. Mais en attendant ce sont nos seules ressources et nous ne pouvons pas nous développer sans cela.
(Moi) Qu’a-t-il de particulier?
(L’homme) Tout d’abord il ne s’oxyde pas à l’air et on vous à sans doute parlé de sa capacité à contenir du chakra.
(Sheinji) Oui en effet.
(L’homme) En plus de tout cela il est beaucoup plus résistant et plus léger. Notre capacité Kinton nous permet de le rendre plus fin et donc plus tranchant. Du fait de sa légerté les shurikens et les Kunaïs vont beaucoup plus loin. Grâce à tous ces avantages on pourrait se faire un max de Thune. Malheureusement cet idiot de Lhü ne veut pas. Et puis d’ailleurs pourquoi je vous parle de tout cela alors que vous ne m’êtes d’aucune utilité.
(Sheinji) Contrairement à ce que vous croyez nous pouvons peut-être faire quelque chose pour vous. Mais il faudra vous enfuir avec nous car votre père ne sera sans doute pas d’accord. Mon plan est simple...
(L’homme) STOP!! Je viens avec vous. De toute façon j’en avais marre de ce village. Je ne veux rien en échange, je veux juste que vous m’acceptiez comme l’un des vôtres. Je peux aussi vous procurer des armes et des vivres. Les prisonniers n’ont droit qu’à une seule journée de sortie par mois et cela prendrait trop de temps d’attendre, par ailleurs vous serez sans doute déjà morts. Je vous suggère donc d’attendre quelques jours pendant lesquels je préparerais tout cela. Maintenant allez chercher votre ami et rentrez dans votre tente. Je viendrait vous voir demain.

Nous sortons de sa tente, Hayamaru est là. Une expression de colère passe sur son visage.

(Lui) Iji et Rin, si j'était pas aussi gentil, vous seriez en train de crever. Vous devriez être en train d'agoniser. Courez!! Au fait, ça à marché?
(Moi) Oui.

Sheinji avait déjà commencé son jogging et je le rattrapais. Ça lui permettra de s’améliorer en endurance. Apparemment ce mot il connaît pas car deux minutes plus tard il ramassait la poussière avec la langue et Haya fondait sur lui. Il s'arrêta avant de frapper Sheinji. Après nous avoir bien fait croire qu'il allait nous buter Hayamaru nous demande d’aller chercher les deux autres. Je m’occupe donc d’aller chercher Keitaro.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Otarin le 18/2/2009, 19:21

Où est il encore allé se fourrer. J’espère qu’il n’est pas allé dans un bar sinon on n’est pas rendus. Tiens je vais essayer un truc.

(Moi) Seïkakugan.

Ma vision s’amplifie alors et deviens périphérique. Grâce à cela je parviens à localiser Keitaro endormi sous la table d’un bar.

(Moi) Mais qu’est ce que tu fous là! Tu devais chercher des renseignements. T’as rien foutu de la journée où quoi?
(Keitaro) Qu’est ce que tu crois. J’ai cherché des renseignements sur la ville. La ville est protégée par un énorme dôme de métal. Quasi infranchissable. En clair le plan d’Haya est impossible. Sans l’aide de quelqu’un de l’intérieur on finira tous avec la tête tranchée. Et vous ça a marché? Je veux dire, il a accepté?
(Moi) Oui, mais on partira pas avant quelques jours. Il faudra attendre qu’il prépare tout. Au fait on pourra plus sortir de la tente. On a droit qu’à une sortie par mois. Ce sont vraiment des malades. Sinon le mec viendra nous voir demain pour nous exposer son plan de sortie.
(Lui) Bien, tout colle alors? Ça va pas être trop chiant?
(Moi) Je pense pas. Au fait comment ça se fait que t’es bourré. T’aurais pu nous attendre pour prendre de la bière sale chien.
(Lui) Et bien il a fallut que je paraisse inoffensif pour avoir tous ces renseignements. En attendant il faudrait que tu me portes, j’ai un peu de mal à tenir debout.

J’espère qu’il est pas trop lourd, sinon je risque de plus jamais pouvoir m’échapper.

Nous rentrons donc à la tente, moi en marchant et lui en dodelinant de la tête sur mes épaules.

Son poids ne figure pas dans la courbe, ça existe les plus de 120 kilos? Ça doit sûrement être moins mais comme je suis fatigué et qu’il ne se tient pas, ça fait tout comme, enfin je pense.

Arrivés à la tente je fait descendre Keitaro de mon dos qui s’écroule de tout son long. Haya, Iji et Shigori nous attendent.

(Iji) Et bien vous en avez mis du temps. Qu’est ce que vous foutiez?
(Moi) Il était en train de dormir sous la table d’un bar. J’ai du le réveiller et le porter jusqu’ici. Il n’a trouvé aucun moyen de sortir, la ville est protégée par un dôme de métal, il dit aussi qu’on ne peut y arriver sans une aide interne et renseignée.
(Iji) Parfait.
(Haya) Comment ça se fait qu’il a bu? Il nous a pas attendu.
(Moi) C’est exactement ce que je lui ai dit mais il semble s’en foutre de nous. Et toi Shigori qu’as tu trouvé d’intéressant?
(Shigori) Moi j’ai appris que les seuls à sortir du village fréquemment étaient les gardes pour les patrouilles et le chef et son fils. Le fils du chef sort environ six fois par jours mais pas à heures fixes. Il reste environ cinq minutes sauf la dernière fois parce qu’il va admirer le soleil couchant (Drôle de manie mais bon) Sinon le chef lui sort un fois par semaine et il est déjà sortit pour celle ci. C’est tout ce que j’ai réussi à savoir.
(Haya) C’est très bien, maintenant on sait à peut près comment le fils du chef va nous faire sortir et qu’il faudra être attentif à la moindre de ses paroles sinon on s’en sortira pas. Pour ceux ou celles qui ne le savaient pas, il viendra nous voir demain pour nous exposer son plan. Sinon bonne nuit. J’aimerais dormir, et vous feriez bien d’en faire de même.

Sur ses mots nous nous endormons, la nuit est longue et mouvementée, nos espoirs de réussite ne sont pas très grands et nous le savons. Pendant que j’essaie de m’endormir je sens la sueur me dégouliner sur le front. J’entends les ronronnements fréquents de Sheinji et de plus amples ronflements du côté de Keitaro, apparemment l’alcool ne lui réussit pas. Le lendemain nous nous réveillons tous avec une tête des mauvais jours. Chacun de nos membres sont courbatus. Keitaro se réveille avec une gueule de bois, il n’avait qu’à ne pas trop boire, c’est son problème, heureusement pour lui que l’on ne part pas ce jour, il aurait du mal à suivre. La journée se passe sans trop de grabuge et ce n’est que vers l’heure de midi que l’on voit arriver le fils de Lhü.

(L’homme) Bonjour tout le monde, bon je me présente je m’appelle Hatake et je suis le fils de Lhü, le chef de ce village. Ne vous inquiéter pas vous pouvez parler en toute tranquillité j’ai fait en sorte que personne ne puisse nous écouter. Je voudrais d’abord savoir quels sont vos noms.
(Haya) Je m’appelle Hayamaru, les nimbus sont Otarin, le plus petit, et Sheinji le plus bête, je rigole. La jolie demoiselle c’est Shigori et le dernier Keitaro.
(Hatake) Et bien, je vais vous exposer mon plan. Tout d’abord pendant toute la journée lors de mes sorties je vais sortir des sacs de fer et de nourriture. Il y en aura un par personne, ne vous inquiéter pas cela ne vous ralentira pas. Demain je viendrais à cinq reprises dans votre tente pour en prendre chacun et l’emmener à l’extérieur du village. Nous commencerons par Hayamaru puis Keitaro ensuite la demoiselle et les deux Genins, Sheinji et Otarin. Quand vous serez à l’extérieur du village je vous donnerais un sabre à chacun et deux sacs. La nourriture que j’emporte se garde longtemps, on pourra donc voyager sans trop faire de poses.
(Keitaro) Comment allez vous nous faire sortir du village? Nous allons nous faire repérer.
(Hatake) Grâce à un grand chariot. Je vous mettrais un à un dedans et vous ferais sortir en douce. Il faudra faire le plus rapidement possible. Sinon on risque de se faire prendre. Maintenant je vous laisse, reposez vous bien. Demain il faudra être en forme.

Après avoir mangé nous nous reposons et nous discutons de l’évasion en silence. Elle nous paraît être une expérience dangereuse et difficile, d’autant plus que si on se fait attraper la mise à mort sera plus rapide. Nous attendons tous avec impatience. La nuit, cette fois ci fut plus paisible. Nous devions nous reposer et nous ne voulions rien gâcher.
Le lendemain Hatake arriva à l’aube, il dit à Hayamaru de rentrer dans son chariot et il sortit de la tente. Nous regardions tous attentifs mais tout se passa correctement. Il revient quelques minutes plus tard nous disant que tout s’était passé à merveille mais qu’il fallait faire vite avant que la patrouille ne parte. Keitaro se mit donc dans le chariot comme l’avait fait Hayamaru. Je vit défiler le chariot emportant Shigori puis Sheinji. Quand vient mon tour, je fis de mon mieux pour rentrer le plus vite possible. Il referme le couvercle sur moi et avance dans les rues. Grâce à un petit trou je peux voir ce qui se passe au dehors. Ce que je vois commence alors à m’angoisser, les gardes sont là et s’apprêtent à sortir. Je sens le chariot accélérer. Alors que nous sortons il se dirige vers un coin sombre. De là il me fait sortir et je vois mes coéquipiers prêts à partir. Il me donne alors deux sacs et un sabre. Il nous fait signe d’avancer.

(Hatake) Il faut faire vite, les gardes vont aller dans votre tente et s’apercevoir que vous n’êtes plus là. Ce n’est plus qu’une question de minutes.
(Haya) Très bien on accélère, Sheinji si tu ne peux pas suivre monte sur mon dos.

C’est vrai j’avais oublié son manque total d’endurance.

Il grimpa alors sur le dos d’Haya et nous accélérons un peu. Après quelques minutes on entend alors le cri de rage des soldats. Ça y est ils nous ont repérés. On voit des silhouettes minuscules se déplacer au loin. Nous continuons à avancer mais ils se rapprochent de nous. Ils sont presque à notre portée. Lorsque nous ne pouvons plus les distancer nous nous arrêtons. Chacun de nous se met en position d’attaque et nous les attendons ils sont sept, un de plus que nous. De notre groupe initial nous nous battons à un contre un. Mais Hatake se bat contre deux d’entre eux. Hayamaru se défait vite de son adversaire qu’il assomme et va aider Hatake. Pendant ce temps chacun de nous se bat. Keitaro manie le sabre un peu bizarrement mais se débrouille assez bien, Shigori elle évite les coups et en place quelques uns. Quand à Sheinji il a un peu de mal à surpasser son adversaire, ce devait être une des premières fois qu’il se servait d’un sabre. Au bout d’un moment Keitaro assomma lui aussi son adversaire et aida Sheinji à se débarrasser du sien. Finalement tout le monde réussi à stopper les derniers restants. Nous avançons donc encore pour nous éloigner des gardes.

(Haya) Nous sommes libres et ça fait du bien. Plus qu’a sortir de ce foutu désert et tout sera parfait.
(Shigori) Je suis bien d’accord avec toi. Mais maintenant j’aimerais manger et dormir, se serait possible?
(Moi) (Entre deux bâillements) Bien sur!

Nous mangeons donc à notre faim et alors que nous allions nous coucher on voit apparaître le cheval d’Hayamaru avec un de ses clones dessus…
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Takeshi Masumane le 19/2/2009, 18:57

Une fois sur une crête rocheuse, je regarde en arrière. Le village d'Arasu, en pleine expansion perpétuelle, s'étend sous mes yeux. Un grand nombre de personnes vont et viennent en passant par les chemins discrets dans les montagnes. Beaucoup de convois, et de personnes qui rentrent de mission. Ou qui partent vers l'aventure.
Le chemin s'étale devant moi, fait de terre, et entouré de rochers. Nous commençons la descente. Direction nord-est, et derrière nous, le soleil débute sa course folle vers les crêtes des montagnes blanches.
La marche dure plusieurs heures, et quand nous arrivons aux pieds des montagnes, le ciel est presque déjà noir. Un croissant de lune éclaire un peu le paysage. Des grandes plaines s'étendent devant moi, et au loin, quelques lumières parsèment l'obscurité naissante.

Idato - C'est là-bas que nous allons.
Idato pointe du doigt l'un de ces conglomérats lumineux.
*Voici donc Kyotetsuka...*
La marche continue une bonne part de la nuit, et tandis que l'aube apparait à l'horizon, nous passons les portes du village.
Plusieurs gardes en armure légère nous arrêtent, et demandent un laisser-passer. Idato leur montre un papier, et nous désigne comme avec lui. Nous pouvons donc passer.
Les habitations du village sont plutôt resserrées, à fortiori dans le centre. Idato quitte le groupe pour aller s'entretenir avec le chef du village, et lui expliquer la situation. Les autres me font visiter la place.
Au terme de l'exploration matinale, nous arrivons devant un grand champ herbeux, laissé en jachère, entouré d'arbres. La surface est plutôt considérable, et semble parfaite pour accueillir une armée.

Takeshi - C'est ici que les soldats de Kodomo no Asu et ceux du Gang Shintoki pourront s'entrainer. Mais il va falloir fortifier la défense du village. Peut-être une ou deux barricades supplémentaires, surtout au nord et à l'est. Si les villages attaquent, ce sera de par là-bas.
Alors que les autres acquiescent de la tête, je perçois un mouvement dans les bois.
Takeshi - Vous avez vu ?
Satsumi - De quoi ?
Takeshi - Yuugiri !

Je me retrouve, seul, à la lisière des arbres. Les autres commence à courir dans ma direction.
Voix - Je dois te parler, seul à seul...
Takeshi - Qui êtes-vous ?
Voix - Les autres ne doivent pas me voir...

Je réfléchis quelques secondes au pour et au contre, puis me retourne.
Takeshi - C'est bon, les gens ! Je vais visiter ! Restez-là et attendez Idato. Si je ne suis pas de retour dans trente minutes, venez me chercher.
Puis je pivote sur mon axe, les trois autres ayant stoppés leur sprint. Je fais quelques pas en direction des arbres, puis pénètre d'un pas incertain et prudent dans les bois.

Voix - Merci de m'accorder cette entrevue.
Takeshi - Qui êtes-vous ? Je ne me répèterais pas trois fois !

L'homme mystérieux se tient devant moi, de dos. Il porte un long manteau avec une capuche. Il se retourne enfin, et dans la faible lumière matinale, je perçois les contours d'un masque. Un masque de l'ANBU.
*Merde, ils m'ont retrouvé !*
Je concentre du chakra dans mes mains.
Takeshi - Tu me veux quoi ?
ANBU - Je suis un chasseur de déserteur... Et toi...
Takeshi - Je suis un déserteur...
ANBU - Non, mais ton frère oui, et tu as sa confiance...
Takeshi - Je ne comprends rien... Vous dites que je ne suis pas un déserteur ?
ANBU - Non... Le Kage a refusé de t'ajouter au Bingo Book de Chikara. Chose qui m'a plutôt surpris, mais il m'a tout raconté...

Je suis complètement perdu. Je ne suis pas considéré comme un déserteur, car le Kage n'a pas voulu.
*C'est quoi cette histoire ?*
Takeshi - J'aimerais comprendre...
ANBU - Et bien... En réalité, Idato à dû t'expliquer le complot façonné par ton père et ton oncle.
Takeshi - Oui, et ?
ANBU - Le Kage en a pris connaissance grâce à Idato... Lors de l'attaque du village, ton frère a laissé une note à l'attention de Kuroda-sama. Et lorsque tu es parti de l'hôpital, tu te souviens ? Le Kage a hurlé que tu avais tué ton père...
Takeshi - Mais c'est faux !
ANBU - Je sais... Je faisais partie des deux qui gardaient la porte. Alors que tu fuyais, il nous a retenu. S'il a fait ça, c'est pour te forcer à retrouver Idato. C'est lui qui a tué ton père.
Takeshi - Quoi ?
ANBU - Il a conspiré contre le bon fonctionnement du village... Le Kage l'a puni avec justice.
Takeshi - Mais pourquoi il voulait que je déserte ?
ANBU - Pour que tu retrouve Idato ! Tu ne suis pas ? Il a juré de détruire le village, par pure vengeance ! Et vu sa puissance, il est dangereux... Personne n'a réussit à l'approcher assez, sans mourir dans l'instant. Et Kuroda-sama a pensé que tu pourrais remplir cette mission. Ainsi, je te le dis tout net. Le jour où tu tueras Idato, et que tu ramèneras sa tête à Chikara, tu pourras reprendre ta vie, à la tête du clan Masumane, avec le grade de Jounin...

Katsuo - Alors, tu faisais quoi ? Ça fait vingt minutes que t'es parti !
Satsumi - On commençais à s'inquiéter...
Mayuri - Je me suis même dit que tu t'étais fait choper...
Takeshi - Non, je visitais les bois...
Mayuri - Si tu le dis...
Satsumi - Ah, Idato !

Mon frère apparait devant nous, visiblement content de lui.
Idato - Bon, ben, tout est en règle ! Takeshi, tu peux disposer de ce village à ta guise, tant que le Boss et le chef du village sont au courant. Voilà ton laisser-passer pour le village, et voilà celui pour Arasu. Ainsi que la carte des montagnes. Ne la perds surtout pas, ou tu pourrais bien en subir les conséquences.
Son regard froid me glaçe le sang.
Takeshi - Compris, grand frère...
Idato - Bien ! Au fait, aujourd'hui devrait arriver la première vague de recrues. L'entrainement commencera quand tout le monde aura pu s'installer...
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Chihousou le 23/2/2009, 00:58

Siddharta avait accepté que Chihousou aille faire un tour par delà le Yuukan afin de voir les clodos du groupe qui n'avait pas osé se rendre à Arasu histoire de savoir ce qu'ils avaient appris. Enfin bref, heureusement pour lui le bourrin de service, c'est à dire Takeshi, avait prit contact avec le gang Shintoki qui pouvait donc l'aider à traverser les montagnes et à se rendre à Kyotetsuka, un étrange village de cinglé où le gang avait absolument tous les droits et où son compère était devenu le grand chef.
Cependant, le chuunin n'eut pas le temps de visiter ce charmant camp d'entrainement car il avait décidé de se rendre à Mahou pour y rencontrer Tyrande et il n'avait pas choisi cette destination pour la jeune fille mais bien parce que le village du ninjutsu était le seul du Yuukan qu'il n'avait pas encore eu le plaisir de visiter. Enfin sa visite fut éclair, rencontre avec un cinglé répétant KnA à tour de bras, rencontre avec une casse-pied notoire, récupération des informations, soudoiement d'un genin sous l'apparence d'un être à la peau ébène avec une touffe de cheveux de la taille d'une demi-douzaine de pastèque(autrement dit une créature imaginaire...) pour qu'il loue de nombreux livres à la bibliothèque, vole de ces livres et au final une perte final de quatre cent ryos pour ce malheureux enfant mais gain de précieux bouquins parlant de maîtrise du chakra et d'amélioration des sceaux. Sans oublier un voyage aller-retour ponctué de divers attaques de loosers lambda pensant pouvoir rançonner un shinobi de mauvais poil et séparé pour la première fois depuis des semaines de son fidèle compagnon félidé.
Mais comme Kae s'entrainait de son côté et que Chihousou ne s'était plus entrainer sérieusement depuis Gensou il décida de ne retourner que quelques heures à Arasu, juste pour filer les document à la réincarnation de Bouddha, avant de revenir à Take-city beaucoup plus adapté à l'entrainement que le grand immeuble de KnA. Et puis avec cette foret qui faisait face à la ville, le jeune homme avait l'impression de retrouver quelque peu son ancien terrain d'entraînement.

Enfin bref, il était assis en tailleur au centre d'une clairière, totalement inutile pour ses exercices d'aujourd'hui mais un rituel habituel pour se concentrer. Il voulait bosser sur la base de l'hymen no chakra et créer autre chose que de nombreuses bulles de chakra traversant la matière ou explosant lorsqu'elles se rencontrent. L'un des livres qu'il avait "emprunté" à Mahou parlait de la condensation du chakra et de ses effets possiblement explosifs. Tout d'abord,Chihousou concentra son chakra dans sa main droite et une légère aura bleutée fit son apparition jusqu'à ce qu'il en laisse s'échapper et c'est alors qu'une bulle s'éleva au-dessus de la paume de sa main. Il serra donc celle-ci et fit se concentrer le chakra à l'intérieur de la bulle et il senti les flux et mouvement de son énergie spirituelle et l'augmentation de leur vitesse au moment où il serrait la main de plus en plus fort et c'est alors qu'il eu un mauvais pressentiment et rejeta la bulle juste avant qu'elle n'explose à quelques mètres de lui et il aurait certainement pu être blessé si la quantité de chakra qu'il avait utilisé n'avait pas était si faible.
Il retenta le coup une fois...puis deux...puis trois et ainsi de suite pendant toute l'après-midi, le jeune homme n'arrivant pas à déterminer le moment où la pression interne de la bulle devenait trop importante et lorsqu'il y arrivait et qu'il la lançait, elle retombait mollement sur le sol attendant une nouvelle injection de chakra pour exploser se transformant ainsi en simple bulle équivalente à celles de l'hymen no chakra.

Le problème de cette non-explosion, vu que c'était celui-ci qui était le plus simple à régler, venait du fait qu'une fois que la bulle de chakra quittait la main de Chihousou tout les mouvement et flux internes s'arrêtaient mettant ainsi fin à la pression provoquant la déflagration. Malheureusement, pour l'instant le seul moyen qu'il avait trouvé était au final de relier les bulles à lui-même à l'aide d'un fil de chakra, cela réduisait la distance de ces bombes à quelques mètres seulement mais cela suffirait pour l'instant.
Au final, cela ne ressemblait pas réellement au bakudan' no chakra (bombe de chakra) qu'il avait imaginé au départ et pour l'instant il décida de nommer cela le bakuyaku yoyo no jutsu (le yoyo explosif), un nom ridicule mais pourtant une technique assez effrayante. D'ailleurs, même si son entraînement n'avait pas eu les résultats escomptés, le gensouard voyait déjà toutes la polyvalence et les opportunités que pouvait offrir ce jutsu en situation réelle. Certes, il était encore loin de la perfection mais après quelques ajustements il se révélerait certainement très utile...

Il passa ainsi le reste de la journée à travailler le bakuyaku yoyo no jutsu et ce jusqu'à ce que le crépuscule pointe le bout de son nez et qu'il décide de rentrer dans la chambre d'invité que Takeshi avait fait préparé pour lui. Et alors qu'il méditait à l'intérieur de celle-ci tout en grignotant allègrement dans les plats qu'avait concocté un cuisinier inconnu, il reçut la visite inattendu de son hôte et alla ouvrir la porte avant même que celui-ci ne frappe à la porte.


_Simple coïncidence ou tu essaie de m'impressionner?
_J'avais pas envie de dire "entre"...qu'est-ce que tu me veux?
Demanda Chihousou à son invité.
_Pas de marques de politesse tel que bonjour...salut ou yop, après tout tu fais ce que tu veux. Passons, je voulez savoir si tu comptais rester squatter longtemps.
_T'inquiètes pas mon cher, casse-couille, je quitte ton cher coin de paradis de bourrin beaucoup trop belliqueux pour Gensou demain soir au plus tard.
_T'es jaloux parce que t'as pas d'armée sous tes ordres stoo...
soupira Takeshi.
_La ferme et laisse moi méditer sans imaginer que je suis la siddharta sur laquelle tu fantasme.
_Je...je fantasme pas du tout...sur...sur...bon ok je veux me la faire mais elle est quand même sexy, non?
_Pour moi ça reste qu'un putain de moine sans testicules.
_T'es dur là...


La discussion ne dura que quelques autres piques avant que Takeshi ne quitte la chambre du grand blond afin d'éviter le début des lancements de jutsu. Enfin bref, après une bonne nuit de sommeil Chihousou se relança dans son entraînement au yoyo qui fait boom mais pour cela il avait du faire appel à l'un des bourrins décérébrés faisant partie de l'armée de Masumane's brothers & co, et le type qu'on avait accepté de lui prêter semblait être le plus idiot de tous et son allure de grand dindon ne faisait rien pour caché sa stupidité évidente dès qu'il ouvrait la bouche. Mais malgré tout il était, selon les dires d'Idato, le meilleur lanceur d'objets du groupe grâce à son entrainement quotidien au cours des repas communs. Les deux hommes se retrouvèrent donc dans la clairière qu'avait trouvé le Masaka la veille et où se trouvait entreposé un tas de bûche de bois qu'avait amené le jeune homme la veille.

_Euh...monsieur, je...
_La ferme idiot
, le coupa Chihousou, je ne veux pas savoir ton âge, ton nom ou tes pratiques sexuelles je veux uniquement que tu m'entraîne. C'est bien clair?
_Euh...oui.
_Bien, quand je serais prêt, tu jetteras les bûches en l'air, où tu veux mais suffisamment loin de toi pour que je ne te blesse pas.
_Et vous, vous allez faire quoi? Euh, si je puis me permettre...
_Je vais tout faire péter.


Intimant à son compagnon d'entraînement le silence à l'aide d'un shuriken, Chihousou se concentra avant de lancer son jutsu. Peu à peu la lueur bleutée apparu autour de ses mains puis la bulle de chakra, ensuite, une fois condensée pour être un bombe, il la fit tombé et elle fut retenu à quelques centimètres du sol par un fil de chakra qui la reliait à la main du jeune homme. Il réitéra la même opération mais plus rapidement pour sa seconde main puis commença à faire bouger le tout, étendant et rapetissant les deux fils pour ne pas que ses yo-yo n'entre en contact avec quelque chose. Une fois qu'il commença à se sentir à l'aise avec les mouvements étrange de sa nouvelle arme, il indiqua à l'idiot qu'il pouvait y aller quand il voulait.
Il faut bien l'avouer, les débuts furent difficiles, entre les mouvements spéciaux des yoyo qui rendaient difficiles leurs lecture et la nécessité d'agiter constamment les bras pour qu'ils gardent une vitesse constante et puissent réagir au quart de tour et au final la précision n'était pas vraiment au rendez-vous. Après un vingtaine de minutes où seulement quelques bûches furent éxplosée, les bras de Chihousou semblaient peser des tonnes mais au moins la vitesse à laquelle il créait ses yoyo augmentait, cependant pour en faire une arme utilisable pour autre chose que la destruction en gros, il devrait impérativement s'améliorer dans la précision de ses mouvements et dans ce but il passa toute la matinée à s'exercer. Ce n 'est qu'une fois le soleil au zénith qu'il autorisa son second à arrêter de balancer des bûches un peu partout dans les airs et des les ranger pour l'après-midi.
Après un repas immonde et de la méditation pour le néo-araséen, l'entrainement repris mais cette fois Chihousou commença en se bandant les yeux.


_Vous y arrivez pas les yeux ouverts et vous essayez les yeux fermé? Demanda le lanceur de bûche.
_Si je me concentre mes oreilles sont de véritables radars alors te bile pas pour moi mon gros.
_Je suis pas gros...


Cette fois-ci, pour ne pas avoir de sons parasites, le chuunin décida de ne pas agiter ses "fouets" constamment et de parier sur ses réflexes, une fois totalement concentré sur son ouïe il ordonna à son second de commencer à lancer. Il entendit les mouvements de la bûche dans l'air et essaya ainsi de prévoir l'endroit où elle serait l'instant d'après, cependant n'ayant pas d'informations sur sa propre vitesse il rata les première bûches d'environ un mètre à quelques centimètres mais il parvint à les toucher grâce au souffle de l'explosion. Puis peu à peu il gagna en précision et parvint à en toucher une sur quatre. Mais plus impressionnant que le gain de justesse, la rapidité d'exécution augmenta de façon exponentielle et il n'avait donc plus besoin que d'environ deux out rois seconde pour recharger après une explosion. Enfin bref, une fois qu'il fut capable de le faire suffisamment bien à son gout grâce à ses oreilles, il décida de retirer son bandeau et réitéra l'opération avec ses yeux. Et le résultat fut quelque peu décevant, bien meilleur que le matin mais beaucoup moins impressionnant qu'avec ses oreilles comme détecteur de mouvement, au final une buche sur cinq mais plus de précision dans le moment où faire exploser le yoyo.

Finalement, une fois le soir venu, Chihousou se décida à quitter, sans regrets aucun, Take-ville pour se rendre vers Gensou où les informations dégottées par les moines l'attendaient...ainsi que ce que lui avait demandé Hito.

Il aimait voyager de nuit, non seulement la plupart des casses-pieds notoires dormaient profondément mais en plus les paysages illuminés par la lune étaient d'une beauté à couper le souffle. Le voyage jusqu'au village de la cascade prit environ trois jours, trois jours au cours desquelles Chihousou se fit une joie de briser les jambes des quelques clodos pensant pouvoir le détrousser mais le manque de compagnie dut à l'absence de Kae lui fit prendre conscience que détruire des pauvres gens pouvait s'avérer distrayant même si cela ne valait pas un vrai combat face à un shinobi, une partie de jeu physique entre homme et femme ou une petite heure de méditation au bord de l'eau.
Et c'est perdu dans ses pensée que le jeune homme put voir la cascade de Gensou apparaître à l'horizon. Quelques temps plus tard, il entrait dans le village du genjutsu sous l'identité d'un vieux touriste binoclard avec une longue barbe blanche du nom de Dumble d'Haure venant profiter des bains locaux pour soigner ses rhumatismes.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Keitaro le 27/2/2009, 20:01

Otarin (En baillant) - Pffff. Il ne pouvait pas mieux tomber celui la !

Hayamaru - Eh ! Tu t'attendais a quoi, le nain ?

Keitaro
- Tu auras de la chance si un Jounin ne te réveille pas au milieux de la nuit pour nettoyer le vomi d'un alcolo qui a dépassé la dose prescrite la veille ...

Otarin ( Tout en esquissant un sourire malin) Hum ... Tu sembles expert en la matière toi.

Keitaro - Attend voir espèce de microbe !!!

Sheinji - Arrêtez vos conneries ... Le cheval arrive.


En effet , je stoppa mes envies meurtrières pour contempler l'étalon , galopant vers nous, accompagné du clone d'Hayamaru, avant qu'il ne s'arrête gracieusement sous nos regards, ébahis par la beauté de l'animal.

Hayamaru - Qu'elles sont les nouvelles ?

Clone - Il en a deux ... Une bonne et une mauvaise.

Shigori - Commence par la bonne alors ...

Clone - D'accord. Delze est en ce moment même sur la piste du véritable assassin et essaye de prouver votre innocence.

Keitaro -Venant de lui ? Ca me surprend ! En plus ca nous aide pas beaucoup

Otarin - Euh ... Et la mauvaise nouvelle ?

Clone - Ah oui ! J'ai failli oublier. Les policiers ont retrouvé votre trace ... Ils sortent de Chikara demain matin.

Keitaro - QUOI !? Et c'est maintenant que tu nous le dis !!!!?

J'ai du crier assez fort, car le clone sursauta et tomba du cheval la tête la première. Hayamaru toussota et répliqua, un peu gêné par la prestation assez médiocre de son clone.

Hayamaru - Rien d'autre ?

Clone ( En se grattant le haut de la tête) - Non ... C'est tout pour l'instant.

Hayamaru soupira une dernière fois avant de faire disparaitre dans un Plouf son clone. Il se tourna à nouveau vers nous, comme s'il cherchait de l'aide au plus profond de notre regard, et s'exclama d'un coup.

Hayamaru - Bon ! On a plus de temps à perdre.

Sheinji - C'est cool tout ca, mais je voudrais bien savoir où est-ce-que tu comptes aller.

Otarin - Et si on retournais au village pour expliquer tranquillement aux policiers que tout cela n'est rien d'autre qu'un énorme malentendu ?

Keitaro - Et puis quoi encore ? Tu n'as pas envie n'ont plus qu'on prenne le thé avec eux tout en mangeant des petit biscuits ?

Shigori - Moi je propose qu'on s'en tienne au plan de départ de sortir du désert.

Hayamaru - Oui ! On va continuer notre chemin vers le Sud Est puis je réfléchirais a un plan lorsqu'on traversera la frontière naturelle. On partira demain à l'aube !

Tous - COMPRIS !

La nuit fut assez longue et difficile , surement à cause des malodorants pieds d'Otarin, qui en plus étaient situés à quelques centimètres de mon nez , n'empêche j'ai bien réussi a m'endormir quelques précieuses heures qui me seront sans aucun doute fort utile pour la dure journée que nous attendait le jour d'après ...
Le lendemain je me fis réveiller par ce sadique de Sheinji qui n'avait rien de mieux a faire que de taper un casserole avec une grosse louche en métal tout en criant à tout le monde de se lever
Après lui avoir mit mon poing sur le visage je me suis vite habillé de mon habituel kimono blanc pour ensuite pouvoir prendre mon petit-déjeuner.

Sheinji ( Déposant sur mon plat une grosse puré jaune) Et vooooooiilàà !

Keitaro - Beeeeeeeeeerk ! Tu appelles ca des œufs brouillés ?

Sheinji - Si t'es pas content tu n'as que manger du sable un point c'est tout !

" Grrrr . Une pareille horreur ne serait jamais arrivé au restaurant ... Je veux le plat de brochettes de ma mamaaaaaaaan ! "


Hayamaru - Bon ! On as plus le temps de s'amuser. Donc vous allez me faire le plaisir de finir de manger en vitesse ! ... Aussi , j'ai a vous annoncer que Hatake, le fils du chef du village de Pepitows, à décidé de partir de son coté . Car il a jugé que sa vie était en danger en notre compagnie.

Shigori - Nous sommes des fugitifs du village ninja le plus puissant du désert . Il fallait s'y attendre .

Hayamaru - Néanmoins , il a bien voulu nous laisser quelques unes des armes forgés à Pepitows .

Otarin - Tant mieux pour nous ! De toute façon ce n'est pas un ninja . Il n'aurait fait que nous retarder si il était resté avec nous.

Keitaro ( En avalant la dernière bouchée d'œufs) Bien ! Je pense qu'on est fin prêt a partir !

Tous - Oui ! Allons y .

Après avoir ramassé les rares affaires qu'on avait et fait disparaitre les preuves de notre présence ici, nous priment enfin le large à toute vitesse
Hayamaru ,présidait la Team suivi de moi ,Shigori et Otarin . Sheinji restait quand à lui en dernière position ...

"Sheinji ! J'étais tellement inquiet sur comment aller se dérouler cette journée que j'ai pratiquement oublié l'endurance de Sheinji"

Voyant que Sheinji avait clairement du mal à suivre notre rythme je fis signe à Hayamaru pour qu'il s'arrête... J'avais une idée en tête.

Sheinji (Essoufflé) Je suis vraiment désolé ... J'arrive plus à vous suivre.

Otarin - Pfff ! Ca ne fait même pas vingt minutes qu'on s'est mis en route.

Hayamaru - Effectivement. Cela pose problème .

Keitaro -Ne vous inquiétez pas. Je sais comment y remédier ... KUTCHIYOSE NO JUTSU ! KITSUNE

Le grand renard fit donc son apparition, ses poils roux recouvert d'une fine couche de sable dorés emportés par la brise désertique. Les deux Genins semblaient émerveillé par la grandeur de l'animal, Hayamaru et Shigori eux esquissèrent un sourire. Je me mis sur le dos du renard et regarda Sheinji d'un air amusé.

Keitaro - Allez ! Monte !

Sheinji - Que je monte las dedans ?

Otarin ( Étouffant un fou rire ) Puisqu'il te le dit ! Haha

Keitaro - Oui ! Et toi aussi tu monte .

Otarin -
Gné ?

Sheinji et Otarin -
B..B...Bon d'accord .

Ils montèrent tous les deux sur le dos de mon ami à poil ,mefiants , après que je fasse un signe du regard au deux autres qui se preparaient déjà à accelerer.

Keitaro - Accrochez vous !
------------------------------------------------------------------------------------

Le reste du voyage se passa sans encombres mais , arrivés à une vingtaine de kilomètres de l'objectif , les choses tournèrent au vinaigre et notre groupe aller se séparer . En effet , on continuait notre chemin à toute vitesse lorsque , le sol recouvert de sable , explosa à quelques mètres du groupe. Soufflant par la même ocasion tous les membres de ce dernier, heureusement pour nous , personne n'était blessé , sauf mon invocation , touchée à la patte gauche ce qui m'obligea a annuler la technique pour qu'il se repose.

Policier - On les as enfin eu chef !

Otarin - Fait chier ! Vous voulez nous tuer ou quoi ?

Chef - C'est un peu le but .( S'addressant aux policiers) Arretez les !

L'action se déroula très rapidement ... Je vis une fine poussière de sable s'élever autour de moi avant d'entendre la voix de Shigori crier "attention" et me faire violament pousser par elle et voir comment elle se faisait enfermer dans une sphère de sable.

Hayamaru - Voilà ce qu'on va faire ! On va essayer de les semer en se separant . Je pars avec les deux nains et toi tu reste ici . Je sais que tu reste tout seul mais je ne peux pas les laisser seul. D'accord ?

Keitaro - Tout à fait !

Il me regarda une dernière fois puis me donna un petit coup pour me donner du courage avant qu'il ne parte finalement avec Iji et Rin. Comme prévu, les policiers , voyant qu'ils s'enfuyaient , commencerent a les poursuivre, me laissant seul avec leur chef.

Chef - Maintenant on est seuls ... Alors ca vous a plu mon petit numero pour etre promu ?

Keitaro - QUOI ?! C'était toi , l'assassin alors ?!

Chef - Et oui ! Brillant n'est ce pas ?

Keitaro - SALE POURRITURE ! KAZE CHIKARA SENPUU !

Je me suis jeter avec fureur sur lui , prêt a lui casser la tête avec ma technique ...

--------------------------------------------------------------------------------------------

Keitaro - HEIN ! QUOI ?! Qu'est ce qui s'est passé ?

SHigori - Tu étais inconscient . Tu vas justement assister à ta mort.

On étais , moi et Shigori, accroché dans des poteaux en bois , devant une dizaine de ninjas prêts a déchainer la technique de projection de sable , utilisé pour les exécutions à Chikara.

Keitaro - FAIT CHIEEEEEEEEEEEEEER !
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Sarouh le 9/3/2009, 22:23

Il faut tuer Ricky Marre-tine !

Yan soupira pour la énième fois. Cette mission était un gigantesque genjutsu ou quoi ? Mahou aurait envoyé deux chuunin ça serait fini depuis un moment déjà. Mais non, les trio de gennin qu’il formait avec Mayuu et Haruhisa avait était envoyé en renfort. Et il avait fait une gaffe énorme, permettant ainsi à Ricky Marre-tine de prendre la poudre d’escampette. Seul point positif, il était avec Mayuu.

Au moins il connaissait quelqu’un. C’était déjà ça. Le gennin regarda les alentours. Devant lui, Hiro et Fuu rigolant et se bagarrant gentiment. Derrière lui, Mayuu et Haruhisa tout les deux l’air rêveur.

Bon au moins, le voyage au mont Fuji allait être simple : des bœufs transportaient les ninjas. En effet au nom du Q.G, Hiro avait payé des moyens de transport. Avec une selle adaptée, la placidité des bêtes étaient apaisantes. Et c’est là que ladite placidité des bovinés vola en éclat.

Ruant sans raisons apparentes, les monture des shinobi les projetèrent au sol et s’enfuirent. Et c’est là qu’un grognement se fît entendre. Mais pas le grognement d’un simple animal, ours ou autre.

Enfaîte deux drakes surgirent derrière eux. Avec un soupir désabusé, Yan se mit en retraite et invoqua son arc de glace. En effet avant la mission, son sensei attitré avait eût deux cours avec lui et ils avaient, eux deux développés la technique de la création de l’arc. Les deux chuunin se mirent en position défensive envers les gennins. Encore une fois ils étaient un poids mort.

Les sabreurs partirent au corps à corps. Le jeune Raizaki banda son arc et fît un tir vicieux au niveau des yeux du quadrupède. Ce dernier baissa légèrement, et se ramassa sur lui-même. Haruhisa étant le plus proche freina et mit ses katanas en croix devant lui, ne sachant à quoi s’attendre. Un énorme flot de lave lui répondit. Ce dernier partait de coin, repoussait par Fuu, qui avait envoyé une rafale fuuton pour éviter au gennin d’être carboniser.

Yan créa plusieurs flèches de glaces et les tira en même temps sur ce qu’il présumait être le point fait des draconien : les pattes. Il constata avec soulagement que c’était le cas. Les drakes firent tout deux un écart pour éviter la mutilation. C’est à ce moment qu’Hiro chargea le cracheur de feu le plus proche et se glissa sous lui. A l’aide de chakra, il s’agrippa à la protection ventrale de la bête.

Furieuse, elle se roula au sol, le chuunin tenant comme il pouvait. Puis lors d’une accalmie, il enfonça un mètre d’acier et entre l’épaule et la patte avant du drake. Celui-ci se contorsionna en hurlant de douleur : il était incapable de se mouvoir, étant par procuration, incapable de lutter. Le chuunin récupéra son arme et fît face à l’autre créature qui n’avait pas bougé depuis son esquive, indécise.

De paralysée par son indécision elle passa à folle de rage. Remuant son énorme queue, elle crachat une chaîne de boule de feu visant principalement les gennins en retrait. Yan et Mayuu se substituèrent. Quand ils réapparurent, le drake était mort, gisant plusieurs piques en acier enfoncés dans la cage thoracique.

« bon, les gars, faut y aller. Ce contre temps est fâcheux. Très. Faut trouver un moyen de transport, et vite !
-Euh, avant dites nous comment vous l’avez eût ?
-Un simple ninjutsu, allez on y va plus vite ! »


C’est ainsi que la troupe de joyeux compagnons (DEDICACE FOR NAWEULBEUCK !) partît vers le village le plus proche. En courant. Une remise en forme avait dit Fuu. Ils coururent une heure durant. Yan et Mayuu étant les moins endurants, ils coururent lentement mais réussirent à arriver au village. Essoufflés, les shinobi achetèrent des vivres. UN paysan accepta de les prendre dans sa carriole d e nuit, pour qu’il puisse dormir tout en avançant.

La semaine continua et le groupe aussi. Après avoir évité auberges coupe gorge, troupeaux de buffles, bandits, petites frappes et un dragon rouge (si vous aviez vu la vitesse que peuvent avoir les gens en fuyant ce genre de bestioles…) Les ninjas arrivèrent enfin aux montagnes blanches.

Les majestueux piques s’élevaient, en promesse d’aventure et de suspens. Et ce dernier ne manquerait pas…

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Hayamaru le 11/3/2009, 20:38

Ayant placé Sheinji et Otarin sur mon cheval, je couvre la fuite de ces deux-là, qui chevauchent maintenant à cinq mètres devant moi. De bond en bond, je maintiens la distance entre eux et mi, jetant sans arrêt en arrière des regards aux policiers.

Keitaro et le chef de cette unité sont maintenant hors de ma vue. J'espère qu'il ne va pas se faire avoir...

Il y a 3 gars seulement à ma poursuite,un ayant abandonné, faute d'endurance, prétextant qu'il allait l'aider. Quelles tapettes ces flics... J'espère que Delze ne va pas tourner comme ça. Enfin, j'espère pour lui.

Quelques kunaïs viennent me dire bonjour, mais je prends pas trop le temps de leur serrer la main, j'ai autre chose à faire. Sauver ma peau, c'est déjà bien suffisant...

Ils se rapprochent de moi, je maintiens l'écart, mais je me rapproche du cheval. C'est mal parti.

Sheinji – Haya, rapproche-toi !

Je m'éxécute, mettant toujours plus de distance entre eux et moi.

Moi – Quoi, c'est pas le moment ! J'essaye de me démerder pour qu'ils nous lâchent ! Un ninja est plus endurant et rapide que ce simple cheval, faut qu'on s'en débarasse.
Sheinji – Mais à trois contre un tu vas avoir du mal, c'est ça ?
Moi -Heu... oui, il semblerait...
Otarin – A ce moment là, on a de quoi t'aider, regarde.

Sheinji me montrait alors... un arc.

Sheinji – Bah c'était dans les paquetages, avec un mot, j'ai pas tout lu, mais il semblerait que ce soit pour toi.
Moi – Bon, tu vas essayer de t'en servir, moi j'ai aucune chance de viser correctement à la vitesse où je vais.

Trois kunaïs sifflent à nouveau autour de nous. Je dégaine pour les envoyer valser, ainsi que les quelques-uns qui vinrent à leur suite, m'en empare pendant qu'ils tournent en l'air et les renvoie à leur propriétaire, mais ceux-ci esquivent facilement.

Enfin, après un temps qui me parut interminable, lorsque Iji fut prêt et arma enfin une flèche, tendant la corde et visant le groupe, il commencèrent à s'espacer.

Moi – Vas-y, choisis ta cible, mais souvient-toi, pas de gâchis, je déteste ça.
Sheinjiavec son typique sourire ironique – Bien chef !

Et la première flèche fut tirée, et le premier poursuivant mit hors-course, touché à la cuisse, s'affalant dans le sable. Un de ses équipiers se retourna vers lui, tout en courant, et au moment où il se retournait dans sa direction de course, il n'eut pas le temps de sauver ses attributs masculins.
Otarin avait sauté du cheval, et avant même de toucher le sol, avait mis hors d'état de nuire l'avant dernier de ces em****eurs de flics.

Otarin ne se déplacant plus, il était une cible parfaite pour le dernier, qui lui fonca dessus en pleine course. Je plaqua Otarin de côté, faisant échouer la tentative d'assassinat – et non pas d'arrestation, ce qui me paraissait étrange, de la part de policiers chargés de nous intercepter, et non pas de nous liquider – de celui-ci.

Sheinji devant, sur le cheval, moi et Otarin derrière, le policier au milieu, piégé.

Moi – Alors, tu es tout seul, maintenant, tu comptes compte nous poursuivre encore ou abandonner ?
Policier – Je ne faillirais jamais à mon devoir.
Moi – Mais ferme-là, petite merde. Ne commence à me sortir un discours sur l'honneur et le devoir, alors que tu viens d'essayer de tuer ce garçon.
Policier – Hey, tu vas pas me faire la morale, gamin... Je tue qui je veux, quand je veux.
Moi – Même si je sais que tu ne vas pas me croire, j'aimerais que tu saches que nous ne sommes pas les coupables.
Policier – Ca alors, mais ça change tout !
Moi – Ta gueule. Je sais que tu ne me croiras pas. Seulement, quand l'unité médicale te ramènera au village, préviens tes supérieurs qu'ils devront préparer des excuses et des réparations, dès que nous aurons éclairci l'affaire, ou plutôt qu'un flic moins con que les autres ait réalisé qu'il y avait un truc qui cloche.
Policier – C'est bon ? T'as fini ton speech ? J'peux te faire la peau ?
Sheinjipointant une flèche sur lui – Vas-y, à 3 contre un, c'est toi qui va prendre.
Otarindégainant – Ca c'est bien dit.
Policier – Hun hun... Pauvres fous... Je connais vos identités. Kageniwa Sheinji, Rekaïshi Otarin, et Daihoshi Hayamaru. Vous êtes 2 genins, et un chuunin. Pour intégrer la police chikarate, il faut avoir au minimum le grade chuunin, en plus de faire partie du clan Nomiko, bien qu'il y ait de nombreuses exceptions. Personnellement, j'ai intégré le poulailler il y 5 ans. On peut donc considérer que j'ai le niveau chuunin expérimenté, presque jounin mais je n'ai pas été promu encore. Vous ne faites pas le poids, quelque soit votre nombre.

Sur ces mots, du sable se soulève, et tourbilonne dans ses mains jusqu'à former un bâton uniforme d'une matière inconnue, noire, de plus de 2 mètres de long. Il s'en saisit à 2 mains, et le fait tourner à droite, puis à gauche, puis de nouveau à droite, créant un ballet captivant et aussi dangereux que magnifique.

Un bond en avant, et le bout du bâton me frôle le visage. Je recule de trois pas rapides, et dégaine pour bloquer le bâton qui virevolte. La deuxième extrémité, elle, se balade seule et viens me heurter l'estomac. Je lâche mon sabre et pose un genou à terre, mais je me saisis du bâton pour l'empêcher de s'enfuir. Il tire, mais je tiens bon. Alors qu'il s'apprête à m'envoyer dégager à coup de savate, je lâche, ayant pris soin de déposer un parchemin sur son arme, bien évident pas fait avec du papier classique...
Mon souffle étant légèrement revenu, je recule pour éviter d'avoir la marque de sa semelle sur le visage.

Et là il se rend compte que mon bout de papier fait des étincelles... N'ayant pas d'autre choix, pour éviter de se transformer en bombe humaine, il jette son arme au loin ; sa seule arme, qui explose. Je me fiche de savoir si elle est détruite ou pas, l'important étant qu'il est cerné. Il se retrouve en effet de nouveau encerclé, Sheinji moi et Otarin formant un triangle autour de lui.

Chacun brandit son arme et le pointe. Wakizashi, arc et katana. J'attaque le premier. En même temps, il va pas me sauter dessus à mains nues si j'ai une arme blanche, et il est hors de question que je laisse les genins se frotter à lui. Je cours face à lui, me décale sur le côté pour éviter toute contre-attaque anticipée, et saute, pour attaquer par le haut. Peu avant ce que j'ai cru pendant un moment être le coup de grâce (même si je n'ai pas l'intention de le tuer), car il ne bouge pas et me regarde l'attaquer, il joint ses mains en un signe doton. Et ma vitesse me force à m'écraser sur la sphère qui soudain l'entoure. J'essaye de prendre appui, mais la surface est si lisse que je dérape. Et celle-ci est aussi dure que lisse, comme je m'en rends compte peu après, ou plutôt quand mon visage fait connaissance avec elle. Une ouverture circulaire se forme, où je vois le visage de mon adversaire.

Policier – Et voilà, finish.

Une langue de sable se lève et attrappe mon bras armé (gauche) – et oui, garçon, c'est pas de la terre, c'est du sable... – et la pression est si forte que je me retrouve amputé de toute possibilité de déplacement, car je me suis fait aussi choper les jambes. C'est pas la merde, ça... A moins que...

Je tente une intimidation au parchemin explosif. De ma seule main libre, je prend un kunaï muni d'un nouveau petit parchemin explosif et arme mon bras pour lui lancer, mais je fais semblant, et il le sait pas.

Évidemment, comme il voit le coup venir, son premier réflexe est de fermer le seul trou dans sa sphère qui l'exposait au danger. Je lance finalement le kunaï à la verticale, qui explose dans l'instant, faisant retomber sur moi une pluie de cendres ; et le plus vite possible, je m'empare d'un deuxième exemplaire de cet assemblage kunaï-parchemin pour le lancer en cloche, tout simplement juste derrière, de l'autre côté de la sphère, le laissant en attente.

Cinq secondes après la première explosion (d'ailleurs y'en a eu qu'une pour l'instant...), la sphère de sable s'effondre sur elle-même, car cet imbécile est persuadé que je me suis fait bêtement sauter.
Je l'entends ricaner à travers sa bouboule de sasable. Tu vas prendre cher...

Le ricanement s'éteint lorsqu'il voit, que cette fois, c'est moi qui sourit jusqu'aux oreilles.

Policier – Hein ? T'es pas mort ?

Pschiiit... (bruit de parchemin qui s'enflamme)
Le bruit le surprend, il se retourne mais à peine le temps de réagir en édifiant un petit mur de sable. L'explosion le souffle, il me rentre dedans brutalement pour s'écrouler quelques mètres plus loin.

Moi – Hung...

Je n'ai même plus de la force de me relever. Je tourne la tête vers le corps qui gémit encore... Il n'a pas été gravement blessé, juste sonné.

Otarin s'approche de lui, le katana bien en évidence.

Otarin – Et voilà, t'as voulu me tuer, maintenant c'est mon tour, et je pense que je vais pas te rater.

La lame se leva, pointant vers le ciel. Le soleil se reflètant sur le métal, je ne distinguait plus grand-chose de la scène, juste des formes sombres d'un grand flou lumineux. La lumière était si intense que je du fermer les yeux pour éviter de me les faire cramer.

Non, ne le tue pas, on va avoir encore plus d'emmerdes sinon...

Ce n'est qu'une pensée, que je n'ai pas même pas la force d'articuler.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Hayamaru le 11/3/2009, 20:38

CLING !

Le tintement métallique me fait reprendre mes esprits. Merde, encore d'autres flics ?!

Non, c'est juste mon wakizashi qui a bloqué la lame d'Otarin avant qu'il n'achève le policier. Et c'est Sheinji qui le tient.

Sheinji – Abruti, mais t'es malade ou quoi ? Même si on arrive à prouver notre innocence dans cette affaire de merde, si on a buté un flic de nos propres mains cette fois, on est bon pour la mort. Jamais on rentrera chez nous.
Otarin – Mais c'est pas dans mon intention de retourner dans ce trou paumé au milieu du désert. Et toi non plus il me semble.

Iji le chope par le col.

Sheinji – Mais ta gueule, imbécile ! Il est encore conscient, il nous entend.

C'est louche ; de quoi ils parlent ?

Quoi qu'il en soit, nous nous sommes débarassés de nos poursuivants. Il faut reprendre notre route, mais ils n'enverreront plus d'escouade à notre chasse.

Je pose mes mains à plat dans le sable et tente de me hisser. Avec l'aide d'eux deux, je réussis à me remettre à genoux, puis à m'asseoir. Je reprend des forces pendant 10 bonnes minutes, pendant lesquelles personne ne dit un mot, avant de me remettre debout sur mes deux jambes.

Moi – Bon, on va pouvoir y aller.

Je fais un pas en avant, c'est une grave erreur. Ma jambe se dérobe sous mon propre poids, et je vacille, m'affalant dans le sable, sur le dos.

Moi – Raaah... C'est pas vrai

Le choc de tout à l'heure n'a pas été extrêmement douloureux, c'est juste que j'ai l'impression d'avoir perdu mes repères sensoriels. Le monde semble tanguer autour de moi (comme quand vous faites trop de roulades à la suite, ou que vous tourner plusieurs sur vous-même, mais là c'est pire). Je me relève une nouvelle fois avec l'aide d'Iji, et Otarin m'apporte le soutien nécessaire pour me hisser sur la selle.

Je tends la main dans les sacs de toile accrochés de chaque côté du cheval, pour sortir une outre d'eau. Je bois une gorgée si fraîche, par rapport à la température ambiante, que j'en frissonne presque. Je lance l'outre à mes deux compagnons.

Moi – Buvez, les gars, on a encore du chemin pour sortir du désert.

Sheinji est le plus rapide, et Otarin attend son tour en gromelant.

Otarin'Foiré...
Sheinji – Désolé, les premiers à boire sont ceux qui ont fait le plus d'efforts. Haha !

Et ils se mettent à se poursuivre autour de moi, qui continue à faire avancer ma monture au pas.

Finalement, Sheinji manquant cruellement d'endurance, il se fait rattrapper et se voit obligé de bouffer du sable avant de pouvoir se rafraîchir.

Moi – Héhé, t'aurait rien dit ça se serait mieux passé pour toi.
Sheinjipostillonant du sable – Pouah ! Beurk ! C'est dégueulasse !

Et nous rions, cela nous faisant oublier que nous sommes toujours dans une situation peu enviable.

Enfin, comme une lueur d'espoir, des taches vertes semblent naître dans le sable sous nos pieds, au fur et à mesure que nous avançons. Les plaines infinies se dressent au loin, bien devant nous.

***

Quelques heures plus tard, nous nous arrêttons à l'ombre de quelques arbres. J'attache mon cheval au tronc à l'aide d'une longue corde trouvé dans les paquets, le laissant libre de brouter.

J'ai enfin retrouvé ma capacité à me mouvoir correctement. Je sautille sur place, méchauffant.

Moi – Bon, les gars, ça vous dit une petite séance d'entraînement ?
Sheinji – Et comment !
Otarin – On va pouvoir se décrasser, vu qu'on a pas fait grand-chose tout à l'heure.
Sheinji – Ouais, c'est clair... C'est toujours toi qu'a le beau rôle en fait.
Moi – Héhé, tu serais plus fort, ça n'arriverait pas.

Le Poing de l'Aube me répond en arrachant une partie de l'écorce du tronc qui se trouve derrière moi.

Otarin – Hey ! Tu m'attends pas, maintenant ?
Sheinji – Premier arrivé, premier servi.

Contre Iji, qui n'est pas armé, je reste à mains nues, il n'est pas question que je le blesse.

Je ne suis vraiment pas à l'aise sans arme, je me contente donc d'esquiver ses poings recouverts d'une couche de chakra rouge opaque. Seulement, quand Otarin rentre dans le jeu, c'est plus du tout drôle. Je porte instinctivement la main à mon fourreau... VIDE !!!

Je bondis pour éviter de me retrouver sabré en deux, à la branche situé à cinq mètres au-dessus de moi, que j'attrappe à la main. Je constate que mon wakizashi est glissé dans la ceinture de Sheinji.

Moi – Heu, dis, Iji, ça t'emmerderait de me rendre ce qui est à moi ? Je sais que tout à l'heure, t'en a eu besoin l'espace d'un instant, mais c'est pas une raison pour les garder.

Il a en effet mon arc et mon carquois dans le dos, également.

Sheinji – Pfff... C'est pas juste.

Et il me lance mon sabre. Je lâche prise de ma branche, pour me rétablir avec douceur.

Moi – Attendez une seconde, j'ai quelque chose à faire. Pendant ce temps là, Sheinji tu bosses ton endurance, t'as qu'à courir autour de l'arbre jusqu'à ce que tu n'ais plus de force, et toi, Otarin bah... Je connais pas tes points faibles, t'as qu'à lui courir après.

Sitôt dit, sitôt fait, et les deux zigotos commencèrent à se pourchasser. Moi, je m'assis à l'ombre, sortant des sacs tout se qu'ils contenaient. Je tomba sur le mot dont Sheinji m'avait parlé avant le combat, celui qu'il avait trouvé avec l'arc. Je déplia le parchemin.

Bonjour Hayamaru, c'est ton père.

Je sais bien qu'aucun d'entre vous n'aurait voulu ni même pu tuer cet homme. Vous êtes innocents et je le sais.

J'aurais aimé t'initier à un art qu'à créé un clan. Un clan que tu connais, mais dont tu ignores même l'existence. Le clan Daihoshi. En effet, les Daihoshi ne sont pas la petite famille heureuse et simple que tu as cru être, c'est un clan ancien, résidant loin d'ici, en dehors même de l'île d'Hokuto.

Si un jour tu reviens au village, j'aimerais t'en apprendre plus sur l'histoire de notre clan. En attendant, tu vas apprendre à maîtriser les bases du style de combat que je vais t'enseigner. Celui des armes. Tu manie déjà le katana et le wakizashi. Mais il y a d'autres armes, bien plus nombreuses que tu ne peux l'imaginer. J'en maîtrise moi-même une bonne cinquantaine. Quand à toi, après le sabre, qui constitue la base du combat rapproché, il te reste à savoir te battre à longue distance. C'est pourquoi je t'ai fait parvenir cet arc.

Lorsque t'as précision aura atteint le seuil requis, tu pourras commencer un apprentissage en profondeur du bâton, de la faux, de la chaîne, de la hache, de la massue, du marteau, du joyo, et autres épées géantes et surdimensionnées, qui te confèreront une polyvalence à toute épreuve.

Le sceau que constitue ton wakizashi a été créé par le clan Daihoshi pour justement aider les pratiquants de ce style unique.

Bonne chance, tu en auras besoin.

Ton père.

PS : Tu le sais maintenant, je ne suis pas le simple forgeron que tu as connu. J'ai moi-même été ninja, mais pour les histoires je te l'ai dit, on verra à ton retour.

Ainsi on m'avait caché des choses. Cela ne me surprenait pas plus que ça. Je m'y attendais presque, pour tout vous dire...

Dépliant d'autres sacs, décidemment il y en avait beaucoup, toutes les armes qu'ils contenaient furent étalés par terre devant moi. Une dizaine de couteaux. Cinq poignards courbés, lame de vingt centimètres de long, et cinq dagues, plus petites, droites et régulières, mais mieux adaptées au jet que les kunaïs, donc plus rapides.

Ces petites armes qui avaient l'air plus inoffensives qu'un sabre d'un mètre et demi étaient en fait aussi dangereuses. Mon père en fabriquait beaucoup, de telles armes. C'était ce qu'il vendait le mieux. J'avais observé un homme s'entraîner avec une fois. Ils portaient les dagues. Lorsqu'il s'entraînait, une fois sur des mannequins de bois, il expédiait ces projectiles en tournoyant à une vitesse inégalable pour un kunaï. Autant dire que viser le cou d'un adversaire à encore dix mètres de soi ne lui laissait aucune chance de réaction et donc de vie. Les poignards, eux, étaient réputés incassables et particulièrement légers.

Il nous a fait cadeau de ça... Ca peut toujours être utile. Par contre on est plus que 3...

Moi – Sheinji !!! Otarin !!!

Je me lève pour aller voir où ils en sont. Sheinji est affalé sur le ventre, et Otarin est assis, adossé à un arbre, un brin d'herbe entre les dents.

Moi – Il a pas tenu très longtemps, n'est-ce pas ?
Otarin – Mouais, c'est vraiment pas son truc de maintenir un effort.

La main d'Iji se leva pitoyablement. On aurait dit un zombie...

Sheinji – Gné soif...

Je lui passe l'eau, puis nous asseyons autour du feu que nous venons d'allumer, car la nuit va bientôt se montrer.

Moi – Bon, maintenant qu'on est en sécurité, par rapport à Chikara, tout du moins, on fait quoi ? Il me semblait que tu avais un projet, Iji.
Sheinji – On va aller voir un membre d'une organisation dont je fais partie. Je propose que nous travaillions pour eux. Ce qui est déjà le cas pour moi.
Moi – Je n'ai pas envie de me mêler à des histoires louches. On sera juste des mercenaires rattachés à eux, donc. Je n'ai pas trop envie de faire réellement « partie » de cette organisation.
Sheinji – ... Tu sais, pour tout te dire, j'ai rencontré Otarin il y a une semaine environ. Je lui ai proposé de travailler pour nous. Nous projettions donc de déserter ensemble.
Moi – Attends. Tu veux dire que ce qui s'est passé était calculé ?
Sheinji – Non, pas du tout ! Nous comptions nous enfuir lorsque nous aurions eu un meilleur niveau, là en fait, ça ne nous arrange pas vraiment ce qui se passe. De simples genins lâchés dans la nature, ça nous donne peu de chances de survie...
Moi – Ce qui s'est passé m'a fait nourrir une rancoeur envers Chikara et ceux qui dirigent le village. Je ne les verrais plus jamais du même oeil. Je ne vois donc pas en quoi je leur devrais quelque chose comme la loyauté. Bien, on va donc faire comme tu le dis. Dernière chose. Tenez.

Je leur tends à chacun deux poignards et une dague, gardant le reste pour moi.

Moi – Accrochez ça à votre ceinture. Ne les utilisez que pour vous défendre.

La nuit tombe finalement sur nous. Alors qu'ils dorment, je me lève, prélève un peu de bois incandescent et m'improvise quelques torches. Je m'entraîne ainsi, une bonne partie de la nuit, à toucher le centre d'une cible, que j'ai grossièrement taillée dans l'écorce d'un arbre, avec mes flèches, à environ quinze mètres de distances.
Je ne suis pas encore très doué, normal, c'est la première fois que je me sers d'un truc pareil. A quinze mètres, je serais tout au mieux capable de toucher un homme, s'il ne se déplace bien sûr, sans pour autant que ce soit la bonne partie de son corps que je frappe, et non que je vise.

Le tir à l'arc est vraiment plus compliqué qu'il n'y paraît. Doser la bonne puissance de tir et l'inclinaison de la flèche au départ par rapport à l'horizontale, la hauteur du tireur et celle de la cible, le vent, etc...

Beaucoup de paramètres nécessitant une pratique intense, donc... Pfff... Ca va pas être simple, je le sens...

Après une nuit, courte pour moi, nous voilà repartis.

***

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Sheinji le 18/3/2009, 23:54

Le désert ardent nous observe, plus affamé qu’un prédateur. Avide, il referme sur nous ses yeux de poussières, comme pour nous dévorer. Moi comme les autres ne lui accordons aucun regard.

Nous sommes quasiment les seuls êtres encore capables de marcher dans ce bourbier blanchâtre. De temps à autres, le croassement d’un oiseau à l’agonie se répand dans les airs, et sa carcasse parcourue de soubresauts dépasse le coin d’une dune. Il fait très chaud, j’ai mal, mon humeur est mauvaise.

Un Chuunin, deux Genins. Recherchés, aux dernières nouvelles. Pour l’instant, le groupe n’a eu droit qu’aux petites pointures, et le dernier vaincu en date doit être en train de reprendre conscience dans cette étendue large à se lacérer la peau. Cela m’étonnerait que les administratifs shinobis, entre deux verres et deux éclats de rire provoqués par l’excellent calembours du voisin, ne décident pas de nous balancer un Jûûnin sur le râble histoire d’en finir pour de bon. Je vois mal Hayamaru faire face, seul, à un combattant de ce niveau, quant aux deux ninjas de sous-ordre que nous sommes… Goodbye.

Bref. Notre situation est assez précaire. Personnellement, sachant que les Nomiko (famille constituant l’énorme majorité de la police) sont tous habilités à employer le sable, je définirais notre état en trois mots : « Dans la merde. »

Vous l’aurez compris, ce n’est pas la joie. Pour rajouter à cette semaine qui de toute façon s’annonçait inoubliable, il aura fallu que l’abruti de première classe, l’idiot champion poids lourds, le magistral boulet, l’incroyable crétin connu sous le nom d’Otarin, laisse échapper le nom de Kodomo no Asu. Juste quand Haya se réveillait. Super.

Nous avons donc eu droit à un interrogatoire, assez évasif par chance… et avons du dévoiler la nature du schmilblick. J’ai cru que j’allais étriper mon camarade de l’Académie. Mais, coup de bol, le bretteur ne nous à pas lâchés. Il a même paru intéressé par le projet (en gros, « conquérir » le monde) et donc moi, Sheinji Kageniwa, Genin classé rang G dans le Bingo Book chikarate (je pense…) ai laissé à Rin ses putains d’entrailles de con. Saloperie de désert.

Pour confirmer mentalement mes intentions, je lui lance un regard d’une amabilité extrême, où se transmet mon immense et inaltérable joie de vivre, la gentillesse naturelle dont je suis doté (mais si !), et les ineffables qualités que je lui trouve. Mon œillade est peut-être un peu trop expressive car il pâlit, se plie en deux et recrache ses boyaux dans les sables mouvants. C’est bien fait. Auriez-vous l’obligeance de décéder dans l’instant, cher ami ? Non ? Et merde.


Hayamaru - Iji… Tu crois pas que t’es un peu salaud quand même ?
Moi - J’ai rien entendu. Allez, en route.
Otarin -(essuyant sa bouche d’un revers de manche.) Gweurgh… Kof… ‘Tendez-moi les mecs.
Moi - Rien à faire, je comprends rien. En route, j’ai dit.

Silence. Nous reprenons notre traversée solitaire. Lorsque le paysage commence à se modifier, je suis complètement à bout de souffle. Haletant, je tranche carrément la terre avec ma langue, quand Otarin déclare :

- Bon, ça fait pas mal de temps qu’on est reparti, je propose de faire une pause. Vous en pensez quoi ?

Allélouyaaah ! La meilleure idée du siècle ! ! Ce type est génial, finalement. Il a parfois des accès d’intelligence. Je l’aime.

Hayamaru -Pourquoi pas ? Juste quelques minutes…
Ji- (Tentant d’adopter un comportement neutre.) Haa… Haa… Si.. Si tu veux…

Le nain partit alors d’un rire machiavélique.

- Je déconne, bien sûr. Allez Supertortue, bouges tes fesses.
Iji - Je le hais…

Après une marche pénible émaillée de nombreux mirages (faux, il va sans dire, les mirages sont rarement des vrais) qui nous causèrent de vives déceptions (« Là, une glace à la fraise-chocolat-chantilly volante ! Wazaaaaa…Ah.») et de disputes stériles sans intérêt aucun, (« Otarin, t’es Suiton, passes-moi de l’eau ! », «- Je t’en passerai si tu portes tout mon équipement, le cadavre du cheval là-bas, plus cette pierre de cent cinquante kilos. » « – Cent cinqu… Ok ! Waaaarghlaaa ! Blam. » « –Bon Otarin, fais ce qu’il dit, tu sais bien qu’on a besoin de lui vivant pour arriver à bon port. », « – Mais regarde, il bouge plus, c’est un poids mort de toute façon ! Hey, t’énerves pas, du calme, pas taper ! », « -Pff, encore un jour de merde»), nous arrivâmes… Bah à peu près nulle part vu que j’avais aucune idée de l’endroit ou m’attendait notre réceptionniste.

C’est alors que je vois l’œil de mon compagnon changer radicalement d’apparence.


Lui - Bon allez, montres-toi. T’es grillé.
Moi - Hein ?

L’air se trouble. Devant nous apparaît un homme assez jeune, manifestement originaire de Chikara, qui se tient dans une position d’assurance tranquille. Le détail qui me frappe le plus dans son apparence est son bras, enserré par les bandages, qui s’arrête au niveau du moignon. Le bruit des armes sortant de leurs fourreaux me tire de mes spéculations contemplatives.

L’inconnu - Du calme, jeunes gens. Je m’appelle Idato Masumane.
Otarin - Masumane ? Mais alors tu es…
Idato - Oui. Suivez-moi.


***


Kyôtetsuka. C’est dans cette petite bourgade, que, installé dans une bâtisse exiguë en plein cœur d’une ruelle sombre et froide, Takeshi Masumane vient à nous.

Le Chuunin a changé depuis notre dernière entrevue. Il est recouvert de bandage de la tête aux orteils sur tout le côté droit, et le moindre mouvement lui arrache une convulsion de douleur. Carrément hémiplégique, les bandes de toile qui le recouvrent laissent entrevoir par un claquement l’élasticité d’une brûlure. Néanmoins, malgré cet état critique, j’ai l’impression que la détermination qui brillait dans le regard de l’examinateur s’est raffermie, encore un peu plus. Je souris, heureux de le voir même en ces circonstances peu propices aux expansions.


Haya - (à mon oreille) La vache ! Je croyais que c’était lui le plus fort de la bande ?
Moi - Il a eu quelques… problèmes de santé, depuis.

De ce fait, je ne doute pas que l’adversaire ayant infligé une raclée pareille à ce guerrier vétéran soit vraiment impressionnant. Un même éclair sombre défait les expressions des frères, je conclus que celui qui leur a fait ça se trouve être une seule et unique personne. Intéressant… Je m’absente à peine un mois et Kodomo a déjà de tels ennemis ?

Takeshi - Bienvenue, Sheinji. Bienvenue à vous aussi, les autres.
Le moins stupide du groupe- Moi, c’est Hayamaru. (Désignant le plus stupide) Ce nain que tu peux voir à ma gauche s’appelle Otarin.

Ha ha. Faudrait voir à ce qu’il change son réservoir de blagues (à pleurer, au demeurant). J’y ai déjà eu droit, ce gars n’a vraiment aucune imagination. Même si c’est vrai que Rin est minuscule.

Celui ci jette à notre ami un regard assassin. Il veut balancer une invective mordante, personne n’est assez bête pour lui en laisser le temps.


Takeshi - Ouais ouais, tout ça, c’est bien, mais vous venez faire quoi ici ?
L’inimitable et merveilleux énergumène que je suis - Facile… Ils sont désormais membres de l’organisation. Je les ai recrutés grâce à une propagande active et efficace.
Rin - Hum, hum… (éloquent raclement de gorge. Pas croyable comme ce gamin est pété de jalousie…) En gros, c’est ça. Je souhaite devenir agent double pour vous.
Hayamaru - Perso, je voudrais me détacher un peu, être plutôt comme un mercenaire. C’est faisable ?
Takeshi - Je verrai ça avec la patronne… Grades, capacités ?
Otarie - Genin confirmé, axé Suiton et Taijutsu. J’ai une pupille spéciale assez utile pour les missions de repérage (il jeta un coup d’œil à Idato) que je ne maîtrise à la base pour l’instant.
Chika- Maru - Moi, Chuunin confirmé… Je n’ai pas d’affinité mais je suis assez bon bretteur. J’invoque les faucons à faible niveau, et je travaille actuellement sur des techniques spéciales d’utilisation de chakra. Je me concentre aussi sur le maniement des armes diverses.
Masumane-le-crâmé - Bien… Deux nouveaux bras ne seront pas inutiles.
Rin-Surtout que vu l’état des tiens… Sans vouloir te vexer, tu ressembles vraiment à une momie, mon vieux.

Imperceptible souffle d’air. Otarin a un hoquet, et contemple stupidement l’énorme masse d’acier –deux mètres !- qui effleure sa gorge.

Trop rapide.


Hayamaru - Wow, not bad…

La voix de l’Arasuite, douceureuse, résonne comme un couperet. Lentement, il murmure quelques mots à l’oreille du gaffeur.

- Tu devrais faire gaffe. Même diminué, je suis toujours capable de t’exploser la gueule. Alors ferme la tienne, ou tu t’exposes à de sérieux ennuis. C’est un conseil.

Je repousse vivement les deux protagonistes et me fend d’un sourire forcé. Une goutte de sueur perle sur le bas de ma nuque.

- Ne nous énervons pas… Il plaisantait juste… N’est-ce pas, Otarin ?

Je suppose que celui-ci aurait souhaité répondre, mais comme Hayamaru, prudent, lui éclate la rotule d’un coup de pied, il ne parvient à émettre qu’un gargouillement incompréhensible.

Takeshi se tourne à nouveau vers nous. Il tend sa main libre d’entraves, et nos regards errent bientôt sur les fondations lézardées.

Adossés aux murs étroits, des pantins sommairement construits jouxtent une quinzaines de cibles écornées et râpeuses. Dessus, détail négligé par moi jusqu’à présent, s’acharnent une douzaines de personnes de tout âges, shinobis c’est certain, et plus ou moins endurcis d’après leurs héteroclites performances aux lancers.


Idato - Je vous présente la future armée de Kodomo no Asu. Tous sont à peu près de votre niveau, et viennent de débuter leur entraînement, sous mes ordres. Nous comptons les regrouper par équipes en fonction de leurs spécialités, lorsque les effectifs seront suffisants. Inutile de préciser que, pour l’instant, c’est loin d’être le cas.
Moi- Enfin, c’est pas mal quand même… Je constate que l’orga s’est bien développée depuis le départ à l’examen.
Takeshi- On est pas mécontents, c’est vrai… Il s’est passé pas mal de choses, et on a tous fait du bon boulot. J’ai reçu cette baraque d’un gros poisson d’Arasu, en récompense à certains services…
Hayamaru- Bon, si ça vous dérange pas, on va couper court à votre réunion pour aller manger un morceau. Vous avez de la bouffe, au moins ? Nos rations sont assez moyennes…
Idato- Bien sûr, attendez.

Et il les entraîne vers une toute petite salle dans le fond. Je souris en entendant le mugissement sauvage d’Otarin, « Yeah, à table !! » puis me retourne pour poursuivre ma conversation.

Au fil du récit, je prend conscience qu’aucun de ceux qui étaient présents avec moi le jour de l’attaque de Koori ne s’est laissé aller. Les contacts du groupes avec l’extérieur s’affinent, un réseau d’information et de soldats se forme, les poutres fondatrices du projet se mettent en place… Je ne donnais pas cher de leur peau au départ, mais pour des Chuunins ils m’épatent. Pour la première fois depuis ce qui me semble être un temps inénarrable alors que ça ne doit pas faire une semaine, je sens une grande bouffée de soulagement m’envahir. La main de Takeshi, sur mon épaule, souffle ma bulle de douceur en m’envoyant crever la surface.


Le brûlé - Alors, quoi de nouveau de ton côté ?

C’est à mon tour, et je lui narre tout sans rien omettre. La mission à Tashioosho, la rencontre avec Otarin, la fuite, Pépytows, les combats. Il me regarde attentivement, émet quelques commentaires intéressés, sourit. Je crois que je viens de monter un peu dans son estime.

Takeshi - Alors comme ça, tu connais Keitaro?
Moi - Ouais, c’est un boulet qui cache son cerveau, mais plutôt sympa. Pourquoi ?
Takeshi - J’ai une lettre pour lui. Tu la lui remettras ?

Il me tend un rectangle de papier froissé, que je fourre dans ma poche, un peu gêné peut-être. Je ne suis pas certain que Kei ait survécu… Après cela, je me décide à rendre compte du travail que j’ai accompli.

- Tu te souviens de la mission que Siddharta m’avait confiée ?
- Euh, ouais… Tu devais récolter des renseignements sur Chikara, je crois.
- C’est ça. Comme je t’ai raconté tout à l’heure, je suis entré en possession
d’une drogue révolutionnaire, qui pourrait devenir la source d’énormes bénéfices.
- Le rapport avec la mission ?
- J’y viens. J’ai l’intention de proposer cette drogue à la pègre chikarate, en clair de leur accorder un gros pourcentage sur les ventes que vous ferez. En échange, ils me fourniront des infos, si tous se passe bien. Je crois que plus on aura d’argent à leur fournir…
- Plus on aura d’infos utiles.
- Exactement. Je voulais avoir ton avis… Si tu veux, je peux essayer l’infiltration pure et simple.
- Non, ton plan est bon. Ça amorcera un lien avec une mafia extérieure. Si tu deviens leur pote, ils répondront présent lorsqu’on aura besoin d’eux… Et je te garantis qu’un soutien pareil vaut son pesant d’or. En plus, si on apporte la confiance de Khain à Izanami, ça m’étonnerait vraiment qu’elle nous crache dessus…
- C’est mon avis. Tiens…


Il se saisit du parchemin frappé d’un sceau que je serre dans mes doigts. Malgré son profond délabrement physique, il ne lui faut pas une minute pour rompre le sortilège –qui est d’ailleurs conçu à cet usage-, et de s’emparer du livret détaillant le processus de fabrication, ainsi que quelques-unes des tablettes contenues par le sceau. Ayant parfaitement mémorisé les instructions laissé par Isshin, le créateur de ce qui, si ça se trouve, me rendra riche, je laisse aux Masumane l’inestimable chargement, me réservant quand même un peu de substance en vue de mes futures démarches avec la pègre.

Take - Et pour le nom, tu proposes quoi ?

Je réfléchis un instant, puis décide de faire un petit cadeau au trafiquant qui croupit actuellement en prison.

- On a qu’à appeler ça le kôsen. C’est le nom du type que j’ai dépouillé.
- C’est OK… On essayera d’organiser des convois discrètement, pour faire passer l’argent à Chikara.
- T’as une idée de la façon dont tu vas t’y prendre ?
- Aucune. Bon, tu m’avais parlé d’un métal récolteur de chakra ?


Zut, j’avais complètement oublié que le forgeron paumé que nous avions réussi à sortir de son village de psychopathes ou ils traitent le métal comme des dieux, Hatake, nous avait faussé compagnie juste quand j’avais le dos tourné. Quelle ingratitude… Moi qui aurais tant aimé voir Kodomo le tuer au travail pour se faire des armes… ça lui aurait bien fait les pieds, à ce crevard.

J’avoue à Takeshi mon impuissance, puis lui fournis le signalement de Hatake, en précisant quand même que si personne ne le retrouve, c’est foutu pour l’exclusivité de l’équipement. Je vois le visage balafré s’illuminer lorsque j’évoque la possibilité d’un sabre amélioré, et me surprends à penser au triste sort de l’artisan si il tombe entre les mains de notre orga.

Enfin… C’est pas mes affaires. Je prends congé du maître de maison, et me dirige vers la cuisine rudimentaire où mes deux camarades s’empiffrent à s’en faire exploser la panse. Je fais bientôt comme eux, et, derrière mon ventre gonflé, sur la cloison, j’observe l’éclat de la lune entamant sa descente dans le ciel vespéral.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Hayamaru le 30/3/2009, 23:24

Le lendemain de notre arrivée, nous sommes conduits vers une petite maison en bois, d'apparence traditionnelle.
Ce coin ressemble plus à une réunion de gangs de types louches, des petites frappes qui font les malins pour se rendre intéressants. Je méprise ce genre de personnes.
Bien que cette organisation semble mieux construite, avec un système hiérarchique bien établi, il n'en reste pas moins une association de déserteurs. Ce genre d'habitation ne correspond pas à ce genre de personnes. Nous arrivons devant une porte en bambou coulissante.

Takeshi – Veuillez me suivre. Je vais vous présenter à notre patron.
Otarin – Ha, le boss.
Homme qui se tient devant la porte – Méfie-toi, minus. Ne fais pas le malin, c'est une chance que vous puissiez rencontrer notre chef. C'est une personne calme, mais si l'un d'entre vous à une attitude irrespectueuse ou même dangereuse, je lui fait regretter de s'être présenté ici.

Je m'arrête face à lui, levant la tête vers le visage de ce type, légèrement plus grand que moi.

Moi – Je peux savoir qui tu es, toi, pour avoir une attitude aussi méprisante ?

Je ressens un élan d'agressivité monter en moi. Je m'étonne moi-même ; cela ne me ressemble pas. Moi qui suis extrêmement calme d'habitude, j'ai l'impression que les évènements récents m'ont fait changer. Il faut que je me contrôle... Laisse cet imbécile se la jouer.

Takeshi – Pardonne Abu, il est très attaché à la personne qu'il protège ; il est son garde du corps depuis son enfance.
Moi – Son enfance à lui ou celle de la personne qu'il protège ?
Takeshi – Non, celle de notre chef.

... ... Attends une minute... Ce gars à la trentaine... Il doit pas être vieux le boss...
Sheinji se rapproche de moi et me glisse quelque chose à l'oreille au moment où la porte s'ouvre.

Sheinji – Attends, le boss c'est pas ce que tu crois...

Les mots n'ont même pas le temps d'être assimilés par mon cerveau que je la vois. Oui, la. Elle. Une jeune fille, plus jeune que moi sans doute, assise en tailleur au mileu de la pièce, les yeux fermés, les mains jointes dans une position qui s'exprime clairement : elle médite.

Otarin – Attendez, c'est ça votre chef ?!

Elle ouvre les yeux, quand à moi je me retourne pour attraper au vol le poignet de ce Abu, dont le poing a volé jusqu'à quelques centimètres du nez d'Otarin.

Moi – Hey, on se calme, mon gars. Évite de t'en prendre à mes amis.
Abuarrachant son bras à ma main – Je vous avais prévenu !!! Tu protèges ce type, tu manque à ton tour de respect à ma maîtresse !

Son poing n'est pas encore parti que j'ai déjà disparu, et que j'abats le tranchant de ma main sur sa nuque au moment où il brasse l'air, avant de réapparaître.
J'ignore la puissance et le grade de ce type, mais mon coup ne semble pas lui faire le moindre effet.
Il tourne lentement la tête vers moi.

Abu – Alors comme ça tu es capable de te téléporter ? Intéressant...

Me téléporter ??? -___- Heu nan, j'crois qu'y a erreur, là... Ce n'est pas exactement ce que je voulais leur laisser penser.

Sheinji – Ca alors, tu m'étonnes de leur révéler si tôt ta capacité de téléportation...

Attends, il fait de l'humour là ? *Oui, ça s'appelle de l'ironie.* Non mais tu te fous de ma gueule, toi ?

Moi – Oui bon ça va, ferme-là.

Je me retourne vers la jeune fille qui nous regarde, impassible, depuis tout à l'heure. Je m'incline légèrement.

Moi – Excusez-moi de vous avoir dérangée. Nous pouvons nous retirer si vous le souhaitez.
Jeune fille – Non, je souhaiterais au contraire m'entretenir avec vous.
Moi – Comme il vous plaira.

J'ignore pourquoi, mais cette personne, aussi jeune qu'elle soit, m'inspire le respect. Elle dégage une aura apaisante, qui m'ôte pour ainsi dire mes pensées agressives envers ce sale type.

Jeune fille – Allez-y, asseillez-vous, je vous en prie.

Nous nous éxécutons, et je m'asseois en tailleur, face à elle, essayant tant bien que mal de copier sa position du lotus. Pas concluant, elle est plus souple que moi...
J'observe son visage, il est serein, calme, et elle est également d'une grande beauté. Sa peau légèrement mate lui donne un air exotique tout à fait charmant.

Jeune fille – Bien... j'aimerais tout d'abord connaître vos noms et d'où vous venez.
Moi – Je m'appelle Hayamaru, Daihoshi Hayamaru.
Otarin – Otarin Rekaïshi.
Sheinji – Et moi on me connaît déjà.
Moi – A ce qui paraît, ouais... Nous venons tous trois de Chikara.
Jeune fille – Je vois. Et bien on peut dire que vous êtes arrivés au bon moment. Sheinji vient de nous remettre la méthode de fabrication et quelques échantillons d'une drogue.
Moi – Laisse-moi deviner, t'as piqué ça en revenant de Tashihoso ?
Sheinji – Et ouais, héhé...

Ses yeux prirent une forme d'accent circonflexe plutôt étrange...

Jeune fille – Et donc, nous aimerions traiter avec la pègre chikarate pour nous procurer des stocks plus importants. Vous serez accompagnés par Takeshi.
Moi – Nous avons été contraints de déserter notre village, et par conséquent nous n'avons besoin d'argent, ne serait-ce que pour nous nourrir, donc j'accepte cette mission. Mais j'aimerais connaître votre objectif.
Jeune fille – Désolé, mais je ne peux pas vous le dévoiler... Vous comprenez, je ne sais pas si je peux vous faire confiance. Cette mission déterminera si oui ou non vous pouvez gagner cette confiance. Pour l'instant sachez juste que l'on a besoin d'argent.
Moi – Bien ; je suppose qu'on a pas le choix...
Jeune fille – Vous pouvez disposer.

Je me lève, suivi de mes deux compagnons, et Takeshi ouvre la porte. Alors que je m'apprête à la franchir, je remarque que quelque chose m'échappe. Je me retourne.

Moi – Excusez-moi, mais...
Jeune fille – Oui ?
Moi – Pourrais-je connaître votre nom ?
Jeune fille – Maboroshi Siddharta.

Maboroshi ? Cette fille descend du plus prestigieux clan de Gensou ?! Et elle se retrouve à la tête d'une organisation criminelle ? Impensable...

Moi – Merci. Au revoir, Siddharta.

Et bien entendu l'autre abruti est toujours en pétard.

Abu – Tu n'as pas le droit de l'appeler par son prénom !
Moid'une voix calme et affichant un air blasé – Je t'emmerde. Ce n'est pas à toi de décider si j'ai le droit de faire quelque chose ou pas. Écarte-toi de mon chemin.

Sans attendre de savoir s'il accepte de coopérer, je disparais de sa vue, le contourne pendant qu'il me cherche du regard, puis sort, avant de réapparaître. Inutile de gaspiller mon énergie à ces petits jeux...

Moi – J'espère te revoir plus amical la prochaine fois qu'on se verra.

***

Nous voilà dehors, aux portes du petit village dans lequel nous étions entrés

Takeshi – Tu es sûr que tu veux partir aujourd'hui même ?
Moi – Oui, on a pas de temps à perdre en repos inutile. On a déjà dormi cette nuit.
Otarin – Ralala, t'es pas drôle, toi comme mec.
Moi – C'est pas ça le problème. Dépêchons-nous de faire ce qu'on a à faire.
Takeshi – Bon, vous avez tout votre matériel ? J'ai avec moi un parchemin scellé qui servira à stocker toute la drogue que nous pourrons récupérer.
Moi – Rassure-moi, on y va pas à pied ?
Takeshi – On va bien être obligés, notre organisation est encore pauvre et nous n'avons réussi à voler, pardon, nous procurer qu'un seul cheval pour nous tous. Et y'a peu de chances qu'on monte à 4 dessus...
Sheinji – Ouais, mais Haya a le sien, perso ! Donc va le chercher, et on part à deux chacun.
Takeshi – Si vous le dites...

Et nous voilà partis quelques minutes plus tard, cavalant vers le nord, pour retourner à Chikara.

***

Le soir venu, alors que nous sommes à mi-parcours, Takeshi décide de nous imposer une pause.

Takeshi – Bon allez ! Puisqu'on est pas pressé et qu'on a déjà pris de l'avance, autant faire une pause pour se préparer. Vous savez qu'on est déserteurs et que si on se pointe comme ça, avec un air de touriste, et bah on va se faire buter comme des cons.
Otarin – Attends, j'voudrais juste savoir, tu viens de Chikara, toi aussi ?
Takeshi – Oui. Je suis l'héritier du clan Masumane.
Moi – Ha ouais quand même. T'es pas nimporte qui.

Décidément, je sais pas ce que ces gugusses ont en tête, mais il doit pas y avoir autant de beau monde sans une bonne raison...Dans quelle merdier je me suis encore fourré, moi ? ... Pfff... Je m'éxaspère moi-même.

Takeshi – J'aimerais également connaître votre grade et vos capacités, pour savoir de quoi vous êtes capables, car je ne suis pas trop en état de me battre en ce moment...
Moi – Je suis chuunin, et eux deux sont genins.

Grand silence. A moins que Takeshi n'ait un menton disproportionné, je le devine bouche bée derrière son masque.

Takeshi – Attends... C'est une blague...
Moi – Bah... Nan.
Takeshiportant la main à son visage, l'air désespéré – Deux genins ont survécu le long du chemin jusqu'à Arasu ? Enfin non, vous vous êtes arrêtés avant, mais peu importe. Je crois qu'on va avoir du mal à faire quelque chose avec vous deux.
Otarin – C'est à dire ?
Takeshi – Bah, pour tout te dire... Je vous vois mal réussir à vous introduire dans le village comme ça, sans vous faire choper. Encore, Haya, avec sa technique qui le rend invisible il a une chance, mais vous...
Moi – T'as compris que c'était pas de la téléportation, toi ?
Takeshi – Oui, et la meilleure preuve, c'est que moi j'en suis capable. Enfin bon, si vous voulez bien, nous allons passer au plan d'action. Non attendez.
Sheinji – Qu'est-ce qu'il y a ?
Takeshi – Je sens une présence ; qui se rapproche.
Otarin – Ca y est, je la vois. C'est petit, ça va vite et ça fonce sur nous.

Chacun se redresse. Otarin a de nouveau ses yeux bizarres. Il a dégainé, Sheinji est entouré d'un léger halo de chakra bleu et Takeshi a la surface de ses mains saturées d'éclairs rouges. Quand à moi, j'ai armé une flèche, et je me positionne derrière eux. L'ombre file vers la droite ; Takeshi envoie une flopée d'éclairs qui déchirent la nuit, mais qui manquent leur cible. La “chose” nous contourne et m'attaque, moi. Je fais face et décoche une flèche. Manqué. Je réarme mais déjà je suis attaqué au visage. Je tombe, la main sur mon nez en sang. J'avais déjà resenti ce genre de douleur.

Ho non, pas lui ! Qu'est-ce qu'il me veut ?

Moi – Mais c'est quoi ton problème ?! Sale poulet !

Je tends la main gauche, dont le gant est renforcé de cuir. Et le faucon se pose majestueusement sur mon index. Je me relève.

Yamanekogan – Tiens tiens, mais c'est le petit Hayamaru. Quoi de neuf ?
Sheinji – C'est quoi ce truc ? Un zozio qui parle ?
Moi – C'est un faucon que je suis capable d'invoquer. Je tiens la technique de mon senseï, je suppose donc que c'est lui qui t'as envoyé ici ?
Yamanekogan – Oui, il m'a envoyé t'amener un message, à toi et tes “compagnons d'infortune”, comme il a dit.

Il me tend une de ses pattes à laquelle est fixé un petit bout de papier. Je le détache et le déplie.

Salut Haya ! C'est Tora, ton senseï ! Après que soit faite l'annonce que vous aviez assassiné le sous-chef de la police toi et tes potes, je me suis dit que y'avais un blême...

En effet, comment un type aussi faible que toi pourrait tuer un type aussi fort que lui ? Wink

Bref, j'ai attendu, parce que j'avais autre chose à foutre que de me soucier de vous, et y'a un de tes potes qu'a sauvé la peau d'un autre, vous innocentant presque sur le coup. La police a continué son enquête et maintenant vous êtes libérés de toutes vos charges !

C'est t'y pas byoutifoule, ça ?!

Allez, à la revoyure !

Je me retourne, vers Takeshi et les autres.

Sheinji – Alors, qu'est-ce qu'il nous dit, le piaf ?
Moi – Héhé... Takeshi, j'crois que tu peux ranger ton plan au placard. On va pouvoir rentrer comme on le souhaite.

***

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Tokri le 1/4/2009, 14:51

Le voyage Chikara-Hakumo n'avait pris que trois jours. Comme Tokri s'y était attendu, de nombreux champs composaient le village. Les habitants semblaient morose, certainement usé par les attaques fréquentes que subissaient Hakumo.

(Nika) Enfin arrivé!

(Tokri) Bon... que faisons nous maintenant?

(Okioto) Ryul et moi allons avertir le maire de notre arrivée. Vous n'avez qu'à visiter le village en attendant.

Les deux Jounins les laissèrent donc en plan.

Je vois pas ce qu'il y a à visiter...

Les deux Genins flanèrent un moment, cherchant un moyen de tuer le temps.

(Nika) Ce que je m'ennuis...

(Tokri) T'es pas la seule... une petite attaque ne serait pas de refus, histoire de me dérouiller les articulations.

(???) Tiens, le feignant de service qui réclame de l'action?

Tokri et Nika se tournèrent vers la personne qui venait de les interpeller. Il s'agissait d'une jeune femme assez grande, coiffé d'un chignon et habillé d'une veste de chuunin.

(Tokri et Nika)
Tenra?

(Tenra) Eh bien, cela faisait un bail qu'on ne s'était pas vu n'est ce pas?

(Nika) Un peu plus d'un an.

(Tenra) Ce que le temps passe vite. Alors quoi de beau depuis le temps?

(Tokri) Pas mal de chose (désignant sa veste) Tu es passé Chuunin?

(Tenra) Comme tous ceux de notre promotion, excepté Higa toi et Nika.

(Tokri) Je vois...

(Tenra) Dis moi Tokri, as tu progressé depuis l'examen Genin?

(Tokri) Comme tout le monde...

Tokri para un coup de poing de Tenra et la dégagea. Elle repassa à l'attaque et Tokri dût esquiver un coup de pied.

(Tenra) Vérifions ça tout de suite!

Tokri esquissa un sourire et passa à l'attaque. Tenra para coup sur coup et l'Utak eût quelques difficultés à l'imiter lors de ces contre-attaques. Du temps de l'Académie, Tenra était déjà doué au Taijutsu et Tokri constata que cela n'avait pas changé. Tenra saisit le bras de Tokri et l'envoya valser sur plusieurs mètres en un vol plané. Tokri se réceptionna tant bien que mal.

(Tenra, montrant le katana dans le dos de Tokri) Tu pratiques le Kenjutsu maintenant?

(Tokri) Ouais...

Tenra fit glisser un parchemin de sa veste et le déroula. Un katana apparut dans un nuage de fumée. Tokri dégaina le sien et les deux adversaires se jaugèrent à distance, puis passèrent à l'attaque au même moment. Les lames se heurtèrent, encore et encore. Dés les premiers échanges, Tokri se rappela que Tenra pratiquait déjà le Kenjutsu à l'Académie... alors que lui ne savait manier sa lame que depuis quelques mois. Tokri se retrouva rapidement désarmé, une lame pointé sur sa gorge.

(Tenra) Pas mal Utak... mais il y a encore du progrés à faire.

(???) Voici donc notre informatrice?

Les ninjas constatèrent que Okioto et Ryul venaient de les rejoindre.

(Ryul) Si vous avez finit de jouer, nous aimerions préparer un plan pour la prochaine attaque... qui devrait arriver en fin de journée...

(Tenra, révoquant son katana) Suivez-moi, je connais un coin ou nous sserons tranquille.

En fin d'aprés-midi


Soixante bandits pénétrérent dans Hakumo. A peine furent ils rentrés qu'ils furent séparé par un imposant mur sortit du sol.

Pas mal ton mur Tenra, bien plus grand que ce que faisait Mutika ... Bon, vingt chacun pour les Jounins, dix pour Tenra et cinq chacun pour Nika et moi... parfait.

Tokri, alors posté sur le rebord du mur, atterit face à ses adversaires.

(Bandit) Un morveux?

(Tokri, dégainant son katana) Qui souhaite mourir en premier?

Les bandits éclatèrent de rire et trois d'entre eux passèrent à l'attaque. Le premier fut éventré, le second perdit sa tête et le dernier se retrouva avec une lame entre les deux yeux. Les bandits survivants étaient muet, de stupeur et d'effroi. Tokri leur adressa un regard meurtrier et planta son katana au sol.

(Tokri) Pas besoin d'arme...

L'un des bandits fonça sur le ninja, qui para et lui brisa le bras en frappant de la paume sur le coude. Il esquiva son dernier ennemi en se baissant et usa du gyo, envoyant son poing dans le thorax de son ennemi... qui se retrouva enfoncé. Tokri extirpa sa main maculé de sang, laissant le corps chutait au sol. Le mur s'effondrit. Tous les autres bandits avaient été massacré, excepté celui au bras brisé par Tokri et un autre que Ryul tenait fermement par la gorge.

(Tokri) J'en ai un!

(Ryul, relâchant son prisonnier) Va dire à ton chef que les ninjas de Chikara attendent de pied ferme ses mercenaires...

(Tenra, s'approchant de Tokri avec un marteau tâché de sang)
Bon boulot Tokri! Il va m'aider à compléter mes informations sur les ninjas mercenaires.

(Tokri, montrant le marteau) Tu te bats avec ça toi?

(Tenra, révoquant son arme) Je me suis spécialisé dans le maniement de nombreuses armes.

Les mains dans les poches, Tokri suivit son équipe en espérant que la suite de la mission serait plus excitante.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Tokri le 4/4/2009, 15:45

(Tenra) Tokri, refais moi un topo sur ce que nous savons de ces mercenaires s'il te plait.

(Tokri) A quoi bon? On l'a répété je ne sais combien de fois en une heure...

(Tenra) Je veux être sûre que tu possédes toutes les données.

(Tokri, aprés un soupir)
Le Jounin, qui est le chef, se nomme Mizuki Kenrai. Il est doué en Taijutsu et emploie des techniques Suiton. Il est entouré de deux Genins expert: l'un d'eux est un spécialiste du taijutsu et l'autre préfére le combat à distance.

(Tenra) Bien...

(Tokri) Eh oui, j'apprends mes leçons à présent...

Tenra esquissa un sourire et déclara qu'il était temps de rejoindre les autres membres de l'équipe. Leus ennemis n'avaient pas attaqué, mais nul doute que cela ne saurait tardé. L'équipe se rejoignit devant la mairie et Okioto commença à émettre l'idée d'encadrer le village afin de parer à toute tentative d'intrusion. Un kunai portant un parchemin se planta entre eux, l'équipe se disperça, évitant ainsi de sauter avec le kunai. Tokri repéra la source de l'attaque: un homme assez âgé et une fille de son âge étaient posté en hauteur. Tokri se munit d'un kunai et fila dans leur direction. A peine eût-il fait quelques pas qu'il se retrouva ejecté. Tokri se rétablit aprés avoir effectué un salto arrière et fit face à son ennemi: un jeune homme de son âge, habillé de façon débraillé.

(Tokri) T'es le mec au Taijutsu?

(???) Zenrar, à ton service...

(Tokri) Vu ton manque de classe, j'en déduis que t'es pas le Jounin...

(Zenrar) Ne me juges pas à mon apparence, crétin Chikarate.

Nika et Tenra rejoignirent Tokri, tandis que Okioto et Ryul étaient déjà en prise avec Mizuki. La fille que Tokri avait aperçu se posta au côté de son partenaire.

(Tokri) Tenra, va aider mon frère et mon oncle. On s'occupe d'eux.

(Tenra) Tu es sûre de toi?

(Nika) Ne t'en fais, nous savons ce que nous faisons.

Aprés un instant de réflexion, Tenra décida de faire confiance aux deux Genins. Désormais en deux contre deux, Tokri se mit en position, prêt à passer à l'attaque.

(Tokri) Ne te ménage pas, ça fait longtemps que je ne me suis pas dérouillé...

Zenrar esquissa un sourire sadique et fit signe à Tokri de s'approcher. Le jeune homme ne se fit pas prié et passa à l'action. Zenrar para la première attaque et tenta un coup au flanc, que Tokri para à son tour. L'Utak perçut un projectile filait dans sa direction, et eût tout juste le temps d'esquiver un kunai. Prenant de la distance, Tokri sse rendit compte que Nika avait disparu.

(Zenrar) Te voilà seul...pas de bol mec.

(Tokri) … raménes toi.

Zenrar fonça sur son ennemi et l'échange au Taijutsu reprit. La fille tenta d'atteindre Tokri mais ce dernier para ses deux kunai de son katana. Le combat dura un long moment ainsi, Tokri maintenant Zenrar à distance de sa lame tout en parant les attaques à distance. Zenrar finit par réussir à maintenir son bras tenant le katana et Tokri vit, impuissant, la fille se munir d'un arc et bandait sa flèche. Elle prit tout son temps pour viser le visage de Tokri et lacha la flèche... qui fut stopper par un pantin. D'un mouvement ample, Tokri éjecta Zenrar à quelque mètres et planta son katana au sol.

(Tokri) Nous voilà à armes égales à présent...

(Zenrar) C'est quoi ce machin qui t'a sauvé?

(Tokri) Nika fait partie d'un clan de marionnetiste de notre village. Sa disparition n'était pas un acte de lâcheté, elle se mettait à l'abri pour mieux attaquer.

(Zenrar) Et pourquoi as tu planté ton katana au sol?... tu ne comptes pas t'en servir?

(Tokri) J'ai comme l'intuition que je n'en aurais pas besoin.

A peine eût-il prononcé ses paroles que Tokri se retrouva avec le souffle coupé, un poing au niveau de l'abdomen.

(Zenrar, soufflant à son oreille) Ne me sousestime pas, chikarate.

Et il lui envoya un coup de poing en plein visage. Tokri se laissa glisser en une roulade arrière et se remit sur pied. Zenrar attaqua à nouveau, Tokri esquiva et tenta de le projeter en l'air pour effectuer sa projection tournoyante mais Zenrar se jeta en arrière. Leur affrontement au Taijutsu dura quelques temps, et Tokri fut stupéfait de constater qu'il ne parvenait pas à reprendre le contrôle de la situation. Zenrar finit par le soulever et l'envoya dans des poubelles toute proche. Tokri en sortit et fila vers son adversaire, qui avait sortit un kunai. Il en envoya un vers Tokri qui para sans mal et lui envoya le sien. Zenrar esquiva, contourna Tokri et l'égorgea.

(Zenrar) Minable...

Sa surprise fut grande lorsqu'il disparut dans un nuage de fumée. Tokri, un Goukukou formé dans la paume de sa main droite, se posta face à son ennemi.

Fuuton, Goukukou!

La sphère transperça Zenrar, qui fut projeté violemment contre un mur par le souffle du vent. Tokri regarda ou en était sa partenaire et constata qu'elle venait d'assommer son ennemi grâce à l'une de ses fléchettes soporifiques. Le jeune homme la rejoignit.

(Nika) Tu étais obligé de le tuer?

(Tokri) C'est la seule solution qui s'est présenté sur le moment. Allons voir si nous pouvons être utile aux autres.

Arrivé sur le lieu du combat, Les Geenins virent, impressionné, que Okioto venait de congeler un immense dragon formé d'eau. D'une impulsion de chakra, Okioto fit exploser en une miriade d'aiguille de glace le dragon, aiguilles qui transperçérent de part en part son adversaire Jounin.

(Okioto, soufflant) Il m'a donné du fil à retordre l'enflure.

(Ryul) Si tu m'avais laissé intervenir, ce combat aurait été vite bouclé.

(Okioto, dans un sourire) L'honneur avant tout.

(Tenra, à l'attention de Tokri et Nika) Avez vous pu garder l'un de vos adversaires vivants?

(Tokri) Nika, oui. J'ai tué le mien...

(Tenra) Bien, nous allons pouvoir l'interroger afin qu'il nous révèle l'emplacement du repaire de ces satanés bandits. Celui que nous avions chopé refusait de coopérer, ce ninja devrait accepter étant donné qu'il n'a rien à gagner à protéger ces crapules.

(Okioto) Et dés que nous connaîtrons l'emplacement de ce campement, on aura plus qu'à tout faire sauter.

Ca ne va pas être compliqué... je me considéres déjà comme rentré au bercail.
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Otarin le 5/4/2009, 18:39

Région de Yuukan [RP]

Le message apporté par le faucon d'Hayamaru embêta au départ Takeshi. Son plan était bon et la nouvelle de notre amnistie l'avait faussé. Mais il se trouva que le nouveau plan qu'il trouva fut préférable en presque tous les points. D'une nous pouvions rentrer sans risquer de nous faire prendre et d'autre part il serait bien plus facile de réussir la mission si l'on est pas à tout moment susceptible d'être attrapés. Le seul point négatif était le fait que le plus fort de nôtre groupe n'avait pas ces avantages car
contrairement à nous il était considéré comme déserteur.


Nous n'avions plus besoin de nous cacher mais il fallait réfléchir à la façon dont nous allions nous emparer de la drogue. En effet un Chuunin et deux Genins pour dérober, aux yeux de policiers très vigilants, un stock de drogue d'une énorme quantité se révélait être un exploit.

(Takeshi) Vous devez bien prendre conscience que voler de la drogue en possession de la police n'est pas une mince affaire. Il vous faudra agir avec prudence et discernement.
(Hayamaru) Ne t'inquiète de rien, je pense que Sheinji est assez responsable et que je saurais bien
maîtriser Otarin au moment voulu. Et puis il n'est pas si terrible que ça.

(Takeshi) Et bien si je me fiais à ma première impression de lui, celle d'un nabot insolent, je ne dirais pas cela.
(Moi) Je serais le plus sage possible. Et puis quand un choix de grande importance se pose à moi je sais garder mon calme, je ne suis pas un gamin.
(Takeshi) J'espère bien.
(Sheinji) Tu espère qu'il ne feras rien de mal, tu ne le connaît pas, ce gars là ne sais absolument pas garder son sang-froid. Il est inutile dans une mission aussi dangereuse.
(Moi) Je suis déjà plus utile que toi. Tu ne peux même pas me battre en combat singulier.
(Sheinji) À oui? C'est ce qu'on va voir.
(Takeshi) Ce n'est absolument pas le moment de se chamailler, vous n'êtes donc absolument pas raisonnables. Et toi Hayamaru tu ne dis rien.
(Hayamaru) Oh moi tu sais j'ai l'habitude, ils se sont battus au moins une quinzaine de fois depuis Pepitows. Et quelques autres fois avant. C'est normal, ils sont bêtes et immatures.

Ce que dit Hayamaru nous stoppa net. Nous étions vexés de sa remarque qui était assez véridique. Aucun son ne sortit de notre bouche avant quelques minutes.

(Sheinji)
C'est pas tout mais il faudrait peut-être avancer, on n'est pas tout près de Chikara.

(Moi) Excellente remarque. Heureusement qu'il y a les Genins pour calmer les gens un peu plus expérimentés, sinon ils risqueraient de prendre la grosse tête.
(Takeshi) Tu ferais mieux de te la fermer, sinon tu risques de ne plus avoir de dents avant demain.
(Moi) après un bref déglutissement, en silence, Il sait vraiment pas s'amuser celui là.

Après cette brève dispute nous repartons en silence un peu énervés par les évènements. Le désert apparu soudain et la prairie que nous traversions ne fut bientôt plus qu'un long tracé vert à l'horizon. Le soleil se couchait et nous étions fatigués par cette marche, surtout Sheinji. Toutes les cinq minutes il me demandait de l'eau. C'est à se demander si son corps n'était pas composé entièrement d'eau après avoir but autant.

(Hayamaru) Il faudrait peut être s'arrêter avant que Sheinji n'épuise les réserves de Chakra d'Otarin.
(Moi) Tu as parfaitement raison.

Tout le monde s'arrêta, en commençant par Sheinji. Un tour de garde fut instauré et ce fut Hayamaru qui prit la première partie de la nuit. Ensuite ce serais moi puis Sheinji et enfin Takeshi.

* * *

Hayamaru vint me réveiller vers onze heures. J'étais de garde jusqu'à une heure et je me sentais en pleine forme malgré un petit manque de Chakra dû à la soif de Sheinji. Une heure passa sans aucun intrus à dépister mais à la minuit un bruit se fit entendre.


(Moi) Seïkakugan.

Je vis tout autour de moi les buissons qui nous entouraient et je me concentrait sur celui que j'avais vu bouger. Il était situé derrière moi mais grâce à mon dojutsu je pouvais totalement voir ce qui s'y passait. Lorsque je m'immobilisai enfin, je vis quelqu'un arriver tout doucement. Il n'était surement pas ninja et
croyait pouvoir me maîtriser sans problèmes. Lorsqu'il arriva à deux mètres de moi j'arrêtai mon
Seïkakugan et me retournai, sabre à la main, prêt à combattre. L'adversaire ne parut pas effrayé et m'adressa un grand sourire. Lui aussi sortit un sabre, un peu plus long que le mien. Les bruits de sabre réveillèrent les autres mais ils n'intervinrent pas. Ils me regardaient combattre, comme pour tester mon niveau. Au bout d'une minute je lui enlevai son arme de sa main et portai la mienne à sa gorge.


(Hayamaru) Il n'est pas nécessaire de le tuer, ce n'est qu'un briguant. Il ne nous met pas en danger.
(Sheinji) Pour une fois je suis d'accord avec toi. Laissons le partir, mais si lui ou un de ses amis venait à recommencer nous serions obligés d'agir.
(Hayamaru) Ce n'est pas une nécessité. Tuer des gens n'est pas essentiel. Mais nous pourrions les retenir plus longtemps que prévu. Otarin relâche le.

J'obeit alors sur le champ et retourne à mon poste pendant que les trois autres vont se recoucher. À une heure je vais réveiller Sheinji et part me coucher.

* * *

(Sheinji) Youhou Otarin, il est l'heure de se lever.

(Moi) Mmmh.
(Sheinji) Otarin bordel lève-toi! On doit y aller.
(Moi) C'est bon pas besoin de crier chuis pas sourd quand même.
(Sheinji) Je sais, maintenant tu te lèves et grouille.

Les autres étaient déjà tous prêts. Il fallait toujours que je me lève en dernier.

(Takeshi) Dépêche toi quand même.
(Moi) C'est bon.
(Hayamaru) T'es peut-être qu'un Genin mais t'as pas tous les droits. Avance!!


Sheinji ne fit aucun commentaire ce qui fut très heureux pour lui car mon humeur n'était pas au plus haut point. La journée se passa sans mal et mon humeur s'améliora ce qui fit plaisir aux autres car ma mauvaise humeur n'était pas des plus commodes. Midi passa et nous avions déjà parcouru une bonne partie du chemin.

(Hayamaru) Nous ne devrions plus êtres très loin de Chikara maintenant, il faudrait essayer encore d'avancer.
(Sheinji) Bien d'accord avec toi, on devrais arriver demain soir si on ne s'arrête pas, enfin je pense.
(Moi) Enfin, si tu ne demandes pas de l'eau toutes les cinq minutes.

Cette remarque ne fit rien à Sheinji qui continua d'avancer.

C'est pas drôle, il ne réagit même plus à mes blagues.

Pendant les quelques heures qui suivirent nous avions avancé d'un bon train, même Sheinji ne s'était pas plain du voyage, ce qui était une bonne chose. La nuit tombait et nous avancions toujours, fatigués
mais confiants nous étions presque de retour au pays. Que l'air était bon..


(Hayamaru) Bon,.. On ferait bien de s'arrêter ici. Demain on a du chemin à faire.
(Moi) Je prend le premier tour de garde.
(Sheinji) Moi ensuite, et je penses que tu devrais prendre le suivant Hayamaru.
(Hayamaru) Oui c'est une bonne idée.
(Takeshi) Bon je vois que je dois prendre le dernier.

Mon tour se passa bien, quand il fut fini je partit chercher Sheinji et j'allai me coucher...

* * *

Le lendemain je me réveillait avant les autres.


Enfin.

(Moi) Sheinji!!!!!
(Sheinji) Ouahhh!! mais t'es malade mon gars.
(Moi) C'est bien ce que tu me fais chaque matin, alors là j'ai sauté sur l'occasion.
(Sheinji) Ne recommence jamais ça.

Le hurlement de Sheinji ayant réveillé les autres nous partîmes assez vite. La journée passa avec une autre dispute entre Sheinji et moi. La nuit ne nous arrêta pas et nous continuâmes à avancer.


(Moi) Seïkakugan.

Mon dojutsu me le permettant, je pus voir les portes de Chikara.

(Moi) Nous devrions arriver au matin...
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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 7/4/2009, 00:13

Bien. Je vais me délester d'un truc qui traine depuis des mois dans mon ordi. Amusez vous bien ~~



C'est fou ce qu'un gendoka peut faire rien qu'avec de la théorie extirpée d'un bouquin: il y a moins d'une semaine j'avais fait fuir des bestioles géantes en émettant des ultrasons et aujourd'hui, j'attirais une meute de loups en flattant leur odorat d'un alléchant fumet que mon nez ne pouvait même pas espérer percevoir. Bien sûr, vous pouvez objecter qu'un bon jutsu de boule de feu géante aurait réglé le problème de nos hôtes samourai bien plus rapidement, mais mon collègue Dragonight n'avait pas encore expérimenté cette solution. Quelque chose me dit que l'idée de se faire embrocher une vingtaine de fois en quelques instants motivait cette abstention.

C'est donc une meute de canidés locaux qui se voyait imposer sans le savoir la lourde tâche nous sauver la mise. Pour ceux qui auraient oublié notre situation à NR, Dragonight et moi-même (vu le rythme de parution, rien d'étonnant à cela ~~), nous avions été capturé au petit matin par une bande de samourai surpris de nous voir si près de chez eux. Pas de notre faute si la bestiole que notre mission nous envoyait bouter, un gros dragon rouge affectueusement surnommé Gros-Tas-De-Soupe (>>GTDS), avait élu domicile dans les montagnes vertes. Nos sauveurs se révélèrent néanmoins beaucoup plus nombreux et variés que prévus: on avait dû rameuter trois meutes distinctes, un ours brun, un couple de lynx, une poignée de gloutons et quelques trucs dont je ne connaissais pas le nom qui accoururent dans l'espoir de déguster nos boyaux. Je rajoutais discrètement quelques animaux à ce tableau, auxquels je donnais une certaine consistance en solidifiant légèrement le chakra les composant, et nos ex futurs geôliers eurent enfin à se désintéresser partiellement de nous. Drago et NR s'éloignèrent tout doucement avec mon double tandis que j'allais récupérer discrètement notre équipement, et plus particulièrement les Sacro-Saints Sabres de la Momie (>> Dragonight pour les retardataires). Une fois que moi et mon barda fûmes invisibles et de retour près de mes coéquipiers, tout ce petit monde s'affaira à simuler sa mort pour que les samourai nous fichent la paix. J'entendais quelques cris venant des bushi qui confirmaient le succès de notre stratagème: ils nous considéraient comme morts et bientôt trop amochés pour être enterrés. Quatre-cinq loups qui se partageaient les dépouilles ensanglantées de NR et moi même tandis qu'un glouton se bagarrait avec des rapaces pour ramasser les entrailles de Dragonight déjà éparpillées au sol.

Tout se passait tellement bien... trop bien. Ca ne pouvait pas durer. Et en effet, cette ménagerie inconsistante fut balayée par un ours bien vivant qui m'aurait broyé l'épaule si Drago n'avait pas eu... ses fichus sabres à la noix pour tenir la bête en respect. Manque de bol, l'un des samourai assista à cette réincarnation miraculeuse et en informa ses petits copains dont la puissance avait rapidement mit en déroute ma horde (un bien grand mot ~~) de prédateurs.

-Je suis sûre qu'ils ont quelque chose à voir là dedans! tonna Mara.
-Tu exagères peut être, répondit son calme compagnon à la fine cicatrice. Mais dans tous les cas, nous venons de les surprendre en flagrant délit, ils ont tenté de se faire la malle en nous bernant...
-Donc on doit les...
-Exactement!
répondit leur grande gueule en agitant sa hache.
-Hey, attendez les gars, on faisait que se protéger des loups...
-Fermez les yeux un instant
, ajoutais-je dans un murmure, puis détallez. Sans réfléchir, ça ne vous réussi pas.

Les bushi s'approchèrent, menaçant, mais un bon gros flash satura leurs yeux pendant une poignée de secondes. Lorsqu'ils purent revoir convenablement, ils constatèrent que les shinobi s'étaient échappés... et avaient laissé leur otage derrière eux. En effet, c'est bien moi qui jouais le rôle de l'otage.

-Bordel, ils se sont tirés et...
-Pas de temps à perdre, poursuivez les
, ordonna la cicatrice à ses deux cavaliers qui partirent aussitôt. Nous, on va tenter de couper leur retraire un peu plus loin.
-Et on en fait quoi de celui là?
demanda leur Shiroi (genin-like).
-Tu te charges de garder ce moine. Même s'il vient de se faire larguer par les ninjas qui l'escortaient, peut être qu'il pourra nous renseigner plus tard sur ce qu'ils faisaient. Y'a peu de chances, mais on ne va rien laisser au hasard.
-Je ne serais pas plus utile au front?
-Parce que tu crois qu'un novice qui fait sa première mission hors du village va nous aider contre des ninjas? Arrête de nous faire perdre du temps.
-Bien Mara...
-Euh... pardon?
tentais-je doucement.
-TOI TU TE TAIS!

Bon, jusque là ça se présentait pas trop mal. Drago et NR devraient réussir à se sauver... les ninjas étaient plus mobiles que les armoriés après tout... et j'étais moi même devenu un spécialiste de la fuite au fil des entrainements (que je fuyais). D'ailleurs, j'avais plusieurs options et j'hésitais un peu: attendre que les autres reviennent pour conforter leur illusion de mince succès dans leur échec? Neutraliser mon surveillant, débutant idéaliste qui prenait son job bien trop à cœur? Quoi qu'il arrive, il me suffirait d'artifices sobres ou au contraire très voyants pour prendre la poudre d'escampette.
Par exemple, il me suffirait de créer quelques faux mouvements d'air autour de mon surveillant pour lui faire croire à une tierce présence. Pour contraster avec le calme absolu de ces montagnes, quelques bruits de pas et de branches craquées par ci par là feront imperceptiblement monter sa tension. Il se tournerait alors dans ma direction mais ne verrait qu'un ascète assis à terre, philosophant sur sa journée trop mouvementée. Soudain, une ombre fugace aurait été aperçue là bas, entre les broussailles. Puis, rien. Rien, c'est le meilleur moyen de perturber quelqu'un. Il aurait alors totalement arrêté de bouger pour se concentrer pleinement sur ce que ses sens lui susurraient. Soit pas grand chose puisqu'un petit dôme de chakra le coupait de l'extérieur. Aucun son ni odeur ne filtraient, et ce qu'il ne voyait n'était qu'un panorama figé par mes soins. A ce moment, libre à moi de le prendre par surprise en le désarmant d'un coup de paume dans le plat de son sabre, d'agripper son poignet pour le forcer à me suivre dans une rotation que j'inversai subitement, le forçant à chuter tête la première contre mon genou renforcé au chakra. Ma rotule en sortit étourdie, mais lui était complètement KO malgré son masque.

Maintenant que son problème était réglé, me restait à retrouver mes deux ahuris sans tomber sur les quatre bushis qui voulaient notre tête. Pendant dix minutes, j'errais dans les collines en me fiant à la direction que j'aurais pris à leur place, mais sans succès. Un peu désemparé, je finis néanmoins par apprendre leur position beaucoup plus rapidement que prévu

C'était d'une simplicité désespérante. Il suffisait d'observer la trajectoire de cette grosse boule de feu là haut dans le ciel pour deviner où était le Dragonight qui l'avait crachée. Pour me faciliter encore davantage la tâche, de sympathiques individus dont je craignais de connaître l'identité avaient démolit quelques arbres pour bien marquer l'aire de lancement. Me restait plus qu'à me rendre là bas en vitesse, pestant intérieurement contre les boulets qui ne pouvaient s'empêcher d'inclure des combats dans mes missions.

M'enfin, j'étais parti du principe qu'ils courraient -sans réfléchir- comme je le leur avais bien demandé- afin que chacun puisse s'éclipser de la manière qui lui convenait le mieux. Pas qu'ils rebrousseraient chemin une fois acquise la certitude que je ne les suivais pas dans leur folle course qui m'aurait épuisé trop rapidement. Malgré toute mon indifférence, ils se sont attachés à moi... et maintenant, j'étais bien obligé d'aller leur prêter main forte dans cette escarmouche.

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Re: Région de Yuukan [RP]

Message par Ryosuke le 7/4/2009, 00:14

Amis lecteurs, j'ai le regrêt de vous informer que ce passage ne m'inspire nullement, et que la tâche de vous le relater incombait à NRichou qui ne devrait plus reparaître, sauf agréable surprise que j'espère non éphémère. Dans tous les cas, je réserve un post (futile chimère ~~), et vais juste résumer ça brièvement. C'est faible et j'en suis navré, mais c'est ça ou rien, et faute de mieux c'est mieux que rien.

"On s'est bastonné contre les samourai, utilisant plus l'astuce et des compétences complémentaires que la puissance brute (dont je ne dispose pas), un beau gros travail d'équipe qui se crée naturellement entre des coéquipiers de longue date (même s'ils ne s'apprécient pas forcément) mes deux compagnons ont employé leurs invocs, puis notre grand ami le dragon a ramené ses ailes et interrompu la session. Notre team a réussi à se réfugier à flanc de falaise, dissimulés à la vue du dragon par des arbustres ainsi que quelques menus genjutsu.

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