Mission Makayavélique [Nobeoka]

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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Makaya le 18/11/2009, 03:28

Bon ben théoriquement tout Chikara était out et la…LE FLASH, LE PUTAIN DE FLASH ! Moi à Arasu, bourré et…c’était tout ? Un pauvre souvenir de tabassage, de prison, de sommeil, de biture et voilà ? Paye ton arnaque ! Le clone vénère était un tocard et j’avais limite envie de réinvoquer les autres pour qu’ils se foutent de….Houla non, fais gaffe à ce que tu racontes Maka…
Déçu des nouvelles apportées par le clone furax (et par la piteuse prestation des Cadmium No Zuzu ou un nom pourrave dans le genre), je me penchais vers Hayamaru pour terminer le job que le petit Kensei m’avait empêché de commencer.


Après lui avoir fait subir les traditionnels sévices (meurtrissage de tétons, de bouche, de tête, de bras, de couilles, de cul, de peau, de sourcil droit...) j’eus un nouveau flash, mais c’est un souvenir ancien qui émergea cette fois de ma mémoire.


J’étais à Mahou…je parcourais ses allées boisées, sous le soleil éclatant et radieux qui illuminait cette si magnifique et supérieure ville (comparé au désert étouffant et au marais saumâtre…Mahou faisait figure de merveille du monde). Je me souvenais que j’affichais une froide détermination teintée de haine et d’un désir de revanche très marqué, marchant dans les rues d’un pas décidé…puis mon souvenir se précisa et à mes cotés, je vis mon père qui me suivait d’un air mi-satisfait, mi-inquiet. Il fallait dire qu’il risquait de se retrouver impliqué avec son dégénéré de fils dans une histoire de destruction d’habitat…mais si il s’en sortait bien, il mettrait tout sur mon dos et vu mon profil, tout le monde le croirait. Et une fois de plus le souvenir se précisa et on pouvait voir derrière nous une immense catapulte montées sur des roues…et dans cette catapulte se tenait un tout aussi immense chacal fait en bois…Nous allions chez Fuzzy.


Aaah la catapulte, les travaux manuels, la bonne odeur de la sciure (que j’introduirais par poignées dans les colons déjà bien meurtris de ces hérétiques)…

Et c’est ainsi que je fouillais dans ma mémoire pour faire ressurgir les cours d’éducation Korove : j’étais dans une vaste pièce du domaine, avec à mes cotés ma sœur, mes deux cousins Obame et Awanjo et quelques autres potes frisés, en train d’écouter mon oncle Akhti déblatérer sur le besoin d’emmerder autrui. C’est pendant ce cours que nous apprîmes à construire des catapultes, des béliers et autres engins de siège capables d’être montés rapidement, pour démonter rapidement gueules et façades.

Et durant l’heure qui suivit, je m’échinais à démonter les bidonvilles pour me confectionner un… trébuchet artisanal. Les jeunes du coin firent une bonne main d’œuvre (et docile en plus ! après quelques coups de tatane dans la tronche, pensez-vous…). Et bientôt un superbe engin de projection se dressait dans la cour du bidonville…je n’avais pas perdu la main, je pouvais être fier de moi. Même les clochards du coin avaient la larme à l’œil devant le superbe de l’édifice. Deux d’entre eux l’eurent toujours lorsqu’ils furent projetés dans les airs et que la vitesse en vol était telle qu’elle les faisait pleurer (a moins que ce ne soit l’idée de l’atterrissage…Bref).


Puis j’allais chercher Hayamaru et Kensei, toujours inertes, pour les placer dans l’énorme nacelle que j’avais aménagé. Suivirent Sheinji, méconnaissable vu les traces de semelles qui lui ornaient le corps. Puis Delze, Tokri, Taïga et…Merde ou était Keitaro ?


« Tu vas tout de suite relâcher mes amis, espèce de dingue ! Quoi que Delze tu peux le garder…mais je veux que tu redéposes les autres immédiatement !
-Ohoh, bravo !
-Quoi ?
-Tu es le nouveau recordman de « je me prends un uber Reecom Kick dans les balls et j’arrive à me relever ! ». Seulement …hmm…une heure et demi et des brouettes et tu remarches ? Félicitations ! »
En effet, le Chikazoubizoubibeinakan se tenait face à moi et…avait éliminé tous mes hommes de main proprement ?! Ca serait donc juste lui et moi…et une espèce de coquille énorme qui lui protégeait les burnes.
« C’est de la fonte ? Ce machin à l’air de peser des kilos, tu vas pouvoir te battre avec ca qui te leste le crachoir ?
-T’occupes…je suis furax ! C’est la deuxième fois que tu me lattes comme ca et il est hors de question que ca recommence ! Je t’ai vu combattre dans la grotte, dans le baraquement…je sais tout de toi, je connais ton style par cœur : tu-es-fait ! Tu ferais mieux de te rendre maintenant ! »

Je tendis la main vers lui et lui envoya une aiguille électrique d’une pichenette. Il tenta bien d’esquiver mais il était bien lourd l’animal…il se prit donc l’aiguille en plein dans sa coquille métallique (on aurait dit un morceau de marmite réflexion faite…) et après un spasme difficilement contenu, il consentit à poser son poids et à se mettre en garde.

« Haha, t’es vraiment débile comme mec ! Mais tu tombes bien, il ne manquait que toi pour le lancer magistral…
-Tu nous as assez cassés les couilles, je vais mettre un terme à tes agissements !
-Soit pas lourd, tu te répètes…j’espère que quand je te rajouterais au beau panier de blaireaux la derrière, la charge arrivera à décoller…
-Nan mais attend t’es sérieux ? Tu veux vraiment nous foutre dans ton machin et…Mais t’es complètement barge !! On risque de crever une fois la dedans !!
-Ben c’est bien le but. Tu crois que j’ai fait en guise d’ornement floral ou quoi ?
-Je dois te stopper coute que coute : t’es plus qu’un fou, t’es dangereux et malsain…en garde !
-Nan mais sérieux, tu veux pas te mettre la dedans sans faire d’histoires ? Bon vu ta tronche non…okay alors, mais tu viendras pas chouiner après hein ! »


Bon le combat allait commencer de façon sûre…seulement j’avais combattu (et battu) ce mec mais impossible de me souvenir comment. Et c’était plutôt agaçant de me dire « j’ai poutré ce mec, je devrais connaitre ses affinités, son style privilégié…et tout ce dont je me souviens c’est que c’est un crétin fini ». Enfin bon…Si j’avais pu le faire une fois, j’devrais pouvoir réitérer ça sans mal.

Impossible de savoir donc si Keitaro était du genre impulsif et fonceur mais aujourd’hui, il avait décidé de me prendre au dépourvu et de couper court à mes réflexions en me fonçant dessus en hurlant. Très certainement originaire de Chikara comme ses décérébrés de compagnons, il devait gérer en taijutsu et donc je préférais mettre un peu de distance entre nous, si bien que je sortis de ma touffe ma lance dans le but d’embrocher l’impétueux, qui semblait être très rapide. D’un geste, je tendis mon arme vers lui et allongea la lame, attendant de voir sa réaction bien à l’abri grâce aux trois mètres qui nous séparaient…mais celui-ci ne sembla guère surpris de voir mon arme s’allonger et il dévia la lame du plat de sa main…seulement plutôt que d’une déviation de l’ordre de quelques centimètres comme je l’espérais, mon arme faillit m’échapper des mains tant celle-ci fut violente et brusque. Du regard je suivis une droite imaginaire qui partait de la ou était placée la paume de mon assaillant et vit alors qu’un arbre non loin avait soudain son feuillage frémissant alors qu’il n’y avait pas un souffle de vent ce soir. Un Fuuton donc…

Mais je dus vite recentrer mon regard sur le Chikadoubitchourouléalamainsouslesaisselles, qui avait finalement traversé toute la distance entre nous et qui entamait un affrontement au corps à corps. Et genre bien corps-à-corps hein. Genre il me collait grave, conscient que si j’arrivais à mettre un peu de distance entre nous, il serait en difficulté vu la tronche de mon arme. Mais la ben…il m’emmerdait grave. Mais graaave ! Surtout qu’il prenait un malin plaisir à doper chacun de ses coups de chakra Fuuton.
Et ca se concrétisait comment ? Par mon arme qui risquait de s’envoler à chaque coup porté, et par le fait que je dégageais à chaque frappe importante (généralement dans un mur hein, tant qu’a faire), soufflé comme un fétu, avant de me retrouver de nouveau collé. Avec les coupures en promo. Le bonheur.
Heureusement que j’avais des notions correctes en taijutsu grâce à Daten plus l’aut’malade et aux entrainements au kenjutsu ; mais malgré tout je ne tiendrais pas la route face à un ab-rut-i pareil (hoho, elle était bonne celle la). Néanmoins l’échange nous gratifiait tous deux de jolies estafilades et de rougeurs sur tout le corps. Ainsi durant une dizaine de minutes nous échangions des coups jusqu'à ce que…

« Rhaaa mais tu vas arrêter de me coller comme ça, sangsue de meerde ? Dégage !
-Tu vas payer pour tes forfaits et pour obliger le monde à voir ton immonde coupe de cheveux !
-Ca mon coco, t’aurais pu t’abstenir de le dire… »

Aussitôt galvanisé, j’effectuais une parade qui le força à reculer, avant de fixer une dread à ma hampe, insuffler du chakra dans le tout pour impulser un mouvement de rotation électrique au tout. Yari no Sempuu quoi.
Et il fallait dire que l’ensemble était peu engageant…Keitaro souffla une poubelle dans ma direction, qui finit proprement déchiquetée. Seulement :
« Putain batârd, t’aurais pu prévenir qu’elle était pleine ! Chacal difforme albinos ! Tu paieras pour cette infamie !! » répondis-je en lui lançant l’ensemble qui, bien qu’il ait évité l’attaque de quelques centimètres, le foudroya au moment de l’impact. Il prit aussitôt ses distances, touché et conscient que tout contact avec mon attaque étaient proscrits.

Mais autrement, le Yari no Sempuu me permit de mettre une distance confortable entre le touareg ninja et moi. Mais mon allonge énorme et les dégâts infligés à chaque impact (tous les murs avoisinants notre aire de combats étaient lacérés et roussis par l’électricité) eurent certes raison de sa témérité mais pas de sa vitesse : certes il n’arrivait pas à se rapprocher mais il esquivait tout et semblait se creuser le crâne en même temps, chose qui me déplaisait au plus haut point…j’allais donc devoir me bouger le fion et arrêter d’être passif jusqu'à ce qu’il pose une main au sol faisant apparaître…


« C’est quoi cette merde ? Tu veux me refiler la rage ? C’est parce que tu sais que je hais les roux ?
-Tu riras moins dans quelques minutes…Kai ! » dit Keitaro, faisant apparaître un sabre dans sa main…et derechef il sauta sur le renard invoqué (qui avait du manger trop de soupes aux stéroïdes quand il était petit parce qu’il n’avait rien à envier au gabarit d’un lion). Et putain le bestiau était véloce ! En quelques pas, la monture et le cavalier se retrouvaient à portée de frappe ! Mais l’intérêt du Yari no Sempuu résidait dans le fait que ce n’était pas un vulgaire yoyo coupant : vu que la lance tournoyante était reliée à une de mes dreads mobiles et rétractables, je pouvais donc choisir à mon gré l’orientation de ma lance…si bien que je pus placer un écran rotatif entre moi et le sabre ennemi en rétractant ma dread et en la plaçant dans l’axe d’attaque…et vu l’énergie supérieure que je développais, Keitaro se retrouva de nouveau foudroyé lorsque son arme toucha la mienne, la main saisie de tremblements incontrôlables.

Mais sa monture voyant ca, pris l’initiative de s’éloigner prestement, craignant un nouvel assaut de ma part, pendant que son maitre s’en remettait. Sale bête, je ferais piquer…d’un dard high voltage.
Seulement j’arrivais à la limite du Yari no Sempuu : rotation + kami + raiton = gouffre à chakra, et j’annulais donc la technique constatant qu’il trouverait la faille si on continuait ainsi. J’attendis donc son retour, sur le qui vive en déployant subrepticement mon filet capillaire.

Et il ne mit pas de temps avant de revenir à la charge, dans mon dos. Mais mon filet, composé d’une myriade de cheveux chargés de chakra, très fins et donc quasi invisibles, m’avertit de sa venue, mais surtout me permit de le capturer. Tous les cheveux étendus dans la zone se rassemblèrent sur la cible dès qu’elle s’avança, et entravèrent la monture canine, puis la broyèrent. Keitaro sauta de justesse avant de finir dans le même état et atterrit à distance, mais y avait laissé ses jambes bien amochées. Ce qui ne l’empêcha pas de lancer :

« Bon visiblement, tu ne veux vraiment pas que je me rapproche hein ? Ton tournoiement, ton filet qui ne fonctionne que si l’on se rapproche près de toi, et je suppose que t’as encore d’autres trucs en stock…Alors soit, je vais jouer à ton jeu Makaque ! »

Et aussitôt deux truc éthérés apparurent…on aurait dit des momies seulement les bandelettes n’étaient posées sur rien de physique : on aurait dit qu’elles flottaient tout en étant parcourues de violentes bourrasques…Rien qu’a vue de nez, ça m’avait l’air d’être une belle saloperie ces machins la…Surtout lorsque je constatais qu’elles lançaient des lames de vents, en rythme avec leur invocateur qui me gratifiait de coups de pieds lanceurs de lames similaires …Putain mais le relou quoi…


Mais les momies, après cette première attaque sensée donner le ton, filèrent sur moi, flottant à quelques centimètres du sol pour finalement m’attaquer au corps à corps avec leurs innombrables bandelettes tranchantes. Je me remémorais alors le combat contre Shokujin, la créature du Zenith qui attaquait d’une façon similaire (sinon que Shokuku avait amplement le niveau de plusieurs juunins et donc que ces machins flottants étaient emmerdants mais guère dérangeants). En effet, quelques décharges bien senties auraient raison d’elles mais croulant sous les attaques, j’avais oublié Keitaro qui en avait profité pour m’attaquer sabre au clair, se servant de ses momies comme diversion…Je dus mon salut à un bouclier velu prolongeant mon bras, bouclier qui muta en main, avec laquelle je projetais Keitaro contre ses créatures, qui le lacérèrent accidentellement. Mon adversaire fut alors tailladé de tous les cotés et ne les révoqua que trop tardivement : il était couvert de balafres sanguinolentes et plié en deux quand le jutsu s’annula. Visiblement il n’avait pas apprécié…ce qui ne l’empêcha pas de se jeter sur moi avec son sabre, en hurlant, perdant toute constance cette fois-ci .

Ayant donc mis de coté toute logique combattive au profit d’un bourrinage intempestif, il me fut facile de terrasser sans mal le chika[vazy, mets ce dont t’as envie] en me gardant ma marge de distance et en multipliant les coups fourrés en jouant avec la taille de ma lame. Par moments je lui présentais une lame de taille correcte, qu’il s’empressait de contrer, mais au dernier moment celle-ci rétrécissait, évitant alors sa défense, puis se rallongeait aussitôt pour le taillader et l’électrocuter. Autrement je combattais uniquement avec ma hampe, comme si je maniais un bâton, en diminuant tellement ma lame qu’elle semblait être absente. Puis la vigilance de Keitaro suffisamment endormie, je faisais subitement réapparaitre la partie tranchante de mon arme et l’entaillais cruellement.
D’autant plus que je l’agressais avec des dizaines de dreads effilées qui l’encerclaient et qui le perçaient en permanence.


Si bien qu’après cinq minutes à échanger des coups, je reculais pour voir l’état de mon opposant : ses vêtements étaient lacérés, il perdait pas mal de sang vu le nombre de plaies qu’il arborait et il était saisi de tremblements incontrôlables.


« Bon…je crois que ton compte est bon, hérétique ! Le bras armé de Rémi Molette sur cette terre t’as justement fait payer ton forfait soit avoir osé, toi et ta troupe de bras cassés, porté la main sur mon auguste personne, l’avoir séquestré dans des conditions déplorables, dans un hôtel miteux et dépourvu de service de chambre, pour finalement terminer dans un bidonville refoulant le cassoulet…Normalement, le Tomme de Tomme indique que pour ce genre de péchés, la peine requise est la mort. Mais dans ma grande mansuétude, toi et tes compagnons ne serez qu’éjectés à plusieurs dizaines de mètres du sol, à une vitesse élevée, pour finalement atterrir sur un point de chute totalement incertain et aléatoire. Tu as le droit de me remercier !
-…
-HO ! ESPECE D’INGRAT ! TU VAS ME REPONDRE OUI OU MERDE ?
-J’ai déployé tout mon panel de techniques, je me suis donné à fond et finalement je n’ai pas réussi à te causer du tort…Il y’a quelque chose qui cloche : tu es un parfait crétin, tu es juste bon à hurler sur autrui…alors pourquoi je n’arrive pas à te battre ? Pourquoi mes coéquipiers se retrouvent-ils en péril ? Pourquoi ?
-Parce que vous êtes de Chikara, qui est une ville de merde ?
-Pourquoi ? continua Keitaro, ne m’ayant visiblement pas entendu…ou ayant fait mine de ne pas m’entendre, pire ! Je…je ne compte pas finir dans ces conditions !
-Taaain mais t’es lourd hein, tu piges pas que…Houla… »


Keitaro avait fait apparaître devant lui deux momies similaires aux précédentes, un renard de taille normale et son papa abonné à la créatine et s’était entouré de courants. Puis chargea, lui et toute sa clique.


Le plus petit des deux renards fut sur moi le premier et me chiqua la jambe. Fort heureusement pour moi, j’eu tout juste le temps d’entourer celle-ci d’un écran velu qui me protégea de la morsure. Avec de la pratique, j’aurais probablement pu modeler mes poils en pointe et ainsi transpercer le bestiau mais pour le moment, j’étais en matière de Kebukai, loin de la maitrise que j’avais en Kami. J’envoyais donc le canidé au loin et m’intéressait à des problèmes plus urgents soit des déferlantes de vent qui m’encerclaient, venant des momies placées de part et d’autre de la surface de combat. Je plantais derechef mon arme dans le sol puis allongeait la lame de façon à me retrouver bien au dessus du plancher des vaches et par la même occasion, des lames. Puis inondait l’espace sous moi d’un Fujii Raiken qui foudroya le petit renard et Keitaro, qui s’était jeté sur moi.

Mais alors que goupix avait explosé, Feunard s’était dissimulé et Sacha avait remarquablement bien encaissé le choc, vu la tronche qu’il tirait en me voyant en l’air, soumis à la gravité…

Aussitôt il effectua des signes et ses momies s’activèrent aussi, si bien que très vite, de grandes bourrasques bien tranchantes me tombèrent sur le râble et j’eus beau me protéger derrière un bouclier capillaire intégral, celui-ci ne put totalement encaisser la violence des attaques et c’est meurtri que je réintégrais le sol, dénué de toute la « grace ninja » qui aurait voulu que je me pose délicatement, sur la pointe des pieds, avec une étoile au niveau de la dent.

Et c’est à peine remis que Feunard (ou Caninos) se jeta dans mon dos et me plaqua au sol en agrippant frénétiquement ma touffe et en la secouant dans tous les sens. Difficile dans ces conditions de me concentrer et c’est sans mal que Keitaro put me décocher un superbe coup de pied en pleine tête. Et un autre. Et plus d’autres vu que ca faisait mal et que j’avais pas tellement envie de me faire tabasser comme ça.

Me servant donc de ce que j’avais appris auprès de Daten soit savoir rester calme et concentré en toutes circonstances (je précise le « toutes circonstances » c’est : couvert de sangsues à chakra, prêt à m’arracher la peau à cause des seaux de poil à gratter déversés sur ma personne, les yeux bandés, le nez collé à un espèce d’essence concentrée de caca et de vomi et les oreilles sollicitées par une meule à métaux maniée par Shin. Croyez-moi, après avoir réussi à malaxer du chakra dans ces conditions, je pouvais le faire partout. Par-tout).

DONC, je pus me remémorer ces enseignements et pus malgré la douleur, le sang baignant dans ma bouche et l’autre clébard qui me secouait la tête, effectuer un discokill no kami V2, soit une immense boule de cheveux solides, mais hérissée de pointes comme sur une masse d’armes. Et écraser le cabot avec. Et en foutre un coup à Keitaro pour la forme, qui valdingua contre un mur. Puis reprendre ma lance en main, allier Raiton, Ten, Ren et Zetsu pour former un Hessenrai, soit un dard électrifié ultra rapide qui alla transpercer la première momie tout en réglant son compte à la seconde, en tendant vers elle ma main prolongée par une lame de chakra raiton. Merde à la fin !


Et devant moi se tenait Keitaro, un genou au sol, saignant de plus en plus, la tête courbée. Finalement il m’avait bien surpris le bougre, à m’amocher de la sorte…mais il était temps d’en finir et c’est sans plus d’hésitation que je pointais ma lance vers lui pour un second Hessenrai qui l’achèverait à coup sur.

Mais visiblement c’était un adepte des rebondissements car il leva la tête et tendit sa main vers moi pendant que le dard partait. Mais vu la tournure qu’avait le combat soit « j’te poutre ! Et nan j’ai encore de la ressource ! », je fus à peine surpris de voir du chakra noir sortir de sa main, que celui ci forme une extension de son bras qui percuta mon dard (pas d’allusion, il a juste fait disparaître mon Hessenrai. Il ne m’a pas castré) et qui me projeta contre un mur. Etrangement le choc ne me fit pas mal mais me laissa une impression étrange…Bref je me réceptionnais tant bien que mal et vis mon adversaire devant moi avec un bras fait de chakra noir qui pendouillait depuis son épaule…et qui arborait une expression franchement surprise du style « putain mais qu’est ce que c’est que cette merde ? D’ou que je suis capable de faire ça ? »

Et donc je profitais du fait qu’il était totalement absorbé par ce truc obscur qui s’échappait de lui pour prendre appui contre le mur, charger mon genou de volts et m’élancer de nouveau vers lui.


Tel l’ange noir de la castration. Mais hurlant cette fois.


« HAHA, JE VAIS TE DELIVRER UNE CARTE D’ABONNE AU REECOM KICK TOI ?
-Aaargh…
-J’AI ERADIQUE TOUTES TES CHANCES D’AVOIR UNE DESCENDANCE !! ET DE POUVOIR PARLER CONVENABLEMENT !!
-Aaaaaargh…
-Tiens, tu connais le château ? Joli coin, mais la populace est un peu vulgaire…
-Heeeein ?
-Laisse tomber, visiblement t’as des références culturelles insuffisantes…BREF ! C’pas tout ça mais je vais aller te mettre avec tes petits coupains dans la nacelle et…
-STOP ! PLUS UN GESTE ! »
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Makaya le 18/11/2009, 03:29

Bon alors quoi encore ? Le type qui avait braillé ça avait une voix familière mais néanmoins j’étais sur que je ne l’avais pas entendue récemment…quoi que…

Et de l’ombre sortirent sept silhouettes qui m’encerclèrent totalement. Celle qui avait visiblement parlée s’avança et je pus voir son visage…Des cheveux noirs, un air sévère, des yeux reconnaissables entre milles et un vague air de « j’ai un balai dans le cul et je le vis très bien ».

« SHIM CHAN !! QU’EST CE QUE TU BRANLES LA ? CA FAISAIT UNE PAYE !
-C’est une plaisanterie ? On s’est vus il y’a à peine quelques heures…enfin c’était ton clone mais qu’importe tu devrais te souvenir de nous !
-Euuh ouais, j’étais un peu dans les vapes, faut pas que tu tiennes compte de ce que j’ai pu raconter durant ce moment la.
-Tu t’excuses de tout ce que tu as pu dire alors ? lança un jeune homme blond, d’un ton agressif.
-Ben ouep, sauf si je vous ai insultés, humiliés, énervés et induits en erreur. C’est vrai quoi, je vais pas m’excuser d’être naturel quand même !
-T’as fait QUE ça…
-Aaah c’est du moi tout craché !
-Ben normal, c’était toi…
-Shimaru, on peut conclure cette affaire, j’ai pas envie de discuter d’avantage avec ce mec…J’ai l’impression qu’a son contact, tout devient subitement absurde et désagréable.
-Ouais. Makaya, ou se trouvent les ninjas de Chikara qui t’ont emmenés avec eux ?
-Comment t’es au courant de ça ?
-Un heureux hasard : nous étions logés au même endroit…bref, ou sont-ils ?
-Ben…j’vous dis ca parce que t’es un pote et que tu sais à quel point je ne peux pas saquer les chikanazes…Donc ils sont dans la cour derrière ce bâtiment, cachés dans une espèce de nacelle. Ils ont prévus une espèce de plan foireux pour vous accueillir ! improvisais-je.
-Et ils y font quoi ? Demanda Shimaru, sceptique.
-Ben ils sont arrivés avant vous, ils ont donc eu le temps de truffer la zone de pièges et donc ils ont sus que vous arriviez. Résultat, ils se sont planqués en me plaçant la comme appât, de façon bien visible mais surtout grossière avec un de leurs camarades sensé simuler un coma. Il joue d’ailleurs son rôle à la perfection ! Regardez moi ca ! COUPS DE PIEDS GRATUITS ! »

Aussitôt, une foule de jeunes gens sortirent de nulle part, piétinèrent Keitaro et disparurent tout aussi subitement qu’ils étaient apparus.

« Quelle conscience professionnelle hein ? Pas un râle, pas un mouvement, rien ! Quel acteur ce Chikadaube !
-Admettons que les Chikariottes se trouvent dans cette nacelle…pourquoi y seraient-ils tous cachés et pourquoi ?
-J’en sais rien moi, tu crois qu’ils ont pris la peine de m’expliquer leur plan ?
-Itagachi, Kota. »

Aussitôt, réagissant à l’injonction de leur chef, les deux concernés s’éclipsèrent vers la cour que je leur avais indiqué. Puis revinrent prestement et transmirent leur rapport :
« En effet, il y’a de nombreux hommes, porteurs de traces d’affrontements, immobiles et entassés dans une nacelle reliée à une étrange machine.
-A quelle fin Makaya ?
-Putain mais je te dis que j’en sais rien ! Enfin je serais vous, j’en profiterais laaarge ! Plein de ninjas, abimés par ma capture et tous amassés au même endroit…Hey l’homme-chien, t’as oublié de mentionner qu’ils avaient des t-shirts « kick me i’m famous !! »
-En effet, c’est tentant…Un groupe va aller neutraliser ces ninjas pendant que l’autre veillera sur Makaya.
-J’peux venir avec vous ? ca sera plus simple…Moi, dès que je peux taper de la brute en rut, chui partant hein…comme ca vous m’aurez a l’œil et j’vous filerais un coup de main par la même occasion !
-Hum…soit, avançons » fit Shimaru.

Etroitement encadré, pupilles dorées activées et instinct aux aguets, le groupe de Gensou s’avança discrètement vers mon trébuchet, l’entoura silencieusement, le jaugea consciencieusement, le tout dans le plus grand silence…jusqu'à ce QU’ILS DEFONCENT LES PUTAIN DE GUEULES DES CHIKARIENS !!

Shimaru lança un requin aqueux qui couplé à mon Fujii Raiken fit des étincelles. Quand aux moins gradés, chacun y mit joyeusement du sien : le mec aux cheveux bleus balançait des pointes blanches de ses mains, le blondinet brandissait son sabre et de celui-ci s’échappaient de grandes bourrasques, l’homme chien, le gus doté de griffes et un dernier tout tatoué balancaient shurikens et kunais. Enfin un petit brun qui me disait vaguement quelque chose et qui n’avait pas arrêté de me foudroyer du regard mettait la dose en boules de feu.


« Bon je crois qu’ils ont eu leur compte » dit Shimaru en regardant les victimes fumantes placées dans la nacelle. « Je ne comprends pas trop pourquoi ca été si facile mais on ne va pas se plaindre. Bon Makaya il va falloir que tu nous suives pour…
-Tutut ! Qui a dit qu’on en avait terminé ? On a oublié de mettre Keitaro sur le tas ! Allez hop on recommence !
-Recommencer ? Mais ca n’a aucun sens, on peut simplement s’assurer qu’il ne bougera plus, la maintenant, sans dépense excessive de chakra !
-Oui on peut…mais on peut aussi se défouler contre un groupe de ninjas affaiblis et en poussant de grands éclats de rire. Vous verrez comme c’est défoulant !
-…
-Je confirme, les loups hurlent à la lune ensemble pour le plaisir de se sentir entouré lors d’une activité. Ca m’est déjà arrivé de hurler avec eux et c’est un sentiment super ! On se sent décuplé
-J’ai pas envie de me sentir décuplé avec un mec pareil, souffla Kota.
-Alleeez quoi ! De toute façon au point ou ils en sont…regarde Shim, tes troupes ne demandent que ça ! » dis-je en désignant du doigt le reste des ninjas Gensousards qui regardaient leur chef avec des yeux de bambi, l’air de dire « s’il te plaaait, on veut taper sur du ninja sans défense ! S’il te plaaaait »

Finalement le cœur de pierre du juunin fondit et très vite Keitaro intégra le tas de gros tas amorphes et…
« HAHA, PRENDS CA CHIKARIEN DE MES DEUX !
-DANS TA GUEULE BOUFFEUR DE SABLE !!
-MANGE CA TOUAREGADEUBAL !
-HAHAHAHA !
-HAHAHAHAHA !!
-HAHAHAHAHHAHAH !!
-HAHAHAHAHAHHAHAHA !!
-J’AVAIS PAS RAISON ?
-SIII C’EST GENIAL !!
-HAHAHA !!
-HAHAHAHAH !! »



Quelques minutes plus tard, une fois calmés, nous passâmes aux choses sérieuses.

« Bien Makaya. La situation est claire : nous sommes la pour te ramener à Gensou pour que tu sois jugé par le Gensoukage pour les crimes que tu as commis en pleine nuit. Soit dégradation d’habitations, attaques contre des…
-Ouais ouais, je me souviens de cette nuit la…on avait bien rigolés d’ailleurs ! Hein Kota ? » dont le nom me revenait subitement.
-On ? Qui étaient les autres ?
-Thamèr et Thompèr. Bref, enchaine ?
-Grmpf…Nous sommes plus nombreux, plus puissants et plus frais que toi. Donc soit tu nous suis sans broncher, soit on te neutralise…on te laisse le choix mais dans tous les cas tu viens avec nous.
-…Faites chier les mecs, j’ai un Pizza Put à baptiser moi…Mais en même temps, j’ai mes anciens potes de Mahou sur le râble, Chikara veut aussi ma peau et mes gardes du corps incompétents se sont montrés incapables d’assurer ma sécurité…j’ai pas trop le choix je crois…Alors je vous suis !
-Bien, voilà une décision raisonnable.
-Et puis ca me fera plaisir de revoir Ryoshim-Chan !
-T’as pas l’air d’avoir saisi…on t’emmène pour que tu sois jugé…tu es un criminel à Gensou !
-Ouais ouais…on part quand ?
-Hum…Maintenant, le jour ne vas pas tarder à se lever et nous avons eu l’occasion de voir ce que tes toi préparaient en ville…ce qui nous amène à évacuer les lieux le plus vite possible.
-Sans dec ? Ils ont fait quoi ? Y’a pas moyen de rester, juste histoire de voir ? Je me ferais tout petit !
-J’ai appris en te connaissant que « Makaya discret » est un oxymore. Donc non, on décolle sur le chant. T’as tes cheveux dont je suppose que t’as toutes tes affaires !
-Ouais ! Juste…un dernier truc à gérer ! » dis-je en me précipitant vers la cour au trébuchet ou reposaient toujours dans la nacelle les corps des Chikazgueg inanimés. Je glissais une note dans la veste de l’un deux puis actionnais le mécanisme en hurlant « VERS L’INFINI ET L’AU DELAAAA ! »


« Aaah, je n’ai pas perdu la main » pensais-je en regardant s’élever au loin les corps désarticulés de ces connards de chameauxphiles.


« Allez, s’parti les crétins finis ! Dans la joie et la bonne humeur ! Dites, vous ais-je parlés du Biatch Beach ? C’est un formidable parc d’attraction avec que des…Bon on avance oui ou merde ? Alleeeez quoi ! Grouillez vous tas de limaces ! C’pas parce que vous vivez dans un marais que vous devez être vaseux ! Hahaha, elle est bien bonne ! Non ? Putaaain, mais vous avez aucun sens de l’humour ! Vous me faites penser à Hikifune, qui d’ailleurs doit soigner son nez après quelques problèmes de sinusites. Je pense que c’est sa surconsommation de poireaux qui a…
-Shimaru…fais le taire, je t’en supplie » demanda Ax d’un ton implorant.
-Non, parce que si je le baillonne, il sera encore pire, crois-moi…Courage.
-La route va être très très longue… »


Et ainsi notre troupe quitta discrètement Nobeoka, au petit matin, direction Gensou. (Enfin le croyaient-ils, ces naïfs. Ils pensaient quand même pas que j’allais me laisser trimballer devant un vampire de seconde zone namého !)
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:30

Bien que les choses n’aillent pas pour le mieux, pour les Mahousards, l’avenir ne semblait plus aussi sombre que depuis la dérouillée prise devant Pizza Put. Tout d’abord, le groupe avait remis la main sur l’une des itérations de Makaya, et en plus, ils avaient réunis suffisamment de suivants pour que celui-ci s’attire le respect et l’obéissance des autres Mak’. En fait, n’eût été que le groupe de Ryo ne se trouvait plus à l’hôtel alors que le groupe aurait bien eut besoin de leur renfort, tout aurait été parfait. Mais à défaut de renfort, Kentaro avait pu remettre la main sur boîte à médoc’, et pourrait toujours faire quelques rafistolages de fortunes s’il n’était pas possible de faire la jonction avec le groupe de Ryo. Mais d’après Jackie, ces derniers ne pouvaient que les attendre à Pizza Put, s’ils n’avaient pas mis eux-mêmes la main sur l’un des Makaya… Ce qui les pousserait à rejoindre Pizza Put quand même. Donc tout irait bien.

Le flot hétéroclite de suivants poursuivait donc son pèlerinage d’un bon pas, chantant des cantiques à la gloire de son maître, le Grand Khan Gourou Makaya. Ce dernier avançait d’un pas fier et conquérant, persuadé qu’il allait enfin connaître la gloire et que ces quatre autres moi ne pourrait que reconnaître sa supériorité devant la suprématie et les effectifs de sa horde, et n’aurait d’autre choix que de quémander sa mansuétude pour les pauvres pécheurs qu’ils étaient.

Cet état d’esprit était constamment entretenu par son fidèle conseiller, Allen, qui devait faire appel à toute l’ingéniosité dont il était capable pour empêcher le Black Gourou de dévier de son droit chemin et de céder à la première tentation venue – ainsi qu’aux suivantes, tant qu’à faire ; ce n’était pas le clone du vice pour rien, non plus.

Mais alors que le junin estimait que la situation était relativement sous contrôle, ses prévisions lui certifiant qu’ils seraient arrivés sur place à la tombée de la nuit, survint un malheureux impondérable. Un incident guère remarquable parmi la trop longue liste qui avait ponctuée cette mission depuis son début. Un incident qu’on aurait même pu qualifier de bénin, tant il était insignifiant en comparaison du coup des laxatifs, de la perte des dodos, du changement d’ordre de mission, de la tentative avortée de kidnapping, de la rouste infligée par les déserteurs, de la multiplication du pire fléau de l’humanité, de l’assujettissement de la population de Nebeoka au fléau susnommé, de l’endoctrinement de la jeunesse du petit village à la plus odieuse religion qui soit, ni même de l’expérience fromagère dont le junin avait été victime.

Malheureusement, les conséquences de cet incident affectèrent l’avenir du Yuukan, ainsi qu’une bonne partie du Hokuto, de manière irréversible sur plusieurs générations.
Et tout commença sur une simple constatation de Prélat Suprême à l’intention de son fidèle souffre-douleur :

« Tiens, au fait Fuzzy, j'tai déjà dit que tu me faisais penser à une de mes anciennes houris ?
_ Qu…Moi…Hour… Gné ??? Bredouilla l’intéressé, incertain sur la réaction à tenir.
_ Si, si, j’t’assure ! Les cheveux un poil plus long, une poitrine plus prononcée et un p’tit cul rebondis et c’est ça ! J’ai eu ton sosie féminin au sein de mon harem, j’en suis sur !
_ Attend, attend, attend ! T’es sûr de ce que tu avances, là ?
_ Infidèle ! Comment oses-tu douter de ton Divin Messie ! Tonna le Gourou
_ Elle s’appelait comment ?
_ Un truc comme Rhododendron.
_ ça ne me dit rien… T’es sûr que t’avais les idées claires ?
_ Tu me déçois, Fuzzy ! Tu sais bien que je reconnaîtrais tes charmantes omoplates entre toutes !! Je t’assure que si ce n’est pas toi en travesti, alors ce doit être ta sœur. … Ou ton frère en travesti…
_ J’le crois pas ! T’as embarqué ma sœur dans ton truc ?! Mais t’es une véritable ordure, ma parole ! J’vais te…
_ Rooooh, mais calme-toi mon petit Fuzzy, elle ne fait plus partie de mes filles. Elle jouait pas le jeu et était bonne à rien, alors c’était inutile que j’la garde, pas vrai ?
_ Tu l’as relâchée ? Et où est-elle ?
_ Du côté d’Heiki.
_ Heiki ? Mais qu’est-ce qu’elle est allé faire là-bas ?
_ Aucune idée. Tu sais, une fois vendue au marchand d’esclave, elle ne présentait plus guère d’intérêt à mes yeux.
_ Quoi ?! Tu l’as vendue !!
_ Et j’en ai même tiré un bon prix.
_ Mais c’est pas vrai ! T’as donc aucune morale, enfoiré !
_ Mais si ! La preuve : si tu veux, je veux bien partager la somme avec toi.
_ Quoi !?
_ Ne me remercie pas, mon petit Fuzzy, c’est normal. Après tout, c’est ta sœur.
_ Raaah ! Mais crève, ordure ! »

Vociférant de colère, Jackie joignit le geste à la parole et, dégainant un kunaï, se jeta sur le Black Gourou avec la ferme intention de l’égorger. Malheureusement pour lui, Haruhisa et Allen avait senti le dramatique dénouement arrivé depuis un moment et se tenait prêt : Haruhisa tenta de faucher le pied de Jackie d’un revers de shinaï, mais le chunin l’esquiva avec une facilité déconcertante. Se faisant, il se mit à porter d’Allen, qui frappa avec une force et une vivacité suffisante pour rouvrir ses propres plaies, mais qui parvint néanmoins à étaler Jackie d’une frappe du Hakke dans ses côtes fêlés. Moins d’une seconde plus tard, Kentaro maîtrisait le chunin belliqueux au sol par l’intermédiaire d’une douloureuse clé de bras.

« Misérable chien d’infidèle ! Comment as-tu pu oser lever la main sur notre Sublime Guide ! Aboya Allen.
_ Ouais, châtions-le tiens ! Approuva ledit guide. J’ai justement un petit châtiment de derrière les fagots qui…
_ Alors là, pas question ! S’énerva Kentaro. Ça déjà bien suffisant de saloper mon travail comme ça, z’allez pas en plus m’en rajouter ! Parce que si c’est le cas, les soins, vous vous asseyez dessus !
_ En attendant c’est sur moi que t’es assis, dégage !
_ On ne peut pas laisser la graine de la sédition se répandre impunément au sein de nos ouailles ! Il faut… commença Allen.
_ Je propose un compromis : si je me débrouille pour qu’il ait mal pendant que je le soigne, ça va ? Proposa le médecin.
_ J’peux plus respirer…
_ Je préfère lui administrer un bon Reecom Kick. Ça impressionne toujours les foules, déclara Makaya.
_ Votre Sainteté ! Vous oubliez que Kentaro est un médecin nullissime, incompétent et incapable de pratiquer le plus petit jutsu de soin, intervint Haruhisa. Croyez-en mon expérience, après l’avoir vu à l’œuvre, plus personne n’osera dévier du droit chemin.
_ Haru’, va falloir qu’on ait une petite discussion, tous les deux. »

Le Divin Gourou prit le temps de soupeser le pour et le contre, avant de se rendre aux arguments d’Haruhisa et d’accepter le compromis proposé par Kentaro. Notamment car le châtiment allait guérir Jackie, et donc il pourrait toujours lui administrer un Reecom Kick plus tard si l’envie lui prenait. Après qu’il eut donc donné son accord, les deux genins traînèrent le chunin à l’écart et s’efforcèrent de le convaincre de se calmer.

« Bon, tu te calmes ou tu t’en prends une ! Intima Kentaro.
_ Rien à foutre, j’vais lui faire la peau ! Répondit le chunin.
_ En plus, si tu l’abîmes, tu vas encore râler parce qu’il faudra que tu le rafistoles après…
_ Haru, t’es gentil, mais va voir ailleurs si j’y suis. Et toi, Jackie, laisse tomber, ton plan est débile.
_ Mon plan est débile ? C’est l’hôpital qui se moque de la charité, dis donc ! Et le plan d’Allen, il est comment, alors ?
_ Ecoute, de deux choses l’une : soit on a le clone. Tu le défonces, il disparait, et walou pour ce qui est de retrouver ta sœur, vu que tu ne connais même pas l’identité du marchand. Soit ce n’est pas le clone, tu l’agresses, il riposte, on se fait étaler et il file dans son coin ; retour à la case départ.
_ Alors quoi ? Je reste là sans rien faire ?
_ On le conduit à Pizza Put, expliqua Haruhisa. Les autres exemplaires devraient s’y trouver aussi, ainsi que l’équipe de Ryo. En les prenant par surprise, on peut pourrir les clones et neutraliser l’original. Et là, tu pourras le cuisiner pour apprendre à qui il a vendu ta sœur.
_ …
_ C’est bon ? Je ne vais pas être obligé de te casser un bras ? L’interrogea Kentaro.
_ Ouais, c’est bon… On va faire comme vous avez dit, c’est le meilleur moyen de mettre la main sur le vrai Makaya. »

Son petit doigt lui susurrant que Jackie était sincère, le médecin relâcha sa prise sur le chunin, avant de farfouiller dans sa boîte à médoc. Au bout de quelques secondes, il en ressortit un petit flacon et une seringue neuve, et administra au chunin un anti-douleur localisé, pour que celui-ci ne soit pas gêné par ses bobos en cas de bagarre. Bien sûr, ça ne soignait pas la blessure, et même ne l’empêcherait pas de s’aggraver, mais comme le chunin ne semblait pas disposer à prendre du repos le temps nécessaire à la résorption de la blessure, c’était toujours mieux que rien.

« Voilà. Ça devrait tenir une heure et demie, deux heures tout au plus. Si on est toujours pas tiré d’affaire d’ici là, faudra que je t’en fasse une autre.
_ Ça serai quand même mieux avec des jutsus de soins, grommela le chunin.
_ Ce qui serait vraiment mieux, c’est que tu fasses plus attention à ton corps lorsque tu te bastonnes, le morigéna Kentaro. Bon, Retournez canaliser Makaya et dites à Allen de me rejoindre, faut que je m’occupe de ses blessures. Et pareil pour Kaede, je veux vérifier qu’elle est complètement remise.»

Jackie et Haruhisa replongèrent dans le flot mouvant des adorateurs du Big Boss de la Raclette avant de se frayer un chemin jusqu’à la tête du cortège. Une petite minute plus tard, Allen en jaillit et vint à la rencontre du médecin, Kaede sur ses pas.

« Jackie va mieux ? S’enquit Kentaro
_ Ouais. Il empêche Makaya de se déconcentrer et le force à avancer vers Pizza Put.
_ Nickel. Bon, fait voir tes blessures, que je rafistole le tout.
_ Pas la peine, ça ne saigne même plus.
_ Hé ho, c’est qui le médecin !? C’est mon boulot de m’assurer que tout le monde sera opérationnel quand ça tournera au vinaigre, donc tu ne discutes pas. »

Allen haussa les épaules mais obtempéra : il n’était pas à une minute près, non plus. Et puis, ça ne pouvait guère lui faire de mal, non ?
Sans nul doute. Sauf qu’après avoir nettoyé et recousu les plaies, le médecin expliqua au junin qu’il allait lui administrer un anti-douleur pour qu’il ne soit pas gêner en cas de combat. Et qu’il utilisa un autre flacon que celui précédemment utilisé.
Lorsqu’Allen se releva, il tituba sur quelques pas, tourna un regard horrifié vers Kentaro et maugréa péniblement un « Qu’est-ce… que… tu m’as… fait ? » avant de s’affaler de tout son long.
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:31

« Ouais ! Bien joué Kentaro ! Maintenant c’est moi qui commande le groupe ! Exultât Kaede.
_ Hein ?! Hé, minute papillon ! Jackie est toujours là.
_ Oui, mais tu vas pouvoir t’en occuper ! C’est bien pour ça que tu as court-circuité Allen : pour que je prenne les rênes de la mission et que je nous tire de ce guêpier, non ?
_ Heu… Non.
_ Hé ! Qu’est-ce qui est arrivé à Allen ? Il a un malaise ? Kentaro, fais quelque chose ! S’écria Jackie, de retour.
_ Jackie ? Mais qu’est-ce que tu fous là ?
_ Je suis venu jeter un œil, parce que je n’ai pas confiance quand toi et Kaede êtes ensemble. A juste titre, d’ailleurs. Mais ne perd pas de temps, examine Allen !
_ Du calme, c’est fait exprès ! Expliqua le médecin.
_ …
_ C’est pour que je prenne le commandement de la mission, renchérit Kaede.
_ C’est quoi cette connerie ? Demanda le chunin.
_ Nan, mais en fait, comme il était impossible de savoir si Allen jouait simplement la comédie où s’il était effectivement passé du côté de Makaya, je me suis dit qu’il valait mieux le mettre sur la touche. Comme ça, il ne risque pas de nous trahir, expliqua Kentaro.
_ Mais c’est pas vrai ! Makaya est junin ! Si tu dézingues le notre, comment on le capture ?
_ Relax, on a toujours Ryo. Et puis Tyrande, NR et toi êtes chunin. Vous ferez bien le poids, non ?
_ Oui, mais non. Tu me réveilles Allen immédiatement, ordonna le chunin.
_ Impossible, j’ai pas ce qui faut, déclara innocemment le médecin.
_ Sans blague…
_ Tu peux toujours essayer à ma place, si tu ne me crois pas.
_ C’est un cauchemar… Et long et atroce cauchemar, mais je vais finir par me réveiller… »

Un coup de talon sur les orteils de la part de Kaede, histoire de lui prouver qu’il ne rêvait pas, plus tard et Jackie dut se rendre à l’évidence :
Ce n’était pas un cauchemar.
Sa sœur était bien en route pour Heiki.
Il fallait vraiment qu’il kidnappe Makaya.
Son junin venait d’être mis sur la touche.
Il prenait le commandement du groupe.
Groupe constitué uniquement de genin.
Ça n’allait pas être de la tarte tout ça.

Alors qu’il allait distribuer quelques directives, précédé d’un bon savon qui –soyons réalistes – ne mettrait probablement pas de plomb dans la cervelle des deux genins mais lui permettrait à tout le moins d’évacuer une partie de son stress et de sa frustration, un impressionnant remue-ménage éclata du côté de la tête de convoi.

Pressentant les ennuis, Jackie ordonna à Kaede de veiller sur Allen et intima à Kentaro de le suivre. Puis il bondît sur le mur, y adhérant par le biais de son chakra, et fila à toute vitesse en tête de cortège. Kentaro tenta bien évidemment de suivre le chunin dans sa folle cavalcade, mais une mauvaise maîtrise du chakra et les dures lois de la gravité eurent douloureusement raison de ses espoirs, et le médecin se résolût finalement à se frayer un chemin à grands coups de coude dans la masse de corps qui se pressait pour connaître l’origine du chambard.

Tandis que le genin pestait contre tous ces glandus qui n’avaient rien d’autre à faire que de rester sur le passage pour le forcer à les dégager manu militari, Haruhisa apparut près de lui, marchant à la surface du bâtiment le plus proche –tous des frimeurs, ces shinobis – et interpella la foule, tout en désignant Kentaro.

« Le Grand Maître demande que son… heu… Conseiller Spécial en Châtaignes et Tartes en tout Genre se présente à ses côtés au plus vite. Veuillez donc le laisser passer. »

Aussitôt, la foule des suivants, toujours désireux de satisfaire le moindre des commandements de leur maître, se fendit en deux, laissant un étroit passage pour Kentaro. Ce dernier s’y engagea, guère rassuré par les regards à moitié fou des fanatiques qui dévisageaient cet être supérieur, visiblement béni par Rémi Molette en personne pour pouvoir être ainsi l’un des serviteurs de confiance du Black Gourou.

Kentaro finit enfin par s’extirper du lot des illuminés et put rejoindre Jackie et Makaya, accompagné d’Haruhisa.

« Conseiller Spécial en Châtaignes et Tartes en tout Genre… Tu pouvais franchement pas trouver mieux…
_ Ben quoi ? Fallait principalement que ça en jette et j’avais pas le temps de réfléchir. Jackie voulait que tu rappliques illico.
_ Ouais mais quand même…
_ Si tu savais marcher au mur, ça ne serait pas arrivé !
_ Gna gnagna gnagna… »

Une fois que les deux genins eurent rejoins les gradés, Kentaro pu comprendre ce qui n’allait pas : devant eux se dressait Pizza Put, reconnaissable entre tous les bâtiments par les deux gigantesques statues de Makaya qui encadrait sa porte d’entrée. De l’autre côté de la place siégeait une immense foule qui commençait visiblement à monter le bivouac pour la nuit. Mais ce qui posait vraiment problème, c’était que les « officiels » venus pour la soirée d’inauguration étaient accueillis par un immonde nabot à la touffe proéminente.
Du genre qui attire les ennuis.
Du genre de celui qui se tenait à leur propre côté.

« Nan mais je rêve ! Fulminait d’ailleurs le Mak’. Cette ordure de moi va se faire mousser auprès de mes officiels et se faire passer pour moi !
_ Et ?
_ Hors de question qu’il prenne le contrôle de MON Pizza Put ! »

Amplifiant magistralement sa voix à grand renfort de chakra, le Makaya d’Allen interpella derechef ses employées sorties accueillir tous le gratin de Nobeoka.

« STTTTTTTOOOOOOPPPPP ! Ne tombez pas dans le piège du malin, mes sublimes vestales ! Ce n’est pas moi qui me tiens avec vous ! Le mythique moi se tient ici-même ! Ne soyez pas dupe de cette ruse démoniaque !! »

Il y eût un certain remue-ménage, du côté de Pizza Put, mais ce ne fut rien comparé au chambard qui s’élevait de l’autre côté de la place, du côté des suivants de l’autre Makaya. Mais ce fut insuffisant pour couvrir sa réponse d’une voix elle aussi amplifiée.

« Vil imposteur ! Comment oses-tu tenter de te faire passer pour mon ineffable personne, démon ! Mes chères égéries ! Fermez vos oreilles au fiel de ce scélérat. Il n’y a toujours eut qu’un seul et mythique Gourou Suprême de la Raclette, et c’est moi, ainsi que pourront vous le certifier les Vrais Croyants de la Raclette ! »

Heureusement, le Makaya d’Allen n’avait pas dit son dernier mot, et rétorqua sur le champ.

« Ne sombrez pas dans la tentation, mes madones adulées ! Comment cet être dépravé pourrait-il être moi ? Rejoignez-moi donc, moi, l’unique et divin Gourou Absolu du Raclétoïsme, comme le savent les Véritables Fidèles du Raclétoïsme. »

_ Plus un mot, usurpateur ! J’ai là des envoyés du Paradis Fromager, preuve que ma cause est juste et pure ! D’ailleurs, ils nous feront passer les épreuves du Champion du Reblochon demain midi !»

_ Silence, infâme plagieur ! J’ai, moi, des émissaires de Mahou, qui vous garantiront que je suis le Makaya AOC ! Et ils m’aideront à convertir Mahou, la Cité-mère, dès que nous en aurons fini ici.»

Chacun campant sur ses positions et persuadé d’être le vrai Makaya et non un clone, la situation aurait pu stagner pendant des lustres, si la chéfesse du personnel de Pizza Put n’était sorti en trombe, porte-voix à la main, avant d’annoncer qu’aucun Makaya ne serait autorisé à pénétrer ici tant que toute la lumière ne serait pas faite sur cette histoire.
Les deux Makaya prirent immédiatement cette déclaration comme une révolte pure et simple, et jurèrent qu’avant que le lendemain midi, leur étendard flotterait au-dessus de Pizza Put, la tête de leur rival au bout de la hampe.

Aussi, pendant que les officiels s’abritaient à l’intérieur de Pizza Put, le Gourou Suprême de la Raclette rejoignit ses Vrais Croyants pour les préparer à la lutte imminente, tandis que le Gourou Absolu du Raclétoïsme en faisait autant avec ses Véritables Fidèles.

« Ecoutez-moi ! Rémi Molette nous envoie une dernière épreuve pour éprouver notre foi. Nous allons donc purger le grain de l’ivraie de cette ville, et nous pourrons nous mettre en route pour Mahou. Pendant que j’harangue nos Véritables Fidèles, dressez-moi un plan de bataille convenable, compris ? »

Les trois shinobis acquiescèrent et regardèrent le Makaya s’éloigner.
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:32

« Question stupide, commença Jackie, quelqu’un a-t-il aperçu un Mahousard en face ?
_ Non, répondit Kentaro.
_ En même temps, y’a une sacré foule… Commenta Haruhisa.
_ Mak’ a clamé notre présence, alors s’ils étaient là, ils se seraient manifestés d’une manière ou d’une autre, estima Jackie.
_ Et sinon, on fait quoi comme plan de bataille convenable ? Demanda Haruhisa.
_ C’est débile… On est pas là pour monter une guerre civile, répondit le chunin.
_ Mais moi, j’ai pas envie d’endurer la colère de Makaya si on n’a rien à lui proposer, rétorqua Haruhisa.
_ Pas faux, approuva Kentaro.
_ Très bien… Capitula Jackie. Heu… Déjà, il entendait quoi par « convenable » ?
_ Avec de multiples occurrences du mot « chargez ! », je pense, proposa Kentaro.
_ Donc le plan, ça va être juste « on charge » ? Demanda Haruhisa.
_ Nan… On va essayer de faire un truc qui tienne un tant soit peu la route, donc un peu plus subtil et élaboré, décida le chunin.
_ Du genre « on charge à mon signal », railla Kentaro.
_ Très drôle. Déjà, il est hors de question qu’on emmène les gosses au combat. Et pareil pour les bêtes.
_ Ça va vachement réduire notre nombre, quand même, objecta Haruhisa. Makaya risque de ne pas être d’accord.
_ On lui dira que ce sont nos réserves, éluda Jackie. Ils seront sous ta garde, Haru’.
_ Pourquoi moi ?
_ Parce qu’Allen est KO et que Kaede veille sur lui. Et j’aurai besoin de Kentaro.
_ Pourquoi faire ?
_ On va se monter un petit commando et investir Pizza Put. Si on le capture, le Makaya d’en face sera forcé d’admettre sa défaite.
_ Et notre Makaya, dans tout ça ?
_ Il mènera la vague d’attaque principale. Au pire, il se fait exploser et on saura si c’est un clone ou pas, au mieux, il se fatiguera et on ne devrait pas avoir trop de soucis pour le maîtriser.
_ Futé.
_ Normal, j’suis chunin… »

Une fois leur Plan© finalisé, Ils attendirent patiemment que Makaya finisse de débiter ses inepties religieuses à ses troupes –ce qui eut au moins pour effet de les chauffer à blanc – et daigne revenir vers eux.

« Ok, les glandus ! Vous allez tous ceindre vos fronts de ces tissus bénis par mes propres mains.
_ Hein ? Pourquoi faire ? S’étonna le médecin.
_ Et comment comptes-tu reconnaître les Véritables Fidèles du Raclétoïsme des hérétiques, sans signe distinctif ?
_ Massacrons-les tous, Rémi Molette reconnaîtra les siens, proposa le genin.
_ Bien parlé, mais Rémi Molette a encore besoin de ses serviteurs, donc ceux qui porteront un bandeau noir sur la tête seront identifié comme étant les nôtres.
_ Très bien, enchaîna Jackie, et sinon, en ce qui concerne le plan…
_ Mais au fait ! Où est passé mon Allen de chacal ?
_ Pas de soucis, elle est toujours là…
_ Heu… Hum… Ben… Il médite pour… pour être au top pour… Ben pour la suite. Improvisa Jackie. Et sinon, concernant le plan de bataille…
_ Je mènerai mes troupes à la victoire ! Déclara Makaya.
_ Pas de doute, mais…
_ Allen s’occupe de tout, faites lui confiance, poursuivit le Black Gourou.
_ Ben oui mais…
_ Alors suivez ses directives ! Et faites passer le mot : demain à l’aube, nous pourrirons ces infâmes hérétiques et les balancerons jusqu’aux tréfonds des enfers ! »

Les trois shinobis se jetèrent des regards désespérés mais obtempèrent. Suivant son plan, Jackie passa une bonne partie de la soirée à inspecter les troupes pour tenter de trouver une dizaine de fier-à-bras pas trop empoté pour lui servir de commando éclair. Haruhisa tentait d’expliquer aux gamins surexcités à l’idée de vivre leur première guerre des gangs le concept de « réserves », et Kentaro profita du remue-ménage et de l’inattention du chunin pour s’occuper du Junin vulnérable de façon à ce qu’il ne les gêne pas pour le lendemain.
Quant à Mak’, la décence nous empêchera de relater sa nouvelle nuit de débauche.

En dehors de quelques quolibets échangés ici et là, la nuit se passa de façon relativement calme, les Vrais Croyants se répandant en hymne glorifiant leur foi et leur courage autour du chaudron liturgique du Gourou Suprême de la Raclette, tandis que les Véritables Fidèles, suivant l’exemple du Gourou Absolu du Raclétoïsme, appliquèrent à la lettre les préceptes hédonistes de leur culte.

Après une longue nuit blanche, les premières lueurs de l’aube se déployèrent enfin, éclairant les deux armées schismatiques bourrées d’adrénalines et prêtes à faire valoir leur version du culte fromager à ces hérétiques avant de déferler sur le monde.
Fuzzy profita du calme avant la tempête pour se rapprocher de Kentaro, à la tête du commando.

« Pitié, dis-moi qu’Allen est opérationnel…
_ Désolé, il a le sommeil très lourd.
_ Tu lui a administré quelle dose de sédatif !?
_ Relax, j’suis médecin… Il ne risque rien.
_ C’était pas ma question !
_ Au fait, tu ne trouves pas que nos petits amis d’en face sont plus nombreux qu’hier ?
_ Heu… Si, maintenant que tu me le dis, il doit bien y en avoir une ou deux centaines de plus… Bordel ! On va se faire submerger !
_ J’en sais rien… J’les sens pas vraiment, ces nouveaux… Y’a un truc qui cloche.
_ Une ruse ? Tu penses à un jutsu ?
_ Aucune idée… Mais, tu vois d’autres Makaya, ici ? Ou l’équipe de Ryo ?
_ Ce serait… les déserteurs ?
_ Ils ont du kicker les autres clones et pourrir l’équipe de Ryo. Je pense qu’on affronte l’original, et les chieurs qui le défendaient !
_ On abandonne ?
_ Pourquoi ? En plus, si ça se trouve, ces renforts ne sont qu’illusoires.
_ Parce que par ta faute, on a plus de junin ! Et à nous deux, on ne fera jamais le poids contre Mak’ !
_ Que ce soit l’original ou pas, ça ne change rien : si on prend Pizza Put, il perdra la face !
_ ça nous fera une belle jambe, tiens… Quoique… Si on l’emporte, ses propres fidèles nous rejoindrons, et on les envoie lyncher l’original. Ça devrait bien le calmer. Reste les déserteurs…
_ Pas d’inquiétude, je me suis concocté un autre fumigène à l’opium, au court de la nuit… Tu les réunis au même point et on en parle plus.
_ …
_ Quoi ?
_ File moi ce fumigène.
_ Hé ! T’as pas confiance ou quoi ?
_ Mais si. File moi ce fumigène.
_ Si t’as confiance, je peux bien le garder.
_ Bon, alors non, j’ai pas confiance. File moi ce foutu fumigène !
_ Pfff… »

Sentant que ce n’était pas le moment de se disputer, au risque que tout cela finisse en pugilat, Kentaro obtempéra de mauvais cœur et refila l’arme honnie à son supérieur – et provisoirement son chef – avant de reporter son attention sur les lignes ennemies. Celles-ci se mouvaient constamment mais il en ressortait vaguement un ordre bataille que même le genin sut lire : les faibles et les vieillards devant, en chair à canon, et les plus jeunes et fringuants derrière, pour finir le boulot. Et à droite, il y avait un groupe de types, et de femmes, bodybuildés, dopés aux anabolisants et portant chacun une paire d’échelle sur les épaules… Ou presque, parce qu’il y en avait plein, en tout cas. Et visiblement, ce petit groupe allait lancer un raid éclair sur Pizza Put afin d’en prendre le contrôle. A quelques détails près, cela ressemblait vachement à leur propre formation, conclut le médecin.
A quelques détails près.

«Superzut ! Jackie ! Les échelles !!
_ De quoi ?
_ On a pas d’échelles !
_ Et alors ?
_ Et alors, comment on va prendre d’assaut Pizza Put ?
_ Ben, on va marcher sur le mur, c’te quest… »

Jackie jeta alors un regard derrière lui, dévisageant le commando, se rappelant soudainement qu’il n’avait pas à faire à des shinobis. Non. C’était des types lambdas, probablement pas foutu d’escalader une paroi pleine d’aspérité. Alors pour ce qui était d’une surface à peu près lisse…

« Meeeeerde, se lamenta le chunin. Bon, on a peut-être encore le temps d’aller cherch… »

Les espoirs du shinobi furent réduits à néant au moment où la voix de baryton du Gourou Absolu du Raclétoïsme beuglait le signal de l’assaut, presque immédiatement suivi de son homologue, le Gourou Suprême de la Raclette.

Aussitôt, le sol se mit à trembler, tandis que dans un hurlement à déchirer les tympans, plus de cinq cents fanatiques se jetaient les uns vers les autres, empli d’une fureur sanguinaire. Moins d’une dizaine de secondes plus tard, les deux armées déchainées se percutèrent avec force et fracas, les premières lignes se faisaient écraser entre leurs compagnons à l’arrière et leurs ennemis devant. Les plus chanceux finissant piétiner, tandis que les plus malchanceux s’étant retrouvés aux impacts les plus violents volèrent à plusieurs mètres de hauteur. De part et d’autres de la ligne de front, les deux Makaya haranguaient les foules, galvanisant les leurs et distribuant des Reecoms Kicks autour d’eux. Les coups plurent, le sang coula à flot, la plus grande et la plus violente bataille que connaîtrait jamais Nobeoka venait de commencer.

Lorsque le signal avait retentit, les deux Mahousards ne se le firent pas dire deux fois et piquèrent un sprint jusqu’à l’objectif, suivit par une dizaine d’éléments parmi les plus rapides et les plus forts des éléments les plus sournois du petit village. Suivant à la lettre le Plan©, le commando obliqua légèrement, afin de s’attaquer au côté le moins exposé à l’assaut vindicatif de leurs assaillants.
En quelques secondes, ils furent au pied du mur, et…

« Et maintenant ? Demanda le genin.
_ Qu’est-ce que j’en sais, moi ? Faisons la courte-échelle pour atteindre le toit ! Ordonna le chunin.
_ Et comment on va tirer le bas de l’échelle en haut ?
_ Alors on va les lancers !
_ Tu parles, ils ne seront pas foutus de se réceptionner.
_ Dis-donc, Mr « j’ai-réponse-à-tout », tu pourrais avoir une attitude plus constructive ?
_ On enfonce la porte et on investit la place !
_ Sans blague, et sans les portes, comment tu veux qu’on la défende ?
_ Primo, on improvisera, secundo, on s’en fout, ils ont des échelles. Et tertio, si on se grouille pas, notre unité tampon n’arrivera pas à retenir leur commando et on va se faire souffler l’objectif sous notre nez !
_ Très bien, on y va ! »

Le petit commando fit le tour du bâtiment, se rapprochant dangereusement de l’épicentre de la bataille, mais aussi des portes de Pizza Put. Un rapide coup d’œil leur appris que le commando porte-échelle était en train de réduire en bouillie l’unité tampon envoyé les ralentir, et que les renforts des Vrais Croyants n’avaient rien d’illusoires. Bien qu’ils ne fussent pas non plus tout à fait réels : des coups chanceux qui les atteignaient suffisaient à les faire disparaître en fumé. Bref, c’était des clones, quoi…

« Allez, on se grouille, intima Jackie. Kentaro, aide-moi à enfoncer ces portes ! »
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:34

Les deux shinobis reculèrent de quelques pas et foncèrent. Le choc fut effroyable, fortement douloureux… Et la porte ne vacilla pas d’un pouce.

« Bordel, elle fait combien de centimètres d’épaisseur ?! S’énerva le chunin.
_ T’as un briquet ? On la brûle ! Proposa Kentaro.
_ C’est ça, on fait flamber tout le Pizza Put, et y’a plus moyen de désigner de vainqueur. Remarque, c’est pas grave, vu que les deux Makaya s’allieront pour nous tuer à petit feu…
_ On fait quoi, alors ?
_ J’ai une idée ! On va…
_ Attention ! Derrière ! »

Le chunin fit immédiatement volte-face et comprit instantanément le danger : l’équipe des body-buildés déboulait à l’angle du bâtiment. Certains s’étaient déjà assis au sommet des échelles, tandis que ces dernières commençaient lentement à s’élever. Ainsi, sitôt en place, ils pourraient tout de suite sauter sur le toit.
Désespéré, Jackie réagît avec l’énergie du désespoir. D’un seul mouvement fluide, il dégaina son arc, encocha une flèche et tira. Le trait fila à toute vitesse, fendant le flot tumultueux des combattants qui le séparait des body-buildés, et pulvérisa le pied d’une échelle. Celle-ci vacilla, avant de retomber en arrière, la grappe piaillante de commando toujours perchés dessus s’écrasant sur la masse des leurs.
Jackie n’eut pas le temps de se féliciter de son coup d’éclat : une seconde puis une troisième flèche suivirent. Malheureusement, la seconde loupa sa cible et une première échelle fut en place. Aussitôt, une poignée d’assaillants sautèrent sur le toit… Avant de se retrouver catapulter en arrière à un coup de pelle à pizza maniés par des donzelles peu désireuses de laisser passer le moindre resquilleur.
Les houris de Mak’ tenaient la place et ne la cèderaient sans combattre.
La prise de Pizza Put allait se révéler nettement plus difficile que prévu.

Néanmoins, le danger était écarté, dans l’immédiat. Jackie put donc de nouveau se reconcentrer sur son affaire.

« Kentaro, une idée pour venir à bout de cette porte ?
_ On l’enfonce ?
_ Nan, je tiens à garder mon épaule intacte !
_ Avec un bélier, alors ?
_ Et où veux-tu qu’on se procure ça ? On a même pas d’échelles, je te rappelle ! »

Pour toute réponse, le genin lui adressa un grand sourire avant de pointer du pouce l’une des deux statues géantes à l’effigie de Makaya.

« On démonte cette horreur, et on s’en sert comme bélier !
_ Ouais, génial ! Z’avez entendu vous autre, alors au boulot ! »

Le petit contingent regarda fixement le chunin sans bouger d’un pouce. Quelques un secouèrent même la tête. Il y avait de la mutinerie dans l’air.

« Mais c’est quoi, ce merdier ! S’emporta le chunin. Vous obéissez, oui ou non ?
_ Non, s’exclama la plus forte tête. Jamais nous ne toucherons à la sainte personne de notre divin Gourou Absolu du Raclétoïsme.
_ Hein !?
_ Il est notre divin guide, et tous espérons un jour atteindre son niveau de vice.
_ Roooh, mais merde, c’est pas lui en personne, c’est juste une statue !
_ Lever la main sur ses idôles, c’est lever la main sur lui-même.
_ …
_ Laisse-moi faire, Jackie, j’m’en vais te les résonner, moi, déclara Kentaro en s’approchant.
_ Je t’en prie… »

Une demi-minute plus tard et les deux shinobis ahanaient et soufflaient comme des bœufs en essayant de faire basculer l’immonde statue en granit massif, seuls.

« Toi.. et tes idées… à la noix… Commenta le chunin.
_ Tais-toi… Et pousse ! » Répliqua le genin.

Juché sur le mur, Jackie s’arcboutait contre la statue, tentant de la repousser, tandis que Kentaro en faisait de même au niveau du sol. Après quelques secondes d’intenses efforts, l’immense statue commença à vaciller… Avant de s’écraser au sol avec fracas.

Les deux shinobis en nage, pas peu fier de leur prouesse physique, échangèrent un regard avant de reporter leur attention sur le commando, espérant pouvoir les convaincre que « porter l’idole du prophète » revenait à « porter le prophète lui-même », tout en laissant de côté l’aspect « fracasser la tête de l’idole contre la porte… »
Malheureusement, aucun d’entre eux n’eût le temps de prendre la parole, car ils se firent dûment alpaguer par des partisans des Vrais Croyants qui venaient de les encercler en douce. En effet, le centre de la bataille s’était déplacé petit à petit, les Vrais Croyants profitant de l’avantage du nombre et gagnant du terrain sur les Véritables Fidèles. Du coup, la ligne de front refluait, et Pizza Put commençait à se retrouver dans le giron des forces du Gourou Suprême de la Raclette.
Le meneur de l’escouade s’avança et pris la parole.

« Rendez-vous ! Nos Valchequiries ont reconnu votre valeur et vous veulent vivants ! Votre cause est sans espoir, nous constituons votre seule planche de salut ! Quelle est votre réponse ?! »

A la tête de son petit carré de commando, Jackie n’en menait pas large, et put juste maudire le destin d’un « meeeeerde » historique qui marqua les générations futures.
Malheureusement, les émissaires des Vrais Croyants prirent très mal cette remarque et se lancèrent à l’assaut. Le palier de Pizza Put fut pris d’un chaos incroyable, tandis que les vagues d’hérétiques se jetaient sur les derniers représentants des Véritables Fidèles. Dos à dos, Jackie et Kentaro distribuaient baffes, beignes, mandales et torgnoles à tour de bras, sans faiblir, repoussant l’ennemi et étendant net (ou dissipant net) tous ceux qui avait le malheur de s’approcher d’un peu trop près. Malheureusement, le reste de leur commando fut très vite balayé et ils se retrouvèrent seuls, dernier ilot de sérénité au sein d’une mer en furie qui tentait de les submerger par tous les moyens.
Avec la lucidité caractéristique de ceux qui sont sur le point de céder, les deux shinobis comprirent que la bataille était perdue. Leurs troupes flanchaient, les Vrais Croyants allaient bientôt encercler Pizza Put. C’était la fin…

Mais Rémi Molette n’avait visiblement pas dit son dernier mot. Dans un tintamarre du diable, des renforts inattendus dévalèrent de l’Est. Et voici, en grandes pompes, les fidèles gamins chevaucheurs de cochons d’Haruhisa lancèrent la charge, le soleil levant se reflétant sur l’inox de leurs couvercles de poubelles, auréolant de lumière leurs casquesseroles étincelants, nimbant d’éclat les pointes de leurs pelles et de leurs râteaux. En un instant, ils enfoncèrent les lignes ennemies avec force et fracas, avec toute la subtilité d’un rouleau compresseur traçant sa route dans un champ de pâquerettes, sous les vivats des Véritables Fidèles. Ces derniers se regroupèrent et s’enfoncèrent dans le sillage des chevaucheurs de sangliers domestiques, intensifiant la pression.

Un moment de flottement passa au sein des Vrais Croyants, s’éternisa un tout petit trop et finalement, leur ligne s’effondra sur elle-même, tandis que le désespoir et la peur se répandaient au sein de leur rang. Bien vite, le recul des Vrais Croyants se transforma en une piteuse débandade. Pour les Véritables Fidèles, la victoire était à portée de main.

« Courage ! Ralliez-vous à mon noir panache ! Mes cheveux nous conduiront à la victoire ! »

L’imposante voix déchira la clameur du champ de bataille, redonnant confiance aux troupes en déroute. Les Vrais Croyants reprirent instantanément confiance et refusèrent de céder le moindre pouce de terrain. La bataille rangée dégénéra alors en un monumental pugilat, tandis que des grappes de combattants se marbraient furieusement la gueule, sans y aller avec le dos de la cuillère.

Tandis que les choses dégénéraient dans un tourbillon irrépressible de violence, Kentaro et Jackie, adossés aux portes du temple impie de Pizza Put, tentaient vainement de trouver une solution pour se sortir de la panade. Après plusieurs idées débiles (creusons un tunnel pour passer sous la porte !), maintes propositions aberrantes (Balance leur mon fumigène à opium, j’te dis…), quelques déconnades (On appelle Allen ?) et un ou deux éclairs de génies (Ne plus jamais accepter une mission du QG !) plus tard, les deux shinobis en arrivèrent à une conclusion : s’ils remettaient la main sur Haru’, ils auraient plus de chance d’influer sur le cours de la bataille.
Ce qui revenait à chercher une aiguille dans une meule de foin.

Néanmoins, les deux ninjas en avaient suffisamment lu sur l’art de la guerre pour savoir qu’une charge de cavalerie ne peut tout écraser sur son passage qu’à condition de pouvoir prétendre au terme de cavalerie lourde. Un ost de cataphracte samouraï en armure à plaque intégrale maniant la lance et le katana et pulvérisant toute opposition à grand coup de leur art étrange pouvait être appelé cavalerie lourde, et par la même se permettre d’enfoncer un bloc consistant d’assaillant. Par contre, une bande de gamins dépenaillés montés sur des cochons… C’était une tout autre paire de manches. Les deux shinobis reprirent donc leur formation dos à dos et lentement et se mirent à avancer vers le dernier endroit où ils pensaient avoir aperçu Haruhisa, certain que lui et les siens avaient dû se faire démonter.

Le destin leur démontra qu’ils étaient de vraies mauvaises langues, lorsqu’ils aperçurent Haruhisa, toujours monté sur son cochon, foncé vers eux à toute vitesse en hurlant comme un dément. A juste titre, bien évidemment, étant donné la machine de mort qui le poursuivait : un énorme chariot tiré par un imposant taureau noir aux cornes démesurées, reléguant à l’arrière-plan le danger des Vrais Croyants fous furieux entassés dans ledit chariot et qui tentaient de faucher tout ce qui présentait à portée de leurs bâtons.

Obéissant à l’injonction de son supérieur direct (« choppe-le), Kentaro se plaça sur la trajectoire du cavalier esseulé et encaissa stoïquement le choc, fracassant au passage le crâne du sanglier domestique pour être certain de l’immobiliser. Malheureusement, Haruhisa n’ayant aucune selle pour le fixer à sa monture, l’arrêt brusque se transforma pour lui en un magnifique vol plané. Tout du moins aurait-il été magnifique s’il n’y avait pas eut Kentaro sur le passage. Les deux genins se percutèrent, et eurent tout juste le temps de rouler sur le côté pour éviter de se faire piétiner par les sabots de la bête puis les roues de l’attelage.

Ce qui laissait Jackie seul devint le démoniaque convoi.

N’écoutant que son courage, le chunin bondit sur le côté, avant de saisir une sangle du chariot au passage et d’adhérer à l’arrière de la carriole par le biais de son chakra. Un premier Vrai Croyant tenta de le déloger d’un coup de bâton, mais Jackie parvint à en saisir le bout et l’utilisa pour balancer le type par-dessus bord. Puis il dégaina son arc et abattit deux autres types avant que les autres ne se rendent comptent qu’il y avait un problème. Alors qu’une dizaine de bâtons fonçaient en sa direction, le chunin se coula en dessous de l’attelage et progressa jusqu’à la tête du chariot. Puis il plaça deux parchemins explosifs sur les barres d’attelages et se jeta en avant. Les parchemins explosèrent et le chariot se renversa. Mais Jackie n’en avait pas encore fini. Bringuebalé à la queue du taureau, il parvint à grimper sur sa croupe et progressa le long de l’échine de la bête. Arrivé à la tête, il se releva, dégaine son arc et décocha une flèche dans la nuque de la bête. Sans effet apparent. Jackie tira une seconde flèche. La bête mugît et vacilla mais continua sa course meurtrière. Le chunin décocha finalement une troisième flèche et la bête s’effondra au bout de quelques mètres, tandis que Jackie se laissait triomphalement glissé le long du mufle du bestiau avant de sauter à terre d’un bond gracile.
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:35

Pendant ce temps, alors que le chunin allait déchainer les foules par son action héroïque afin d’abattre le mastodonte, les deux genins qu’il avait laissé étaient un peu perdus, ne sachant plus trop quoi faire.
Au moment où Kentaro se décidait à repartir vers Pizza Put, parce qu’ainsi il serait plus facile à Jackie de les retrouver, une main s’abattit sur son épaule et le força à se retourner. Le jeune médecin s’apprêta derechef à balancer son poing dans la tronche du propriétaire de la main, ainsi qu’il fallait toujours réagir en ces occasions, mais se figea sur place, dévisageant ce qui lui faisait face sans y croire et avalant sa salive avec difficulté. Car face à lui ne se tenait pas un être humain, non. Face lui était un genre d’imposant homme fromage, en tout point impressionnant, au regard profond empreint de bonté et de noblesse. L’étrange… « chose »… darda ses yeux sages sur le médecin, et lui dit :

« Ecoute, il fbwarf ! »

Car Kentaro, s’étant aussitôt senti menacé par cette divine présence, avait laissé parlé son instinct et balancé un solide crochet du gauche, non mais ho, ça t’apprendra à vouloir m’en imposer comme ça !
Il aurait d’ailleurs enchaîné sur un bon coup de pied dans le bide, si l’homme fromage n’avait gueulé :

« Imbécile ! C’est moi !!
_ On se connait ?
_ Tu te fiches de moi ?
_ Je ne connais aucun homme-fromage, désolé.
_ Un homme-fro… Oups… »

Et dans un pouf sonore, le déguisement disparu et l’homme fromage laissa la place à un Ryo se tenant le nez ensanglanté entre les mains. Légèrement gêné d’en être le responsable, Kentaro se sentit obliger de complimenter le Junin.

« Super le déguisement, je ne t’avais pas reconnu…
_ J’m’en doutais…
_ Mais qu’est-ce qui t’as pris de te prendre ce déguisement ?
_ A ton avis, Makaya sort d’où ces envoyés divins ?
_ C’était vous ?! Mais pourquoi ne pas avoir pris contact avec nous, cette nuit ?
_ Parce que Makaya ne nous lâchait pas !! Bon, où est Allen ?
_ Heu… joker.
_ Pardon ? Il n’est pas là ?
_ Exact.
_ Bon… Et Jackie ?
_ Tu viens de le rater de peu…
_ La poisse… J’ai que vous deux sous la main, alors ?
_ Ben oui…
_ Faudra bien que ça fasse l’affaire, je suppose… Bon, voilà le plan : on va faire sauter Pizza Put.
_ Mais ça va pas la tête !! Intervint Haruhisa.
_ C’est bon, je ne parlais pas au sens littéral, non plus… On pète un mur, ces tarés l’investissent, l’un des deux camps l’emportent et le calme revient. Des questions ?
_ Comment on pète le mur ? Demanda Kentaro.
_ J’ai des parchemins explosifs !
_ J’ai une fiole de nitroglycérine, si ça peut aider, proposa Haruhisa.
_ Tu te trimballes avec ces conneries dans ton sac !?
_ ça peut toujours servir : la preuve.
_ Nickel, passe la moi, je vais fixer les parchemins dessus, décida le Junin. Kentaro, porte ça au pied du mur et active-le.
_ Quoi ? Pourquoi moi ?
_ Pendant ce temps, Haru’ et moi, on va tâcher de repérer les Mak’. Allez, file ! »

Kentaro attrapa la fiole et fonça à toute vitesse vers le mur, sans plus se soucier des secousses : plus vite il aurait atteint l’objectif, et moins longtemps il tenterait le diable. Plusieurs coups le touchèrent dans la cohue, mais sa peau renforcée le protégeait suffisamment pour qu’il ne craigne rien.

Néanmoins, au sommet du toit de Pizza Put, la garde veillait. Tandis que certaines employées s’attachaient à repousser l’envahisseur à grand coup de pelle à pizza et rouleau à pâtisserie, l’une de leur chef remarqua l’étrange individu à la veste bariolée qui fonçaient vers eux en se souciant plus de ce qu’il portait à bout de bras que de sa propre sécurité. Elle interpella derechef sa meilleure lanceuse, qui lança un tesson de bouteille sur le genin. Le premier coup fit mouche, mais sans le ralentir. L’archère en herbe réitéra son tir une seconde fois, puis une troisième et même une quatrième. Pas un tir ne loupa sa cible. Mais aucun ne parvint à stopper le genin, qui, au terme d’un sprint mémorable, se jeta en avant et rejoignit la sécurité relative de la façade.

Aussitôt, le genin déposa la fiole diabolique, se concentra et transféra son chakra dans les parchemins, tentant de le réguler pour qu’il n’explose qu’après qu’il ait pu mettre suffisamment de distance. Une fois fait, il fila à toute vitesse, toujours sans se soucier des beignes qu’il prenait au passage, et hurla à l’attention de ses équipiers :

« A terre, tout va sauter ! A terrrre !!! »

Et joignant le geste à la parole, il se jeta lui-même à terre, abritant sa nuque derrière ses deux mains, aussitôt imités par les deux autres shinobis, puis tous les Nebeokard qui se trouvaient aux alentours.
L’explosion allait retentir.
Elle était imminente.
Tout allait sauter.
Maintenant.

Au bout d’un moment, Kentaro ouvrit un œil, puis deux. Puis il se retourna. Pizza Put se dressait toujours fièrement devant lui.

Rien n’avait explosé.

« Mais c’est pas vrai ! Tu n’as pas activé les parchemins ou quoi ? Lui demanda Ryo, revenu à ses côtés.
_ Mais si, je t’assure ! … ‘fin, normalement … je crois… »

Ryo jeta un regard las au genin, du genre qui signifie « Faut vraiment que je demande à tonton Fubuki de réformer cette satanée académie… », puis fit signe à Haruhisa de foncer.
Le genin s’élança.
Il y eut un flash.

Dans un grondement monstrueux, une large partie de la façade sud se vaporisa d’un seul coup, projetant cendres et scories à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, et renversant tout ce qui se trouvait à proximité par l’onde de choc.

Il fallut un moment à Kentaro pour reprendre ses esprits, recracher toute la poussière qu’il avait inspirée, balancer les types entassés sur lui, s’excuser auprès d’Haruhisa pour le traitement, avant de pouvoir regarder le résultat du plan de Ryo.

Une brèche béante se tenait au centre de la façade. Déjà, Vrais Croyants et Véritables Fidèles s’y engouffraient. Ryo avait raison, la bataille allait vite être terminée !
Une cohue incommensurable prit alors naissance. Luttant pied à pied, les fidèles faisaient fi de leur différence dogmatique pour faire face à une menace bien plus grande : les houris, outragées de l’affront qui leur avait été fait, luttaient becs et ongles pour repousser l’envahisseur, fracassant les crânes à coups de rouleau à pâtisserie, balançant du mobilier depuis les étages supérieurs, aspergeant d’huiles bouillantes ceux qui s’approchaient…
Le bastion ne flancherait pas.

« Bravo, applaudit Kentaro. Une autre idée de génie ?
_ Je ne pouvais pas savoir que... Protesta Ryo.
_ Laisse tomber, il nous faut un plan pour en finir au plus vite, déclara Jackie, attiré par l’explosion.
_ On localise un Mak’, on le neutralise, et si c’est le bon, on se casse, décida Ryo, visiblement à bout.
_ Très bien, approuva Jackie. Kentaro, lance Ryo en l’air.
_ Hein ??
_ Kentaro est le plus costaud d’entre nous, et tu es le plus léger, donc ça coule de source, expliqua Jackie.
_ Hors de question !
_ Tu vois un meilleur moyen de les localiser dans cette cohue ? Demanda le chunin.
_ Non, mais… justifia Ryo.
_ Kentaro ! »

Le jeune médecin ne se le fit pas dire deux fois. Attrapant par derrière la chemise du junin, il se mit à tournoyer sur lui-même, de plus en plus vite.

« A la une… A la deuze… Et à la troize !! »

Bandant ses muscles au maximum, il propulsa le junin hurlant en l’air.

« ça vole bien, dis do… Commença Kentaro.
_ Reste pas planté là ! Prépare la réception ! Lui ordonna Jackie.
_ Mais…
_ Viiiite !! »

S’apercevant qu’il n’avait pas envoyé le colis à la verticale stricte, le médecin se propulsa en avant et se positionna pour réceptionner Ryo. Alors qu’il allait le récupérer, un choc violent lui explosa le dos, et il se retrouva étaler à terre. Un second choc, moins violent, lui appris que Ryo avait atterri.

Le junin reprit ses esprits et regarda alors ce qui l’avait réceptionné. Il eût alors un mouvement de recul, et ne put s’empêcher un léger glapissement de terreur. Ce n’est qu’après qu’il reconnu le déguisement de Valchequirie.

« Yassin ! Mais qu’est-ce que tu fiches ?! Lâche-moi, voyons !
_ Hein ?! Mais voyons, c’est moi, mon chou !
_ Tyrande !? Mais qu’est-ce que tu fais sous ce déguisement.
_ Oups, pardon.
_ Et puis soit gentille, pose moi par terre. Et descends de Kentaro, aussi, tant qu’on y est. »

Une fois la chunin redescendue, Kentaro put se relever et la fine équipe put écouter le compte rendu de Ryo.

« Alors par là-bas, à cinq cents mètres environ, y’a une énorme masse sombre de dreads, genre pieuvre géante, qui tabasse tous ce qu’il y a à portée. Et puis sinon, par là, il y’a… »
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Kentaro le 21/11/2009, 23:35

Ryo n’eût pas le temps de finir, une explosion électrique retentit du côté de Pizza Put. Puis une seconde, et une troisième. Et soudain, les Mahousard eurent la vision apocalyptique d’un géant velu grimpant sur la façade du Pizza Put, les défenseurs, ainsi que les Vrais Croyants et les Véritables Fidèles, ayant été décimés par les attaques électriques. Le primate chevelu dégaina alors une énorme spatule et l’enfonça dans la façade du bâtiment, avant de hurler à la face du monde.

« C’est mon Pizza Put, bande de loosers ! Reconnaissez la Suprématie du Gourou Suprême de la Raclette ! Et dans ta face, Makaque !! »

A ces mots, un feulement de rage se fit retentir, en écho à une fureur irrépressible et inendiguable. Et le Gourou Ultime du Raclétoïsme grimpa à la surface d’un bâtiment proche et se propulsa en l’air.

« Si les fidèles ne me vénèrent pas, alors ils ne vénèreront personne !! »

Et sa touffe capillaire se mit à grossir, grossir, grossir !! Instantanément, les Mahousards comprirent que tout était fini : tous pouvaient sentir la puissance que recelait cette technique. Personne n’y survivrait.

Mais c’est alors que Rémi Molette se fendit d’un miracle. Les lourds nuages de cette sombre matinée s’entrouvrirent, et dans ce rayon de soleil apparut le sauveur. Ne pensant qu’à protéger ses fidèles de la vindicte du mal, le clone pieux avait jaillit à la rencontre de son homologue.

« Lightning Reecom Kick !!! »

Les deux Korove se percutèrent, et lors de l’ultime fraction de seconde avant que la puissance destructrice de la technique capillaire ne dévaste la place, les shinobis eurent clairement le temps de voir les deux silhouettes disparaître en fumé.

Puis le sol se souleva, une onde de choc les renversa, et tout fut ténèbre…

Kentaro sentit qu’on le remuait. Ouvrant les yeux, il aperçut Allen, qui le secouait doucement.

« Hé ! Hé ! Kentaro ! »

Le genin se releva péniblement, s’extirpant d’une solide gangue de poussières et de gravats. Un vague coup d’œil aux alentours lui permit de détailler la zone du sinistre. La place de devant Pizza Put n’était plus. Il n’y avait plus qu’un immense cratère, à sa place. Quand à la fière bâtisse du Korove, déjà joliment amochée par l’explosion Mahousarde, elle avait été particulièrement secouée et de nombreuses failles couraient sur les murs. Partout, il y avait des gens, le regard vague, en état de choc. Certains avançaient sans but, d’autres étaient assis, quelques uns pleuraient, d’autres riaient nerveusement. Il y en avait même qui rendait grâce à Rémi Molette pour ce miracle !

Plus proche, Kaede et Allen continuaient à extraire les Mahousards fortement secoués des décombres. Pas mal de bobos à l’horizon mais rien de trop sérieux. Tout le monde était encore entier.

« ça va Kentaro ?
_ Ouais, grommela l’intéressé.
_ J’ai ta boîte à médoc, tu vas pouvoir retaper tout le monde ?
_ Minute, hein… Faut que je m’éclaircisse un tout petit peu les idées, là… Sinon…
_ Qui est responsable de ce merdier !?! »

La voix impérieuse venait de l’un des bords du cratère. Un groupe d’hommes, l’arme au clair, arborant avec fierté des insignes de village rayés, progressait vers leur direction. Dans des coins mal famés comme Nobeoka, il n’était pas rare que des déserteurs occupent la niche propice d’escouade d’élite des forces de police. Ce qui n’annonçait rien de bon.

« Ho, ho… Souffla Allen. Hum… Bonjour, comment allez-vous, messieurs ?
_ Pas plus tard qu’hier soir, on m’annonce que des Mahousards se pointent en ville en foutant le boxon devant Pizza Put. Genre petite rixe amicale. Et quand je me pointe sur les lieux pour estimer les dégâts, voilà que je tombe sur une zone de guerre complètement dévastée. J’attends des explications.
_ Nan, ben, en fait, c’est un malentendu, vous voyez… On était à la recherche de Makaya, un bon ami à nous, mais cet idiot s’est fait… Heu… – Regard noir vers Kentaro – … malencontreusement intoxiquer et… Et il a utilisé le multiclonage. Vous connaissez le multiclonage ? Bon, et là, les choses ont… plus ou moins… mais quand même moins que plus, notez… dégénéré. Et part un malencontreux concours de circonstances, ils se sont battus ici-même, devant des tas de gens, avant de… de… ben de disparaître, quoi… »

Pendant toute l’explication du Junin, les gardes étaient restés de marbre. Visiblement, ils ne croyaient pas un mot de l’incroyable, mais véridique, Geste divine des Makaya. Ils s’apprêtaient d’ailleurs à se décider à coffrer tout le monde, lorsque Jackie jaillit comme un diable de sa boîte (ou comme un chunin de sous cinquante centimètres de décombre) et balança le fumigène à opium qu’il avait confisqué à Kentaro, avant d’exhorter tout le monde à prendre ses jambes à son cou.

Ainsi prit fin la Geste un peu moins héroïque des Mahousards à Nobeoka.
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Re: Mission Makayavélique [Nobeoka]

Message par Jackie Takahara le 27/11/2009, 02:10

La bataille entre les deux clones (et leurs fanatiques respectifs) faisait rage. Mais ce n'était rien comparé au bouillonnement qui agitait en tous sens mon âme en une myriade de sentiments aussi variés que la colère, la fureur, la haine, le désespoir, l'incompréhension et la joie. Cette-dernière était d'ailleurs bien peu développée, malgré le bol immense que j'eus de retrouver la piste de ma sœur par la personne la plus improbable : Makouille lui-même! Mais cette incroyable chance n'était rien par rapport à... cet affront absolument indicible, cette ignominie sans autre comparable, cette insulte pire que toutes celles que le Dégénéré m'avait jamais lancées à la tronche... Il avait OSE engager Eboshi-nii-san dans son bordel, la qualifier de choses que personne ne devrait avoir à entendre... et maintenant il avait encore le culot de se plaindre, disant qu'il l'avait envoyée loin dans le Nord histoire de se débarrasser d'elle! Mais qu'il était con! Et il ne se rappelait même plus que justement j'étais du clan Hyûga, que je pourrais être intéressé par ce type d'informations, etc. Mais l'heure n'était pas encore à la vengeance, et puis ce n'était pas mon style... J'avais bien trop à faire, et la bataille fut lancée sans vrai plan (comme d'hab'...) et avec des troupes des plus incompétentes (comme d... quoique). Notre résistance, à Kentaro et moi, fut héroïque ; si j'avais su que ce mec savait tenir si longtemps au corps-à-corps, j'aurais eu une autre opinion des shinobis médecins! Notre salut vient d'une charge de... de porcs qui balaya tout sur son passage ; mais je n'eus pas le temps d'exulter; qu'un nouvel obstacle se dressa sur notre route : un énorme chariot tiré par une monstrueuse bestiole! Je la vaincus, il faut bien le dire, avec panache (une fois n'est pas coutume...), mais fus séparé du reste du groupe, légèrement à l'écart du combat. Je m'isolai donc dans une ruelle toute proche et fis un bref point de la situation. J'eus alors une sorte d'intuition (on peut appeler cela du professionnalisme) et pris soin d'invoquer une taupe, souhaitant de tout mon cœur voir apparaître une spécialiste en pistage. Je lançai mon Kuchiyose et, derrière la fumée, vis apparaître une petite taupe... blonde! Enfin « blonde »... au poil ocre clair, quoi.

*Salut, toi! Ça faisait un bail! Tu vas bien?* , dit une voix légèrement nasillarde dans ma tête.

« Hein? Euh... Qui es-tu, exactement? On se connaît? »

*Sssssshhhhh! Essaie de communiquer par la pensée. C'est plus prudent. En fait, je m'appelle Todura ; parmi mes sœurs, je suis celle qui a le plus de mémoire, et je ne suis pas la dernière pour pister! Et donc, oui, je te connais ; je me souviens de toi quand tu es venu dans notre bien aimé palais sous la montagne, puisque je me souviens de chaque chakra que je croise au cours de mon existence.*

*Alors j'ai vraiment réussi... J'ai juste souhaité appeler une pisteuse, et... tu es venue. Comment est-ce possible?* , m'étonnai-je.

*C'est le principe de l'invocation, mon bon Jackie. Au moment de lancer ton jutsu, tu établis un lien avec toutes les nôtres, et tu lances un appel ; celles qui sont libres à ce moment-là peuvent répondre et se déplacer jusqu'à toi, et si tu lances un appel plus précis... Ça peut être le jackpot!*

*Bien pratique! Alors, Todura-san, j'aurais besoin d'un petit service... Tu vois le grand noir à la monstrueuse touffe, là-bas?*

*Celui qui attrape tout ce qui passe avec ses cheveux, ou celui qui enfonce sa lance dans... dans tout ce qui passe également?*

*Peu importe, c'est le même, au moins un est un Kage Bunshin... Je voudrais que tu ailles mordiller un de ces deux énergumènes où tu veux, et que tu retiennes bien la marque de son chakra. Tu peux le faire?*

*Bien sûr, ce sera avec plaisir!*

*Merci beaucoup. Ensuite tu pourras rentrer pour l'instant, même si je risque d'avoir besoin de toi d'ici peu...*

*D'accord, j'y vais! A plus!*



Et elle partit vers sa mission. Je ne sais pas ce qui m'avait vraiment poussé à tant de prudence, mais... Je sentais que la mission ne s'arrêterait pas à la fin de la bataille. D'abord parce qu'il y avait de bons risques pour que les deux Touffus présents soient des clones, puis pour que ses boyscouts (dont Iarwain et ce... Takeshi) rappliquent sous peu. Il fallait donc mieux pécher par excès de prudence. Une fois Todura envoyée, je n'eus pas le temps de faire ouf, qu'une gigantesque explosion retentit. Je me prostrai pour éviter de me manger un bloc de ciment ou une planche dans la tronche, puis me relevai : la déflagration venait de Pizza Put! Je filai vers le lieu du drame, et rencontrai en chemin... L'Orangé!

« Hey, mon fufu! Ça va? , me demanda-t-il.

- Au poil! Comme tu peux le constater, j'ai acquis un équipement ninja de haut niveau pour cette bataille d'anthologie... , répondis-je en désignant la casserole que je portais sur la tête, avant d'ailleurs de m'en débarrasser. Vous vous en êtes bien sortis, avec votre Makelmac'? Parce que le nôtre... Qu'est-ce qu'on a galéré!

- Ne m'en parle pas
, rétorqua Ryosuke, qui venait de se substituer juste à côté de nous. Je crois que je vais devoir me nourrir en intraveineuse pour les trois semaines à venir tellement ce fromage m'a collé envie de gerber... Au fait, Kentaro, Kaede et Yassin sont à deux pas, vous venez? […] Ah non ils sont venus tout seuls! D'ailleurs ils sont pas tout-à-fait seuls...

- Salut la compagnie!
, s'étonna Kentaro, qui nous avait rejoint, et nous parlait de dos tout en fessant un pouilleux recruté par l'autre Mak'. Dites donc, on est presque tous réunis! C'est la fête!

- Et le seul qui manque chevauche un cochon. Déchéance...
, constatai-je avec une moue navrée. Qu'à cela ne tienne, laisse-moi rentrer dans la tienne même si les deux Mak' étaient des clones, j'ai trouvé une solution pour...

- Chut! Vous n'entendez pas un truc? »
, demanda NarutoRudy.


En effet, un long sifflement se faisait entendre, de plus en plus fort et de plus en plus grave, comme si quelque chose... tombait? Et de très haut, en plus... Nous levâmes la tête dans tous les sens, et je vis... Une série de projectiles arrivant droit sur nous!! Je n'eus pas le temps de prévenir mes camarades, seulement celui de me jeter sur le côté pour éviter les quelques... corps qui retombèrent lourdement, envoyant bouler avec eux mes compagnons d'infortune. Le tas de chairs entremêlées arriva finalement au milieu de la bataille. Là, un fidèle particulièrement zélé vit les bandeaux des ninjas qui venaient d'atterrir et...


« DES CHIKACHBEBS, CES ENVOYES DE L'ENFER, COMME L'AVAIT PREDIT LE GOUROU!! LES AMIS, TOUS AVEC MOI! LATTONS CES HERETIQUES, POUR LE SOUVENIR DE MAKELMAC'!! »


Je ne pus voir si mes compagnons avaient eu le temps de s'écarter, car je fus bousculé par la foule en délire, les centaines de fidèles qui avaient interrompu leur bataille pour distribuer des coups de fourchette, pied de table, pied tout simplement, de poing, de bâton, voire de canne, à ces pauvres Chikariotes... Avant d'être pris pour un allié des nouveaux venus, je décampai vers un point haut pour pouvoir reconsidérer la situation. Nulle part je ne vis mes compagnons : j'étais seul... Aller à l'hôtel serait prendre le risque de laisser filer le Mak' pendant plusieurs heures, car qui savait où était l'original à l'heure actuelle? Reparti avec ses gardes du corps? Enfui? Enlevé? Dans tous les cas, il devait être localisé au plus vite. J'invoquai donc Todura.


*Hey Jackie! Comment va depuis tout-à-l'heure?*

*J'ai connu mieux, mais merci...*

*Ca tombe bien, moi aussi... J'ai bien failli me manger leurs jutsus, à ces deux malades! J'étais au milieu des deux clones, donc heureusement, j'ai pu bien sentir leur chakra, presque trop!*

*Fort bien, je suis rassuré. J'ai besoin de toi pour deux choses. Tout d'abord, pour retrouver le Touffu.*

*D'accord, rapidement je suppose?*

*Oui. Il faudrait que je retrouve sa trace très vite, mais j'ai perdu mes équipiers. Tu vas donc m'indiquer pendant une ou deux heures la direction que prend sa piste, puis tu retourneras à Nobeoka, tu trouveras l'hôtel où loge mon équipe, puis tu leur délivreras ces renseignements... Soit ils repartiront pour Mahou, et je me charge de retrouver le Black, soit ils viendront. Comme tu as besoin de repos, que je ne peux les attendre et que tu ne peux de toute façon guider deux équipes, ce sera sans doute la première solution. Puis je t'invoquerai de nouveau demain dans la matinée, pour que tu aies le temps de te reposer. Tu penses pouvoir le faire?*

*Roh, mais arrête de me demander tout le temps cela, Jackie! , me dit-elle d'un ton mi-agacé, mi-taquin. Si je réponds à ton appel, c'est bien que je peux te rendre service, non?*

*C'est vrai. Merci beaucoup. Donc, par où est-il parti?*



La taupe resta immobile quelques instants, se concentrant sur le chakra du Touffu. Évidemment, comme il s'était cloné, elle devait déterminer où elle sentait l'énergie la plus stable, la piste la plus durable. Après m'avoir bien fait sentir que le Kage Bunshin était vraiment un jutsu de barbares, elle m'indiqua le chemin pour la piste la plus probable... qui s'éloignait des quartiers pauvres de la ville... vers sa sortie! Là, au pied des montagnes, s'étendait une vaste plaine, parsemée de quelques menus bois. Apparemment, le Fugitif était parti vers le Nord-Est. C'était trop haut pour aller à Mahou, et trop oriental pour Chikara. Allait-il vers Gensou? Mais il y était récherché!... A moins qu'il n'ait été... capturé? Mon inquiétude et mon soupçon montèrent d'un cran, même s'il y avait une probabilité pour qu'il parte vers Heiki juste pour me devancer et pouvoir me faire chier... Je devrais être très prudent, à l'attention de tout piège qui aurait pu avoir été déposé par Gensou. Je congédiai Todura, non sans chaleureusement la remercier. Elle partit sans demander son reste, avec une vélocité stupéfiante! Bien, il ne me restait plus qu'à me mettre en route... Je pris mon arc dans mon dos pour parer à toute mésaventure, serrai mon bandeau de Mahou sur mon front, pris une grande inspiration puis bondis vers le Nord-Est. Cela ne s'annonçait pas de tout repos...
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