Bazaka [Examen chuunin]

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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Yukitutso le 22/4/2010, 11:52

Nous arrivâmes bientôt aux quartiers riches. Ils étaient l'opposés des quartiers pauvres, normal vous me direz, je disais donc, ils étaient l'opposés des quartiers pauvres. Là où l'on trouvait pauvreté, misère et délabrement à l'un, l'on trouvait richesse, luxure et confort à l'autre. Nous cherchâmes pendant quelques heures sa maison. Le 36 rue Kasiroma. Quand nous la trouvâmes enfin, nous fûmes impressionnés par sa taille et ses protections. Le plan était de s'infiltrer là dedans et de préparer un piège ou une embuscade puis d'attendre le retour Kinaga Mazahira. Le problème c'est que le bâtiment paraissait imprenable. Des murs en béton l'encadraient et la seule entrée était une énorme grille avec des pointes au bout. Des gardes, trois en tout faisait constamment des tours de rondes. Nous nous étions mis d'accord, il n'y avait pas trente-six solutions pour entrer. Il fallait foncer juste après le passage d'un garde, grimper aux mûrs grâce à notre chakra et pénétrer à l'intérieur. Rien que ça...
3, 2, 1, GO !!!
Un garde venait de disparaitre à l'angle d'un mur, nous disposions d'exactement dix secondes avant que le suivant arrive.
9 Nous nous élançâmes vers la résidence. (Je vais avoir un poing de côté)
8 Nous traversâmes la route sans regardé à droite ni à gauche. (C’est pas bien)
7 Nous atteignîmes le trottoir d’une face. (Je crois que j'ai marché dans une merde de chien)
6 Nous sautâmes sur le mûr. (Yaaaaaaaah !)
5 Enichi trébucha et tomba par terre. (mais-qu'il-est-con)
4 Nous l'aidâmes à se relever et commençâmes l'ascension. ( de l'Everest attention )
3 Nous étions à la moitié du mur. (Plus que quelques mètres)
2 Nous posâmes nos mains sur le haut du mûr. (Ainsi font, font, font, mais qu'est-ce que je raconte moi ?)
1 Nous grimpions dessus. (Ho hisse !)
0 Nous nous laissâmes tomber de l'autre côté en même temps que le garde arriva à l'angle du mûr. (We are the champions !).
-On l'a échappé bel ! articulais-je.
L'intérieur du bâtiment était aussi luxueux que l'extérieur. De magnifiques petits jardins japonais entouraient la maison. C'était une preuve que notre homme était très riche car vu la température ambiante il devait falloir énormément de soins couteux à ces végétaux.
Nous traversâmes un petit pont et longeâmes une petite haie avant de sauter au dessus d'un petit étang ( c'est pas grand par ici ). Lorsque nous arrivâmes devant la demeure de notre homme nous fûmes un peu découragés. Aucune fenêtre sur la façade et une seule porte, blindé. Hiruma dit.
-Nous n'avons pas le choix, Nous devons tout escalader et espérer qu’il y est une ouverture sur le toit.
Nous acquiesçâmes de la tête et je concentrai mon chakra dans mes deux mains et mes pieds avant de commencer à grimper style Spiderman. Le bâtiment faisait 10 mètre de haut mais nous atteignîmes rapidement le toit. Il était plat et nous montâmes dessus. Il y avait une trappe au milieu mais elle était cadenacée.
-Je m'en occupe! dit Hiruma.
Katon, Housenka no jutsu!
Une boule de feu de la taille d'un ballon sortit de sa bouche et brûla le cadenas qui céda sous la chaleur.
-Merci Hiruma.
Nous soulevâmes l'épaisse trappe de fer et pénétrâmes dans le bâtiment. Nous étions dans une pièce sombre et mal entretenue avec beaucoup de bric à brac, surement une sorte de grenier. Il y avait une porte, nous l'ouvrâmes et quittâmes la pièce. Elle donnait sur des escaliers et nous les descendîmes. Nous nous trouvions maintenant dans un couloir qui donnait sur trois portes. Nous les ouvrîmes une à une, salle de bain, bureau et chambre. Les trois pièces étaient d'un luxe incroyable comme vous pouviez vous en doutez mais nous choisîmes par élimination la chambre car comme dit Hiruma:
-Tout le monde ne travail pas le soir et peut-être se douche-t-il le matin. Par contre, les chances qu'il ne dorme pas dans sa chambre sont quasiment nuls. Alors nous allons faire comme ça...


-Quel foutue journée !
Je rentrais d'une de mes putains de maisons closes où je mettais enfilé trois blondasses pour faire bonne figure. J'étais crevé et ce soir j'allais me jeter dans mon lit bien tranquillement sans même prendre de douche ou relire mes documents de la semaine. Tient, voilà Kokuso.
-Ouvre-moi la grille s'il-te-plais.
-Oui patron.
La grille s'ouvrit et je pénétrais chez moi. Ce que ça fait du bien de retrouver son petit chez-soi !
Je marchai parmi mes magnifiques jardins qui me coûtaient une fortune en entretient et atteignis la porte. J'insulfais un peu de chakra dedans et elle s'ouvrit. Un machin de sécurité dernier cri qui m'avait aussi coûté une petite fortune mais bon, si ça pouvait empêcher les chieurs d'entrer chez moi alors je pouvais me le permettre. J'entrais dans ma maison et montais les escaliers. J'ouvris la porte de ma chambre et tomba sur mon lit.
-Bonsoir monsieur.
-Bonsoir.
Je rêve ou mon oreiller venais de me souhaiter bonsoir ?!
POUF !!!



Je repris mon apparence normal et lançai une droite au menton de Kinaga. Il partis en arrière et fut réceptionné par Hiruma et Enichi qui l'immobilisèrent et le ligotèrent.
-Deuxième partie de la mission réussie, capture du vilain pas beau !
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Roshu le 23/4/2010, 23:05

-Equipe 3? Equipe 3, y'a quelqu'un? Youhou, chuis pas censé être tout seul! Kogito, Yan, qui êtes vous? Et surtout, où êtes vous? balançais-je aléatoirement à la petite foule jusqu'à ce qu'un signe me soit renvoyé.

Ouais, ok, c'était pas forcément la plus digne des façons de m'illustrer pour un début, mais ça avait au moins le mérite de permettre un début. Au pire, les autres n'avaient qu'à me considérer comme un gentil boulet, ça leur en trouerait d'autant plus l'arrière train quand je commencerais à leur révéler mon génie. A moins que je ne devienne le paria de l'exam voué à l'échec faute de coopération...

-Pssssch... c'est n'importe quoi, cette histoire
, marmonnais-je pour que l'aveugle ne puisse m'entendre (enfin, je crois?). Et ça commence par cet examinateur: j'ai jamais entendu parler d'un aveugle aux super sens. S'il est sensible aux murmures, alors un cri doit lui paraître insupportable, nan? Enfin bon, j'ai déjà vu un manchot manier des objets à merveille, mais c'était juste parce qu'il jouait les télékinésistes. Bizarre, tout ça...

Pour avoir aperçu quelqu'un me faire signe un peu à l'écart du troupeau (un sorte de petit pépé au cheveux blancs... enfin, plus grand que moi en fait, et de mon âge environ, mais quand même aux cheveux blancs), j'arrêtais de ruminer et rejoins mes deux nouveaux coéquipiers. Même pas une fille... bah, tant mieux en fait, les nanas c'est pas trop pour la bagarre, et si on doit capturer quelqu'un, il y en aura assurément.

-Hum... ben moi, c'est Roshu. Et vous deux?
-Yan.
-Kogito.


Un petit silence gêné s'installa l'espace d'une bonne trentaine de secondes. Pour se donner une contenance, chacun de nous commença à parcourir son petit document, dans l'espoir de vite trouver un truc à dire. Et Kogito fut le premier à nous présenter une idée des plus brillantes:

-Ok... et on fait quoi pour commencer? On parcourt la ville en questionnant les gens
, fit-il sans trop y croire lui même. Ou alors, on trouve quelqu'un à faire parler qui pourrait nous indiquer où la trouver, ou quelque chose comme ça. Vous savez où se trouve Huggy les bons tuyaux?
-Une voleuse qui agit seule... pas de contacts possibles. Des revendeurs, peut être?
suggéra Yan. On fait le tour de tous les coins louches susceptibles d'abriter ce genre de types -bars, quartiers mal famés, lupanars ou boutiques, je sais pas- et... euh...
-Oui, voilà le problème. Et quoi?
-Mmmmh...

Autre petit silence, durant lequel mes deux coéquipiers réfléchissaient sur ce qu'on pourrait faire. Moi? C'était trop confus, et comme on avait tout notre temps, je préférais leur laisser la réflexion. Surtout, j'avais trop conscience du froid et de notre posture debout (ultra confortable pour les genoux, de rester immobile) pour pouvoir me concentrer sur un truc qui s'annonçait mission impossible.

-Ses revendeurs vont essayer de la couvrir, forcément. Sauf si on a la chance de tomber sur quelqu'un qui fait de mauvaises affaires avec elle
, poursuivit Yan.
-Ou alors, on leur propose une prime en échange de leurs infos?
-Corrompre les gens? Ouais, ça pourrait éventuellement marcher... surtout dans le coin, ils n'ont pas l'air de pouvoir se permettre de cracher sur des revenus supplémentaires.
-Ben oui.
-Du coup, si on trouve un revendeur qui aura plus à gagner de sa capture que de ses affaires... ça devrait le faire.


-Dîtes... interrompais-je après un énième frisson. Vous voulez pas qu'on aille causer de ça ailleurs? J'veux dire, on a laaaargement le temps en trois jours, et il caille ici. On peut aller se caser dans un bar, un café ou dans la chambre d'hôtel de l'un d'entre nous si vous voulez? Perso, j'ai pas pensé à prendre de ptit déjeuner ce matin, et j'réfléchis mieux au chaud, confortablement installé, avec un bon bol de choco brulant dans l'estomac.

Vu leurs regards, j'étais absolument certain qu'ils se demandaient quel genre d'abruti j'étais. Pourtant, cela ne dura qu'un instant, et un nouveau courant d'air acheva de les convaincre que décidément, j'étais un véritable génie.

Et c'est ainsi que, avec exactement 71h26min restant au compteur (Yan avait décidé de jouer à l'horloge), nous nous retrouvions tous les trois dans les conditions optimales de travail mentionnées ci dessus. Après une rapide reconnaissance dans la ville, Kogito nous avait amené dans un bar qu'il avait exploré la veille. Loin d'être bondé vu l'heure matinale, le gérant nous regardait limite avec un air paternel, comme si nous étions trois mômes en train de préparer une expédition "chasse au trésor" à travers la ville.

Et en fin de compte, c'était plus ou moins ça. Sauf qu'au lieu d'avoir une carte au trésor ou une série d'énigmes censées nous amener au prochain indice, on avait ça:


Akio Rikuko "Voleuse de diamants"

Recherché pour:

*Vol.

Lieu de résidence: Aucun

Informations complémentaires:

*Reconnue pour son grand charme.
*Maîtrise de nombreuses techniques de dissimulation et métamorphose.
*Agile et silencieuse.
*Agit seule.
*Effectue ses vols aussi bien en journée que la nuit.



-Lieu de résidence: aucun. De même, elle agit seule. Et discrètement. Et n'importe quand, donc elle pourrait très bien fonctionner la nuit alors qu'on la chercherait le jour, ou vice versa. Sûr que si on dort en alternance, ça va pas le faire. Dans ce cas, on la cherche où et quand, mince?
râlais-je en essayant de trouver une option par élimination.
-Je pense que je tenais quelque chose de bon tout à l'heure, glissa Yan avant de se faire ignorer.
-Et comment peut-on savoir qu'elle est belle si elle peut se métamorphoser? continuais-je.
-C'est simple, réfléchis! Elle a bien dû se faire prendre en photo à un moment ou à un autre... et elle ne peut tout de même pas toujours être dissimulée.
-Ouais, m'enfin ça pourrait très bien être une machination. Si j'étais laide et douée en métamorphose, c'est le genre de truc que je ferais. Enfin, pas moi vu que je m'en fiche, mais les nanas sont plutôt sensibles sur ces trucs là.
-Pas faux
, acquiesça Kogito. Mais comme on a pas de photo ni aucun descriptif, de toute manière...
-Ouais. Le plus simple serait encore de capturer toutes les voleuses de la ville en leur demandant si elles s'appellent Akio Rikuko.
-Sauf que si elle se métamorphose en homme... bah, on capture tout le monde dans le village pour être bien sûr qu'on aura la bonne personne? On a qu'à commencer par le gérant, tiens!


J'allais poursuivre le trip de Kogito, mais Yan nous remit les pieds sur terre avant que je puisse reposer ma tasse de chocolat.

-Oubliez ça. L'idée des revendeurs était bonne, mais y'a autre chose à tester. Si y'a des vols, y'a des victimes. On pourrait leur demander le contexte dans lequel ça a eu lieu, et essayer de grappiller des indices sur place.
-Sauf qu'à moins qu'elle ait le monopole du vol dans la ville, on risque de se planter monumentalement de route...
-J'm'en doute bien, Roshu. Mais imagine qu'elle suive toujours le même protocole opératiore, ou bien mieux encore, qu'elle signe ses crimes...
-Ou qu'elle ne vole qu'un certain genre de choses en particulier?
-Y'a de ça, Kogito, ouais. Ca nous simplifierait largement la tâche, non?
-Donc en somme, va falloir faire le tour des revendeurs, des victimes, et faire un tour chez la police du coin pour voir s'ils ont des infos à nous refiler?
-Quelque chose comme ça, ouais.
-Bon, bah c'est partit!


Et sur ce, nous prîmes chacun une direction différente afin de...

-'Ttendez! On se retrouve où et quand?
-Ah... ouais, effectivement. Pourquoi pas ici même, aux alentours de midi? On mangera tout en faisant le point sur la matinée, ok?
-Ca m'va.
-Idem.


Et sur ce, nous prîmes chacun une direction différente afin de mettre notre magnifique plan à exécution. Puisque chacun de nous avait passé au moins la veille (quelques jours dans mon cas) dans un des différents quartiers pauvres de la ville, cela constituait un bon point de départ, non? Avec tous ces bars bon marché, ces hôtels miteux et ces cafés en semi ruine... ouais bon ok, on avait déjà vu plus sympa comme cadre. Sans compter que les habitations n'avaient pas l'air d'offrir le max de protection contre le froid, et que pas mal d'entre elles avaient un grand besoin d'être retapées. Voir d'être démolies, puisqu'elles étaient de toute manière bien trop étroites. Heureusement qu'aucun môme n'était présent dans les rues, sans quoi j'aurais vraiment eu le cafard. Mais comme je ne songeais absolument pas au fait qu'ils devaient être à travailler soit aux champs soit à la mine, ma naïveté fut épargnée. Pour le moment, du moins.

Manque de bol, ce manque d'information s'étendit aussi à celles qui me seraient utiles. Personne ici ne savait quoi que ce soit à propos d'une voleuse suffisamment retorse pour qu'on en confie la traque à des aspirants chunin. Pis bon, ils ne craignaient plus spécialement les voleurs: dans le coin, tout le monde se connaissait, pas mal se serraient les coudes comme ils pouvaient, et surtout, surtout, on avait pratiquement rien à leur voler. L'avantage d'être miséreux, surement.

Et comme ils se serraient les coudes... eh bien, qu'est ce qui me disait que ce charmant tenancier impeccablement rasé et présenté malgré ses vêtements fatigués et ses chaussures baîllantes n'abritait pas notre victime sous le comptoir ou dans l'arrière boutique? Peut être même que c'était elle, Akio. Avec les métamorphoses, on ne pouvait jamais savoir après tout.

Laborieuse matinée qui s'annonçait... et rien ne présageait d'amélioration. De sorte que, à notre retour au PC de la team 3 établi au bar d'en face de chez Kogito...

-Rien.
-Rien.
-Rien pour moi non plus
, soupira Yan. Du moins, dans mon secteur. Chuis allé voir au centre de la ville, et là tout de suite, le nom d'Akio était déjà plus causant pour les marchands.
-Donc on a perdu quatre heures...
commença Kogito.
-Nan, pas perdu. On a mit seulement quatre heures pour rétrécir considérablement le champ d'action de la Miss qu'on recherche. C'est ça, Yan?
-On peut dire ça comme ça, ouais.
-C'est vrai, c'est déjà bien mieux
, lâcha Kogito en s'attaquant à son bouillon bien brûlant comme on les aime sous ce froid.


Un petit débat pas bien académique s'ensuivit, et déboucha sur la formidable conclusion que quoi qu'on fasse, on avait encore tout notre temps. Ainsi, plus besoin de nous séparer pour explorer les quartiers situés à l'intérieur de la ville: même si un groupe de trois pouvait attirer l'attention, il n'y avait aucune raison pour qu'on attire plus l'attention que les autres genin qui parcouraient également la ville (j'en avais croisé tout à l'heure, et j'étais destiné à en revoir d'autres un peu partout, notamment en train de baver devant les vitrines du quartier des armuriers renfermant le dernier modèle de Katan'Axe, la nouvelle hybride d'arme sortant des forges de la célèbre firme Muramasawesome 2000).

Pourtant, nous découvrîmes rapidement que notre miss n'avait rien à voir avec le quartier des armes. Par contre, les quartiers neufs et riches renfermaient pas mal de plaintes. Après avoir été baladés d'échoppes en échoppes par un chaîne de marchands jouant au téléphone arabe, nous finîmes par atterrir (pas littéralement, heureusement) sur la doyenne de l'association de marchands locaux, à l'initiative de laquelle une somme avait été rassemblée pour servir de prime à quiconque saurait s'occuper du cas de notre miss. Manque de bol, elle n'avait apparemment aucune info vraiment croustillante à nous balancer, si ce n'est la confirmation qu'on aurait pas à chercher ailleurs que dans les deux quartiers précités pour tenter de la prendre la main dans le sac. Encore que, elle nous signala quelques bidules auquel nous décidâmes de nous raccrocher: par exemple, ils avaient pu observer qu'elle ne frappait jamais deux fois la même cible. De même, les petites cibles ne l'intéressaient pas, même si elle pouvait s'en prendre à n'importe quoi, du bijou au coffre fort en passant par la vieille armoire de famille (cette nana s'y connaissait aussi en sceaux de stockage?) et l'antique katana ultra powerful et inestimable. Quelques retours en arrière nous permirent d'obtenir d'autres dépositions, pas forcément toutes utiles en fin de compte.

Notre passage dans le bureau de police local se révéla quant à lui totalement dénué d'intérêt. Soit ils n'avaient aucune info, ce qui expliquerait pourquoi les citoyens avaient décidé de recourir à la bonne vieille chasse à la prime, soit notre groupe de trois ados détectives à qui il ne manquait que la compagnie d'un chien pour pouvoir vendre ne lui inspirait aucune confiance, ce qui expliquerait pourquoi notre visite fut écourtée et qu'on fut limite mis à la porte. Peut être qu'on essaierait une intrusion inopinée pour vérifier, mais... pas tout de suite, hein. Vu les risques, on va dire plan D histoire de garder de la marge.

Et pour tout ce qui constituait le formidable vivier de potentiels revendeurs et compagnie... on verrait une autre fois, hein. J'avais l'habitude de me coucher assez tôt, et comme on avait le temps... la suite des opérations fut reportée au lendemain, sept heures, dans notre point de chute habituel, le bar dégoté par Kogito. La journée se présentait bien: la preuve, personne n'arriva en retard, si bien qu'après vingt minutes passées à s'alimenter pour la matinée (chacun de nous avait même eu droit à une tasse de chocolat gratos de la part du gérant qui trouver décidément bien fun d'écouter nos machinations), nous nous mîmes en route vers le centre de la ville, relativement confiants dans ce que la suite des évènements pourrait nous présenter.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Izaya Kiddo le 24/4/2010, 22:20

« Bon ... »

Tout en mettant de la distance entre elle et les deux énergumènes qui devaient lui servir de coéquipiers, Izaya s'en retournait vers sa chambre d'hôtel.
La journée avait été ... Longue et plutôt laborieuse en vue des résultats, mais ils avaient tout de même réussi à localiser ... Plus ou moins, Naoto.
De retour dans sa chambre, Earl était allongé dans une position assez particulière - pour ne pas dire ridicule - Haoru lui était absent ... Avec un peu de chance il dormait dehors dans le froid, comme un clochard, ce qui permettrait à Izaya de dormir sur ses deux oreilles, sans craindre de vils et inefficaces tentatives de sa part pour reprendre ' son ' sabre.
Silencieusement elle s'approcha de la masse informe qui avait osé s'étaler de la sorte sur son lit. L'espace d'un instant ses yeux brillèrent d'une lueur indescriptible.
Ses mains se glissèrent sous le matelas puis, sans accoue, doucement, tout doucement, elle releva le matelas, de manière à faire rouler Earl sur une couchette récupérée pour l'occasion, posé à même le sol. Sa dextérité l'impressionnait elle même, cheveux vert ne cilla pas, plongé dans les bras de Morphée.
Couchée, au chaud, le regard s'égarant sur le plafond qui, soudainement, était devenu tout-à-fait passionnant, Izaya repassait en mémoire cette folle journée.
A ses yeux le groupe avait recueilli les informations - aussi minces soient elles - bien trop facilement. Tous ces commerçants avaient la langue bien pendu à son avis. Mais surtout, le boss lui même vendait un de ses gars. Ça, elle ne se l'expliquait pas.

_____________


« Ok ?
- Ok.
- Ok. »

De la cohésion en veux-tu en voilà au sein d'une équipe d'origine multiculturelle, si ce n'est pas fantastique.
Les dernières directives étaient données, deux des ex-futur-chûnin se mettaient en place, tandis que Kotonaru se dirigeait vers la cible, sa véritable identité dissimulé par un Henge. Les Genin avaient effectués un changement de dernière minute dans leur plan, finalement ce serrait Otarin et Izaya qui tendraient l'ambush.
Naoto Ryôma, connu pour ses activité criminelles, il est recherché pour trafique d'armes, vols et divers agressions, il sort rarement sans quelque uns de ses hommes de mains. Un véritable enfant de cœur.
Le Boss n'avait pas mentit, l'équipe repéra Naoto dans le quartier des précieux, entouré par trois hommes il se dirigeait vers l'Est, sûrement vers son entrepôt si l'on se basait sur les dires de Shinsoku. Sur les dix hommes annoncés par le document qu'ils leur avait été remit, trois étaient présents, il valait mieux frapper maintenant sous peine de se taper les sept autres par la suite.
Sous l'apparence d'un homme s'approchant de la quarantaine, grisonnant et boiteux, Kotonaru s'approcha du groupe de malfrats.

« Vous êtes Naoto Ryôma ?
- Tout dépend ce que vous lui voulez.
- J'ai à lui parler affaire.
- Monsieur veut parler affaire ... Reprit-il, ironique. Il regarda ses hommes un large sourire aux lèvres avant de continuer. Suivez-nous alors.
- Attendez ... Il faut comprendre ... Ma position est délicate, je préfère rester discret.
- Aaah ... Dans ce cas. D'un geste de la main il fit signe aux trois gorilles de continuer sans lui. Je connais un endroit plus approprié pour ce genre de conversation, que diriez-vous d'un verre pour parler de tout ça ?
- Je vous en remercie.
- Mais non voyons ... Tout le bonheur est pour moi. »

Rien n'avait été laissé au hasard, et l'endroit où Kotonaru avait intercepté Naoto était crucial, pour accéder au bar il fallait passer par un tunnel, ce dernier avait été construit pour ne pas gêner le flux de chariots contenant les minerais, et maintenant il participerait à la réussite de cette mission.
Les deux hommes étaient presque au bout du tunnel quand Naoto lança, distrait :

« En quoi avez-vous besoin de moi ? ... Ici vous pouvez parler, on ne risque rien.
- J'ai quelques terres au sud du village ... Mais un certain Miles détient un terrain qui se trouve au beau milieu de deux de mes champs, il refuse de vendre et ce depuis des années. J'ai entendu dire que vous pouviez utiliser des arguments ... Convaincants, pour résoudre ce genre de problème.
- Ca peut facilement s'arranger oui ... Mais qu'en est-il du prix ?
- Et bien ... Une fois en ma possession, ces trois terrains ne seront plus qu'un ... J'avais pensé qu'un pourcentage sur le prix de vente serrait intéressant.
- Et bien Mr ...
- Hiroki.
- Mr. Hiroki, je pense que nous allons nous entendre à merveille. »

Mr Hiroki s'arrêta à l'entrée du tunnel pour serrer la main de Ryôma. Et c'est deux Genin qui lui sautèrent dessus. L'homme s'écrasa au sol, la face dans la neige, Knock Out.
Aucune altercation, une seule attaque éclair d'une précision chirurgicale. Le triomphe des cellules grises sur les biceps dans toute sa splendeur.

« Tu en as mis du temps, on s'les pèle ! Izaya, charmante, radieuse, un véritable rayon de soleil dans ce monde de brute.
- J'y peut rien, tu as dis que je devais boiter, je peux pas marcher vite en boitant ... Pourquoi tu me fais boiter si ensuite tu m'engueule à cause de ça ? Kotonaru brisa le Henge, reprenant son apparence normal.
- C'était bien plus crédible si tu boitais.
- Mais-
- Vos gueules. Et enfin Otarin. Parle peu mais parle bien. Il faut vite l'entraver, avant qu'il ne reprenne conscience.
- On sait. Izaya se pencha vers Naoto, corde en main, mais avant même qu'elle ne le touche un nuage de fumée apparut et un tout autre homme se trouvait à la place de Naoto.
- What the ... Les trois Genin s'interrogeaient du regard. Izaya s'apprêtait à engueuler Kotonaru pour s'être fait roulé de la sorte quand l'on entendit un homme claquer des mains à trois reprises, dans le tunnel. Sortant de la pénombre, Naoto Ryôma se tenait devant eux, un large sourire outrageusement moqueur peint sur sa face.
- Et bien les enfants ... J'ai entendu dire que quelques gosses s'intéressait à moi de trop près ... On peut savoir ce que vous me voulez ? Les trois Genin gardèrent le silence, bien trop blessés dans leur orgueil pour l'ouvrir dans un moment pareil. Et bien les gars ... On a affaire à des durs-à-cuirs ! Emballez moi ça. Ses portes flingues se dirigèrent vers les Genin avant de leur attacher les mains dans le dos. Pas question de jouer les héros, ils étaient bien dix cette fois. »

Troisième jour, 01.05 AM
Entrepôt de Naoto, Quartiers Est
H - 07.25


« On se les pèles.
- Tu l'as déjà dis.
- J'ai faim les gars.
- Tu l'as déjà dis, aussi. »


Oui, l'ambiance était électrique entre les trois Genin, une vraie bande de joyeux lurons.
Ils étaient attachés ensemble, tous se tournant le dos ils étaient reliés par les poignets. Ce qui eu bien sûr pour effet de renforcer l'esprit d'équipe. Ou pas.
La nuit était tombée, et les deux gardes mis en factions pour les surveillés s'étaient endormis. Le papier avait bien précisé " 1o gardes inexpérimentés " mais de là à être incompétents ... M'enfin, ils n'allaient pas s'en plaindre. Si deux gardes se trouvaient en face d'eux, les huit autres n'étaient pas loin, sûrement. Une pièce dans l'entrepôt était allumé, laissant filtrer un fin rayon de lumière dans le bâtiment on y voyait presque rien, mais au bout de cinq heures passé dans le noir, les fesses posés sur le sol froid, les yeux des Genin s'était habitués à l'obscurité.
Désarmés ils ne pouvaient rompre les liens qui les unissaient, mais Izaya avait de quoi pallier ce problème. Usant de son ô combien incommensurable dextérité ( tout à fait ) Kiddo retira avec la plus grande précaution un de ses couteaux toujours dans sa ceinture, veillant bien à ne pas réveiller un des " gardes ", placé à quelques mètres en face d'elle. Une fois retiré de sa pochette, elle le plaça derrière elle afin de couper ses cordes.

« Dépêches-toi ...
- Si tu la fermais je pourrais plus me concentrer. Cette réponse fort engageante provoqua une réaction physique de la part de son interlocuteur - qui n'était autre qu'Otarin - qui se résumait à une petite bousculade. Bousculade qui fit bouger le couteau d'Izaya pour enfin entailler légèrement Kotonaru, ce qui, bien sûr provoqua aussi une réaction physique mais d'un tout autre ordre.
- TU PEUX PAS FAIRE GAFFE ??
- ... Voilà. Izaya s'était libérée, sans plus attendre elle se releva tout en se massant les poignets. Elle lança un petit regard plein d'affection vers Otarin avant de lui octroyer un coup de pied à hauteur de l'épaule. * Pouf *
- SILENCE !!
- Tu es bien placé pour dire ça.
- ... Se penchant vers Kotonaru elle le détacha des lien tandis qu'un ombre passa au dessus de l'entrepôt, ce n'était autre qu'Otarin, le vrai.
- Bon ... Ça commence. »


Le loup est dans la bergerie. Le colis est arrivé. L'aigle est dans le nid. Le cadeau est empaqueté. On a trouvé Charlie. Papa Ours a chipé le miel. Appelez ça comme vous voulez, mais c'est là que les opérations commençaient vraiment.

Motivée par les craintes d'Izaya concernant les intentions du Boss, l'équipe avait changé ses plans, adoptant une stratégie plus audacieuse, et qui malgré quelques points faibles s'était déroulée sans accroche. Il avaient passé la veille à repérer le terrain, à trouver un endroit parfait pour l'embuscade, il était temps de voir si tout cela avait été fait en vint. Le plus dur restait à faire.

Otarin était sur le toit il allait bientôt procéder à une attaque surprise appuyée par Kotonaru et Izaya. Avec un peu de chance les autres gardes étaient allés se coucher ... On peut toujours espérer.
La pièce où se trouvait Naoto était à l'étage, elle surplombait tout l'entrepôt mais les stores étaient tirés, l'empêchant de voir deux de ses hommes saucissonnés en bonne et dû forme. Deux fenêtre donnant sur l'extérieur ainsi qu'un puits de lumière, voilà les seules entrées possible pour Otarin, dans tous les cas il risquait de se la jouait Rainbow Six.
Aux aguets, les deux gensouards guettaient le signal, le coup d'envoi allait être donné par Otarin. La tension était à son comble.

« HEY ! OH !! Let's Go. »

Fonçant telle deux furies, les deux Genin ouvrirent la porte et jaillirent dans la pièce. Otarin était sur Naoto, le martelant de coups à l'aide du manche de son sabre. Les deux hommes présents attaquèrent Otarin dans le dos à l'aide de sabres. Kotonaru para un des coup à l'aide de son sabre pour enfin donner un coup de poing dans le ventre de l'attaquant, ce dernier s'était baissé sur le coup et se prit un méchant pain bien comme il faut. De son coté Izaya para le katana du second homme in extremis à l'aide du sabre de Haoru de son sabre, profitant de sa précipitation le gardien appuya de toutes ses forces sur son arme, aidée par son pouvoir Izaya ne faiblit pas. Bien au contraire même. Lâchant son sabre qui continuait le combat de force, elle en profita pour donner un coup de pied sous la ceinture, dans les règles de l'art.
Mine de rien ils géraient sur le coup.
Une porte s'ouvrit et un homme sortit d'une pièce adjacente, la main sur sa braguette. Seul le flush des toilettes se faisait entendre. L'espace d'un instant le temps était littéralement suspendu, les trois Genin foudroyaient du regard le pauvre diable. Mais l'homme reprit contenance et porta sa main à son sabre, qu'il ne put dégainer sous la volonté d'Izaya. L'instant plus tard il porta ses mains à son cou, véritablement paniqué puis il tomba dans les pommes, mort de peur. Kotonaru baissa la main qu'il avait tendu vers ce dernier.
Enfin ils pouvaient souffler un peu.

« Vous ne savez pas où vous avez mis les pieds ...
- Pour le moment c'est dans ta face, hein. Et ta gueule à la fin. »

Subtil, félicitation. Rajoutant une couche Otarin donna un coup de pied dans les côtes de Naoto. Les clichés ont la vie dure, mais c'était bel et bien un Chikarate.


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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Izaya Kiddo le 24/4/2010, 22:21

[Hrp]L'auteur de ce Rp n'est autre qu'Otarin Rekaïshi.[/Hrp]


Putain de ville de merde !!! Est ce que ces abrutis d’examinateurs avaient le chauffage? Très certainement… Ces enfoirés nous avaient mis dans des baraques aussi petites que mal isolées, sans endroit pour faire de feu à moins de vouloir faire cramer le quartier, ce que j’aurais fait volontiers si ce n’était pas le seul endroit où cacher l’abruti que nous devions ramener le lendemain au aurores…

Par ailleurs, celui ci geignait et se plaignait du froid depuis plus d’une heure. Je lui en aurais bien décollé une, mais la réussite de l’exam avait l’air d’en dépendre et mon instinct m’obligeait à ne le cogner que du regard. Cet ahuri traitait ma famille de tous les noms mais comme je m’en foutais complètement, je le laissais avec l’espoir qu’il se taise. Personnellement, je pense que si Zhi-Dhan (Ancien grand ninja) avait été à ma place, il lui aurait mis un coup de boule vite fait bien fait, mais bon, je ne suis que Otarin et je n’aime pas non plus ma famille alors qu’il la traite de tous les noms, ce ne pourra que lui faire du bien…

En fait ces deux enfoirés de Gensouards avaient pris les commandes et avaient décidé de veiller sur le bonhomme de l’extérieur pendant que moi, je le surveillais de près. Bien sur, n’osant pas intervenir, j’avais fermé ma grande gueule et je m’étais fait avoir, comme d’habitude. Et bien sur, avec en prime un abruti qui avait l’âge mental d’un bébé de deux ans qui pleurait maman sous prétexte qu’il avait froid. Je lui en foutrais moi des «J’ai froid !», j’ai déjà connu ça, le mec bien chiant qui parle tout le temps pour ne rien dire mais celui là avait une voix suraiguë qui provoquait le dysfonctionnement de mes pauvres écoutilles…

Au bout d’une demi-heure de profond supplice, je fis retentir ma majestueuse voix dans la pièce avec un effet de style très personnel ce qui dut faire un truc du genre «Mééééééé fermmm taggelll!!!!!!!!». Malheureusement, il ne dut pas bien comprendre ce que je disais car environ une minute après il recommença encore plus fort que précédemment son petit speech larmoyant. Rageur, je lui enfonçait une pomme dans la bouche et, à l’aide d’un des rideaux salis de la pièce principale, le maintenait en place en faisait bien attention de ne pas le tuer. Pas que je n’en aie pas envie mais que la mission spécifiait bien de ramener la cible vivante.

Ah, la bonne idée que j’avais eue, c’est utile, quand on surveille quelqu’un qu’il ne nous fasse pas trop repérer. M’enfin bon, je pensais sérieusement à assassiner mes deux compatriotes de mission pour m’avoir laissé là tout seul. Par ailleurs, où étaient ils ceux là ? Il me suffirait d’un simple coup d’œil, enfin je veux dire de Seïkakugan pour les repérer. Pourquoi pas? Avec minutie, j’inspectais les alentours et, comble de malheur, je ne trouvais pas les autres. Je poussais mes recherches un peu plus loin jusqu’à les trouver, au beau milieu de nulle part (en fait tout Basaka était nulle part donc bon…) en train de courir dans ma direction. Qu’est ce qu’ils foutaient là bas? Et merde, ils sont poursuivis. Que faire, attendre patiemment qu’ils reviennent et leur annoncer un truc comme «Ah, je vous avais pas vu arriver» ou alors aller à leur rencontre et les aider? Je pense que le premier choix est le bon, ne jamais laisser un prisonnier tout seul, c’est écrit, c’est écrit…où ça déjà? Tant pis pas grave…

Soudain des cris proviennent de près de moi. Bordel, il n’a quand même pas réussi à se libérer de son bâillon? Je me retournais pour voir ce que l’autre idiot faisait et j’aperçus, juste à côté, de lui un trognon de pomme… Quel abruti, il a réussi à manger la pomme… Et il se met à crier en plus, alors que tous ses potes sont à côté! Mais on n’est pas dans la merde! Bordel, cet abruti va finir pas rameuter tout le quartier! Quand il geignait, ça allait encore, mais là ça va être la cata!

C’est à ce moment là que les deux Gensouards en profitèrent pour faire irruption dans la pièce ce qui produisit l’augmentation du volume créé par Naoto et donc par conséquent la hausse de ma nouvelle surdité.

«Bon, je prend les choses en main! Dis je à l’intention des deux autres.
-Mais c’est bon, on n’a rien fait de mal…
-C’est ça, et c’est qui les dix personnes armées de katanas devant la porte? Des pères noëls qui supportent mal le chômage technique?
-C’est à dire que…
-Mais fermez là à la fin, je n’ai pas l’air comme ça mais je suis diabolique!»

Sur ce, il explosèrent de rire et je pu lancer mon jutsu sur les gêneurs. La vague du requin marteau arriva de plein fouet sur les assaillants pendant que mon cul brûlait. Et le seul truc que je connaissais et qui flambait au contact du chakra, c’était du kôsen. Et le seul du coin à posséder du kôsen c’était Sheinji, et il allait mourir. Malheureusement pour moi, et j’en avais déjà fait l’expérience, le kôsen qui brûlait ne s’arrêtait pas facilement et ma fesse gauche était sûrement en passe de ressembler à du charbon. So, fini le Suiton, sortons le sabre, au moins je cramerais plus.

Des cinq hommes restant, un d’eux s’était noyé (je sais même pas comment il a fait) et sinon, deux fonçaient sur moi pendant que les deux autres s’acharnaient sur Izaya et Kotonaru. La jeune femme, prise au dépourvu avait sorti ses couteaux et évitait tant bien que mal les katanas des ninjas ennemis. Kotonaru, lui, combattait tout comme moi au sabre et, je dois avouer qu’il ne se débrouillait pas trop mal, plutôt bien même. Au bout de quelques minutes, l'adversaire du jeune homme tomba, assommé par le Gensouard. De l’autre côté, Izaya aussi avait réussi à se débarrasser de son opposant. Les deux se battaient avec fougue et vélocité et ils avaient l’air de s’amuser contrairement à moi, qui, tant bien que mal attaquait les hommes armés. Il faut avouer que se battre avec le feu aux fesses n’est pas vraiment ma tasse de thé et que bon, si jamais je revois Sheinji je peux avouer que j’aurais un peu de mal à me contrôler.

Le kôsen ayant totalement brûlé, ma fesse ayant totalement grillé et une grande part de ma réserve de chakra s'étant évaporée, je pu enfin me battre normalement. Pour ne pas effrayer mes coéquipiers, je pris soin de ne pas tuer mes trois adversaires mais de seulement les assommer. Quand j'eus fini de casser la figure de ces idiots, je me retournais et observais mes deux collègues qui étaient en train de lier les pieds et les poings de leurs assaillants respectifs. Ce que je fis moi même avant de retourner auprès de l'autre idiot, alias Naoto Ryôma, afin de lui trouver un bâillon approprié...

À priori, il ne devrait plus rester aucun autre de ses amis mais bon, le gentil Koto et la gentille Iza avaient décidé de passer une nuit banche en compagnie du méchant Otata... qui lui, avait une envie folle de faire un somme. Mais bon, difficile de dormir quand on a deux ahuris qui se racontent des blagues vaseuses en riant comme des baleines. Soit, on fera une nuit blanche mais ce n'est pas pour ça qu'on est obligé de rameuter tout le quartier avec nous...

«Fermez là un peu...
-Rabat joie!
-Jaloux!!
-Vilain Otarin Joufflu...
-Mais fermez là!
-On peut rigoler quand mêmeu!
-Affirmatif...
-Ahhh!!
-Mais en silence.
-Ohhh...»

Voilà à quoi se résumait à peu près notre conversation de la nuit car à partir de là, je leur lançais un regard noir à chaque fois qu'ils ouvraient la bouche et ce jusqu'aux premières lueurs du jour.

«Enfin...»

Bon, maintenant, il faut emporter cet abruti sans se faire repérer. Et la, tilt, l'éclair, le pif de génie, je veux dire l'épiphanie...

Vers huit heures et quart, nous arrivons sur le lieu de rendez vous, quelques groupes sont déjà arrivés et j'arrive avec ma lance posée sur mon épaule et qui supporte un énorme baluchon... Kezashi arrive, demande que nous lui remettions notre prisonnier et avec joie, je défais rapidement le nœud qui referme la grande nappe qui soudain s'ouvre et laisse apparaître Naoto Ryôma, pieds et poings liés, nu et émasculé sur sa couverture de tissu et qui sent le froid de la neige l'envahir, bien fait pour sa gueule...

Kezashi sembla nous regarder avec un air intrigué (et oui, sembla, car regarder pour un aveugle doit être drôlement difficile), histoire de dire que nous étions fous, tarés et tout le tralala… Je pris alors sur moi l’entière responsabilité de cette affaire et servit au chûnin un court monologue en réponse à sa question de sourd.

« Et bien voyez vous, enfin, non vous ne voyez pas mais bon, venons en au fait cher examinateur, cet homme, si on peut appeler ça un homme m’en a tellement fait baver durant cette longue nuit, que j’ai décidé, sans demander la permission a mes camarades de le martyriser un peu à ma façon. J’espère que vous ne me sanctionnerez point car il se trouve qu’il était précisé qu’il fallait le ramener vivant mais en aucun cas, je n’ai entendu parler du fait qu’il fallait qu’il soit en pleine possession de ses moyens, même ceux de reproduction, ni habillé non plus, donc je m’en remet à votre bon jugement… »


Dernière édition par Izaya Kiddo le 25/4/2010, 00:29, édité 2 fois
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Evaline le 24/4/2010, 22:48

L'équipe 6 hein? Un Joli chiffre. Alors... La jeune femme regardait autour d'elle, le mec paumé la bas avec les cheveux verts avait tiré le même numéro. Il lui fit signe de s'approcher. Evaline remarqua alors l'autre gars, d'une taille équivalente à celle de "cheveux verts". Vêtu de cuir, la peau bronzée et des épaules larges il la regardait s'approcher d'eux, sans doute un numéro 6 aussi. Pas de gamins! Ça c'est un coup de bol.Elle s'arrêta devant eux, bras croisés et souriante, juste le temps de bien se faire admirer. Elle remarqua alors une autre fille se tenant derrière eux, grande, bien 10 centimetres de plus qu'elle, avec des petits yeux noirs dans un visage peu aimable semblant imprégné de dédain. Arrete de me regarder comme ca l'asperge ou je te raccourcis de tes deux jambes. Cheveux verts coupa le silence.

Cheveux verts: Earl, enchanté, voici heu...Kotri et Lu?
Gars bronzé: Tokri...
La dite Lu se contenta d'opiner lentement sans cesser de les fixer, une moue certaine affichée.
Earl: Ouai c'est ca, Tokri de Chikara je suppose au vu de son teint hein! Et toi il me semble t'avoir deja vu quelque part mais...
Evaline: Evaline, de Gensou. Y en a un de vous qui a deja lu la mission?

Les trois aquiescerent. Earl relisait l'intitulé un air vaguement dans la lune. Le dit Tokri aux cheveux noirs, à longueur d'épaule, fit claquer son poing droit dans la paume de son autre main.
Tokri: Un déchet d'esclavagiste! La colère se lisait tant dans son geste que sur son visage. Tiens marrant cette petite cicatrice sous l'œil, elle ressemble aux miennes.

Ils sortirent de l'entrepôt pour parler plus à l'aise et quitter le brouhaha que faisait régner les différents groupes de jeunes shinobis formés par Kezashi l'aveugle. C'est Earl qui s'assit le premier une fois éloigné, suivi par Evaline alors que Tokri et Lu s'adosserent à un mur. Un Arbre leur donnait de l'ombre, pas vraiment besoin vu la temperature cela dit, mais il ferait un bon point de rendez vous.
Tokri: Pas besoin de blablater, on y va et on les cartonne. Evaline opinna aux propos du chikarate, Earl se frottait distraitement le menton en regardant ses compagnons.
Earl: Ben si on pouvait éviter de se battre contre 10 gars dont on ne connait pas le niveau...Puis déjà faut le trouver ce
...Jinya norikazu...
Evaline fit son plus grand sourire et attacha ses cheveux prunes avec un élastique ne laissant que quelques mèches balayer son visage au gré du vent.
Evaline: Alors vous allez être heureux de savoir que je suis deja venue à Bazaka jeunes gens. Je ne connais bien entendu pas ce Jinya mais j'ai rencontré quelques personnes lors de mon passage ici.
Lu:Et alors? J'ai assez d'argent pour faire cracher n'importe quelle info à ces bouseux moi!
Court silence, Earl se grattait la tête, Eva haussait un sourcil. Les deux opinèrent en se regardant et tous décidèrent de la répartition des taches pour les trois jours à venir. Le délai accordé par le chunin Hykao pour cette épreuve.

Pour la première journée, Evaline devait tenter de trouver la cachette de l'esclavagiste, le fait d'être deja venue à Bazaka et ses atouts féminins indéniables lui permettrait sans aucun doute d'obtenir les informations désirées par le groupe. Tant pis pour le fric, ca risquait d'attirer plus l'attention encore mais pour la suite pourquoi pas. En effet, pendant ce temps Tokri et Lu, les deux chikarates, devraient se charger de trouver une planque aisément défendable pour la partie "protection" de l'épreuve. S'ils ne trouvaient rein de libre, louer un bâtiment ou un appartement pourrait être pratique. Au cas ou, bien entendu, le groupe parvienne à capturer le vendeur d'Hommes. Earl quant à lui devrait couvrir la jeune femme de loin et intervenir pour la soutenir si ses recherches se passaient mal. Il avait de plus la tache de chercher à combiner les capacités des trois membres du groupe pour un affrontement qui aurait plausiblement lieu lors de la capture. Les quatres ninjas hésitèrent un instant à dévoiler leurs capacités et il ne fait aucun doute que tous en gardaient sous la main. Âpres tout, il restait deux épreuves et leurs compagnons du moment pouvaient très bien être de futurs adversaires. En gros, Earl maitrisait plutôt bien le ninjutsu de type Fuuton, Tokri préférait le taijutsu et le kenjutsu. Bizarre il a pas de sabres. De même Evaline se dit adepte du corps à corps, sous toutes ses formes, et soupira de dépit n'ayant déclenché qu'un vague sourire. Le stress des exams sans doute...faut manger plus de yaourts les gars. Lu quand à elle avoua ne pas posséder d'affinités particulières mais plutôt bien maitriser le chakra "naturel" et pouvoir s'en servir particulièrement bien pour la protection ou le combat à distance. Le chikarate réajusta sa veste en cuir et ses mitaines et s'éloigna d'un pas rapide emboité par la dite Lu.
Tokri: On se retrouve ici à la tomber de la nuit. A toute.

Evaline leur fit un petit signe de la main et se releva d'un bond pendant qu' Earl époussetait son pantalon beige et réajustait sa chèche autour de son cou. Ils prirent sans un mot la direction du centre ville. Le gensouhard aux cheveux verts suivait son alliée à distance, l'air de rien, comme un simple promeneur.

Evaline se dirigeait d'un pas sur vers une des casernes du centre ville de Bazaka. Elle s'arrêta juste devant une vitrine pour réajuster sa jupe courte et baisser légèrement son teeshirt afin d'attiser l'appétit de ceux qu'elle retournait voir. Satisfaite, elle replaça une de ses mèches derrière l'oreille et s'engagea dans le bâtiment militaire. Cela faisait plus de 6 mois mais les trois soldats la reconnurent instantanément. Ils portaient toujours leurs armures de mailles et leurs longs poignards à la ceinture, ils étaient assis autour d'une table ronde. Elle les interrompait visiblement en pleine partie de yam's et elle attendit que les dés finissent de rouler avant de les saluer d'une légère inclinaison. Celui aux oreilles de choux leva les yeux au ciel.
Soldat aux oreilles de choux: Elle va encore brise le cœur de notre jeunot celle la...
Le dit jeunot était le mignon du lot, il avait laissé pousser ses cheveux et visiblement ne se rasait plus depuis un bout de temps. De profondes cernes marquaient ses yeux rougis et sa main s'éloigna de la bouteille de saké lorsqu'il se rendit compte que l'objet de ses désirs le regardait. J'ai du y aller un peu fort sur le genjutsu..Un pale sourire s'afficha sur le visage du soldat que la jolie jeune femme lui rendit instantanément.
Evaline: Me revoilà oui. Et je reste quelques jours en ville cette fois, je pourrais ainsi honorer ma promesse. Peut on parler?
Elle s'adressait bien sur au jeunot qui, sans hésiter, abandonna ses camarades. Ainsi que la partie en cours pour la suivre à l'extérieur de la caserne. Ils s'adossèrent contre le mur en silence, lui ne cessant de la dévorer du regard. Evaline cherchait ses mots tout en scrutant les passants pour essayer d'y trouver Earl mais celui ci devait être dissimulé par un simple Henge.
Soldat mignon: Alors...tu es revenu pour moi?
Evaline lui caressa la joue et déposa un délicat baisé au coin de ses lèvres. Elle le sentait frémir sous cette simple caresse et décida de l'emmener au dragon bleu, ou elle avait pris sa chambre pour le séjour. Le soldat, qu'elle tenait par la main, la suivit sans résistance.

Ils prirent une table en coin, et commandèrent deux verres. Evaline aperçut enfin Earl au comptoir. Pas mauvais je ne l'ai même pas vu nous suivre. Elle lâcha enfin la main du jeune soldat et but une gorgée, les choses sérieuses devaient commencer à un moment ou un autre. Pas difficile, il me dévore deja du regard, Iyoku ninfu, le désir de la nymphe, les pupilles du garde se dilatèrent encore plus. Il était sous l'emprise totale du genjutsu. Prêt à obéir aux moindres désir de celle qu'il voyait comme son Amour, une déesse de beauté et de grâce, celle pour qui à cet instant précis il aurait pu donner sa vie avec un grand sourire affiché. Que je suis cruel... Il la suivit dans les escaliers puis dans sa chambre au premier étage de a taverne du dragon bleu. Allongé sur le lit il répondit à chacune de ses questions.
Soldat mignon: ...Jinya norikazu...Oui...on le connait. Un marchand d'esclave qu'on n'arrive pas a attraper. Enfin...Oui on pourrait mais...non je peux pas te le dire. Mais si je t'aime voyons!.... Il verse de l'argent au sergent, celui aux grandes oreilles. ...j'ai honte oui. Tu ne m'aimes pas parce que tu me trouves lâche?...si? Oui, ils travaillent ensemble, le sergent nous achète notre silence alors tout le monde s'en sort. ...Non, jamais dit ou on pouvait le trouver...Embrasse moi...

Evaline lui caressa les cheveux un instant. Ses lèvres frôlèrent celles du soldat allongé contre elle. Dors bien. Juste avant que son poing ne frappe d'un coup sec sur sa tempe. Il allait dormir comme un bébé. Elle se redressa et lui enleva sa chemise de maille et son pantalon, ne pas être cruel, autant lui laisser croire que. Après avoir fermé la porte elle dévala les escaliers pour rejoindre Earl au comptoir qui la fixait d'un air étrange. En fait, oui, il paraissait toujours un peu ailleurs.
Evaline:Coup de bol, le sergent travail avec notre cible.
Earl: Ben, coup de bol oui et non, si on doit se coltiner des soldats.
Evaline: T'es dépressif ou quoi! On a deja une piste, allez on se bouge et essaye de trouver une idée pendant qu'on retrouve Tokri et l'autre asperge désagréable.

Une claque sonore sur le postérieur d'Earl le mit enfin en mouvement et les deux ninjas se dirigèrent vers le point de rendez vous, l'arbre non loin de l'entrepôt ou les équipes de genin avaient été formées.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par GTB le 24/4/2010, 23:18

En plus de me peller les burnes dans ce trou du cul du Yuukan qu’est Bazaka, va falloir se coltiner un travail d’équipe. O je n’ai rien contre mais un petit tournoi dont seuls les meilleurs seraient promus chuunins auraient au moins deux avantages, l’issus de l’examen sera rapide, en cas d’échec ou de réussite d’ailleurs, et la deuxième me battre me permettrait de me réchauffer, déjà que les températures sont très basses, alors en pantacourt. Quel abruti de ne pas avoir emporté de vêtements chauds. Enfin bref passons. La première partie de l’examen consistait à retrouver un mec de Bazaka, un certain Kinaga Mazahira, petit mafieux local trempant dans la prostitution. Les membres de mon équipe sont un genin de Mahou nommé Enichi (youpi) et un de Gensou Yukitutso (et merde).

Afin de recueillir des informations sur notre cible, j’ai proposé d’aller visiter quelques « sites » où notre homme devrait avoir ses habitudes. Quelques maisons « fermées » après, un sous fifre nous livre une information précieuse : où trouver Kinaga Mazahira et surtout son lieu de résidence du soir. Après quelques péripéties, nous réussissions quand même à le capturer. Maintenant, il fallait juste s’échapper et le cacher jusqu’à la date de livraison demain à 8h30 dans la grange, lieu du début de l’examen.


- Mais c’est qu’il bouge l’animal ? (Yukitutso)
- Assommons-le, il risquerait de nous gêner le temps que nous sortons d’ici. (Enichi)

Je l’assomme d’un coup sur la tête et Enichi le bâillonne pour éviter qu’il rameute ses gardes.

- Bon comment fait-on pour sortir d’ici sans éveiller les soupçons ? Il ne sera pas facile de partir avec ce type planqué dans un sac. (Hiruma)
- Je pense avoir un plan. (Yukitutso)
- Vas-y, on t’écoute. (Enichi)
- Tout d’abord, on lui enlève ses liens et …… (Yukitutso)
- Et comme ça il peut s’échapper, une excellente idée. (Hiruma)
- Laisse-moi finir avant de dire que c’est une idée digne d’un mahous…… euh d’un chikarate, désolé déformation professionnelle. Je disais donc, on lui enlève ses liens, on se transforme en garde, on le soutient par ses épaules comme ça on se fait passer pour ses gardes qui le raccompagne parce qu’il a trop bu et par conséquent est incapable de marcher tout seul. (Yukitutso)
- L’idée me semble bonne mais surtout est totalement réalisable. (Enichi)
- C’est bien une tactique de lâche digne de Gensou ça. Un partout, kunai au centre. Mais je valide aussi cette proposition. (Hiruma)


Nous détachons Kinaga puis nous transformons en gardes, les mêmes gardes que ceux aperçus durant la nuit lors de notre infiltration avec quelques différences dans le cas où l’on croiserait les vrais. Je maintiens l’épaule droite et Yukitutso la gauche, pendant qu’Enichi nous ouvre la voie, tentant de trouver la sortie. À chaque porte ou d’intersection, Enichi surveille que personne nous suit ou nous arrive dessus, notre but étant de rencontrer le moins de personne possible, plus nous en croiserons plus le risque d’être découvert serait grand. Alors que nous avançons le plus discrètement possible, tout en vérifiant bien que Kinaga soit toujours dans les vapes, je n’ose imaginer ce qu’il va se passer si il se réveille et alerte tous ses gardes, ce que nous redoutions tout trois est arrivé.

- Et vous, où emmenez vous le maitre ? (garde)
- Le maitre a voulu fêter le fait que les bénéfices des maisons closes ont explosé depuis 2 jours, comme si un événement important était en train de se produire à Bazaka, attirant plus de personnes que d’habitude. (Enichi)
- Exact, il a bu plus qu’il n’en faut, nous le ramenons donc dans ses quartiers. (Hiruma)
- Bizarre, ce n’est pas son comportement habituel. (garde)
- Ecoute, il vaut mieux se dépêcher d’aller le coucher, tout à l’heure il déblatérait des absurdités et voyait des coussins volé en sa direction. (Yukitutso)
- C’est vrai. (Enichi et Hiruma)
- OK. Par contre ses quartiers sont de l’autre cotés. (garde)
- On le sait bien mais il a échappé à notre surveillance 5 secondes et en a profité pour courir dans tout les sens, il fallait bien qu’on le rattrape.


Tentative raté, de toute évidence si on essaye de s’échapper par le bâtiment on tombera forcément sur un garde et on reviendra sur nos pas. Retour à la case départ, dans la chambre de Kinaga. On décide cette fois ci de repartir par les toits par où nous sommes arrivés, et seulement une fois en bas on usera de la technique de Yukitutso. La nuit commence à se faire de plus en plus sombre. On monte sur le toit, Kinaga toujours assommé, attaché et bâillonné. Nous devons être à une bonne dizaine de mètre, facile, trop risqué de sauter d’aussi haut avec une personne en plus à réceptionner. Pourtant il s’agit de notre seule possibilité à l’heure actuelle, vu notre nombre et les données accumulées jusqu’à présent, il aurait fallu mieux se renseigner sur la structure de ce bâtiment avant de rentrer, à noter pour la prochaine mission d’infiltration, savoir où se trouve notre cible ne suffit pas. Les rondes des gardes n’ont pas changé, toujours 10 secondes entre chacune d’entre elles. Saut que cette fois ci, il faut qu’on se coltine une personne supplémentaire, évanoui de plus. Après un bref moment de réflexion où nous parlons des différentes techniques que nous maitrisons afin d’élaborer un plan, nous sommes arrivés à une solution.


Nous mettons Kinaga dans un sac, solidement attaché, puis Enichi et moi descendons le long de la paroi jusqu’à 5 mètres du sol, plaqué contre le mur, sans bruit, agrippé à la paroi grâce à notre chakra. Nous fixons le sac contenant Kinaga au mur avec 3 kunai et un bout de corde qu’Enichi avait emporté. Cette opération nous a pris 7 secondes, les 3 suivantes à remonter en vitesse se planquer en hauteur et retrouver Yukitutso, laissant le sac suspendu à 5 mètres du sol. Première phase de l’opération : réussie.


Nous patientons encore une minute et la disparition du garde à l’angle du mur pour descendre tout les 3, laissant encore le sac à sa place. Une fois à terre nous courrons nous cacher derrière un bosquet. Deuxième phase : réussi.

Un garde repasse à l’endroit où nous étions il n’y pas 4 secondes puis repart. Aussitôt, moi et Enichi nous nous mettons à courir et nous placer juste dessous le sac laissé en hauteur pendant que Yukitutso, avec un lancer de kunai, vint détruire la corde soutenant le sac qui tomba dans nos mains. A l’instant où le sac fut réceptionné par nos 4 bras, nous revenons derrière le bosquet. Troisième et difficile phase: réussite complète.


Le plus dur était derrière nous. Il nous fallait juste sortir par la grande porte, nous transformés en garde, soutenant Kinaga. Nous réutilisons le henge no jutsu et commençons à nous mettre en route vers la sortie. Nous arrivons sur un petit jardin de la maison, dégagé, des torches disposées ici et là pour l’éclairer la nuit. Heureusement pour nous ces torches sont éteintes, nous ne risquons pas d’être aperçu comme cela.

Tout à coup, plusieurs sifflements se font entendre et les torches, éteintes la seconde auparavant, s’allument. Sous l’effet de surprise, nous nous arrêtons. Yukitutso nous fait remarquer des flèches à coté des torches. Ainsi, des archers doivent être cachés ici. La lumière dégagée par les torches me donna raison, alors que nous somme en plein milieux du jardin, sans endroit où se couvrir, des archers ainsi que quelques gardes se montrent sous nos yeux. On se retrouve piégé, au milieu de la place, avec des archers postés en hauteur, leurs arcs et leurs flèches pointés sur nous. Quatrième phase, fuite de la maison avec notre cible en toute discrétion : échec critique.

Un homme apparut et s’avança vers nous à quelques mètres

- Vous croyez pouvoir me capturer et vous échapper comme ça ? (homme)
- Qui c’est lui ? (Hiruma)
- Il ressemble beaucoup à Kinaga tout de même, vous en trouvez pas ? (Yukitutso)
- Et comment je lui ressemble, je suis le vrai Kinaga. (Kinaga)
- Et lui ? (Yukitutso)
- Celui se trouvant sans doute dans ce sac n’est qu’un sosie que j’utilise pour faire diversion sur mon auguste personne, apparemment cela valait le coup. (Kinaga)
- Putain, c’est pas vrai, ça pue l’échec là. (Hiruma)
- Pourquoi tu dis ça ? Parce qu’il y a quelques archers en hauteurs ? Eux même couverts par des gardes en bas ? (Enichi)
- Ya un peu de ça je t’avouerai. (Hiruma)
- Vous croyez vraiment que je laisserai la protection de ma si grande demeure à seulement 3 gardes ? (Kinaga)
- C’est pour ça que l’autre garde dans la maison n’a pas cillé, il savait qu’il y avait d’autres gardes alors que nous nous n’en ayons compté que trois. (Hiruma)
- Regrettable erreur de votre part. Je savais que les autorités s’intéressaient à mes activités mais de là à m’envoyer 3 jeunes ninjas, apprenti de surcroit. (Kinaga)
- On fait quoi maintenant ? (Enichi)
- Mourir serait un bon début non ? (Kinaga)
- Manquerais plus ça. (Yukitutso)
- Vous ne pouvez pas vous échapper, mes archers sont près à vous tirer dessus au moindre mouvement suspect. (Kinaga)
- Je serai curieux de voir comment ils feront sans nous voir et surtout sans vous voir vous. (Enichi)

Enichi lâcha le faux Kinaga et dit : Ninpô, Kage no Mon (technique du Portail d’Ombre).
Il utilisa sa technique et disparut dans son ombre pour réapparaitre dans celle de Kinaga, un kunai sous la gorge.

- Une seule flèche tiré de votre part ou un pas devant nous et je l’égorge sec comme un gensouard, compris ? (Enichi)
- Quoi ? (Yukitutso)
- Désolé, comme pour Hiruma, déformation. (Enichi)

Pour montrer que ce n’était pas une blague, Enichi planta un bout du kunai sur la gorge de Kinaga, un léger filet de sang commençait à en descendre.

- Putain c’est un coup à chopper le tétanos ça. (Hiruma)
- Arrêtez vous autres, je vous interdits de faire quoi que ce soit. (Kinaga)
- Dites leur de reculer, de nous laisser sortir par la porte. (Yukitutso)
- Vous avez écoutez, laissez les passer et abaissez vos arcs. (Kinaga)

Les gardes s’écartèrent sur noter passage. Moi et Yukitutso nous mettons de part et d’autre d’Enichi, au cas où.

- Vous ne pourrez allez bien loin comme ça de toute façon. (Kinaga)
- Ça, ça nous regarde. (Hiruma)

On commence à voir apparaitre l’immense porte gardant la maison, petit pas par petit pas nous y arrivons. Nous traversons la porte jusqu’au milieu de la rue, les gardes s’entassant devant.

Katon, Goukakyu no jutsu lSuiton, la Déferlante d’Eau
Alors que j’envoie une boule de feu en direction des gardes, Yukitutso envoie, lui, de l’eau dessus. Comme nous l’avions prévu, même si nous n’avons pas un parchemin de niveau kage en chimie des éléments, l’eau au contact du feu s’évapora et donna naissance à un épais brouillard, brouillard juste devant la porte, empêchant les gardes de nous voir à présent. Nous profitons donc d’être soustrait à leurs yeux pour nous échapper. Un coup sur la tête de Kinaga, encore un, et nous courons tous les 4 dans les rues de Bazaka, au hasard des croisements. Au bout de 10 minutes de courses, pas commode de transporter un gars qui ne courent pas d’ailleurs, nous nous cachons dans une maison abandonné qui pullulent dans les quartiers pauvres de Bazaka. L’aube vient de se lever. Nous nous installons au rez de chaussée. Enfin installer est un grand mot, plutôt ligoter et bâillonner Kinaga dans un coin, nous trois au milieu, afin de décider de la suite des opérations.

- Bon, qu’est ce qu’on fait maintenant que nous l’avons capturé et que nous sommes parti de chez lui ? (Yukitutso)
- Tout d’abord il nous reste combien de temps avant la fin de l’examen ? (Hiruma)
- En comptant la recherche et sa capture ça fait un jour, nous devons le livrer à nos examinateurs dans approximativement 48 heures. (Enichi)
- On est bloqué ici avec lui pendant 2 jours ? (Hiruma)
- Un peu moins, si je me souviens bien, on doit le livrer à 08h30 exactement, il faudra donc partir avant pour arriver sur place à l’heure précise. (Yukitutso)
- Je savais qu’on aurait du rester plus longtemps dans les bordels. (Hiruma)
- Pourquoi ? ça n’existe pas à Mahou ? (Yukitutso)
- Bien sur que si, heureusement même, mais si ma mère apprend que j’y ai remis les pieds …… (Hiruma)


Afin de nous reposer suite à notre évasion, nous disposons Kinaga dans un coin et nous autres dans les autres angles composant la pièce, à même le sol. On s’était mis d’accord pour ne dormir que d’un œil, tous en même temps afin de recharger un chouia nos batteries. De toute façon, laisser un seul de nous monter la garde pendant que les autres dormaient seraient dangereux, aucun de nous trois ne pouvait rester plus longtemps plus éveillé, nous avions fournis trop d’effort dans la recherche, la capture et surtout notre fuite. Mieux valait dormir d’un seul œil chacun. Quelques heures après nous fument réveillé par des petits bruits étouffés, c’était Kinaga qui gigotait et hurlait à travers son bâillon.

- J’ai faim, on aurait du prendre des trucs à bouffer avant de se lancer à l’aventure comme ça. (Yukitutso)
- Et puis faut bien le nourrir lui aussi, qu’il ne crève pas de faim, ça serait ballot. (Hiruma)
- Faudrait déjà avoir de la nourriture. Je vais sortir en chercher. (Enichi)
- Tu n’as pas peur de te faire repérer par ses gardes, ils doivent être à sa recherche. (Yukitutso)
- J’utiliserai le henge no jutsu, il a prouvé qu’il était efficace, ce en sont que des gardes, pas des ninjas, ça ne posera pas de problème. Je reviens dès que j’aurai acheté un peu de nourriture pour aujourd’hui et demain matin. (Enichi)


Enichi partit donc à la recherche de nourriture, nous laissant surveiller Kinaga. Pour passer le temps, Yukitutso et moi, nous exerçons à lancer des kunaïs sur Kinaga, enfin pas directement sur lui, juste autour de lui, dessiner sa silhouette avec des kunaïs. Bon ses oreilles ont du siffler un paquet de fois mais c’était un bon entrainement. Une ou deux heures plus tard Enichi revint avec de la bouffe. Notre petit jeu devait prendre fin, dommage.

- Ecoute, je t’enlève ton bâillon pour te faire manger, au moindre geste ta tête rencontrera le mur tellement fort que même le mur aura mal. (Enichi)
- Fais le tout se suite, nous savons tous les deux qu’il criera ou essayera de se barrer de toute façon. On gagnera du temps ET une part de plus à manger. (Hiruma)
- Mais s’il meurt à cause de l’impact sur le mur ? (Yukitutso)
- Tant pis pour le mur alors. (Hiruma)
- O que non, je sais qu’il ne fera rien, la peur se lit dans ses yeux, il est loin de ses hommes, loin de chez lui, bref loin de son pouvoir, il ne fera rien. (Enichi)
- Bien évidement que je ne ferai rien vu qu’apparemment vous devez me ramener vivant. (Kinaga)
- Si ça ne tenait qu’à moi. (Hiruma)
- Mais arrête, il ne faut PAS qu’il meurt, qu’est ce t’as pas compris dans « pas mourir » ? Les mahousards sont tous comme ça ou t’es seulement con ? (Yukitutso)
- Ne me cherche pas petit gensouard sinon …….. (Hiruma)
- Fermez là, tout les deux, on a but en comment si vous avez oublié. (Enichi)
- C’est vrai, scuse moi Yukitutso. (Hiruma)
- Des petites dissensions dans votre groupe apparemment. De toute façon, une fois dehors vous ne pourrez pas me cacher bien longtemps, vous avez fait une erreur. (Kinaga)
- Nous avons peut être fait une erreur avant, l’erreur de pas avoir su compter convenablement vos gardes mais vous vous avez fait l’erreur de nous sous estimer. Cependant, votre plus grande erreur a été de ne pas connaitre nos capacités vu que vous êtes notre prisonnier. (Enichi)


Sur ce, Enichi enfonça un bout de pain dans le musot de Kinaga ce qui le fit taire. Cependant sa dernière remarque toucha un point sensible, comment le transporter sans se faire remarquer demain matin ? Et que faire de lui en attendant ? Ce n’est pas le genre de personne à rester prisonnier sans rien faire et l’assommer serait surement dangereux pour sa santé mentale à force. Le trainer de force ? Impossible aussi, trop voyant. Le seul moyen qu’il nous reste est donc de lui faire croire qu’il n’est pas prisonnier et le moyen de faire croire à quelqu’un quelque chose qui n’existe pas porte un nom : le genjutsu. Moi et Enichi regardons en même temps Yukitutso.

- Quoi ? Qu’est ce que vous avez à me regarder ? (Yukitutso)
- Ben tu es bien de Gensou, le village spécialisé en genjutsu non ? (Enichi)
- Oui et alors ? (Yukitutso)
- Et alors ? Tu ne vois pas où on veut en venir ? (Hiruma)
- Ben si mais je ne suis absolument pas un spécialiste du genjutsu. (Yukitutso)
- Bordel il a fallu qu’on tombe sur le seul de Gensou à ne pas savoir utiliser de genjutsu. (Hiruma)


On décida à l’unanimité moins un, Yukitutso pour ne pas le citer qui pensait que c’était une idée débile, que Yukitutso et moi allons en même temps envoyer un genjutsu sur Kinaga avant de partir et de le laisser partir devant nous, le genjutsu consistant à lui faire croire qu’il s’était libéré de nous trois et à retourner chez lui, sa maison étant remplacer par l’entrepôt de l’examen. Enichi, lui, devait juste le précéder de 50 mètres pour ouvrir le chemin, afin d’éviter de tomber sur une surprise. Bon d’accord ce plan est audacieux mais c’est le seul qui n’attirera pas trop l’attention sur nous à 8 heures du matin pour aller à l’entrepôt. A la décharge de Yukitutso, ni lui ni moi n’étions des habitués du genjutsu mais pas le choix. Nous passions le reste de la journée à nous entrainer à faire de léger genjutsu, nous n’allons certes pas passez spécialiste mais comme je n’en avais plus lancé depuis l’académie, un peu de pratique ne me fera pas de mal.

Avant de dormir, Enichi planta son ninjato dans le sol et attacha Kinaga afin qu’il ne puisse s’échapper, on voulait faire une bonne nuit pour être en forme et concentrer durant notre escapade matinal. Enichi bâillonna et mit en bandeau sur les yeux de notre prisonnier également, juste au cas où.

Au petit matin, nous mettons notre plan à exécution. L’iris de ses pupilles se floutèrent, ses muscles se relâchèrent légèrement également. Apparemment noter genjutsu, même basique, avait fonctionné. Nous nous mettons donc en route, moi et Yukitutso derrière Kinaga à environ 10 mètres, Enichi devant à 20 mètres. Il devait être environ huit heures du matin, Bazaka s’éveille. Enfin selon les quartiers, riches ou pauvres, l’éveil n’est pas le même, les clochards et autres SDF des quartiers pauvres n’ont pas bougé et les échoppe des quartiers riches ouvrent les unes après les autres. La traversé de Bazaka se passa sans encombre majeur, Enichi nous permettant d’éviter les surprises gênantes.

Enfin, l’entrepôt est visible. Nous arrêtons Kinaga, de force par contre cette fois, l’attachons en annulant notre genjutsu et le bâillonnons, en espérant que ce soit la dernière fois. Il était presque 08h30, certains groupes était déjà là. Nous trouvons le chuunin aveugle responsable de cette épreuve et lui remettons notre prisonnier. Une fois ceci fait, nous rejoignons les autres genins et nous mélangeons aux autres.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Seol le 25/4/2010, 00:26

haruhisa a écrit:voila mon rp avec toutes mes excuses.

Haruhisa avançait en compagnie de deux autres ninjas, Taïga semblait assez fier de lui, tant mieux il n’en serait que moins gênant. Haruhisa avait bien pensé a se séparer des deux autres mais avec sa bourse à vide il ne tenait pas trop à rester seul dans cette triste ville. Il re-examina ses"compagnons" pour la dixième fois depuis qu’il étaient ensemble, soit deux heures : la jeune fille se prénommait Keryuu ou quelque chose du genre, elle était visiblement plus jeune que Haruhisa et semblait timide et réservée. Le kendoka pouvait lire dans ses yeux jaunes l’innocente candeur des ninjas fraichement débarqués de l'académie. Quant au garçon il disait s’appeler Taïga, avec sa crête et ses tatouages il formait une belle paire d’allumés avec Haruhisa. Il avait vraisemblablement le même age que notre (anti-)héros mais sa musculature et son teint ambré contrastant avec la pâleur maladive et les épaules voutés de Haruhisa lui donnait un air plus mature. Celui-ci semblait aussi peu motivé que notre kendoka, ce qui était surement leur seul point commun… Ce trio de choc avançait donc dans la ville minière, Taïga en tête suivit de Keryuu et venait ensuite trainant les pieds Haruhisa. La fille du groupe semblait assez mal à l’aise par le rôle que lui avait attribué le chikariote dans le plan et avait demandé plusieurs fois si Taïga n’avait pas fait de promesse qui pourraient attenter à la pureté et à l'intégrité de celle-ci sans qu'il ne réponde, se contentant de rester vague et évasif malgré les protestations de celle-ci. Haruhisa quant à lui restait silencieux, cette première épreuve était du pain béni pour lui : pas de ninja à affronter ou son absence de chakra serait nuisible à sa santé et le fait qu’elle se déroule en équipe lui permettrait surement de rester dans l’ombre d’ailleurs si taïga se débrouillait bien il n’aurait peu être même pas à faire usage de son sabre. Tout à coup taïga se retourna vers le genin et d’une voix puissante interrompant les pensées du kendoka, lui dit :

-Écoutes il faut que quelqu’un garde un œil sur la cible, quelqu’un qu’il ne verra pas le jour de l’entretien, sinon notre plan risque de tomber à l’eau…
-Ton plan…
-Soit, mais krumyuu et moi avons déjà un rôle à jouer, de plus je voudrais voir deux trois choses avec elle et que l’on prépare le terrain alors si tu pouvais garder un œil sur la cible pendant les deux jours à venir ce serait bien..
-…
- Hito ?
-Soit.

Avant même que Taïga ajoute une parole haruhisa se retourna et quitta le groupe d’un pas rapide, il eut juste le temps d’entendre le chika-tatoué parler avec la jeune fille aux cheveux d’argent (cette phrase est franchement pourrie mais bon…) et semblait lui confier également une mission.
Le genin marcha tête baissée un moment, il avait à nouveau rejoint les quartiers pauvres, histoire de passer à l'hôtel récupérer ses affaires et la maigre bourse que lui avait donné Itari. Ceci fait il se redirigea vers la maison de passe ou ce trouvait la cible, une légère bruine commença à tomber trempant rapidement le genin déjà glacé jusqu’aux os par le froid lourd et sec de la vallée. Un mouvement attira rapidement son regard alors qu’il était à une centaine de mètre de la maison close, un homme se tenait debout sous une tonnelle, vêtu d’un grand imper et d’un chapeau de toile rigide. Celui ci fit rapidement signe au genin de s'approcher.
Haruhisa bifurqua et se retrouva rapidement face à l’homme qui venait de le siffler. Celui-ci recula dans l’ombre de la rue sombre de manière à cacher son visage, Haruhisa méfiant garda une main sur son fourreau près à découper l'inconnu à la moindre entourloupe. Puis après avoir examiné le ninja, l'homme apparemment d'une cinquantaine d'année sortit de l’ombre et se rapprocha du garçon.

-Dis moi garçon tu es ninja n’est ce pas ?
-Peut être bien.
-Tu es venu pour l’examen non ? Quel est ton nom ?
-Aucune importance, que veux-tu ?
-C’est pas compliqué de voir que tu ne fume pas que du tabac, je suis sur que tu serais intéressé par un petit bonus en plus de l’examen…
-J’ai pas d’argent…
-Ça m’arrange bien, j’ai besoin de tes talents. Contre ce petit service je te filerais ca, dit il en sortant un petit paquet et en l’envoyant à Haruhisa.
-Tu auras la même chose quand tu m’auras rapporté ce que je veux.
-C'est-à-dire ?
-A deux rues d’ici il y a un entrepôt qui appartient à un mafieux local, je voudrais que tu l’infiltres et que tu me ramènes n’importe quoi qui pourrait le faire coffrer, un registre, un papier signé de sa main concernant des transactions pas très propres, n’importe quoi qui l’envoie à l’ombre…
Haruhisa réfléchit un moment, d’un coté il s’était promis de ne plus fumer, de toute façon pour l’instant il n’en avait pas « besoin » mais il sentait une partie de son cerveau reclamer la drogue, une envie, une dépendance c’était installé dans son esprit. Finalement après quelques minutes de réflexion, il accepta le deal afin que son esprit ne soit pas focalisé sur cette occasion qu’il aurait ratée. Il demanda finalement :
-quel est le nom de ce mafieux ?
-Akizumi Goro

Haruhisa éclata intérieurement de rire, décidément la vie était parfois bien faite. Il écouta encore quelques minutes son "employeur" lui donner quelques conseils puis le quitta en lui donnant rendez vous au même endroit le lendemain à la même heure. Haruhisa quitta l’homme en serrant dans sa poche l’acompte. Il s'arrêta bientôt et roulant un joint très (trop) épais se laissa entrainer dans un monde meilleur mais bien inférieur au nirvana "blanc" de son esprit, ce qui l'irrita quelque peu. Puis encore dans le vague complet et avec un cerveau aussi en état de réfléchir que celui d'une huitre pas fraiche reprit le chemin vers le fameux entrepôt. Celui-ci gris et quelconque paris tant d’autre avait la particularité d'être gardé par deux yakuzas peu engageant. Haruhisa décidant de jouer la finesse décida après un rapide examen extérieur du bâtiment d’entrer par le toit. Il commença à escalader à la seule aide de ses muscles le bâtiment voisin, et privé de son chakra mit une dizaine de minutes à atteindre le toit quelque peu gêné par des vagues de flous envahissant sa vision de manière intempestive. Arrivé sur le toit et déjà en sueur il prit quelques pas d'élan sans réfléchir et sauta espérant que sa seul force serait suffisante pour atteindre le toit d’en face. Si les gardes avaient levé les yeux à ce moment la, ils auraient put voir un jeune garçon vêtu de noir battant frénétiquement des bras s’envoler pour atterrir sur le toit du dépôt. Malheureusement si le ninja avait fait un peu plus attention il aurait vu que la vitre du toit sur laquelle il était sensé atterrir était déjà fissuré et cela lui aurait évité de passer à travers et de tomber dans l'entrepôt avec perte et fracas. Cela lui aurait aussi permit d'éviter d’attirer les trois autres gardes qui se trouvaient à l'intérieur du bâtiment qui en profitèrent pour appeler leurs collègues stationnés à l’extérieur. Haruhisa regardait bêtement le ciel qui pointait par le trou qu’il venait de faire en tombant. Bizarrement il ne se trouvait ni con ni malchanceux, comme si il s’attendait à un accident du genre. Il fut tiré de sa rêverie par le bruit des gardes qui l’entouraient. Il se releva lentement face aux armes dégainés des mafieux. Il leur aurait bien mit une raclée mais son sabre avait quitté son fourreau lors du brusque atterrissage et gisait quelques mètres plus loin. De lus il sentait plusieurs de ses plaies qui s’étaient rouvertes. Haruhisa leva les mains et avec un grand sourire dit :

-je plaide coupable !

Advienne ce qu’il pourra, qu’ils m’attaquent maintenant ou qu’ils me conduisent à leur chef, il trouverait bien quelque chose pour s’en tirer, comme toujours. Un violent coup sur la tête avec une matraque confirma l’option. Va pour le chef !
Haruhisa se réveilla dans un sous sol humide, de l’eau glacé ruisselant sur son torse nu, face à lui se trouvait, assis dans un fauteuil de cuir et entouré de deux gardes du corps, le chef mafieux et accessoirement futur cible de son équipe de bras cassés (enfin pas tant que ça j'espère, je compte survivre encore un peu…). Celui-ci cigare à la bouche s’approcha du genin attaché.

-Alors comme ça on cherche à l’approprier le bien d’autrui shinobi ?
- Non en fait j’en ai rien à branler de ton commerce de bas étage.
Un violent coup de poing atteint les cotes du genin mais il ne brocha pas.
-Tu dois surement être un de ses morveux qui passent l’examen, dit moi à combien s’élève le pourcentage de perte acceptable ?
-Vous n’y êtes pas du tout, je suis sensé surveiller le ninja de pierre, son comportement laissant un peu à désirer, le QG souhaitait un rapport de ses activités hors du village (allé passe le gros mito !)
-…
-… (Duel des yeux)
-Et ils ont affecté un gamin pour cette mission ?
-Quoi de mieux surtout avec la couverture de l’examen… (Gros mito bis !)
-...
-... (Duel des yeux bis)
- Peu être, le mieux c’est encore de te livrer en bonus à ta cible, tu fais un bien piètre traqueur… (gagné !) en tout cas tu possèdes un excellent sabre, tu viens de me faire économiser 10 000 ryos mon jeune ninja (touche le même pas !!)
Il se retourna et dit à un de ses hommes en claquant des doigts :
-Mettez le dans un cachot bien au frais jusqu’au rendez vous et ne l’abimez pas trop…
Haruhisa ne murmura alors qu’un colosse avec un faciès de macaque le trainait jusqu'à sa nouvelle résidence quatre étoiles :
-allez Keryuu et Taiga c’est à vous de jouer bande de branleurs...


Dernière édition par Seol le 25/4/2010, 18:09, édité 1 fois

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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Tokri le 25/4/2010, 00:37

hrp/ Ce rp était censé suivre celui de Gray. Pour ce dernier, si tu arrive à temps j'éditerai le début^^

Un long silence s'était installé entre les membres de l'équipe. Il faut avouer que les seuls sujets de discussion de ces deux derniers jours avaient été ''comment fait-on pour le trouver?'', ''comment on le chope?'' et ''elle est où votre planque?''. Les informations récoltées par Evaline s'étaient révélé exacte et ce fut Gray qui prit la tête de l'opération "capture".

Leur cible étant à présent en leur possession, chacun était emporté par ses pensées, regroupé autour d'un feu de camp. Où avaient-ils trouvé le bois nécessaire? Très simple en vérité... Après avoir repéré un vieux bûcheron, Evaline endossa le rôle de la jeune femme perdue afin de distraire le vieil homme (usant au passage de ses charmes naturels, bien sûr...) Tokri et Gray n'avaient alors eût qu'à se servir. Pendant ce temps, Lu avait été chargé de surveiller le colis dans l'entrepôt dénué d'activité qu'ils avaient tous deux découvert. Pourquoi ne pas avoir utiliser l'argent de la genin?... Tout simplement car les trois autres ne souhaitaient pas être redevable à la jeune fille hautaine.

La nuit tomba rapidement et le froid de la nuit, bien plus extrême qu'en pleine journée, se fit rapidement sentir. Après avoir allumé le feu (le briquet de Tokri se révéla très utile), la situation décrite au début de ce texte finit par s'installer … jusqu'à ce qu'une nouvelle interrogation fit surface.

(Gray) Dîtes... qui prend le premier tour de garde?

(Tokri) Je m'en charge, j'ai l'habitude de ne pas beaucoup dormir.

Ses partenaires ne se firent pas priés et se couchèrent prestement. Jinya, baillonné et saucissonné, était allongé prés de l'Utak, qui l'assommait dés qu'il commençait à remuer.

Pas envie de l'entendre gémir... Estime toi heureux, petite merde, que nous devons te ramener en vie. Cela me brûle de répandre tes tripes sur le sol et de te regarder agonisé...

Tokri s'alluma une cigarette, l'esprit vagabondant au rythme de ses pensées. Le délai était presque écoulé. Si tout se déroulait correctement, cette épreuve était déjà dans la poche... mais qu'avaient donc prévu Hayamaru et l'examinateur de Mahou pour la suite de l'examen?

Pas la peine de me prendre la tête avec ça...

Et les Martelleurs alors? Toujours aucun signe d'eux... Mais après tout, Tokri ne risquait certainement rien. C'était Kotonaru et Leïona leur cible, et non pas l'Utak... Sans s'en rendre compte, l'Utak fuma cigarette sur cigarette.

(Gray) Perpétuellement pensif, enchaîne les clopes, expression du visage las, le plus souvent antipathique... Deux réponses: soit t'es un con qui te la joue, soit t'as pas eût un passé facile.

(Tokri, soufflant un trait de fumée)
T'as rien d'autre à foutre que de m'analyser?

Le gensouard le fixait... ce qui avait surpris l'Utak n'était pas véritablement l'analyse, mais le ton de le voix de Gray: innocent, candide.

(Gray) Je te trouve pas vraiment con pour un mec de Chikara...donc t'as eût un sacré passé...

(Tokri) Ferme là ...

L'Utak expira une nouvelle bouffée... Le Gensouard l'irritait passablement.

(Gray)
Sujet sensible? Désolé, je n'arrive pas à m'endormir. Il faut bien faire passer le temps comme on le peut.

(Tokri) Et c'est pour cette raison que tu t'es décidé à m'emmerder?

(Evaline) Vous allez la fermer oui?

(Gray, réprimant un rire)
Je ne peux qu'obéir à une si aimable demande. (à Tokri) Réveille moi dans deux heures, ok?

(Tokri)
Pas de souci...

Un nouveau silence s'ensuivit, troublé uniquement par l'embrasement du bois et le papier à cigarette consommé par Tokri. Ce dernier ne saurait dire combien de temps s'était écoulé lorsqu'il se rendit compte que son paquet était vide. L'Utak le jeta au feu et le regarda un instant s'embraser. Il ferma ensuite les yeux... deux secondes avant de bloquer la main qui tenta de l'égorger. Attrapant le bras, Tokri le fit passé au dessus de son épaule, le désarmant au passage, et le plaqua au sol. Le pauvre homme se retrouva avec sa propre dague menaçant sa gorge.

(Tokri) D'où tu sors toi?

(Homme)
LES MECS! RAM-...

Son hurlement se tut dans un gargouillement, la dague enfonçait dans sa gorge. Tokri se releva et constata que ses partenaires étaient tous trois debout, prêt à l'action. Des bruits de pas précipités se firent entendre. Evaline enfila ses gants de combat, Gray se saisit de deux couteaux et Lu... se contenta d'attendre. Huit types débarquèrent: deux étaient frêles, armé respectivement d'un bâton et d'un arc, deux autres semblaient axé corps à corps et les trois derniers empoignaient fermement un katana. Un colosse, dont les bras devaient faire deux fois la cuisse de Tokri et munis de gants en pointe en fer, s'avança vers les genins.

Certainement le chef du groupe...


(Colosse) On vous a cherchez toute la journée, bande de misérable morveux! Rendez-nous le boss, et nous vous laisserons la vie sauve!

(Tokri)
Je ne saurai que trop vous conseillez de laisser tomber, ou nous vous tuerons tous sans exception.

(Gray, à l'oreille de Tokri)
On va devoir se castagner... t'es content, avoue?

Le demi-sourire qu'afficha Tokri fut sa seule réponse.

(Colosse) On a tenté la diplomatie... MAINTENANT, CREVEZ TOUS !

(Evaline) On se sépare !

Les genins bondirent chacun d'un côté différent. Une fois éloigné, Tokri chercha ces adversaires. Evaline était en prise avec les types aux corps à corps et semblait bien s'amuser, Lu et les deux mecs au katana avaient disparu et Gray... était poursuivi par les quatre autres!

Et moi alors?...


Tokri les rattrapa et bloqua le colosse et le dernier homme au katana.

(Tokri) Vous m'appartenez tous les deux... (au colosse) Toi, t'es le chef de cette bande de minable?

(Colosse) Ouais... et je vais réduire tes os en poussière !

La brute épaisse se jeta sur l'Utak, qui n'eût aucun mal à esquiver.

(Tokri) Trop lent, t'as de muscle informe... Tiens, tu me rappelle quelqu'un...

L'écervelé tenta d'écraser Tokri de ses mains musclés, mais le jeune ninja esquiva et atterrit derrière son dos.

(Tokri) Ah oui... tu te bats exactement comme l'un des premiers types que j'ai tué...

Dans un hurlement de colère, le colosse frappa dans l'espoir d'atteindre l'estomac de l'Utak... qui se contenta de sauter et d'atterrir sur son bras. Tokri se munit de deux kunais, qu'il planta dans les muscles sur-dimensionné dont l'abruti devait être si fier. Après avoir poussé un nouveau cri, de douleur cette fois, le tas de muscle frappa de son bras valide. Le jeune homme esquiva d'un long saut, s'arma d'un autre kunai qu'il insuffla de chakra Fuuton et envoya le projectile transpercer le crâne du colosse. L'homme au katana regarda son chef s'écrasait misérablement devant lui, effrayé. Tokri s'approcha lentement vers lui, un demi-sourire sadique aux lèvres.

(Homme) T'approche pas ou je te fais sauter la tête!

(Tokri) Essaie donc pour voir...

L'homme se jeta sur l'Utak et enchaîna attaque sur attaque... toutes esquivés. Tokri finit par lui saisir le poignet de la main gauche.

(Tokri) Vous n'êtes que des outils de test pour nous...

De sa main droite, l'Utak lui brisa le bras, lui faisant ainsi lâcher son arme.

(Tokri) … et je vais faire en sorte que tu joues ce rôle jusqu'au bout.

Tokri renforça ses poings au gyo et lui envoya un coup à l'estomac. Restant appuyé, l'Utak le souleva et, une fois assez haut, le relâcha avant d'enchaîner quatre coups de poings à l'estomac, un dernier au menton qui le fit décollé un peu plus haut... L'Utak termina son enchaînement par un Chikara Sen'puu en plein visage, qui l'envoya valser sur quelques mètres. Le chikaratte alla vérifier dans quel état se trouvait le pauvre homme... mort, nuque brisé.

Myakura Dageki...


(Gray) Jolie démonstration de force brute sans la moindre once d'intelligence.

(Tokri, esquissant un sourire)
Merci...

Tokri avait reconnu la voix enfantine du Gensouard avant même qu'il ne se retourne. Un silence s'installa entre les deux genins, après qu'ils aient rejoint le feu de camp, qui ne fut coupé que par l'arrivée de Evaline et Lu.

(Evaline, les mains sur les hanches et observant de loin ceux qui furent les adversaires de l'Utak) Eh bien... tu n'y es pas allé de main morte.

(Tokri)
Ils ne nous dérangeront plus.

(Lu) C'est une façon de voir les choses.

(Evaline, remettant en place une mèche rebelle)
Que faisons nous des autres?

(Tokri)
De quoi tu parles?

(Evaline) J'ai assommé les miens...

(Lu) Ces crétins se sont assommés tout seul... la tête la première contre mon mur.

C'est pas vrai... pourquoi ne les ont-ils pas achevé ?


(Gray) Un couteau dans chaque tête... Tiens, ça me fait penser...

Gray sortit ses lames, tâchés de sang, et commença à les nettoyer.

(Gray)
C'est que ça colle...

(Tokri) Oui... c'est du sang, t'as pas l'habitude ou quoi?

(Evaline, tapant du pied sur le sol) Dîtes... tout ça n'arrange pas notre problème.

(Tokri, après avoir poussé un soupir d'exaspération) Où sont-ils?

Lu et Evaline lui montrèrent l'emplacement où gisait les corps inertes. Tokri invoqua son katana et décida de commencer par les victimes de Evaline. Cette dernière s'interposa.

(Evaline)
Tu comptes faire quoi là?

(Tokri) Les finir, pourquoi? Ça te pose un problème?

(Evaline) Évidemment que ça m'en pose un! Tu vas tuer ces types comme ça? Alors qu'ils ne peuvent pas se défendre?

(Tokri) Ca te plairait de te faire égorger dans ton sommeil s'ils se réveillent? ( passe à côté d'Evaline) Et bien, pas moi...

Evaline s'interposa à nouveau.

(Evaline)
Ce n'est pas parce que tu es un ninja qu'il faut te croire supérieur! Tu te prends pour qui? Un espèce de Dieu qui peut décider de qui doit vivre ou mourir?

Tokri en avait assez de ces sermons stupide et inutile... L'Utak dégaina et plaça sa lame à quelques millimètres de la gorge d'Evaline.

(Tokri) J'assure mes arrières... Je suis prêt à tout pour décrocher ce foutu grade de Chuunin... Quitte à tuer quiconque s'oppose à moi, c'est clair?

Evaline sauta en arrière et, le regard emplit de détermination, prit une pose de combat que Tokri ne connaissait pas.

(Evaline) Je ne supporte pas ceux qui pensent avoir le droit de mort sur les plus faibles... être shinobi ne nous donne pas le droit de tuer lorsque cela peut être éviter!

(Tokri, prenant une pose typique de l'Inazuma Tsurigi)
Me défies tu?

(Evaline) Si je dois te battre pour t'empêcher de les abattre, alors je vais t'écraser!

Le Chikarate et la Gensouarde se défièrent du regard un bref instant, puis s'élancèrent. Gray s'interposa entre les deux adversaires.

(Gray) Arrêtez vos conneries !

Aucun des deux ne l'écoutèrent...

J'esquive son premier coup et je frappe... Avec un peu de chance, je l'aurai du premier coup... sauf si je me foire. Bon sang, comment peut-on défendre des sous-merde pareilles?

Tokri et Evaline bondirent, afin d'éviter Gray... mais aucun des deux ne pût attaquer l'autre. En effet, tous deux heurtèrent un mur de chakra et retombèrent lourdement sur le sol. L'Utak se releva en se frottant le derrière, endolori par cette chute brutale. Evaline et Gray semblaient aussi surpris que lui.

(Lu) C'est bon? Vous êtes calmé?

Les trois genins l'observèrent, abasourdi.

(Lu) Je vous rappelle, pour info, que cette épreuve est une épreuve en équipe... Entretuez-vous si vous le voulez, mais attendez que nous ayons livrer le colis!

(Evaline) Mais... on ne peut pas le laisser faire!

(Lu) Qu'il les massacre s'il le veut! Personnellement, j'en ai rien à foutre... mais je refuse que vous foutiez tout notre boulot en l'air!

Elle a pas tort là... on a frôlé la catastrophe.


Evaline semblait prise entre deux feux.

(Tokri) Pas la peine de te prendre la tête. Je vais les tuer, fin de la discussion.

(Evaline)
Hors de question!

Tokri passa devant elle, sans lui adresser le moindre regard. La jeune femme voulut intervenir, mais elle fut coupé dans son élan par une main qui la retint par l'épaule.

(Evaline) On ne peux pas le laisser les massacrer sans rien dire !

(Gray) Ecoute, Tokri est à classé dans les shinobi qui ne prennent aucun risque... et légèrement dérangé. Laissons le se salir les mains, si c'est ce qu'il souhaite.

Après avoir poussé un cri d'exaspération, Evaline alla retrouver son lit de camp. Une fois sa tâche terminé, Tokri rejoignit ses coéquipiers et commença à essuyer sa lame, tâché de sang. Tokri les avait tous éliminé d'un coup dans l'abdomen. Rapide et immédiat, bien mieux qu'un coup dans la tête.

La cervelle... Ca colle, c'est dégueulasse. Et bonjour le boulot pour tout retirer...

L'Utak remarqua qu'Evaline prenait soin de lui tourner le dos.

(Tokri) Le quotidien de ces types étaient certainement emplis de meurtre et de viol...entre autre chose. N'oublie pas qu'ils travaillaient pour un marchand d'esclave... ces types ne méritaient pas de vivre. De plus …

(Evaline, lui coupant la parole)
Tagueule.

Bon... d'accord. Et bien, garde le ton foutu caractère!


(Gray) Dîtes? Dans le dossier que nous a donné Kezashi, il n'y avait pas juste dix mecs au service de Jinya?

(Tokri)
C'est un commerçant d'esclaves, recherché par les autorités de Bazaka. Il devait donc avoir des partenaires commerciaux et l'un d'entre eux a dût apprendre son enlèvement dans la journée. Normal donc qu'il ai ensuite lancé des hommes à notre recherche.

(Gray) Ouais, sûrement. Après tout, on s'en fout. Bon, va te coucher.

(Tokri) Pardon?

(Gray)
Je n'ai plus sommeil, je vais assurer la garde. Il ne reste que deux heures de toute façon. Heureusement que cet entrepôt est situé tout prés du point de rendez-vous...

(Lu) Une chance surtout qu'aucun boulet de participant n'ai eût l'idée de squatter ici...

(Tokri) Pas faux... En tout cas, réveille moi en cas de souci.

(Gray) Pas de souci.

L'Utak ne mit que peu de temps avant de sombrer dans les bras de morphée.

J'espère qu'Evaline ne va pas me tuer dans mon sommeil...




Lorsque Gray le réveilla, le feu était déjà éteint. Lorsque l'équipe six déposa leur colis aux pieds de Kezashi, le temps imparti venait tout juste de s'écouler. Le chuunin aveugle se contenta de leur adresser un bref signe de tête, certainement sa façon de leur signifier qu'ils avaient réussi la première épreuve. L'Utak s'éloigna et s'alluma une cigarette. Il fut surpris lorsqu'il vit Gray le rejoindre... pour lui tendre la main.

(Tokri) Nous n'étions coéquipiers que le temps de cette épreuve... A présent, nous sommes de nouveau concurrent et …

(Gray) Et tu n'hésitera pas à me tuer si cela s'avère nécessaire, je sais. Mais cela ne doit pas nous empêcher de nous féliciter de notre succès.

Tokri esquissa un sourire et serra la main de Gray.

Je l'aime bien ce mec finalement...


Tokri jeta un coup d'oeil autour de lui et constata que Lu et Evaline l'ignoraient déjà.

(Tokri)
Gray, je peux te demander de me rendre un petit service?

(Gray)
Oui?

(Tokri) Dis à Evaline que je suis désolé pour hier...

(Gray) Pas de souci. Allez, bonne chance pour l'exam'.

(Tokri)
A toi aussi...

Première étape franchie... Je me demande ce que nous a concocté Hayamaru. Et l'examinateur de Mahou? A quoi peut-il bien ressembler?...
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Keiryuu le 25/4/2010, 00:57

Le grand garçon, ce dénommé Taïga vient de ressortir de cet endroit... glauque. On a quasiment tout misé là-dessus, après tout on va même pas essayer de s'attaquer aux gardes, je sens que ça craint du boudin... Nan, nan, c'est pas que je ne crois pas en mes capacités martiales, mais... en fait si, et les deux autres je ne les connais pas donc je ne me prononce pas à leur sujet. C'est vrai quoi, personne ne sait ce qu'un autre est capable de faire. Et ce tant qu'on aura pas à se battre. Et quand on aura à se battre il sera trop tard on se fera éclater. Donc autant ne pas se battre et rester dans l'ignorance. Oui, l'ignorance a du bon. Et j'emmerde les philosophes. Ainsi, après

-Alors ? moi et Hito, en chœur.
-Et bien, ça ne s'est plutôt pas mal passé. Je vais avoir besoin de deux choses venant de chacun de vous.
-Hum, et qu'est-ce donc ? lui demande Hito, sur un ton bien plus que suspicieux.
-J'ai besoin de ta bourse. Toute ta bourse.
-KOUUUUWWAAAAAAAA ?!!! Nan mais t'es pas bien ?!
-Si si ça va je t'assure, mais t'inquiètes pas t'as une chance infinitésimale de la récupérer.
-Je te hais. Mais comment t'as fait, bordel, pour te retrouver à payer un type qu'on doit capturer !
-Et bien disons qu'il nous faut un appât. En fait, sur ce coup-là y'en a deux.

Je décide de m'en mêler. Surtout que mes narines ressentent la désagréable mais néanmoins délicate odeur du coup foireux.

-Et le deuxième ? C'est... moi ?
-Ouaip.
-... C'est vague. Je dois fournir quoi ?
-Et bien toi.
-... 'Comprends pas.
-Et bien, pour l'appâter je lui ai proposé de lui acheter un katana. Bien cher en plus... Et comme on n'a pas assez d'argent je lui ai proposé les services d'une femme.
-Attends, j'ai peur de comprendre. Tu m'as vendue ?!
-Oui. Ça pose pas de problème, puisqu'on va le choper. Rassure-toi ma belle, il n'aura pas le temps de te toucher.
-J'espère bien. Ou c'est ma main dans ta face.
-Ha, j'aime les femmes de caractère.
-Shut the fuck up.

Oui je suis furax. En même temps ce primate vient de me prostituer, ça te plairait toi ? Pauvre type... Bon certes c'est pour le bien commun, le mien compris (celui qui prend mal le sens de ma phrase il a intérêt à rester derrière son écran.) donc ça peut aller. Il a intérêt à ce que ça se passe bien sinon ça va chier. J'ai l'air chétive mais je me laisserais pas faire.

-Quand a lieu "l'échange" ? demande l'autre garçon.
-Demain soir. En attendant, on va préparer le terrain. Il faut trouver le lieu où le capturer, tout d'abord.
-Puisque je serais seule avec lui, il faut pencher pour un hôtel je pense.
-Ouais ça me va.
-Nan nan, ça va pas, même dans une chambre y'aura toujours un risque. On le capturera dans ce même sauna.
-Quoi ? Mais t'es malade ?! hurle Hito. C'est dans son repaire, on a aucune chance d'y arriver, il est entouré par ses gardes, et toute sa clique.
-Justement, il ne s'y attendra pas. Et nu, ça m'étonnerait qu'il puisse se défendre.
-Et je maîtrise l'eau, alors je pourrais être utile, dans ce sauna. Enfin...

J'avais réussis à balbutier quelque chose de sensé, en cachant mon visage, rouge de honte. Si je passe l'épreuve, j'espère bien ne plus avoir affaire à ce type. Parce que ce qu'il nous a échafaudé là, ça va être sportif.

-Bon, on commence par où ?
-Repérage, lança Taïga.

Le jeune homme semble motivé, étrangement motivé même. Pourquoi je dis étrangement ? J'en sais rien, c'est juste une sensation...

-Faut trouver une grange, je lui ai dit que l'échange se faisait dans une zone agricole. En revanche, Hito, tu ne pourras pas être là.
-Comment ça ?
-Je lui ai dit que je venais seul, hormis Keiryuu pour l'échange. Donc faut que tu trouves quelque chose à faire en attendant.
-J'ai comme l'impression de me faire dégager de l'histoire là...
-Meuh non, j'ai juste joué la sécurité.
-Cool, bon bah je m'en vais.
-Tutut, pas question. Tant qu'à faire tu vas te rendre utile. Infiltre donc le bordel de tout à l'heure, et essaye de trouver un endroit d'où tu pourrais être prêt à agir au moment où on va essayer de le capturer.
-C'est tout ? Un peu simple à mon goût.
-Neutralise deux-trois gardes, ça pourra que nous arranger.
-Existe-t'il quelqu'un dans ton entourage qui aie de la considération pour une personne comme toi ?

Et voilà, ça recommence à se chier dessus. Certes Taïga est arrogant mais il a l'air de maîtriser ce qu'il fait, et d'être très doué pour un genin. Il est vrai que rien qu'en apparence, il semble puissant. Je pense que tout va bien se passer, il saura me sortir de la situation dans laquelle il m'a mise. En réfléchissant bien, il n'aurait pas fait ça s'il n'avait pas su comment gérer la chose. Et je ne pense pas me faire de fausses idées, ça m'a l'air d'être quelqu'un en qui on peut avoir confiance.

-Avant qu'il parte, j'aimerais qu'on mette au point la chose. Donc, on procède à ton échange, il m'emmène dans son établissement, et là tu viens m'aider à le prendre par surprise avec l'aide de Hito qui est déjà sur place.
-Seulement je sais pas comment je vais m'infiltrer dans votre truc, là.
-Tu fais comme dans Assassin's Creed.
-... Quoi ? C'est quoi ça ?
-Rooh, t'es naze, tu passes par le toit. T'escalades et pouf t'es dedans. Tu zigouilles les clampins que tu croises et tu prends la place d'un d'eux. Simple non ?

Y'a pas à dire, il a vraiment l'air très fort, ce gars. Enfin, Hito part, et Taïga et moi nous dirigeons vers l'extérieur de la ville.

-Alors dis-moi, tu as peur ? me lance-t'il sur un ton enjôleur.
-Non, tu m'as l'air d'être tout à fait capable de me protéger.
-Haha, bien dit.

Étrangement, il regardait ailleurs. Il serait pas timide tout de même ? Nous arrivons enfin, après cinq minutes, dans une petite prairie en lisière de la ville.

-On l'attend là ?
-Ouais, il nous reste quelques heures avant son arrivée. Tu vas t'entraîner en attendant, qu'est-ce que t'en dit ?
-M'entraîner ? Au ninjutsu ?
-Mais non, tu vas t'entraîner à le charmer.
-Nan mais t'es pas bien... Je te ferais pas ce plaisir.
-Allez... Sinon tu risques de manquer de crédibilité à ses yeux et tu vas faire capoter la mission.
-Va chier, pervers.
-Moi l'examen je m'en fous, je suis venu en touriste. Si tu veux réussir, cela ne dépend que de toi.
-Hein ? Qu'est-ce que tu racontes ?
-Hito va se faire chopper à 75% de chance. Mais ça nous arrange, s'il est informé que quelqu'un allait tenter de le capturer alors que nous sommes déjà avec lui il nous considérera encore mieux.
-Je comprends rien à ce que tu racontes. Et je veux pas chercher à savoir.

Il est allongé sur un tas de paille, un cigare aux lèvres. Il semble décontracté. Soit il ment et il fait ça pour que j'assouvisse son désir, soit il dit vrai et il mentait avant alors. Et donc je le sens de moins en moins...

-Bon, on va juste attendre que ton type arrive. En revanche, quand nous ne serons plus que deux, tu as intérêt à te tenir prêt. Je resterais pas longtemps dedans, et j'ai pas envie de me faire agresser, t'auras intérêt à agir rapidement.
-Aucun problème ma belle.

Je ne le sens plus ce type, là d'un coup. J'ai plus autant d'assurance que tout à l'heure. Finalement, nous attendons, et je me pose par terre, en tailleur, loin de Taïga. Il espérait peut-être me serrer, ce sera pas pour maintenant, en tout cas. J'ai jamais eu de faible pour les grands baraqués, de toute façon.

Zzzz... Réveille-toi abrutie !!!


-Il arrive ! Dépêche-toi !
-Hein que quoi ? Ha. Ca, oui.

'Me suis endormie... quelle gourde. Je me lève vite, et me rapproche de lui, au moment où l'homme apparaît, de derrière un mur à demi-écroulé.

-Ha, vous voilà, Hutaka. Je vois que vous êtes en charmante compagnie. Bien, bien.

Il s'approche de moi, prends ma main et la baise. Plutôt déconcertant, quand on sait ce qui est "programmé"... Bien que semblant avoir près de la cinquantaine, l'homme a l'air plutôt élégant, et est au final poli et aimable. Il lâche ma main puis adresse un claquement de doigt à l'attention d'un de ses hommes. Ce dernier arrive, un sabre à la main, dont le fourreau est finement gravé de paysages et de formes abstraites, de tourbillons, d'éclairs ou encore de flammes. Rien qu'en apparence, on sent que c'est une arme magnifique. Taïga s'approche, une bourse à la main, qui contient la totalité de l'argent du groupe. A peine plus de 9000 ryos.

-J'ai l'argent. Et le bonus. A vous de me donner ce que je recherche.

L'homme prend l'arme des mains de son serviteur, puis la place sous la main tendue de Taïga. Ce dernier place la bourse sur le sabre, puis laisse glisser sa main sur le fourreau. Enfin, il la retire. L'échange est terminé. Enfin, pas vraiment, il me reste une part de boulot à faire...

-Je n'ai nulle part où dormir cette nuit. Pourriez-vous me conseiller un hôtel en particulier ?
-Oui bien sûr, celui que je fréquentais hier même est très agréable. Quand à moi, je vais rentrer dans ma villa.

Fuck, c'était pas prévu ça. Alors comme ça il ne se rend pas au même endroit tous les soirs... Mince alors, faut trouver un moyen de le rappatrier dans son sauna... Ok, je vais donc essayer de faire ma part du travail.

-Oh, on ne pourrait aller se baigner un moment ? Nous avons tout notre temps, et puis, la nuit est longue... L'eau et la chaleur exaltent mes sens.

Tu me le paieras Taïga. Je te ferais avaler tes boules par les trous de nez. Tu t'en voudras de m'avoir fait jouer une comédie pareille.

-Comme vous voulez ma chère. Nous avons notre temps c'est vrai.

Trois semaines c'est ça... Tu rêves là mon gars. Nous nous mettons finalement en route. Taïga discute avec lui d'affaires, de commerce plus ou moins légal, pendant que moi je regarde devant moi. L'homme me tient par la taille, mais rien que ce contact me révulse. Il n'est pas répugnant, bien au contraire, mais je ne supporte pas d'être ainsi saisie. Lorsque nous arrivons, il me relâche finalement, lui et Taïga se saluent pendant que je me dirige vers une salle privée. Je jette un dernier regard au chikaratte, plein d'espoir. Pourvu qu'il ne me laisse pas tomber...

-Je vais me préparer, lui dis-je, acompagné d'un clin d'oeil, que j'ai du mal à placer...

Mon coeur bat la chamade, je tremble, bref j'ai peur. Oui je sais, j'ai dit le contraire un peu plus haut, mais quand on y est c'est pas pareil. Soit je réussis à le maîtriser avec l'aide de Taïga qui sera apparu juste au bon moment (et Hito aussi tant qu'à faire, faut juste espérer qu'il est dans le coin), soit la capture est foutue. Et dans le pire des cas je serais violée, Taïga et Hito morts. Et sans doute que je les rejoindrais après. Bordel, cet examen c'est pas de la gnognotte finalement...

-Mademoiselle, veuillez m'attendre ici je vous prie, j'ai quelque chose à voir avec votre ami.

Ouh, bordel, mais qu'est-ce que ça veut dire ça ? Il nous a pas découvert quand même, ce serait trop bête. Il sort, me laissant seule. Quelques minutes s'écoulent. Puis j'entends toquer à la fenêtre. Je m'approche, hésitante, puis ouvre doucement. Une tête se trouve dans l'embrasure. Une tête en bois, qui tient dans sa mâchoire un bout de papier.

L'autre trou du cul s'est fait choper. On va devoir bourriner et le choper, puis se casser vite fait. Pas le choix, on va y aller à l'arrache.

... Bon, bah c'est la merde. Je vois pas quoi rajouter, vais pas me fatiguer à écrire pour rien, hein. Je laisse la fenêtre ouverte, puis me retourne. Enfin, l'homme ouvre la porte, mais il est avec deux hommes. il s'apprête à me parler mais c'est trop tard. Trop de stress, la tête en vrac, je sais pas quoi faire, donc j'attaque. C'est parti. Le bain étant situé juste entre nous deux, je matérialise mon fouet, puis le lui lance, l'attrapant à la jambe. Ses deux gardes se jettent sur le lien d'eau et tentent de le trancher, mais sans résultat. Quand à lui, il ne bouge pas et me regarde droit dans les yeux. Soit, je le tire de toutes mes forces, et il atterrit dans le bain bouillonnant au milieu de la pièce. C'est alors que la poupée de bois qui était postée à la fenêtre rentre et se met à cracher toutes sortes projectiles sur les hommes de main d'Akizumi.

-Heu, on le récupère l'autre pécore ?

Alors là attention, cher public, vous allez rire, ca je me suis surprise à parler à un rondin de bois. Allez savoir pourquoi, mais mon subconscient à assimilé ce tas ligneux à Taïga, l'homme tropicana (entendez par là "exotique"). D'ailleurs je ne sais toujours pas où ce péquenaud s'est planqué. Donc si je veux m'adresser à lui bah j'ai pas le choix hein.

...

Moment de solitude. On entend juste le trafiquant d'armes se noyer dans l'eau bouillante.

Epic fail.


-Bon bah voilà c'est quasiment fait, lance Taïga en se hissant par une autre fenêtre. Maintenant on détale avant que les malabars n'arrivent.
-Et l'autre zigoto ?
-Il devrait s'en sortir...

Il ne semble pas disposé à m'en dire plus... Soit. Sa marionnette s'approche de l'homme, puis le menotte solidement. Enfin, nous nous enfuyons par les toits, en direction du rasesmblement, mais pas trop près quand même. Je suis persuadée que des équipes vont tenter d'en faire échouer d'autres en leur supprimant leur cible, ou en l'aidant à s'échapper. la niut est difficile, pas moyen de fermer l'oeil, faut monter la garde, et j'ai pas confiance, donc je reste éveillée même pendant le tour de Taïga. Du moins j'essaye. Au bout d'un moment je finis par claquer. Dommage, l'aube se levait tout juste. Et au réveil, Hito est là, jsute devant nous.

-Mais comment tu t'es retrouvé là, espèce de gland ? que je lui lance.
-Le sabre, c'était le mien... Et Taïga me l'a gentiment rapporté.
-Compliqué, votre affaire.

Enfin, nous marchons tranquillement, mais toujours sur nos gardes, vers là où kezahsi-senseï nous attend. Il me regarde à peine. Haha, quelle blague foireuse. Enfin bref. Il y'a environ un peu plus d'une dizaine d'équipes avec chacun un homme ligoté, assomé, ou bien menotté.

-Je déclare cette épreuve terminée. Ceux qui ne sont pas ici ont échoué. L'inverse n'est pas vrai non plus. Parmi vous, certains ne passeront pas quand même. Les reçus sont donc...

Pitié, pitié, Kezashi...

Favoritisme powa, je t'en prie...
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Kota le 25/4/2010, 01:00

Post de Haoru: http://laplume-rp.1fr1.net/monde-exterieur-f9/bazaka-examen-chuunin-t753-20.htm#36125

<< La lune n'est pas présente ce soir. Quelle dommage...>> Murmurai-je assis sur mon lit, contemplant le ciel par la fenêtre. C'était à mon tour de tourner la garde, et je n'avais rien trouver de mieux à faire que de regarder le voile étoilé du ciel. Je repensais à ma situation. A cause d'une inscription accidentelle, j'ai été embarqué dans un examen plutôt inquiétant où je me retrouve à guetter en pleine nuit une mine quasi-déserte, menacée par un terroriste fou qui pourrait attaquer d'une minute à l'autre. Bref, la belle vie, quoi...
Sheinji et Haoru dormaient à côté. Ce sont mes partenaires pour cette épreuve. J'aurais du mal à les décrire. Il y a tant de choses à raconter sur eux mais en même temps je ne sais rien à leurs sujets. En tout cas, ce sont mes nouveaux "amis" et on restera ainsi pendant les deux prochains jours.
Plus que deux jours... on a déjà passé une journée, pourtant on a pas beaucoup avancé. D'un côté, je m'en fiche. Mais d'un autre, je ne dois pas être un handicap pour mes coéquipiers. Je n'ai pas le droit de leur priver de leur réussite. Je ne dois pas être une gêne pour eux...

Monsieur Meguru, le responsable, nous avait pourtant interdit l'accès à la mine. Pourquoi? Trop dangeureux? Non...la chose la plus dangeureuse n'est pas la mine mais la menace qui se prépare à la frapper. Monsieur Meguru n'est-il pas au courant du plan de Wataru? Pourquoi ne lui a-ton pas dit avant de nous envoyer ici? Et pourquoi avoir envoyer de simples genins? Cet examen est périlleux, mais en plus de ça il met la vie de beaucoup de personnes en danger. Qui sont-ils pour jouer avec la vie des gens? Juste une bande d'enflures...
Demain, il faudra parler à Meguru, lui expliquer toute l'affaire avant que Wataru frappe. En attendant, je veille. En réalité, j'étais dans l'incapacité de dormir. Les visions qui me hantent la nuit m'en empêche. Si ça continue, je ferais nuit blanche... et je manquerais de repos. Il faisait vraiment froid. C'était insupportable. La neige recouvrait les alentours et je n'avais rien sur moi à part mon t-shirt. J'essaye en vain de me réchauffer avec du feu. Et ben, ça promet...

J'ai assisté aux premiers rayons de Soleil. Mes équipiers étaient déjà réveillés et préparés. Nous nous sommes immédiatement rendu à la mine. A l'entrée de la mine, on pouvait distinguer des mineurs faisant des allers-retours, écouter les multitudes de sons qui se dégageaient du sous-terrain. Mais on pouvait surtout entendre des phrases habituelles et banales comme:

???: DEGAGEZ CA VA PETER!!!
Moi: Tu as dit quelque chose, Sheinji?
Sheinji: Euh...non.
Haoru: Imbécile, ça vient de là-bas!

Les ouvriers se précipitèrent à l'extérieur. Et nous bien sûr, nous étions les trois seuls cons qui couraient dans l'autre sens. Un homme hurlait. C'était monsieur Méguru. Il transpirait et criait de toutes ces forces. A vrai dire, je n'aurais jamais cru ça de lui...

Meguru: Evacuez! La mine risque de sauter d'une minute à l'autre!
Sheinji: Sauter?!
Moi: Sauter qui?
Sheinji: Kota, ta gueule...
Haoru: Euh... je crois que c'est à nous d'intervenir...
Sheinji: En effet...

Nous nous sommes donc mis à courir vers le vieil homme. .

Meguru: Ah, vous êtes là! Nous avons un gros problême. La mine risque de péter à tout moment!
Haoru: Que s'est-il passé?
Meguru: Un mineur a découvert ça à l'instant! Si on ne fait rien on va tous mourir!

Le responsable parlait d'un air paniqué, pointant un parchemin avec son doigt tremblant.
Le parchemin semblait avoir été caché derrière une roche, mais un mineur a du tomber dessus en travaillant. La réaction de l'équipe fût la même pour chacun de ses membres. On était surpris mais à vrai dire, on s'y attendait. Une seule idée, un seul nom nous venait en tête.

<< Satoya Wataru>>

Meguru semblait aussi avoir sa petite idée, mais il disait rien. Il m'attrapa l'épaule et serra de toute ses forces en me regardant droits dans les yeux:

Meguru: Sauvez cette mine!
Moi: Oui mais...vous êtes en train de broyer mon épaule...
Meguru: Protégez les mineurs et protégez cette mine, c'est tout ce que je demande!
Haoru: Bah...ouais, on y compte bien.
Moi: Mon épaule...
Sheinji: Il faut d'abord évacuer tout le monde. Et vous y compris.

Meguru fînissa enfin par me lâcher puis gagna la sortie. Il ne restait que nous trois, les genins, face à un parchemin explosif...génial...
Aucun de nous ne savant le désamorcer, en plus, il avait l'air sacrément compliqué. Il fallait trouver quelqu'un qui puisse la détruire. La seule personne qui semblait en être capable serait la même qui a su l'amorcer. Satoya Wataru...

Haoru: Il faut le trouver, le botter le cul, le traîner ici et l'obliger à détruire ce parchemin.
Moi: C'est la seule solution.
Sheinji: Facile à dire...
Haoru: Il ne doit pas être bien loin. Peut-être se cache t-il parmi les mineurs?

Wataru était apparemment un maître dans l'art du déguisement. D'après nos infos, il est capable de se dissimuler parmi le personnel ouvrier. En fait, il s'agissait de la seule et unique piste que l'on avait. Il fallait l'emprunter sans se poser de questions. Ca passe ou ça casse...

Le compte à rebours était lancé. La fiche de recherches qu'on nous a fourni au début de l'épreuve indiquait qu'apparemment, notre homme compterais tout faire péter cet après-midi. Nous avions plus que quelques heures pour le trouver. Déjà que le délai des trois jours était plutôt difficile à respecter, alors celui-là était plus qu'impossible. En premier lieu, il fallait rassembler des informations, mais il fallait faire vite. Sans doute que le mineur qui avait découvert la bombe pouvait nous renseigner un peu. Malheureusement, nous ne savions pas où il était ni même qui il était. Monsieur Meguru pouvait peut-être nous le dire, mais il se trouvait nulle part.
Nous nous sommes séparés afin de le retrouver. J'ai d'abord exploré la mine. Les murs étaient noircis pour une raison que j'ignore encore ensuite, nous avions interrogés les mineurs qui ne s'étaient pas encore enfuis, mais très peu pouvait nous aider. Je me suis alors rabattu sur les gardes du corps, normalement au courant de tous ces faits et gestes. Ces hommes-là, étaient clairs et radicals...

Garde: Ca ne vous regarde pas!
Moi: Mais, c'est urgent! J'ai besoin de savoir où il se trouve!
Garde: Sale mioche! Tu ne comprends donc rien?!
Moi: Bah...non.
Garde 2: Excuses-moi petit, mais par sécurité nous ne devons pas dévoiler l'emplacement de monsieur le responsable. Tu comprends, nous ne pouvons pas entièrement te faire confiance.
Moi: Fais chier...
Garde3: Il n'est plus là si tu veux tout savoir. Ca ne sert à rien de le chercher ici.

Meguru n'est plus là? Où est-il alors? 'Tain on est dans une impasse...
*BOUM* Soudain, une explosion! Déja? Non, il s'agissait d'autre chose. Je me suis précipité vers la mine. Lorsque je suis arrivé à l'endroit où était posé le parchemin, Iji et Haoru s'y trouvait déjà. Mais le parchemin était intact...

Moi: Vous avez fait quoi, nom de dieu !?
Haoru: Rien du tout! On était pas là quand ça a explosé!
Sheinji: Quelqu'un a fait sauter le mur-là. Il semble mener quelque part.

Effectivement, le mur qui se trouvait derrière avait été défoncé. Mais ce qui avait de plus étonnant, c'était le fait qu'il menait à une salle étrange. Nous nous avançions à l'intérieur, méfiants et discrets. On pouvait entendre des voix qui s'échappait du trou. Elles étaient plusieurs, environ 4, dont un vieil homme et des voix plus jeunes .

Homme: Vous êtes sérieux?! Mince, nous nous sommes fait avoir!
Vieil homme: Wataru s'est joué de vous. Maintenant il s'est échappé.
Femme: On a encore une chance de le rattraper! Il faut se dépécher. En plus, nous ne sommes pas les seuls sur le coup.
Homme: Tu racontes n'importe quoi! C'est impossible. C'est une cible par équipe, les examinateurs a pas pu mettre deux équipes sur sa tête.

Qu'est-ce qu'ils racontent? Eux aussi sont à la recherche de Wataru? Je ne comprends rien... et puis cette voix. Celle du vieil homme. Elle ressemble tellement à la voix de....

Haoru: Osami Meguru...
Moi: Tu penses que c'est lui?
Haoru: C'est dur à croire mais il me semble.
Sheinji: Alors, qui sont les autres?
Haoru: J'en sais rien moi...
Moi: Peut-être devrions-nous aller voir.
Sheinji: Non, attendons, peut-être pouvons-nous apprendre quelque chose d'utile.

Sheinji avait raison. Cette discussion semblait intéressante mais malheureusement, le parchemin n'avait toujours pas été désamorcé, et il risque d'exploser à tout moment. Mais on avait pas le droit à l'erreur. Tout ce qu'on pouvait faire était de miser sur la chance et être tomber sur une bonne piste.

Homme2: Le parchemin est toujours actif, il faut vite s'en occuper!
Femme: On a plus de temps à perdre, il faut rattraper Wataru au plus vite. On s'occupera du parchemin plus tard.
Homme2: Mais après il sera trop tard!
Meguru: S'il vous plaît, détruisez la bombe!!!
Femme: La mission passe en premier!

Cette fille me répugnait. Comment pouvait-elle dire des choses pareilles? Il est sans-coeur ou quoi? Il ne va quand même pas abandonner cette mine pour pouvoir réussir sa mission? C'est ça être un ninja? Si pour devenir un shinobi il faut perdre toute son humanité, alors autant ne pas l'être. Depuis le début, rien ne va. J'ai l'impression que le monde ne tourne pas rond, qu'il est corrompu. On nous engage dans des combats inutiles, on nous apprend à devenir des marionettes, en plus, cet examen met des vies en péril. Cette mission n'avait pas à être attribué à de simples genins. Qu'aurait fait Sara à ma place?
Il fallait agir! Je suis sorti de ma cachette et je me suis dévoilé devant les 4 personnes. Sheinji et Haoru qui avaient tentés de m'arrêter ont préférés restés cachés. Moi je tenais plus, je devais faire quelque chose.

Moi: Oï, les gars! Comment osez-vous agir ainsi?
Homme: C'est qui lui?
Femme: Un genin de l'équipe dont je t'ai parlé. Je te l'avais bien dit qu'on était pas les seuls.
Moi: Que comptez-vous faire?! Je ne sais pas quelle est votre mission mais il faut que vous sauviez cette mine!
Femme: Dis-moi quelle est la tienne. Toi aussi tu es à la recherche de Satoya Wataru?

Sheinji et Haoru sortirent à leur tour. Les trois autres ninjas se sont alors mis en garde. Mes deux coéquipiers se préparaient aussi au combat.

Haoru: Qui êtes-vous?
Homme: Vous, qui êtes-vous? Des candidats à l'examen de sélection des chuunins?
Moi: Nous sommes...
Sheinji: Nous sommes de simples ninjas engagés pour protêger la mine. Rien de plus.
Meguru: Des...ninjas?
Moi: Monsieur Meguru. On vous cherchait partout!
Meguru: Mais...qui êtes-vous?

Le silence tomba. Nous étions restés figés, presque glacés. J'hallucine! Il nous a déjà oublié! Est-il sénile? Non. Il semble ne pas nous connaître, comme si il nous avait jamais vu! Quelque chose ne tournait pas rond...

Sheinji: Bah, c'est nous, les genins d'hier! Vous êtes si vieux que vous ne vous en rappelez plus?
Meguru: Hier...
Sheinji: Qu'est-ce qui y'a?
Meguru: Ca fait 2 jours que je suis enfermé ici. Je n'étais pas là hier.
Haoru, Iji et moi: HEEEEEEEEIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN???
Homme2: Le Osami Meguru que vous avez pu voir hier n'était qu'un imposteur. On s'est fait avoir. Il s'agissait en fait de Satoya Wataru, un terroriste.

Je n'y crois pas! Depuis le début, nous suivions une fausse piste! On pensait trouver notre homme parmi les mineurs, alors qu'il a en fait pris la place du responsable de la mine! Il était à portée de main depuis tout ce temps et on ne l'a même pas remarqué! Il fallait le rattraper.

Homme: Vous pensiez qu'on vous croirait?
Moi: Comment ça?
Homme: Vous êtes candidats, vous aussi. C'est presque évident.
Sheinji: Nous sommes démasqués. Et donc? Qu'allez vous faire?

Le shinobi jeta une boule fumigène devant nous. Puis une dense fumée violette s'y échappa. On a pu entendre des pas s'éloigner. Il s'enfuient! Nous nous sommes dégagés de la fumée et nous nous sommes lancés à leur poursuite, laissant monsieur Meguru seul et le parchemin toujours actif. Ce parchemin avait justement un symbole étrange. Je ne sais pas pourquoi mais je l'ai remarqué que maintenant. Mais là, il fallait absolument rattraper l'autre équipe. Peut-être que ces trois genins nous meneront à notre ami le terroriste... Mais, j'avais la furieuse impression que c'était un piège...

Mais c'est quoi ces conneries? Pourquoi une autre team possèderait la même cible que nous? Cet exam' est vraiment bizarre...


Dernière édition par Kota le 25/4/2010, 02:06, édité 5 fois
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Sheinji le 25/4/2010, 01:13

- Par là !

Une enfilade de galeries s’offre à nous. Leurs parois noircies sont luisantes de vase, et l’épaisse couche de poussière au sol atteste que ce passage est très ancien et vient juste d’être découvert. Satoya a filé en pleine rue, bifurqué comme le vent, et la façade anonyme d’un bâtiment terne s’est refermé sur lui comme si elle l’ingérait dans ses entrailles. Tous les ninjas, ou tous les civils, ou tous les enfants de cinq ans, peuvent reconnaître un chemin secret quand celui-ci s’active sous leurs yeux.

En toute honnêteté, je ne peux m’empêcher d’avoir honte. Kota, Haoru et moi avons tout simplement été ridicules. Après avoir brillamment dirigé nos investigations en prenant la place de l’informateur, Satoya nous montre maintenant qu’il avait soi-gneu-se-ment planifié son attaque, puisque sa connaissance du terrain est apparemment admirable. Nous pensions débarquer en adversaires à prendre en compte, mais l’intelligence, la perversité et la prévoyance de notre cible nous relègue, et ça m’ENERVE légèrement, au rang de spectateurs bêlants et influençables.

Pour couronner le tout, la remarquable administration du concours auquel nous prenons part a cru bon de nous attribuer trois opposants supplémentaires… Nous avons croisé plusieurs équipes concurrentes depuis le début de la cavale, et je suis absolument certain qu’elles ont TOUTES des objectifs contraires. Toutes, sauf la nôtre, et celle que forme cet étrange trio représentatif des villages inscrits.
Parlons-en quelque peu. Le premier membre est un Mahousard athlétique, aux yeux aussi sombres que ses cheveux sont blanchâtres. A voir la petite démonstration de Fuinjutsu qu’il nous a faite, je parierais qu’il est axé sur la maîtrise des sceaux et le sabre. Il dégage une confiance intimidante et ses mouvements ont une précision chirurgicale.

Le second est originaire des grandes étendues désertiques, comme moi. Le soleil et le sable se lisent sur son visage buriné. Il est massif et puissant, son regard m’inspire un sentiment de sauvagerie ; son énergie combative est telle qu’elle m’affecte alors que nous opérons ensemble. J’ai rarement vu quelqu’un d’aussi peu sympathique, quoique Makaya était encore un ciel au-dessus.
La dernière, bien que sa maigreur lui donne la forme d’une brindille, encastrée comme elle est dans l’étau des larges hêtres que sont ses compères, ne reste pas moins pour moi la plus dangereuse du groupe. Pas d’intelligence dans ses yeux fins de Gensouharde, non ; c’est un vide bien plus terrible que ceux que peuvent donner la supériorité intellectuelle. Entre ses deux prunelles, un terrifiant néant de morale tranche l’espace. Cette fille, j’en suis certain, n’aurait aucun scrupule à nous tuer, et à laisser ses coéquipiers seuls contre nous pour partir incendier Bazaka avec la tête de Satoya dans sa poche… Si cela pouvait l’aider à mieux survivre.

Autant dire que je sens monter en moi l’appréhension ; de minutes en minutes ; un sympathique idéaliste, un râleur a bon fond et un stratège hypocondriaque seront-ils suffisants pour faire face à leur redoutable bande ? J’en doute. Mieux vaut esquiver l’affrontement, heure par heure, et leur filer entre les doigts à la toute fin, pour mieux coincer Mr. Nitromane.

Nous courons donc, avec toutes les peines du monde pour moi, et je dois avouer que cette poursuite hagarde me rassure. Tant qu’ils seront occupés à détaler, les trois brutes épaisses qui nous accompagnent ne songeront pas à nous combattre.

Haoru doit penser la même chose. Je l’aime bien, ce type ; ça serait bête qu’il meure maintenant. Un coup d’œil à Kota et nous ralentissons le rythme, trop peu pour qu’ils se retournent, assez pour qu’ils ressentent notre présence de manière diffuse, sans nous voir que du bout de l’oeil.

Bref. Je n’en reviens pas de constater à quel point un criminel poursuivi pas six gamins peut aller vite. Sa vitesse de course est celle d’un civil ordinaire, mais il emprunte des raccourcis, fait des détours, se dérobe avec une telle maestria que nous peinons à le garder en vue.
Bientôt, il disparaît.

Un embranchement nous nargue ; soutenu par Kota and myself, Ike propose innocemment de se séparer pour « augmenter les chances de réussite », ce que le trio de combattants, à notre grande surprise, accepte. C’est louche, mais on va pas aller contester le miracle.

Après cinq minutes sur les trottoirs délavés par la pluie, nous faisons une pause ; Satoya doit être dans un état déplorable, ce n’est vraiment pas la peine de trop forcer… C’est moi qui, éxténué, leur sert ce plat de banalités, mais à voir leurs regards furieux ils auraient bien poursuivi la course. Raaah, allez-y bandes de moules, et vous devrez expliquer au malvoyant de service la raison pour laquelle mon sang couvre les murs d’inscriptions : « Kota m’a tuer ».

Soudain, une détonation sourde ébranle les fondations de l’air. Craignant que notre chimiste de cible n’ait fait joujou avec quelques-unes de ses bombes, nous nous ruons sur place (ma pauseeuh ! ) Les rires gras de quelques gaillards nous accueillent tandis que nous débouchons sur une place vide.

(Homme) Calmos, les gamins, y’a pas le feu !
(Homme 2) C’est à ça qu’on reconnaît les touristes, hahahaha !
Nous sommes éberlués. Kota résume aussitôt le sentiment général.
(Lui) Mais vous avez bien du entendre cette explosion, non ? C’était quoi ?
(Homme 1) Ah, ça ! (il désigne un monceau de gravats encore fumants.) … Le comité de direction du village voulait qu’on fasse sauter l’entrée des anciennes mines, désaffectées maintenant, histoire que plus personne n’aille remettre les pieds là-bas. On a déjà assez d’accidents comme ça, vous savez.
(Ike) Et ce symbole bizarre, là, qu’est-ce que c’est au juste ?

« De quoi il… Hey, j’ai déjà vu ça quelque part, non ?
Alors ça veut dire…»


Un marteau de quinze mille tonnes s’abat soudain sur mes pensées, qui volent en miettes.

On s’est encore fait arnaquer.

***



Voilà. Enfin. Ca y est. C’est le moment que nous attendions tous…

Nous voilà face-à-face avec Satoya Wataru

Grand, les yeux d’un gris acier, la bouche corrompue par une expression ironique. Son visage est des plus ordinaire, seule une légère convulsion sur son nez peut suffire à déterminer la folie. Il nous regarde, aussi calme que s’il recevait une délégation de connaissances, et qu’il allait les inviter à boire autour d’une table blanche.

(Lui) Oh ! Vous voilà. Je commençais à m’inquiéter… Vos vous êtes perdus en route, hein ? Il faudra que je dise à qui vous savez de vous fournir une carte de la ville.
(Moi) Tes mercenaires ne sont pas là. Nous allons t’arrêter et te remettre à la police.
(Kota) Hein ? Sheinji, je pige pas. Tu nous a fait courir comme des malades dès qu’on a quitté les démolisseurs, et on n’a pas eu le droit a un seul petit semblant d’explication…
(Satoya) Allez, grosse tête, remplis ton rôle. Explique à ton ami pourquoi vous êtes là, vas-y.
(Moi) C’est très simple… (je m’éclaircis la gorge.) L’administration n’a jamais fait aucune erreur. Les chances pour qu’un bataillon d’examinateurs et de juristes aussi concentrés qu’un verre d’Orange Juice attribue les mêmes objectifs à deux équipes sont nulles. Même en ayant une malchance incroyable, on peut difficilement imaginer un scénario pareil.
(Ike) Et donc, le « mercenaire », ça indique que ces types ne participaient pas à l’exam ?
(Kota) Ils étaient là pour nous distraire.
(Satoya) Hahaha, bien vu. Puis-je savoir quelles sont les autres découvertes de notre ami le peignophobe ?
(Moi) Certainement. En parlant avec les mineurs, j’ai remarqué que le signe qui indiquait le compte à rebours ante explosio était le même que…
(Kota) Celui que le Mahousard avait laissé sur le parchemin explosif.
(Moi) Un sceau, qui retardait la fin de la mine… Puisque nous étions encore dans les parages en train de gêner.
(Satoya) (son regard était de plus en plus étrange) Mais quel serait l’interêt de décharger une si faible puissance dans la salle secrète ou nous nous trouvons ?
(Moi)(l’ignorant.) Les gars, une petite question… Vous savez pourquoi les murs des souterrains étaient noirs, tout à l’heure ?

Ils me regardent. Ils comprennent. Satoya m’adresse un clin d’œil tellement complice que je manque de m’étrangler.

De la poudre. Tellement de poudre, amassée jour après jour à l’intérieur des galeries minières, que celle-ci débordait des creux et teintait l’intérieur des murs.

Et dans le bureau, le sceau allait servir de détonateur.

Je sais simplement une seule chose ; Satoya est fou à lier. J’ignore totalement pourquoi il veut faire sauter la mine et les terrains des alentours, mais à voir le fou rire dont il est soudain saisi, je parierais que sa motivation pure et simple, c'est…

Le mal.

Satoya n’a pas le temps de converser. La grenade qu’il s’apprêtait à nous lancer pour couvrir sa fuite tombe inerte. A ses pieds, deux frêles filaments de chakra Raiton le maintiennent enchassé au sol.

Haoru.

Kota est déjà sur lui, le met hors service d’un coup de poing. Le craquement que produit le nez du psychopathe me procure une volupté des plus intenses. Alors, l’air siffle, et je plonge. N’importe quel autre Genin aurait été tranché en deux, la promptitude de mon réflexe me permet de m’en tirer avec une longue coupure sur le visage.

Les mercenaires à la solde de Wataru nous font face.

De tous, la fille est la plus rapide. Ses mains virevoltent, elle va lancer une très puissante incantation. Sous mes yeux ahuris, son ombre s’étire, Kota esquive… La longue traînée noire agrippe celle que renvoie le mur. Il y a alors comme un froissement dans l’atmosphère, un souffle ; le trou béant qui me fait face n’est vraiment pas pour me rassurer.

Tous, nous signons. Le feu et la foudre se croisent en gerbes étincelantes, mais je ne prends garde qu’à la fille aux yeux de mort… Les couleurs dansent doucement dans la furie de la bataille.
Je me tiens prêt, lorsque son avatar de nuit traverse les deux dimensions à laquelles il a droit… Un hurlement terrifiant retentit, un corps tombe. Le mec aux sceaux, que les couleurs ont changé jusqu’à ce qu’il prenne ma forme, vient de faire les frais de l’étrange jutsu de sa dame.
Mon sourire barre alors l’intégralité de mon visage… Emporté par un sursaut d’adrénaline, le Rouge au poing, je me jette de tout mon poids sur l’impressionnant Chikarate. La contre-attaque qu’il me renvoie est si fluide qu’il faut le contact froid et dur du sol carrelé pour me faire reprendre mes esprits. Mon ennemi se jette en avant, prêt à me vaincre…

Et fait comme moi l’erreur d’être trop entousiasthme. Une énorme boule de feu le fauche alors qu’il s’apprêtait à frapper.

Autant dire que la fillette, déjà très affaiblie par l’utilisation de sa dernière attaque, opte pour l’option qui lui permettra certainement de rester en vie.

La fuite.

A travers une chape de brouillard, j’entends des voix lointaines qui crient mon nom, je tombe…

Noir…

***

L’aube arriva sur notre troupe. Comme des gouttes d’eau, les rayons du soleil revigorèrent nos membres engourdis, sans que sur nos traits tirés s’inscrive une quelconque expression de joie. Nous étions sales, encore tout couverts de poudre et de brûlures. Nos habits chèrement payés au coin des négoces pendaient maintenant en traits grotesques et misérables, et c’est à peine si le groupuscule que nous formions ne s’écroulait pas de fatigue à chaque avancée conséquente.

Nous avions réussi.

A ma gauche, Kota tirait la tronche, le tissu de son T-Shirt si sobre ayant brûlé dans le chaos. Haoru Naku, comme de juste, ne donnait pas non plus l’impression de traverser la meilleure période de sa vie, mais je devinai que le râlage était chez lui un état de fait plus redondant. Quoique nous paraissions renfermés et maussades, la palme d’or de la sale gueule revenait sans conteste aucun à notre nitromane de service, le très malsain d’esprit Satoya Wataru, dont le regard seul aurait suffi à exploser les plus hautes statistiques de suicides mensuels du Yuukan. Une haine dévorante coulait de ses gestes jusqu’à mon cœur, de sa bouche jusqu’à mes oreilles, de ses yeux jusque dans mes yeux ; Je voyais la flamme de sa colère frapper mon ombre comme une vague, le souffle de son ire glacer mes os comme un couperet. Bref, la chose la plus intelligente à faire était d’organiser un face-à-face, couteau contre bazooka, et de vérifier si oui ou non il appuyait sur la détente. Du moins c’est ce qu’aurait fait Otarin ; je souris. Me faire penser à lui, à la tête déconfite qu’il arborerait à l’annonce de mon inévitable promotion, me conféra le courage qui me fuyait, et ce fut d’un pas conquérant que je franchis les ultimes passages.

Au lieu dit, à l’heure dite, nous étions présents.




[hrp] Excusez pour les fautes, mais je tiens à être à l'heure au cas ou, déjà que j'ai du mal à contrôler mes bugs de PC...

Et puis Messieurs les examinateurs, if you don't mind it, le passage au passé à la fin du texte n'est pas un accident mais un effet de style...
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Kezashi le 25/4/2010, 02:17

8h15. Quelques minutes avant l'heure prévue, les premiers groupes de genin arrivèrent à l'entrepôt, accompagnés de leur prisonniers sanglés. Le maître corbeau n'était pas surpris, il avait été informé de leur présence par ses volatiles charognards. Il attendait patiemment à l'extérieur. Dès leur arrivée, les groupes confiaient leur prisonnier à l'examinateur. Quand l'heure exacte sonna, Kezashi mit fin à la première épreuve.

- Il est 8h30, les 11 équipes présentes uniquement terminent la première épreuve, dit-il solennellement.

La joie se lisait sur la plupart des visages des apprentis. Ils pouvaient enfin souffler. Dans certaines équipes, des membres manquaient à l'appel.

- Ne vous réjouissez pas tout de suite pour autant.

Kezashi détacha les prisonniers un à un. Ils se regroupèrent et firent face aux Genins.

- Vous m'avez bien déçu en tout cas, tous autant que vous êtes. Mais il faut bien que je choisisse quelques uns d'entre vous pour prétendre au grade de Chuunin.

Dans un grand nuage de fumée blanche, tous les prisonniers changèrent d'apparence.

- Je vous présente mon équipe d'examinateur, dit-il à la grande surprise de tous. Vous ne pensiez quand même pas qu'on allait vous laisser attraper de vrais bandits? Vos cibles étaient réelles par contre. Nous avons juste pris le soin de les capturer puis les remplacer pour le bien de l'épreuve. Je peux donc dire que vous avez tous plus au moins échoué à la première épreuve, sans compter ceux qui ne sont même pas présent ici. Leur sort m'importe peu d'ailleurs.

Un corbeau vint se poser sur l'épaule de son maître.

- Cependant je vais quand même vous annoncer les candidats qui pourront passer à l'épreuve suivante. Vous vous doutez que j'ai pu assister à tous vos faits et gestes à l'aide de mes corbeaux et de mes complices. Voici maintenant la liste que vous attendez tous.

Son suppléant s'avança un peu gêné et déroula un parchemin qu'il lut.

- Est reçu à la première épreuve :
Taïga ...
Otarin pour Chikara ...
Yukitutso ...
Kotonaru ...
Izaya ...
Evaline ...
Haoru ...
Roshu ...
et Keiryuu pour Gensou.

- TOUS LES AUTRES VOUS ETES ELIMINES!!! Hurla presque l'examinateur.

HRP/ Vous êtes donc 9 pour la seconde épreuve. Jackie la postera demain dans l'après midi.

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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Seol le 25/4/2010, 13:13

Ceci est le post de Jackie Takahara
_____________________________________________________________________________________________________
Finalement, le « grand jour » arriva. J'avais fait convoquer les participants à la deuxième épreuve à l'entrée de la mine qui m'avait été assignée. Les Genins arrivèrent au compte-goutte, puis, finalement, furent tous là à l'heure prévue. Fort bien... C'était le moment d'entrer en scène. Je formai le mudra de la terre avec mes mains (car j'étais caché sous terre...), et peu à peu, une boule de terre se forma sous le nez des aspirants Chuunin, grossit, grossit encore, jusqu'à devenir un œuf d'un peu moins de deux mètres de haut. Je creusai un petit peu pour me donner de la marge, et m'époussetai ; mwarf, je réussissais presque à utiliser cette technique de dissimulation sous terre sans me salir, yes! Rapidement, je concentrai du chakra dans mon poing, que je lançai sur le plafond de mon œuf, qui éclata! J'apparus alors aux Genins au milieu d'un nuage de poussière (et de quelques débris de terre compactée...). Je leur souris et me présentai.


« Bonjour à tous! Je m'appelle Jackie Takahara, et je serai votre examinateur pour la seconde épreuve!

- On dit « la deuxième épreuve », sale bouseux! On dit seconde que quand y'a pas de troisième! Et ta technique, c'est toujours autant de la merde!

- Hein? Qui a... TOI, QU'EST-CE QUE TU FOUS LA, T'ES PAS ENFERME?! »



Car oui... Vous l'avez deviné... Makaya s'était dressé à l'instant. Il était moins fier et hautain que d'habitude, et un peu plus pâle (enfin, moins noir...), mais arborait toujours fièrement son énorme touffe.


« Comme tu peux le constater, Roger-dono m'accompagne. Et puis...

- Roger?

- Ouais, j'ai donné un nom de pécore à cet ANBU, mais il a même pas voulu me donner son pseudonyme. Bref, ne m'interromps pas.

- JE T'INTERROMPS SI JE VEUX! T'ES PAS CENSE AVOIR LE DROIT A LA PAROLE ET TU DEVRAIS DEJA ETRE EN ROUTE POUR ETRE INTERROGE PAR LES FORCES SPECIALES DE MAHOU, JE TE SIGNALE!

- Oui, mais j'ai demandé à avoir le droit d'assister à ton épreuve. Je veux voir comment s'en sort mon meilleur pote, mon brother de toujours, et tu me remercies comme ça? Ingrat, va!

- Ouais, c'est ça. Quoiqu'il en soit...
, repris-je en me tournant vers les Genins. Vous devrez parcourir ce réseau de mines désaffectées au cours de l'épreuve. Celle-ci a été conçue afin d'évaluer votre habileté à démêler des informations au milieu de sources floues, car, j'en ai moi-même fait l'expérience pendant toute une année, vous serez amenés à poursuivre des cibles tout au long de votre vie de shinobi, ou bien à collecter des renseignements de manière plus générale. Dans tous les cas, votre esprit devra être entraîné à réfléchir afin de progresser dans vos missions, c'est pourquoi vous trouverez là-dedans... je vous en laisse la surprise. Je sais que votre capacité à accumuler des informations a déjà été évaluée, mais en l'ocurrence, je m'intéresserai plus particulièrement à la manière de les obtenir. En tout cas, je vous conseille la plus grande prudence. Ces mines sont abandonnées depuis des années, donc les tunnels ne sont plus entretenus, et les poutres qui maintiennent la structure relativement stable ne sont pas de toute première jeunesse... Évitez donc d'avoir recours à des jutsus destructeurs ; il serait fâcheux que nous ayons des pertes cette année, et malgré mon affinité Doton, ça m'ennuierait beaucoup d'avoir à chercher des cadavres broyés sous des tonnes de rochers... »


J'insistai par un regard des plus sérieux ; ils comprendraient ainsi que cette épreuve ne serait pas faite pour les bourrins.


« BWAHAHAHA! Le gros coup de bluff!

- TA GUEULE! TU NE SAIS RIEN DE CE QU'IL Y A LA-DEDANS! Et je ne te laisserai pas mettre la vie de ces Genins en danger, incapable!

- Ah oui? Je vais te montrer, moi, ce qui est vraiment dangereux dans ces grottes!... »



Et, prenant tout le monde de court (y compris Roger!) d'une course boostée au Raiton, il fonça dans la mine avec un rire diabolique. Je retins l'ANBU qui voulait déjà partir à sa poursuite.


« Arrêtez. Nous ne pouvons partir à sa poursuite, cela bloquerait les tunnels et nous obligerait à reporter l'épreuve pour trop longtemps, d'autant que nous devrions fouiller tous les tunnels.

- Mais il pourrait s'enfuir! VOUS Y AVEZ PENSE?!

- Cette mine n'a qu'une entrée et une sortie. Allez l'y attendre, je reste ici. La sortie est à mille trois cent mètres à l'est d'ici. Et ne vous inquiétez pas, il ne fuira pas par la terre : cet imbécile est trop hautain et trop bête pour jamais toucher à une technique Doton ou même à une pelle et à une pioche...Lorsque toutes les équipes seront passées, nous entrerons dans les tunnels, chacun par un bout, et nous les fouillerons pour être sûrs qu'il ne s'échappe pas. Nous nous rencontrerons ensuite à l'intérieur et le ramènerons. »



L'ANBU s'arrêta quelques instants, réfléchit, puis bondit vers la sortie des tunnels. Le fait que Makaya soit dans ces tunnels, on ne sait où, était inquiétant. Mais justement, cela mettait de la pression supplémentaire sur les épaules des Genins, se demandant quand une espèce de chtarbé pourrait leur tomber sur la tronche. Et puis dans le pire des cas, j'avais posté des taupes un peu partout dans les galeries, au départ pour surveiller les Genins... Je me retins de sourire et intervins de nouveau.


« Pas de panique. Il n'en a pas l'air, mais cet idiot ne vous fera aucun réel mal, d'autant qu'il n'est pas armé, et votre fondement pourra me remercier de lui avoir confisqué sa lance.

- Hein?
, murmurèrent certains.

- Bref... Les équipes seront les mêmes que pour la précédente épreuve, à l'exception des équipes 2 et 6. Enichi Shôonki ayant été rappelé à Mahou, Lucille Kwan sera transférée dans l'équipe 2, afin que tous soient à trois par équipe. Votre orientation ayant été en partie évaluée lors de la première épreuve, une carte de la mine vous sera fournie.

Spoiler:

- Dites? , demanda une petite voix au milieu des Genins. Comment on fera pour se repérer dans les mines? Parce que c'est bien beau d'avoir une carte, mais si on ne voit rien?...

- Bonne question. Des torches ont été disposées à intervalles réguliers, si bien que les couloirs sont dans une pénombre faible, mais suffisante pour y trouver son chemin. Quant aux salles... elles sont plus ou moins éclairées selon les cas. D'autres questions?

- Oui. Pourquoi nous avoir tous réunis alors que l'examinateur de la première épreuve a annoncé que seuls neuf d'entre nous étaient pris pour passer la deuxième épreuve?

- QUOI?!
, m'effarai-je avant de me tourner vers l'examinateur de Gensou. KEZASHI-DONO, C'EST QUOI CE BORDEL?!

- Eh bien, j'ai... observé les concurrents.

- Observés, dites-vous. Mon oeil, oui!

- Très fin. Donc, je les ai évalués au cours de l'épreuve, et il semble que seuls les Genins de Gensou et un ou deux de Chikara aient eu les qualités requises par la mission qui leur avait été assignée.

- C'est des conneries, tout ça! Je vais tirer ça au clair! Quant à vous, passez la deuxième épreuve ; je vous garantis que tout ça sera dénoué et que vous serez évalué sur l'ensemble de l'examen! Ce sera tout? [...] Fort bien. Je vous souhaite bon courage. Les équipes entreront dans l'ordre à une demi-heure d'intervalle, les unes après les autres. Hisoka, tu peux annoncer les équipes.»


Un géant de plus de deux mètres s'avança au devant des genins, accompagné de son ours. D'une voix forte, il annonça les équipes :

- Equipe 1 : Taïga, de Chikara et Roshu, de Gensou.
Equipe 2 : Tokri, de Chikara et Izaya, de Gensou.
Equipe 3 : Hiruma, de Mahou et Evaline, de Gensou.
Equipe 4 : Sheinji, de Chikara et Haoru, de Gensou.
Equipe 5 : Otarin, de Chikara et Keiryuu, de Gensou.
Equipe 6 : Yukitutso, de Gensou et Kotonaru, de Gensou
Equipe 7 : Kota, de Gensou et Hit...


Hisola s'arrêta et regarda le jeune mahousard et son visage s'éclaira:
- Hey, je te reconnais. Tu es... tu es... Genko! Haruhisa Genko! Ces bureucrates ont dû se mélanger les pinceaux. Allez, on rectifie. Je disais donc,
Equipe 7 : Kota, de Gensou et Haruhisa, de Mahou.


Y manquait plus que ça! Un examinateur despote qui, lui, faisait vraiment tout pour s'imposer pour son village. Est-ce que les tensions entre les trois villes étaient vraiment si grandes que toutes les factions à l'examen Chûnin voulaient en découdre? Je ne pouvais tirer ça au clair tout de suite : j'avais une épreuve à surveiller et un Makaya en liberté. Mais vu le regard que lançait l'examinateur Chikariote, ce Hayamaru-san... Je n'aurais pas grand besoin d'intervenir ensuite.


Dernière édition par Seol le 25/4/2010, 18:14, édité 1 fois

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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Hayamaru le 25/4/2010, 13:59

-Mais c'est quoi ce bordel putain ?!

Cacophonie. Révolte. Émeute. Autant de mots pour décrire la situation apocalyptique qui se déroulait en ce moment.

-C'est quoi ton problème le bigleux ? hurla le troisième examinateur.

L'homme adressait à l'autre un regard glacial, de par ses yeux blancs comme la neige. Il semblait être capable de transpercer nimporte quoi du regard, de vous traverser et de voir au plus profond de vous ; une désagréable sensation de malaise. Il venait de Mahou, et se nommait Takahara Jackie. Et tous les participants de son village venaient d'être sèchement recalés. Hayamaru sentait la tension monter, et il aurait lui aussi son mot à dire. Le mahousard s'empara de Kezashi par le col, alros qu'il venait de donner ses dernières instructions pour la future épreuve.

-Hey, l'aveugle, t'as un problème ? C'est quoi ton délire, pourquoi t'as recalé tous ceux de mon village ?! Si t'as un problème avec nous alors dis-le !
-Ils n'ont pas été assez bons. C'est tout, répliqua l'aveugle sur un ton neutre et sans une once de compassion.
-Jackie ! Laisse-le, va t'occuper de ton épreuve je vais régler le problème.

Hayamaru marchait à présent d'un pas lent et décidé vers le gensouard. Son favoritisme et son orgueil commençait sincèrement à lui taper sur le système...

-Je ne sais pas quel genre de putain de nationaliste tu es, mais cet examen est sous la responsabilité de trois examinateurs.
-Mais cette épreuve ne l'est que sous la mienne.
-J'en ai rien à foutre. Tu n'as énoncé aucune condition de réussite ou non. Tous ceux qui sont présents devant toi ont réussit ton test de merde. Si tu voulais instaurer d'autres règles il fallait le faire avant.
-Je les ai observés, grâce à mes corbeaux, et tous n'ont pas eu un comportement irréprochable.

Une dizaine de volatiles tournaient en rond au-dessus de leur tête.

-Parce que tu crois que tu es dans ce cas-là toi peut-être ?! Que t'envoies tes piafs espionner les autres examinateurs passe encore, tu ne déranges personne !

Enfin, l'Hykao semblait manifester une expression de surprise.

-Quoi ? Mais, c'est ridicule. Je n'ai jamais...

Venant trancher net ses paroles, trois ombres surgirent d'un arbre et vinrent faucher en plein vol les oiseaux invoqués par le gensouard. Ils tombèrent au sol, comme des pierres, et les trois faucons vinrent se poser sur les épaules de l'examinateur chikaratte.

-J'ai moi aussi mon équipe d'espionnage, figure-toi, fils de chien.
-Crève !

La dernière insulte lui avait perdre son calme si impéntrable en apparence. Il adressa à Hayamaru un coup de poing sans grand danger, qu'il para sans problème. Yamanekogan, le plus grand des trois rapaces, vint lui mordre la main, qu'il retira expressément sous l'effet de la douleur. Le chuunin avait ressentit une puissance non-négligeable dans le coup, et iben que le corps à corps semlait être son fort, il avait agit sans réfléchir. Alors, Hayamaru posa sa main sur la garde de son sabre.

-Il suffit. Je refuse de me battre. Ces genins sont venus de tout le pays pour espérer passer chuunin. Beaucoup le méritent. Beaucoup que tu as recalés.

Il se retourna pour recevoir les regards désespérés de Tokri et Sheinji, ces deux amis. Ils avaient tous deux du talent. Ils avaient largement les capacités requises, et pourtant. Taïga et Otarin avaient été reçus. Non, ça n'allait pas. Taïga, ce feignant de première ? Il n'avait rien foutu durant cette épreuve, Hayamaru en était persuadé. Alors pourquoi lui plutôt qu'un autre ? Il se retourna, et bondit pour se retrouver instantanément sous lui, la main agrippée au col. Et sans prévenir, une lame jaillit de sa manche pour se retrouver à effleurer le cou de l'examinateur gensouard.

-On va arrêter là, ça vaut mieux pour tout le monde je pense. Je te propose deux options. Soit tu les acceptes sans faire d'histoire et en rangeant ta rancoeur ou je-ne-sais-quelle envie de vengeance, soit nous allons devoir nous y mettre plus sérieusement pour te convaincre. Et nous sommes deux. Je ne pense pas que nous aurions grand problème à maîtriser ton escouade.
-Tu ne songes même pas au conséquences que ça pourrait avoir.
-Et toi de même. Tu ne veux pas être responsable d'une guerre à cause d'un vulgaire caprice, je me trompe ?

La lame cachée disparut aussi vite qu'elle était apparue, et il relâcha son étreinte.

-Soit, lâcha-t'il enfin.

La première équipe s'apprêtait à rentrer dans la grotte quand Kezashi s'avança.

-Tous les candidats ici présents... ont réussit le premier test !
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par De retour le 1/5/2010, 02:21

La deuxième épreuve avait enfin débuté. Kotonaru était l’un des 10 genins à avoir réussi la première. La nouvelle épreuve consistait à traverser un réseau de mines désafectées. Ses anciens coéquipiers, Otarin et Izaya, avaient tout deux passés. Pour la 2e épreuve, chaque genin avait été jumelé avec un autre. Kotonaru devait faire équipe avec le jeune Yukitutso, un genin de Gensou. Il a pratiquement le même âge que lui, donc le courant devrait passer. C’est donc avec confiance et à l’aide d’une carte que les deux genins se lancèrent dans les mines abandonnées. Selon les dires de quelques-uns, la mine serait composée de plusieurs grottes qui ne sont franchissables qu’après avoir répondu correctement à une énigme. Kotonaru était plutôt moyen dans ce genre de défi, même chose pour Yuki. Les deux gensouhards pénétrèrent par un large couloir aux poutres vrombissantes. L’air étant très dense, Kotonaru faisait pénétrer de l’air dans ses poumons à l’aide de son Futon. Quant à Yuki, il semblait un peu distrait, parlant souvent seul. À chaque fois que Kotonaru tentait de l’approcher, il s’éloignait légèrement et grommelait des paroles inaudibles. Le Sankyoshi était habitué à ce genre de comportement, donc il se contenta de marcher devant et de laisser son coéquipier tranquille. Après avoir traversé ce tunnel assez nauséabond, les deux genins pénétrèrent dans une grotte. Celle-ci devait mesurer au moins dix mètres de large sur une douzaine de mètres de long. Kotonaru et Yukitutso s’approchèrent de ce qui devait être une balance, selon eux. Étant assez chancelante, elle était composée de deux plateaux. Sur un petit écriteau, il était écrit que deux pesées était permises, pas plus. Neuf boules étaient disposées dans une petite boîte. Yuki leva la tête et remarqua un support qui était juste à côté de la porte afin de continuer.

<< Regarde là-bas, Kotonaru!

- Hein?

- Il y a un support.

- Il doit servir à quelque chose. Si j’en crois ce que je vois, il y a probablement une boule qui est différente des autres. >>


Kotonaru prit chacunes des boules une à une et son coéquipier fit de même. Le jeune Sankyoshi en arriva à une conclusion.

<< S’il y a une balance, c’est probablement parce qu’il faut peser ces boules et trouver celle qui a un poids différent.

- Ça m’a l’air plausible.

- Il ne reste juste qu’à savoir comment peser toutes ces boules en deux pesées. >>


C’est ainsi que les deux genins restèrent planter là, fixant les morceaux du ‘’casse-tête’’. Aucun d’entre eux ne savait comment faire pour trouver la boule la plus lourde. De plus, les jutsus ne leur étaient d’aucune utilité. Les deux aspirants chuunins n’avaient aucunes expériences antérieures pour ce genre d’énigme. En fait, ils n’avaient jamais eu à résoudre des énigmes. C’est donc plusieurs minutes qui s’écoulèrent ainsi, Kotonaru ne sachant pas quoi faire, encore moins pour Yukitutso. Dans un éclat de lucidité, Koto avait trouvé la réponse.

<< Il faut commencer par diviser les 9 boules en trois groupes de 3. On en pèse 2 et on observe. Peut importe le cas, nous avons trouvé le groupe avec la boule différente. On pèse deux de ces 3 boules et comme dans la première pesée, nous avons trouvé la boule la plus lourde.

- En effet, ça m’a l’air plausible. Essayons. >>


Kotonaru prit deux groupes de trois qu’il pesa aussi tôt. La balance à deux plateaux pencha légèrement vers la gauche. Le Sank’ prit à part le groupe le plus lourd et pesa deux d’entre elles. La balance ne bougea pas, donc ils en déduisèrent que la boule la plus lourde était celle n’ayant pas été pesée. Ils prirent la boule en direction du support. Kotonaru y déposa la boule et le mécanisme se mit en place. À travers différents grincements d’un système rouillé, la porte s’ouvrit enfin. Les deux genins étaient bien heureux de leur coup.


Après avoir réussit la première énigme, les deux gensouhards continuèrent à marcher dans un petit tunnel cahoteux. Après avoir tourné à droite et d’avoir marché une dizaine de minutes de plus, ils pénétrèrent dans une grotte un peu moins vaste, éclairer par une rangée de torches sur les murs latéraux. Yuki remarqua une autre porte à l’autre bout de la pièce. Quant à Kotonaru, il leva la tête, apercevant une multitude de petits yeux rouges. Les deux genins s’avancèrent vers la stèle au centre de la pièce. La lumière des torches est réfléchie par la pierre, les empêchant de distinguer en détail sa surface. En vous approchant, ils voyèrent deux éléments : d'abord que le sommet de la pierre, probablement rongé par le temps, s'est creusé en une sorte de petit cylindre ; puis que sur deux faces opposées sont gravés deux fois quatre vers.

Au coeur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.

et

Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.

Koto et Yuki restèrent perplexes devant cette énigme complexe. Au yeux de Kotonaru, ces vers ne faisaient aucun sens. Quant à son coéquipier, il semblait plutôt intrigué. Après avoir bien relu le message, les torches ornant les murs s’enflammèrent d’une vivacité étrange. Ainsi, les deux genins purent apercevoir les milliers de chauve-souris, endormies au plafond, la tête en bas. Ces êtres allaient peut-être changer la perception de l’énigme, mais ni Kotonaru ni Yukitutso n’avaient la réponse. Le jeune de 13 ans commençait à s’impatienter.

<< On est pas pour rester là comme des idiots à ce casser la tête. Réveillons-les et voyons par la suite. >>

Le Sankyoshi ne put qu’acquiescer à la proposition de son partenaire, lui-même exaspèrer par cette énigme. Il prit donc son souffle, et au bout de quelques secondes, poussa un puissant cri de guerre. Celui-ci était semblable à celui des guerriers qui reviennent de combat la tête haute. Il ne fallut pas plus qu’une fraction de secondes afin que toutes les créatures ailées se réveillent. Apeurées par le rugissement de Kotonaru, ils se mirent à voler dans tous les sens. La myopie de ces bêtes créaient une scène plutôt cocasse : plusieurs chauve-souris se cognaient les unes contre les autres. Certaines descendirent en fendirent l’air afin de blesser l’un des intrus. Ces derniers n’étaient pas au bout de leur peine. En effet, le sol se déroba sous leur pieds et ils tombèrent dans l’étage inférieur. Les acolytes ne purent retenir un cri de dégoût quand ils s’aperçurent qu’ils étaient tombés dans une mare de fromage fondu, très salé. Ce fromage semblait sortir d’une marmite trônant au centre de la pièce. Kotonaru remarqua une corde à nœud un peu plus loin, mais les genins devaient commencer par traverser ce flot de fromage tout en évitant les attaques répétitives des bêtes ailées. Kotonaru avançait difficilement dans ce liquide vaseux et collant. Quant à Yuki, il ne retenut pas pour utiliser l’un de ces jutsus.

<< Déferlante d’eau! >>

La vague de liquide se jeta dans le fromage, créant une sorte de pâte légère. Celle-ci était bien moins collante que le fromage fondu, et les deux genins en profitèrent. Tandis qu’il pataugeait dans le liquide de couleur jaune, Kotonaru décida d’utiliser l’une de ces techniques. Mais cette fois-ci, il voulait se débarasser des chauve-souris.

<< Tori Eakon! >>

Une dizaine de petits oiseaux d’air se formèrent au-dessus de la tête du Sank’. Ceux-ci se propulsèrent à travers la grotte, blessant certaines créatures au passage. Profitant de cette diversion, les acolytes avancèrent au maximum. Ils étaient maintenant qu’à quelques mètres de la corde, Yukitutso étant le plus près. Après quelques efforts supplémentaires, les deux jeunes hommes montaient difficilement la chambranlante corde à nœud les menant à l’étage supérieur. Après cette folle aventure, le silence reprit et les genins marchaient tranquillement jusqu’à la prochaine grotte.


La grotte 3, tel qu’indiqué sur la carte, était mal éclairé. Elle paraissaît assez modeste malgré tout. Kotonaru traversa la salle, suivit de Yukitutso. Le sol était fait d’un mélange de terre battue et de sable, donnant un mélange assez étrange. Les deux coéquipiers se dirigèrent vers la torche montrant la sortie. Comme dans la salle précédente, l’énigme était inscrit sur un tableau vertical près de la porte. À côté, il y avait une plume avec un encrier. En s’approchant un peu, ils purent distinguer les lettres inscritent sur le tableau.

U – D – T – Q – C – S –

Un espace vide était juste après le S, sûrement pour y inscrire la réponse. Au même moment, Kotonaru échappa son étui de kunai, habituellement placé sur sa cuisse droite. Il se pencha pour les ramasser tandis que Yuki fixait l’énigme d’un regard songeur. Tandis que le Sank’ ramassait ses kunais, celui-ci les comptait afin d’en avoir le compte exact car à cause du manque de lumière, il était difficile de distinguer la forme des objets.

<< Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit. Voilà, le compte est bon!

- U, D, T, Q, C, S…

- Quoi?

- La réponse est sept. >>


Visiblement surpris par l’affirmation de son coéquipier, Kotonaru se mit à réfléchir. Si l’on suivait la suite logique des chiffres, sept serait exactement la réponse de l’énigme. Après les 6 premiers nombres, il ne faisait aucun doute que Yukitutso avait raison. Ce dernier prit la plume qu’il trempa légèrement dans l’encrier et écrivit un S dans l’espace vide. Après une brève seconde d’attente, la porte s’ouvrit. Kotonaru poussa un soupir de bonheur. Ils continuèrent donc leur chemin à travers la mine, en direction de la quatrième grotte.


Celle-ci était fortement éclairé, produisant une multitude de reflets sur les cristaux sur les murs. Au fond de la salle, Kotonaru distingua deux portes. Les deux genins s’y rendirent et purent apercevoir une gargouille au-dessus de chaque porte, attendant quelque chose, ou quelqu’un…

<< Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte mène au bonheur, mais l’autre au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfiez. L’une dit toujours la vérité, mais l’autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir laquelle est devant vous. Vous ne pourrez posez qu’une seule question, à une seule d’entre elles. >>

Sans hésitation, Kotonaru se dirigea vers la porte de gauche et demanda au gardien : << Si je demandais a l'autre gardien quelle est la porte du paradis, que me repondrait-il? >>. La gargouille désigna l’autre porte, donc Kotonaru ouvrit celle n’ayant pas été montré. Yukitutso le suivant, ils s’engagèrent dans la porte choisie par le plus vieux des deux. Rien ne se passa et les genins savaient que Koto avait répondu correctement. Le coéquipier de ce dernier semblait ébahi devant la certitude de son acolyte.

<< Comment as-tu su?

- En fait, cette énigme provient d’une ancienne légende qui m’a été racontée par ma mère lorsque j’était plus jeune. Dans la légende, un homme se retrouve dans la même situation, mais avec la porte du paradis et la porte de l’enfer. Peut importe à quelle gargouille nous aurions poser cette question, ils auraient tout deux démontrer la porte de l’enfer. Il ne resterait donc qu’à prendre l’autre.

- Hallucinant… >>


Sur ces derniers mots, les gensouhards continuèrent leur cheminement dans la mine désafectée.


Après une courte marche d’environ 10 minutes, les genins arrivèrent dans la mine numéro 5. Étant de taille réduite, les genins marchaient maintenant sur une maille de bois d’environ 10 centimètres. Sous leur pieds, à l’étage inférieur, un petit lac semblait s’étendre dans toute la sous-pièce. Au bout de la maille se trouvait la porte de sortie. Juste devant était placé un autel avec le cinquième énigme gravé.

Si 2+3=10, 6+5=66, 3+4=21, 7+2=63, combien font 9+7?

Aucun des deux coéquipiers n’ayant la réponse au bout de vingt minutes, Yukitutso prit trois boules au hasard dans le boulier juste à côté et les plaça à l’endroit requis. Malheureusement, la grille de bois pivota afin de faire tomber les deux aspirants dans le bassin. La face avant de la grotte leur tomba dessus, leur faisant prendre un bain forcé. La corde pendouillant de l’autre côté du lac, les deux genins retinrent leur souffle afin d’atteindre l’autre côté. Kotonaru maîtrisant le Futon, il n’avait aucun problème à remplir ses poumons d’air pendant de longues minutes. Et Yuki maîtrisant le Suiton, il nageait aisément dans le bassin, tel un dauphin. C’est sans problème qu’ils purent arriver de l’autre côté et monter la corde qui les mènera dans la salle 6.


La grotte suivante était composée de deux parties, l’une visible grâce aux faibles torches. L’autre n’était pas visible de l’emplacement des deux genins, donc ceux-ci s’avancèrent afin de mieux la distinguer. Ils trouvèrent donc la porte, et autour d’elles trônaient plusieurs dalles de marbre où l’on pouvait distinguer une plaque inhabituelle. Sur celle-ci était l’énigme : Dans ce cadre, il y a exactement … fois le chiffre 1, … le chiffre 2, … le chiffre 3 et … le chiffre 4. Après maints calculs, les deux acolytes en arrivèrent à une entente. Il y a 5 fois le chiffre 1, vu qu’ils avaient décider de l’écrire dans les autres cases vides. À la gauche de chaque phrase se trouvait un petit coin de cire ainsi qu’un stylet tenu grâce à une mince corde. Kotonaru écrivit la réponse, n’étant pas la bonne, puisque lui et son partenaire tombèrent dans l’étage inférieur. Un cri retentissant si fit entendre. Au même moment, les deux genins levèrent les yeux et se retrouvèrent nez-à-nez avec une énorme bête noire, pourvu d’une touffe de même couleur ainsi que des tentacules. Celui-ci ne semblait pas content de voir ces intrus pénétrer dans son antre. Un filet de corde était juste derrière-lui. Koto et Yuki en déduisèrent que c’était l’échapatoire. Afin de débuter l’affrontement, chaque genin créa quelques clones de lui-même pour dérouter le monstre. La tactique fonctionnait et la bête semblait confus à la vue de ces personnes. Yuki lui envoya une vague déferlante en pleine gueule afin de le réveiller un tout petit peu. La furiosité du receveur du jutsu se décupla. Il élimina quelques clones à l’aide de ces tentacules. Heureuseument, Kotonaru et Yuki furent épargnés de ses attaques. Le plus jeune créa deux clones aqueux qui s’empressèrent de foncer sur le monstre furax. Celui-ci envoya une de ces tentacules sur le genin qui avait envoyé le jutsu sur lui tout en se débarassant des clones d’eau. Kotonaru agit rapidement et utilisa sa technique de comprimation de l’air. L’air autour de la tentacule était maintenant largement plus dense, réduisant ainsi ses mouvements. Yukitutso put donc esquiverle coup venant sur lui. Le Sank’ dégaina son sabre et fonça sur le membre lent. Il trancha d’un seul coup la tentacule qui tomba lourdement sur le sol. La bête poussa un cri semblable à son premier, puis continua ses attaques en direction des aspirants chuunins. Yukitutso envoya une seconde vague déferlante sur la bête, qui tomba sur son arrière-train face à la puissance de l’attaque. Kotonaru coupait au même moment une deuxième tentacule. En voyant la chute du monstre, le jeune Torio No (voir fiche de Koto) prépara l’une de ces bombes. L’ennemi resta couché sur le sol, mais pas pour longtemps. Juste le temps que Kotonaru prit pour confectionner sa bombe. Il la lança sur le monstre et celle-ci explosa. Les murs branlaient et la poussière se leva. Les genins voyèrent leur chance de passer. Ils se lancèrent dans le nuage de poussière, tentant du même coup d’esquiver les coups de tentacules venant de nulle part. Après que la poussière soit retombé, le monstre maintenant blessé remarqua que ses adversaires s’étaient volatilisés dans le feu de l’action.


Après ce terrible affrontement avec le monstre touffu, les genins arrivèrent dans la septième grotte. Celle-ci étant assez petite et éclairée que par une grande lampe au centre, les gensouhards purent apercevoir une sorte d’autel dans un renfoncement de la grotte opposé à la porte. Une feuille de papier était en son centre, accompagnée d’une plume et d’un encrier. Une sorte de grille faisait office d’énigme. Il était aussi mentionné qu’il faut placer les chiffres de 1 à 8 sans qu’aucun ne soit en contact, ni par un côté ni par une diagonale, au chiffre qui le précède ou qui le suit.

<<Hé, Yuki! J’ai un parchemin inutilisé dans mon étui. On pourrait l’utiliser afin de trouver la solution.

- Bonne idée! >>


Le Sankyoshi ouvrit son parchemin et en coupa une partie qu’il offrit à son partenaire. Ceux-ci restrancrivirent la grille plusieurs fois et tentèrent plusieurs options. Après plusieurs essais infructueux, ils purent déterminer que le chiffre 1 et le chiffre 8 devaient être placés dans les deux positions du centre vu qu’ils sont ceux n’ayant qu’une seule restriction. Le duo réessaya quelques fois supplémentaires avant que Yukitutso pousse un cri de joie. Celui-ci venait tout juste de trouver la réponse que Kotonaru se mit à examiner zététiquement. Suite à de maintes vérifications, les deux genins en déduisirent que la réponse était la bonne. Le plus jeune garçon prit la plume qu’il trempa dans l’encrier. Dans la première rangée, il écrivit le 2, dans la deuxième rangée, il écrivit le 6 suivit du 8 et du 5. Dans la troisième rangée, il inscrivit le 4, le 1 et le 3. Puis dans la dernière rangée, il plaça le 7. La herse de fer bloquant la sortie s’ouvrit, permettant au duo d’y pénétrer.


Ils étaient maintenant rendus à la dernière ligne droite : la grotte 8. Celle-ci était aussi grande que la cinquième, mais des stalactites et des stalgmites empêchaient de la traverser normalement. Afin de passer de l’autre côté, Kotonaru et Yukitutso marchèrent sur des poutres. À l’autre bout, les genins distinguaient une autre porte de fer, mais juste devant était placé l’énigme. Trois cadrans règlabes allaient servir à entrer la réponse. À côtés de ceux-ci était placée une image. Il fallait compter le nombre de ligne droite dans celle-ci. Mais l’image était en fait une illusion d’optique. C’est ce que les garçons se dirent. Ils comptèrent donc les lignes horizontales et verticales. Le total arrivait exactement à 112, nombre que Kotonaru s’empressa de régler sur le cadran. C’était une mauvaise réponse et les gensouhards tombèrent dans une cuvette. Dès qu’ils en sortirent, des lames ainsi que des couteaux volaient de tous les côtés. Évitant tant bien que mal les lames volantes, les aspirants s’engagèrent dans un tunnel menant sûrement à la sortie. Celui-ci était parsemé de disques tranchants faisant des vas et viens entre les parois. Les deux genins prenaient un plaisir fou à les esquiver de façon théatral. Les lames étaient facilement esquivables et le duo arriva vers la fin du tunnel sans blessures apparentes. Une cheminée de remontée leur permit de revenir à l’étage supérieur. C’est avec une démarche héroïque que les deux genins sortirent de la mine.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Otarin le 1/5/2010, 10:43

Bien, les plans avaient été distribués, les équipes données ainsi que le départ…
Cette fille, là, Keiryuu, elle a l’air timide, le truc parfait! Une fille timide, c’est forcément intelligent! Et moi, bon, les énigmes ce n’est pas mon truc… Donc, je suis parfaitement bien tombé, j’aurais rien à faire et tout me tombera comme par magie sur la tête!
Magnifique! Fabuleux! Extraordinaire!
Voilà comment réussir : faire mine de travailler, regarder tout partout et la laisser faire… C’est la première fois que je trouve un plan aussi ingénieux, en plus, je vais faire semblant de m’intéresser à elle et…elle va m’adorer…

***

«En fait j’espérais que tu trouves les réponses, je suis pas très douée…»
Merde, je me suis fait avoir!!!!!!!!
En fait timide ne veut pas forcément dire super intelligent…
Je vais devoir réfléchir merde !!!
«Bah, ok, on n’a plus qu’à bosser…»

Donc nous entrons à notre tour dans les tunnels. Je me rétame deux fois en cinq mètres puis, je décide de faire attention à l’endroit où je vais. Keiryuu, elle, suis derrière et ne tombe jamais. C’est bien moi, ça. Je mange la poussière tout seul pendant que les autres restent debout et me regardent… La veine quoi, le coup de bol…Pathétique.

Bref, nous arrivons à la première salle, qui est très grande et qui laisse ressortir une impression de froideur, d’après moi, du fait de sa faible lueur bleuâtre. Brrr ! Cette pièce me fait froid dans le dos… Quand nous avançons, nous nous apercevons alors que nous marchons sur un vieux plancher qui grince à faire frémir. La sortie de la pièce est barrée par une herse de fer et nous, on est mal barrés. Devant nous, une espèce de construction de pierre, que les plus instruits appellerons autel. Sur celui ci est posée une balance. Pas une balance comme un rapporteur ni le signe du zodiaque, non une balance à deux plateaux servant sûrement à la résolution de la première énigme. Juste à côté, une petite boite.

Keiryuu s’étant arrêtée derrière moi, je continue d’avancer et atteint le premier la petite stèle. J’ouvre la boite et observe avec inquiétude les neufs poids disposés à l’intérieur. À côté de la balance, on peut lire qu’il n’est permis de ne faire que deux pesées. Apparemment, une des neuf boules serait plus lourde que les autres et quelque chose me fait dire que le support situé à coté de la porte n’est autre que l’endroit où il faut placer la boule…

Nous nous attelons alors à notre tâche. Essayant de deviner comment, en deux pesées, on pouvait trouver la plus lourde. Au bout de quelques longues minutes, je me désolais de ne pas trouver et abandonnais presque l’idée de devenir chuunin. Puis, Keiryuu trouva la réponse, elle mit tout d’abord trois boules sur chaque plateau et en laissa trois de côté. La balance s’équilibra alors. J’avais compris, cela voulait dire que la boule était dans le troisième groupe. Je pris donc les boules qui étaient sur la balance et les rangeaient dans la boite. La jeune fille plaça ensuite une boule sur chaque plateau et garda la troisième à la main. Cette fois ci, la balance pencha vers la droite. Elle prit aussitôt la boule de droite et la plaça sur le support prévu à cet effet…

La herse se souleva et laissa mieux voir le passage menant à la seconde pièce. D’après le plan, aux environs du milieu de celui ci se trouvait un croisement. Il fallait tourner à droite pour aller au bon endroit mais un passage existait à gauche. Personnellement, je préférerais suivre le plan car les autres endroits pourraient être des pièges. C’est ainsi que nous continuons notre chemin sous terre, en quête d’autres énigmes…

Après de multiples chutes de ma part (et oui, j’ai toujours pas réussi à m’habituer à ce sol…) nous débouchons enfin sur une pièce circulaire. Mes capacités d’analyses ne me permettant pas d’évaluer la taille de cette pièce, j’abandonne toute mesure (inintéressant, inutile…). Elle est tout de même relativement grande, même si ce n’est pas grand chose en comparaison à la première. La salle est pleine de torches qui, malgré leur nombre, ne permettent pas de voir en quoi consistent les formes indistinctes situées au dessus. Au milieu de la pièce, est installée une stèle ressemblant étrangement à une aiguille. En s’approchant, nous distinguons deux choses que la lumière des torches nous empêchait de voir jusqu’ici (même sans lumière, il aurait été difficile de les voir). Bref, le haut de l’aiguille est creusée en une sorte de forme géométrique (J’y connais rien aux maths moi…) et sur ses versants opposés son gravés des vers, annonçant sûrement l’énigme… Je demande à Keiryuu de les lire pendant que j’observe la pièce à l’aide de mon dojutsu.

«Au cœur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.

Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.»

En fait, je n’ai même pas eu à utiliser mon dojutsu car à ce moment là, la lumière des torches s’accentue et laisse apercevoir de nombreuses chauves souris, pendues au plafond.

« Hiiiiiiiiii!!!!! »

Le cri de Keiryuu résonne dans toute la pièce et une chauve souris bat des ailes mais s’arrête au bout de quelques secondes. Je fais signe à la jeune fille de se taire et elle m’obéit. Je n’aime pas commander mais elle a l’air d’apprécier encore moins que moi de s’imposer aux autres et le fait que je lui donne des ordres ne lui déplait pas autant je l’aurais cru.

«Pourrait-on tout de même se dépêcher de finir cette énigme? demanda-t-elle. J’ai horreur des chauves souris…»

J’acquiesce alors d’un signe de tête et me concentre sur les vers… Merde, ce n’est pas facile!!! Elle tétanisée n’ose pas bouger et j’ai l’impression qu’elle ne cherche même pas la réponse… Euh, et bien… Le feu, bien sur, s’il y a des torches, c’est pour quelque chose, non?

Je m’approche alors du mur, prend une des torches et la place de façon à ce que le feu touche le haut de la stèle, à l’endroit où celle ci est cassée…

Manque de bol, ce n’est pas la bonne réponse et malgré ma tentative de m’enfuir, le sol s’effondre sous nos pieds. Nous tombons de plusieurs mètres de haut mais, à mon grand étonnement, je ne me fais pas mal… Je regarde Keiryuu qui est non loin de moi et elle non plus ne semble pas atteinte. Puis, j’essaie de bouger, le sol est recouvert d’un truc collant et visqueux qui entrave mes mouvements. Du fromage !!! Je lève les yeux et aperçois une grande marmite qui se situe au centre de la pièce. Le fromage fondu semble s’en déverser sans interruption. Je goûte alors le met mais celui ci est horriblement salé. Bon, pour le manger, ce n’est même pas la peine. De son côté, Keiryuu, elle est bien décidée à sortir de là. Elle grommelle, ses habits sont tout pleins de fromage et elle a horreur de ça. Vous devriez voir une femme quand il s’agit de son apparence. Comme si ses forces s’étaient décuplées, la Genin se lève, peste, rage, elle veut en découdre… Elle essaie de retirer un maximum de fondue de ses vêtements mais étant donné qu’il colle elle à bien du mal. Une femme enragée décuple ses forces mais tout de même…

Je disais donc, je suis dans une salle emplie de fromage fondu qui ne cesse d’augmenter par je ne sais quel mystère, avec moi se trouve une jeune femme en furie parce que j’ai donné la mauvaise réponse et que ça à conduit à la souillure de ses précieux atours. Bref, ou je trouve la solution pour sortir d’ici en vitesse ou je meurs, soit tué par un flot de fromage, soit par une femme, je me demande ce qui serait le pire…

CASSOS!!!!!!!!

J’essaie de sortir le plus vite possible de ce merdier mais dans la précipitation je m’embourbe encore plus dans le fromage… Je suis sur le point d’abandonner, enfoui sous quelques kilos de fromage quand une main me sort de là… Quelle force, j’espère qu’elle n’est que passagère… Elle me met alors deux poing dans la figure avant de redevenir comme avant, calme et inoffensive. Comme si elle ne s’était pas rendu compte de la chose.

Je lui fais alors signe de nager vers la corde qui d’après moi est la sortie. Le fromage fondu ressemblant plus à de la pâte presque liquide qu’à du liquide tout seul, nous nageons avec difficulté, moi encore plus qu’elle car je ne sais pas nager…

Quand nous arrivons à la corde, je me hisse en premier dessus et elle me suit. Nous sommes plein de fromage, nous collons de partout mais nous pouvons continuer, c’est déjà ça. La folie passagère qui animait Keiryuu étant passée, je n’ai plus rien à craindre, enfin, si je ne recommence pas.

C’est donc sur une salle sombre aux allures modestes que nous débouchons. L’éclairage y est très faible et je me dis une fois de plus que je n’aurais jamais du participer à cet examen. D’abord, je n’y vois rien mais en plus je suis déprimé et je n’ai pas envie de chercher cette énigme. Pendant que la jeune fille s’avance pour aller déchiffrer les instructions inscrites sur le tableau à droite de la porte, je cherche désespérément un passe temps. Trouvé!
Je me mets contre un des murs de la pièce et avance en comptant mes pas à haute voix.

« Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six, Sept… »

Exactement sept pas d’un mur à l’autre… Trop intéressant.

« Otarin, comment as tu trouvé?
-Trouvé quoi?
-Bah, l’énigme…
-Mais je n’ai pas trouvé, je n’ai pas cherché…
-Mais si tu as trouvé, tu as compté jusqu’à sept et sept était ce qu’il fallait trouver… Enfin, l’initiale de sept, c’est à dire S.
-C’est juste une coïncidence… »

Effectivement, juste une coïncidence, le hasard. Certains diraient que Dame Chance était intervenue… Pendant que Keiryuu écrit la réponse sur le petit bout de papier prévu à cet effet, je me félicite intérieurement, quel coup de bol!

C’est la plus rapide que l’on ait faite, je suis fier, même s’il n’y a aucune raison à cela. C’est donc avec hâte que nous allons vers la pièce suivante. Cette fois ci, enfin, je me suis habitué au sol. Je ne suis pas tombé une seule fois, c’est vraiment que la chance est avec moi en ce moment…

La salle suivante est extrêmement lumineuse, ses murs sont tapis de cristaux produisant une lumière vert pâle aveuglante. Je mets un temps à m’habituer à l’intensité que rejettent les murs et le plafond. Quand enfin, mes yeux ne sont plus atteints par les cristaux, j’aperçois alors une statue juste en face de nous qui clame avec force un discours que je m’efforce d’écouter.

« Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte mène au bonheur, mais l'autre conduit au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfier. L'une dit toujours la vérité, mais l'autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir laquelle est devant vous. Vous ne pourrez poser qu'une seule question, à une seule d'entre elles. »

Nous réfléchissons chacun de notre côté, Keiryuu et moi, que faudrait-il demander? C’est ça le problème… Pendant bien une dizaine de minutes nous creusons notre cerveau, si petit soit il, sans pour autant trouver de réponse. Puis, un instant après Keiryuu m’annonce qu’elle a sûrement la bonne question. Je m’avance vers la statue de droite et répète les mots que vient de me dire la jeune fille:

« Est ce que si je demandes à l’autre s’il est devant la porte du bonheur il me répondra non? »

La chance n’est plus de mon côté, une fois de plus, le sol s’écroule. Cette fois ci, le sol est dur, c’est en fait un lac gelé. Je cherche des yeux la corde de remontée et l’aperçois alors un peu plus loin. Ce passage serait facile si le lac n’était pas en pente, bizarre pour un lac me direz vous mais bon. Le pire était que la corde était au sommet de la pente. J’essaie de monter, mais au bout de quelques mètres, je glisse et retombe en bas. Bon, essayons une autre méthode. Je sors deux Kunaïs de ma poche et commences à grimper en plantant l’un après l’autre dans la glace qui doit avoir un bon mètre d’épaisseur. Au bout d’un moment, je me retourne et vois Keiryuu toujours en bas.

«Et bien, suis moi en faisant la même chose.
-Je n’ai pas de kunaïs…
-Bon, dès que j’attrape la corde, je les fais glisser, ok?
-Oui…»

Bon, c’est déjà ça de gagné, déjà deux énigmes sur quatre loupées, et ben dis donc… Arrivé à la corde, comme prévu, je lui renvoie les deux kunaïs. Elle les attrape mais n’arrive pas à les planter dans la glace.

«Essaie de les enfoncer là ou je les ai déjà plantés!
-D’a…d’accord!»

Au bout d’un petit quart d’heure, Keiryuu arrive en haut. Je lui tends la main, elle l’attrape et je la hisse sur mon dos. Elle me rend les deux kunaïs et nous pouvons repartir.

Arrivé en haut, je la pose à terre et la regarde en souriant.

«Ça y est on est à la moitié! On est trop forts!»
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Keiryuu le 1/5/2010, 11:47

La moitié, hein... Génial. Mais en fait non. Pourquoi ? Et ben... Parce qu'y reste encore une autre moitié, tiens. Et jusqu'ici, on a foiré la moitié des énigmes. Deux sur quatre, sans compter qu'on en a réussit une autre totalement au pif. Donc en fait on a réussit qu'une seule énigme. Wouaw, ça promet. Bon, il pousse la porte et s'introduit dans la prochaine salle. Ha tiens il est pas tombé cette fois. Ha bah si en fait, ça y est, il ramasse ses dents à la petite cuillière. C'quand même pas compliqué d'ajouter un peu de chakra dans tes mains et tes pieds pour accrocher au parois. Mais bon, il fait comme il veut, je veux pas le déranger. C'est pas qu'on m'a dit que les chikarattes étaient impulsifs et violents, voire rustres et dangereux (bon l'opinion publique et la rumeur m'ont peut-être un peu aidée, mais c'pas de ma faute ils ont qu'à se tenir), mais bon...

-Bordel mais j'y comprends rien !!! hurle-t'il en mettant ses mains sur son visage.
-C'est quoi la question ?
-Des maths...
-T'y arrives pas ? Ha ouais tu m'étonnes...
-Nan... J'aime pas jouer avec les chiffres, moi.
-Bon bah laisse-moi essayer alors.

Bon, alors... Des opérations qui n'ont aucun sens. On va réfléchir à pourquoi elles ont justement aucun sens. A moins que pour toi, 5 et 3 fasse 96, je t'assure que ces tarés d'examinateur ont écrit nimporte quoi, fais-moi confiance. Bon, on ajoute peut-être le même chifre à chaque fois... Nan, si je mets 5 en plus là, à côté il me manque 55. Tiens, 5 et 55. Ha bah non, fallait pas rajouter 555 au prochain, dommage. Ha je sais ! Et si je... Nan, nan c'est pas ça. Ha, et si ! Nan... Raaah mais y font chier ! En quoi leurs foutus calculs à la con nous aideraient à gagner une guerre, c'est nimporte nawak !

-Bon, j'abandonne, on passe la suite.
-... La grille est fermée, ou bien c'est juste une illusion ?
-Une illusion ! Mais c'est bien sûr !
-Hein que quoi ?!

Je ramasse un petit caillou, et le lance sur la grille, pleine d'entrain. Celui-ci rebondit pitoyablement sur la herse en métal. Et Otarin me regarde avec des yeux ronds comme des billes.

-Tu... essayes d'enfoncer la porte là ?
-Nan, j'espèrais que les portes soient des illusions, et qu'en fait on aurait pu avancer dès le début.

Il me regarde fixement, avec les mêmes yeux, mais cette fois en clignant à une fréquence plutôt élevée.

-T'as vraiment de l'espoir toi.
-Hey, on sait jamais, c'était une possibilité possible, et au moins j'ai essayé. J'avais rien à perdre.
-Du temps et ton énergie. Et un caillou aussi, que t'as gaspillé.

Oui, bon, j'ai du mal, et alors ? Je t'emmerde, connard de lecteur qui ne m'est d'aucune aide, tu ferais pareil à ma place. Rends-toi utile, réfléchis à l'énigme pour moi. Non ? ...

-Bon bah vas-y, fais-le toi puique t'es si intelligent.

Je croise les bras et le regarde avec air à moitié vicieux, à moitié "montre-moi que les chikarattes ne sont pas que des brutes sans cervelles". Haha, tu n'y arriveras jam

-Mais c'est facile.
-... ... Heu ?
-Regarde, le résultat final c'est bien l'addition multiplié par le chiffre du devant. Donc, comme 9+7=16, alors la réponse c'est 16x9, donc 144.
-...

Il bouge des boules de bois sur un espèce de machin... Peu importe ce que c'est. Et sourtant, plus important, la porte s'ouvre.

Putain, je hais ma vie.


-Bon, tu viens ?
-Taggle, laisse-moi mourir.
-Nan, je vais avoir besoin de toi pour réussir la suite. Allez, viens, on y arrivera que si on s'entraide. S'il te plaît...

Bon... Je saisis la main qu'il me tend, et me relève, puis nous franchissons la sortie. Un pas de plus vers le salut.

Alors... combien de fois chaque chiffre ?


-Bah, c'est trop simple. Une fois chacun.
-Tu te fous de moi là ?
-Ha ouais, mais du coup j'ai 5 fois le 1. Bon bah je mets cinq alors pour le premier et un pour les autres. Ha non j'en ai que 4 du coup. Bon bah voilà c'est bon. 4 ; 1 ; 1 ; 1.
-T'as deux quatres, espèce de gourde.
-... Bon bah si on fait que remplacer on va bien trouver. Donc, si je mets deux devant le quatre, alors je remets un deux devant le deux, mais en fait surprise y'en a 3. Sauf que si je mets trois deux, alors y'a plus trois deux, et y'a deux trois.
-Tu t'en sors ?
-Bordel, mais c'est pas possible...

A ce moment précis, mon visage prend subitement la forme du smiley si familier représentant une flèche, un tiret, puis une autre flèche dans le sens inverse. Très représentatif de mon état d'esprit.

Quelques heures s'écoulent, paisiblement, Otarin dort. Quelle idée d'insister pour résoudre l'énigme suivante au moment où on est rentrés dans la salle, non mais j'vous jure j'aurais jamais dû faire ça. Tiens, des gens qui rentrent dans la salle, nous regardent, se placent devant le tableau et griffonnent quelques trucs. Hey mais enlève ta main, enfoiré ! La porte s'ouvre. Ha nan c'est pas vrai, ils vont pas nous laisser planté là.


-OTARIN !!! BOUGE TES FESSES OU TU RESTERAS LA TOUT SEUL !!!

Je cours, aussi vite que possible... Oui, la porte est toujours ouverte, on va passer cette foutue énigme les doigts dans le nez, mouahaha trop facile !

CLANG !

La lourde dalle de pierre se referme juste sur mon nez. A cinq centimètres ou quelques millisecondes près, je serais restée dessous. Et en plusieurs morceaux s'il vous plaît. Bon, toujours est-il, que, emportée par ma course folle, je m'y suis heurtée à pleine vitesse. Oui, j'ai foncé dans un mur si on veut. Et ça fait mal...

-Heu... Ca va ?
-J'ai l'air ? que je lui demande, les yeux larmoyants.
-Ben... Ca a pas trop l'air...
-Pourquoi ça marche jamais comme on veut ?
-Et bien, sans doute parce que t'as essayé de tricher.
-Je sais...

Deux "T" et un tiret au milieu. Oui, je tire une sale tronche...

Bon, finalement à force d'un minimum de patience on y arrive. Comment ça, déjà ? On allait pas rester ici toute notre vie non plus, imbécile. Allez, salle suivante. Hey, mais ! HAAAAAAAA !!! MES YEUX !!! C'EST QUOI TOUT CE BLANC ?! Nan j'déconne, rassurez-vous y'a rien de dangereux.


-Hooooo...
-Hum, quoi ?

Le chikaratte pointe désormais le plafond du doigt.

-Oui, quoi ? C'est une... lampe ?
-Luuuuuuuuuuuuuuuuuuumièèèèèèèèèèèèèèèèèèèère...
-Heu ? Tu te sens bien ?

Bon, c'est vrai qu'on a quasiment pas vu de lumière depuis une plombe, à part leurs torches qui ne crachent qu'une vulgaire flammiche incandescente, à peine suffisante pour s'éclairer. Et là je peux vous dire qu'à force de rester dans le noir, on s'habitue, et là ça flashe presque. Bon, faut tout de même avouer qu'ils se sont pas fait chier sur la consommation électrique. Du 0,12 Watt tout au plus. Ces enfoirés font vraiment tout pour ne pas paraître agréables. Et ils y arrivent en plus, haha.

-Bon, cette énigme c'est toit qui t'en occupes. Moi j'ai déjà donné.
-Pas de problème, je comprends tout à fait. Bon, alors... Pas deux chiffres qui se suivent doivent se toucher... Bon, bah 1 et 8 au milieu, hop. 7 et 2 à l'opposé, facile. Hé bah, les 4 derniers se mettent donc là, là et là.
-T'as... t'as trouvé ?
-Nan.
-Nan ?
-Nan, c'pas possible, c'est trop facile. Y'a un piège.
-ATTENTIOOOOOOOON !!!
-HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!
-Mais non j'plaisante.
-... T'as des problèmes psychologiques ?
-Nan nan, t'avais jsute l'air terrorisé, c'était trop tentant.

Large sourire hypocrite. Gniark, il est marrant lui je l'aime bien.

Bon, donc finalement non, hein, y'avait pas de pièges, c'est à croire qu'il se foutent de nous, on passe d'abord plusieurs heures sur une question, la suivante est torchée en 10 secondes. En revanche, tu peux crever, je ne préciserais pas que les énigmes ayant posé problèmes, c'est moi qui était sensée m'en occuper, et celles résolues facilement c'était Otarin. Jamais. ... Allez, la suite. Hey mais attends ! Oooooooouuuuuuuuuuiiiiiiiiiiiii... Plus qu'une salle !!!


-Bon, alors qu'est-ce qui nous attend i
-Fais gaffe !!!

Tiens, il n'y a pas de sol. Tiens, je tombe. Tiens, je ne tombe plus. Je flotte en l'air.

-Pfiouu... Quel coup de bol, t'es plutôt légère.

Haaaaaaa... J'ai compris, il m'a retenu. Nan, c'tait pas évident, non. Bon, allez, remercie-le.

-Héhé, merci...

Là je me sens honteuse, mais alors vraiment. J'avais effectivement même pas remarqué que y'avait que quelques poutres pour marcher. Bon, j'ai une excuse, hein, c'est sombre. Et puis je m'y attendais pas après tout. Quelle idée de faire des salles toutes pareilles, puis de changer juste à la fin. Sont complètement secoués ces examinateurs. Et puis ça n'a strictement aucun intérêt, à part risquer de me faire tomber moi. Bon, je veux pas être méchante, mais qu'est-ce qu'il attend l'autre gland pour me remonter ? Ha , merci...

-Faudrait que tu fasses un petit peu attention...
-Dis que je suis gourde tant que t'y es.
-Non non, je n'oserais pas.
-Et bah t'aurais dû, je le mérite.
-Ha. Désolé.

Tiens, je rigole. Haha, je suis trop conne. Et j'en rigole en plus. Haha, je suis vraiment trop conne.

-Bon, t'es prête ? Il faut arriver jusqu'au bout, et sans tomber, parce que sinon on finit empalés juste en-dessous.

Je me penche par dessus une poutre. Hmmm, des gros pieux rocheux. C'est sympa.

-Bon bah faut y aller. T'es prêt ?
-Tu veux passer devant ?
-Galanterie ou trouillardise ?
-Bon bon, je passe devant.
-Héhé.

Il s'engage sur la première poutre venue, mais trop tard. Un ange passe au-dessus de lui, se réceptionne avec grâce, puis enchaîne de somptueux mouvements, extrêmement risqués mais tellement bien éxécutés, et se retrouve finalement de l'autre côté, sans aucun soucis, sous les yeux héberlués d'Otarin.

-Heu. Wow ?
-C'est tout ?
-Et bien, tu es sacrément agile. Je m'y attendais pas.

Accroupie sur le bord d'une poutre, je lui tire la langue pour seule réponse.

-Et si tu te dépêchais, on a une ultime énigme à résoudre.
-J'arrive, j'arrive, un peu de patience. Whoua !!!

Non, ne tombe pas s'il te plaît, car moi je ne saurais pas te sauver... Ha, tu es bien aimable, merci. C'était juste... Bon, il arrive enfin à ma hauteur.

-Alors... Hein, on faut compter des lignes ? C'est une blague...
-Je n'ose te répondre, mon cher.
-Bon, alors... Who, c'est quoi ça ? Hey mais il bouge ce dessin !!! C'est un piège !
-Non, non, s'il te plaît, range ce sabre, c'est pas le moment de t'exciter sur un bout de papier. Non, ne le détruis pas non plus, on va en avoir besoin pour sortir.
-... Bon, je vais d'abord compter avant de m'occuper de ça.
-Si ça peut te faire plaisir.

Quelques instants plus tard...

-90 !
-Bon ok, je te fais confiance. T'as bien tout compté ?
-Sûr, j'ai revérifié deux fois, de toute façon y'a que des lignes verticales. On peut pas s'embrouiller.
-Attends, attends, j'ai peur de comprendre là... T'as pas compté les "trucs qui bougent" ?
-Ben non, c'est pas des droites.
-Mec, tu connais les illusions d'optiques ?
-Chais as moi, je viens de Chikara, c'est toi la gensouarde.
-Et bah... C'est un miracle qu'on ait réussit à s'en sortir jusqu'ici... Bon, donc ça fait 98.
-T'es sûre ?
-Raaah, mais oui !

Allez hop, je griffonne le nombre sur... Ha non, c'est des cadrans. Bon, alors ça doit bien pouvoir bouger... Et voilà ! Youhou !!! Mais en fait non. C'était pas ça. Aaaargh... Les poutres, ces saloperies de morceaux de bois qui sont notre seul support, ont décidé de se faire la malle. Bon, j'aurais bien aimé faire comme dans les dessisn animés, mais là c'est pas possible, donc on tombe tout droit vers le sol. Et on atterrit dans un espèce de bol aux parois glissantes. Bon, faut déjà s'extirper de là... Bon ça ça va. Et... Ho non, mais c'est pas vrai, ils le font exprès !

Bon, je vosu décris vite fait ce que je vois. Vous voyez une vieille horloge à balancier ? Et bien vous remplaçez le balancier par une lame gigantesque, et vous la faites se balancer de droite à gauche dans un couloir étroit. Non, c'est pas sadique, n'allez surtout pas croire ça.


-T'es rapide ?
-Bof, pas tant que ça, me répond-il.

C'est quand même vrai que ces foutus tranchoirs sont assez rapides... Et j'ai pas envie de finir en steak haché.

-T'aurais pas un truc pour bloquer ça ?
-Nan... Attends, y'a des rochers, par là. On va en déplacer un.

Et on s'y attèle. Au bout de dix minutes, on a enfin réussit à le faire avancer de cinq mètres, et de le positionner à la hauteur de la lame qui se balance.

-Allez, on pousse une dernière fois ! YAAAAAAH !!!

Il bascule finalement, et se met en travers du chemin du pendule mortel au moment où celui-ci revient à la charge. Et bam. Le rocher nous explose à la figure, pulvérisé par la puissance du choc.

-Heeeuuuu... On est mal, là. En choeur.
-Bon, bah y'a plus qu'à tracer.
-Ouaip. On a plus trop le choix...

Allez, concentre-toi. Attends qu'elle passe. Un aller-retour. Un autre. Encore un autre. Là, maintenant, dès qu'elle passe. GO !
Ca passe. Allez, suis-le mouvement de la suivante, et enchaîne. Passée ! Encore une ! Et une dernière !


TCHAC.

Une main invisible me tire en arrière avec une puissance phénoménale. Je décolle littéralement du sol, et suis ramenée impitoyablement vers la lame mortelle. Je chute lourdement, sur le dos, en plein milieu de son passage. J'ai à peine le temps de remarquer un morceau de tissu bleu coincé à l'endroit où la lame disparaît dans la paroi de roche. Je n'arrive pas à réaliser que c'est mon écharpe qui va me coûter la vie. C'est triste... Mieux vaut fermer les yeux...

-BOUGE !!!

...

BAM !

Ca y est, je ressens un choc, qui me coupe la respiration. Otarin vient de me heurter de plein fouet. Je n'ose pas ouvrir les yeux, me raccrochant à la première chose qui se trouve à ma portée. Je crois que c'est lui d'ailleurs, que je serre comme ça. Je tremble, je pleure. Je serre de toutes mes forces celui qui m'a sauvé la vie. J'aurais pu mourir à cause d'une écharpe... ca fout les boules...
Je reste ainsi comme ça, sans bouger, durant plusieurs minutes.


-Ca va aller, c'est fini... me rassure-t'il.

Je relâche finalement mon étreinte, à peine remise de mes émotions. Je suis encore sous le choc... Enfin bon, des espèces de soucoupes pas volantes mais tranchantes nous séparent encore de la sortie. On pourrait croire que la peur me prend maintenant au ventre si fort que je ne peux plus bouger, mais non. Je refuse qu'Otarin m'ait sauvé la vie pour rien. C'est plus décidée que jamais que je les évite, les méprisant presque, pour enfin remonter le long d'un cordage tressé, dans un état lamentable. Au bout de l'ultime tunnel, un véritable puits de lumière nous aveugle...

Haaa... L'air frais. Enfin... Bon, ensuite on se fait interroger par un grous lourdeau avec un masque ridicule, qui nous demande si on a vu un monstre dans la grotte. Non, pas de chance. Enfin si peut-être, quand même. Devait pas être très... amical, ce gugusse.


-Merci pour tout Otarin. On se reverra peut-être.
-Bon, et bien... Salut.

Je dis au revoir à celui à qui je dois tant. Puis mon esprit se tourne vers le futur proche. Deux épreuves sur trois... Oui... J'y suis presque !




Je confirme et plaide coupable. J'ai fait une erreur en lisant les réponses.

Je suis un incompétent, qui ne mérite que la flagellation.


Sans rancune Seol ? C'est de bonne guerre non ? Razz


Dernière édition par Keiryuu le 1/5/2010, 23:14, édité 1 fois
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Tokri le 1/5/2010, 16:09

Une engueulade entre examinateurs?... Etrange, les relations entre les villages sont-elles tendues au point qu'elles en viennent à déteindre sur le déroulement de l'examen?...

Etait-ce si important après tout? Tokri avait finalement été accepté pour la deuxième épreuve, c'est tout ce qu'il comptait. Qui était sa partenaire, cette Izaya Kiddo? Les unes après les autres, les équipes pénétrèrent dans la mine... laissant le jeune Utak seul avec une jeune fille de Gensou. Pas très grande, cheveux noirs coupés courts, visage fin doté d'un regard d'un gris pénétrant. Elle portait des vêtements sombre, tout comme le chikaratte. Tokri se planta devant elle et la jaugea du regard.

(Tokri) C'est toi Izaya?

(Izaya) Oui, je suppose que tu es Tokri.

(Tokri) Ouais. (pousse un soupir) J'aurai préféré une épreuve en solo, mais on fera avec.

(Izaya) Te plains pas, un peu plus et tu étais recalé...

(Tokri, se tournant vers l'entrée de la grotte) Evitons ce sujet et tout ira bien entre nous, c'est clair?

(Izaya) C'est cela oui... (se dirige vers l'entrée) Ne perdons pas davantage de temps, toutes les équipes sont déjà entrées.

Tokri lui emboita le pas, assez inquiet. Quels genres d'énigme ce Jackie avait bien pu leur concocter?

J'ai jamais aimé les exercices de logique... je la sens mal cette épreuve.

(???) Tokri!

L'Utak se retourna et vit que Hayamaru lui adressait un grand signe de la main.

(Hayamaru) Tu as intérêt de gérer !

Tokri se contenta de lui adresser un bref signe de la main.

Je ne peux pas échouer... Pas après le risque qu'il vient de prendre.

La dispute entre Haya et Kezashi avait bien failli s'envenimer... Mais pourquoi diable l'examinateur de Gensou avait-il voulu le recaler? Pour avoir tuer ces misérables bandits?... ou uniquement dans le but d'avantager les genins de son village.

Arrête de te prendre la tête avec ces conneries, concentre toi sur ton épreuve!

Un tunnel sombre s'offrait à eux. Les deux genins marchèrent en silence, chacun appréhendait ce que leur réserverait la première salle.

(Izaya) L'examinateur de Chikara... tu le connais?

(Tokri) Ouais, c'est mon chef d'équipe.

(Izaya) Ok...

Elle ne va pas gueuler au favoritisme quand même?... Pas après ce que l'examinateur de son village a failli faire …

(Izaya) Je crois que nous arrivons à la première salle..

Ils finirent en effet par déboucher sur une salle immense. Le plafond se situait à un environ de cinq mètres au dessus de leur tête. De fins rais de lumière, d'une pâle lueur bleutée, éclairaient la salle.

(Izaya) Un autel?

Izaya et Tokri s'en approchèrent, ce dernier marcha au passage sur un parquet qui produisit un horrible grincement.

(Tokri) C'est quoi cette merde?...

Sur cet autel était posé une balance à deux plateaux, ainsi qu'une boite contenant neufs boules. Izaya se pencha vers la balance.

(Izaya) Il y a une inscription... '' Deux pesées possible''.

(Tokri, montrant une porte bloqué par une herse) C'est certainement notre sortie.

L'Utak s'en approcha et tâta la herse.

Trop solide pour être brisé par mon gyo... et le ninjutsu ne nous apportera que le plafond dans nos gueules...

Un support dépassait, juste à côté de la porte. Il semblait relier à un complexe mécanisme d'ouverture. Tokri se pencha et vit une autre inscription.

(Tokri) Quelque chose d'autre est gravé... '' Placez ici le boule la plus lourde ''.

Izaya soupesa les neufs boules les unes après les autres.

(Izaya) Elles semblent toutes identiques...

(Tokri) Il y en a forcément une plus lourde que les autres... Bordel, je sens que cette épreuve va me faire péter un câble !

(Izaya) C'est pas en râlant que nous allons avancer... Réfléchissons calmement, la solution doit être toute simple j'en suis sûr.

(Tokri) On a qu'à tester les boules les unes après les autres... On finira par tomber sur la plus lourde.

(Izaya) Moyen comme idée... A mon avis, un piège se déclenchera à la première erreur.

(Tokri) C'est pas faux... Bon sang, je ne vois pas comment nous pouvons nous y prendre!

(Izaya, le regard concentré sur la balance) Laisse moi réfléchir...

Fais donc...

Izaya compta les boules une par une, puis effectua deux pesées. Elle brandit avec enthousiasme une des boules sous le nez de Tokri.

(Izaya) Voici notre sésame !

(Tokri) Euh... pour moi, elle est semblable aux huit autres.

(Izaya, confiante) Vérifions cela...

Izaya plaça son "sésame" dans le support, ce qui déclencha l'ouverture de la porte.

(Tokri) Eh bien... bravo.

(Izaya) C'est dans l'ordre des choses. Mais continuons, il nous reste encore sept salles.

Les deux genins s'engouffrèrent dans le tunnel poussiéreux de la mine... jusqu'à arriver à un embranchement. Tokri consulta le plan qui leur avait été confié, et déclara que le chemin vers la prochaine salle était à droite. Leur marche fut silencieuse, jusqu'à leur arrivée à la deuxième salle. Le jeune homme fut surpris par le grand nombre de torches présente, une bonne trentaine à vue de nez, offrant un bon éclairage à cette assez grande pièce ronde. Au centre tronaît une stèle de marbre grise. Face à eux, de l'autre côté de la salle, se dressait la porte de sortie.

(Izaya, montrant le plafond) Regarde là haut...

Tokri leva la tête... et vit de minuscules points reflétaient par les flammes des torches, impossible à distinguer clairement. Les genins s'approchèrent de la stèle. Sur deux faces opposés étaient deux fois quatre verres:

(Izaya) Au cœur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.

Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.

A peine eût-elle fini de lire les vers que les torches s'enflammèrent de plus belle. Ce nouveau rayonnement leur fit découvrir... que les bêtes qu'ils avaient repéré étaient des chauve-souris.

(Izaya) Bon sang...

(Tokri) Tu pense qu'elles vont nous attaquer si on se foire?...

(Izaya) Peut-être... en tout cas, je sèche totalement sur ce coup.

(Tokri, déjà partis dans ses pensées) Laisse moi réfléchir... je pense que nous devons trouver un mot qui colle avec les deux strophes.

Un grand nombre de torche... et comme par hasard, elles s'enflamment après que Izaya ai lu les vers. Lueur d'espoir qui vous guide et vous éclaire... Dans ces tunnels, seuls les torches remplissent cette fonction... Jamais ne faiblit: elles se sont embrasés... oui, c'est sûrement cela !

(Tokri, sans prendre la peine de consulter Izaya) Torche !

Long silence... jusqu'à ce que le sol ne se dérobe sous leur pied. Après une courte chute, les genins atterrirent... dans du fromage fondu?

Makaya?... Bordel, non! Pas lui!

Tokri chercha Izaya... et ne vit que sa main dépassant du fromage. L'Utak l'extirpa tant bien que mal et l'a mit sur son dos.

(Tokri) Tu ne sais pas nager?

(Izaya) Je... euh, non.

(Tokri) OK...

Tokri aperçut leur salut: une corde... qui lui semblait bien lointaine.

(Tokri) Accroche toi bien, je vais nager jusqu'à la sortie.

Bordel, c'est que ça colle cette merde !

(Izaya) Merde... tu as vu d'où vient tout ce fromage?

Tokri tourna la tête... et constata qu'une énorme marmite trônait au centre de la pièce souterraine. Apparemment, elle déversait un flot continue de fromage fondue.

Cette endroit... est ce l'Enfer? En tout cas, aucun signe de Makaya... Putain, ce Jackie a t-il demandé à cette enflure de Korove de préparer cette salle?...

Surmontant son dégoût chronique du fromage, l'Utak commença à nager vers la sortie. Heureusement pour lui, Izaya n'était pas très lourde. A peine eût-il fait quelques mètres qu'il but la tasse. Tokri s'extirpa du liquide collant et cracha la chose immonde qu'il avait dans la bouche.

J'en étais dégoûté... Me voilà traumatisé à vie de cette moisissure. Comment peut-on en manger, c'est horriblement salé!... C'est décidé, je ne veux plus jamais voir de fromage de ma vie. Le premier qui en sort devant moi, je l'étripe!

(Izaya, inquiète) Ca va?...

(Tokri, réprimant un haut le coeur) Euh... oui, pourquoi cette question?

(Izaya) J'ai cru un court instant que tu allais t'évanouir...

(Tokri) Non, t'en fais pas.

Je l'ai cru également...

Au bout d'un long et terrible périple, à se frayer un chemin à travers cette masse informe et démoniaque, le jeune homme finit par atteindre la corde de sortie. Izaya fut la première à remonter. Une fois à la surface (façon de parler, ils étaient bien évidemment toujours dans la mine...), Izaya laissa éclater sa colère.

(Izaya) Sombre crétin de Chikaratte! Tu n'aurai pas pu la fermer oui?

(Tokri, abasourdi) Quoi?... Je te rappelle que je t'ai sauvé là dessous! Ta mémoire est elle si faible?...

(Izaya) Tu n'aurai pas eût besoin de le faire si tu m'avais laisser réfléchir! Putain... je déteste tout ce qui est laitier...

(Tokri, essayant en vain d'ignorer l'odeur infect qui s'était imprégné dans ses vêtements) A qui le dis tu...

(Izaya) T'as l'air d'être un mec d'action... Donc on va se répartir les tâches, ça vaut mieux. JE résous les énigmes et TOI, tu nous tire d'affaire si je me plante.

(Tokri) Ca me va...

(Izaya) De toute façon, t'as pas le choix... Bon, reprenons notre route. Bordel, ce que nous puons!

Du calme Tokri... Tu ne dois pas la tuer, tu as besoin d'elle...

Suite à ce triste épisode, l'Utak se donna le droit d'enchaîner trois clopes... ou plutôt quatre, si l'on prend en compte celle qu'il venait d'allumer lorsqu'ils pénétrèrent dans la troisième salle. Cette dernière semblait à première vue bien plus petite que les précédentes. L'éclairage étant faible, la pièce était certainement bien plus étendu qu'on ne pouvait le penser. Les genins s'engouffrèrent à l'intérieur, marchant à tâton en direction d'une torche marquant la prochaine porte. Le sol était meuble, comme couvert de sable. Un tableau vertical était accroché à côté de cette porte, avec un plume et un encrier, sur lequel il était écrit: U-D-T-Q-C-S-...

(Tokri) Mais... c'est simple!

(Izaya) Ah?... Tu as compris ce qu'il faut faire? Toi?

(Tokri, vexé d'être ainsi pris pour un abruti par la gensouarde) Bien sûr... il suffit d'écrire la lettre complétant la série. Même moi, je connais le réponse.

(Izaya, sceptique) Mouais... je préfère ne pas prendre de risque.

Tokri opta pour ne rien répondre à cette remarque. Après tout, c'était de sa faute s'ils empestaient le fromage fondue actuellement... La jeune fille inscrivit la lettre manquante, ce qui provoqua l'ouverture de la porte. Poursuivant leur périple, aucun des deux n'ouvrit la bouche jusqu'à ce qu'ils pénétrèrent au sein de la quatrième salle. La pièce était emplie d'une lumière bien plus forte que celle des précédentes salles. Cela s'expliquait par le fait que le plafond et les murs étaient recouverts d'étranges cristaux, produisant une lumière vert pâle qui procurait à l'ensemble un aspect mystique. Cette fois, il n'y avait pas qu'une seule porte mais deux. Une gargouille semblait attendre au dessus de chacune d'elle. La porte d'entrée se referma derrière eux. Une voix résonna alors, provoquant un sursaut chez les deux genins :

Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte mène au bonheur, mais l'autre conduit au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfier. L'une dit toujours la vérité, mais l'autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir laquelle est devant vous. Vous ne pourrez poser qu'une seule question, à une seule d'entre elles.

(Izaya, effrayé) D'où cela venait-il?

(Tokri, montrant une statue près de la porte d'entrée) C'était lui...

Les genins s'approchèrent des deux gargouilles.

(Tokri) Une idée?

(Izaya, en pleine réflexion) Peut-être... une des gargouilles ment, l'autre dit toujours la vérité. Donc... il suffit de faire mentir deux fois la gargouille dans une même réponse. Nous devrions alors obtenir la bonne porte.

(Tokri) Euh...ouais, si tu le dis.

(Izaya, dans un soupir) Laisse moi faire...

(Tokri) Ouais... C'est toi la maline. Après tout, je ne suis crétin de Chikaratte...

(Izaya) Ferme là... laisse moi me concentrer.

Après quelques minutes de réflexion, Izaya finit par demander:

Si je t'avais demandé hier quelle porte menait au paradis, quel aurait été ta réponse?

(Gargouille) A droite.

(Izaya, s'approchant de la porte de droite) Et voilà!

A peine eût-elle prononcé ces mots que le sol se déroba sous leurs pieds. Après une courte chute, les genins finirent par glisser sur le dos un bref instant. Ils avaient tous deux atterrit sur un lac gelé, légèrement en pente... et la corde se trouvait au sommet.

(Tokri) Eh bien... félicitation très chère! Votre génie nous a bien aidé...

(Izaya, gêné tout en étant piqué au vif) La ferme!... j'ai dût mal formuler ma question.

(Tokri) Pas grave, nous n'avons qu'à remonter.

L'Utak commença à gravir la pente... mais ne parvint qu'à glisser quelques mètres plus bas. A sa grande surprise, la Gensouarde parvenait à marcher le long de la paroi.

(Izaya) Adhésion par le chakra... Sais tu au moins le faire, chikaratte?

A peine eût-elle prononcé sa tirade qu'elle se mit à son tour à dévaler le lac gelé. Tokri stoppa sa chute en lui saisissant le bras, puis la porta sur son dos.

(Izaya) Qu'est ce que tu fous?

(Tokri) J'ai une idée.

L'Utak sortit deux kunai, qu'il insuffla de chakra Fuuton, et se laissa tomber de tout son long sur le sol gelé. Plantant ses kunai dans la glace, l'Utak commença à gravir la pente à la seule force de ses bras.

(Izaya) ... Es tu sûr que ça va aller?

(Tokri) Pas de souci... la Taijutsu est mon domaine de prédilection.

Usant de toutes ses ressources, Tokri parvint à atteindre la corde de sortie. Une fois le tunnel rejoint, Tokri s'avachit contre l'un des murs, épuisé.

(Izaya) Ca va?

(Tokri, s'allumant une cigarette) Ouais, ne t'inquiète pas. Quelques minutes de repos et je serai de nouveau d'attaque pour la suite de l'épreuve.

(Izaya) OK... en tout cas, je te remercie.

(Tokri) Tu n'as pas à me remercier... je me suis contenté de respecter les termes de notre contrat. Résout les énigmes, je m'occupe des pièges.

Izaya opina du chef, avant de s'asseoir à côté de Tokri.

La moitié de l'épreuve est derrière nous... Que nous réserve les prochaines salles?
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Roshu le 1/5/2010, 17:04

-C'est glauque quand même. Vachement glauque. Ils ont beau nous présenter ce truc comme du démêlage d'information, ça me fait surtout penser aux nids des méchantes bestioles ultra flippantes d'Aliens. Tu sais, le vieux mythe pour enfants grossiers que racontent les... bref. Pour le moment c'est caverneux, mais si ça se trouve, ça va bientôt prendre une teinte organique à mi-chemin entre du mucus et de la chair. Si c'est le cas, on se tire d'ici en courant quoi qu'il arrive. En attendant, surveille le plafond. On est dans un tunnel, donc si je m'occupe de ce que y'a devant nous, et que tu regardes au dessus, on ne sera pas pris par surprise. Donc, surveille le plafond!
-Et si je vois quelque chose bouger, je t'assomme pour que le gros monstre se jette sur toi, et le temps qu'elle te dévore, j'aurais suffisamment d'avance pour pouvoir rejoindre la sortie. Bon plan, ça m'va.
-Attends, je crois qu'on va pas s'entendre là...

Soit ce type est qualifiable d'un mélange de dingue et de génial, soit il a un humour bien trop noir pour moi. D'accord, ça pouvait également s'appliquer à mon compte, en fait. Cinq minutes qu'on était entrés dans les entrailles sordides de ce nid à problème caverneux (espérons qu'il n'y ait que des problèmes), et chacun de nous était déjà capable de répondre du tac au tac aux idioties de l'autre sans vraiment savoir s'il était sérieux ou pas. Pis d'abord...

-AAAAAAAAAAAAAAH, UN MONSTRE!
-OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA OUSSA?
-UN SCORPION COUVERT DE CROCS, AVEC SES... ET MERDE HEIN, J'T'ASSOMME ET J'ME TIRE!

Une roulade, deux cris et quelques insultes plus tard, il apparut que tout ce ramdam avait eu pour origine une innocence blagounette de Taïga, qui voulait juste trouver une occasion de marteler amicalement mon crane avec ses énormes palournes. Tout aussi amicalement, je lui signifiais les divers emplacements de son corps où il pouvait aller se fourrer ce genre de blagues. Très rapidement, nous nous remîmes tous deux debout, en train de nous toiser tels deux gros hippopotames parés à s'intimider et à s'affronter pour une petite parcelle de rivage.
Bien plus grand, large et baraqué que moi, avec une origine Made In Chikaz' qui n'annonçait rien de bon pour moi? Peut être bien, mais le charmant mix' d'adrénaline et d'indignation qui m'agitait se moquait éperdument de ces considérations bassement matérielles. Sur lui comme sur moi pouvait désormais se voir un rictus sauvage, qui s'élargit en ce qui tenait plus du sourire carnassier. Puis ce fut l'explosion, et je suis persuadé que nos rires de sangliers éméchés retentirent au moins jusqu'à l'entrée des mines. Peut être que cela mettrait du baume au coeur des autres candidats?

Ouais, décidément, ce type était génial et dingue. Créer un peu de fausse tension puis laisser la place à une ambiance de franche camaraderie, et les grosses méchantes bestioles étaient bonnes à reléguer aux oubliettes. Mais quand même, faudrait que j'arrête d'imaginer tout et n'importe quoi. Gardons ça pour la première salle du tunnel, dont nous commencions à voir l'entrée. Et quelle entrée, ma foi: s'ils ont un office du tourisme, je file acheter une carte postale avec l'image de cette caverne! La petite lueur bleu fantomatique comme ça, c'est merveilleux. Si jamais je devais amener une charmante demoiselle dans un coin romantique, c'est ici que ça se ferait, et rien à foutre du trajet glacial!
Pourtant, le top du top restait encore à venir: une fois la surprise du décor passée, puis le mécanisme vaguement étudié et l'énigme lue...

-Aaaaaaah, je la connais celle là! Laisse moi faire, y'a pas d'lézard, annonçais-je.
-Non, c'est des monstres bizarres que tu dis, pas des lézards. D'ailleurs, des monstres païens ne figurant pas dans le bestiaire de la cosmologie Pinjarra. A quoi ça ressemble exactement?
-Euh... laisse tomber, c'est glauque.

Ca se présentait bon bon de chez bon bon cette histoire. Première énigme, et je n'avais même pas à me fouler tout simplement parce qu'on m'avait expliqué la solution durant un goûter d'anniversaire quand j'avais huit ans. Ce qui signifie QU'UN MOME DE HUIT ANS PEUT DEVENIR CHUNIN? Bradé de chez bradé, cette histoire va vite se finir.

-Donc regarde, exposais-je avec un grand sourire de magicien à mon éminent collègue, Roshu le magicien va tout te révéler. Tu fais trois paquets de trois, et tu pèses deux d'entre eux. Rien ne se passe? Ok, ça veut dire que tout est égal, donc on peut... juste les jeter par terre. Hop là! Et maintenant, troisème set, t'en pèse de sur les trois, et donc... NYHAHAHA, C'EST CELLE LA! NIVEAU HUIT ANS, JE VOUS DIS!, affirmais-je à mon public imaginaire.

Et c'est d'ailleurs en lui présentant ladite bibille mystiquement plus lourde que les autres dans un geste d'une élégance teintée de grandiloquence que... je la laissais s'échapper, lui permettant ainsi de rejoindre ses copines elles aussi regroupées par terre.

-D'accord, je vois. Et maintenant, c'est quoi la suite du tour?
-Euh... ça n'était pas prévu ça, tu sais?
-Hein?
-Ben ça n'était pas prévu...
-Et donc?
-En fait... PIS MERDE HEIN, J'AI TOTALEMENT FOIRE EN FAISANT LE MALIN, OK? VOILA J'L'AI DIS, T'ES CONTENT MAINTENANT?
-PUTAIN MAIS T'ES FORGE AU FER POUR ETRE AUTANT UN BOULET OU QUOI?

Autre séance de panique, suivie d'insultes. Étrangement, pas de fous rire cette fois. Puis vint le terrible moment où nous prenions conscience du choix qu'il nous fallait faire: vu que deux des billes étaient restées sur la balance, et que trois d'entre elles avaient roulé bien trop loin du tas...

-Une chance sur quatre. Vingt-cinq foutus pour cents de chance de réussir, et 75 de nous planter.
-Je suggère une méthode scientifiquement prouvée comme étant parfaitement adaptée à cette situation.
-C'est à dire?
-Plouf plouf. A moins que t'ai mieux?
-Technique Divinatoire Pinjarra numéro 7.
-Ah ouais... ok, vas-y alors.
-J'ai besoin d'étudier la position des étoiles pour ça...
-Ah ben oui... on a plus qu'à attendre qu'il fasse nuit. En attendant, on n'a qu'à commencer à creuser le plafond, pour avoir une chance de voir un minuscule pan de ciel... SI CHUIS EN FER FORGE, T'ES DE L'ACIER TREMPE TOI!
-T'AS QUELQUE CHOSE CONTRE MES ARTS DIVINATOIRES?
-BEEEEEN.... enfin, non en fait. Faut respecter les croyances des autres, d'abord. En attendant, si ça marche pas, va falloir en prendre une au pif...

Dure sélection. En fait, non: on ne pouvait rien faire, donc Taïga décida d'en prendre une au hasard et de laisser ce dernier décider. Dans le genre choix rapide, je vous dis pas. Un minimum d'hésitation? Même pas!

-Bon, on la met, et on verr... AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!

Et pour la première fois de ma vie -la suite prouverait que ça ne serait absolument pas la dernière, vous pouvez donc vous réjouir d'avance cher vicieux lecteurs- une trappe s'ouvrit sous mes pieds et je chutais, chutais, chutais dans un gouffre sans fin. Taïga fut bien évidemment du voyage, et m'accompagna en marmonnant l'équivalent Pinjarra du célèbre "Mondieumondieumondieumondieu", composé d'une myriade de noms imprononçables. Pour ma part, j'étais un cran au delà dans l'échelle trouillométrique, et adressais mes prières à ma mère.

Heureusement, les concepteurs de ce piège ne voulaient pas nos morts (pas tout de suite, du moins), et eurent la délicatesse de rapidement placer un sol dur et rugueux pour amortir notre chute. De quoi s'exploser les muscles un maximum pour avoir eu l'audace de foirer une énigme aussi simple, hein? Bande d'enfoirés...

Le Pinjarra aurait lui aussi exprimé sa très haute opinion des organisateurs si, tout comme moi, il n'avait pas eu le souffle coupé à l'atterrissage. Rien de cassé chez aucun de nous deux, heureusement: l'entrainement ninja avait bien du nous renforcer un minimum, en plus de -et surtout- nous apprendre comment chuter. Ca restait excessivement désagréable, et je risquais fort de me souvenir de cette expérience comme d'une erreur à ne pas recommencer. Ouais: toujours tirer les éléments positifs d'une connerie, aussi monumentale soit-elle, pour s'améliorer ne serait-ce qu'un minimum constituait déjà en soit une bonne chose. Mieux encore, plus la connerie est importante, plus elle va vous marquer, alors qu'au contraire on ne cherche pas à corriger les petits défauts sans conséquences.

Me restait maintenant à expliquer tout ça à Taïga, qui paressait fermement décidé à me démolir méthodiquement une fois qu'on serait sorti de là. Pas encore, vu qu'il pouvait toujours avoir besoin d'un peu de viande fraîche à délivrer si jamais un monstre féroce nous croisait.

Ok: déjà, trouver une sortie. Vu qu'on ne voyait pratiquement rien, ça allait être difficile. Heureusement, nos yeux avaient étés obligés de s'acclimater à l'obscurité ambiante, de sorte qu'il ne nous fallut que sept minutes pour découvrir l'existence d'une sorte de mini tunnel.

En vérité, non: mini n'était pas le terme exacte. Disons plutôt qu'il n'était ni bien large, ni bien haut. Au moins, il avait le mérite d'avoir un sol parfaitement plat et en légère pente. A la réflexion, tout était parfaitement coordonné pour que le gros rocher qui déboula subitement derrière nous soit une menace suffisamment crédible. Indiana Jones, ça vous dit quelque chose? Tout y est. Ne me restait plus qu'à hurler, à nouveau.

-MAIS QUELS GLANDS CES CONCEPTEURS!
-COURS!
-J'VAIS AUSSI LES INSULTER, MAIS OUAIS!
-ET MÊME PAS ORIGINAUX D'AILLEURS!
-HAHA, TU VAS RIRE, MAIS CE TRUC ME FAIT PENSER AUX BILLES JUSTE AVANT!
-UNE TRES TRES GROSSE BILLE ALORS!
-TROP MÊME!
-JE HAIS LES BILLES!
-MEME CHOSE!
-TIENS, UNE OUVERTURE DANS LE MUR!
-ON SAUTE?
-MOI D'ABORD, MAIS OUAIS!

Et zou. Après une minute de course effrénée, nous fûmes dans la cavité de survie placée sur la droite. Qui était en vérité un autre mini tunnel, donnant sur une échelle qui nous servirait à remonter. Selon la carte (du moins, le semblant de carte que l'obscurité nous laissait consulter), ça devait être le bon chemin. Trop fatigués pour nous hurler à nouveau dessus, nous nous contentâmes de progresser en silence, l'ascension ayant lieu sans difficulté particulière. Une échelle c'est sympa, et il faisait tellement noir que le vertige n'était pas à craindre. Y'avait bien un risque de rater les barres, mais on avançait suffisamment lentement pour ça. Et quand, une fois en haut, nous rejoignîmes le tracé principal, plus aucun piège n'était à craindre. Normalement, du moins. Et effectivement, rien ne nous harcela à nouveau durant le trajet pour la deuxième salle. Et la vision d'horreur, flash!

Une tour au milieu, qui brillait littéralement... toutes ces torches pour apporter un éclairage imposant dans la salle, comme si elles alimentaient ladite tour... ça me rappelle quelque chose. Et je sais quoi!

-CA Y EST, J'AI TROUVE! L'OBELISQUE DE LUMIERE DU NOD!
-Quoi?
-Euh... nan, oublie. C'est juste que t'as parlé de scorpion tout à l'heure, et... ça m'a rappelé un prototype de système défensif qu'on nous avait présenté, à l'académie, quand on a fait une visite guidée du batiment du CRIM pour essayer de nous faire savoir que les ninjas pouvaient aussi se reconvertir en chercheurs et... enfin, c'en est pas une à priori.
-Donc tu ne connais pas la solution, cette fois?
-Si on veut, c'est ça, ouais.

Et par pure mesure de prudence, je laissais Taïga passer devant. Ca me donna l'occasion de constater le grand nombre de bestioles présentes au plafond. Voyant qu'il ne lui arrivait rien et que l'Obélisque ne réagissait pas à son approche, j'arrêtais de faire semblant d'étudier la structure des lieux et le rejoins. M'approchant cérémonieusement de l'Obélisque, je pus contempler les deux mini poèmes inscris dessus. Ouais, c'était pas une obélisque.


Au cœur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.

Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.

-Ca me fait penser au dicton des Green Lantern tout ça... et ça commence pareil! "In brightest day, in blackest night"...
-Des quoi?
-Corps d'élite des gardes du village.

Pour l'occasion, pas grand chose dans cette salle. Après en avoir fait le tour, avoir réfléchit à ce que pouvaient vouloir dire les poèmes, et farfouillé un peu partout...

-Ils nous ont rien dit.
-Alors on fait quoi?
-J'en sais rien. On fouille partout, pour voir?
-On l'a déjà fait.
-Et alors?
-Aucune idée.
- Ptêtre qu'il faut s'approcher de la porte, ou quelque chose comme ça.
-Ok, on peut toujours... attends!
-Hum?
-On fait quoi si le sol s'effondre encore?
-Ca n'arrivera pas. Pas deux fois de suite le même piège, tu saisis?
-Oh, je vois. Faut plus s'attendre à ce que des cobras tombent du plafond, ou que des flèches sortent des murs?
-Exactement. Donc tu prends les murs, je regarde le plafond.
-Allez, hop!

Excellente stratégie. Qu'est ce que j'ai du avoir l'air con quand même, quand une trappe s'est à nouveau ouverte sous mes pieds, à regarder le plafond.

Et qu'est ce que je devais avoir l'air con, à tomber dans ce qui s'annonçait être... une mer de fromage. Avoir un énorme chaudron au milieu de la salle qui en déversait des flots continus. Trooop bizarre. Tellement que pour le coup, j'en oubliais de hurler, d'avoir peur, et plus généralement de penser. Le contact de la substance tiède me réinitialisa efficacement, cependant. Je n'avais pas pied, TaÏga non plus, et... bon, c'était pas mon environnement favori, mais je savais quoi faire.

N'empêche, qui aurait pu croire que le Suiren me servirait aussi tôt? Ok, dans le fromage c'était pas super top. N'empêche que j'avais toujours largement de quoi patauger pour nous deux, et j'étais persuadé que Taïga me bénirait mille fois lors de sa prière quotidienne adressée aux esprits juste avant d'aller se coucher. Cette fois, la sortie était bien en vue, et nous n'eûmes pas trop de mal, en combinant nos efforts, à atteindre le cordage qui nous permettrait de nous tirer de là. Sans se fatiguer, haha. Enfin, pas trop. Par contre, l'ascension fut cette fois laaaaargement plus ardue. Déjà que le cordage, c'est pas mon truc préféré, mais avec le poids de nos fringues imbibés de frometon, et la nouvelle texture bien glissante de nos membres...

Nager c'est pas mal, mais j'essaierais bien d'apprendre à voler maintenant.

~~~~~~~~~~

Une bonne dizaine de minutes plus tard, nous étions à nouveau dans les tunnels sombres et glauques à souhait. Avec une petite différence par rapport à avant: nous étions empêtré dans le magma laitier, avec tous les désavantages que cela comportait: odeur, goût atroce, et surtout, surtout, surtout... le bruit.


Fchwop. Fchwop. Fchwop.


Fchwop. Fchwop. Fchwop.


Fchwop. Fchwop. Fchwop.


Fchwop. Fchwop. Fch
...

-PUTAIN, J'EN AI MARRE DE CE BRUIT! hurla le chikaz'. C'est vrai quoi, qu'est ce qu'on fout là à jouer les Bibendum dégoulinants?
-Bibendum?
-Esprit Pinjarra inférieur, accordant sa protection aux roues des charrettes et... bref.
-Ecoute, sadiques comme ils sont je les sens bien nous sortir le coup du grand lac gelé dans lequel on va tomber. Et doués comme on est... on va y tomber. Donc prends ton mal en patience, on pourra bientôt se laver. En attendant, on continue.

Fchwop. Fchwop. Fchwop.


-C'est mort, je hais ce bruit!
-Nos pantalons le font à chaque mouvement. Donc à moins de...
-VIRE TON FUTAL!
-HORS DE QUESTION!
-VIRE TON FUT'
-C'EST MORT! T'AS QU'A ME FAIRE PORTER PAR TON PANTIN!
-CA MARCHERA PAS, TU GLISSERAS TROP!
-HEY, REMETS TON PANTALON!
-REGARDE, CA FAIT PLUS DE BRUIT! MAINTENANT, A TON TOUR!
-RÊVE TOUJOURS!
-DANS CE CAS, JE VAIS INVOQUER LE FOUDROIEMENT DE SKIPPY, ESPRIT SUPERIEUR DE LA CLAQUE DANS LA GUEULE!
-RIEN A FOU... M'EN FICHE, CHUIS SÛR JE COURS PLUS VITE!

Nous vînmes finalement à un compromis. Ok, je virais mon futal, mais à la condition qu'il ne s'approche pas de moi à moins de deux mètres et qu'il marche à mon exacte gauche, afin que son regard potentiellement pervers ne s'attarde pas sur mes membres et que les miens ne puissent pas avoir une sainte horreur dans leur champ de vision. Des cuisses puissamment musclées abondamment huilées dans du fromage fondu... hors de question que mon cerveau puisse imprimer un truc pareil.

J'pouvais pas avoir une nana avec moi, mince?

Et c'est donc avec les gambettes à l'air (le fromage les protégeait du froid, étrangement... ça en devenait presque confortable) que nous parvenions à la prochaine salle. Plus petite que celles d'avant, par contre. Et encore moins éclairée que les couloirs, de sorte qu'on avançait à tatillon sur ce qui semblait être du sable. Pronostic: si on foire cette salle, on a des sables mouvants en récompense. Ou alors, l'irremplaçable "Le sol se déroule sous vos pieds", au choix.

Et la nouvelle énigme... flemme, mon dieu. Des lettres... juste des lettres.

-Toi, ça te dit quelque chose?
-Non, me répondit TaÏga après trois minutes.
-Bon... on va encore foirer. On le fait maintenant ou bien on essaie de perdre du temps?
-La flemme. On échoue maintenant, on est plus à une chute près. Et puis, j'ai bien envie de la prendre, cette douche... commence à devenir insupportable.
-Et t'aimerais bien remettre ton pantalon, hein?

Il ne releva pas, préférant sortir une marionnette en fer de je ne sais où et lui faire inscrire la réponse (au pif, la lettre A) pendant que l'on se tenait à distance. A notre grande surprise, aucune trappe ne s'ouvrit sous ses pieds. Au contraire, la porte s'ouvrit. Waow.

-ON EST TROP FORT!
-TOPE LA!
-PAS AVANT QUE T'AI REMIT TON FUTAL!
-CREVE TOUJOURS!

Et c'est dans la joie et la bonne humeur que nous nous enfonçâmes dans le nouveau tunnel... qui déboucha sur une impasse. La suite, vous devez la connaître: la herse qui vous tombe derrière, coupant toute retraire, et la... oui, oui... la TRAPPE, qui s'ouvre sous vos pieds pour une nouvelle chute! Mon dieu, ça devient trop répétitif là. Heureusement, cette chute était moins longue que la précédente, et nous commencions à affuter les réflexes nécessaires pour chuter sans trop de casse. J'ai bien failli me prendre la marionnette métallique de Taiga sur la tronche (ce qui aurait signé mon arrêt de mort), mais ce ne fut pas le cas.


Ne restait donc qu'à progresser dans ce couloir encore plus humide, glauque à souhait, sombre et désespérant que les précédents. Le genre de couloir où des trappes sont disséminées un peu partout pour activer des pièges en tout genre, si vous voyez le genre. Très rapidement, Taïga eut la formidable idée d'utiliser son pantin en éclaireur, de sorte que nous nous retrouvâmes comme deux idiots en caleçon en train de promener un pantin d'acier comme on promenerait un chien. Le pantin s'enfournait tous les pièges pour nous, de sorte que...

Ptêtre qu'on faisait une bonne équipe, en fin de compte.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Taïga le 1/5/2010, 17:36

Je hais cet examen à la con, je hais les shinobis, je hais ma vie et plus que tout, je te hais toi vil lecteur qui aime suivre mes mésaventures et qui se délecte de mes malheurs. Honte à toi, dont l'utilité de la vie, proche de celle d'un bigorneau aphone et au pénis atrophié(oui, savais-tu que comparativement à sa taille, le bigorneau a le plus grand pénis du règne animal, c'est fou non?), se révèle uniquement parce que sans lecteurs me casser le cul à écrire tout ce qui m'arrive serait aussi vain que de lâcher un pet pour augmenter la puanteur d'un conteneur de bouse de dodos ayant fermentées.

Allez, finis les insultes, concentrons-nous sur les raisons de ma mauvaise humeur...bon, les mauvaises langues diront que je suis constamment de mauvaise humeur lorsque je débute l'un de mes fantastiques récits, ce à quoi je répondrais bli-bla-blou-bla-blou afin de leur montrer toute mon indifférence par rapport à ce qu'il pense. Surtout qu'au fond je sais que vous adorez ça. Donc, les raisons de ma mauvaise humeur étaient d'une simplicité extrême: j'en avais plein le cul. Si j'avais l'inverse de la chance que j'ai actuellement alors j'aurais le cul tellement bordé de nouilles que j'aurais de quoi nourrir tout le Yuukan pendant une année entière c'est dire si j'étais malchanceux. C'est bien semple, je demandais qu'une chose: des épreuves bien dures pour que j'abandonne sans qu'Hutaka soupçonne une quelconque fainéantise. Bon, les épreuves étaient pas trop facile mais elles étaient en groupe or je suis un gentil garçon(c'est quoi ce sourire en coin?), j'aime faire chier les gens c'est une réalité que je ne peux nier mais j'aime que ça n'est aucune conséquence autre que de les faire se sentir comme le plus grand connard du monde avec une irrépressible envie de se suicider afin d'oublier sa honte profonde. Rien de bien méchant en somme. Cependant, faire rater à un autre son examen ne rentrait pas dans cette gentille catégorie de cassage de burnes précédemment expliquée. En effet, cela aurait des conséquences sur l'avenir de mes coéquipiers et ce même si leur choix de carrière est censé les conduire à la déchéance éternelle ce n'est pas à moi de juger.
Me voilà donc obligé de participer un minimum aux épreuves pour ne pas faire ce disqualifier mes coéquipiers. Et y a pas dire, j'ai pas fait le voyage pour rien, la deuxième épreuve étant particulièrement corsée et je commençais à en avoir vraiment ras le cul de traverser le plancher à chaque fois que l'on entrait dans une nouvelle.

Ca me fait penser qu'il faudrait peut être que je te parle de mon nouveau coéquipier: Roshu. Roshu...quel nom à coucher dehors, c'est pas possible. Ça c'est du naïf de compet comme je les aime, élevé au grain et à l'amour parental, ceux qui vous donnent envie de leur apprendre la vie en les balançant dans la dure réalité à coups de pompes dans le cul. Ben voilà, le Roshu avait un humour un poil cynique mais on se sentait incapable de le voir comme tel, on le voit plus comme le couillon qui te plante la première question de l'épreuve alors qu'il a la réponse tout ça parce qu'il est partit dans un de ses délires. Bref, je l'aime bien même s'il me donne des envies de meurtres et que ça c'est pas bien.

Bon, ça fait environ douze ans que je te vole ta vie alors il serait peut être temps que je me mettes à raconter autre chose que d'la merde. On était donc finalement arrivé à la quatrième salle, une salle illuminée aux cristaux et ça, c'est la classe internationale. Par contre les deux portes dans le fond avec deux bestioles avec des tronches de gamins brûlés à l'acide ça fout un peu les chocottes. Et quand la statue s'est mise à parler je t'explique même pas comment on a flippé, tellement qu'on s'est retrouvé collé l'un contre l'autre et avec le fromage fondu c'est galère à se séparer. On s'est donc retrouvé à discuter de la réponse alors que Roshu n'avait plus les pieds qui touchaient le sol et que son souffle chaud était dans mon cou.

_Rha, mais lâche moi bordel!
_C'est pas ma faute c'est ce fromage ignoble. J'arrive pas à me séparer de toi.
_Et toi qui voulais pas enlever ton futal devant moi...je sais pas toi mais j'ai l'impression qu'on fait un poil plus gay collés ensemble que marchant à moitié nu l'un à côté de l'autre.
_Comment ça va être la honte quand on va sortir d'ici...
_Si on en sort...


Léger silence, celui qui arrive lorsque les personnes se rendent compte de la situation merdique dans laquelle elles sont, et on reprend, ACTION!!!

_Bon, t'as une idée pour l'énigme, me demanda le gensouard.
_Parce que tu crois encore qu'on est capable de répondre juste à quelque chose? Jusqu'à maintenant ça a pas super bien marché.
_Tu proposes quoi du coup?
_On fonce dans le tas, on défonce les espèces de statues bizarres et on les oblige à nous montrer la bonne porte.
_Tu crois vraiment que ça va marcher?
_Non.
_...
_...
_Pourquoi on le ferait alors?
_On va se planter de toute façon, on est plus à ça près. Au moins cette fois on saura avant qu'on a fait de la merde. Puis de toute façon t'as rien à dire, tu peux pas toucher le sol donc c'est moi qui commande donc je fais ce que je veux et je t'emmerde.

Quelques secondes de réflexion de sa part, un regard méchant qui me dit "je vais te répondre oui mais ça veut pas dire que c'est toi le chef", puis la tête qui part en arrière...attends, pourquoi qu'elle part en arrière sa tête.

SPLASH!!!

Alors, oui, je sais "SPLASH!!!" n'est pas l'onomatopée habituelle pour le son d'un coup de tête contre la tête d'un autre mais bon, z'avez déjà essayé lorsque vous êtes couvert de fromage fondu horriblement salé? Je sais aussi que le "salé" n'a rien à faire dans la description du côté collant du frometon mais c'est pour dire qu'en plus c'était dégueux. Bon, au moins ça amortit les chocs et du coup c'est comme si une plume dégueulasse s'était posée avec force sur mon doux visage. Tiens, pourquoi le visage de Roshu est-il si proche? Et pourquoi ce rictus horrifié sur son visage? Me dis pas que...et merde.


_PUTAIN MAIS...MAIS...ON A NOS FRONTS COLLE ENSEMBLE!!!!!
_Désolé, c'était pas prévu.
_DESOLE!!!Ah, ça tu peux être désolé, on dirait une statue en l'honneur de Pryde!
_Pryde?
_Ouais, Pryde, esprit inférieur de l'amour: gay Pryde.
_Parce qu'il s'occupe que des...
_Voilà, que des...
_Et nous, là, on ressemble à une statue en son honneur. En honneur de l'amour entre...
_Voilà, l'amour entre...
_Je déteste cette épreuve...
_Pareil et par Froy, une fois dehors je promets que je passerais ma vie à cherche à me venger de l'enfoiré qui a inventé cette épreuve à la con.
_Froy?
_Esprit suprême de la vengeance, parce que la vengeance est un plat qui se mange avec Froy.
_Bon, tu vas leur casser la gueule à ces statues?
_Ouais, finissons-en.


C'est donc dans un cri de guerre de toute beauté, et sans rien y voir que je fonçais sur les statues au-dessus des portes. Je sais pas si c'est moi mais, alors que j'étais à moins de cinq mètres de ces machins, je crus déceler un sourire carnassier sur le visage décharné de l'une d'entre elle. L'instant d'après le sol n'était plus normal comme si y'en avait plus. Il était plus palpable et notre duo tombait lamentablement dans le vide...une fois encore. Petite innovation, nous sommes tombés sur un lac gelé en pente(!?) ce qui permit à l'autre idiot d'affirmer sa théorie précédente.

_MWAHAHAHA!! Un lac gelé, qui c'est qu'avait raison? Admire l'intelligence suprême du maître!!!
_Sauf que t'avais dit qu'on tomberais dedans, pas dessus.
_Mais ça c'est un détail, puis si ça trouve la glace est pas loin de craquer.
_Je crois pas, y a bien un mètre de glace entre ici et l'eau pas gelée.
_Je sais pas t'es au-dessus de moi et...


L'appel de nos divinités respectives furent purement synchro, on aurait put croire qu'on avait répété une scène. Le fait est que la chute avait fait que nous étions désormais dans une position plus qu'explicite que Kam Azutra, esprit supérieur des plaisirs charnels, appelait "missionnaire" et qu'on s'en était rendu compte. Je passe sur les différentes insultes, les tentatives de frapper l'autre, rendues inutiles à cause du fromage, et tout les(mes) appels aux esprits pour qu'ils me(nous) viennent en aide. C'est donc, une bonne petite heure plus tard, que nous nous mettions enfin à monter le long du lac gelé et là, crois-le, crois-le pas, mais on était trop fort: on saucissonnait du poney unijambiste à la petite cuillère moldave. Et c'est pas peu dire. On avait trouvé une façon simple et totalement humiliante de monter: on faisait des roulades de côté. Et ouais, des roulades à la con, l'un contre l'autre, et le fromage adhéré à la glace ce qui nous permit de monter presque facilement parce que c'était quand même super fatiguant. Mais on avait eu quand même une idée géniale, la première de la journée d'accord mais quand même...bon ok, c'est plus parce qu'on avait pas le choix que réellement une idée spontanée. Il s'est avéré après plusieurs essais et de nombreuses chutes que j'étais incapable de me relever. Moi j'aurais put réessayer encore quelques temps mais à chaque fois qu'on retombé, Roshu se tapait l'arrière du crâne contre la glace et proposa donc qu'on roule jusqu'en haut et qu'on attende d'être sur une surface moins glissante avant de retenter le coup.Mais l'important était qu'on soit arrivé en haut et une échelle de corde nous attendait. Je réussi à me relever et nous pûmes retourner à la "surface, si l'on peut dire que le niveau supérieur des mines était la surface, toujours collés l'un à l'autre tel deux amants de Pryde.

Bon, on va pas se mentir mais aller jusqu'à la grotte numéro cinq fut extrêmement exténuant, surtout psychologiquement car l'un comme l'autre, nous redoutions que d'autres participants nous rattrapent et nous découvre dans notre honteuse position. Et puis marcher alors qu'on porte quelqu'un dans ses bras, dans la pénombre qui plus est, est d'une difficulté vraiment difficile(je sais c'est nul mais j'ai rien trouvé d'autre) et au finale je crois qu'on a fait la bise à toooooooooouuuuuuuuuuuuuuus les murs de ce putain de chemin. L'important était qu'on était finalement arrivé à la cinquième salle de l'épreuve. Et là, j'ai pas rigolé. Au début je pensais que celle salle était un peu plus petite que les autres et je me demandais d'où venait la lumière parce que le fromage et l'autre idiot m'empêchaient de baisser les yeux, j'ai compris d'où ça venait au moment où j'ai marché dans l'une des mailles de la grille de bois et que mon coéquipiers et moi même nous sommes, une fois de plus, retrouvés en position d'amants potentiels. C'est là que j'ai vu que y'avait encore un lac, chose que je n'ai pas dit à Roshu car il m'aurait encore crié dans les oreilles qu'il l'avait vu venir et gnia gnia gnia.
Une fois debout, je suis allé voir ce que donnait l'aiguille et là mon nouvel ami gensouard, désormais présent à vie sur la liste des gens à qui je dois faire chier jusqu'à ce que je sois en décomposition et si possible après(aux côté notamment des examinateurs cintrés de cet exam et Hutaka bien évidemment), à trouver la réponse. Enfin, il a su comment on devait faire. En fait, l'énigme c'était plein de calculs mentaux totalement foireux et l'autre a découvert que si on multipliait la somme par le premier nombre on trouvait juste.

_Il suffi de multiplier 9+7 par 9.
_D'accord, ben vas-y, j'ai du mal avec les maths.


Quelques secondes d'attentes...

_146
_144
_Je croyais que t'avais du mal à compter.
_Ah, mais fallait pas balancer un nombre au hasard?
_Non, moi j'ai fait le calcul et je trouve 146.
_Ok ben alors moi j'ai fait 9x9, ça donne 88, tu divise par 2, ça fait 44, t'ajoutes 100 et ça fait 144.
_Ouais sauf qu'au départ, 9x9 ça fait 81 et pas 88, donc t'écris 146 et tu fais pas chier.
_Pourquoi tu l'écris pas vu que t'es si intelligent?
_Parce que mes mains sont collées dans ton dos.
_C'est pas faux.


Je me mis donc à écrire et alors que je venais de finir, un petit bruit mécanique parvint aux oreilles de notre malheureux duo.


_C'est quoi ça?
_Ça doit être le mécanisme de la grille qui va nous faire tomber.
_On va encore tomber? Je croyais que t'avais raison.
_Mais j'ai raison, 9x7 + 9x9 ça fait cent quarante...quatre.
_Comme le chiffre que j'ai donné au hasard.
_Comme le chiffre que t'as donné au hasard.
_Du coup, on tombe...


Et donc, pas désobligeant, on est tombé comme prévu. Alors au début, l'eau fraiche ça réveille et ça remet les idées en place, ensuite ça nous fait prendre un bon bain et nous permet de nous séparer et au final tu te rappelle que t'as jamais foutu les pieds dans un véritable lac et que tu sais pas nager et là tu flippes et tu fais n'importe quoi. Me voilà donc dans de l'eau froide de chez froide à agiter les bras et les jambes n'importe comment, à crier au secours à chaque fois que ma bouche dépasse la surface du lac et à frapper Roshu à chaque fois qu'il s'approche mais sans faire exprès. Finalement, le gensouard réussit à m'attraper et à me calmer. Nous nagions donc jusqu'au bout du lac où se trouvait la corde qui nous permettrait de remonter et cette fois c'est l'autre qui me portait et non l'inverse.

_J'arrive pas à croire que tu saches pas nager. Je trouve ça aberrant pour un ninja.
_D'une, ta gueule. De deux, je viens du désert pas de marsouin-land et de trois, traite moi encore de ninja et je te colle une beigne après avoir fait appel à la force de l'esprit de Myque Taïzon.
_Encore un de tes esprits?
_Non, c'est un cousin. Pourquoi?
_Pour rien. Au passage: MWAHAHAHA!! Un lac gelé, qui c'est qu'avait raison? Admire l'intelligence suprême du maître!!!
_Fais chier...


Perso je suis pas un grand fan des comiques de répétitions, surtout quand c'est pour ma poire, et cette épreuve pouvait se résumer ainsi: énigme, réponse fausse ou foirage, chute, petit chemin dans la pénombre, nouvelle énigme et on continue dans la joie et la bonne humeur. En plus maintenant on était trempé jusqu'aux os et nos affaires étaient tellement mouillées qu'on continua le chemin en caleçon(ouais, quand on était collé l'un contre l'autre on était toujours en caleçon, la gerbe totale). J'avais même plus l'envie de sortir ma marionnette pour vérifier d'éventuels piège devant nous, qu'on se les prenne dans la gueule et qu'on en finisse. J'ai froid, j'ai faim, j'ai envie de fumer mais mes cigares sont imbibés d'eau et de fromage et j'en ai plein le cul.
En clair, le chemin jusqu'à la sixième salle fut long et se fit dans une ambiance bien maussade. La dite salle était en fait deux salles et encore une fois c'était plutôt classe comme grotte, surtout avec le marbre autour de la porte qui l'illuminait, et encore une énigme en bois qui lorsque Roshu et moi l'étudiâmes nous parut encore plus tordu que les autres.


_Bon, on fait n'importe quoi?
_Non, pas n'importe quoi.
_Tu connais la réponse?
_Non, je vais juste marquer les chiffres dans l'autre sens en partant du bas. C'est pas plus utile mais ça donne un angle de réflexion.
_Un angle de réflexion pour quoi?
_Aucune idée.


Je commençais donc à écrire: le 1 en face du 4, le 2 en face du trois, le trois en face du 2...et là, Roshu qui regardait par dessus mon épaule, comme si on avait pas déjà était assez proche durant le reste de l'épreuve, m'arrêta.

_Met un 2 face du 1.
_Pourquoi?
_Parce que ce sera bon, y'aura une fois marqué 4, deux fois marqué 3, trois fois marqué 2 et deux fois marqué 1.
_Putain mais t'as raison.


Attends t'y crois ou pas? Coup de bol, on avait la bonne réponse et y'a pas à dire, une porte qui s'ouvre c'est super sex'! Bon, j'ai quand même envoyé ma marionnette en éclaireur, on sait jamais, après tout ils nous ont déjà fait le coup de la porte qui s'ouvre mais qu'est en fait un piège. Et bien non, pas de piège mais on mit une bonne demi-heure pour faire le chemin entre la sixième et la septième porte à force de tâtonner chaque pas et de s'immobiliser à chaque bruit suspect, surtout qu'après un quart d'heure je n'arrivais plus à me servir d'Hagahyou. Ces connards d'examinateurs avaient réussit à nous rendre parano. Nous arrivâmes finalement à la septième grotte et là...

_YEAH!!!
_COMMENT ON EST TROP FORT!!!
_On a ruiné leur énigme mais comme de rien.
_Comme tu dis, une bonne réponse sur six, on déchenille du castor afghan aveugle au tire-bouchon.
_Euh...ouais. Bon, elle est où la nouvelle énigme, je me sens chaud patate.


Et effectivement, Roshu était chaud patate, il parvint à mettre les numéros au bon endroit et la herse s'ouvrit devant nous. Magnifique. C'est donc plein de confiance que nous avançâmes vers la huitième et dernière grotte et cette fois plus question de paranoïa, on était les meilleurs, c'est tout. Attend, on avait même put remettre nos pantalons! J'avais presque réussis à allumer l'un de mes cigares! La chance tournait et soufflait enfin dans notre dos. Elle soufflait tellement fort qu'un moment j'ai glissé et emporté mon coéquipier dans ma chute qui a crut qu'on tombait encore dans le vide.

_NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_Euh, Roshu?
_NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_On tombe pas là.
_NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_Roshu...shii...je suis ton père.
_NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_Roshu?
_Ben, on tombe pas?
_Non, je me suis juste vautré.
_Il ne s'est rien passé, dit-il en se relevant comme s'il ne s'était effectivement rien passé.
_En parlant de ça, ce serait bien qu'on décide que ce qui c'est passé au cours de cette épreuve reste à jamais dans cette grotte et qu'on en parle plus jamais.
_On est d'accord.


Nous scellâmes ce pacte qui jamais ne devait être découvert et pénétrâmes dans la huitième et dernière salle. Et là, horreur...cette salle ressemblait trait pour trait à celle qui nous avait conduit à prendre un bain glacé.

_Me dis pas qu'on s'est trompé de chemin et qu'on doit tour refaire.
_144!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_Attends Taïga, l'énigme est différente.


En effet, l'énigme était différente et on nous demandait combien y avait de lignes droites dans le dessin alors que tout semblait tordu. Mais n'écoutant que mon courage et sentant le piège qui nous pendait au nez, d'où la facilité à le sentir, je criais la réponse avant même que mon coéquipier ne daigne répondre.

_144!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
_Putain mais y a que 9 lignes ducon! D'ailleurs si tu regardes bien tu remarques qu'elles sont toutes droites.
_144?
_Et ça te fais rire?
_Ouais, ça m'éclate assez. Bon, on répond 9 alors.


Roshu mit les cadrans de la bonne façon et la herse s'ouvrit donc sur un monde de pur bonheur.Nous nous y rendîmes tels deux genins loin de leurs foyers, malgré l'odeur et notre allure de clodo notre démarche était héroïque. Et c'est avec une danse de la victoire formidable de beauté et de classe(enchainement) sur l'air de "Ouchakacha ouchakacha Yeah", en l'honneur d'Ouchakacha l'esprit de la victoire et de la liberté que nous sortîmes des mines pour rejoindre ce monde où les épreuves de sadiques n'existaient pas, où nous étions des poneys vivant dans des arc-en-ciel et où nous faisions des cacas papillons sur les carcasses encore fumantes des examinateurs sadiques qui gaspillaient des cigares(mes pauvres petits cigares...). Je hais les poneys. Et aussi les canards.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Haruhisa le 1/5/2010, 17:39

Et meeeeeeerde ! Mais il pouvait pas se mêler de ses affaires cet examinateur de mes deux ! Et voilà ma couverture avait sautée! Itari allait me tuer...bon le bon coté des choses c'est que dans les candidats restant j'étais quasiment le seul mahousard restant, c'était franchement pas glorieux pour le village. Bon j'etait tombé sur Kota, je le connaissais de vu, on s'était déjà croisé durant le dernier examen t durant une mission plus récente au goût de fromage que je préfère oublier...bon alors comme ca on va devoir allé crapahuter la dedans ? C'est marrant mais j'en étais sur qu'ils allaient nous sortir un truc du genre ces blaireaux...pfff bon bah c'est repartie...

C'est donc sur ces bonnes pensées que notre cher kendoka accompagné par le gensouhard attendaient devant l'entrée de la grotte. Plusieurs équipes s'étaient déjà engouffrées dans l'antre maléfique ou le fromage régnait en mètre (du moins c'était l'effroyable vision qu'avait eut notre genin quand il avait tenté de pousser un roupillon en attendant son tour (faut pas exagérer non plus vous vouliez pas que je stresse ou que je trépigne d'impatience à l'idée d'aller me faire prendre par derrière par une tomme de compté ?). haruhisa était donc allongé près de Kota qui vérifiait minutieusement son équipement bien que la motivation ne se lisait pas dans son regard. Bah de toute façon au moins ils n'auraient pas à faire du zèle tous les deux, plus vite ils sortiraient de ce trou à examinateur et mieux ils se porteraient ...

Son petit séjour en prison lui avait permis de dégriser, mais une morosité latente avait envahit l'esprit de Haruhisa, il avait presque envie de briser le sceau d'Itari , le vide était encore plus dérangeant que les souvenirs .

-He Haru.
.
..
...

-Haru ?
.
..
...

-Haruhisa !!! réveilles toi !
-Pfff...Quoi ? Qu'est ce qui ce passe ?
-Ben ça va être à nous.
-Super...et tu me réveilles pour ça ?
-T'es sur que tu vas bien ?
-T'occupes pas de moi, passe ton épreuve je te rejoindrais...
-T'as pas fumé toi par hasard ?
-Pas encore malheureusement...
-Bon arrêtes de délirer et on se prépare, j'ai pas tellement envie de te trainer sur toute l'épreuve alors bouges toi.
-C'est comme ça que tu parle à ton Senpai ?
-Je suis plus grand que toi et ici c'est le plus fort qui commande alors en avant.
-Pffff, un despote de plus.

Cette charmante conversation fut interrompu par un des examinateurs qui vint les chercher. Il conduit les deux genins devant l'entrée des souterrains, Haruhisa en profita pour examiner son coéquipier de plus près et tenta de se souvenir de son allure lors de leurs précédentes rencontres. Le genin avait relativement peu changé si ce n'était qu'il avait pris deux ou trois centimètres et des biceps qui une fois encore contrastés avec la maigreur de haruhisa dont les joues creusées ressortaient de plus en plus...face a l'habit noir et triste du kendoka Kota portait un tee-shirt rouge et un classique pantalon de ninja utilitaire et pratique. Haruhisa fit non sans un peu de sarcasme une petite révérence quant ils arrivèrent devant l'entrée:

-Après vous chef !
-...

Kota n'eut pas le temps de répondre que l'examinateur , a l'aide d'un grand coup de pied au cul les fit entrer dans le tunnel, on entendit à l'entrée.

-Équipe sept partie !

Kota, fidèle à lui même prit les devant avec la carte et suivit paresseusement à quelques mètres par Haruhisa commença à avancer dans le couloir faiblement éclairé. Mais revenons quelques minutes dans l'esprit du kendoka, histoire de voir ce qui arrive à notre jeune ninja.

Bilan cérébral du junkie:
Je supporte de moins en moins les gens, faut que je fasse un effort ou j'arriverais pas à finir entier cet examen de merde. Allé faisons un effort pour montrer un peu de bonne volonté ! Mais qu'est ce que je raconte moi comme conneries ? Je me planque derrière le gensouard et c'est mort ! Qu'il se débrouille aussi un peu !Pfffff je disjoncte moi... faudrait que je m'en roule un, ça me ferrait du bien...

Ces joyeuses pensées furent interrompu par l'arrivée de l'équipe sept dans une immense salle aux reflets bleutés. Au milieu de celle ci trônait un autel avec une balance et des boules, après un rapide examen et la lecture d'un parchemin, les genins comprirent qu'il fallait trouver une boule plus lourde que les autres pour avancer.

-Bon bah vas y Kota, fait toi plaisir...
-Ben c'est que...
-Quoi ?
-Je suis pas vraiment une bête pour ce genre de choses...
-He bien c'est l'occasion de t'y mettre, cogites un peu et réveilles moi quand t'as une solution.

z...
zz...
zzz...

-He Haru !
-Hein, quoi ?! A c'est que toi...
-J'ai presque trouvé la solution !
-Chouette, j'ai dormi longtemps ?
-Dix grosses minutes.
-He bien réveilles moi dans dix autres...
-He ho !
-Bon soit envoie ton plan...
-He bien on fait deux tas de quatre boules puis on les peses on prend la tas le plus lourd on le divise en deux puis...
-Stop, c'est mort ta technique marche pas il va falloir trois pesées...
-Ben c'est pour ça que je te disait que j'avais presque trouvé...
-Pffff.... bon laisse moi faire.

Haruhisa se rapprocha de la balance et commença à faire trois groupes de trois boules.
-Hey ! Mais qu'est ce que tu fais ??
-Explications pour le petiot: trois fois trois boules, on pèse deux tas. Ca penche d'un coté, on prend ce tas. Ça ne penche pas, prend le tas non pesé. Avec ce tas: une boule de chaque coté. Ça penche
d'un coté, on prend cette boule. Ça ne penche pas, on prend la boule non pesée.
-...

Haruhisa continua donc ces pesées et quelques minutes plus tard, la grille s'ouvrit permettant ainsi aux genins d'avancer.

-Juste une question Haruhisa, si tu savais la réponse pourquoi tu ne me la donnais tout de suite ?
-Parce que c'est fatiguant...
-...

La marche silencieuse continua ainsi quelques minutes avant de déboucher sur la salle suivante. Celle ci un peu plus grande que la précédente était éclairée par une trentaine de troches. Au milieu de celle ci, une stèle trônait avec un texte inscrit surement une nouvelle enigme, au plafond les genins purent également remarquer de nombreuses chauve souris endormis.

-Putain, je hais les chauve-souris...Murmura Haruhisa.
-Tu préférerais peu être un troll chauve qui sourit ?
-Pardon ?
-Non rien, oublies...

Les deux genins s'approchent donc de la stèle ou était écrit un poème.

-On fait quoi maintenant ? Demanda le gensouhard
-... tu réfléchis pendant que je surveille les bestioles...
-Bon un poème, surement un mot caché ou alors un indice pour trouver la sortie ? Mais pourquoi donc ne traverserions nous pas simplement et sortions de l'autre coté ?
-Parce que c'est trop simple...Lis moi le poème des fois que ça m'inspire...

Kota pris un instant son souffle et déclama d'une d'une voix de ténor castré (he oui c'est ça quand on a pas encore muer...) :

-Au cœur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.

Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.

Juste au moment ou il eut finit de réciter les vers, les torches accrochés aux murs s'enflammèrent de plus belle comme un feu surnaturel, éclairant nettement les centaines de chauves souris piquant un somme au plafond.

-Je crois qu'on ferait mieux d'y alleer,tant pis pour l'engime. Dit avec difficulté Kota à un Haruhisa pétrifié.
-...
-je prend ça pour un oui, entendit le mahousard alors que son coéquipier fonçait vers la sortie qu'il rejoint bien vite. Malheureusement pour eux, à quelques mètres de la sortie le sol se déroba sous leurs pieds, tombant dans un abysse noir. La chute à l'étage inférieur fut cependant stoppé par un liquide chaud et visqueux. Haruhhisa et Kota comprirent simultanément la situation qui pourrait se résumer à cela:

-HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!! Makaya on va te faire la peau !!!!

En effet nos deux candidats étaient en train de nager dans du fromage à raclette tiède qui semblait provenir d'un énorme chaudron trônant au milieu de la pièce . C'est donc les vêtement poisseux et collant de fromage fondu qu'il nagèrent tant bien que mal jusqu'au filet qui semblait mené à l'étage supérieur.

-Et merde ! La dernière fois j'ai mis trois semaines à me débarrasser de l'odeur ! Dit Haruhisa en retirant sa veste qu'il abandonna sur place avec son sac inutilisable y compris toutes ses possessions à présent perdu.

-Bon on y va ? Demanda Kota tout dégoulinant de fromage.
-Non attend, deux minutes on fait une pose ou je vais péter un câble...
-OK mais cinq minutes pas plus.

Haruhisa profita que le gensouhard était occuper à racler ses vêtements pour sortir de quoi fumer, allumant le remède salvateur il inspira profondément tout en se promettant d'arrêter des que l'examen serait fini, il avait déjà assez de problème pas besoin de s'en créer des supplémentaires...

-Tu fumes quoi ?
-Rien oublies, on avance... Dit Haruhisa hagard.

Ils avancèrent lentement jusqu'à la salle suivante, leurs semelles collant au sol poussiéreux, Kota remarqua que d'autres traces de fromages jalonnaient le chemin, preuve qu'ils n'étaient pas les seuls victimes du Mak...

la salle suivante était relativement plus petite que le précédentes, au centre de celle si un bureau avec un parchemin trônait a coté d'une plume.

-Ça commence à devenir répétitif tu trouves pas ? Dit Kota.
-...
-He ho ! Je te parle !
-...
-Super il est complètement out !

Le genin s'approcha de la feuille de parchemin et dit à haute voix :

- U – D – T – Q – C – S – … Quelle lettre doit être écrite pour compléter la suite? Ça te dit rien par hasard ?

Haruhisa éclata d'un rire peu rassurant dont un lueur de folie se dégageait.

-Si...hihihihi... elle est connue ! Un deux trois promenons nous dans les bois ! Quatre cinq six pendant que le loup y est pas sept huit neuf il nous mangera ! Hihihihihi !
-T'es sur que tu vas bien ?
-Très !
C'est donc le pas mal assuré que Haruhisa se dirigea vers la feuille et réfléchissant un instant

-6-7-8 !allé je mets H !
-Un quoi !? Mais c'est S abruti !
-Ha ben trop tard ...

Kota se précipita sur la feuille barré le H pour le remplacer par un S mais il semblait que le mal était fait...

-T'es vraiment un boulet toi !
-Moi aussi je t'aime bien mon petit Kota !
-T'es désespérant comme mec ! C'est vraiment pas possible !
-Voui...
-Bon tiens toi sur tes gardes...
-Voui ...
-Et arrêtes avec tes voui !

Les deux genins avancèrent donc arme au clair, Haruhisa trainant bêtement les pieds derrière le gensouhard. Ils avancèrent quelques minutes avant de se retrouver dans un cul de sac.

-He maintenant on fait quoi ?
-On rebrousse chemin...

Krrrrrrrrrrrrrrrrr. Une herse venait de tomber derrière eux, bloquant toute tentative de retraite.

-He maintenant on fait quoi ?
-Haaaaaa ! Tu m'énerves !

Alors que Kota était sur le point de se jeter sur le kendoka, le sol se déroba à nouveau sous leurs pieds et la choc fut cet fois bien plus douloureux pour leurs postérieurs. Kota peu désireux de s'éterniser ici prit la tête de la marche. Tout à coup une des dalles s'enfonça sous son pieds et seul sa fine ouïe distingua le bruit de projectiles lancés à pleine vitesse contre lui. Celui ci eut la présence d'esprit de se jeter à terre, évitant de quelques centimètres une pluie de kunai.

-Super, en plus c'est piégé, bon marche dans mes pas, je vais tenté de pas déclencher ses pièges.
-...

.
...
Krrrrrrrrrrrrrrrrr.
Ouf.
.
..
...
Krrrrrrrrrrrrrrrrr.
Ha merde ! Je suis touché !
.
Krrrrrrrrrrrrrrrrr.
Deux d'affilé, ils abusent !
.
..
...
....
Enfin sortit !
.
Krrrrrrrrrrrrrrrrr.
Les salauds !

C'est donc les vêtements en lambeaux et avec de nombreuses égratignures que Kota suivit d'un Haruhisa toujours en mode Légume sur patte atteignirent la quatrième salle. Celle ci étonnamment lumineuse, était recouverte de cristaux verts dont émanait une étrange luminosité. À l'entrée de celle ci une statue trônait tel le maitre des lieux, à l'entrée des ninjas, elle s'anima brièvement à la grande surprise des genins et prononça ces paroles :

-« Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte mène au bonheur, mais l'autre conduit au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfier. L'une dit toujours la vérité, mais l'autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir laquelle est devant vous. Vous ne pourrez poser qu'une seule question, à une seule d'entre elles. »

En effet, au fond de la salle se trouvait deux portes au dessus desquelles se trouvait deux gargouilles identiques animait par quelque étrange jutsu.

-Facile, il suffit de demander à une gargouille ce qu'elle me dirait si c'était l'autre !
-Hein ?
-Ben tu demandes ce que ferait l'autre gargouille !
-ça marche pas ton truc, si t'es devant la menteuse elle te donnera toujours la mauvaise porte.
-Ben tu veux faire comment alors ?
-Tu choisit une porte et tu demande à la gargouille de mentir au sujet de cette porte...
-J'ai rien compris...
-Ben moi on plus en faite...

Après dix minutes de réflexion intense et nébuleuse (au cours desquelles Haruhisa tenta de s'endormir une demi douzaine de fois) ils arrivèrent à cette conclusion (enfin surtout Kota) :

-Bon alors je choisis une porte et je dis :"Est-ce que l'autre gardien me dirait que je suis devant la bonne porte?"
-Si tu veux, j'ai la tête qui tourne, houlala, je crois que je vais vomir...

Pendant ce temps Kota s'était planté face à une des portes et interpellant la gargouille, posa la question à laquelle sa cogitation avait abolie.

La gargouille ouvrit son bec crochu croassa un non d'une voix caverneuse. Kota se retourna et attrapant haruhisa le traina jusqu'à la porte ou il avait posé sa question et poussant les portes s'engouffra dans le couloir pour le pire et surtout le pire en fait...
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Sheinji le 1/5/2010, 23:57

Sheinji buta contre une pierre, perdit l’équilibre et tomba à la renverse. Son compagnon, Haoru Naku, le Gensouard râleur et sympathique de la première épreuve, ne fit aucun commentaire sur cette plongée involontaire puisque lui-même s’était retrouvé la face au sol plusieurs fois déjà auparavant. Trente minutes que les Genins avaient fait irruption dans la grotte, et déjà ils étaient sûrs et certains d’en avoir marre.
Les parois luisantes contemplaient leur progression à la lueur des torches piquées dans le roc, placées là par un examinateur bienveillant pour leur faciliter le voyage. Bien sûr, pensa Sheinji, « bienveillant » excluait d’emblée l’aveugle fruste et chauviniste qui avait manqué virer la moitié des candidats de l’épreuve dans le but mesquin d’imposer sa très chère patrie.

Ridicule. Clairement, il se ferait bien voir du Kage en agissant ainsi, mais pour lui, quel était l’interêt matériel, le bénéfice ? Une promotion qu’on lui mettrait sous le nez pour l’appâter le temps qu’il la miroite, et une poignée de futurs rivaux, avec qui il se battrait comme un rapace pour conserver sa fonction branlante.
Bon, d’ordinaire, Mr touffe-en-pétard n’était pas aussi pessimiste. C’était un type confiant et plutôt sociable, légèrement calculateur et intéressé sur les bords (même s’il n’était pas le seul). Là, il ne voyait rien, avait froid, faim, et son pied gauche n’était qu’un lambeau sanglant broyé dans un glissement de rochers inattendu.
En plus, il était dégoûté. Horrifié qu’un homme aussi mortel, aussi vil et aussi douloureux que l’infâme Makaya puisse se balader en liberté dans le labyrinthe. Lors de leur affrontement, le cinglé avait infligé une défaite… cuisante à l’aspirant, marquant son postérieur à tout jamais. Sheinji s’était juré de se venger… Mais quand il serait Juunin, avec un tas de pouvoirs surpuissants. Tout à l’heure Hayamaru avait pris son élève à part pour lui seriner la modération en retardant leur passage, mais c’était inutile. Perdu et affaibli dans cette tortueuse gangue de pierre, il n’aurait aucune chance de triompher.

Les équipiers avancèrent en titubant pendant plusieurs mètres, jusqu’à ce que retentisse un son profond et creux comme une vague, après que le crâne de Haoru ait buté –ouille !- contre le mur. Devinant l’espace, les Genins ne tardèrent pas à dénicher l’entrée de la grotte. Ils la franchirent.

C’était une immense salle au plafond surélevé, comme étiré par une main joueuse. Seuls les contours étaient visibles, dévoilés par les multiples anfractuosités du dôme et les éclats de lumière qui jaillissaient. Un parquet tapissait le sol jonché de traces récentes, qui achevèrent de convaincre l’équipe 4 que l’itinéraire suivi était toujours le bon. Près de la herse noire qui barrait la route aux passagers, un petit autel était posé là, doigt de pierre abandonné et coiffé d’une balance. Près d’eux, neuf billes de tailles semblables les narguaient…

(Haoru) Je connais le truc. L’une des billes est plus lourde que les autres, il faut trouver laquelle en ayant un nombre limité de pesées. Je suppose que sinon on est bloqués ou un truc du genre, sûrement quelque chose de chiant.
(Sheinji) Mouais, ça doit pouvoir se faire en divisant, non ?

Ils placèrent d’abord trois balles dans chaque assiette de la balance, puis une balle dans chacune, et identifièrent leur porte de sortie à l’inclinaison des plateaux. Ils insérèrent le poids dans le support soutenant le mécanisme qui dépassait du mur ; un souffle de vent les faucha, et ils poursuivirent leur chemin.

***

Vraiment, c’était impossible, incroyable, exclu. Faire pire, comme situation stupide, que deux ados embourbés sous des litres et des litres de fromage, pagayant péniblement des pieds et des mains pour tenter de gagner la surface, relevait du mensonge. Le tout avait bien commencé, pourtant ; Sheinji s’était dit assez bon en poésie pour trouver le mystérieux objet caché à l’envers des lignes. Peine perdue. Quelques volées de secondes suffirent pour déclencher une sonnerie stridente, qui conduisit à l’effondrement du sol. Et au déferlement, épais, salé et sirupeux, de la… chose.

Le derme d’Iji s’était instantanément couvert de boutons, syndrome de son traumatisme dû à Mak’ le raclétoïste, mais il avait nagé avec l’énergie du désespoir dans ce courant contre-nature, était parvenu l’espace d’un instant à se stabiliser grâce à son contrôle du chakra, et à lancer son projectile… Une arme, sertie d’un parchemin explosif, qui cogna la marmite avant d’exploser, et de renverser le récipient… du côté opposé à la troupe. L’écoulement du liquide, moins soutenu, leur permit de saisir la corde que le vide tendait, et ce fut couvert de débris alimentaires et de honte que les camarades parvinrent à la salle suivante.

***

La lumière les accueillit, éclatant à leurs yeux… par son absence. Ils avaient cheminé pendant un temps avant d’atteindre le troisième passage où, le sentaient-ils, une énigme les attendait. Le sol traître et mou glissait à chacun de leurs pas, et le noir omniprésent n’était pas pour améliorer leur marche ; ils se dépêchèrent cependant, craignant la présence d’un minuteur fourbe qui jetterait sur eux les foudres d’un autre supplice.

Au fond, après une longue traversée dans le néant, ils aperçurent un tableau noir qui aspirait le flamboiement d’une torche. Une plume et un encrier gisaient au sol, prêts à l’emploi ; illuminé par une intuition génialissime, Iji devina que ces outils étaient là pour qu’on les utilise, et pas parce qu’un écolier défoncé à l’alcool ne les avait laissé dans la panique. Incroyable, non ?

« U-D-T-Q-C-S… » ?énonça le Gensouhard qui suivait du doigt les inscriptions.Il y a un espace au bout, j’ai la génialissime intuition qu’il va falloir le remplir. Et vite, histoire de pas couler sous un truc encore plus dégeu que le claquos de tout à l’heure, hein.
[b](Sheinji)
Attends, laisse-moi faire.

Il s’avança, confiant. N’était-il pas clairement quelqu’un de particulièrement vif d’esprit ? N’était-il pas capable d’élaborer des stratégies qui ridiculisaient même les Chuunins ? Cette suite de lettres sans tête ni queue ne lui résisterait pas le temps d’un applaudissement. Il s’y plongea immédiatement, ignorant le coup de latte de son collègue, vexé et moqueur.
« … et c’est pas ça non plus. Les lettres de l’alphabet en inversant les places chronologiques dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, trop évident. La racine carrée des nombres de traits contenus dans chaque écrit, non. L’acrostiche palindromique à anagramme inversé en ligne ou bien la vision 3D des caractères pour déterminer un agencement, que dalle… Mais peut-être que c’est…»
(Une voix) Sheinji ? Eh, Sheinji ? Iji, putain ! Dugland ! Moule ! Frite !
(Lui) Hein, que, quoi ? Qu’est-ce que tu dis, Haoru ?
(Naku) Ah, ben quand même ! Regarde ça, j’ai trouvé.

Et, sans accorder un regard à la stupéfaction de son partenaire, suivant l’ordre logique des chiffres que tout enfant en bas âge a appris à utiliser, il traça sur le papier la lettre S –sept.-

Un, Deux, Trois, Quatre, Cinq, Six, Sept.

Sheinji s’arc- bouta contre la terre, et vomit.

***

Les murs et le plafond de la quatrième salle faisaient penser à un gigantesque poisson aux écailles si miroitantes qu’elles révélaient les moindres détails de la pièce. Avec bonheur, les deux Genins, qui jusque là avaient marché –buté, titubé, roulé, hasardé- dans la pénombre, attendant avec angoisse, parfois dos à dos, toujours aux aguets, que les ténèbres se déchirent et disparaissent, goûtaient maintenant au plus puissant des éclairages. Pareils aux assoiffés qui ont l’eau pure entre leurs mains, ils remplirent inconsciemment leur esprit de chaque trait, chaque pierre, chaque image qui leur était accessible. Sur un mur, les fêlures s’épanouissaient en branches paresseuses, selon un jeu subtil, alambiqué et grotesque ; là-bas, on distinguait une tâche brunâtre, peut-être le miroir d’un fragment d’existence enfuie; ici, c’était la terre qui s’assouplissait en spirales, s’affaissant et s’affaiblissant en suivant un tracé inconnu ; à un angle, le battement d’une souris albinos qui fuyait…

Et là, deux portes.

Si ces constructions jumelles étaient parfaitement anodines, il n’en allait pas de même pour leur surplomb… Monstres de pierres, immobiles, deux gargouilles exposaient leur faciès hideux, et semblaient poursuivre votre marche du plus inquisiteur des regards. Une voix tonnante retentit, ébranlant jusqu’aux fondations de la mine :

« Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte conduit au bonheur, mais l’autre conduit au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfier : l’une dit toujours la vérité, mais l’autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir lequel est devant vous. Vous ne pourrez poser qu’une seule question… à une seule d’entre elles. »

Un silence de mort succéda à sa logorrhée. Haoru et Sheinji se regardèrent, l’un comme l’autre incapables de fournir une réponse satisfaisante. En fouillant ses moindre recoins de mémoires, le Chikarate se remémora une histoire qu’un marchand local lui avait conté sept ans plus tôt. Il sourit.

(Lui) Dis-moi… Ugyooooh, ça te dit quelque chose ?
(Haoru) Euh, non. T’as des problèmes gastriques, c’est ça ?
(Iji) Mais nooooooon ! C’est une histoire que j’ai retenu de quand j’étais môme. Ça parlait d’un type qui invoquait des monstres en faisant un truc bizarre avec ses cartes…
(Haoru) Han ouaaaaaaaais, je m’souviens ! Il criait tout le temps « C’est l’heure du Duel ! » ou un truc comme ça…
(Lui) Son coiffeur était un gros malade mental…
(Mister Naku) Et un moment en fait il était face au même genre d’énigmes…
(Mister Iji) Il avait sorti un truc hyper compliqué…
(Haoru) Du genre…
« Est-ce que si je demande à l’autre s’il est devant la porte du bonheur, il me dira non ? »

Et le rire sans âme de la gargouille sonna longtemps dans le couloir.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Evaline le 2/5/2010, 00:01

Équipe 3 : Hiruma, de Mahou et Evaline, de Gensou. La jeune femme regardait autour d'elle et croisa le regard de celui qui, comme elle, avait levé les yeux à l'entente de son nom. Le gars portait un sabre dans le dos, pour le reste la banalité incarnée, en ce qui concerne le monde shinobi du moins. Châtain, mal peigné, des yeux marrons, svelte mais ses avants bras noueux prouvaient son appartenance à la caste des ninjas. Le mahousard et la gensouarde se saluèrent
sobrement.
Evaline: On peut faire les présentations en synthétique?
Hiruma: Hiruma.
Et ben ça c'est synthétique...les deux genins suivirent les autres devant l'entrée des mines où se déroulaient la seconde épreuve de l'examen. Ils attendirent dans un silence pesant l'entrée des deux premières équipes puis enfin leur tour arriva. Le géant qui avait annoncé la composition des groupes leur fit signe de s'avancer et d'entrer à leur tour.

Bon au moins y a des torches., y a pas eu de blague à ce niveau la. Les mines étaient belles et bien comme les avaient décrites le second examinateur. Elles ne paraissaient toutefois pas si fragiles que ça. La jeune femme tapota une des poutres de maintien qui lui parut relativement solide, rien d'illogique. Il aurait été étrange de faire passer les équipes les unes après les autres si la première risquait de faire écrouler tout le complexe et, repousser de fait, le déroulement de l'épreuve. Evaline soupira et regarda de nouveau son coéquipier. Celui-ci haussa les épaules et avança sans un mot le long du tunnel faiblement éclairé. Bon jusque-la j'ai de la chance, encore un qu'est presque adulte. La jolie brune se recoiffa rapidement avant d'emboîter le pas à son camarade.

Une grotte immense s'offrit à leur regard, une pâle lumière bleutée remplaçant l'éclairage du couloir. Les deux genins vérifièrent toute présence hostile avant de s'y engager. Hiruma avançait prudemment vers la porte de l'autre côté, scrutant le sol à la recherche de pièges divers alors qu' Evaline le suivait, trainant les pieds et maugréant sur le fait de se retrouver à se les peler dans une grotte pour faire plaisir à son abruti de sensei aveugle.
Hiruma: T'as dis quoi?
Evaline releva la tête et haussa un sourcil étonné. Elle fixa le regard de celui qui daignait enfin lui adresser la parole.
Hiruma: Ton sensei est aveugle hein? Et tu viens de Gensou...me dis pas que c'est ce mec qui nous avais tous recalé à la première épreuve.
La jeune femme posa ses poings sur ses hanches et souffla sur la mèche rebelle qui lui retombait régulièrement devant le visage. Elle se contenta d'opiner tout en continuant à le jauger. Il n'était pas si banal que ça finalement. Son coté ébouriffé pouvant presque le rendre mignon. Evaline pointa le doigt vers la balance proche de l'unique porte de sortie.
Hiruma: Ouai t'as raison, autant régler ça plus tard hein...
Les deux ninjas regardèrent la balance puis la boîte contenant les neuf boules identiques. Evaline alla inspecter le mécanisme devant ouvrir la porte si on y mettait la bonne. Putain mais qu'est ce que je fous là...Le gémissement d' Hiruma la fit se retourner, celui-ci s'ébouriffait les cheveux et tenait une boule dans la main.
Evaline: Super t'as déjà trouvé!
Hiruma lui lança la boule qu'elle attrapa adroitement et plaça dans le mécanisme. "Clik" Elle se retourna vers lui souriante."clik"
Evaline: comment t'as fait pour trouver aussi vite?
Hiruma: je t'en ai filé une au hasard.
Evaline: T'es con ou t'es con toi!
"clik clik clik clik...." Ce n'était pas le bruit de la herse métallique leur barrant le passage qui se soulevait mais le plancher piégé qui s'effondrait sous eux. Les deux genins n'avaient pas le temps de sauter aussi amortirent ils leurs chute 5 mètres plus bas du mieux possible. Plus de peur que de mal. La nouvelle salle étaient sombre, peu éclairée excepté par un rai de lumière provenant du plafond, de là où ils étaient tombé. Hiruma fit apparaître une flamme de chakra dans sa main qui les éclaira aussi bien qu'une torche.
Evaline: Encore une comme ça et tu mangeras de la soupe à vie mahousard...
Hiruma: Fais pas cette tête, et regarde là-bas, au moins y a une sortie.
Les deux s'y engagèrent côte à côte, s'échangeant quelques paroles vipérines et tout autant de regards sympathiques. Le couloir, qui remontait légèrement, n'était plus éclairé du tout excepté par la flamme d'Hiruma. Celui-ci tendait son bras devant lui pour voir où ils allaient mettre les pieds.
Evaline: C'est une épreuve où on doit réfléchir!
Hiruma:Ben j'ai pas de bol, pasque le seul endroit où tu dois réfléchir c'est devant un miroir non?
Evaline: Je comprends pourquoi Kezashi vous a recalé...des vannes comme ça ça n'existe sûrement qu'à Mahou...
Hiruma: Au moins nous on se tape pas notre exa...
"Clik, clik" Et merde! Un bruit sourd se fit entendre droit devant, puis celui de quelque chose de lourd qui roulait sur le sol du couloir. Qui roulait de plus en plus vite. Hiruma arma son bras et envoya la flamme qu'il tenait dans sa main comme une balle. La boule de feu remonta la couloir, éclairant chichement le passage, pour aller s'écraser 20 mètres plus loin sur une énorme boule de pierre qui dévalait la pente vers eux à toute vitesse. Evaline se mit à courir, envoya la dose de chakra dans ses pieds pour augmenter sa vitesse, immédiatement suivie par le mahousard. Tous deux l'avaient vu, à 10 mètres devant, une cavité dans le mur, révélée par le passage la flamme. Ils sentirent l'énorme roc les frôler quand ils s'engagèrent juste à temps dans la cavité. Ils s'assirent au sol en un souffle, massant leurs mollets raidis par la violence de la course.
Hiruma: Bon faudrait ptet mieux qu'on soit sérieux sinon...
Evaline:...on risque d'y rester...
La jolie jeune femme passa sa main sur son front pour en essuyer une goutte de sueur. Elle tapota la cuisse de son compagnon avant de se relever. Après quelques pas ils tombèrent sur une échelle qu'ils empruntèrent une fois qu'elle leur parut sure. A vue de nez ils avaient grimpé de 3 ou 4 mètres et se retrouvaient au niveau de la première salle où ils avaient chuté, mais dans un couloir éclairé à l'identique que celui de l'entrée.

Quelques minutes plus tard ils débouchèrent dans une nouvelle salle, circulaire encore plus haute que la première où se trouvait la balance. La salle très éclairée leur révéla immédiatement la sortie, à l'opposé. Mais une stèle en marbre semblait les défier au beau milieu de la salle. Evaline s'en approcha suivit par un Hiruma plus circonspect. Quelque chose était gravé sur la stèle, de chaque côté. Evaline lut le premier puis le second d'une voix légèrement rauque.
...
Au cœur de la nuit la plus noire,
Au plus profond de la terre,
Je suis la lueur d'espoir
Qui vous guide et vous éclaire.
...
Ma puissante lumière jamais ne faiblit ;
Voyageur perdu, reste méfiant,
Car me voir peut être présage d'un abri
Ou bien d'un rocher, danger imminent.

...
Les torches sur les murs redoublèrent de vigueur éclairant totalement la pièce et faisant clairement apparaitre au plafond d'innombrables chauve-souris. Hiruma sursauta au cri de terreur poussé par Evaline qui se mit à courir à toute vitesse vers la sortie. Pourtant il ne voyait aucun danger autour de lui. Juste ces petites bêtes au plafond. "clik, clik, clik". Le sol se déroba de nouveau sous leurs pieds, pendant leur chute Hiruma eut le temps d' hurler un "t'es conne ou t'es conne toi!" en écho à leur mésaventure de la première pièce. Toutefois la chute ne fut pas douloureuse, complètement amortie par...par une mare de fromage fondu couvrant le sol. Evaline hurla de dégoût, couverte pas la substance visqueuse et gluante qui se déversait en flot continue d'un énorme marmite noire au centre de la salle souterraine. Hiruma hurla quand à lui de joie en goutant le fromage fondu. Le plafond animé par un mécanisme s'était refermé leur coupant toute remontée.
Hiruma: salé à point!
Le mahousard en avala un maximum avant de s'en mettre plein les poches et d'en remplir une de ses besaces se délestant pour cela de quelques shurikens. Le fromage fondu leur atteignit rapidement les chevilles puis la taille. Evaline se mit à nager en essayant de protéger au maximum sa chevelure. Alors que le mahousard semblait comme un poisson dans l'eau, elle se trouvait engluée, obligée de s'entourer d'une couche de chakra pour glisser au maximum au sein de cette fondue géante. Elle attrapa enfin après ce qui lui parut de trop longues minutes une corde qui pendait au fond de la pièce. Elle s'extirpa dans un bruit de succion suivit par Hiruma qui malgré son amour du fromage ne semblait pas vouloir s'y noyer. La corde les mena de nouveau dans un couloir faiblement éclairé par quelques torches. Ils avaient survécu finalement à ce nouveau piège. La différence c'est que l'un était aux ange et l'autre rouge de colère devant ses vêtements foutus, tachés et collés, totalement empuantis. Le mahousard se mit à hurler de rire.
Hiruma: Ah on s'amuse enfin! Si tu voyais ta tête! Mais...qu'est ce que tu ...
Evaline se déshabillait tout en le fixant de ses yeux émeraudes. Elle retira d'abord son haut moulant, et le lui jeta au visage. Puis elle délassa ses chaussures pour faire glisser sa jupe courte le long de ses jambes galbées. Hiruma découvrit plusieurs choses: la gensouharde était plus que belle et elle n'avait pas besoin de soutien gorge push-up. Il découvrit aussi qu'il pouvait rester la mâchoire ouverte et avaler une mouche sans même s'en rendre compte. Puis il perdit plus ou moins conscience de ce qu'il pensait ne s'étant pas rendu compte (on peut pas être tout le temps observateur) du genjutsu déclenché par la jeune femme.
Evaline: iyoku ninfu, le désir de la nymphe.

Le mahousard la regardait, médusé. Il avait en face d'elle celle qu'il avait toujours aimé, il en était sûr. Evaline lui referma la bouche d'un doigts sous la mâchoire et lui caressa doucement la joue.
Evaline: Mon bel Hiruma, à partir de maintenant tu vas me protéger n'est ce pas? Oui? C'est bien... commence donc par nettoyer mes vêtements.
Le jeune homme obéit sans hésiter, essorant le tee-shirt et la jupe sur lesquel Evaline venait d'invoquer un peu d'eau avec son affinité suiton. Puis il les sécha au mieux grâce à son katon pour qu'elle puisse se rhabiller. Cela fait il la suivit comme dans un rêve jusqu'à la salle suivante. 2 salles et presque la moitié de mon chakra y est passé...fais chier. Au moins j'aurais plus à le supporter. La troisième salle s'ouvrit devant eux. Moins éclairée que les précédentes, vide. Evaline avança prudemment sur un sol semblant couvert de sable, suivie par son zombi charmé. Elle arriva devant la porte de sortie et inspecta la nouvelle énigme, une suite de lettres sur un tableau. On lui demandait de trouver celle qui suivait. Elle saisit la plume et la trempa dans l'encrier, Hiruma la lui prit délicatement des mains et commença a écrire soudainement à la suite.
U – D – T – Q – C – S – … A
Hiruma: Le A, de Amour!
Evaline écarquilla les yeux en voyant la porte s'ouvrir devant le sourire béat de son compagnon charmé. C'est quoi ce délire...Elle haussa les épaules et replaça une mèche derrière son oreille avant de s'engager dans le nouveau couloir. "clik, clik, clikkkk" Mais qu'est ce que je fous là!
Une herse s'abattit devant eux et la porte qu'ils venaient d'emprunter se referma soudainement. Dans le même temps une trappe s'ouvrit à leurs pieds, seul passage au vu de la solidité des deux fermetures. Les deux genins se retrouvèrent dans un couloir à l'étage inférieur. Encore quelques torches installées permettaient d'y voir quelque chose. Ils s'engagèrent dans le tunnel, soudain le pieds d'Evaline s'enfonça légèrement dans le sol, déclenchant une pluie de projectile venant d'un mur. Elle dut bousculer Hiruma pour lui faire éviter d'être blessé par la myriade d'objets volants non identifiés.
Evaline: Bon le sol est piégé...et à mon avis sur toute la longueur...
Hiruma: On peut toujours marcher au plafond mon amour.
Sitôt dit sitôt fait, le genin de Mahou, chakra concentré à ses pieds, se mit à marcher sur le mur puis au plafond avec la facilité de quelqu'un s'étant longuement entrainé à ce genre d'exercices. Tout ninja en était capable au bout d'un moment mais une telle facilité était toutefois impressionnante. Le mahousard tendit ses mains pour soulever le poids de sa belle. Au moins cette fois c'est lui qui se fatigue!Après quelque pauses pour reposer les muscles d' Hiruma, ils franchirent enfin la zone piégée en grimpant à un filet qui les amena à l'entrée d'une nouvelle salle.
Evaline: j'en peux plus y en à combien!
Hiruma: Ne t'inquiète pas je te protègerai, et de plus nous avons du fromage tu en veux?
Pourquoi il recommence à papoter il est toujours sous l'effet de ma technique pourtant...

La luminosité de la nouvelle salle fit plisser les yeux de la jeune femme. D'étranges cristaux émettaient une puissante lumière verdâtre. Une statue représentant un moine en méditation leur faisait face. Une voix éraillée s'en éleva.
« Bienvenue, je suis le maître de ces lieux. Deux portes permettent de sortir de cette salle. Une porte mène au bonheur, mais l'autre conduit au malheur et, quand vous serez engagé, vous ne pourrez plus faire marche arrière. Les portes sont gardées par deux créatures dont vous devrez vous méfier. L'une dit toujours la vérité, mais l'autre ne sait que mentir. Aucun indice ne vous permettra de savoir laquelle est devant vous. Vous ne pourrez poser qu'une seule question, à une seule d'entre elles. »
Effectivement au fond de la salle se trouvaient deux portes, chacune surmontée d'une gargouille grimaçante. Hiruma courut vers la première et Evaline n'eut que le temps de le rattraper et de lui poser une main sur l'épaule pour tenter de le tirer en arrière. Hélas, il posait déjà sa question.
Hiruma: Si je demande à l'autre gargouille si Evaline m'aime vraiment me dira t elle la vérité?
Gargouille: euh...
Evaline: Mais qu'est ce que je fous là...
Malgré les suppliques de la jolie genin aux gargouilles grimaçantes, l'unique question permise avait été posé. Aussi ouvrit-elle la première porte au hasard et ne put s'empêcher de soupirer en entendant le déclic habituel. "clik, clik, clikkk". Piège habituel, le sol se déroba de nouveau faisant atterrir les deux ninjas sur un lac gelé à la surface anormalement pentue et totalement glissante. La maitrise d'Hiruma en déplacement tout terrain fit encore son office. Il aida Evaline qui peinait à maintenir son chakra au niveau de ses pieds pour un déplacement sur longue distance. Grâce au mahousard il ne leur fallut que quelques minutes pour franchir cette nouvelle épreuve et grimper à la corde à nœuds qui les amenait à la nouvelle salle, et sûrement l’énigme, qui les attendait.
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par GTB le 2/5/2010, 00:02

D’après le plan, nous avons passé les quatre premières salles, la bonne nouvelle c’est qu’il n’en restait plus que la moitié maintenant, la mauvaise, il m’en restait autant à passer avec Evaline. Autre détail gênant, je ne faisais que penser à Evaline, les moyens de la protéger, de la chérir, mais pourquoi ? Par contre, l’avantage, c’est que je serai avec Evaline pendant encore au moins autant de temps pour la protéger, la défendre au nom de l’amour. Putain mais qu’est ce qu’il m’arrive ?

Après avoir servi de véhicule personnel au nom de l’amour et remonter par une corde, les deux genins arrivèrent dans, O surprise, une autre salle. Celle-ci semblait plus restreinte que les précédentes, semblait parce qu’en lieu et place d’un sol stable et plein, nous marchions sur une gigantesque grille faite en bois, laissant deviner à l’ouïe et à la vue, un lac quelques mètres plus bas. Le lac éclairait la petite salle, lui donnant un air inexplicable. Sur l’autel, se trouvant juste devant l’entrée, est gravée l’inscription suivante : Si 2+3=10, 6+5=66, 3+4=21, 7+2=63 combien font 9+7 ? . Un boulier avec des petites boules se trouvent à coté.

- Hum, une épreuve de réflexion, ça doit être dans mes cordes (Evaline)
- Tu as vu ? J’ai réussi à dessiner un cœur en disposant les boules de cette façon. (Hiruma) *Pourquoi je fais ça d’ailleurs ?* pensa Hiruma.
- Mais c’est pas vrai, tu fais encore des conneries, c’est une spécialité à l’académie de Mahou ? Pourvu que les clik clik ne se fassent pas entendre. (Evaline)

CLIK CLIK CLIIIIIIIK

- Trop tard. (Evaline)
- Ce sont les messagers de l’amour qui viennent nous transporter. (Hiruma)

En lieu et place de ces fameux messagers, la grille de bois pivota verticalement ce qui eut comme conséquence de plonger nos deux genins dans un énième bain de minuit en profondeur. Evaline râlait de nouveau sur ce procédé débile qui consistait à mouiller et endommager ses magnifiques vêtements de façon répétitive. Bizarrement, Hiruma se sentit content de voir Evaline tremper jusqu’au os. Alors que nos compères battaient des pieds pour ne pas couler au fond du lac, Evaline aperçut une corde de l’autre coté, au bout, corde permettant sans aucun doute de sortir d’ici. Après quelques minutes de nage, ils arrivèrent au niveau de la corde et remontèrent, Hiruma portant Evaline sur son dos au nom de la passion. Heureusement pour Hiruma que la sortie ne se trouvait qu’à quelques mètres de hauteurs. Avant de continuer l’épreuve, Evaline convainquit Hiruma d’utiliser son combo essorage-des-vêtements-d’Evaline-suivit-d’un-Katon-pour-les-sécher no jutsu.


La grotte suivante comportait une porte sculptée dans la roche, encadrée par des dalles marbres, eux même reflétant de faible lueur de torches. Impossible de faire bouger la porte et aucune poignée apparente destinée à la faire pivoter. A se demander si cette porte en est vraiment une. Juste à coté de la porte se trouve un petit tableau avec une énigme.

De plus, il y a un coin en cire au début des phrases ainsi qu’un stylet pour y graver les réponses.

- Cette fois ci tu nous touche et ne fais rien, tu risques encore de mal répondre. (Evaline)
- J’ai la sensation que tu me prends pour un débile non ? (Hiruma)
- Si je te dis oui, tu seras tellement vexé que tu ne diras plus rien ? (Evaline) *Il ne devrait pas être capable de me répondre comme ça normalement.*
- De toute façon je connais la réponse. (Hiruma)
- Je serai bien curieuse de voir ça. (Evaline)
- Ah oui ? (Hiruma)

Réalisant trop tard son erreur Evaline vit Hiruma prendre le stylet et graver la lettre « L » pour la phrase 1, « O » pour la phrase 2, « V » pour la phrase 3 et « E » pour la phrase 4.

- Mais ça ne veut absolument rien dire L fois le chiffre1, O fois le chiffre 2, et je t’épargne les autres. (Evaline)
- Mais si, lit bien, j’ai écrit LOVE de haut en bas. (Hiruma)


CLIK CLIK CLIIIIIIIK


Le sol s’affaissa avec les genins et un quel abruti résonna durant la chute. *RUTTTT* . Après une dégringolade et surtout un atterrissage difficile, nos apprentis ninjas entendirent un cri, le cri d’une bête en colère. *RUTTTT* . L’hurlement devenait de plus en fort, l’animal approchait. *RUTTTT* . La bête était maintenant juste devant Hiruma et Evaline. Il n’y avait qu’un seul mot pour décrire ce fauve : touffe. La bête portait une touffe digne des moutons des plateaux du Haut Yuukan. Une longueur insondable, une intensité dans le noir éternelle et des défauts frôlant de très près le néant absolu. De plus, l’animal se trouvait maintenant juste devant un filet, surement la sortie de cette grotte. Mais comment passer ?


- Mais …… mais ……. Vous êtes le type qui a sauté tout à l’heure ? Le ninja mahousard qui était sensé rentrer à Mahou ? (Evaline)
- Tais toi femme ou tu connaitras pourquoi on m’appelle l’Eternel quand s’abattra sur toi la vengeance du Tout Puissant et de son ….. ( ?????)
- Mais comment tu causes à mon amour ? (Hiruma)
- Toi homme, si tu ne sentais pas divinement bon le fromage tu aurais déjà le trou de balle assez grand pour y faire entrer ma tête. ( ??????)
- Attendez une minute. Un ninja mahousard qui vénère le fromage et qui a une touffe de cheveux impressionnante, vous ne pouvez qu’être ….. (Hiruma)
- Korove Makaya, pour ne pas vous servir. (Makaya)
- Pouvez-vous nous laisser passer M. Korove ? Afin de remonter et continuer notre épreuve. (Evaline)
- Qu’est ce que t’as pas compris dans « pas vous servir » ? Et tes charmes de pucelles ne peuvent atteindre l’homme aux mille et une conquêtes, donc pas la peine d’essayer de me piéger avec ton genjutsu. Et pour te répondre : non. (Makaya)
- Raté. Mais pourquoi ne pouvons nous pas passer ? Vous n’étiez même pas prévu pour l’épreuve. (Evaline)
- Pour le fun. (Makaya)
- Et si je vous dis que je connais GTB ? (Hiruma)
- GTB, je te hais. Désolé réflexe. Tu connais GTB, d’où ? (Makaya)
- N’envenime pas la situation. (Evaline)
- T’inquiète pas, je gère. (Hiruma)
- Comme toute à l’heure ? (Evaline)
- Non, mieux. Je le connais parce que c’est lui qui a été mon tout premier sensei et qu’il a très souvent mentionné votre nom. (Hiruma)
- Et comment se porte ce sac à pochtron de saké ? (Makaya)
- Aucune idée, il est parti un beau jour en mission il y a plus d’un an. Depuis plus de nouvelles. (Hiruma)
- Tu lui diras ceci de ma part quand tu le reverras : tête de con je suis passé juunin avant toi, tu me dois une cuite au saké et une soirée en maison close. (Makaya)
- Si vous voulez que l’on fasse cette commission, enfin surtout Hiruma, laissez nous passer. (Evaline)
- Toi femme, lève déjà ta technique d’hypnose sur lui et on reparlera. (Makaya)
- Pourquoi ? C’est pourtant bien pratique. (Evaline)
- Quoi ? Elle m’a hypnotisé ? c’est pour ça que je me sens tout drôle depuis toute à l’heure et je faisais n’importe quoi. Quelle chienne, quelle catin, quelle femme, quelle beauté, quelle amour. AAAAAA, arrête ça tout de suite. (Hiruma)
- Bon ok, à condition de passer. (Evaline)
- Mais qu’est ce qu’il me dit que tu ne recommenceras pas une fois que vous m’ayez quitté ? (Makaya)
- Oui, qu’est qui me dit aussi ? (Hiruma)
- Bon écoute tête de fion, à chaque fois que tu te sentiras drôle en sa présence, bouffe le fromage que tu as sur toi, une barrière mental te protégera de ses charmes. (Makaya)
- En quel honneur ? (Evaline)
- Parce que le fromage c’est la vie et on en peut rien faire contre la vie. D’ailleurs sans lui tu aurais été sous son contrôle total. (Makaya)
- Je me disais bien aussi, il faisait des choses que les personnes, habituellement sous mon emprise, ne font pas. (Evaline)


C’est ainsi que les deux genins quittèrent Makaya afin de remonter par le filet pour poursuivre l’examen. Des RUTTTT , criaient par Makaya, continuaient de retentir à travers les galeries.


La grotte suivante était éclairée par une lampe au centre, la sortie bloquée, pour changer, par une herse, elle-même impossible à bouger ou détruire. Sur un autel se trouvait un papier avec comme énigme : On doit placer chacun des chiffres de 1 à 8 de façon à ce qu’aucun ne soit en contact ni par un côté ni par une diagonale avec le chiffre qui le précède ou celui qui le suit. . Hiruma saisit le papier, le froissa et le jeta à terre.


- Pourquoi tu as fait ça ? (Evaline)
- Tu n’as pas encore compris que ces énigmes ne servent qu’à nous ralentir. Quoique l’on réponde la vraie épreuve est après. (Hiruma)
- Comme un concours de vitesse ? Les plus rapides gagnent des points bonus pour l’examen. (valine)
- Sans doute. Ou alors les examinateurs se sont plantés et quoique que l’on réponde aux questions nous avons quand même droit à l’épreuve. (Hiruma)


CLIK CLIK CLIIIIIIK


Avez-vous déjà eu la désagréable impression d’avoir vécu la même scène encore et encore ? Au pif, sept rien que ces derniers instants, sept putains de chutes, avec certes des atterrissages plus ou moins douloureux mais quand même. Au lieu de nous ralentir avec des fausses énigmes, pourquoi les examinateurs ne nous ont pas fait passer directement les épreuves ? Pour en revenir à notre histoire, la chute (la septième si vous avez bien suivi) finit lorsqu’Evaline et Hiruma posèrent pied à terre sur un échafaud, l’issu étant comme toujours ou presque une corde à quelques mètres d’eux.


- La corde est par là, c’est notre porte de sorti. (Evaline)
- Hum, une corde pour sortir du dongeon dans lequel nous sommes enfermés, ça me rappelle un jeu en vogue chez nous, Pokémon qu’il s’appelle. (Hiruma)
- Et alors ? Si morphologiquement je pouvais je te dirais que je m’en br..le les corones. En tout cas fait attention aux multiples fils qui nous entourent. (Evaline)
- Pourquoi ? Tu as peur du grand méchant filin ? (Hiruma)
- Il t’arrive de te servir de ton cerveau à part pour bouffer ton ignoble fromage ? Ces fils pourraient déclencher des pièges ? Tu ne crois pas ? (Evaline)
- Pfffff, n’importe nawak, comme si des petits fils comme ça pouvaient lancer des boules de feu ou autres projectiles. (Hiruma)


Et comment joindre les actes à la parole me demanderiez vous ? Ben en jouant de la harpe avec tous les fils à porter de doigt, tout simplement. La scène qui en résulta aurait pu porter le nom d’Apocalypse si ce nom n’avait pas été copyrighté par un certain JC. A chaque fil touché, un objet nous tombait dessus, un porte-manteau, un lit, une casserole, une poutre, une chaise. Bordel, ils ont dévalisé BricoYuukanrama les examinateurs ou quoi ? Le hic c’est que comme l’échafaud n’est pas trop grand, pour esquiver un objet nous touchions d’autres fils, autres fils qui déclenchaient l’arrivé massive d’autres objets, bref sans fin.


Entre esquive envie de meurtre sur mon auguste personne, Evaline réussit à me faire comprendre (hallelujah) qu’il fallait esquiver tout en s’avançant vers la corde. Mouais, je valide son plan. Bon niveau réalisation il faudra repasser. En effet, c’était comme si le piège réfléchissait, comme si il se demandait lequel de nous deux il devait piéger en priorité. De plus, il fallait se dépêcher, l’escabeau commençait à tanguer fortement à chaque impact du à un objet un peu trop lourd, bientôt il s’effondrerait. Ouais, une huitième chute, ça commençait à me manquer, je vais devenir un chute-addict.


Tout en évitant les différents bibelots, je remarquais que les objets tombaient sur nous selon l’endroit où nous étions placés donc fatalement plus on approchait de la corde plus la pluie devenait dense et donc dangereuse pour notre santé. Il fallait s’y résoudre, impossible d’atteindre la corde avec cette manière. Evaline revint au centre de l’échafaud pour avoir plus de manœuvre pour éviter. Une idée lumineuse (pour une fois) ou débile (souvent) germa dans mon esprit. Je saisis Evaline par le poignet et l’emmena du coté de la corde.



- Je croyais que tu étais stupide mais là tu bats des records, trop d’objets nous tombent dessus ici. (Evaline)
- Fais ce que je te dis, esquive les objets et tiens-toi prête à sauter. Fais-moi confiance. (Hiruma)
- Comme la dernière fois ? (Evaline)
- Non, celle d’avant, quand j’avais raison. (Hiruma)
- J’ai pas souvenir. (Evaline)
- Tu devais pas être là. (Hiruma)


La réponse d’Hiruma provoqua la grimace « bouche bée » chez Evaline. Alors que nos deux genins continuaient d’éviter les objets et continuaient de toucher les fils, l’échafaud commença à tanguer sévèrement. Au prochain choc, celui-ci s’affaissera. Le choc fatal fut provoqué par un objet fait en plastique noir avec des leds et autres lampes dessus et qui criait Luc, je suis ton père . Cette collision provoqua l’effondrement de cette structure du coté où Evaline et Hiruma étaient placés. Alors que l’échafaud tombé, Hiruma cria à Evaline de sauter. Bien aidé par l’échafaud qui arrachait tous les fils dans sa chute, Evaline et Hiruma bondirent au même moment et attrapèrent la corde dans leur saut. Nos deux héros (tatatataaaaaaa tatataaaaaaaaaaaaa, musique d’Indiana Jones pour les incultes) montèrent en quatrième vitesse pour sortir de cette grotte de folie.


- Comment savait tu que l’échafaud allait tomber comme ceci ? (Evaline)
- Je ne le savais pas, je l’ai juste deviné. (Hiruma)
- Mais t’as quoi dans le crane ? On a failli crever, enseveli par des dizaines et des dizaines d’objets puis chutant dans le vide sous leurs poids. (Evaline)
- De toute façon les examinateurs ne vont pas laisser mourir des participants, tu n’as pas confiance à l’examinateur de ton village ? (Hiruma)


Allez plus qu’une salle et je serai débarrasser d’elle, même si sa compagnie, à défaut d’être réjouissante envers mon statut de ninja ennemi à son village, ne l’était absolument pas pour mes yeux.


La salle suivante ressemblait beaucoup à une salle visitée auparavant, je ne me rappelle pas laquelle, mais en plus grande. Bon en même temps, toutes ces putains de salles se ressemblent, une fausse énigme, une chute et la vraie épreuve. Cependant, cette salle était bien plus grande que les autres, 2 niveaux en poutres, avec à 3 mètres en dessous des stalagmites et des stalactites en haut. Il faut sauter de poutres en poutres pour avancer. Autre point négatif, à part les stalagmites nous transperçant le ventre en cas de chute, il n’y avait pratiquement pas de lumière, les examinateurs ont du épuiser leur budget torche avant cette salle. Arrivé devant la herse bloquant la fausse sortie, cette fois ci se fut Evaline qui se chargea d’exploser le dessin et le cadran liés à cette énigme mensongère.


Cette fois ci, nous fumes surpris de chuter, ben oui, tomber sur des pics en terre ça peut pas faire du bien à note corps, déjà bien meurtris par les épreuves précédentes, les examinateurs voulaient ils tester la résistance de nos abdos contre des pics de roches ? Ouf, que nenni. En effet, nous tombâmes dans une cuvette, comme par hasard. Après avoir vérifié pour la huitième fois (si mes comptes sont bons) si nous n’avions rien de cassé suite à la chute, nous commencions à arpenter le tunnel qui devait nous mener à la sortie.


Tout se passait bien jusqu’au moment où des multitudes de lames, de flèches et autres disques tranchants circulaires sortaient des murs pour finir dans la paroi d’en face. Bon pas de panique, s’il y a un mécanisme il y a forcément un rythme, il suffit de le trouver pour éviter de finir en viande hachis. J’en fis part à Evaline qui en vint à la même conclusion, ce n’était pas le moment de crever comme un vulgaire chikarate alors que la sortie de la mine était proche.


Après quelques minutes intenses de réflexion, Evaline suggéra de bloquer les lames circulaires, c’étaient celle-ci les plus chiantes et les plus destructrices. En leur plantant un kunaï dessus, ce kunaï empêchera la lame de renter dans la paroi, bloquée. Lames circulaires horizontales : résolus. Pour la dizaine d’énormes lames qui balançaient en haut complètement au hasard, je suggérais d’envoyer une volée de boule de feu afin de trancher les cordes les soutenant. Lames géantes : résolus. Restait le problème des flèches. Evaline proposa d’utiliser sa technique du bouclier aqueux. Il n’était pas encore très puissant mais c’était la seule solution pour empêcher les flèches de nous transformer en passoire. Flèches : résolu, enfin j’espère.


Une dizaine de kunai furent nécessaires pour bloquer toutes les lames circulaires. Katon, Housenka no jutsu. (technique de la fleur de feu). J’envoyais 6 petites boules de feu sur les cordes des 6 lames, celle-ci tombèrent lourdement au sol.


- Je ne les voyais pas si grande ces lames. (Hiruma)
- Moi non plus, je n’ose imaginer l’état dans lequel je me serais trouvé si mon superbe corps se serait approché de ces lames. (Evaline)
- N’empêche que les lames ont bien obstrué le chemin. (Hiruma)
- Effectivement, avec un peu de chance elles nous protégeront des flèches si on les place juste devant les parois. Comme ça je garde mon précieux chakra, je ne le gaspille pas dans une technique qui ne nous aurait sans doute pas permit de sortir d’ici. (Evaline)
- C’est vrai que moi je l’ai gâché pour NOUS sortir des lacs et faire tomber les lames qui NOUS permettront de sortir d’ici. (Hiruma)
- Que veux-tu ? Le monde est injuste. (Evaline)


Et le monde fut encore plus injuste quand effectivement les lames étaient suffisamment imposantes pour empêcher les flèches de voler à travers le chemin. Hiruma et Evaline avancèrent donc, toujours sur le quai vive, on ne sait jamais ce qu’il peut encore nous attendre, comme une chute, comme un sol qui s’écroule, come as you are. Alors que le 2 genins se croyaient sortis d’affaire, une flèche effleura Evaline, lui faisant perdre quelques cheveux, enfin des précieux cheveux vu le cri de détresse que poussa Evaline la seconde d’après. La flèche provenait d’un trou non caché par les lames. En fait il y a vraiment une justice.


Ainsi, Hiruma, fatigué, et Evaline, enragée suite à la perte de 6 pauvres cheveux, sortirent de la grotte. Certains groupes de genins étaient déjà arrivés.


- Mes superbes cheveux, monsieur l’examinateur, c’est une honte. (Hiruma)
- Enfin, ne l’écoutez pas elle mais moi, pourquoi avoir mis des énigmes ne servant à rien ? (Hiruma)
- Ne servant à rien ? Tu es sûr ? Elles permettaient pourtant d’éviter tous les pièges et de revenir ici plus rapidement. (Jackie Takahara)
- QUOI ???? (Hiruma et Evaline)
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Re: Bazaka [Examen chuunin]

Message par Haoru Naku le 2/5/2010, 13:01

Même pas le temps de relire, ni pour affiner le truc, c'pas sérieux tout ça ...
Nan, merci pour le délai.

__________________

-Ces examinateurs nous prenne pour des … Merde, je m’appelle pas Otarin !

Inutile de vous dire qu’Haoru n’a pas comprit cette phrase. Mais des précisions seraient utiles. Non, il n’en demanda pas. Il était absorbé par ce qui se trouvait gravé sur l’autel, juste devant la porte de sortie. Sortie … de cette salle. Ce n’était pas … encore fini. Pas encore … ce fromage … collant … collait toujours … puait … Comment peut-on vouer un culte à cette … substance ? Merde, expliquez-moi. Un cheeseburger, okay, ça passe. Mais du … Président, par exemple. COMMENT PEUT-ON BOUFFER CES TRUCS ? C’est juste … Makaya. Ce nom, Haoru l’avait entendu plusieurs fois ce jour-ci. Sheinji qui marmonnait dans sa barbe, -vengeaaaance Mak, tu vas crever – ou même l’examinateur de Mahou, juste avant cette épreuve.

-C’est… 9 proposa Haoru.
-Bah non, selon des calculs très rapides, le fait est que la réponse se trouve être 144. Car si nous prenons 2+3 = 10. SI on multiplie le 2 + 3 par le premier chiffre, donc 2 et bien on trouve 10. Pareil avec 6+5. Ca donne 11 et si on multiplie 11 par le premier chiffre, encore une fois, on trouve le bon résultat : 66. Après je peux encore te dire …
-J’avais compris.
-La preuve que non jeune Gensouard, 9 n’est point la …
-FAUT MULTIPLIER PAR 9.
-Nous sommes bien d’accord, cela donne donc …
-Dieu du ciel, faites le taire.

Les boules empoignées … non. Pas celles de ce cher Sheinji. Quoique, un peu plus et … bref. La dernière boule déclencha un déclic. La porte devant eux s’ouvrit. L’air s’y engouffra, tout comme s’y jetèrent les deux genins. Dans le noir, une voix s’éleva.

-Bah, pourquoi t’as dit 9 ?
- Seigneur, retenez-moi.
-Bon, continuons.
-C’est ça.

Continuer jusqu’à la prochaine torche. Du feu … brûler. Tout brûler je vais finir par. Voilà pourquoi je veux devenir Junin. Les techniques abusées qui détruisent tout à l’intérieur de cette putain de grotte où pleins de petits genins de merde se trouvent. Tout détruire. L’apocalypse. C’est ce à quoi mon esprit … Putain merde. Allez tous crever. Il en a plein le cul – remarquez le changement de personne très discret à laquelle le texte est narré, lors de ce paragraphe.

Salle n°6.

Vide.

-Ya rien … souffla Haoru.
-Si, si, regarde, au fond là, ya une autre pièce.

En effet. Et dans cette pièce, aucune porte. Ah, si. Mais … au Diable les descriptions. Vous avez tous reçu un Mp, où toutes les salles étaient décrites. Pourquoi je m’amuserai à tout vous recopier, hein ? Donc. Vous avez aussi réfléchi à l’énigme, celle du tableau, juste à coté de la porte. Vous avez tous trouvé. Non ? Vous n’êtes alors qu’un … Otarin, pour reprendre la phrase de Sheinji.

-Pff … tu la prends, celle là ?

Sheinji s’était exprimé d’une voix vide de tout intérêt.

-En temps normal, je ne m’abaisserai pas à faire ce genre de trucs minables. Mais là, j’en ai … plein le dos. Je veux sortir, me foutre à poil, courir dans l’herbe, pour finalement prendre une douche. Et retourner à Gensou. Et récupérer mon Katana. Puis … prendre une douche, encore. Plus j’y pense, plus ce fromage me dég…
-Tu ne l’as pas connu …
-Quoi encore ?
-Makaya …
-Encore lui ? J’vais commencer à en avoir plein le …
-NON. Je … ne dis pas ça … s’il te plait …
-Il t’a … violé, ce mec ?
-Presq…non, non, qu’est-ce que je raconte.
-Aucune idée, je ne veux pas m’introduire dans ta vie privée, je vais donc … répondre à ce truc.


En fait, il n’avait pas encore lu ce qui se trouvait sur le tableau. Vif, précis, le stylet traça des chiffres dans le vide. Si l’on écrivait 1 devant le 1, ça donne 2. Commençons par le 4. Cette fois, qu’une fois. Le 3 … 2 fois car le deuxième 3 se place devant le 2. Et donc, 3 parce que le troisième 2 se place devant le 1. Je ne suis pas clair, hein ? Qu’importe, la porte s’effaça devant les deux genins.

-Sheinji ?
-Oui ?
-Pourquoi … culs de sac, en apparence ?
-Hein ?
-Sur la carte. Pourquoi le en apparence ?
-Pour t’obliger à aller vérifier, et donc t’obliger à aller te foutre dans un véritable cul de sac.
-Ah, ouais. Sadiques …


Donc, Haoru n’ira pas vérifier si ces culs de sac sont en fait des sorties. Non, l’autre avait dit qu’il n’y avait qu’une sortie en parlant de choper le Black boosté au Raiton. Le « Makaya. »
Ou alors, ils mènent tous à la même sortie. Rah, oublions.

~

-Rassure moi vil villageois vivant dans le désert … C’est la dernière, hein ?
-Non … c’est la … septième …
murmura Sheinji.

Les deux adolescents, harassés, s’assirent au centre de l’avant-dernière salle. Au-dessus d’eux une lampe projetait la lumière qui éclairait la salle. Vite en finir. Un autel. Juste … se traîner … là-bas. Laisser Sheinji répondre, puis courir. Courir, courir, courir. Dernière salle puis liberté

Allez, Sheinji.

-C’est pas plus compliqué que les autres énigmes, à toi de …
« Maooow. Chaigneur, je ne peux pas dire que vos arômes corporels soient des plus raffinés. A vomir, tout simplement.. »
Non, il est là.
Le Chat. Hiko.

Il était apparu juste à coté de l’autel. Sheinji sursauta, croyant à un piège. Haoru ne le rassura pas en roulant vers l’arrière pour fuir ce chat. Pourtant …

-Pourquoi t’es là ?
-Tu connais ce chat ?

« Car je dois te suivre. »
-Pourquoi moi nom de Dieu ? Euh, oui Sheinji, oui, attend. Tiens, amuse toi avec l’énigme.
« Tais toi et sors de ce trou à souris. Bien qu’elles fassent d'excellents repas, je préfère les plaines à cette grotte. »
-Ouais euh … non, le 7 touche le 8 par une diagonale. Donc … Ah. Le 1 et le 8 sont les deux chiffres qui ont le moins de chance de toucher le chiffre précédent ou celui qu’il suit. En fait, le 1 n’a qu’un chiffre à éviter, le 2. Pareil pour le 8, il ne doit éviter que le 7. Donc, foutons ces deux chiffres au milieu. Puis 7 tout en haut, 2 tout en bas. Après, le reste ça va de soit. Sheinji marmonait. Trouvé.
-Déjà ? Tain, je suis vraiment tombé sur le bon. Quant à toi, Hiko, je … je n’arrive pas à parler à deux personnes en même temps. Surtout quand l’une des deux est une bête. Je … Adieu.

Porte ouverte. Sprint final.

Chute. Roulade. Roulade. Entrée fracassante dans LA dernière des … merde quoi. Entrée fracassante sur des … poutres ? Obligé de faire preuve d’une agilité digne d’un singe génétiquement modifié, Haoru parvint à … ne pas tomber. La lumière … si la lumière bienfaitrice de la deuxième salle pouvait se réveiller, ça ne serait pas pour déplaire.
Le Genin jeta un œil sous lui. D’énooooormes épieux de roche. Genre comme dans les films. Genre le truc qui rentre par derrière et ressort par la gorge dans un joli bordel. Genre le truc où faut éviter de mettre les pieds.
Hop hop, « Roi de la gym » comme dirait une certaine prof (Salutations, Mme Salmon) et hop hop on arrive au bout. Et hop hop on observe le cadran … des lignes. Partout sur le dessin. Partout, partout … elles boug… illusion d’optique. Bah … Une, deux … mais merde quoi. Une droite ça n’a pas de longueur. Donc ces petits traits, là, on les compte ? Ou alors on compte que les gros. De toute façon, Sheinji n’est pas encore arrivé, attendons le.

Haoru s’endormit. Autant reprendre des forces.
Et son sommeil lui apporta la bonne réponse.

~

-Bon, après moult recomptage, 98 !

Haoru ouvrit les yeux. Puis la bouche. Sheinji était là. Hiko à coté. 98 … qu’il avait dit. Mais quel abruti. Non Haoru ne se relèverait pas. A quoi bon, ils allaient tomber.

Clic, clic. MWAHAHAHAHHA CLAAAAAAAAKKKKAAKAKAKAK.
Une chute. La deuxième. Bah, on s’en est pas mal sorti tout de même. Juste deux énigmes ratées. On est de véritables Roxxor.
Atterrissage. Sheinji. Puis Haoru dessus. Puis Hiko sur la tête d’Haoru. Une pose made in Commando Ginue ça.

-Bon, sur ce coup je ne dirais rien, je suis trop heureux de savoir qu’après ça, on sort, fit Haoru.
-Ouais, c’est vrai. Tout comme sont réelles les … lames qui dansent devant nous.
-Les lames ?


En effet. D’immenses couteaux de bouchers, pendaient au plafond. Bien sûr, les lames bougeaient. Rapidement en plus ! Tout comme les énormes disques tranchants qui font la course d’une paroi à l’autre.

-Pourquoi on nous demande que des trucs physiques ? Le Genjutsu les gens, c’est ça l’avenir !

Sheinji vomit. Bah, trop de stress surement. Le chat, lui, avançait tranquillement entre les engins de mort. Grâce féline, tout simplement.

-Sheinji ?
-Haoru ?
-Tu sais marcher sur les murs ?
-Plus ou moins.
- Si tu regardes bien … en marchand au plafond … c’est de la rigolade, ya rien à éviter.
-Juste, éviter de tomber.
-And that’s all.


Les gestes suivirent les paroles.
A exactement trois mètres de la sortie, Haoru, euphorique tomba. Encore. Une lame se rua sur lui, mais une roulade – ouais, c’est génial les roulades, à utiliser sans modération – lui sauva la vie. Peut-être que le cri de Sheinji l’insultant d’abruti l’avait réveillé. Mais passons, allons de l’avant, la sortie est juste devant !

Un sourire on ne peut plus niais se peignit sur le visage des deux Genins. They are ALIVE.


Dernière édition par Haoru Naku le 2/5/2010, 13:49, édité 1 fois
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