09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:13



Dernière édition par Tonton Hrungnir le 5/6/2010, 12:23, édité 1 fois
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:13

La géographie du de Nagame

Nagame est séparée des autres régions par les Haiirobôheki, au nord, et les Nezumiiro no Yama à l'Est.
La chaîne montagneuse du Nord est une succession de massifs escarpés et inextricables, peuplés d'une faune variées de prédateurs affamés, de féroces herbivores et qui fait l'objet d'une étroite surveillance des patrouilles Tsuchistes. Il n'existe presque aucun échange entre Nagame et Yuukan, ce qui explique qu'il n'y ait guère de piste dégagée, ni de guide pour les indiquer.
Concernant le rempart naturel de l'Est, il n'est guère plus accueillant que son homologue au nord, si ce n'est qu'à la place des patrouilles Tsuchistes, on trouve plus volontier des patrouilles menées par des Samouraïs. En effet, la faille d'Ata Ono, vaste trouée perçant les Nezumiiro no Yama, est sous la garde des Samouraïs du Nagame depuis des générations. Bien qu'il soit toujours possible de l'emprunter, les troubles qui agitent le Suiteki ont poussé les Samouraï à bien plus de vigilance sur l'origine et la destination de ceux pénètrent le Suiteki.

Le Nagame jouit principalement d'un climat tropical, alternant une saison humide à une saison sèche. Pour cette raison, elle se présente sous la forme d'une vaste savane, parcourue d'un entrelac de petites collines, ce qui, combiné aux hautes herbacées, restreint grandement le champs de vision.

Le Nagame est parcourue par un large fleuve sineux et incurvé, l'Aoihebi, qui prend sa source quelque part dans les Haiirobôheki, au Nord-est. Elle forme un énorme lac, l'haneitsuki, large de plusieurs kilomètres, un peu près au centre de du Nagame, séparant Kusa du plateau maudit de Byôtakadai, où reposent les ruines d'Himitsu. Peu après avoir quitté le lac, l'Aoihebi se sépare en deux bras, l'un descendant au Sud, vers la forteresse-monastère des Kaoris, et l'autre jusqu'à Nogor, à l'ouest.
Il est à noté qu'en amont du lac, l'agriculture est souvent très présente le long des rives de l'Aoihebi, en raison des grandes crues annuelles qu'il connaît et qui permettent de fertiliser les terres.
Par ailleurs, la savane du Nagame est parcourue par de nombreuses petites rivières, favorisant le développement de petites forêts le long des berges.

Situé en vis-à-vis de de Kusa, par-delà l'haneitsuki, se trouve un plateau empli de ruines antiques et dévastés. Ce sont les restes d'Himitsu, l'ancienne cité des shinobis de Nagame. C'est un endroit vide et abandonné, où ne résonne plus que le vent. Tout ce qui a fait jadis la grandeur d'Himitsu a disparu depuis belle lurette, ce qui n'empêche pas des chasseurs de trésors ambitieux de tenter d'y déterrer d'anciennes reliques, malgré l'interdit - et les patrouilles de surveillance - de Kusa. Très peu reviennent en vie malgré tout, et on raconte que cela est lié à la présence des descendants des plus puissants animaux de l'armée d'Himitsu, ayant pu réchapper à sa destruction et étant retourné à l'état sauvage.
Tous les ans, Kusa, accompagné d'une délégation de Tsuchi, organise un grand pèlerinage religieux dans les ruines, où ils renouvellent solennellement leur vœux de faire renaître leur puissance d'antan.

Si c'est sur les côtes Sud et Ouest qu'on retrouve les plus grands foyers humains, tel que Nogor, le Nagame est parsemé de nombreux petits hameaux et villages.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:15

L'Historique du Nagame

L’histoire :

Le village caché d'Himitsu :
A l'instar de Shinobi, les racines d'Himitsu remontent à des âges oubliés, et son origine reste nimbé de mystère. Néanmoins, la plupart des historiens s'accordent à dire que les deux cités naquirent lors de la même ère et suivirent un développement parallèle : en regroupant une puissante force armée apte à neutraliser les dangers environnants, elles étendirent leur sphère d'influence respective sur une large région, s'appuyant sur les communautés qu'elles protégeaient pour poursuivre leur développement. Les deux cités vécurent alors un véritable âge d'or.
C'est au cours de cette période relativement calme qu'au Nord, Shinobi voyait ses théoriciens se pencher davantage sur la circulation du chakra "intracorporel" et la meilleur façon de s'en servir, alors qu'au Sud, leurs homologues d'Himitsu orientèrent davantage leurs études sur le chakra "extracorporel", cherchant les meilleurs vecteurs pour le canaliser. Cette divergence dans le développement est la principale cause de la différence significative du Nîndo du Yuukan et de Nagame : la majorité des Nordistes continuent à ne baser leur nîndo que sur eux alors que la majorité des Sudistes l'exercent par le truchement d'un objet ou d'un organisme.

Le choc des cultures :
Les deux cités prospérèrent et s'étendirent, et ce qui devait arriver arriva : un beau jour, une expédition de Shinobi franchit les montagnes [celle qui servent de frontière entre le Yuukan et le Nagame... Quelqu'un sait si on leur a donné un nom ?] et pénétra dans le Nagame.
On sait très peu de chose sur les premiers échanges qu'il y eût entre Himitsu et Shinobi, mais tout laisse à penser que les premiers rapports furent amicaux.
Malheureusement, Himitsu et Shinobi centralisaient toutes deux un immense pouvoir, tel qu'il n'en a plus été vu depuis sur Hokuto, et des siècles de victoires faciles et de campagnes glorieuses avaient permis aux foudres de guerres des deux cités d'accéder aux pouvoirs. Et ces même dirigeants ne virent pas en leurs homologues des égaux ni des alliés potentiels, mais plutôt une menace latente et, surtout, une occasion inespérée de mettre à l'œuvre leur pleine puissance. En l'espace de seulement quelques années, les relations entre les deux titans dégénérèrent en conflit ouvert.
Il fallu près d'une décennie de combats acharnés aux troupes de Shinobi pour mettre un terme à cette guerre. Mais elles parvinrent finalement jusqu'à Himitsu même, qui fut intégralement rayé de la carte au cours d'une ultime et atroce bataille. Le pouvoir d'Himitsu n'était plus, ses troupes étaient décimées et les survivants éparpillés aux quatre vents. Tout semblait terminer.

La Chute de Shinobi :
La victoire de Shinobi signa néanmoins sa perte : fort de leur victoire, les seigneurs de guerres et leurs factions regagnèrent le Yuukan. Sans plus aucun ennemi contre qui se tourner, ils finirent finalement par s'entredéchirer, politiquement dans un premier temps, puis par les armes. Ils furent à l'origine de la première guerre civile que connu Shinobi, qui se renomma Subaku après que les séparatistes eurent fondé Yuki. Après cela, la cité sombra dans un cycle sans fin de guerres interminables qui se solda finalement par son annihilation par Chikara.

La naissance de Kusa et Tsuchi :
Si Kusa et Tsuchi vouent une haine irrépressible contre les Trois Villages descendant de Shinobi, c'est parce qu'eux même descendent directement d'Himitsu, ayant été fondé par les survivants du sac de la cité.
Tsuchi fut bâti dans les montagnes par les guerriers les plus véhéments qui jurèrent sur les ruines de leur cité de venger le massacre des leurs. Ils fondèrent donc un petit village non loin de la frontière et surveillèrent constamment les aléas des guerres civiles du Yuukan, attendant patiemment leur heure. S'étant installé dans un environnement où les animaux présents sont le principal danger, ils s'orientèrent donc plus sur la manipulation des objets inertes, que ce soit les marionnettes, les prothèses surnuméraires, etc.
Quant à Kusa, elle fut fondée par ceux qui promirent de faire revivre la gloire d'Himitsu, et se dresse par ailleurs à moins d'une journée de marche des ruines de l'ancienne cité, devenu depuis un lieu de pèlerinage. La plaine fertile où ils s'installèrent facilitant le contact avec les animaux, ce fut le plus naturellement du monde que les habitants de Kusa axèrent leur Nîndo dessus.
Trop prise par ses propres problèmes internes, Shinobi ne s'intéressa plus jamais à ce qu'il advint au delà de [ces fichus montagnes anonymes]. Et tandis que la puissance du Yuukan périclitait alors que ses villages s'entredéchiraient sans pitié, les deux villages du Nagame, unis par leur racine et leur haine commune, prospéraient lentement mais sûrement. Tant et si bien qu'un beau jour, les puissances du Yuukan et du Nagame s'équilibrèrent. Et ce qui devait arriver arriva

La Religion à Nagame :


A l’époque d’Himitsu et de son expansion, il y avait très peu de temples à Nagame. En effet, les habitants considéraient que ce qu’ils recevaient et gagnaient, ils le méritaient. C’est donc dans ces circonstances que sont apparus quelques temples dédiés au mérite des soldats morts, des soldats vivants, ou bien de la Victoire elle-même. Cet essor des temples de la guerre et de ses conséquences a encore plus fait croître une certaine obsession pour les victoires militaires et les hauts faits d’armes.
Cependant, après une guerre avec le village Yuukannien de Shinobi, Himitsu fut rasée. Alors, comme on le sait, les survivants se divisèrent en deux villages : Tsuchi et Kusa. Les deux villages, haineux envers la descendance de ceux qui avaient détruit leur passé, décidèrent de se venger, quel qu’en soit le coût.
Il est communément admis que c’est Komitsu Haku, juunin de faible puissance, tacticien hors pair et orateur talentueux, qui lança ce qui devait plus tard devenir la nouvelle religion Nagaméenne. En effet, les survivants ayant été rassemblés après la destruction finale d’Himitsu, il aurait fait un discours exceptionnel dans lequel il exhortait à la vengeance, à faire payer le prix du sang pour venger les mânes des morts, lesquelles étaient en colère et assoiffées de sang. Haku prêta ensuite serment le premier sur les ruines fumantes et partit, avec son ami d’enfance, le futur premier Kage de Tsuchi, fonder cette ville.
Ce discours, maintes fois répété, des éléments nouveaux y étant fréquemment ajoutés, conduisit à cette nouvelle religion de Nagame. L’âge d’Himitsu fut alors considéré comme un véritable age d’or, une époque de victoires faciles, de gloire, de richesse et d’opulence. Et c’est à Shinobi que revint la faute de l’avoir interrompu, par pure jalousie. Désormais, la mission des Nagaméens était de restaurer cet âge d’or en mettant à feu et à sang le Yuukan. Certains écrivains se sont posés la question de comment tuer des gens restaureraient un âge d’or. La réponse était simple : en pillant les victimes, et en élevant sur les décombres de leurs maisons les palais dus aux peuples de Nagame. La haine toujours encouragée envers Yuukan crut alors jusqu'à prendre des proportions incroyables, les shinobis du nord étant simultanément des lâches, des traîtres, des démons, des faibles, et des adversaires à exterminer. D’ailleurs, même les non-shinobis furent accusés de tous les maux imaginables.
C’est ainsi que la natalité régionale a spectaculairement augmenté, chaque enfant étant l’avenir de la patrie, un futur combattant qui apaiserait les esprits de ceux morts injustement et procurerait richesse et bonheur à Kusa et Tsuchi. La ‘’natalité de guerre‘’ de la région a conduit à un écart de population entre Yuukan et Nagame, et à l’avantage de ces derniers.
Alors que les Nagaméens se préparaient pour l’offensive finale, l’aboutissement de siècles d’efforts, une flotte pirate apparut sur les côtes ouest et décida de se tailler un empire. Venant d’un empire lointain, John Smith, et sa seconde Taspocaha, et leur flotte d’une dizaine de navires, pillèrent, brûlèrent et violèrent tout sur leur chemin.
Un terrible affrontement qui dura trois ans commença alors, un bras de fer entre de nouveaux arrivants aux dents longues et deux peuples gênés au moment où leurs projets allaient aboutir. Finalement, peu à peu, les pirates furent, du moins pour les quelques faibles survivants jetés à la mer, mais du fait de leurs assauts laissèrent un grand trou dans la démographie Nagaméenne. La plupart des combattants avaient péri au cours d’énormes attaques de masse, venant de l’un ou l’autre camp. Ces erreurs, ces meurtres entre Nagaméens furent scellés au peuple mais il n’en est pas moins que ce n’est que de nos jours que la population Nagaméenne a rattrapé celle de Yuukan.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:16

IX. Le Kibajutsu

A) Présentation
Le Kibajutsu est né à Nagame, dès les fondations de l'antique cité d'Himitsu. En effet, les Himites se spécialisèrent bien vite dans l'agriculture, et furent obligé à leur début de se servir de la force animale pour développer leurs cultures: chevaux, bisons, bœufs... Tous y passèrent.
Il ne fallu pas bien longtemps pour que les Himites, en formidable éleveurs, apprirent différentes façons d'utiliser leurs animaux, pour la compagnie, la chasse et enfin le combat.
Au fils du temps et de multiples croisements, les Himites parvinrent à renforcer et développer des traits particuliers sur leurs lignées animales, et aboutir à la création d'animaux redoutablement intelligents, capable de développer des aptitudes ninjas et d'utiliser le chakra. Ces animaux furent surnommés "Kan", pour "Instinct".

Lors de la chute et de la mise à sac d'Himitsu par les troupes de Shinobi, de nombreux ninjas en profitèrent pour mettre la main sur de tels animaux, et les ramenèrent dans le Yuukan dans le but d'apprendre à s'en servir. C'est ainsi que cette discipline particulière se répandit dans le Yuukan. C'est néanmoins toujours à Nagame, et plus spécifiquement à Kusa, que cet art est le plus développé et où on trouve les meilleurs experts.

B) Le Kan

Le Kan est donc un animal au pedigree impressionnant, plus intelligent qu'un véritable animal, et surtout, capable de produire de grande quantité de chakra, à l'instar des shinobis.
Il dispose d'un lien télépathique particulier avec son maître, ce qui lui permet de communiquer avec. Sa fidélité, forgé dès sa naissance par son maître, est absolu et un Kan ne trahira jamais son maître, quoi qu'il arrive. Ce lien permet en outre à un Kan et à un maître séparé de savoir dans une certaine mesure ce qui arrive à l'autre, notamment en cas de danger.

L'une des premières techniques apprises par les adeptes du Kibajutsu est la capacité de se téléporter auprès de son maître au besoin. Le rayon de téléportation dépendant du niveau du maître et de l'animal, allant de quelques centaines de mètres à plusieurs dizaines de kilomètres pour les meilleurs. En raison du lien télépathique privilégié, le Kan est immédiatement au courant de la situation et apparaît prêt au combat, sans laps de temps de surprise ou d'analyse.
Il est par contre rigoureusement impossible au maître de se téléporter auprès de son animal.

Tout comme les shinobis, un Kan peut pratiquer n'importe quelle branche du Nindo, et être monodisciplinaire ou polyvalent, au même titre qu'un shinobi. De plus, tant l'affinité des Kans que leur discipline ne découlent en rien de la nature de l'animal: un poisson-Kan n'est pas forcément d'affinité suiton, et un grizzli-kan peut très bien pratiquer le genjustu.

C) Le Shinobi

Le rôle principal du Shinobi est de canaliser (ou refréner) l'énergie animale belliqueuse de la bête, afin de la tourner essentiellement vers l'ennemi. C'est lui qui donne les instructions à l'animal qui lui obéira en toute confiance et se servira de ses aptitudes pour le servir au mieux.
S'il n'est pas guidé par son maître, un kan ne peut absolument pas utilisé ses capacités basés sur le chakra (y compris renforcement musculaire et autres) !!

Si le lien est brisé (si le maître est inconscient ou tué), l'animal se laisse submerger par son agressivité, au point d'attaquer sans distinction alliés et ennemis (mais sans pouvoir utiliser son chakra. Néanmoins, les techniques initiés avant la rupture du lien et se poursuivant dans le temps restent actifs). Le choc est tellement violent qu'il bouleverse totalement l'animal, qui peut même s'en prendre à son maître inconscient.

En règle général, un shinobi n'est capable de se lier qu'à un Kan à la fois. Néanmoins, certains spécialistes sont capable de supporter psychiquement plusieurs liens et peuvent posséder un ou deux kans supplémentaires. Certains parviennent même à les faire agir de concert.
D'autres spécialistes renforcent et travaillent le lien qu'ils possèdent avec leur kan, afin de pouvoir le contrôler directement, comme s'ils étaient l'animal. Ce n'est néanmoins pas sans risque, car l'inverse s'est déjà vu, et provoque un échange d'esprit irréversible.

De façon général, c'est bel et bien l'animal qui apprend et progresse. Même si le Kan est un expert en ninjutsu, il n'en va pas de même pour le shinobi, qui peut tout à fait être incapable de lancer le moindre jutsu. Les adeptes du Kibajutsus sont constamment déchirer entre leur propre entraînement et celui de leur animal, et si certains font la part des choses, d'autres se consacrent exclusivement à leur Kan.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:17

Tsuchi, le village de la Roche

Symbole du Village :


Composition du village :

La cité de Tsuchi se niche dans un étroit canyon des Haiirobôheki et se caractérise par une architecture nettement différente de toutes les autres cités shinobiques du continent d'Hokuto. En effet, ne disposant que de peu d'espace au sol, les Tsuchistes ont dès le début privilégier l'architecture vertical à l'horizontal. De fait, la cité de Tsuchi est telle une immense forêt de fines tours effilées, reliées entre elles par d'audacieuses passerelles, et bordées de nombreux escaliers en colimaçon. Cette architecture tout en hauteur et cette impression de finesse laisse souvent aux étrangers, qui la découvrent pour la première fois, une impression de grâce et de fragilité mêlées. Mais Tsuchi n'a rien de fragile, car en réalité, ses tours sont suffisamment larges pour englober tout un pâté de maison avec leur socle.

L'organisation de la ville suit une logique concentrique :

Au centre de la cité se dresse la Tour QG, la plus haute de la ville. C'est en son sein que se retrouve la plus vaste académie d'Hokuto, occupant les étages inférieurs, tandis que les étages supérieurs sont occupés par le QG. Les appartements des fonctionnaires de l'académie et du QG comblant les niveaux intermédiaires. La cime est elle-même constituée des appartements du Kage et d'une partie de sa garde, et comprend entre autre sa salle d'entraînement personnel.

La Tour QG est encerclée par un premier large cercle de tours, dont la plupart constituent les fiefs des Grands Clans du Village, ainsi que des familles qui leur sont directement inféodées. C'est aussi dans ce même cercle que se trouve la Tour Arène, dont la cime a été coupée pour accueillir l'arène extérieur, tandis que les étages inférieurs abritent une seconde arène à peine plus petite, des forges et des salles d'armes, de nombreuses salles d'entraînement et surtout, l'hôpital du village.

La seconde séries de tours entourant le QG est essentiellement dédiée aux quartiers d'habitations, organisés en sorte de gargantuesques HLM, échelonnés sur plusieurs dizaines de niveaux, on y trouve tout de même parfois de vastes portions entièrement appartenant aux clans mineurs.

La troisième série de tours comprend d'autres tours habitations, essentiellement dédiées aux civils, ainsi que les commerces et les entrepôts. Enfin, aux points stratégiques, proche des parois du Canyon, se dressent les Tours de garde, portant les ponts amovibles qui relient la cité aux Haiirobôheki. Ces ponts, unique moyen d'accès à la cité, sont rétractés à l'intérieur des structures lorsque la ville est en alerte.

Hormis la chapelle personnelle du Kage, ainsi que la petite annexe de la Tour Arène, il n'existe pas de temple au sein même de la ville de Tsuchi. En effet, les prêtres ont préféré s'installer au fond même du Canyon, plus précisément à l'entrée de la grotte qui abrita les premiers Tsuchistes et où mourut Komitsu Haku, fondateur de la religion de Nagame. La grotte elle-même a été reconvertie en un vaste temple souterrain, et chaque jour, de nombreux Tsuchistes empruntent les monte-charges de la cité pour y descendre faire leurs dévotions. C'est dans cette même grotte qu'est rituellement désigné le nouveau Kage.

La pègre de Tsuchi :
Le marché parallèle a toujours eu énormément de mal à se développer et à se maintenir à Tsuchi, faisant constamment l'objet d'une éradication en règle par les forces de l'ordre de Tsuchi. Pourtant, depuis quelques années, les réseaux démantelés se font de plus en plus rare, mais aussi de plus en plus organisé. Et inlassablement, un nom refait régulièrement surface : Akimoto Sorai.
Nul ne sait rien de cet homme, mais il semble fédérer de nombreuses cellules de la pègre. On dit qu'il aurait commencé par des activités plus ou moins légales comme les maisons closes ou les maisons de jeux, afin de réunir les fonds et la main d'œuvres nécessaire pour se lancer dans le marché noir. Il a maintenant la main mise sur le marché noir et les nombreuses activités annexes qui profilèrent dans son sillage. Il serait même parvenu à faire sortir de la cité des machines de douleurs, trésor des trésors des artisans de Tsuchi, ce qui n'est pas un mince exploit quand on sait les mesures de sécurité drastique en vigueur dans les Tours de garde. Cette prouesse lui a attiré durablement les foudres du Conseil de Tsuchi.
Personne ne sait à quoi ressemble Sorai, pas même ses plus proches collaborateurs : marionnettiste patenté, l'étoile montante de la pègre ne transmet ses ordres que par l'intermédiaire de ses poupées, ce qui, jusqu'ici, lui a toujours permis de se mettre à l'abri.

En raison d'une rumeur persistante qui veut que Sorai soit parvenu à obtenir l'appui d'Arasu, voire même d'Izanami en personne, les forces de police de Tsuchi l'ont placé en tête de liste des personnes à abattre. Vrai ou fausse, cette rumeur n'a fait que renforcer la suspicion que Denzaemon, le Kage de Tsuchi, entretient vis-à-vis de la Veuve Noire.

La police Tsuchiste et l’ANBU :
En raison de la loi martiale, et afin de couper court à tous les troubles, la police de Tsuchi est intraitable et réputé pour ne pas faire dans la dentelle. En effet, si la population civile ne pose guère de problème, le côté foudre de guerre de la majorité de la population ninja entraîne régulièrement des soucis en tout genre.
Par ailleurs, la police de Tsuchi s'occupe aussi de traquer les déserteurs, afin qu'ils soient ramenés au QG et publiquement puni à titre d'exemple. Pour cette raison, une demi-douzaine d'ANBU sont constamment affecté à la police, afin d'aller récupérer leurs pairs qui se seraient mis en tête de trahir le village.

La police de Tsuchi est uniquement composée de shinobis, issuent de tous clans et de toutes spécialisations. Ils sont tout autant choisis pour leur compétence et leur expérience que pour leur fanatisme et leur loyauté envers la cité.

Situation politique de Tsuchi :

*Le régime politique de Tsuchi :
Tsuchi est une nation en guerre perpétuelle, et, de ce fait, sous le couvert de la loi martiale. Les conseillers du Kage sont tous des shinobis aguerris et il n'y a guère de place pour les civils au sein du Conseil. En effet, toutes les activités de Tsuchi sont conditionnées par l'effort de guerre, raison pour laquelle ce sont les spécialistes en la matière qui mène la barque. Malgré tout, il serait pourtant faux de penser que la population civile est maltraitée, car tous les Kage de Tsuchi savent que leur présence est indispensable à la cité. Simplement, ils n'ont pas voix au chapitre lorsqu'il s'agit de prendre des décisions.
Malgré l'absence de contre-pouvoir civil, l'armée ne règne pas en maître absolu sur Tsuchi. En effet, les Tsuchistes sont particulièrement pieux, et le clergé du village a donc implicitement un énorme poid politique. Même si aucun d'entre eux ne siège au conseil, une simple déclaration du clergé permet régulièrement d'abroger ou de modifier, voire d'annuler, des décisions officielles. Par ailleurs, c'est le clergé qui entretient constamment la flamme belliqueuse de la population, de même qu'il s'occupe de choisir le nouveau Kage lorsque le précédent décède ou se retire au profit de la "jeune" génération.
Par bien des aspects, c'est donc le clergé qui tient réellement les rênes du pouvoir, même s'il sait se mettre en retrait au profit des plus compétents pour tout ce qui touche à la guerre.

*L’actuel Kage : Denzaemon Sukejuro, l'homme tronc

Denzaemon est l'actuel Kage de Tsuchi, désigné par le clergé depuis maintenant près de dix ans. Il a été surnommé l'homme tronc car il s'est séparé de ses membres organiques contre prothèses qu'il anime avec son chakra. Si en tant normal, il se contente de deux bras et deux jambes standard, en cas de conflit, il les échange pour des paires de bras supplémentaires et des jambes plus adaptées au combat. Habitué à se battre avec des membres deux fois plus grand que la normal, Denzaemon s'impose comme l'un des grands maîtres du Taïjutsu de cette époque.
Stratège avisé et méticuleux, Denzaemon sait que le glas du Yuukan sonnera de son vivant, et refuse de rester dans l'histoire comme étant le Kage qui aura fait échoué la vengeance de Tsuchi. Aussi prépare-t-il avec un soin tout particulier son plan de bataille, cachant son jeu tant qu'il le peut.
A mesure que le temps avance, Denzaemon semble de plus en plus soucieux et passe de plus en plus de temps enfermé dans sa tour. Connaissant la vérité sur la véritable motivation des pirates qui ont fondu sur Nagame, il ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la venue d'Izanami et son objectif de détruire les trois villages et ne lui fait donc pas complètement confiance. Craignant de devoir affronter tôt ou tard cet adversaire hors du commun, il passe donc le plus clair de son temps à s'entraîner, avec sa garde rapprochée. Officiellement dans le but d'être prêt lorsque Nagame s'attaquera au Yuukan affaibli, mais surtout car il pressent une inévitable trahison de la part d'Izanami.
Pour autant, Denzaemon ne néglige pas ses fonctions de Kage. Tsuchi reste sur le pied de guerre comme elle l'a toujours été et ses préparatifs se sont même accrues, bien qu'aucun observateur extérieur ne puisse s'en rendre compte. Les disparitions près des Haiirobôheki se sont multipliées, et la production de machines de douleurs par les artisans de Tsuchis n'a jamais été aussi massive. Dans le même temps, si l'arrivée d'Izanami leur a offert sur un plateau la meneuse idéal pour le projet Arasu, Denzaemon n'a pas pour autant abandonné le poulain que Kusa et Tsuchi s'étaient mis en tête de former pour ce rôle et poursuit donc la formation du jeune homme, bien que pour un autre objectif.

*Les précédents Kages :

- Sugita Tôda : le premier Kage.
Kunin sous la grande époque d'Himitsu, Sugita était un meneur d'homme sans pareille, capable de transformer une foule de genins apeurés en un régiment de tueurs sans peur par sa simple présence. Absent d'Himitsu lors de sa destruction finale, alors qu'il tentait une manœuvre désespérée sur l'arrière des lignes de Shinobi pour atténuer la pression sur la cité, ce fut lui qui rallia la majorité des rescapés après la mise à sac du Village.
Ivre de vengeance pour tout ce qu'il avait perdu, il fit le serment sur les cendres des siens qu'il ne connaîtrait pas le repos tant que Shinobi n'aurait pas payé le carnage qu'il avait perpétré. Son charisme et sa fougue étaient tels que nombres de ninjas présents et encore valides reprirent en chœur son serment et le suivirent dans sa croisade vengeresse.
Lui et les siens s'installèrent dans les Haiirobôheki, à la frontière du Yuukan, et entreprirent de lancer raids sur raids contre le Yuukan. Toujours à la tête des ses troupes, Sugita Tôda périt au combat moins d'un an après la chute d'Himitsu.
Même si sous son règne, Tsuchi ressembla plus à un campement disparate qu'autre chose, il reste dans la mémoire collective le tout premier Kage.

- Naizen Hiraga : le fondateur
La mort de Sugita ne troubla pas longtemps les premiers Tsuchistes, malgré leur manque d'organisation. En effet, Komitsu Haku, qui s'imposait comme un genre de prêtre, ravivant constamment la flamme de la vengeance dans le cœur des Tsuchistes, pris sur lui de désigner Naizen comme étant le plus apte pour succéder à Sugita, initiant ainsi la coutume particulière de Tsuchi, qui veut que ce soit le clergé qui désigne le nouveau Kage.
Lui aussi rescapé d'Himitsu, Naizen Hiraga n'était guère familiarisé avec les tactiques de guérillas qu'exigeait la situation des Tsuchistes. Ce fut donc sous son impulsion que la ville proprement dite commença à être bâtie, car Naizen souhaitait mettre sur pied une véritable armée digne de ce nom pour reprendre le combat. Réalisant rapidement que ce ne serait pas de son vivant qu'Himitsu pourrait être vengé, il mit toute son énergie à préparer le futur, afin que ce jour surviennent le plus vite possible. Il porta par ailleurs une très grande attention à l'éducation et la formation des jeunes, et l'environnement de Tsuchi étant ce qu'il était, favorisa l'introduction du maniement des marionnettes dans les bases reçues à l'académie.

- Yoshiko Kagami : l'expérimentatrice
Vingt-quatrième Kage désignée par le clergé, Yoshiko Kagami était une Kunoichi pleine de ressources. Son règne aurait pu se fondre dans la masse de ses prédécesseurs, s'il ne fut marqué par un évènement qui marqua les mémoires de Nagame : l'invasion de la région par une vaste flotte pirate.
L'assaut, sans aucun signe avant-coureur, fut brutal et sans concession, et Tsuchi, qui ne s'était jamais méfié d'un danger pouvant venir d'ailleurs que le Yuukan, vécut la chose comme une véritable douche froide. Enrageant de voir mettre en péril près de trois siècles d'effort qui allait enfin porter leurs fruits, Yoshiko prit elle-même la tête des armées et porta plus souvent qu'à son tour le combat dans le camps de l'ennemi.
C'est sous son impulsion que deux nouvelles branches naquirent au sein du Kugutsu : premièrement, elle intima aux médecins de concevoir de véritables écrins pour les shinobis à l'article de la mort, afin de transférer leurs organes vitaux dans une enveloppe ne ressentant plus aucune douleur, donnant ainsi naissance aux légendes sur les marionnettes tueuses, dépourvues de maître et arpentant librement le champs de bataille. Elle utilisa aussi cette technologie pour enfermer des prisonniers dans des corps inorganiques spécialement conçus pour leur causer les plus grandes souffrances qui soient. Rendu complètement fou par la douleur, une majorité de ces prisonniers se transformaient littéralement en machine à tuer incontrôlable, que Yoshiko se faisait un plaisir de renvoyer sur les pirates en prélude à chacun de ses assauts massifs.
Au terme de trois ans d'âpres combats, Yoshiko parvînt à mettre la main sur le meneur des pirates et le tortura de longues années jusqu'à avoir tiré de lui tout ce qu'il savait, avant de l'enfermer dans l'un de ses machines de tortures.
Yoshiko Kagami laissa l'empreinte d'un Kage qui ne reculait devant rien pour arriver à ses fins, et nombreux sont ses successeurs à avoir suivit cette philosophie.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:18

Kusa, le village de l'Herbe

Symbole du Village :


Composition du village :
Kusa est sise au pied de l'haneitsuki, le grand lac central de Nagame, en face des ruines d'Himitsu. Jouissant de terres fertiles et d'une importante ressource en eau, Kusa se distingue par des cultures fructueuses et abondantes : la périphérie de la cité est encerclée par de multiples entrelacs de champs fertiles, où travaillent une bonne partie de la population civile.

L'architecture de Kusa est caractéristique de la ville : de grandes structures en pierres blanches, aux toits plats où s'épanouissent des jardins luxuriants pour les plus petites constructions, tandis que les plus grandes s'organisent généralement autour d'un jardin intérieur. Chaque rue, chaque pâtée de maison a le droit à son propre parc foisonnant d'une végétation variée et exubérante. Les avenues et les grandes allées de la ville sont encadrées par de larges bandes de verdures. Le tout est égayé par les nombreuses fontaines et aqueducs qui parsèment la ville. Enfin, on trouve en de nombreux endroits des statues à la mémoire des différents héros de Kusa.

Si un tel environnement peut sembler étrange, bien qu'impressionnant, pour un étranger, il s'explique par plusieurs raisons : Tout d'abord, Kusa est renommée pour ses cultures, tant pour la sustentation que pour la décoration, et en tire une grande fierté. Par ailleurs, elle possède une maîtrise des systèmes et réseaux d'irrigation que ne renieraient pas les ingénieurs d'Ame. Et surtout, les Kan, les alliés animaux des shinobis de Kusa, apprécient tout particulièrement cette verdure ambiante.
Enfin, Kusa a prêté serment de rebâtir la légendaire grandeur d'Himitsu, et si ses rues n'en sont toujours qu'un pâle reflet, elle ne cessera jamais de vouloir s'en approcher.

Les champs mis à part, on peut séparer Kusa en deux : l'ancienne cité et le reste.
L'Ancienne cité constitue les vestiges qui ont survécu au grand assaut pirate. Déjà à l'époque, ces bâtiments constituaient le cœur de la cité, et c'est encore le cas aujourd'hui. On y retrouve notamment la bibliothèque, qui contient de nombreux ouvrages précédant la chute d'Himitsu, mais aussi l'hôpital, adapté en conséquence pour pouvoir s'occuper tant des humains que des animaux, et l'ancienne Arène, reconverti en Académie pour la jeune génération. Mais le bâtiment le plus impressionnant de Kusa est la cathédrale-QG, une invraisemblable construction bâtie sur un îlot artificielle, à proximité de la berge. Entièrement dans la démesure, tant dans les proportions que dans la décoration, ce bâtiment richement ornementé est le siège du pouvoir spirituel et matériel. De part et d'autres de la cathédrale-QG s'étend un vaste port dédié au commerce fluvial.
A Kusa, habiter l'Ancienne cité est un signe de réussite car seuls les nantis, les héros du Qg et les clans les plus influents y ont leur quartier. On y retrouve tous naturellement des quartiers marchands dédiés aux produits de luxe, et c'est dans cette zone que les transactions les plus importantes se font.

Le reste de la cité a été rebâtie après la dévastation provoqué par les pirates et se distingue principalement par une constante singulière : il n'y a presque aucune rue, allée et avenue en ligne droite. Cette topographie peut sembler extrêmement alambiquée mais possède un avantage bien pratique : les tours et les détours sont en effet idéal pour organiser des embuscades, ce qui permet à la ville de pouvoir se passer d'imposantes murailles. Dans les faits, se frayer un chemin à travers la cité neuve coûterait plus chère en vie que de se lancer à l'assaut d'une muraille protégé en bonne et due forme.
C'est dans la cité neuve qu'on retrouve les habitations des clans mineurs et des civils. On y trouve aussi de nombreux temples. La section Est est principalement dédiée aux espaces de stockages et de transformations alimentaires. La Section Sud regroupe la majorité des commerces de la cité neuve, ainsi que le Dohyô, une vaste arène aménagée de façon à pouvoir y recréer tout type de décor, depuis la vaste étendue de sable à la forêt luxuriante en passant par l'étang d'intérieur. Enfin, la section Ouest est une zone un peu plus laxiste, où on y retrouve les coins mal famés et les marchands louches. Bien que la police de Kusa y soit aussi présente, elle ferme relativement les yeux devant ce qui s'y passe, tant que cela ne prend pas de proportion trop grosse.

La pègre de Kusa :
La pègre de Kusa se concentre dans la section Ouest de la Cité neuve, et tous les vices peuvent y être relativement assouvis.

Si tous les gangs et groupuscules de cette zone sont relativement indépendants, ils tombent néanmoins tous sous l'autorité de Keiko Saori, l'actuelle maîtresse du marché noire. Agée d'à peine vingt-trois ans, Saori a récupéré le pouvoir en éliminant l'ancienne boss de Kusa et son état-major, afin de placer ses propres sbires aux postes les plus influents.

Bien qu'elle ne porte pas l'autorité dans son cœur, Saori est une femme très pieuse, qui croît fermement au nouvel âge d'or qu'est sensé apporter la Kage. Pour cette raison, et contrairement à son ancienne prédécesseuse, Saori ne tente donc pas de saper le pouvoir de Toya Sugahaga, l'actuel Kage, ni de repousser les frontières du Secteur Ouest. A la place, Saori a donc tourné son attention vers l'extérieur, et a entrepris de prendre le contrôle de la pègre des cité-états de Nagame. Bien que cela s'annonce ardu, elle a d'ores et déjà réussi à établir de solides têtes de pont.

D'aucuns disent que Saori, de par son respect tacite des frontières du secteur Ouest, est secrètement soutenue par les Henbo, qui s'occuperaient d'éliminer discrètement toutes les ambitieuses qui rêvent de lui souffler le pouvoir, d'autres pensent que la horde de rats-kan de Saori lui permet de garder à l'œil de toutes les menaces et de s'en charger en temps utile. Toujours est-il que Saori se maintient fermement en place et écrase implacablement toutes celles qui tenteraient de l'en déloger.

La police kusienne :
La police est entre les mains d'un seul clan majeur et ses satellites, les Henbo, qui ont reçu cette charge à la création de Kusa et la transmette de façon héréditaire à leurs descendants.
Les Henbo par le biais de pacte et de serment, les Henbo sont devenus les frères de sang de nombreux animaux, et les membres du clan sont tous capable de prendre la forme d'un unique animal, absolument indiscernable d'un vrai. Dans une ville où la faune est aussi omniprésente qu'à Kusa, cette faculté permet au Henbo de passer complètement inaperçu, et d'espionner autrui en toute impunité.
Incapable de différencier un animal d'un espion de la police, les Kusiens se sentent inconsciemment sous une surveillance omniprésente, ce qui étouffe dans l'œuf la majorité des troubles.
Néanmoins, les Henbo savent que personne ne pourrait supporter indéfiniment une telle pression, même inconsciente, c'est pourquoi ils permettent à la population de se relâcher dans certains quartiers définis, où ils font semblant de ne pas être présent.

Il est à noter que les Henbo masculins ont souvent une apparence efféminée, symbole d'autorité dans l'inconscient Kusiens modelé par des siècles de régime matriarcale.

Situation politique de Kusa :

*Le régime politique de Kusa :
Kusa est la seule et unique société matriarcale d'Hokuto. Cela s'est fait le plus naturellement du monde, car les survivants d'Himitsu qui fondèrent Kusa étaient majoritairement composés de femmes, et c'est l'épouse du premier Kage qui prit la suite, débutant une série ininterrompue de Kage féminin. Les postes-clés furent rapidement cédés à d'autres femmes, et cet état de fait durant depuis plus de six siècles, les Kusiens y sont habitués et considèrent que c'est dans l'ordre des choses.

A l'inverse des futurs-Tsuchistes, qui prêtèrent serment d'éliminer Shinobi et ses descendants de la surface du monde, les futurs-Kusiens jurèrent de restaurer la puissance révolue d'Himitsu. Pour cette raison, même si Kusa se prépare solidement à la guerre, elle se focalise aussi beaucoup sur l'essor de sa société, et a à cœur que sa population soit bien portante, heureuse et prospère. Kusa est probablement la cité shinobique où la culture et l'art sous toutes ces formes prospèrent le plus.

A l'instar de Tsuchi, la religion est très présente à Kusa, néanmoins, elle se concentre plus sur le spirituel et laisse totalement aux institutions administratives le soin de gérer le reste. Bien que la forme diffère, il en résulte un même fanatisme à toute épreuve.

*L’actuel Kage : Toya Sugahaga

Toya est désignée comme la plus solide de toutes les Kage. Elle maîtrise si bien le Doton qu'elle est, dit-on, parvenue à couvrir la paroi ses organes d'une couche de terre qui la protège de la plupart des coups dit "mortels". Véritable forteresse imprenable, elle est cependant très peu enviable en offensive. En effet, si elle sait se défendre, elle n'est pas très douée pour attaquer. Mais qu'importe, son animal de compagnie, qui n'est autre que l'une des espèces les plus terrifiante d'Hokuto, le dragon noir, se charge de mettre la concurrence en charpie en cas de besoin.
Tout le monde à Nagame connaît son histoire. Fille d'un ancien marchand dudit village, elle vît ses parents se faire massacrer puis dévorer par le monstre qu'elle fréquente actuellement, et ce lorsqu'ils étaient en voyage d'affaire. Le dragon, après s'être repu de la chair humaine et devant le menu trop frugal qui se tenait devant lui, décida de prendre l'enfant sous son aile. Et bientôt elle était sur son dos.
De retour au village quelques années, elle apprît à toutes les conditions de la mystérieuse disparition de la caravane marchande. La Kage précédente, charmée par l'aventure de la jeune héroïne, décida de la prendre elle-même sous son aile. Il est dit qu'elle fut stérile, ce expliquerait la raison du pourquoi elle voulait considérer la rescapée comme sa propre fille.
Quoi qu'il en soit, elle la façonna de la tête aux pieds. Elle lui remémora la civilité et lui apprît le ninjutsu. Elle en fit une nouvelle femme à son image. Bien évidement, la jeune demoiselle développa rapidement un talent unique. La précédente dirigeante lui remis sa place, non sans cacher la fierté qu'elle éprouvait pour cette "élue".
Impitoyable, son passé fait qu'elle a toujours su s'imposer au dépend de l'adversité. Au village, très peu d'individus ont aujourd'hui le cran de s'interposer dans ses décisions. La Kage est une femme qui sait se faire respecter et imposer sa place. Très habile au pouvoir, elle sait gérer les affaires aussi bien, voire mieux que sa mère adoptive. Cela semble idéal pour mener à bien la revanche contre le Yuukan.
Somme toute, du haut de ses 42 ans de règne (il faut croire que sa solidité rallonge aussi sa durée de vie), Toya semble être dotée d'une chance qui tient du miracle.

*Les précédents Kages :

- Akiji Hotaru : le fondateur
Le premier Kage de Kusa fut le chef de l'un des clans les plus influents d'Himitsu, le clan "Hotaru', dit "le clan des lucioles". Sans avoir de réel talent dans les manoeuvres de campagne, on dit qu'il fut néanmoins la clé de voûte d'une bonne entente entre les Kusaniens. Optimiste comme personne ne l'a jamais été, il a décidé de bâtir son propre village en voyant chaque jour nouveau les visages désenchantés de ses compagnons déchus. Il voulait ainsi, à son image, redonner le sourire à un peuple qui ne croyait plus en rien. Et pour se faire rien de mieux à son sens que de se rapprocher de la nature.
Si l'on peut dire qu'à l'époque les peuples prônaient plus la phallocratie que l'égalité des sexes, Akiji fut l'élément exceptionnel qui confirma la règle. En effet, il s'aperçut bien rapidement de l'importance de la femme pour l'homme, et le village se construisît sur des doctrines comparant la femme à la grâce divine. En effet, après des heures harassantes de travaux, mère et épouses étaient au petit soin pour les constructeurs. "Avoir des femmes dans un village, c'est une aubaine", disait plaisamment le Premier.
Les villages débutèrent donc déjà avec les prémisses de l'actuel système matriarcal, et plutôt dans une tendance pacifiste que guerrière, à l'inverse de son voisin Tsuchi.
Le Premier expira son dernier souffle une dizaine d'années après son premier jour de règne, laissant place... à une femme, sa femme justement.


- Benihime Hotaru :
A la mort de son mari, la Deuxième décida qu'il était temps pour les femmes d'affirmer leur supériorité. Sans elles, les hommes ne pouvaient avoir de repos, les hommes ne pouvaient travailler efficacement, et les hommes ne pouvaient donc pas produire de bonne descendance. L'instinct animal fit déjà surface à cette époque, et Benihima voyait l'homme comme un outil, un travailleur.
Et puisque seules les femmes avaient le caractère assez bien trempé pour mener à bien tout exercice difficile, Benihime ordonna à ce que le nombre de kunoichi connusse son plus fort taux de croissance sous son règne. Si, le temps que le village se bâtisse, Shinobi n'avait pas été trop envahissant (et ce probablement due au fait que Tsuchi suivait un dogme religieux fanatique et vengeur qui l'incitait à enchaîner coup sur coup les assauts sur Yuukan), ce ne fut plus le cas lorsque la Deuxième brisait le frein pour forcer un développement éclair. Kusa subît à cette époque le nombre d'assauts du Yuukan le plus important. Bien évidement, ceux-ci furent accueillis en bonne et due forme. Si l'on peut croire que les kunoichis étaient de piètres combattantes, c'est que l'on ne connut pas les Kusardes. On dit que leur bestialité était sans égale.
Benihime instaura donc, dès les débuts du village, le système matriarcal revendiquant la supériorité de la femelle sur le mâle, tout comme chez nos amis les animaux. Et cela, aucun homme n'osa l'empêcher.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:19

Les Samouraïs de Nagame

Les Samouraïs Kaori

  • Localisation : Les Kaoris possèdent une petite forteresse-monastère dans le Sud de Nagame, sur l'un des bras de l'Aoihebi. Leur sphère d'influence est assez réduite, et ne s'étend qu'aux quelques villages proches.
    Néanmoins, les Kaoris sont des vagabonds dans l'âme, et on en trouve dans toute la région du Nagame, toujours prêts à venir en aide à ceux dans le besoin.
  • Historique : Les Kaoris constituent une faction dissidente des Taraïs, qu'ils accusent d'avoir trahi le Bushido au profit des richesses matériels. Aussi, afin de retrouver leur pureté spirituelle, les Kaoris quittèrent Taraï et fondèrent une petite forteresse-monastère dans le Sud, où ils se consacrèrent à la recherche de l'éveil.
  • Philosophie : Les Kaoris sont à la recherche de la pureté spirituelle, et pratiquent énormément pour atteindre le degré ultime de l'éveil.

    Une telle recherche les pousse à arpenter constamment le Suiteki, approfondissant leur savoir et cherchant à en faire profiter autrui. Ils parcourent donc la steppe, apportant leur soutien à ceux dans le besoin, sans aucun a-priori envers ceux qu'ils rencontrent.
  • Rapport avec l'extérieur : Les rapports de Kaori avec le reste du monde sont assez simples : les innocents méritent leur soutien et leur protection, et les méchants doivent être ramenés dans le droit chemin ou anéantis. Quant au reste, il faut leur montrer ce qu'est l'éveil pour les pousser à s'y consacrer s'ils le désirent.
  • Hiéraldique : N'accordant aucun intérêt aux ressources matériels, les Kaoris ne possèdent pas d'emblème. De même, ils ont délaissé les riches armures des autres Samouraïs, ne portant que de simples kimonos, et leur armement se résume à leur Arme Eveillée. Les Kaoris sont donc des guerriers lestes et agiles.


Les Samouraïs Taraï

  • Localisation : Les Taraïs se sont installés sur la rive Ouest de Nagame, et possèdent la plus impressionnante forteresse-monastère d'Hokuto, engoncée dans des falaises quasiment impraticables.
    Les Samouraï Taraï exercent une très grande influence le long de la côte Ouest, depuis la métropole de Nogor, au Sud, jusqu'au port de Sengo, au Nord.
  • Historique : Les Taraïs sont issus des Iyokus. En effet, il y a un peu plus de 6 siècles, les Iyokus envoyèrent une vaste expédition à travers la faille d'Ato Ono, afin d'explorer les contrés du Nagame.

    Une fois sur place, les Taraïs se frottèrent à de nombreuses reprises avec Himitsu, et, se retrouvant dans l'incapacité de forcer la nasse mise en place par les shinobis pour les empêcher de retraverser la faille d'Ato Ono, les samouraïs poursuivirent leur périple jusqu'à l'extrême ouest du Nagame. Ils virent dans le complexe de falaises une position aisément défendable et y établir leur camp de base. De fil en aiguille, ce dernier se transforma en une puissante forteresse-monastère, tout à fait apte à repousser les assauts d'Himitsu.

    Au cours du siècle qui s'ensuivit, Taraï et Himitsu n'eurent de cesse de s'accrocher. Mais cette période prit fin lorsqu'Himitsu dut rassembler la totalité de ses forces pour tenter d'éradiquer un adversaire tout aussi puissant qu'elle : Shinobi.

    Les Taraï saisirent l'opportunité de saper la puissance d'Himitsu en bâtissant une vaste cité, Kaldir, à même d'accueillir tous les réfugiés qui souhaitaient fuir les combats.

    Lorsque les forces de Shinobis franchirent les Toshisiru Yama, la vaste majorité des populations civiles située entre les montagnes et Himitsu entamèrent un exode massif jusqu'à Kaldir, persuadée que même si Shinobi pouvait vaincre Himitsu, elle n'aurait plus la force d'affronter les Taraï.

    La cité appartenant aux Taraïs, ceux-ci la louèrent aux populations de réfugiés et acceptèrent même qu'on leur rachète les terres. S'avérant plutôt doués pour le commerce et la spéculation, les Taraïs s'enrichirent massivement à cette époque, ce qui révolta une partie d'entre les leurs, les Kaoris, qui quittèrent la forteresse-monastère pour aller fonder la leur, plus en accord avec la voie du Bushido.

    De nos jours, l'influence des Taraï est fermement ancrée sur les côtes Sud et Ouest de Nagame, et les Samouraïs sont une faction incontournable du pays.
  • Philosophie : Les Taraïs sont perçus par les autres Samouraï comme des sortes de renégats, ayant trahi le Bushido. En effet, les Taraïs semblent plus préoccupés par leur enrichissement personnel que par l'utopie samouraï.
    Pourtant, c'est grâce à leur immense fortune qu'ils purent armer une vaste flotte d'exploration, dont le naufrage aboutit aux Kurogans et aux Shudas; tout comme cette même fortune put financer une vaste expédition, piétonne cette fois-ci, pour tenter de retrouver les navigateurs perdus, et qui donna naissance aux Samouraïs Toshin.

    Si les Taraïs n'ont donc jamais relevé les accusations des autres Samouraïs, il semble néanmoins qu'ils n'aient absolument pas abandonné l'idéal samouraï. Simplement, pour eux, faire partie des plus puissants guerriers n'y suffira pas, cela passera aussi par les mieux équipés -et donc les plus riches- et les plus nombreux.

    Ce serait donc à cette fin que travaille Tarai, qui ne se contente pas de nouer des relations avec les familles régnantes et aristocratiques de Nogor, mais aussi avec les marchands influents et les familles d'artisans renommés.
  • Rapport avec l'extérieur : De la métropole de Nogor au port de Sango, toutes les villes de la côte sont immensément redevables au Taraï, que ce soit pour leur protection, leurs investissements, leur aide financière ou les jeunes qu'ils forment et éduquent. Toutes les villes ont des liens très forts avec Taraï, qui les traitent en retour avec beaucoup de respect et de bonté. De fait, Taraï et les cités qui l’environnent forment une force politique avec laquelle l'avenir d'Hokuto devra compter.

    Les Tarai n'ont que peu de rapports officiels avec les Kaoris, même s'il en va autrement sur le terrain. Les Taraïs considèrent les Kaoris comme des alliés fiables et indéfectibles, bien qu'à la philosophie un peu bizarre, tandis que les Kaoris soutiennent régulièrement les Taraï, espérant toujours les ramener au véritable Bushido.

    Les Taraïs sont très méfiant vis-à-vis de Kusa, mais doivent bien admettre qu'elle et ses cités font d'excellents partenaires commerciaux, ce qui explique qu'ils s'en accomodent malgré l'inimitié naturel qu'il existe entre Samouraï et Shinobi.
  • Hiéraldique : L'emblème des Tarais est une carpe dans un cercle plus ou moins travaillé.

    Ils arborent souvent les couleurs rouge et or, et leurs équipements sont toujours richement travaillés. Le tout donne un ensemble peu discret mais ce n'est pas le but car ils renforcent leur image de force sûre et crainte.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Kentaro le 5/6/2010, 12:20

Les Grandes Cités de Nagame

La mégalopole de Nogor:

Située au sud de Nagame, la mégalopole forme le plus gros bassin de vie de Shinnen, comptant pas moins de trois cités-états et cinq cités fédérées. Pour comprendre mieux l'origine d'une telle densité, il faut revenir un peu dans le passé:

Historique

Il y a de cela des siècles, la puissante cité ninja d'Himitsu constituait l'une des forces majeures de leur région Nagame, mais aussi et surtout d'Hokuto, et devint malheureusement la concurrente directe de Shinobi, l'autre puissance du continent, située dans le Yuukan ; en découla une guerre qui finit tragiquement comme on le sait.
Ainsi pour se préparer à cet affrontement, Himitsu enrôla de force la majeure partie de la population civile capable de l'aider dans son effort de guerre, y compris en tant que chair à canon lorsque la situation commença à tourner au vinaigre.

Pendant ce temps, sentant le vent tourner, les Samuraïs Taraï bâtirent dans le dos des ninjas une importante ville destinée à accueillir tous les réfugiés, et se montrèrent prêts à assurer sa défense. Ainsi naquit Kaldir, la première cité, totalement équipée. Il ne fallut guère de temps pour que la rumeur d'une cité libre défendue par de puissants guerriers en armure voit le jour, et très vite, de nombreux civils proches de la zone de front détalèrent en direction de Kaldir.

Néanmoins, ne s'attendant pas à une telle affluence, les Samuraïs et les premiers arrivants durent se mettre à bâtir de nouvelles cités afin d'accueillir tout ce monde, si bien qu'au bout de quelques années, la mégalopole de Nogor était née.

Kaldir y est toujours la Cité-État centrale et fédère deux Cités-satellites: Belo-kan et Tero-Kan. Elle et l'autre Cité-État. Elle est allié à Balgor (rattachant Goran-kan et Odo-kan) et Agar (et Sile-kan) et toutes jouissent de la protection des Samouraïs Taraï.

Organisation militaire :

En raison des liens profonds qui unissent les Cités-états aux Samouraïs, non seulement les postes-clés de la défense sont tous occupés par des guerriers formés par les samouraïs, mais en plus, les cités-états disposent de véritables contingents d'élite ayant suivi une formation militaire poussée de la part des Samouraïs. Et si cela devait ne pas suffire, toutes les Cités-états sont prêtes à s'entraider, et les Taraïs n'hésiteraient pas à intervenir si le besoin s'en faisait sentir. Tout ceci explique pourquoi Nogor ne craint pas les assauts pirates, ni d'éventuelles vengeances de la part des descendants d'Himitsu.

Organisation Marchande :

La mégalopole, pour assurer ses faramineux besoins, se fournit auprès de tout Hokuto : tout d'abord auprès de Kusa et de Tsuchi dont les talents dans l'élevage et l'agriculture ne souffrent pas d'égaux sur l'île-continent. Les relations entre ces deux entités ont apprit à se détendre au fil des années mais ne sont encore que purement commerciales. Ame, elle, fournit du mieux qu'elle peut la mégalopole en équipements perfectionnés divers mais le blocus imposé par la guerre rend très difficiles les échanges. Heiki quand à elle est peu concernée par la situation. Enfin Yuukan ne peut pas tisser de liens avec la mégalopole, Tsuchi ayant plus ou moins fermé les accès dans les Haiirobôheki aux visiteurs provenant de la région depuis quelques années pour des raisons mystérieuses, empêchant ce premier d'offrir ce qu'elle peut proposer.
Mais comment Nogor paie-t-elle? En premier lieu, la côte sud-ouest de Nagame est très riche en poissons de toutes sortes, mais surtout sa forte population s'avère très compétitive et bien formée si bien que la mégalopole est aussi le premier bassin industriel d'Hokuto, qui fournit matériaux transformés, équipements de base et main d'œuvre qualifiée sur l'ensemble du continent. La moitié de vos vêtements, de votre matériel et de vos fournitures provient de Nogor.

Organisation Politique :

Le Chancelier d'une Cité-État, en fonction dans celle-ci et administrant aussi ses Cités-Satellites, est élu pour sept ans par l'ensemble de la population de toutes les cités au suffrage universel direct. Une fois celui-ci élu, il choisit un vice-chancelier pour gérer les Cités-satellites pour la durée qu'il juge. Ensemble, ils définissent les lois de leur fédération tant qu'elles ne jurent pas avec celles mises en place par le comité du Sindor -le chancelier suprême de Nogor qui siège à Kaldir- qui lui dicte principalement l'économie et les rapports avec l'extérieur.
Le Sindor lui est élu parmi quelques candidats choisis pour leurs aptitudes (les aspirants au poste doivent en effet effectuer toute une batterie de tests très divers pour s'assurer qu'ils sont à même de diriger une confédération composée de plusieurs milliers de têtes), qui eux-mêmes ensuite sont élus au même suffrage universel direct, et ce pour cinq ans.

Sengo
On pourrait se demander comment Sengo a pu devenir un port majeur d'Hokuto alors qu'il est situé à l'Ouest, sans aucun débouché nul part. Cela s'explique par le fait que c'est une importante place-forte de la piraterie, qui la considère comme un petit pied à terre à partir de laquelle ils peuvent harceler les villages côtiers du Nagame et du Yuukan.
Les Taraïs ont bien tenté à plusieurs reprises de les en déloger, mais sans succès : les pirates défendent leur port bec et ongles, et seul un assaut massif pourrait avoir raison de leur défense. Seulement, un tel assaut dégarnirait les défenses de Nogor, en faisant une cible de choix... pour les pirates.

Sengo est un véritable chaos, car il n'y a aucune force réelle à même d'imposer un semblant d'ordre. De multiples groupes d'égale importance se chamaillent constamment dans une lutte de pouvoir aussi vaine que stérile. Et si les civils y sont relativement bien traités, puisque ce sont eux qui font tourner la boutique, il n'en va pas de même avec les étrangers, loin s'en faut...

Sunda
Sunda a acquis une importance économique et stratégique depuis le début de la guerre dans Suiteki. En effet, le blocus des Samouraïs ne s'étend pas jusqu'à la mer, et Sunda est donc libre de commercer avec [le port sans-nom au Sud de Suiteki]. Même si peu de navires marchands survivent au voyage, il ne manque jamais de capitaines intrépides et de compagnies maritimes avides de richesse pour tenter le coup.
Sunda est donc une plate-forme de commerce, qui accueille un flot ininterrompu de civils, mais aussi de matières premières à destination d'Ame. Elle parvient aussi à écouler de façon sporadique des technologies d'Ame.
En raison du côté périlleux de la traversée, nombreuses sont les compagnies à recruter des gardes du corps, à l'échelle de leur finance. Sunda possède donc son lot de gros-bras, mais aussi de vétérans aguerris, de samouraïs ainsi que de shinobis, et si tout ce beau monde doit se plier à une relative neutralité, il n'est pas rare que des rixes éclatent, ni même que de sanglants règlements de compte s'effectuent dans les quartiers périphériques et aux abords de la ville.
avatar
Kentaro
Combattant Débutant
Combattant Débutant

Messages : 2047
Date d'inscription : 14/03/2008
Localisation : Muahaha !

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: 09 - Les Informations sur la Région de Nagame

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum