[Mahou] Yuriko Yuichi

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[Mahou] Yuriko Yuichi

Message par Yuriko le 6/7/2010, 00:41

Nom /Prénom: Yuichi Yuriko

Clan/Familles: Durant la seconde guerre, le rôle joué par les Yuichi dans les grands événements qui conduisirent Mahou à se relever, et à s’insérer dans le cercle des grandes puissances éveilla chez eux une fierté plus étendue pour leur propre histoire ; et bon nombre de leurs traditions furent rassemblés, et consignés par écrits à travers leurs vers, leurs récits et leurs poésies. Dès lors on pût trouver dans la bibliothèque nombreux rapports et archives signés de leurs mains ; l’image contrefaite du Yuichi devenant rapidement celle du scribe aux cheveux violacés, aux yeux des mahousiens. Originaire du village de Takaoka, cette famille a fais ses débuts dans la vente de papier, avant de s’étendre aux plumes et à l’encre, et finir comme papeterie de référence. Ils se tourneront néanmoins très vite vers un domaine plus militaire, notamment suite aux arrangements entre Mahou et Takaoka. En effet, les Ryôken de la famille apportant leurs lots d’expériences, la découverte du chakra mènera la famille à la conception de parchemins explosifs, puis de sceaux. Les Yuichis tireront vite fortune de ce marché, les encourageant à envoyer d’autant plus de jeunes étudier l’art ninja à Mahou. Leur nombre en constante hausse parmi les chuunins du village de la magie, et les ravages provoqués par Korei, incitera Mahou à intégrer définitivement le clan au sein du village dans les jours qui suivirent sa destruction. Les Yuichis sont friands de légendes ; parmi ces dernières, on raconte que leur chevelure fut rouge à l'origine, mais qu'au lieu de jouer la concurrence, leurs gênes entraînèrent un métissage des lignées qui amena les nouvelles générations à avoir cette pilosité rose, pourpre ou orange. Le rouge s'est raréfié depuis, alors que le violet abonde maintenant dans chaque famille.

Âge: 15 ans
Grade: Genin
Taille/Poids: 1m67, pour 50kg


Portrait physique: Pour le clan Yuichi, Yuriko semble être tout droit sortis d'un henge raté imitant les leurs. Sous le joug de ses parents, on la coiffe de multiples ornements, mais ça ne dure qu'un temps ; sa chevelure arbore leur teinte rouge typique avec un dépareillement sans précédent. En mission, et en commission, un kimono d'apparat lui est imposé. Elle le porte malheureusement avec toute l'aisance d'un garçon manqué. Forte de son orgueil, sa posture droite raffermira heureusement sa tenue. Son visage garde aussi les traits fin désirés, bien que son regard soit un peu rustre. Enfin au grand damne de la famille, seule son oreille droite est percée et ornementée.

Portrait psychologique: Issue d'une famille fortunée, Yuriko pourra sembler distinguée. Elle aime le chant, la poésie ; elle a toujours une ou deux proses à dire ! Puis son langage est riche en vocabulaire peu usité. On sent d'ailleurs dans son ton, cet orgueil propre aux jeunes filles de son rang. Sa jeunesse n'est toutefois pas cousu de fil blanc et sa prise de conscience assez récente, elle revient donc vite à un langage plus simple en cas d'impatience ; un langage vulgaire mais certainement plus vif de sens. Yuri n'est pas honnête ; même pas envers elle même. Plus proche de ses ennemis que des ses amis ; insupportable avec ces derniers. Si elle vous brave, c'est souvent qu'elle vous respecte. Les autres, elle les méprise.

« Yuri, 13 ans. Ellipse résumant le personnage »

Spoiler:
Depuis près de soixante printemps, la vieille Hiroko montait l’escalier de la rue Shijou jusqu’à la place, les jours de marché. De nature aimable, elle était le portrait type de la gentille mamie qui s’efforce d’aider les gens, alors qu’au vue de son âge l’inverse aurait été plus évident. Ces dernières années elle montait d’ailleurs les marches avec difficulté, les trouvant toujours plus hautes et plus nombreuses. Elle s’arrêtait même avant le dernier palier, celui qui donne place aux quartiers des commerces de Mahou ! Sans exception, elle s’arrêta plus tôt aujourd’hui, le souffle court et irrégulier et sans personne pour lui porter secours. Manque de chance ? Des étrangers se seraient sans doute étonnés de voir la rue Shijou si peu fréquentée en ce début de journée. Mais elle n’est en réalité qu’une extension oubliée du quartier, une rue sans issue qui abrite de rares habitations et qui n’est finalement utilisé que par ces natifs de l’endroit.

Pourtant, en bas des escaliers, une jeune fille apparaît. Elle était grande et mince ; pour une enfant du moins, ce que ses traits confirmaient. Elle était vêtue d’un long pantalon noir, et d’un veston vert à col sur lequel ses cheveux rougeâtres venaient s’effaroucher. Elle monta les marches une à une et sembla si pris par ses pensées que la vieille dame révisa son jeune âge. Puis vint le moment où elles se croisèrent. S’arrangeant les mèches, la fillette lance un regard en biais à son aînée, avant de reprendre sa marche, indifférente. La vieille femme n’est que peu habituée à être ainsi traitée et l’interjecte afin d’être enfin aidée.

- « Excuse-moi jeune fille, pourrais-tu m’aider à monter les marches ? Il semble que mon vieille âge ait trahi ma confiance » expliqua Dame Hiroko de son sourire qui en a déjà attendri plus d’un. Elle dut néanmoins se répéter deux fois, avant que l’adolescente comprenne que l’on s’adressait bien à elle dans cette rue déserte. La grenat ne fit pas marche arrière pour autant. Le sourcil droit pointait en guise d’interrogation, elle atermoie la demande de ce quatrain…

- « Abandonner la haine, la violence et l’amour. ♪
Le vouloir et l’argent sont autant de détour.
Qui aujourd’hui voit clair dans ce monde perdu ? ♫
Où le commerce a pris place à la vertu...
»

- « Oh ?! Tu fais des vers ? On m’a rarement répondu si joliment. Mais j’ai peine à te suivre ma chérie ; qu’as-tu voulu dire ? »

- « Ca veut dire file-moi ton flouze vieille bique ! Si tu veux de l’aide, alors ne te trompe pas d’ère. Un ninja, c’est un mercenaire ».

Hiroko rougit instantanément de fureur. Si elle n’avait pas eu ses quelques années de sagesse, elle aurait même giflée la malotrue. Mais la grand-mère n’était plus ainsi ; patiente, elle aimait guider ces jeunes enfants qui choisissaient de prendre le mauvais chemin. La concernée reprit d’ailleurs le sien, suffisante, et sans prêter davantage d’attention à la réaction de la vieille dame.

* Ainsi c’est ce genre de petite fille ?! *

- « Tu as mentionné être une ninja. A ton jeune âge, je suppose que tu rentres à l’académie ?! Tu es un peu jeune pour que je puisse te rémunérer, mais je peux au moins t’offrir quelques affaires scolaires ; c’est la rentrée, non ?! », lança dame Hiroko d’un clin d’œil entendeur.

- « C’est la rentrée », lui répondra simplement Yuriko en guise d’agrément.

Quelques minutes plus tard, les deux font donc enfin face à la place. À marcher les mains dans les poches, Yuriko a fais plus office de guide que d’assistance, et c’est cher payé pour quelques marches, mais la grand-mère ne veut la brusquer alors qu’elles ont enfin réussi à communiquer. Et puis elle lui a porté son sac, c’est déjà ça !

- « C’est par là ! » pointe du doigt Yuri, à peine le souffle de la grand-mère reprit.

Même sa destination Hiroko ne put la choisir, elle qui voulait d’abord s’acheter fruits et légumes. Elle s’en serait offusquée si son temps n’avait pas été occupé à pardonner le tempérament désinvolte de sa protégée. Yuri poussait femmes, enfants, personnes âgés au rythme de sa marche et à coup d’épaule si il le fallait. Puis un stand se dessina enfin à leurs yeux. Celui-ci était à l’ombre et sa lumière tamisée par un lampion. Un kanji se traduisant fuuda apparaissait sur la lanterne, et laissait finalement deviner son utilité aux parchemins ostentatoires qui décoraient les murs intérieurs de la bâtisse.

- « Yuriko ? Tu devrais pas z’être à l’académie ? »

Un jeune garçon vînt à s’avancer au comptoir. Il avait un petit visage efféminé que salissaient ses tâches de rousseur. Il avait aussi les cheveux violets, aux reflets zinzolin, qui indiquaient parfaitement son appartenance au clan Yuichi ; mais ses dents de lapin et sa mauvaise prononciation lui auront sans nul doute privé de la carrière de shinobi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on le retrouve aujourd’hui s’occupant de la boutique. Le jeune garçon s’appelle Abe, et il a environ un an de plus que Yuri, bien qu’il fasse plus petit.

- « Nop. J’ai encore vingt minutes pour t’ennuyer. Il me faut un tas de feuillets ! Ce n’est pas ce qui manque ici. Et quelques pots d’encre, ainsi que leurs plumets. Ah, et regarde aussi si le vieux n’a pas quelques parchos explosifs dans son fourbi ! »

- « Les Zozenfu ? T’es zûre ? Moi ze veux bien, mais ze ne pourrais pas te faire de rabais sur za. Depuis qu’il z’est rendu compte que tu piquais dans la réserve, grand père vérifie zes comptes toutes les deux heures »

- « Mais donc ça et ne t’inquiète pas pour moi, c’est Mémé qui paye d’toute façon »

- « Bon… zi tu le dis »

Pendant que le cousin au quatrième degré vaque à chercher ce qu’elle a demandé, Yuri occupe son temps en lorgnant les menues détails de la boutique. Ainsi accoudé et concentré, elle ne s’embarrasse plus des protestations que lui lancent Hiroko à l’oreille. Apparemment, celle-ci est contrariée de n’avoir été mieux considérée qu’un porte-monnaie.

Biographie/Histoire: De tous les traits caractéristiques de sa lignée, celui qui est le plus marquant chez Yuri, c’est sa fierté ; une fierté qui fait unique n’est pas dirigé envers son clan mais envers sa propre personne. Ainsi elle se révéla être une plaie à l’égard des usages et coutumes de sa famille ! Les Yuichis il faut l’avouer constituent un clan de snobinard, froussard, qui placent bien souvent leur apparence devant leurs devoirs.
Il est vrai que, dans leur famille, les grands noms ont toujours été posés et distingués, leur maîtrise des mots et leur belle écriture étant sans doute à l’origine de leur talent pour le fuinjutsu. Mais leur image est montée à la tête des anciens avec le temps, et seuls les enfants avec une pointe de finesse sont maintenant autorisés, pour ne pas dire forcés à suivre la voie des shinobis. Kaze fut l’un d’eux ; seul Yuichi a avoir atteins le grade de jounin, il est maintenant respecté et apporte un œil nouveau et sans doute plus perspicace au sein du conseil de famille.

« Yuri, 9 ans. Ellipse racontant sa première rencontre avec Kaze »

Spoiler:
Yuriko a neuf ans et fait déjà preuve d’une autonomie assez poussée; bien qu’on parlera davantage d’autarcie à son égard. Elle est là à squatter dans les endroits les plus calmes que Mahou pouvait receler en dépit de sa restauration : une ruelle déserte, à l’ombre d’une palissade, sur le haut d’un toit ; n’importe où, tant que l’endroit lui permettait d’être discrète et isolé des remous du village. La solitude ne la gênait pas plus que ça, du moins elle ne le semblait pas. Mais ça reste une chose à vérifier ! Car si sa présence est peu appréciée des jeunes filles de son âge, elle attire étrangement le respect de ses messieurs, et il n’est pas rare depuis d’en voir quelques uns en sa compagnie.

- « Yuichi ! C’est vrai que Satoru va être le prochain à devenir ninja ? »

- « Il parait » opina t’elle grossièrement.

Comme à chaque fois, Yuri affirmait son indépendance en restant en retrait de la bande à laquelle elle faisait pourtant partie. Elle était alors assise sur un tonneau de bois, dans une des impasses du village et vêtue de tenues sombres, elle ne se faisait ainsi que peu remarquer de sa compagnie pourtant proche d’elle. Même ses cheveux tapes à l’oeil n’étaient que peu visibles, cachés et retenus sous un béret aux tons grisâtres. Celui-ci, bien enfoncé sur son crâne, renfrognait son teint et son regard ; si bien qu’il était difficile de voir si on avait affaire à une fille ou à un garçon. C’est pourquoi pas un de ses amis, hormis son cousin, n’osaient encore l’appeler par son prénom ; un doute qui leur était impossible de combler et ce malgré qu’elle le leur ait déjà avoué ce fait.

- « Mince alors, j’avais parié cinq ryos qu’il y arriverait pas »

Penaude, Yuriko hocha légèrement les épaules.

- « Ça ne pouvait être que lui ! Avec ses traits efféminés et son habitude à larmoyer, on ne pouvait que le trouver fin et délicat. C’est tout ce dont t'as besoin quand tu nais Yuichi »

- « Encore sur ça ?! Vous êtes jaloux et toi mauvaise perdante. Et puis ça fait un moment que je n’ai plus versé de larmes… puisqu’un ninja ne doit pas. Je me suis entraîné contrairement à toi ! »

Voilà Satoru ; le fameux cousin. Un Yuichi au même titre que Yuriko. Cheveux rouges, et probablement son seul point commun avec elle ; car Satoru était vêtu d’un large kimono blanc en contraste avec l’allure pouilleux de Yuriko. Ca faisait de lui un cas un part dans une allée aussi misérable que celle-ci.

- « Tu penses que ton mérite relève de tes capacités ? Ça ne pouvait être moi, ce fut donc toi ; un peu d’égards de ma part suffirait à te priver de tes privilèges. Ksh ksh ksh… Bien pitoyable ».

Elle se balançait sur son tonneau, les yeux rivés vers le haut, semblant inintéressé par le sujet malgré ses mots. Elle libérait un fort mépris envers son cousin, qui y répondait bon gré, malgré, par de petits soubresauts de rage le long de son épiderme. Un regard en biais, et la jeune Yuri est satisfais de ce qu’elle a provoqué. Les Yuichis, elle les connaissait, et s’il y avait bien une chose qui les insupportait, c’est qu’on bouscule leur fierté. Les amis avaient préférés se taire, sans doute incommodés. Ils se forçaient un sourire crispé, avec l'espoir sans doute, de les calmer. Mais une demi heure plus tard, c’est de force que Yuriko et Satoru furent ramenés.

*** *** ***
La joue boursouflée, le front entaillé et la lèvre sanguinolente, Yuriko, bien que mal en point, se félicitait des deux, trois dents qu’elle avait pu récupérer de son cousin. Un plaisir de courte durée puisqu’elle se trouvait maintenant elle et lui, bien entourée…

- « Par Mahoukage, le troisième, qu’aviez vous donc en tête ? Vous ne croyiez pas que la dernière guerre a déjà fais assez de blessés… »

A en croire ses yeux, tout l’arbre généalogique s’était réuni en ce jour pour les punir. Yuri fut d’ailleurs étonné de voir la présence même de Sieur fine fleur, le shinobi d’élite de la famille Yuichi, comme elle aimait l’appeler. Non pas qu’elle le méprisait, mais son nom, elle ne l’avait jamais ni lu, ni entendu. C’était d’ailleurs un miracle qu’elle est l’occasion de le voir ; ses parents craignant d’ordinaire qu’elle offense même le plus petit invité. Elle fut d’ailleurs curieuse de voir leur tête devant le fait accompli.

* Honte à moi, hein ! Victime d’un jugement univoque… Pas un regard sur le cousin. Pauvres gens dépassés. Mais je ne me plains pas, vous n’êtes pas les seuls à penser ainsi… Et je m’en fous, en fait. *

- « Yuri !!! Arrête de regarder ailleurs ! Tu es trop indiscipliné, et bien trop peu respectueuse. Tu pourrais faire honneur à Maître Kaze au moins »

* Kaze ?! Qui c’est ?! Fine fleur, peut être… ? *

Son regard porta dès lors sur le fameux shinobi. Celui était vêtu comme un vagabond. Dans une tenue proche du haillon, celle ci se révélait être en fait une tenue similaire au kimono blanc de Satoru. Apparemment, la pauvre avait davantage souffert de la guerre que son propriétaire, car celui-ci arborait visage serein et sourire radieux…

- « Qu’il parle donc alors ! Je ne l’ai ni entendue, ni vu bouger depuis que nous sommes arrivé, si ce n'est pour se faire du thé. À quoi bon lui faire honneur si ma présence lui est si indifférente ? »

Cette réponse en étonna plus d’un. Certes les anciens voyaient cela comme un manque certain de respect. Mais les autres, ceux qui étaient habitués à entendre leur Yuriko riposter. Ceux-ci voyaient bien qu’en cet instant, elle était plus frustrée que vulgaire, et c’était une chose bien rare qu’elle accorde de l’importance à l’opinion d’un autre. La preuve en est que ses sourcils s’étaient froncés, et que sa lèvre, elle se la mordillait à se la mettre en sang. L'opinion de Kaze quand à elle, personne n'aurait affirmé l'avoir perçu. Il avait juste perdu son stoïque pour jauger Yuri du regard, et sans autre once de considération porta sa tasse à ses lèvres. Se sentant humiliée, Yuri dans un élan de rage fit trembler la table de verre, et le service qui s'y trouvait.

- « ET CA COMMENCE SERIEUSEMENT A ME GONFLER !!! »

- « Le silence...
Il répond là où plus rien n’est à dire
Et ne trouble que ceux qui ne veulent comprendre
»

Une réponse inopinée du jeune maître. Prestante et surprenante, Yuri, sous la surprise, mit un certain temps avant de lui répondre aussi cyniquement qu’à son accoutumée.

- « Effectivement
Désolant à parler ainsi
Il aurait mieux valu s’abstenir
»

Et c'est au tour de Kaze d'être surpris.

- « Oh ? Pas mal ! Il reste quelques efforts à faire... mais c'est vraiment pas mal ! T’intéresserais tu à l’art haiku, jeune fille ? »

- « L’art haiku ??? Moi, j’appelle juste ça l’art de la répartie ! »

Et bam, d’un coup à l’arrière de son crâne, voilà les ardeurs de Yuri refroidie pour un temps.

- « Mais tu as finis, oui ?! A qui crois tu parler ? C’est déjà un miracle que Maître Kaze ait pris la peine de répondre à des propos aussi abjects »

* C’est bon, c’est sortis tout seul. Je serais resté muselé s'il ne m'avait pas entraîné dans son jeu en plus *

- « Laissez, laissez. Ça ne fait rien. Je dois avouer qu'il s'agit là du peu de distraction dont j’avais besoin en ce jour. Mes préoccupations se sont envolées; je vais pouvoir rentrer faire mon rapport au QG maintenant »

Le shinobi, se tournant vers Yuri, rajouta alors ses quelques mots, avant de se diriger vers la sortie de la majestueuse demeure.

- « Quand à toi jeune fille; sache qu'une verve comme la tienne mérite plus qu’une simple indifférence. Réfléchis y, il est toujours dommage de gâcher un talent qui ne demande qu’à s’épanouir »

Tempe veinée, poings serrés, Yuriko n’était pas loin de la crise de nerf

* De l’amusement, c’est donc tout ce que j’t’inspire.
Poète en herbe, tu parles d’un avenir.
Va donc te faire bouffer par Kyubi… *

- « Toi et les autres
Je déteste ces deux choses
Les autres pour un jour
Et toi certainement pour toujours
»

Yuri, comme tous les enfants de bas âge, n'est pas vraiment au fait des problèmes de famille ; aussi comprend-elle à peine ces inquiétudes qui se sont installés depuis peu dans son clan. La mafia mahousienne toujours plus éployé, implique dernièrement certains membres Yuichis sous le secret des autorités. Quand bien même il ne s'agissait que de railleries, les rumeurs qui circulaient et circulent encore à Takaoka, leur ville d'origine, émettent depuis un moment déjà l'hypothèse d'une mauvaise graine délogés à Mahou, qui ferait maintenant commerce d'armes avec la pègre. Et la réalité rejoint ici les ragots. Niishi Yuichi est cet homme; ex-chuunin, il a brusquement arrêté sa carrière de shinobi après l'insertion du clan, pour se lancer dans le management de plusieurs fabriques de parchemins du village. Surtout il a su vanter ses transactions irrégulières à d'autres shinobis, majoritairement Yuichis ; si bien qu'au sein de la famille, on se sent trahis, non pas par Mahou qui a su préserver leur image malgré leur suspicion, mais par les siens. Cet assentiment facilite les choses pour la police mahousarde qui peut surveiller étroitement les sorties, alors que Niishi se doit maintenant de prendre des risques pour continuer son trafic d'armes.

« Yuri, 11 ans. Ellipse racontant son plus violent souvenir »

Spoiler:
Seuls quelques jours ont passés, et voilà que les agissements rapportées par Kaze montraient après tout toutes les craintes qui s’étaient dis ces deux derniers mois. La nuit s'annonçait mouvementé ce soir. Un couvre feu avait été même annoncé, et nombreux agents parcourraient la ville afin de s'assurer que ce dernier fut bien respecté en tout point du village. Yuriko, elle, se trouvait à l'abri du monde ; mais dès lors plus du danger. Habituée à ses endroits déserts, elle n’a pas entendue l’alerte, et se retrouve béatement avec ses amis dans ce qui se prépare à être l’épicentre de cette future agitation. Les premières gouttes d’une pluie diluvienne commençaient à tomber, et ne manquèrent pas de sortir Yuri de ses songes. Ces amis sont toujours là à lui parler alors qu'elle même a décroché. Elle s'égare toujours plus dernièrement, sifflotant et rétorquant à tue-tête, trouvant l'inspiration dans chaque phrase qu'elle entend ; puis finissant elle maudit Kaze conjointement. Pourtant ce n'est pas ce souvenir qui la coupe cette fois dans son élan ; une chose l'a perturbé aujourd’hui : ce tapage récent, ennuyeux et assourdissant. Un bruit de manutention qui n'a pas lieu d'être à cette heure, et bien moins dans cette aile condamnée du village qu'ils sont seules à connaître.

D’un petit bond, Yuri descend de son tonneau, et quitte le groupe, afin de vérifier d’elle même ce qui peut bien se tramer, à quelques pas, au bout de leur impasse. Alors qu’elle entame à peine le pas, une brume étrange, lui venant de face, semble engloutir ses jambes dans un étrange semblant de mélasse. La pluie, contigüe, aurait du tôt faire de la dissiper pourtant, mais Yuri n’arrive à s’en dépêtrer qu’à peine en agitant son pied. Une main placée en paravent, elle tente alors d’affuter son regard dans ce brouillard de plus en plus dense… C'est ainsi qu'elle distingue des ninjas, vêtues de masques, et gesticulant de leurs mains des semblants de signes incantatoires. Elle n’eut de mal néanmoins à en déterminer l’intérêt, au vue de la brume qui s’échappait continuellement de leurs corps. Cette dernière ne suffit pourtant pas à masquer l'énorme cargaison qui les accompagnait.

- « Hey ! Toi ! Qu’est ce que tu fais, là ? »

Le cœur de Yuri fit un tour sur lui-même ; et sa respiration saccadait. Juste le temps de prendre conscience que ces mots, bien que proche, ne lui étaient pas adressés.

- « Je vérifiais les ruelles, pour éviter de quelconques fuites, mais je commence à douter de l'utilité. Ceux sont des voies sans issus ; plus entretenu depuis au moins la précédente guerre. De vrais bourbiers ! »

- « Bien. Le chef nous a ménagé en nous trouvant cette retraite, mais il nous pardonnera pas un échec ; ni nos clients d'ailleurs. La hâte est nécessaire maintenant. Il faut faire passer cette cargaison entre ces deux rondes. Rejoins ton groupe maintenant, il est temps de se remettre en route »

A peine a t-elle repris son souffle suite à leur départ, qu’une voix la surprend à nouveau.

- « Dis, qu’est ce qui se passe Yuichi ? »

- « Trois fois rien. Une affaire de mafioso, je crois. Rien qui puisse nous concerner. Le mieux est encore d’attendre que ça se passe », répondit-elle dos tourné, afin de masquer cette peur soudaine qu’il venait de lui provoquer.

- « Des mafiosos ? Et ils sont sur le passage... J'avais dis que c'était dangereux d'être près de la sous ville. Satoru n'est même pas là pour nous protéger », hocha mollement son ami.

- « Il a commencé l'académie il y a deux mois ; tu t'attendais à ce qu'il nous sauve ? Je préfère autant qu'il ne soit pas là ; avec son égo, sa fausse témérité nous aurait fais repérés »

- « Tu n'es pas mieux d'habitude, à concourir votre courage. Tu t'abstiens cette fois ? C'est parce qu'il n'est pas là ? Si tu préviens tout le monde et qu'ils les attrapent, les éloges seront pourtant pour toi »

- « Ça n’a rien à voir ! Aucune de ces fois j'ai prétendu risquer ma vie ; et c'est bien de cela dont il s'agit. Alors, cette fois… cette fois je peux difficilement analyser ce à quoi je pense... »

Depuis, la brume était devenue plus dense ; suffisamment pour contenir tout le corps de Yuri. Si bien qu'elle et son ami, Ryukka, pouvait à peine se faire encore face.

- « Yuichi tu... tu as peur ? »

Cette interrogation a le don de lui déplaire. Ne vexons pas sa susceptibilité ; surtout lorsqu’il y a du vrai dans ces propos.

- « NE RACONTE PAS N'IMPORTE QUOI !!! », s'exclama Yuri. « J’ai juste parlé de reprendre mon calme »

Puis bombant le torse, elle s'enorgueillit et rajouta :

- « Ksh ksh ksh, et je vais te prouver ça de suite ».

Elle recula alors d'un pas avant de disparaitre totalement dans le brouillard.

*** *** ***

Yuri était las et empli de douleurs, et ses membres tremblaient comme de froid. La fatigue, elle ne l’avait jamais ressentie autant qu’aujourd’hui. Eprouvante, et physique car elle avait marché depuis à l’aveuglette, avec pour seul repère les murs et sa connaissance des routes de la cité. Psychique car elle craignait d'être poursuivi par ces shinobis qu'elle pensait avoir semé… Elle croyait alors entendre de faibles bruits ; le frottement persévérant d’un tissu, le pas imaginaire de pieds foulant le sol dallé. Et toujours, elle s’arrêtait pour écouter. Et alors, elle n’entendait plus rien d’autres que le soupir du vent et le bruissement de la pluie. Bon sang de fierté ; pourquoi avait elle du se cacher la face, malgré la peur qu’elle éprouvait ?! Elle se laissa s’écrouler au sol, décidé à stopper toutes actions héroïques comme sa conscience le lui suggérait. Elle attendrait que toute cette mésaventure prenne fin d’elle même. Qui viendrait trahir sa couardise de toute manière ? Peut être ces mafiosos, qui sortant de la brume, s’approchaient d’elle. Elle déglutit.

* La chance sourit aux audacieux ; je t’en foutrais, ouais ! *

- « Mais que voilà… Alors... ? On ne fuit plus ?! »

Se rapprochant, un des hommes lui retira son béret, et des sueurs froides ne manquèrent pas de couler le long de son visage. Quoiqu’avec cette pluie, il était bien dur de s’en apercevoir.

- « Regarde moi cette chevelure... T'avais raison, le tif trouvé n'était pas des tiens. T'as l'oeil ! », signala l’un d’eux à un de ses compagnons. Et donc tu te sens prêt à tuer de la famille ? »

Son camarade soupira devant sa négligeance.

- « Le choix n'est presque plus. Tu parles trop »

- « Ah ah ah. Surement. Seulement la ronde est presque là ; la coincer nous aura fais perdre trop de temps »

Mimant une courte réflexion dont on soupçonne qu'il ait toujours connu la réponse, le shinobi se cambra soudain et s'adressa à Yuri sur ces mots :

- « L'écarlate, je crois bien que tu vas nous suivre ; un otage sera bienveillant le cas échéant »

- « Non merci » déclinera t'elle aussitôt.

Certes, c’était plutôt courageux de sa part de leur répondre ainsi. Mais la vérité est bien autre, et elle aurait bien ravalé ses mots en cet instant. Vidée de toute réflexion, la seule chose qu’elle avait pu faire, c’était de se laisser guider par son naturel. Quelle erreur.

- « Ça n'attendait pas de réponses. Tu vas te lever, et nous suivre ; c'est un fait. Tu en a déjà assez de vivre ? Ne joue pas avec nous, petite » répéta le shinobi, souriant, sans manquer de laisser planer une certaine menace.

- « Foutaise ! Vous espérez une fuite contre un otage ; surement pas. Vous me balancerez juste au centre de votre conflit. C'est une mort assurée à laquelle je ne me prêterais. Trouvez vous donc une autre cruche pour arrêter les tirs, vous voulez bien »

Devant leurs yeux stupéfaits, Yuri vu son anxiété disparaître ; et c’est sans mal qu’elle ajouta…

- « Vous ne m’avez pas entendue. Vous avez besoin que je vous l’épèle… Cassez vous maintenant !!! Ca… ssez...vous !!! »

Les ardeurs de Yuri s’arrêteront là, stoppées par le kunai qui venait de lui effleurer la joue, et surtout par le regard froid de l’homme qui venait de le lui lancer.

- « Ca suffit, j’en ai marre. C’est moi qui vais m’occuper de toi »

- « Ce n’est pas nécessaire Uryu. Ta torture est un art que je ne refuse pas d'ordinaire, mais nous n'avons pas le temps »

- « Pas nécessaire ? Cette fille a besoin d’éducation, et je vais lui en donner »

Yuri trembla de froid, et de terreur. Des yeux humides, à la limite des larmes, qui ne se refusaient à couler que par habitude. Et alors que l’homme se rapprochait, elle, elle retenait sa respiration, espérant peut être un miracle, ou une quelconque intervention.

- « Bien, tu es le mieux placé pour savoir ce que tu risques. Nous allons en tête, rejoins nous quand tu te sentiras prêt à partir »

Pendant près d'une demi-heure, Yuri se retrouva sans assistance, sans personne pour lui porter secours. Elle n’a subi que de légères tortures, mais a déjà l’impression d’avoir connu le pire.

*** *** ***

Sa vision était floue, mais à moins qu’elle ne lui ait jouée des tours, elle était presque sûre d’avoir aperçue un visage s’immiscer au bout de la ruelle. Satoru, car c’est de lui qu’il s’agit, jetait quelques coups d’œil à couvert du mur afin d’évaluer que les risques encourus avaient disparus. La ruelle déserte, il s’élança donc prudemment aux côtés de sa cousine afin de lui porter secours… Sa salive fut alors ravalée devant ce spectacle.

Elle, qui est si peu féminine en temps normal, là voilà plus belle que jamais… Ses cheveux étaient relâchés en mèches égarées devant son visage, et luisaient sous l’effet de son sang et de la pluie tombante. Satoru attrapa sa main abîmée tandis qu’il se baissait pour la regarder de plus près. Yuriko était vivante… Ses lèvres qui remuait lentement afin de retrouver son souffle, son corps qui grelotaient de froid ; chacun de ses gestes paraissait frêle et pudique ; si bien que Satoru s’était vu rapprocher ses lèvres de celle de Yuri, et ce malgré leur lien de parenté. Après avoir remué la tête afin de se libérer de cette idée saugrenue, il la prit alors sur son dos, non sans entendre quelques douleurs plaintives, et se hâta du mieux qui put à la recherche d’un endroit pour la soigner.

Le visage dressait toujours droit devant lui, il cherchait à éviter tout contact visuel avec les corps inanimés qui jonchaient depuis peu dans ces allées… Yuri, elle, avec sa tête apposé sur son épaule, les voyait plutôt bien, un peu trop même. Si bien qu’elle se sentait prête à partir, prête à tomber dans les vapes à chaque instant. La vue de la cargaison, laissée à l'abandon par ses tortionnaires, lui rappela aussitôt l'incident ; et elle mit la patte à son crâne avant de revenir bras ballant, fatigué de ce simple mouvement.

- « C’est chiant, j’ai perdu mon béret »

Yuri avait tiré le peu de force qui lui restait pour dire ses quelques mots, et même ainsi, la voix paraissait faiblement. Satoru esquissa un sourire devant les paroles terre à terre de sa cousine.

- « Je t’en achèterais un autre ; dès que tu iras mieux », susurra-t-il, presque rougissant.

- « Humph. T’es bien mielleux aujourd’hui »

- « Et toi plus féminine. Que veux-tu, les gens changent »

- « Ouais ; et bien si tu pouvais changer de direction aussi. Tu as beau t'éloigner de la sous ville, il y a toujours plus de corps au sol ; et l'idée d'être proche de leur cargaison abandonnée n'est pas là pour me rassurer. Sans compter qu'ils portent tous le brassard de la police »

- « Justement, il est presque sûr que les secours viendront ici maintenant. Et puis tu commences à me peser. On pourrait tenir position ; je te protégerais »

- « Comme si tu le pouvais, ksh ksh. D'où tu viens d'ailleurs ? Comment as tu su où me trouver ? »

- « J'étais en route pour vous rejoindre ; quand j'ai rencontré Ryukka. Après ça je suis allé prévenir notre clan. Regarde les rues sont déjà bien embrasées ; on sent leur présence »

- « Alors c'est eux là-bas ?! »

Et effectivement, on pouvait apercevoir au loin, des torches, signes de vie et innombrables points de lumières dans ce sillage de brume. Ce qui était moins réconfortant, c’était qu’après s’être bien embrasés, leurs grosses lucioles rouges disparaissaient les uns après les autres.

- « C’est avant de s’éteindre que la flamme de la chandelle est la plus… »

- « Yuri, commence pas »

- « Et bien, imagée ou non, ils ne font pas long feu »

- « Tais-toi »

- « Dis, t’es pour les rouges, ou pour les… »

- « Mais tais toi donc !!!!!!!! »

Yuriko se mit à rire malgré la douleur que celle-ci lui provoquait, et mit sa main devant sa bouche afin de contenir ses émotions que la fatigue tentait de lui libérer…

- « Ksh ksh… Tu sais quoi ?! J’te préfère comme ça »

Les joues rouges, Satoru vu sa prochaine phrase s’échappait dans un soupir. Mais il ne se serait jamais douté qu’il s’agirait là de son dernier. Yuri, elle, a tout juste le temps de voir le kunai qui a mis fin à sa vie ; et c’est au ralenti qu’elle a l’impression maintenant de s’étaler au sol, dégringolant du dos chancelant de son cousin.

- « Pourquoi t’as tiré ? Ceux ne sont que des gamins… »

- « Ca m’a échappé… J’étais sur les nerfs. C’est pas ma faute, on nous as dis de protéger la cargaison quoiqu'il en coûte »

- « Laisse tomber… Il faut éliminer la fille, maintenant. Ou l’embuscade va tomber à l’eau. Allez, finis ce que tu as commencé »

Yuri ne les voyaient même pas ses hommes. A bout de force, elle ne pouvait qu’assister à la mort de Satoru ; ses yeux qui semblaient se fermer peu à peu, son visage qui blanchissait ; et alors que pour une fois, elle n’attendait plus de miracle… Celui-ci pointa le bout de son nez.

- « Seki go hikeme, fuuin no jutsu »

Le kunai qui lui était cette fois destiné, rebondie alors sur ce qui semblait être un mur invisible. Un mur qui séparait Yuri de ses pseudos agresseurs, et qui ne tardèrent pas à fuir, sous la menace des explosions qui se succédaient depuis à leur proximité.

- « Apparemment, je suis arrivé trop tard »

Kaze qui venait enfin de se dévoiler, prit un ton grave devant le corps inanimé de Satoru, un ton qui ne lui était pas habituel. Mais peu importe, Yuri s’est évanouie, et n’a pas pu assistée à cette scène d’abattement…D’ailleurs, elle croit à un mauvais rêve à son réveil. Toujours cramponné à un dos, celui du shinobi cette fois, elle pense avec soulagement être toujours adossé à son cousin.

- « Bon sang. Une fois remis, je t’étrangle jusqu’à ce que tu sois dans le même état que dans mes rêves. Que ça me soulage au moins de la frousse que tu viens de me provoquer… »

- « Je suppose que tu ne pouvais pas faire meilleur condoléances ?! »

Yuri déglutit. Puis après un court laps de temps, elle ajouta…

- « Je pense… que nous nous sommes séparés en bons termes »

- « Alors, ce n’est plus de lui dont il s’agit. C’est de toi…
La mort est le plus puissant et le pire des révélateurs
Tout va bien ? Qu’est ce que tu ressens, là ?
» posa Kaze, en désignant la poitrine d'un léger coup d'épaule.

- « Mon cœur… ?
Mon cœur en feu dit ♪
Je blesse les gens…
…mais je les aime ♫
»

Kaze ne prit pas la peine de jeter un coup d’œil derrière, car à sa voix et malgré que son visage soit baissé et caché par ses cheveux, il avait bien compris que Yuri était là, en train de verser ses premières larmes. Ne la blessons donc pas plus qu’elle ne l’est déjà.

À onze ans, marquée par son impuissance et la perte de son cousin, Yuri tend à la sociopathie. Elle s'éloigne de ses amis et plonge dans le mutisme. Elle semble indifférente à sa propre douleur physique et mentale, et dépérit. Les gens la voient enfin comme la petite fille fragile qu'elle est ; mais finalement personne ne la connait ; personne ne sait la consoler. D'abord pris de pitié, puis d'affection, Kaze au fil des jours, des mois, et de ces deux années, parviendra à enrayer ces errements et à lui donner un but.

« Yuri, 13 ans. Ellipse racontant son dessein de suivre la voie des shinobis »

Spoiler:
Yuriko se trouve couché dans son lit. Ce schéma, elle le répète depuis deux ans déjà ; elle pense tout d’abord avoir dormi tard, après un long cauchemar, espérant que ces vieux souvenirs en fassent également partie, et se rend bien vite compte que la réalité n’est pas là. Puis, elle reste un moment allongé, à regarder les tâches de lumières qui ondulent sur le plafond. Il faut si peu de temps aux autres pour oublier, pourquoi, elle, n’y arrive t’elle pas ? Sentant son cafard montait, Yuriko se lève, et se dirige vers son pupitre. Elle s’avachit alors sur le sol, les genoux repliés, afin de pouvoir travailler à la hauteur que lui imposait sa table basse. Puis, tirant de son sac un pinceau et quelques pots d’encre, elle se mit à raturer les séquences de calligraphie que lui insufflaient alors, les différentes pensées qui lui traversaient l’esprit.

Son humeur, qui semblait alors se porter mieux au fil qu’elle écrivait, ne tarde pas à aller en pis, suite à l’arrivée inopportune de Kaze. Elles sont d’ailleurs de plus en plus fréquentes ses visites, à croire que le shinobi a commencé à avoir une certaine empathie pour la jeune fille.

- « Qu’est ce que vous m’voulez encore ?! » brailla t’elle.

Attendant ou pas une réponse, elle en profite pour essuyer les quelques gouttes d’encre que son mécontentement à provoquer. Un jet violent et malencontreux, de sa plume dans le pot, qui a éclaboussé l’établi, et les feuilles qui y trainaient.

- « Tu as pleuré ? »

A cette remarque, Yuri relève la tête, surprise, puis se retourne face à Kaze, afin de voir à son visage, le sérieux qu’il a put mettre à cette interrogation. Sa colère ne manquant pas de surgir, sa tempe se fait veinée et ses propos pestants…

- « Vous dérailliez ???!! »

- « Ce sont bien des traces de larmes que je voie sur tes feuillets, non ?! »

Lui répond-il avec curiosité, et trois haiku épinglés du bout de ses doigts. Les yeux exorbités, Yuri ne manquent pas alors d’arracher ses poèmes aux mains de Kaze.

- « Rendez-moi ça !!!!! »

- « Pleurer a du bon, mais ce n’est pas dans ce but que je t’ai conseillé de t’intéresser aux haikus », rajouta Kaze, une moue dubitative au visage.

- « Ta prose t’aide à te rappeler de ce que tu devrais déjà avoir oublié maintenant. Continuer ainsi ne t’apporteras rien »

- « Oublier le passé ne m’en apportera pas plus. Et la raison pour laquelle je me suis mis à écrire ne vous regarde pas »

- « Parce que tu te sens capable de vivre avec ? Regarde toi, tu ne parles plus à personne »

- « Quelle nouvelle ! Je me demande bien comment je pouvais me comporter avant »

- « Ne nie pas que tu as changé. Tes amies eux-mêmes l’on remarqués. Ça fait deux ans qu'ils viennent encore savoir pourquoi tu ne sors plus. Tu comptes les ignorer longtemps ? »

- « Pourquoi pas ? Bah, j’arrêterais le jour où je deviendrais ninja, promis » répondit-elle sarcastique.

Une manière bien à elle de dire le jour où les poules auront des dents, la coutume Yuichi n'étant pas prête d'adhérer à son comportement. La conclusion étant faite selon elle, Yuri tourne à nouveau le dos à Kaze, et se met à lire un recueil de proses afin de montrer à Kaze qu’elle jouerait cette fois ci la carte de l’indifférence.

- « Tu veux devenir ninja…?! C’est la première fois que tu fais part de cette envie »

* Normal. Trop de risques, trop d’efforts, trop de personnes à amadouer. C’est définitivement pas mon truc *

- « Est-ce que ce serait encore une manière de te démarquer des autres ?! A moins que ce ne soit au contraire pour montrer ce que tu vaux ? Chercherais-tu à montrer à tes parents de quoi être enfin fier de toi ? Hum… Ta vie est loin d’être simple. Serait ce que tu cherches à cacher derrière cette façade revêche ?! »

Yuri explose…

- « Vous me prenez pour une martyr ? Vous croyez que je veux être ninja pour plaire ? »

* Apparemment, non. *

Son silence n’aura pas duré bien longtemps, emporté à nouveau par sa colère, Yuri ne mâche plus ses mots…

- « J’ai décidé que je réussirais ma vie. Que ce soit par la voie des shinobis, en devenant kage ou tout autre ; et je me fiche que ma famille en vienne à me faire des courbettes... Non. Mieux. Le jour où ça arrivera… le jour où ça arrivera, je jure que j’aurais vite fais de les décevoir, ksh ksh »

* Et bien…Elle n’a probablement pas été très honnête, mais ça aura au moins eu le mérite de lui remonter le moral *

- « Pfuuu, tu n’es pas facile à vivre, tu sais. Bien, je donnerais mon approbation le jour où tu décideras… »

* Et même si je m’attends au pire *

Les priorités/Visions d'avenir: « Je réussirais bien ma vie pour mieux décevoir ceux qui attendent tant de moi ». Voilà ce qui résume son nindo, bien que ces paroles dissimulent sans doute un désir plus profond de se protéger elle, et ceux qui lui sont chères.

Style de combat général et à venir:
Yuri est un aigrefin ; stratège vile, elle joue de bassesses et de provocations pour amener son adversaire à faire des erreurs. Elle envisage le combat comme une partie de poker où il est bon de sortir un cinquième as quand l'adversaire fait enfin tapis. Elle affectionnera ainsi les techniques à dégâts radicaux, ainsi que celles qui se ressemblent à quelques plaisantes variantes prêts. Le tout sera saupoudré de quelques illusions, ou pas ; l'incertitude ou l'inaction resteront ses premières armes. L'humilité, elle, sera sa première carence. Yuri est trop fière pour admettre une faille dans ses compétences, et le temps n'arrangera, ni n'améliorera son style de combat. Toutefois, il s'étendra. Gagnant en diversité, elle apprendra à compenser ses points faibles, par d'autres points faibles.

Chakra:
La densité de Chakra que peut manipuler Yuri en même temps est à peu près équivalente à deux fois la surface de son corps (soit à peu près le volume de deux sphères de 20 cm de diamètre). Cette information sera à prendre autant en compte pour ses techniques de ninjutsu que de genjutsu non mentaux. Pour l'exemple, elle ne pourra pas faire plus de deux clones inconsistant en même temps, ni maquillé plus de deux personnes par un henge, jusqu'à ce qu'elle dissipe les dites techniques. Sa quantité max de chakra est d'à peu près cinq fois cette densité.

Taïjutsu:
Yuri ne s'y est tout simplement pas entraîné. Son endurance est correct. Sa force conséquente. Mais une fois à l'académie, elle prend vite conscience que ce n'est pas suffisant. La technique lui fait cruellement défaut ; et si elle rivalise au bras de fer, en combat, elle ne touche et n'esquive finalement personne.

Ninjutsu:
La plupart des Yuichis y sont à l'aise, et il en est de même pour Yuriko. Elle souffre juste d'un manque de motivation qu'elle comblera avec le temps. Son katon est donc pour l'instant assez moyen.

Pa'ti Honoo - Ninjutsu : Des trainées de flammes se dessinent aux mouvements de mains de l'utilisateur, créant ainsi obstacles aux attaques directes. Elles paraissent alors danser autour de l'utilisateur, et il est devenu courant à Mahou de voir la technique employé au cours d'une de ses festivités. En combat, la technique est tout de même assez provocatrice, puisqu'elle compte sur l'instinct de conservation de ses adversaires. En effet si on passe sans mal au travers, ce n'est pas sans ressentir de vives brûlures que l'on devra alors supporter de bonnes minutes. D'un autre côté, Yuri agit sans contrainte à l'intérieur de son tube de flamme, ce qui n'encourage pas à l'inaction ; sans compter qu'elle peut le maintenir un temps non négligeable. Armes et techniques passeront toutefois sans mal à travers.
Genjutsu:
Ce n'est pas son domaine de prédilection, mais c'est encore celui qu'elle préfère ; ses bases académiques étant bien au dessus du seuil exigé grâce à son travail. Cela dis elle ne se clone jamais elle même, gardant ça pour ses parchemins et ses kunais ; et il en est de même avec le henge. En effet, elle a la volonté de garder un décor cohérent, déjà décidé à se prétendre ignorante au genjutsu tant que l'occasion se présente.

Wariai Chigei – Genjutsu non mental : Cette technique fausse la notion des proportions, faisant paraître une explosion ou toutes autres attaques, plus conséquente ou même insignifiante.
Kenjutsu:
Yuri témoigne d'une forte aisance à la manipulation des parchemins explosifs, lui permettant d'appréhender avec une précision effarante, la distance nécessaire pour éviter le souffle brulant de ces explosions. C'est sans doute cette notion des distances son plus gros point fort, qu'on retrouve dans son acuité avec les armes de jets, kunais et senbons. Elle reste toutefois malhabile face à une cible en mouvement inconstant.

Fuinjutsu:
Alliant engouement et talent, le fuinjutsu est sans doute le domaine le plus voué à évoluer. Yuri reste toutefois une néophyte dans la pratique.

Sceau Hozenfu - Ninjutsu/Fuinjutsu : Le sceau Hozenfu est constitué de ces même kanjis présents sur tout bon parchemins explosifs. Chez les Yuichis, on les appelle d'ailleurs parchemins Hozenfu. Le sceau s'étale sur une surface solide ; et explose quelques secondes après avoir été au contact de chakra, pas forcément celui de l'initiateur. Conséquemment il permet de piéger l'arme d'un ninja ; Yuri n'est toutefois pas prêt de faire cette prouesse en plein combat. Outre le chakra pour l'activer, le sceau en nécessite lors de son écriture, ce qui limitera Yuri a un maximum de trois sceaux avant récupération.


Dernière édition par Yuriko le 8/7/2010, 19:14, édité 42 fois
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