Chikara, village caché du sable [RP]

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 2/9/2009, 18:36

Voilà déjà 1 mois que la team Keitaro était revenu de leur mission de rang B... une mission que Tokri s'efforçait à présent d'oublier tant cette dernière s'était avéré être une véritable corvée. A présent, de retour au bercail, Tokri avait repris sa routine quotidienne. Levé depuis six heures du matin pour se plonger dans son entraînement personnel( c'est à dire deux heures de Taijutsu suivi de deux heures de ninjutsu), Tokri se prélassait à présent dans les bains de Chikara afin de se ressourcer pour la journée qui l'attendait. Précisons que le jeune homme ne lésinait sur aucun moyen afin de repousser les limites de son corps et de son esprit. Le rendez-vous avec la team étant pour treize heures, il ne restait au jeune homme qu'une petite heure pour déjeuner. L'Utak se pressa donc et arriva pile à l'heure au rendez-vous. Tokri connaissait bien ce terrain d'entraînement, c'était ici que se réunissait autrefois la team Gomaki... des souvenirs que Tokri souhaiterait effacé de sa mémoire à jamais. Sarouh, Mutika, Izul... qu'étaient-ils en train de faire en ce moment même? Le monde était si dangereux... Tokri espérait de tout son être que Mutika soit encore en vie. C'était à lui d'en finir, et à personne d'autre! Comme à son habitude, Taiga arriva en retard( un quart d'heure, le Pyjarra s'améliorait!)

(Keitaro) Tokri, je te laisse avec Kensei. Rejoins nous quand tu auras terminé.

(Tokri) OK.

Keitaro et Taiga s'éloignèrent, laissant Kensei seul avec Tokri. Dés leur retour de mission, ce dernier avait tenu sa promesse envers son partenaire et lui avait enseigné la première technique Katon légué par Kiame, le Gokkakyu no jutsu.

(Tokri, les bras croisés)
Avant de commencer ta formation à la prochaine technique, montre moi ton Gokkakyu.

Kensei opina du chef, composa les mudras et exécuta la technique à la perfection.

Il a fait de sacré progrés en un mois. Certes, il lui reste beaucoup de chemin à effectuer, comme nous tous, mais son potentiel est flagrant. Pour quelqu'un venant d'une famille de non-shinobi, sa maîtrise du chakra est prometteur... Voilà que je me met à parler comme Gomaki moi!

Cette dernière pensée fit sourire le jeune Utak.

(Kensei) Pourquoi tu souris? Ai je commis une bourde?

(Tokri) Non, laisse ce n'est rien. Nous en avons finit avec le Gokkakyu mais tu devras t'exercer tous les jours pour obtenir une parfaite maîtrise, passons maintenant au Funhi. Cette technique consiste à éjecter un jet de feu par la paume de ta main, un peu comme cela...

Tokri composa rapidement des mudras et effectua un Tsuretsu na Tôppu.

(Tokri) Le Funhi est la version Katon du Tsuretsu. Passons à présent aux explications techniques.

L'Utak laissa un clone pour surveiller Kensei, une fois qu'il fut bien assuré que le jeune garçon avait parfaitement assimilé le fonctionnement du Funhi, et rejoignit Keitaro et Taiga. La marionnette de ce dernier était déjà prête pour l'action.

(Keitaro) Bien, nous pouvons commencer à présent. Vous deux contre moi, allez-y à fond!

L'après-midi fut rude, Keitaro ne prenant aucun risque avec ses deux genins. Lorsqu'il se séparérent, le corps de Taiga et de Tokri étaient affreusement courbaturé (l'oeil de Taiga était enflé de façon assez impressionante tandis que Tokri tentait de stopper l'écoulement de sang de sa lévre inférieure). Seul Tokri resta au terrain d'entraînement. Allongé, le jeune homme se reposait un peu en attendant sa filleule Haruka. Lorsque cette dernère arriva, l'Utak fut à peu prés frais(assez pour entraîner une étudiante de l'Académie en tout cas)

(Haruka, observant sa lèvre) Tu saignes?

(Tokri) C'est rien, t'inquiètes. (prend une pose de combat typique du Goken) Je t'attends, montre moi tes progrés.

(Haruka) Un mois que tu ne m'avais pas entraîné... Ca va chauffer!

Haruka se jeta sur son parrain et tenta un coup de pied au visage, qui fut bien évidemment paré. Tokri l'éjecta au loin. La jeune fille repassa à l'attaque et Toki fut ravi de constater que les mouvements de la jeune fille étaient bien plus vifs et plus souple qu'autrefois. Sa force de frappe s'était également accrus. Au bout d'une heure d'entraînement intensive, Haruka finit par s'allonger de tout son long au sol, complétement éreinté.

(Tokri, assit à son côté) Tu as pas mal progressé dis moi.

(Haruka, arborant un sourire ravi) Après les cours, je m'entraîne avec un ami de l'Académie.

(Tokri) Ah? Qui est ce?

(Haruka) Yoroi Satsujin.

(Tokri) Du clan d'assassin?

(Haruka) Oui.

Encore un p'tit gars qui finira avec du sang sur les mains...

(Tokri) Je vais te raccompagner chez toi.

(Haruka) Tu t'entraînes avec Okioto ce soir?

(Tokri) Ouais.

(Haruka) Ca t'arrives de te reposer des fois?

(Tokri) Le sommeil que je m'accorde me suffit amplement...

(Haruka) Peut-être, mais une journée de détente ne te ferait pas de mal de temps en temps …

(Tokri) Mes projets ne me le permettent pas …






Minuit venait de sonner lorsque Tokri parvint enfin à réaliser sa technique de Kenjutsu.

(Okioto) Très bien. Maintenant exécutes là sur ce rocher.

(Tokri, haletant) OK....

Le jeune homme se posta devant le petit rocher que lui avait désigné son frére. Tokri se concentra, tâchant de faire le vide en son esprit. L'art du sabre était bien plus complexe que celui du Taijutsu ou du Ninjutsu. Un combat entre deux épéistes ne se jouent pas sur la force brute ou la maitrise du chakra. Bien sûr, cela pouvait avoir une importance non négligeable, mais le principal était la concentration: la capacité à faire abstraction des éléments extérieurs, de n'être concentrer que sur son objectif sans être dérangé par des pensées superflus. Etre en permanence en osmose avec son arme, voilà ce qui fait la différence entre un amateur des bas quartiers, qui se contente de brandir son sabre tel un vulgaire bâton, d'un maître du Katana. Lorsqu'il se jugea prés, Tokri insufla son chakra Fuuton dans le katana qu'il avait hérité de sa défunte mère. Le vengeur bondit en l'air et redescendit vers le rocher en hurlant:

Kuushu Setsudan'!

La pierre fut fendu en deux. Tokri s'appuya sur son katana pour ne pas chuter, tant cette manoeuvre l'avait épuisé.

(Okioto, les bras croisés) Technique maîtrisé. Demain, nous passerons à la seconde et dernière, pour ton niveau tout du moins.

(Tokri, entre deux halètements) C'est à dire?

(Okioto) Je t'enseignerais d'autres techniques qu'une fois ton grade Chuunin en poche...

(Tokri, commençant à reprendre son souffle) OK...

(Okioto) Comme pour n'importe quel autre technique, exerce toi chaque jour.

(Tokri, rangeant son katana dans son fourreau) Je sais...

(Okioto) Tu vas chez Mila?

(Tokri) Ouais …

(Okioto, avec un petit sourire) OK... Passe une bonne fin de soirée.

Tokri salua son frére aîné et prit le chemin pour rejoindre sa dulcinée. Y'a pas à dire, la vie de shinobi n'est pas de tout repos...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lu le 9/10/2009, 14:55

Lu franchissait les ruelles poussiéreuses de Chikara d'un pas décidé, renversant sans vergogne la population qui osait se dresser devant elle. Seulement elle n'avait pas la constitution physique nécessaire pour jouer de l'épaule et c'est toute endolorie qu'elle frappa à la porte de l'adresse que lui avait indiqué le chuunin qui lui avait décerné son grade de genin.

Cela faisait maintenant un mois et demi que Lu enchainait les missions rabaissantes et sans intêret et les sessions à la bibliothèque du village, écumant tous les chapitres sur le genjutsu et les diverses applications du chakra, avant de tenter de les mettre en application, sans succès cependant. Ainsi exaspérée d'avoir la théorie mais non la pratique, elle se décida enfin à mettre sa fierté de coté et demanda conseil au seul chuunin qui avait daigné voir en elle des aptitudes intéressantes, et qui l'avait aiguillée vers une de ses collègues plus à même de l'aider. Et visiblement celle-ci était au courant de sa venue car elle ouvrit sa porte quelques secondes après que Lucille Kwan ait apposé sa main richement ornée dessus.


Les deux femmes se toisèrent longtemps.


La kunoichi devait avoir la trentaine, peut-être plus, avait un visage somme toute très banal, pas spécialement beau même, et arborait des airs de garçon manqué. Rien de marquant n'indiquant une quelconque puissance au premier abord. Mais Lu ne la considéra pas mal pour autant, attendant de voir ce dont elle était capable.
En revanche l'avis du ninja était nettement plus tranché: une petite morveuse hideuse et mal foutue, habillée comme une aristocrate, et qui manifestement -elle s'était renseignée- était odieuse envers tout le monde et terriblement imbue d'elle même.

« Bonjour, Lise. Enchantée.
-Bonjour, Lucille. Ravie de faire ta connaissance.
-Entre »

Tout avait été dit très rapidement et d'un ton glacial...Mais Lu entra malgré tout dans la demeure de la femme. Celui qui était vraisemblablement son compagnon était assis sur une chaise et feuilletait une revue. Voyant la nouvelle venue, il leva son nez des pages et sourit tout en se levant, afin de saluer son hôte. Il se présenta comme étant Sosuke, compagnon de Lise et qu'il allait continuer à bouquiner dans la chambre pour ne pas déranger les filles. Et il s'éclipsa, laissant les deux femmes s'installer dans le canapé. Un ange passa jusqu'à ce que...

« Bon donc je pense qu'on va s'entrainer ici: je ne dispose pas de local et apparemment ce que tu comptes apprendre ne nécessite pas de terrain d'entrainement physique. Seul ton mental va travailler donc on sera aussi bien la. Sosuke ne nous dérangera pas: il est maçon et c'est sa journée de repos la...mais sinon nous serons seules.
-Vous ne partagez pas votre vie avec un ninja? Je pensais que les ninjas ne se mettaient uniquement entre eux...et que ça rendait leurs rejetons plus forts.
-Et bien c'est une idée reçue...j'aime Sosuke pour ce qu'il est et je me fiche qu'il n'ait aucune aptitude au nindo. J'ai remarqué que beaucoup de ninjas et de kunoichis, inconsciemment, se mettaient ensemble pour cette raison: perpétuer la culture ninja et pour prouver aux autres qu'ils sont comme membres d'une caste à part entière...Les clans en sont le meilleur exemple. Pas de ça avec moi. » affirma Lise d'un ton assuré.

Immédiatement, Lu pensa que la femme qui se tenait en face d'elle provenait des classes laborieuses, vu la façon dont elle réfutait l'union sociale entre les personnes d'une même catégorie...Mais c'était stupide! Sa mère et son père étaient tous deux de très bonnes familles et elle était le résultat irréfutable qu'une telle union avait ses fruits. Au contraire, frayer avec des étrangers au clan était risqué...Lise baissa fortement dans l'estime de la jeune héritière.

« Bon, on va commencer par tes acquis théoriques. Qu'est ce que tu sais faire? Ensuite dis-moi ce que tu voudrais savoir...on verra ce que je peux faire pour toi » dit la kunoichi.
Et aussitôt Lu se mit à déblatérer toutes ses compétences: être standard, maitrisant des techniques standard pour devenir une soldate standard ne la motivait pas sinon la rebutait. Chikara était traditionnellement le village du taijutsu, des combats et était la meilleure école pour les Tendokas. Alors elle opterait pour les solutions diamétralement opposées pour s'illustrer: elle maitriserait le genjutsu et se servirait du ninjutsu...mais uniquement sous sa forme pure! Pas comme ces bouseux de camarades qui faisaient mumuse avec leurs affinités et leurs coups de pieds sautés...

Hors de question donc de maitriser Bunshin, Kawamiri et Henge: c'était bon pour la plèbe fangeuse...Elle se battrait uniquement en usant de son intellect supérieur. Elle terrasserait ses ennemis sans bouger, et sans même qu'ils aient conscience des attaques: elle avait déjà tout prévu, vu qu'elle avait déjà tout lu sur la question. Lise n'avait qu'a lui apprendre ce qu'elle lui demanderait et tout se passerait bien.


« Ah, et donc comment comptes-tu orienter ton répertoire jeune fille? » questionna la chuunin d'un air plus que dubitatif, légèrement irritée par son interlocutrice, si sûre d'elle.

Mais finalement Lise se laissa impressionner: en effet cette gamine avait tout prévu et c'était d'une logique imparable. Elle avait réellement amassé une somme de connaissances que personne de son age n'avait normalement. Lorsqu'elle était à son niveau, Lise se voulait polyvalente, se disait qu'elle progresserait au fil des rencontres et qu'elle devait persévérer le taijutsu, comme ses compagnons. Et finalement elle se rendit compte que cela ne mènerait à rien, se rendant compte des années après que son truc, c'était le genjutsu. Elle avait perdu des années à errer sur son nindo alors que la petite morveuse avait au moins le mérite d'avoir les idées très claires sur la question.


Tout d'abord elle souhaitait avoir des acquis solides en matière de contrôle du chakra pur. Elle avait déjà des notions plus poussées que la moyenne en matière de Ren, de Ten et de Zetsu, qui lui permettaient de créer des surface solides et flottantes, mais qui devaient être en contact permanent avec son corps. Elle désirait donc développer chacun de ces aspects, tant au niveau de la puissance, que de l'endurance et de l'émission. A terme elle devait pouvoir créer des solides faits uniquement en chakra non-affinitaire, à distance et sans prévenir.
Ensuite, sinon en parallèle de ça, elle s'attaquerait aux Genjutsus de tous types, mais précisément de types mentaux si elle apprenait à bien diffuser son chakra. Parce qu'elle avait une ambition si forte et un tel désir d'asservir autrui que pour cela, il fallait influer sur l'esprit et non plus sur les sens. Et aussi parce que ces jutsus avaient une puissance plus tangible que les illusions holographiques qui restaient à la portée du premier venu, selon elle.
Ainsi à terme, sa technique de contrôle absolu serait simple: elle pratiquerait un En spécial et poussé, qui serait une réelle extension d'elle-même. Un En étendu ou tout ce qui y pénètrerait se retrouverait bien plus apte à être pris dans une illusion. Elle avait pensé qu'en plus de maintenir son En, elle pourrait en plus le coupler à un Genjutsu qui influerait de façon passive le concerné (sentiment d'oppression ou terreur). Ainsi ses actions seraient immédiatement décelées, et qui plus est, seraient prévisibles en fonction de l'état d'esprit que Lu lui suggérerait. Et ensuite, elle pourrait le transpercer des ses pieux de chakra invisibles à l'oeil nu et pouvant naitre n'importe ou dans l'espace.


« Cette gamine est terrifiante... » pensa Lise. « Mais d'un autre coté, elle est intelligente: la manière dont elle compte procéder est redoutable, surtout ici ou c'est bourré de Tendokas n'ayant qu'un enseignement sur le genjutsu très discutable...elle fera un malheur. Elle sera parfaite dans une unité, afin de servir de soutien: détection des cibles, manipulation sans contact et pouvant se défendre seule...Pour cela il va juste lui falloir une sacrée dose de chakra...pour atteindre pleinement ses objectifs, il lui faudrait le niveau juunin... »

« Alors? » dit Lu, coupant net la reflexion de Lise. « Acceptez-vous de m'enseigner? 
- Oui, on devrait pouvoir faire quelque chose de toi... » répondit la chuunin en lui serrant la main.

L'entrainement allait pouvoir commencer...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lu le 11/10/2009, 22:07

Elle fulminait: coincée dans cette boulangerie de seconde zone, elle devait aider cet imbécile d'artisan dont le four s'était effondré. Elle qui haïssait les travaux manuels, elle était servie: elle devait lui donner des briques, préparer du ciment et déblayer le chemin. Toute une journée durant, ou elle ne put s'entrainer avec son mentor...ce qui ne l'empêcha pas de croître sans son aide. Personne ne la voyait faire mais Lucille Kwan effectuait toutes ces taches humiliantes pour le compte de la communauté avec son Ten d'activé. Et il ne fallait pas s'imaginer que c'était facile.

Lise lui avait bien dit que pour ces exercices de développement du chakra, le mieux était de rester inactive, en position méditative. Mais ayant un farouche désir de progresser, Lu tentait bien que mal de maintenir son Ten durant l'effort et perdait alors beaucoup d'énergie. Celui lui en coutait et les hommes et les femmes avec qui elle était contrainte de travailler maugréèrent dans son dos des descriptifs peu flatteurs sur son physique.
Déjà qu'elle était faible, mais s'efforcer de charrier des choses lourdes tout en essayant de maintenir une couche de chakra uniforme sur tout son corps mais que celle-ci était pleine de « trous », relevait du calvaire et cela lui pompait toutes ses ressources. Contrainte d'arrêter car presque à court de chakra, elle devenait alors subitement plus efficace, sous l'oeil interrogateur des boulangers qui se demandaient comment elle pouvait ainsi alterner totale inefficacité et inefficacité relative.

Enfin la journée fut terminée, Lu empocha un salaire dérisoire comparé à l'argent de poche faramineux qu'elle touchait autrefois, et s'en alla dans la suite de son hotel. Elle s'y lava, se changea et s'allongea ensuite sur son lit, un livre à épaisse reliure à la main. Elle qui avait toujours dédaigné la lecture, elle était devenue une vraie livrovore. En même temps, à l'époque, elle avait accès aux meilleurs loisirs, mais ici...il ne lui restait que ça pour s'évader. Enfin elle ne s'évadait pas tant que ça: toutes ses lectures portaient sur le chakra, les shinobis et le pouvoir...considérant son ambition, c'était des lectures somme toutes très terre-à-terre.
Cet ouvrage-ci parlait du Gyo. Il disait que tous les shinobis pratiquent le Gyo, sans même forcément le savoir: pour courir plus vite, frapper plus fort, renforcer une partie de leur corps...L'auteur déplorait que le temps ait rendus les shinobis moins attentifs au fond, mais plus soucieux de la forme: grosses boules de feu, enchainements spectaculaires, illusions criantes de vérité, invocations gigantesques...finalement les shinobis d'aujourd'hui n'avaient plus la réelle fonction des ninjas d'antan, soit l'infiltration, l'espionnage, la discrétion...tous agissaient dans le but de s'illustrer, celui qui aurait le plus de panache et la technique la plus spectaculaire étant le plus fort. Selon lui, les shinobis étaient devenus des clowns.


Lui était né sans développer d'affinité, ce qui lui valut la risée de ses camarades...qu'il humilia sans peine quelques années plus tard en combat singulier, en se servant uniquement de son chakra pur. En usant de sa propre énergie, il arrivait à perturber le flux des autres: en apposant sa main sur un organe, il pouvait modifier le courant de chakra qui y parvenait et ainsi altérer l'organe...nombreux furent les cœurs qui se mirent à battre trop ou pas assez vite, et qui emportèrent leur propriétaire. C'était, entre autres, l'un des formidables aspects du chakra pur: tout le monde pouvait l'utiliser mais surtout tout le monde y était sensible. Un ninja doton n'aurait aucune chance contre un ninja raiton...mais celui qui use du chakra pur n'a pas de point faible aussi prononcé.
Bref il méprisait ces « cracheurs de terre ou de boue » qui avaient délaissés le fond au profit de la forme, et il encourageait tous ceux qui feuilletaient ses pages de bien penser à ça. Et il donnait des conseils en prime? Lu était aux anges.

Elle nota donc mentalement ce qu'elle aurait à faire comme exercices demain, et s'endormit rapidement dans son lit énorme pour bien récupérer ses forces.



Le lendemain, le premier réflexe qu'elle eut au réveil fut de juger ses réserves de chakra et elle s'enchanta de constater qu'elles étaient revenues. Mais elle ne pourrait rester au lit à méditer...

Aujourd'hui, elle devrait encore effectuer des missions dégradantes pour sa personne car...elle commençait à avoir de moins en moins d'argent: ses parents l'avaient envoyée ici avec une grosse somme, qu'elle s'était efforcée de dilapider le plus vite possible, les jours suivant son arrivée. Puis elle s'était calmée mais désirait malgré tout rester dans l'hotel. Alors elle faisait des petits boulots pour le compte du Kage, afin de ne pas compter uniquement sur la bourse que ses parents lui avait confiée.
Et c'est la mort dans l'âme qu'elle se prépara pour aller chercher son ordre de mission. Elle n'aurait même pas d'entrainement avec Lise qui était partie en mission, surveiller l'érection d'un monument qui risquait d'être vandalisé: elle serait la-bas pour des semaines...En même temps, elles ne s'étaient vues que quatre fois avant qu'elle ne quitte le village. La première fois, elle avait jugé de toutes les facettes de la maitrise de Lu en matière de chakra, en ponctuant le tous de conseils avisés. La seconde fois, elle demanda à Lu de lui montrer son panel de techniques et de l'effectuer en situation: conclusion, il faudrait que Lu maitrise un minimum de domaines relatifs au Taijutsu car elle pourrait se permettre de ne pas bouger qu'une fois qu'elle aurait aussi des connaissances dans ce domaine.

En l'occurrence, elle n'avait aucun réflexe, aucune vitesse et aucune expérience du combat. Alors c'était bien beau d'avoir des techniques de défense, mais si elle n'avait pas la connaissance du combat nécessaire en matière d'affrontements pour pouvoir les appliquer au bon moment contre le bon type d'adversaire, cela ne servirait à rien. En effet sa perception des attaques se limitait à des assauts frontaux dénués de toute finesse. Alors certes c'était souvent le cas en combat mais malgré tout, beaucoup savaient se montrer retors, et elle qui voulait faire partie de ces gens la, devait donc apprendre les comportements de combats. Le premier devoir que Lise donna à son élève fut donc de se rendre plusieurs fois par semaine à l'arène de Chikara et qu'elle aille se frotter avec des genins de son niveau.
En effet, tous les deux jours, des juunins organisaient des ateliers combat dans l'arène, classant les participants par niveaux et observant les combats, donnant des conseils à chacun. C'était une mesure plutot récente et une foule de genins et de chuunins s'y rendait majoritairement, pour progresser et tester leurs techniques. Lu, avant même qu'elle n'entre dans ce lieu, en avait déjà horreur: une arène remplie de plébéiens abrutis par les volutes de sable qui volaient de partout, se tapant dessus en permanence, et en redemandant? Elle frissonna lorsque Lise lui dit de s'y rendre...Mais il fallait reconnaître que cela pourrait lui servir car elle avait constaté avec dépit qu'en effet, elle n'avait aucune expérience des combats.


Elle se décida donc à se rendre à l'arène ce soir, après sa mission, qui consistait à accompagner un ouvrier de la ville à faire le tour des puits et éventuellement à les réparer avec lui. L'homme était un jeune qui avait fini son apprentissage et qui était ravi de travailler avec un ninja: il avait tant de questions à lui poser! Mais Lu ne voulait pas lui répondre par mépris, mais surtout ne pouvait pas lui répondre car trop ignorante! Elle ne savait que très peu de choses de Yuukan, elle qui ne connaissait que sa ville. Elle ne savait rien des dernières modes à Gensou, ni du fait que le MahouKage était vieillissant. Elle ignorait tout des denrées qui arrivaient à Minato et toutes sortes de choses encore qui lui montrèrent l'évidence: elle ne savait pas grand-chose.
Récemment elle avait comblé son manque de savoir en ingérant une quantité d'ouvrages sur le chakra, mais n'était absolument pas informée de l'actualité...cela devait changer.
Malgré tout, la mission se passa bien, l'homme était sympathique et elle s'efforça de ne pas être trop revêche car en plus elle ne le trouvait pas trop répugnant pour un humain normal.


La mission achevée, elle retourna au QG, mais non pas pour se faire affecter à une autre mission comme elle commencait à en avoir l'habitude (généralement les secrétaires affectés aux missions la voyaient trois fois par jour) mais pour rejoindre le comité de distribution de celles-ci. Ainsi elle serait directement branchée à l'actualité, serait au courant de tout ou presque et se retrouverait ainsi moins inculte. On accepta de l'embaucher de bon coeur, l'informant qu'ils manquaient souvent d'effectifs ici: la plupart des shinobis dédaignaient s'occuper de ce poste qui était pourtant crucial, car ils voulaient tous partir guerroyer. Mais sans eux, impossible pour ces téméraires de quitter le village. Et puis ils avaient bien compris que Lu n'était pas la personne la plus sociable et la plus manuelle qu'il soit. Ils avaient tentés, en l'envoyant sur diverses missions, de développer sa fibre sociale mais visiblement c'était un échec. Ici elle ne montrerait pas son animosité à tout le monde...

Ainsi Lu rejoignit le corps des administratifs du Q.G en tant qu'assistante. Elle se chargerait uniquement de trier et d'archiver les rapports de missions rendus, de niveau D, et de la sorte elle en apprendrait beaucoup sur la vie du village et sur ses compatriotes genins (qui étaient manifestement des boulets incapables de récupérer au maudit chien sans s'attirer des ennuis). Elle occuperait cette fonction le matin et le début d'après-midi, laissant sa place à un autre ensuite et pouvant alors s'entrainer par la suite.
Jusqu'à sa débauche, Lu fut formée, supervisée par un chuunin responsable qui la briefa sur le travail à accomplir. Elle saisit ce qu'il y avait à faire et se lança, pour le moment assistée, dans le tri des rapports datant d'hier. Puis elle put quitter le Q.G.

Elle était ravie: elle avait trouvé une activité rémunérée stable, utile et enrichissante...et disposait en plus d'un bon temps libre. Galvanisée, elle se rendit dès lors à l'arène, qui avait ouvert depuis peu, et fut impressionnée de voir le monde présent: il y'avait presque autant de gens dans les tribunes que foulant le sol de l'arène.
Refoulant alors l'appréhension et le dégout qui la guettaient, elle se présenta aux inscriptions ou un préposé lui expliqua la démarche: elle mettait son nom, son age, son titre, sa spécialisation et les spécialisations qu'elle voulait affronter en priorité. Eux se chargeraient de faire en sorte que tous puissent affronter ceux aux spécialités indiqués sur leur fiche et ils comptabiliseraient aussi les combats. Plus il y'aurait de combats gagnés, plus le niveau augmenterait; l'inverse fonctionnant aussi...de cette facon, tout le monde aurait un adversaire à sa hauteur. Et les juunins chargés de regarder les combats annotaient une fiche, qu'ils remettaient après le combat au combattant, avec des conseils. Les combats duraient cinq minutes, sur une surface réduite. Il fallait etre rapide et précis.


Lu indiqua toutes les informations relatives à l'inscription mais hésita pour les spécialisations...bien sur elle aurait l'occasion de changer cette partie la quand elle le désirait mais pour le moment...elle indiqua qu'elle était spécialisée en Ninjutsu et qu'elle désirait affronter des Tendokas.

Vingt minutes plus tard, elle était dans l'arène, placée dans vingt metres carrés et toisait un jeune qui sautillait sur place pour s'échauffer.

Elle était morte de peur.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lu le 15/10/2009, 13:08

Au « top! » du juunin, le jeune en face bondit comme une flèche vers elle et fit mine de lui décocher un coup de poing. Mais il s'arrêta a quelques centimètres de son visage: son adversaire était repliée sur elle-même et poussait de petits cris plaintifs. N'importe qui aurait vu qu'il ne s'agissait pas d'une technique de distraction ou d'une quelconque feinte: elle était réellement apeurée.

Mais il fallait se mettre à son niveau: elle avait été élevée comme une princesse, tout le monde avait été aux petits soins pour elle et donc évidemment personne n'avait levé la main sur elle. Et voilà qu'elle se retrouvait dans une situation totalement inconnue ou quelqu'un était la pour la frapper et ou personne ne serait la pour la défendre.

Le juunin mit le combat entre parenthèses et alla voir la jeune fille terrifiée: que faisait une telle gamine ici? Si elle était genin, ce qui était la condition sine qua non pour entrer ici, elle devait pourtant être capable de porter un coup...et d'en recevoir. Il alla donc la rassurer mais l'informa de la dureté de ce lieu, et que si elle ne sentait pas prête, qu'elle ne revienne pas alors...voir qu'elle cesse de vouloir être ninja si les combats la rebutaient tant.

Mais non, Lu voulait des combats, mais sa perception de ceux-ci était altérée par son incommensurable égo: dans sa tête, les ennemis se pliaient devant ses formidables pouvoirs...qu'elle n'avait pas encore...Il ne fallait pas vouloir la peau de l'ours avant de l'avoir tué.
Alors elle se remit en position et le combat put cette fois-ci vraiment commencer. De nouveau l'assaillant inconnu s'avança mais cette fois ci, il fit un bond pour se placer au-dessus de Lu et ainsi l'atteindre à la tête. Et cette fois-ci, elle eut la présence d'esprit de tendre sa main vers lui et de former un mur de chakra contre lequel il frappa durement avec son pied, avant de rebondir contre et de se remettre en place, plus loin. Il ne comprenait pas dans quoi il avait frappé vu que son pied n'avait même pas touché la main de la fille. Quel était son pouvoir?

De son coté, Lu se félicita d'avoir réagi à temps, alors que son adversaire avait changé d'approche...bon rien de significatif certes, mais tout de même...Elle partait de rien hein. Mais l'assaillant cette fois-ci s'approcha d'elle plus lentement...puis lui décocha un méchant coup dans l'estomac à grande vitesse! Durant sa chute, Lu se dit que jamais elle n'avait souffert comme ça, le souffle coupé, les larmes aux yeux...elle ne rendit donc pas compte que le jeune tendoka l'avait mise sur le dos et contrôlait ses épaules, montrant la sa domination et mettant ainsi fin au combat. Cela avait duré à peine trente secondes et il avait du lui-même ramener Lu dans les gradins, encore en état de choc. Il ne comprenait pas: il n'avait pas frappé si fort, mais elle réagissait comme si elle s'était pris un coup mortel: elle tremblotait, reniflait et était toute voutée...Mais il la laissa la: il avait d'autres combats à mener et cette victoire facile l'avait galvanisé. Il s'excusa donc et s'éclipsa.

Pendant ce temps, Lu ruminait. Lise avait raison: il lui fallait malgré tout mettre un pied dans le monde répugnant du Taijutsu. En effet cela ne servait à rien d'avoir des techniques puissantes si l'adversaire pouvait lui défoncer le crane avec une poignée de graviers.
Alors quelques minutes plus tard, elle retourna dans l'arène et fit face à un nouvel adversaire, doté d'un bâton. Au signal, il s'approcha de Lu, immobile, et la testa du bout de son arme...qui toucha un mur invisible. Il recommença plusieurs fois et le résultat fut le même...Son ennemie était elle intouchable? Il se remit en garde et enchaina alors de façon très rapides les katas avec son bâton, le faisant virevolter dans tous les sens, espérant bien détecter une faille.
Lu de son coté, galérait. Tenir un mur de sa taille était bien trop couteux en chakra et surtout, à chaque impact, il créait un trou dans celui ci, laissant s'échapper son énergie: elle avait compris ça lors de la première série d'assauts plutôt lents de son adversaire. Alors pour minimiser les pertes, elle créait de petites surfaces uniquement au point d'impact mais...elle était trop lente et pas assez réactive pour tout encaisser et très vite, le bâton la prit de vitesse et elle sortit de la zone de combat pour esquiver. Seulement sortir était synonyme de disqualification et elle s'en alla, dépitée.

Malgré tout elle se décida cependant pour un dernier combat...mais elle regretta amèrement son choix lorsqu'elle vit en face d'elle le stéréotype de la brute: immense, carré, râblé...elle qui était frêle et petite, elle avait son parfait opposé face à elle. Cette fois-ci, elle ne lésina pas sur la dose de chakra et fit un mur épais pour contenir l'attaque, qui se concrétisait par un très gros coup de poing...qui perça la défense de Lu après une légère résistance, et qui lui amocha sévèrement le visage...Un ninja-médecin vint immédiatement lui remettre le nez en place et lui dit de rentrer chez elle. Elle n'avait pas besoin de son avis pour ça...


Sur le chemin du retour, Lu tira cependant les conséquences de ces combats:
- elle n'était pas assez résistante aux coups...une touche et elle était en grande difficulté.
- elle n'avait pas les réflexes et la vitesse d'exécution nécessaire pour parer avec efficacité.
- elle n'avait pas la maitrise nécessaire pour gagner
- elle ne pouvait de toute façon pas gagner vu qu'elle n'avait aucune technique offensive à proprement parler.


Une fois rentrée chez elle, Lu mit alors un programme à exécution. Le matin et le début d'après-midi seraient consacrés à son travail, qui lui permettrait de gagner un peu d'argent (concept dont elle prenait à peine conscience) et à l'enrichissement personnel, en s'informant de ce qui se passe dans le village. Ensuite elle se rendrait à l'arène et multiplierait les combats afin d'éprouver son endurance, ses réflexes, et l'efficacité de ses techniques...à savoir qu'elle n'avait toujours pas l'intention de bouger durant un combat, sinon le minimum possible. Et le soir, elle s'entrainerait chez elle, sinon chez Lise à perfectionner la maitrise de son chakra, le but étant de pouvoir maintenir le Ten pendant au moins une heure dans un premier temps, sachant qu'elle le tenait pour seulement un quart d'heure à l'heure actuelle.


La semaine qui suivit se passa donc sur ce schéma. Au Q.G, Lu n'était pas forcément appréciée, mais néanmoins respectée: elle travaillait bien, s'informait de tout ce qui se passait et était correcte. Et surtout très tatillonne...si bien qu'elle se mit à ré-archiver les rapports de missions antérieurs à son arrivée, pour s'assurer que le travail était bien fait...Son prédécesseur avait fait du bon travail: les dossiers étaient aussi bien rangés que les siens...tant mieux car cela lui permettait d'en savoir plus sur la vie de la ville (bien que cela irritait légèrement ses collègues, qui ne supportaient pas qu'on puisse ainsi remettre en cause un travail effectué. Mais elle n'en avait cure: cela ne faisait de tort à personne et cela l'occupait lorsqu'elle avait fini avec les rapports du jour).
Mais l'intérêt notable du poste était qu'il était tranquille et vu qu'elle restait majoritairement assise, elle pouvait s'entrainer au Ten sans nuisances.

Les résultats, au bout d'une semaine, était présents, mais peu significatifs: elle s'entrainait au Ten avec assiduité: tous les matins, et tous les soirs et au terme de la semaine, elle constata que sa quantité de chakra n'avait pas bougé d'un pouce. En revanche l'aspect de l'enveloppe qui l'entourait était satisfaisant, formant une couche globalement bien homogène tout autour d'elle, et elle avait lu que c'était uniquement dans ces conditions que le chakra pouvait croitre...elle avait donc posée de bonnes bases pour la suite et finalement était satisfaite.
Elle avait aussi fait de gros efforts, tous les soirs, pour apprendre à appliquer ses murs plus rapidement, mais quand venait le moment de l'affrontement, rien n'y faisait, Lu se faisait rétamer en vitesse systématiquement. Elle était tout en bas du tableau, si bien qu'elle affrontait parfois toujours les plus mauvais, mais qui étaient toujours meilleurs qu'elle et qui étaient ravis de la battre, ce qui leur permettait de ne pas afficher trop de défaites par rapport aux victoires. Mais Lu n'en avait cure, elle n'était pas la pour gagner mais pour apprendre. Elle avait ainsi eu l'occasion de se frotter à un grand nombre de combattants de son niveau et en avait retiré des acquis théoriques, qu'elle pensait à appliquer aux combats suivants...si bien qu'elle perdait systématiquement mais sa durée de vie en combat s'allongea considérablement, comparé aux quelques secondes de ses débuts.

Par exemple, contre un combattant ne se servant uniquement de son corps, elle formait des murs spéciaux, mous, qui entravaient l'adversaire. Elle avait même réussi une fois à bloquer le poing d'un (avant de se prendre son autre poing dans la tempe).
En revanche contre un adversaire très rapide, elle créait une myriade de petites surfaces autour d'elle, peu couteuses en chakra, et qui immanquablement bloqueraient l'ennemi.
Enfin contre un gros bourrin...elle n'avait pas encore de solution et s'efforçait de courir le plus rapidement possible avant de quitter le terrain au moment ou elle allait être touchée pour ne pas avoir de blessures. Cela la stressait car sa défense ne serait efficace que lorsqu'elle pourrait l'étendre au delà d'elle, et non plus seulement au contact avec son corps.
Au terme de cette semaine donc, elle avait plus ou moins dépassée sa peur des affrontements, tout du moins voir un être aux intentions hostiles face à elle ne la terrifiait plus autant, et elle s'efforçait de garder la tête froide dans ces circonstances. Et elle s'était pris de nombreux coups, qui la choquaient de moins en moins.

Après son tout dernier combat de la semaine, un Juunin vint la voir: il était l'un deux qui l'avait le plus regardé, s'occupant principalement de la partie de l'arène dédiée aux débutants.
« J'ai constaté que tu as fait de gros progrès durant toute cette semaine...tu as appris à vaincre une partie de tes peurs, à persévérer, à te présenter spontanément et résolue devant la défaite mais pour en tirer des enseignement construits...tu as très bien mis en pratique le célèbre adage: « on apprend plus de ses défaites que de ses victoires ». Je trouve cela encourageant pour la suite! En revanche je viens t'informer que si tu continues ainsi, tu ne pourras plus te présenter à l'arène: à partir d'un certain nombre de défaites cumulées, on interdit l'accès pour une durée définie...donc si tu veux continuer à venir, il va falloir te mettre à gagner un peu...Bonne soirée. »


Lu cogitait...cette nouvelle ne la ravissait absolument pas: il fallait qu'elle continue à prendre des coups, à s'endurcir le cuir et le moral, et à varier la constitution de ses murs...ça n'allait pas. Il lui fallait passer à une étape supérieure: il lui fallait passer à l'offensive...et prendre les devants n'était pas chose aisée pour quelqu'un qui a toujours tout eu directement servi sur un plateau...


De retour chez elle, Lu se remit son plan en tête...Elle n'avait qu'une seule réelle technique...elle prévoyait de toute façon d'en avoir peu, mais toutes seraient développées à leur maximum. Si elle pouvait former des rectangles de chakra pour la protéger, elle devrait aussi pouvoir créer des pointes pour attaquer...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 18/10/2009, 12:36

Chikara, Village caché du sable [RP]

(Flash-Back)

Après le combat avec Sheinji je m’étais promis de m’entraîner au Ninjutsu, étant déjà assez fort au Taijutsu, je n’éprouvais pas le besoin de m’y améliorer. Laissant Sheinji étalé par terre, je prenais le chemin de mon terrain d’entraînement. J’avais choisi une petite cabane solide pour résister à mes assauts Suiton.

Mes échauffements finis, je commençais par exécuter les quelques signes qui composaient mon jet d’eau. J’en fis quelques uns avant de continuer sur quelques vagues du requin marteau. Il y a quelques jours, Hogiko avais essayé de m’enseigner une technique mais avec peu de succès puisque mes réserves de chakra étaient à bout. La technique était une défense contre les attaques physiques sous forme de chakra. Appelée par Hogiko « Mur d’eau » c’était en fait une fine parcelle d’eau très solide mais qui demandais une forte concentration de chakra puisque elle absorbait toute attaque extérieure formée de chakra et pouvait même ralentir une attaque de Tai. Par ailleurs en même temps il m’avait appris les signes d’une autre technique également Suiton qu’il nommait « sabre d’eau » et qui me permettait d’allier ma capacité au sabre à mon affinité Suiton.

Avec ces connaissances, ma maîtrise de Suiton allait augmenter rapidement et je pourrais à nouveau battre Sheinji même s’il s’entraînait durement. Après avoir exécuté plusieurs fois les signes de la première attaque et les avoir bien mémorisés, je commençais à y ajouter mon Chakra. Les premiers essais ne furent pas concluants mais j’essayais tout de même encore et encore de mémoriser la technique et les efforts à fournir pour l’exécuter. Je passais toute la soirée à refaire et refaire le même mouvement jusqu’à ce que je finisse par rentrer au QG épuisé mais avec la sensation que le lendemain mes efforts se montreraient plus efficace.

Le lendemain, j’avais retrouvé ma forme et je me dirigeais vers la cabane avec l’espoir d’arriver à former mon premier beau mur d’eau. L’échauffement fut d’autant plus rapide que j’avais envie de commencer le plus tôt. Au bout de deux heures d’efforts intensifs, je parvins à former une fine couche d’eau mais malheureusement, celle-ci ne résista pas longtemps. Fatigué par mes nombreuses défaites, je m’arrêtais un peu pour me reposer et manger.

Lorsque je repris, je me sentais mieux et la faim ne me tiraillait plus le ventre. La technique acquise après quelques essais, je la refis des dizaines de fois avant d’aller manger avec Hogiko. Avant le repas je lui montrais avec fierté le fruit de mes efforts et il me félicita pour mon autonomie à apprendre cette technique pourtant difficile. Il avait fait la même chose lorsque, en revenant de ma longue fuite, je lui avait montré ma maîtrise du clone aqueux, une des choses qui me servaient régulièrement. Il m’offrit donc un bol de Ramens en récompense pour mon travail et m’envoya me coucher en voyant les cernes qu’arborait mon visage.

Je me pris un jour de repos pour cet entraînement incomplet pour aller me balader dans les rues de chikara. Un beau soleil se détachait du bleu du ciel et m’envoyait ses rayons les plus chauds, enfin pas qu’à moi mais bon. Sensation d’un étrange bonheur, je trouvait le temps agréable et avait joie à me balader. Je me surpris à utiliser par réflexe mon Seïkakugan, car c’était désormais devenu une habitude car sans cesse sur la défensive lors de mon voyage, je ne parvenais pas à m’en débarrasser. La journée se passa vite et je me couchais tôt: le lendemain j’avais une nouvelle technique à apprendre. Et j’aurais besoin d’un maximum de repos.

Je me levais à l’aube, révisant déjà les signes du sabre d’eau sur le chemin pour les connaître par cœur avant même de commencer l’entraînement. Arrivé à la cabane, je faisais, comme d’habitude un petit échauffement. Ceci fait, il me fallu encore une bonne heure pour maîtriser l’enchaînement parfaitement. Après cette heure de d’apprentissage, conscient de ma fatigue, je fit une « petite » sieste qui dura en fait quatre fois le temps que je m’étais donné pour la faire. Je jurais de mots que seul une petite partie de la population Yuukanienne pouvait comprendre. Mon entraînement allait être franchement retardé et l’idée qu’il puisse durer quelques journées de plus m’ennuyais fortement. Je repris donc l’apprentissage des signes que j’avais en partie oubliés et au bout de quinze minutes, je commençais la technique pleinement. Malgré mes efforts, le Chakra n’émit qu’une très faible proportion d’eau et elle ne s’assemblait même pas. Pour en former un sabre ce n’était pas vraiment la solution.

Lassé par les défaites successives dans la réalisation de mes techniques je failli abandonner. Mais je me dis que ce n’était pas raisonnable. Je cherchais alors la solution à mon problème et j’eu l’idée d’utiliser mon propre sabre pour former le sabre d’eau. Je me dépêchai alors d’aller chercher, dans ma chambre, l’objet de mon désir.
Lorsque je revins, armé de mon sabre, je commençais tout de suite l’exercice. J’essayais de faire couler mon chakra tout le long de mon sabre puis de le transformer en eau. La chose était facile et je réussis au bout de cinq essais. Pour compliquer la tâche, j’essayais de faire dépasser de mon arme d’acier celle d’eau. Là, l’exercice était bien plus dur. Des personnes douées naturellement pour le Ninjutsu l’auraient exécuté sans problème mais moi il me fallait du temps pour réussir une technique. C’est donc avec patience que je recommençais et recommençais plusieurs fois jusqu’à ce que ma maîtrise soit parfaite. Ceci fait je m’accordais une pause pour régénérer mon Chakra et ne pas être à bout de forces. Il devait être quinze heures mais le temps m’avait échappé. Après mon repos je réessayais donc plusieurs fois avec un sabre de plus en plus long et je convins qu’avec mon sabre, créer un sabre d’eau était devenu assez simple. Je me dis alors que j’avais assez travaillé pour la journée et que je méritais de me coucher tôt.

Le jour suivant, j’avais utilisé un peu mon sabre puis l’avais laissé de côté pour commencer vraiment à former ma technique Je commençais petit puis avec de plus en plus de réussites j’augmentais la longueur du sabre d’eau. J’avais débuté par un sabre vraiment petit, on aurait même pu dire une dague mais la technique se nommait tout de même comme cela pour une raison: elle n’était pas destinée à rester sous cette misérable forme qui aurait fait rire n’importe qui, mais bien à grandir jusqu’à atteindre une taille souhaitée. Je commençais donc par une longueur de dix centimètres et avec une largeur assez conséquente en vue de la difficulté que j’avais à garder une longueur normale avec le moins possible d’eau. Effectivement je m’étais rendu compte que ma lame tenait mieux si il y en avait plus pour soutenir la partie suivante. Ne me demandez pas pourquoi, je ne saurais répondre. J’essayais donc, à chaque fois d’affiner au maximum la lame avant de l’allonger et cela prenait de plus en plus de temps au fur et à mesure qu’elle grandissait. À la fin de la journée, d’abord extenué par le manque de sommeil évident par rapport au travail fourni mais aussi trempé car la sueur était telle que l’on n’aurait pas pu m’approcher à moins de deux mètres sans tomber radicalement dans les pommes. Je me dépêchais, malgré ma fatigue, de rentrer et, après avoir pris une sacrée douche dont je me souviendrais, m’étalais tel une limace sur mon matelas que je trouvais tout à coup fort douillet alors que mon impression chaque soir en m’endormant étais d’être endormi sur une planche de bois très rigide.

À mon réveil le lendemain matin, enfin je cru que c’était le matin mais l’après midi étais déjà bien avancée et lorsque j’eu conscience de l’heure je me dis qu’une journée de repos n’étais pas bien grave, surtout qu’à part l’entraînement je n’avais rien de prévu. Je revins dans mon lit, qui était redevenu la rigide plaque de bois et essaya de voir où j’en étais dans l’exécution de ma technique. La veille la fatigue étais telle que je n’y avais même pas pensé. Ma lame atteignait bien les trente centimètres et j’avais décidé d’en faire une soixantaine. Malgré ma fatigue envolée, la nuit suivante ne m’empêcha pas de dormir et au petit matin je farnientais jusqu’à huit heures…

La journée ne fut pas de tout repos mais, n’étant plus à bout de souffle, La technique fut vite apprise. Au bout de deux heures la lame passa de trente à quarante centimètres et avec la même finesse que si elle avait été crée des mains des meilleurs forgerons. Je devais une fière chandelle à ma persévérance car sans elle je ne serais pas arrivé aussi loin dans la maîtrise de ce sabre. À midi, la lame mesurait cinquante centimètres mais la largeur était le double d’avant. Enfin, à la nuit tombée mon arme était ruisselante, fine et longue de soixante dix centimètres (les soixante ayant été sous évalués dans mon esprit, j’avais rallongé quelque peu). En rentrant au QG, j’avais surpris mon maître en sortant mon sabre pour un petit affrontement. Il avait évidemment gagné mais ma maîtrise du sabre avait il dit s’étais améliorée…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 19/10/2009, 21:55

(Moi) ZzzzzZZZZzzzzZzz…
(Momiji) Oh c’est pas vrai, il ronfle encore comme un ours. Bon, tant pis pour lui, DEBOUT LA-DEDANS C’EST LA GUERRE !!!!!!!!
(Moi) Ahhhhhh ! À moi! Mes hommes !
(Momiji) C’est moi, c’est Momiji, Kogito.
(Moi) Mais kékiké passé ?
(Momiji) Un simple réveil forcé, grouille-toi, Takamichi nous attend à la serre.

Bon sang, quel réveil, moi qui était en train de faire un magnifique rêve, il y avait dedans [censuré]. Hier j’ai passé l’examen de sélection des Genins et…. Oh putain ! Taka nous attend pour nous dire qui sera notre sensei et notre première mission.

A la serre du clan…

(Takamichi) Ah, vous voilà, j’en étais à ma 5e cigarette quand même.
(Momiji) Toujours le même problème.
(Moi) Oh ça va Haruna.
(Momi) Arrête ça tu veux ? Ça m’énerve tes conneries à deux balles.
(Moi) ça, c’était pour le réveil.
(Taka) Oui bon, parlons vite et bien. Je serai votre sensei pour les missions à suivre.
(Moi et Momi) Quoooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? Cooooooooooooool. On va avoir un sensei sympa et qui nous paye des repas ! Ouaaaaaaaaaiiiiiiiiis !!!!!!!!
(Taka) Euh… Vous la jouée pas trop hein? Bon, on va commencer votre première mission aujourd’hui. Direction, la salle d’assignation des missions !! (En prenant un air héroïque)
(Moi) à Momiji : Il ne se la pète pas un peu là ?
(Momi) Non, tu crois?

A la salle de désignation des missions… (Il me semble qu’il y a un nom plus court)

(Secrétaire) Bonjour.

Punaise, ça m’a fait quelque chose d’entrer dans cette salle pour la première fois, pendant que Taka étais occupé avec la secrétaire, j’en profitais pour admirer les locaux… Bon d’accord, il y avait juste une grand table avec écrit dessus : «Bon courage »

(Secrétaire) Dites-moi jeune homme…
(Moi) Hein ?! J’ai sauté un épisode, excusez-moi. Vous disiez?
(Secrétaire) Ne seriez-vous pas Kogito SHIRAHAMA? Et la fille qui vous accompagne est Momiji, votre soeur, si je ne me trompe pas ?
(Moi) Oui en effet, pourquoi?
(Secrétaire) Vous connaissez donc des dénommés Otarin Rékaïshi et Sheinji Kageniwa ?
(Moi) Comment savez-vous pour moi et ces deux lascars?
(Secrétaire) Je le sais simplement parce que vous portez une mini bombe dans votre petit sac accroché à votre ceinture et que ces deux lascars comme vous dites en ont parlé avec un certain Hayamaru, ils en ont discuté juste avant le début de la mission de rang B dont ils ont été assigné.
(Moi) à oui c’est vrai ça, ça fait un moment que je n’ai plus eu deux nouvelles d’eux. Je leur demanderai les résultats de leur mission à leur rentrée au village.
(Taka) La mission s’il vous plaît.
(Secrétaire) Oui, la voilà : Mission de rang D : aider aux récoltes et aux plantations de légumes du village.
(Moi) Fallait s’y attendre.
(Momiji) Après tout, on débute.
(Taka) Allez on y va.

Nous nous dirigeâmes alors vers la ferme pour notre première number one mission. La route que j’aurais voulue un peu plus beaucoup plus longue, on a fait juste la moitié du village pour y arriver. On se mit aussitôt au travail, Momiji récoltait, moi je plantais, Takamichi, lui, réparait la clôture. Je voulais en terminer au plus vite, et j’ai donc profité de ma vitesse pour accélérer les choses. Enfin vint l’heure de la pause déjeuner.

(Fermier) Pause déjeuner les mômes !!

C’était pas trop tôt, au fait notre hôte de mission était un vieux fermier âgé d’une bonne soixantaine d’années, et pourtant il n’était pas aussi ridé que ça le bonhomme.

(Moi) Momiji ! À table !
(Momiji) J’arrive, attendez moi !

On se mit à table dans l’humble chaumière du vieux fermier, pour l’entrée on n’avait pas à se plaindre, une délicieuse salade de son champ, puis ensuite le plat principale, étrangement, c’était moins bon que l’entrée, mais mangeable quand même : du pied de porc. Et enfin, le dessert, alors je veux même pas en parler tellement c’était dégueulasse, berk : du fromage qui sentait les chaussettes pas lavées depuis un siècle !!!!!!

(Fermier) Sentez moi ça, ça, c’est du bon fromage de chèvre.
(Taka) Euh... je vous remercie monsieur mais nous sommes déjà repus, et nous devons reprendre notre mission, il nous reste encore environ la moitié du champ à faire, après quoi, nous rentrerons (sans fromage de chèvre j’espère).
(Fermier) Dommage, j’ai un frère qui vit sur la route de Nobeoka, son fromage à lui à un pouvoir particulier : il fait changer de couleur celui qui le mange.
(Moi) à Momiji : Va savoir pourquoi.
(Fermier) Vous dites?
(Moi) Non rien.
(Momiji) Allons-y les garçons.

Nous reprenions donc notre mission de plantage et de déterrage des plantations. Ce fut assez vite terminé, le vieux nous avait laissé son (ce qu’on peut appeler) fromage sur la table en cas de petit creux. En tout cas ainsi fut fait notre première mission en tant shinobi. Trois silhouettes se distinguaient au couché du soleil, rentrant dans leur nid bien douillet. A part pour un homme qui devait faire son rapport de mission.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 29/10/2009, 23:31

Entrainement Après l’entraînement journalier de Takamichi-sensei, il nous accorda à Momiji et moi, quelques jours de repos. J’en profitais donc pour améliorer mes techniques de pissenlits. Le déploiement du pissenlit, je pouvais passer pour le moment, puisqu’il était au point, je ne voyais pas l’utilité d’améliorer cette technique pour le moment. Je me tournais donc vers ma seule technique offensive actuelle : le déploiement fatal du pissenlit (Hakki chimeitekki tanpopo no jutsu).

Je voulais d’abord que Takamichi supervise mon entraînement. Il fit un peu son difficile, mais il accepta. Nous nous dirigeâmes alors vers la zone d’entrainement du clan.

Je commençai d’abord à déployer mes tiges, il n’y en avait pas assez et elles n’étaient pas assez déployées. Takamichi me disait que mon esprit n’était pas assez déployé, comme ma technique, (facile à dire) il me précisa ensuite que je devais vider mon esprit, et ressentir mon chakra dans mes tiges. Après cela, il dit que je devais me débrouiller tout seul. Je fis comme il me dit, mais pour vider mon esprit, il faudrait que je sois complètement seul avec rien autour de moi, alors question vide d’esprit merci pour le coup de pouce.

La matinée se terminait, et j’y arrivais un peu mieux mais ce n’était pas encore ça, malheureusement. Je retournais chez Takamichi, pour lui raconter mes progrès, il me dit que c’était un bon début, mais que je devrais sûrement y passer tout l’après-midi (merde). Il m’invita à aller manger un bol de riz au saumon (vous me direz que c’est dégueu, mais moi j’adore ça). Pour me changer les idées, il me proposa une partie de go, il en profita pour me parler de mon chakra de foudre en me disant qu’il me sera sûrement utile pour l’examen chuunin qui approchait à grand pas. Pour l’instant j’étais focalisé sur mon hakki chimeitekki tanpopo no jutsu, et d’ailleurs, il me dit qu’il m’apprendrait à m’en servir dès que j’en aurai terminé avec ma technique.

C’est avec un enthousiasme particulièrement joyeux que je me remettais à l’entraînement. Avec quelque chose dans l’estomac, je m’appliquais davantage que le matin, qui plus est, je réussi à doubler la portée de ma technique, ainsi qu’affuter un peu plus mes tiges imprégnées de chakra.

Le lendemain matin, je repris donc l’entrainement. Je me suis mis à fond dans la technique, je déployais de plus en plus de tiges, qui étaient de plus en plus aiguisées elles aussi. Ça c’était bien ; par contre, la portée, c’était pas encore ça. Mes tiges étaient on ne peut plus serrées. Je m'y pris tout l’après midi pour la portée et l’espace entre chaque tige. Takamichi me l’avait dit, pour que mes tiges soient plus distantes, il fallait que mon esprit voie loin. Petit à petit je réussis enfin par adopter une distance acceptable pour que mes tiges ne se percutent pas. L’entrainement avait presque porté ses fruits, je m’accordai alors une bonne nuit de repos réparatrice.

La connerie!! Le truc qu’il ne fallait pas faire : arrêter l’entraînement au meilleur moment de l’entraînement. Je dû prendre toute ma matinée à refaire les mouvements de la veille, heureusement que je me souvenais de ce que j’avais fais, sinon ça m’aurait pris un temps fou à tout me rappeler. L’espace me pris donc la matinée, et je pus travailler la portée l’après-midi. Enfin, non seulement je maitrisais parfaitement mon déploiement fatal, mais en plus j’avais encore amélioré ma technique du déploiement simple, qui maintenant avait une plus grande portée. J’allai voir Takamichi, pour lui montrer le résultat de mon entrainement, et c’est avec un petit sourire qu’il me dit qu'avant l’examen chuunin, il m’apprendrait
sûrement à maîtriser le Raïton; enfin j’aurai une chance supplémentaire à cet examen. J’aurais aimé que Iji et Rin me donne des infos mais ils se marreraient en me disant qu’ils vont le passer pour la première fois comme moi, mais je serai heureux et rassuré de le passer avec de vieux copains, loufoques et zarbis, mais copains quand même.


Dernière édition par ryu hayamaru le 8/11/2009, 20:17, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 31/10/2009, 00:49

Résumé de l’épisode précédent : Après avoir pillé la réserve de Kôsen, la drogue miraculeuse, avec succès, Hayamaru, Otarin et Sheinji prennent en filature un homme étrange, qui semble avoir des liens avec la pègre. Ils ont pour but de vendre le Kôsen aux mafieux haut placés du système chikarates, en échanges d’informations intéressantes pour Kodomo no Asu. Note : Les événements décrits ici se passent juste avant le départ de la Mission Makayavélique.


La nuit est belle, et les passants se font rare. Nous progressons en silence, concentrés, et personne ne peut apercevoir nos têtes parmi les ombres qui s’enlacent. Toujours aussi altier, le mafieux s’engage dans une ruelle étroite et puante, où quelques gars à l’allure louche rôdent innocemment. Nous trottinons à sa suite, inquiets de voir si les vigiles vont nous laisser passer, mais ils se contentent de nous observer fixement, leurs têtes pataudes et simiesques avalées par le feu des étoiles. Enfin, l’homme que nous filons toque à une porte, qui s’ouvre immédiatement, et se referme, cinq secondes plus tard, sur le vide.

(Otarin) Et maintenant, on fait quoi ?
(Moi) D’abord, je voudrais m’assurer que vous avez bien dissimulé la drogue autre part que sur vous.
(Haya) Ouais, t’inquiètes pas, aucun problème, j’ai dispersé le stock par petits bouts dans des endroits où personne n’aurait l’idée d’aller fouiller. (il glousse, il à l’air particulièrement content de lui. C’est tant mieux.)
(Otarin) Comment on va s’y prendre pour l’exfiltrer ?
(Moi) Kenô. Je l’ai envoyé rencontrer Takeshi, il partira lundi lui remettre tout le stock. Il fera aussi un petit tour à Tashioosho, histoire de voir s’il n’y a pas des paquets que nous aurions négligé.
(Otarin) En clair, on a deux jours pour convaincre Kain… Enfin, ses sous-fifres.
(Hayamaru) Tu comptes t’y prendre comment ?
(Moi) Vous allez m’accompagner. De un, parce que je ne pense pas qu’ils soient très nombreux dans cette planque, et Kenô et Hogiko seront prêts à nous venir en aide en cas de pépin. Autrement dit, on a un déploiement de force suffisant pour les dissuader un minimum de nous attaquer. De deux, vous êtes de bons orateurs, et vous pourrez me soutenir si je me plante. Et puis, le Seïkakugan d’Otarin nous assurera qu’on est pas en train de se faire arnaquer.

J’inspire, un peu étourdi ; c’est absolument dingue de penser que trois mômes de quatorze, quinze et quinze ans vont rentrer en contact avec des malfaiteurs pour marchander l’acquisition d’un énorme paquet de dope. J’ai mal à la tête rien que d’y penser.

(Je, , Me, Myself and I) OK, voilà ce qu’on va faire. Je vais leur présenter la drogue, et leur demander de tester ses effets. Puis, on va les quitter en leur laissant une dose. Ils faudra qu’ils aient l’impression de l’avoir obtenu de haute lutte, ne l’oubliez pas. Le lendemain, on revient les voir et on leur expose nos conditions. Ils auront vite fait de constater les bénéfices dégageables, et, si tout se passe bien, je pourrais aller voir Kenô avec un rapport positif. Ces gars n’auront aucune chance de reproduire le Kôsen en une journée, sachant qu’ Isshin y a mis cinq ans, avec toute une équipe de scientifiques pour l’épauler, et des connaissances impressionnantes. Mon plan est totalement infaillible. (Otarin) Ben moi, je vois quand même un problème… Je regarde la baraque depuis tout à l’heure, et d’après mon Dojutsu, il y a une bonne vingtaine de ninjas ici, dont un méchamment balèze. Qu’est-ce qui les empêche de nous torturer, et de nous faire avouer où on a planqué les doses ?
(Hayamaru,haussant les épaules.) Je suppose que dans ce cas, ils peuvent dire adieu au processus de fabrication.
(Sheinji) De toute façon, on va pas leur donner. Bon, on y va les mecs !

En prenant bien garde de restituer parfaitement les gestes du type qui est entré avant nous, je frappe à la porte selon un rythme complexe.

Et elle s’ouvre.


***


La salle est assez vaste. Les murs sont recouverts d’affiches, avec des têtes de gens dessus, et la prime qui leur est associée. Deux grandes tables occupent tout l’espace, et quelques bougies vacillantes retardent l’apogée du soir avec bravoure. Trente personnes sont présentes ici. Il y a des petits, des moyens, des gros, des balafrés, mais tout cela me semble d’une importance mineure étant donné que deux lames grises d’un calibre remarquable frémissent d’impatience à un centimètre de nos gorges. Ne pas respirer, ne pas bouger, ne rien dire.

L’un des types, plutôt grand et dans la trentaine, qui se présente tout de suite comme le chef du groupe, nous apostrophe. Une profonde entaille à demi refermée grossit sa joue.

(Lui) OK les gars. Vous avez dix secondes pour expliquer ce que vous venez faire ici. Après, on va commencer à s’énerver.

En lorgnant sur la poignée du sabre qui dépasse de ses épaules, je juge immédiatement préférable de le satisfaire. Je fais du mieux possible pour éviter à ma voix de tressauter.
(Moi) Nous sommes venus vous proposer un marché.

Impossible de faire trop long, avec le délai qu’il m’a donné. Pourtant, je sens que ça les intéresse. La pression sur les armes qui enserrent mon cou se relâchent.

(Le mafieux) Un marché… T’as pas idée de combien de mecs sont morts en me racontant exactement la même chose. Mais vas-y gamin, j’ai tout mon temps ! Toi, par contre…

Il ne plaisante pas, alors je me lance. La petite barre marron offerte à tous les regards, j’expose prudemment ses effets, ainsi que ses principaux composants. Hayamaru et Otarin m’y aident, rectifiant subtilement mon débit lorsque je commets des erreurs. Et je peux voir une petite lueur d’intérêt s’allumer dans les pupilles des malfaiteurs.

(Le mafieux) Hum…ça m’a pas l’air trop mal, ton truc… Et tu veux quoi, en échange ?

Zut, il connaît son affaire. Il veut que je lui donne un prix, une fourchette, une estimation, une donnée qui lui permettrait d’estimer dans son ensemble la proposition que je lui fait. Mais moi, j’avais prévu de déballer mes tarifs le lendemain, demain, lorsque les membres du ganguscule seraient enthousiasmés, ravis par le meeerveilleux présent que je leur offre. J’essaye une diversion en changeant de mode d’action et de pensée. Il faut leur donner une impression de domination, de contrôle…

(le Gangster) Alors, gamin ? C’est quoi ta contrepartie ?
(Moi) C’est à vous de voir… (baissant imperceptiblement les yeux). Je ne suis pas stupide, vous pouvez me tuer en un claquement de doigts. Marchander un prix énorme serait risquer ma peau… (je me récrie un peu, ils ne doivent pas penser que je me rends trop vite.) Bon, je peux quand même vous dire que la somme d’argent sera à quatre où cinq chiffres… A la rigueur, vous pourriez me présenter à vos supérieurs… (jouant le coup de la bonne idée inopinément survenue.) Bon, écoutez. Je vais déjà vous laisser la dose, pour que vous la testiez, histoire de, et je reviens demain voir si vous avez pris votre décision. D’accord ? Inutile de partir sur des prix si le marché n’est pas juteux, vous ne pensez pas ?

Je fais un signe discret à mes camarades. Il est grand temps qu’ils entrent en scène. Vite, ils entament leurs laïus selon un ordre savamment établi et dirigé. Je croise les doigts : comment la manipulation va t’elle fonctionner ? Un peu, beaucoup, pas du tout, à la folie ? Mon cœur bat à cent quatre-vingts pulsations par minutes. La sueur est maintenant comme une seconde peau sur mon derme.

Otarin commence à parler. Il joue le rôle du contre véhément et total, arguant qu’on doit conserver la drogue encore un peu, qu’on ne peut pas faire confiance à nos hôtes, que j’ai été stupide de venir ici… Il fait des reproches, hausse le ton, regrette, dénie. Comme un bloc. Aucun des arguments que tentent les malfrats ne passe sa carapace d’acier. Et puis, Hayamaru s’en mêle : calme et posé, il fait l’étalage des dangers inhérents au fait de laisser la marchandise ici, mais change peu à peu d’avis devant les suppliques des membres de la pègre, et se range à leur avis de manière subtile et progressive. C’est la technique du bon et du mauvais flic, dont Delze, proche des forces de police, m’a parlé. L’un de nous doit être le « méchant », se fermer comme une huître avare, et l’autre est censé accepter tout ce qu’on lui demandera… Mais ici, autant y aller mollo.

Durant tout notre échange, Le chef des malfrats est resté silencieux. Il a l’œil qui luit, son sourire traverse ses lèvres comme un crocodile sous l’eau avant la chasse. Il me fait peur, très peur, je ne peux pas le nier. C’est dangereux de bluffer avec ce genre de types, un peu comme de jouer à la marelle sur un champ à mines encore actif, ou d’attendre dans la jungle, barbouillé de jus de viande, pour voir si un truc avec plein de dents et de griffes va se décider à vous sauter enfin dessus. Il sait que je feinte, que j’omets, que j’exigerai une compensation élevée et scandaleuse. Il prend tout son temps pour me répondre.


- Dis donc, t’es un malin, toi… Et comment je saurais que tu m’as pas menti ? Où je pourrai te retrouver ?
- Ce type, là (je montre du doigt notre ancienne cible) il va souvent chez un mec où je squatte quand j’ai rien à foutre. Vous pourriez me retrouver là-bas.
- C’est d’accord, si Shiiro peut nous indiquer le chemin…


Pan, au passage, un petit coup bas porté à ce très cher Ranpû, le gros porc bouffi de suffisance qui tient la maison où je vais passer mes journées. Il traite avec les minus de la pègre (Shiiro, le type qui a l’air de venir d’une lignée royale et qui nous a conduit ici, sortait de sa maison) mais ça ne lui plaira pas des masses qu’une armée de délinquants notoires vienne empiéter sur sa zone. Non qu’il puisse y faire grand chose bien sûr, Ranpû n’a jamais eu aucun talent pour le combat, où l’opposition en général.

Bref, je souris. Et j’ai raison. Le patron du coin accepte le deal, tout en me faisant très amicalement comprendre que si jamais j’avais été assez stupide pour lui mentir, il me retrouverait, et me ferai souffrir, beaucoup et définitivement. Je tends la main, et la petite plaquette brun-vert qui fera ma fortune ou ma mort change de paume. Silencieusement, les hommes réunis ici se gaussent ; d’après eux, j’ai été stupide de leur confier mon trésor et un délai d’un jour, ils pensent qu’analyser la composition du produit pour le dupliquer sera facile, s’ils le confient à leurs chercheurs. Quels crétins… Ce n’était qu’un des éléments de mon plan, pour les inciter à nous faire confiance. Et intéresser les grosses légumes.

Je sors de la salle avec l’agréable sensation d’avoir gagné une première manche, même si je sais que, sur le chemin où je me risque, le plus anodin des faux pas, l’erreur la plus imperceptible, peux m’amener sans faillir à l’échec.

Et ici, l’échec, c’est la mort.


***


Le jour suivant, Ranpû est très étonné de me voir arriver, seul, dans la villa qui sera mon point de rendez-vous. Étant donné que je l’avais quitté en assez mauvais termes (il m’avait interdit de débuter une carrière en tant que shinobi) et qu’il a expédié deux larbins pour me faire la peau (sans aucun succès d’ailleurs), je suis certain qu’il me réserve un accueil pour le moins glacial. Je passe la porte, et me campe devant lui, goguenard et truffé de morgue; il est affalé sur un sofa et sirote un cocktail mauve, qu’il recrache d’un trait en me voyant.

- Aaaaargh, mais… Keurpf, Raaah, Peuf… SHEINJI ! QU’EST-CE QUE TU FAIS ICI, ESPECE DE…
- Du calme.
- Du calme ?! DU CALME ?! Tes petits copains en noir sont passés tout à l’heure, ils ont vandalisé l’intérieur pour demander où tu étais, et tu voudrais que je me calme ?
- Quoi ?


Je n’avais pas prévu qu’ils enverraient un commando avant le rendez-vous, pour m’extorquer des informations par la force. Au moins, ça prouve qu’ils n’ont pas eu ce qu’ils voulaient, et que les ingrédients pour la recette miracle restent un mystère. Bon, au départ, j’ai choisi comme lieu de rendez-vous la villa du gros pachyderme pour ce genre de déboires ; autant leur donner une adresse à laquelle je ne suis pas attaché, ni physiquement ni mentalement.

A moins que…

Je devient livide, et, sans prévenir mon hôte qui ricane devant ma naïveté, je file dans les rues comme une flèche, dédaignant mes poumons prêts à sauter.

- Oooh, meeerde !

Devant moi s’étend une véritable scène de crime. La maison de Koîchi, un marchand génial qui me laisse crécher chez lui à l’occasion est encore debout en apparence. L’intérieur est un des revers à la médaille : dévasté. Pas un livre, pas un étal, pas une étagère ne tient debout. Tout est fracassé, des vaguelettes de débris recouvrent le sol par centaines. Et, au beau milieu de cet ouragan ménager, gît Koîchi lui-même.

Il est dans un sale état. Un hématome fleurit sur sa tempe droite, du sang séché rougit sa peau blafarde. Ses vêtements sont déchirés, froissés. Il est couvert de sueur et de larmes. En me voyant, il se lève, et m’adresse un pauvre sourire.

(Koîchi) Aah… Je t’attendais. Assieds-toi, mon garçon.
(Moi) Raconte. Qu’est-ce qui s’est passé ici?
(Lui) Deux types. Grand, les cheveux noirs, l’air d’une paire de corbeaux en vadrouille. Ils sont venus ici. Ils portaient des sabres courts au dos.

Je me tais. Ces deux types correspondent à ceux que j’ai vu dans la planque. Ils ont du soudoyer Ranpû pour avoir des informations sur moi, puis filer interroger tous les gens qui me connaissaient. Malheureusement pour eux, j’étais avec Kenô, loin de cette partie du village ; je m’entraînais. Il faut croire que c’est ce qui me sauva.

(Moi) Qu’est-ce qu’ils ont fait ensuite ?
(Koîchi) Ils voulaient savoir où ils pourraient te trouver. Je savais que tu étais à un de ces camps d’entraînement, et comme je n’ai pas voulu leur avouer tout de suite, ils ont redécoré ma maison… (il rit jaune.) je suis heureux de constater que tu n’est pas tombé entre leurs mains.
(Moi) J’y retourne. Je t’aiderai à ranger, Koîchi. Salut.

Et je pars sans qu’il remarque l’étincelle de tristesse dans mes yeux.

Je me suis réveillé. Cette entrevue n’a rien d’un jeu où on peut manipuler ses adversaires selon nos désirs égoïstes, non : j’ai mis ma vie en danger à l’instant où la porte du hangar a bruit de mes appels. La prudence est la seule arme qui me permettra de me sortir vivant du long couloir glissant et capricieux que semble être le dessous de l’iceberg. J’ai pris ça trop à la légère, ils ont chanté ma partition et dansé comme je le voulais, mais je ne suis pas stupide au point de croire que je pourrai indéfiniment les abuser. Je vais jouer serré, marchander, et repartir. Point. J’utiliserai mes capacités de réflexion et de psychologie pour tourner la situation à mon avantage, mais sans être plus gourmand qu’il le faut, et je ressortirai vivant et grandi de cette épreuve.

Du moins je l’espère.

Je suis hors d’haleine lorsque j’arrive au point de rendez-vous. La salle est déjà occupée, le chef à la cicatrice (Ian) et deux de ses adjoints se sont déplacés pour l’occasion. Ils me dédient des œillades meurtrières ; je suis en retard.

(Ian) OK gamin, t’es enfin là, on peut commencer.
(Moi) Alors, dites-moi, que pensez-vous de ce que je vous propose ?

J’emploie un ton courtois et ajouré, mais mon but est surtout de ne pas les laisser prendre le contrôle de l’échange. Je dois donc être actif, questionner, faire réfléchir, et imposer lentement mais sûrement mes objectifs. Haya et Rin ne pourront pas m’aider, sur ce coup, il va falloir que je me débrouille, tout en gardant à l’esprit que je devise avec des tueurs. Et qu’ils sont loin d’être stupides.

Ian me scrute avec attention. Je ne parviens pas à décrypter les mimiques de sa face lacérée. Il sourit.

(Lui) Nous avons testé le kôsen sur un de nos collaborateurs, et… Le fait est que, c’est clair, t’as pas cherché à nous entuber. Le produit a de bonne chance de faire des ventes. (il prend une pause, me laissant un moment sur ma faim.) C’est pour ça que j’ai fait venir un de mes supérieurs, un type plus compétent que moi qui saura régler cette affaire.

L’homme en question sort lentement de l’ombre du mur ; il est maigre au delà du raisonnable, les traits de son visage sont secs, pointus et acérés. Tranchants. Son regard brun pose sur moi un œil qui se veut bienveillant et badin, mais sans parvenir à cacher sa méfiance naturelle et sa soif de domination. Au ton de sa voix, à ses gestes, je sens tout de suite qu’il dispose de plus de pouvoir que l’autre, et qu’il sera un bon contact vers le niveau supérieur de l’échelle.

(le mafieux) Bonjour, Sheinji. Mon nom est Kuro. Hier, Ian est venu me voir, après les tests de la drogue, pour me faire part de ta proposition. Je tiens à ce que tu me la rappelles toi-même.

- Je vous offre un pourcentage monétaire sur les ventes, qui auront lieu à Arasu.

Je commence à m’engager ; ils seront intéressés de savoir que j’ai des contacts dans la ville du crime, mais le problème est qu’eux aussi en disposent sans le moindre doute. J’écrirai une lettre à Kodomo pour leur enjoindre la prudence. Kuro s’agite en face de moi, visiblement embarrassé.

(Kuro) Aaah… Bien, bien. Je vais être franc, nous sommes très intéressés par ta petite découverte, et tu l’as évidemment bien compris, mais si tu ne nous donnes pas plus de précisions quant à la valeur de ce pourcentage, nous ne pourrons pas t’aider.[/b]

« M’aider ? Il est marrant, je n’ai encore rien demandé, en échange, je leur assure un revenu et il s’arrange déjà pour que j’aie une dette envers lui ? Autant rectifier le tir fissa, avant qu’il ne devienne envahissant. »

(Moi) En fait, monsieur Kuro, vos gains seraient liés à la qualité de vos services.
(Kuro) Des… services, tu dis ? Et de quel genre ?


On entre enfin dans le vif du sujet. Inspirer, expirer. Ne pas lui montrer que je le crains, rester calme et ferme. Toujours.

(Moi) Voilà, je fais partie d’une organisation établie à Arasu. Nous manquons de fonds, mais surtout de contacts dans les différents villages ninjas de Yuukan. En échange d’un pourcentage sur les reventes de Kôsen que nous organiserions dans la ville, mais aussi sur les ventes auxiliaires liées au produit, il faudrait qu’un de vos hommes accepte de faire continuellement la navette à Arasu, pour nous informer de la situation actuelle de Chikara. La rétribution qui s’ensuivra dépendra de la qualité des informations.

Les malfaiteurs se taisent. Je peux presque voir les questions macérer dans leurs grosses têtes avides de prédateurs. Je viens de révéler qu’ils ne décideraient pas du montant de leur salaire, et ils n’apprécient pas beaucoup. Je m’y suis sûrement pris trop brutalement, c’est pas bon. « Vas-y soft, Iji, où tu quitteras la pièce avec un poignard dans le bide. »

- Bien sûr, l’homme que vous enverrez pourra marchander sur place avec les membres.

Ils esquissent un sourire. Je suis prêt à parier qu’ils enverront un extorqueur de première pour nous vampiriser au possible, un type qui ne lâchera pas de secrets ou de renseignements avant d’avoir fait rendre l’âme au plafond des enchères mondiales. Toutefois, je suis confiant. Le Kôsen rapportera beaucoup, et, quand ce petit buisness prendra de l’ampleur, il se pourrait que Kodomo trouve du soutien parmi les gros bonnets de la pègre. A ma très religieuse patronne de juger si cet argent peut, ou non, être versé à la mafia.

Après la fin des négociations, je me rends chez les proches qui ont été « visités » en mon absence (Rin et Haya s’occuperont de leurs familles) pour tenter de remettre leurs demeures en état, puis je m’installe sur une table, plume à la main, pour relater les derniers évènements.

« Chère dame aux yeux dorés.

Vous vous rappelez peut-être de ma découverte, au village de Tashioosho, dont j’ai parlé à Mr le grand brûlé. Peut-être vous souvenez-vous également de la mission que vous m’aviez confié, à votre départ, il y a plusieurs mois. J’ai conscience que le délai est sur le point d’expirer, mais mieux vaut tard que jamais, n’est-ce pas ? Bref, j’ai contacté de très charmantes personnes, qui, en échange d’un compte rendu sur l’état actuel de leur patrie, se verront rétribuées par nos soins en utilisant l’argent de nos ventes. Un de leurs agents fera la navette entre eux et vous, continuellement, et vous déciderez du montant sur place en fonction de ce qu’il vous dira. J’ai fait ce choix premièrement car cela remplissait les objectifs confiés, mais aussi pour les liens que cela pouvait créer : Des amis ne seraient sûrement pas de trop. Je vous conseille tout de même de faire attention, et de donner à l’agent le moins d’indices possibles. Il tentera sûrement de s’en servir. Soyez anonymes, rapides et discrets… Je vous serais gré de ne pas vous montrez trop avares, car les conséquences pour moi seraient alors fâcheuses, et un homme en danger délie souvent sa langue. A bon entendeur…

Je remets cette lettre entre les mains d’un homme qui connaît votre existence et votre but, mais, lui aussi, mieux vaut qu’il en sache le moins possible. Il vous transmettra le chargement et les instructions pour recréer. Dans la mesure du possible, vous lui ferez un compte rendu, pour que je puisse prendre connaissance de votre évolution.

La marchandise est assez abondante pour vous permettre de la distribuer, mais penchez vous d’abord sur le processus de fabrication, qui est complexe et particulier. Si vous décidez de vendre la marchandise aux acheteurs locaux, veuillez m’en informer avant, mais je pense « qu’il n’y aura pas de problèmes. »

En attente d’une autre mission, bien à vous.

L’oisillon. »

Tout cela est sans doute alambiqué et un peu ridicule, mais je suis persuadé que Kenô va se faire suivre par les hommes de Ian. Et puis, je n’ai pas une confiance totale en lui. De plus, j’ignore tout des codes de conduite en vigueur à Arasu, et si les gangs mineurs sont sous surveillances des plus grands.

Le chuunin part le lendemain, d’un pas tranquille, avec un sac couvert de sceaux et d’illusions contenant les vingt kilos de drogues que nous avons réussi à dérober, et le précieux manuel de fabrication, inestimable manuscrit recelant toute les informations prépondérantes. Peut-être cette journée fait-elle de moi un criminel, un dealer, un salopard ; à vrai dire, le fait de savoir que beaucoup de gens vont mourir par ma faute après une longue vie de souffrances m’indiffère au plus haut point. Après tout, le monde tourne quoi que l’on fasse, et seuls les êtres les plus malins ou les plus chanceux peuvent espérer arriver là-haut sans blessures. Je ferai tout pour entrer dans cette catégorie.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ryu666 le 6/11/2009, 20:45

Cela faisait maintenant 3 jours que j’en avais fini avec ma mission d’espionnage, dans la communauté des illuminatis. Finalement, j’avais réussi à foutre un beau merdier, là-bas… Mais tout ça était enfin derrière moi, et ce n’était pas pour me déplaire.



Le soleil était couché depuis un moment, mais je m’étais levé assez tard, alors ça ne me gênait pas de marcher jusqu’au matin. La nuit était claire, et j’avais hâte de rentrer chez moi.
Le froid saisissant que je commençai à ressentir, à mesure que j’approchais du désert, m’indiquait que je serais bientôt chez moi. J’arriverais à Chikara d’ici environ 3 heures, seulement. Enfin, je pourrai me reposer un moment, dans ce foyer que je venais de servir durant de longs mois, sans voir mes amis ni profiter du soleil.
Ah tiens ? En fait, je m’étais trompé : je n’approchais plus du désert…. On pouvait dire que j’y étais déjà. La végétation relevait maintenant de l’exception, et je pouvais voir de petites dunes ici et là. Je devais maintenant continuer vers le Nord-Ouest, et je tomberais sur une véritable mer de dunes, puis j’arriverais au village. Le froid me fit presser le pas : j’avais beau l’avoir pas mal subi ces derniers temps, la chaleur du désert me manquait vraiment. Du moins, celle du jour…

Un quart d’heure plus tard, mes pieds commençaient à s’enfoncer lourdement dans le sable, et un vent glacial soufflait : cette fois, rien n’était plus sûr, je me trouvais dans le désert. MON désert. Et là, le grand truc épineux enfoncé dans le sol, c’était MON cactus.
Tout ce qui était là m’appartenait, et c’est à cet endroit que j’appartenais moi-même. Jamais je n’aurais pu vivre ailleurs, Chikara était ma maison, et son désert mon jardin ! C’était tellement bon, de se retrouver là.


Soudain, je me souvins que le Chikage m’avait demandé, par l’intermédiaire de l’un des Anbus intervenus dans ma mission 4 jours plus tôt, de passer à son bureau lors de mon retour : il fallait que je lui fasse mon « rapport personnel ». Pfff… comme si l’Anbu ne se serait pas déjà chargé de lui apporter les nouvelles informations. Mais ce n’était pas grave : j’avais prévu un rapport écrit, pour éviter d’avoir à aller dans son bureau en personne.
Il n’était pas question que ce vieux fou me renvoie aussitôt en mission ! Il m’avait déjà fait le coup. J’estimais quand même avoir gagné une petite semaine de tranquillité…


- Kuchiyose no jutsu ! (Ryu)


Un vautour apparut alors devant moi, auquel je remis un rouleau contenant mon rapport (codé, évidemment). Il s’envola vers Chikara, tandis que je me remettais en marche, sourire aux lèvres. Le message était affublé d’un « URGENT, à remettre au Kage en personne » : avec un peu de chance, cet abruti de vautour réveillerait donc le vieillard en pleine nuit. C’était malveillant et gratuit, mais bon, on s’amuse comme on peut… Après tout, il m’en avait fait voir de belles ! Certes, les anciens étaient quasi-toujours derrière ses sales coups, mais ça n’excusait tout de même pas tout. J’utilisais donc chaque petite opportunité de la vie courante pour me venger…



Je n’apercevais pas encore Chikara, mais inconsciemment, je pressais de plus en plus le pas : l’odeur peut-être ? Quand ça commence à sentir l’écurie, un cheval a toujours du mal à se contenir… Mais ce n’était certainement pas la même chose. J’avais hâte de rentrer au chaud dans mon taudis, enfin mon appartement ? Peut-être. Seulement, il y avait aussi cette impression : comme si une mauvaise nouvelle m’attendait, là-bas.
Surement une peur stupide et sans intérêt. Mais peut-être pas. Depuis quand n’avais-je pas vu Datenshi ? Et Ardanel ? Ou encore Shui-Tsan et Kanji… L’un d’eux pourrait être mort au combat ! Et pourquoi seulement un ? Mes amis avaient sans doute été assignés à des missions au moins aussi dangereuses que la mienne, surtout les 2 Jounins. Raaaah…
Mais pourquoi je pensais à des trucs pareils, moi ? J’étais de retour, et j’allais passer une journée entière à pioncer, avant d’aller fêter ça au bar Yakiniku ! Rien d’inquiétant là-dedans, si ?



Il fallait croire que si. Le vautour que j’avais envoyé une petite heure plus tôt me revenait déjà, et à une vitesse incroyable. Il lâcha un message qui tomba exactement sur moi, puis l’animal se posa. J’ouvris le parchemin. A ma grande surprise, il n’était même pas codé, et avait été rédigé en toute hâte par le Kage lui-même. Depuis quand prenait il le temps de faire ce genre de choses ? Et surtout en pleine nuit ! Je lus avec empressement :


« URGENT : Ardanel le koreïen a trahit le village et tué 2 Chikarates. Nous le retenions prisonnier depuis plus de 24 heures, mais un groupe de ninjas très puissant est venu le délivrer il y a un peu plus d’une heure. Ils sont actuellement en fuite ! L’Anbu les recherche, mais ils doivent déjà être quelque part dans le désert. Nous ignorons totalement quel itinéraire ils vont emprunter, et où ils se rendent.
Ayant toi-même été l’un des rares amis de ce traitre, tout comme le médecin qu’il n’a pas hésité à frapper, pour couvrir sa fuite… Si tu as des informations sur leur itinéraire possible, fais m’en part tout de suite !
Si tu ne sais rien, peu importe où tu es, déploie immédiatement un maximum de vautours dans cette zone, avec pour ordre la recherche d’Ardanel. »



Non d’un chien… Ardanel qui déserte ? Après Tetsuya, c’était son tour… Mais qu’est-ce qu’ils avaient dans le crâne, tous ? Et cette histoire de meurtre sur des chikariottes… Impossible.
Encore une de ces manipulations des anciens, pour se débarrasser d’un élément gênant ! Bon sang, je ne marcherais pas dans la combine.

*Réfléchissons…. Par où il passera pour sortir du désert ?* (Ryu)

Mais… Pourquoi je me demandais ça, d’ailleurs ? Je n’allais tout de même pas répondre ! Je ne pouvais pas dénoncer Arda au Kage ! De toutes manières, je ne savais pas.
Et si c’était pour le bien du village ? Après tout, Ardanel et moi avions passé pas mal de temps dans ce désert. Une fois, lors d’un examen Chuunin, on s’était retrouvés dans une zone assez inhabituelle à l’Est du village, regorgeant de grottes naturelles et autres serpents très dangereux, qui la rendaient plutôt inhospitalière. Les tempêtes de sable y étaient également fréquentes… A la place d’Ardanel, ce serait par là que je sortirais.
Mais… Merde alors ! Qu’est-ce que ça pouvait bien me faire, puisque je ne dirais rien ?! Le fait que je sache ça était la preuve que j’avais passé beaucoup de temps avec lui ! C’était mon ami, il ne pouvait pas avoir fait ce dont on l’accusait.

Quoique malgré tout, ça pourrait m’être utile de savoir. Ainsi, j’enverrais Chikara sur une fausse piste, et moi je foncerais intercepter Arda. J’arriverais surement à le ramener à la raison, et à lui expliquer que je ferais ce qu’il fallait pour le disculper. Ainsi, je ne trahissais ni mon village, ni mon ami ! M’enfin ça dépendait pas mal de ma réussite et de mes faibles compétences, tout ça… Mais tant pis. Je devais prendre le risque d’essayer.
Je m’assis par terre, et sortis un nouveau parchemin et un stylo. Je fus alors secoué par une nouvelle vague de doutes.
Etais-je vraiment sûr de moi ? Après tout, je devais envoyer le Chikage sur une piste crédible, sinon il me prendrait rapidement pour le complice d’Arda. L’autre possibilité, c’était qu’ils aient fuit par le Sud-Ouest. Il y avait plus d’Oasis dans cette zone, mais aussi quelques ruines. Avec le plein Est, c’était la solution la plus logique, selon moi. Et si j’envoyais l’Anbu au Sud en pensant qu’ils passeraient par l’Est, mais que finalement Arda choisissait le Sud ? Catastrophe. Il fallait que j’en sois sûr !


Envoyer des vautours en reconnaissance serait stupide : il faisait nuit, et mon chakra ne me permettais pas d’en invoquer des centaines.

*Plouf-plouf, alors ?* (Ryu)

Raaah quel con ! Comme si je pouvais jouer la vie d’un ami au hasard ! Réfléchissons plutôt.
Le Sud-Ouest est connu pour foisonner de cachettes, avec les ruines, mais aussi d’Oasis permettant de se reposer et se ravitailler. Pratique, si jamais ils ont un blessé : après tout ils avaient dû se frotter à quelques Anbus, déjà. Et puis la nuit, c’est moins dangereux que vers l’Est, tout le monde sait ça.
Mais justement ! C’est pour ça qu’il ne passerait certainement pas par là ! Trop connu, trop habituel, donc trop facilement repérable ! Oui, Ardanel était intelligent, donc s’il avait utilisé un minimum son cerveau… Il était allé vers l’Est !

*Allez, banco, à l’Est. Donc j’envoie tout le monde au Sud, et je les dissuade pour l’autre côté.* (Ryu)


URGENT : pour le vieux. Il ne m’a pas dit où il allait, mais je pense savoir par où il passera pour quitter le désert. Il y a longtemps, il m’a expliqué en plaisantant « si jamais je devais entrer à Chikara sans me faire repérer, ce serait par le Sud-Ouest ». Cette zone est pleine d’Oasis et de ruines, et encore aujourd’hui, il est clair que c’est l’itinéraire le plus sûr. Que ce soit pour sortir ou pour rentrer en cachette. Il y avait un fond de vérité, dans cette phrase, c’est certain.
Je me trouve moi-même à l’Est du village, et une tempête se prépare, par ici. Ardanel sait très bien qu’il s’agit d’une zone dangereuse, et qu’il pourrait y être retardé : il ne passera pas ici, quoi qu’il arrive. Je vais moi-même faire un détour plus au Nord, pour rentrer au village.
Lorsque vous l’aurez capturé, je vous pris de me laisser lui parler, nous avons été bons amis, alors j’aimerais comprendre.


Voilà. Je me relevai ensuite pour donner la lettre à l’oiseau, qui se tenait toujours face à moi. Il la prit en me broyant à moitié les doigts au passage, et s’envola direction Chikara.
Pour ma part, de là où je me trouvais, je devais me dépêcher vers le Nord : j’arriverais ainsi en plein milieu de la route que les koreïens devraient logiquement emprunter, et si les renseignements du kage étaient exacts (ce dont je ne doutais pas), j’arriverais sur place le premier. Je pressai de nouveau le pas, sachant cette fois pour quelle raison.






Une heure et quelques plus tard, j’arrivais à l’endroit prévu : il faisait toujours nuit, mais je le reconnaissais malgré tout. Le vent soufflait assez fort, plus encore que dans le reste du désert, et j’avais déjà passé une nuit dans l’espèce de caverne qui se trouvait face à moi. D’après mes souvenirs, ce n’était pas une expérience à retenter… Un scorpion m’y avait piqué au petit matin, et je serais mort en à peine une heure, sans le contrepoison d’Ardanel.

Ardanel… Allait-il vraiment partir ? Pourquoi ? Et passerait-il par ici ? Il valait mieux. C’était ma seule chance d’entendre le fin mot de cette histoire, après tout. Si je ne m’étais pas trompé, il arriverait certainement dans une demi-heure environ, et il valait mieux que je ne sois pas repéré de loin, sinon ils contourneraient l’endroit. Je me mis donc sans attendre à couvert, derrière l’entrée de la petite caverne, c’est à dire du côté Ouest. En même temps, j’invoquai Pendragon, roi des écureuils et crétin fini (enfin un peu moins que mes vautours, quand même), pour surveiller l’arrivée du groupe à l’Est : après tout, il était nyctalope, alors il y avait fort à parier qu’il les verrait avant qu’eux ne le voient.
Tout était prêt : j’avais même reçu le message de confirmation comme quoi le Chikage avait bien mordu à l’hameçon. Il ne restait plus qu’à attendre… et à espérer.




A peine 20 minutes plus tard, tandis que par ce vent glacial, je méditais pour me réchauffer à l’aide de mon chakra ; Pen me mordit violemment l’oreille. Je répondis en le suspendant par la queue sans écouter ses protestations, et me tins prêt à surprendre Ardanel. A ma grande surprise, j’entendis le groupe s’approcher de plus en plus : ils m’avaient repéré ?
Je ne voyais pas comment… Et puis, ils se contentaient d’avancer le plus vite possible, leur démarche n’était pas vraiment furtive : pas celle de quelqu’un voulant surprendre un ennemi, donc.

En fait, il semblait que ce soit seulement un énorme coup de bol.
A défaut de me placer « à peu près sur leur chemin », il se trouve que je m’étais pointé à l’endroit exact par lequel ils passeraient !

Justement, sans un mot, le groupe passa à gauche et à droite de la petite caverne, si bien qu’en un instant je me retrouvai derrière eux. Je reconnu aussitôt Ardanel, en tête du groupe, qui se retrouvait donc le plus éloigné de moi. Tous semblaient sur le qui-vive, guettant chaque ombre, chaque bruit.
Je choisis ce moment pour faire lourdement tomber l’écureuil dans le sable, ce qui me valu un « Bâtard ! ».
Tous les Koreïens se retournèrent alors d’un seul coup, et se mirent en position de combat.



- C’est bien ce que je pensais. Tu ne pouvais passer que par ici, si tu voulais avancer sans être découvert… (Ryu, à Arda)


Quelques tintements de métal se firent entendre : ma démarche me parut soudain insensée. Les compagnons d’Ardanel ne m’avaient encore jamais vu, et ils auraient aussi bien pu m’éliminer tous ensemble, avant même que mon ami ne puisse leur expliquer la situation. D’après ce qu’il m’avait dit, chacun d’entre eux était bien plus fort que lui. J’avalai lourdement ma salive.


- … Partez devant, je vais m’en occuper rapidement. Suivez l’itinéraire prévu, il n’y aura pas de problème. (Ardanel, aux koreïens)


- Heureux de vous avoir rencontré, koreïens… (Ryu, narquois)


Sans me répondre, le groupe s’en alla très rapidement, apparemment rassurés par un rapide signe de la tête d’Ardanel. Une rafale de vent glaciale me fit soudain frissonner. Ardanel rangea alors son sabre Raijin dans son fourreau, avec une expression au visage que je n’aurais su décrire… On aurait dit qu’il était à la fois content et contrarié. Surtout, contrarié.
Je me demandai même s’il me reconnaissait vraiment, durant une seconde… Mais je fus vite rassuré à ce sujet.


- Ryu ? Qu’est-ce que tu fais là ? Je t’ai cherché partout au village. (Ardanel)


- Je rentre tout juste de mission... Justement, j’espérais t’y trouver. (Ryu)


- Bon, au moins t’es pas mort. Et qu’est-ce qui t’amène dans cette partie dangereuse du désert ? Une expérience à retenter ? (Arda, souriant)


- Ce serait plutôt à moi de te demander ce que tu fous dans le désert à une heure pareille, avec les autres survivants de Koreï. Pas très prudent ! (Ryu)


- Si je te dis que je te cherchais, pour te présenter ma famille, tu peux faire semblant de me croire ? (Ardanel, moqueur, comme toujours)


- Arda… J’aimerais bien prendre le temps de te répondre par une petite vanne, et pourquoi pas aller boire un coup après, ça fait longtemps. Mais je crois pas que ça soit pour ce soir, hein ? Depuis quand on s’entretue entre Chikariottes ? Du moins nous autres… Enfin tu m’as compris… (Ryu)


- Si tu le dis… En tous cas, je ne me souviens pas que les chikariens en général nous aient jamais fait de cadeau. (Ardanel, sans nier l’accusation)


- Bref, c’est quoi cette histoire de trahison ? Un sale coup des anciens du village ? (Ryu, ne voulant pas relever)


- Le village ?! Tu n’as que ce mot à la bouche. Les Chikariens n’ont rien fait pour nous ! C’est plutôt l’inverse. Toi comme moi, on leur a rendu de grands services, et en retour, ils nous ont traités comme des étrangers depuis notre plus jeune âge… Pour eux, tu n’es qu’un déchet ! Alors cesse de parler au nom de ces gens. (Ardanel, toujours sans rien nier)



Je n’en revenais pas : non seulement il ne niait pas avoir tué les nôtres, mais il ne se justifiait même pas. C’était vrai, alors ? Il ne se considérait donc plus comme chikariotte ?


- Dis moi au moins ce qui c’est passé ! Pourquoi tu te considères plus comme un ninja de Chikara ? On a jamais fait gaffe à la manière dont les autres pouvaient nous voir. On appartient à Chikara parce qu’on se sent chikariottes, ça a toujours été comme ça ! (Ryu, s’emportant)


- Pour toi, peut-être. Moi je ne me sens plus chikarien, et ce depuis que je me sais koreïen. Si tu préfères servir aveuglément le village qui te rejette depuis si longtemps, plutôt que de comprendre tes vrais amis… on n’a plus rien à se dire. (Ardanel, visiblement déçu et énervé)


- Si tu préfères trahir ton village et tes amis, qu’un groupe d’étrangers que tu connais que depuis quelques mois, c’est ton problème. Mais en tant que l’un de ces amis, je ne te laisserai pas faire ! (Ryu, lui aussi déçu)


- Dans ce cas, c’est plus ton problème que le mien… Je ne renoncerai pas à partir. Mais puisque tu tiens à faire de moi ton ennemi, allons-y ! Je suis assez pressé. (Ardanel, sortant à nouveau son sabre)


- Quel mauvais rôle t’essaie d’endosser, hein ? (Ryu, incrédule)


- Mauvais rôle ? Tu te fous de moi ? C’est comme ça que t’es loyal envers tes amis ? Tu plonge la tête dans le sable, et tu pense par l’intermédiaire des autres. C’est pitoyable ! (Arda, se rapprochant sabre en main)


- Tu veux me pousser au combat ? Je ne tiens pas à ce que tu sois mon ennemi ! Au contraire… Je ne te croyais pas capable d’une trahison ! J’ai même envoyé l’Anbu sur une mauvaise piste, pour te protéger. (Ryu, reculant en voyant Ardanel avancer vers lui)


- J’étais revenu à Chikara en partie pour te voir, avant de déserter. Finalement ça m’a mené où ? Dans une salle de torture. Mes VRAIS amis, ma famille, ce sont eux : les koreïens ! C’est eux qui sont venus me sortir de là. Toi, tu ne vaux pas mieux que Kenaro, ou l’autre enfoiré de Hyuuga ! Tu mérites autant la mort qu’eux. (Ardanel, de plus en plus décidé à se battre)



Ces mots me mirent mal à l’aise. Kenaro Uchiha était clairement un con… Mais il n’en restait pas moins chikariotte, et un véritable atout pour le village. Mais ce qui me fit frémir, ce n’était pas qu’ils soient morts : c’était qu’Ardanel ait réussi à vaincre un Uchiha et un Hyuuga. Ces types n’étaient pas n’importe qui, et même si je savais qu’il avait beaucoup progressé, le fait qu’Ardanel ait battu des types pareil me semblait de très mauvaise augure.


- On est pas obligé de se battre. Etre loyal ou non, c’est un choix qui t’appartient. Ne rejette pas la faute sur moi : le traitre, c’est toi ! Mais tu peux encore revenir en arrière… Koreï n’existe plus, retournons ensemble à Chikara. (Ryu, toujours à reculons)


-Bah, si… tu vois bien, qu’on doit se battre ! Je suis un koreïen ordinaire, et toi un chikarien ordinaire, t’arrêtes pas de le dire. (Arda)
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ryu666 le 6/11/2009, 20:46

- Même si c’était vrai, ça ne ferait pas de nous des ennemis. Juste des étrangers sans aucun lien.(Ryu)


- « Les villages sont toujours en guerre », n’est-ce pas ce que tu penses depuis des années ? A-t-on besoin de plus, pour tuer quelqu’un ? (Ardanel, moqueur, comme si ses paroles étaient d’une logique implacable)


- Je ne comprends pas… Ca ne te ressemble pas de démarrer au quart de tour ! Cette viol… (Ryu, coupé par Ardanel)


- La ferme !!! (Ardanel, bondissant)






Il se jeta alors sur moi, et j’eus tout juste le temps de dégainer mon épée pour me défendre : il enchaîna plusieurs coups de sabre en riant, à droite, à gauche, estoques, coups bas, coups hauts… Ses mouvements étaient rapides, sûrs, et ne me laissaient aucun répit. Pourtant, je parvenais à parer toutes ses attaques, et même à contre-attaquer !
Mes mouvements étaient loin d’atteindre la souplesse et la vivacité des siens, mais ma puissance me permettait de repousser ses coups avec force : à chaque parade de ma part, il était obligé de reculer d’un demi-pas, pour ensuite revenir à l’assaut. La situation était en fait bien meilleure que je l’avais envisagée à l’origine… Depuis toujours, Ardanel avait été meilleur que moi au combat, et je savais qu’il était un sabreur de très haut niveau, tandis que le mot technique était pour moi presque inexistant.
Durant notre conversation, je redoutais vraiment ce combat : un tel affrontement me désavantageait totalement, je le savais. Mais finalement, la situation n’était pas si critique que ça ! Heureusement que j’avais mon épée sur moi. J’avais pourtant longuement hésité à la revendre, pour acheter à manger, mais bon…

Le sourire sadique qu’il affichait maintenant m’était totalement étranger. Le froid glacial qui nous entourait semblait en émaner directement ! Ce combat nocturne, contre celui que j’aurais sans doute considéré comme mon meilleur ami une heure plus tôt, devenait de plus en plus surréaliste.
Il sembla soudainement accélérer : gauche, droite, gauche…. Quelle vitesse ! Il était toujours autant repoussé par mes parades, mais il revenait bien plus rapidement. A présent, je ne pouvais plus que me défendre. Le sourire carnassier qu’Ardanel arborait se transforma alors en rire, léger, mais laissant filtrer une étrange excitation.


- Ahahaha ! Tu te défends toujours aussi mal ! Aucun talent ! Ahahahaha ! (Ardanel)


- J’ai du mal à croire…. que tu pense ce qu… (Ryu, obligé de s’interrompre pour esquiver)




Comment pouvait-il rire tout en se battant avec une telle vivacité ?! De plus, il semblait faire exprès de ne pas me blesser, pour le moment. Voulait-il éviter de me tuer ? Etait-ce simplement un genjutsu ? Je songeai alors à sortir mon ocarina, pour le vérifier…

Mais quel intérêt ? C’était une idée absurde ! Le niveau d’Ardanel en genjutsu n’était rien, comparé à son niveau de kenjutsu. Je n’avais aucune chance dès le début, c’est juste qu’il élevait graduellement sa vitesse pour me le faire comprendre. Mais à quoi bon ?! Après tout, c’était lui qui m’avait attaqué ! Ce n’était donc certainement pas pour me faire renoncer !
Et puis… dans ses mots comme dans son attitude, il semblait plus me considérer comme un insecte, voir même ne pas me considérer du tout. J’avais beaucoup de mal à faire abstraction de notre ancienne amitié, mais lui semblait l’avoir entièrement oublié, maintenant.


Une légère entaille à l’épaule, puis un violent coup de pied me jetèrent à terre. Merde ! Ca y est, j’étais mort ! Le poison ferai son effet d’ici une quelques minutes seulement. Je restai au sol, tandis qu’il semblait attendre que je me relève. Alors quoi ? Il en avait déjà marre de jouer avec moi ? Allait-il me laisser là, me faire dévorer par les vautours au petit matin ? Mais alors pourquoi ne pas m’avoir blessé dès ses premiers coups de sabre, pour rejoindre les autres koreïens plus vite ? Pourquoi ne pas m’achever au sol, maintenant ?
Ou alors, son sabre n’était pas empoisonné, mais seulement ses sortes de longs poignards, qu’il cachait dans ses manches. Comme ça, il pouvait s’amuser encore un peu. Ouais, c’était sûrement ça… Puis de toutes manières, autant considérer que c’était bien ça. Sinon, c’était déjà la fin.


En me relevant, je fus de nouveau accueilli par de violents coups, non pas plus rapide qu’avant, mais plus sournois… plus technique. Ca devenait sérieux ! Je fis, autant que faire se peut, abstraction des coupures, qui commençaient à apparaitre à différents endroits de mon corps. Je continuai ainsi mon raisonnement tout en parant tant bien que mal ses attaques.
Où en étais-je ? Ah oui, pourquoi agissait-il comme s’il voulait que j’abandonne, alors que je n’avais pas vraiment l’intention de le combattre ? Un éclair de génie me traversa. Mais bien sûr ! Il voulait que les koreïens pensent que j’allais mourir ! Ils devaient toujours nous observer, non loin… attendant d’avoir la certitude que je ne pourrais plus les pister, moi qui semblais si bien prévoir les intentions de leur guide. Ardanel était peut-être juste un bon comédien ?


Je décidai donc de jouer le jeu, certain d’avoir déduis le véritable plan d’Ardanel, comme j’avais toujours su le faire par le passé.
Les blessures légères commençaient à s’accumuler, de mon côté, et Ardanel semblait s’ennuyer profondément. Il poussa même un soupire, ne tenant plus son sabre que de la main gauche pour gratter sa balafre au visage avec la droite. Cette nouvelle attitude supérieure me laissa un petit répit, et je pus même placer une violente contre-attaque vers son torse, de toutes mes forces.
En réponse mon adversaire reprit son sabre Raijin à 2 mains, et il bloqua sans conviction avant de revenir à la charge. Mais j’avais réussi à le repousser un peu plus que d’habitude, grâce à cette ouverture qu’il m’avait laissée, et je pus profiter de ce laps de temps pour exécuter une technique de substitution.
Ardanel frappa donc dans une sorte de rideau de sable, qui retomba au sol, retournant au désert duquel je l’avais arraché. Tiens donc, encore une idée à la con qui me passait pas la tête au mauvais moment... Pour ma part, je m’étais éloigné à une distance respectable du koreïen.


- Substitution par le sable. Ca ne sert pas à grand-chose, sauf dans le désert. (Ardanel, toujours aussi détendu, mais plus vraiment excité par le fait de se battre)


- Arda… Tu sais aussi bien que moi que c’est fini…. Ma vue se trouble déjà. Le poison va m’achever rapidement, j’imagine… Pourquoi tu fais tout ça .… Je le saurai jamais, hein… ? Je tiens tout juste debout. (Ryu, jouant la comédie de son mieux)


- … Mais à quoi tu joues ? Tu sais bien que je n’ai pas utilisé de poison, tu l’as compris depuis que tu t’es relevé ! (Ardanel, interloqué)


Un ange passa. Durant ce court silence, Ardanel semblait désespérer de me voir devenir un peu sérieux, tandis que je remettais en cause toute ma théorie, les yeux écarquillés. Soudain, il fut secoué par un nouveau rire.


- Ah mais ça y est, je vois ! Tu t’imagines sans doute qu’on est surveillé ! Tu crois que je ne me bats pas sérieusement, pour que tu fasses toi-même croire à ta mort, par le poison ! (Ardanel)


- … J’aurais préféré, oui. (Ryu, abattu)


- Tu devrais essayer de fuir, je pense. Il est jounin, et il joue pour de vrai, lui. (Pendragon, en chuchotant)


Le petit animal était resté caché dans le col de ma veste depuis tout ce temps, et je l’avais totalement oublié, si bien que sa petite voix me fit sursauter. A moins que ce ne soit le mot Jounin ? Il est vrai qu’Ardanel et moi étions passés Chuunin à peu près en même temps, et il avait fait du chemin depuis, contrairement à moi. Mais fuir n’était pas une option : je ne pourrais plus jamais regarder mon reflet dans une glace, après avoir lâchement fuit quelqu’un qui trahissait Chikara.


- *gloussement* Mais… dans quel monde tu vies ? T’as pas compris ? C’est un combat à mort ! Divertis-moi ! Saigne, tremble, hurle, mais bats-toi, merde ! (Ardanel, irrité par mes fabulations)


- Mais… Pourquoi faire durer le combat ? Tu sais très bien que tu vas gagner ! Pourquoi t’en finis pas ? Tu te fais chier ! C’est mon sang que tu veux ? Tu peux le faire couler à l’aise ! T’es pourtant pressé, non ? (Ryu)


- Plus vraiment, puisqu’on est pas poursuivis par ici ! Et puis tu m’as bassiné durant tellement d’années, avec tes idées à la con sur le patriotisme, et sur Chikara… Tout ça pour m’insulter de traitre aujourd’hui. Moi qui t’ais déjà sauvé la vie ! A tord, d’ailleurs ! Je peux bien prendre mon temps, pour réparer mon erreur ! Je suis sûr que dès que t’auras pigé ça, on va s’amuser un peu. (Ardanel)


- Alors c’est pour ça que tu élèves lentement le niveau ? Pour m’humilier ? Depuis quand le sang et l’agonie de ton adversaire ont-ils autant d’importance à tes yeux ?! Qu’est-ce qui t’a fait changer à ce point ? (Ryu)


Je sentis Arda tiquer un peu. Mais cela ne dura qu’une seconde, puis son visage se durcit.


- Je n’ai pas changé, au fond. Je me sens juste « libéré »… J’ai toujours eu cette envie de massacrer les moutons comme toi, ou comme Kenaro : vous êtes tous pareil. Mais aucun autre chikarien ne se présentera dans ce coin là, à priori, alors c’est toi qui va prendre. (Ardanel, avec dédain)


- Eh bien je refuse ce combat ! Je ne te hais pas spécialement. Tu n’es simplement plus rien pour moi ! Juste un koreïen anonyme, que je n’aurais jamais dû aider. (Ryu, abattu par la déception)


- Mais tu n’as plus le choix ! Tu te bats pour ta vie, Ryu ! Oublie ton village ! Tu étais venu pour m’aider ? Tu m’as finalement trahi pour Chikara ! (Ardanel)


- Mais c’est absurde ! (Ryu)


- Donne tout ce que tu as pour survivre, tues moi ou bien meurs ! (Ardanel, exaspéré)




Il se jeta ensuite sur moi, remotivé, ne semblant cette fois plus retenir ses coups. Je reculais à vitesse grand V, et sa lame manqua de me transpercer l’abdomen par 2 fois, puis je reçu un nouveau coup de pied qui m’envoya 5 mètres plus loin.
Je laissais peu à peu la haine m’envahir : j’enrageais contre lui, et contre moi. Une chose était sûre : il ne feintait pas. Il comptait me tuer, et il ne reviendrait pas sur sa décision de quitter Chikara. Nous combattions maintenant à mort… Comme le prévoyaient les anciens, mais peut-être un peu à cause d’eux, aussi, il était devenu un traitre. Pour mon plus grand malheur.


J’eus du mal à me relever, quelques larmes me gênaient, et tout mon corps était secoué de furieux tremblements. « Bâtard de koreïen ! », « Fumier ! Traitre ! » furent les premiers mots qui me vinrent à l’esprit. La différence de niveau ne comptait plus : j’allais le tuer ! C’était une évidence ! Après tout ce qu’on avait traversé, il tirait un trait sur notre amitié, pour un simple combat à mort. Pourquoi ? Pour sceller sa désertion et son désintéressement envers Chikara ? Parce qu’il avait perdu la raison ? Parce qu’un de ces foutus koreïens lui avait monté la tête ?
Peu m’importait : quoi qu’il en soit, il aurait dû ouvrir les yeux. Même un genjutsu d’Oniromé n’aurait pas pu me retourner contre mon village, où contre un ami tel que lui. Cet acte était donc bel et bien une trahison, tout ce qu’il y a de plus ignoble. Pire encore que Tetsuya.


- C’est comme ça ? Tu veux t’amuser ? Alors je vais te faire fermer ta grande gueule ! (Ryu, se remettant en position de combat)


- Héhéhé, dépêche un peu… que je ne t’ai pas laissé tes 2 bras et tes jambes inutilement, durant tout ce temps ! (Ardanel, à nouveau détendu, arborant toujours un sourire carnassier)


- Doton Sekibunshin no jutsu ! (Ryu)


3 clones de pierre sortirent du sol, et se placèrent autour de moi. Tous les 4 armés d’une épée, nous attendions. Il était hors de question que j’attaque sans réfléchir, il valait mieux le laisser venir.
Ardanel ne se fit pas prier, justement, et il s’élança avec une grande vivacité sur le clone se tenant à ma gauche, qui para la charge avec mon aide ; mais Ardanel ne faisait plus semblant. Il fut cette fois bien repoussé, mais d’un mouvement surhumain, il passa tout de même dans mon dos. Mes 2 autres clones frappèrent alors dans le vide, le ratant de peu.
Il retourna ensuite son sabre dans sa main droite, et le planta dans le dos du clone qui m’avait aidé à le repousser, un instant avant. Ce dernier disparut lourdement, tandis que je me retournai moi-même en frappant avec un kunaï dans ma main gauche : le traitre se baissa pour esquiver, et tenta une estoque vers mon ventre. Un de mes clones vint alors détourner l’attaque de son épée, tandis que dans un léger mouvement de poignet, je lançai le kunaï vers la tête de mon adversaire, tout en abattant ma propre épée vers son bras.
Je ne compris pas bien comment, mais il se dégagea avec force, coupant au passage un bras à l’un de mes clones, trop lent pour esquiver son coup, et la tête de l’autre, tandis que je ne fus moi-même que légèrement blessé (une fois de plus) à l’avant bras droit. Ardanel était maintenant à 2 mètres de sekibunshin restant, du bras duquel un sable fin s’écoulait lentement.

2 grosses pierres avaient remplacé les corps des clones détruits, et 2 autres plus petites représentaient encore la tête de l’un d’eux et le bras du blessé. Dire qu’une basique botte de combat lui permettait de se battre aussi efficacement… Ca valait quand même le coup d’acquérir un peu de technique.


- Ce fut bref… Y a pas moyen que t’invoque un gros vautour, pour te barrer ? (Pendragon, toujours caché)


- Même si je le voulais, je n’y arriverais pas. De toutes manières, je ne peux pas laisser partir ma seule chance de l’arrêter. (Ryu)


J’eus du mal à cacher mon regard admiratif sur la technique au sabre de mon adversaire : je venais d’utiliser un ninjutsu somme toute puissant, tandis qu’il n’utilisait toujours que son sabre, mais je l’avais à peine mis en difficulté ! Qu’est-ce que ce serait lorsqu’il utiliserait ses techniques Katon et Futon. Si je ne le désarmais pas rapidement, j’étais mal barré.




Soudain, il s’élança de nouveau ; m’obligeant à me baisser par un grand mouvement circulaire de son sabre, puis un coup de pied bien placé me détacha brusquement du sol. Sans attendre, le clone manchot attrapa mon pied d’une main pour me tirer à nouveau à terre, et mit un grand chassé dans les côtes du koreïen : celui-ci n’avait pas vu venir le coup, pour la première fois depuis le début du combat. Je profitai donc de l’occasion en donnant un grand coup d’épée, de haut en bas, dans sa direction. Cependant, le coup de pied ne l’avait pas affecté tant que ça : d’un grand coup de sabre, il para mon attaque, et sans que je comprenne comment… Son sabre continua sa course jusqu’à mon visage ! J’eus tout juste le temps de bouger la tête, et sa lame vint me couper à la joue et l’oreille droites : mon clone attrapa alors son bras ainsi tendu (à une main, évidemment) et je pus en profiter pour le saisir moi aussi d’une main et le tirer vers l’avant. Dans le même mouvement, je me rapprochai d’Ardanel pour lui envoyer 2 grands coups de genou dans les flancs.


La réaction ne se fit pas attendre, et d’un mouvement du poignet il trancha mon dernier clone. De son autre main, il empoigna mon bras droit (serrant toujours le manche de mon épée) pour faire tourner mon poignet sur lui-même… Sa prise eut pour effet de m’obliger à me mettre de côté par rapport à lui. Je lui mis donc avec souplesse un grand coup de pied dans le menton, qui le décolla légèrement du sol, puis il lâcha mon poignet pour abattre à 2 mains son arme sur mon cou.
Je ne pus encore une fois que me substituer, formant un grand rideau de sable là ou je me trouvais auparavant. Je sentis Pendragon trembler au passage : effectivement, il avait eu aussi chaud que moi, puisqu’il se cachait dans mon cou.

J’étais cette fois réapparu juste derrière Ardanel, avec pour but de lui trancher son bras tenant le sabre Raijin. Je compris alors avec un peu trop de retard comment il avait réussit à me faire cette blessure à l’oreille, un peu plus tôt : mon épée était brisée ! La qualité de son sabre et sa technique incroyable avaient eu raison de mon arme. Je ne pus donc que tenter de planter ce qu’il en restait au niveau de son coude, mais de toutes manières, mon plan échoua.


Un coup de talon mal placé de sa part vint me rappeler que je n’avais pas à faire à un débutant, et un rapide demi-tour sur lui-même, bras armé en avant, me fit comprendre que j’avais tout intérêt à m’éclipser pour trouver une autre tactique. Je lâchai donc mon morceau d’épée devenu inutile et réalisai de nouveau mon jutsu de substitution, pour retourner à quelques mètres du koreïen.




- Plus d’arme, plus de courage, et plus d’idées. Ca sent le sapin… (Pendragon, avec un grand soupir)


- Raaah ta gueule ! J’ai pas besoin que tu commentes le match… (Ryu, à voix haute)


- Tu parles encore à ton rongeur sans intérêt ? Bon… N’empêche que ça sent mauvais pour toi. Mais au moins, je m’amuse bien. Et si on rééquilibrait un peu le combat ? (Ardanel)


En même temps, il rengaina son sabre Raijin et se mit en position de combat au corps à corps. Le vent froid semblait redoubler d’intensité, depuis quelques minutes, et si la nuit semblait déjà bien avancée, le lever du soleil n’avait pas l’air d’être pour tout de suite. La nuit serait encore longue, et certainement difficile… Je me mis moi aussi en garde.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Jerri Tournechezmoi le 17/11/2009, 19:14

Jour 1 après avoir quitté l’institut.

17 h 42 : Parce que c’est toujours 42. Toujours. C’est scientifique. Enfin bref. Voila au moins des jours… Des mois, des années que je patauge dans la boue pour savoir quoi faire… Je m’ennuie depuis que j’ai quitté la science… Mais où dois-je aller désormais? Je suis en face des portes… Peut-être devrais-je demander aux gardes? Folie. Ineptie. C’est stupide… Vous les avez vu les gardes? Non mais franchement… Qu’est-ce qu’il font là? Ils sont quatre et ils ne servent à… rien, pour ainsi dire. Attendez, je vous explique.


Le premier garde est gros. Bois. Fume. Bois. Fume. Craque de partout. Il a les cheveux gras. Un Tee-shirt qu’il n’a pas changé depuis au moins trois mois. D’ailleurs, il est trop petit. Le Tee-shirt. Bleu. Simple. Presque ample. Gros nez. Poils débordants. Petits mollets. Un boudin sur pattes. Et oui, pourtant, c’est un humain. Du genre têtu. Boite. Vu sa gueule et sa façon de tousser fréquente, il a une embolie pulmonaire. Non diagnostiquée. Un increvable parasite humain. Bref, lui, aucune chance d’en retirer quelque chose.


Passons au second. Porte un masque. Une armure plus grande que lui. Des sandales ridicules. Semble ronfler quand on s’approche de lui. Un paresseux. Aucun problème si ce n’est sa désinvolture vis-à-vis de son travail. Autant aller le signaler au poste de commandement. Y en a je vous jure. Se camoufler sous un truc en ferraille… Qui plus est pour dormir… Bof.


Le troisième. Celui qui est assit, qui note les allées et venus. A lunettes. Des vraies. Chauve. Trop mince pour savoir se battre. A logiquement une astuce ou une connaissance qui lui permet d’être généreusement payé sans rien faire. Hélas probablement stupide pour se retrouver assis là, las toute la journée. Aucun intérêt humain. Sûrement aucun ami mais une femme, laide et deux gosses, laids et sans aucun talent. Ne sait pas que son fils risque d’avoir une cécité complète vu que lui ne sait pas que enlever et remettre ses lunettes à une fréquence de toutes les 27 secondes…


Enfin le dernier. Franchement, c’est pas le pire. Sûrement le plus étrange, mais pas le pire. Semble être atteint de… Atteint tout court. Se met à rire brutalement et bizarrement à une distance irrégulière souvent supérieure à 3 minutes. Jusque là, aucune raison n’a été définie pour ce problème. Le fait est que ça ne semble absolument pas déranger les autres. Au contraire… Par contre, c’est celui qui a physiquement le meilleur profil pour être garde, si on considère que son bras amputé n’est pas handicapant. Après, bon. C’est sur, les mauvaises langues diront « il est plus capable de se battre, c’est un manchot ! ». J’aime pas les mauvaises langues.


Enfin, passons. Nous avons donc démontrés que ces quatre abrutis ne méritaient pas que l’on s’intéresse à eux. Que faire alors? Bah, écoutez. Je vais moisir sous un arbre en attendant demain. Là j’irais au quartier général et je verrais ce que je peux y faire. En attendant… Notez tout de même que j’ai eu l’amabilité de saluer ces quatre énergumènes qui ne méritent pas la vie. Enfin, bref.


Même jour, 19h42 (bizarre.)



Je m’assoit. Sur le lit. Las. Là. Partout. J’ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J’ouvre les yeux. Je regarde autour de moi. Je suis dedans… Dans le rêve… Je zieute autour de moi. La pile d’objets entassés… L’autre pile… La porte. Je vais vers elle. J’appuie sur la poignée. Comme d’habitude. Fermée. Je sortirais pas d’ici… Comme d’habitude… Bloqué ici… Où est la clé de cette chambre… Derrière moi… Le mur s’effrite. Je ne veux pas regarder… Je ne veux pas tomber… Le mur s’effrite… Je ne veux pas… Le mure s’effrite… Je ne peux pas… Je… Je…



« Je veux comprendre pourquoi je suis obligé de rester là !!! Je veux savoir, merde ! Qu’est-ce que j’ai fais ?!? Je ne mérite pas de tomber ! Je ne veux pas… Le mur… Le mur ! »



Je suis las. Là. Par terre. Appuyé contre un arbre. Un des rares arbres de Chikara. J’ai encore rêvé. Et une bonne partie des gens m’ont entendu. Qui suis-je finalement? Est-ce que je vaut mieux que ces quatre gardes? Que celui qui est fou et manchot? Hein? Vraiment… Pourquoi ce machin me hante t-il? Je suis là. Assis. Honteux d’avoir crié. La plupart des personnes ont passés leur chemin. Les autres s’apprêtaient à le faire. Mais non… Je ne suis pas fou… Alors, pourquoi ce putain de mur s’effrite t-il? J’ai… peur… Je ne veux pas tomber… Je soupire. Baille. Pose la tête contre l’arbre, triste. Mais je ne veux pas repartir dormir… Je ne veux pas… Tomber dans l’effroi de ce rêve… Insensé…


Et n‘empêche que. J‘y pense. C‘est juste la première fois que le rêve se transforme en cauchemar. Cool ! C‘est déjà la preuve que rester cloîtré à l‘institut ne m‘aidait pas dans ma démarche de recherche. Bon, plan bon œil. Enfin, bref. Maintenant que je sais que c‘est un cauchemar je n‘ai plus de raison de vouloir rester éveillé vu que j suis « conscient » dans ce rêve. Donc je peux dormir. Si seulement les abrutis d’en face cessaient de se disputer. Tiens? Un nouvel antagoniste à la dispute. Il rentre tranquille dans sa baraque. Et ouh, putain, d’un coup ça gueule. Enfin, plus fort qu’avant quoi. Je sens que je vais pas rester là moi. Y a des fois où faut pas rester à côté hein. C‘est un jeunôt le type en plus. Couvert de bleus… Il doit avoir à peu prés mon âge. Par contre il est probablement stupide. Enfin je sais pas… C‘est bizarre d‘ailleurs. C‘est l‘une des premières fois où je n‘ai pas eu le réflexe d‘analyser quelqu‘un. Rah ! Me stresse. J‘aime bien connaître les gens par cœur. Bon allez, bof. Ne gâche pas cette découverte à propos de ton rêve hein.


Il est bon de dormir des fois. Surtout contre un arbre. Pris pour un con. Et devant une maison où y a une soirée gueulante. Jolie berceuse.


Dernière édition par Sarias Yaseï le 23/11/2009, 21:03, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par zekka muramasa le 18/11/2009, 19:09

Dès son entrée, une odeur de fruit intestinal lui agressa les narines. Tien? le dernier gosse en date avait lâché un parchemin très explosif. Pas grave, Zekka ne laverait pas la couche ce soir, nan nan.
"J'suis rentré!" beugla-t-il à l'adresse de sa famille en refermant la porte d'un coup de pied. Il aurait put s'en passer, surtout que la famille était réunie à table, devant la porte d'entrée qui débouchait sur la salle à manger/salon/salle de jeu/trouvez le(s) nom(s) qui peut/peuvent aller avec et collez le(s). Toute la pièce avait une couleur de moisi, vraiment immonde. Dire qu'il avait vécut toute sa vie dans ce trou à rats. Enfin, à partir de maintenant, ce n'était plus chez lui. Son père, un homme d'âge mur, aussi ascétique que lui engagea les hostilités après avoir prit le temps de le dévisager sous tous les angles possibles, comme s'il possédait un dojutsu.

" C'est à cette heure là que tu rentre? T'as des bleus! Tu t'es encore battu! Bordel mais qu'est ce que t'as dans la tête imbécile! Tu crois que j'avais que ça à faire moi, de faire un gosse avec ta mère pour qu'il se batte à tous les coins de rues?"

La belle môman était silencieuse, regardant son mari avec son sale air supérieur que Zekka haïssait.

"Répond!"

Hurla son père, qui n'attendait pas de réponse. Il gueulait pour gueuler, il avait prit l'habitude depuis le temps, son fils ne lui avait jamais répondu. Zek prit une profonde inspiration, puis, pour la première fois depuis... sûrement sa naissance, répondit à son père.

"Fout-moi la paix vieux phoque! J'suis assez grand pour traiter mes affaires seul!"

Son père eu un temps d'arrêt. Surpris le vieux que son fiston lui réponde de la sorte. Surtout que c'était la toute première fois. Il chercha un instant ses mots, juste le temps que sa tête prenne un air de mur en briques rouges et puis suivit Zekka dans cette engueulade dont Zek rêvait tant.

" Qu'est ce que tu me répond comme ça? Devant tes frères et soeurs en plus! T'as pas honte? Je t'ai pas élevé comme ça moi! Je sais pas ce qui me retient de t'en mettre une dans la tronche pour t'apprendre un peu la vie! Aller tire toi, j'ai pas envi de te voir à table. File dans ta chambre."

Zek haussa le ton d'un cran et provocant un peu plus son père qui venait juste de lui faire des reproches de la manière la plus acidulée possible:

"Tu crois que tu vas m'ordonner quoi que ce soit vieux chnock? T'as crut que j'avait 12 ans c'est ça? Ecoute moi bien vieux rat: Aujourd'hui c'est un grand jour. Aujourd'hui je vous dits tous adieux. A toi, à ta grognasse et à tes rejetons. Considère moi comme mort dès que j'aurais franchit la porte."

Son père perdit de sa couleur rouge du piment qui t'envoies en cinq secondes aux latrines. Belle maman, voyant que le papa avait besoin de digérer le choc, vint le remplacer:

"Nan mais tu te crois ou Zekka? C'est quand même pas possible d'être aussi mal élevé! T'as un sérieux problème mon grand."

Mon grand. Mon, G.R.A.N.D. Il détestait à un point inimaginable qu'elle l'appelle comme ça. Elle le savait, il savait qu'elle le savait, et elle savait qu'il savait qu'elle le savait. Elle aurait jamais du l'ouvrir celle la.

"Oué, j'ai un sérieux problème la vieille. Et ce problème je le règle en ce moment même vu qu'il se habite ici et porte ton nom."

Profonde inspiration. Toute sa rancoeur accumulée devait s'échapper maintenant, il devait se libérer. C'était son moment de gloire, le moment tant attendu ou il allait tous les juger.

"Toi en premier: je te hais! je t'ai toujours haïs! T'es qu'une sale grognasse incapable de s'exprimer sans hurler! toujours avec cet éternel sourire de débile finie collé en travers de la tronche! Tu penses qu'il fait de toi un être supérieur? Rien de plus qu'une asperge! Et puis tes "mon grand", tu sais ou je te les mets tes "mon grand"? Dans la gueule de chacun de tes morveux braillards! Eux aussi je les déteste! Incapables de faire un effort! Incapables de respecter le moindre calme! En même temps, vu leur mère, pas étonnant qu'ils puissent que gueuler! ça doit être ça l'évolution! Avec une mère qui passe son temps à hurler, leurs cordes vocales ont dut se transformer pour communiquer par Braillements! "

Il s'arrêta un petit instant, et laissa sa belle mère digérer sa petite tirade en continuant avec son père.

"Et toi vieil abrutis, incapable de t'imposer face à ta femme! Combien de fois tu as laissé tomber les intérêts de ton fils et les tiens au profit de cette horreur sur pattes? T'es qu'un incapable! Je te méprise. Plus jamais je ne veux vous voir! Plus jamais je ne vous verrais!"

Il s'arrêta là, concluant trop prématurément à son goût. Il aurait aimer continuer à crier, mais ses habitudes l'en empêchaient, et l'avaient gêné depuis qu'il était entré dans cette maison étrangère et franchement hostile.
Pour la première fois depuis des années, le silence s'était installé dans la maison. Comme s'il avait suffit qu'il gueule lui aussi un coup pour que tous les autres, calmés sec, s'arrêtent sous son impulsion. Avant que la magie du silence ne s'écroule dans un tonnerre apocalyptique de vociférations, il tourna les talons, ouvrit la porte et sortit. Il ne se contrôlait plus. Il paniquait à présent. Il voulait continuer à leur hurler dessus mais ne pouvait pas. Pas programmé pour gueuler sur les gens le pauvre. Il referma la porte a la volée, avança d'un pas, mais un dernier sentiment rageur le fit se retourner et envoyer un coup de pied chargé de haine sur la porte qui sembla céder un instant, mais tint le choc. Il partit dans la direction opposée à son ancienne demeure, d'un pas précipité.
Il passa à coté d'un des rares arbres de Chikara, mais n'avait pas regardé ou il marchait. il se prit les pieds dans quelque chose de mou, et tomba la tête la première par terre.

"Ah bordel! qu'est ce que c'est ce truc?"

Le truc en question avait l'air d'un homme, à peut près l'âge de Zekka, peut être un peu moins. De toute façon ça n'importait pas ou peu. Qu'est ce qu'il foutait là lui? Allongé au pied de l'arbre, il devait faire la sieste. Il doit au moins être sourd le mec. Dormir à coté de chez ses parents. Faut soit avoir les oreilles explosées, soit un sommeil de plomb. Il se releva, et s'excusa en regardant d'un air totalement neutre le type sur lequel il avait trébuché.

"Vraiment désolé. M'enfin, c'est pas un endroit pour faire la sieste l'ami. Tu devrais te trouver un autre arbre surtout que ça hurle en continu dans cette baraque.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 21/11/2009, 19:38

Entraînement : Enfin le véritable entraînement que j’attendais : La maîtrise de mon affinité raïton mais je voulais aussi développer ma propre technique de clonage (avec des pissenlits).

Mais pour l’instant je me focalisais sur mon élément de foudre. Takamichi, bien qu’étant
un pur utilisateur du mokuton, il utilise le suiton et le doton. Il savait
comment s’y prendre pour m’apprendre à maîtriser mon élément. J’étais près à
tout pour apprendre une nouvelle technique qui me serait utile de l’examen des chuunin
qui approchait à grand pas. Je me mis aussitôt au travail.

Je commence donc à m’entrainer au raïton. Takamichi me dit :

« La foudre a ses similitudes avec le chakra du vent, je veux dire qu’il est utilisable à
mi-distance, et qu’il peut être aussi tranchant (meilleure au corps à corps),
mais la foudre est meilleure pourtranspercer que pour trancher ou couper ».


Dans ma tête je me voyais en train de transpercer un rocher mais ce n’est pas le lendemain la veille que j’y arriverai, mais bon. Takamichi me donne un kunai spécial pour le chakra de
foudre. Concentrer mon chakra dans une partie de mon corps était quand même aisé pour moi, mais le concentrer hors de mon corps était toutautre chose, avant de pouvoir le transformer en foudre je devais d’abord concentrer mon chakra dans ce putain de salopard de bordel de bout de ferraille.

J’y mettais toute mon énergie dans ce truc sensé capter mon chakra. A la fin de la journée je remarquai une fine membrane de chakra sur la lame de l’arme. Takamichi, lui, me guettai
du coin de l’œil depuis son hamac et une cigarette à la bouche. Quand il
remarqua mes résultats, il me dit de prendre une nuit de repos. Franchement,
j’étais vidé. A peine la force de prendre mes baguettes entres mes doigts. Là
je ne me couchai pas, je m’écroulais dans ce truc moelleux appelé « matelas ».

Le lendemain matin, pour la première fois de ma vie, j’étais debout de bonne heure ; c'est-à-dire 10h du matin. Je me dépêche de prendre mon arme d’entraînement, et je me mets à
concentrer mon esprit dans le kunaï. Je me forcé à aller plus loin que la
veille, il faut dire que je m’habitue vite à ce que je fais. A midi, j’avais atteint la moitié de l’arme. C’était pas trop tôt, mais par contre je crevais la dalle, je rentrais donc chez moi manger un bon morceau viande. Durant l’après midi je me promenais dans les rues de chikara afin de me changer les idées. Je passai devant un bar et j’entendis un rire entre la limite de l’étranglement et le son le plus aigu du monde, j’aperçu Taka-sensei qui était ivre mort, au
moment où il allait tomber je couru le rattraper. Au moment où je l'aidai il se releva je me fis remarquer que la salle était pleine soit de sac à vin soit de gars qui avaient l’alcool
violent. D’ailleurs, un se jeta sur moi me prenant pour je ne sais qui. Je lui collai mon poing chargé de chakra dans l’estomac, ce qui lui fit faire d’avance sa cuite. Je m’aperçu quelques secondes plus tard que mon chakra était plus dense qu’avant, je sorti vite Taka de se foutoir, le posa dans son hamac dans la zone du clan et me remis aussitôt à l’entraînement ; avec de tels résultats, je comprenais que cet entraînement serai plus que bénéfique que je
ne le pensai une fois achevé.

Je dois impérativement réussir cet entraînement au plus vite. Primo : je veux rattraper ces chers Iji et Ota, sinon il y aurait une trop grande différence de force lors de l’examen.
Deuxio : je suis quasi persuadé que cette méthode me donnera un avantage lors de l’examen.


Malheureusement, la journée se terminait, je ne sens même pas la faim quand je suis à fond dans un truc qui m’obsède. Lorsque Taka-sensei reprit ses esprits, il faisait nuit noir. Moi, j’étais allongé sur le sable devenue glacé par la nuit fraîche du village. Dès que Taka me vit au sol il me ramena à la maison jusque dans mon lit. Mon oncle se faisait du souci, mais au final ce n’était pour rien, j’étais simplement fatigué.

Le lendemain matin, on aurait dit que j’avais une gueule de bois, ah ça, c’est clair, se réveiller à
2h de l’après midi, on fait pas une tête à fêter un mariage, il faut s’appeler Sheinji Kageniwa pour péter la forme juste après le réveil. Takamichi attendait patiemment que je me lève.

Il voulait vérifier un truc, il me lança le kunai de foudre et me dit d’y mettre mon chakra, à ma
propre grande surprise, mon chakra enveloppait entièrement le kunai et avec une belle couche. Taka me dit que lorsque j’étais inconscient, le kunai était dans cet état quand il m’a ramené. Comme c’était l’après midi, Taka me dit de continuer l’entrainement Jusqu’au soir et qu’après, il m’apprendrait à transformer mon chakra en foudre.

Je m’empresse de m’habiller pour développer la première étape. A la fin de la journée mon chakra enveloppait entièrement le kunai et rien que mon chakra semblait être aussi tranchant que la lame d’un rasoir.

Enfin, le lendemain matin, Takamichi me dit de rajouter l’élément foudre à mon kunai imprégné de chakra. Cela semblait facile, mais lorsque j’essayais de mettre d’une quelconque façon
de la foudre de dans ma lame, cela se finissait par un échec. A ce moment, je
me décide à me concentrer plus sérieusement ; je ferme les yeux, vois distinctement
le kunai dans ma tête, et la je relâche mon chakra dans ma lame, ce que je
venais de voir, me motivas pour le reste de mon entrainement, je vis un petit
éclair pendant 1/10e de seconde, parcourir mon kunai. Je dois absolument continuer avec cette méthode, si je continue comme ça, dans une semaine, je pourrai peut-être maîtriser la foudre, et après inventer une technique. Je continue donc mon entrainement au raïton, durant toute la
journée, je m’entrainais sans relâche, mais, la nuit tombé, je n’avais pas
avancé d’un pouce. C’est déçu par ma journée et les mains grillées que je me
couche…EUUUUUUUUUUuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh, attendez! Les mains grillées? Je
regarde mes mains et vois qu’elles sont légèrement calcinées. Soudain je me
remémorais que j’avais eut du mal à tenir mes baguettes, pour manger. Cela
signifie donc, que j’ai réussit à faire de la foudre, mais pas à l’endroit
voulu, et vu l’état de mes mains, si elles ne sont que légèrement noir, ça doit
être dû au temps que j’ai passé à m’entraîner. Donc, demain, si j’arrive à
faire un déplacement, jusqu'à la lame, je devrais avoir même tout petit progrès. Vu l’état de mes mains je devais quand même me
reposer.

Pour la seconde fois de ma vie j’étais debout tôt (10h du matin). Je chope Takamichi au passage qui vient juste de se réveiller. Je le fous dans son hamac et me remet au boulot. Je me concentre en fermant les, je visionne mon chakra et le projette dans ma lame (première étape OK), ensuite je garde les yeux fermés, j’essaye de changer mon chakra en foudre et dans la lame cette fois. Et là, mais vraiment brièvement, je vois une fine couche électrique parcourir la lame dans le sens de la longueur en partant de la base, décidément, je m’impressionne. Mais je devais faire une couche plus longue, plus tranchante, plus fine et maintenir mon chakra de foudre.

Cela me prit quand mêmedeux bonnes semaines à maîtriser tout ça en une fois (pas du premier coup quand même). Cinq bons jours à mettre mon chakra dans la longueur, j’avais vraiment l’impression que j’avançais pas et quasiment sans manger et dormir. Ensuite, pour le mode
tranchant, cela me prit autant de temps à le maîtriser. Par contre, pour transformer mon chakra en foudre, c’était devenue un peu plus facile la lame était couverte d’une belle
couche de chakra, mais ça n’avait pas d’intérêt à ce que le chakra se disperse
dans la lame sans être bien concentré. Et pour terminer, la finesse de chakra
pour encore plus d’effet, de puissance, et de tranchant ; alors là… c’était
de la daube!!!!!!! J’arrive à peine à la rendre plus fine, franchement, je
préfère laisser ça de côté pour plus tard.

Enfin bref, j’arrive enfin à transformer mon chakra en foudre, par contre, il faut que je m’entraîne encore, du coup je peux pas l’utiliser en plein combat pour risque de
défaillance pour moi.


Dernière édition par Kogito Shirahama le 8/12/2009, 22:48, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 24/11/2009, 20:32

Enfin de retour à Chikara après le fiasco de cette mission... Quel merdier, bordel.

Et dans un lit d'hôpital en plus.

C'est là qu'Hayamaru attend de pouvoir sortir. On l'a transféré ici dès l'arrivée au village, ayant fait le chemin allongée dans une charette.

De multiples blessures internes, disent les médecins. Causées par quoi ? On n'a pas voulu lui dire.

Rien de plus frustrant. Il porta sa main à son oeil gauche. Que s'était-il passé ce jour là, dans cette grotte ? Il avait cru voir Sheinji mourir, puis... plus rien. Le noir complet. Enfermé dans les ténèbres. Il avait d'abord cru s'être évanoui. Mais à son réveil il n'était pas allongé par terre. Non, il était debout, parfaitement conscient, au dessus-de Sheinji étendu à terre, son sabre pointé sur ce dernier. Et en une fraction de seconde, tous ses souvenirs de ces dernières minutes passées dans "l'inconscience" lui sont revenus en pleine face. Il avait failli tuer et massacrer ses propres amis.

Impossible... Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ?

Se redressant dans son lit d'hôpital, des crampes et des courbatures lui lacérant le corps et déformant son visage dans une grimace de douleur, il jura. Un juron profond et fleuri venu du fond du coeur.

Il voulait savoir ; il devait le savoir.

Alors qu'il repoussait ses draps avec un mal fou pour essayer de se lever -il en avait franchement plus que marre de rester cloué ici, y'avait vraiment mieux à faire- la porte s'ouvrit. Une infirmière.

-Et merde... lâcha t'il, l'air blasé.
-Qu'est-ce que vous faites ?

Ce n'était pas une question. Il avait parfaitement entendu qu'on devait le laisser confiné dans sa chambre, et plus particulièrement dans ce maudit plumard.

-Je me lève, pourquoi ?
-Vous devez rester ici, je suis sincè
-Non vous ne l'êtes pas, vous avez des ordres et moi j'ai les miens.
-Comment ça ?


Un coup de bluff ça peut marcher, on sait jamais.

-J'ai ordre de faire mon rapport de mission le plus tôt possible. Cette plaisanterie a assez duré.
-Vous vous moquez de moi ? Vos camarades s'en sont probablement chargé depuis déjà bien longtemps.


Évidemment, un peu trop simple comme excuse. Il allait falloir trouver autre chose. Mais quoi ? Hayamaru avait été complètement pris au dépourvu sur ce coup-là.

-Bon, écoutez, j'ai pas de temps à perdre, écartez-vous ou vous aurez des ennuis.
-Vous ne comptez pas vous attaquer à une femme sans défense, fit-elle, un index sur les lèvres, inclinant la tête sur le côté et lui jetant un regard suppliant.


La jeune femme avait du charme, savait qu'elle en avait et savait également s'en servir. Hayamaru se surprit à rougir bêtement.

-Heu, non bien sûr, je veux simplement vous dire que j'ai un poste haut placé. Admnistrativement, ça peut vous coûter cher de vous mettre sur mon chemin.
-Vous n'êtes qu'un simple chuunin, jeune Daihoshi.


Merde, mais comment elle sait ça ? Chier...

-C'est écrit sur ce petit panneau aux pieds de votre lit, lui annonça-t'elle comme si elle lisait dans ses pensées.

Hayamaru restait silencieux. Il se trouvait vraiment mal en point s'il comptait sortir d'ici avec de la diplomatie. Il était dans la cacade.
Évidemment, il ne comptait pas lui forcer le passage, dans son état il en était de toute façon bien incapable.

J'ai les muscles en compote depuis plusieurs jours, mais j'ai encore du chakra.

Faisant mine de se résigner, il ferma les yeux et se concentra sur un vase un peu plus loin, posé près d'une fenêtre. Comme poussé par une main invisible, ce dernier bascula et se brisa sans aucune discrétion possible sur le sol en plastique de la chambre.

L'infirmière se retourna, en émettant un petit cri de surprise. Elle examina le vase fracassé et entreprit de nettoyer ce qu'il en restait. Elle se retourna pour annoncer avec une moquerie non dissimulé au jeune homme de ne pas bouger pendant qu'elle allait chercher de quoi balayer. Trop tard, il l'avait prise de vitesse et était déjà sorti de la chambre. Elle se précipita à son tour dehors et le chercha des yeux. Introuvable. Ne sachant que faire, elle décida d'aller chercher de l'assistance pour retrouver ce fugitif en convalescence.

Hayamaru, lui, souriait. Elle le croyait déjà loin alors qu'il n'avait avancé que d'un petit mètre pour attraper un paire de béquille posée sur le mur. S'étant dissimulé par sa technique de camouflage, il avait temporairement réussit à la berner. Il aurait bien évidemment été incapable de sortir aussi vite sans se faire remarquer. Il sourit de nouveau, intérieurement cette fois, satisfait de s'être encore prouvé que la discrétion et la subtilité s'étaient avérées plus fortes que le bourrinage.

Il poussa tranquillement la porte qui s'était refermée et maintint sa technique jusqu'au premier angle de couloir trouvé. Là il s'arrêta pour souffler un peu. Ces quelques mètres, même parcourus lentement et aidé de béquilles, s'était avérés épuisants. Quel pouvait donc bien être le mal qui le rongeait depuis ce mystérieux combat, qu'il avait mené de bout en bout mais dont il n'avait même pas eu conscience ?
Il décida finalement de rejoindre le bureau du directeur de l'hôpital pour réclamer son dû.

J'estime mériter au moins qu'on me montre mon dossier médical. Je déteste les gens qui me cachent des choses.

Les couloirs étaient strictement déserts. Un malade de temps en temps, en promenade, une infirmière de temps à autre. Jusqu'à une autre apparemment plus pressée que la normale. Joignant hâtivement ses mains, Hayamaru fut contraint de lâcher ses béquilles pour composer ses mudras. Elles tombèrent avec un bruit ne pouvant de toute évidence pas passer inaudible. Il augmenta la taille de la bulle de chakra l'entourant, pour pouvoir dissimuler ces dernières derrière l'emprise de son jutsu. Raté. Une était encore visible, et ce à moitié. Hayamaru la repoussa rapidement d'un petit coup de pied. Puis resta immobile, concentrant toute son attention à ne pas bouger, tout en maintenant sa technique active. Un exercice difficile, autant sur le plan physique que mental. L'infirmière se rapprocha, ramassa la béquille avec un air soupçonneux en jetant des regards interrogatifs autour d'elle. Lorsqu'elle se pencha, Hayamaru aperçut son déc-[DATA ERASED].

Puis elle repartit tranquillement. L'état d'Hayamaru était grave. Plus qu'une seule béquille pour se déplacer, ça s'annonçait difficile. Mais il continua, et atteint enfin le bureau, sans se faire repérer. A travers la porte, il entendait deux hommes se disputer.

-SI IL LE FAUT !!!
-Non je vous dis ! Ca n'en vaut pas la peine !
-Il doit savoir ! Il le faut.
-Non, c'est trop dangereux. Si il l'apprend, ça pourrait dégénérer. Je tiens mes ordres du Kage lui-même !
-Et QU'EST-CE QUE VOUS VOULEZ QUE CA ME FOUTE !!! Cet imbécile a voulu en faire un shinobi ! Qu'il assume ses actes maintenant ! C'était à prévoir !
-Comment ça il l'a voulu ?
-Nous nous y étions toujours opposés. Nous craignions trop le danger d'amener de nouveau la souffrance.


Mais de quoi ces hommes pouvaient-ils bien parler ? Hayamaru sentait que la discussion était trop échauffé pour qu'il se pointe en touriste en tant que fugitif au sein de l'hôpital. La blague aurait paru un peu grosse.

-Et ?
-Et il a insisté. Il a dit qu'il devait en être ainsi, que c'était son "destin". Belles paroles, mais que des foutaises. La mort et la souffrance, il a connu ça bien avant tout le monde, et maintenant cela va revenir le hanter, sans qu'il comprenne quoi que ce soit autour de lui.
-Je suis navré. Mais je n'ai pas le choix.
-Pauvre type. Allez au diable sale con.


Hayamaru recula peu avant que la porte ne s'ouvre à la volée. Dévoilant son propre père.

Hein ? Que...

Les pensées du jeune garçon commencèrent à se brouiller et à se mélanger, tentant de résoudre les questions qui fusaient dans son esprit.

Qu'est-ce que son père faisait ici ? Il venait lui rendre visite sans doute.
Pourquoi était-il en revanche dans le bureau du directeur de l'hôpital ? Peut-être demandait-il quand Hayamaru sortirait.
Pourquoi une dispute avait-elle éclatée ? Les raisons pouvaient être diverses.
De qui parlaient-ils ? Absolument aucune idée.

Alors que plus les interrogations se faisaient nombreuses et les réponses se raréfiaient, il s'aperçut qu'il le regardait. Hayamaru était quasiment invisible, de plus adossé à un mur blanc. Pourtant, l'homme qui se tenait en face de lui regardait au plus profond de ses yeux. Puis il détourna le regard, et laissa glisser une enveloppe au pieds d'Hayamaru, qui disparut à son tour aux regards. Il s'en allait.

Il l'avait vu et venait de lui donner volontairement cet objet.

Sans même réfléchir à ce qu'il faisait, Hayamaru ramassa l'enveloppe, puis l'ouvrit.

-BORDEL DE MERDE ! ENFOIRÉ !!!

Le cri de rage surprit le jeune homme au point qu'il lâcha le document qu'il s'apprêtait à lire. Le directeur de l'hôpital venait de sortir de son bureau en courant. Et s'adressait aux médecins et infirmières qui se pressaient à ses côtés.

-Vite ! Il faut arrêter Seika Daihoshi ! Il vient de dérober un document confidentiel, il faut absolument le lui reprendre le plus vite possible ! Contactez le Kage et les Forces Spéciales, ceci est de la plus haute importance !

La surprise fut encore plus violente. S'éloignant toujours plus, invisible, vers un coin d'ombre où il pourrait se fondre littéralement, Hayamaru s'empara du vulgaire morceau de papier qui semblait semer autant de confusion.

Nom du patient : Daihoshi Hayamaru

Grade : Chuunin

Chambre : 723

Arrivée : 11/O9

Sortie : prévue le 18/O9

Cause de l'arrivée : Blessures à la suite d'une mission

Maladie ou blessure à évaluer : Problèmes musculaires et articulaires importants : claquages, ruptures de fibres musculaires, crampes, luxation.

Maladie soignée ou blessure guérie : Non.

Caractère spécial du patient : Rupture du sceau. Le déferlement de surpuissance a provoqué une surexploitation de l'ensemble du système moteur du corps. Risque de graves complications musculaires et articulaires mais aussi osseuses si récidive. Le sceau doit être analysé avec plus de précision et des mesures devront être prises si il y a risque de la-dite récidive.

Mise en quarantaine demandée : Non. Isolement forcé envisageable.

Demandes du Kage : Étudiez le sujet et avertissez-moi des possibles complications. Si il y a, alors je vous transmettrai les nouvelles consignes.


Mises à jour :

11/09 :

-13 h 36 : Arrivée du patient en retour de mission. Placement en cellule de traitement des blessures légères, pour éviter d'éventuels soupçons. Chambre 723.

-13 h 57 : Première intervention. 2 shinobis-médecins soignent la luxation du bras gauche.

-16 h 23 : Visite de l'équipe du patient. Composition : Samashi Delze (police), Tameiki Keitaro, Utak Tokri, Kageniwa Sheinji, Rekaïshi Otarin, Taïga, Kensei. Aucun problème à déclarer. Le Kage ordonne leur interrogatoire.

-19 h 30 : Deuxième intervention. L'équipe médicale, prétextant une simple verification de routine, estime le rétablissement du patient à une semaine minimum.

12/09 :

9 h 18 : Premier rapport du bureau du Kage. Seuls les individus dénommés Utak Tokri, Kageniwa Sheinji, Taïga et Kensei semblent avoir assisté à la scène. Les autres ont prétendu être inconscients. D'après leur témoignage et nos connaissances actuelles, le sceau se serait relâché temporairement et l'individu "beta" a pris le contrôle du corps du patient. S'en sont ensuivis : augmentation exponentielle de la puissance et du flux de chakra, accès de colère et de rage, aucune différenciation des alliés et des ennemis. Vers la fin du combat qui s'était engagé, le patient a reprit le contrôle de son corps avant de sombrer dans une semi-conscience.

15 h 42 : Notre analyse des flux de chakras du patient révèle plusieurs micro-comas au cours des 5 derniers jours. Les conséquences de la rupture du sceau semblent plus graves que les anciennes prévisions.

16 h 11 : Le père du patient ayant apprit l'hospitalisation de son fils vient me rendre visite.

Le tout marqué d'un sceau rouge "SECRET".

Une baffe. Une gifle. Une monumentale claque qui vint le percuter en plein visage. Adossé à un mur, il se laissa glisser jusqu'à s'asseoir. Ses yeux repassèrent inconsciemments sur son nom. C'était bien le sien.

Mais non imbécile, c'est une erreur. Comment ce bout de papier pourrait-il parler de toi ? Y'a forcément une couille dans tout ce bordel.

L'erreur est certes humaine. Mais elle n'avait pas décidé de se montrer aujourd'hui.

Décider de croire ce qu'il voyait d'écrit dépassait les compétences d'Hayamaru. Il y avait de trop nombreuses inconnues pour résoudre cette équation. Et puis après tout il s'en foutait, au final. On ne lui avait jamais prêté la moindre attention, il ne s'était jamais fait remarquer pour des hauts faits d'armes ou autres actes héroïques. Sa carrière militaire est plutôt médiocre, pour tout dire. Et là il serait superpuissant, examiné par toute une flopée de médecins et ses amis interrogés par sa faute ?

Meuh nan.

Rien de tout ça.

Il décida finalement de se lever et de regagner sa chambre. Il se sentait plus décontracté que jamais. Lire un tel ramassis de conneries l'avait détendu. Alors qu'il repassait devant la porte ouverte du bureau, il s'engagea à l'intérieur, prit un stylo, et griffonna un petit message sur le dossier qu'il reposa en évidence avant de gagner sa chambre. Une certaine agitation avait gagné les couloirs. Quelques personnes couraient. Il ne s'en souçiait pas.

Ca fait trop longtemps que les choses vont bien pour moi. Je suis trop heureux. Il faudrait que j'aille pleurer sur la tombe de Seshiru un de ces jours...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 26/11/2009, 20:12

Mon séjour à l'hopital post-mission fut bref. Certes j'avais été littéralement explosé par Makaya qui s'était vengé de tout ce que je lui avait fait, mais certains, comme Hayamaru, Sheinji ou encore Keitaro étaient plus mals en point que moi. Ce fut donc après cinq jours d'hospitalisation que je sortais de la clinique après m'être assuré que mon organe reproducteur n'était pas en danger. Après ces évènements perturbants qu'avaient été en grande partie le cotoyement de Makaya, ma tête, au repos, me fit souffrir atrocement. Ce mal de crâne quasiment permanent m'empêcha de dormir le premier jour. Je n'en parlait personne, de peur que l'on ne me confie plus de missions en raison de mon état. Après mon rétablissement, Hogiko me proposa de m'entraîner au Taijutsu et de m'apprendre un nouvel enchaînement. Cette proposition me fit plaisir car j'avais l'impression qu'il m'en voulait après ces longs mois d'absence entre ma désertion et cette turbulente mission.

Nous nous rendîmes donc aux abords du village dans un endroit ou l'on ne serait pas dérangés. C'était une bonne initiative pour moi et pour ma réputation. Tout en m'échauffant, mon crâne commença à me faire mal. Sans pour le moins arrêter ce que j'étais en train de faire, je jurais en silence contre ce foutu mal de tête. Les étirements suivants me décontractèrent mais le mal persistait. Hogiko me montra la technique que j'éxécutais dans le vide.

Un quart d'heure après, nous commençâmes véritablement l'exercice. Au premier coup, qui était selon moi très peu fort, une douleur encore plus violente me parvint, je tombait à terre me tenant la tête entre mes deux mains. Toutes les cinq secondes, secoué de convulsions, je criais de plus belle. Hogiko, affolé, essaya de me retenir, de m'apaiser, sans succès: il ne pouvait rien faire. Cette horreur pour moi dura cinq minutes pendant lesquelles je luttait contre ce que je croyais être une grave maladie du cerveau. C'est alors que, à bout de force, je perdais ce combat contre cette chose qui essayait de sortir. Il s'empara de tout mon corps mais ma conscience subsistait, je pouvais entendre tout ce que cet homme, puisque c'en était un, disait. Il se releva, s'avança vers mon maître avec un air victorieux sur le visage. Je n'avais plus du tout mal, je ne sentait plus rien. J'avais à peine la force d'écouter ce qu'ils se disaient.

-Otarin, qu'est ce que tu as? s'inquiéta Hogiko
-Je ne suis pas Otarin, j'ai pris possession de son corps. Je me nomme Akira et je suis un esprit réincarné dans un mur et enfermé à l'intérieur jusqu'à ce que ce garçon ne me libère malencontreusement.

L'angoisse de ne plus pouvoir retrouver mon corps me pris. Si son contrôle sur moi n'était pas temporaire, je resterais enfermé dans une enveloppe que seul cet Akira pourrait contrôler. La suite me rassura.

-Malheureusement, je ne pourrais le contrôler en permanence, mais, il se joindra à moi de son propre chef. Les ambitions de ce garçon sont trop grandes pour qu'il reste indifférent aux offres que je vais lui faire, dit il avec un sourire narquois.

En effet, au fur et à mesure que je l'écoutait parler je me disais que sa présence pourrait être un atout pour KnA. Nous avions les mêmes désirs et une alliance avec ce jounin, puisqu'il disait en être un, était une opportunité à ne pas manquer. De plus, personnellement, pouvoir devenir plus fort et plus respecté au sein de tous me procurais une excitation et un désir exceptionnel. Bien sur d'après ce qu'il disais, à cause de mon corps faible et inadapté, il lui faudrais des années avant de retrouver son niveau d'antan mais cela ne me posait pas de problèmes puisqu'il avait toujours son expérience, ce qui me satisfaisait entièrement. Il fallait que je puisse communiquer avec lui pour lui faire part de mon désir d'alliance. Malheureusement pour moi, il faudrais que je m'explique à Hogiko pour KnA car Akira avait lâché quelques bribes d'informations à ce sujet.

Quinze minutes étaient passées depuis qu'Akira s'était emparé de moi, sa force se dissipa et je pus regagner le contrôle de tout mon corps. J'eus juste le temps d'apercevoir l'oeil droit d'Hogiko: un dojutsu ressemblant étrangement au mien. Il n'y avait pas que moi qui avait des choses à dire, lui aussi me cachait des choses... Ces pensées en tête je m'affalais sur le sable, inconscient, vidé de forces.

* * *

Je me réveillait sur mon lit, mon chat Moon à mes côtés entrain de me lécher le visage. Bizarrement, ma tête ne me faisait plus mal du tout, constatant qu'une journée s'était passée, je me remémorait les événements de la veille et me disais qu'il fallait que je réussisse à contacter Akira. La chose ne me paraissait pas difficile pour qu'il m'entende mais pour qu'il me donne sa réponse cela me paraissait plus complexe. Je laissait cette question dans un coin de ma tête et allait chercher Hogiko, nous avions des choses à nous dire...

A bout de cinq minutes de recherches, je le trouvait, assis sur une chaise dans son bureau me faisant signe d'approcher. Lui non plus n'était pas content que je lui aie caché des choses. Une fois que je me fus assis, il me regarda d'un air sévère et constant. Voyant qu'il attendait de moi que je commence la conversation, je lui dit que je ne pouvait pas parler de cette affaire ici. Je lui demandais pourquoi il avait un Seïkakugan et pourquoi il ne m'en avais pas parlé avant.

-J'ai un Seïkakugan car j'appartenais autrefois au clan Rekaïshi, me dévoila Hogiko. Tout comme toi ce clan m'a renié et placé au stade de renégat. J'ai longtemps vécu de vol et de petites missions pour mon propre compte avant d'être recruté dans les rangs de la pègre. Je ne te l'ai pas dit avant tout simplement parce que dans le cadre de ton apprentissage, tu aurais crû à chaque instant que je viendrais te secourir juste parce que je suis de ta famille. Je voulais que tu me fasse confiance à moi et non pas que tu me suives aveuglément juste parce je suis ton oncle. Voilà, je te l'ai dit.

Il se leva soudain, me fit signe de le suivre et sortit. Hébété par les révélations qui venaient de m'être faites, je mis un temps à réagir. Quand j'eus repris mes esprits, je sortis de la salle cherchant le Juunin des yeux et, voyant qu'il n'était plus là, j'activais mon dojutsu pour le trouver. Il était sorti du bâtiment et je me précipitais pour le rattraper. Je ne savais pas comment lui dévoiler l'existence de l'organisation. Nos regards se croisèrent et un frisson me parcourut. Il était anormalement mécontent. Peut être était ce le fait que j'avais joué de sa confiance ou encore qu'il n'était pas sur la même longueur d'ondes que moi. Il trouait peut être mal le fait que j'appartienne à une organisation criminelle. Je ne parvenais pas à percer le mystère que renfermait ce mécontentement. Je doutais tout de même de ma deuxième hypothèse car il appartenait lui même à un réseau relié à Kain. La première serait déjà plus plausible et je penses que si il acceptait de rejoindre l'orga, je n'aurais rien à lui cacher. Enfin presque rien... Tout en pensant cela nous traversions le village, passant par de multiple ruelles sombres et peu fréquentées que je connaissait bien car mes multiples escapades m'avaient permis de visiter, en grande partie, le village. Je connaissait des principales routes aux plus insinifiants chemins. Bref, tout ceci ne m'était pas inconnu et il m'était d'avis qu'Hogiko souhaitait se faire le plus discret possible. Nous sortîmes des endroits habitables pour rentrer dans la partie bidonville de Chikara qui n'abritait que très peu de personnes qui allaient en ville tous les jours pour essayer de gagner au maximum leur vie. Ce petit détail renforça ma supposition, Hogiko désirait être seul avec moi: j'allais donc devoir parler.

Lorsqu'il fut sûr que nous n'étions pas observés, il toussota pour me faire comprendre que c'était le moment. La tension était palpable. Bien que je n'avais fait d'effort et qu'il ne faisait pas chaud, ma tête me brûlait. Je ne savais pas par où commencer ni si il fallait que je dise tout. De l'autre côté je voyais le Juunin s'impatienter ce qui me mettait de plus en plus mal à l'aise. Au bout d'un certain temps, le regard inquisiteur de mon maître me fit commencer.

-Et bien... Voilà, je fais partie d'une organisation.. qui lutte pour l'égalité des droits et la paix dans le monde, hésitais-je.

Il hocha la tête, me faisant comprendre qu'il n'interviendrais pas. Reprenant confiance, je repris.

-Cette organisation ne comporte pour le moment que peu de membres mais elle essaye sans cesse de recruter. Je ne suis que très récemment rentré dans Kodomo no Asu, je ne connais véritablement que deux membres mais j'ai déjà rencontré le chef et quelques uns des plus importants. Mon ami Sheinji est de mèche, enfin, si je peu dire mon ami. La deuxième personne que je connais à rencontré le chef en même temps que moi. Il se nomme Hayamaru. J'ai déjà accompli une mission à la solde de KnA. Le but était de ramasser une drogue rare et chère et de la revendre. Voilà, c'est à peu près tout ce que je sais.
-Et où peut on rencontrer ce dit chef? Demanda
-À...Arasu...
-Bien, son nom?
-Siddartha Maboroshi...

Après ces confidences, je m'éclipsais rapidement rejoingnant le Qg à une vitesse folle, j'avais réussi à tout lui dire, il rejoindrait sans doute les rangs d'ici peu. Tel que je le connaissais il était pour le moins rapide. Arrivé à destination, ma préoccupation avais changé. Je voulais à tout prix «rencontrer» Akira. Je m'allongeais sur mon lit, me revisionnant les évenements. Je me fis une brêve mise au clair de ce phénomène. Tout d'abord, Akira était un ancien combattant. Malgré son expèrience, il ne me serait guère d'une grande utilité sauf dans l'éventuelle élaboration des plans. Il avait pris le contrôle de mon corps alors que je m'entraînais avec Hogiko. J'avais frappé ce dernier puis une vive douleur m'avait atteinte. J'eus alors le réflexe de tester si mes capacités n'étaient pas en danger. Après avoir vu avec soulagement que mon affinité Suiton était toujours opérationnelle et que je pouvais toujours utiliser mon sabre, je donnai un coup de poing sur un mur. La perte de contrôle se fit alors et cette fois ci je n'avais eu aucune souffrance. La voix se fit entendre.

-Alors, tu t'es enfin décidé à me contacter, je savais que tu ne serais pas long. Sache que si tu souhaite que je t'entende, il faut que tu penses à ta phrase puis que tu la libère de ton esprit. ca ne devrait pas être trop difficile, il faut juste que tu la lâche, je veux dire, ta pensée.
«Je voudrais conclure un marché avec vous.»
-Vas y, énonce les faits.
«Il s'agirait de vous libérer, de vous laisser accéder à mon corps, et en échange de quoi vous pourriez m'aider lorsque besoin est.»
-À quelle fréquence?
«Comment?»
-À quelle fréquence me libèrerait tu? Je veux dire, une fois par mois ou plus?
«Je m'étais dit trois fois par semaine quand je ne serais pas en mission.»
-Bien, c'est pas mal, quand à moi, en retour, j'entrainerais ce corps et t'aiderais sur le plan tacique lorsque tu en auras besoin.
«Merci, j'avais juste une question, quels sont vos points forts?»
-Mes points forts? Et bien, je suis d'affinité Suiton tout comme toi mais mon véritable talent est le Genjustu. Je suis un as des illusions...
«Je...»

Je repris possession de mes moyens. Content de m'être fait un nouvel allié. Qui plus est un allié que je ne pourrais quitter. Je décidais d'aller trouver Hogiko. Je cherchais ce dernier dans tous les bâtiments, sans succès. Soudain, je tombais nez à nez avec le supérieur hiérarchique de mon senseï. À vrai dire il n'y en avait qu'un dans cette partie là des locaux de la pègre.

-Excusez moi, je cherche Hogiko, sauriez vous où le trouver? demandais-je avec peut être un peu trop d'enthousiasme.
-Désolé Otarin mais il vient de partir pour Arasu, apparament une affaire personnelle. Mais j'ai une totale confiance en lui il reviendra bientôt.
-Merci quand même.

Et bien, on pouvait dire qu'il n'avait pas perdu de temps. Quelue chose me frappa alors, je pourrais peut être invoquer Akira pour qu'il puisse s'entraîner. Malheureusement je me rappellais qu'il n'tait pas resté plus de quinze minutes la première fois et beaucoup moins la deuxième. J'essayais tout de même et, revêtant ma tenue d'entraînement, je me précipitais jusqu'à la cabane. Une fois arrivé je tentais le plus gros uppercut accompagné de chakra que j'étais capable de faire. Je pensais qu'Akira avait la maîtrise de mon corps un certain temps en fonction de la violence du coup.

«Je te laisse t'entraîner.»
-Merci. De plus on dirait que tu as trouvé comment je pouvais prendre possession de toi plus longtemps, c'est gentil d'avoir réfléchi à ça.
«De rien»

Je l'observais pendant trois bonnes heures, il essayait ses techniques de Genjustu, passant de celle qui prenait le moins de chakra et augmentant jusqu'à sa limite. Il avait un panel assez complet de techniques. À la fin des trois heures il se passa quelque chose qui m'étonna plus tard: je m'assoupis.

***

Je me réveillais sur mon lit, plus tard. Il s'était passé cinq heures et, malgré l'entraînement d'Akira, je n'étais pas fatigué. Cela pourrait s'avérer très utile lors des combats. Utiliser la force d'Akira au début pour pouvoir me reposer et avoir beaucoup plus d'endurence. Je comprendrais plus tard que ce fait ne me serait pas d'une grande utilité car, je pouvais certes m'endormir mais pour ce qui était de me réveiller...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Datenshi le 29/11/2009, 16:17

La lune baignait le grand jardin des Hyuugas d'une lueur insolite. A la fois laiteuse, d'un blanc presque surréaliste, et bleutée, comme si les eaux claires du lac renvoyaenit tous ses élans à la lune. J'aimais me trouver ici, à contempler ces fleurs si étranges qui vivaient près de l'eau. Du Hoshi. Des pétales taillés en forme de lames. Blancs au centre, et teintés du sang des cueilleurs imprudents aux extrémités. Une tige tortueuse, se tordant en tous sens, tel un serpent s'échappant du lac. Des épines rares, mais poussant harmonieusement de la fleur. Elles étaient magnifiques et innombrables. Le grand lac en était ponctué en tout point, et il n'était pas rare que la fatigue ait converti toutes ces fleurs en réels serpents à mes yeux. Oui, j'aimais cet endroit. Et ils avaient tout gâché.

...

- "Que... Quoi?!", articulais-je à peine, tant le choc avait été grand.

*"C'est moi ou on est en train de se faire entuber en puissance depuis... j'sais pas plusieurs mois?!! Putain qu'est ce que t'as foutu encore?! Et me regarde pas comme ça! Pour une fois j'ai violé personne, j'me suis pas amusé à retirer des bouts à des gens... RIEN!!"*, s'insurgea Shin' en pensée.

L'ignorant à moitié, je me concentrais sur la réponse attendue de mon sensei... Enfin, la personne que je pensais être assez digne de confiance pour porter ce nom.

- "Cela me fait d'autant plus mal que ceux qui l'ont décrété n'ont pas pris la peine de te le dire en face, Datenshi... Ils ont jugé bon de t'envoyer la personne responsable de ton entrainement.", expliqua l'intéressé.

- *"C'est pas ça qu'on te demande connard!"*, hurla Shin' à travers mon corps, j'étais trop hébété pour l'en empêcher d'ailleurs.

- "Le clan Hyuuga, de par ma personne, vous congédie. Je suis désolé..."

- "Et que dit... Que dit le Kage? De toute cette histoire je veux dire?!"

- "Et bien vous pourrez lui demander vous même. Encore une fois Datenshi, je suis sincèrement navré! Mais je n'y puis rien. Absolument rien...", s'excusa à nouveau le Hyuuga que j'avais considéré avec respect pendant ces longs mois "Ces messieurs des forces spéciales vont vous accompagner chez le Kage, à ma demande.", finit t'il par déclarer en désignant deux ANBUs, apparus comme par magie à mes cotés.

...

Je serrais les poings, impuissant face à ce souvenir... Les ANBUs marchaient à présent en silence. Leurs pas ne laissaient aucune trace. Pas un son ne s'échappaient des masques cachant leurs visages. Pas un bruit, à part ma respiration saccadée. Leurs visages m'étaient inaccessibles, néanmoins, je les sentais tendus. Clairement, accompagner un dingue tel que Shin' à ce moment précis... Oui, ça devait être stressant. Cependant, malgré tous les progrès accomplis, nous étions loin d'égaler un seul membre des forces spéciale! Alors deux?! Impossible.

"C'est autre chose...", pensais-je alors, ralentissant inconsciemment.

- "Ne trainez pas, le Kage vous attend!", lança instantanément un des deux ANBUs, d'un ton sec.

Je me repris et forçai le pas pour me retrouver à leur niveau. Pendant tout ce temps, j'avais tenté d'ignorer les jurons, les insultes et les ignominies que Shin' promettait de faire subir aux membres du clan Hyuuga qui seraient sur son passage. Lorsque justement, l'occasion se présenta au détour d'une ruelle. Le chemin, sombre et étroit, était bloqué par le maitre du clan: Hyuuga Kenmei...

- "Oh. Je vois que le Kage t'as dépêché de la compagnie. Ce vieux singe est rusé... Inutile alors de s'attarder plus que de raison.", dit il, narquois, avant de se diriger dans la pénombre, à une lenteur presque indécente.

- "Kenmei-san! Qu'est ce que tout ça signifie?!", m'écriais-je alors, voyant le chef du clan Hyuuga s'engouffrer dans une ruelle adjacente.

Le ninja le plus proche de moi, en un éclair, m'attrapa le bras et le serra jusqu'à m'en broyer les os! Il m'intima de rester à coté d'eux, et de me taire. Le ton était sans appel, mais Shin' n'en fit qu'à sa tête, comme d'habitude. Un Kô au niveau de la prise pour le faire lâcher, un coup de Ken pour accélérer tous nos mouvements, et il s'élançait déjà à la poursuite de celui qui nous devait des explications. Soudain, le paysage commença à tourner à toute vitesse, je fus pris de vertige et dut m'arrêter pour m'appuyer à un mur afin ne pas m'écrouler. Le Genjutsu s'intensifia, et je sombrais.

*"Putain ce que je déteste ces jutsus à la con!! Encore heureux que ces p'tites tantouzes portent des masques, sinon je leur aurais bien rendu visite... Pendant leur sommeil. Salopards d'illusionistes!!"*

"La ferme Shin'...", soupirais-je, tentant encore de comprendre ce qui m'arrivait.

Je sentis plus que je ne compris qu'on me soulevait du sol. Mon corps fut balloté pendant un long moment. Je percevais des sons, bruyants, rauques, réguliers. La respiration de mon porteur. Parallèlement à cela, des éclairs sonores venait briser le silence oppressant tombé entre Shin' et moi. Les pas des ANBUs étaient espacés, tombaient légèrement avant qu'un doux sifflement ne se fasse entendre à nouveau. Ils sautaient de toit en toit. Bientôt, je n'entendis plus que la respiration. Ils s'étaient arrêtés, et j'ouvris enfin les yeux, libéré du Genjutsu.

Je me levais, accordant aux ANBUs un regard noir pour le traitement qu'ils m'avaient infligés, ce qui ne leur fit ni chaud ni froid. Je tentais de me repérer et réalisais alors que je me trouvais devant la porte d'un bureau. A ma droite comme à ma gauche de longs couloirs s'étendaient jusqu'à disparaitre dans la pénombre. Les ANBUs m'encadraient, et l'un d'eux frappa à la porte.

- "Qu'il entre.", répondit simplement la voix du Kage.

Et on me poussa à l'intérieur.

Le Kage posa le document qu'il lisait, et me regarda, neutre. Je scrutais tous les recoins de la pièce, du coin des yeux. Un sourire contrit étira mon visage.

- "Trois ANBUs? Vous me croyez sincèrement idiot au point d'essayer de me défouler sur vous?", demandais-je posément

- "A vrai dire il y en a cinq. Tu as oublié ceux devant la porte. Mais passons.", répliqua t'il, en souriant. Ne me voyant pas réagir, il continua plus sobrement: "Laissez nous."

Une fois les ninjas d'élite sortis, le Kage se leva. Puis regarda la marque plus claire signant le trou récemment bouché du plafond. Celui-la même que Tetsuya avait créé lors de sa désertion, en faveur de Gensou. Me voyant suivre son regard, il me prévint:

- "J'espère que tu as bien conscience du fait que je n'apprécierai pas du tout que tu prennes exemple sur ton ami."

- "Sans vouloir vous manquer de respect, j'espère pour ma part que vous avec bien conscience du fait que j'apprécierai qu'on m'explique tout ceci.", répondis-je sur le même ton.

Il soupira, se rassis et m'invita à faire de même.

- "Je préfère ...", commençais-je

- "Ce n'était pas une proposition.", décréta t'il, rappelant par la même occasion nos rangs respectifs.

Je m'exécutais alors en silence, et attendis la suite. Il soupira de nouveau avant de commencer:

- "J'aimerai que tu me laisse terminer mon explication, car tu ne vas probablement pas apprécier ce que tu vas entendre dans une premier temps. Aussi, je te demanderai de garder à l'oeil ton alter ego."

- *"Et moi j'aimerai que vous nous donniez une bonne explication! Nan mais sans... hmmm!"* s'insurgea shin' avant que je ne le fasse taire.

- "Nous sommes donc d'accord.", continua le Kage alors que Shin' bougonnait dans son coin.

- "Nous vous écoutons.", répondis-je

- "Te souviens tu du jour où tu es venu ici, me demandant d'être intégré à un clan?", j'acquiesçais, "Tu étais parti avec deux lettres, une pour les Uchiwas, et une pour les Hyuugas.", il marqua une petite pause, " La première demandait à ce qu'on t'oriente chez les Hyuugas, en te faisant passer un test qu'il t'était impossible de réussir, comme réagir à un Genjutsu ou à un Ninjutsu affinitaire.", devant un geste de ma part il fronça les sourcils, et je retint Shin' de le harceler. "La seconde lettre, demandait à Kenmei de te faire passer des tests qui prouveraient que tu étais doué pour le contrôle du chakra "pur", lui affirmant que tu pourrais lui être utile de par tes... particularités."

- "Vous voulez dire le fait qu'on soit deux dans un corps, oui..."

- "Pas seulement, mais passons. Tu ne peux être au courant, mais chaque clan de Chikara a droit à une certaine indépendance. Plus leur sang est fort, plus le village les laisse maitre de gérer leur famille à leur guise. C'est pourquoi le clan Hyuuga a toujours été un problème ici. Non content de maitriser le Byakugan, ils possèdent également un des Taijutsu les plus efficace et maitrisent le chakra d'une manière qui dépasse la plupart des ninjas ici bas. C'est pourquoi ils se sont toujours octroyé bien trop de libertés, menaçant de quitter le village lorsque je tentais de les brider quelque peu.", il me regarda, s'assurant que je le suivais, et je lui fis signe de continuer, "Jamais ils n'ont accepté d'enseigner le "Nen" comme ils l'appellent à qui que ce soit. Bien trop attachés à leurs libertés, ils refusaient catégoriquement. Cependant, je finis par réussir à leur faire démocratiser le Gyo. Mais ce fut tout. Or, lorsque tu t'es présenté à moi, j'ai su que je pourrai tirer profit de la situation. Tu es très doué, naturellement, pour le Taijutsu et la manipulation du chakra. Preuve en est que tu as réussi à accomplir un exploit à leurs yeux: maitriser le Zetsu et le Ten sans leur aide. Du jamais vu. Aussi, tu te doutes bien qu'ils sautèrent sur l'occasion, afin de s'assurer que le secret resterait au sein de leurs murs. Ils étaient trop préoccupés par ce secret pour se demander pourquoi j'avais accepté de te confier à eux.", un sourire tortueux illumina son visage.

Je compris alors où il voulait en venir.

- "Vous m'avez utilisé tout ce temps?!!", m'écriais-je, hors de moi.

- "Parfaitement!! Pour le bien du village, il fallait que cette attitude des Hyuugas cesse! Et regarde toi maintenant! Tu maitrises parfaitement le Jûken et le Nen, et tu n'appartiens pas au clan, mais au village, ce qui veut dire que j'ai tout droit de t'assigner à l'académie, afin de former TOUS nos ninjas au maniement du chakra. Ce qui signifie également que le clan Hyuuga va enfin rentrer dans la ligne de conduite du village!!... Tout ça grâce à toi, car si tu n'étais pas venu me voir, rien de tout cela ne serait arrivé."

Je le considérais autrement à présent. Tous ces encouragements, ces paroles réconfortantes afin de me pousser à continuer l'entrainement, toutes les missions... Ma vie s'éclairait différemment.

- "Et je suppose que me confier les ninjas de Mahou en visite, il y a de ça plusieurs mois, pour leur apprendre le Nen faisait également parti de ce merveilleux plan?"

- "Tout à fait. Si tu étais capable d'instruire ces sauvages un tant soit peu, en particulier cet énergumène de Makaya Korove, même un genin tout droit sorti de ses couches serait largement assez discipliné et doué pour suivre tes instructions! Et à ce que je vois, tu as pleinement réussi! Ce Makaya, par exemple, est à présent un criminel extrêmement dangereux, poursuivit par la moitié de Shinnen!"

*"Yeah touffu! GG bro!"*, s'exclama Shin' intérieurement

La pluie tombait dru en dehors du bureau du Kage. Je ne me rappelais pas l'avoir entendu débuter. Seules les quelques torches fichées aux murs assuraient le peu de luminosité présente. L'atmosphère était pesante. Au fur et à mesure que je démêlais les situations avec ces nouvelles données, elle le devenait de plus en plus. Le Kage finit par rompre le silence:

- "Les Hyuugas vont à nouveau tenter de t'empêcher d'enseigner ce que tu as appris. Aussi, je vais te demander de coucher par écrit tout ce que tu sais à propos du Nen. Dès à présent. Tu prendras ta nouvelle fonction d'instituteur dans deux jours, le temps que l'administration s'occupe de conférer un caractère officiel à tout ceci. Pour finir, un membre des forces spéciales t'accompagnera en permanence."

- "Vous m'utilisez encore tel un pantin Kage-sama... Je ne suis pas sûr d'apprécier."

- "Que tu apprécies ou pas m'importe peu. Tu es un ninja de ce village, je t'ai permis d'accéder à un niveau auquel tu n'aurais jamais pu prétendre sans moi. Ce n'est que justice que tu me renvoies la pareille."

- "Et si je refuse?", demandais-je, poussé intérieurement par Shin' avec qui j'étais d'accord pour dire que "ça craignait grave".

Le kage ouvrit un tiroir, et en sortit une feuille qu'il jeta négligemment sur le bureau. Je la pris, et en fus ébranlé. Ma main se crispa, et je lâchais la feuille froissée sur le bureau. Je m'assis, et pris la plume et le parchemin qu'il me tendit. Cela me prit toute la nuit.

Au petit matin, de monstrueux cernes ornaient mon visage lorsqu'enfin, mon travail terminé, je tournai les talons sans un mot et sortit du QG, la fameuse feuille à la main. Arrivé dans la rue, j'y jetais à nouveau un coup d'oeil et frissonnais. Cela ne m'étonnait qu'à moitié qu'il soit au courant, mais si vite? Alors que je ne n'avais pu la recontacter depuis des mois à cause des Hyuugas qui m'avaient retenu? Je sorti un kunai et détachais la photo de Jou de la fiche informative. Puis je brulais toutes les données la concernant, sachant pertinemment que le Kage en avait déjà plusieurs copies...

J'étais à sa merci.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 1/12/2009, 19:03

-Ainsi, il a pris connaissance de son dossier...
-Et oui.
-Ne prenez pas cet air fanfaron avec moi, espèce d'hypocrite !
-Moua ???
-Je sais très bien que c'est vous qui le lui avez donné après me l'avoir conscienscieusement volé.
-Bon, et alors ? De toute façon je lui aurais tout dit dès que je l'aurais vu. Faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Surtout lui.
-Ce qu'il advient de votre fils ne dépend que de vous, jusqu'à ce que ça rentre dans le domaine du secret-défense.

Seika Daihoshi ouvrit des yeux ronds comme des billes.

-Du secret-défense ?

Puis il s'ensuivit une crise de rire inarrêtable. Le directeur de l'hôpital s'empourpra.

-Je suis sérieux bon sang !
-HAHAHA ! HA HA ! Ha...

Un long soupir.

-Vous m'avez l'air de prendre ça un peu trop au sérieux.
-Vous vous foutez de moi ? Celui qui insultait qui prenait ça à la légère la dernière fois c'était bien vous !

Le père d'Hayamaru posa son coude sur la table, puis son menton dans sa paume, et sortit son plus beau sourire.

-Content que mon petit jeu vous aie plu. Je suis un si bon acteur ?
-Bon, je vais essayer de pas partir en dépression tout de suite...
-Ca serait con de la part d'un médecin de prendre un congé maladie.
-Où est ma corde ? Ha oui, ici. Bon je ferais ça tout à l'heure.

La porte s'ouvrit légèrement. Un homme vêtu d'une longue veste, avec une capuche, et d'un masque animal en bois entra. Aucun centimètre carré de peau n'était visible, et ses yeux disparaissaient derrière deux fentes noires.

-Votre audience spéciale avec le Kage est prête. Je vous en prie.

Seika se frotta les yeux, qui clignaient à une fréquence dangereusement élevée.

-Une audience ? Vous n'êtes pas sérieux là ?
-Ca fait plus de 15 ans que cette histoire dure, il faut en parler sérieusement au moins une fois.
-15 ans... Nan mais je rêve... Y'a jamais eu aucun problème, alors me faites pas croire que ça vous emmerde depuis si longtemps.
-Oui, bon en tout cas c'est fait c'est fait.
-C'est ça ouais. Comptez pas sur moi je me casse.

Il se leva puis se dirigea vers la porte.

-Hayamaru est présent. Vous estimiez qu'il avait le droit de savoir. Autant que ce soit de votre bouche, non ?

Il s'arrêta.

-Bon, ok, je viens. Mais c'est juste pour que vous évitiez de lui bourrer le crâne avec vos conneries.
-Une dernière chose. Surveillez votre langage, s'il vous plaît. Je vous trouve plutôt grossier.

Il eut pour seule réponse le majeur de l'homme à quelques centimètres du visage.

***

Hayamaru était assis, non. Plutôt avachi, comme un gros porc, dans un fauteuil. Il se faisait clairement chi*r. Alors qu'il jonglait avec un petit couteau, la porte s'ouvrit.

-Ha, papa, quand même. Bon on s'en va ? J'en ai marre là...
-Désolé jeune homme, mais l'audience n'a pas encore débuté, le devançea le médecin.
-Hein ? Ha vous voulez revenir sur ça ? demanda Hayamaru, en pointant du doigt le fameux dossier médical.
-Oui. Le fait que vous l'ayez consulté, illégalement bien entendu, nous cause quelques soucis.
-Ho, illégalement, vous savez, je l'ai juste ramassé à mes pieds parcequ'il traînait par terre.
-Je vous prierais, jeune homme, de ne pas vous payer ma tête.
-Vous avez apprécié ma signature ?
-Votre signature ?

Il ramassa les feuilles agrafées et en examina une de près.

-Lu et approuvé ?
-Et signé bien sûr.

...

-VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ??? cracha-t'il d'un ton tonitruant.
-Hey, hey, relax ! s'exclama Hayamaru, les deux mains devant lui, détournant la tête pour éviter les postillons. Je veux plus devenir médecin si c'est pour être aussi stressé et tendu que vous.
-Bon, qu'est-ce qu'il fout votre boss ? coupa son père, toujours aussi aimable.
-Un peu de respect, s'il vous plaît. Il ne devrait pas tarder.

2 petites minutes plus tard, sa seigneurie Kenji Kuroda, Kage de Chikara, fit son entrée.

-Ha, pas trop tôt...

Malgré toute la rancoeur qu'Hayamaru avait fini par éprouver envers cet homme au fil du temps, il ne put s'empêcher, par respect et réflexe militaire, de le saluer à son entrée. Il échangea une poignée de main glaciale avec son père avant de s'asseoir.
Nimporte quel homme puissant en politique dégage une impression de domination.
Nimporte quel homme ayant un poste haut placé dégage une impression de confiance.
Nimporte quel homme possédant de hauts talents pour le combat dégage une aura de puissance.

C'était le cas pour cet homme. Mais le corps et l'esprit d'Hayamaru se refusaient à ressentir de telles sensations. Il ne rêvait que de coller son poing dans la figure de cet homme depuis des mois. Son calme et son sang-froid l'avait toujours préservé d'un tel acte, qui aurait été suivi de lourdes répercussions.

Et il avait l'intention que ça ne change pas. Moins il aurait affaire à ce type, mieux ça serait.

-Hayamaru. Te voilà donc.
-Il semblerait.

Un semblant de froncement de sourcils rassura Hayamaru quand à son insolence, qui le toucherait, il n'espérait que ça.

-Tout d'abord, sais-tu précisément pourquoi tu es ici ?
Je m'en branle la quiche.
-Et bien, j'ai fais quelque chose qu'il ne fallait pas que je fasse ?
-Effectivement, quelle chose ?
Je m'en mouille les glamiches dans de la gelée royale.
-J'ai lu un dossier top secret. Mais comme il me concernait j'en avais rien à faire que ce soit secret. Donc j'ai lu.
-Et ? insista t'il, haussant le ton, clairement exaspéré par l'attitude du jeune homme.
-J'ai appris que j'ai un sceau bizarre sur moi, que pendant la dernière mission il semble qu'il se soit apparemment ouvert puis refermé. Ca correspond au moment où je me suis évanoui. Et alors ?
-Et bien c'est quelque chose de grave.
Je m'en effleure les burnes avec un fer à souder.
-Et c'est parti, les grands mots.
-Tu as surpassé durant le combat, un jounin bien plus expérimenté que toi.
-Cool, je suis enfin devenu superbalèze. Bon, c'est tout je peux partir ?
-Tu n'as pas l'air de comprendre...
-Oui je comprends rien c'est justement ça.
-Ceci est dangereux. Que ce soit pour nous ou pour toi.
Je m'en badigeonne le nombril avec le pinceau de l'indifférence.
-Merci, j'avais remarqué, pour moi. Je porte pas des béquilles pour le plaisir, imbécile.
-JE TE PRIERAIS DE SURVEILLER TON LANGAGE PETIT CON !!!
Je m'en caresse les saintes-parties avec un oursin.
-Bon, écoutez, on va pas polémiquer pendant des heures, je désire pas me mettre toute votre administration sur le dos. Allez au plus court.
-Tu possède en toi une puissance extraordinaire, que tu es incapable de maîtriser.
Je m'en tamponne le coquillard avec un pénis de castor neurasthénique.
-...
-Tu as enfin compris le problème.
-Mais quel problème bordel ? Y'a rien de problématique ! Puisque le truc peut pas tous nous détruire, il est pas dangereux. Donc j'ai raison et vous avez tort tous les deux. En plus vous êtes moches.
-S'il vous plaît, expliquez-lui, vous, vous êtes son père après tout.

Seika Daihoshi était toujours les bras croisés, sans avoir bougé d'un pouce depuis le début de la conversation.

-Non, je trouve son raisonnement très pertinent. Et c'est pas à moi de lui dire ce qu'il doit savoir.
-Pfff... On est pas près d'en finir si personne ne veux faire avancer la conversation, s'autorisa le médecin.
-Franchement, moi je suis plutôt pour qu'elle se termine très vite, alors je souhaite que ça, la faire avancer.
-Bon, je vais y aller plus directement puisque tu souhaites en arriver là.
Je m'en contre-saint-ciboirise.
-Je suis tout ouïe. Expliquez-moi en gros, pourquoi vous traitez ça de secret, puisqu'y a pas raison d'être.
-Mais tu es un danger ! Un danger pour nous tous ! Si tu subis de nouveau une perte de contrôle, tu peux tuer tous les gens autour de toi ! Ca ne te préoccupe pas, ça ?
-C'est plus profond que ça, le vrai problème, n'est-ce pas ?

Hayamaru n'avait pas cillé, en entendant pourtant le Kage évoquer la possible tuerie qu'il pourrait commettre, lui, de ses propres mains. Jamais bien entendu il ne souhaiterait une telle chose. Mais quelque chose n'était pas clair chez les trois hommes.

-Nous avons peur qu'une telle chose se produise au sein du village.
-Hey ho, me faites pas gober ça. Y'a déjà eu de nombreuses histoires au fil du temps, de types qui cèdent leur corps à des types totalement détraqués emprisonnés à l'intérieur d'eux. J'ai même entendu des histoires où c'était des animaux géants. Alors me faites pas croire ça.
-Il connaît l'histoire des Bijoux ?
-C'était que des rumeurs, j'en sais foutre rien.
-Bon bref, passons. Ton père est en partie capable de consolider ce sceau sur ton oeil.
-Mon oeil ? Ha ouais, je me disais aussi, qu'il avait un truc qui allait pas. Donc j'ai un type dans mon oeil c'est ça ?
-Heu. Oui, en gros. J'en arrive donc au douloureux au moment où nous allons devoir te révéler tout ton passé. Tu es né loin d
-STOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOP ! FERME TAGGLE ! Je veux pas savoir ! hurla t'il en se levant de son fauteuil, les bras levés

La surprise empêcha quiconque de reprendre la parole sur le moment. Puis lorsque les mots atteinrent les oreilles du Kage, et qu'il les détailla un par un, il s'aperçut que le jeune homme allait trop loin. La fenêtre ouverte permit à Hayamaru d'obtenir le prélude d'un possible voyage en enfer. Le sol paraissait bas, bien bas...

Trente secondes plus tard, tout le monde eut reprit ses esprits.

-Quoi ? Tu ne veux pas connaître ton passé ? Savoir d'où proviennent tous ces problèmes ? Tu ne veux pas lever le voile de tous ces mystères ?
Je m'en cuisine les patates douces avec un appareil à raclette.
-Non. Et arrêtez d'utiliser votre vocabulaire d'aristocrate, ça fait trop intelligent pour quelqu'un comme vous.
-Ton père lui-même voulait absolument que tu saches.
-Hey ho, minute, je parlais de son dossier. Je lui aurais tout dit seulement s'il avait voulu savoir.
-Laissez mon passé au placard, j'ai autre chose à faire. Ca ne m'intéresse pas pour le moment de savoir où je suis né ni quels autres secrets-défense y'a derrière tout ça. Je veux juste qu'on me foute la paix.
-Je n'avais pas prévu une telle réaction de ta part.
-Super, moi non plus. Bon quel sont les dernières choses dont vous vouliez parler ?
-Et bien, je dois t'avouer que nous n'avons encore parlé de rien pour le moment.
-Mais bon sang, qu'est-ce qui me retient ici ? Une possibilité de perte de contrôle ? Non, vous l'avez vous-même dit. Bon, bah ça s'arrête là.

Quelques minutes d'argumentation inconstructive, à grand renforts de "vous êtes moches, donc vous avez tort", supplémentaires, et il put sortir, s'étant fait plutôt expulser, après avoir fait exploser la barre limite de la patience du Kage.

Pour résumer, personne ne savait encore s'il y avait un risque ou non à le laisser se balader librement. Il ne savait toujours pas ce qu'il avait, à part un esprit démoniaque enfermé dans son oeil, et il ne comptait pas découvrir quoi que ce soit à ce sujet, ni à son passé qu'il savait depuis longtemps différent de celui qu'il avait toujours cru avoir.

Sur le chemin du retour, son père s'adressa à lui.

-Je ne comprends pas ta réaction, toi qui est si calme et discipliné d'habitude. Tu viens de passer pour un véritable voyou, je-m'en-foutiste et insolent. Je ne t'ai jamais connu comme ça.
-Personne ne m'a jamais connu comme ça. C'est la faute de cet homme. Il me met dans un état de nerf impossible. Je crois que je le déteste. ca me fait bizarre, je n'ai jamais ressenti une telle chose. C'est comme si je ressentais constamment le besoin de lui cracher au visage, de le rabaisser psychologiquement, en l'insultant. Je ne comprends pas.
-Je vois...
-Bon, au fait, espèce de père cachotier, tu m'as déjà dit y'a un ptit bout de temps, que tu n'étais pas un simple forgeron, n'est-ce pas ?
-Hum, c'est possible, mais je croyais que tu ne souhaitais pas en entendre parler.
-Je veux pas parler de ça. Tu sais te battre, n'est-ce pas ?
-C'est également probable.
-Apprends-moi à me battre comme tu le sais. lui lança t'il, sur un ton de défi.

Un certain temps mit avant que la réponse ne vint.

-Hum... Si tu refuses d'ouvrir tes esgourdes, alors je ne pourrais rien t'apprendre de concret. Et puis, tu n'es pas encore prêt. Continue sur ta lancée, tu n'as pas à t'inquiéter, tu ne souffre d'aucun retard par rapport à ce que je souhaite. Ou alors si, peut-être une petite chose.

Il venaient enfin d'arriver. Ils entrèrent par la porte principale du magasin d'armes, situé en façade de la forge. Hayamaru prenait depuis tout petit un malin plaisir à observer toutes les armes entreposées, à s'imaginer les manier toutes, avec aisance et grâce.

C'était un garçon intelligent. Son père tenait une forge, fabriquait de nombreuses armes en tout genre. La seule chose qu'il lui ait jamais apprise avait été de sceller des objets à l'intérieur même de son sabre. Ce sabre. L'un des seuls cadeaux de valeur qu'il ait jamais reçu de ses parents. Il n'avait toujours reçu à ses anniversaires que des livres. De médecine principalement. Lors de sa désertion, il lui avait également donné un arc, qu'il conservait scellé. Il maîtrisait le katana au moins aussi bien que son wakizashi, possédait une relative aisance à manier les armes de lancer, et possédait un shaken géant bourré de mécanismes secrets. On lui avait déjà fait remarquer : "Tu comptes t'attaquer à quelle armée avec tout ce bazar ?".

C'est donc presque sans surprise qu'il vit son père arriver, un sceptre blanc à la main. Un objet magnifique, en bois éclatant de luminosité, avec à son bout une décoration au motif torsadé, emprisonnant une pierre incrustée au milieu.

-Si tu veux en apprendre plus, il te faut maîtriser les bases, c'est comme tout. Utilise ce bâton pour te battre sans risquer de tuer ton adversaire.
-C'est du bois, non ? Les ninjas qui se battent avec un bâton en possèdent en métal ou minerai, c'est très solide. Là un coup de sabre et il est foutu.
-C'est du bois par nature très solide. Je ne dis pas qu'il est incassable, mais crois-moi, c'est du solide, j'ai jamais réussis à le casser. Alors toi... Et aussi... non tu verras ça tout seul.
-Donc je dois apprendre à me battre avec ça ?
-Oui. Mais je te préviens, maîtriser à un niveau correct le sabre, l'arc et le bâton, demande un entraînement extrêmement poussé et acharné. Ca ne se manie absolument pas comme un wakizashi.
-C'est clair, c'est beaucoup trop encombrant.
-Tu vas devoir effectuer des rotations pour porter des coups rapides. Après viendra la précision.

Pour Hayamaru, c'était pas tout bénef, étant donné qu'il n'avait jamais pris très au sérieux son maniement de l'arc. Il avait du s'entraîner deux-trois fois avec, pas plus. Et cette mission qui avait duré une éternité. Et cette convalescence qui n'en finissait pas. Et puis... Hippie merde. Au moins il n'avait pas de quoi s'ennuyer.

Encore une petite semaine pour pouvoir courir et sauter dans tous les sens avant de repartir en mission... Je sens que je vais m'amuser.

Il passa les quelques jours restant à viser des cibles, envoyant des flèches nimporte où. C'était pas gagné.

***

Enfin remis totalement sur pied, un petit mois après que son combat contre Makaya ait pris fin, il put se mouvoir librement. Seules quelques courbatures subsistaient. Il invoqua son faucon, Yamanekogan, au petit matin, avant de l'envoyer distribuer une courte lettre aux intéressés. En 7 exemplaires. Sheinji, Otarin, Delze, Keitaro, Tokri, Kensei et Taïga.

Entraînement général. Ramenez-vous chez moi.
Hayamaru.

Durant ses semaines passées à légumiser, Hayamaru avait réfléchi à un programme d'entraînement pour toute l'équipe. Il estimait qu'il fallait que tout le monde fasse des progrès. Les genins en particulier. Il avait confiance en eux, et il voulait qu'ils progressent. Son équipe comportait 3 chuunins et 5 genins. Ca tombait bien. Les grands entraîneraient les petits.

-Bon alors qu'est-ce qu'on fait là ? demanda Keitaro.
-Minute papillon. On est pas pressé. Qui a fait le rapport au Kage de la mission ? Ou plutôt qui était en état de le faire ?
-Personne, répondit-il. Lorsque j'ai pu le faire, Delze le pouvait aussi, mais il a simulé la mort cérébrale. Donc j'ai du me le taper.
-T'as été fier de toi lorsque tu as décris la performance au combat de nous tous ?
-Pas vraiment.
-Voilà le problème. C'est pourquoi je souhaiterais que nous nous entraînions tous ensembles afin de combler nos lacunes respectives.
-Attends, tu veux que je m'entraîne avec vous, mais t'es candidat au suicide ou quoi ? s'esclaffa Delze. Les petits genins suivront jamais le rythme.
-J'attends beaucoup de pédagogie de ta part, Delze.

L'inintéressé se mit à hurler de rire. Un rire presque démoniaque...

-Super, et on commence quand ? demanda Otarin.
-Et bien demain si vous voulez bien.
-Ca va... Heu... Peut-être pas être possible.
-Comment ça Keitaro, c'est quoi le problème ?
-Bah vous avez un ordre mission. Toi, Sheinji, et Otarin.
-Nan c'est pas vrai... Pourquoi je l'ai pas reçu en mains propre ?
-Bah en fait je l'ai là. Le Kage m'a dit que je devrais plutôt te le livrer au lieu qu'il te le donne lui-même.
-Il a toujours les nerfs, c'est pas vrai... Il nous envoie où ?
-Heu. A Nobeoka. Encore.

Hayamaru s'assit par terre avant de plonger son visage dans ses mains. La dépression nerveuse se faisait très proche...

-Nan mais c'est pas vrai... Je rêve.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par zekka muramasa le 4/12/2009, 22:38

(Hrp: Je vais faire comme beaucoup et continuer mon récit à la première personne, c'est plus pratique.)

Bon, bah voilà, je suis debout et j'attends la réponse du type que j'ai renversé. La réponse vient pas. Nan, je l'aurais pas buté quand même? Ce serait vraiment trop con. Je le voyais qui gisait là, habillé de sa blouse blanche et la tignasse qui... bah.. J'arrivais pas à distinguer dans le noir. Tant pis.

Zekka: Eh Ho! Tu dors? T'es mort? Bordel réponds enfoiré!

Sarias: ...

Pas de réponse. Raaah nan! Je l'ai buté! Bon, aller, les grand moyens... Quels sont-ils au fait? Je vais quand même pas tripatouiller un mort, c'est dégueux... Je regarde à ma gauche, à ma droite, derrière et devant... Personne, mit à part ces trois idiots de gardes. Bon je me lance: je lui envoie un grand coup de pied dans les cotes, avec ça il pourra pas faire semblant d'être mort ou de faire l'endormit. Ah! Il remue. ouf... L'est pas mort le bougre, même qu'il se met à parler d'une voix de déterré

Sarias: Ah! Espèce de guignol spongiforme! Pourquoi tu m'as réveillé? En plus les autres idiots me berçaient avec leur hurlements! Qu'est ce que t'as fais sale éponge, ils barrissent plus de tout maintenant! Eléphanteau va!

Zekka: o_O Mais... Mais... Comment qu'il parle lui? Hmpf, je vois qu'il t'est rien arrivé. Bon, à la revoyure l'ami.

Sur ces mots... Assez creux, j'amorce ma fui... euuuh, une retraite organisée. D'accord, je suis lâche, j'aurais du lui renvoyer un torrent d'insultes à la tronche histoire de lui montrer qui c'est la patron. Mais... j'avais déjà donné avec la famille. Baste je prend la tangente vers mon nouveau logement. Les rues défilent rapidement, mon pas est souple, j'avance vite, un vent frais me caressant le dos. C'est rare un vent frais à Chikara, faut en profiter. Un bruit de pas. Quelqu'un me suit? A peine ai-je tourné la tête vers le bruit en question que je tombe nez à nez avec l'autre guignol en blouse blanche. La lune reflète sa lumière sur ses lunettes, ce qui lui donne un air vraiment flippant. Merdeuuh, dans quoi je me suis fourré là.

Zekka: Tu veux ma photo guignol? Un problème particulié?

Sarias: ...

Arf, flippant. Il me regarde avec un air de psychopathe. Nan, sans déconner, personne de sensé suivrait son prochain pour le regarder avec un air de disséqueur de grenouilles, sans dire mot, lui eut-il mit un coup de pied dans le bide, d'ailleurs pour la bonne cause, fallait vérifier si il vivait ou pas, nan? Je continu ma route en accélérant. A partir de ce moment, tout s'enchaîne vite. Sachant que mon appart' n'est plus très loin, deux rues précisément, je me mets à courir à petit pas... Bon d'accord je détale en hurlant à la mort, vert de peur. Personne ne daigne savoir ce qu'il se passe, je suis seul. Ils dorment tous les salauds. J'ouvre la porte du hall d'entrée de l'immeuble, et me précipite dans l'escalier, après avoir brisé un pot de fleur sur mon chemin... Nan en fait... Je vous dois bien la vérité, nan? Je me suis éclaté contre la porte, dans ma panique je fais tomber mes clefs par terre. Pas le temps de chercher, le monstre est à mes trousses.

Zekka: Casse toi! Me tue pas! Je.. Je voulais pas te mettre un coup de tatane dans le ventre!

Sur ces mots, je défonce la porte d'entrée et me précipite dans le hall... Panique totale... Dans ma course, j'oublie qu'il y a un mur en face de moi. Je me le mange, et m'agrippe au pot de fleurs pour me relever. C'est à ce moment qu'il s'est renversé et s'est brisé. Je continue ma course, franchissant 4 à 4 les marches de l'escalier et mets un grand coup dans ma porte d'entrée de tout mon poids. Celle-ci s'ouvre toute seule! C'est vrai, je suis bête: j'avais oublié de fermer à clefs en partant. Je referme la porte derrière moi et la verrouille a quadruple tours. Tout est en place, dans le parfait bordel. Me suis rien fait voler, c'est déjà ça. De toute façon y'a quoi? Un frigo, le nécessaire pour faire à manger, et la table pour manger dessus, avec deux chaises pour s'asseoir. Plus un canapé, un paquet de bouquins et une couverture sur la canapé. Pas assez de fric pour le lit. A peine le temps de souffler que je me sers un grand verre de saké avant d'aller me coucher, sur que mon poursuivant ne m'aurait pas suivit jusqu'à chez moi... J'ai pas réussit à m'endormir comme ça. Des que je me suis étalé sur mon divan, je me mets à entendre des bruits à ma porte d'entrée... Quelqu'un qui grattouille à la porte avec ses ongles. Mon imagination? Sûrement, sûrement! Pour la faire taire, je connais le remède miracle: finir la bouteille de saké, ce que j'accomplit avec héroïsme, c'est à ma portée. Une bonne dizaines de minutes plus tard je roupille ferme, et me réveille le lendemain avec un mal de crâne pas possible. Pas de crissement venant de la porte... Bon signe, je suis pas fou, pas complètement. Je me sert un bol de céréales dont la boite est ouverte. Je m'attable avec ma petite cuillère, heureux de commencer une nouvelle journée. Je prend le bol d'une main, de l'autre la cuillère. Hop, première cuillerée prise. Je m'entends déjà faire craquer ces belles céréales sous mes dents. Krak! Kronch kronch krouich. Vous connaissez le plaisir des céréales le matin? Obligé! Un orchestre symphonique à l'intérieur de la bouche. Ca donne de l'entrain pour la journée. Sauf que ce matin la ça a pas fait Kronch, mais Schmouïch! Si vous connaissez les céréales qui font Kronch, vous devez connaître l'effet néfaste de l'humidité sur celles-ci et leur potentiel croustillant. Ca change pas leur apparence, ça non! Elles sont toujours aussi belles... Sauf qu'au lieu de faire kronch, elles font schmouïch. Vous avez de la soupe dans la bouche. Ca gâche une journée. La mienne est gâchée, et en plus j'entends à nouveau les bruits d'ongles à ma porte... Coordonnés avec mes céréales! Ils ont fait une alliance pour me pourrir mon petit dèj. Je sais pas qui c'est le guignol qui fait ça, mais foi de Zekka, je vais lui faire payer ça! Je suis sur que c'est lui qui a mit de l'eau dans mes céréales! Il va voir cet enfoiré! Je me lève, et part texto vers la porte et l'ouvre avec fracas en gueulant.

Zekka: C'est quoi ce bordel? non de dieu on t'as pas appris à frapper à la porte? Casse-toi avant que je te... OoooOooh...

Encore lui! Il m'avait suivit! C'est lui qui gratte à ma porte depuis hier soir! Nan... Nan... Horreur! Destinée tragique! Miséricorde! C'est vraiment trop tragique. J'abandonne. Je l'invite à entrer et me ré-attable devant mon bol de céréales. Il me suit bien gentiment. Il est constant le bonhomme, il va partout ou je vais, toujours en me regardant avec cet air de chirurgien. Vraiment pas agréable. Flippant, angoissant, dois y'avoir d'autres adjectifs, mais je les ai pas là. Je lui fait signe de s'asseoir sur la chaise en face de moi, ce qu'il accomplit aussi avec brio. Je prend le temps de le détailler un peu avant d'engager la conversation... Grand, lunettes, blouse blanche, cheveux longs avec queue de cheval qui fait tenir le tout en place. Bref, aussi banal que n'importe quel serial killer. Peut etre un peu jeune tout de même. Il doit être plus âgé que moi.

Zekka: Bref, au final, qu'est ce que tu me veux?

Et là, il me tend un truc. Je mets comme tout être humain une seconde pour réaliser qu'il me tend un rat crevé, et une dizaine d'autres pour vomir ma bile dans mes céréales. Mais il est dégoûtant ce type! Tout ce chemin pour me tendre un rat mort? Mon petit déjeuné est kaput là. Finit, plus faim... L'autre ça le perturbe pas du tout que je dégueule devant lui. Pas l'air le moins du monde horrifié. Vraiment louche comme gars, foi de type pas si bizarre que ça. Et il continu l'affreux, je vous raconte, vous inquiétez pas.

Sarias: Je peux analyser? C'est important, j'ai un doute là, si ça se trouve tu ne mange pas équilibré...


Faut pas croire qu'il me demandait mon avis l'enfoiré: il avait déjà prit mon bol et farfouillait à mains nues ma bile mélangée aux corn flakes pas fraiches. L'est pas serial killer, mais plutôt céréales killer. Je vous dit pas l'effet sur moi: je me remet à dégobiller... J'ai l'estomac sensible le matin, surtout que j'ai la gueule de bois, moi. Il attend que j'ai fini de rendre les derniers reste pour me parler.

Sarias: Penses-tu à manger cinq fruits et légumes par jours?

Zekka: Mais... Mais... Qu'est ce que tu me veux à la fin bordel? Tu me suis jusqu'à chez moi pour gratter à ma porte toute la nuit, tout ça pour me faire vomir avec ton rat crevé et analyser mon vomit? On s'est jamais vu bordel! C'est pas possible ça!

Sarias: Ah, pardon petit éléphanteau, je me présente, Sarias Yaseï Hojo... Mais les noms et prénoms sont des inepties. Toi, tu sera l'éléphanteau à tête d'éponge. Et tu ne manges pas assez de fruits et légumes. Veille à avoir une alimentation équilibrée, c'est très important, surtout que ça pourra te servir bientôt... Dans un futur proche, très.

Sur ce, il se lève cette espèce de monolithe et me laisse planté là, moi qui reste sur le cul tellement que j'en reviens pas... Il est pas louche là... Il est taré complet. Je sais rien de lui et il me quitte déjà. Baaah, en même temps tant mieux, j'aurais la paix. Il doit rester un peu de lait frais au frigo... Ah nan, il traîne lui aussi sur la table, ouvert. Il doit avoir tourné. Merde. Avant de partir le Sarias machin truc chouette d'Hojo me donne un dernier cadeau, directement dans les mains. Puis il se casse. J'attend qu'il ai refermé la porte pour ouvrir mes mains. Dedans il y a:

Mes clefs;
Le rat mort.

Je me remets à vomir. Vie de merde.


Dernière édition par Zekka Muramasa le 7/12/2009, 20:47, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Taïga le 5/12/2009, 13:50

Cela faisait déjà quelques jours que Taïga était sortit de l'hôpital, il avait été l'un des premiers à sortir de la chambre même s'il aurait préféré y rester quelques jours de plus. Pour la première fois de sa vie il avait dormi dans un lit douillet et confortable, les draps étaient propres et doux, la nourriture équilibré et pas trop dégueulasse et pour finir certaines infirmières étaient plutôt mignonnes, malheureusement comme il n'avait aucune blessure physique grave nécessitant son alitement(les blessures uro-genito-anal l'empêchaient de marcher correctement mais pas suffisamment) et avait donc été lâchement remis dehors sans le moindre coït médical..."les hôpitaux chikarates sont vraiment nul" pensai l'iroquois alors qu'il était à l'affut au coin d'une ruelle adjacente à l'une des rues commerçantes du village caché du taïjutsu.

Oui, oui, à l'affût...

Pourquoi à l'affut? Tout simplement parce que quand le genin était contrarié, ou bien qu'il avait besoin de réfléchir ou encore pour s'amuser ou pour bien d'autre choses, il fallait qu'il fasse chier les gens, des inconnus de préférence et surtout des civils pour éviter d'éventuelles retombées vengeresses au cas où il serait démasqué.
Qu'est-ce qui le contrariait? Et bien, à vrai dire, Taïga ne s'était jamais réellement entrainé, il n'avait jamais vu l'utilité de devenir plus fort ne voyant pas l'intérêt profond de devenir un espèce de monstre de puissance et puis savoir faire bouger ses marionnettes lui suffisait amplement. Les raisons de ce manque d'entraînement, au delà du côté désagréable de la chose, venaient aussi des préjugés Pinjarras dans lesquels le jeune homme était plongé depuis sa naissance et où les shinobis étaient considérés comme des futurs damnés en puissance et des individus contre-nature. Mais voilà, durant la longue longue mission dont il revenait et qui lui avait causé blessures et humiliation, le genin avait tout simplement été inutile et même boulet par moment et donc la nécessité de l'entrainement c'était imposée d'elle même.
Et donc pour retarder le moment de l'entraînement l'iroquois avait préparé un plan machiavélique et humiliant qui lui permettrait de faire passer ses frustrations, ou une partie d'entre elles en tout cas, sur une pauvre personne innocente.

Taïga avait passé toute la nuit dernière a récolté une quantité importante de crottin de cheval dans l'une des écuries de la ville, puis il avait stocké le dit crottin dans la poche à poison d'Hagahyou, sa marionnette modifiable grâce au kinton, pour finalement le mélanger avec une petite quantité d'eau pour fluidifier tout ça.
Désormais, il était dans cette ruelle dont la largeur ne dépassait pas un mètre et se préparait mentalement à grimper sur le toit pour pouvoir faire pleuvoir une superbe nuée de crottin liquide sur une foule achetant son petit pain de midi. Ça allait être énorme...
Pour monter, plutôt que de faire un grand écart sur les deux murs, ce qui serait très douloureux pour son rectum, Taïga avait décidé de se servir de la marionnette de la blague pour faire sa grimpette. Il avait fait monter Hagahyou sur le toit, après y avoir préalablement accroché des fils, et il allait désormais se servir de ces fils pour grimper et atteindre le haut du mur.

La montée fut tranquille jusqu'au moment où il ripa sur un pan de mur qui semblait avoir été fait par une bande d'afghans alcooliques sous-payés et là...c'est le drame. Entrainé par la chute Taïga eu un mouvement de main inutile pour se raccrocher au fil mais ce mouvement spécifique eu pour effet d'ouvrir la petite encoche en bois qui ouvrait la poche ventrale ce qui fit qu'en plus de tomber du mur, le genin reçut, quelques secondes après le choc dans le dos, une dose non négligeable de crottin liquide sur le coin de la gueule.

Et alors qu'il regardait le ciel bleu et maudissait les quelques passants se foutaient de sa gueule Taïga accepta l'évidence, il serait peut être temps d'apprendre à contrôler le chakra mieux que maintenant...au moins pour pouvoir grimper sur les murs.

Après un nombre impressionnant de douches, un faucon arriva sur la fenêtre de son appartement et y déposa un message comme quoi un entrainement général avait lieu. Si c'était pas beau ça, Taïga n'aurait même pas besoin de demander à ce qu'on l'entraîne vu que les autres allaient le faire de tout façon.
Une fois arrivé...la déception fut énorme. L'autre espèce d'albinos les convoquait juste pour leur dire qu'il fallait qu'ils s'entrainent ensemble mais pas aujourd'hui, le lendemain. Le problème principal serait que le jeune homme devrait avouer sa faiblesse devant les autres et ça c'était pas possible, il fallait donc il aille voir l'un des autres et lui demande personnellement de l'aide


Le Pinjarra passa donc en revue les différents senseis possibles:
-Delze? A éliminer d'office, non seulement il accepterait jamais mais en plus il risquait de le tuer.
-Keitaro? Nooooooon...ce type avait rien d'un pédagogue et puis faut pas déconner non plus.
-Aucun genin, Kensei est un gamin, Tokri un copain de fumette(et on mélange pas travail et fumette) et il connaissait pas particulièrement Otarin et Sheinji. Puis bon, un genin qui demande un conseil à un autre genin...

Il restait donc l'autre idiot d'albinos. Il paraissait un bon choix, du genre calme, sans aucun doute plus pédagogue que les autres et puis son côté pacifiste plaisait assez à Taïga...à part s'il se mettait à péter un câble et essayait de le tuer comme il l'avait fait dans la caverne du pays des fous avec l'autre cinglé. Bref, le fait est qu'un fois les autres repartis, l'iroquois s'arrangea pour parler avec Hayamaru.


_Euh...Hayamaru?
_Qu'est-ce qu'il y a?
_Tu te démerdes bien en contrôle de chakra?
_Ben ouais, ça va...par contre ça vient d'où cette odeur?
_L'odeur, c'est moi et malgré sept douches ça part pas.
_Sérieux? Il t'est arrivé quoi? Du crottin de cheval t'es tombé dessus ou quoi?
_...
_Non, tu déconnes? Bon, on s'en fout
, dit finalement Haya en secouant la main devant son visage, c'est pour quoi toutes ces questions?
_Et bien, à vrai dire, j'ai un léger...
à cet instant le chuunin le regarda avec l'air "dis-moi la vérité maintenant, gros problème de contrôle de chakra et il faudrait que tu m'aides.
_Ok...déjà qu'est-ce que tu sais faire?
_Rien.
_Arrêtes de mentir, tu contrôle une marionnette, j't'ai vu.
_Ouais mais ça c'est d'une simplicité infantile, non?

Quand il apprit de la bouche de son supérieur hiérarchique que pour la plupart des gens, créer des fils de chakra, les coller à une marionnette, les contrôler de manière à la faire bouger tout ça en moins deux secondes n'était pas une formalité, le jeune homme faillit défaillir. Et lorsqu'il s'en remit, la fanfaronnade commença.

_Prenez ça dans les dents les loosers! Je suis le maître des fils les biatchs!
_Et tu sais pas marcher sur les murs...
_Pourquoi tu me casses? T'as pas vu que je vivais un moment là?
_Bon, tu voulais que je t'aide alors je te propose...


La suite ne fut pas très plaisante pour le jeune homme: les heures les plus ennuyeuses de toute sa vie. C'est bien simple, Hayamaru lui demanda de "ressentir" son chakra, de se concentrer, de se laisser aller et de sentir son énergie circuler à travers son corps. En gros, ça ressemblait au séance de méditation de la tribu Pinjarra pour apprendre à gérer la colère sauf qu'il y avait pas d'insultes durant la séance pour voir si la colère était gérer et pas de gâteau sec si la dite colère avait effectivement été gérée.
Cependant, Taïga n'arrivait à rien, il sentait pas le moins du monde le flux de chakra qui le traversait, il sentait qu'il avait la dalle mais à part ça...malgré tout le choix de l'albinos comme enseignant se révéla plutôt bon, celui-ci s'échinant avec succès à calmer le genin de sa frustration tout en le motivant suffisamment pour qu'il n'abandonne pas, une réussite en soi. Mais trois heures sans que rien ne se passe finirent finalement à avoir raison de sa patience.


_C'est pas possible...t'es vraiment nul...
_Et toi t'aurais pas pris diplomatie en option à l'académie par hasard?
_Désolé mais je comprend pas, comment tu peux faire des fils de chakra si tu ressens pas le dit chakra?
_Ben comme ça.


Au moment où ces mots sortirent de la bouche de l'iroquois un fil de chakra sortit du bout de ses doigts flottait désormais dans les airs, prenant différentes inclinaisons selon ses mouvements de doigt. Le visage d'Hayamaru sembla s'illuminer à cette vision.


_Juste pour être sûr, t'es bien capable de rendre tes fils collants?
_Ben oui, faut bien si je veux les relier à mes marionnettes.
_Et tu serais capable de les faire sortir depuis des doigts de pieds?
_Je suppose, oui.
_Essai.


Taïga se releva et, après quelques seconde de concentration et de décontraction pédiculaire, lança sa jambe droite en avant, trois fils de chakra sortaient de ses doigts de pieds.

_C'est trop cool! Lança alors le genin.
_Bien, si t'es capable de les rendre collant alors il suffira que tu les colles sous tes pieds pour pouvoir marcher sur les murs, je suis pas sûr que ça marchera sur l'eau mais c'est un début.
_...euh, ouais mais c'est pas un conseil de grand-mère que je voulais. Si ça avait été le cas je serais allé voir une vrai grand-mère.
_C'est pas un conseil de grand-mère, c'est une astuce.
_Je sais, mais je voulais t'insulter de grand-mère. Et ça change rien au fait que je voulais pas une astuce mais m'améliorer.
_Peut-être mais le fait est que t'es une bille en contrôle de chakra et t'arriveras à rien si t'arrives pas à ressentir ton propre chakra. Donc, je veux que tu te concentre chaque jour au moins une heure de la même manière qu'aujourd'hui et ce, jusqu'à ce que tu ressentes ton chakra. Compris?
_Ouais...
_Et va prendre une douche!
_Ça fera jamais que huit...


Le duo se quitta donc sur ces bonnes paroles et Taïga pensait déjà aux semaines d'éclate totale qu'il allait passer en se cassant, littéralement, le cul chaque jour pendant une heure afin de sentir son flex intérieur.


_Pfff...la tribu avait raison, shinobi c'est vraiment un boulot démoniaque
, ne put s'empêcher de dire le jeune homme en se touchant l'arrière train et en pensant aux heures difficiles qui les attendaient tout les deux.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Jerri Tournechezmoi le 10/12/2009, 17:35

Bouah ! Génial ! Ce type est trop fort ! J’aime ! J’aime, j’aime, j’aime ! J’aime ! Hojo aime ! Zekka, Muramasa… J’aime ! Ouh ouh ! Voila qu’est bon. Wouhou ! Ah, putain, j’ai trouvé ce que je pourrais faire, ça y est ! Je n’ai plus à m’ennuyer… Ce type est génial ! Génial ! Pourquoi? Parce que j’ai beau chercher… Il veut rien dire ! Il est pas définissable ! Pourquoi? On dirait pourtant un bouffon habituel, qui a loupé sa vie. Mais quoi? Pourquoi je ressens pas ça pour lui? J’adore ! J’aime ! Il a rien… Il fait rien, il n’est rien ! Hop, vas-y, j’emporte sa boîte aux lettres. J’oublierais pas son nom comme ça. Ah merde. Il la vide pas. Mais quel dindon ! J’aime. Bon bah, tant pis, je vais poser cette boîte par terre. Je prend le papier où y a écrit Zekka Muramasa et je me le fout dans la poche, et je me taille. Le prochain qui sortira se prendra les pieds dans la boîte. Tant pis. C’est toujours ça de prit. Enfin bref, revenons à Zekka. Alimentation déséquilibrée. Dans le vomi, y avait que des céréales et des pâtes. Les cinq fruits et légumes y sont pas. Moi non plus d’ailleurs. Il fait exactement 1m79 pour 62 kilos. Il a du bol, même en bouffant comme ça, il lui arrivera rien. Il doit être vachement résistant aux maladies. Mais c’est tout, créfieu. J’arrive pas à sonder plus sa façon d’être… C’est génial et ça m’énerve au passage. Je suis las, là. Assis devant le Quartier Général. J’ai une idée derrière la tête. Une putain de bonne idée. Après, faut que j’arrive à négocier… Voyons, voyons… Comment faire? Bof. Commençons déjà par la demander cette mission.


Le Quartier général Chikarate… est finalement le seul endroit où j’ai jamais mis les pieds dans le coin. Bof. C’est… grand. C’est… peuplé. C’est… moche. Pas de couleur. Du gris, du terne. Bah, berk. C’est… haut. C’est un grand dôme en fait. Alors. Cherchons. L’accueil. Ou c’est qu’c’est? Alors… Un homme en noir. Avec un masque. Derrière lui y a un tunnel noir. Y a marqué Anbu à l’entrée. Doit pas être là. Mais je suis en train de penser. Si nos plus forts ninjas se déguisent pour aller bosser, où va le monde? Pas loin. Comprendrais jamais ça, mais franchement j’ai pas envie de comprendre. Enfin si, je demanderais. Un autre jour. Ensuite… deux mètres cinquante à sa droite se balade un gars en tenue de Junin. Pas là. On va pas commencer par le plus dur. Tiens? Une blondasse? A forte poitrine qui plus est? C’est sur, c’est là. Là où il faut aller, y a toujours une blondasse à forte poitrine. Question de principe. Il faut du sexe pour vendre.



« Eyh, blondasse. Je veux une mission de rang D pour un binôme. Donne m‘en une, t‘es fait pour distribuer des papiers non? T‘es blonde tu sers qu‘à ça non? »

Zbaf. Comme qui dirait.


  « Holà. Pourquoi que tu me frappe? T‘es pas la secrétaire à papier qu‘est toujours étrangement collé à son bureau? Donne moi cette mission qu‘on en parle plus. »


Big Zbaf. Comme qui dirait.


« J‘attends mes deux collègues sale gosse ! Elles sont là dedans. Tu vois pas que je tiens leurs affaires dans la main? Je sais pas plus que toi où c‘est moi le bureau de mission ! Dégage! »
« Le bureau des missions? Vous voyez le Junin là-bas? C‘est à lui qu‘il faut s‘adresser. »
« Rmbl. »
« Pardon? »
« Rmbl. »
« Ah d‘accord. »
« Vous avez compris? »
« Non. »
« Je me disais aussi. Au revoir blondasse ! »


Tétra Zbaf. Comme qui dirait.

Pas ma faute moi si elle tiens les sous-vêtements de ses deux collègues devant le bureau du Kage. Genre, elle me frappe dessus parce qu’elle est vénère. Je suis las, là ! Enfin bref, alors que je me dirige vers un sympathique Junin (qui s’avère être le même que tout à l’heure), je me rends compte que c’est le même que tout à l’heure. Merde alors. Enfin, bof. Il est pas beau, je veux dire par là. Mais je m’approche de lui quand même. Je lui parle même. Je suis trop gentil.



« Bonjour humble et laid Junin. Je souhaite obtenir une mission en binôme de rang D en compagnie de Zekka Murasama. Alors donne, gentil Junin. »


Plan machiavélique n’est-ce pas? Forcer la main à Zek, c’est une trop bonn… Et oui.


Zbaf. Comme qui dirait. A croire qu’ils se sont donnés le mot.



« Ne manque pas de respect à tes supérieurs gamin impétueux ! Tu risque pas de monter de grade si tu nous parle comme ça ! Tiens la voila ta mission. Je vous note. Dépêche toi, tu dois y être dans un quart d‘heure ! Je me charge de ton collègue. Je vais lui toucher deux mots du fait que vous êtes des incorrigibles crois-moi ! File ! … … … Eyh, les gars j‘ai réussi à r‘filer le gosse, Mouahahah !»


Holà. Y en a qu’il faut soigner. Je lui ai jamais manqué de respect à cet abruti. Au contraire. Enfin bref. Mon plan fonctionne. Faut vite que je parte. Aux chiottes. D’abord. Ensuite j’y vais. Chez qui d’ailleurs?


Garder le fils du concierge du quartier général pendant que celui-ci nettoie le quartier général.


Abuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus ! Garder un rejeton, non mais n’importe quoi… Je vais le buter ce petit homme moi ! Je vais te le montrer le gosse ! J’arrive gamin ! Je suis en route vil garnement ! Je suis à ta porte crevard de bambin ! Et j’y frappe même à la porte, crétin d’enfant ! Tiens voilà que t’ouvre la porte je vais te foutre un pain moi ! Ah merde. C’est pas le gosse. Bouahahah, l‘est trop moche lui ! Trop bon !

« Salut vieille vioque, je dois garder ton gosse. »
« Qui qu‘t‘es toi? Ah mais crédiou, t‘es l‘bon gars qui m‘garde mon bambino? Eyh, Yneve, viens on s‘taille, y a l‘larbin qui s‘pointe ! Allez, hein. On vous laisse le chtiot !


Putain, c’est chaud de se retenir… Ouah, genre eh, la femme est encore pire ! Ah ah ! J’adore ! Enfin bref. Y a plus qu’à attendre Zekka maintenant. Le gosse dort apparemment. J’ai le temps d’attendre. Ah le voilà qui arrive. Ah, le voila qui repart. Qui repart. Qui repart? En courant qui plus est? Il est vraiment étrange. Je l’ai jamais vu aller quelque part en marchant, encore. A se demander pourquoi. Par contre, il a le don pour se prendre des murs au passage. La preuve. Raaah… Bon, bah j’y vais, hein. Alors que je lui donne un coup à l’endroit où ça fait mal (à savoir le tibia), je le vois qui rouvre les yeux. Je montre la maison derrière avec mon pouce droit.


« Aller, Jo, on doit y aller. Y a des fruits, là-bas. Avec un peu de chance ça te requinquera. Et puis on doit garder ce gosse.
« Rah, mais dégage sale taré ! Je veux pas te voir ! »


Bah? On est amis non? C’est bien le truc qui veut dire qu’on traîne ensemble. En plus, il semblait énervé. Comme si un Junin l’avait fâché pour quelque chose qu’il n’avait jamais fait. Bizarre. Ah, le voila qui se relève et qui se remet à courir. Bon bah, tant pis. Croche patte. Par contre, c’est génial en tombant, il a réussi à se reprendre le mur ! Trop fort !


« Il y a des sous à la clé pour… »


Oyh. J’aime pas eu le temps de dire clé qu’il a foncé vers la maison. Cool ! Enfin, j’ai pas fini ma phrase. Il y a des sous à la clé pour le concierge, ça serait sympa qu’on l’aide. Tiens? Un rat mort? Cet abruti a écrasé un rat mort. Mais il est trop écrasé pour faire la moindre expérience... Ah... Bon bah tant pis on jette. Comment ça "Aïe"? Je l'ai balancé en arrière et il a réussi à se le prendre dans la poire... Bigre. Enfin bref. Je rentre dans la maison, de nouveau. Tiens? Le gosse est réveille et se tient juste à coté du four. Il nous regarde naïvement, une peluche sous le bras.


Je le regarde. Je cherche Zekka, qui sort des toilettes. Genre, le gars il va chez quelqu’un, et la première chose qu’il fait, c’est chier. Je note. Enfin bref, il me regarde méfiant. Puis il regarde le gosse. Alors je le fait aussi. Pas con le mec. Mais je vois la four juste derrière. Mon regarde passe du gosse au four. Et… Du four au gosse. Du gosse au four. Du four au gosse. Du gosse au four…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 11/12/2009, 22:10

(Flash-back)

Je suis dans une prairie, les herbes m’arrivent jusqu’aux genoux, de belles
fleurs multicolores m’entourent. J’en cueille une avec de sublimes pétales
dorés. Je remarque un arbre avec de longues et solides branches. Je saute sur
une branche pour m’allonger, je regarde autour
de moi, je me sens apaisé. À un moment, je baisse les yeux, une magnifique
jeune femme en kimono, elle m’appelle par mon prénom : « Kogito ? ».

Elle possède de beaux cheveux châtain, un nez finement dessiné, des yeux entre
le noisette et le vert pomme, avec des lunettes de secrétaire, des lèvres
légèrement pulpeuses vraiment à
croquer. Puis, phénomène qui ne m’intimide le moins du monde, elle
lévite, elle monte jusqu'à moi, tend ses lèvres près de mon oreille,
elle compte me dire quelque chose, et….

( ???) KOGITO !!!!! DEBOUT
Là-dedans C’EST LA GUERRE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

(Moi) AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHH!!! MAMAN!!!!!
(Momiji) Et ben ce n’est pas trop tôt.
(Moi) ….
(Momi)
Bah quoi ? On dirait que tu as vu un zombie.
(Moi) avec une larme à l’œil : Maman….Oh euh, t’es pas tombé loin.
(Momi) Tu rêvais de qui ?
(Moi) Je suis pas sûr mais…. Je crois que c’était maman, sauf que, dans mon rêve, elle avait des lunettes.
(Momi) Oh… Bon excuse moi de t’avoir secoué mais, Takamichi nous demande. Il nous attend dehors.
(Moi) Ok, donne-moi cinq minutes.

Devant la maison…

(Takamichi) Ah, vous voilà, j’imagine que Kogito a fait un réveil militaire, je me trompe ?
(Momi) Et en plus d’être un Jounin hors pair, vous êtes détective ? Chapeau.
(Moi) Ouais, ben si tu m’avais laissé rêver tranquille je ferai pas cette gueule de bois!
(Momi) Vous avez une mission pour nous Taka-sensei ?
(Taka) En effet, et je pense qu’elle devrait vous plaire, c’est une mission de rang C.
(Moi et ma sœur) Ouais ! C’est pas trop tôt !
(Taka) Vous pouvez arrêter de parler en même temps vous deux ? Merci. Il y a tout de même une condition.
(Moi) Une condition? Laquelle?
(Taka) Vous devez trouver un équipier supplémentaire ; c’est une mission d’escorte, à quatre on sera mieux qu’à trois pour protéger le client.
(Moi) On peut choisir n’importe qui qu’on connaisse ?
(Taka) Oui, bien sûr.
(Moi) Génial, allez préparer vos affaires et attendez moi à la sorti Est du village tous les deux, je serai là dans une heure. Bon on va dire deux heures, je suis nul dans le calcul du temps. A tout à l’heure !!!
(Momi) Ce frangin, il ne changera jamais, toujours impatient de faire quelque chose avec ses amis.

Fantastique, non seulement j’ai une mission de rang C mais en plus je peux
choisir n’importe qui comme équipier !! Youhou! Ce doit être la saint glinglin
ou la semaine des quatre jeudi ma parole!

Bon, je commence à aller à l’auberge de la guilde (clan : j’aime bien ce nom).
Une fois arrivé là-bas, je demande à plusieurs membres de m’accompagner. D’abord Natsu
un mec assez puissant dans le katon, mais il est déjà occupé, puis Grey et Erza
(l’un utilise la glace et l’autre spécialiste des armes et armures) mais sans
succès non plus. Et ainsi de suite, personne ne veut ou ne peut venir avec moi, avec la mission qui a pris de bon éléments du village, on redouble d’effort dans les missions.
Puis je commence à me lasser, je m’assoie donc au bar et demande un jus
de fruit. C’est presque l’heure de partir et je n’ai toujours pas
trouvé personne, fait chier. Noyé dans ma vision de trouver quelqu’un,
j’entends une voix que je n’ai plus eu l’occasion d’entendre depuis
longtemps.

( ???) Une limonade, s’il te plaît Mirajane (la serveuse)
Moi : Heiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnnnnnnnnnn ? Ota ?
Otarin : Kogito? C’est toi mon vieux?
(Moi) T’es rentré de mission depuis quand?
(Ota) Depuis quelques jours, et toi? Ça y est? Tu es Genin?
(Moi) Eh ouais! Et je pars en mission.
(Ota) Quel niveau ? Rang D je parie.
(Moi) Perdu! Rang C!
(Ota) Bienvenue dans la cour des grands !
(Moi) Merci, mais c’est une mission d’escorte, et je dois choisir un équipier supplémentaire.
(Ota) Hum hum. (Il se désigne du doigt et me fais des sourire comment dire… con)
(Moi) Pourquoi tu me fais des clins d’œil et des signes de la main? T’es PD?
(Ota) Hum hum hum! (il continue son charabia encore plus intensif)
(Moi) Mais tu veux quoi à la fin? Tu veux que je t’offre un verre?
(Ota: Hum hum hum hum !!!!!!! (Alors là, on aurait dit un clown complètement bourré de chez bourré!
[b]
Moi :[/b] Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh OK ! Tu veux te joindre à l’équipe c’est ça ?
Ota : Et ben voilà! Moi qui te croyais intelligent. Tu en a mit du temps à trouver.
Moi : Maintenant que tu le dis, je n’ai trouvé personne pour m’accompagner.
Bon c’est d’accord, bienvenue dans l’équipe. Mais par contre, j’hésite encore.
Ota : Bah ? Pourquoi ?
Moi : Je te trouve plutôt fatigués, tu as des pansements sur le visage et les mains et pour finir quelque chose semble te préoccuper, ça c’est passé si mal passé que ça cette mission ?
Ota : Mais non pas du tout! On a eu quelques blessés léger mais sinon rien de grave.
Moi : Otarin….
Ota : Mais non je t’assure tout va bien.
Moi : Bon d’accord, mais on en rediscutera plus tard. Viens on va à l’entrée du village.
Ota : Laisse moi dix minutes pour me préparer je reviens bientôt, c'est la porte Est c'est ça?

Malgré les signes de faiblesses de mon ami, je l’accepte dans l’équipe. Il était évident que quelque chose le turlupinait. Mais laissons là ce chapitre de côté.

A la grande porte Est du village, Takamichi et Momiji nous attendait avec un étrange homme en blouse blanche.

Taka : C’est pas trop tôt! Qui nous a tu ramené?
Moi : Ah oui c’est vrai vous ne le connaissez pas, je vous présente Otarin Rekaïshi, il est un peu boulet mais il a quand même plus d’expérience que moi. Il a insisté à participer à cette
mission, alors du coup, bah, j’ai pas pus refuser.
Taka : Ses bras ont l’air solide, il te conviendra au niveau taïjutsu. Quant à
moi je vous présente notre client : Inotaku Katakakatokitokisaï
Moi : Inoquoi !!??
Taka : Inotaku est un scientifique qui travaille dans un petit village vers l’est, nous devons l’y
escorter pour qu’il y dépose le brevet de son invention, qui d’ailleurs, je n’ai pas du tout compris le système.
Ino: Bien le bonjour mes chers gardiens, je vous remercie de m’escorter jusqu’à Isora, la ville où je me rends. Il y aura un fleuve à traverser, et les pirates sont fréquents dans les environs,
mais il y a peut-être aussi des bandits sur la route. Je vous fais confiants
mes compagnons. Mon invention est un lanceur de chakra, je travaille sur
diverses formes alors c’est encore approximatif.

Cet homme avait une de ses voix sinistre avec des cheveux noirs et longs
avec une queue de cheval et un regard à la fois con et menaçant, à croire qu’il attaquerait
sa propre escorte, Taka était avec sa cigarette, Momiji faisait la même tête
que moi Otarin était dans ses pensées. Je me disais que cette mission allait
être passionnante, résultat : j’étais sûr que j’allais la regretter. Avec un
ami qui à l’air d’avoir des séquelles de sa précédente mission, physique et
sûrement psychologique, et un scientifique sinistre, sadique, un sensei qui se
la coule douce et j’en passe.

Enfin bref, nous nous mîmes en route pour notre destination. En cours de route,
notre client nous narrait des histoires scientifiques complètement loufoques, du
genre qu’il réussi à trouver une décoction à faire repousser les membres, qu’il
à fait fondre la tête d’un de ses collègues, vraiment dégoutant, je suis sûr
que ceux qui en voudraient à son invention en profiteraient pour le faire
taire. En plus de ça, il est d’un paranoïaque ce mec! Vous voulez que je vous dise
les surnoms qu’il nous donne? Et ben je vais vous le dire! Moi :
Père fouettard ; Momiji : Aphrodite (oh la salope) Takamichi : toutou
et Otarin : petit papa noël! Non mais franchement, c’est qui ce type?

Pour plus de sécurité, j’utilisais mon déploiement du pissenlit et Otarin son
Seikakugan. Cet énergumène blanc en profita pour nous harceler, limite très
collé, et aussi très limite je lui colle mon poing là où je pense (oups ! c’est
vrai c’est notre client merde). Il attrapait mes
tiges pour les examiner, si ça continuait, je n’aurai plus de quoi repérer
l’ennemi. Quant à Ota, il utilisait une loupe pour regarder ses yeux, je me
demandais comment il faisait pour rester aussi inflexible, mais je pense qu’il
bouillonnait autant que moi pour ce qui était de son cas.

On commençait à entrer dans le désert, nous poursuivons le chemin tranquillement
mais toujours aussi vigilant pour Otarin et moi.


Inotaku gardait toujours sur lui la sacoche contenant son invention. Il ne voulait
même que nous y jetions un coup d’œil. Un pur parano ce type. Nous continuons
d’avancer, jusqu’au moment où mes pissenlits me signale la présence de deux, non !
Trois ! Douze ? Douze hommes qui s’approchent. Et sûrement pas des
commerçants. Je regarde Otarin qui me fait signe que lui aussi les a
repéré. Je préviens immédiatement Takamichi.


Taka : On dirait qu’ils se manifestent enfin, Otarin ! Kogito ! Occupez vous d’eux, moi et Momiji, nous protégeons le client !

Enfin un peu d’action! Les hommes nous sortent des quatre côtés, devant,
derrière, à gauche et à droite puis se réunisse pour nous foncer
dedans. Nous étions près ! Taka-sensei les mains dans les poches, moi et mon
bâton, Otarin et son sabre, Momiji et son fouet, et………. ET C’EST
PARTIIIIIIIIIIII MEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRRRRDE A TOUT LE MONDE !!!


Moi : J’en prends trois au fond à gauche, Otarin trois au fond à droite, Momiji! Trois devant à gauche et Takamichi, le reste. On fonce et on les fous H.S. !!!

Mon déploiement toujours actif, je le transforme en déploiement fatal. Ils sont
déjà égratignés. Un des brigands quelque peu sur une masse de trucs appelé muscles
me lance: - tu crois nous avoir comme ça blanc-bec?

Ces mots échauffent mes oreilles.

Moi : T’as dis quoi là mon gros ?
Taka : (Aïe! Le truc qu’il n’aurait pas dût dire)
Brigand musclé : T’as bien entendus le morveux!
Moi : Okay, tu vas passer un sale quart d’heure.

Je déteste que l’on m’insulte de cette façon. Donc, je charge mon poing de chakra,
mais en même temps je veux essayer mon chakra raïton, j’ajoute donc la foudre à
mon poing, et je passe au plan O.F.D.T. (On Fonce Dans le Tas). De toute ma
vitesse, je fonce vers ce tas de muscle et lui défonce l’estomac avec mon poing
foudroyant (c’est le cas de le dire), je l’envoie voler jusqu’à la dune d'après, ça lui fait prendre la position du totem de Koh-Lanta (hihihi).


Ce coup magistral fit tourner la tête à Otarin qui me dit : Depuis quand tu maîtrise la foudre ?
Moi : Depuis peu… Otarin attention !!!

Un long sabre arrivait de juste derrière mon ami le sabreur, j’intervins juste
à temps pour parer avec mon bâton.


Moi : Bordel, à cause de toi la formation est rompue! Ça ne te ressemble pas d’être aussi
distrait! Et puis ta manière de combattre est étrange, on en rediscutera plus
tard. En attendant, on se fait les cinq qui sont à notre portée, Ok?

Ota : Fight ! (à voix basse) mais pas trop près.

Je le trouve vraiment pas bien, même pour un retour de mission assez ardu et
pour un assassin que je pensais avec un cœur inflexible, il me déçoit. On
continue le combat au tai, enfin moi en tout cas, car lui continue avec son
sabre avec des attaques plutôt superficielles et deux minutes plus tard, on en
a chacun mit un KO. Il en reste trois en face de nous,
Otarin crie alors :
Suiton : Technique de la vague du requin
Moi : Attends!
Ota : Quoi encore ?
Moi : Refais le à mon signale, je vais y ajouter la foudre.
Ota : Ah ouais pas con !
Moi : Now!

Otarin lance sa technique, puis j’y ajoute l’élément foudre avec mon bras. Pour
former : Moi et Ota : Suiton: La vague du requin marteau foudroyante !

Les trois gars furent emportés par la vague d’eau pour ensuite les voir gire
sur le sol complètement électrisés.


Moi et Ota : Yeah! On les a eus !!
Taka : Et ce n’est pas trop tôt! Ça fait un moment qu’on a terminé Momiji et moi!
Ota : Et le client ?
Taka : Ben d’où qu’il est passé l’Inotaku?
Ino : Je suis ici mes gardiens!

Le froussard! Il s'était enfoui dans le sable un peu plus loin! De plus, c’était imprudent! Il aurait put se faire capturer où tué par l’ennemi!

Après l’attaque, nous reprîmes la route avec Inotaku serrant sa sacoche tout en tremblotant. Refusant de bouger de lui-même, Takamichi le porte sur ses épaules, quel gamin franchement! Nous continuons donc notre route, mais une heure plus tard, le soleil commençait à fatiguer, et les épaules du Jounin aussi à cause d’une andouille quelque peu lourde. Enfin bref, le soleil se couche et nous trouvons un petit coin où
installer les tentes. Nous mangeâmes à notre faim du riz et des
nouilles cuites en trois minutes.


Puis, pendant que nous mangions, je voulais toujours lui soutirer ce qui
c’est passé lors de sa dernière mission. Et pour ça, avec Takamichi nous avions l’habitude de
nous chanter de belles chansons qui nous rappelait des souvenirs. Lorsque vint
mon tour au lieu de raconter une histoire, je vis Inotaku sortir de sa sacoche un
nounours en peluche ? Il est vraiment pas net ce gars, il doit lui manquer deux
ou trois cases parce que là je me demandais comment il avait fait pour devenir scientifique.
Comme je disais, je commence à chanter ma chanson
préférée. Je ne sais pas comment je m’en souviens, bon je vais
commencer sinon on y est encore demain.


« Douce étoile d’été, pourquoi est tu rouge ?
Mes nuits, sont remplies, de rêves nostalgiques.
Belle étoile, qu’as-tu fais d’la vie ?
Moi, je suis triste, et je pleure.

Douce étoile d’été, pourquoi est-tu rouge ?
Mes nuits, sont remplies, de rêves nostalgiques.
J’ai perdu, mes sandales blanches,
C’est pourquoi, je pleure. »

Belle chanson non ? Lorsque mes yeux se posèrent sur Otarin, il était prêt à
verser une larme, cela me fit sourire, heureusement qu’il ne le voyait pas avec
mon masque. Quand à Inotaku, et bennnnnnnnnnnnn, en fait il dormait à poing
fermé, nounours sous le bras et le pouce dans la bouche. Tout le monde alla se
coucher, sauf moi, qui devais faire mon tour de garde nocturne assis en tailleur avec mon bâton sur l’épaule. Au bout d’un moment, j’entendis mon frère d’arme « sans cœur » se lever
pour me rejoindre.


Ota :Euh, Kogito ?
Moi : Oui ?
Ota : Il faut que je te parle de ce qui s’est réellement passé lors de cette mission.

J’étais tout ouïe, pendant qu’il me narrait sa propre histoire, je restais impassible,
mais dans ma tête, je me disais « qu’est-ce qu’il en a bavé». Lorsqu’il eut
fini, je ne savais pas quoi dire, je sentais juste une petite colère monter en
moi. Les membres de son équipes tous sérieusement plus humiliés que blessés, à
part pour un certain Hayamaru dont j’avais déjà entendu le nom, il était toujours
à l’hôpital, et ce cher Iji humilié et peut-être dans le même état qu’Otarin.
Au final, je lui dis : Va te coucher Otarin, demain, nous avons encore une
longue route à faire.


Dernière édition par Kogito Shirahama le 19/2/2010, 13:23, édité 9 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par zekka muramasa le 12/12/2009, 13:54

Bon... Y'a des gens dont le destin est pire que le mien, bien pire. Vous devez connaître cette petite maxime: Un type se retrouve seul et perdu dans le désert. Il se dit logiquement que son sort ne pourrait pas empirer, qu'il a atteint le fond du fond des abîmes infernales de la malchance. Puis ce même homme porte son regard au loin et observe une araignée des sables géante en train de dévorer vivant un autre voyageur imprudent. Tout à coup, cet homme trouve sa situation viable. Tout ça pour dire qu'il y a toujours pire... Bah là, j'ai beau tenter d'imaginer une situation pire que le mienne pour positiver un coup... Je trouve rien... Nada, nitchévo! Quoi de pire que d'être aimé par un fou? Je vous raconte ça de suite:

Après cette matinée maudite ou cet enfoiré de Sarias me pourrit doublement mon petit dejeuné, je parts en quête d'un petit remontant -dans mon bordel ambiant- pour me remettre de mes émotions. Je cherche je cherche, et que dalle. Plus de saké. N'ayant pas la force mentale d'aller au bar à une heure si précoce et passer pour un sale petit alcoolo auprès du quartier entier, je décide de rester au calme chez moi... Bref, je me rendort, affalé sur mon canapé. A peine les yeux fermés que de violents coups à ma porte... -Encore, quel coup de bol!- me réveillent en sursaut. Quelle heure est-il? Après-midi on dirait... genre deux heures. Zappé le déjeuner. Je vais ouvrir la porte en trainant des pieds, j'ouvre et tombe nez à nez sur un jounin -je le reconnais, il est toujours à coté du quartier général- à l'air sévère, munit de ma boite aux lettres.

Lui: Tu es Zekka Muramasa?

Moi: Euuuuh, oui... Pourquoi? et... pourquoi z'avez ma boite aux lettres?

Je sens déjà la mauvaise nouvelle se profiler à l'horizon, j'étais sur ma lancée depuis hier soir.

Lui, se mettant à gueuler: Primo: Une boite aux lettres n'a rien à faire sur un palier! Ça pourrait blesser quelqu'un, même gravement! Deuzio: Toi et ton copain avez un ton autoritaire qui ne colle pas du tout à votre petit statu de Boul... Genins. Il va falloir revoir ça tout de suite avant qu'on vous renvoi à l'académie! Tersio: T'as une mission et t'as intérêt à y être allegro vivo si tu veux pas que je te botte le train. Normalement tu aurais été convoqué par lettre, mais vu votre degré d'insolence, je pense que tu méritais une petite mise au point sur ton statu! Sur ce, j'espère ne pas avoir a te recroiser de si-tôt troufion! Tiens, ta mission au fait.

Moi: ... mais j'ai rien fais... vous vous en foutez? ... tant pis alors... merci quand même...

Je remarque qu'il boite Légèrement en partant avant d'hurler à la mort car le charmant jounin outré par mon attitude soit disant déplorable laisse tomber ma boite pleine de lettres sur mes petits petons à découvert. Je remarque ensuite que ma boite aux lettre s'est prit un grand coup de pied qui a laissé une marque bien profonde. Je ne fais qu'à moitié le rapprochement entre le potentiel destructeur de cette boite et le petit boitement du jounin. Je lit de suite mon ordre de mission, curieux:


Garder le fils du concierge du quartier général pendant que celui-ci nettoie le quartier général.

Pas bien hard comme job... Bon, c'est partit: je m'habille (avec des vêtements propres), je mets mes chaussures, les lasse... Bon, je vous épargne le reste... Je pense bien à remettre ma boite aux lettres à sa place en partant... Je me dirige vers la maison de ce concierge, petite maison à coté du quartier général, pas vilaine... Charmante... Plus beau que mon chez moi... Sauf que... Horreur! L'infâme, L'horrible! Le répugnant! Le sadique tueur en série à mes trousses se tient devant le palier. Naooon! Il aurait pas osé? Demander une mission en me demandant comme coéquipier! Je ne pense pas, je Fuis! Bang! noir. Pas compris...

M'enfin douce quiétude que le silence, le sort qui est le mien n'est pas si mauvais. Une entité supérieur a due œuvrer pour me tirer magiquement des griffes de l'immonde Sarias... Et bah nan. Une douleur me réveille et je tombe nez à nez sur monsieur je gratte à ta porte toute la nuit. il parle... J'écoute pas, les mots sortent logiquement exprimer le fond de ma pensée à l'énergumène:

moi: Rah, mais dégage sale taré ! Je veux pas te voir !

Je me remet a courir... Le sol se dérobe sous mes pieds. Coup du sort... Pas croyable ça. Il y a des sous... Je m'arrête. Sous? fric? Mission! C'est vrai! Je suis un Ninja, pas un lâche! Même avec ce monstre, je dois remplir ma mission. Donc, garder le gosse... La chose devrait être aisée, j'ai passé une partie de ma vie a en garder une nuée. Un seul, mais fastoche les mains dans les poches Gavroche! J'entre dans la maison aux cotés de l'horrible... qui ne trouve rien de mieux que de me balancer un nouveau rat mort. Le temps de chercher les toilettes en retenant le peu qui me restait dans le bide, de les trouver et puis de vomir devant, pas dedans et je reviens dans la course...

Sarias est dans un face à face avec le gosse... Pauvre gosse, pas bien grand d'ailleurs, genre je vous le détaille tout de suite (hééé oué, c'est ça d'avoir eu une belle famille très nombreuse): 4 ans et demi, blond, yeux bleus, une petite tête d'ange apeuré, un peu de morve qui lui coule le long du nez, en bref, chiasseux comme il faut, m'est avis qu'il sait même pleurer, genre... la grande alarme de Chikara, vous voyez? Et j'oublie pas de vous dire comment qu'il est habillé le ptiot: salopette rouge faisant office de pyjama. Je suis derrière le lunetteux, et donc ne voit que le regard... terrorisé du gamin. D'instinct, je me place légèrement entre le Monstre et le gosse. Sarias détourne le regard, que je peux maintenant croiser... Attends attends... Il regarde le four et le gosse tour à tour? Pas bon ça! Mission d'urgence à accomplir: sauver ce gamin des griffes de ce fou-taré-psychopathe-aliéné-de-chez-aliéné. Aucun doute sur les intention de l'infâme: Dévorer ce petit n'enfant. Hop, je fais diversion:

Moi: Hééé... Euuuh... Sarias, c'est ça? T'as l'air d'avoir envie de préparer des petits fours... Tu t'en occupes? Je m'occupe du gosse pendant ce temps la.

Sarias: ...

Moi: Euuuuh, Allo?

Sarias, se tournant vers moi avec un sourire de vampire: Tu penses a ce que je pense?

Moi: ... Comment... Comment penser a autre chose voyons? Évidement que je ne pense qu'à ça depuis que je l'ai vu! Vas y, je t'en prie! cours! Vole! Plonge!

Sarias: ... Youuuuuuupis!

L'est pas insensible à mon discourt l'autre, doit croire que je suis son pote. Il part avec entrain vers le four après m'avoir passé un bout de corde... Je m'étais pas trompé! Il voulait que j'attache le gosse! Comme ça il pourrait pas s'enfuir quand il le mettrait au four. Sauf que Sarias, dans son plan diabolique, a mal calculé une chose: JE L'AI GRILLÉ ET JAMAIS JE NE MARCHERAIS DANS SON SALE COUP! Je m'en vais avec le gamin hors de portée des yeux et des oreilles de l'Affreux, après lui avoir lancé un clin d'œil complice, et briffe le chtiard sur les opérations de survies futures:

Moi: Ça va? Il t'as rien fait l'autre? Comment tu t'appelles?

Lui: Il me fait peur le monsieur à la queue de cheval et aux lunettes...

Moi: Je sais. N'ai pas peur, je vais te tirer de la. Juste tu me donne ton nom et je t'explique ce qu'on va faire.

Lui: Gustaaaveux (le "aaaveux" prononcé comme baveuuuuuux), mais tout le monde m'appelle Gugus. J'ai peur.

Moi: Aller, suis moi, on sort discretement pour alelr faire un tour et on reviens quand tes parents seront rentrés. L'autre doit être dans son trip... Il nous remarquera pas.

Gugus: C'est quoi un trip?

Moi: C'est un truc qui maintient les gens coincé dans leur bulles au point qu'ils se rendent plus compte de ce qu'il se passe vraiment. Aller maintenant silence.

Je lui intime l'ordre de ce taire... En faisant comme tout le monde, un simple "chuuut" en posant l'index sur mes lèvres... Il obéit, c'est cool ça, venant d'un 4-5 ans. Je lui pose une main sur l'épaule et le fait passer devant... Oué, comme ça je l'ai a l'œil... Pas lâche du tout, au contraire... Pour mieux le protéger le gosse que je fais ça. On avance cahin-caha, puis d'un commun accord on se fige avant de passer à coté de la cuisine. Le monstre anthropophage vient d'entamer une chanson guillerette. Pas tout les jours qu'on peut bouffer du gosse, ça m'étonne pas qu'il soit assez heureux pour s'égosiller de la sorte... Il chante pas vraiment faux... Mais vraiment pas juste. Toujours un poil trop haut ou trop bas. Pas assez pour être horrible, pas assez pour être vraiment agréable... Bref, on se remet en marche vers la sortie, doucement, sans faire de bruit. Mais... j'ai comme l'impression que nous laissons des traces derrière nous. C'est pas vrai! le gosse s'est pissé dessus! La trace nous suit! Arg, on aurait tout aussi bien put lui indiquer qu'on se taillait a mister l'affreux jojo.

Bref... On arrive a sortir, et dès que je suis sur qu'il ne puisse me voir m'enf... Mettre en lieux sur le gosse, je l'atrappe dans mes bras et me met a courir... au petit hasard, mais loin. Je pense pas un instant que son père est juste à coté en train de nettoyer le QG et parts dans la direction opposée...

Le hasard fait bien les choses... Ou pas j'ai envi de dire. Au bout de deux minutes de course effrénée, on tombe sur... je vous le donne en mille: la confiserie du village! La seule! L'unique! Le paradis terrestre de tous les gamins entre 0 et 7 ans! Y'a de tout la dedans, parole d'honneur du pauvre idiot qui a dut amener chaque petit membre de sa tribu dans le magasin et le laisser tout dévaliser comme s'il était le roi absolu. Vu la taille de ma famille (je vous donne pas de nombre, ça fait peur... vrai de vrai), le gérant a fini par me connaitre. Un homme corpulent, tout sourire, tout mielleux, avec sa longue moustache... L'avait la tête de l'emploi. il savait le tenir son bizness! Rien qu'a voir la queue que faisaient les gamins pour venir gagner leur aller simple chez le dentiste. Évidement, Gugus lui aussi veut se détruire les dents. En plus j'ai pas de blé, pas moyen d'acheter quoi que ce soit pour lui.

Moi: Laisse tomber ptiot, tu verras ça avec tes parents, ok?

Gugus: bouueu... JE VEUX DES BONBONS!

Moi: C'est pas possible je t'ai dit.

Gugus: JE VEUX DES BONBONS TOUT DE SUITE! MAINTENANT! JE VAIS ME METTRE A PLEURER ET TU TE FERAS GRONDER POUR M'AVOIR MALTRAITE! T'ES QU'UN MÉCHANT AVEC TON POTE BIZARRE! JE LEUR RACONTERAIS TOUT! Et j'en profiterais pour en rajouter au passage histoire de t'enfoncer a mort.

Dedieu, quelle sale petite peste. La peste soit des petits garçons, leur raison cède face à l'attrait du bonbon. Merde, il rentre sans me le demander. Il bouscule plusieurs gosses de son age, voir des plus grands. Je lui évite une belle correction... enfin j'évite surtout qu'il ai une balafre, l'intuition me disant que des parents revoyant leur fils en kit alors qu'ils avaient laissé à leurs boniches un fils entier seraient... très, très en colère. Genre, deux chiards de 7 et 7 ans lui barrent le passage pour pas qu'il les gruge. Gugus insiste, les deux mômes haussent eux aussi le ton. J'interviens vite en attrapant Gugus et en le faisant entrer dans le magasin par la voie des airs. Et oui, sont trop petit les autres, et pis j'dois quelque peut les impressionner avec mes gros poings... C'est bon de ce sentir puissant oué bon d'accord je suis ignoble, c'est juste des gamins de 7 ans... Bref nous voila entré et m'apparait un legé petit problème de rien du tout: Gustave s'est échappé a travers les rayons de confiseries toutes plus sucrées les unes que les autres... Surement avec l'idée de faire un hold-up... Je me lance a sa poursuite... Aussi discrètement que possible... Le patron m'a bien vu entrer... Ça va, il me connait... enfin connait surtout mes frères et sœurs... 1ère journée sans eux au fait. Sans frères, sans sœurs, sans père et sans belle moman... Le pied si ce n'était que je sois prit pour cible par un décérébré depuis hier... Je divague je divague et vous perds! Mais vous en faites pas, je continu à le chercher le Gugus! Je le connais par cœur le magasin, aussi bien que peit Gus qui doit être un grand connaisseur au vu de ses talents pour s'y cacher. là, je vous perds plus: Trois rangée de dodo à la gélatine plus loin, j'assiste à une bataille rangée entre bouts d'choux, tous armées de shurikens et kunaïs en réglisse... Je m'approche discrètement, un peu amusé d'abord... puis désespéré ensuite... Je reconnais à peu près la moitié des combattants qui se battent pour l'étagère des parchemins festifs -vous ouvrez le parchemin et pouf! plein de bonbons pour vous!-, en première ligne: Gustave qui a sauté à la gorge de son adversaire pour l'étouffer en lui enfonçant son kunai dans le gosier... Son adversaire aussi me dit quelque chose... Merde! Un frère a moi! Je regarde les autres gamins... La moitié fait partie de ma famille... L'autre moitié, du coté de Gustave... Aucune idée... En tout cas, c'est pas bon pour moi ca... J'explique: Si ils sont sortis de la niche les ptits, c'est que la maman a trouvé du temps pour les accompagner... En d'autres termes: belle moman rode dans les parages, et j'ai vraiment, vraiment pas envi de voir sa sale tête de dodo enragé. Ils se battent bien d'ailleurs les ptits d'ma famille... Ils prennent rapidement le dessus. L'équipe de gustave se fait submerger de dodo gélatineux a peine machouillés justement pour être bien collant... C'est le moment que je choisit pour intervenir... Plan parfait: je cours et chope Gus au passage en laissant ses petits camarades se faire tailler en pièces... Ca a pas marché, je vous le dit tout de suite... J'ai pas vu que la zone était minée... le sol était jongé de sucreries toutes plus glissantes les unes que les autres... Je glisse comme une sous merdes, Gugus dans les bras pour m'étaler 10m plus loins au pieds de... ma... marâtre! Coup de panique je me relève et part en hurlant... Mes nerfs ont lâché... journée vraiment trop mauvaise. Elle a pas essayée de me rattraper ou quoi que ce soit l'autre... tant mieux... Je sors en trombe du magasin, Gugus dans les bras, et me rend compte que l'on largue du leste a chaque pas... Les bonbons tombent des poches de Gus... Le confiseur semble apercevoir le vol...

Lui: C'est quoi ce cirque?! Au voleur! au voleur!

Zut... la, c'est peut être encore plus mauvais... Une ribambelle de mères se lancent a ma poursuite, abandonnant leurs enfants dans la confiserie... Je cours a en perdre haleine... pourquoi toujours courir... Là! Une ruelle un peu étroite! Je m'y lance, et on va tenter un petit quelque chose... Le Henge. Ça me sauvera peut être... Je fais les signes, pour Gugus et moi... Arg, le résultat n'est pas super... mais ca devrait nous camoufler la tronche le temps qu'elles passent... Et ça marche... Elles n'y voient que du feu! Mon stratagème marche! Dès que la dernière d'entre elles passe le coin de la rue, j'abandonne le Henge... C'était pas non plus une bonne idée... Gugus me fait un signe terrifié du doigt, pointant une forme familière... terriblement familière...

Sarias: Pourquoi est-ce que tu t'es enfuis espèce de Dinde? Le four est prêt, passe moi le gamin.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 13/12/2009, 02:06

Mila ouvrit lentement ses paupières, avec difficulté, en partie encore entre les bras de morphée. La jeune femme constata que son petit ami, Tokri Utak, était déjà lavé et habillé, et s'affairait à présent à fixer son katana autour de sa ceinture.

(Mila) Tu vas t'entraîner?

(Tokri, surpris) Hein? Euh...oui, désolé de ne pas t'avoir réveillé. Je ne voulai pas troubler ton sommeil.

(Mila) C'est mon dernier jour de repos tu sais ...

(Tokri) Je sais … mais cela fait déjà trois jours que je ne me suis pas entraîné.

(Mila, étouffant un baillement) L'entraînement, toujours l'entraînement … c'est une véritable drogue pour toi !

Tokri sentit un soupçon de reproche dans sa voix. Au fond de lui, il avait profondément envie de rester une journée de plus entièrement avec elle. Mais l'Utak avait déjà suffisamment trop délaissé son entraînement.

Je me dois de devenir plus puissant... Assez puissant pour rattraper le niveau de Keitaro et de Hayamaru... assez puissant pour vaincre mon père.


(Tokri) Tu connais mes raisons, non?

(Mila, observant le plafond comme si quelque chose de particulièrement intéressant s'y trouvé) Oui... je les connais que trop bien... et tu sais ce que j'en pense.

Tokri garda le silence et s'approcha d'elle. Mila n'approuvait pas sa quête de vengeance et craignait qu'il perde un jour la raison, qu'elle perde un jour l'homme qu'elle aimait tant. Tokri déposa un baiser sur ses lèvres, si douce.

(Tokri) Je serai rentré pour ce soir, sans faute.

(Mila) Pas tard hein? Promis?

(Tokri) Promis.

Mila lui sourit et l'embrassa à son tour. Tokri Utak était un homme de parole... pour le meilleur comme pour le pire, ce qui était hélas trop souvent arriver.

En fin de matinée


Tokri venait de terminer sa dernière série de pompe lorsqu'une voix familière l'apostropha.

(???) Tu ne lésine toujours pas sur les efforts à ce que je vois !

Tokri se retourna et eût l'heureuse surprise de se retrouver face à son ancien sensei, Gomaki Myô. Ce dernier examina le décor autour de lui, des masses rocheuses surplombant le village du Taijutsu.

(Gomaki) C'est ici que tu avais affronté le jeune Toshirô, non?

(Tokri) Oui. Depuis, je m'entraîne souvent ici.

(Gomaki) Tu évites notre ancien terrain d'entraînement, n'est ce pas?

(Tokri) Oui... il me rappelle trop de mauvais souvenirs.

Gomaki garda le silence durant quelque secondes. Le souvenir de la trahison de Sarouh, puis de celle de Mutika s'étant conclu sur le décés de son jeune frére, Kiame, devait être aussi vif et douloureux dans l'esprit du Jounin que dans celui du Genin.

(Gomaki, sortant finalement de sa torpeur) Veux tu déjeuner chez moi ce midi? Cela fera plaisir à mes parents, j'en suis sûr.

Tokri leva les yeux au ciel. Le soleil pointait déjà haut dans le ciel? Le genin avait passé la matinée à s'entraîner au Taijutsu et au Kenjutsu, son estomac lui réclamait désespérément de la nourriture.

(Tokri, écoutant la sagesse du gargouillement ventral)
J'accepte. Cela fait longtemps que nous n'avons pas discuté longuement.

(Gomaki) Bien trop longtemps …

Sur le chemin jusqu'à la résidence des Myô, Tokri expliqua à son ancien sensei les faits récents qui lui était arrivé: la formation de la team Gomaki et leur échec à la mission de rang B... Gomaki n'avait pas grand chose à raconter. Apparemment, il avait passé son temps à s'entraîner et à livre de menus missions pour le village. Tokri constata que son visage s'était creusé et raidit. Des cernes impressionnantes s'étaient formé sous ses paupières et ses yeux étaient rougis, comme s'il pleurait couramment. Tokri le soupçonna également de noyer son chagrin dans l'alcool... Une fois arrivé chez les Myô, la mère de Gomaki acueillit le jeune Utak comme s'il s'était s'agit de son propre enfant. Ils mangèrent copieusement dans une ambiance bonne enfant. Finalement, Tokri et Gomaki se retrouvèrent seul devant un verre de saké chacun.

(Gomaki) Aimes tu le saké, Tokri?

(Tokri) Pas vraiment …

(Gomaki, après avoir bu son verre cul sec) A ce qu'on dit, un saké qui n'est pas bon signifie que quelque chose ne va pas dans ta vie …

(Tokri) Je n'ai jamais aimé le saké …

(Gomaki, se servant un autre verre) … cela ne m'étonne guére. Okioto non plus n'a jamais trouvé bon le goût du saké. Ce n'était pas mon cas il y a quelques mois encore …

(Tokri) Et depuis quand est-il devenu mauvais?

(Gomaki) … depuis sa mort.

Je connaissais la réponse avant même d'avoir la question ...

(Tokri) Tu n'as rien à te reprocher. Ce qui est arrivé n'est pas de ta faute … aucun de nous n'aurait pu prévoir qu'une chose pareille allait arrivé.

(Gomaki) Tu as tort, je suis entiérement responsable. En tant que sensei, j'aurai dût me douter que Mutika finirait par craquer …

(Tokri, approchant son verre de ses lèvres sans le boire) Que crois tu que je ressente?

Gomaki avala son verre cul sec une nouvelle fois, et grimaça de dégout avant de s'en resservir un troisième. Tokri eût un pincement au coeur. Lui qui avait toujours vu le Jounin comme quelqu'un de fort aussi bien mentalement que physiquement, tel un être indestructible …

Tout homme peut s'affaiblir quand la souffrance est trop forte … n'importe qui, n'importe quand. Nous ne sommes tous que de faibles humains au coeur si fragile; qu'importe l'âge, la rang social ou même la force … Connerie! Je ne m'affaiblirai jamais! Qu'importe la souffrance que je devrai porter, cette dernière deviendra ma force! Je continuerai à avancer, sans m'arrêter, sans prêter attention aux sacrifices!... quitte à répandre autant de cadavres qu'il le faudra sur ma route.

(Tokri, posant son verre sans y avoir bu une goutte) Je vengerai Kiame, Gomaki.

(Gomaki) Non!... C'est à moi de le faire. En tant qu'ancien sensei de Mutika Oroshi, il est de mon devoir de lui faire payer sa trahison!

(Tokri, après un soupir) Comme tu le sens... Bon, je dois y aller. Merci pour ce repas.

L'Utak avala cul sec son verre et tira une grimace de dégoût.

Infect... je ne pense pas pouvoir un jour apprécié la saveur d'un saké.


Gomaki but son verre et l'accompagna jusqu'au bas de la porte.

(Tokri) Tâche de ralentir ta consommation d'alcool...

(Gomaki, le regard perdu dans le lointain) J'y songerai...

Tokri jeta un dernier regard rempli de regret, à son ancien sensei et ami avant de prendre, presque à contre-coeur, la route pour la plate-forme rocheuse. Du moins, c'est ce qu'il croyait.

Prés du terrain d'entraînement de l'ex team Gomaki.


En passant devant son ancien terrain d'entraînement, Tokri constata qu'un jeune homme, qui devait avoir à peu prés le même âge que lui, s'entraînait avec acharnement. Il était facilement remarquable avec ses cheveux blonds, faisant presque pensait à de l'or, et qui était dressé en pique. Il était assez grand et était tout de noir vêtu(tout comme Tokri d'ailleurs) Mais ce qui intrigua le jeune Utak, c'était l'arme que le jeune homme maniait. De loin, on aurait pu penser à une grosse épée mais quand on l'examinait de prés, on se rendait comptait qu'elle avait la forme d'une clef.

Une clef géante en guise d'arme?... C'est qui ce type?

Poussé par la curiosité, Tokri s'approcha du jeune homme. Ce dernier stoppa net le mouvement qu'il allait effectuer.

(Tokri) Salut. C'est quoi ton nom?

(Jeune homme, surpris par la rudesse de cette approche) Euh... Miztoni Makoto. Et toi? Tu es …?

(Tokri) Peu importe (désignant l'étrange clef) C'est quoi ça? Une arme?

(Miztoni) Euh... oui.

(Tokri) Tu te fous de moi?... Cane m'a pas l'air efficace en tout cas.

(Miztoni, apparemment piqué au vif) Pardon? Pour qui tu te prends à te pointer sans crier gare pour te permettre de me critiquer de cette façon?

(Tokri, dégainant son katana d'un pouce) Pour un genin rouillé qui en a marre de se prendre des raclées …

Miztoni prit ses distances d'un bond en arrière et saisit son arme à deux mains, apparemment prêt à en découdre.

(Miztoni) T'es pas sain d'esprit comme mec toi, hein?

(Tokri, la main posé sur le manche de son katana dans l'intention de dégainer) Qui sait? Je n'en suis même pas sur moi même...

Drôle de position que la sienne … Je n'ai jamais vu cela auparavant. Voyons ce que cela donne en défense.

Tokri dégaina et passa à l'offensive, le coup fut paré et Miztoni tenta une contre attaque que Tokri esquiva d'un bond en arrière.

(Miztoni, constatant que Tokri ne retenait en aucun cas ses coups)
Non mais t'es malade ou quoi?!

(Tokri, examinant attentivement la clef)
Interessant... très résistante à ce que je vois.

Tokri repassa à l'action sans crier gare. Miztoni dût faire de son mieux pour esquivait ou paraît la katana de l'Utak. De la sueur coula rapidement sur son front.

(Tokri)
Déjà fatigué?

(Miztoni) La ferme!

Miztoni effectua une roulade sous la lame de Tokri et tenta de le frapper à l'arrière du crâne. Tokri passa souplement sa lame derrière lui et le bloqua aidément sans une once de difficultée Ne se laissant pas démonter, Miztoni enchaîna alors attaque sur attaque qui furent aidément contré par le jeune Utak. Pire, ce dernier engagea la conversation comme s'ils n'étaient pas en train de se battre.

(Tokri) Je ne t'ai jamais vu auparavant... t'es genin depuis longtemps?

(Miztoni, parlant entre deux attaques) Deux... ans... Qu'est ce que...ça peut te foutre?

(Tokri) Deux ans? Et t'es toujours aussi faible que si t'étais sortit de l'Académie il y a deux jours? Mais qu'as tu branler durant tout ce temps?... Oh, excuse moi, j'ai répondu pour toi à ma propore question...

(Miztoni, visiblement mis en rage par les provocations de Tokri) Mais tu vas la fermer oui ?!

C'est ça, énerve toi... parce que là, je m'ennuie ferme. T'es capable de faire bien mieux que ça, je le lis dans tes yeux... de la hargne et une violente envie de faire tes preuves. Allez mec! Remue toi mieux que ça!

Miztoni changea subitement de tactique. Constatant que l'offensive direct était inutile, le jeune homme prit un peu de distance et envoya son arme vers Tokri tel un boomerang. Tokri esquiva et fit passer sa lame à travers l'étrange manche de l'arme. Tâchant avec difficultée de ne pas lâcher son atana sous l'effet de la rotation, Tokri renvoya le projectile à son propriétaire originel. Miztoni dût effectuer une roulade afin d'esquiver sa propre arme. Tokri rengaina son katana et fonça aussi vite qu'il le pouvait jusqu'à son adversaire. Ce dernier reçut un coup de poing à l'estomac avant même qu'il ne comprenne ce qu'il lui arrivait. Tokri l'attrapa par le col et le fit passer au dessus de lui, l'éjectant un peu plus loin. Le genin aux cheveux d'or se ramassa violement au sol.

(Tokri, sortant une cigarette) Montre moi ce que tu vaux au Taijutsu.

L'Utak eût le temps d'allumer sa cigarette avant que Miztoni n'arrive sur lui. Tokri se contenta d'esquiver, les attaques de Miztoni n'étant pas assez rapide pour l'atteindre. Gardant sa cigarette à la bouche, Tokri usa du gyo dans sa jambe droite et exécuta un Chikara Senpuu. Miztoni fut une nouvelle fois envoyé au sol... juste à côté de son arme en forme de clef.

(Tokri, le plat de son katana sur son épaule) On dirait que tu n'es interessant qu'avec cette... ''lame'' entre les mains.

Miztoni ramassa sa clef et la maintint fermement. Il ne semblait pas prêt à abandonner.

C'est ça... je suis sûr que tu n'as pas encore déployé l'ensemble de tes ressources. Interessant ce mec... peut-être pourrai je m'en faire un allié? Avec un peu d'entraînement, il pourrait devenir redoutable.


Tokri examina la clef de Miztoni une nouvelle fois, tout en tirant une nouvelle bouffée de sa cigarette.

Son arme est bien plus redoutable que je ne l'aurai imaginé. Quand à son style, il est brouillon mais efficace. Oui, il est vraiment très interessant …

Tokri tira une dernière taffe et jeta sa cigarette.

(Tokri, écrasant le mégot du talon)
Au faite, je m'appelle Tokri Utak. Enchanté de faire ta connaissance.

(Miztoni, écarquillant les yeux de surprise face à cette soudaine présentation plus qu'innatendu) Euh … je ne sais pas si je dois dire que je suis également enchanté de faire ta connaissance...

(Tokri) Peu importe... (le désignant de son katana) Ne me fais pas perdre mon temps.

L'Utak esquissa un petit sourire entendu. Totalement pris au jeu et certainement excité par le combat, Miztoni le lui rendit.

(Tokri) Très bien, l'échauffement est terminé... Show time!
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 13/12/2009, 18:52

Je me réveillais, soulagé et en même temps affligé des révélations que j’avais faites, quoique peu nombreuses, envers Kogito. Pour moi, montrer ceci était un signe de faiblesse, de la lâcheté. Son air depuis le départ m’avais laissé à penser qu’il ne lâcherait pas l’affaire. J’avais préféré lui relater les évènements qui me remplissaient de honte de mon plein gré plutôt qu’il ne me force la main. Toutes ces révélations n’avaient pas vraiment grande importance mais ça m’avait soulagé de pouvoir les sortir de moi. Les quelques jours ayant précédé mon départ, Hogiko m’avais forcé à tout lui avouer sur Kna. Je lui avais tout déballé à la suite. Cela ne me ressemblait pas… Aussi lorsqu’il fut parti un soupir de soulagement m’avais traversé. Il avait
donc accepté ce que je lui avait dit et tenait à rencontrer notre supérieure. Cela non plus ne me ressemblait pas… Je laissais tout passer sans que la moindre envie de protester ne me vint à l’esprit. J’étais comme vide alors qu’au contraire on aurait pu dire qu’en ce moment j’étais plutôt rempli. Mon corps était traversé par deux consciences: la mienne et celle d’Akira. Justement, c’était à cause de lui que je me sentais vide, inutile. Je ne pouvais plus utiliser mon
Taijutsu, je devenais mou. Le combat de la veille m’avais rassuré. J’avais compris que je n’avais pas encore totalement perdu mes réflexes. Cela était bien, ça me redonnait de la pêche. La perspective d’une mission avec un ami m’avais plu c’est pourquoi j’avais insisté pour venir avec lui. Malheureusement pour moi cette mission n’était pas la bonne. La personne que nous devions escorter était folle à lier. Elle protégeait son « invention » et nous affublait de sobriquets ridicules dignes des plus hautes andouilles. Lorsque le « père noël »(c’était moi et par ailleurs je n’a pas compris de quoi il parlait. Il disait être futuriste et se préoccuper de l’avenir de nos enfants et petits enfants en inventant l’homme qu’ils idolâtreraient.) avait lancé
une paire de shurikens en guise de « cadeau » , ceux-ci n’avaient pas atteint leur cible et finalement j’avais été consigné, derrière le groupe. Le combat n’avait pas tardé et j’avais du reprendre mon poste pour défendre notre homme. À regret, j’avais exécuté cet ordre malgré
mon envie de me joindre à ces brigands et de démolir la petite figure de cet énergumène. Enfin la première partie du voyage s’était terminée et nous en étions là lorsque j’avais dit que j’avais fait des confidences à mon ami. Puis je pris le premier tour de garde en passant le flambeau à Takamichi aux environs de dix heures. Enfin, je m’étais assoupi tout en ruminant mes idées noires.

Je me réveillais donc, faisant signe à Momiji que je partais me promener. J’aurais pu lui dire que mon but était de voir de magnifiques paysages mais je n’ajoutais rien de plus de peur qu’elle ne sente la supercherie, je pensais qu’elle n’était pas stupide et qu’elle me crierait dessus juste
parce que je m’étais foutu de sa gueule, ce qui aurait été vrai car dans un désert, il faut être fort pour voir de magnifiques paysages. Bien que le lever du soleil se reflétait magistralement sur les dunes de couleur miel, le paysage était le même partout. C’est donc avec ces facéties non dévoilées que je m’écartait du campement, l’estomac contracté à force d’essayer d’empêcher un éclat de rire inutile sur ma propre bêtise. Aux alentours du camp, je trouvais des traces de cendres fraîches de la veille ou de l’avant-veille. Puis après avoir marché un bon quart d’heure je me décidais à revenir pour ne pas que l’on s’inquiète sur mon sort; enfin, ceci était juste un prétexte bidon pour rentrer car même si il m’arrivait quelques embrouilles il y aurait plus de contents que d’attristés. M’enfin, je m’en retournais, la mine enjouée, content de ce moment de solitude. Lorsque j’arrivais, Takamichi et Inotaku s’affairaient, Kogito ronflait et Momiji semblait songeuse. Je m’approchais d’elle un air curieux sur le visage.

« À quoi penses tu? La questionnais je.
-Oh, à presque rien, j’essayais juste de trouver une façon moins bruyante de réveiller Kogito, le fait de crier pourrait attirer les bandits, répondit elle avec malice.
-Laisse moi faire, pour les gros dormeurs, je connais mon affaire, lui assurais je. »

Je pris mon élan, bondis majestueusement sous le regard de Momiji et atterris avec quelque peu de maladresse sur le ventre de Kogito. Ce dernier devint tout rouge, écarquillant les yeux comme si ceux-ci n’avaient pas tenu dans leurs orbites et prononça quelques paroles inintelligibles. En deux trois sauts de puces je m’écartais, laissant ma victime reprendre son souffle, il prononça alors, hors d’haleine:

« Otarin, tu es mort… »

Il se leva, puis retomba sur la fine couche de sable située en bordure de son matériel de couchage. Visiblement le coup que je lui avait porté l’avais quelque peu affaibli. Je me disais que si cette petite attaque lui faisait autant d’effet, Sheinji lui n’avait pas une chance d’en
ressortir. Soudain la masse difforme qui constituait son corps se remit en mouvement, il jura mais on ne compris pas bien le sens de ses propos car ceux-ci étaient déformés par l’abondance de sable sur son organe du goût qui n’est autre que la langue. Il m’accorda alors un regard vengeur mais ne se manifesta point, sûrement par peur d’une riposte plus forte de ma part, c’était sur, si il m’attaquait, il mangerais plus que du sable. Son air enjoué revins lorsque le voyage commença. Il avait d’autre choses à faire que de me faire la tête, par exemple chercher du persil pour ne plus entendre le babillage incessant de l’autre andouille qui parlait du surnom de Momiji en relatant la légende associée à ce nom. Pour ma part, je pensais de ces âneries que ce village, qui n’était pas du Yuukan apparemment, devait être constitué d’une communauté d’andouille qui n’avaient pas le mérite d’exister, m’enfin, les « grecs » m’avaient l’air d’être des années en retard sur notre civilisation chikarate. Donc, malgré mes multiples arguments pour raisonner Kogito sur le fait que le persil ne se trouvait pas dans un endroit quasiment asséché comme celui là, ce crétin trouvait toujours des arguments quoique débiles pour contrer les miens. Je le laissais donc s’épuiser à chercher quelque chose qu’il ne
trouverait pas et fit par à Takamichi de mes intentions de partir devant en éclaireur. Il acquiesça d’un signe de tête et se dirigea vers Kogito pour lui demander de me remplacer en tant que garde rapproché de messire le « roi » (des pitres à mon avis). C’était donc le « père
fouettard », légende selon le « roi » apparentée au « père noël » qui remplaça ce dernier. Je me détachait donc du groupe ,non pas sans essuyer une remarque désobligeante de la part d’Inotaku, puis, avec hâte, je m’éloignais de ce dernier.

Je restait donc en avant-garde guettant le moindre signe de danger. Je respirais le plus
doucement possible et me concentrais sur les bruits alentours. Après avoir parcouru environ un kilomètre, des chuchotements se firent entendre, c’était tellement bas que j’eus du mal à les localiser. J’activais mon dojutsu et me concentrais sur l’endroit où ils étaient placés. Je continuais de me focaliser le dessus en les étudiant des pieds à la tête. Ils portaient tous deux un sabre et je n’eus aucun mal à deviner leur intentions. Le fait, juste, qu’ils se cachent laissait à penser qu’il ne me voulaient pas du bien. J’avançais toujours, suivant la même route que si ils n’avaient été là. Je les dépassais, lorsque cinq mètres me séparèrent d’eux, le plus trapu se leva et avança doucement vers moi. Je ne bronchais pas, je continuais d’avancer conscient de la dangerosité de la situation. Même s’ils n’étaient sûrement pas ninja, ils devaient savoir manier un sabre et l’autre inconvénient c’est qu’il étaient deux. L’homme qui s’était déplacé ne
tarda pas à m’atteindre, il leva son arme et l’abattit, férocement en direction de mon crâne. Avant que sa lame n’atteigne son but, je fis volte face, parant son arme puis enchaînant sur une attaque. Je commençais par évaluer son niveau, je compris vite qu’il n’était pas de taille, beaucoup trop lent et avec des coups certes destructeurs compte tenu de leur force mais inutiles car ils s’abattaient à chaque fois sur du vide. Lorsque j’avais enfin pesé le pour ou le contre sur le fait d’utiliser plus de puissance, je m’engageais un peu plus dans ce combat
acharné que j’étais certain de gagner. Il me restais tout de même un doute, je me demandais pourquoi l’autre n’attaquait pas. Soit il croyait que celui-ci n’aurait pas besoin de lui pour combattre, soit, lui, était hautement plus puissant et voulait voir comment je me débrouillait, pour m’éliminer ensuite. Je n’y pensais plus et remis à plus tard cette réflexion. Je lançais une attaque, désarmais mon adversaire puis d’un revers, lui tranchais la gorge. Je pris soin de
recouvrir le corps de sable pour que mes coéquipiers n’aient pas peur de se retrouver avec un tueur. En fait tuer ne me dérangeais pas du tout. J’appréciais même ce plaisir de se sentir victorieux devant le corps ensanglanté de ma victime. C’était la deuxième fois que je tuais
de sang froid, en fait, c’était la deuxième fois que je tuais tout cours. Le deuxième homme s’était dévoilé et je le regardais fixement. Lui serait ma troisième victime. Rappelons qu’un de mes buts est de devenir assassin, donc tuer était ma passion favorite bien que je ne le
montrai point à mon entourage. La seule personne qui connaissait mon goût pour le sang était Sheinji, j’avais décapité un homme sous ses yeux car celui-ci nous cherchais des noises. J’observais donc avec attention l’homme placé en face de moi. De toute façon, son regard
était clair, c’était lui ou moi, il n’y avait pas d’alternative. Celui-ci était plus fin que le premier, plus rapide aussi car il fonça sur moi et j’eus à peine le temps de réagir. Les courbes tracées par nos sabres se joignaient en des points précis. Nos lames tintaient, le bruit était agréable, une brise légère accentua la beauté de cette scène. Nos déplacements étaient tels que l’on aurait cru voler. Ses coups étaient précis et puissants. Il ne semblait pas être ninja mais
seulement un surdoué du sabre. Au fur et à mesure que le combat se prolongeait, la mélodie provoquée par les chocs des armes se faisait plus sourde, presque inaudible. Lui commençait à se fatiguer, c’était ma principale force, l’endurance. Sur un combat à armes égales j’étais
quasiment sur de gagner car l’autre s’essoufflerait avant moi. C’était ce qui était en train de se passer. Le combat quoique majestueux n’avait pas été très intéressant. Il ne s’était agi que d’un enchaînement de coups, beaux certes mais monotones. À un moment, il profita de mon inattention et attaqua, me blessant au flanc. Il venait d’avoir une chance de survivre à ce combat. Il attaque de plus belle. Malgré ma blessure je parais ses coups devenus plus brutaux. ceux-ci l’essoufflèrent et dans un élan qui me réanima un peu, j’avançais ma lame qui lui transperça le corps. Il hoqueta, surpris, je retirais ma lame, il s’affala par terre crachant du sang. Je pris la peine de recouvrir son corps malgré mes yeux embrouillés. Quand j’eus fini mon
travail je m’affalais moi-même usé par le combat.

* * *

Je rouvris les yeux, une forme floue au dessus de moi me parlait, je ne comprenais pas ce qu’il ou elle disait. Je ne sentais presque plus ma blessure, celle-ci devait avoir été bandée. Lorsque enfin ma vue cessa d’être trouble je reconnus le visage de mon ami. Ils ne m’avaient finalement pas oublié. J’espérais fortement qu’ils n’eusses pas trouvé les corps car cela m’éviterait des explications. Au fur et à mesure, les sons aussi me revinrent et je constatais que l’on parlait autour de moi. Je remuais la tête pour voir qui étaient les interlocuteurs. Kogito fut le premier à réagir:

« Otarin, ça va? »

En retour je lui balbutiais quelque chose d’incompréhensible qui ressortit comme un:

« Chaba Chevé pien.
-Je ne comprend rien, articule un peu, je veux bien faire des efforts pour te comprendre mais essaie au moins de dire quelque chose que l’on peut comprendre.
-Laisse le tranquille Kogito, fit une voix derrière, il a besoin de se rétablir! »

Les deux voix qui s’apparentaient apparemment à Kogito et sa sœur continuèrent de se disputer sans que j’en comprenne la nature exacte, je devais être encore un peu trop dans les vapes pour tout saisir. En tout cas ils n’avaient sûrement pas retrouvé les deux corps. Je me
rendormis peu après, d’un sommeil long et profond.

* * *

Je me réveillais, après avoir perdu toute notion de temps, les yeux humides, qui me piquaient. Je me rendais alors compte que j’étais allongé dans un lit avec des draps blancs et propres. Malgré tout une odeur ambiante me mettais mal à l’aise, celle qui avais le pouvoir de me rendre nauséeux: l’odeur de l’hôpital. En ne voyant personne dans la pièce, je m’autorisais une grimace accompagnée d’un râle sourd. J’avais du être soignée par des médecins ninjas car je n’avais quasiment plus mal. Malgré mon envie de rester seul je m’obligeais à appeler une infirmière pour qu’elle prévienne mes amis. Ils étaient sûrement morts d’inquiétude, je me devais de les prévenir de mon réveil. J’espérais toutefois que le fou ne viendrait pas, j’en avais raz le bol des
psychopathes en puissance.

Lorsque mes amis arrivèrent, ils me firent le récit de ce qui s’était passé depuis que je les avaient quittés pour partir en éclaireur. Apparemment ils avaient continué un peu avant d’être stoppés par d’autres bandits venant de ma direction, cela les avait alarmés et ils s’étaient dépêchés de les faire fuir pour me venir en aide si il s’était passé quelque chose, ils m’avaient alors trouvé puis transporté ici, les médecins m’avaient soigné alors que je dormais encore. Je leur relatais alors ce qui s’était passé en leur faisant croire que mes agresseurs avaient fui après m’avoir cru mort. Kogito fronça les sourcils. Il devait sûrement penser que je ne m’était
pas entièrement défendu. Il ne devais pas savoir que je les avais tués. Il serait trop horrifié. J’appris alors que ce village dans lequel je me trouvais, se situait à moins de vingt kilomètres de notre objectif. Nous avions perdu quasiment une journée à cause de ma blessure mais nous repartîmes le lendemain frais comme des gardons (sauf moi). L’arrivée au village de l’autre débile ne fut pas de trop. Il était tard car le client avait une fois de plus retardé notre arrivée
inventant de nombreux prétextes. Le soir, je m’affalais sur le matelas et m’endormais pour une longue nuit de sommeil, le retour à Chikara ne devait, à priori ne durer qu’une journée.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Miztoni Makoto le 14/12/2009, 14:42

(Tokri) Très bien, l'échauffement est terminé... Show time!

Miztoni savait que désormais, il allait en prendre plein la gueule et il devait se concentrer. Depuis le début de ce combat, il s'était énervé et avait complètement oublié de garder son sang froid. Le jeune homme prit un bonne bouffé d'air frais tout en fermant les yeux. Cela surpris légèrement Tokri qui était en train de foncer sur Miztoni à toute allure. Arme à la main, il était pratiquement au niveau de Makoto et il sauta d'un bond rapide pour se diriger encore plus vite sur son adversaire. Seulement, Miztoni ouvra soudainement les yeux et avec son arme, il para l'attaque de Tokri.

(Tokri) Intéressant, il semble être plus le même... J'aurais peut être un très bon combat.

L'Utak avait reculé d'un bond en arrière mais le Genin à l'épée de clef fonça à son tour vers son adversaire. Avec son katana, Tokri se posionna en position de défense, prêt à en découdre de nouveau. Miztoni lança un coup rapide sur le côté droit, parait avec facilité par le Genin au katana. Mais Makoto avait réussit à placer le katana de son adversaire entre les deux dents de son arme. Il tira dessus pour retirer l'arme de son adversaire mais celui ci lâcha pas le morceau. Tokri fut déséquilibré mais gardait toujours son arme. Tant pis, il faudra faire avec et Miztoni ré-attaqua de nouveau. L'Utak dû usé de toute sa rapidité pour parer le coup. Cependant, il était difficile pour lui de parader les coups porté par Miztoni car il n'avait toujours pas reprit son équilibre. Heureusement, il réussit à voir un ouverture et esquiva l'attaque en sautant vers l'arrière.

(Torki) Tu es meilleurs que je le pensais... Mais encore loin de me battre.

(Miztoni, avec plein d'assurance) Il est rare que la taupe voit l'aigle le premier.

Une ombre se forma derrière lui. Miztoni avait formé un clone de lui même et attaquait par derrière. Malheureusement pour lui, Torki l'avait vu et s'apprêtait à affronter ce clone de pacotille. Seulement voilà, le Bushin disparut et en se retournant, il vit Makoto arriver à vive allure sur lui. Torki se sentit bête sur le coup d'être tombé dans un piège aussi stupide. Encore une fois, il dût usé de toute sa vitesse mais aussi de son agilité pour parer ce coup. Finalement, Miztoni n'avait pas réussit à toucher l'Utak mais celui ci avait été trop confiant mais désormais, finit les pièges bidon apris à l'académie. Torki sourit légèrement à Makoto, celui ci ne sentait rien de bon quand l'Utak fit un Daitoppa. Totalement surpris par l'attaque, Miztoni recula de plusieurs mètres en se protégeant le visage de ce souffle violent. Toutefois, quand il se dégagea de ses mains, Tokri était déjà en plein vitesse et à sa hauteur, il eut même le temps de dire...

(Tokri, prêt à lancer un Enchaînement éclair) Toujours avoir un œil sur son adversaire...

(Miztoni totalement désemparé) Fait chier...

Tokri concentra donc son chakra dans ses poings. Miztoni totalement dépourvu ne pu faire quoique se soit. L'Utak commença par un coup dans l'estomac, puis enchaîna par deux coups au visage, et il termina en concentrant son chakra dans son pied qu'il envoi ,après avoir rapidement tourné sur lui même, sur son adversaire. Makoto fit envoyé à plusieurs mètres et s'écrasa lourdement sur le sol. Fier de lui, Tokri resta sur un pied tandis que l'autre était toujours en l'air.

Miztoni se releva, quelques égratignure sur son visage mais également un sourire. L'Utak aimait cet esprit de combat que avait ce garçon au cheveux doré. Mais quelque chose inquiéta Tokri, Miztoni avait toujours le sourire au lèvres et fit même un petit haussement des sourcils envers son adversaire. Le Genin au katana sentait qu'il préparait quelque chose mais quoi ? Alors il observa attentivement son adversaire quand finalement, il vit la supercherie. Makoto n'avait pu son arme et bougeait ses doigts discrètement. Tokri regarda rapidement derrière lui et vit l'arme à la forme de clef se diriger rapidement vers lui tout en tounoyant. L'Utak tenta de l'esquiver en sautant par dessus avec un salto arrière mais ces pieds fut touché par l'attaque et Tokri tomba par terre, le visage en premier.

Miztoni impressionnait beaucoup Tokri, n'hésitant pas à se faire toucher pour riposter après. Une tactique assez dangereuse mais qui avait tout de même marché. L'Utak se releva, tapant sur ses vêtements pour retirer le poussière. Makoto avait récupéré son arme. Les deux adversaires se faisaient face, mais Miztoni était légèrement essoufflé. Il faut dire que prendre une attaque de plein fouet n'était pas chose facile.

Mais pas de temps à perdre. Tokri se dirigea vers Miztoni, arme au poing et prêt à lacérer son adversaire. De son côté, le Genin à l'épée clef attendait patiemment son opposant. Seulement voilà, Tokri usa d'un Kage bunshin no jutsu et maintenant Miztoni avait en face de lui Trois adversaire. Déjà qu'avec un, il galérait mais alors trois, cela ne sera pas évidant du tout. L'Utak fonça d'abord sur son adversaire, suivit de très prêt par ses clones. Makoto parada plusieurs coups, mais il ne faisait que reculer et peinait à contre-attaquer. Par il ne sait quel miracle, il réussit à toucher un clones qui disparut dans un fracas de fumée mais l'attaque des deux autres Tokri ne pu être évité. Miztoni avait le katana de Tokri sous la gorge tandis que le katana du clone se trouvait au niveau du ventre du genin au cheveux d'or.

(Torki, portant un sourire sadique sur les lèvres) Tu as perdu.

Puis son clone disparut dans de la fumée. L'Utak rangea son arme. Il en profita pour attraper une cigarette et l'alluma. De son côté, Miztoni rangea également son arme derrière son dos. Il en profita pour s'assoir également, ce combat l'avait bien épuisé mais il essayait de le monter le moins possible. Tokri le regarda d'un air soucieux, il voyait bien que quelques minutes de plus et Miztoni serait complétement vidé de ses forces. Il l'avait bien senti dans ses gestes lors de sa dernière attaque, ils étaient beaucoup moins rapide et précis qu'au début...

(Tokri) Tu es un bon genin... Mais ton niveau pourrait être meilleur que ça... Tu as foutu comme pendant deux ans ?? Tu as vendu des donuts ou quoi ??

(Miztoni, s'essuyant le front de sa suer) Je ne pouvais pas m'entraîner là où j'étais.

(Torki, intrigué) Et tu étais où juste par curiosité ?

(Miztoni hésitant légèrement) J'étais... j'étais en camps de redressement pour vandalisme. C'est moins qui a foutu le feu à l'académie il y a deux... et j'en suis pas fier désormais.

Raconter son passé à quelqu'un qu'il ne connaissait pas n'était pas chose aisé pour Miztoni mais il avait l'impression qu'il pouvait faire confiance à Tokri. Peut être était il bien naïf mais il voulait se convaincre qu'ils pourront être ami.

(Tokri tout en fumant) Et maintenant, tu fais parti de quelle équipe ?

(Miztoni, le regard baissé vers le sol) J'en ai aucune. J'ai demandé au moins à une vingtaine de sensei de m'entraîner mais tous ont refusé. Tout cela à cause de mon erreur de jeunesse.

Tokri ne savait pas si il fallait le blâmer sur le coup ou pas. Mettre le feu à l'académie n'était pas quelque chose de facilement pardonnable, même lui était partagé entre deux sentiment. Il jeta sa cigarette par terre, l'écrasant avec son pied et tendit sa main vers le jeune homme.

(Tokri, la main tendu vers Miztoni) Viens... Il nous manque un membre dans notre équipe, on pourra toujours voir si mon sensei sera d'accord de te prendre dans l'équipe également.

(Miztoni, se relevant grâce à Tokri) Merci...

Makoto eut un léger sourire aux lèvres. Peut être allait il faire parti d'une équipe comme il le souhaitait, mais ce n'était pas gagné et il ne voulait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Après tout, ce sensei sera peut être comme les autres.
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