Chikara, village caché du sable [RP]

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 18/12/2009, 13:49

Un matin d'hiver à Chikara...

Hiver a-t'il dit ? Il est vrai qu'à Chikara on se rend peu compte de l'importance de choses aussi dénuées de sens que les saisons, lorsque l'on est entouré par le désert. La chaleur omniprésente toute l'année fait oublier tout le reste. Et jamais ce jeune homme n'a apprécié cette chaleur.

Sous la capuche qui protège la fragile constitution de cet être des insolations et autres menaces apportées par le soleil, Hayamaru a le regard perdu dans le vide.

Un passé mystérieux... Foutaises.

Un passé glorieux ? Issu d'un fier clan de puissants guerriers destinés à régner sur le monde, ou à sauver celui-ci du Grand Méchant. Voire les deux. Ouais ce serait cool. Mouarf. La honte...

Non, il est plutôt destiné à venger un clan détruit par un terrible malheur. Complot des puissants, assassinats massif par un traître. Vivre tout le restant de ses jours à rechercher le pouvoir et la puissance pour tuer encore plus. Waw. Et dire que ça existe les gens comme ça...

Chaque cas qu'il envisageait ne l'enchantait guère. Qu'aurait-on pu lui cacher, qui fasse qu'il ne devait pas savoir, sans que ce soit important ? Rien. Donc c'était quelque chose d'important. Quelle puissance de réflexion extraordinaire. Bon c'est pas tout, j'ai des trucs à faire.

Laissant de côté ses idées noires, il s'arracha à la contemplation du désert qui s'étendait devant lui. S'asseoir en haut de la gigantesque -mais inutile- porte blindée du village et admirer l'horizon était un passe-temps. Bizarre. Pourquoi faire une telle chose ? Quelle perte de temps vous ne trouvez pas ?

Il caressa le plumage argenté du faucon couché à sa droite une dernière fois. Puis il tendit sa main gantée et l'envoya se percher sur son épaule.

"Tu as l'âme d'un chef."

On lui avait souvent dit des choses comme celles-ci qu'il refusait d'acquiescer, le plus souvent par modestie que réel refus. Mais aujourd'hui le premier qui lui disait une chose pareille avait intérêt à courir vite. Il partait dans 2 jours pour une mission dont il ignorait encore tout. A part la destination. Ce lieu maudit qu'était Nobeoka. Et pour être honnête, se voir attribuer une nouvelle fois le commandement d'une équipe le rendait malade. L'échec cuisant de la dernière mission, causant la quasi-totale annihilation de son équipe lui avait permit de se dégoûter autant que possible de sa faiblesse et de son incapacité à protéger ses compagnons. Reprendre le commandement lui faisait peur. Une peur atroce, qu'on s'efforce de refouler autant que l'on peut. "Mais non ça ira !" diront certains. Pourtant cette saloperie de terreur qui lui collait au ventre. Il en avait même vomi plusieurs fois durant son hospitalisation.

Et voilà, c'était reparti, il n'avait pas réussi à contenir ses mauvaises pensées. Reprends-toi bordel !!!

Il se leva, puis longea le mur d'enceinte en marchant, tranquillement. Il décida enfin à s'enfoncer vers le coeur de Chikara. Il prit la décision de passer par le terrain d'entraînement principal pour voir si un de ses compagnons y était. Il redoutait à présent leur contact. Leur dernière petite réunion avait été courte et chacun était retourné chez lui, presque sans mot dire. Cette proposition d'entraînement en commun permettrait à chacun de faire progresser ses capacités en accord avec les autres. Cela faisait aussi progresser le travail en équipe, faisant en sorte que chacun découvre les capacités des autres et s'en serve du mieux possible au combat à plusieurs. Et ça renforçait également les liens entre les membres. Et ça permettrait à Hayamaru de reconstruire celui qu'il était persuadé d'avoir perdu envers de ses amis.

Faire équipe avec quelqu'un qui pouvait vous tuer à la moindre occasion ne semblerait rassurant pour personne. Et c'était en quoi le jeune homme se sentait profondément coupable...

Il se perdait tellement dans ses pensées qu'il s'aperçut à peine qu'il prenait un chemin autrement différent que celui qu'il avait prévu. Il imprima et se récita mentalement des stratégies de combat simples, pour se vider la tête, en attendant d'arriver. Il aperçut au moins un de ses coéquipiers. Tokri fumait, en plein milieu du terrain quasi désert. Au moment où Hayamaru posait le pied sur le sol infiniment retourné par les années d'entraînement de générations de shinobis, il disparut des regards. Tokri parlait à un jeune garçon. Hayamaru se dirigea vers un arbre non loin d'eux, et s'allongea à l'ombre des branches. Tokri l'entrainaît, apparemment. Mais ce n'était certainement pas avec la plus infinie douceur. Le petit dégustait. Il semblait posséder une défense élaborée, et ce grâce à une épée à la forme inconnue d'Hayamaru. Sa rapidité semblait correcte pour un genin, mais Tokri était plus fort. Il se retrouva au tapis plusieurs fois.

Déçu de la prestation du jeune épéiste blond, il décida d'y mettre du sien. Alors que son attaque sans danger visait Tokri à la tête, ce dernier se mit en garde, le sabre en hauteur. Au moment où les deux lames se rencontrèrent, Hayamaru appuya mentalement sur la lame de Tokri. Le coup le déstabilisa légèrement et son adversaire prit l'avantage. Ce ne fut pas suffisant. Son arme lui fut arrachée et un coup de poing dans l'abdomen l'envoya rejoindre cette dernière.

Il était plaisant de jouer ainsi, sans que personne ne nous voie. Le regard suspicieux du jeune Utak envers le blondinet lui fit comprendre que Tokri avait senti quelque chose d'étrange. Enfin bref. Lorsqu'il furent partis, Hayamaru somnola un petit moment ici.

Il émergea enfin d'une semi-conscience agitée. D'un simple bond sur pied, il quitta le terrain en ramassant au passage un morceau de papier cylindrique laissé tombé par l'un des deux combattants. Il rentra simplement chez lui.

Cette journée était monotone. Il allait s'allonger sur son lit, et ouvrir un bouquin de médecine et lire jusqu'à s'endormir. Qu'est-ce que la vie pouvait sembler chiante. Il passa la main dans ses cheveux et démêla quelques noeuds. Quelques fils blancs lui restèrent dans les mains. Il les regarda avec la sensation étrange qu'ils ne lui appartenaient pas.

Lorsqu'il poussa la porte, c'est son père qui lui adressa la parole le premier.

-Que faisais-tu ? On t'a attendu pour manger !
-Ha. Désolé. Je me suis assoupi sur un terrain poussiéreux.

Et la conversation s'arrêta là. La flemme, ou bien simplement un gros coup de fatigue l'avait frappé ? Il attrapa un quignon avant de le mordiller sans grande conviction. Le pain n'avait aucun goût. Juste un tas de farine compressée et mal cuite. Il le jeta par la première fenêtre venue sans même le regarder. Il monta l'escalier et se retrouva dans sa chambre. Un lit défait, des fringues sales par terre, un bordel indescriptible sur son bureau. Son faucon alla se percher sur une barre du lit, sans rien dire de plus. Et il fit ce qu'il avait prévu. Il lut.

C'était bientôt l'heure de manger. Il n'avait pas plus faim que si il avait pris un repas normal à midi, au lieu de manger quelque miettes de pain. Son père l'appela un peu avant.

-Ouais ?
-C'est quoi ton problème Hayamaru ? Tu t'es fait larguer ? Arrête de tirer cette tronche.
-Fous-moi la paix. Tu voulais quoi ?
-J'ai entendu dire que tu pars en mission dans pas longtemps. Très peu longtemps même.
-Et c'est exact. Et alors ?
-Tu te sens prêt ?

Hun hun... C'était bien son genre de deviner ses faiblesses rien qu'en l'observant.

-Non, absolument pas.
-Il y a un problème.

Ce n'était pas une question, bien entendu.

-Oui.
-Quel est ce problème ?
-...
-Oui ? Je t'écoute.
-J'ai peur.
-Peur de quoi ?
-J'ai peur d'avoir perdu la confiance de mes amis, d'avoir brisé l'amitié qu'ont mes compagnons envers moi, j'ai peur de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend de moi ! J'ai peur d'échouer, de les voir se faire tuer ou de les tuer moi-même !
-Alors prends tes couilles à tes 2 mains et assumes ton statut de chef d'équipe.
-Mais je ne mérite pas d'être chef d'équipe !!! Je ne mérite aucune considération !
-Cool. Donc là comme c'est parti ils vont crever tes potes. Rien n'est moins sûr. C'est dommage pour eux. Pas de chance qu'ils t'aient connu.

Et il sortit de la pièce, laissant Hayamaru planté là avec tous ses problèmes que personne ne voulait entendre ni comprendre. Il se sentait abandonné, incomprit. Seul. Personne ne croyait en lui. Il sortit de la maison en claquant la porte.

Il déambulait de nouveau dans les rues de Chikara, le ventre vide et la tête pleine d'interrogations.

La crise existentielle de l'ado... Je t'en foutrais moi... Connard.

Il insultait mentalement un type qui n'existait pas. Ca commençait à aller loin là...

Ca va passer... Détends-toi.

Il eut envie d'aller saluer une amie. Une vielle amie. Qu'il n'avait pas vue depuis 2 longues années. Il se trouvait enfin à l'entrée de son habitation. Il poussa la grille qui grinçait puis s'avança à travers les allées. De magnifiques blocs de marbre formaient un quadrillage irréprochable, apportant un peu de beauté à ce triste endroit.

Il sortit un petit objet long et fin de sa poche. La nuit s'était abbatue sur Chikara rapidement. Le froid avait attrapé Chikara dans ses serres douloureuses. Hayamaru tremblait à présent. Il s'agenouilla devant la pierre qu'il cherchait. En appuyant sur la petite gâchette de l'objet, il réchauffa son visage en le placant à 15 cm au-dessus de la flamme. Cette seule lueur dans le nuit noire lui rappela à quel point il se sentait seul.

J'ai fait des choses qui m'ont fait passer pour quelqu'un de dangereux, moi, le plus pacifique des shinobis. J'ai toujours été juste, humble, et bon. Voilà comment on me le rend... Faut-il être chanceux pour être heureux ?

Il embrasa le mystérieux bout de paperasse avec lequel Tokri se baladait en permanence à la bouche. Beuark. Comment il fait pour respirer ça ? Il écrasa prématurément la cigarette dans ses mains, entachant ses gants blancs de traces noires.

Qu'aurais fait quelqu'un d'aussi insoucieux que toi, Seshiru ? Dis-moi donc.

La tombe resta muette. Il posa le front sur la pierre glacée. Le souvenir de ses anciens amis présents autour de lui lui firent lâcher quelques gouttes du liquide salé produit par ses glandes lacrymales. Il n'avait pas pleuré depuis plusieurs années. Ces quelques milligrammes qu'il venait d'expulser de son corps sous forme liquide lui avait faire perdre une partie du poids énorme qui lui reposait dessus.



Il se réveilla le lendemain matin sur un toit, devant une fenêtre plus précisément. Son premier rire depuis plusieurs mois lui fut causé par la tête d'ahuri tout juste sortant du lit d'un jeune garçon aux cheveux noirs et blancs qui hallucinait de voir son clochard de chef camper devant la fenêtre de sa chambre. Il lui attrapa la tête et frotta dur du poing sur son crâne alors qu'ils riaient aux éclats tous les deux.

Pleurer, rire. Je n'avais pas fait ces choses depuis si longtemps... Aurais-je oublié comment vivre heureux ?

***

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Keitaro le 21/12/2009, 21:24

(Keitaro) - Nooooon ! Il est hors de question que j'avale une goutte de plus de cet immonde breuvage !

(Infirmière) - Ne faites pas votre gamin ! C'est votre dernier jour à l'hôpital et vous devez boire votre médicament !

(Keitaro) - Ce machin que vous osez appeler "médicament" sent la gerbe et il y a plein de grumeaux douteux à l'intérieur ! Il faudra me passer sur le corps avant que je me résigne à boire ça !

(Infirmière)- Si vous le demandez si gentiment ...

Un peu plus tard

(Keitaro)-
Aaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!

Le pervers qui sommeille au fond de vous commençait sûrement déjà à s'exciter en s'attendant à une scène d'un genre un tant soit peu dénudé ... Mais, malheureusement pour vous (Et surtout pour moi) la jolie infirmière avait demandé de l’aide à deux loubards pour me tenir tranquille pendant qu'elle me faisait ingurgiter à grands coups de cuillère l'infâme sirop ... Faut aussi croire que l'administration de l'hosto à décidé de réagir face aux ninjas esquintés qui jouent aux fortes têtes en investissant un peu de leur argent dans le recrutement de malabars capables de nous maitriser en cas de crise ...

(Infirmière) - Voooooilà ! Vous ne vous sentez pas mieux, maintenant ?

(Keitaro, geignant de douleur) - Raaah … Bande d’enfoirés !

Cela faisait tout juste un mois que notre équipe était rentrée de cette foutue mission de rang B qui m’avait envoyé à l’hôpital suite à mon combat contre cet ignoble personnage connu sous le nom de Makaya Korove … J’étais le dernier membre de toute l’équipe à sortir de ce repos, forcé par les circonstances. Faut aussi dire que ce satané touffu m’avait assez bien arrangé : Un bras cassé, une énorme dépense de chakra et d’énergie, des entailles provoqués par ses attaques et, sans oublier, les milliers de Reecoms Kicks reçus dans les valseuses (Encore heureux que les médecins Chikarates ont pu assurer ma descendance et sauver mes coucougnettes) … D’ailleurs, le jour où j’ai fait mon rapport de mission j’ai du partir dans la salle d’interrogatoire en béquilles et presque entièrement recouvert par des bandages … Bref, tout ça pour dire que cette mission a été un véritable fiasco …
J’étais toujours étendu dans mon lit, vert de colère (ou peu être que c’était le medoc’), en méditant sur la façon de me venger de cette salope d’infirmière qui avait pris un malin plaisir à profiter de mon pitoyable état lorsque j’entendis des petits «tacs» venant d’une fenêtre où un faucon tapé avec son bec sur un des carreaux …


(Keitaro, ouvrant la porte au faucon qui semblait avoir un message accroché à la patte) Alors comme ça, tu as quelque chose pour moi ?

(Yamenokogan) Oui ! Hayamaru vous attends alors faites vite ! Sur ce moi je m’envole.

*Je rêve ou ce faucon vient de me causer !!!? Saloperie de médocs !*

Entraînement général. Ramenez-vous chez moi.
Hayamaru.

(Keitaro)
– Pfff … Facile à dire ! Mais moi je suis toujours coincé dans ce trou pou…

Et là j’ai eu comme une illumination … Je la tenais là ma vengeance …


(Keitaro)
Kuchiyose !


- Aaaaaaaaaaaaaah !

Ah ! Rien de mieux que le doux son de l’hurlement d’une infirmière trop zélée qui aurait découvert un gros renard affamé dans un lit d’hôpital …
Bref, arrivé au rendez-vous d’Haya, je pus constater que j’étais le quatrième venu. En effet, Taiga et Sheinji jouaient tranquillement aux échecs, Delze s’amusait à jongler avec un couteau tandis qu’Hayamaru attendait patiemment que nos partenaires de mission daignent à se pointer … Une dizaine de minutes plus tard, lorsque le reste de la Team est arrivé Hayamaru, qui venait d’apprendre qu’il repartait pour Nobeoka, repris la parole.


(Hayamaru) Bon, recommençons tout dés le début … Si je vous ai appelé c’est pour vous parler de notre pathétique performance lors de notre mission de rang B qui, comme vous le savez, a été un échec total ! C'est pourquoi nous allons tous nous remettre à un entraînement intensif. L'échec est toujours ennuyeux mais heureusement, n'était pas trop grave, car nous sommes tous vivants et le village ne pâtit pas vraiment de notre manque de réussite. Vous allez donc vous entraîner entre vous. Améliorer vos points forts, supprimez vos points faibles …

(Tokri)- C’est bien joli tout ce que tu viens de dire, mais comment tu comptes organiser cet entrainement ? On est assez nombreux et puis je te signale que tu repars en mission.

(Hayamaru)- En effet, j’avais pensé à ça et c’est pour cela qu’on va faire trois groupes avec un Chuunin chacun … Moi je prendrais Otarin et Sheinji qui me suivront à Nobeoka ; Keitaro se chargera de Taiga et Tokri ; et Delze s’occupera de Kensei …

(Keitaro)-
Je ne suis pas tout à fait sûr de vouloir laisser Kensei avec ce psychopathe sadique …

(Delze, levant le poing contre moi)
Tu veux mon poing sur taggle toi ?!

(Hayamaru)
Vous n’allez pas recommencer à vous disputer vous deux ! … Je t’assure, Keitaro, que ça me déplait autant qu’à toi mais il va falloir faire avec jusqu’à ce qu’on trouve de nouveaux membres. Sur ce, on se revoit demain.


Le lendemain matin


Je m’étais donc levé de bonne heure pour ce premier jour d’entrainement en commun ... Comme il faisait plutôt frais ce matin là je profitais du chemin séparant le terrain d’entrainement de chez moi pour chauffer un peu mes muscles qui semblaient bien se récupérer … Je fus le premier a venir, s’en suivirent Kensei, puis Tokri qui enseigna quelques trucs au jeune Genin avant de me rejoindre de l’autre côté du terrain lorsque l’iroquois arriva à son tour .

(Keitaro) Bien, nous pouvons commencer à présent. Vous deux contre moi, allez-y à fond!

Tokri fut le premier à s’avancer vers moi, armé de son katana … Il était devenu plus rapide depuis notre dernier affrontement, mais je le surpassais toujours dans ce domaine ce qui me permettait d’esquiver ses estocades et divers coups …

(Keitaro) J’ai dit « à fond » !

(Tokri, souriant)
Mais c’est ce que je fais. A toi Taiga !

Il ne faisait qu’attirer mon attention, alors ? Ils ont même eu le temps d’élaborer une stratégie. Plutôt intelligent pour des Genins …
Taiga avait un style de combat totalement différent de celui utilisé par Tokri. Le Pinjarra évitait le combat au corps à corps au maximum en favorisant l’utilisation de sa marionnette avec des attaques à longue distance ce qui me mettait en net désavantage …
Soudain, alors que j’esquivais de justesse une estocade de Tokri je me suis soudain retrouvé enfumé par une épaisse brume mauve lancée par Taiga grâce à un fumigène …


(Keitaro, m’échappant du brouillard et évitant en même temps de me faire embrocher par un Kunai lancé par la marionnette)- Eh ! Tu te débrouilles pas mal pour un misérable Genin …

(Taiga) Ouais ! Ca t’en bouche un coin n’est ce pas ?

(Keitaro
) Tsss … La modestie n’est pas ton point fort … Pour la peine, on va monter un peu le niveau …

Et c’est tout en disant cela que je fonçais sur mon adversaire à toute vitesse, l’empêchant ainsi de se défendre avec la marionnette qui lui sert d’arme, avant de lui assener un violent coup de poing sur l’œil qui se mit soudainement à enfler …

(Taiga, se tenant l’œil) Nan mais t’es complètement malade toi ou quoi ?!

(Keitaro) Fallait pas me chercher … Va mettre quelques glaçons au dessus du coup … Ca va disparaitre dans moins d’une demie heure.

(Tokri)
Eh ! J’espère que tu ne m’as pas oublié !

Je fis rapidement volte face pour apercevoir le jeune Utak qui se dirigeait vers moi, armé de son katana.

(Keitaro)
Tu sous estimes trop tes adversaires, petit Tokri … Fuuton ! Kyoufuu !

Le souffle du vent provoqué par la technique propulsa le katana de Tokri quelques mètres plus loin … Le Genin à présent désarmé, le vrai combat allait enfin pouvoir commencer.

(Tokri, me pointant du doigt) M’appelle pas comme ça, enfoiré ! Fuuton ! Kaze Chikara Senpuu !

Ay ! Ca fait mal … Bon d’accord c’était moi qui l’avait sous estimé cette fois-ci, mais je vais quand même lui rendre la monnaie de sa pièce.

(Keitaro, me tenant le ventre)- C’était pas mal … J’avoue que je l’ai bien senti passer celle là. Mais ça ne vas pas durer très longtemps … Tsuki No Hagata ! La morsure de la lune !

Et oui … J’ai profité de mon petit séjour à l’hôpital pour m’inventer de nouveaux jutsus même si je n’ai pas pu les pratiquer vu mon état, mais ce jutsu là est assez simple : C’est du pur Taijutsu qui consiste à faire un enchainement de pieds, poings et genoux sur des points bien précis du corps visant à déstabiliser l’adversaire pour le mettre à genoux et finalement l’achever à l’aide d’un coup de pied retourné en pleine face .
Et Tokri avait été le premier cobaye de ce nouveau jutsu … Il a même saigné de la bouche, le pauvre petit.

(Keitaro)
Ce sera tout pour ce matin les gars … Ben quoi ? Allez, ne faites pas cette tête … Bon d’accord, pour me faire pardonner je vous invite au resto.

(Taîga) Tsss … Au resto de tes parents pour ne pas payer c’est ça ?

(Keitaro)
Roooh, c’est bon. Je vous attendrais au stand de Ramens et Sushis du vieux Ôguro …


Quelques heures plus tard, aux commerces


(Tokri, mangeant un plat de Ramen à pleine bouche) Hum … Chaitait très bon, monchieur Ôguro !

(Taîga, avalant une grosse boulette de viande) Excellent !

(Ôguro) Content que ça vous plaise, jeunes hommes …

(Keitaro) Oui, merci monsieur …

Après avoir fini de manger, je donnais au vieil homme un billet de 50 ryos et reprendre l’entrainement là où on l’avait laissé …

(Taiga) Aaah ! Je suis totalement gavé … On fait quoi maintenant, Kei’ ?

(Keitaro)
Ben, on va reprendre l’entrainement.

(???) Keitaro Tameiki ?

(Keitaro) Oui ? Qui le dem…

Lorsque je me retournais pour voir qui été cet inconnu, je pus voir avec horreur un visage bien familier esquissant un sourire démoniaque … Non il ne s’agissait pas là de Delze … Ce gars là avait une grosse balafre qui parcourait son œil jusqu’à son cou … Il avait aussi des yeux d’une couleur jaune effrayante et des cheveux marrons très sombres s’apparentant à du sang … Il était accompagné de quelqu’un d’autre : ressemblant plus à un taureau bipède qu’autre chose, lui aussi avec un visage parsemé de petites cicatrices …

(Keitaro) Tiens, tiens … Mr. Grosse-balafre-qui-fait-peur et son compère « Le Buffle ». Tanten et Zhou … Vous cherchez des embrouilles ou quoi ? On est trois contre vous deux.

(Tanten) Mais c’est qu’il est drôle le petit Kiki … Tu avais une dette envers nous, maintenant tu vas la rembourser.

(Tokri, sortant un Kunai)- Keitaro, ces qui c'est deux gigolos ?

(Keitaro) Deux mafieux qui me rodent dessus depuis un bon moment déjà … Ils croient que je leur doit quelque chose parce que j’ai tué trois de leurs hommes qui s’attaquaient à une jeune fille ?

(Taiga) Pourquoi faut toujours que tu te mettes dans des emmerdes ?

(Keitaro)
C’est ma nature peu être … Bon vous voulez quoi ?!

(Tanten) J’attendais que ça … Toi et tes amis vous allez partir chez les Atams pour les protéger … C’est une famille de trafiquants d’armes qui ont été menacés par un gang rival pour s’approprier du marché. Ils vivent dans le quartier riche de Chikara prés du QG … C’est un immense manoir. Vous ne pouvez pas le rater.


(Tokri) -
Et si on refuse ?! Il est hors de question pour moi de travailler pour des crapules de votre genre !

(Tanten)
Je m’attendais à ça aussi … Zhou ?

L’armoire à glace, qui était resté immobile jusqu’ici, bougea soudain en direction de Tokri et l’agrippa par le col comme s’il tenait un petit chien, en le gardant suspendu à dix centimètres du sol.

(Zhou) Toi obéir à monsieur Tanten ou Zhou t’écraser ! Et arrête de planter Kunai sur Zhou ! Toi chatouiller !

(Tokri) Chier ! Sa peau est dure comme du bois !

(Keitaro) Il parle toujours aussi bien à ce que je vois … C’est d’accord, sale enflure !

(Tanten) Raaaah ! Ne sois pas aussi dur avec nous ! On va même vous donner un peu d’argent pour la peine … Tenez l’adresse et déguerpissez !

Aux commerces

(Tokri)
Je ne vois toujours pas pourquoi je suis obligé de te suivre dans tes emmerdes ! C’est de ta faute quand même !

(Keitaro)
Pense un peu à la famille … Ils doivent être terrifiés.

(Tokri) M’en fou !

(Taiga) La ferme ! On est arrivés.

En effet, la maison était vraiment énorme … Elle était vraiment très différente des maisons standards à Chikara . Le matériel utilisé pour sa construction était anormalement noir et la porte d’entrée avait un aspect très sinistre.

(Keitaro)
Gloups … Bon c’est à moi de sonner.

*Riiiiiiiiiiiiiiiiiingongongonahahahaha*


Brrrrr … Même la sonnerie de leur maison me donne des frissons … En plus de ça, c’est un autre géant qui est venu nous ouvrir la porte … Il faisait deux mètres quatre vingt, facile … Il avait un teint très pâle et ses yeux vides étaient d’une profonde couleur blanche .

(Taîga) Vous n’avez pas un lien de parenté avec le taureau ?

(Monsieur Atams, au loin)
Max ! Fait les entrer !

(Max)
Entrez …

(Tokri)
Enchanté, Maxounet …

Le géant nous emmena à travers l’énorme et lugubre maison jusqu’au salon où se tenaient quatre personnes : Une belle femme à l’apparence d’un vampire d’une couleur tout aussi pâle que son majordome, un homme avec une petite moustache portant des habits violets, une petite fille jouant avec une poupée vaudou et un enfant gros lard qui mangé un sandwich de … DE CHAUVE SOURIS !?

(Gomez) Bonjour … Je m’appelle Gomez Atams et voici ma petite famille : Morticia ma femme, c’est un vampire originaire de Gensou ; mon fils Pugsley et ma jeune fille : Mercredi.

(Tokri, essayant de sympathiser) Bonjour, Vendredi …

(Mercredi) C’est Mercredi .

(Tokri, la tête en l’air
) Pardonne moi, Samedi .

(Morticia) Vous êtes les ninjas qui vont nous protéger ?

(Keitaro)
Euh … Oui

(Taiga) Fait chier !
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lu le 23/12/2009, 01:02

Elle était en sueur...cela faisait maintenant plusieurs heures qu'elles s'échinait à créer des pointes dans l'espace en puisant dans ses ressources. Seulement elle le savait, la nature même de son chakra la pénaliserait toujours: normalement également constitué d'energie spirituelle et physique, le chakra se devait d'être harmonieux et bien malaxé. Mais dans le cas de Lu, n'ayant aucune ressource physique, on obtenait un chakra déséquilibre qui l'épuisait lorsqu'elle effectuait ses techniques. Et fermement résolue à ne pas "aller au charbon" et à montrer au monde la suprématie du cerveau (surtout le sien) sur le muscle, Lu savait que son chakra serait toujours mal malaxé et l'handicaperait en permanence.

Mais Lu avait des connaissances théoriques que les autres genins de son niveau n'avaient pas et n'auraient certainement jamais. A force d'écumer les bibliothèques, de travailler la structure de son chakra lors de tous ses temps libres, elle réussissait à pallier de façon partielle cette tare.

"Oui mais cela ne suffit pas, Lu! Tu dois tenter d'équilibrer un minimum ton chakra sinon tu vas avoir un mal fou à progresser! Franchement je n'ai jamais vu ça! Tu pratiquerais un minimum ton corps que tu atteindrais de très bons résultats! Au lieu de cela tu t'entêtes et tu persistes dans le mur!"

C'était encore un énième sermon que Lise, de retour de mission, infligeait à Lu. La sensei trouvait son élève douée et malgré son caractère execrable et ses idées très arretées sur une foule de sujets, elle était forcée de reconnaitre qu'elle était intelligente. Mais toujours cette fierté mal placée qu'elle trainait comme un boulet...C'était fatiguant d'avoir à traiter avec un petit monstre d'égo qui se bridait ainsi...

Enfin, elle savait que c'était inutile de vouloir la raisonner: jamais Lu ne ferait fonctionner ses muscles dans l'intention de se battre. Son chakra resterait donc éternellement bancal...à moins que...Si elle plaçait la fillette dans un puissant genjutsu qui ferait croire a son cerveau que subitement, elle aurait développé de bonne aptitudes martiales, celui-ci se mettrait à créer d'avantage d'énergie physique et...

Nan finalement, aucun cerveau ne se ferait avoir: vu la maigreur des bras de Lu, Lise se dit que personne ne serait dupe mais que malgré tout, il serait intéressant de tester un jour l'expérience...Puis elle se sortit de ses pensées et assista sa disciple comme il se dut. Cette dernière lui avait montré comment elle avait développé ses surfaces de chakra durant son absence et ses progrès l'impressionnèrent.

En quelques semaines, elle avait su modifier la structure de ses murs afin de les rendre plus ou moins durs, de même qu'elle avait su créer de petites surfaces rapidement développables et peu couteuses en chakra ou bien d'épais murs qui pouvaient l'entourer et ainsi la protéger totalement. Et dernièrement elle était passée à l'offensive en transformant ses surfaces planes de protection en pointes effilées, capables d'empaler ceux qui approcheraient. Et tout ça avec simplement quelques conseils lancés à la va-vite avant de partir en mission et des bouquins.

En effet, la petite était surmotivée: si a sa prochaine participation à l'arène elle ne gagnait pas son prochain match, elle serait rayée des listes. Elle s'était donc mise en tête de développer des techniques d'attaques et de défenses capables de la faire gagner mais n'avait pas le temps de se pencher sur tous les aspects de ce qu'elle appelait son "plan de victoire" soit placer l'ennemi sous un genjutsu mental, se protéger, placer l'ennemi dans une cage invisible dont les murs se transformeront en pieux. Elle ne s'en tiendrait donc "que" aux murs de chakra...

Le souci était que ses pieux n'étaient développables qu'en contact avec elle. La marge de manœuvre et de sécurité était donc bien trop faible et elle devait apprendre à matérialiser ses surfaces hors de contact avec elle.

La solution qui apparaissait dans la tête de son mentor résidait en une syllabe: En. Elle avait appris lors d'une mission avec un partenaire qui avait travaillé en étroite collaboration avec un Hyuuga, que l'on pouvait étendre son aura autour de soi sur un certain périmètre. Et que tout ce qui rentrait dans ce périmètre était immédiatement décelé par la personne émettrice. Moins complet que le byakugan qui lui ne nécessitait pas un tel déballage d'aura et qui repérait les tenketsus en prime, le En était cependant une bonne technique pour les tacticiens limités en mouvements.
Doté de cet atout, Lu pourrait réellement combattre sans bouger: en premier temps en fondait sa défense, ensuite avec le En elle aurait conscience de tout ce qui l'entourerait...et enfin en déployant ainsi son aura de facon concentrée dans une zone, elle devrait être capable d'y créer ses surfaces. Restait plus qu'a...

Ainsi Lise transmit ses idées à sa kohai qui écoutait silencieusement. Celle-ci pensait qu'elle était tombée sur une bonne sensei qui la ferait progresser rapidement et qui complétait bien les lacunes de son "plan". Mais pour le moment, le En était totalement inaccessible: elle ne disposait pas d'assez de chakra vu sa faiblesse physique et donc ne pourrait l'étendre celui-ci, refrénant de façon drastique sa progression. La solution était donc de passer par l'intermédiaire du genjutsu afin de convaincre son cerveau qu'elle était apte à produire de l'énergie physique...

"Alors tu te contentes de tes acquis en matière de chakra pour le moment et tu t'intéresses au genjutsu maintenant? Tu ne penses pas que tu te disperses?
-Absolument pas, vu que ce sont les deux seuls domaines que je veux travailler. Travailler le chakra est parfaitement adapté.
-Soit...et le genjutsu non mental ne t'intéresse pas?
-Absolument pas.
-Bon...alors regarde-moi attentivement.
-Abso...oui très bien.
-Bien...as-tu remarqué un changement?
-Absolument pas.
-Tu veux bien arrêter avec ça? Réponds maintenant?
-Et bien non, nous sommes toujours dans ton salon.
-Faux! Nous sommes dans un univers psychique crée par mes soins! Admire!"

Aussitot, la petite pièce meublée se transforma en une foret luxuriante. Seuls restaient les sièges dans lesquels Lu et Lise étaient assises. La plus jeune avait les yeux grands ouverts.

"En gros en matière de Genjutsu mental, il y'a deux catégories: celles ou ton adversaire sait pertinemment qu'il est pris et celle ou il ne se doute de rien. Pour arriver à ces eux états, soit tu procèdes en le touchant ce qui te permet d'accéder bien plus facilement à sa perception, soit tu projettes ton chakra vers lui. Comme nous venons de le dire: tu es incapable d'envoyer ton chakra. Donc dans un premier temps et de toute façon je comptais te faire passer par la: tu vas pratiquer le genjutsu sur toi même. Tu vas apprendre à inhiber tes sens, les uns après les autres.
-Très bien"
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Delzebuth le 27/12/2009, 16:25

Delze - Ouch... hein ?... mais qu'est-ce que je fous là ?

Aussi loin que put remonter ma courte mémoire, je revoyais une espèce cousine de la tentacule pour le moins originale, puisque mouvante, m'obstruer la vue, puis me l'offrir à nouveau pour découvrir un genou venu de je ne sus où. Le souvenir de la traque de ce Makaya était encore frais, et pourtant, je reconnaissais très bien l'hôpital chikarate, ce même endroit que j'avais naguère visité à la suite de l'examen Chuunin pour me livrer à une bataille médicinale sans merci avec l'autre scientifique de mes deux qui s'occupait de mon cas. "Mes deux"... La sensation d'avoir été émasculé me revenait comme si elle était à nouveau exécutée, plus prononcée que jamais. Sazane, mon cleps, avait aussi rendu l'âme... qu'importe, il ne pisserait plus partout à la baraque. Quoiqu'il en fut, j'étais résolu à croire qu'au cours de cette mission, j'avais pris cher, très cher. Détail fort déplaisant puisque ma notoriété s'établissait sur un style martial unique et propice à faire de moi la crème des combattants du village du sable. J'osai défendre un certain prestige qui n'avait pas pu faire distinction lors de notre escapade. Et cela m'insupportait. J'avais la "Haine".

Pour une raison inconnue, on s'était aussi permis de m'immobiliser sur un lit d'hôpital. Mes pieds et mains étaient fermement ligotés aux abords d'un matelat banal au possible, fort peu convenant pour une personne de mon effigie. Balayant la salle d'un oeil, puisque l'autre était, comme le quasi-ensemble de mon faciès, sous nombre de bandages gauchement placés, et apercevant une foule non négligeable de machines sordides et sentant, par le biais de petits mouvements, des lanières, des seringues, et même un petit tuyau inséré dans un organe très précieux, je m'imaginais salement amoché. Considérant le drame que je vécus, je ne pus m'empêcher de pousser un râle profond qui alerta une infirmière de mon éveil. Vêtue d'une petite tenue très sexy, comme toute infirmière qui se respecte, la jolie demoiselle s'invita soigneusement dans ma chambre pour venir se pencher sur mon cas (et ce fut le cas de le dire), dans l'optique de manipuler je ne sus quel bouton sur un cardiogramme auquel je tournais le dos, et dont je me désintéressais fort bien à la vue de cette poitrine qui se présentait immédiatement à mon visage et qui m'incitait à concevoir les manipulations de son hôte sur une autre machine, moi. C'était un plaisir que d'être réveillé de la sorte.

Reconsidérant ma situation, je me fis à l'idée que j'avais subi un cuisant échec lors de ma mission, mais qu'il n'importait guère, et que je devais dès lors me rétablir au plus vite pour redorer le blason des Nomiko au moyen de l'accomplissement de nouvelles missions. Cependant, puisque je n'étais alors pas en état de suivre différentes directives, quelles qu'elles fussent, je bénéficiaire d'un droit de repos, concept étrangement synonyme avec celui de le débauche, du moins dans le jargon auquel je m'étais initié. Cette infirmière se présentait alors comme le tout premier plaisir auquel j'aurais droit.

Delze - Combien de temps suis-je resté endormi ?
Infirmière - Depuis votre arrivée, je dirais quelques heures, rien de vraiment dramatique, si cela peut vous rassurer.
Delze - Soit, j'y survivrais. Toutefois, je viens tout juste de découvrir un petit détail très contrariant et, à mon goût, fort déplacé. Si je puis me permettre une innocente question quant aux méthodes que vous avez prises pour traiter mon cas, qui a placé cette connerie là où je pense ?
Infirmière - Oh, vous voulez dire... eh bien, c'est notre médecin principal, qui se charge de votre cas.
Delze - Enlève-moi ça immédiatement. Ensuite, tu me masseras les couilles.
Infirmière - Comment osez-vous ?!
Delze - Eh cochonne, tu sais ce que c'est qu'un flic ripoux ? C'est tout moi. Si tu ne m'enlèves cette connerie tout de suite et que tu n'exécutes pas mes injonctions, toi, toute ta famille, ton chien, ton chat, tes gosses, même tes peluches finiront au trou, compris ?
Infirmière - Que ?...
Delze - Et si tu finis au trou, c'est le tien qui va prendre. Les cachots, c'est mon domaine, c'est moi qui y règne. Alors je te somme d'exécuter dès maintenant les directives que je t'ai donné.


Devant tant d'ardeur dans mon discours, elle n'eut d'autre choix que de s'y résigner, à mon grand plaisir. J'aimais les femmes soumises et, bien que misogyne sur les bords, parce que je ne voulais pas salir le dedans, j'adorais voir l'espèce féminine à mes pieds. Mais bientôt, tandis que je savourais l'instant, la porte de la salle s'ouvrit avec une délicatesse sensuelle, tout comme lorsque la main de ma masseuse passait... bref, le médecin arriva dans la pièce et, à la vue de notre situation, resta cataleptique, aussi roide qu'un pieu, le visage marqué par une stupeur qui de nature me paraissait exacerbée mais ne me réjouissait pas moins, puisque je reconnaissais là le même individu qui m'avait soigné autrefois, et auquel j'avais une nouvelle fois le désir d'offrir quelques misères. L'infirmière, me voyant lever un regard plein d'orgueil dans son dos, se retourna avant d'ouvrir grand les yeux et de retirer sa main précipitamment de l'endroit où elle siégeait.

Infirmière - Mon chéri, ce n'est pas...
Médecin - Bordel de merde...
Delze - Oh le pied !...
Médecin - Que faîtes-vous avec ma femme ?...
Delze - D'une pierre deux coups.
Infirmière - Je n'ai pas voulu... enfin, c'est lui qui m'a obligé à...
Médecin - Qui t'a donné l'autorisation de le détacher ?!!
Delze - C'est moi, connard !


Sans attendre une seconde, je bousculai la dame du coude pour me jeter sur son mari, l'empoignant par le col et le plaquant contre un mur qui ne tarda pas à s'écrouler en débris via ma maîtrise Doton pour nous laisser tout deux passer au travers d'une pièce d'handicapés à l'article de la mort. Dans notre course effrénée, lui tentant seulement de garder son équilibre dans l'élan que j'avais donné et que je ne comptai pas perdre tout de suite, nous dûmes traverser trois pièce et bousculer deux lits, dont les patients purent voir les fils qui les maintenaient à la vie se détacher de leurs machines. Nous continuâmes en toute insouciance et finîmes par arriver dans une pièce de laquelle nous sortîmes par la vitre, pour arriver dans les cieux et entamer une chute vertigineuse de quatre étages. Tout le long de notre lente descente aux enfers, je regardais ce chère médecin avec un sourire des plus espiègles, ricanant de l'angoisse lisible dans son expression. Laissant le suspens gagner son comble, je finis par tourner visage vers le sol, tout juste avant d'exécuter quelques signes incantatoires nécessaires à l'arrivée d'une vague de sable pour amortir notre atterrissage.

Indemne, le médecin était tout de même furibond. Probablement n'aimait-il pas les sensations fortes. Ou l'idée d'être cocu. Dans un soupir manifeste, il baissa les yeux, et je vis son poing tenir avec entrain sa petite chemise jaunie par quelques grains d'arène ça et là dispersés sur son tissu. Dépoussiérant rapidement ses manches, il se racla la gorge, puis passa sa main dans ses cheveux. S'ensuivît une prise de parole sur un ton plutôt agité.

Médecin - Ahem ! Monsieur, si je puis me permettre, il semble judicieux que vous retournâtes à la place qui vous a été désigné pour l'administration de vos soins !
Delze - Eh bouffon, t'as cru que j'allais retourner dans ce refuge d'attardés ?
Médecin - Je ne puis vous faire quelque morale que ce soit, mais je vous prie de calmer votre esprit et de récupérer votre chambre !
Delze - J'y retrouverais ta femme ?


Il y a des choses qu'on ne dit pas à un cocu. L'impudent s'enflamma et courut dans ma direction pour m'asséner une droite expéditive à la mâchoire. Seulement, il y a des coups qu'on ne donne pas à un démon. L'espace d'une minute plus tard, le médecin se retrouvait pendu, à l'image d'Otarin, à une fenêtre, ne cachant rien de lui, puisqu'il ne s'était pas gêner pour regarder la chose que je cachais moi aussi ; tandis que, dans un sifflotement béat, je gambadai dans l'allée qui menait à la sortie de l'établissement maudit. Quel plaisir que celui de dominer.

Désormais, il me paraissait nécessaire de retourner au poulailler pour établir un rapport concis dans un entretien avec Zenko. Pour prendre mes jours de congé aussi. Pourtant, j'étais persuadé que cet enculé n'allait me laisser aucun moment de répit, quoique je tente, quoique je fasse. Qui plus est, du fait de l'extraction des bandages qui me couvraient au profit de l'affichage de mon joli minois, le bougre n'irait pas se faire à l'idée que mes blessures demandaient un repos grandissant. Réaliste, et nécessairement sceptique donc, j'étais prêt à encaisser le sort qui m'accablerait : certainement n'aurais-je pas droit à ma petite période de débauche. Au demeurant, cela n'en restait pas moins l'un des moyens les plus efficaces de gagner quelques nouveaux échelons au sein de la hiérarchie de notre établissement, moi qui gardait en tête l'idée d'un jour peut-être pouvoir en prendre le contrôler et le guider à mon profit. Mais ces belles idées devaient attendre que mes capacités ne gagnent en valeur avant que d'être suffisamment efficaces et aptes à ce que je réalise mes projets. Du reste, l'uniforme Chuunin était déjà un joli avantage pour moi.

Je ne mis guère longtemps à rejoindre notre établissement. L'hôpital n'en étant pas excessivement éloigné, une brève promenade suffisait à éliminer la distance entre ces deux édifices. Rendu au devant de l'enseigne des Nomiko, je ne pus retenir un léger soupir. Apparaître couvert d'échec était une chose qui ne pouvait pas plaire, chose tout à fait naturelle. Je dus monter les marches une à une, plein de noirceur dans le regard à quiconque eut l'audace de le croiser, sans décocher le moindre mot, ne gardant en tête que ces idées qui défilaient tel un diaporama d'alternatives éventuelles pour justifier notre défaite à Nobeoka. Zenko allait très certainement me draper d'injures de toutes sortes, me comparer à un faible, et salir un peu plus mon image à son égard. Cette dernière n'était déjà pas très admirable, du fait du comportement désinvolte que je lui présentais chaque fois, et des différents litiges qui nous avaient écarté. Je me sentais déjà monter en pression : par anticipation, j'enrageais.

Le sang peut-être déjà trop en agitation, il commit l'erreur de se laisser porter à ébullition, provoquant sa propre ascension jusqu'à ma cavité cérébrale, et dégrisant mon cerveau de toute sa froideur, entraînant par cette réaction un phénomène d'instabilité caractériel dont je n'avais plus à signer l'étiquette. Tant et si bien que lorsque je fus arrivé à la porte qui me mènerait à mettre pied dans le bureau, j'eus comme le réflexe de lever le genou aussi haut que possible, positionnant mon pied de sorte à pouvoir défoncer l'obstacle d'une offensive direct, et préparant si bien la chose que j'imaginais déjà le fracas de mon entrée. Mais alors que j'allais décocher le coup, la cible en question s'ouvrit pour laisser apparaître le grand patron, le chef des Nomiko, le responsable de toutes les affaires criminelles civiles, j'ai nommé Zenko Nomiko. Et comme par orgueil, il n'eut pas même la politesse d'esquisser la moindre surprise à l'ordre de ma position, comme si tout était naturel. La fureur me gagna assez pour que j'osasse tenter de mettre mon coup sur l'impudent qui ignorait ma détresse. Je n'eus que le temps de voir le plafond avant de m'écraser par terre, tandis que le coupable de mon malheur restait debout, indifférent. Par chance, pour ne pas me combler de misère, il prit l'initiative des premiers mots.

Zenko - Tu récupères vite. Lorsque je suis venu t'accueillir à l'entrée du village, tu n'étais pas même en état de répondre à mes remarques. Et te voilà déjà sur pied, à vouloir de nouveau provoquer le désordre dans mes quartiers. C'est une habitude que tu as prise ?
Delze - J'prendrais pas ça comme quelque accusation que ce soit.
Zenko - Soit, ce n'est pas mon objectif. Ceci dit, puisque je te vois si bien rétabli, tu dois pouvoir reprendre tes fonctions. Cela tombe à merveille, j'avais justement une enquête à te confier.
Delze - Pourquoi moi en particulier ?
Zenko - Parce que tu connais Rosanshin mieux que personne.
Delze - Ce vieux fou ? Un peu que je le connais ! Mais je ne vois pas où tu veux en venir. Si c'est pour me trimballer cet espiègle partout en ville, je te le dis d'ores et déjà, c'est mort, va te faire mettre !
Zenko - Il a disparu. Du jour au lendemain, il s'est volatilisé, peu de temps après que tu sois parti pour Nobeoka.
Delze - C'était pas ton père ou une connerie du genre le vieux ? Tu dois avoir l'habitude de le voir se tailler, c'est dans ses moeurs, faut pas s'en soucier !
Zenko - S'il n'y avait que ça, je n'aurais aucune inquiétude. Cependant, on a retrouvé sur son chevet une lettre qui porte à suspicion. Jette un coup d'oeil.


Très chères Forces de l'Ordre Chikarates, puisque je sais que c'est vous qui découvrirez cette lettre, c'est à vous que je m'adresse.
Voilà plus d'une quarantaine d'années que je suis des vôtres, que je vous appuie dans toutes vos manoeuvres, que j'offre mes compétences à votre bienveillance. Tout le long de ma vie, j'ai très certainement eut de nombreux regrets, le vécu de tout ninja n'étant pas aisé à admettre. J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans, et ceux-ci, s'ils sont parfois couverts d'étoiles, sont d'autres fois couverts de sang. Mon vieux coeur n'est plus en force de supporter plus longtemps les agissements de son hôte.
Mes frères, ce n'est non sans amertume que je vous annonce mon départ. Je ne sais encore où j'irais, mais probablement vais-je enfin pouvoir découvrir les dernières faces du monde qui me sont restées cachées. Je ne pense pas revenir un jour, si ce n'est dans un cercueil pour que l'on me conduise à une tombe qui me sera désigné. Poursuivez votre effort pour ce monde de paix que nous avons toujours voulu créé, et qui sait, peut-être un jour la récompense sera au goût d'un jour de grâce. Adieu.
Votre bien aimable Nomiko Rosanshin.

Delze - Zenko, tu deviendrais pas intelligent par hasard ?
Zenko - Comme moi tu as deviné que cette écriture ne venait pas de Rosanshin. Il n'annoncerait certainement pas son départ s'il partait véritablement, et sa lettre serait bien plus formelle, c'est dans ses ficelles. Et il n'y aurait pas de fautes d'orthographe. C'est pourquoi j'ai besoin de ton soutien Delze; tu es le seul à pouvoir déceler les traces que laissera notre vieux maître.
Delze - Eh minute ! J'ai pas le droit à mes jours de congés payés moi ?!
Zenko - Cette affaire ne concerne pas les Forces d'Intervention Chikarates. La Kage ne nous autoriserait jamais à mener l'enquête pour de simples pressentiments. Il jugerait la décision de Rosanshin trop respectable pour qu'on veuille salir sa retraire. Je ne peux personnellement intervenir sans qu'il ne surveille mes agissements, j'en suis tout à fait conscient. En revanche, il n'a que faire des Chuunins comme toi. Cette affaire ne concerne pas notre établissement, c'est entre toi et moi.
Delze - Je ne vois pas ce que j'ai à y gagner.
Zenko - Il n'y a pas de...
Delze - Je veux une promotion.
Zenko - Une promotion ?
Delze - Si je résous cette putain d'enquête, mon salaire doit être doublé et ma place doit être plus grande au sein de nos forces.
Zenko - Je présume que je n'ai pas le choix.
Delze - Tu présumes bien.


Un bref échange oculaire précéda mon départ. Sans un mot, je me lançais à l'exécution des injonctions que l'on m'avait confié. L'inquiétude quant à Rosanshin n'était pas présente, mais j'avais comme la curiosité de découvrir le sens caché de cette lettre. M'étant nécessairement emparé de cette dernière, je comptais bien de prime abord l'analyser de fond en comble et y découvrir ne serait-ce que l'once d'un infime indice, lequel me propulserait aux devants de la résolution des mystères qui planaient sur cette affaire. Les yeux rivés sur l'empreinte tandis que je guidais mes pas machinalement vers mes appartements, j'eus le plaisir de constater bientôt que cette lettre eut la parure de la religion, avec un caractère divinatoire pourtant évident. Première piste, le temple du village.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 1/1/2010, 16:23

La journée venait juste de commencer, et pour changer, ma chère sœur me réveilla en me secouant comme un damné pour ne pas réveiller notre « ex »-client, pour qu’il nous retienne ne serait qu’une minute de plus, j’allais craquer. Je ne sais pas ce qu’il a mit dans mon verre hier soir, mais putain ça m’a bien shooté. Je vous l’avais dit que je la regretterai cette mission d’mes deux… enfin bref, nous nous préparâmes rapidement et surtout silencieusement. Otarin avait la même gueule de bois que moi. Momiji, elle, était la seule sobre de l’équipe. A oui, c’est vrai, Takamichi était en forme aussi. Malgré les 12 verres que j’ai vus emmagasiné par son gosier. Il en a même emporté une bouteille ce fou de la fête.

Nous arrivions à la sortie de la ville, lorsque nous vîmes une silhouette encore sombre, soit à cause du matin, soit à cause de notre petite fiesta…. Si on peut appeler ça une « fiesta ». Et là, vision apocalyptique ! Inotaku nous attendait, juste à coté de la porte ! Directement nous nous mîmes en protection, il nous foutait à tous les boules, même au boulet appelé Otarin.

Ino: Ne vous en faîtes pas mes ex-gardiens. Je ne vais pas vous importuner plus longtemps. Je tenais juste à vous faire un cadeau de ma part pour me racheter de toute mes « conneries ».
Moi : Comment ça ?
Ino : et bien en fait j’ai fais un peu exprès de faire mon con et je m’en excuse, je vous fais cadeau de mon invention dont je viens de terminer les prototypes, (son invention ressemble en fait à un revolver) je l’ai appelé « colt custom », appuyer sur la gâchette en y chargeant votre chakra avec votre élément si vous voulez, et les résultats selon votre puissance peuvent être dévastateur.
Taka: Merci à vous, je n’espérais pas grand-chose de vous, ça fait plaisir.
Ino: Rentrez vite chez vous, je vous souhaite bon voyage et encore merci!

En fin de compte, je la regrette pas tant que ça cette mission d’mes deux. Nous nous mîmes donc en route, et c’est pas trop tôt! J’ai englouti ma boule de riz ce matin, j’avais rien mangé la veille tellement ça avait l’air dégueulasse. Non seulement je crève la dalle, mais en plus on allait devoir retraverser ce foutu fleuve à bateau. Si j’étais capable de marcher sur l’eau, j’arrêterai les traversées à bateau et je n’aurai pas mal au cœur dans chaque véhicule dans lequel je vais. Je le dirais à Takamichi senpai de m’entrainer à marcher sur l’eau de retour au village.

Nous arrivons à ce « nom de dieu de putain de bordel de merde de salopard d’enculé de sa mère de fleuve », avec ces putains de bateaux aussi. On monte à bord, ça va. On s’installe, OK. Le navire lève l’encre, ça va plus du tout !!!! Je me tiens déjà l’estomac, je ne vomis pas, je me sens pas bien !!!!

Moi: Plus jamais je ne prendrai le bateau, plus jamais.

Dis-je avec un air agonisant.
Momiji: Tu dis tout le temps ça mon pauvre frère.
Ota: Depuis quand est-ce qu’il a le mal des transports ?
Taka: Depuis toujours Otarin.
Moi: Comptez pas sur moi pour me battre en pleine mer, burp !
Taka: Ne t’inquiète pas Kogito, après la raclée qu’on leur a mise la dernière fois ta sœur et moi, puisque toi tu étais malade et Otarin H.S., je ne pense pas qu’on les reverra de si tôt.
Moi: C’est pas faux, beurk.


Arriver à destination, nous nous arrêtâmes prendre un véritable petit déjeuner dans une petit auberge. Cette fois nous payâmes tous notre part. Avec Takamichi le goinfre et, euh… et ben moi aussi j’avais faim, alors j’ai pris douze bols de ramen, ça vous va ?!

Je voulais aussi me venger d’Ota et de son coup de poing qui m’a réveillé, la seule qui a le droit de me réveiller de manière violente c’est ma sœur et personne d’autre, compris ?! J’ai demandé alors un laxatif au patron avec le repas tout en m’assurent que mes compagnons n’entendent pas. Avec le repas, le chef me donna le « remède » à mon problème, pendant que Ota discutais et admirait le locaux, j’ai versé le laxatif dans son bol. Après qu’il ai terminé son bol, il me dit : « je me sens pas bien » dit-il en se tenant le ventre.


- Il faut que j’y aille !!!
-Les WC sont au fond à droite. (Dis-je avec un petit sourire.)
-Pourquoi tu souris ?
- Je ne souris pas, pourquoi ?
-Tes yeux montrent que tu as souris.
-Vas-y ou tu vas faire ton froc !

J’avais peut-être forcé un peu sur la dose, il est quand même resté aux toilettes une bonne demi-heure. Je me demande s’il y avait des marques sur son postérieur. Nous reprîmes la route après l’envie pressante de mon ami. Mais je ne voulais pas en rester là, je déteste ce genre d’égalité, c’est pour ça que avant de partir j’ai mis dans son sac à dos la mini bombe que m’avait donné Iji avant de partir, après le déjeuner en pleine air, j’en ai profité pour méditer et faire une petite sieste. Malheureusement pour moi, j’ai été réveillé par Momiji avec la technique d’Ota, enculé qui lui a donné l’idée et donné le premier coup dans l’estomac à l’aller de la mission. Nous approchions des grandes portes du village.

Ota: AAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhhh. Enfin rentré à la maison.
Moi: c’est bien vrai !

Boum !

Ota : C’était quoi ce bruit ? Ça sent le brûlé !
Moi : J’ai rien senti ni rien entendu moi.

Je fis signe à ma sœur et à Takamichi de ne rien dire. Je crois que jusqu’à chez lui, il n’a même pas remarqué que son sac était en train de brûler.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 6/1/2010, 22:42

HRP/ Ce post se situe avant la rencontre avec Miztoni( pour ce dernier, mon prochain post sera celui ou tu rentre dans la team ^^)

Mais c'est quoi cette famille de dingue?

En effet, la demeure de la famille Atams était aussi inquiétante que ses habitants l'étaient eux mêmes. On pouvait tout de même se demander comment des humains pouvaient vivre dans une telle maison.

Mais sont-ils humains?...

La demeure des Atams faisait pensé à une maison hanté. Certains murs étaient craquelés, de la poussière maculait le sol et les meubles (sans parler de la moisissure). Keitaro discutait avec l'homme en violet, Gomez, tandis que les genins attendaient patiemment leur chef en compagnie des enfants de l'étrange couple. Aucun d'eux ne tiraient le moindre mot et Tokri et Taiga s'efforçaient d'éviter leur regard. Etant donné l'odeur de moisissure qui empestait les lieux, les jeunes hommes s'étaient permis d'entretenir leur cancer... Morticia, qui avait été présenté par son mari comme étant une suceuse de sang, observait à tour de rôle les trois ninjas d'un oeil perçant.

J'espère qu'elle ne songe pas à nous bouffer...

Keitaro finit par prendre congé de Gomez et fit signe aux deux genins de le rejoindre.

(Keitaro) Je dois discuter avec Monsieur et Madame Atams en privé. Allez jouer avec leurs gosses pendant ce temps.

(Tokri) Me parles pas comme si t'étais plus vieux que moi, abruti!

(Taiga) Ils ont pas l'air net les mômes...

(Tokri) Et cette baraque me met sur les nerfs...

(Taiga) Perso, elle me fout la trouille …

(Keitaro) La ferme! Je suis chuunin et vous n'êtes que de misérables genins! Donc, exécutez mes ordres, point barre !

(Tokri, dans un murmure quasiment inaudible) Un jour viendra ou je te ferai la peau …

(Keitaro) T'as dit quoi?

(Taiga, avec un grand sourire narquois) Que t'es moche et con.

Le crâne de Tokri et Taiga se percutèrent l'un contre l'autre dans un grand ''boom!'' retentissant.

(Tokri, perdant son calme le front) Et puis merde! D'emmerde toi sans moi! Pourquoi devrai je supporter ces conneries et risquer ma peau après tout? Ce sont tes emmerdes et non les miennes !

Tokri se dirigea vers la porte d'entrée, avec la ferme intention de reprendre son entraînement.

(Keitaro) Tu es dans les emmerdes autant que moi...

Tokri venait de poser une main sur la clanche de la porte. Cette déclaration ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout...

(Tokri) T'entends quoi par là?

(Keitaro) Ces hommes sont dangereux. Je suis certain qu'ils se sont renseignés sur vous...

(Taiga)
Et donc?

(Keitaro) Ils sont capable de s'en prendre à vos familles... Et croyez-moi, ils disposent d'hommes très puissants.

Et merde...

Tokri rejoignit ses compagnons, à contre-coeur.

(Tokri) Viens, Taiga. Les morveux doivent être dans le jardin...

(Keitaro) Désolé de vous avoir entraîné là dedans, les gars.

Il a l'air sincère...

(Tokri) Ce qui est fait est fait...


Effectivement, Vendredi les attendait dans le jardin. Quand à Pugsley, il était attaché au fond du jardin à...

Une cible? Qu'est ce que c'est que cette connerie encore?!

(Vendredi, les bras croisés) On va jouer à mon jeu préféré: plante le gros …

(Tokri et Taiga) Quoi ?!

(Tokri) Attends Lundi! Nous sommes censés assurer votre protection et non pas …

(Vendredi) La ferme ! C'est moi qui décides! … et je m'appelle Vendredi...

Tokri allait répliquer lorsqu'il remarqua... qu'une main venait de se percher sur l'épaule de la jeune fille ! La main remua en l'air, comme si elle leur disait bonjour.

(Vendredi) Je vous présente la Chose, un ami de la famille... Jouons maintenant.

Oh merde... je sens que la journée va être longue.


Deux(longues) heures plus tard.


Tokri rentra dans la demeure Atams, à bout de souffle. L'Utak avait obstinément refusé de lancer des projectiles sur Pugsley... passant ainsi deux heures interminable à se disputer avec Vendredi. Taiga, contrairement à Tokri, se donnait à coeur joie avec le jeu de Vendredi.

Je vais devenir fou dans cette foutu baraque …

Le genin entendit des voix à l'étage, certainement Keitaro et leurs clients.

Taiga s'en sortira très bien sans moi, autant rejoindre Kei'...


Tokri se dirigea vers l'escalier, quand une porte s'ouvrit en grinçant lorsqu'il passa devant elle. Tokri jeta un oeil à l'intérieur: un escalier menant à un sous-sol.

Ca ne me dit rien qui vaille...

Tokri jeta un oeil aux alentours: personne.

Je ne pense pas que cela dérangerai si je visite un peu... au pire, j'm'en fous.

L'Utak descendit donc l'escalier... qui déboucha sur une salle rempli d'armes: arcs, épées, dagues, coutelats, katanas et même des arbalètes ! En résumé, une véritable caverne d'Ali Baba. Tokri était en train d'examiner un mawashigueri lorsque la porte du fond s'ouvrit en grinçant. Intrigué, l'Utak reposa l'arme et pénétra dans cette nouvelle piéce. Il s'agissait d'une salle rempli de mirroir. Sans savoir pourquoi, Tokri avança jusqu'au centre de la pièce. A chaque pas, l'Utak se sentait de plus en plus oppressé, sans comprendre pourquoi. Regardant à sa droite, Tokri fut stupéfait de voir que son reflet était accompagné de …

Kiame !

Tokri se retourna... et ne rencontra que son propre reflet, le visage déformé par la stupéfaction. Il était pourtant certain d'avoir vu le défunt garçons aux cheveux rouges... L'Utak se passa les mains sur le visage, et remonta jusqu'à ses cheveux. Cette vision avait remué quelque chose en Tokri, déclenchant des tremblements incontrôlables.

Calme toi mec, ce n'était qu'une hallucination. Haruka et Mila ont raison, tu devrai te reposer davantage... Kiame est mort dans tes bras, mort! Arrête de trembler putain... ressaissis toi, ressaissis toi... NOM DE DIEU TOKRI, RESSAISSIS TOI !

Les tremblements se calmèrent peu à peu et Tokri se retrouva à fixer un grand mirroir situé au fond de la piéce... Il n'y avait aucun reflet de lui même, seulement une femme qui le contemplait d'un regard affectueux.

Non...

Tokri s'approcha lentement du mirroir, clignant des yeux en craignant que cette vision disparaisse. Sa peau basané, ses longs cheveux noirs... Etait-ce vraiment elle?

C'est pas possible...

Tokri se retourna finalement face au mirroir. La femme était toujours là... L'Utak posa une main sur la surface du mirroir, comme pour tenter de la rejoindre. La jeune femme posa une main en paralléle à la sienne. Seul la surface froide du mirroir semblait les séparer. Tokri fit glisser sa main, suivit par celle de la femme.

(Tokri) Est-ce vraiment toi... maman?

Lila Utak opina du chef. Son fils s'effondra à genoux en pleurs, les deux mains collés au mirroirs.

(Tokri) Tu me manques... (retenant un sanglot) Tu me manques tellement...

(??) Si elle est là, c'est qu'elle a quelque chose à te dire.

Se relevant en un sursaut, Tokri fut surpris de reconnaître...

(Tokri) Mardi !

(Vendredi) Je m'appelle Vendredi...

(Tokri) Désolé... Tu peux la voir?

(Vendredi) Oui. Ceux de ma famille peuvent faire cela. Mes parents n'ont même pas besoin de mirroir pour communiquer avec des morts.

(Tokri) Mais... pourquoi puis je la voir? Cela ne m'est jamais arrivé auparavant?

(Vendredi) Quand je t'ai vu, j'ai tout de suite senti que tu étais spécial. Avec de l'entraînement, tu devrai pouvoir les voir comme ceux de ma famille.

(Tokri) Vraiment?

(Vendredi) Certaines personnes sont plus sensibles que d'autres à ce genre de phénomènes... en particulier ceux qui ont cotoyé la mort dés leur plus tendre enfance.

Tokri resta méditatif un instant en contemplant le visage de sa mère. S'entraîner à voir les morts? … Non, il avait des choses bien plus importante à faire.

(Tokri, sans quitter le regard de sa mère)
Peut-elle me parler?

(Vendredi)
Si tu la vois sans t'être entraîné, cela signifie qu'elle a un message à t'adresser. Je peux servir d'intermédiaire.

(Tokri) Vraiment?

(Vendredi) Un court instant, c'est fatiguant.

Vendredi posa sa main sur la surface du mirroir, imité par Lila.

(Lila, par l'intermédiaire de Vendredi) Bonjour, mon chéri.

(Tokri, tâchant de ne pas laisser l'émotion le submergeait) Bonjour, maman.

(Lila) Oh mon Tokri, je suis désolé d'avoir dût te quitter...

(Tokri) Ce n'est pas de ta faute... Tu n'aurai pas dût mourir, pas pour me protéger.

(Lila) Je ne regrette pas mon choix. Je voulai que tu vives...

(Tokri)

(Lila) Je t'en prie, ne gâche pas la vie que je t'ai offerte !

(Tokri) Que veux tu dire?

(Lila) Renonce à ta quête de vengeance, ne deviens pas comme ton père...

Tokri ne pouvait en supporter davantage. L'Utak se dirigea vers la sortie.

(Lila) Tokri !

Le jeune homme s'arrêta net, des larmes coulant le long de ses joues.

(Tokri, de dos) Navré, maman, mais c'est trop tard. Depuis ta mort, je n'ai vécu que pour te venger... Je tuerai Uril Utak, quoi qu'il m'en coûte !

(Lila) Ne gâche pas ta vie ! Ton pére n'en vaut pas la peine...

(Tokri, en hurlant) Ne comprends tu pas que je ne peux pas vivre tant que son coeur continue à battre ! Toutes les fibres de mon corps, toute mon âme, réclame que son sang soit coulé !

Le jeune homme s'efforça de retrouver son calme et se retourna.

(Tokri) La scène de ta mort me hante, maman. Pas un soir ne passe sans que je ne la revives... Tous les soirs, je redeviens un enfant de cinq ans. Tous les soirs, cette cicatrice (désigne la vieille balafre à son oeil) me dévore l'oeil...

Lila était en pleurs.

(Lila, dont l'image faiblissait d'intensité) Je t'en prie, ne deviens pas comme ton père... Ne céde pas à la haine, ne te perds pas... Ne deviens pas Uril.

L'image de Lila disparut du miroir. Vendredi sembla revenir d'un long sommeil.

(Vendredi, se frottant les yeux) Ne t'en fais pas, je n'ai rien entendu de votre conversation.

(Tokri, essuyant les larmes de ses yeux)
Merci, Mercredi... on ferait mieux de remonter.

(Vendredi) Oui, allons jouer à plante le gros...

(Tokri, esquissant un mince sourire)
Pourquoi pas?

(Vendredi, entre ses dents)
Et je m'appelle Vendredi...

Ils sont peut-être dingo... mais faut croire qu'ils ne sont pas aussi pourris que je ne l'ai cru...



A peine eurent-ils franchis la dernière marche que Pugsley les apostropha, paniqué.

(Pugsley) Des types bizarres ont débarqué dans le jardin ! Ils demandent à voir les gardes du corps !

(Tokri) Va chercher Keitaro.

Taiga est seul... et merde!

Lorsque Tokri débarqua dans le jardin, Taiga, marionnette prête à l'action, faisait face à trois hommes. L'un d'eux portant un katana, un s'était munis de kunais et le dernier était solidement batis. Tokri posa la main sur la garde de son katana et rejoignit son compagnon.

(Le costaud)
Vous n'êtes que deux?

(???, dans le dos des genins) Bien sûr que non !

Keitaro rejoignit les deux genins, prêt à en découdre.

(Le costaud, en se massant les poings) Bien... je présume que ce ne sont que des genins. Et tu dois être le chef!

(Keitaro) Exact. A qui avons nous l'honneur?

(Costaud) Je m'appelle Mizu. Celui au katana se nomme Tagachi et l'autre, c'est Higu... On n'est pas là pour bavarder... passons tout de suite à la séquence ou nous vous tuons, voulez-vous?

Keitaro engagea le combat contre Mizu et les deux adversaires s'éloignèrent. Tokri se retrouva face à Tagachi.

(Tagachi) Montre moi ce que tu vaux...

Pas la peine de me le répéter...

Tokri fonça et dégaina au dernier moment, l'assaut fut paré. Les deux hommes échangèrent plusieurs passes afin de se jauger mutuellement.

Il a l'air plutôt doué...

(Tagachi) Vulgaire garde du corps...

(Tokri) Tu peux parler, mercenaire de mes deux... Etre payer pour tuer, de tels êtres méritent la mort!

(Tagachi) Je fais ça pour nourrir mes fréres et soeur !

Tokri esquiva de peu une estocade visant son flanc gauche.

(Tokri) Pour tes proches?... on est deux dans ce cas.

Tagachi para une contre attaque de Tokri. Les regards des deux ennemis se croisèrent par dessus leurs lames.

(Tagachi)
Ah ouais?

(Tokri)
L'exécution de ta mission signerai l'arrêt de mort de mes proches... navré, mais tu vas devoir mourir.

Les deux ennemis s'éloignèrent d'un saut. Tokri rengaina son arme et tenta de passer au Taijutsu. En vain, la lame De Tagachi était bien trop rapide pour la laisser passer. L'Utak exécuta des mudras et lança un Daitoppa. Tagachi passa au dessus de lui et tenta de l'étriper par l'arrière. Tokri esquiva de justesse et dégaina une nouvelle fois.

Ce combat ne pourra se conclure que par le Kenjutsu...

A la stupéfaction des deux combattants, Vendredi se plaça entre eux.

(Tokri) Qu'est ce que tu fous? Jeudi !

(Vendredi) Je ne bougerai que lorsque tu auras retenu mon nom !

Tagachi esquissa un sourire et fonça vers la jeune fille, avec la ferme intention d'en faire des rondelles.

Merde!

Tokri usa de toute sa vitesse et parvint à pousser Vendredi de la trajectoire de la lame... encaissant le coup à sa place. Tokri sentit son sang chaud coulait le long de son flanc gauche Tagachi extirpa sa lame d'un geste sec et voulut décapiter l'Utak. Ce dernier parvint à esquiver de peu et s'éloigna. Le jeun homme tomba à genou, la morsure de son flanc lui faisant souffrir le martyre.

(Tokri) Barre toi de là! Vendredi!

(Vendredi) Tu vois quand tu veux!

Et Vendredi quitta le jardin sans rien ajouter de plus.

Pauvre conne entêté... Je dois vite conclure ce combat avant de me vider de mon sang...


Tokri se remit sur ses deux pieds, bien tant que mal. Tagachi fonça vers lui, avec la ferme intention d'en finir. L'Utak fouilla dans sa sacoche et saisit un fumigéne.

C'est ça... ramène toi!

Une fois à bonne distance, Tokri fit éclater son fumigéne. Tagachi parvint à s'extirper de cette purée et chercha son adversaire... Rien au sol, donc... Tagachi leva les yeux au ciel. Le soleil l'aveuglait et il ne vit Tokri fonçait sur lui, lame en avant, qu'au dernier moment.

Kuushu Sestsudan' !

Tagachi leva sa lame pour parer l'assaut, mais son katana ne put rien faire contre la lame renforcé au fuuton de Tokri. Tagachi fut tranché en deux, maculant l'Utak de son sang. Tokri s'allongea brutalement sur le sol et, sans perdre de temps, retira sa veste et son tee shirt. Le jeune homme sortit de sa sacoche le flacon d'alcool désinfectant et en répandit, en serrant les dents, sur sa plaie. Il se confectionna ensuite un bandage de fortune, en se remémorant les cours de premier soins que lui avait donné sa tante dans son enfance. Une fois cela fait, Tokri se rhabilla et rengaina son katana(après l'avoir rapidement nettoyé du sang de Tagachi bien sûr). Taiga le rejoignit, traînant quelque chose derrière lui.

(Taiga, désignant sa prise d'un geste de la tête)
J'ai maîtrisé mister kunai... je vois que tu n'y es pas allé de main morte avec le tien.

(Tokri, allumant une cigarette) Tu devrai avoir l'habitude maintenant.

(Taiga, se bouchant le nez) Putain, ce que ça pue un cadavre !

(Tokri) Allons voir ou en est Keitaro...

Ce dernier et Mizu se jaugeait du regard lorsque les genins arrivèrent, Tokri se pliant à cause de la douleur qui lui mordait le flanc.

(Keitaro) Ne vous mêlez pas de ça! Ceci est mon combat!

(Tokri, tirant une taffe) Tss... crâneur.

(Taiga, allumant une cigarette) On devrait s'éloigner, tu crois pas?

(Tokri) Ouais...

L'utak se massa le flanc endolori, en priant pour que son bandage suffise pour le moment...

Se faire transpercer... ça fait beaucoup plus mal que je ne l'aurai cru.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ardanel le 7/1/2010, 23:06

Il y a des moments, dans la vie, ou l’on est saisi par un sentiment d’étrangeté. Comme si ce qu’on faisait était anormal, contraire à nos propres us. Il y a des moments ou ce que l’on voit, et qui devrait être familier, nous paraît aliéné et incongru. Il y a des moments ou nos pensées, nos sentiments même, oscillent entre plusieurs possibilités, plusieurs chemins.

Je connaissais bien le doute. J’avais expérimenté le choix. Connu la peur. Non pas la simple peur de mourir ou d’avoir mal, mais la véritable terreur, sentiment primaire qui vient du tréfonds de l’être et nous fait approcher la folie. J’avais même été pris, par cette folie. Mais rien ne m’était aussi dérangeant que ce sentiment d’étrangeté.

Et sa cause était devant moi. Un vieil ami en position de combat. Un nouvel ennemi qui me regardait méfiant. Un homme qui avait été mon compagnon et confident. Un homme que je souhaitais tuer de toutes les fibres de mon être pour ce qu’il incarnait. Un homme qui était là, et je ne savais pas si ce que je faisais étais juste ou pas. Bon ou pas. Et même nécessaire ou pas. Sans doute que non.

Mais l’étrangeté restait. Ses paroles m’enflammaient, sa loyauté aveugle envers des manipulateurs, qui jouaient avec nos vies, me rendait furieux. Et notre amitié me semblait bien faible comme raison de l’épargner. Les pulsions anciennes qui m’habitaient, qui habitent tout être vivant, me disait de tuer. Tuer l’ennemi avant qu’il ne vous tue, lorsqu’on en a la possibilité, afin d’assurer sa survie.

Mais l’étrangeté restait. La position de combat m’était parfaitement connue, l’appui léger sur la jambe droite afin d’obtenir une bonne prise d’appui quelque soit la direction du bond voulue, tout autant. Je le connaissais, il me connaissait, et j’étais pris dans la tourmente.

Et puis, l’étrangeté passa. Je voyais juste un ennemi, même s’il avait le visage d’un ancien camarade. Un ennemi à abattre, sans pitié. Et j’étais plus fort que lui. Cette pensée me réjouit, et encore une fois, je me dit que puisque j’avais le temps, autant jouer un peu avec lui et savourer sa mort.


"Et si nous commencions Ryu ? Tu me sembles bien faiblard, et je crains de t’avoir un peu touché non ? Alors je vais y aller mollo, promis." (Ardanel)

Narquois, je regardais ses légères coupures qui le faisaient saigner un peu. Il allait s’affaiblir avec ça. Pas vite certes, mais quand même.

"Commencer ? Que faisons-nous depuis une demi-heure ?" (Ryu)
"Tu te battais sérieusement ? Pas moi. J’aimerais quand même qu’il y ait un peu de piment dans ce combat. Quel intérêt d’écraser un insecte ? Aller Ryu, montre moi ce que tu vaux. Si, bien sur, tu vaux quelque chose. Mais je pense que tu reflètes parfaitement le village de Chikara : impressionnant en apparence, mais hargneux, lâche, et faible." (Ardanel)

Et sans le laisser répondre, je fis un bond en avant. Il sauta sur le côté, tout en tendant sa jambe gauche pour essayer de cueillir mes côtes au vol. Je pris le coup sur mon avant bras et une note claire s’éleva, le son du métal de ma dague, caché par mes vêtements, et avec laquelle j’avais paré le coup. Ryu fit un petit saut en arrière, il semblait chercher à gagner du temps. Le temps d’élaborer un plan peut-être. Après tout, Ryu était un excellent stratège, mais dans une situation aussi défavorable…

Le début de notre combat m’avait rassuré sur mon état de santé. Oh, je n’étais pas vaillant, loin de là, mes réflexes, mes capacités physiques, ma vitesse, tout était amoindri. Mais je n’étais pas si mal. Ishii avait fait des merveilles. Un instant, j’eu un sentiment de culpabilité en me rappelant que je lui avait promis de ne pas attaquer de chikarien, puis je chassais cette pensée, bien inutile. Et pourquoi je n’attaquerais pas Chikara ou des chikariens hein ? Eux m’avaient bien attaqué… Oui, mon état n’était pas moche. J’estimais que j’étais à cinquante ou soixante pour cent de mes capacités. Et actuellement, c’était plus que suffisant. Je n’avais pas encore utilisé de ninjutsu. Ni le Hannou. Ni mon dojutsu. Et mon adversaire peinait. Si même en rengainant mon sabre il ne pouvait rien, je n’aurais plus qu’à l’achever, frustré d’un bon combat.

Mais Ryu avait-il réellement si peu progressé ? C’en était ennuyeux… Pourtant, il y a de cela à peine un quinzaine de mois, il avait le même niveau que moi. Ne faire aucun progrès en ce laps de temps, c’était… Minable, oui voilà, c’était le mot. Et je me sentis à nouveau furieux.

Je m’avançais, lentement, de lui, prêt à bondir, et je le vis se tendre, juger de la meilleure façon d’approcher. Et puis il joignit ses mains et entama des signes. Je sautai en avant pour le frapper, jugeant le temps trop court pour qu’il achève son jutsu, quel qu’il soit. Il écarta alors aussitôt les bras et se laissa tomber au sol. Ah, une diversion. Il frappa aussitôt des jambes, pieds joints. Etant dans les airs, je ne pouvais pas esquiver, mais j’attrapais ses pieds des deux mains et amortit le choc. Pfff, qu’il était lent. Ou pas. Ses bras, écartés, se rapprochèrent alors à toute allure des deux côtés de ma tête, et je ne pouvais utiliser mes mains ou bras pour parer, puisque je venais de saisir ses pieds. Si je le lâchais, je tomberais juste sur lui. Je me contentais donc de frapper de deux grands coups de pied l’arrière de ses genoux, ce qui le fit plier les jambes, et manquer son coup de quelques centimètres, je le lâchais ensuite et roulais sur le côté. Il se releva aussi, apparemment déçu.

Je courus sur lui, et il se laissa à nouveau tomber au sol, se retenant sur un seul bras, et fit une puissante balayette. Je sautais pour l’éviter, mais il m’attrapât le pied de sa main libre, et avec un cri de triomphe, me jeta au sol, puis il sauta aussitôt de sa position semi-allongée sur moi, afin de bloquer mes mouvements. S’asseyant sur le haut de mon torse, il bloqua mes bras, me maintenant coincé.


"Aussi fort que tu sois pour le reste, au corps à corps, je suis plus puissant, et ainsi bloqué, tu ne pourras pas te dégager." (Ryu)
"Ryu… Ca ne te ressemble pas." (Ardanel)
"Gné ?" (Ryu)
"Normalement, tu te méfies plus de l’adversaire, et tu ne l’approches pas sans être sur de ta victoire. A cette distance, tu crois que je pourrais te rater ?" (Ardanel)

Et je fis exploser le petit cube de chakra que je modelais juste en dessous de sa tête. Pratique de pouvoir faire des jutsus sans signe. Sa tête fut projeté en arrière, chose étonnante car le reste de son corps massif ne bougea pas. Mais sonné, il ne put rien faire pour m’empêcher de le renverser, et de me relever.

Il se redressa pour se relever d’un bond, mais je fut plus rapide, et lui envoyai un coup de pied dans les côtes, le renvoyant par terre. Il roula sur le côté et pris appui sur ses deux mains pour se projeter en l’air, mais trop tard, je l’accueillis d’un coup de pied en plein visage. Puis je me penchais sur lui, agrippant son animal de compagnie, toujours niché dans son coup, et qui trembla sur le coup. Ah, il avait peur ? Tant mieux. Je le laissais ensuite se relever.


"Tu es lent. Tu es faible. Et en plus, tu es devenu naïf. C’est vraiment lamentable… Mais si tu veux, je peux te décharger de tes poids inutiles afin que tu ailles un peu plus vite…" (Ardanel)

Et d’un mouvement de poignet, je fis tomber ma dague dans ma main gauche. Levant l’écureuil de la droite, je mis ma lame contre son flanc. La lueur violette qui parcouru le métal sous la lune laissait peu de place au doute, ma dague était bien empoisonnée. Ryu, enfin debout, me regardait, mi-horrifié, mi-haineux, pendant que l’animal couinait, essayant de se dégager et de me mordre, de façon bien vaine, puisque je le tenais fermement par le cou. Il m’adressait aussi quelques insultes, mais je n’y faisait pas attention, savourant uniquement l’expression de mon adversaire.

"Lache-le." (Ryu)
"Pourquoi ?" (Ardanel)
"Il ne t’as rien fait. Laisse-le. Les invocations sont aussi mortelles que nous." (Ryu)
"Je le sais bien. Mais vois-tu, il collabore avec toi. C'est-à-dire, avec Chikara. C’est donc un de mes ennemis, non ?" (Ardanel)
"Laisse-le !!" (Ryu)

Satisfait de son air enragé, et de son indignation, j’enfonçais légèrement ma dague dans le flan de l’animal, qui émit un couinement aigu. Puis je ressortis ma lame, faisant clairement tomber dans le sable quelques gouttes de sang. Je jetais alors l’écureuil vers Ryu. Ce dernier se précipita pour l’attraper au vol. Et l’écureuil se blottit dans ses bras, comme s’il était gelé. Et ma foi, ce devait être le cas, le poison agissant sans doute plus vite sur un animal de poids si faible. La dose, prévue pour un humain, était très forte pour lui… Je rangeais alors ma lame.

"Depuis quand t’en prends-tu à ceux incapable de combattre Ardanel ?" (Ryu)
"Ca t’ennuie ? Moi je m’en fiche. Incapable de combattre ? Et alors ? Ca ne veut pas dire innocent ou utile. Et si tu arrivais à me distraire, je n’aurais pas besoin de chercher d’autres proies." (Ardanel)

Sans me quitter des yeux, il remit l’écureuil autour de son cou. Oui, c’était intelligent, c’était le point le plus chaud du corps avec l’entrejambe, c’est là que l’écureuil se sentirait le mieux.

"Tu sais ce qu’il te reste à faire n’est-ce pas ? Si tu me bats, tu auras accès à mes armes. Et aussi à mes poisons et antidotes. Tu pourras le soigner." (Ardanel)
"Une motivation supplémentaire ? Pourquoi aurais-je besoin de ça ?" (Ryu)
"Hé bien… Tu ne fais pas un fier opposant quand seule ta vie est en jeu, alors peut-être que si ta défaite implique la mort de plusieurs…" (Ardanel)
"Tu es vraiment devenu fou." (Ryu)

Il s’élança alors vers moi. Enfin !! Il prenait l’initiative. Tout en courant, il fit rapidement des signes. Je me mis en garde, pliant les jambes afin de baisser mon centre de gravité, tout en observant les kanjis. Il les avait déjà faits plus tôt, par deux fois, avant de se substituer… Je souris et me préparais. Il acheva son kenji, et je frappais du poing gauche en avant, tout en pivotant immédiatement sur ma droite, afin de l’accueillir comme il se doit. Mon poing ne rencontra que du sable, et il apparut à mes côtés alors que je frappais de la main droite… Et le transperçais.

Un clone ? Une double invocation ? J’arrachais la pierre au cœur du clone de sable, tout en me jetant à terre, je sentis le souffle du coup passer au dessus de moi. C’était juste cette fois. Je roulais sur le côté, et me relevais.


"Chikara no jutsu !!" (Ryu)

Je pris le coup de plein fouet. Enfin, le coup, l’onde de choc serait plus juste… Cet enfoiré avait fait un clone de sable, sans signe, et c’est le clone qu’il avait substitué, pouvant ainsi tranquillement attendre que je choisisse un côté puis se positionner dans mon dos pour me prendre à revers. Et j’étais tombé dans le panneau. Tout comme lui plus tôt, je n’aurais jamais pensé qu’il put faire du ninjutsu sans signe, même un simple bushin…

Je tombais au sol, et prit un coup de pied vicieux dans la jambe, qui cherchait à me briser le genou. J’accompagnais le mouvement et tournais légèrement la jambe, afin que le choc soit bien amorti, puis j’attrapais sa jambe et le jetai à terre, il prit appui aussitôt sur le sol et me mis un autre coup de pied dans le torse. Je roulais un peu plus loin et me relevais, avec dans les yeux une méfiance nouvelle…


"Je ne voulais pas utiliser l’AkaChikara, c’est assez violent pour le corps, mais vu que le reste ne marche pas, je n’ai pas trop le choix…" (Ryu)
"L’AkaChikara ? Le nom ne me dit rien…" (Ardanel)
"C’est assez récent comme invention. Du moins, par rapport à notre dernier combat d’entraînement." (Ryu)

Ce mots amenèrent aussitôt à ma mémoire le fameux combat, alors que nous faisions partie de Tsukiyo, et ou je l’avais finalement amené ligoté dans du shiga sur une table pour lui faire une piqure, prérogative du médecin. Piqure totalement inutile au demeurant, mais bon, on était censé se vacciner contre la fièvre des marais avant l’assaut sur la base du Zénith, près de Gensou. Nous étions tous deux dans le village de l’illusion alors, avec Tetsuya, et nous nous amusions comme autrefois, avant que notre compère sabreur ne déserte.

Et encore cette sensation d’étrangeté. Ce souvenir était si nette, tous comme tant d’autres moments. Des visions me passèrent en une seconde sous les yeux. Au bar Yakiniku, me battant avec Ryu pour la dernière bouteille de saké, en attendant que Tetsuya revienne de mission, ou chez moi, regardant Ryu, après que son réduit lui servant d’appartement ait été pulvérisé des villageois en colère, en train de jongler avec mes fioles de pilules pendant que j’installais un lit de camp dans ma chambre, seul espace assez grand de mon trois-pièces ou il pourrait s’installer. Ou encore dans la forêt, en train de guetter l’horizon. Dans le désert, riant aux éclats en apprenant les résultats de la première épreuve de l’examen chunnin, que je venais d’annoncer aux candidats. Devant le Kage, alors que nous nous faisions tous deux réprimandé pour les conséquences déplorables de la « réussite » de notre mission, ou nous avions rasé non pas une maison comme demandé, mais sept d’entre elles.

Et tant d’autres encore… Je regardais tranquillement ces souvenirs, et les appréciais. Je les acceptais, comme étant mon passé. Et puis, je regardais mon adversaire. Combien de temps s’était écoulé depuis qu’il avait fini de dire « entraînement » ? Une demi-seconde ? Un dixième de seconde ? Ou encore moins ? Et pourtant, je savais à présent pourquoi j’avais ce sentiment d’étrangeté. Oui, Ryu est un ami. Il l’a été et le sera, à jamais. Mais je ne le laisserais pas s’échapper, et je le tuerais, parce qu’il était hors de question de laisser Chikara avoir le moindre indice sur moi dorénavant, et je devais effacer ceux qui me connaissait bien. Ryu, Tetsuya aussi. Et peut-être les membres de Tsukiyo. Ishii, sans aucun doute. Et si possible, mes anciens professeurs. Tous ceux qui savaient comment je me battais, et non de vagues connaissance sur mes affinités, mon dojutsu ou du poison. Ceux qui s’étaient entraînés avec moi, qui étaient habitués à moi. Voilà qu’elles étaient mes cibles.

Et alors que ma conviction se raffermissait, et que mon cœur se réchauffait furieusement, presque joyeusement, à l’idée de tuer, je sentis le sentiment d’étrangeté s’amplifier.

Ryu se lança sur moi. Il dégaina d’un geste un petit couteau d’une pochette à sa ceinture, un simple opinel, qu’il déplia, et le lança vers moi, tout en faisant des signes. Je l’attrapais avec deux doigts, blasé, et le relançais sur lui de toutes mes forces. Il s’y attendait car il le rattrapa au vol sans souci et me mit un coup de coude dans le ventre, les mains jointes afin que la force de ses deux bras me percute. Oui, lui aussi s’était entrainé avec moi et savait que j’aimais bien les armes de jet, et notamment attraper celles qu’on m’envoyait pour les relancer aussitôt…

Il frappa aussitôt avec son couteau, à la gorge. J’esquivais d’un bond en arrière, mais il s’y attendait aussi, et il me rattrapa, punissant mon insouciance d’une estafilade à la main. Agacé, je contre-attaquais à toute vitesse, le plus rapide que je pouvais, le frappant trois fois, une fois au niveau de chaque épaule et une autre à l’estomac, l’obligeant à reculer. Je regardais ensuite le sang couler légèrement de ma main, et concentrais mon chakra dans la zone afin de me soigner rapidement. Bon. On va jouer au plus malin.

Ryu s’élança alors que moi une nouvelle fois. Sa bête ne semblait pas bien, il devait être pressé. Il me semblait aussi plus rapide qu’au début du combat. Effectivement, ça l’avait bien motivé. Faisant appel à mes souvenirs, j’anticipais son mouvement et le cueillis d’un crochet au menton. Puis le frappais de toutes mes forces sur la tempe, l’assommant à moitié. Je me mis aussitôt en position.


"Chikara no Sasori." (Ardanel)

J’attaquais aussitôt les bras, cherchant à les briser. Ryu, qui connaissait bien cette technique, se mit aussitôt en position pour m’attraper au vol. Mais je changeais au dernier moment ma cible et le frappais au cou. Il tomba au sol.

"N’importe quoi… Tu m’as eu comme un bleu en te servant des connaissances que tu avais de ma façon de combattre, et maintenant tu te fais avoir de la même manière… Tu pensais vraiment que j’allais continuer à utiliser des techniques que tu connais par cœur ? Et pourquoi tes mouvements sont si prévisibles ? Bats-toi mieux que ça. Tu…" (Ardanel)

Je ne pus finir ma phrase, car l’air fut expulsé de mes poumons au moment ou je pris un extrêmement violent coup de pied dans le flan, qui m’envoya boulé quelques mètres plus loin. Ignorant la douleur, je me relevais d’un bond et attrapais de justesse le pied de mon adversaire, puis parait son coup de poing. Il recula alors, tenant dans sa main ma sacoche de poison…

Il me regarda, méfiant, mais ne m’attaqua pas, se contentant de sortir un contre-poison et de le donner à sa bestiole, me laissant amplement le temps de soigner les dégâts. Il m’avait fissuré une côte, et un autre coup l’aurait fait volée en miettes, avec sans doute deux, trois autres, fragilisées elles aussi par le choc, mais non, il s’arrêtait pour soigner sa bestiole !


"Excellent. Vraiment excellent. Quand tu as pris ton opinel, tu faisais des signes pour un Kage Bushin, c’est ça ? Quand tu m’as frappé du coude, tu l’as créer, c’est pour ça que tu as joint les mains, et non pour donner plus de force à ton coup, le tout sans me mettre la puce à l’oreille. Ensuite, tu t’es planqué derrière ton clone. Si tu as fait des signes, c’est pour en faire un de bonne qualité, pas comme le dernier. Il a donc tenu quelques coups. Pendant que tu te planquais sous le sable avec Doton. Puis, quand tu as été sur que je m’étais fait avoir tu m’as frappé dans le dos. Oui, vraiment, c’était excellent. Mais putain Ryu, pourquoi n’as-tu pas poussé ton avantage plutôt que de me voler mes poisons ? C’est stupide… Tu as laissé échapper une possibilité de victoire, et en tout cas, un combat plus intéressant, pour soigner cette bestiole…" (Ardanel)

Il ne répondit pas, et se remit en garde…

"Désolant… Bon, tant pis. Continuons." (Ardanel)

Il disparut aussitôt de ma vue, et seul mon instinct, et des années d’expériences, depuis mon plus jeune âge à l’académie jusqu’à ce jour, me firent lever le bras gauche pour parer son coup de pied, il enchaîna aussitôt avec un second coup qui tomba comme une masse sur mon bras levé, manquant de me le briser, je me laissais chuter au sol afin d’éviter ce funeste sort, ce qui entraîna un échange de coup entre Ryu et moi. Bizarrement, il semblait avoir rattrapé ma vitesse. Et en taijutsu traditionnel, il me battait, étant plus puissant, et vu que c’était tout de même sa spécialité… j’esquivais dorénavant difficilement, et j’eus vite le souffle court. Pourtant, j’avais encore l’avantage, et je passais plus facilement sa garde qu’il ne franchissait la mienne. Mais mes coups ne semblait pas l’affecter alors que les siens étaient lourds… Finalement, n’en tenant plus, je m’écartais, et dégainais d’un mouvement fluide Azukeru.

"Tiens, tu ressors ton sabre ? Un problème peut-être ?" (Ryu)
"Pas la peine de faire le malin…" (Ardanel)

Dans le noir, je n’en étais pas certain, et je n’en aurais pas mis ma main à couper, mais il me semblait voir autour de lui un fin halo rougeâtre… Vraiment bizarre tout ça…

Mais peu importe après tout. Azukeru en main, Ryu ne pouvais rien contre moi, comme notre petit duel au début l’avait clairement montré. Je m’avançais, confiant, mais malgré tout vigilant. C’était un costaud en taijutsu, et un fin stratège, je ne devais pas lui laisser d’opportunités. Il s’élança à nouveau à toute vitesse, disparaissant presque de ma vue, mais je levais mon sabre dans une botte bien connue, la posture du gardien, sabre en l’air, prêt à trancher à l’horizontal ou à parer avec la lame, et le coup ne vint pas.

Il est méfiant. Normal après tout…

Il me tourna tout autour, faisant des signes. Bientôt, quatre autres Ryu de sable se joignirent à lui, et n’arrêtaient pas de se substituer entre eux, afin que je ne sache pas lequel était le vrai. Puis tous ensemble, de façon parfaitement coordonné, ils m’attaquèrent.

Je sautais en l’air, esquivant celui qui venait sous moi pour me faire une balayette, puis me jetais en arrière, esquivant un coup de poing, j’attrapais le bras ainsi tendu de la main gauche, et tirais vers moi. De la main droite je frappais du sabre et une cascade de sable tomba au sol quand le clone explosa, je passais alors mon sabre à l’autre main et paraît le coup venant de ma gauche, puis lançais mon sabre sous moi qui planta le clone ayant fait la balayette en retombant. Je reçu un choc dans le dos mais je m’y attendais et il ne fit donc pas vraiment de dégât. Un clone est toujours moins costaud que l’original de surcroît, et il était évident que l’original ne se serait pas lancé aussi bêtement… Retombant au sol, je me retournai en un éclair pour récupérer mon arme, et fendit en deux celui qui m’avait frappé. Puis je sautais sur le dernier, frappant de la main gauche. Il attrapa mon poignet et tenta de le tordre, mais c’était trop m’offrir, et je tranchais son bras au niveau du coude. Le dernier clone explosa alors.

Le désert était calme. Il n’y avait plus aucun bruit hormis ma respiration. Cinq Ryu m’avaient foncé dessus, et j’avais détruit quatre clones… Pourquoi n’avait-il pas attaqué ?

Et puis quatre Ryu sortirent du sable. Je les affrontais sans mal, les tenants en respect. Ils étaient plus circonspects, et je ne savais pas vraiment comment les atteindre, si j’avançais vers l’un d’eux, les trois autres venaient à ma gauche, ma droite, et mon dos. Sacré angles morts…

J’attendis un moment, laissant planer mon indécision, puis je sautais sur celui que je voyais tenir un opinel à la main. L’original peut-être. Mais lui aussi explosa en une cascade de sable, et je parais de justesse la furia des trois autres. Puis, je les repoussais, et pointant ma lame vers le bas, je courus vers celui de droite. Je sautais en avant sur lui, et redressais mon sabre pour frapper d’estoc, en me servant de tout le poids de mon corps. Il fut trop lent à esquiver et disparut dans une cascade de sable. Je me tournais largement à temps cette fois pour accueillir les deux autres, et je tranchais la gorge du premier arrivé d’un ample mouvement de la gauche vers la droite. Le dernier recula.


"Combien de temps vas-tu t’adonner à ce petit jeu Ryu ? Viens te battre." (Ardanel)
"A tes ordres…" (Ryu)

La voix venait de derrière. Je me retournais, et fis face à un énième Ryu. Clone ? Ou original ? En tout cas, j’en avais toujours un dans mon dos… Et à quoi rimaient tous ces clones ? Il préparait quoi ? A moins qu’il essaye de s’enfuir par le sol… Je m’avançais, lentement, surveillant mon adversaire en face de moi, et le son du désert. Si celui de derrière s’approchait, je l’entendrais venir… Et puis, il sourit, et me regarda, narquois.

"Trop tard…" (Ryu)

Et il disparut dans une chute de sable. Je me retournais, pour voir qu’il n’y avait plus rien derrière moi. Il s’était bien enfui !! Merde !! Pour le rattraper… Vers Chikara ? Non, il est malin, il sait bien que prendre cette direction serait stupide, car trop prévisible. Alors ? Le sud-ouest peut-être, là ou se trouvait mes poursuivants ? Prévisible aussi mais assez judicieux comme choix. Ou alors…

Je me retournais juste à temps pour parer le coup. Un sourire de loup me vint aux lèvres, alors que Ryu semblait déçu.


"Presque. J’y ai presque cru. Mais tu as toujours aimé faire croire que tu abandonnais pour mieux prendre à revers." (Ardanel)

Sans un mot, il réattaqua. C’était une certitude maintenant, il était bien entouré d’un très fin halo rouge. Et sa vitesse était devenue monstrueuse. Il surpassait même la mienne, m’assaillant apparemment de tout côté. Il semblait prudent à cause de ma lame, que je changeais sans cesse de main afin de ne pas prêter un seul flanc à ses attaques, mais j’étais dépassé. Dorénavant, c’est lui qui passait souvent ma garde, alors que je ne pouvais plus le toucher, juste parer et repousser… Je pris plusieurs coups, costauds, qui m’ébranlèrent, et finalement, je décidais d’y aller à fond. Je fis quelques signes des mains, ce qui m’obligea à tenir mon sabre tout prêt de mon torse et lui permit de me mettre facilement un coup dans le dos, qui m’envoya au sol. Je roulais au sol et me retournais d’un seul mouvement, et visais soigneusement.

"Katon, Gogage no Jutsu !!" (Ardanel)

Ma boule de feu, l’engloutit, mais en un instant il fut en dehors d’elle. Sacré vitesse… Je refis des signes, et lançais quelques clones. Il en fit un. Je préparais alors mes jutsus de vent, pendant que deux clones se combinaient pour lancer un kazekansei. Ryu l’esquiva, son clone aussi.

"Futon, Tatsuraki Shirome no jutsu." (Ardanel)

J’attrapais Ryu au milieu d’une petite tornade, mais il la traversa sans peine. Et je le regardais, complètement effaré. Le Tatsuraki était un de mes premiers jutsus, et était relativement faible, mais de là à en sortir sans problème…

Je commençais à m’inquiéter, et je chargeais mon sabre de Raiton. Puis je refis des signes. Ryu m’attaqua alors, à une vitesse folle, avec son clone. Je vis son visage, grimaçant légèrement. Douleur ? Remord ? Ca me faisait penser à l’ouverture des portes, on avait l’impression que ses capacités étaient décuplées mais pas sans contrepartie.


"Raiton, Ha juujika." (Ardanel)

Une croix jaune partit de mon sabre et illumina un instant l’obscurité. Ryu l’esquiva, mais il sembla surpris. Il ne connaissait pas cette technique ? Tant mieux. Il semblait troubler que je maîtrise ainsi une autre affinité. J’eus soudain envie de pousser l’avantage. Il était temps de tester mes nouvelles affinités. Suiton, en plein désert, n’était pas vraiment le bon choix, mais Doton… Me rappelant du combat contre le Zénith, dans le marais de Gensou, ou plus simplement en m’inspirant de ce que faisait Ryu, j’estimais qu’avoir des soldats de terre pour m’aider pourrait être utile… Je fis donc plusieurs signes.

"Il est temps de passer au niveau supérieur, hein Ryu. Vu que tu es enfin sérieux…" (Ardanel)
"…" (Ryu)
"Doton, Daichi Heisotsu." (Ardanel)
"Doton… C’est…" (Ryu)
"Impossible ? Pas vraiment. Grâce au shinri shirome, j’ai dorénavant les cinq affinités…" (Ardanel)

Je le vis se tendre à cette nouvelle puis… Un ange passa. L’un comme l’autre, nous attendions que se passe quelque chose, puis je dus bien admettre que j’étais incapable de contrôler mon affinité Doton. Faire un jutsu de haut niveau dès le début était sans doute beaucoup trop ambitieux… Je devais commencer par les bases. Autrement dit, pas de Doton pour ce combat… Ryu se mit à rire. Je le regardais, sombre… Puis le vent se leva.

Aussitôt, dans un geste que nous avions fait des milliers de fois, nous prîmes aussitôt le fin tissu plié soigneusement dans notre col, faisant partie de l’uniforme réglementaire, et le mîmes sur nos visages, afin de nous couvrir la bouche et le nez des tempêtes de sable. Un geste définitivement Chikarien, et cela m’agaça… Le vent était assez fort, et une tempête de bonne ampleur n’allait pas tarder à arriver. Fini de jouer, il fallait en finir.

Sabre en main, chargé de Raiton, il me suffirait d’une ouverture pour le tuer. Et avec mes cubes de pression, j’allais pouvoir m’en créer de multiples… J’en modelais aussitôt tout autour de nous. Il se lança alors sur moi. Je relâchais les cubes devant moi. Ils explosèrent, le jetant au sol. Je me précipitais, visant la pomme d’Adam, afin de lui trancher la gorge, mais il se releva en un éclair et me mis un coup de pied dans le torse. Je tombais, et me relevais pour prendre un coup dans le dos, derrière la nuque. Furieux, je fis des cubes tout autour de moi. Bien m’en pris, celui que je sentis exploser, repoussant Ryu, était situé sur mon côté droit, légèrement dans mon dos, et j’aurais été bien en peine de l’esquiver avec Azukeru.

Ryu recula encore. Mes cubes le surprenaient, je le voyais bien, mais il s’adaptait. Un clone apparut, et il l’envoya en premier, s’empaler sur mes cubes, afin d’attaquer dans la foulée. Je pris encore un coup dans l’estomac, et je tombais à genoux. La nausée s’empara de moi et je vis flou un instant. Puis je crachais un mélange de sang et de bile, et ça passa. Je relevais la tête, incrédule, et regardais Ryu, tranquille, couvert de coupures légères, témoin de mon amusement plus tôt, me regarder.

Je ne vis même pas le coup venir, mais je le sentis, au bas du menton. Je fus projeté au loin, et j’évitais un autre coup par pur instinct, le Honnou ayant d’office prit le contrôle de mon corps affaibli et ayant lancé mon sabre vers un Ryu se jetant sur moi. Azukeru se planta au loin, et j’annulai le Honnou… Ryu se remettait en garde.

C’est impossible. Impossible !! Il ne peut pas être aussi fort. Comment… A moins que ? Un genjutsu ? Je clignais rapidement des yeux, puis concentrais mon chakra dans mes orbites.


"Shinri shirome… Koutei Taimu !" (Ardanel)
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 16/1/2010, 17:37

Hrp/ Ce post se situe une semaine après la mission de protection avec Keitaro et Taiga. Je le poste afin de ne pas ralentir la team. Keitaro, bouge ton fion en décomposition !

Cela faisait cinq minutes que Tokri et Miztoni était en route pour la maison de Keitaro.

L'incendie de l'Académie... c'était donc lui. Voilà deux jours que je suis sorti de l'hôpital et je rencontre déjà un drôle de type...

(Tokri) Tu sais, je me souviens bien de cette histoire d'incendie.

(Miztoni) Ah ?… Vraiment ?

(Tokri) Je venais tout juste d'obtenir le grade genin. Heureusement, il n'y avait pas eu de blessé.

(Miztoni) Tant mieux...

Le garçon aux cheveux d'or s'enferma dans un long silence.

Il a l'air de vraiment s'en vouloir... Après tout, on a tous le droit à un seconde chance. Ou plutôt, presque tous...

Ils étaient arrivé devant la maison de Keitaro. Tokri frappa et son ''sensei'' lui ouvrit peu après.

(Keitaro) Tokri? Que fait tu là? Le prochain entraînement n'est que pour dans deux jours.

(Tokri) Je sais. (désignant Miztoni) J'ai rencontré ce jeune homme aujourd'hui, il s'appelle Miztoni Makoto. Miztoni, je te présente Keitaro Hameiki. C'est un chuunin confirmé. Kei', Miztoni recherche désespérément une équipe. Serais tu d'accord pour l'accepter dans la nôtre?

(Keitaro) On est assez nombreux... mais pourquoi pas? Plus on est de fous, plus on rit !

(Miztoni) Merci, monsieur Hameiki.

(Keitaro) Pas de monsieur! Appelle moi Keitaro, comme tout le monde.

(Tokri) Une petite précision que nous ne cacherons à personne... Miztoni est responsable de l'incendie de l'Académie, qui date d' il y a deux ans.

Keitaro changea brutalement de comportement et jaugea Miztoni d'un regard méfiant. Le rouge monta aux joues de ce dernier et il se mit à fixer ses chaussures, comme si quelque chose s'était fixé dessus et qu'il pourrait le retirer en le regardant...

Désolé, mec. Mais pour te débarrasser de ta culpabilité, il va te falloir affronter le regard des autres... et leur prouver de quoi tu es capable.

(Tokri) Il souhaite faire un trait sur son passé et racheter ses fautes. Je me porte garant de lui.

(Keitaro) Si quelqu'un d'aussi misanthrope que toi est prêt à lui faire confiance, alors je pense que nous le pouvons également.

Sur ces mots, Keitaro leur donna rendez-vous pour le prochain entraînement. Tokri fixa un rendez-vous àMiztoni pour un entraînement à deux et rentra chez lui. Une fois dans sa chambre, Tokri se rappela qu'il n'avait pas encore déballé le cadeau de Vendredi. Il le fit donc et découvrit... un miroir. Tokri l'examina attentivement et crut apercevoir une silhouette floue derrière son épaule. L'Utak jeta le miroir sur son lit et se passa une main sur le visage, tâchant de respirer lentement afin de conserver son calme.

Cette salope veut me rendre dingue ou quoi?


Durant le dîner, Tokri hésita à parler de ses visions à Okioto. A chaque fois qu'il regardait son reflet, il avait l'impression que des silhouettes l'observaient. Que ce n'était pas lui qui regardait les miroirs, mais que les miroirs le fixait, lui.

Pas envie qu'il me prenne pour un taré... surtout que ce soir est le dernier entraînement pour le Kuushu Jan'pu.


Ce soir là, Tokri se coucha en essayant de chasser cette histoire d'esprit de ses pensées... facile à dire quand on sait que son lit était pile en face du miroir de sa chambre...

Le lendemain


Tsuretsu na Toppu !

Un puissant souffle de vent jaillit de la paume de Tokri.

(Mushu) Bien joué, Tok'!

(Tokri) Merci, Mushu.

Tokri avait pris l'habitude de s'entraîner au Ninjutsu sous la tutelle de son dragonneau, Mushu. Ce dernier, en plus d'être costaud physiquement, était capable de ressentir le chakra et d'apporter de précieux conseil pour améliorer le niveau du jeune Utak au ninjutsu. Ce dernier enchaînait donc exécution de technique, manipulation du chakra et courte méditation). Chaque matin, son objectif était d'économisé au maximum son chakra... plus simple à dire qu'à faire.

(Tokri) Bon, fini le ninjutsu pour aujourd'hui.

(Mushu) Tu as encore besoin de moi?

(Tokri) Non, tu peux rentrer. Merci encore vieux.

(Mushu) De rien mec ! Bon allez, à la prochaine.

Le dragonneau disparut après un petit ''pop''. Tokri se rendit au bain afin de se ressourcer pour l'après-midi. Le jeune homme en profita pour méditer, les bains étant le seul endroit ou Tokri parvenait à méditer au cours de la journée (plus de 3 minutes à un autre endroit...) Au bout d'une heure, l'Utak rejoignit Miztoni (après avoir rapidement avalé de quoi se caler l'estomac, bien sûr) Les deux garçons commencèrent à s'entraîner au Kenjutsu. Au bout de quinze minutes, Miztoni finit par être désarmé.

(Tokri) Tu concentre tout ton entraînement sur le maniement de ta clef, pas vrai?

(Miztoni) Pour le moment, oui.

(Tokri)
Et une fois désarmé, que feras tu face à un ennemi qui compte te tuer?

(Miztoni) Pour tout te dire, je n'y avais jamais songé...

(Tokri) Voilà ce que je te propose. Le matin, on s'entraîne chacun de notre côté comme on le faisait jusqu'à notre rencontre. Et l'après-midi, je t'aide, ou plutôt ''on'' si on prend en compte le reste de l'équipe, à t'améliorer au Taijutsu.

(Miztoni) Ca me va!

(Tokri, prenant une pose typique du Gôken)
Alors, approche...

Miztoni finit par rentrer chez lui avec un impressionnant coquard à l'oeil.

Pas fait exprès...


Son nouveau partenaire avait surpris le jeune Utak. Lorsqu'il décidait d'être sérieux, le niveau au Taijutsu n'était pas aussi mauvais que l'avait imaginé Tokri. Ce denrier avait senti son partenaire un peu rouillé, mais rien d'étonnant quand on sait qu'il sortait tout juste d'une maison de correction. Dans quelque temps, il regagnera son niveau d'antan et finira alors par s'améliorer. Un allié utile, du point de vue de Tokri...

Il a une sacré patate quand même... certainement le fait de manier cette arme. Elle doit être bien plus lourde que je ne le croyai.

Une fois rentré chez lui, Tokri sortit sa tenue de The Judge de sous son lit.

Une fois de plus, les visions que m'offrent les miroirs m'ont harcelé toute la journée. Et j'ai l'impression qu'elles sont de plus en plus net, commecette jeune fille qui pleurait. Je dois me détendre et quoi de mieux que de casser de la pourriture pour cela?...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Taïga le 24/1/2010, 01:56

Bon, ben y a pas à dire, cette famille c'est des cinglés. Des faces de squelettes, genre monstre de la crypte mais avec une gueule enfariné, blancs comme des culs de Yéti, c'est te dire à quel point ils faisaient blancs ces cons là. Et puis, ils étaient pas vraiment gentil, pas vraiment méchants non plus mais un peu bizarre, déjà les deux gamins avec leurs faces de tanches ils étaient carrément flippant, bon d'accord, le jeu de tirer des kunais sur le petit gros était sympa mais c'est quand même un peu chelou. Pugsley et Vendredi...si c'est pas des noms à devenir sédentaires ça et à pas sortir de chez soi, d'où une gueule pâle digne d'un cadavre. Voilà, tout s'explique. La suite fut plutôt sympa, je lançais des couteaux autour du petit gros et j'en profitais même pour ressortir mon arc et jouer un peu avec, ce que j'avais pas fait depuis longtemps et ça se ressentait. Comme le moment où une flèche partit mal et se planta juste en-dessous du service trois pièces du gamin, là je me sentis mal. Autant, je fais de mon mieux et je tue un gars sans faire exprès, ok, mais que je transforme un gamin en eunuque ou que je fasse une orpheline à cause d'une erreur, là je me sentirais vraiment SU-PER mal. Mais vraiment mal quoi, genre suée du dos et envie de gerber, la sensation vraiment pas drôle quoi.
Dire à quel point j'étais mal je mis au moins...trente secondes à me remettre et retenter ma chance, alors tu vois que je me sentais mal.

Bref, je réessayais et après quelques nouveaux essais et la disparition de la cinglée n°1 alias "ventrevide", vraiment pourri comme prénom, ma flèche formait un ellipse parfaite et allait se planter juste sous l'oreille gauche du gros tas lorsqu'un kunai la frappa en plein vol...enfoiré!!!

Un second kunai siffla dans les airs et vient couper mon cigare en deux, le même cigare au prix exorbitant que je venais d'allumer...

BATARD!!!!

Alors là, peu importe qui était le mec qui avait lancé, ça pouvait même être le Kage en personne que je changerais pas d'avis, ce qu'il venait de faire était impardonnable et j'allais le transformer en petit copeaux de bois que j'arroserais à l'acide. Ah ouais mais non...j'avais oublié que ma religion interdisait le meurtre par vengeance et n'autorisait que de tuer pour se nourrir. J'aurais qu'à le bouffer alors, je crois pas qu'il y ait un chapitre sur le cannibalisme...et puis non, je le tuerais pas, je suis déjà suffisamment ancré dans le chemin vers les enfers, il faudrait peut être que j'arrête de marcher un peu plus vers le chemin de ma disgrâce spirituelle. J'aurais qu'à le capturer et je dirais à Tokri qu'il est pédophile et il le coupera en morceaux. Ouais, voilà, je vais faire ça.

Mais avant, faudrait peut être que je le regarde, les plutôt, ils sont trois, un grand costaud, un type banal avec un katana et l'autre connard aux kunais. Je descellais Sabi et leur faisais face. Tokri puis Keitaro sortirent à leurs tours de la maison et sans savoir comment, chacun d'entre nous se retrouvait avec un opposant précis et Ô joie, je me retrouvais face à l'espèce d'enfoiré qu'avait coupé mon cigare en deux. Et, il faut bien l'avouer, ma confiance dans le fait que j'allais lui botter le cul s'en était retrouvé grandement diminué. Faut dire que depuis que j'étais genin je n'avais combattu qu'une seule fois tout seul et c'était contre le mec à la coupe affro d'Arasu et celui-ci m'avait lattait la face, littéralement. Pas que je sois un froussard, mais moins y a de risques pour ma gueule et mieux je me sens, c'est humain après tout.

Bon, c'est pas tout ça mais faudrait peut être qu'on s'y mette, les bruits des autres combats arrivaient à nos oreilles alors qu'on se regardaient encore comme deux idiots. Alors, pour pas faire tantouze, je, ou plutôt ma marionnette lui lançait un kunai et là, je fus quelque peu surpris. Pas par le fait qu'il le contre par un de ses propres kunais, non ça je m'y attendais, mais plutôt par le fait qu'il le fit tellement tôt que je dus me protéger avec Sabi pour pas me le prendre direct dans la tronche. Et ouais, l'est quand même rapide le salaud.
La bataille allait enfin commencer pour de vrai, je lançais mon pantin sur mon adversaire, une fois de plus sa rapidité me surpris, il esquivait sans problèmes le coup de poing mais fut totalement surpris par la lame courbe qui sortit l'instant suivant de l'avant-bras de mon arme.


_Surprenant, me dit-il, y a d'autres surprises comme celle là?
_Genre ça?
Lui demandais-je alors alors qu'une nuée de fléchettes sortait de la bouche de Sabi qu'il esquivait de justesse.
_Euh...ouais...c'est le genre de truc que j'imaginais.

A peine eut-il prononcé ses mots que des couteaux de lancer jaillirent de ses manches et faillirent m'estropier. Ils l'auraient fait d'ailleurs si j'avais pas esquivé à la dernière seconde, cependant, et à vrai dire le fait que l'un d'eux coupe une partie de ma tresse ne fit qu'augmenter ma colère à l'égard de...putain c'est quoi son nom déjà? Migou? Igloo? Enfin bref, on s'en fout, je le détestais cet espèce de...de...de mercenaire! Ouais, je sais, c'est pourri comme insulte mais j'ai pas mangé et du coup je suis pas super imaginatif, mais, reprenons.

Donc, j'étais là, tu vois, et en face l'autre idiot venait de lancer ses couteaux et ce qu'il ne savait pas c'était qu'en me jetant au sol j'avais fait bouger ma chère marionnette et celle-ci s'était donc retrouvée juste à côté de mon opposant. D'un simple mouvement de doigt j'activais l'un de mes mécanismes préféré: le ventre de Sabi s'ouvrit et une menotte géante en sortit et entoura mon ennemi. MWAHAHAHA!!! Ce salopard allait être entre mes griffes et ne pourrait s'en sortir. C'est du moins ce que je croyais, jusqu'à ce la sus-nommée menotte tombe bêtement au sol sans rencontrer aucun corps. Ouais, peut être que je les avais réglés un peu large...ou ce type était encore plus mince que ce je croyais.
La manœuvre, à défaut de s'être montrée efficace, avait au moins réussit à stopper le mercenaire dans son mouvement, plus à cause d'une violente crise de rire que d'une réelle gène des menottes, il faut l'avouer, mais bon tant que ça marche...Je profitais donc de la chance pour lancer une nouvelle attaque. Deux bombes fumigènes sortirent des deux coudes de ma marionnette et, alors que la fumée entourait Higu(ça y est j'ai retrouvé son nom de clodo), les couteaux empoisonnés cachés dans les doigts de mon vieux bout de doigts jaillirent pour l'équiper de véritables griffes et je lançais le tout directement dans la fumée en m'arrangeant pour que ses bras soient en mouvement constant.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de voir sortir de la fumée cette espèce de babouche irascible trancheur de cigare, et sans une égratignure en plus. Enfin, si, quelques une mais tellement ridicules qu'il n'y avait aucune chance pour que le poison que j'utilisais pour les couteaux puisse avoir un quelconque effet sur lui. Cet enfoiré avait même démembré ma marionnette...MAHAHAHAHA!!! Mauvais pour lui, ça. Comme par enchantement chaque partie du corps se mit à bouger tout seul, mais en fait c'est pas de la magie c'est comme pour faire bouger la marionnette en entier, quelques fils de chakra et on peut faire bouger le tout, faut suivre un peu.
Bon, reprenons, chaque morceau du corps, excepté le tronc, se mit à bouger indépendamment des autres et une lame d'une cinquantaine de centimètres, plutôt une pointe en fait, en sortit. Et, Mister Kunai ne put que lancer deux nouveaux couteaux, qui vinrent se planter dans ma cuisse, avant que les quatre membres ne se jètent sur lui et deux entre eux se plantèrent profondément dans ses épaules. C'est alors que, sous son regard surpris et ses cris de douleurs, je lançais la tête de ma marionnette contre lui et juste avant que la pointe métallique ne lui transperce la gorge je l'arrêtais. D'un geste de l'index je lui fis ouvrir sa bouche et une nouvelle nuée de fléchettes en sortit sans qu'il ne puisse l'esquiver cette fois-ci. Des fléchettes soporifiques, heureusement pour ma spiritualité et la rédemption de mon âme.
Ouf! Je l'avais pas tué et alors que je le saucissonnais comme...ben un saucisson tiens, je cherchais un nouveau cigare à allumer et regrettais dans la foulée de ne pas l'avoir tué: j'avais plus de cigares.

Quelle journée de merde, j'étais obligé de rejoindre Tokri pour lui prendre une de ses cigarettes bon marché. Y a pas à dire, shinobi c'est vraiment un métier pourri, surtout quand votre chef d'équipe est un idiot congénital tel que Kiki...quel surnom à la con au passage.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Keitaro le 25/1/2010, 21:12

(Mizu) - Tu ne crois pas que tu es un peu trop sûr de toi, sale mioche ?

(Keitaro) - T'inquiètes, j'en ai déjà vu d'autres avant toi ...

(Mizu, se mettant en position de combat) - Tu l'auras cherché prétentieux de mes deux ! Tu vas voir ce qu'il en coute de se frotter à Mizu Kizano, "le requin du désert" !

(Keitaro) - Tsss ... Ca traite les autres de prétentieux, mais ça parle de soit à la troisième personne !

Et sans lui laisser le temps de répondre je jetais vers mon adversaire un Kunai, ouvrant ainsi les premières hostilités du combat. Il esquiva le projectile avec une facilité déconcertante, cela va de soit, avant de s’élancer à toute vitesse vers moi ... Et il était sacrement rapide ce salaud !

(Mizu, composant une série de mudras) - Ha ! Tu es franchement pathétique ! "Maelstrom"

Du Suiton ? Dans le désert ? C’est une blague j’espère ? Ou pas. En effet, alors que je reculais de quelques pas en arrière pour éviter ce que je croyais être au début une technique utilisant de l’eau, je vis le sable du sol s’effondrer dans une spirale sous mes pieds … Enfin bref, pour éviter de me faire engloutir par le jutsu de Mizu, je concentrais du chakra Fuuton dans mes pieds et sortais rapidement de ce traquenard … Ceci dit, cet effort m’avait quand même fait perdre une quantité non négligeable de mon précieux chakra.

(Keitaro) J’avoue que je t’ai légèrement sous-estimé … On va donc passer aux choses sérieuses ! KUCHIYOSE !

Je finis de composer les signes incantatoires du jutsu je posai ma main sur le sol invoquant ainsi, entre l’épaisse brume de la technique, un renard d’une taille s’apparentant à celle d’un cheval … Mouahahaha ! Je vais le transformer en soupe de requin tellement je vais lui faire morfler ! Après être monté sur l’invocation je libérai le sceau qui retenait Mugen No Yaiba, le katana que mon père m’avait offert le jour de ma promotion de Chuunin.

(Keitaro, visant Mizu à l’aide de la pointe de l’épée) Tu vas regretter ton arrogance, le poisson pané !

Je tapais trois petits coups de talon sur les cottes de ma monture pour qu’elle daigne à lever les pattes … Mizu me regarda d’un air sournois avant de m’esquisser un sourire moqueur.

(Mizu) – Tu es beaucoup trop lent ! Tu n’auras jamais l’opportunité de me t… !

Ha ! Il l’avait bien cherché, ce crevard ! Alors qu’il avait momentanément baissé sa garde, je profitais de l’occasion pour faire un bond vers lui et lui trancher proprement la tête avec ma lame. Mais tout cela était beaucoup trop facile … A ma grande surprise, le corps décapité de mon rival pris soudain un teint ambré et s’écroula dans une cascade de sable.

(Mizu, sortant corps et tête d’un tas de sable) Waaw ! C’était vraiment pas mal ! Tu m’as même obligé à utiliser le «Suna No Puuro Gado » !

(Keitaro, essuyant mon katana de quelques grains de sable incrustés) T’as encore d’autres surprises de ce genre, connard ?!

(Mizu) Ouais, peu être bien …

Le ninja-mafieux rejoignis dans un éclat les paumes de ses mains entre elles … La terre commença soudainement à trembler et de grosses pointes de sable jaillirent du sol pour venir m’attaquer … Malgré l’effort de ma monture pour esquiver les offensives du jutsu, je reçus un pic de sable qui pénétra mon bras droit … Geignant de douleur, j’eus le reflex immédiat de mettre ma main gauche sur la plaie ouverte, tandis que mon sang coulait tout le long de mon bras. Pour stopper le saignement, je fis donc un garrot autour du bras à l’aide d’un morceau de tissu que je déchirai de la manche de ma tenue. Mais jetais maintenant obligé de changer de main pour utiliser mon katana … Cela me faisait vraiment chier et ça ne fit qu’accroitre ma colère envers ce … ce … Merde ! Je suis à court de surnoms marrants pour décrire le physique de poisson de cette enflure !

(Keitaro, empoignant de plus en plus fort la garde du sabre) Ce n’est pas ça qui va m’arrêter, enfoiré !

Tout en disant cela je tirais fortement les poils roux du renard pour obliger la bête à sauter vers mon ennemi. Ensuite, grâce à l’élan du bond je me propulsai vers Mizu, prêt à en découdre. Mais, alors que je m’apprêtais à lui enfoncer mon arme dans le bide il exécuta un petit geste de la main qui eu comme effet d’utiliser le sable pour le protéger et ensevelir mon katana en même temps. Le sourire aux lèvres il ferma brusquement son poing resserrant ainsi l’étreinte du sable et faisant exploser la lame de mon arme qui se trouvait toujours à l’intérieur … Les morceaux du sabre volèrent en éclats et me tailladèrent légèrement le visage … Mais maintenant j’étais furieux, mon sang bouillonnait à l’intérieur de mes veines ! Ce connard avait détruit le présent que m’avait offert mon père ! Je vais le tuer ! LE TUER !!!
Ma colère était telle que je voyais flou et je croyais même avoir vu mon ombre se détacher de moi … Un peu comme si elle était devenue indépendante. Mes mains commençaient à trembler et à me démanger … Cette sensation … Une envie meurtrière me gagna soudain le corps !

(Mizu, me regardant surpris) C’est quoi ce bin’s ?

(Keitaro, le regard rempli de haine) TU VAS CREVER !

Je levais soudainement ma main … Je ne savais pas du tout pourquoi je le faisais, mais je sentais que ce n’était pas la première fois … Puis un amas de chakra noir se forma autour de ma main … Cela me rappelait mon combat contre ce cinglé de Makaya. Un chakra pareille avait entouré mon bras et se prolongea pour attaquer le gourou du Racletoisme. Et maintenant que j’y pense ! Tanten aussi utilisa une technique pareille lors de notre première rencontre …
Soudain, alors que j’étais toujours perdu dans mes pensées, je me rendis compte que le chakra noir avait pris la forme d’un gros dard … Ensuite, comme si je savais depuis toujours comment ça marchait, je pointais mes bras vers un Mizu toujours aussi surpris et deux dards de chakra noir se propulsèrent à toute vitesse vers lui. Il avait été frappé de plein fouet dans la poitrine et il ne put dire qu’un : Gbwaaaah ! Prflt ! plaintif … Je l’avais tué ! De mes propres mains ! Je ne comprenais pas ce qu’il passait ! J’entendais la voix, à peine audible, de Tokri qui venait vers moi et qui disait :

(Tokri) Merde Taiga ! Ramène-toi !!! Je n’y crois pas ! Il l’a tué !

(Taiga) Bordel ! Je prierais pour ton âme, Kiki.

(Tokri) Arrête un peu avec tes blagues vaseuses ! Chier ! Il s’est évanoui !
----------------------------------------------------------------


(Keitaro) Hum … Hum … Bordel ! C’est quoi cette odeur ?

(Vendredi, mettant une fiole remplie d’un liquide violet sous mon nez) Crotte de chameau et bave des crapauds qui vivent dans nos toilettes … Rien de mieux pour réveiller les inconscients. Parfois même des morts.

(Keitaro) Enlève-moi ça de là ! Nom d’un chien, mais qu’est ce qui s’est passé ?!

(Tokri, allumant une cigarette) J’ai pas tout suivi, mais tu as sacrement amoché le gars. Tu l’as tué, Keitaro.

(Taiga) De deux coups de dard noir en pleine poitrine, plus précisément ... Il a fallu enterrer le corps tellement il commencé à schlinguer ! Ne me dis pas que tu t’en souviens plus ?

(Keitaro) Si, mais ça me paraissait tellement improbable que j’ai cru que j’avais pété un câble.

(Gomez, entrant dans la chambre) Ca tu peux le dire ! Tiens j’ai retrouvé ça dans le jardin.

Il tenait dans la main la garde de mon katana … Il y avait dessus toujours quelques gouttes de sang.

(Keitaro, tournant le regard) Vous pouvez le garder. Il ne me sert plus à rien maintenant qu’il est cassé.

(Gomez) Ah ! Tu trouves ? J’ai, toute ma vie, vécu avec des armes et je peux te dire que ça (pointant du doigt une encoche située au-dessus d’un signe qui ne me semblait pas japonais) c’est une encoche qui sert à quelque chose d’autre qu’à faire joli. Une pierre ou un diamant doit y être placé … Ah ! Et quant à toi Tokri on insiste pour t’offrir l’arme de ton choix. Tu pourras venir tout à l’heure la récupérer.

(Keitaro, prenant la garde) Euh … Merci.

L’homme me fit un clin d’œil et s’en alla. Un silence gêné pris possession de la salle. Tout d’un coup, Vendredi sembla prendre quelque chose de la poche de sa robe. L’objet était recouvert d’une petite serviette et semblait avoir une forme rectangulaire.

(Vendredi) Tiens, Tokri … Ca aussi c’est pour toi.

(Tokri, tenant l’objet méfiant) Merci, Samedi !

Elle lui jeta un regard des plus noirs …

(Tokri, pouffant de rire) C’est bon ! Je rigole, Vendredi ! Aaaah …

Juste après cela, Tokri s’écroula … Il avait perdu trop de sang suite à son combat…

(Taiga) Faut l’emmener à l’hosto, Kei’ !

(Keitaro) Oui ! On y va !
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 5/2/2010, 00:57

C'était le petit matin sur Chikara... Un matin d'ennui, où il ne se passe rien, où l'on n'est pas convoqué pour une quelconque mission. Le repos, quoi. Le repos, ou bien l'ennui ? Un peu des deux peut-être. Heureusement, cela n'allait pas durer. Ils avaient prévu un entraînement commun, l'après-midi. Restait à savoir ce qu'il allait bien pouvoir faire d'ici-là. Hayamaru posa son regard sur un de ses livres, puis la fenêtre, et enfin le fit revenir à ses pieds. Il sortait tout juste du lit, aussi son regard fut attiré par l'objet blanc, carré et moelleux qui reposait à la tête de son lit.

Comment résister ?

Malheur, quelle déchéance... Sa feignantise avait enfin réussit à pervertir son Ââââme, et il sombra dans la débauche ; sa couette et ses draps avaient gagné cette bataille, la volonté d'Hayamaru n'avait pu tenir le choc. Lorsqu'une longue plainte déchirante fut hurlée par son estomac, il se décida à reprendre le contrôle de son cycle du sommeil. Il avait déjà largement abusé, car... Et merde, déjà midi passé. En pyjama, la gueule en vrac et la tête dans le cul. Ca fait joli de voir son chef d'équipe arriver en retard et dans une tenue aussi bien soignée. Vise donc ce qu'un peu de relâchement peut engendrer. Il s'habilla donc, sans rien au préalable, après tout, à quoi bon prendre une douche si c'est pour s'entraîner dans la poussière ?

Il n'avala rien non plus, cela faisait déjà quelques jours qu'il sautait un ou plusieurs repas durant la journée. Il se dirigea vers le lieu de rendez-vous, un petit carré de terrain derrière la propriété d'une connaissance d'un ami d'un de ses équipiers, aucune importance donc. Il se rendit invisible avant que l'un de ses équipiers le remarque et passa derrière eux avant de réapparaître sur une branche d'arbre au-dessous de laquelle ils étaient assis, et discutaient, un genre d'entrée qu'il avait désormais l'habitude de faire, pour se donner un genre c'est vrai. Il écouta rapidement de quoi on discutait avant d'y mettre son grain de sel.

-On ne saura pas encore aujourd'hui qui de toi ou Delze a fait le plus de conneries durant cette mission, Keitaro, je te rassure.
-Ha, big boss, enfin, on avait failli attendre, répondit l'intéressé en regardant le jeune homme perché dans l'ombre du feuillage.
-Ne me prenez pas pour votre chef, je suis juste légèrement plus expérimenté que les autres chuunins de notre équipe, c'est tout, se défendit Hayamaru, en sautant de sa branche pour atterrir au milieu du cercle.
-Ouais, mais c'est quand même toi qu'a tout dirigé la dernière fois, assèna Taïga.
-Delze faisait la tournée des bars et Keikeihouète jouait au Disc-Jokey, là je prends son parti, le défendit Sheinji.
-De toute façon Keitaro est incapable de me donner un ordre, il a pas assez d'autorité, cracha Tokri qui fumait dans son coin.

Il recracha une boufée droit dans le visage de Delze, avant de siffler :

-Et puis toi tu serais aussi dangereux pour nous que l'ennemi.

Ce n'est qu'avec la présence d'une marionnette que Delze put être camisolé de force. Saucissonné et baîlonné dans un coin, il n'allait pas participer pour cette fois. De toute façon il avait toujours eu une légère réticence à faire preuve de pédagogie et d'esprit compréhensif. Tant pis pour ta gueule... Avant de se séparer en groupes pour répartir les genins selon le domaine qu'ils voulaient améliorer, Hayamaru prit la parole.

-Hum hum... On m'a annoncé par courrier que j'aurais bientôt une mission capitale et qui risque de durer longtemps, environ un mois d'après les dires de l'administration. Je ne connais pas encore la composition de l'équipe qui m'accompagnera. C'est pourquoi je désire, aujourd'hui, entraîner ceux d'entre vous que je connais le moins. C'est à dire Kensei, Taïga, et Tokri. Je fais déjà équipe avec Sheinji et Otarin depuis un long moment, alors que je ne vous ai rencontrés que lors de cette dernière mission catastrophique...
-Vas-y, fais péter les mouchoirs, j'vais chialer, répondit l'insolent Utak.
-Moi je trouve qu'il a raison, répliqua Kensei.
-Et nous on te trouve trop naïf minus, le cingla Taïga.
-Mais heu...
-Bon, commencez pas, je veux pas repartir en dépression, c'est clair ? coupa Hayamaru

Keitaro avait déjà commencé à faire courir les deux frères ennemis, Sheinji et Otarin, pour leur entraînement au Ninjutsu.

-Je vais commencer par voir ce que vous valez réellement en corps à corps, annonça-t'il.
-Tant mieux c'est ce que je préfère, lança Tokri tout en s'échauffant, de quelques assouplissements.
-Je ferais du corps à corps à distance, moi, ajouta le marionnetiste.
-Bon bah, souffla Kensei.

3 genins contre un seul chuunin ça commençait à peser en leur faveur, sans compter qu'à mains nues Hayamaru était tout de suite moins performant. Il n'aurait pas le dessus longtemps. D'abord tester leurs capacités offensives en les laissant le toucher à mains nues, puis passer au sabre et prendre l'avantage en évaluant comment ils procèdent pour préserver leur vie d'une menace sérieuse. Oui, ça semblait la meilleure chose à faire. Alors il attendit la première attaque. Celle-ci vint de Tokri, sans grande surprise pour Hayamaru.

Le jeune bretteur se décala d'un pas sur le côté pour laisser passer le poing rageur de l'Utak, avant de se baisser pour éviter une salve de projectiles métalliques crachés par la poupée de bois de Taïga. Le marionnetiste ne respectait pas la consigne du corps à corps à mains nues, mais à près tout, Hayamaru ne fit pas vraiment attention à ce détail. De toute manière, si c'était ça sa façon de se battre, alors il était inutile de l'entraver. Il se retourna pour parer à l'offensive de Tokri. Il laissa passer les coups de poing, se sachant trop faible physiquement pour pouvoir simplement les parer. Reculant de plusieurs pas calmement alors que Tokri enchaînait toujours plus rapidement, il stoppa net le mouvement en avançant vers son adversaire et passer son bras dans la garde de Tokri pour écarter le bras de ce dernier. Puis, anticipant la prochaine manoeuvre de Taïga, il prit appui sur les épaules du genin devant lui pour sauter par-dessus lui. A la verticale, la tête en bas, il vit la marionnette asséner un violent coup dans le torse de Tokri. Son "support" s'écroula sous le poids conjugé d'Hayamaru et du coup de poing du pantin. Le jeune garçon, comme en apesanteur, poussa en même temps un peu plus sur les épaules de Tokri et ainsi se replacer, d'un léger bond, sur celles de la marionnette. La poupée de bois truffée de pièges se mit alors en branle. Ses bras vinrent alors tenter d'attraper les chevilles du chuunin mais se refermèrent en un claquement sur du vide. Kensei, qui n'avait pour l'instant fait qu'observer la scène regarda Tokri puis Taïga. Un hochement de tête de la part de chacun fit comprendre à Hayamaru qu'il allait devoir se méfier ; Chacun se mit en mouvement, Tokri courant vers lui en venant de sa gauche, Kensei un peu en retard arrivant de par sa droite. Tokri attaqua ainsi le premier, et Hayamaru sauta juste par-dessus lui au moment où il arrivait. Juste au moment de sa réception, Kensei le frappa au niveau du visage, et le chuunin ne put que parer maladroitement le coup de poing, le déviant en plaçant ses bras en croix devant lui. Et Tokri qui arrivait déjà derrière, avait armé un coup de pied à destination de sa tête. Toujours accroupi, Hayamaru ne put faire qu'une roulade pour passer sous sa jambe. Il se releva, dans la continuité de son mouvement, sans se rendre compte que Taïga avait déjà positionné sa marionnette derrière lui...

Usant de tous ses réflexes et de son instinctivité à dégainer son sabre dans l'urgence la plus totale, il se retourna brusquement en même temps que sa lame venait se placer entre les mâchoires des pinces qui avaient essayé de l'immobiliser. La bouche du pantin s'ouvrit ; l'arme du chuunin étant bloqué, il dut briser le sceau de cette dernière pour faire apparaître dans sa main gauche son katana, ce qui lui permit de parer les projectiles qui lui étaient destinés. Les aiguilles tombèrent au sol dans un tintement métallique, puis plus rien ne bougea.

-Tu as triché, Hayamaru, déclara calmement Tokri.
-Oui, je viens de m'en rendre compte.

Il avait annoncé que le début de la session se déroulerait à mains nues. Et pourtant, ils l'avaient forcé à utiliser non pas une, mais deux armes en même temps. C'était un échec pour lui...

Sans dire un mot de plus, il dégagea brusquement ses sabres, et repoussa le pantin d'un coup de pied. Il se retourna puis bondit en direction des deux autres genins. Dégainant lui aussi son katana, Tokri bloqua cette attaque simple.

-Hey, minute, il sort d'où ce katana ? T'en avais qu'un tout à l'heure !
-Magie-magie, répondit-il en haussant les sourcils.

De son autre sabre, le court, il adressa une attaque d'estoc en direction de Kensei, sans bouger, son katana toujours en opposition avec celui de l'Utak. Kensei esquiva maladroitement, et Hayamaru dégagea son autre lame, tout en se baissant et en pivotant à terre, pour venir faucher les jambes des deux genins au passage. Les deux sautèrent par-dessus, mais manquaient tout de même de rapidité. Poursuivant son mouvement de rotation, Hayamaru se redressa et éxécuta 2 nouveaux tours sur lui-même : le premier, en sautant, visait la tête. Le deuxième visait de nouveau les jambes. Sa vitesse d'éxécution lui profitant, les deux genins ne purent suivre le mouvement et se retrouvèrent tous deux sur le sol. Tokri se releva immédiatement, et Hayamaru fut surprit de le voir reculer. Il avait en effet sauté à cinq mètres environ de lui. Armant son bras derrière lui, il ne fallut quelques dixièmes de secondes au chuunin pour deviner ses intentions. Il lâcha son katana, le laissant tomber au sol, pour diriger sa main libre vers le sabre de Tokri que ce dernier venait de lancer dans sa direction. Grâce à sa Préhension de Force, il ralentit progressivement le mouvement du katana volant jusqu'à l'immobiliser en l'air, et le saisir comme s'il venait de cueillir une pomme au bout d'une branche.

-Imbécile ! Tu jettes ton arme à ton adversaire ! Et comment comptes-tu la récupérer maitenant ?! hurla-t'il.
-Heu... Je savais pas que tu étais capable de faire ça...
C'est pas une raison !

Il se retourna puis jeta à son tour l'arme. Elle continua son trajet et alla se planter dans une palissade.

-Voilà, admettons que je l'ai juste évité. Tu le récupères comment maintenant ?

Préférant lui répondre par les gestes, il se mit courir vers son arme, en contournant Hayamaru. Ce dernier intercepta sa trajectoire avant, et lui envoya son wakizashi avant d'empoigner le katana planté dans le mur. Après une simple rotation, les lames se croisèrent de nouveau. Repoussant son adversaire, Tokri tenta de planter Hayamaru dans ce même mur avec son sabre, mais le chuunin laissa passer la lame à côté de lui. Puis avec aisance, il rangea le katana de Tokri dans l'étui de son propriétaire, en pleine action, avant de désarmer le genin, de lui attraper le bras et de finir en clef.

-Trop impulsif, mon garçon. Et puis, il te gêne pas, ce sabre quand tu te bats sans ?
-Argh... Tu peux me lâcher avant, s'il te plaît ?

Le chuunin relâcha son étreinte.

-Alors ? lui redemanda-t'il, en se massant les poignets.
-Hein, quoi ?
-Tu ne m'as même pas écouté... C'est exaspérant...
-Ha, oui, le sabre. Bah ouais il me dérange mais je peux pas le mettre ailleurs.
-Si, dans ton dos.
-Nan, j'aime pas, et puis c'est pas pratique pour dégainer.
-C'est vrai. Ou alors tu le scelles, tout simplement.
-Heu...
-Quoi, heu ?
-Je sais pas faire, repondit-il d'une voix faible.
-Hunhun, je vois. Et je sers à quoi moi ?
-...
-Je peux t'apprendre 2-3 trucs tu sais, il suffit de me demander.

10 minutes plus tard, Tokri avait assimilé comment écrire le sceau nécessaire au stockage d'un objet. Le dessin compliqué prenait forme petit à petit sur son parchemin.

-Bien, c'est pas trop mal. Maintenant il te suffit de prendre ton katana en main, d'apposer ton autre paume sur le sceau et de faire "transiter" ton chakra d'une main à l'autre.

Des filaments de chakra partis du parchemin enveloppèrent alors l'arme, qui disparut de alors de leur vue. Un kanji s'inscrivit alors au centre d'un rond vierge d'écriture.

-Et voilà. Il te suffit d'insuffler une quantité ridicule de chakra là-dedans et tu auras ton sabre en main.
-Wouah, cool... Aouw !
-Quoi ?

Il porta sa main à sa jambe. Le tissu du pantalon était déchiré et on aperçevait des gouttes de sang perler.

-Ho non, merde, pas encore ! râla-t'il.
-Ha, c'est de ma faute, pardonne-moi, s'excusa Hayamaru.
-Nan nan, c'est rien.
-Tiens, mange ça.

Hayamaru avait sorti d'une de ses poches quelques herbes vertes. Tokri les mit dans sa bouche et commenca à mâcher...

-Bweurk ! cracha-t'il en même temps que les plantes médicinales.
-Rhooo, mais quel mauviette !

Le genin semblait sur le point de vomir. Il était secoué de haut-le-coeur plutôt violents.

-Mais quoi ? Parle !
-C'est... hyper amer... Raaah...
-Pfff...

Le regard d'Hayamaru fut alors attiré par un objet tombé de sa poche. Un paquet en carton blanc. Une idée... farfelue lui traversa alors l'esprit. Il commenca par bander la coupure du genin avant de ressortir quelques feuilles d'une de ses poches. Il ouvrit le petit paquet et se saisit d'une cigarette. Il la plaça entre ses dents avant de sortir d'une autre poche un sembon, une de ses petites aiguilles. Il s'en servit pour extirper les filaments marrons de tabac. Qu'il remplaça par ses herbes médicinales. Le jeune Utak ne l'avait même pas vu faire.

-Tiens, t'as fait tomber ça.
-Ha merci. Tu peux m'en passer une s'il te plaît ?

Il lui tendit la clope trafiquée.

-Tiens, ça devrait t'aider à cicatriser.
-Hein ?
-J'ai remplaçé le tabac par des plantes. Tu sens pas de différence ?
-Heu... Si, mais c'est pas si dérangeant.
-Tant mieux, lui adressa-t'il avec un grand sourire.

Puis il se retourna vers Tokri et Taïga qui devaient l'attendre depuis un bon quart d'heure. Ces deux gus jouaient aux cartes. Hayamaru les interpela.

-Hey les gars !
-Ouais ?! hurla Taïga, un énorme cigare aux lèvres.
-Je vous ais un petit peu oubliés sur ce coup-là, désolé, ria-t'il.
-Mouais, boh tu sais, j'm'en fous, moi. Si ca peut me faire du boulot en moins. Yeah, Flush !!! J't'ai fumé !
-Merde, encore ! lâcha Kensei en jetant ses cartes.

Hayamaru s'approcha, accompagné de Tokri, qui fumait toujours son joint médicinal. L'effet paraissant vraiment efficace, apparemment même supérieur à celui des herbes sous leur forme originale. Le jeune chuunin s'empara d'une pile de jetons, s'assit et les aligna devant lui.

-Allez, c'est parti, j'vous massacre !

***

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 24/2/2010, 22:22

Apprentissage de la nouvelle technique suivante :le clone de pissenlit !

Pour cette technique, il était clair que j’avais besoin de Takamichi pour m’entraîner et me filer deux ou trois tuyaux. Pour l’examen chuunin, un simple bushin n’aurait pas suffit pour berner Otarin et son œil. Taka me fit une démonstration du bushin, multiclonage et de son fameux clone mokuton.
En effet les simples bushin ne m’aurait pas été d’une grande utilité, je me mis donc au travail. Le clone fait à partir d’un élément consiste à être constitué d’une bonne masse de chakra et de l’élément avec lequel je veux le réaliser. Je commence par faire une sorte de sculpture de moi-même de pissenlits, au départ on aurait dit plutôt un gros pâté de tiges blanches qu’à ma silhouette. Donc, première étape : réalisé une silhouette parfaite de moi-même. Tout d’abord, je rassemble une masse de chakra suffisante et de pissenlits pour le touché et le corps, et puis, il lui faut une masse de chakra convenable pour réaliser mes techniques !!! Pourquoi je crie moi ? Enfin bref, rien que pour le tas de pissenlit cela me demandait une bonne partie de mon chakra, donc, à mon avis je ne pourrais créer que 2 ou trois clones au maximum. Cela me pris trois jours pour la silhouette parfaite, j’étais obliger de le faire avec un miroir en face pour comparer avec mon reflet. Pour une quantité de chakra suffisante, ça demandait pas mal de précision dans les doses, cela me pris dix jours, moi et la précision ça fait deux. Pour penser un peu à autre chose je me baladais dans le village, mais je suis rentré bien vite au quartier Shirahama pour m’arrêter à l’auberge et à peine entré, je me prends un tabouret en pleine gueule, sans prévenir, non mais oh !

Moi : C’est quoi encore ce bordel ?!!

Hurle ais-je.

J’étais arrivé en plein milieu d’une bagarre générale, les tables, les tabourets et des gens volaient dans tous les sens, j’avançais prudemment jusqu’au bar où Mirajane, malgré les turbulences, elle affichait le même sourire radieux et sympathique à un détail près, du sang coulait depuis son front.

Mirajane : Je te serre quelque chose Kogi-chan ?
Moi : On ne devrait pas les arrêter ? Ça craint un peu non ?
Mira : Tu sais comment ils sont, il suffit qu’il y en ait un qui sème la pagaille pour que toute la guilde s’y mette.
Moi : Laisse-moi deviné, c’était Natsu ?
Mira : Non, c’était Grey, il s’est frotté à Elfman. Natsu est en voyage, à la recherche de son père, il aurait été vu à Harujon, une ville portuaire.
Moi : Content pour lui. Excuse moi mais j’ai un entrainement à terminer, les clones personnel à faire, c’est dur.
Mira : Pense plus aux clones qu’à toi Kogi !

Elle dit les mots qui me firent tilter. Je me tourne vers elle, puis je cours à toute vitesse vers la sortie, pour prendre au dernier mètre, une table en plein sur la tête, ce qui me sonna pendant plusieurs heures. Je recouvris mes esprits tard dans la nuit. J’aurais dût aller me coucher mais je voulais absolument essayer ma nouvelle façon de créer mes clones. Je partie me coucher vers cinq heure du matin pour reprendre de plus belle six heures plus tard. Enfin, trois semaines plus tard, ma technique était terminée, j’arrivais à créer trois clones sans trop consommer de chakra et suffisamment longtemps pour un combat. J’aurais aimer l’essayer contre Ota, mais il était absent, ce sera pour une prochaine fois. En plus je sentais les idées de jutsus affluer en moi. Tu va voir si je passe pas l’examen chuunin du premier coup avec les techniques que j’aurais ![u]
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 23/3/2010, 23:49

Cela faisait quelques jours qu'Hayamaru était tranquille. Pas de demandes de mission, pas d'entraînement non plus. Bref rien de passionant, mais il récupérait, et il se sentait en pleine formes ces derniers jours. Il pétait littéralement le feu. C'est pourquoi, de bon matin, il se rendit chez un ami, le réveiller amicalement.

***

-SHEINJI !!! TU VAS BOUGER TON FION OUI OU MERDE !!!

Bon, je vous épargne la lutte à mort, véritable pugilat mêlant un concentré d'injures rigoureusement choisies et délicates et de violents coups d'oreiller assénés traîtrement. La lutte prit fin lorsqu'un des deux combattants renversa une armoire son adversaire, la rage ayant pris le contrôle de son corps. Son oeil rouge injecté de sang dévoilait un regard meurtrier et le garçon dégageait une aura maléfique et dévoilait de sombres ambitions sanguinaires.

Mais non, mais non, c'est pas Hayamaru ! Pas cette fois. Y'avait pas de raison après tout, c'était lui l'emmerdeur sur le coup. Enfin bref. Lorsque, la bave dégoulinant du menton, le petit genin se jetant sur son assaillant, qui avait bien évidemment réussit à ne pas se faire aplatir comme une galette par le lourd et pesant meuble, les faisant tous les deux passer à travers la fenêtre, le chuunin ne put réprimer un sourire. Arrivés au sol, il ne put qu'extérioriser toute sa joie, faisant, sans compassion d'aucune sorte, remarquer à son opposant qu'il se trouvait en plein milieu d'une rue, en calbut. Rire cynique et fourbe. Mouahaha.

Une fois habillé décemment et calmé, le jeune genin accompagna son chef d'équipe, et ils allèrent ensemble réveiller les autres membres de leur équipe. Sachant qu'on apprend toujours des plus gradés que soi, le jeune garçon se fit une joie de suivre les enseignements de son "maître". Et Hayamaru, fier de l'application qu'avait ainsi fait son disciple des préceptes qu'il venait de lui enseigner, le récompensa d'un susucre.

-Bien, Sheinji, je suis fier de toi. Tu deviendras un grand shinobi.
-Hehe...

Pour revenir à un sujet un petit peu plus sérieux -et oui, y'a pas que la déconne dans la vie, malheureusement pour notre héros- il faut mentionner qu'Hayamaru avait reçu une convocation la veille. Pas d'ordre de mission, non, seulement une convocation chez le Kage lui-même. Étrange, que pouvait-on lui vouloir ? Il se demandait se qu'il avait encore pu faire de mal... Ils arrivèrent alors au Q.G., et il durent l'attendre à l'extérieur du bureau du Chikage. Le jeune chuunin poussa la porte, et adressa au Kage, dès leur premier regard, ses intentions les plus mauvaises à l'égard de cet homme qu'il détestait tant. Son regard était froid, noir, et haineux comme il ne l'avait jamais été avec personne d'autre.

-Pourquoi m'a-t'on convoqué ? demanda-t'il sur un ton cassant et désagréable.
-Arrête de me fusiller du regard, je t'en prie. Cette histoire est réglée, je te l'ai déjà dit.
-J'ai quand même le droit de vous en vouloir pour tout ce que vous m'avez fait.
-Tsss... Tu ne comprends pas toujours que tu as ma considération. Tes idées noires t'empêchent de voir mon bon côté...

Hayamaru fermait les yeux, et se tenait dans une posture militaire, les mains dans le dos.

-Possible. Mais ce n'est pas pour ces nouvelles réprimandes que vous m'avez convoqué.

Il rouvrit ses yeux et vit le Kage sourire.

-Soit, puisque tu ne veux pas comprendre, je ne vais pas perdre mon temps. Je souhaitais simplement t'informer que je t'avais désigné comme responsable et superviseur du prochain examen chuunin.

Le choc. Le jeune chuunin ne put conserver sa position stoïque, tellement son annonce le surprenait.

-M... Moi ? Mais... Pourquoi moi ? Je, j'accumule les échecs en mission depuis plusieurs semaines.
-Je n'aime pas me répéter, jeune imbécile. Tes idées noires t'empêchent de percevoir le bon côté des choses. Tu as réussis à protéger ton équipe durant une mission particulièrement difficile alors que les circonstances échappaient à ton contrôle et à ta volonté. Tu as subis des coups durs, et certains dont j'étais en partie responsable, et tu as toujours réussis à t'en sortir, et à protéger les autres souvent, même bien avant ta propre personne. Je te vois comme un chef d'équipe dévoué et talentueux, qui mérite toute la considération de ses supérieurs.

Le jeune garçon restait sans voix.

-J'aimerais maintenant te parler des détails.

Aucune réponse d'Hayamaru. Juste un hochement de tête approximatif. Le Kage l'invita alors à s'asseoir, ce qu'il fit.

-Les épreuves se dérouleront à Bazaka. connais-tu cette petite ville ?

Il exprima sa réponse négative d'un simple mouvement de tête.

-C'est un petit village minier situé au nord de la région, un peu avant la frontière avec Heiki, au pied des montagnes, ou du moins sur un plateau légèrement surélevé, facile d'accès tout de même. Sache que 3 délégations, de chaque village de Yuukan seront présentes, c'est un examen régional, comme tu le sais sans doute.
-Oui...
-L'examen a certes pour but de sélectionner les meilleurs des genins pour les faire accéder au rang supérieur de la hiérarchie, donc de les tester mais il est aussi un bon moyen pour évaluer la puissance militaire des autres villages.
-Je ne comprends pas... mentit-il.
-Nous sommes certes en temps de paix, mais les 3 villages sont toujours opposés, du moins de façon économique et politique, sans affrontement direct. Il nous faut toujours être au courant de tout ce qui se passe ailleurs.
-Et ? Je dois donc les espionner ?
-Oui. Il faut être prêt à toute éventualité, la guerre n'est jamais loin.

Ces paroles ayant d'abord rassuré Hayamaru sur sa vraie valeur le terrifiait maintenant. La guerre, fléau des mondes et des peuples avait toujours été sa plus grande crainte. Il avait toujours été heureux d'être né plusieurs années après la fin de la dernière grande guerre, ayant ainsi eu la chance d'échapper à ce terrible conflit. Il détestait toujours autant se battre depuis son entrée à l'académie, il y'a plusieurs années de cela, ses idéaux n'avaient jamais changé. Quoi qu'il puisse faire, il ferait toujours en sorte d'empêcher un terrible évènement de ce genre arriver.

-La guerre... fit-il en détournant le regard. Pourquoi est-ce que cela arriverait ? Il n'y a aucune raison pour qu'une telle chose se produise.
-Nous ne sommes à l'abri de rien.
-Hmf... Je refuse d'y croire.
-Peu m'importe, lui décocha le Kage glacialement.
-...
-Il te faudra donc observer les agissements des autres examinateurs et me les faire rapporter.
-Bien.
-La liste des examinateurs adjoints te parviendra bientôt. Quand à celle des candidats, et bien il n'y en a pas pour le moment. Un convoi partira de Chikara une semaine avant la date prévue, contenant tous les candidats, escortés par quelques chuunins délégués du village. Cette méthode permet d'éviter des pertes en route, et de maximiser les pourcentages de réussite à l'arrivée. Toi, tu seras sur place dans quelques jours, car tu pars demain.

Il ne compte pas le nombre de vies potentiellement sauvés, juste des chiffres sans signification... Enfoiré... La main d'Hayamaru se crispa sur son genou. Il se voyait attribué à une fonction qui ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout.

-Bien, comme vous voudrez.
-Tu n'as pas de questions ?
-Si... je jugerais les candidats.
-Oui, et ?
-C'est moi qui serais ainsi responsable de leur échec ou de leur succès ?
-Oui, en partie. La décision finale revient aux 3 examinateurs principaux. Les adjoints ne jugent que l'épreuve dont tu es responsable ; celle que tu dois leur concocter.
-De toutes pièces ?
-Oui. Le matériel dont tu pourrais avoir te sera fourni avant le départ. D'autres questions ?
-Non...
-Bien. TU peux disposer. Ha, une dernière chose... Si c'est examen est un succès, et que tu remplis ton rôle comme convenu, je saurais me rendre encore plus généreux...

Il se redressa, et adressa son salut militaire habituel, réflexe de tant d'années de services... Puis il sortit en refermant la porte, sans mot dire. Il e savait au final toujours pas il en était. Il partait pour le grand nord organiser un examen. Quel merdier...

Mais il ne pensait déjà plus à lui. Ses seules pensées étaient tournées vers ses camarades qui étaient toujours genins, et qui allaient devoir passer devant son jugement pour éventuellement devenir ses égaux. Bien évidemment qu'il serait plus indulgent avec eux, mais les autres examinateurs ne seraient sans doute pas aussi compatissants. Ils devaient se préparer du mieux possible, et il se devait de les aider du mieux qu'il le pouvait... Il alla retrouver ses compagnons au rez-de-chaussée.

-Alors Haya ! Qu'est-ce qu'il te voulait ?

Le jeune nouvel examinateur ne put réprimer un sourire à la question de Sheinji.

-2 secondes... Dites, les genins, vous avez envie de devenir chuunin un jour ?
-Bah ouais, je vais pas rester une sous-merde à vie ! s'emporta Tokri.
-Je n'en espérais pas moins de toi, bad boy. Otarin, Sheinji ?
-Bah ouais pourquoi ? s'exprimèrent-ils ensemble.
-On sait qu'il y'a un examen dans pas longtemps, mais à part ça rien, renchérit Otarin.
-Bon, bah puisqu'il le faut... Je serais le boss !
-Heu... WHAT ?!?!? clameur générale
-Je serais votre examinateur les gars, lâcha-t'il finalement avec un large sourire, avant de disparaître de leur vue et de quitter la salle en riant à gorge déployée, observant leurs têtes décomposées...

***

Le lendemain, il partait pour le nord, en compagnie d'une troupe de chuunins délégués comme étant ses assistants. Leur rôle serait de juger l'ensemble des candidats durant l'épreuve qu'organisera Hayamaru.
Le jeune chuunin sentait qu'il partait pour un nouveau départ. Il sentait le vent tourner en sa faveur... Bref, il se sentait bien.

Et ce pour la première fois depuis un long moment...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par De retour le 24/3/2010, 03:52

Le groupe suivait attentivement le garde sous les regards interessés des habitants du village. Au QG, l’équipe allait pouvoir faire connaissance avec les ninjas de Chikara qui se joindront à eux ainsi qu,avec la sœur de Kotonaru. De l’intérieur, le village était assez impressionant de par ses établissements et son architecture sublime. Après quelques coins de rues, on pouvait déjà voir les grandes portes du quartier général du village. Celles-ci devaient au moins mesurer 6 mètres. Le groupe s’y rendit et pénétra dans le grand établissement.

[Garde Chikarate] – Vous devez vous rendre au bureau du ChikaraKage afin de faire savoir que vous êtes arrivé. Vous n,avez qu’à suivre les flèches jaunes sur les murs.

[Suichiro] – Merci beaucoup.

Le sensei remit trois pièces de monnaie au garde qui s’en alla le sourire aux lèvres. Le groupe suivit les indications du garde et suivit les flèches jaunes qui ornaient les murs. Ils traversèrent une bonne partie du QG qui semblait plein à rabord et trouvèrent enfin le bureau du ChikaraKage. Après avoir cogné à la porte, Suichiro et ses coéquipiers entrèrent dans le spacieux bureau. Quelques personnes s’y trouvaient ; le Kage, deux assistants et quatre ninjas dont une kunoichi. Le groupe formé de dix personnes entra en trombe et se rendit juste devant le bureau où y était assis le ChikaraKage.


[Kenji] – Bienvenue dans mon village! Laissez-moi me présenter, je m’appelle Kenji Kuroda et je suis le 5e kage de Chikara.

Il se retourna vers les deux hommes qui étaient à ses côtés.

[Kenji]- Voici Deko et Deki, deux jumeaux. Ils vous guideront à travers le village lors de votre séjour.

Les deux jumeaux s’avancèrent et firent un bref salut de la tête. Kenji se leva de sa chaise et s’approcha du groupe. Tous furent étonné de sa traille imposante. Assis, le Kage paraîssait à peine plus grand que Lyo ou Suichiro. Tous les membres du groupe se présentèrent et Suichiro raconta le trajet. Du livret de Tekuyashi jusqu’à l’attaque de kappa. Après cette introduction, Kenji se rapprocha des cinq ninjas et les invita à se présenter. Un jeune homme s’avança légèrement.

[Keitaro] - Je m'appelle Keitaro Tameiki, et je serais en charge des chikarates qui nous accompagneront jusqu'à Bazaka. Après l'examen chuunin, un autre chuunin se joindra à nous pour le retour.

[i]Après que les quatres shinobis se soient présentés, la jeune femme s’avança.


[Leïona] – Je suis Leïona Sankyoshi…

Avant qu’elle puisse continuer, tous se retournèrent vers Kotonaru. Leïona devina et sauta dans les bras du genin. Ce fut une longue étreinte que Kotonaru savoura pleinement. Il venait de rencontrer sa sœur, et cela lui procurait un énorme bien. Tout le monde quitta le bureau du Kage. Le groupe de ninjas, maintenant ajouté d’un certain Keitaro Tameiki, un chuunin, et de deux genins, Tokri Utak et Kogito Shirahama, se regroupa à un restaurant afin de discuter un peu. Maintenant qu’ils étaient 14, le groupe remplissait une bonne partie du resto.

[Hayamaru] – Où comptez-vous loger?

[Suichiro] – Nous logerons à une auberge du coin, le QG de Gensou nous a laissé de l’argent pour trouver un endroit où dormir.

[Leïona] – J’ai un petit appartement dans la section nord du village, je peux prendre deux d’entre vous.

[Suichiro] – Je crois que Kotonaru sera l’un des élus.

[Kotonaru] – Si je peux loger chez ma sœur, je choisis Kiai pour se joindre à nous.

[Kiai] – Ça me va.

Après une courte minute de discussion suplémentaire, le groupe se sépara. Les ninjas de Chikara retournèrent à leurs affaires, Kotonaru, sa sœur et Kiai s’en allèrent vers le nors tandis que les autres allaient se chercher une auberge où passer la nuit. Une dizaine de minutes plus tard, les trois ninjas arrivèrent enfin à l’appartement de Leïona. En entrant, les deux gensouhards furent éblouis par la beauté de cet appartement. En entrant, il y avait une charmante pièce principale où on pouvait trouver deux sofas de bambous ainsi qu’une petite table de verre. Un peu plus loin, il y avait une cuisine spacieuse ainsi qu’une salle à manger. Un petit couloir menait tout droit aux trois chambres ainsi qu’à une coquette salle de bain. Les trois ninjas discutèrent un peu, mangèrent un peu et allèrent chacun se coucher. La chambre de Kotonaru était plutôt jolie. Un petit lit à ressort était au milieu de la pièce. À sa gauche, il y avait une table de chevet et à la droite, un grand armoire de bois. Au-dessus du lit était accroché un large tableau représentant Chikara. Devant le lit, un grand tapis orné de signes tribaux. Kotonaru y passa la meilleure nuit de son voyage. Cela faisait changement des tentes. Après cette douce nuit, les deux genins eurent droit à un délicieux petit-déjeuner composé de pain grillé, d’œuf et de céréales. Après ce copieux repas, Leïona s’en alla avec son frère tandis que Kiai allait rejoindre les autres. Les deux Sankyoshi se dirigèrent vers une petite aire d’entraînement.

[Leïona] – Tu veux te battre?

[Kotonaru] – Quoi?

[Leïona] – Tu sais que l’examen chuunin approche à grand pas, n’est-ce pas?

[Kotonaru] – Où veux-tu en venir?

[Leïona] – J’aimerais voir où tu en es rendu dans ton apprentissage. Je veux savoir si tu as ce qu’il faut pour bien réussir à cet examen. Si tu réussis bien, je t’apprendrai une nouvelle technique. Es-tu d’accord?

[Kotonaru] – C’est parti!

Leïona bondit rapidement par l’arrière. Kotonaru savait dans quoi il s’embarquait. Il devait se battre contre une chuunin avancée. Il ne savait même pas encore quelles affinités sa sœur contrôlait. Il le sut rapidement car celle-ci lui envoya une décharge dans le corps. Cette technique le paralysa pendant un court moment. Il venait de connaître la première affinité de Leïona, il restait à savoir si elle en avait d’autres. Le genin reprit ses esprits et prépara l’une de ses bombes de chakra. Tandis que la chikarate prépara une autre attaque, Kotonaru lança sa bombe et celle-ci explosa. Le genin eut un peu de recul et essaya de trouver sa sœur à travers la poussière. Quand celle-ci fut retombée, Leïona avait disparue. Après avoir frotté ses yeux à cause de la poussière, Kotonaru reçut une seconde décharge dans le dos. Celle-ci le fit plier en deux. La Sank’ sauta devant Kotonaru. Dans l’espace de deux secondes, Kotonaru se leva et envoya une bombe sur Leïona. Celle-ci fut projetée un peu plus loin. Le gensouhard se releva et prépara sa prochaine attaque. Après que Leïona se soit relever, il utilisa sa technique Tori Eakon. Une dizaine de colibri d’air se formèrent au-dessus de la tête de Kotonaru. Ceux-ci s’envolèrent comme des flèches sur la kunoichi. Grâce à sa souplesse, celle-ci évita tous les projectiles, sauf un qui lui trancha légèrement la cuisse droite. Comme réplique, Leïona fit quelques signes et des petits rats se métamorphosèrent devant elle. Seule particularité ; ces rats étaient électrocutants. Kotonaru le sut à ses dépends et subit quelques brûlures aux pieds. Cette technique fut suivi d’une riposte de Kotonaru en taijutsu. Même si ce dernier ne connait aucune technique de ce genre, il se contenta d’improviser toutes sortes de conneries. Ces simagries furent récompensé d’un vertigineux coup de poing dans le ventre. Kotonaru cracha un peu de sang et tomba sur le derrière. Il se releva avec peine et tenta une technique. Il utilisa sa technique Shogai Sha no Kokyu. L’air autour de Leïona se compressa et les mouvements de celle-ci étaient maintenant très lent. Cette technique usait beaucoup de chakra et Kotonaru commençait à faiblir. Malgré tout, il avait la voie libre pour ses techniques. Il prépara quatre bombes qu’il plaça autour de sa sœur. Il s’éloigna et dès qu’il fut assez loin, il claqua des doigts. Leïona, emprisonné dans la technique de Kotonaru, ne put s’échapper. Les explosifs firent leur effet et la kunoichi fut obligée d’abandonner, trop faible pour continuer.

[Leïona] – Tu es….coria…ce…

[Kotonaru] – Je ne pensais pas te battre.

[Leïona] – Comme promis, je t’apprendrai la technique, mais demain.

La journée se termina et la nuit fit ses effets. Le lendemain allait être très intéressant car le jeune genin allait apprendre une nouvelle technique. Celui-ci avait passé la nuit à penser à quoi consisterait la technique. C’est donc le sourire aux lèvres qu’il se rendit à l’aire d’entraînement tout serein. Leïona était déjà là.

[Leïona] – Salut Koto! Prêt?

[Kotonaru] – Oui…

[Leïona] – La technique que je m’apprête à t’apprendre se nomme Rinkuchakura. C’est une technique non-affinitaire. Elle consiste à créer des liens de chakra afin d’emprisonner un ennemi. À ton niveau, je crois que cela te coûterait 1/10 de ton chakra total. Le lien part de ta main et se rend où tu le désires. Tu peux l’enrouler, t’accrocher ou bien emprisonner. Laisse-moi te montrer.

Après quelques signes, une sorte de corde de chakra partit de la main de Leïona et vint agriper le poignet de Kotonaru. Celui-ci tenta d’enlever ce lien, mais en vain.

[Kotonaru] – Wow! Montre-moi comment faire!

Kotonaru et sa grande sœur se mirent à pratiquer cette technique jusqu’à temps que le genin fut capable d’agriper un kunai. Très fier de lui, le Sank’ retourna à la demeure de sa sœur, où il trouva Kiai. Celui-ci lisait bêtement un livre, assit sur l’un des sofas de la pièce maîtresse. Kotonaru se cacha derrière un mur et utilisa sa nouvelle technique. Sans que Kiai s’en rende compte, il subtilisa le livre au grand désarroi du genin.

[Kotonaru] – Je t’ai eu!

[Kiai] – C’est quoi cette chose?

[Kotonaru] – Une nouvelle technique que j’ai appris grâce à ma sœur.

[Kiai] – Heureux pour toi.

La journée se termina comme le jour d’avant, dans le calme et la sérénité. Nous sommes maintenant deux jours plus tard. Tout le groupe à fait ses bagages et s’est regroupé aux portes du village. S’assurant d’avoir tout le monde et tout l’équipement, Suichiro examinait tous les bagages et s’assura que chaque personne était au rendez-vous.

[Suichiro] – Vu que tout le monde est là, et bien partons mes amis!

C’est ainsi que le groupe partit en direction de Bazaka afin de se rendre à l’examen chuunin. Le retour allait être pénible et la vraie mission ne faisait que commencer.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kogito le 27/3/2010, 00:21

Désolé pour le retard
C’était une matinée comme les autres à Chikara. Du sable, du sable, du sable et du sable…..
Et un réveil forcé de ma sœur comme d’habitude, tous ceux qui me regardaient ne pouvaient voir que les immenses cernes qui étaient dessinés sur mon visage.
Pour laisser mes nerfs s’en aller, je me promenais dans les rues de Chikara. Je montrais ma politesse habituelle aux villageois, m’arrêtais quelques fois pour m’asseoir sur un banc. Dans une petite rue où je passais, un homme avais du mal à faire bouger son cheval. Mais ce qui attira mon attention, étais un rire de femme, juste à côté de l’homme et du cheval.


Jeune fille : Tu la connais celle-là ?
Autre jeune fille : Oh, elle est magnifique !

Aux voix des jeunes filles, je me penche par-dessus la fenêtre pour voir sans qu’elles ne me remarquent.

Moi : Qu’est-ce que c’est ?

Une ravissante jeune fille se tenait debout sur une petite scène et lisait sur un parchemin, ce qui semblait être une poésie.

Jeune fille : La lune en hiver, embrase le ciel en pleurant, quelques larmes d’argent.
Moi : Aaaaah, quelle poésie.

Je n’y prêtais plus attention, mais le cheval qui était derrière moi me donna un violent coup de sabot dans les fesses, qui me fit pousser un petit cri et me plia en deux sur le rebord de la fenêtre, ce qui surprit les jeunes filles et les effraya un peu. Embarrassé je dis :

Moi : Excusez moi mes d’moiselles, quelqu’un ou quelque chose m’a poussé, et j’ai… et bien j’ai atterri… ici.

A ma grande surprise, les jeunes filles ne semblaient pas effrayées et se mirent à rire de bon cœur. Une femme qui devait être plus âgée et mieux vêtues que ses camarades, se leva et faisait de petits applaudissements.

Femme plus mûre : Cinq, plus sept, plus cinq syllabes font un Haikou, vraiment quel sans gênes.

Par accident, j’avais fais de la poésie. Je me disais pourquoi ne pas continuer ? Je réfléchi pour lui renvoyer :

Moi : Je suis Kogito, fils du clan Shirahama, je n’suis pas sans gênes !

Et toc !

Elle : Petit singe naïf, grimpe au sommet des palmiers, et croit qu’il est grand.

Je crois qu’elle a voulu dire quelque chose.

Moi : Vous croyez que vos Haikou m’impressionnent ? C’est super facile.
Elle : Il faut des années pour en maîtriser le style, qui dit qu’c’est facile ?
Moi : Moi je vous l’affirme, lorsque l’on fouette une vieille bourrique, j’pourrai vous fouetter !! PAM PAM !

Je montre en tapant mon derrière.

Elle : Tous les fruits ne se mange pas, lorsque les prunes tombent à l’automne, elles finissent sous nos pieds !

Elle sort une prune, la laisse tombée et l’écrase. Elle se défend pas mal.

Moi : Paf paf vous me faîtes rire, vous ne pouvez rien contre moi, et mon… bâton !!

Devant mon arme, la femme se résigna et alla s’asseoir. Les autres jeunes filles étaient étonnées et m’applaudir, aussitôt je leur fait signes de se calmer.

Moi : Mon nom c’est Kogito, ne l’oublier surtout pas, mesdemoiselles je vous adore !!

A mon étonnement, il n’y avait pas un seul bruit, on entendait les criquets chanter. Je recomptais sur mes doigts le nombre de syllabes de mes vers, 1, 2, 3, 4,5,….6 ?
Je n’eu pas le temps de dire ouf qu’un gros gabarit me prit par le col.


Gars : Hé ! Y’a une syllabe en trop mon p’tit gars, t’as perdu.

Et il me lança telle une lance à travers la porte et j’atterris sur le cul.

Moi : Maudite poésie !

???: Hé ! Ça va mon gars ?
Moi : Quoi encore ?

Je me retournai et vis un adolescent qui devait avoir environ mon âge, avec des cheveux blancs argenté.


Moi : Qui es tu ?
Hayamaru : Moi ? C’est Hayamaru Daihoshi, chuunin.
Moi : Naaaaaaaaaaaaaaaan ? C’est de toi dont me parlait Otarin durant la mission ? C’est vrai que tu as désintégré Nobeoka avec ton haleine ?
Haya : Comment est-ce que t’es au courant de ça ? Les salopards !! Moi qui voulais effacer cet épisode de ma vie ! Iji et Otarin vont m’entendre !!
Moi Heu... Je crois que j’ai heurté une corde sensible là. Mais au fait que fait tu là ?
Haya : En fait, je te cherchais Kogito Shirahama.
Moi : Hein ?
Haya : C’est maître Chikage qui nous demande dans son bureau. Et tout de suite ! Il y en a d’autres, je les ai déjà prévenus, allons-y.

J’avais été pris au dépourvu, mais je suivi le chuunin sans faire d’objections. Il me guida à travers les bâtiments pour arriver chez maître Kenji. Hayamaru passa devant moi et frappa à la porte. Une voix un peu étouffée se fit entendre.

Kenji : Entrez !


D’autres personnes étaient déjà présentent, d’après les descriptions que m’avais données Hayamaru, le brun devait être Keitaro Tameiki, et le gars à côté de lui devait être Tokri Utak avec sa mauvaise tête difficile de ne pas s’en apercevoir.

Haya : Je crois que tout le monde est là maître Kenji.
Ken : Merci Hayamaru. Je vais vous expliqué.

« Vous devez aller à Bazaka pour passer l’examen chuunin. Hayamaru a d’ailleurs été nommé examinateur. Mais d’autres genins sont déjà parti. Je vous ai retenu ici parce que je vous demande de faire route avec des gensouards qui sont venus jusqu’ici pour une mission qui consistait à récupérer un membre de leur village qui est aussi la sœur d’un des ninjas envoyés pour la récupérer. En vous rendant à Bazaka, vous devez escorter ces ninjas pour qu’eux et vous puissiez passer l’examen des chuunin. Vous pourrez essayer de rattraper l’autre groupe mais sans obligations. Ils ne vont pas tarder à arriver, attendez les ici, puis vous pourrez faire connaissances et vous mettre en routes lorsque vous serez prêt. Keitaro, je t’ai donné des ordres supplémentaires tu en feras part à tes équipier le moment où tu le jugeras bon. Ce sera tout. »

Je n’avais pas cillé mais j’avais failli oublier l’examen ! Cette piqure de rappel tombait à pic. Mais j’étais aussi impatient de rencontrer ces ninjas et peut-être me faire de nouveaux amis.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Taïga le 28/3/2010, 21:31

Y a des jours comme ça, tu te réveilles tout poisseux après avoir sué toute la nuit, tellement huileux que t'as l'impression d'avoir dormi dans une fajitas ou au milieu d'une assiette de frites. La tête tellement dans le cul que t'es carrément dans la merde. Puis, une fois levé tu vas à la fenêtre, la chaleur étouffante de Chikara te saute à la tronche et c'est comme si l'été te mettait une grosse baffe dans la gueule.
Enfin bref, ce matin là n'était pas comme ça, il était même plutôt sympa, j'avais dormi comme un loir, mes draps étaient aussi secs que possible et j'avais pris une super douche vers trois heures du matin. Oui, trois heures du matin. Bon, je t'explique, je vis dans une pension et ça c'est comme un genre d'hôtel où tu loge à l'année ou bien une sorte de grande colocation. Enfin bref, comme c'est un coin plein de monde avec une seule salle de bain pour une quarantaine de personne, il est impossible de prendre une douche tranquille sans se faire déranger, d'où les douches en plein milieu de la nuit.

J'étais heureux, c'était une belle matinée qui s'annonçait, il était presque midi et...attend, j'ai pris une douche cette nuit...et merde...C'était ma douche mensuelle(oui, moi sale ou pas sale, une fois pas mois je me douche, y a pas à tortiller du fion mais l'hygiène c'est important) et la dernière remontait à quand j'avais vu Hutaka. Je vois dans ton regard avide de connaissance et de savoir que tu te demandes qui est Hutaka, la réponse est simple. A vrai dire, je devrais l'appeler Hutaka-sensei, cet espèce de connard est tout simplement l'homme qui a découvert mon affinité kinton et qui m'a donc amené sur la voie du shinobisme, oui, celle là même qui m'offre un pass direct pour l'enfer et c'est ce qui explique en partie pourquoi je suis incapable de sentir ce mec. Mais c'est pas tout, ce type est tout simplement horripilant: toujours content, mielleux, gentil avec tout le monde. Est-ce que vous êtes seulement capable d'imaginer quelqu'un de plus diabolique?
Mais bon, pourquoi je parlais de lui déjà...ah oui, je devais le voir ce jour là, tout simplement parce que n'ayant pas de parents à Chikara et étant officiellement orphelin pour l'administration du village du taïjutsu, il était de tradition pour les membres de la tribu Pinjarra d'être mis sous tutelle avant leur majorité et moi j'étais sous celle de Haruka pour encore quelques mois. Donc, même si je ne vivais pas avec mon "tuteur" je devais le voir régulièrement afin qu'il puisse s'assurer de ma santé, de mon équilibre mental, du fait que je n'ai pas l'intention de trahir Chikara et ce genre de conneries.

Bon ben voilà, comme d'hab' je me suis paumé, je me rappelle jamais si faut prendre la deuxième ou la troisième à droite après le "Pink Rabite" pour arriver à l'espèce de cabane où vis Hutaka. Même pour moi ça ressemble à un cabane merdique et je suis nomade à la base, c'est dire si elle est merdique sa cahute. Ah! Voilà l'auberge du "Ragondin boueux", normalement sa hutte est juste à côté...


_Ah, mon cher Taïga, comment vas-tu?

Tiens, voilà le Diable en personne...attends, y'a pas de diables dans ma religion, j'ai le droit d'en parler ou pas? Oh, puis on s'en fout, il est en face de moi, vêtu hippie style, chemise psychédélique super large, pantalon en toile plein de poches et sandalettes de cuir. Un sourire bienveillant scotché au visage, l'image même de la malveillance, j'ai pas raison?

_Je dois vous voir donc ça va pas génial...
_Hohoho...toujours cet humour constant. Content de te voir moi aussi, tu tombes bien.
_Je tombe pas, je viens vous voir comme c'est prévu par le QG.
_C'est aujourd'hui? Ben comme ça j'aurais pas à aller te chercher pour te parler.


Et merde...le voilà qui va me gonfler avec des histoires d'entraînement et de comment faire de moi une machine à tuer ou dans mon langage: "comment faire de moi un damné en puissance?" C'est pas grave, je lui dirais...je lui dirais...que je peux pas, j'ai piscine. Ouais voilà, j'ai piscine alors je peux pas.

_Tu t'y connais en hiérarchie militaire?
_Comment ça? Les machins de genins, chuunins et tout le merdier là? Et ben quoi?
_Et bien, je voulais te dire qu'il y avait un examen chuunin en préparation et je pensais que ce serait bien que t'y participe.
_Non.
_Non?
_Non.
_Mais pourquoi donc? Tu sais, tu seras bientôt majeur et comme tu as un travail décent en tant que shinobi, la pension refusera que tu reste encore longtemps pour laisser ta place à des gens plus dans le besoin. Si tu deviens chuunin tes revenus seront plus important.
_C'est moi ou c'est une tentative à peine discrète de m'entuber? Parce qu'avec des revenus de genins et aucunes richesses autres que celles que je gagne en tant que genin, je suis dans les gens dit "dans le besoin" et donc je peux pas me faire virer alors que si je deviens chuunin, au revoir la pension.
_Y a des fois je me dis que t'es peut être pas autant un faisan que t'en as l'air.


Ouais, des fois je me dis que si il était pas jounin et super balèze je lui mettrait une grande tarte dans la gueule façon sandwich à cinq doigts. Parce que j'ai oublié de te le préciser mais cet espèce d'empaffé de hippie est un foutu bourrin capable de m'écharper en trois coups de cuillères à soupe, ce qui explique pourquoi j'ai jamais raté un seul de mes rendez-vous avec lui et qu'au final j'écoute toujours ce qu'il me dit. Je suis pas un lâche mais je préfère tout merder jusqu'à ce qu'il en est marre plutôt que de lui dire non et qu'il me meule la face.

_Tu veux vraiment pas tenter l'exam?
_Mais ca veux pas rentrer dans votre tête que shinobi c'est déjà mon pass direct pour la damnation éternelle? Je vais pas en plus monter en grade ce serait stupide.
_Ouais mais t'es déjà genin, t'es plus à ça près, non?
_C'est pas une raison.
_De toute façon, je te demande pas de passer chuunin mais juste d'essayer. Puis de toute façon même si t'essayais vraiment je suis à peu près sûr que tu te planterais.
_C'est pas faux...
_Et je vais venir avec toi histoire de t'entraîner au passage.
_Tu...tu...tu...vous...vous...venir...donc j'y vais?
_Sans aucun doute.


Et merde...là tu vois, c'est le moment où je peux pas dire non et que je suis obligé à aller à son examen de bouseux rempli de jeunes connards qui se la jouent à mort, pire que moi et c'est pas peu dire, et qui se prennent pour des maîtres du feu parce qu'ils sont capable de lâcher une petite flammèche de tantouze par le bout de leurs doigts.

_Bon, bah ok.
_A demain pour ton premier entrainement digne de ce nom depuis belle lurette alors.
_Alors à demain pour mon premier entraînement digne de ce nom depuis belle lurette alors. Fais chier...


Non mais sans déconner, y'a vraiment des jours où je me dis réellement que shinobi c'est un métier tout pourri. Je crois que je vais aller dormir sur un toit...ou mieux, je vais aller faire chier des gens!
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 2/4/2010, 20:54

Otarin s’entraînait; en début de semaine, Hogiko lui avait montré comment maîtriser la technique de clonage aqueux et il passait désormais ses journées à se perfectionner. Il commençait très tôt et ne s’arrêtait que tard dans la nuit ne faisant de pause que pour déjeuner.

En sept jours, il avait réussi à former la stature du clone mais le visage présentait encore quelques imperfections. De plus le clone créé ne restait généralement que quelques secondes ce qui n’était largement pas suffisant. C’était un dimanche et Otarin avait décidé que ce serait son dernier entraînement pour le clone. Sinon il passerait à autre chose. Par ailleurs, le lendemain était consacré à une mission qu’il avait lui même demandée. Il avait outre cela, deux qualités non négligeables pour les entraînements: l’endurance et la détermination. Ces deux atouts lui permettaient non seulement de dormir en deçà des limites moyennes de repos des adolescents mais aussi de ne pas se décourager au moindre échec. Elles présentaient tout de même quelques défauts car Otarin n’était pas infatigable (difficilement tout de même), mais plutôt embêtant quand il s’agissait de le décourager.

Le soleil était quasiment à son zénith lorsque Otarin finit de régler les petits défauts de visage. Malgré tout, son clone ne resta sur pieds qu’une dizaine de secondes avant de se disperser en une gerbe d’eau. Le Genin content de son résultat ne s’arrêta toutefois pas là. Il ne déjeuna même pas ce jour là afin de pouvoir finir sa technique. Tout au long de l’après midi, il continua de créer des clones qui étaient beaucoup mieux réussis puisqu’il avait enfin compris que le façonner à vue de nez était beaucoup plus difficile que de se baser sur l’analyse de son propre corps. La forme ne lui posant donc plus de problèmes il se concentra sur la durée de «vie» du clone. Quand il eut essayé toutes sortes de stratagèmes plus nuls les uns que les autres, il se référa enfin aux consignes de son maître. Il se rendit alors compte que la voie de la facilité n’était pas toujours la mauvaise et que ses tentatives se montraient beaucoup moins désastreuses que lorsqu’il essayait de prouver qu’il était intelligent, ce qu’il n’était sûrement pas aux vues de ses camarades de missions qui le trouvaient encombrant et juste là pour détendre l’atmosphère. La durée de maintien de la technique s’allongeait au fil des heures et vers minuit il maintenait enfin la technique a volonté et avait même maintenu trois clones en vingt minutes, les avait fait se déplacer dans toute la pièce et les avaient lui même fait disparaître car il jugeait la technique acquise. Il rentra donc dans sa chambre et s’assoupit rapidement, pour cela non plus il n’était pas trop mauvais…

***

Le lendemain, le garçon se leva tôt, encore une fois afin de faire cette mission que lui même attendait avec impatience. L’ordre venait du QG et s’adressait à tout ninja souhaitant exécuter une mission de ce genre. Et c’était tout à fait l’état d’esprit d’Otarin que de répondre à une demande d’assassinat étant donné que son rêve était de devenir assassin professionnel. La cible était un cinquantenaire qui avait voulu devenir ninja mais qui n’avait pas réussi à passer au dessus du stade de Genin car survenait toujours la malchance qui pointait son nez sur le destin de ce pauvre homme qui s’était redirigé vers les services de recherches de données. Cet homme travaillait en ce moment même sur un projet dont il était l’initiateur et que seuls quelques uns de ses collègues connaissaient. Les informations contenues à l’intérieur intéressaient le QG et Otarin avait décidé de livrer ses infos à Kna plutôt qu’aux petits dirigeants de la pègre qui n’avaient à vrai dire aucune valeur à ses yeux. Il avait fait part de son projet à Hogiko qui était sensé fabriquer un faux dossier pour le donner à son supérieur tandis que la vérité serait redirigée vers Arasu qui voulait savoir tout ce qui se passait dans chaque village. C’était en sachant tout cela que Otarin avait recherché le domicile de sa victime.

Il partit donc, de toits en toits afin d'éviter le monde présent dans les rues de Chikara. Il activa son Seïkakugan et analysa la ville comme à son habitude. Lorsqu'il arriva aux environs du logement de l'homme, il analysa la situation et remarqua que la maison était vide de monde. Tout en faisant attention à ne pas se faire repérer, il pénétra dans l'enceinte de la maison. Il fouilla minutieusement chacune des pièces et ne trouva que de vulgaires dossiers inachevés sur des civils qui ne représentaient pas de force majeure pour Kna. Soudain, son chat, qu'il avait laissé sur la devanture du bâtiment, miaula. Cela représentait un danger, ou du moins une présence. Otarin se cacha dans une penderie et attendit. Un homme traversa la pièce et le garçon reconnut tout de suite sa cible. Il l'inspecta bien attentivement mais il semblait paisible et sans défenses. Conscient qu'il pouvait se tromper, il sortit discrètement de sa cachète. Il fit au plus simple et au moins spectaculaire. Deux kunaïs s'abattirent sur le quinquagénaire qui tomba presque aussitôt. Pour une mission de rang C, c'était drôlement facile. À moins que ce soit lui qui se soit assagi et qui était devenu plus fort? Tout cela était très bon. Il attrapa le sac, farfouilla un instant avant de s'apercevoir de sa trouvaille. En effet c'était son dossier qui rendait compte des ressources du village et du nombre approximatif de ninjas. Les résultats étaient ahurissants. Il sortit sans bruit de la demeure du défunt et repartit, chat sur l'épaule et documents à la main.

Il vagabonda dans les rues de Chikara. Son rendez vous avec Hogiko n'était pas pour tout de suite et il prenait son temps avant de lui remettre les documents en échange des faux. Hogiko devait retourner à Arasu afin de donner ces précieuses informations à Kna quand à Otarin, il devait achever sa mission et rendre les faux documents.

Quand il fut l'heure, Otarin se présenta au lieu du rendez vous et attendis un instant avant de voir son oncle arriver avec des papiers à la main. La transaction se fit rapidement, Hogiko lui donna une arme en plus et Otarin alla rendre la paperasse. Ensuite, il fonça s'entrainer. Par ailleurs, il passa le reste de la semaine à essayer de maîtriser cette nouvelle arme. C'était une espèce de faucille un peu plus grande que la normale. À la fin de la semaine, le garçon avait tout de même du mal à maîtriser celle ci alors que la lance ne lui posait quasiment plus aucun problème.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 6/4/2010, 21:06

Bon, plus qu’une semaine avant le départ pour Basaka…
Eh ben, chuis pas dans la merde…
Faudrait ptêt que j’continue de m’entraîner…
Ou alors, j’ai la flemme…
Ça doit être ça, je vais faire comme ça…

«Debout là dedans, tu vas pas t’arrêter de travailler, fainéant!!!»

Bordel, je savais pas qu’il était rentré, quelle veine j’ai, moi. Pourquoi mon oncle n’est il pas paysan, ça m’arrangerais bien. Mais non, c’est un Jounin décérébré qui aime par dessus tout gonfler les autres jusqu’à ce qu’ils explosent. Petit problème, c’est un Jounin donc exploser de rage pour se faire exploser la gueule par la suite c’est pas vraiment mon truc.

«Ok, j’arrive, laisse moi dix minutes le temps de me préparer…
-Non, je t’en laisse deux, ça suffira.
-Six.
-Quatre, pas une de plus et je ne céderais pas.
-Cinq, il me faut tout de même le minimum syndical.
-Marché conclu, deux minutes top chrono!»

Je hais ce mec, manquerait plus que le fouet avec piques et voilà le parfait sadique. Ils devraient l’engager dans un centre de rééducation pour évadés et criminels, ça leur ferait les pieds.

Deux minutes après, j’étais dehors, grelottant sous ce vent printanier. Cet agréable vent qui m’envoyait la fraîche bourrasque du désert en plein la tête. De quoi apprendre à fermer la bouche en avançant afin de ne pas avaler son poids en sable à chaque coup de vent.

Mon merveilleux oncle me fit signe de le suivre, et, tel un fidèle chien abruti par les paroles de son maître, je le suivais à la trace. J’aurais souhaité lui sortir une réplique qui tue digne de celui-dont-on-ne-veut-pas-prononcer-le-nom, un black à touffe que j’avais rencontré moins d’un an auparavant et dont le nom était devenu tabou dans les rangs chikamachin (à force, on ne sait plus quoi mettre), mais malheureusement pour moi, je n’était pas doté d’un cerveau assez intelligent pour cela.

Par ailleurs, je réfléchissais bien et je ne trouvais que deux seules véritables fonctions à mon cerveau: dépotoir à niaiseries et bien sur, commander mes muscles qui me permettent de foutre des raclées au idiots dans le genre Sheinji. Celui là pour te déblatérer vingt-cinq conneries en tout genre à la minute, ça y va. Par contre, niveau battre un insupportable gamin civil armé d’un bâton de bois pourri lui présente plus de difficultés.

Donc, nous étions en train de nous diriger vers… Vers quoi déjà? Ah, oui vers l’endroit où j’allais une fois de plus me faire étaler, émasculer, emplafonner. Vous voyez le genre quoi, un endroit des plus banals mais avec un jounin qui vous demande de vous défendre et qui vous envoie deux jutsus de rang B en trente secondes. C’était donc un endroit sablonneux (c’est inhabituel ça), avec personne à proximité et assez vaste avec ça.

Fidèle à ses habitudes, Hogiko m’envoya valser en dix secondes et me cria dessus en me ressortant une fois de plus la même comptine «tu ne fais aucun effort Otarin». Et comme à mon habitude je lui ressortais le sempiternel «geuh!!» qui voulait, selon lui, dire ok et, selon moi, ta gueule. Puis je me relevait tel Max le chien fidèle et lui lançait un regard agréable et chaleureux qui portait mon amour à son égard. Mais n’osant rien lui dire cela se finissait par Hogiko 1/Otarin 0. Enfin, désormais ce devait être Hogiko 999.999.999/Otarin 0.

Ce jour là, il avait eu l’idée formidable de tester ma vitesse.
Il commença par me faire éviter des projectiles de plus en plus gros, passant du crayon de papier envoyé à pleine puissance jusqu’à la pierre de cinquante centimètres de rayon pour laquelle il avait utilisé la même vitesse. J’avais donc du éviter toutes sortes d’objets arrivant de toute part à une vitesse phénoménale et lorsque je m’étais reçu pour la dixième fois un objet à l’arrière du crâne, je m’effondrais par terre, tel un pantin de latex qu’on aurait jeté du cinquième étage d’un immeuble.

Je ne fut pas assommé bien longtemps car un pénible jet d’eau froide vint interrompre mon demi-sommeil qui n’était pas si désagréable. Comme je ne bronchais pas, différents rayons liquides m’atteignirent ça et là pendant que je me relevais. Entravé par mes vêtements trempés, je n’allais sûrement pas réussir ces tests. J’utilisais donc un jutsu qui sécha mes vêtements à la vitesse de l’éclair et me tint prêt.

L’autre idiot riait et me demanda entre deux éclats de rires de me montrer à quelle vitesse je courais le cent mètres. Ce n'était pas très difficile et je voulus lui montrer que je n'était pas une crotte de bique et l'honora en lui offrant ma meilleure performance. Malheureusement, il devait vraiment penser que j'en était une car ma vitesse le fit replonger dans un éclat de rire encore plus strident que les précédents. Je ne voyais pas ce qui le dérangeait dans un record personnel de quatorze secondes et cinquante quatre centièmes. L'entraînement continua donc et il me fit faire des choses de plus en plus loufoques. Sensationnel cet entraînement, extra, trop par ailleurs. Jamais je ne m'expliquerais le comportement de mon oncle ce jour là, enfin si, car intrigué par son comportement douteux j'observais sur son survêtement quelques traces blanches de poudre. Et merde, c'est un abruti ou quoi? Me faire exécuter des pirouettes dans un état second, au bord de l'overdose. Enfin, c'est ce que j'imaginais parce qu'il était vraiment taré.

Bon, tant pis pour lui, je m'emmerde avec ses conneries et franchement, j'ai mieux à faire. Je sors ma faucille et exécute mille et une courbettes. Ce n'est pas du gâteau mais au moins c'est plus facile que la lance qui était bien trop lourde pour un débutant et que je manie pas vraiment correctement. Mais bon, tout a ses avantages et ses inconvénients (on dirais une phrase philosophique, je suis pas stupide!!!).

La semaine se passa plutôt comme ça, avec plus ou moins de chance selon les jours. La chance, c'était pas vraiment mon truc, ça collait pas avec moi. Mais bon, si elle toquait à ma porte je la laisserais entrer et lui enfilerais deux paires de claques pour être jamais venue m'aider. Le dernier jour fut le pire.

«Hey, abruti, viens te mesurer à moi, criait un salop de première catégorie entouré de sa petite bande.
-C'est ça, tu ne tiendrais pas deux secondes.
-C'est ce que l'on verra trouillard.»

Je lui avait alors assené un coup de poing sur l'arrête du nez et il était tombé net. Akira avait alors pris le contrôle et c'était devenu le bordel. Ils les avaient tous faits pleurer avec un Gen assez fort. Malheureusement, la mère était ninja et me courut après, m'explosa la figure et fut aveuglée par Akira qui avait usé, une fois de plus de son talent. Il s'était enfui et j'avais repris mon corps au moment où je m'y attendait le moins ce qui fit que la poubelle en face de moi fut renversée, je marchais sur une peau de banane et tombait à la renverse. Suite à cela, je failli m'étrangler en voyant Sheinji apparaître au coin de la rue et courrait à toute vitesse dans le sens inverse afin de lui échapper. Dans ma hate je me pris cinq ou six passants qui essayèrent de me frapper sans beaucoup de succès. Quand j'eus enfin rejoins l'endroit où Hogiko m'attendais, je me pris un coup de genou en pleine tête ce qui me fit visiter une bonne partie du terrain. C'était tout ce qui m'était arrivé dans la même journée. J'avais eu pire mais c'était avec un cochon ou celui-dont-on-ne-veut-pas-prononcer-le-nom...

Bref, de plus j'apprenais par la suite que je devais voyager une fois de plus avec Sheinji. Heureusement, il y aurait Taïga pour calmer nos ardeurs. M'enfin, ce ne serait pas de tout repos...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par ANBU Chikara le 16/5/2010, 04:07

Masque d'Aigle

Un discret tintement résonna dans la pièce, et aussitôt, j’ouvris les yeux. Je ne mis qu’une fraction de seconde à reconnaître le son, celui de mon réveil. Tant que j’en étais capable, tant que je pouvais percevoir le moindre son dans mon sommeil, et l’identifier en un instant, je devrais pouvoir rester en vie. Si mes capacités au combat suivaient bien sur…

Je me levais, pris une douche, et avalais rapidement un morceau, avant de mettre la main sur mon masque, témoin de mon statut d’anbu, et garant de mon anonymat. La routine reprenait, comme d’habitude. Lever, douche, petit déjeuner, boulot, parfois une mission ou deux pour pimenter la semaine, et au lit. Etonnant comme un poste si secret et si envié soit finalement si morne.

Je sortis et refermais la porte, vérifiant que nul ne me voyait. Certes, mes appartements étaient de toute façon dans le QG, dans la zone réservé aux militaires dont l’identité restait secrète, mais moins de personnes ne me verraient, mieux ce serait. Je ne tenais pas trop à ce qu’on sache que j’étais resté ici aussi tard hier. Ce n’était que mes appartements secondaires, que j’occupais lorsqu’il était trop tard pour rentrer chez moi, ce qui arrivait de plus en plus fréquemment, et que je partageais avec d’autres personnes. Mais en vrai, j’étais souvent seul, on reste rarement au QG pour dormir. C’est glauque. Voilà, glauque, c’est le mot. Comme ma vie en ce moment. Mon couple fout le camp, au point que je reste de plus en plus souvent dormir là. La routine me tue sous l’ennui, et l’administration m’enterre déjà sous la paperasse. Saleté de bureaucrates.


"Hé Yurei ! Ca va ? T’es drôlement matinal." (Aigle)

Je me retournais et vit approcher le petit nouveau, visage caché derrière son masque de rhinocéros. La catastrophe frappait les anbus depuis deux ans. Le chef et héros de guerre, Eidil, qui déserte, l’un qui se fait attraper en mission d’espionnage à Gensou, même si officiellement, les illusionnistes ne savent rien et nous non plus, deux qui se font tuer par un traître koreien, sans oublier les trois qui avaient pris leur retraite l’an dernier dans ce qui ressemblait à une punition officielle. Alors retraites forcées ? Démissions volontaires ? Peu importait après tout, on avait perdu sept membres importants en deux ans. Il fallait bien recruter… Mais pourquoi cet abruti de rhinocéros mon dieu ?

"Rhino, si je porte un masque, il y a un raison…" (Aigle)
"Oh ça va, on est seul… Dis, Yurei, cet ordre de mission qu’on ma donné hier soir, venant de ta part… C’est une blague ?" (Rhinocéros)
"Pas du tout." (Aigle)

L’autre soupira. C’était parfaitement audible malgré le masque. Mon dieu, un anbu aussi peu discret…

"Yurei, je…" (Rhinocéros)
"Aigle !" (Aigle)
"D’accord. Aigle, je sais que tu ne m’aimes pas, mais ce genre de mission, ça fait plus penser à un bizutage de merde ou à un prétexte fallacieux pour m’éloigner du village quelques jours. Depuis quand on envoie des anbus hors du village pour une mission de rang C ou D ?" (Rhinocéros)
"Ce n’est pas à toi de juger de la difficulté d’une mission." (Aigle)
"Alors dis-moi-toi ce que tu en penses vraiment. Voyons cet ordre de mission ensemble…" (Rhinocéros)

Il sortit alors un papier de sa poche, soigneusement plié en deux. Je ne m’en tirerais pas si facilement, alors autant prendre mon temps.

"Allons au mess, on discutera de ça devant un café. Je viens de me lever moi." (Aigle)
"Bien." (Rhinocéros)

Je me dirigeais vers la salle ou nous pouvions nous restaurer, versais de l’eau dans une bouilloire, et la mit au dessus d’un petit feu entretenu par des braises, suspendue à un crochet. Entretemps, je sortis une tasse, puis, après un regard interrogateur (enfin, qui se voulait interrogateur, à cause du masque c’était juste tourner la tête vers mon interlocuteur en fait), j’en sortis une deuxième pour Rhino. J’attrapais petites cuillères, café et sucre. Comment me débarrasser de ce casse-pied rapidement tout en lui faisant accepter la mission ?

Je partis m’assoir, prêt à l’écouter, tout en cherchant des arguments en même temps. De mon siège, je voyais par une fenêtre le soleil qui se levait dans le ciel. L’aube était passée depuis une petite heure, et le village s’animait. De la fumée montait de la forge, quelques voix se faisaient entendre, des tavernes ouvrait leurs portes, et les marchands ne disposant pas de boutique commençaient leur criée. Un vautour passa dans le ciel, et je restais un instant à contempler la beauté du désert, et de la ville qui avait grandie en son sein. Un discret toussotement me ramena à l’instant présent.


"Bien. Donc cet ordre de mission, en gros, ça dit : du quartier général à l’anbu Kazuki Oyero. Mais je sais que c’est toi qui distribues les ordres aux sections 11 et 12. Ni le Kage ni Tsugiharu ne peuvent distribuer tous les ordres de mission, donc en tant que chef d’équipe parmi les anbu, c’est toi qui les donne à ces deux équipes, vrai ?" (Rhinocéros)
"C’est exact." (Aigle)
"Bon. J’ai été intégré dans la section 11. Donc cet ordre de mission m’a été assigné par toi Yurei." (Rhinocéros)
"Kazuki. Je commence à en avoir assez de ta familiarité et de ton non-respect du protocole. Tu dois m’appeler par ce foutu masque, pas par mon nom ! Et en tant que supérieur, tu devrais me vouvoyer. Le fait que nous étions ensemble à l’acédémie n’est…" (Aigle)
"Mais bien sur Yurei, si ça te fait plaisir. Bref, continuons. L’ordre que VOUS m’avez donné, très cher Aigle, se résume à ça : Aller voir un type près de Mahou qui se fait appeler lui-même « l’Agitateur », et obtenir le plus de renseignements possible sur lui." (Rhinocéros)
"Et ça pose un problème ?" (Yurei)

Rhino reposa alors son papier, et enleva son masque. Je lui trouvais l’air blasé, et le fait qu’il ôte ainsi son anonymat, même s’il n’est que de façade, m’ennuya énormément. S’il se faisait prendre, il en pâtirait sévèrement, mais moi aussi vu que je ne l’avais pas empêché de l’enlever. Il prit alors une gorgée de café. Ah. C’est vrai que nous étions au mess, le masque n’était pas obligatoire ici. Mais je tins à garder le mien. Tant pis pour le café, il refroidirait.

"Le problème, c’est ce qu’on sait sur ce type. Néant. Rien. Il est totalement inconnu." (Rhinocéros)
"C’est pour ça qu’on t’envoie enquêter sur lui." (Aigle)
"Très drôle. Ce type n’a en aucun cas montré qu’il était un ninja. C’est un homme tout ce qu’il y a de plus banal. Il recrute des brigands de bas niveau, une équipe de genins tout juste entrés à l’académie leur mettrait la misère.. Il incendie quelques villages protégés par Mahou après les avoir pillés, mais fait attention de rester loin de leur zone d’influence immédiate. La menace militaire qu’il semble représenté pour nous, est… Ben nulle en fait. Donc c’est une mission de rang D ça. Ou C au pire. Je peux être mieux employé que ça." (Rhinocéros)
"Si tu le dis." (Aigle)
"Yurei. Affecte cette mission aux affaires courantes et donne-moi un boulot correct s’il te plaît." (Rhinocéros)
"Bien. Je verrais ce que je peux faire." (Aigle)

Rhino me remercia d’un signe de tête, puis partit. Bon, et bien tant pis, il restera au village. C’est vrai que c’était une mission indigne d’un anbu. Mais en même temps… Baaa… Je me faisais des idées. Un type assez bête pour s’appeler lui-même « l’Agitateur » ne pouvait pas être dangereux hein ?

Je bus enfin mon café, et appréciait le commencement de la journée. J’appréciais moins l’heure que je vis en regardant ma montre et je dus courir à toute vitesse dans les couloirs du QG pour arriver à temps à mon rendez-vous avec le Kage. Essouflé, je vérifiais que mon masque avait bien tenu, puis je toquais et ouvrit suite à l’injonction d’entrer venu de l’autre côté de la porte. Le Kage était seul. Tant mieux sans doute. Je refermais doucement le panneau, et je le vis prendre un papier. Un rapport d’avancement du projet, sans doute.


"Bonjour Aigle. Comment allez-vous ?" (Kage)
"Très bien monsieur, merci." (Aigle)
"J’ai ici votre rapport. Celui d’il y a quelques jours malheureusement, je n’ai pas encore eu celui d’hier." (Kage)
"C’est normal monsieur, je l’ai fini tard hier et vous étiez déjà parti, alors je l’ai transmis à Tsugiharu, il vous le donnera ensuite." (Aigle)
"Très bien. Alors parlez-m’en. Tout est au point ?" (Kage)
"Le jutsu est complet, son activation est toujours aussi lente, mais nous avons réussi à réduire son coût de maintien. Une équipe de cinq personnes peut s’en charger. Les tests visant à la remplacer durant le maintien est fructueux, il est donc possible en mobilisant trois équipes de le maintenir constamment, et aussi longtemps que nécessaire. Nous testons actuellement l’effet prolongé qu’il aurait sur ces quinze personnes, mais aucun effet secondaire n’est prévu ni ne semble apparent, du moins pour le moment, hormis une fatigue bien compréhensible." (Aigle)
"Bien. Et pour le village ?" (Kage)
"Malheureusement, nous sommes encore loin de l’autarcie. Même en nous rationnant, il faut envisager les besoins supplémentaires en eau de certains bâtiments, comme les serres ou l’hôpital, ce qui fait que nous devons tabler sur un approvisionnement normal pour tous. Hors entre la source et les condensateurs de rosée, nous avons juste assez d’eau pour les besoins courants. Nous ne souffririons pas immédiatement mais si le conflit se prolongeait, nous aurions le choix entre un manque d’eau et un manque de nourriture. La seule solution envisageable serait de confier aux Eino le ravitaillement en nourriture, par le biais de la chasse ou de sceau, mais dans les deux cas, ça impliquerait de longues préparations de leur part, et une implication d’une grande partie de leur clan. Hors peu d’entres eux sont des ninjas, il faudrait que d’autres intègrent des équipes. " (Aigle)
"Ce qui n’est pas gagné. Leur clan est, pour une raison inconnu, celui ou naît le moins de ninja de tout le village. De plus, les chasseurs seraient des proies faciles, et nous dépendons déjà d’eux pour défendre les airs, même si c’est de façon plus mineure." (Kage)
"Oui. La solution la plus évidente et qu’un maximum de personnes apprenne à invoquer des aigles ou d’autres oiseaux, laisser la primauté des invocations aux Eino serait une grave erreur." (Aigle)
"Ils vont mal prendre qu’on réquisitionne leurs parchemins." (Kage)
"Invoquer un animal suffisamment grand pour transporter un homme, ce n’est pas quelque chose qui se fait en une journée." (Aigle)
"Et l’expérience sur les tubercules ?" (Kage)
"Elle est concluante. Mais ça ne ferait que reporter le problème, pas le résoudre. Eau ou nourriture." (Aigle)
"Au bout de combien de temps serions nous dans une situation critique ?" (Kage)
"Deux mois. Trois tout au plus." (Aigle)
"C’est déjà un délai assez long." (Kage)
"Mais bien insuffisant comparé à l’objectif du projet monsieur. Malgré tout, je pense que l’autarcie complète est impossible sans des années de préparations." (Aigle)
"Alors nous avons bien fait de commencer sans tarder. Peut-être que dans plusieurs années, on nous remerciera de notre prévoyance. Enfin… Autre chose ?" (Kage)
"C’est tout monsieur." (Aigle)
"Bien. Continuer à travailler sur ce problème d’eau Aigle. Je sais que vous trouverez." (Kage)
"Merci monsieur." (Aigle)

Je m’en allais, tout en sachant que rien n’était résolu, mais qu’on avançait. Et après tout, nous avions le temps. Au regard d’une vie humaine, la guerre commençait à être un souvenir lointain, mais au regard de l’histoire, elle venait à peine de s’achever. Nous aurons les années dont nous avons besoin. Et le projet sera sans doute la base de bien d’autres façons de voir les choses…

Je me dirigeais vers mon petit bureau, que j’avais quitté il y a quelques heures à peine, somnolant et réclamant mon lit de tous mes vœux. Je m’assis à mon fauteuil, et reprit mon dossier. Du courrier tomba par terre. Ah ! Encore des missions à trier et assigner… Le fait que les missions de l’anbu soit secrète avait un effet secondaire très désagréable, on devait lire tous les rapports qui n’était pas directement pour le Kage afin de bloquer des informations confidentielles si besoin. Bref, il fallait faire le bureaucrate tout les matins, et je détestais ça. Je classais donc les papiers en deux tas : mission à assigner aux anbus, et affaires courantes. Je mis la mission de Rhino dans cette deuxième. Ce dernier serait transmis dans une autre partie du QG, « la zone des désœuvrés », comme on l’appelait, ou on déciderait du niveau des missions suivants les informations et ou on les donnerait aux équipes de ninjas qui venaient chercher des ordres quand on ne leur en assignait aucun en particulier. Là, on enverrait des ordres par pigeon pour les missions urgentes, et les autres seraient en attente d’une bonne âme (ou d’un fauché) pour les faire, d’où le nom de la salle. Je sortis pour déposer cette deuxième pile dans la boîte ou un planton allait bientôt venir les chercher, puis je retournais travailler.

En partant déjeuner, je traversais la zone des désœuvrés, et vis que la mission que j’avais avant donné à Rhino était affichée sur le tableau. Donc on ne l’avait pas jugée urgente et juste laissée « pour qui veux ». je m’approchais pour voir quel rang on lui avait attribuée.


Tableau des missions a écrit:
Mission d’investigation
~Rang C~

Objectif :Enquêter sur un homme se faisant appelé « l’Agitateur » ayant été aperçu aux abords de Mahou et causant du grabuge (villages civils détruits, peu de victimes mais pertes matériels importantes).

Catégorie: Investigation (recherche d’information, combat non nécessaire mais autorisé).
Rang: C (recommandé aux genins accompagnés de plus hauts gradés ou aux chunnins).
Zone: Environ à 100km au nord-ouest de Mahou.
Paiement: 5000 ryos (frais et nourriture compris).

Rang C. Ouep, j’avais sans doute exagéré, il faudrait que je trouve un moyen plus utile d’éloigner Rhino de moi au maximum… Je trouverais. Pas de soucis.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 18/5/2010, 19:56

« Voudriez vous me suivre cher Otarin, nous avons à parler… »

Ces mots me parvinrent de l’arrière, un cardiaque aurait flanché, en tout cas j’allais ressortir de cette histoire avec des troubles psychologiques à vie. Déjà que j’entendais des voix alors que je ne voyait personne…

« Plus bas… Je suis là. Nous avons quelques petites affaires à régler… »

Pincez moi je rêve, c’est le chat qui a parlé? En fait, non, ce n’est pas tout à fait un chat mais plutôt un monstre, le même animal qui m’avais suivi depuis mon entrée dans le désert. Boarf, c’est pas ça qui va m’étonner le plus. Hayamaru, lui aussi a des animaux qui parlent, des faucons plus précisément.
Bon, qu’est ce qu’il me veut ce matou? Je lui ai piqué son repas ou quoi?

« Aller, dépêche toi, j’ai pas que ça à faire… »

Mais en plus il prend un ton hautain, c’est quoi ce bordel? Bon, plus vite on en sera débarrassé mieux ce sera… Je le suis donc dans le dédale obscur qui sinue à travers les bâtisses de pierre ornant avec merveille le village.
À l’écart des autres maisons, nous apercevons enfin une petite maisonnette, happée par l’herbe asséchée qui pâlit à notre vue. Le chat pousse la porte et dans un affreux grincement celle-ci s’ouvre sur deux autres chats, de la même couleur que le premier, dont Moon.

« Quel bordel!!! Je dois être en train de rêver. D’abord je tombe sur un chat mutant qui fait la taille d’un labrador et puis, qui parle. Mais en plus j’apprends que mon propre chat est de mèche? C’est évidemment une hallucination due à un complexe douteux… C’est sûrement ça! En plus je suis en train de parler tout seul, je commence à devenir cinglé. Vite, sauvez moi de cet affreux cauchemar, que je me réveille! 
-Hahahahaha, il est vraiment stupide et hérétique Moon!
-Ça y est, Makaya est arrivé, il me traite d’hérétique, il va bientôt me tomber dessus, je vais me réveiller!
-Euh, ça va? Parce que là on est en train de se demander si on a bien choisi la bonne personne, fit une voix féminine.
-Ça va aller, de toute façon, ce n’est qu’un rêve, je n’ai qu’à penser que je vais me réveiller et tout se passera pour le mieux… »

Merde!!! C’est un piège, sans doute un Genjutsu, je me suis fait avoir comme un débutant, en fait je suis un débutant, je suis même pire que ça, un nantis, ça doit faire aussi partie du Genjutsu le fait que je sois passé chuunin, oui, forcément, sinon sheinji ne serait pas passé… Soyons calmes…


Merde!!! J’arrive pas à me calmer, c’est comme si l’atmosphère de la maison était opprimant, l’air irrespirable, j’allais suffoquer, je perdrais la vie, c’est pourri la vie.

« Bon, Star, il commence à me faire chier, on abandonne?
-Non, Sun, c’est lui, c’est marqué dans les étoiles…
-Ah, oui, j’avais oublié, tu sais lire l’avenir, bon, ok je vais le faire à ma manière. »

Un bref, rapide et douloureux coup m’atteignit à la nuque, tel une torpille, un éclair, d’une puissance comparable à nulle autre. Je tombais, assommé et presque privé d’oxygène dans les vapeurs mortelles que l’on surnomme l’oubli.

***

Aïe, quel rêve réaliste, j’ai un énorme mal de crâne, je sens que je vais me reposer un petit peu, ça ne me fera pas de mal…

« Ah, Sun, il est réveillé, refit la voix que j’avais entendu plus tôt. »

Mais c’est quoi ce bordel, je suis encore ici, ça veut dire que ce n’est pas un rêve. Je vais mourir, torturé par trois chats, saleté de Moon, je n’aurais jamais cru que cette bestiole qui ne pense qu’à manger et dormir puisse être un agent double au service des services secrets chataniques, c’est encore une drogue qu’ils m’ont fait avaler…

« Bon, Otarin, tu es bien gentil mais nous avons des choses à t’expliquer…
-Ouais, j’écoute, je pense qu’après ça plus rien ne m’étonnera…
-Bien, je me présente, Sun, chef des « chats du désert », nous sommes en fait des chats ninjas surpuissants dans différentes maîtrises du combat. Voici Star, une de mes deux acolytes et Moon que tu connais bien il me semble…
-Quoi, Moon, un chat surpuissant, il sait faire autre chose que dormir et manger?
-Arrête un peu voyons, ce ne sont que des apparences, déclara Moon, c’était la première fois que je l’entendais parler et cela me surpris un peu. »

Bon, calmos, il semblerait que ce ne soit pas un rêve alors, écoutons ce qu’ils ont à dire, au pire je les envoie bouler et on n’en parle plus. Enfin, ils sont super forts alors soit ils me tuent soit ils m’aident dans mes combats…

« Donc, je vous écoute…
-Ben, tu vois, nous voulons t’aider.
-C’est bien, ça, je vais réussir toutes sortes de missions grâce à vous…
-Non, tu vas te débrouiller tout seul.
-Quoi!! Mais comment vous allez m’aider alors?
-Calmos! On est là pour t’aider, t’entraîner…
-Ah… J’ai eu peur… Vous me dites que vous m’aidez et après…
-Et après on t’aide chenapan, et si tu continues, je me casse direct après t’avoir mis la pâtée… »

Bon, super sympathique celui là, je ferais mieux de faire gaffe à pas l’énerver. Bon, que vont-ils m’apprendre maintenant, que je suis marié, quatre enfants? Que Sheinji est mort d’un ulcère au foie ce matin? (Yeepee!!) Non, je parie que c’est une mauvaise nouvelle. Ah, Sheinji est toujours vivant. Je le sens. Mais, je sais! Je ne suis pas Dieu…

« Bon, maintenant, je t’annonce que la première partie de l’entraînement se fera avec Star, je parie que tu seras ravi de retourner chez toi?
-Ben, ouais pt’être bien…
-Bon, ok, tu peux y aller, Star t’accompagneras et Moon restera ici jusqu’à nouvel ordre… »

Bon, ok, c’est un changement de chat qui s’opère, je ne sais pas si je gagne au change. M’enfin, j’aurais moins à payer en croquettes…

***

« Ah, Otarin, tu arrives enfin, s’exclama Hogiko à ma vue.
-Ouais, je suis enfin chuunin!!
-Ah, tu es chuunin…
-Ça ne va pas?
-Ben, c’est-à-dire que comme je n’étais pas sûr que tu réussisses, je t’ai préparé quelques missions de niveau Genin…
-Je te hais, bon, montre tout de même. »

Ordre de missions de Otarin Rekaïshi…

1ère mission: La mère michel à perdu son chat, elle donne une récompense pour qui le lui rendra… (Père lustucru, s’abstenir)
Rang D Récompense: 50 ryos.

2ème mission: Toto à coincé son ballon dans un arbre, votre mission, si vous l’acceptez, aller le chercher. (Même si vous ne l’acceptez pas, en fait)
Rang D Récompense 50 ryos

3ème mission: La pelouse de monsieur Tatillon est un peu trop volumineuse, allez lui couper, les ciseaux sont financés. Attention, elle doit être parfaite.
Rang D Récompense 50 ryos.

4ème mission: Le détergeant de madame Michou-citrou ne marche plus, débouchez lui ses toilettes. (Gants de prévus si nécessaires)
Rang D Récompense 50 ryos.

5ème mission: Le chien du président de la société fédérale de chuisnimportoupointcom, à perdu son os fétiche, le retrouver.
Rang D Récompense 50 ryos.

6ème mission: Monsieur Lumbago à besoin d’un bon massage, prière de n’être pas trop violent avec lui, il est souffreteux.
Rang D Récompense 50 ryos.

7ème mission: Apprenez au petit fils de madame Doudu les bonnes manières en lui montrant qu’il faut manger avec les couverts. (Couverts fournis)
Rang D Récompense 50 ryos.

8ème mission: Donnez une raclée au grand Tibault qui martyrise les petits dans la cour de l’école. (Y aller molo, il n’a que huit ans)


Mais, c’est quoi ces missions de merde, j’ai rien d’autre à faire que de me farcir tous les faits divers et les potins de Chikara, huit missions de Rang D, vous vous rendez compte? Si Sheinji vois ça je suis un homme mort.

« Je suis obligé de les commencer maintenant ou j’ai le droit à une bonne nuit de repos?
-Tu peux prendre un peu de repos, mais ne tardes pas trop, ils risqueraient de baisser la récompense, déjà que ce n’est pas énorme…
-C’est bon, j’ai saisi, les faire dans les plus brefs délais. »

Je me couchais donc tout en espérant les réussir le plus rapidement pour m’en débarrasser. Je passais une nuit agréable ce qui me faisais penser que c’était la première depuis longtemps.
Le lendemain, je me levais aux aurores, je comptais bien finir ces missions rapidement, voire même dans la journée.

Bon, mère michel, c’est ou qu’elle habite cette idiote? Mais, c’est à l’autre bout de la ville, je n’ai vraiment pas de pot moi. Le chat n’était pas vraiment difficile à trouver, c’est son voisin qui le détenait prisonnier, un certain Père Lustucru. Je lui mis un coup de genou dans les valseuses et récupérais le jeune chat. Une mission de faite.

La seconde était d’un ridicule et en moins de deux mouvements, avec mon indéfectible maladresse, je lui décoinçais son ballon et tombait sur le sol.

La pelouse de l’autre Tatillon fut exécutée en deux speed malgré le fait qu’il me hurla dessus car il restait deux brins d’herbe qui dépassaient.

Malgré l’odeur, je réussis, avec peine, à déboucher les toilettes de la dame qui avait des excréments très nauséabonds.

Le chien, par contre, comme l’indique le nom de la société était n’importe où mais grâce à mon très utile dojutsu, je finis pas le trouver dans une bassine d’eau bouillante au dessus de la maison du Kage. N’importe où quoi…

Monsieur Lumbago me prit le reste de ma matinée puis, un peu de mon début d’après midi, il voulait un massage parfait et, il l’avait eu…

Le petit fils de Madame Doudu recracha son repas une vingtaine de fois, avant que je lui fasse comprendre (à l’aide d’un gen de Akira) qu’il fallait qu’il mange correctement…

Quand au grand Tibault, celui-ci fut mis à terre en quarante minutes car on m’avais dit de ne pas frapper trop fort, en fait, il s’était mis K.O tout seul et avait ensuite promis de ne pas recommencer…

Bref, après cette journée épuisante, je veux dire, plutôt chiante, j’avais ramassé une certaine somme que je dépensais dans un restaurant pour la soirée, puis, allais me coucher, rassasié… Le lendemain allait être le premier entraînement avec Star…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 23/5/2010, 01:12

Bien, aujourd’hui c’est le grand jour, ou le plus petit, dépend du point de vue. Je vais faire un entraînement avec un chat!!! C’est cool non? Non, ce n’est pas cool, c’est pourri même, personne ne voudrait faire d’entraînement avec un chat. Ben moi, je suis obligé, sinon, je me fais exploser la gueule, enfin, d’après ce que j’ai compris…
Essayons tout de même de rester le plus longtemps au lit, ça pourrait m’être utile, je n’ai pas trop envie de me lever aux aurores après une semaine d’examen. Peut être que l’idée me viendra à l’esprit dans quelques mois mais là…

« Otarin, Otarin, youhou, Otarin réveille toi. »

Même si la voix est douce et alléchante, je résisterais, je ne m’appelle pas Otarin pour rien, pas question de respecter les horaires désastreux d’un chat, aussi puissant soit il… Même si j’ai de sérieux doutes sur la force du chat en question étant donné sa fragile constitution.

« Otarin!! Lèves toi ou je te tires du lit à ma manière! Hurla Star. »

Bon, après tout, il vaut mieux garder la forme, une petite détente matinale ne me fera pas de mal… Je me levais donc avec peine en essayant de montrer que j’étais fatigué. Ce qui ne marcha pas, mais alors pas du tout… Ben, je penses que ce n’est pas de Sun que j’ai le plus à me méfier…

« Ok, on y va, dis je en essayant de montrer un minimum d’enthousiasme.
-Moi je veux bien mais d’abord habille toi…
-Merde, comment casser net la semi vivacité d’un être… »

Bon, déjà ça commençait très mal, j’allais souffrir, je le sentais. Qu’est ce qu’elle pourrait bien m’apprendre? Je me le demande… À cuisiner des croquettes? Mais que fais une femelle chat? La lessive, la cuisine, le jardin, le repassage, le ménage? Bien que je ne sois en aucun cas machiste, je trouve que c’est bien tristement souvent le cas chez nous, humains. Mais non, ça c’est déjà bien trop humain et trop machiste, un chat légendaire devait faire quelque chose de bien mieux et ne pas se contenter d’être soumis à des lois anti-femmes, je veux dire anti-félines…

Nous sortons alors, et, comme la veille lorsque je suivais Sun, nous suivons les sentiers vides en direction des ruines de la bâtisse. Lorsque nous y arrivons enfin, elle est toujours là, branlante, dégarnie et vieillie. Seul le lierre, agressif pénètre les multiples crevasses du mur de pierre.

En entrant dans la petite maison, toujours impressionné par sa stabilité, je me demande alors ce que l’on pourrait bien y faire étant donné que la pièce ne mesure pas grand-chose et que n’importe quel endroit, y compris un placard à balais serait mieux que cet ancêtre architectural…

« Suis moi, Otarin, c’est par ici…
-Mais, que peut on faire ici mis à part dormir et à la rigueur manger?
-Tu verras, ne poses pas de questions, tu es bien trop curieux, les choses s’apprennent au moment voulu. »

Malgré quelques insistances de ma part, Star ne me délivra aucune piste me dévoilant un infime indice concernant ce qui allait se passer ensuite. Comble de malheur, elle me demanda de m’installer dans un des fauteuils en l’attendant, bien que j’essayais de la cacher, mon impatience était évidente, je me demandais sans cesse ce que j’allais bien pouvoir apprendre.

Quand elle revint, elle se posa gracieusement sur l’accoudoir et comme avant, me fit signe de la suivre. Mon impatience était à son comble et je commençais à me masser les mains nerveusement et attendant que Star me conduise là où elle souhaitait m’entraîner. Tout en la suivant, je remarquais qu’elle allait ressortir d’ici par la même porte que celle qui fut notre entrée. Bizarre, on n’aurait pas pu y aller directement?

La porte s’ouvrit alors en grand et un soleil éclatant me fit fermer les yeux un instant avant de me rendre compte que je n’étais absolument plus dans Chikara mais entre désert et montagne, donc plutôt loin du village. Je me questionnais pour savoir par quel artifice ou par quel maléfice cela s’était produit. La porte, donnant toujours sur l’intérieur de la maison sortait de la façade rocheuse et non plus des murs branlants de la très étrange habitation.

Star n’en avait nullement l’air intriguée, elle était même plutôt ravie et en la voyant se creuser un chemin dans les interstices des rochers, je sus tout de suite qu’elle état déjà venue. Maladroitement, la suivant du plus près qu’il m’était possible, c’est-à-dire de vingt à trente mètres derrière, j’escaladais la paroi inégale en espérant ne pas me rompre le cou. La pente était très raide, si bien que je faillis tomber, me rattrapant in extremis aux quelques appuis dignes de ce nom. Apparemment, Star allait jusqu’au sommet et je dus la suivre, tant bien que mal.

Quand, enfin, je me hissais sur la partie plate du rocher (je venais de m’apercevoir de ma méprise quand au fait qu’il y avait une montagne), tout courbatu, affaibli et blessé par la montée, je regardais les alentours, en quête d’un indice qui me montrerais où j’étais. Malheureusement, le désert, autour de l’amas de rochers s’étendait à perte de vue. Je m’assis, désespéré, et surtout étonnamment fatigué de la montée. Habituellement, je résistais bien plus que ça aux efforts physiques. Le contact de ces chats était bel et bien pénible…

« Viens par ici, Otarin, je vais te dire, enfin, ce que je vais t’enseigner…
-J’arrive, dis je sur un ton enjoué.
-Voilà, assied toi ici! »

Le ton était ferme, mais pas agressif, je posais donc mon postérieur à l’endroit indiqué et buvais avec avidité les paroles de mon nouveau maître. Elle me dit tout d’abord que la première partie de mon apprentissage serait théorique, bien qu’elle m’assura que cette partie ne durerait pas longtemps.

C’est alors qu’elle m’expliqua en un plan détaillé le programme des prochains mois, elle me confia qu’elle souhaitait m’enseigner les différentes utilisations possibles du Chakra, ce qui voulait dire pouvoir manier parfaitement les deux énergies.

Puis, elle commença à m’inculquer des connaissances sur les différentes utilisations du Chakra. Tout d’abord, elle me cita un à un les différents noms donnés aux utilisations possibles du Chakra. Il y avait le Ten, le Ren, le Zetsu, le Gyo et le En, qui étaient, m’avait elle expliqué, les différentes utilisations de base du Chakra. Puis, dans les utilisations du niveau supérieur apparaissaient le In, le Shu, le Kô et le Ken.
Elle ne m’expliqua que le Ten car, disait elle, c’était la première de toutes ces disciplines qu’elle allait m’enseigner… C’était en fait un moyen fort utile de ne pas gaspiller son Chakra. Il s’agit en fait de se représenter une couche de Chakra uniforme, comme une seconde peau par-dessus la première, et ainsi de contenir le plus possible de Chakra à l’intérieur afin qu’il ne se dissipe pas.

Quand elle eut fini de m’expliquer tout cela, elle me dit alors qu’on allait passer à la pratique, en m’ayant demandé auparavant si j’avais saisi l’essentiel.

« Bien, essaie donc, comme je te l’ai dit de créer une couche de Chakra tout autour de toi…
-D’accord! »

Bien que je m’efforçais à réussir, l’exercice n’était en aucun cas aisé. J’espérais y arriver un jour mais aussi, je priais pour que ce jour soit proche. En tous cas, le peu de Chakra que je réussissais à faire sortir, s’il entourait bien mon corps, ne le collait pas partout, et surtout, n’était absolument pas uniforme. En effet, il apparaissait par vagues, dans différents endroits et ne recouvrait pas totalement mon corps. Star restait indifférente à mes efforts, elle ne faisait aucun commentaire.

Je sentais le Chakra sinuer par endroits mais toujours absent dans d’autres. Il était assez peu facile de me le représenter sous forme de couche mais je persévérais. Au bout d’une heure, les résultats étaient peu concluants, le Chakra ne formais absolument pas une couche, néanmoins, je pus remarquer à quel point il s’était allégé. Bien que j’aie toujours un mal énorme à le maîtriser, je sentais que le manipuler ainsi l’avait rendu comme plus liquide, tel de l’argile que l’on aurait malaxé pour le rendre moins difficile à travailler. Je faisais d’énormes efforts mais malgré cela, il était toujours autour de moi et commençais même, contrairement à ce que voudrais la technique, à se dissiper. J’aurais du boulot à faire, et c’était pas gagné pour réussir à la maîtriser rapidement ce foutu Ten.

Je restais donc jusqu’à tard dans la nuit à malaxer mon Chakra plutôt qu’à essayer d’en faire une couche. C’est ce que m’avais conseillé Star quand elle avais fini d’observer mes capacités. Elle me donnait des ordres judicieux qui souvent me permettaient de mieux faire ci ou ça. Ses connaissances du Chakra étaient vraiment énormes et elle me montra même son propre Ten. Bien sur, je ne voyais rien mais, je sentais son Chakra et je me demandais si j’arriverais à ce résultat un jour.
Bref, après cette journée pendant laquelle je m’étais complètement loupé, je retournais dormir en ayant fait la promesse de m’exercer un peu chaque jour avant notre prochain rendez vous ici qui s’avérais être la semaine prochaine. Contrairement à ce que je pensais, elle me demanda, non pas de m’entraîner au Ten, mais plutôt d’utiliser mon Chakra, de le faire circuler, de le rendre par conséquent infiniment plus maniable par moi-même afin que je puisse, réussir enfin à maîtriser le Ten. C’était une sacrée merde cette technique. En fait, ce n’étais pas vraiment une technique mais bon. J’allais donc me coucher ayant en prévision un entraînement personnel pour le lendemain.

***

Aux premières lueurs de l’aube, je me levais, tout excité à l’idée de m’améliorer dans ma maîtrise du Chakra. J’avais assimilé cet exercice à de la méditation et j’avais trouvé l’endroit idéal pour ceci.
Il se trouvait un arbre à côté du quartier général sur lequel j’avais l’habitude de monter depuis que je m’y étais entraîné, le jour de mon passage Genin. J’avais alors utilisé mon Chakra afin de grimper à cet arbre uniquement à l’aide des pieds. L’entreprise n’avait pas été facile et je n’avais par ailleurs réussi que bien plus tard car mon entraînement avait été interrompu par Hogiko, qui allait, sans que je ne le sache alors, devenir mon Senseï. Depuis, je grimpais toujours dessus lorsqu’il fallait que je réfléchisse ou que je m’isole.

Lorsque j’atteignis une branche relativement solide et néanmoins assez haute, je m’y perchais en m’y asseyant en tailleur. J’utilisais alors mon Chakra, le faisant passer par tous les recoins possibles. Malgré tout, rien n’y faisait, mon Chakra restait toujours si peu malléable et je m’en désolais. Je jouais avec, le sentant passer approximativement où je voulais mais n’étant pas sous mon contrôle total. La maîtrise du Chakra n’était, certes pas mon fort, mais j’aurais fortement apprécié réussir à faire mieux.

Toutefois, malgré mes échecs je persévérais, toujours confiant. Soudain, me vint une petite perception, celle de mon entourage, de la nature, si proche. Cette petite faille fut l’exploitation de mon après midi. J’essayais avec peine de la faire grandir et au fur et à mesure que je réussissais à l’exploiter, mon Chakra devenait, dans une mesure très faible, moins grumeleux. Mon excitation était à son comble, j’avais réussi à trouver comment j’allais pouvoir m’améliorer…

La semaine qui suivit, je me concentrais encore et encore sur cette ouverture, ce chemin tout tracé vers la maîtrise totale et quasiment parfaite de mon Chakra. Il m’étais désormais bien plus facile de le faire circuler et il était dompté, soumis à ma volonté, je ne cessais de trouver de nouvelles façons de l’exploiter, en faisant mon esclave. Ma volonté était de fer et j’attendais impatiemment le prochain entraînement avec Sun, à ce rythme là j’allais progresser vite…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Harumi le 27/5/2010, 13:52

Ce premier jour à l'Académie de Chikara, je m'en souviens comme si c'était hier. J'y suis allé pour remplir les papiers d'inscriptions. Mais je vais remonter un petit peu plus en arrière, au moment où mon père m'apprit la nouvelle :


"Haru, viens ici s'il-te-plait!

-DEUX SECONDES!

-Tu dis toujours la même chose, viens tout de suite!

-J'arrive, j'arrive.

-Alors viens!

-Mais j'suis là.

-Nan, tu n'es pas là.

-Bon, alors j'arrive dans deux secondes.

-TOUT DE SUITE!!!!!!!"


Je finis de me maquiller rapidement et me précipita vers mon père.


"Qu'est-ce que tu veux à la fin?

-Ne me manque pas de respect. Et tu as l'intention d'aller où comme ça?

-Je vais rejoindre Aline et Flora.

-Et bien tu vas devoir décommander. J'ai une annonce à te faire.

-Ca va être long? C'est une bonne ou une mauvaise nouvelle?

-...

-J'aime déjà pas ça. Bizarre bizarre.

-Assis toi.

-Nan, je suis bien debout.

-Bon, alors voilà. Comme tu le sais, peu après ta naissance, ta mère et moi avions failli tomber dans un ravin avant qu'un ninja du village ne vienne nous sauver. Sache que ce même jour, nous nous sommes fait la promesse, ta mère et moi, de faire de toi une ninja quand tu aurais atteint la majorité."


Hein?


"Donc aujourd'hui nous allons t'inscrire à l'Académie de Chikara et tu deviendras une grande ninja. Est ce bien clair?

-Ah non! C'est pas clair, mais alors pas clair du tout! Il en est hors de question, je serai pas ninja! De toute façon tu ne peux rien faire si je refuse.

-Si, je peux te virer de la maison. Tu as atteint la majorité dans ce domaine."


Sa réponse était directe et sérieuse. Il me fait peur parfois mon père.


"Mais papa, un ninja, c'est une classe bien en dessous de la notre.

-Je la cotoie tous les jours cette classe. Je peux te dire qu'ils en font plus que nous.

-Mais on dit qu'ils mangent les cadavres qu'ils tuent. Et qu'ensuite ils dansent toute la nuit autour des restes du macchabée.

-N'importe quoi.

-Mais et puis non je n'y irai pas.

-Si tu y iras.

-Non, je n'y irai pas.

-Si tu y iras.

-Non je n'y irai pas."


Et j'y alla.
Tous les jeunes mal sapés autour de moi me donnèrent la nausée. On appelle ça un quartier moyen, un quartier poubelle serait plus près de la réalité. De la poussière un peu partout, des vêtements déchirés sur les jeunes apprentis déjà présents dans l'école. Berk!!!! Mon père m'accompagna juste devant la porte d'entrée puis repartit travailler. A peine inscrite, je ressortit de ce taudit. J'avais un plan pour pouvoir rentrer chez moi, mais l'orientation et moi, ça fait...ça fait pas. Un jeune garçon, un petit blond avec les cheveux tombant en avant d'une quinzaine d'années regarda ma carte et m'indiqua mon chemin. Je le remercia et commença à détaler quand je vis qu'il me suivit.



"Un problème?

-Je m'appelle Hikaru Minami.

-C'est pas la question.

-T'es Harumi Yamada non?

-Comment le sais tu?

-Je connais tout le village, les coins, les gens, les magasins, les passages secrets.

-T'es un fou?

-Nan, un passioné. Je rêve de me construire une carte du Yuukan. Mais pas une carte comme on en voit partout, une carte où tous ses mystères seront révélés. C'est pour ça que je veux devenir shinobi. Pour voyager et réaliser mon rêve.

-Sérieusement, je m'en bat l'oeil.

-C'est quoi ton rêve?

-Que t'arrête de me prendre la tête, que je me réveille de ce cauchemard et que je n'entende plus jamais parler du monde shinobi.

-Je ne te demande pas d'être mon amie, seulement sache que j'existe si tu as des questions. Je peux tout de même te poser quelques questions et je ne te dérangerai plus?

-Si ça te fait plaisir, mais grouille toi! C'est bien parce que tu m'as aidé.

-Est ce que tu es bonne dans ta maitrise du chakra?

-Aucune idée. Je ne sais même pas ce que c'est.

-C'est la base des ninjas, c'est, en résumé, l'énergie qui nous permet d'utiliser nos techniques.

-Nos techniques?

-Euh, qu'est ce que tu sais du monde shinobi?

-Ben que ceux sont de violents barbares qui font la guerre et qui mangent le cadavre de leurs adversaires.

-Où as tu appris ça?

-Ben, dans mon monde, c'est comme ça qu'on voit les ninjas.

-J'ai l'air d'un mangeur de cadavres?

-Ca viendra.

-Bon passons. Donc tu ne connais surement pas ton affinité, je me trompe?

-Moins j'ai d'affinités avec les gens, mieux je me porte, c'est clair?

-En gros tu connais vraiment que dalle. Ben c'est pas gagné.

-Je t'interdis de me parler sur ce ton. Je suis sûr que je peux te battre avec des armes. J'ai l'habitude de me battre contre mes copines.

-Ah! Et tu connais nos armes? Suis je bête, tu es la fille de Arusen, le vendeur d'armes. Tu dois donc voir de puissantes armes. Mais surement pas les plus basiques.

-Du genre?

-Du genre du kunaï explosif!

-Un kunaï explosif? C'est quoi? Ca devient intéressant.

-C'est un kunaï qui est attaché à un sceau. Avec celui ci, on peut créer de belles explosions.

-Tu en as un?"


Il m'en jeta un et je pus admirer le bijou. Ca a un grand pouvoir déstructeur alors. Il y en a beaucoup d'armes comme celle ci à l'Académie. Je suis juste à côté j'aimerais bien aller vérifier, mais nan je n'ai pas le temps. J'ai une meilleure idée.


"Tu m'as bien dit connaître tout Chikara.

-Yep!

-Il y a une deuxième académie dans ce foutu village?

-Ben non.

-Mais comment feraient alors les élèves si jamais un attentat arrivait.

-Ben disons qu'il n'y a jamais eu ce genre d'incidents. Mais je crois qu'il n'y a pas de solution à portée de main pour l'instant. Mais on est en paix, un attentat n'est pas pour maintenant, hein! Oh...Harumi t'es où?! Haru... AAAAHHHH mais qu'est ce que tu fous?!!!! T'ES MALADE!!!!"


Il finissait sa phrase que j'envoya le kunaï en direction de l'Académie. J'allais tout faire sauter, à moi la liberté. Plus que quelques mètres et ça atteindrait cette foutue école. YOUP...QUOI!!!! Un mec intercepta mon précieux kunaï! Qu'est ce qu'il vient foutre là?


"Qui es tu jeune fille?

-Tu t'en fous, non? C'est plutôt à toi de te présenter.

-Je ne vois pas pourquoi.

-Parce que c'est comme ça.

-Bon. Je m'appelle Rindo, Jounin de Chikara. Je suis gardien de cet académie à mes heures perdues. Je suis plutôt fauché, alors faut bien que je fasse avec. A toi.

-Harumi Yamada. Riche de Chikara.

-Je me vois dans l'obligation de parler de toi aux supérieurs de cette école. Tu finiras sûrement en prison.

-T'es payé combien?

-T'as pas entendu ce que je viens de te dire ou tu t'en fous?

-1000 ryos et tu dis rien.

-Tu te fous de ma gueule.

-2000.

-Mais je suis pas à corrompre.

-5000.

-Je vais en faire part à mes supérieurs aussi.

-10 000.

-Vendu, je dirai rien.

-Voilà qui est mieux. Hikaru, merci pour ton petit cours. A une prochaine fois. J'aurai surement de nouveau besoin de tes précieux conseils. Je t'autorise à parler avec moi, sois en fier."


Je rentrais alors chez moi, mes parents étaient dans ma chambre. Qu'est ce qu'ils peuvent bien y foutre? Hé oh (le nouveau son de Manau), c'est quoi tous ces cartons? Tiens je reconnais cette broderie. Nan, nan, ne me dites pas ça! AAAAAHHHHHHHHHHH!!!!!!! Mes vêtements! Mes précieux vêtements. Qu'est ce qu'ils font là dedans?!


"Assassins!!!

-Ah, tu es rentrée. Ca c'est bien passé mon papillon?

-Maman! Je m'en contrefout de ta question. Répond moi!

-Tu n'as pas posé de questions.

-C'est pas faux. Pourquoi avez vous jeté mes habits?!

-Arrête de crier sur ta mère ma fille et vient voir plutôt ce qu'on t'a acheté.

-C'est quoi cette horreur?

-Ceux sont tes nouveaux vêtements. Souples, amples et faciles à porter même dans la rue.

-Ha ha haaeeuuhh...vous plaisentez hein?

-Non.

-C'est la pire journée de ma vie.

-Va falloir t'y habitué.

-Je m'en fous, j'irai nue à l'Académie plutôt qu'avec ces torchons!

-Et bien vas y nue. Si l'exhibition t'intéresse."


Toujours aussi direct. Il me fait un peu penser à moi. C'est pour ça que je l'écoute mon papounet chéri.

"En plus j'ai même pas l'élément essentiel d'un bon ninja.

-Et de quoi s'agit il?

-Une arme.

-Tu sais très bien que je vais t'en fournir une. Mais pas trop dangereuse.

-Je veux une centaine de kunaïs explosifs.

-Pas question! Tu en ferais mauvais usage. En fait, je vais te passer une arme à laquelle je réfléchissais. Je viens de la recevoir, on m'a demandé de la tester et de voir si ça se vend bien. Tu seras mon premier cobaye.

-Ai je réellement une tête de rat de laboratoire?

-Ta gueule et obéis.

-Ok."


Je ne répond même plus, c'est inutile devant un type pareil. Il quitta la salle et revint deux minutes plus tard.

"Voici ton arme!

-Mais il s'agit d'une roulette à pizza?!

-Pas exactement. Elle est aiguisée pour trancher un corps humain contrairement à la roulette traditionnelle.

-Ouais, mais je ne vois pas en quoi ça va m'aider à combattre.

-C'est pour ça que t'es ma cobaye.

-Je suis pas totalement d'accord.

-Mais tu feras avec. Allez, profite de ta journée."

Je détala vite. A mon entrée à l'Académie, j'utilisa Hikaru pour connaître les bases et le vocabulaire. Il me fut d'une grande aide. La suite, vous la connaissez.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 30/5/2010, 01:33

Merde, fait chier bordel, j’aurais pas pu être réveillé en douceur? Franchement, c’est pas parce que je me réveille pas du premier coup qu’il faut m’envoyer une pierre sur la tête, je suis pas non plus une cible…

« Otarin! Tu commences sérieusement à m’énerver, c’est pas parce que tu t’es pas réveillé comme tu le voudrais qu’il faut faire n’importe quoi, tu me doit obéissance! Sinon!
-Sinon quoi? Tu va m’exploser la figure? Je sais pas si tu as remarqué mais une pierre dans la tête ne fait pas le plus grand bien, je fais de mon mieux! »

Elle me fusilla du regard et me fit signe de recommencer. Il faut dire que mes performances ne sont pas très élevées depuis ce matin. Hissé sur l’énorme rocher, assis en tailleur, je m’exerce à me créer une deuxième peau, j’ai enfin commencé la maîtrise du Ten, c’est très éprouvant, je ne suis pas très doué. Malgré le fait que mon Chakra est à peu près assez souple, je ne réussit toujours pas à en faire une couche.

Je m’essaie à la faire passer uniquement sur ma tête, c’est un des endroits où j’ai le plus de mal. C’est très difficile car ma maîtrise du Chakra n’est pas encore parfaite. Quand je réussis à faire passer la couche sur le haut de ma tête, c’est le menton qui est découvert, je n’arrive pas à me concentrer sur tous les endroits à la fois.

La sueur perle sur mon visage, je regarde, suppliant, la petite tête de Star qui me renvoie des éclairs, apparemment, ma petite révolte de tout à l’heure lui est passée en travers de la gorge. J’ai intérêt à me montrer convaincant pour qu’elle ne me mette pas un coup de griffe ou de crocs dans la jugulaire.

Je faisais donc lentement couler le Chakra le long de ma nuque, au dessus de mon crâne, sur mon visage, dans tous les endroits de ma tête. Malgré tout, ma maîtrise n’était absolument pas convaincante et je commençais à faire n’importe quoi à cause de la fatigue. Star remarqua que mes performances ne cessaient de baisser et stoppa mes essais…

« Otarin, arrête, c’est tout pour le moment, m’annonça-t-elle.
-Ok, je reviens quand?
-Pas prochainement, je veux que tu t’entraînes de ton côté et tu reviendras me voir quand tu auras fait quelques progrès.
-Dis tout de suite que je suis nul.
-Tu es nul. »

Explosé, touché, coulé, quelle répartie…
Bon, en tous cas je vais m’exercer de mon côté et tester d’autres techniques en même temps.

Je descendis donc le rocher, non sans me rouvrir mes différentes plaies qui cicatrisaient à peine, mais j’arrivais vivant en bas. Je rentrais dans la maison et après que Star m’ait fait revenir à Chikara, je vagabondais dans les rues, à la recherche du hasard. Il n’était pas très bien caché cette journée là et je le trouvais au détour d’un chemin, attaché à un mur…

C’était un petit panonceau, une feuille de mission plutôt qui vagabondait. Je la regardais de plus près et m’apercevait qu’elle me convenait parfaitement. Une petite mission de rang C, d’assassinat, un truc tranquille.

Je rentrais donc au Qg, la feuille dans la poche, je me dépêchais de prendre quelques affaires, notamment mon sabre et mes deux parchemins ainsi que quelques Ryos.

Tout d’abord, je me dirigeais vers les boutiques. J’avais repéré une petite boutique d’armes pas loin et j’avais envie d’y jeter un coup d’œil. C’est ainsi que je m’incrustais dans un logis à l’atmosphère agréable. J’eus tôt fait d’activer mon dojutsu et grâce à ça, je repérais très rapidement les objets que j’étais venu chercher. Une magnifique paire de dagues dont je rêvais depuis longtemps. Je marchandais un peu le prix et les emportait. Elles n’allaient pas tarder à servir.

J’allais ensuite au lieu indiqué sur le papier et quand j’eus enfin trouvé l’adresse, je toquais quelques coups. Un vieillard vint m’ouvrir et je demandais si c’était ici qu’on demandait un assassin. Un large sourire apparu sur son visage ridé. Apparemment, il avait quelques problèmes. Il m’expliqua les circonstances et je retins que l’homme à abattre était Chuunin et qu’il menaçais mon client depuis plus d’un mois. Je demandais alors où le trouver.

« Ici! fit une voix »

Je me retournai et vis l’homme un sourire narquois sur le visage. Je sortis mon sabre et le menaçais avec. Nullement effrayé, il posait toujours sur moi son regard effronté. J’activais mon dojutsu et le regardais en détails. Sheinji m’avais appris bien des choses sur la façon de déterminer les capacités d’un adversaire, et malgré le fait que je n’étais pas aussi doué que lui, j’en vint à la conclusion que l’homme qui se tenait en face de moi était un expert en Taijutsu.

Je l’attaquais donc avec ma lame mais il esquiva sans problèmes. Merde, il est coriace. Quand il passa à l’attaque, tout fut très rapide. Il me mit à terre, me tabassa un bon coup et me regarda encore une fois de plus en souriant. Que me voulait il à la fin? Un autographe?

« Je suis Salim Yako, souviens toi de ce nom Otarin Rekaïshi…
-Comment me connaît tu? »

Ma question resta sans réponse et il s’en fut dans un grand éclat de rire…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kensei le 30/5/2010, 17:48

Cela fait bien longtemps que je n'ai plus vu les amis, faut dire aussi que j'ai demandé au QG que personne ne puisse me déranger, tout en demandant à pouvoir prendre un break pour me remettre des actions de ma famille. Une véritable hécatombe, mon père a essayé de se suicider à quatre reprises, ma mère a essayé une fois et mes grands parents sont morts. Ce fut très dur à encaisser, je passai quelques temps isolé, enfermé sur moi même à me demander pourquoi mes modèles devenaient aussi lâches. Ce fut donc un période très difficile pour moi, mais il va être grand temps de reprendre les exercices physiques, d'abord, il faut que je vérifie si je n'ai pas oublier comment sortir les deux techniques apprises lors de mon dernier entrainement.

- Goukyakyu No Jutsu !

Et une boule de feu parti de ma main vers le ciel, Content, j'effectuai un Fukuzuu Boya et envoyai toutes mes petites balles de feu frapper la grosse boule de feu, ce qui eut pour effet de créer une explosion en l'air. Une sorte de feu d'artifice pour fêter ma mémoire. Passons au suivant:

- Funhi !

Un jet de flamme parti de ma paume tendue, ces flammes se mirent à lécher le mannequin d'entrainement et je stoppai la technique. Je me souvenait donc de chaque technique, je vais maintenant tenter un combo inutile en combat je pense.

- Kaizou Kemuri !

La technique me prit le long moment habituel mais on ne voyait plus que ma tête, le reste étant de la fumée.

Goukyuakyu, Fukuzuu Boya et Funhi furent enchainés à un rythme d'enfer et à répétition, si bien que je me retrouvai vite sans chakra. A la fin, je m'approchais tout de même d'une technique impressionnante sur le plan visuel: Je fais d'abord disparaitre mon corps et l'on ne voit plus qu'une tête qui vole, ensuite une boule de feu apparait de nul part, rapidement suivie par d'autres boules plus petites qui vont heurter la grande et au moment de l'explosion, un jet de flamme sort de ma bouche en direction de cette explosion comme s'il s'agissait d'une grosse bulle projetée par une fontaine sauf qu'il s'agit de feu et non d'eau.

Je suis épuisé évidemment, et retrouver mon chakra me prendra bien trop de temps pour aujourd'hui, je vais donc au QG, les avertir que ma torpeur est terminée et voir qui est encore là parmi les amis que je me suis fait au cours de cette mission avec le noir super balèze, Makaya je crois qu'il s'appelait, mais tout le monde disait le touffu.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Otarin le 30/5/2010, 18:04

Connard! Je ne l’ai presque pas touché et il m’a défoncé la gueule! Je lui en foutrais moi des « retiens bien ce nom », pas étonnant que je vais le retenir, je le retrouve sur mon chemin je le bute, je l’emplafonne. Je me demande d’ailleurs comment il connaît mon prénom, je suis célèbre ou quoi? Je ne suis pas Kein tout de même. Salim Yako, je t’abhorre, je te hais, je te chie à la face et pour finir je te méprises au plus haut point qu’on puisse mépriser un homme sur terre. Je te découperais la tête la ferait rôtir et je l’offrirais à bouffer aux vautours, tu pourriras en enfer. En attendant, je suis dans mon lit, chouchouté par des médecins merdeux qui n’ont que faire de mon humeur et qui ne me lâchent pas d’une semelle. J’en ai légèrement marre et je voudrais que tout cela cesse immédiatement.

« Otarin, tu à deux semaines d’arrêt, me dit alors un des baltringues, cet homme t’as salement amoché, il ne faut pas que tu fasses d’effort, tu pourrais le regretter.
-C’est ça et je suis le gentil patient qui va écouter le gentil médecin, non mais tu m’as bien regardé, vas te faire foutre, j’ai des choses à faire moi, et c’est pas un homme comme toi qui va m’en empêcher… »

La discussion fut longue et pénible, l’abruti voulait m’expliquer pourquoi il ne fallait pas que je bouge et je m’en foutais totalement. D’après lui, Salim avait percuté chacun de mes muscles principaux et il fallait absolument que ceux-ci se reposent car ils ne tiendraient pas longtemps. Mais d’après moi, il devait être assez fort afin de me permettre de bouger tout de suite donc aucun problème de ce côté-là. En plus, je pense avoir assez de force pour pouvoir suivre un entraînement.

***

Un réveil agréable, je n’ai plus trop mal, ça va, comme je le sentais, je vais pouvoir m’entraîner. Pour dégommer cet homme, quelques soient ses raisons. Bon, réfléchissons, que faire? Utiliser la serpe? Pourquoi pas… Je ne suis pas encore très bon dans ce domaine alors un petit entraînement ne me fera pas de mal.

Je me levais, rapidement allais vers mon endroit d’entraînement habituel et commençais l’échauffement. Tranquillement, je faisais des assouplissements puis, des étirements et enfin des tours de piste. Je pris ma serpe à la main et exécutais quelques moulinets avec, histoire de bien me la remettre en main. Les quelques piquets de fer plantés dans le sol me permettaient de simuler mes attaques qui s’avéraient très peu habiles. Quand, au bout d’une demi-heure, je donnais un énième coup, mes forces m’abandonnèrent. Je ne tenais plus sur mes jambes et je m’effondrais, pris d’atroces douleurs aux adducteurs et aux abducteurs. La douleur était terrible et je sombrais dans une inconscience douloureuse.

***

Je me réveillais une fois de plus dans mon lit, une fois de plus entouré par un médecin, avec une fois de plus des douleurs insupportables et une fois de plus une envie intense de dégommer la tête de Yako.

« Tu vois Otarin, je t’avais prévenu de ne pas recommencer, tu est encore plus amoché.
-Comment suis-je arrivé ici?
-J’ai prévenu Hogiko que tu n’allais sûrement pas écouter mes conseils et il t’as suivi pour voir ce que tu faisais. Il t’a ramené très tôt après que tu sois tombé. Je t’ai aussitôt pris en charge.
-Merci, mais ça me gonfle cette affaire, je vais rien pouvoir faire. »

En effet, c’est la merde, je suis en train de me faire chier grave et ces deux semaines ne s’annoncent pas bien, enfin, c’est peut être une façon de m’entraîner au Ten pendant ce temps, ça fait déjà deux semaines que j’ai commencé alors je devrais pas tarder à réussir… M’enfin, deux semaines ça devrait suffire.

Je me mettais donc en tailleur sur mon lit et je commençais à faire une couche sur mon corps avec mon Chakra. Celle-ci n’était pas régulière et il y avait des trous. J’essayais de l’améliorer, lissant mon Chakra, je m’améliorais mais ce n’était toujours pas ça.

La semaine passa, je m’étais concentré pour fignoler la partie du haut de mon corps qui à défaut d’être parfaite, ne comprenait pas de trous et était relativement uniforme. Je me concentrais sur le bas qui était encore un vrai gruyère…

Je dus m’y reprendre à plusieurs fois mais je parvenais mieux à conserver mon Chakra, il ne se dissipait plus autant et au fil des jours, je parvenais à m’entraîner de plus en plus longtemps, mon Chakra me le permettant. Cet entraînement me fatiguait mais mes muscles n’étaient aucunement affectés.

Au bout de deux semaines, j’étais presque prêt pour le Ten et le médecin m’avait autorisé à m’entraîner de nouveau. Je sortais donc pour faire la même chose que la dernière fois, c’est-à-dire un entraînement à la serpe.

Cette fois ci, je recommençais la même chose que la dernière fois, échauffement puis début de l’exercice. La demi-heure passa et aucun signe de fatigue ne survint, décidément, ce médecin était très doué, il savait son métier.

Lorsqu’à la fin de la journée, ayant amélioré ma précision mais aussi mon aisance dans le maniement de l’arme, je retournais dormir afin d’être prêt pour le Ten de demain, j’avais décidé d’en finir avec ça, ça me faisait chier.

***

Sur mon lit, les yeux fermés j’essayais le Ten et mes essais étaient plutôt convaincants… Quand à la fin de la journée, ma couche était quasiment parfaite et que mon Chakra ne se dissipait que très faiblement, j’arrêtais et me disais qu’il fallait que j’aille voir Star. Bien sur, je ne maîtrisais pas parfaitement le Ten mais c’était déjà très bien et il fallait que j’aille la voir.

Soudain, Hogiko fit irruption dans la pièce.

« Otarin, tu pars en mission, maintenant!
-Que, quoi, comment, avec qui, où et pourquoi?
-Houlà calme toi, je répète, tu pars en mission, maintenant, peut être tout seul ou non, il faut voir, je ne sais où et parce que je l'ai décidé!
-Mais je fais ce que je veux! J'avais d'autres choses à faire que de partir n'importe où là!
-Otarin, il me semble que je suis toujours ton supérieur et que tu es toujours mineur, grouille toi de te préparer ou je te renvoie une fois de plus à Nobeoka.
-Ok ok ok ok ok ok ok ok
-Arrête de dire Ok, dit il en me mettant un poing dans la figure
-K.O»

Bon, c'est pas tout, mais je vais pas pouvoir aller voir Star en attendant, je suis dans la merde, j'avais enfin réussi mon truc... Bon, allons voir de quoi il retourne. J'allais donc au lieu de rendez vous en prenant le plus possible d'affaires.


Dernière édition par Otarin le 1/6/2010, 13:56, édité 2 fois
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