Chikara, village caché du sable [RP]

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ryûkki le 13/5/2008, 22:01

J’me trouvais au milieu de plusieurs personnes toutes vêtue de noir. Elles avaient des masques blanc, entièrement blanc. J’en comptais une dizaine en face de moi, j’étais assis face à eux. Je ne pouvais pas parler, j’essayais pourtant, mais rien ne sortait. Bon sang, il faisait froid, je ne reconnaissais pas cet endroit. Il faisait très sombre et juste un rayon de lumière me parvenait par-dessus moi-même. Il y avait un grand silence, je ne pouvais pas bouger non plus, à croire que mon corps ne me répondait plus. J’commençais à paniquer de plus, ces dix personnes étaient louches, beaucoup trop à mon gout. Je n’étais même pas dans la possibilité de dire ce qui m’était arrivé avant cela, c’était très angoissant. Le fait de ne pas pouvoir bouger les lèvres, articulé, parlé, tout ça n’arrangeait pas les choses.
J’étais loin d’imaginer ce qui allait se produire, un énorme tigre avec des rayures et une grande crinière avait fait son entrée juste devant moi. Il prit la forme d’un tigre-lion de Kinton et engloutit tous les ennemis d’une manière qui me semblait familière. Il tourbillonna autour d’eux et quand il reprit une forme de lion-tigre normale, il ne restait absolument rien des dis personnes masquées. L’animale se retourna vers moi et me fixait pendant un bout de temps et disparut. A ce moment là petit garçon aux cheveux mi-long couleur argent avançait vers moi jusqu’à entrer dans la lumière. Il me fixait dans les yeux. Il devait avoir treize ans par là, il était haut comme trois pommes avec des yeux d’un gris très clair. Il semblait aussi assez frêle pour son âge.
Une voix familière s’adressait à moi, il me semblait que c’était celle de Keira. Je l’entendais de plus en plus, elle devenait aussi plus distincte…


Keira : …Debout gamin, qu’est ce que tu fais encore au lit ?

Le jeune garçon était toujours là face à moi, mais j’le voyais moins bien, comme s’il disparaissait petit à petit.

Keira : … Aller, reviens parmi nous, réveilles toi un peu…

Tout s’assombrit autour de moi je ne comprenais pas tellement, puis d’un coup j’eu comme un sursaut et ma tête me fit horriblement mal. J’ouvris lentement les yeux et j’m’aperçus que j’me trouvais dans une chambre d’hôpital.

Ryûkki : On est à Chikara ?

Keira : Yep monsieur.

Ryûkki : Pinaiz’, qu’est ce qui s’est passé ?

Keira : T’es tombé violement sur la tête. Mais bon j’t’ai transporté jusqu’ici, avec l’aide de Simbad bien sûr.

Ryûkki : Simbad ?

Keira : Tu ne te rappelles pas ? Le grand Ligre de Kinton ?

Ryûkki : Maintenant que tu le dis, c’est vrai que j’me suis posé des questions. Un Ligre, mais c’est quoi ?

Keira *en tournant le dos et se dirigeant vers la porte* : C’est un croisement entre un lion et un tigre. Ils sont rapides, résistants et loyaux. De plus Simbad n’est pas n’importe qui… Quand tu iras mieux, je t’expliquerais certaines choses…

Ryûkki : Attends ! J’ai rêvé de Simbad… Et de dix personnes masquées… Et d’un gosse aux cheveux d’argent…

Keira : On en reparlera plus tard, reposes toi…

Après trois jours de repos, je repris du service. Je devais m’entrainer dur, afin d’atteindre mes objectifs pour le prochain examen. J’avais tous pleins d’idées, il manquait plus que le travail. Arrivé en haut, je déposais mon katana par terre. En me retournant, je voyais Keira assis en haut d’un roc, avec un air pensif, face au village. J’entrepris alors l’ascension de cette énorme pierre…

Ryûkki *essoufflé* : Yop ! Qu’est ce que tu fais ?

Keira : Ah, enfin tu es sorti. Tu vas mieux ?

Ryûkki : Ouais, enfin j’devais sortir dans deux jours mais je ne pouvais pas attendre. Il faut que je te parle de mon rêve.

J’avais toute l’attention de Keira, alors je commençais mon récit. Il avait l’ai captivé, et à la fin… Aucune réaction de sa part…

Keira : Ca devait être un mauvais rêve, pour l’instant n’y prête aucune attention. Mais si cela se reproduit, alors reviens me voir. A l’hôpital l’autre jour, je voulais te donner plus d’information à propos des Ligres. Est-ce que cela t’intéresses ?

Ryûkki : Bien sûr ! Je voudrais aussi te demander quelque chose… Mais continues, dis m’en plus à propos de ces animaux.

Keira : Bien. Cela va te paraitre vraiment bizarre, mais je tiens vraiment à ce que tu pactise avec eux. J’ai une très bonne relation avec Simbad et je sais que je peux leur faire confiance. Au cas où, un jour, on était mené à être séparé pour n’importe quelle raison, je voudrais quand même garder un œil sur toi tu comprends ?

Ryûkki : Et bien je ne suis pas du tout contre, d’ailleurs, c’est exactement ce que je voulais. Pactiser avec eux…

Le Visage de Keira s’éclaircissait et on pouvait admirer un magnifique sourire. Je ne l’avais jamais vu dans cet état. Il s’empressait d’exécuter une série de signe et frappa le sol en prononçant…

« Kuchiyose No Jutsu » , un seau identique à celui de la dernière fois se forma au sol et se dissipa aussi de la même manière. Un félin portant un grand rouleau sur son dos venait d’apparaitre dans un nuage de fumée blanche. Il eut l’air de reconnaitre Keira et s’inclina face à lui. Le jounin fit de même et le ligre déposa le rouleau sur le sol. Après l’avoir déroulé, j’observais les différentes écritures et je reconnu le nom de Keira ainsi qu’une marque de ses cinq doigts en guise de signature. Il m’expliquait comment procédé et je suivi les instructions à la lettre.
Après m’être mordu le pouce jusqu’au sang, j’écrivis mon nom, mon prénom et signais de la même manière que Keira, et toutes les personnes le précédant. Je ne ressentais rien de spéciale pourtant, j’me disais bien que les choses sérieuses commençaient, et ça, ça m’enchantais réellement…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Wong le 14/5/2008, 07:58

Je marchais encore une fois dans les rues du village, je ne savais pas quoi faire, j'aurais bien fait une petite mission de rang D mais y en avait pas de disponibles. Tout d'un coup, l'idée me vint, j'allais poursuivre mon apprentissage de techniques Hyouton, vu mon niveau, j'allais devoir prendre une technique de rang C, je sortit le parchemin que je portait toujours sur moi et une fois déplié, je choisit Kooriwana no jutsu où la Technique du leurre de glace. En gros, je doit réussir à produire un clone de glace qui encaissera des dégâts à ma place le temps de faire diversion. J'allais bien m'amuser...

Je prit la direction de la salle d'entraînement, il y avait très peu de personne, au moins j'allais pas être dérangé pour avoir de la place. Je posa tout les objets inutiles pour l'entraînement, donc en gros j'avais plus que les vêtements, ensuite je prit un seau d'eau que je mit à côté de moi. Une fois en position, je joignit mes mains et ferma les yeux. J'allais devoir malaxer mon chakra correctement, je n'avais pas le niveau pour faire la technique sans eau, je devais donc me servir du seau. J'étais en train de faire le vide dans ma tête, me concentrant que sur le chakra. Au bout de 5 minutes, je commençait.


"Kooriwana no jutsu"

J'avais beau essayé de concentrer tout mon chakra, l'eau du seau n'eût aucune réaction si ce n'est deux ou trois petites ondes.


*Bien....c'est pas gagné...faut que je divise mon chakra en deux...une partie dans le seau et l'autre en moi.*

Je prit le seau et avec un intense effort de concentration, je mit du chakra dans l'eau. Je soufflait un bon coup puis me remit en position et réitéra l'opération.

"Kooriwana no jutsu"

Cette fois-çi l'eau bougea plus intensément mais pas suffisant pour former un clone. Je me devait de réussir, si mon grand-père à réussit, je doit prouver que je le peux aussi.

"Kooriwana no jutsu"

*Allez, je peux le faire*

"Kooriwana no jutsu"

*Courage, persévérer*

"Kooriwana no jutsu"

*Tu va bouger satané eau!*

"Kooriwana no jutsu"

*Alleeeeeeeeeeeeez*

"Kooriwana no jutsu"

J'étais en train de m'épuiser, dépité je prit quelques minutes de repos. Adossé contre le mur, je soufflait doucement, essayant de rassembler tout mon chakra pour réussir. Pendant de longues minutes, la salle d'entraînement était plongé dans un silence totale, seul ma respiration pouvait se faire entendre si on tendait l'oreille. Finalement, je reprit place, détendu, serein.

"Kooriwana no jutsu"

*Bien! L'eau bouge mieux!*

"Kooriwana no jutsu"

*Encore un effort!*

"Kooriwana no jutsu"

*Ji suis presque...l'eau se lève*

"Kooriwana no jutsu"

*L'eau est monté!*

"Kooriwana no jutsu"


L'eau était monté à ma hauteur et avait prit une forme grossière d'être humain. Tout content, je relâchait mon effort et l'eau retomba lourdement dans le seau

*Bien...allez, je refait ça puis après j'essaye de la glaçer!!!*

"Kooriwana no jutsu"

L'eau avait reprit une forme humaine, enfin..humaine abstraite mais je n'avais plus asser de chakra pour rendre l'eau gelée. Complètement épuisé, je m'allongea sur un des bancs...

[HRP: Je fait faire 2/3 post pour apprendre cette technique. Si jamais quelqu'un veut venir s'entraîner en même temps...]


Dernière édition par Wong le 3/6/2008, 07:27, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Takeo le 14/5/2008, 14:42

Nous étions dans le désert, encerclés de dunes sous un soleil présent et assez loin de Chikara pour que ce ne soit plus qu'une tâche à l'horizon... Dans cet endroit les dunes rivalisaient de hauteur, tentant chacune de se surpasser. Drôle d'endroit pour s'entrainer... Ça faisait plus d'une semaine que Kazan et moi on s'entrainait à contrer des gengutsus mentaux et non mentaux, personnels et environnementaux...
Mais bon, aujourd'hui, lorsque je suis arrivé (strictement en même temps que Kazan), Akio nous a tout de suite dit qu'il allait nous évaluer ensemble puis séparément, kazan en premier (normal, ze suis meilleur que lui !) et moi par la suite. Voilà comment il nous a expliqué tout cela :

Akio : Bon, aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. Je vais tester vos capacités, pour voir si cette semaine d'entrainement acharné à été profitable... Je vous préviens, je ne vous ferez pas de cadeaux !

Moi et Kazan : Hein ?! Quoi ?!

Akio : Je n'utiliserai que du gengutsu et resterai sur place, sans bouger. Vous devrez contrer mes illusions et attaquer grâce au taijutsu et ninjutsu uniquement. Sans gengutsu... que vous ne maîtrisez pas sous sa forme d'attaque de toute façon... Vous avez droit au armes.

Moi : Mais...

Akio : Top, c'est parti !

Et voilà... C'est comme ça que je me suis retrouvé plongé dans une illusion que j'essaye d'annuler depuis quelque minutes... J'espère que Kazan s'en tire mieux que moi....
Le kai intérieur... hum, un flux de chakra vers le cerveau... essayons d'y mettre le plus de chakra possible... Oui ! C'est bon !
Je voyais l'illusion disparaitre d'un coup et, au lieu d'être paralysé sans pouvoir bouger dans un immense espace blanc, je me retrouvais dans la réalité... plutôt bizarre en sachant que l'on était dans le désert : des rochers blanc et marrons à perte de vue et des arbres formant un ceinture impénétrable qui avait... l'air de se rapprocher. Mais bon, je cherchai alors Kazan et je vis que lui aussi s'était finalement dépêtré de l'illusion. Seul petit problème, je ne voyais pas Akio et Kazan non plus vu la question qu'il m'a posée :

Kazan : Heu... T'as vu le prof ? Parce que là... Je le vois pas...

Moi :Ben non mais des arbres en plein désert... c'est assez suspect nan ?

Kazan : J'me disais aussi... Kai extérieur ?

Moi : Kai extérieur !

Kazan : Ensemble ! 1-2-go !

Sur ce dernier mot, Kazan et moi-même avons relâchés une quantité de chakra exceptionnelle pour de simples genins et la plupart des rochers et des arbres ont volés en éclat.... sans pour autant nous dévoiler la position d'Akio qui restait toujours à l'abri. pffff ! Pas cool ! Pendant que Kazan continuait à relâcher des Kais afin d'annuler complètement l'illusion environnementale, il me vint une idée dont je faisais immédiatement part à Kazan :

Moi : Dis-moi... Akio nous avait bien parlé d'un type d'illusion soit-disant personnelles qu'on appliquer sur soi-même afin de se rendre invisible par exemple ?

Kazan :Ouais... On peut les annuler avec des Kais externes ou du ninjutsu...

Moi : C'est ça ! On va faire une attaque de ninjutsu pour dissiper l'illusion !

Kazan : mais je suis pas fort en ninjutsu moi !

Moi : Mais moi si ! En revanche, tu reste plus fort que moi pour les Kais externes (pas internes, hein !? xD). Donc pendant que je fais Hikari Gogage, tu continues à faire des Kais ! Ça te va ?

Kazan : Voui chef !

Après avoir fusiller du regard Kazan - Ben quoi ? J'aime pas qu'on m'appelle chef ! - je composai les signes et rassemblai mes ultimes réserves de chakra afin de créer une immense boule lumière. Chance, c'était un jour de grand soleil... comme pour m'encourager ! Bref, après quelques minutes, je me lançai et tentai de me souvenir où était Akio lorsqu'il avait parlé... Après quelques dernières secondes de réflexion je laissai libre cours à mon chakra qui se projeta vers un point précis, pas bien loin de Kazan, juste devant une dune, en un immense flash de lumière... qui sembla percuter une forme qui apparut, nous révélant un Akio, tout sourire mais nullement affecté par la boule de lumière... (pas juste ! xD)

Akio : Bravo ! Je ne pensai pas que vous réussirez et encore moins aussi facilement ! Félicitations à tous les deux ! Vous semblez à peu près aptes à vous débarrasser des illusions mentale et environnementales ! Takeo, c'était une bonne idée d'utiliser le Ninjutsu quand à toi Kazan j'avoue que tu semble te débrouiller très bien au niveau des Kais. Réflexion faite, même mieux que Takeo !

Moi : Humf !

Kazan : Cool !

Akio : En tout cas vous vous êtes bien débrouillés ! On va peut-être pouvoir passer à l'attaque... ou rester au contre si vous le voulez ! Sachant que ce n'est tout de même pas parfait... Il vous faudra encore beaucoup de travail pour ça !

Takeo
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lisa le 15/5/2008, 21:33

HRP: Je dédie ce rp à Silent Hill 3, à La maison de Madame Tussaud à Londre et à la magnifique guide qu'on y à eu (Admirer cette chaise..) à la partie "horreur" du musée et à mon cher O.W qui je sais, ce delecte d'avance de lire ça :HRP

Chapitre 33: Quand les emmerdes ont commencé, Partie 3

Dans le large domaine des Paho, à Chikara, tandis que tout le monde menait ses petites affaires, un hurlement strident ce fit entendre dans les appartements du chef.
Mais ce n’était pas une séance de torture qui s’y passait...enfin question de point de vue.
Debout et les bras levées, La jeune chef d’à peine 18 printemps était entourée de ses nombreuses cousines et tantes, qui lui enroulait des tissus précieux autour du corps, faisant des ourlets à grande renfort d’épingle, sans faire attention aux grimaces de douleur de la principale intéressée. Une de ces cousines, Sara, semblait menée les opérations.


- Mais ca ne sert à rien BON SANG !
- Assume Lisa, tu as voulu te marier, tu vas te marier ! Et tu porteras une vraie tenue, pas des bottes en cuir et un short de FARC !
- Mais je l’ai déjà fait merde à la fin AAAAAAIEEUH qui m’a plantée une aiguille dans le cul ?!
- Cela t’apprendra à trop parler ! Tu t’est mariée déjà sans notre accord, avec le pire con possible, alors tu supporteras la cérémonie religieuse.
- Grumph...On à pas fait tant de chichi nous. un papier, deux bagues volées et c’est tout. Même le maire été ivre.. Erg..
- Alors raison de plus pour assumer tes erreurs, jusqu’au bout ! J’ai bien demandé à Shizu d’écrire à Keishin Korove mais..
- Mais ?
- Mais j’ai du écrire moi-même, Roy à décider de mettre du noir sur tout les gros mots et injures en général qui ce trouvait dans la lettre...
- Et ?
- Et bien la lettre était tout simplement noire, pas un seul mot pas rayer, Ormis le « cordialement » à la fin..

Lisa ne put s’empêcher d’éclater de rire, imaginant la tête de sa grande tante, écrivant avec délectation un faire part radieusement remplis de gros mots en tout genre, la bave au lèvres et un plaisir sadique à l’envoyer ce fait voir chez les grecs jusqu'à la 14 eme générations. Lorsqu’elle avait appris qu’elle devrait refaire une autre cérémonie, elle avait forcé la main pour que Shizu accepte enfin de faire venir des Korove, malgré le dégoût que la vielle femme avait pour eux en général. Si Lisa avait prit cette décision c’était que 1. Il y allait avoir une ambiance du tonnerre et que 2. Ca faisait un bail qu’elle n’avait pas revu l’espèce de touffu. Tandis que la jeune fille imaginait déjà avec satisfaction la murge monstrueuse qu’elle allait prendre, une des cousines prit la parole et on pouvait entendre dans sa voix un peu de peur.

- Mais...ils n’ont pas des traditions bizarre j’espère ? Non parce que imaginer si...si il fallait manger du fromage ?!

A ces mots, toute l’assemblée, même Lisa, commencèrent à pousser des exclamations et des grimaces de dégoûts : Le fromage n’était pas à la fête chez les Paho, pas la raclette en tout cas. Jetant un coup d’œil à la fenêtre, la jeune fille ce mit à rire à nouveau, déguisé en Pinata, Awanjo été accroché à un arbre pendant que les petits enfant du clan le poursuivait avec des Bâton : Tant qu’ils n’étaient pas « religieusement » marié, tout le monde avait le droit de s’en prendre à lui et Shizu encourageait cela l’air de rien, mais le Korove tenait bon : Si il ne craquait pas avant la cérémonie, il vivrait tranquillement dans un clan friqué et pourrait avoir une vie de Nabab, glandant sans fin, sans qu’on le force à bosser, ce qui aurait été le cas si il été resté à Mahou.
Au départ, Lisa n’avait pas trouver cela sympa qu’on fassent de lui le bouc émissaire, mais au final, cela l’amusait aussi, et c’était sa vengeance, à cause de lui, elle avait eu plus d’un problème lors de leur fuites, tellement de problèmes...D’ailleurs, Alors que ses cousines continuait à la torturer psychologiquement et physiquement en la forçant d’essayer des robes, une histoire en particulier lui revenait à l’esprit.


Deux mois auparavant

[i]Depuis un certains temps, Lisa, Awanjo et la bestiole poilu (qui avait bien essayer de ce raser mais avait soudainement une crise d’envie de jouer au tennis, aller savoir pourquoi, sans doute la boule à zéro l’avait elle inspirer) vivait en quelques sorte en clandestinité : sachant que dans tout le nord du Yuukan leurs têtes étaient recherchées...enfin.. Plus ou moins...


Il serait préférable de dire que dans tout les villages où peuplait la masse des culs terreux, ces affiches étaient accrochées au mur. On peut ce permettre de montrer un jugement devant la ressemblance, mais bon, ils faisant avec les moyens qu’ils avaient aussi.
Toujours recherchés par des masses grouillantes, les trois compagnons errait dans les montagnes, leur sens de la géographie étant plus ou moins rouillées, mais heureusement, ils avait le sens de l’esprit d’équipe..

- Mais je te dis qu’on est perdus !
- Mais naaaaah, passe moi la carte !
- On a plus de carte ! tu t’es torché avec pauvre con !
- Tu voulais que je me débrouille avec des feuilles ? Je l’aurai fait si on n’était pas paumé au fin fond D’ UNE FORET DE SAPINS ! Je ne finirai pas avec des aiguilles pleins le fion !
- Peut être mais on va mourir ici à cause de tes conneries ! Perdu en pleine foret, ils sont beau les ninja !
- Et bah au moins je vais crever l’anus propre !
- Ca ferait une belle épitaphe ca « mort avec l’anus propre ».
- OH LE RABOT A MERDE ON T’a pas causé ! et puis j’ai faim. J’me ferai bien une bonne fondue. mieux, une raclette !
- Rhô ce que tu est chiant...
- Bah quoi, manger une raclette, c’est un crime ?
- Pas que je sache, mais si c’était le cas, ca expliquerai pourquoi Makaya à autant de problème avec la légalité..

Soupirant légèrement, Lisa plongea ses mains dans ses poches et continua de marcher, les deux acolytes s’engeulants à l’arrière. Elle en avait marre, elle n’avait pas demandé ca elle, la jeune fille voulait seulement rentré chez elle, où l’attendais sa famille, un bon bain chaud et un paquet de cigarette neuf : il lui en restait seulement deux, et malgré son goût du risque, elle ne ce voyait pas essayer de rouler des aiguilles de sapins. Les pensées à des kilomètres de la, elle aperçut néanmoins un peu plus bas une tente, et fit des signes rapide pour attirer Awanjo et le petit rongeur qui marchait derrière.

- Psst, venez voir.
- Qui serait assez con pour faire du camping ici ?
- Des campeurs ?
- On s’en fout, ils ont peut être à manger...

Ce levant doucement, elle s’apprêta à s’avancer vers la tête quand Awanjo l’agrippa par les cheveux et la tira en arrière.

- Ca va pas non ?!
- Et si c’était un cinglé ! Un violeur ou un tueur...ou même un déserteur ?
- Bah si c’est un déserteur, on fait notre travail, ou alors on fuit...si c’est un violeur...
- Oui ?
- On lui proposera ton joli fion propre !
Eclatant d’un rire diabolique devant la mine déconfite et café au lait d’Awanjo, elle recommença à descendre doucement. A sa grande surprise, en contournant la tente, la chuunin découvrit une vielle femme assise en train de commencer à faire un feu.
Rapidement, elle engagea la conversation, manifestement, la vielle femme n’avait l’air ni d’une cinglée, ni d’une violeuse et encore moins d’une tueuse en série, mais sait-on jamais, une fois les présentations faites, les deux autres arrivèrent. La femme était manifestement venue ici pour faire une étude sur certaines plantes qui poussait dans la région. Lorsqu’elle demanda au deux jeunes ce qu’ils faisaient ici, la réponse vint de suite.

- Camping.
- Sans équipements ?
- On aime le risque !

Mais la nuit tombait déjà sur la forêt, aussi la vielle femme leur proposât elle de dormir prés du feu, leur offrant même quelques boites de conserve comme repas : c’était trop beau, mais devant la paranoïa qu’ils aurait du avoir, la faim qui les rongeaient été plus forte.
Enfin, après avoir dîner plutôt convenablement, elle leur offrit une tisane, Lisa accepta chaleureusement, tandis qu’Awanjo refusa : jamais sans alcool, et trop d’eau faisait rouillé, mais devant les gentil coup de coude que la jeune fille lui envoya dans les cotes, il accepta ensuite, buvant la tisane non sans faire des grimaces de dégoûts.
A peine Lisa avait elle reposé la tasse vide que tout commença à tourner autour d’elle ; le paysage, le feu, les visages des autres, elle avait l’impression que des flammes dansaient autour d’elle et essaya de ce lever, la tête entre les mains. La chikarate n’arrivait pas à comprendre ce qu’on lui disait, c’était comme si tout était au ralentie, mais en ce concentrant, elle arriva à ce tenir et à tourner la tête, ayant à peine le temps d’apercevoir Awanjo allongé sur le sol, endormis, quand elle tomba à son tour dans un profond sommeil.


Lorsqu’elle ouvrit les yeux, il faisait jour, enfin, en partie. Une douleur fulgurante au crâne lui arracha un grognement de rage : ils c’était fait avoir. En ce redressant sur les coudes, elle vit qu’elle n’était pas seule, Affalé un peu plus loin sur un tas de caillou, son emmerdeur de compagnon de route dormait, il ronflait même. Tant bien que mal, Lisa ce releva totalement, avant de grimacer : elle était légèrement blessée à la tête, sans doute était elle tombé sur une pierre en s’évanouissant. Un rapide coup d’œil autour d’elle la fit ce sentir mal à l’aise : ils n’y avait personne et un épais brouillard flottait autour d’eux. D’un pas rapide, elle attrapa le seau servant à éteindre le feu, qui l’était déjà d’ailleurs, et le jeta sur Awanjo sans autre forme de procès, réveillant ce dernier en sursaut, en poussant des jurons à propos de transsexuelles, sans doute un souvenir de vacances. Sans prêter attention au réveil bruyant du jeune homme, La Chuunin mis ses mains en porte voix et appela Naagi de toute ses forces : rien, ils avait disparut, lui et la vielle femme.

- Grumph. Ce sont barré avec nos sac....j’aurai du tout ranger dans mes cheveux.
- Hm, il reste rien, pas même la lampe torche.. Que dalle. Merde !

Enervée, elle donna un coup de pied dans le seau, l’envoyant valser au delà des arbres.

- Alors qu’est ce qu’ont fait madame la maligne ?
- Quoi encore ? Comme si c’était MA faute !
- Bah oui « vazy, soit gentil, boit le thé » Bah voila où on en est parce TU à dit qu’on devait le boire.
- Ha ouai, bah on ne serait pas dans CETTE MERDE LA SI TU ETAIT PAS UN PAUVRE CONNARD RECHERCHER PARTOUT ! Espèce de LOOSER !
- Pétasse va !
- Alors là..

Aussitôt, elle ce jeta sur lui pour le frapper, mais il eut la présence d’esprit de reculer à temps, alors que le poing gantée de Lisa alla s’encastrer dans un arbre. Elle le dégagea assez rapidement et ce mit à poursuivre Awanjo, lorsque celui ci s’arrêta soudainement, comme s’il avait entendu quelque chose. Croyant à un piège, elle sauta sur son dos et passa son bras autour de son cou pour l’étrangler par derrière.
- HEIN CEST QUI LA PETASSE PAUVRE TYPE ??!
- Ha heurk arre...arr..

D’un coup, Elle entendit aussi le bruit et le relâcha, le laissant reprendre son souffle, pendant qu’elle lui demandait de souffrir en silence. Il y avait de la musique, un peu plus bas, comme de l’accordéon. Ni une Ni deux, elle courut dans la direction du son, de toute manière, quoi qu’il y ait en bas, ils ne seraient pas plus dans la merde. Glissant le long de la descente, en évitant de ce manger un sapin malgré le brouillard omniprésent, elle s’arrêta net, bientôt suivit par Awanjo. La musique c’était arrêté, mais ils avaient fait une découverte plutôt surprenante.
Il y avait un village. Comme émergeant directement du brouillard, une vingtaine de maison au moins, en pur style yuukanien, bien que légèrement vieillots, pire, tout donnait l’impression que personne n’y vivait depuis un certains temps. Avançant doucement dans ce qui semblait être la rue principale, ils virent qu’effectivement, la ville était vide. Tout était abandonné, sans vie, dans certains endroits, les grillages étaient couverts de toile d’araignées. Soudain, au fond du brouillard, Lisa crut apercevoir des lumières.

- Là ! Regarde !
- Génial, je commençais à me dire qu’on avait finit dans le rectum de Shinnen..

Courant presque dans la direction des lumières, ils découvrirent une large bâtisse, plutôt ancienne, comme le reste de la ville, mais contrairement aux autres, un semblant de vie s’y trouvait : on avait accrocher des lanternes de couleurs rouges, et un large panneau annonçait qu’il s’agissait d’une maison hantée, une attraction locale sans doute.

- Mes fesses oui, mate les lanternes rouges, sûrement un bordel.
- Arrête des conneries Awanjo, bordel ou pas, on y rentre.
- Pourquoi ?
- Les bougies ! Si elles sont toujours allumées c’est que c’est récent, c’est probablement ouvert..Et je commence à avoir la frousse ici.

Traversant la petite cour, ils grimpèrent quatre à quatre les marches qui menaient à la grande porte principale de l’attraction. Mais ils avaient beau tapé, frapper et hurler contre la porte, rien ne ce passait, pas même un bruit à l’intérieur, le silence total. Enervé, Le jeune homme frappa dans un pot de fleur morte posé sur les marches et s’y asseya, en grommelant et mâchouillant un bout d’une de ces dreadlocks. Poussant un long soupir, Lisa posa sa main contre la porte pour prendre appuie et essayer de réfléchir à la suite, quand celle-ci s’ouvrit, la faisant tomber à l’intérieur, et ce referma aussitôt.

(La suite directement, putain de limite de caractères...)
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Lisa le 15/5/2008, 21:34

(Suite directe! La premiere partie de ce RP est au dessus, parce que le message était trop long)

Avant d’avoir eu le temps de comprendre, elle glissa le long d’une espèce de toboggan, pas très long, et s’éclata la tête en bas avec fracas. A une dizaine de mètre plus haut, Elle entendait les apelles d’Awanjo.

- HEY LI’ CA VA ?

Il lui fallut quelques minutes pour ce relever, encore légèrement surprise du choc, et encore plus lorsqu’elle aperçue ce trouver dans une espèce de salle d’accueil, en face d’elle ce dressait une grande porte fermée, ornée d’un panneau « OSERA TU RENTRER ? »

- JE VAIS BIEN, TU PEUX RENTRER ?
- NAN, C’EST UNE CONNERIE DE MECANISME.. IMPOSSIBLE DE PASSER !

A vu d’œil, le toboggan semblait trop bordélique et trop glissant pour penser remonter, elle n’avait pas le choix, elle devrait entrer...

- ECOUTE, ON CE RETROUVE A LA SORTIE ! FOUILLE LE COIN EN ATTENDANT !
- OK ! FAIT GAFFE À TES MICHES !

Retenant un juron de rage, elle retira la poussière dans ses cheveux et avança prudemment vers la porte, ne sachant pas ce qui ce trouvait derrière, lorsqu’un affreux bruit de Larsen retentissant dans la pièce, depuis des hauts parleurs. Le bruit était si insupportable que, souffrant déjà d’une migraine affreuse, elle du enfoncer ses doigts dans ses oreilles. D’un coup, une voix totalement désabusée, assez jeune et masculine, ce fit entendre, typique du salarié qui s’ennuis et qui déteste son boulot.



« Bienvenue dans le manoir hanté des Anamatchi.. Nous somme très heureux de vous savoir parmis nous..................Enfin, je dit « nous » mais ce n’est que moi, en fait. Vous devez penser que c’était un enregistrement électronique, mais non. Je suis dans une pièce, au microphone. Tout seul.....En attendant que viennent... Ha bah voyons elle rentre directement celle la»

En effet, à peine avait elle entendue la voix désagréable et peu engageante du blablateur solitaire que Lisa avait marché tout droit et avait traverser la pièce d’un pas décidé, sans prendre le temps de lire les conditions, juste le panneau « toute personne rentrant à l’intérieur est pleinement responsable des éventuelles accidents et mort probable, on vous aura pas pris en traître » Elle avait passé la première porte, le manège commençait et ca promettait sec. En effet, elle avait quand même jeter un coup d’œil à l’une des brochures, le manoir représentait les scènes de crimes qui avait eu lieu ici des années plus tôt, où un homme avait massacrer sa famille. Chaleureux.
La première salle était justement un salon, où ce trouvait une longue table couverte de chandelier, d’une belle nappe.. Et partout du sang. Comme une visite touristique, il y avait des effets sonores et des barrières pour empêcher de toucher à « l’attraction ».

- Hm. Glauque.
« Question de point de vue. »
- Ha génial, vous etes là, écouter, j’aimerai partir, mon ami et moi on est...
« Bonsoir, Koichi à votre service, cher visiteur, vous pouvez vous promener, mais interdiction de mâcher les meubles ou de voler des tableaux, les gens font toujours ca.... »
- Non mais ça je m’en fou, je voudrais savoir si..
« Haa. A l’aide, Hurg.. Entendez vous les voix de ceux qui ont été massacrer ici ? Le manoir reçoit environs 200 visiteur par... »
- NON MAIS JE M’EN FOU ! Je veux sortir ! SOR-TIR ! Le contraire de rentrer !

« Je vois.....Mais voyer vous, je croise rarement du monde ici, alors, je vous propose un jeu, si vous réussissez toute les énigme, vous passez une porte, et ainsi de suite, et peut être je vous laisserai sortir...
- Quoi ?! Espèce de cinglé !
« Meu non, je m’ennuie juste...Alors, voici la première énigme : Celui qui le fabrique ne s’en sert pas, celui qui l’achète n’en voulais peut être pas, celui qui s’en sert ne le sait pas... une minute pour trouver sinon je vous enferme à vie, Alors ?

Comme pour faire exprès, une petite musique de tic tac ce fit entendre dans la pièce, accentuant encore plus le stress de la jeune fille, qui ce tuait les méninges pour trouver la réponse..

- Hm heu...Il ne le sait pas...Un lit d’hôpital pour comateux ?

« Non, plus que 30 seconde »

- Argh merde...celui qui l’achète n’en voulait peut être pas...celui qui s’en...

D’un coup, la réponse s’imposa d’elle-même.

- Un cercueil !

« Bravo ! Toute mes félicitation, et en prime tu à droit la petite animation bonus du tour : attention voici la grosse frousse... Car sachez, visiteur, qu’une seule personne est morte dans cette pièce... »

Elle releva la tête, ses sens en alerte, en ce demandant ce que l’espèce de cinglé allait encore lui montrer.

« De...SUICIDE ! »

Aussitôt, la forme d’une personne pendue apparut derrière la fausse fenêtre et disparut de suite. Ce n’était pas très impressionnant, Lisa c’était déjà fait plus peur en ce regardant le matin dans le miroir après une fête costumée bien arrosé à laquelle on oublie de retirer son maquillage de lémurien avant d’aller dormir et.. Non ca c’était une autre histoire. En tout cas, le petit gag de Koichi ne l’avait pas tellement effrayant.

- Dite votre grande frousse la, c’est plutôt de la frousse à deux balles..

La voix, une pointe agacée, ce fit entendre de nouveau dans le salon, par les hauts parleurs dispersés dans la pièce.

« A deux balles ? A deux balles ? Est-ce que vous avez la moindre idée de ce que ca coûte que de garder un vrai corps en vie pendue à une fenêtre ?! Bon, on continue la visite ! Veuillez passer la prochaine porte ! »

Non sans jeter un regard inquiet devant elle, Lisa ouvrit la porte sombre et ce retrouva dans une grande bibliothèque, où derrière les barrières ce trouvait un élégant bureau et sous des flashes...un large fauteuil en bois richement décoré. Une fois de plus, après un épouvantable larsen qui fit grimacer la jeune fille et augmenté son mal de crâne, la voix monocorde et toujours légèrement désabusé de Koichi résonna dans la pièce.

« Pas d’énigme dans celle-ci, néanmoins,vous serez peut être effrayé de savoir que ce fauteuil à été fait en chêne véritable, datant donc, par rapport au armoiries qu’on peut voir sur le 8eme centimètre en partant de l’embout droit, qu’il date du 16eme siècle, ce que certains considère comme l’age d’or des chaises...Personnellement, ce n’est pas mon cas...Passez la prochaine porte pour admirer les sculpture des membres de la famille assassiné, en cire humaine, 100% de pure production d’oreilles saine, ainsi que la boutique de souvenir, mais avant...avant dernière partie de l’attraction, le couloir de la mort !! »


Alors que d’une plus petite voix, l’employé au micro parlait de conditions secondaire et de taux de décès lors de l’attraction, Lisa posa un regard vide sur la porte qu’elle était censée emprunter en envisageant ses options. Sa grande tante le lui avait toujours dit : il y a toujours des options, elles pouvaient être mauvaises, mais il existait toujours un choix.
En son for intérieur, elle les envisagea : Je peux attendre ici, en vivant sur mes réserves, soit les deux bonbons à la menthe que j’ai dans la poche, Je peux attendre qu’Awanjo viennent me sauver les fesses, autant dire jamais, je peux essayer de déglinguer les murs, mais la maison risquerait de me tomber dessus et on retrouverait sûrement mon cadavre d’ici la fin du troisième millénaire...Je peux me suicider à coup de chaise ou, franchir la porte, histoire de voir ce qu’il m’a réservé....Argh mais toute sont à chier ! Maudit Korove ! Je devrais être à la maison, à Chikara, en train de boire du saké dans mon bain et de stresser pour mon examen de professorat à l’académie !

S’avançant devant la porte et attrapant la poignée, elle s’interrogea de nouveau : devait elle avoir une quelconque pensée profonde sur le combat du bien et du mal, sur l’amour, sur la vie, ou sur la mort qui risquait sûrement de l’attendre derrière la porte ?
Après y avoir réfléchit pendant une dizaine de seconde, elle haussa les épaules avec un petit sourire. Elle remettrait cela à plus tard.

- Mon dieu, ce que je peux être intelligente, marmonna-t-elle en poussant la porte, avant de céder pour de bon à la panique....


Où ont donc atterrie nos héros ? Arriveront ils à en sortir vivant ? (Évidemment oui.. vu que c’est un flash-back) MAIS QU’EST-CE QU’IL Y A DERRIERE LA PORTE ? La suite bientôt..
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Datenshi le 17/5/2008, 15:15

[HRP] Un petit post pour faire chier Ryo en attendant Juin et la vraie reprise...: voilà maintenant j'ai trouvé une excuse bidon! Na. [/HRP]

Cela faisait un bout de temps à présent que j’étais parti de Gensou. Après une semaine cloué dans un lit d’hôpital, j’étais sorti en dernier. Après m’être renseigné ici et là quant à l’état de mes anciens coéquipiers, j’avais appris que tous étaient en forme, et qu’ils n’avaient pas gardés de séquelles… Mis à part Tetsuya. Ce dernier était à présent aveugle. J’en frémissais rien que d’y penser : les yeux étaient si précieux une fois qu’on y avait gouté. Cependant, alors que j’assistais en douce à l’examen Chunnin de Gensou, je pus voir qu’il s’en accommodait fort bien. En effet, il semblait se reposer non seulement sur ses autres sens, mais également sur sa faculté à ressentir l’environnement sans utiliser de chakra. Deplus, un loup ne le quittait jamais et "étaient ses yeux" selon ses dires. En tout cas, il avait l’air de bien s’en tirer.

Shimaru et Kamashiro avaient semble t’il décidé de faire équipe avec d’autres ninjas de Mahou ( je plains Shimaru… ), pour élucider les mystères du Yuukan. Le QG, après de grandes réticences, m’avait donné cette information, en affirmant que le membre du clan Maboroshi avait recouvert toutes ses forces et que le ninja de Mahou était passé Jounin. Quant à Maes… Aucune trace. Nulle part. Selon le même QG, il était sorti en même temps que tout le monde, en bonne condition physique, mais depuis c’était le silence le plus total!

De même Ishima était à présent Jounin. Je n’avais pas réussis à le retrouver à travers ce village où l’eau était omniprésente. Cependant, venant d’un assassin cela ne m’étonnait pas… Selon les gardes il n’était pas reparti, mais cela ne voulait rien dire : si Ishima de voulait pas se faire remarquer, nul doute qu’il y serait arrivé.

Makaya… Et bien Makaya devait aller bien : je ne lui avais pas encore mis le grappin dessus. Pourtant, il était celui après qui j’avais le plus posé de questions, mais personne ne détenait d’information à son sujet. Dommage… Shin’ était impatient de le tourmenter à nouveau ! Un curieux vendeur de fromage me tint des propos étrange concernant cet énergumène : des propos en bien. Après avoir vérifié qu’il n’était pas sous l’emprise d’un genjutsu, je repartis perplexe…

Ardanel enfin, était sortis du village à la poursuite d’un autre ninja, à toute vitesse. J’avais tenté de savoir pourquoi auprès des gardes qui me l’avaient appris, mais rien d’autre n’était sorti de leur bouches… A l’hôpital, je découvris par mes propres moyens qu’on avait "juste" tenté de l’empoisonner ! Tout d’abord sous le choc, je finis par repenser au Zenith : peut être n’était il pas totalement démantelé… Cependant, j’avais beau me creuser les méninges, je n’avais aucune information, donc il ne m’était pas possible d’aller prêter main forte à mon ancien coéquipier… D’ailleurs en avait-il besoin ? En avait il seulement envie…

Ryu enfin… Que je passe près d’une semaine, examen Chunnin compris, à la recherche du deuxième ninja de Chikara, et qu’un dormeur tel que lui m’échappe… Je n’en revenais toujours pas. Que ce soit les gardes, le QG ou même l’hôpital, personne ne savait quoi que ce soit à propos de Ryu, à part qu’il était sorti en bonne santé.

J’avais finis par laisser tomber. Tous les anciens de Tsukiyo étaient rétablis, c’était l’essentiel. Je n’avais même pas demandé de nouvelles de Kagecam’s, ce sale nabot étant venu m’emmerder à l’hôpital dès qu’il le pouvait… Mis à part lui, la plupart semblaient ne pas avoir à se plaindre. Malgré le fait que certains avaient encore des problèmes… Mais ils étaient débrouillards. J’avais confiance en eux, et je doute qu’ils auraient appréciés que je m’immisce dans leur vie privée.

Après l’examen Chunin donc, j’étais parti de Gensou. Un long voyage me rappela à quel point il était sympathique de pouvoir discuter avec d’autres personnes vivantes… Si on ne compte pas mon coloc’ et ses envies de "déboitage de bison car il m’a regardé d’un air con", le voyage fut morne et ennuyeux de bout en bout. Pendant le trajet, j’eus tout le loisir de réfléchir aux propos de Fuu en ce qui concernait les Hyuugas… Mais bien vite, j’arrivais à la conclusion que je n’en aurais le cœur net qu’une fois là-bas. Trois jour après mon départ, je tombais sur un gosse qui me sauta dessus en hurlant qu'il était perdu... J'avais beau essayer, pas moyen de le semer, ce qui était un comble pour un ninja!! Je finis par chercher avec lui son village. Après deux jours de recherches, je tombais sur trois maisons au pied d'une montagne, vers lesquelles il se précipita sans un remerciement. Sale gosse. Le reste du voyage dura une semaine entière, car j'essayais déviter d'autres péripéties dans ce genre... Après des plaines à l’herbe rase et le désert aux immenses dunes, Chikara se profila enfin. Cela me fit chaud au cœur d’enfin revoir mon village natal. Passés les portes du village, je retrouvais l’ambiance qui m’était tant familière et que j’avais un brin oublié après toutes ces péripéties. Je me rendis en flânant un peu dans le bureau du Kage afin de lui remettre oralement mon rapport. Une fois cela fait, il m’informa que Tsukiyo était officiellement dissoute, que Hasaki était mort dans de mystérieuses conditions, et que j’avais quelques missions de routines à accomplir comme "punition" pour être rester plus longtemps que prévu à Gensou... Si je retrouve ce gosse... D’autre part, le clan Hyuuga m’attendait pour reprendre l’entrainement, mais aussi pour obtenir les quelques informations promises en échange du toit gracieusement offert.

Je me mis donc en route en direction de la résidence du clan. A peine arrivé que mon sensei me sauta dessus :

- "Eh bien, elles étaient mignonnes au moins les kunoichis de Gensou pour que tu flemmardes autant ?!"

- "Moi aussi je suis content de vous revoir Shiitageru-sensei. ", lui répondis-je un brin ironique

A peine avais-je prononcé ces mots qu’il m’entraina voir Kenmei, afin de leur expliquer avec moultes détails comment j’avais pu utiliser une technique nécessitant le Zetsu avant même de me faire entrainer chez eux ( [HRP] et oui ça date de l’ancien forum ^^ [/HRP] ). Une fois cela fait, un interrogatoire poussé s’en suivit, reprenant point par point les moments de la création de Hakke Hifu no Jutsu. Au fur et à mesure que les questions défilaient, et malgré les sourires détendus et les paroles apaisantes de mes hôtes, mes doutes grandirent… J’avais l’impression d’être un cobaye qui énonçait des résultats! Me forçant à faire bonne figure, ce n’est qu’une fois dans la chambre qu’on m’accordait que je commençais à réellement réfléchir…

"Je n’aime pas ça Shin’… Je me pose trop de questions, et peut être inutilement.", pensais-je

*"Ca changera pas de d’habitude… T’as toujours été trop sensible, femmelette."*, répliqua t’il

J’allais répondre lorsqu’un coup bien placé m’assomma.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Yassin le 17/5/2008, 16:11

[HRP] : Je vous conseille vivement de lire mon dernier RP, situé dans la précédente page de ce topic, sinon, vous aurez un peu de mal à comprendre... M'enfin bon, bonne lecture ! [/HRP]


______ J’essayais en vain de reprendre mon calme. Cinq personnes, face à moi, en combinaison noire, dont un que j’avais blessé à la jambe pour qu’il me relâche. Ca s’annonçait mal, je n’avais jamais combattu contre un groupe. Le souffle haletant, les gouttes de peur coulant de mon visage, j’étais pétrifié.

______ Tout d’un coup, deux individus armés de sabres à petites lames partirent en ma direction, tandis que les trois autres se dirigèrent de tous les côtés. Arghh, je tenais fermement mon kunaï, prêt à attaquer. Les deux personnes n’avaient pas l’air d’être expérimentés, vu la vitesse à laquelle ils se ruaient vers moi. Je parai facilement le premier, esquivai le deuxième… C’était quasiment devenu automatique, mes réflexes étaient devenus plus prompts. Cependant, les trois autres attaquèrent de derrière, et je ne pus les éviter que légèrement, en utilisant un saut concentré de chakra. Mon épaule et ma cuisse gauche n’était blessé que superficiellement. D’après leurs attaques, ils étaient clairement novices en combat, j’avais une chance de les battre.

______J’étais fixé sur le plafond grâce au chakra, et ils ne réussissaient pas à m’atteindre, c’était devenu tellement facile. Je voulais terminer le combat au plus vite, et j’enlevai mes poids en conséquence… Lâchant par la même occasion ma concentration de chakra, et tombant lourdement sur le plancher. Merde, j’avais commis une erreur de débutant. Le groupe en profita pour foncer sur moi. Je me relevai tout de suite, et mis un coup de poing rapide au chakra sur la joue d’un de mes agresseurs, qui s’écroula sur le sol. Je parai le coup de sabre d’un de ses complices, et mis un coup de genou puissant sur celui-ci. Il se plia en deux, délaissant son arme.

______ Il en restait trois, vu la facilité avec laquelle j’avais battu les précédents, cela allait être certainement simple. Je fonçai sur l’assaillant qui se présentait à moi, l’air surpris derrière sa combinaison, il ne suffit que d’un fort coup de poing latéral pour le mettre au sol avec ses deux compères. Les deux qui restaient tentèrent de m’infliger un coup de sabre par derrière, et une esquive sur le côté les déséquilibra. Je fis quelques coups de pieds et impulsions au chakra pour les vaincre.

______ Mon niveau au Taïjutsu était satisfaisant. Arriver à gagner contre cinq personnes… Mais elles étaient faibles. Enfin bref, j’avais atteint un bon niveau pour un Genin. Me perdant dans mes pensées, je ne remarquai que quelques minutes plus tard que mes assaillants avaient pris la fuite. Je lâchais mon kunaï, dont je ne m’étais pas servi, inconsciemment. J’observai les alentours, plus aucune trace, ils avaient bel et bien disparu… Hum, sûrement que je n’avais pas assez frappé fort pour les empêcher de s’enfuir en si peu de temps. Ce n’était pas grave, après tout, ces hommes étaient sûrement des cambrioleurs, venus voler le manoir de Miiyu… D’ailleurs, je n’aurais jamais pu supporter l’éventuelle réaction de ma Senseï si la demeure de sa famille était saccagée et volée… Ouf, j’avais évité de peu à son fouet ravageur.

______ Je fermais les volets et les fenêtres attentivement pour éviter toute autre surprise nocturne. Bizarrement, aucune trace d’infraction, que ce soit des fenêtres cassées, des portes crochetées, ou des trous au plafond, n’était présent dans la demeure… Je me remis sur mon lit, l’esprit tranquille, le sommeil m’emportant en quelques minutes dû à l’accumulation de fatigue, il me fallait bien du repos…

______ Je me réveillais en sursaut, il était 8 heures du matin, et le soleil montrait déjà ses signes à travers les rideaux. Je me levais, me préparait, et j’allai prendre un petit déjeuner dans l’échoppe du coin. Le rendez-vous était fixé à 10h00 devant l’Académie. Je me rendais de ce pas, l’air soucieux. Un quart d’heure plus tard, je me retrouvais au lieu convenu… Il n’y avait personne. Bah, ils ont sûrement dû prendre du retard.

______ Soudain, une lame ne surgit de nulle part, s’enfonçant dans mon poumon. Aaah, le sang giclait de tout part, ruisselant sur mes habits, et je crachais du sang en respirant. Qu’est qui se passait ? Qui m’attaquait ? Je commençais à avoir du mal à garder mon souffle, je perdais équilibre, et tombait lourdement sur le sol, perdant connaissance.

Moi – NON !!!!!!!


______ Je me réveillais en sursaut, dans mon lit, le souffle coupé, le cœur battant la chamade. Je reprenais mon souffle calmement, et j’apercevais les faibles rayons du soleil traversant les rideaux de la chambre. Ce n’était qu’un cauchemar… Mais je ressentais un pressentiment.
Il était sept heures et demi (7h30), et je me dépêchais de me préparer, prendre une douche froide, m’habillait hâtivement, et je me dirigea vers l’échoppe pour commander un petit- déjeuner malgré que l’appétit n’y soit pas.

______ Chikara avait repris son activité, les passants s’intensifiant, les commerces qui s’implantent, le soleil atteignant des hauteurs dans le ciel, et le brouhaha quotidien de la ville débutait. Il était neuf heures (9h00). Je partis en direction de l’Académie, l’air inquiet.

______ En sautant de toit en toit grâce aux impulsions de chakra, j’étais inquiet, l’attaque nocturne, puis ce cauchemar étrange, Hiruki qui semblait être accusé à tort, je n’était guère rassuré. Plus vite, j’allais en hâte vers l’Académie, mon pressentiment prenait taille dans mes pensées.

______ Il était neuf heures et quarante-cinq minutes. Tant mieux, j’étais arrivé plus tôt que prévu, et j’attendais devant l’immense porte ouverte de l’Académie, Tadashi, Ashimaru, et Nakamura… Il était 10 heures passé, et aucune trace d’eux. Je commençais à m’impatienter, et m’inquiéter gravement, tout se passait comme dans mon cauchemar.

______ Deux heures plus tard, toujours personne, le soleil avait quasiment atteint son apogée ainsi que mon inquiétude. Où étaient-ils passés ? Je scrutais les environs, attendant les trois Genins. MERDE !! Je m’apprêtais à entrer dans l’Académie, quand un pigeon fonça sur moi, et au passage provoquant une douleur sur mon dos. Il semblait tourner autour de moi, malgré que j’essaye de le faire partir. C’est alors que je remarquai le rouleau accroché à sa patte. Je l’extirpais du pigeon voyageur, et le déroulais sans m’apercevoir que le pigeon, ayant terminé son travail, avait disparu.

________ Avec empressement, je lisais :

Reviens à Mahou, très vite.

Cours vers cette ville, hâte-toi, abandonnes l’idée de sauver Hiruki, même si il ne le paraît pas, bouge-toi de partir, rejoins les tiens, et une dernière chose :

Sors Kirui, puis une kunoichie aux mensurations 38A.
Elle est située à côté au QG, dans le gang des « Satanistes »
TG


N.B : Avec trois cuillérées et huit morceaux, amuses-toi bien, à boire aux souterrains.


______ Devais-je partir ? Et qu’est que tout cela voulait dire ? Etait-ce adressé à moi ? Peut-être est-ce en rapport avec la disparition de Tadashi, Ashimaru, et Nakamura ? Cette affaire avait prit une autre tournure, et cette fois, avec leur disparitions, elle s’annonçait périlleuse. Les questions s’enchaînaient, et malheureusement, je ne trouvais aucune réponse. Tellement de questions sans réponses, se bousculant dans mes pensées, et elle restaient en suspens.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Nika le 17/5/2008, 23:23

Cela faisait maintenant trois jours que le combat contre le Genin Hika était passé. Trois jours durant lesquels elle n’avait pas revue son compagnon de bataille. Mais aujourd’hui, elle allait forcement le revoir au moins une fois. Car aujourd’hui était le jour où les formations des équipes allaient être données.

Elle attendait, installée au fond de la salle de classe, son regard sautant d’un visage à l’autre… Depuis prêt d’une semaine, elle n’avait pas revue toute ces têtes. Devant elle ce trouvait, entre autres, la première de la classe de cet année : Izul Leïl. Jolie jeune fille aux longs cheveux bleus, elle avait toujours été très sociable et polie envers elle. Néanmoins, elle était toujours restée à l’écart. Puis, Nika regarda toutes les autres personnes qui s’étaient, pour la grande majorité, moqué d’elle pendant ses années d’apprentissages. De bien mauvais souvenirs… Comme le jour où…

Elle secoua la tête. Elle ne voulait pas y penser. Pas aujourd’hui.

Nika regarda par la fenêtre, et repensa aux trois derniers jours écoulés. L’entrainement avec Nozuké-sensei avait été vraiment dur. Malgré ses explications sur son retard, il avait voulu lui montrer que trahir les règles du village engendrait toujours des conséquences. Mais il lui avait dit autre chose…




[Nozuké] : Nika ! Malgré ton imbécilité, tu as montré une bonne compréhension des principes des marionnettistes.

[Nika, étonnée et en sueur] : (reprend son souffle)

[Nozuké] : Pour cette raison, nos entraînements de marionnettistes sont terminés !

[Nika, encore plus étonnée] : Quoi ? Mais il me reste…

[Nozuké, coupant la parole] : On ne coupe pas la parole à son sensei ! Je n’ai jamais dis que nous arrêtons les entrainements. Maintenant, nous allons commencer l’entrainement de ton affinité.

[Nika] : Mon affinité ?

[Nozuké, en soupirant] : Qu’es qu’on apprend à l’académie ?

Il lui expliqua donc le principe des affinités. L’affinité du clan étant le Katon, il lui dit donc :

[Nozuké] : Je vais te monter une technique facile à maîtriser, mais très difficile à monter jusqu’à la perfection… De plus, elle à le mérite de très bien entraîner la maîtrise élémentaire du feu.

Il ce tourna vers le désert, puis… SCEAUX !

[Nozuké] : KATON, Goukakyuu no jutsu!

Une flamme jaillit de sa bouche, dégageant une vague de chaleur presque insoutenable pour le Genin déjà épuisée. Elle faisait au moins dix mètres de long, et, lorsque celle-ci s’arrêta, une fine couche de verre avait recouvert le sol du désert…

[Nozuké, autoritaire] : Hynomori Nika ! Tu as vu les sceaux, alors à toi !




La première fois qu’elle avait essayé, elle avait failli ce bruler les poumons. Et au bout de trois jours d’entraînement sur cette technique, elle arrivait tout juste à faire une flammèche d’un peu moins de quatre mètres. De plus, elle n’était pas très intense.*Nozuké-sensei avait raison, elle est très difficile à améliorée.*

Son regard ce détacha de la fenêtre pour retourner dans la salle de classe. D’autres élèves étaient arrivés… Comme Mutika, un élève qu’elle n’appréciait pas trop. Il était, comme à son habitude, habillé en rouge. Cela allait avec ses cheveux, car ils étaient également rouge vifs, et dressés en pointe.

Tokri-san, lui, n’était toujours pas arrivé. Mais il lui restait encore quelques minutes… Son attention ce reporta sur la fenêtre. Elle repensa au soir du combat contre Hika. Quand-elle était rentré chez elle, sa mère l’attendait. Mais Bril, le grand-père de Tokri-san, était déjà passé la voir pour lui parler. Au lieu que Hina soit en colère, elle avait été fière de sa fille. Elle lui avait même dit qu’elle…

Quelqu’un s’assit à coté d’elle et interrompit le fil de ses pensées… Son regard ce tourna vers le nouvel arrivant, et ses yeux se portèrent sur Tokri.


[Tokri] : Salut Nika, ça fait longtemps ! Comment tu vas ?

[Nika, souriante et d’une petite voix] : Bonjour Tokri-san. Je suis heureuse de te voir. Tu…

[Voix forte en provenance du bureau] : Bienvenu à tous !

[Tokri] : Et bien… Je suis arrivé juste à temps on dirait.

[Jounin au bureau, toujours d’une voix forte] : Tout d’abord, nous sommes désolés du temps que nous avons prit pour former les équipes. Nous avons eu quelques soucis, notamment dût aux nombres de reçus. Nous sommes obligés de former une équipe de cinq. Enfin peu importe… Voici la formation des équipes !

Il commença à énumérer les équipes, et à nommer les membres de celle-ci…

[Tokri, d’une voix basse] : Mon frère m’a dit que j’aurai une surprise avec mon équipe.

[Nika, d’une voix basse] : Une surprise ? Et qu’elle est-elle ?

[Tokri] : Je sais pas, ce chacal ne m’a rien dit de plus.

Nika sourit devant le commentaire de son voisin…

[Jounin au bureau, toujours d’une voix forte] : Et voici l’équipe de cinq. Elle sera composée de Mutika Oroshi, Izul Leïl...

[Tokri, discrètement] : Héhé, elle n’a pas de chance.

[Jounin au bureau, toujours d’une voix forte] : …Hynomori Nika et Tokri Utak. Le sensei sera Gomaki.

[Nika, joyeuse] : Tokri-san, nous sommes dans la même équipe !

[Tokri, subitement plus sombre] : …

[Nika, étonnée] : Tokri-san, ça va ?

[Tokri] : … Ouai…

Elle fut étonnée, mais ne dit rien… Les senseis arrivaient au fur et à mesure. Les Genins partaient au même rythme. Le dernier sensei à arriver était grand et très carré, chauve, et avec une petite barbichette au menton. Tokri semblait étonné de le voir arriver. Il ce présenta :

[Sensei, sur un ton amusé] : Salut les mômes ! Alors c’est vous que je dois garder ? Hahaha… Bon c’est partie ! En rang deux par deux et suivez moi !

Les quatre nommés le suivirent… Ils sortirent de l’académie pour allez sur un toit en terrasse. De celui-ci, on pouvait voir une grande partie de la ville, et également le désert. Cette immense contrée de sable avait longtemps retenu les habitants de la ville de s’ouvrir au monde. Il était hostile, et rempli de bien des dangers. Mais maintenant, le désert n’était qu’une petite partie du monde que les chikarates avaient exploré.

[Gomaki] : Bien, nous allons pouvoir faire connaissance maintenant. Je commence : mon nom est Gomaki. Je suis jounin et depuis peu nommé sensei de notre équipe. Mon ambition est vous rendre aussi redoutables que possible… A vous maintenant ! Qui veut commencer ?

[Mutika, en levant la main] : Moi moi ! Je m’appel Mutika Oroshi. Mon ambition est de devenir le plus puissant des ninjas grâce à mon affinité Doton !

[Gomaki] : Bien. Merci Mutika. A qui le tour maintenant ?

[Nika, en levant discrètement la main et timidement] : Je me nomme Nika Hynomori. Mon objectif personnel est de devenir aussi fort que mon père et une excellente marionnettiste.

[Mutika, d’un ton moqueur] : Haha, tu joue encore à la poupée ?

[Gomaki] : Mutika ! Ne commence pas à te moquer des membres de ton groupe. Vous devez travailler ensemble à présent. Merci Nika. A toi jeune fille.

[Leïl, d’un ton calme et posé] : Je me nomme Izul Leïl. Mon ambition est de devenir une kunoichi-médecin.

[Gomaki] : Tu as raison, surtout qu’ils sont rares ! De plus, tu étais la meilleur cette année non ? Tes professeurs vantent ta maitrise du chakra, alors tu y arriveras. A toi Tokri, présente-toi.

[Tokri, d’un ton blasé] : Mon nom est Tokri Utak. Mon but est de perfectionné mon taijutsu et mon ninjutsu. Puis devenir Chuunin le plus rapidement possible.

[Mutika, en ricanant] : C’est ridicule comme objectif.

[Tokri] : Tu crois que le tien es mieux ?

[Mutika, ce sentant provoqué] : Quoi ? Redis ça pour voir ?

[Gomaki, exaspéré] : STOOOP !! Ne commencez pas, où je m’occupe personnellement de vous.

Les deux antagonistes ce turent. Nika était vraiment surprise de cet échange. Durant l’année, ils ne s’étaient jamais adressé la parole, mais voila qu’ils ce révélaient être rivaux… *Mince… J’espère que ça s’arrangera*.

[Gomaki] : Bien, je vous remercie, et je vous donne rendez-vous pour demain matin à 8h précise ! Soyez là et en forme !

Tokri et Mutika partirent vite. Leïl fit de même. Gomaki soupira, puis tourna le dos et sauta du toit. *Et bien… Ca ne va pas être drôle tous les jours…*
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Flash-Back de la formation du jeune Idato Masumane

Message par Idato Masumane le 20/5/2008, 21:16

Idato Masumane, 13 ans


Les portes du village s'ouvre, laissant pénétrer dans le village les trois ninjas, escortés par la lueur flamboyante du crépuscule.
Par delà les premières maisons, se dressent les grands bâtiments du centre, là où s'entasse les gens aisés de la cité.
Devant nos pieds s'étend une immense allée de pierre sableuse, menant au QG. Nous remontons donc le village vers le nord, afin de remettre notre rapport au bureau des missions, et lui confier l'objet de tant de souffrances.
Je marche, sans même penser à rentrer chez moi. Le domaine familial, dans la zone résidentielle du sud-est du village, est vaste, mais même là, je ne pourrais espérer la solitude.
Todaki semble souffrir autant que moi de la mort de Nezumi, ça se lit sur son visage.
Malgré que notre ancien camarade fut quelque peu distant, il n'en était pas moins un grand ninja, et un ami formidable.
Comment ne pas s'attacher à quelqu'un, créer des liens, en un an de travail et de souffrance, côte à côte.
Nous approchons du QG, et pressons le pas. Tout le monde veut en finir au plus vite, et passer à autre chose.
Juumen-sensei pousse la porte, et pénètre dans le grand édifice, le cœur du village. Nous grimpons tout trois les marches, direction le deuxième étage. La salle s'ouvre devant nous, et en sortent plusieurs ninjas, des genins, eux aussi.
Même s'ils n'ont pas l'air de beaucoup s'amuser, ils ne semblent pas aussi abattus que nous.

Une fois dans à l'intérieur du bureau en charge de la répartition des missions, nous nous alignons face au Kage, Kenji Kuroda, et deux gratte-papiers de l'administration.
Notre leader, remarquant qu'il manque un membre de l'équipe, interroge notre sensei.

Kage - Où est le jeune Hiromata ? A-t-il été blessé ? Va-t-il bien ?
L'air perpétuellement inquiet du Kage est plutôt déstabilisant, au point que je me demande si ce n'est pas de la paranoïa.
Ses longues mèches sombres tombant sur son visage, ses yeux fixent Juumen-sensei. Après quelques secondes de réflexion, il répond.

Juumen - Kage-sama, Nezumi-kun... A été tué dans l'exercice de ses fonctions...
Les deux scribes ouvrent de grands yeux, et Kuroda-sama, quant à lui, frappe du poing sur la table, faisant sursauter tout le monde.
Kage - Saloperie ! Nous venons une fois de plus de perdre l'un des nôtres ! Le nombre de personnes perdues en mission ne cesse de croitre ces temps-ci... Il faudra l'annoncer à sa famille...
*C'est trop, j'en ai marre !*
Toute cette tension accumulée, et cette rage indescriptible, remontent en même temps dans mon esprit, et mes paroles quittent ma bouche toutes seules.
Idato - Mais écoutez-vous ! C'est de Nezu que vous parlez là ! "Dans l'exercice de ses fonctions" ? Un conard de bandit l'a buté ! "Il faudra l'annoncer à sa famille" ? Il faut le crier à tout le village, nos amis et nos frères meurent tous les jours ! Ce monde est pourri, et on ne fais rien pour l'arranger !
Todaki est figé, stupéfait par mon insubordination. Juumen-sensei se prend la tête entre les mains, consterné. Les deux scribes détournent le regard. Le Kage, lui, semble être en proie à une colère noire.
Ses yeux s'illuminent d'une flamme destructrice, et il est alors entouré d'une aura presque palpable, faite de fureur et de puissance.

Kage - Suffit, jeune Masumane, vous dépassez les bornes ! Ne pensez pas que votre nom m'impressionne, et encore moins que je ne sois pas au fait de ce qu'il se passe dans mon village ! Si cette mission avait été confié à mon bureau, j'aurais envoyé au moins deux Jounin ! Si c'est vous qui avaient été choisis, ce n'est que parce que votre oncle me l'a demandé ! Si vous avez des réclamations, allez voir Idehiro !
Il se rassoit, comme si de rien n'était. Ses cheveux, qui flottait presque au-dessus de lui, retombent sur ses épaules, et il reprend un ton calme et serein.
Kage - Juumen, reconduis les chez eux... Et veille à remettre cette clef à Idehiro, en ramenant Idato. Messieurs, vous pouvez disposer. Pour la récompense, c'est mon conseiller qui vous la donnera.
Nous nous inclinons tout trois, et tournons les talons. Nous franchissons la porte, et une fois dans le couloir, Todaki ouvre la bouche, et prend la parole.
Todaki - Mais t'es dingue, bordel ? Tu n'aurais jamais dû lui parler comme ça !
Idato - Pfff, rien à foutre... Ce village s'en contrefout que des chikarates meurent sans cesse, dans des missions inutiles.
Todaki détourne le regard, et se met à réfléchir, de la même manière qu'à chaque fois. Il pose ses mains sur sa nuque, et fronce les sourcils.
Juumen-sensei, toujours muet, marche devant nous.
Idato - Et vous, vous ne dites rien ?
Il s'arrête, et me regarde droit dans les yeux.
Juumen - Tu vas devoir apprendre le respect, et comprendre que la vie d'un ninja est vouée à être faite de souffrance et de mort. Maintenant, taisez-vous, on va au domaine Masumane.
Le reste du chemin se fait dans le silence le plus complet.

En trente minutes, nous pénétrons dans la zone résidentiel du sud-est de Chikara. Les maisons sont toutes plus grandes les unes que les autres, et de nombreux commerces forment le bord de la rue. Cette section du village serait capable de vivre en autarcie depuis son expansion fulgurante, depuis l'installation des trois branches du clans.
Sur notre droite, le maison principale des Nisharu, et sur notre gauche, le temple des Hatsugono. Et au bout de l'allée couverte de sable, le domaine des Masumane.
Nous marchons, saluant quelques personnes au passage. Mais l'ambiance ne s'allège pas pour autant.
Devant la maison principale, se tient mon père, discutant avec Idehiro, mon oncle.
Lorsqu'ils nous voient arriver, ils cessent de parler, et se tournent vers nous. Mon oncle semble heureux de nous voir revenir enfin, mais fronce les sourcils en voyant nos mines d'enterrement.
Ideshi - Alors, enfin de retour de mission ? Vous vous en êtes bien tirés ?
Idehiro - Je n'en ai pas l'impression...
Ideshi - Pardon ?
Il ne semble pas avoir remarqué ce que mon oncle a vu au premier coup d'œil.
Idehiro - Bon, vous avez l'objet ?
Juumen lui tend la clef noire, qu'Idehiro range dans une poche intérieure de son kimono.
Idehiro - Voici votre récompense.
Il nous donne une enveloppe à chacun, mais une lui reste en main.
Idehiro - Tiens, il en manque un ?
Todaki - Il est... Mort, Masumane-sama...
Sa réaction surprise est plutôt exagérée, mais il garde un ton neutre et détaché.
Idehiro - C'est dommage... Quelqu'un veut sa part ? Non ? Vraiment ? Bon, je la garde...
L'air indifférent et à la limite de l'amusement, il remet l'enveloppe dans sa poche, et s'éloigne vers la maison.
Mes poings se serrent devant sa réaction, et Juumen le remarque. Il pose sa main sa main sur mon épaule en signe d'apaisement. Mon père, comme s'il n'avait rien à redire à la situation, s'en va à la suite de son grand frère.
Puis il s'arrête, et me regarde.
Ideshi - Tu sais mon fils... Certains jugent la mort d'un ninja comme normale, d'autres comme un drame... Mais si tu veux mon avis, tu ne devrait pas prendre les chose trop à cœur, car tu n'as pas fini de voir...
Il prend une pause dans sa phrase, pour en accentuer l'effet. Mais je ne suis pas très patient.
Idato - De voir quoi ?
Il sourit, ayant réussi à me faire poser cette question.
Ideshi - Ce que c'est que la vraie vie, mon fils... La vraie vie, et ce que signifie être un ninja.
Idato - Si être un ninja, c'est vivre en voyant ses amis mourir pour rien... Jusqu'à subir le même sort... Alors je... Je...
Il soupire, et repars.
Ideshi - Idato... Un jour, tu comprendras... Un jour...

Idato - Akaden !
Le rocher face à moi se couvre de traces noircies, sous la brulure des éclairs pourpres. J'ai le souffle court, et je suis épuisé.
Ça doit fait quelques heures déjà que je m'entraîne à la maitrise de mon jutsu, mais il n'y a aucun changement.
Idato - Putain mais comment faut faire ? C'est toujours la même chose, ça fait rien !
Enragé, je compose les signes avec mes mains, et je concentre une fois de plus le chakra dans ma main droite, puis le transforme en électricité. Des petits éclairs rougeoyants entoure l'extrémité de mon bras, et prennent de l'ampleur. Puis je le lève au-dessus de ma tête, le poing serré.
Idato - Akaden !
Les éclairs partent de ma main, et frappent le rocher, mais une fois de plus, il n'en résulte que quelques noirceurs.
Idato - Fais chier !
Je tombe à genoux, tremblant. Je suis à bout de force, j'ai dû réaliser cette technique des dizaines de fois, après avoir malaxé mon chakra une heure. Et malgré tout ces efforts, je n'arrive à rien de plus. Toujours la même technique faiblarde.
Je me relève, déterminé.
*Je n'ai pas pu te protéger, Nezu... Mais la prochaine fois, je ne serais pas aussi faible.*
Soudain, j'entends un brut derrière moi, et fais volte-face. Mon père s'approche, l'air paisible.
Ideshi - Je t'observe depuis une bonne demi-heure, et j'ai compris pourquoi tu n'y arrive pas... Tout est dans la gestuelle et la concentration du chakra. Observes bien...
Il se tourne vers un rocher non loin, parmi tous ceux du terrain d'entrainement, et commence la démonstration, en expliquant toutes les étapes.
Ideshi - Tout d'abord, tu visualise ta cible. Et quand tu te sens prêt, c'est parti ! Concentration du chakra dans la paumes des mains, transformation du chakra en vent...
Ses membres supérieurs s'entourent d'un halo bleuté.
Ideshi - Action du Fuuton, pour attaque directe...
En donnant une forte impulsions de ses mains, une vague de vent violent fonce juste sous le rocher, et le fait s'élever à plusieurs mètres du sol.
Ideshi - Et voici la partie importante ! Dragon, tigre, chien, lapin, chèvre...
Il commence à exécuter les signes après les avoir tous énoncés, et les réalise en moins d'une demi-seconde.
*Quelle vitesse !*
Ideshi - Puis le signe final !
Il joint ses mains dans le signe du tigre, mais ses majeurs se touchent de l'autre coté des indexs.
Ideshi - Concentration du chakra dans la main et les doigts, transformation du chakra en électricité...
Sa main droite s'illuminent d'une lueur éclatante, d'un pourpre vif. Il la brandit au-dessus de sa tête, main ne serre pas le poing comme moi. Il garde les doigts séparés, mais les contractent au maximum. Puis il se saisit l'avant bras de la main gauche, et dirige la droite vers le rocher, toujours en l'air.
Ideshi - Akaden !
Les éclairs partant vers la cible ne sont pas éparpillés sur une large zone, comme les miens. Ils sont concentrés en une vague sifflante. Ils atteignent le bloc de roche et le traverse, non sans le faire exploser en tous sens.
L'éclair pourpre continue sa course et va percuter une paroi rocheuse, y creusant un trou béant.
Je suis bouche bée devant une telle démonstration de puissance.
Mon père se remet en position neutre, et réajuste son kimono. Puis il s'approche de moi.
Ideshi - Quand tu sauras faire ça, nous pourrons nous affronter, d'égal à égal. En attendant, deviens le meilleur ninja de ce village, et porte le nom des Masumane hors de nos frontières, comme mon frère et moi l'avons fait autrefois...
Il repars, me laissant à mon entrainement.
*Bien, j'ai saisi ! Je m'y remets !*
Suivant ses gestes, j'exécute les signes, concentre mon chakra dans ma main, et le transforme en éclairs. Puis je brandis mon bras, les doigts ouverts, et hurle.
Idato - Akaden !
Une volée concentrée fuse vers un rocher, et perce un petit trou dedans. J'ai réussi.
Mais toute cette fatigue accumulée remonte en moi, et je m'effondre à court d'énergie. Je sens mon visage toucher le sol rugueux, et mes yeux se fermer. Mes sens s'endorment, et je ne tarde pas à faire de même.
Dans un dernier sursaut de conscience, j'entends un petit rire malicieux, et une voix.
Voix - Parfait... Il est prêt !
Puis je sombre finalement, malgré la dureté du sol, pour un sommeil réparateur bien mérité.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 24/5/2008, 00:59

Mutika… il était dans la même équipe que Mutika! Jamais il n’avait imaginé une chose pareil! Tokri était persuadé que Okioto était derrière tout cela. Le jeune homme était ravi d’avoir Gomaki pour sensei, cela allait certainement lui permettre de progresser rapidement. Mais pour ce qui est des coéquipiers… se retrouver avec Nika et Izul ne le dérangeait pas, ce n’était pas le cas pour Mutika. Ce dernier n’avait d’ailleurs pas perdu de temps pour se montrer antipathique. Critiquer ainsi ses objectifs…

*Ce crétin connaît pourtant ma véritable motivation… il est bien l’un des seuls d’ailleurs. C’est étonnant que personne d’autre ne soit au courant d’ailleurs!*

Tokri était allongé sur son lit et jetait des Kunais sur la cible accroché sur la porte de sa chambre. Gomaki leur avait donné rendez-vous le lendemain matin, Tokri n’avait donc rien à faire pour l’après-midi. Le jeune homme glandait, jouait avec ses Kunais étaient son seul moyen de tuer le temps…même si cela ne marchait pas vraiment. Tokri n’était rentré chez lui que depuis une heure et il s’ennuyait déjà ferme. Il était impatient de passer aux choses sérieuses. La porte s’ouvrit, au moment ou Tokri envoyait un Kunai vers la cible. Okioto l’attrapa en plein vol.

(Okioto) Tu essais de tuer ton cher frère?

(Tokri) Ca t’étonne?

(Okioto) Eh bien, quel accueil! Alors, ça s’est passé comment à l’Académie ce matin?

(Tokri) C’est toi qui as magouillé pour l’équipe?

(Okioto, surpris) Elle ne te plaît pas? Je croyais que tu appréciais Gomaki. Et tu sembles bien t’entendre avec la jeune Hynomori.

(Tokri) Pourquoi m’avoir mis avec Mutika? Avec tous les diplômés, on aurait pu s’arranger autrement!

(Mutika) Vous formiez un sacré duo autrefois. Pourquoi ne pas tenter de renouer les liens?

(Tokri) C’est lui qui m’as lâché…

(Okioto) Il avait été poussé par sa mère. Vous allez passé plus de temps ensemble et je suis sûr que tout se passera bien.

(Tokri) J’en ai rien à foutre de sa gueule… tout ce que je veux, c’est m’améliorer.

(Okioto) Tu es en plein boulot à ce que je vois…

(Tokri) J’ai rien à foutre. Gomaki nous a donné rendez-vous que demain.

(Okioto) Et ta technique?

(Tokri) Tant que je ne me serai pas améliorer dans ma maîtrise du Chakra, à quoi bon m’user inutilement?

Okioto jeta un livre à la figure de Tokri. Il était sobrement intitulé: ‘‘technique des plus banal ‘‘. Il était abîmé, comme si quelqu'un s‘était amusé à jouer au freezby avec.

(Tokri) C’est quoi cette merde?

(Okioto) Cultives toi un minimum. Un vrai Ninja ne se repose jamais.

Sur ces mots, Okioto laissa Tokri seul. Le jeune homme se mit donc à bouquiner le livre. Elle contenait quelques techniques vraiment absurdes, comme une qui s’appellait ’’sexy méta ‘‘.

*Quel crétin pourrait donc prendre la peine d’apprendre une technique aussi débile?*

Il tomba finalement sur une technique intéressante consistant à dénouer les liens: le ‘‘nawameke no jutsu’’.

*Vu que j’ai rien d’autre à faire, autant tenter cela…*

Il sortit de sa chambre et alla rejoindre son frère dans son bureau.

(Tokri) Okioto, tu peux me nouer les mains s’il te plait? Je voudrai apprendre le Nawameke.

(Okioto, avec un petit sourire sadique) Pas de problème…

Il serra fermement les liens, entravant totalement les poignets de Tokri. Ce dernier retourna dans sa chambre, lut attentivement les instructions et tenta de les appliquer. Il fallait effectuer un certain geste avec ses poignets, qui permettrait de se défaire de ses liens… mais cela se révéla plus facile à dire qu’à faire. Tokri passa son après-midi sur ses liens, progressant toutefois petit à petit. Les liens étaient de moins en moins serrés. La nuit était tombé depuis longtemps lorsque Tokri entendit la voix de son frère l’appelait:

(Okioto) T’es toujours sur ta technique?

(Tokri) Ouais, mais je crève la dalle! Tu peux venir me les retirer le temps que je bouffes?

(Okioto) Rêves! Tu mangeras que quand tu t’en seras libérer et pas avant!

*Bordel, l’ordure!*

Tokri s’acharna sur ses liens, tout en suivant les instructions du livre. Au bout d’une heure, il parvint à se libérer. Le jeune homme descendit, heureux de sa réussite. L’estomac de Tokri criait famine. Il se servit une assiette de ramens et s’assit à côté de Okioto.

(Okioto) Eh ben, ç’était rapide!

(Tokri) Une fois que t’as pigé le truc, c’est très simple.

Okioto ne répondit pas. Tokri le trouva étonnament soucieux.

(Tokri) Quelque chose ne va pas?

(Okioto) J’ai quelque chose à t’annoncer…

(Tokri) …oui ?

(Okioto) Je pars demain pour Mahou, dés l’aube.

(Tokri) Hein? Pourquoi?

(Okioto) Il faut que je m’entraîne pour une technique…et Chikara est le pire endroit pour cela.

(Tokri) Mais tu ne t’es jamais plaint auparavant! Pourquoi partir maintenant?

(Okioto) C’est différent. Cette technique est très complexe et Mahou est l’endroit rêvé pour parvenir à la maîtriser. Ne t’en fais pas, cela ne prendra que quelques temps.

(Tokri) C’est-à-dire?

(Okioto) …6 mois, ou peut-être 7.

(Tokri)

(Okioto) T’en fais pas, tu sera tellement pris dans ton entraînement que tu ne remarqueras même pas mon absence…et puis, t’auras qu’à inviter quelques copains…ou copine (grand sourire)

Tokri ne répondit pas. Okioto devait avoir de bonnes raisons de partir après tout. Mais cela lui faisait tout de même une étrange sensation...

(Okioto) Il est minuit passé, tu ferai mieux d’aller te coucher non?

(Tokri) Merde, j’ai rendez-vous demain à huit heures…

*Fais chier, je vais avoir une tête de zombie.*

Tokri se leva et alla dans sa chambre. Alors qu’il montait l’escalier, il entendit son frère lui criait:

(Okioto) Ne sois pas en retard demain!

*… je ne peux rien promettre.*
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Kazan le 26/5/2008, 18:36

Bien bien... les jours passaient, et l'entrainement avec Takeo et Maître Akio se poursuivait petit à petit. Il avait commencé à m'apprendre comment utiliser le genjutsu pour modifier l'apparence d'objets ou de moi même, mais contrairement au contre, cette fois j'y arrivais pas du tout. Comme quoi c'est pas normal les trucs ninjas: dans la même branche, y'a des trucs qu'on peut réussir hyper rapidement et d'autres pas... s'pas marrant. D'après Akio, j'utilise largement trop de chakra en général. D'après lui, d'un coté j'avais pour le moment très facilement accès aux techniques particulièrement gourmandes, mais dès qu'il s'agissait d'affiner la quantité précise ou des jutsus à basse consommation de chakra, ça deviendrait beaucoup plus difficile. maintenant que j'y pense, mon prof disait la même chose.
Mais bon, pour l'instant j'étais très loin de toute préoccupation ninja: ma mission là, c'était tenir la boutique des parents. Mais à part quatre ou cinq bonhommes à la recherche d'armes et une bonne femme qui était intéressée par un vase particulièrement bien décoré, conçu part des maîtres artisans à l'autre bout de shinnen, rien. Le calme plat. Du moins jusqu'à ce que mon père rentre de son rendez vous avec un client, avec un sac rempli de liasses de billets. Apparemment, sa transaction s'était plutôt bien passée. Le truc plus surprenant, c'est quand il revint de l'arrière boutique, chargé d'un énorme rouleau couvert de poussière.

-Eh fiston, regarde ce que je t'ai retrouvé tiens!
-Hum? Encore mon vieux nours?
-Nan, pas la peluche que tu te trimballais en étant mioche... elle, ta mère l'a rangée dans la boite à souvenirs. En fait, on m'a filé un truc y'a longtemps, et ça pourrait ptêtre te servir.
-Un truc de ninja que t'as volé?
-Pas volé... celui là on me l'a offert.
-Tu dis ça pour tous...
-Mouais, mais celui ci m'a été offert par un seigneur d'un clan de samourai, avant que je commence à travailler pour chikara.
-Donc tous les autres c'était faux?
-Tais toi et regarde ça.
-C'est quoi?
-Apparemment, le seigneur l'avait reçu du village de gensou en tant que cadeau pour des parlementations... euh nan, ça c'est le tableau. Le parchemin, c'est un objet qu'il avait gardé en trophé après se victoire sur un ninja du nord du continent. Bon après, j'ignore si c'est vrai, mais ce qu'est sûr c'est que c'est bien un bidule ninja. J'me suis renseigné pour toi, ça s'appelle un parchemin d'invocation.
-Et ça sert à?
-Invoquer...
-Nan ça ok, mais t'invoque quoi avec ça? Et ça marche comment?
-Ben... je l'ai jamais ouvert, aucune idée. On a qu'à regarder.

Sitôt dit, sitôt fait. Le truc qui frappait d'abord, c'était les noms des derniers bonhommes écrits avec de l'encre rouge. Mon père se pencha sur le parcho de plus prêt pour l'examiner.

-C'est du sang... et les traces là, c'est des doigts... empreintes digitales.
-Y'a écrit quoi là?
-Chais pas...
-On dirait un mode d'emploi...
-Chèvre, rat, chien, lièvre... ça permet d'invoquer tout ça?
-Nan, ça c'est les signes. T'y connais rien, laisses moi voir.
-Aaaaah....
-Donc apparemment, faut que tu écrives ton nom avec le sang d'un scarabé pour pouvoir l'utiliser.
-T'es sûr? J'ai pas l'impression que c'est ça d'écrit.
-T'y vois quoi toi?
-Ben chais pas, c'est très mal écrit... et très mal conservé.
-Bravo P'pa.
-Si tu veux, je le rembarque hein.
-Pas besoin...
-Ou alors attend... si on le tient dans ce sens, ça y est écrit que ça permet d'invoquer les scarabées, mais faut d'abord que tu le signes avec ton sang comme ont fait les autres gars avant toi.
-Avec mon sang... c'est des malsains les ninjas quand ils s'y mettent.
-Tu es ninja.
-Ben d'après mon ancien prof, je suis un très mauvais ninja...
-S'pas ce que disaient tes notes... ni les échos que j'ai de maintenant.
-Ben même, je suis pas malsain. Pis ça te va bien de dire ça, toi qu'arrêtais pas de voler des trucs avant.
-Bref, tu vas faire cette invok où pas?
-Me trancher les doigts pour ça? Chuis pas trop pour...
-Surtout vu la couche de poussière, ça doit pas être hygiénique... je le jette?
-Aucune idée.
-Nan, j'ai entendu dire que c'était génial, et que ça faisait apparaître des animaux ninjas... tu te souviens de Meegeyto?
-Un de tes anciens collègues nan?
-Il a pas arrêté de me prendre la tête avec ses furets ninjas... tellement que je les lui ai peints en bleu avec de les tondre façon caniche pour le calmer.
-Euh...
-Bref, ces bestioles ninjas invoquées je sais pas trop quoi sont incroyables, alors tu le fais et c'est tout!

Après une brève lutte et une longue réflexion sur le comment ça marche ce truc, mon père me contraint donc à signer ce parchemin et à invoquer une bestiole. J'avais juste entendu dire à propos des invocations que c'était très dur d'y arriver rapidement... pourtant j'avais réussi du premier coup. Ptêtre que ça faisait partie des techniques où fallait mettre beaucoup de chakra pour y arriver. En tout cas, le résultat n'avait rien d'incroyable: un simple scarabé... mais qui parlait. Et qui parlait sacrément bien d'ailleurs.

-Bonjour, Seigneur des Glaces, cela faisait très longt.... où est il?
-T'es qui toi?
-Peut importe mon nom, roturier. Où se trouve le Seigneur des glaces?
-Probablement loin d'ici... ici c'est chikara, en plein milieu du désert. J't'ai invoqué.
-Impossible, seul un grand noble peut avoir accès à notre parchemin d'invocation... d'ailleurs, où suis-je? Quel est ce taudis poussiéreux où j'ai atterrit?

Là, c'est mon père qui prit la parole.

-C'est ma boutique 'spèce de cafard!
-Hum... ce misérable, en plus d'être de sang commun, ne maîtrise même pas les arcanes du chakra... ignoront le. Même l'autre est d'un intérêt limitéDîtes moi mon cher, rassurez moi... ce n'est pas vous qui m'avez invoqué, n'est ce pas?
-Sisi, s'moi. Tu sais faire quoi?
-...............................................................
-Tu sais rien faire? Même pas combattre ni rien? Faut pas avoir honte tu sais, tu pourras toujours apprendre des trucs.
-Moi, me battre? Infâme, jamais je ne m'abaisserais à ceci... idée purement folklorique.
-Ca veut dire quoi?
-Non, je le ferais pas.
-Ah... bah t'as rien a faire ici alors je crois... désolé, tu peux repartir. Dis P'pas, y'a moyen de révoquer ces bébètes?
-Aucune idée fils... débrouilles toi avec, moi je retourne au magasin.
-Euh... ouais.

Me voilà seul à seul avec... un cafard. Enfin, techniquement scarabé.

-Donc tu ne veux pas m'aider à quoi que ce soit?
-Non.
-S'pas gentil ça....
-Je me demande cependant... comment ce parchemin est il arrivé ici?
-On l'a offert en cadeau à quelqu'un qui l'a refilé en cadeau à mon père. 'Fin y parait.
-Impossible... le Seigneur des glaces ne se serait jamais séparé de ce parchemin.
-Il est ptêtre mort alors... c'est un samourai qui l'a refilé à mon père.
-Mort??? Malédiction... ma foi, ceci expliquerait pourquoi cela fait dix ans que l'un de nous n'a pas été invoqué.
-'Lors chuis le seul capable de te faire venir... tu veux vraiment rien faire pour moi ptit caf... scarabé?
-Quelle déchéance... mais si je veux que ce parchemin d'invocation retourne en des mains nobles, il me faudra bien que je colabore temporairemment avec ce jeune roturier... bah. Nous verrons bien. Mais tout d'abord, présentons nous selon les règles de politesse élémentaires que vous semblez ignorer. Je me nomme Akênaton, fils d'Ânkh-Khéperourê, petit fils de Sékhemkhet, arrière petit fils de Bernard et arrière arrière petit fils d'Anub-Arak.
-Euh... moi s'Kazan.
-Bien, bien. Je vais réfléchir à ta proposition quant à l'aide éventuelle que je pourrais t'apporter... d'ici une semaine, rinvoque moi et tu auras la réponse.
-Euh... si vous voulez.
-Je te salue...[size=6]Bon, eh ben au moins celui là il m'a l'air bien manipulable. Je pourrais m'en faire un pion utile... même si son air niais me laisse suggérer qu'il sera quelque peu incompétent.

Et hop, il disparut aussitôt. Après avoir murmuré un vague "salut" dans le vide, j'allais me poser dans un coin et roupiller un peu sans me poser de quelques questions. Y'avait pas de questions à se poser, nan?

Deux jours plus tard, je retrouvais Maître Akio et Takeo. Akio voulait absolument que l'on fasse une "vraie" mission en groupe à l'extérieur du village, et on s'est donc retrouvés avec ça sur le dos. Cette fois, on avait eu un C. C'est bien une note moins pire que les D que j'avais eu jusque là, mais c'était franchement petit par rapport aux B et aux A que je sortais à l'académie. 'Fin bon. Après avoir préparé de quoi me dépatouiller à l'extérieur du village, je les rejoignis aux portes (pile à l'heure, comme toujours), et nous nous dirigeâmes vers notre lieu de destination. "Une petite oasis où des bandits de troisième zone se sont établis", qu'avait dit Akio. En tout cas, il avait décidé de profiter du désert pour nous entrainer physiquement, Takeo et moi. 'fin je vois pas trop comment... pourtant, Takeo avait l'air plutôt fatigué à la fin de la première journée de marche. Faut dire qu'on avait pas arrêté de marcher avec de rare pauses, et en rond d'après Takeo. Moi j'en savais rien, mais Akio l'avait félicité se son sens de l'orientation.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Toshirô Okuggi le 27/5/2008, 16:21

J’étais toujours assis sur cet arbre, accompagné de Rin. La journée « Rencontre avec l’avenir » touchait à sa fin et nous décidions d’aller faire un tour en ville. On se promenait souvent ensemble elle et moi, c’était mon amie d’enfance. On était à l’académie en semble et on à passé le test de genin ensemble, mais après ça, on fut séparé car elle fut assigné à une team, et pas moi. Pendant qu’on faisait notre tour habituel aux commerces, j’aperçus mon père Razan qui faisait sans doute quelques courses, quand bizarrement, Rin se jeta sur moi. Nous avions roulés sur quelques mètres et nous arrêtions dans une ruelle…

-(Toshirô)- Mais qu’est ce qui te prends toi ?

-(Rin)- Quelqu’un nous observait, du moins, c’est ce que j’ai ressentis. *se relevant de sur Toshirô*

-(Toshirô)- Mais tu deviens parano ma pauvre, qui pourrait bien perdre son temps à nous observer ?
*frottant ses côtes très douloureuse*

-(Rin)- Je ne sais pas, en tout cas je m’excuse…

Au même moment, mon père s’arrêtait devant la ruelle en face de quelqu’un. C’était un homme grand, portant l’uniforme chuunin. Il avait aussi le bandeau de Chikara. Il me rappelait une certaine personne, mais impossible de trouver son nom. Tous les deux discutaient sans nous prêter la moindre attention…

-(Razan)- Que fais-tu ici ?

-()- Je filais votre fils, ainsi que son amie, mais je les ai perdus de vue dans cette foule.

-(Razan)- Écoute moi bien, je t’ai demandé de faire quelque chose. Tu n’as pas intérêt à échouer, mon fils doit intégrer une équipe car il ne fait rien de ses journées. J’ai besoin de toi pour prendre soin de mon fils. Si il lui arrive le moindre…

-()- Ne vous inquiétez pas monsieur, de plus, je pense avoir trouvé une team. Un jounin du nom de Keira n’a qu’un seul genin à sa charge. Je pourrais lui en parler.

-(Razan)- Bien alors, occupes toi en vite, et ne me déçois pas Syed.

Syed, voilà maintenant j’me rappelais. C’est le chuunin chargé de la supervision de notre test. Il venait de disparaître dans un nuage de fumée et mon père repris sa route. J’me demandais ce qu’ils me voulaient tout les deux. Même s’ils l’avaient très clairement mentionné lors de leur discussion, je savais que cela cachait quelque chose d’autre. Je me tournais vers Rin…

-(Rin)- Oui, j’ai vu et entendu… J’avais bien raison, on était bel et bien suivi.

-(Toshirô)- Yes, mais à quoi joue t il ? Pourquoi me faire suivre ? Tu sais quoi, on s’en fout. Je ne vais rien faire et laisser les choses se passer tout simplement. D’un autre coté il est vrai que je n’évoluerais pas assez vite si je reste seul. Mais je n’aime vraiment pas sa façon de faire.

-(Rin)- Bon on fait quoi maintenant ?

-(Toshirô)- Moi je vais au temple, je dois m’occuper de certaines choses. On se retrouve demain d’accord ?

-(Rin)- Pas de soucis, bon à demain.

Nous sortions de cette ruelle ensemble et nos chemins se séparèrent par la suite. Cela me tracassait vraiment cette façon d’agir. Il y a un problème réel derrière tout ça mais je n’allais pas jouer mon détective. Analyser la situation et laisser les choses se faire d’elles mêmes étaient des choses primordiales. Sur le chemin du temple, je réfléchissais à une manière d’utiliser le Fuuton…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 27/5/2008, 18:26

Sheinji suait à grosses gouttes sous l’effort. Le sang marbrait la terre de rouge tout autour de lui. Il combattait tel un titan, les muscles de son corps puissant faisaient jaillir l’épouvante et la mort sur le champ de bataille. Nul ne parvenait à le toucher, il tuait avant d’être vu, et même avant d’être senti.

Une épée plongea vers son flanc. Il ricana. Ces minables cloportes osaient… L’acier fusa, et trois têtes tombèrent à ses pieds, leurs regards sans vie fixés sur lui dans une dernière malédiction. Il…

Sheinji se réveilla en sursaut alors que les premières lueurs de l’aube filtraient par l’embrasure de la porte. Il suait à grosses gouttes ; ce rêve avait un goût de… réalité difficilement perceptible. Une petite voix siffla à l’intérieur de son crâne : Bienvenue dans la réalité où tu n’est que le misérable petit Sheinji. Le misérable en question sourit avec une pointe d’amertume.

Deux minute plus tard, il était prêt ; ses vêtements de cuir sombre contrastaient avec le soleil qui régnait sur la ville. Il cligna des yeux, ébloui, puis rassembla ses esprits un bref instant. Quelle était sa mission, aujourd’hui ? Il considéra un instant un parchemin jauni par le temps, et soupira. Encore une aventure palpitante… Les mots tracés à l’encre noire tombaient comme une sentence : Retrouver le chat appartenant à la doyenne du village et répondant au nom de Minou. (Sheinji apprécia un instant l’originalité de l’appellation, et reprit) L’objet en question porte une tache blanche sous l’oreille droite. Sa fourrure est touffue, d’une couleur brun-roux. Selon la description de sa maîtresse, il est « absolument adoraaaaaaaaaable, et extrêmement mimiiiiiiii mon chachat à sa mémère que j’adooooore et que »… Bref : l’animal à été aperçu dans le côté sud du village. La récompense est de cinquante ryos… - Sheinji poussa un « aaah » admiratif et quelque peu ironique- moins les frais. – Le genin fit un oooh désappointé.-

La chasse commença.

***

Sheinji courait, à travers les ruelles dépravées et les avenues luxueuses, sans prendre garde aux gens qu’il bousculait et aux personnes qu’il écrasait. Tout à l’heure, il avait aperçu un éclair orangé qui filait entre les tables d’un restaurant de ramens. Le petit fauve lui avait échappé de peu, et le genin avait renversé quelques tables dans sa course, s’attirant la bienveillante sympathie du cuisinier qui lui avait fait nettoyer chaque parcelle de sol à coups de langue. L’enfant avait encore des échardes plein la bouche que Minou filait déjà, comme un trait flamboyant et exubérant de vitalité.

L’un après l’autre, les inconnus défilaient. Non, ils n’avaient pas vu un chaton passer par là, oui ils en étaient certains, non ils ne l’aideraient pas à le trouver et oui ils se foutaient pas mal de ce chat.

La traque reprit, harassante, émaillée de bouleversements imprévus et terrifiants ( Un cul- de sac, une peau de banane sur un trottoir) et de technique ninja de haut niveau ( attirer le matou dans un piège à l’aide de croquettes Félix)

Il traversa une bonne partie de la ville, toujours sur ses gardes, le cœur battant. Plus d’une fois, il avait aperçu, courant sur les dalles de pierres, une forme sombre qui se mouvait avec célérité. Il se devait d’être vigilant.

Plusieurs fois, il crut avoir rattrapé le félin, et plusieurs fois, il fut déçu. Il parcourut une grande partie du village, mais ne trouva aucune trace de sa cible, mis à part quelques poils roux laissés en vrac sur une échoppe. Sheinji sourit. Un indice. Très bien. Il ramassa précautionneusement les reliefs de fourrure, la seule piste concrète qu’il possédât, et aperçut, éclairé par la lune qui commençait à poindre, un homme de haute taille baigné par la frénésie ambiante comme un roi baigne dans la foule. Le Genin s’éclaircit la voix.

- Excusez moi, monsieur…

- Oui ?

L’air avait frémi ; Sheinji sursauta : l’homme était déjà à côté de lui. Un ninja ? Il sourit en remarquant le bandeau ceint au front de son interlocuteur. Son hypothèse se révélait apparemment exacte. Il reprit :

- Vous n’auriez pas vu passer un chat, de…

- Pourquoi te répondrais-je ? C’est une mission, non ? De rang D, en plus. Tu n’as pas besoin de moi, si ?

- Mais je…

- Silence, petit. Tu dois te débrouiller seul. Je ne t’aiderai pas… Du moins pas aujourd’hui. Allez, file, tu vas le rater, ton chat !

Sheinji détailla un instant l’homme qui lui faisait face. Son visage était extraordinairement pur ; De longs cheveux blancs qui battaient ses épaules en une pluie régulière encadraient un visage lisse, aux traits fins et ciselés. Les yeux inconnus avaient une couleur bleue profonde, et un éclair d’intelligence les traversait. Il émanait de l’homme un halo de pouvoir presque palpable. Ce type n’était assurément pas ordinaire.

L’homme sourit, comme s’il avait deviné ses intentions.

- Je m’appelle Kenshiro.

- Moi, je suis…

- Je sais quel est ton nom, jeune shinobi. Je sais bien des choses sur toi, d’ailleurs.

Le jeune shnobi en question retint un sourire entendu. Des malades dans ce genre, qui pensaient être traversés par une force mystique, il y en avait partout…

- Tu transmettras mes amitiés à Ichirô, dit l’autre en s’éloignant.

Sheinji se figea net, et un sourire se dessina lentement sur son visage. Ichirô était le nom de son père… Qui était cet homme, pour le savoir ? Il se retourna, prêt à questionner, quant il s’aperçut que Kenshiro avait déjà disparu.

- Peu importe, sourit-il. De toute façon, j’ai toute ma vie pour l’apprendre !

Et c’est sur cette maxime optimiste que l’enfant reprit la chasse.

***

- Hé ! Arrête toi !

L’ordre, dispensé d’un ton autoritaire, n’eut aucun effet sur l’adolescent. Après plusieurs heures de poursuite, il touchait enfin au but. Ce n’était pas quelques étalages renversés qui allaient l’arrêter !

Il avait aperçu Minou quelques quarante minutes plus tôt, mais une mauvaise orientation avait brouillé les pistes, et il avait été contraint de rebrousser chemin. Enfin, il avait acculé le petit fauve dans une ruelle sombre, et son ombre se découpait sunistrement sur le chaton marbré, tout grelottant de terreur… Le shinobi retint un rire sadique. Sa mission consistait simplement à ramener cet animal à sa maîtresse, et non de le supprimer. Sheinji était tenté : Toute une journée de cavale pour une si petite récompense… Il se força à arborer un sourire rassurant, malgré les tremblements qui trahissaient sa nervosité.


- Minou, appela t’il allez viens, Minou, viens. Tu rentres à la maison.

L’animal miaula, le regarda fixement, et s’approcha.

- C’est bieeen… L’était un bon minou, ça… Voilà…

Tout à coup, Sheinji sentit un déplacement d’air, et une intense douleur au visage. Déjà, le matou s’engouffrait dans une place adjacente.

- Bordel de p*** de merde ! hurla t’il.

Il se mit à courir. Sale petit monstre pouilleux ! Ce chat était plus vicieux qu’il ne l’avait imaginé. Son cœur battait avec vigueur dans sa poitrine. Il était fatigué, il avait froid, il avait faim, il avait honte. Pourquoi ce sac à puces ne se laissait il pas…

Il s’arrêta. Son cerveau enregistra lentement, avec délectation, l’information que ses yeux lui transmettaient. Son souffle s’accéléra, ses pupilles se dilatèrent, sa bouche s’arrondit en un « O » triomphant.

Là, sur le mur retouché de gris qui bordait l’avenue, insolemment couché sur la pierre, le chat observait mollement l’agitation qui régnait. Il s’étira de façon si nonchalante que Sheinji sentit la haine monter en lui. Il la refoula sévèrement : il ne devait pas se laisser aller aux émotions, la réussite de sa mission en serait compromise. Il bénit son clan de lui avoir appris les bases du déplacement furtif, car le matou ne le remarqua qu’à la dernière seconde. Une lueur de sauvagerie s’alluma dans les yeux ambres du félin, il voulut fuir… Trop tard. Sheinji était déjà sur lui. Un dernier gémissement plaintif s’échappa du terrible prédateur, et Sheinji, après une courte lutte parsemée de jurons, de coups de griffes et de miaulements, parvint à soumettre son adversaire à sa volonté. Soudain, Minou bondit, si rapide que Sheinji n’eut pas le temps de réagir, si puissant qu’il retomba sur ses pattes à plusieurs mètres de là.

Problème. L’envolée du matou avait déstabilisé Sheinji. Oubliant qu’il se trouvait sur un mur qui s’élevait à une douzaine de mètres de hauteur, il avait perdu pied. Seul un réflexe foudroyant lui avait permis de se suspendre au dessus du vide, d’une seul main, et de rester accroché à la seule force des bras. La douleur ne tarda pas à se faire sentir, et le genin serra les dents. Alors, il remarqua quelque chose, et faillit tomber dans le vide.

Minou, le chat qu’il était sensé retrouver, portait une tache blache sous l’oreille droite.

Ce chat là n’avait pas de tâche.

Sheinji crût devenir fou. Impossible… L’animal qu’il poursuivait depuis ce matin n’était pas sa cible ?

Sheinji lâcha prise, se rattrapa, sans oser regarder en bas… C’est alors qu’il vit, à côté du premier chat, perché en face, un chaton, avec un point clair à l’oreille.

Minou.

L’animal s’approcha lentement, ses yeux verts, éclairés par l’éclat du soleil, luisaient sinistrement. Il posa une patte sur la main de Sheinji, miaula comme un humain aurait ri, et sortit ses griffes.

La chute fut vertigineuse… et douloureuse. Sheinji sentit le vent siffler à ses oreilles, l’espace d’un instant, puis il se réceptionna sans douceur sur le store d’un étalage. Ses réflexes de shinobi et la molesse de sa réception lui permirent de s’en tirer sans dommages autre qu’une douleur à tous les muscles du corps. Une forme sombre lui atterrit dans les bras avec délicatesse. Minou se pelottona contre la poitrine du genin, et s’endormit.

***

La lune était haute dans le ciel lorsque Sheinji revint du Quartier Général de Chikara en traînant les pieds. Plus jamais il n’accepterait une mission comme celle là ! Il s’affala sur son lit, baigné par un sentiment de béatitude absolue. Alors qu’il sombrait dans le sommeil, les souvenirs de la journée lui revinrent, et contre toute attente, un sourire se dessina sur ses lèvres entrouvertes :

- Vivement demain, dit-il.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 31/5/2008, 16:41

Creuser, toujours creuser. Il en avait mal aux mains, à force… Sa peau était couverte d’ampoules, ses doigts bleuis par le froid tremblaient continuellement. La bêche qu’il soulevait pour planter dans la terre était lourde… Sheinji essuya d’un revers de main son front trempé de sueur, et se remit à l’ouvrage. Deux heures déjà qu’il avait débarqué au champ, avec pour objectif d’aider les récoltes. Finn, un grand dadais entre deux âges, lui avait immédiatement désigné un carré de terre et une pioche. Le genin avait alors commencé à retourner le champ.

Sheinji soupira : d’abord, le chat qu’il avait fallu poursuivre à travers toute la ville, ensuite l’aide aux récoltes… L’enfant se demanda ironiquement quand est-ce qu’il allait passer par la garde d’enfants. Ces missions étaient très ingrates, humiliantes, modestes. Pourtant, le genin tirait quelque part une (légère) fierté à accomplir sa besogne : Il apprenait ainsi la modestie, et la remise en question. Un peu rasséréné, il abattit de nouveau son outil sur la terre brune.

Il se remémora son précédent entraînement : il avait couru pendant des kilomètres, avec des poids attachés aux pieds. Il était extrêmement rigoureux quand il s’agissait d’entraînement, en particulier lorsqu’il était question de vitesse. Sa rapidité, supérieure à celle des autres genin, faisait sa fierté.

- Hé, petit ! Tu rêves ?
- Euh… Non, non !

L’homme considéra l’enfant avec une mine songeuse. Ce genin travaillait sans se plaindre depuis plusieurs heures. Il avait mérité un peu de repos.

- Allez, sourit l’homme. Va te reposer, je finirai.

- Mais… La mission…

- Ta mission consistait à nous aider aux travaux des champs, non ? Tu peux considérer qu’elle est accomplie !

- D’accord, répondit Sheinji. Merci à vous !

- Merci à toi, petit !

L’homme se détourna, et empoigna la bêche. Sheinji emprunta l’artère principale du vilage, bifurqua à plusieurs reprises en s’arrêtant parfois pour saluer les gens qu’il connaissait, prit le chemin qui menait à la résidence des Kageniwa, et s’arrêta devant la porte de fabrication sommaire qui tenait lieu d’avant garde à la bâtisse. Le jardin, broussailleux, était mal découpé. La maison donnait l’impression d’être spacieuse, ses des murs ocres et des volets bleu reflétant la lueur du soleil qui embrasait la ville. Sheinji s’avança, et fit un signe à son frère, Hatori, qui s’exerçait au lancer dans le jardin. Hatori avait quatre ans de plus que lui, et était l’un des éléments les plus prometteurs du clan. Il était chunin depuis deux ans, et se vantait du fait que le Kage en personne lui avait promis une promotion future.

- Tu viens t’entraîner ?

- Pas maintenant, grand frère. Je suis lessivé !

- Quelle était ta mission, aujourd’hui ?

- Ils m’ont fait gratter la terre jusqu’à ce que mes mains se disloquent.

Hatori prit une intonation geignarde, un peu moqueuse :

- Oh, mon pauvre chéri ! ça a du être te-rri-fiant !

Sheinji leva les yeux au ciel. Les manœuvres de provocations de son frère étaient d’une grossièreté incroyable… Mais tellement efficaces ! Il répliqua :

- C’est la bagarre que tu cherches ?

- Bien observé, le nain ! Allez, voyons si tu t’es amélioré depuis notre dernier combat !

Sheinji se jeta sur son frère, et visa sa gorge. Hatori para d’un revers de main négligent, puis enchaîna quelques attaques fluides. Le genin contint avec difficulté, et recula d’un pas. Son frère était vraiment trop rapide !

Il visa tour à tour la gorge, le plexus, le cœur, le poumon… Sans succès. Hatori était toujours prêt à parer. Sheinji cédait progressivement du terrain.

- Tu ne me laisses pas le choix… maugréa t’il.

Il s’accroupit, et défit lentement les bandages serrés autour de ses chevilles. Ceux-ci firent un bruit mat en heurtant la terre.

- Tu enlève tes poids, petit frère ?

- J’y suis obligé si je veux te battre.

- Et tu penses sérieusement avoir une chance ?

Sheinji ne répondit pas, et lança sur son adversaire un kunai ou était suspendu un parchemin explosif. Les yeux de Hatori s’écarquillèrent lorsque l’explosion le happa. La fumée envahit la zone.

Sheinji restait aux aguets. Son frère était un combattant redoutable, il ne fallait surtout pas se relâcher. L’épais panache gris, comme un témoin de la déflagration, refusait tout contact visuel. Le genin se demanda si…

- Ose seulement bouger un doigt et tu es mort.

L’enfant se raidit. Le contact glacé du métal sur sa peau le révulsait. Il ouvrit la bouche pour parler, le chunin le devança :

- Technique taijutsu… Facile d’échapper à cette fumée et de réapparaître derrière toi sans que tu le voies… Tu t’es battu correctement, mais c’est terminé.

- Tu crois ?

- J’en suis sûr.

Un mince sourire se dessina sur les lèvres du genin, et tout à coup, Sheinji écrasa le pied d’Hatori, assez fort pour que celui çi relâche son attention. Le genin se dégagea en haletant. L’endurance n’était pas son point fort…

Hatori lui lança un regard passablement admiratif, et un peu ennuyé.

- Pas mal, petit… Pas mal… Je ne m’attendais pas à ça !

Un éclair sombre passa dans son regard.

- Mais…

Il disparut. Sheinji ressentit soudain une terrible douleur au plexus, et s’effondra. Son frère le regarda avec une pointe de dédain.

- Tu es encore loin de maîtriser correctement le taijutsu de notre famille…

Sheinji ne répondit pas, et resta à terre. Hatori avait eu la main lourde. Il gémit, et fut aussitôt saisi de honte. Il ne devait pas montrer qu’il avait mal. C’était une question de dignité.

- Alors, le provoqua son frère, tu continues ?

- Je… vais m’entraîner. Me battre de nouveau contre toi ne servira à rien aujourd’hui.

- Comme tu veux, lâcha Hatori, renfrogné. Je continue tout de même à penser qu’un combat reste le meilleur moyen de progresser.

- Cela n’est vrai que lorsqu’on se bat contre une personne de même niveau. Or, tu remarqueras que je suis genin, toi chunin, et que tu es l’un des meilleurs en taijutsu de la famille. Je ne vois pas l’intêret de poursuivre le combat.

- Pff… Tu n’es pas drôle.

- Un affrontement de ce type n’est amusant que pour toi.

- Ca peut t’aider à progresser, tu sais…

- Tu radotes, remarqua Sheinji. L’âge, probablement…

Et il s’enfuit à toutes jambes dans le jardin pour échapper à son frère.

***

La lune flotte dans le ciel tandis que la nuit se faufilait entre les rues, nimbant les échoppes endormies d’un sombre voile. Tout, dans le village, n’est que silence. Même les combattants qui ce soir là guettent l’horizon se font petits.

Ce soir, une étoile se lève.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 31/5/2008, 22:48

La sonnerie du réveil résonnait depuis au moins 10 minutes, se répercutant en écho dans la tête de Tokri. Il tâtonna sa table de chevet et éteignit son réveil. Tokri resta étendu sur son lit et se passa une main sur le visage en refermant les yeux. Il avait programmé son réveil pour 7h00 du matin mais le jeune homme n’avait aucune envie de se lever.

*Fainéantise, quand tu nous tiens…pourquoi suis-je ta victime favorite ?*

Tokri savait qu’il était temps de se préparer… mais s’entêtait à rester allongé. Son corps lui semblait lourd, comme si tout le poids de sa fainéantise pesait sur son corps. Pourquoi Gomaki leur avait demandé de se lever aussi tôt?

*Bon, je me lève… quoique, je peux bien me permettre quelques minutes de plus… Non! Je vais finir par être en retard!… et puis zut, j’suis trop crevé…quel dilemme, Gomaki a peut-être prévu de nous entraîner dés aujourd’hui…*

L’esprit de Tokri continua de flancher entre les deux partis durant un long moment. Lorsqu’il rouvrit finalement les yeux, le cadran du réveil indiquait…9h30!

*Merde, je suis en retard!*

Tokri se leva et se dirigea vers la salle de bain d’un pas las. Il était déjà en retard, inutile de se presser. Le Genin prit tout son temps sous sa douche, puis enfila ses vêtements. Il noua son bandeau autour de son bras droit et descendit dans la cuisine. Il prépara ensuite son petit-déjeuner, seul. Tokri se rappela alors que Okioto était parti très tôt ce matin pour Mahou. La veille, le jeune homme n’avait pas songer à lui demander en quoi consistait cette technique qui nécessitait un tel départ. De toute façon, Tokri était certain que son frère l’aurait envoyé baladé. Son petit-déjeuner terminé, Tokri prit son équipement et quitta la maison. Il était 11h00.

Lorsqu’il arriva au point de rendez-vous, Tokri constata que les membres de l ’équipe l'attendait, seul Nika manquait à l'appel. Ce détail le surprit, était-elle également en retard?

(Gomaki, une clope au bec) Alors Tokri? Trois heures de retard, t’es bien comme ton frère!

(Tokri) Désolé, j’ai un peu trop roupillé… Nika n'est pas encore arrivé ?

(Okioto) Elle est en voyage familiale à Mahou. Elle n’a été prévenu qu’hier après-midi et s’est excusé de ne pas pouvoir être présente.

(Tokri) … dommage.

(Mutika) Elle te plaît pas vrai?

(Tokri) La ferme…

Le jeune homme remarqua alors que Mutika et Izul semblait épuisé.

(Gomaki) Tu tombes à pic, Tokri. Je viens de tester le niveau de tes deux partenaires. C’est à toi à présent.

(Tokri) Tester? C’est-à-dire?

(Gomaki) On se bat. Et tu as intérêt de tout donner.

(Mutika) Ce minable?… Vous allez le rétamer en peu de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Tokri ne releva même pas la remarque et suivit Gomaki jusqu’au milieu du terrain. Ils se postèrent à une certaine distance l’un de l’autre, se préparant tout deux au combat. Tokri ne stressait pas, Gomaki était un ami de Okioto et le jeune homme le connaissait quelque peu. En vérité, il était plus excité qu’autre chose. Gomaki continuait à fumer sa cigarette.

(Tokri) Vaudrait mieux jeter ça non ?

(Gomaki, soufflant un filet de fumée) J’l’ai gardé face à tes compagnons… et ça sera pareil contre un bleu comme toi.

(Tokri, amusé par l’assurance de Gomaki) Si vous le dîtes…

Sans prévenir, Tokri saisit trois shurikens dans chaque main et les projeta vers Gomaki. Ce dernier les para sans problème de son kunai. Tokri se précipita vers lui et, au moment ou Gomaki allait le frapper avec son kunai, fit une glissade et passa derrière lui. Tokri s’apprêta à frapper, mais le Jounin para le coup de poing avec son genou. Lâchant son kunai, Gomaki frappa Tokri qui se retrouva projeter sur plusieurs mètres. Le jeune homme se releva, sonné, et la lèvre légèrement ouverte.

(Gomaki) T’as une sacrée patate… mais t’es beaucoup trop lent.

Tokri ne se vexa pas de la remarque de Gomaki. Il savait que le Jounin ne faisait que l’évaluer et ces paroles n’étaient en rien des provocations. Il ne faisait qu’énoncer ce qu’il constatait.

(Gomaki) On va continuer encore un peu. Utilises toute tes ressources!

*Je vais quand même éviter d’utiliser la Tornade…pas envie de me retrouver une nouvelle fois à l’hôpital.*

Tokri repassa à l’action, mais tout ses assauts furent déjoués par Gomaki. Ce dernier était un redoutable adversaire. Tokri se retrouva au sol, hors d’haleine. Aucune de ses attaques n’étaient passé. Tokri se releva une fois de plus, se préparant à repasser à l’attaque.

(Gomaki) Arrêtons là! Tu es lent et beaucoup trop prévisible. De plus, il t’arrive de frapper dans le vide, mais tes coups sont portés avec une grande puissance. J’ai également constaté que tu as une très bonne endurance. J’aurai une question à te poser…

(Tokri, qui avait écouté avec attention) Laquelle?

(Gomaki) Okioto m’avait dit que ton grand-père t’avait enseigné la Tornade de Chikara. Pourquoi ne pas l’avoir utilisé contre moi?

(Tokri) La dernière fois, je me suis retrouvé à l’Hôpital à cause de cette technique. J’avais pas envi d’y retourner.

Gomaki hocha la tête et garda le silence quelques instants. Il termina sa cigarette et déclara, après l’avoir jeté:

(Gomaki) J’ai quelques idées d’entraînement pour vous tous. Mais je pense que le mieux serait de commencer par effectuer quelques missions.

(Izul) Nous commençons vraiment sans Nika?

(Gomaki) Malheureusement, oui. Mais il n’y a pas à s’en faire. Elle va certainement s’entraîner à Mahou, vous ne serez pas en avance par rapport à elle. Je la testerai à son retour. Bien, vous avez quartier libre pour cet après-midi. Rendez-vous au QG demain, à 11h! Nous commencerons à effectuer quelques missions. L’horaire n’est pas trop tôt pour toi, Tokri?

(Tokri) … ça devrait aller.

(Gomaki) Dans ce cas, à demain les jeunots!

Il disparut dans un nuage de fumée.

(Mutika) Bon ben à demain tout le monde.

(Izul) A demain.

Tokri se retrouva seul sur le terrain d’entraînement.

*Bon bah puisque je suis là, autant m’entraîner un peu au Taijutsu. (gargouillement) Finalement je vais bouffer un truc avant, ce test m’a donné une de ces dalle!*


Dernière édition par Tokri Utak le 3/6/2008, 21:51, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Toshirô Okuggi le 2/6/2008, 06:15

J’avais quitté la rue du marché d’un pas pressé. J’me demandais si Syed me suivait encore. Même si j’étais au courant de cela, je ne devais pas le laisser paraître. J’étais en direction du temple, le chemin était assez long. Je devais passer devant le QG, longer une ruelle et arriver en face des jardins artificiels, monter une série de marche et m’engouffrer dans ce qui semblait être une arche. Il faisait très sombre dans les couloirs du temple. Ils étaient éclairés par des bougies dégoulinantes de cire fondue. Une ambiance glaciale régnait en ce lieu. Pendant une dizaine de minutes, je parcourais à mon aise les allées désertes avant d’enfin m’arrêter devant la porte d’une pièce. La porte s’ouvra lentement, un grincement aigu accompagnait son coulissement. J’entrais alors dans la pièce, ôtais mes chaussures puis m’assis sur les genoux face aux tablettes de pierre…

Les Okuggi sont détenteurs d’un extraordinaire pouvoir. Il est éveillé en chacun d’eux, et pour une raison quelconque, le chef de famille, et lui seul, doit en informer le possesseur quand ce dernier sera promu Chuunin. Bien sûr, une autre règle s’en suit. L’utilisateur de ce pouvoir est considéré apte à fonder une famille qu’après la pleine maitrise de ce pouvoir atteinte…

-(Toshirô)- Humm… La suite ne m’apporte rien de plus concret… Peut être que pour l’instant je devrais essayer de maitriser le Fuuton. Je sais que j’y suis lié, comme le reste de mon clan, mais je ne connais pourtant aucune technique. Peut-être devrais-je aller rendre visite à mon oncle, lui pourrait m’en apprendre d’avantage sur le Fuuton. En ce qui concerne ce pouvoir, je saurais les choses qu’il faut en temps voulu.

Je me relevais, enfilais mes chaussures et fit coulisser la porte. Les couloirs étaient aussi sombres qu’à mon arrivée, rien n’avait changé. Une fois sortit du Temple, il faisait nuit, la pleine lune scrutait Chikara. On pouvait apercevoir les patrouilles de sécurité effectuant leur ronde habituelle. Je passais devant eux, et les saluais. L’horloge du village sonnait onze heures et personne ne trainait dans les rues. Une vingtaine de minutes s’étaient écoulées depuis mon départ du temple, et la résidence du clan Okuggi se profilait à l’horizon. Un chemin de pierre menait à un grand portail de fer noir, qui brillait sous les rayons lunaires. Je le franchis, puis continuais de suivre ce chemin de pierre jusqu’à ce que je m’attarde sur une maisonnette, celle de mon oncle. Je frappais donc…

-()- Qui est ce !? *d’un ton suspicieux*

-(Toshirô)- C’est Toshi’, oncle Benn’z.

-(Benn’z)- Ah mon garçon, attends j’arrive. *se précipitant pour ouvrir la porte*

-(Toshirô)- Bonsoir tonton.

-(Benn’z)- Hey Toshi’ ! Quel plaisir de te voir, entre je t’en prie. Alors, comment se porte mon petit ninja ?

-(Toshirô)- Bien, merci. Dis tonton, excuse moi d’être si directe, mais j’ai besoin de conseil…

-(Benn’z)- Au sujet des filles ? *plissant les yeux et affichant un sourire suspect à l’égard de Toshirô*

-(Toshirô)- Maieuh, ça va pas ! *son visage prit alors une teinte rose* Nan autre chose…

-(Benn’z)- Ah je vois, au sujet des huit portes… Tu voudrais un petit entrainement pour ouvrir la quatrième, n’est ce pas ?

-(Toshirô)- Non plus, mais tu chauffes. Je veux apprendre un technique Fuuton. J’ai une intelligence supérieure à la moyenne, mais je ne connais pas pour autant la moindre technique Fuuton.

-(Benn’z)- Bien sûr, garçon. Viens avec moi. Il se fait tard, nous allons d’abord dire à ton père que tu es chez moi, et que tu passeras la nuit ici. Ensuite j’vais voir ce que je peux faire.

Sur ces mots, l’oncle Benn’z mis un pantalon (comme il vivait seul, il se trimbalait toujours en caleçon), et nous nous rendîmes alors chez moi. Benn’z savait convaincre papa, un sentiment de confiance émanait de lui, et il avait à de nombreuses reprises, montré que l’on pouvait compter sur lui. C’était un homme responsable et actif. Le seul problème, c’est que malgré ses talents innés pour le ninjutsu et le taijutsu, il avait toujours refusé de faire carrière en tant que ninja. Il avait fini dans les affaires, il tenait une armurerie aux commerces de Chikara. Nous étions de retour chez lui, c’était une petit maisonnette faite de terre et de sable (un peu à la Star Wars), mais complètement aménagé à l’intérieure. Dans un placard, se trouvait un escalier qui s’engouffrait, aurait on dit, au centre de la Terre. Il me fit signe de le suivre et nous entreprenions une descente dans les abîmes du Village. En vérité, je connaissais déjà cet endroit. C’est ici qu’il m’avait enseigné la maîtrise des portes de chakra. C’était un endroit sombre, rocheux, et très, mais alors très spacieux…

-(Benn’z)- J’espère que t’es prêt, boy. Tu vas trimer toute la nuit… Commençons par un petit combat, il faut bien s’échauffer… Go go go !!!

Je m’attachai alors les cheveux et me lança à l’assaut. La rapidité n’était pas mon fort, de ce fait, il était assez facile de prévoir mes mouvements. J’enchainai des techniques pieds-poings, coup de pied circulaire sauté… Rien de très efficace, mon oncle bloquait absolument toutes mes attaques. J’étais face à lui le regardant dans les yeux. Je disparaissais dans un nuage de fumée, apparus au dessus de lui et lui assena un coup de talon empli de chakra. Le haut du crane de Benn’z se fendit sous le choc de mon talon, et il tomba par terre. Il explosa à son tour dans un nuage de fumée. Je retombai alors un peu plus loin, scrutant tous les cotés afin de prévenir le moindre geste. Je captai un léger sifflement, qui se faisait entendre de plus en plus fort. C’était Benn’z qui arrivait aussi vite qu’une flèche, et me frôla, enfin c’est l’impression que j’avais eu. Il fit demi-tour et, avant que j’aie eu le temps de lui faire face, me monta en l’air d’un coup de pied dans le bas du dos. Tous les os de mon dos craquèrent, et une douleur se fit sentir aussitôt. Je retombai alors violemment sur le sol. Benn’z me lança…

-(Benn’z)- Tu ne peux me faire face sans ouvrir les portes, tu le sais très bien…

-(Toshirô)- Yes, c’est partit !

Une fois en position, une veine grossie légèrement, et ma vitesse augmenta considérablement. Mon oncle de précipita sur moi, son poing serré et prêt à frapper ma tête. Il ne toucha rien du tout, j’avais disparu et me tenais quelques mètres derrière lui. J’ouvrais ainsi la deuxième porte, décuplant ma force physique. Me retournant pour faire face à mon oncle, celui-ci me disait…

-(Benn’z)- Héhé gamin, ne gâche pas un si bel élan. Ouvre la troisième et ne retiens pas tes coups. Par contre, tu as un sérieux souci, essaye de ne pas trop être gourmant, laisse le chakra circuler, mais tout en gardant son contrôle.

Après un bref signe de tête, j’ouvrai la troisième porte… Une étrange pression régnait à présent dans la pièce. Mon oncle était forcé de se protéger à cause du vent et de la poussière que je soulevais. Je me sentais puissant, je pensais que j’aurais pu déplacer des montagnes si l’envie. J’éprouvais un sentiment de rage, je ne savais pas pourquoi, mais j’avais une sale envie d’ôter la vie. J’apercevais mon oncle qui me faisait de grand signe, il s’approchait de moi…

-(Benn’z)- Du calme, maintenant je pense que t’es chaud.

-(Toshirô)- Nan, j’veux continuer à me battre !! *accentuant la pression émanant de son corps*

-(Benn’z)- Obéis, maintenant !

-(Toshirô)- Excuse-moi… *reprit ses esprits refermant ainsi les portes de chakra*

-(Benn’z)- Bien regarde attentivement.

Benn’z concentra son chakra dans une main. Une aura lumineuse apparut alors… Il prit un kunaï, et fit circuler le chakra dans cette arme. L’aura maintenant s’était matérialisé autour du kunaï. Il le jeta sur un rocher, mais transperça, ainsi qu’une dizaine d’autre derrière.

-(Benn’z)- Question ?

-(Toshirô)- Euh…

-(Benn’z)- Attends moi ici !

Il disparut et après une vingtaine de minutes revint avec un long paquet en papier.

-(Benn’z)- J’ai trouvé ça, lors de mon expédition dans Yuukan. Elle s’appelle " Shippuu "… *me tendant le paquet*

-(Toshirô)- Comment ça, elle s’appelle ? *déballant le paquet*

-(Benn’z)- C’est un katana un peu spécial, mais je ne veux pas trop t’en dire non plus. Mets le ou la, c’est toi qui vois, de coté un instant. Tu vas refaire ce que j’ai fais un peu plus tôt.

Pendant près de deux heures, je m’exerçais ainsi à focaliser le chakra dans mes mains. J’avais vite pigé le truc, il me manquait l’entrainement. Benn’z s’était assoupi, mais au bout d’un moment, il se redressa et dit tout simplement…

-(Benn’z)- Essaye avec Shippuu maintenant…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Wong le 2/6/2008, 10:10

Cela faisait des jours que je m'entraînait à donner à l'eau une forme humaine et chaque jour, malgré la fatigue qui venait toujours, je réussissait. Le moment était venue de glacer l'eau, ce qui allait, j'en étais sûr, bien plus dur que le reste. Je joignit mes mains comme il fallait, le sceau d'eau en place.

"Kooriwana no jutsu!"

L'eau prit une ascension verticale puis prit une forme humaine parfaite, je devais maintenant la rendre glacer avant de continuer. Je m'approcha de l'eau, bien que je maintenait la forme humaine, l'eau tremblait à chaque pas, je tendit ma main et à peine effleuré, l'eau retomba lourdement sur le sol.


*Ok...j'ai un problème de concentration moi...*

Encore une fois, je remit de l'eau dans le sceau puis réitéra l'opération,l'eau avait reprit forme humaine. Je m'efforçai de garder ma concentration aussi longtemps que possible. Après une profonde inspiration, je tendit ma main vers l'eau, j'avais réussit à garder la forme stable et ma main traversa l'eau sans rien perturber.


*Très bien...maintenant faut glacer tout sa...*

J'injecta une infime dose de chakra dans l'eau, je sentit une rapide fraîcheur mais rien de bien folichon. Je remit du chakra en plus grande quantité et cette-fois, l'eau était plus froide mais encore loin de la glace. Je prit une profonde inspiration et injecta une très forte dose de chakra, trop, l'eau se dispersa dans une explosion mouillé et je me retrouvai la main tendue dans le vide complètement trempé. Je réprimais un petit sourire, si quelqu'un me voyait, j'aurais l'air fin.

*Kaito...t'es un idiot...*

Encore et encore, je m'efforçais de rendre l'eau glacial mais j'avais encore du mal, l'eau devenait froide certes, mais pas suffisamment pour espérer être solide. Le sceau redevenu plein, j'allais essayer cette fois de ne pas me retrouver trempé.


"Kooriwana no jutsu!"

Revoilà, l'eau redevenait forme humaine, je tendit une nouvelle fois ma main vers l'eau, jusque là, no soucis, j'injecta du chakra en quantité raisonnable mais le problème venait de la répartition du chakra dans l'eau, seul la zone injecté était devenu glacial, le reste était très froid mais pas solide.

*Bon...et si j'injectai en déplaçant ma main de bas en haut...*

Tout en gardant la concentration requis, ma main fit des mouvements vertical alors que je continuait à mettre du chakra et l'eau devint complètement glacial.


*Très bien...maintenant va falloir en faire un clone...j'ai la forme, j'ai la glace...manque l'apparence....*


Dernière édition par Wong le 3/6/2008, 07:26, édité 2 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 2/6/2008, 22:32

- Attention !

Le cri strident avait jailli de plusieurs bouche. Des dizaines de paires d’yeux contemplaient, impuissantes, le pan de mur du bâtiment qui s’effondrait, en formant une cicatrice béante sur la façade de l’édifice. Catastrophés, les badauds avaient remarqués un garçon d’une quinzaine d’années, qui marchait d’un pas vif en direction du magasin. Le genre d’enfant discret, qu’on oublie vite. Les regards se seraient détournés de lui sans même le détailler si l’échafaudage ne s’était pas écroulé au moment ou le genin passait dessous.

Fébriles, les villageois commencèrent à fouiller dans les décombres fumantes et blanchâtres en soulevaient des nuages de poussière, à la recherche du corps torturé qui se vidait de son sang à seulement quelques mètres d’eux. Les curieux n’étaient aucunement intéressés par la vie de ce garçon, mais étaient simplement avides de scandale.

Or, ils eurent beau creuser jusqu’à se retourner tous les ongles, ils ne retrouvèrent aucune trace de corps ensanglantés. Alarmés, il firent le tour des environs pour le retrouver, allant même jusqu’à croire à l’hallucination… Peine perdue.

Une seule conclusion était possible.

Le garçon avait disparu.

- Ça suffit.

Les badauds se mirent à tournoyer, leurs mines catastrophées plaquées sur le visage, et, lentement, ils se dissipèrent.

Sheinji était assis dans une salle sobre et peu meublée, simplement éclairée de quelques bougies qui se consumaient lentement. Hatori se tenait en face de lui, ses yeux fauves brillant d’amusement et d’un peu de fierté. Il s’éclaircit la voix :

- Magnifique, petit frère ! Cela confirme ce que j’ai dit à notre père tantôt, tu as un grand talent pour produire des illusions, mais tu es surtout brillant dans l’art de les contrer… Tu n’a pas défait mon genjutsu, mais tu as tout de même réussi à inverser la situation à son avantage… Pour un shinobi débutant qui s’exerce rarement aux illusions, je te trouve particulièrement compétent…

- Mais quand tu as vu que je paniquais, tu as réduit la pression sur la fin, je l’ai senti. On ne peut pas dire que cela soit une réussite…

- L’illusion que j’ai utilisé est, quoique basique, normalement hors de portée pour un novice. Si je n’avais pas réduit, et de beaucoup, la puissance du sort, l’illusion t’aurait emporté. Il n’empêche que je te félicite, tes progrès dans cet art sont impressionnants. Dommage qu’on ne puisse pas en dire autant du taijutsu…

Sheinji se rembrunit. Il s’exerçait au taijutsu au moins autant qu’un pratiquant confirmé. Il passait de très longues heures à esquiver, sauter, feinter, frapper, tandis que le soleil déclinait dans les cieux et que le temps passait, à son inexorable manière ; toutefois, il restait l’un des moins compétents de sa promotion. Comme il aurait souhaité exceller un peu moins en illusions, et être un peu plus performant en combat physique ! Il maugréa :

- On a assez travaillé les illusions. Passons au taijutsu, maintenant.

- Tu sais, si tu délaissais un peu le cors-à- corps pour t’occuper plus des illusions, tu atteindrais rapidement un niveau exceptionnel.

- En tant qu’illusionniste. Seulement en tant qu’illusionniste.

- Et alors ?

- Et alors je deviendrai encore plus mauvais en tai. J’ai déjà du mal à garder le niveau, alors…

- Mais en gen, tu surclasserais sans efforts la grande majorité des genin, si tu daignais seulement t’entraîner un peu plus !

- Tu veux donc que j’abandonne le taijutsu ? dit Sheinji d’une voix blanche. Je ne peux pas faire ça ! Je suis un futur assassin !

- Et alors ? Peu de membres de notre famille sont compétent en taijutsu, comparé aux personnes de leur rang. En s’aidant de nos illusions, nous faisons tout de même des tueurs de qualité. Ceux qui, comme toi, délaissent leurs talents deviennent médiocre, alors qu’ils s’exercent avec acharnement.

- Je veux garder au moins un niveau médiocre en tai. Si je ne m’exerce pas, je vais couler.

- Cette discussion tourne en rond… Ne néglige pas ton don pour les mirages, c’est tout ce que je te demande.

- Compris. Reprenons l’entraînement aux illusions. J’irai perfectionner mon lancer tout à l’heure.

- C’est une sage décision, dit Hatori.

Il composa quelques signes, et la réalité bascula.


***


Le kunai fendit l’air, et atteignit le centre de la cible en émettant un chuintement feutré. Sheinji s’approcha en refoulant l’herbe mouillé, et constata que son arme avait à peine atteint le bord du cercle inférieur. Désappointé, il reprit son arme en réduisant au passage la distance de tir qu’il s’était assigné. Il parvenait à jeter rapidement plusieurs armes avec précision, si la cible était proche. En revanche, si elle était plus éloignée, ses tirs avaient tendance à s’éloigner du centre. Au vu de son précédent résultat, il avait un peu surestimé ses capacités, et réduisit encore la distance, non par fainéantise mais par souci d’efficacité.

Il passa ensuite aux étirements divers, puis effectua plusieurs dizaines de pompes avec un sac de pierres fixé au dos par une sangle métallique. Il compta chaque rétablissement de la voix métallique qui lui était propre lorsque qu’il se concentrait. Alors qu’il avait atteint un nombre incalculable –du moins, c’est ce qu’il lui sembla- de pompes, il s’affaissa dans l’herbe, terrassé par le poids qui engourdissait son corps.

Son entraînement avec Hatori s’était passé on ne peux mieux : son frère avait eu recours à plusieurs subterfuges pour le duper, et il avait déjoué les sorts à chaque fois. Bien qu’il sut que seul les genjutsus de troisième catégorie se dissipaient par la force de l’esprit uniquement, il en tirait une certaine fierté.

Il se remit au travail, ahanant et suant. Alors que la nuit tombait, il allongea ses muscles tétanisés sur l’herbe, ôta ses poids avec soulagement, et s’assit, face aux étoiles. Aucun nuage ne ternissait le firmament ce soir là, et il en éprouva de la joie. Il adorait contempler les astres et rêver à leurs habitants… Comme en réponse à ses pensées, un des points lumineux dans la nuit scintilla de plus belle. Sheinji sourit : il glissait déjà dans le sommeil…


***

La douce brise du matin caressait son visage en s’épanouissant sur sa peau. Les oiseaux chantaient, et formaient un chœur mélodieux qui émanait des branches. Le soleil laissa ses rayons errer sur la terre fertile, et frôla le genin endormi, qui sourit, son expression de joie voilée par le rêve. Sheinji ouvrit un œil vitreux.

- Qu’est-ce que… AAAAAAARRRRRRRRRRGH ! ! !

Le vent le frappa avec force, comme pour le punir d’avoir troublé la pureté du moment, ce qui le réveilla tout à fait. Les oiseaux effrayés s’envolèrent en jacassant, le soleil darda sur lui une lumière réprobatrice.

- J’ai… passé la nuit ici ? souffla le shinobi, incrédule.

Il se leva, épousseta ses vêtements détrempés, et se mit en route vers la résidence familiale d’un pas ensommeillé.

Il avait un entraînement à recevoir

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Wong le 3/6/2008, 07:26

J'avais passé la nuit dans la salle, j'avais récupérer la totalité de mes forces, j'étais fin prêt pour finir mon entraînement, où du moins essayer. Comme hier,avant-hier, et avant avant-hier et encore ainsi de suite, j'avais un sceau d'eau devant moi, sceau remplit d'eau bien sûr.

"Kooriwana no jutsu!"

L'eau avait surgit du sceau et prit forme humaine, comme la dernière fois, j'avais injecté mon chakra et l'eau était devenue de la glace. Pour gagner du temps, j'injectais mon chakra dans l'eau de façon à la rendre glaciale juste avant le Kooriwana. J'allais devoir lui donner mon apparence maintenant.

*Bon...peut-être qu'avec une sorte de technique de métamorphose, je pourrais...mais je doit faire le Henge sur la forme et pas sur moi...*

Je restait là un bon moment à me demander que faire quand l'idée me vint. Je redonna à la forme humaine son aspect liquide et la fit retomber dans le sceau puis après me remit en position.

"Kooriwana no jutsu!"


Alors que l'eau prenait forme, je concentrait mon chakra dessus

"Henge no jutsu!"

Lorsque la forme fut prête, elle ressemblait à un être humain, bon, d'accord, un être humain de 2m10 avec des bras de bébé et des jambes déformée mais bon.

*Ben voilà...manque plus qu'à peaufiner tout ce bordel...*

Pendant des heures, je fit des Kooriwana avec des Henge et pendant des heures j'obtins des tonnes de résultats tous peu ressemblants. Alors que je commençait à me demander si j'allais réussir, je vit mon reflet dans la forme humaine et je comprit.


*Voilà! Je doit me servir de mon image comme modèle!!*

Je me remit vite en position puis fit le Kooriwana et tout en fixant mon reflet qui commençait à apparaître, je me concentrais le plus possible sur moi et fit le Henge. Le clone de glace qui apparut me ressemblait déjà bien plus que les autres. Même si il avait des bras trop longs et des cheveux bleus. Je réitéra encore une fois l'opération, puis encore une fois, et encore, et encore....à chaque fois je commençait à voir apparaître une parfaite copie de moi. Au bout de ce qui devait être comme l'énième tentative, mon clone de glace fut parfait. Bien sûr, ce clone avait pour but d'encaisser les dégâts et de faire diversion, donc il ne bougeait pas mais il était suffisamment réussi pour que la diversion prenne. Il me manquait plus qu'à faire la technique le plus vite possible et avec le moins d'eau possible mais là, j'avais du temps encore.

Je remit le sceau à sa place, puis sortit de la salle d'entraînement tout content bien que plié en deux tellement j'avais faim...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Tokri le 3/6/2008, 23:24

Cela faisait déjà une semaine que la récente ‘‘équipe Gomaki’’ livrait des missions … toutes plus stupides les unes que les autres! Ils avaient tout d’abord dût retrouver le chat d’une petite grand-mère, avant de servir de baby-sitter au dit matou. La grand-mère, satisfaite du travail des trois Genins, les avaient ensuite demandé pour jouer le rôle de domestiques jusqu’à la fin de la semaine. Tokri en avait donc ras le bol de ces missions sans intérêt, bien que Mutika était dans un état bien pire que le sien (au bord de la crise de nerfs pour tout vous dire...). C’était le matin, Tokri rejoignit l’équipe au QG de Chikara(cela était devenu une habitude désormais). Mutika semblait fulminer contre Gomaki, bien que ce dernier semblait n’en avoir rien à faire.

(Mutika) Sensei! Pourquoi doit-on se taper des missions aussi naze?

(Gomaki, sortant une cigarette) Parce que vous n’êtes encore que des nazes justement…

(Tokri) N’est-ce pas votre rôle de changer cela?

(Mutika) C’est vrai ça! On a pas encore reçu un seul entraînement!

(Gomaki, tirant une bouffée)C’était prévu pour aujourd’hui…mais si vous continuez à faire vos râleurs, je vous colle une nouvelle mission de garde de grand-mère…

(Tokri et Mutika) ...

(Leïl, soupirant) Quels idiots…

(Gomaki) Bon les jeunes, suivez-moi! Je vais vous conduire sur notre terrain d’entraînement!

Gomaki prit la tête du groupe. Les Genins suivirent leur sensei en silence, ce qui était également devenu une habitude. Au bout d’un moment, Tokri se rendit compte qu’ils se dirigeaient…chez son grand-père! Le vieil homme était posté devant la maison et regardait s'approcher l’équipe avec un grand sourire.

(Bril) Salut Gomaki! Comment ça va les jeunes?

(Tokri) Bordel Gomaki! Qu’est-ce qu’on fout chez lui?!

(Gomaki) Appelles moi Gomaki-sensei s’il te plait, question de principe. Et tu es le mieux placé pour savoir que Bril possède un jardin très pratique pour l’entraînement.

L’équipe pénétra donc dans la maison à la suite de Bril, puis prit la porte de derrière pour rejoindre le jardin de Bril. Tokri s’efforçait de garder son calme. Le jardin de Bril était parfait pour l’entraînement au Taïjutsu. Or, c’était au Ninjutsu que le jeune homme souhaitait s’améliorer. Gomaki se posta devant l’un des grand arbres du jardin.

(Gomaki) La raison pour laquelle je vous ai amené ici est que ce terrain est parfait pour l’entraînement à la maîtrise du Chakra. Vous allez vous exercer à grimper aux arbres.

(Leïl) Mais il s’agit d’un exercice basique!

(Gomaki) Cela ne te pose peut-être pas de problème, mais je doute que ce soit le cas de tes deux camarades…

(Mutika) Je maîtrises deux techniques Doton! J’ai pas besoin de cet entraînement débile!

(Gomaki) Tu gaspilles beaucoup trop de Chakra lors de l’utilisation de tes techniques! (montre l’imposant arbre derrière lui) Je suis convaincu que t’es pas foutu d’atteindre le sommet sans les mains.

(Mutika)

(Tokri, heureux du programme de Gomaki) Ca me va comme entraînement. Comment on fait?

(Gomaki) Bon , je penses que vous connaissez le principe de la production et du malaxage du Chakra. Commençons par une petite démonstration. Maîtrises tu cet exercice Leïl?

(Leïl) Bien sûr.

(Gomaki) Dans ce cas, à toi l’honneur.

Leïl se concentra, puis se dirigea vers l’arbre. Elle atteignit le sommet en marchant à la verticale, au grand étonnement de Tokri et Mutika.

(Gomaki) Le Chakra doit être concentré dans la plante des pieds pour adhérer au tronc de l’arbre. Cet entraînement a deux objectifs. Tout d’abord, vous habituez à contrôler votre Chakra. Vous devez apprendre à concentrer exactement la bonne dose au bon endroit, ceci est primordial pour l’exécution de techniques. Le deuxième objectif est de vous entraîner à maintenir et concentrer votre Chakra à un point bien précis. Le Chakra doit être réparti à chaque fois de manière différente dans le corps pour chaque techniques que vous serez amené à utiliser. Maintenir toute cette énergie en équilibre demande de grands efforts. Vous avez saisis?

Les deux Genins hochèrent la tête pour signifier qu’ils avaient bien tout compris. Gomaki leur demanda de se munir d’un Kunai, qui servira à marquer leur limite. Les deux jeunes hommes malaxèrent leur Chakra, puis s’élancèrent vers leurs arbres respectifs. Ils commencèrent à grimper tout deux, mais Tokri sentit son pied s’enfonçait dans le tronc de l’arbre. Surpris, il eût tout juste le temps de faire une marque sur l’arbre avant de chuter. Le jeune homme se rétablit et constata, furieux, que Mutika était monté beaucoup plus haut.

*J’ai concentré trop de Chakra. Faut que j’y ailles plus molo ce coup ci.*

Tokri malaxa à nouveau son Chakra et le canalysa, avec moins d’intensité, dans la plante de ses pieds. Il n’adhéra pas au tronc et s’affala lamentablement au sol.

*O-K … y’a du boulot…*

Tokri et Mutika passèrent leur après-midi sur leur entraînement. Lorsque Gomaki leur demanda de s’arrêter, Tokri commencait à saisir quel était la bonne dose permettant d'adhérer à l'arbre.

(Gomaki) Rendez-vous demain devant la maison, à 13h.

*Quoi? On s’entraîne pas l’après-midi? Fait chier… (illumination) Mais j’y penses, je suis tombé sur un coin isolé l’autre jour. Je devrai pouvoir m’y entraîner tranquillement!*
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Datenshi le 4/6/2008, 18:57

J’ouvrais les yeux difficilement. J’étais allongé sur un matelas, un simple drap au dessus de mon corps. Voila pourquoi je m’étais réveillé : au sein Chikara à la nuit tombée, il faisait froid… Comme dans le désert. Mon corps me faisait souffrir, de mes doigts de pieds endoloris à ma tête bourdonnante. J’avais de plus la nausée. Ce sentiment de faiblesse me rappela bien des souvenirs.

"Ils m’ont encore scellé Shin’…", pensais-je

Vu que je n’eus pas droit à un commentaire cinglant comme par exemple : "Ca t’aurait fait plaisir hein ? Hey connard je suis encore là !", j’en conclus que je ne m’étais pas trompé. Me rappelant les efforts que j’avais du faire pour retrouver un niveau potable après la première fois je laissais échapper un soupir… Mes jambes me suppliaient de rester allongé, et mes bras s’empressèrent de jouer les feignants à leur tour lorsque j’essayais de les bouger. Un deuxième soupir sorti inconsciemment… J’en avais marre de tout ça. C’en était à se demander si apprendre le Jûken était si bien que ça finalement ?

"Mais qu’est ce que je dis moi ! Bien sûr que c’est "bien", je vais pouvoir devenir plus fort et aider mon village ! C’est ce que je voulais non ?", me mis-je à cogiter, " Ce que je voulais… ou ce que je veux…"

Mes pensées vagabondèrent pendant un temps. Je réfléchissais à mes motivations passées, et à ce qu’elles étaient devenues. Je n’aimais pas l’idée de rechercher le pouvoir comme fin. Je n’avais d’ailleurs jamais apprécié cette "philosophie". De mon point de vue, la force devait rester un moyen pour servir quelque chose de plus grand, de plus juste que la simple satisfaction personnelle, le confort mental de se savoir prêt à réagir en cas d’agression, ou tout simplement l’égo. Pourquoi voulais-je apprendre le Jûken au départ ? Je ne m’étais jamais réellement posé la question. Ou, tout du moins, pas en des termes aussi francs et précis. La réponse toute faite que je m’étais répétée depuis si longtemps me vint immédiatement en tête :

"Aider mon village et me sentir utile…"

Ou alors n’était-ce qu’une façade ? Voulais-je ainsi masquer quelque chose de moins glorieux ? De plus inavouable… Je fus interrompu dans mes réflexions par un bruit qui venait de dehors. Mes membres me faisant souffrir je réussis tout juste à tourner la tête dans cette direction. C’était un chat. Un magnifique chat noir. Il était passé par la porte entrouverte et me fixait à présent de ses grands yeux dorées et perçants. Je lui rendis son regard, sans l’once d’une méchanté dans l’âme. Il s’approcha, et vint se blottir contre moi. Lui aussi avait froid on dirait. En fait non… Grace à sa fourrure, il ne devrait pas avoir froid. Il ronronna un moment, marquant ainsi sa satisfaction apparemment, puis sembla s’endormir. J’aurais voulu en faire de même. Mes douleurs aux membres m’en empêchèrent cependant.

Je passais une mauvaise nuit. En fait, je ne fermais l’œil que par à-coup. Mes questionnements incessants sur le bien fondé de continuer à apprendre le Jûken, la réelle origine de cette quête de puissance et bien d’autres questions me firent perdre la notion du temps. Tant et si bien que lorsque mon sensei vint auprès de moi, afin de savoir si j’étais oui ou non réveillé, j’avais les yeux injectés de sang, et grands ouverts, ainsi que des cernes naissantes.

- "Tu es réveillé on dirait ?"

- "En fait je n’ai pas réussi à fermer l’œil correctement…", répondis-je

- "Détrompes toi", me dit il en souriant, " Tu as dormi un jour et demi si on ne compte pas cette nuit. "

- "Je vous avais dit que vous aviez frappé trop fort Shiitageru. ", le sermonna une voix que je crus reconnaitre

- "Et moi je vous l’ai déjà dit Kenmei, j’ai préféré être prévoyant. La dernière fois, son alter-égo n’avait pas été très… coopératif. ", se justifia mon sensei

- "Ce n’est pas grave, je suis réveillé maintenant. ", dis-je en essayant de me lever

- "Oh nononon, tu vas rester allongé pour le moment. Vu l’état dans lequel tu es, si tu essayais de t’entrainer, tout ce que tu réussirais à faire c’est te blesser.", s’exclama mon sensei en me forçant à me rallonger, m’arrachant ainsi une grimace de douleur

- "Tu as encore mal ? ", me questionna Kenmei qui entra enfin dans mon champ de vision

- "Partout, c’est pour ça que je n’ai pas pu dormir."

Les deux membres du clan se regardèrent. Si j’en jugeais à leurs expressions, la douleur n’était pas au programme.

- "Oh non… pas encore !", bougonnais-je alors qu’ils activaient leur Byakugan, "Il est plus là ! Croyez moi, après une nuit entière à souffrir je l’aurais entendu se plaindre!"

- "Là n’est pas la question. Nous avons tous les deux procédé à l’apposition du sceau, donc le problème ne vient pas de là. As-tu ressentis quelque chose d’étrange avant durant la mission ? Des nausées ? Des difficultés à utiliser le chakra ? Des douleurs telles que celles-ci ? ", me questionnèrent t’ils alors qu’ils m’examinaient.

- "Je m’en serais souvenu… Non désolé, rien de tel. C’est quoi le problème au juste ? ", demandais-je

- "Je ne sais pas…", laissa échapper Kenmei, l’air songeur.

- "Il va falloir arrêter l’entrainement le temps que tu récupères. ", annonça subitement mon sensei, approuvé d’un signe de tête par Kenmei les sourcils froncés sous la concentration.

- "De toute façon je ne peux pas bouger, alors…", marmonnais-je

Après quelques temps, les deux membres du clan sortirent, me laissant seuls. Ils commencèrent à discuter une fois dehors. Poussé par la curiosité, je tentais de malaxer doucement mon chakra, et d’utiliser le Gyo en direction de mes oreilles. Cependant, à peine avais-je commencé que les douleurs s’intensifièrent. Je me cambrais net, Muet sous le coup de la douleur, je ne pus appeler. Ma tête explosa à nouveau, comme lors du combat contre Shokujin ! Des larmes commencèrent à perler de mes yeux, et l’enfer recommença… Je m’évanoui.

J’étais à nouveau dans l’interstice, mais cette fois tout était étrange. Enfin plus que d’habitude. Le paysage était toujours aussi morne : du gris, du blanc et du noir à tous les étages. Cependant… Là où on pouvait discerner plus ou moins bien les limites de certaines zones, un fouillis sans nom régnait en ce bas monde. Des travées partaient dans toutes les directions, et j’avais l’impression de voler dans tous les sens, alors que je sentais mes pieds fermement ancré dans ce sol imaginaire ! C’était effrayant. L’angoisse me prit aux tripes lorsque je me rendis compte que je n’arrivais plus à sortir de cet endroit de fous. Soudain, je l’aperçu. Comme un ilot à peu près calme dans cette triste tempête : Shin’.

- "C’est quoi ce bordel Shin’ ?!", lui hurlais-je

Mais il ne sembla pas m’entendre. C’était à n’y rien comprendre. D’ailleurs, y avait-il quelque chose à comprendre dans tout cela ? Je chassais ces idées futiles de mon esprit et m’avançais à pas vif vers Shin’. Mais au fur et à mesure que j’avançais, la zone où il se trouvait reculait. Je jetais un coup d’œil à la barrière qui l’empêchait apparemment et de me voir, et de me parler, même ici. Le sceau n’était plus le même ! En effet, j’avais appris le Kanji de l’ancien, et à présent il était tout autre. Celui-ci était bien plus complexe, des traits partaient en tout sens, et il semblait même qu’il y ait en fait plusieurs Kanjis superposés ? Je n’eus pas trop le temps d’approfondir mon étude, car déjà une lumière aveuglante s’imposait sur mes rétines : on me sortait de là.

- "C’est pas joli joli…", annonça une voix qui m’était inconnu.

J’essayais de bouger afin de me tourner vers l’origine de ce son. En vain : deux paires de mains me retinrent.

- "Ne bouges pas. Ca risque d’être suffisamment compliqué comme ça, sans que tu aies besoin de gigoter…", entendis-je de la voix de mon sensei

Je m’exécutais, ne comprenant rien à ce qui m’arrivait : je ne voyais que du blanc, partout. Un écho me parvint. Je crois qu’on me demandait si j’avais mal. Je n’eus pas le temps de répondre :

- *"Evidemment que ça fait mal !! Bande de crétins qu’est ce que vous avez encore foutu avec notre… Houmf ! "*, s’écria Shin’ alors que du chakra le stoppait dans sa tirade, et me fit monter les larmes aux yeux.

- "Je t’avais dit de rester tranquille… ", me dit à nouveau mon sensei, "Laisses Datenshi répondre, on peut discuter avec lui au moins. Je disais donc : souffres tu plus qu’avant?"

- "A vrai dire je ne sais pas… C’est une douleur sourde un peu partout, mais principalement quand je bouge.", répondis-je.

- "Hmmm… Qu’est ce que vous en pensez ? C’est vous le médecin après tout…", déclara Shiitageru.

"C’était donc un médecin. ", pensais-je.

*"T’es con…"*, me dit Shin’.

"Qu’est ce que t’as encore ?", répliquais-je exaspéré.

*"Rien, mais j’avais juste envie de le dire. "*, répondit t’il avant que le médecin ne prenne la parole.

- "C’est la première fois que je suis amené à voir un cas pareil… J’ai été formé pour soigner le corps, pas l’esprit. Mais s’il a si mal réagit au nouveau sceau, alors peut être que l’ancien était plus adapté…"

- "C’est un conseil de spécialiste, ou je ne m’y connais pas…", ironisa Shiitageru

- "Je vous l’ai dit : ma spécialité c’est le corps ! Vous et vos histoires d’âmes vous me faites bien rire !! C’est toujours pareil : dès que quelque chose va mal, c’est la faute du médecin !", réagit immédiatement l’intéressé

- "Inutile de vous énerver… ", continua mon sensei

- "Et bien puisque c’est comme ça démerdez vous ! J’ai déjà assez de patients comme ça, pas la peine de me faire perdre mon temps à cause de vos erreurs !", s’écria le médecin en claquant la porte derrière lui.

- "Bon… On fait quoi maintenant ?", demandais-je alors que ma vision revenait peu à peu.

- "Il faut que je réfléchisse…", déclara mon sensei. Puis, au bout d’un certain moment il reprit la parole : "On va te laisser à l’hôpital pendant un temps. Il est inutile de te brusquer, donc récupères à ton rythme pour l’instant. Si ton état ne s’améliores pas, il nous faudra sceller Shin’ avec l’ancien sceau, qui semblait te poser moins de problèmes."

- "Et le problème vient d’où au juste ? ", demandais-je au hasard, ne pensant pas vraiment obtenir de réponse…

- "J’aimerai te dire : "Parce que tu as libéré Shin’ lorsque tu étais en mission", histoire de régler deux problèmes en une fois, mais ce ne serait pas honnête étant donné que je n’en ai aucune idée. ", me dit il, "En fait, dans un premier temps j’aimerai vérifier si tu te sens mieux lorsque vous êtes tous les deux "libres", ce qui se rapproche plus d’une situation normale… Si tel n’est pas le cas, il faudra te sceller pour je l’espère la dernière fois. "

- "Comment ça ? J’ai peur de ne pas bien comprendre la logique…", demandais-je un peu perdu à cause du mal de tête qui m’empêchait de réfléchir.

- "Pour faire simple : si tu récupères et que les douleurs disparaissent, cela voudra dire qu’il faut te laisser en l’état, car c’est ce qu’il te convient le mieux. Par contre, si ton état ne s’arrange pas, ou pire, s’il se dégrade, on devra à nouveau t’imposer un sceau, car cela signifierait que c’est cette promiscuité entre toi et Shin’ qui est la cause de ces douleurs. ", m’expliqua t’il

*"Il a un don pour compliquer les choses…"*, grogna Shin’

- "Bon, de toute façon j’ai pas trop le choix… Je vais me reposer. ", répondis-je en ne prêtant pas la moindre attention à Shin’.

Mon sensei me salua, puis sorti, l’air préoccupé. Il avait l’air si inquiet, que je doutais que cela soit feint… Je ne savais plus à quoi m’en tenir avec le clan Hyuuga. Enfin, l’important pour le moment, c’était de récupérer. Ensuite… Et bien on verra.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Datenshi le 4/6/2008, 21:42

L’hôpital. Toujours aussi blanc et ennuyeux lorsqu’on est convalescent. Ce ne devait pas être de l’avis des médecins, infirmiers et aides qui s’affairaient en permanence. J’avais reçu plusieurs fois la visite d’infirmiers et d’infirmières, venus vérifier "l’état de mes constantes vitales", si j’en croyais leurs mots. Apparemment tout était en ordre. Tout sauf la douleur. Bien moins présentes, elle n’en restait pas moins source inépuisable de commentaires pour Shin’. Il se plaignait sans cesse de ne pas pouvoir sortir se "défouler", et semblait passer ses nerfs sur moi. Notre relation s’en ressentait évidemment, et nous nous ignorions à présent depuis quelques heures.

*"Putain c’est long…"*, déclara t’il pour la 54ème fois en deux jours.

Je ne répondis pas, dans l’espoir qu’il se calme et se taise enfin… Ce ne fut évidemment pas le cas, et je ne dus mon salut mental qu’à l’ouverture de la porte de la chambre. L’animation qui perturba cette triste monotonie était en fait un infirmier accompagné, semblait-il, d’un étudiant.

- "Bonjour, comme d’habitude je viens vérifier si tout va bien. "

- "’Lut. Comme d’habitude tout va bien mis à part la douleur, je suppose… Qui est-ce ? " Demandais-je en pointant du menton l’étudiant.

- "Un étudiant en stage. Je lui montre un peu la vie à l’hôpital."

- "Je m’appelle Yasashii… Enchanté. ", dit t’il un peu timide

- "Datenshi.", répondis-je laconique

- "Bien, tout est impéc’. Je repasse plus tard dans la journée.", déclara l’infirmier après un bref coup d’œil à l’appareil constellé de traits incompréhensibles pour moi et qu’il appelait un scope. Il emmena avec lui l’étudiant et me laissa donc seul…

*"Putain…"*, commença Shin’

"Je sais tu t’emmerdes. Moi aussi alors inutile d’en rajouter. ", le coupais-je. Pour une fois il ne répondit pas.

L’hôpital n’était vraiment pas un lieu où l’on s’amusait. Au moins les douleurs diminuaient, c’était déjà ça. Pendant ces parties de franches rigolades entre les quelques animations de l’hôpital, et bien je m’ennuyais ferme. Du coup, toutes ces choses insignifiantes qui meublent la vie de tous les jours prenaient un tout autre sens pour moi. Observer les rapaces messagers, par exemple, était presque devenu une obsession… C’était dire mon état. Enfin, chacun s’occupe comme il peut. Pour l’heure, Shin’ s’amusait à suivre la poursuite infernale entre un pauvre pigeon et un aigle parti en chasse. Le spectacle fut de courte durée : le rapace était bien plus rapide et agile que le petit pigeon, et ce dernier se fit déchiqueter rapidement. Vint ensuite ma deuxième occupation préférée : regarder le scope. Des courbes de partout, des traits de toutes les couleurs et de toute formes. On s’y perdait presque…

- *"Putain… Je craque."*, lança Shin’

Pour une fois j’étais de son avis. Je tentais de lever un bras, histoire de mettre un peu d’animation dans ma vie. Celui-ci s‘éleva lentement car je ne voulais pas me brusquer dans un premier temps… Les douleurs ne s’accentuèrent pas. Je poussais l’expérience un peu plus loin. Des gestes de plus en plus vifs et précis captivèrent toute mon attention. Je retrouvais peu à peu l’usage normal de mon corps. Au bout d’un moment, je me levais et entrepris des exercices de base du Jûken. Les douleurs lancinantes augmentèrent un peu, mais restèrent dans le domaine du supportable. Je continuais donc à me dérouiller prudemment les articulations, avec néanmoins un sentiment de perte : je me sentais quelque peu affaibli, sans que je puisse mettre clairement le doigt sur ce qui n’allait pas. Quelques efforts plus loin, la fatigue me gagna, et bien plus vite que dans mes souvenirs. C’était donc ça : même en retirant le sceau, j’avais gardé quelques séquelles… Je me rallongeais donc, un peu essoufflé et souffrant, et me mis à réfléchir. Les douleurs commençaient déjà à décroitre, ce qui était un bon point. Cependant, on ne perd pas sa condition physique en si peu de temps ! Donc cela ne pouvait être que le fait du sceau. Enfin, s’il ne me restait qu’à m’entrainer pour retrouver mes moyens, je m’y accoutumerai bien! Le soleil déclina à une vitesse folle : je n’avais pas vu le temps passer. Cependant, la monotonie revint ensuite au triple gallot. Alors que je me demandais si j’allais observer cet aigle avec la tache blanche sous le bec, où bien le chat noir qui s’évertuait à échapper à des genins, la porte s’ouvrit.

- "Bonsoir. Je suis là pour un bilan de votre état de santé. ", annonça sans plus de formalités un ninja qui n’était apparemment pas de l’hôpital.

- "Ah… Et ça consiste en quoi ?", demandais-je curieux

- "Quelques petites questions et évaluations, sans plus. Le Kage voudrait être averti lorsque vous serez sur pieds. Il a, semble t’il, une furieuse envie de vous envoyer en mission. ", m’expliqua mon interlocuteur.

Après avoir contrôlé rapidement quelques réflexes ( rotulien, cornéen etc… ), et jeté un coup d’œil au scope et à ses fiches, il commença un interrogatoire qu’il avait présenté comme assez court.

- "Est-ce que vous vous sentez bien ?"

- "Euh… Je me suis sentis mieux on va dire."

- "Avez-vous toujours mal ?", continua t’il

- "Beaucoup moins, mais ça me lance toujours lorsque je bouge.", précisais-je

- "Tiens donc, vous pouvez remuer? "

- "Bin, ouais…", répondis-je alors que je tentais de retenir Shin’, ce dernier voulant l’incendier de commentaires tous plus débiles les uns que les autres.

En effet, il avait enfin quelqu’un sur qui passer ses nerfs, et il y allait de bon train ! Ses commentaires résonnaient dans ma tête, concernant par exemple le look du ninja, qu’il trouvait trop proche de celui de Makaya, sa façon de parler assez efféminée, et surtout ses questions très connes… Je dus d’ailleurs lui demander plusieurs fois de répéter certaines de ses questions tant Shin’ était exaspérant. L’envoyé du Kage dut me prendre pour un idiot à coup sûr…

- "Jusqu’à quel point avez-vous retrouvé vos moyens ? ", répéta t’il

- "Je me fatigue beaucoup plus vite qu’avant… Pour ce qui est de l’utilisation du chakra, je n’ai pas encore essayé."

Les questions portèrent donc essentiellement sur mes sensations et mes capacités. Ces "quelques petites questions" durèrent en tout et pour tout une bonne grosse demi heure. Alors qu’il s’en allait sans un merci ni au revoir, un aide soignant entra, et après un bref regard en direction du scope, décida de sortir lui aussi sans un mot. Ils étaient tous si charmants, cela faisait chaud au cœur. Alors que la nuit était tombée depuis un certain moment déjà, quelqu’un apporta un plateau repas. Comme d’habitude il était infect, mais je me forçais à manger autant que possible : plus vite je retrouverai mes forces et plus vite je sortirai… Cette bonne résolution en tête, et faisant fi de l’odeur et des saveurs plus ou moins douteuses, je mangeais donc, mais sans la moindre délectation. Une fois finis, je repoussais le plateau et engloutissais une grande rasade d’eau : il fallait chasser cet arrière gout de brulé… Le repas terminé, je m’assis donc sur mon lit, face au mur, et l’ennui revint. Il s’était silencieusement engouffré dans mon esprit, tel un poison dans une plaie ouverte. Il se rependait à présent dans tout mon corps, me rappelant à quel point la vie était morne à l’hôpital lorsque nous étions les patients. Il ne me restait plus qu’à prier pour que ma convalescence ne me fasse pas devenir chèvre ! C’est donc avec la résolution de ressortir d’ici le plus vite possible, mais également de rester sain d’esprit, que je tentais de m’endormir…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Toshirô Okuggi le 6/6/2008, 00:50

Shippuu fumait, cela faisait maintenant plus de dix heures que je m’entrainais. Avec mon oncle, il fallait s’y attendre, il n’est pas du genre à rigoler quand il dit que je trimerais. En tout cas, le soleil s’était levé depuis longtemps, même si je ne pouvais le voir de là ou j’étais. Aucune source de lumière solaire ne me parvenait dans cette cave, ou grotte. Benn’z m’avait délaissé pour aller dormir, il voulait que j’évolue seul. Je maitrisais enfin cette technique basique, il fallait maintenant que j’la travaille tout simplement…

-(Toshirô)- Pfiouu ! Faut que j’aille prendre une douche maintenant… J’me demande quelle heure est il ?

Sur ces mots destinés à moi-même, je rangeais Shippuu dans son fourreau et la pris à la main. Je traversais l’immense sous sol de Benn’z et pris les escaliers qui se trouvaient face à moi. La remontée fut un supplice, j’étais exténué. Ce flemmard de Benn’z ne travaillait pas aujourd’hui et dormais (encore en calfute) sur le canapé, dans son petit salon…

-(Toshirô)- Hey… Tonton… Oh, tu m’entends ? Réveille-toi, j’rentre à la maison ! OOOHH !!

-(Benn’z)- GNE !? QUOI ? *sursautant* Ah euh, ouais… Prends une douche, mon dieu, tu pus…

-(Toshirô)- Et toi brosse toi les dents, tu refoules du bec !

-(Benn’z)- Sale morveux, aller file ! Et prends soin de Shippuu, elle t’appartient…

-(Toshirô)- Tu me l’offre ?

-(Benn’z)- Ouais, depuis le début, je ne comptais pas la vendre et elle ne me servira pas, garde la gamin.

-(Toshirô)- Merci tonton… Bon je file, j’suis claqué. A bientôt et encore merci !

Je traversais la pièce et sortit de la maison. Le soleil tapait fort comme à son habitude, il était 10h30. Je me mis en route pour chez moi, mais arrivé à quelques mettre, l’ombre d’une silhouette passait en flèche devant moi. Syed devait encore me suivre, et devait sans doute se trouver sur un toi derrière moi. L’ignorer et laisser les choses se faire d’elles mêmes, je ne devais rien précipiter. J’arrivais enfin devant chez moi, un grand portail argenté se dressait devant moi. Il portait le symbole de ma branche. Je poussais donc le portail et je fis face à la porte d’entrée de chez moi. J’entrais à l’intérieure, elle était vide. Maman devais être au travail, elle n’était pas ninja. Papa lui bossais au QG, c’était un ex-ninja devenu bureaucrate pur je ne sais qu’elle raison. Je n’avais ni frère, ni sœur. Je considérais seule Rin comme telle. Je montais tranquilou dans ma chambre…

-(Toshirô)- Ouah, c’est quoi s’bordel…

C’est vrai que ça faisait longtemps que je ne l’avais pas rangée. Mes vêtements trainaient, pendaient de tous les cotés. Mon lit était dans un état pas croyable, si maman voyait ça, je pouvais dire adieux au monde des vivants. Tout remettre en ordre me prit deux longues heures faciles. Je puais encore plus qu’avant, les mouches elles mêmes me suppliaient d’y remédier. Conscient du mal que j’affligeais autour de moi, je pris une sage décision… Direction la Douche ! Ce fut un moment particulièrement, magique. Une bonne douche, avec de l’eau bien chaude, ça c’était le pied. La seule chose qui pouvait me faire quitter cet endroit, c’était un manque d’eau chaude et comme par de par hasard (quoi ça se dit pas ?), c’est justement ce qu’il se produisit lorsque j’allais entamer le troisième round avec un autre parfum de sel de bains…

-(Toshirô)- Putain de bordel de merde, pourquoi cela arrive t il maintenant ?

Après un énorme effort mental et physique, j’avais finis de me rincer avec l’eau froide (je vous préviens, c’est horrible, ne testez même pas). Je sortais de la douche, frigorifié et pris ma serviette posée sur une pierre chauffante. Je traversais la maison vêtu d’une simple serviette, et filais directement dans ma chambre. Après m’être brossé les cheveux, je choisissais mes fringues… De toute façon rien de changeait, toujours un pantalon un peu large que je portais sans ceinture, de ce fait il retombais souvent et quand je marchais dans la rue, les jeunes enfants me regardaient d’un air amusé en faisant un signe de main en forme de « W », une mode un peu bizarre. Je portais également un pull à rayures (je sais quelle idée de mettre un pull au beau milieu du désert ?), tout simplement, je n’aimais pas être extravagant. Une fois prêt, je m’aventurais dans la cuisine car mon ventre criait famine. Du ramen sans porc était posé sur la table avec un petit mot de maman précisant qu’il fallait que je me nourrisse un peu vu que j’étais assez frêle pour mon âge. Bien que mon repas fût de courte durée, j’avais eu le temps de réfléchir à ce que j’allais bien pouvoir faire cette après-midi. Je retournais dans ma chambre, et fermais la porte à clé. Je n’aimais pas être dérangé lorsque sortais mes armes…

-(Toshirô)- Voilà… Maintenant, voyons voir… *fouillant au fond d’un placard*

Une sorte de double fond me permettait de dissimuler mes armes. Maman détestait par-dessus tout voir des kunaïs trainer dans ma chambre…

-(Toshirô)- J’vais refaire mon inventaire et ensuite je file méditer un petit peu. Makibishi… Shuriken… Fil de fer… Parchemins explosifs… Fumigènes… Des Billes … et une pomme. Je pense que je suis prêt… *mes yeux se posèrent sur Shippuu* Oh ma belle, t’inquiètes, je t’oublie pas … Putain qu’est ce qui me prend moi, parler à un katana… Bon let’s go !!

J’étais en route pour trouver un endroit paisible afin de méditer. Depuis que j’étais parti de chez moi, environ quinze minutes, je n’avais pas senti la présence de Syed. Il devait s’être rendu compte qu’il n’était pas assez discret. Les commerces étaient particulièrement bondés de monde, même si ce n’était pas le jour du marché. Je passais devant les portes du village et saluais les Jounins qui montaient la garde. Il avait vraiment la classe, je les enviais. Je continuais mon chemin à travers Chikara, j’avais dépassé l’académie depuis un petit moment maintenant et je la voyais déjà se profiler à l’horizon. Je tournais en rond pendant des heures avant de tilter… Mais pourquoi n’y avais je pas pensé plus tôt ? Un endroit avec une vue imprenable sur Chikara, de plus que le coucher du soleil approchait et que le village révélait toute sa splendeur à cette heure ci. La plateforme rocheuse qui surmontait le village était l’endroit parfait. L’ascension des immenses rochers ne m’avait pris qu’une petite demi-heure, me laissant ainsi tous le reste de la soirée pour méditer. Je détachai Shippuu de mon dos, la posa devant moi, puis me mis en tailleur face au soleil qui laissait place à la lune. J’étais super concentré, presque rien ne pouvait me faire quitté mon état de transe… sauf peut être cette présence que je sentais derrière moi. Syed était il encore en train de m’espionner ?
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Datenshi le 6/6/2008, 18:07

Un peu d’air frais ! Quel bonheur de pouvoir se lever et d’ouvrir la fenêtre de sa chambre. La vie à l’hôpital était toujours tristement répétitive. Après une autre journée entière j’en étais toujours à cette triste conclusion, mais au moins je pouvais à présent bouger. Cela mettait un peu d’animation ! Au lieu de rester cloitré dans ma chambre, je me permettais de déambuler un peu partout, au grand damne des aides qui n’arrêtaient pas de rebrancher les électrodes décrochées, et ce afin de surveiller mon rythme cardiaque ( j’avais enfin compris à quoi servait ce scope ). J’avais également découvert pourquoi on me gardait encore à l’hôpital : au cas où je ferais une crise, les médecins sauraient un peu plus précisément de quoi je souffrais, et surtout si cela touchait le corps. Pour l’heure, j’avais ouvert la fenêtre de ma chambre et m’étais appuyé dessus, dans l’optique d’admirer le paysage. A peine m’étais-je posé, que cinq infirmiers extrêmement costaud sortirent de nulle part et me ficelèrent sur mon lit !

- "Mais qu’est ce que j’ai fais ?!! ", hurlais-je à la mort en me débattant avec un temps de retard, alors que de multiples jeux de sangles me clouèrent sur le lit.

- "Ne faites pas l’imbécile !! Nous savons que vous venez de tenter de vous enfuir en douce !! Mais ça ne prend pas avec nous ! Un malade reste dans sa chambre un point c’est tout !!! ", voilà ce que j’avais à peu près compris, les infirmiers ayant tous répondu en même temps, leurs voix se mêlant donc dans un joyeux capharnaüm.

Je tentais bien de me défendre, verbalement j’entends, mais devant un bâillon qu’ils semblèrent sortir de nulle part lui aussi, je décidais de me taire. Je dus attendre toute la nuit et une bonne partie de la matinée pour que l’étudiant de la dernière fois vienne à mon secours. En effet, j’avais été privé de diner comme "punition pour avoir essayé de m’enfuir", car évidemment tout le personnel médical était au courant de ma prétendue tentative d’évasion foireuse… L’étudiant donc, était revenu avec le même infirmier que la dernière fois et ils étaient restés pendant un temps sans comprendre. Il fallait croire que tout le monde n’avait pas été mis au parfum ! Ou alors que la vue d’une tête cerclée de sangles en tout genre, et affublée d’un corps indiscernable sous d’innombrables liens devait surprendre… Je réussis à articuler une explication qui fit bien rire l’infirmier. Ce dernier me détacha, avec une petite pointe d’hésitation. Comme je ne me ruais pas vers la fenêtre, et encore moins sur lui une fois libre, il dut admettre que l’intervention de la veille était une "malencontreuse erreur". Remarque on ne m’avait pas forcé à manger la nourriture de l’hôpital alors que j’étais attaché… Je ne pouvais donc pas les poursuivre pour torture, après tout.

- "Hum… Et sinon que faisiez vous, exactement, lorsqu’ils vous ont sauté dessus ?", demanda l’infirmier

Je me levais donc et ouvris la fenêtre pour lui montrer. Soudain, j’entendis la porte s’ouvrir à la volée, et les cinq infirmiers revenir à l’assaut en hurlant après leur collègue. Après de courts échanges, j’arrivais à en placer finalement une :

- "Bordel, mais vous n’avez pas finis oui ?!! Puisque je vous dit que je n’essayes pas de m’échapper !!", leur gueulais-je dessus, alors qu’ils étaient tous plus ou moins calmés… De force à vrai dire.

- "Au secours !! Sortez-moi de là !! ", hurla en réponse un infirmier perché à la fenêtre, ne se retenant qu’à l’aide d’une main. Les autres ne répondirent pas, je crois bien qu’ils étaient assommés. J’avais pt’être un peu abusé là…

Après l’avoir repêché, je tentais de réveiller les autres en laissant Shin’ leur coller des claques. L’infirmier qui m’avait détaché arborait un air hilare, tandis que l’étudiant semblait mi-amusé mi-ennuyé : il ne savait apparemment pas comment réagir devant un tel spectacle. En même temps je le comprenais : les cinq brutes m’avaient tellement surpris la dernière fois que j’en avais oublié de leur en coller une… Il faut dire que je récupérais de plus en plus vite, Shin’ également, et nous pouvions à présent nous défendre. En ce moment il me faisait d’ailleurs la tête : je ne l’avais pas laissé s’amuser lui aussi. Enfin, il prenait tellement son pied à réveiller les infirmiers que je doutais qu’il m’en veuille encore après ça… Par contre, ce qui se déroula ensuite nous déplut à tous les deux :

- "Je vois que tu es plutôt bien remis !", s’exclama une voix que je ne pouvais confondre avec aucune autre.

- "Bonjour Kage-sama. Vous vous êtes déplacé rien que pour me voir ? C’est très gentil !", feintais-je voyant sa mine

- "A vrai dire cette rumeur selon laquelle tu avais tenté de t’enfuir m’intriguait. Je croyais que tu fuyais la corvée que je t’avais promise, mais en fait ce n’était qu’un malentendu ? N’est ce pas ? ", me demanda t’il

- "Euh oui oui ! Tout à fait, c’est eux qu’on commencé !", tentais-je sans espoir : je savais déjà comment tout cela allait finir…

- "Bien ! Si tu as assez d’énergie pour te battre avec cinq robustes infirmiers qui ne tentent que de faire leur travail, tu en auras aussi pour aider ton village je suppose? "

"Présenté comme ça c’est sur que j’ai pas trop le choix…", pensais-je

- "Bin c'est-à-dire que niveau chakra j’ai bien essayé, mais ça double les douleurs pour le moment donc…", commençais-je

- "Donc il te faut un médecin avec toi pour t’accompagner en mission ? Hors de question. Ils sont déjà trop peu ici, inutile d’en envoyer à l’aveuglette. Tu es Jounin, la mission que je vais te confier est de catégorie C. Donc, théoriquement, tu n’auras pas à te servir de chakra. ", me coupa t’il avec un air presque jovial.

- "Et je partirai quand pour cette fameuse mission ? Avec qui ? ", demandais-je alors.

- "Maintenant et peut être tout seul. A part si tu considères qu’une mission de rang C est trop difficile pour t’en sortir tout seul, bien entendu. Dans ce cas là, il est certain qu’un genin ou deux de plus feront pencher la balance ! ", ironisa t’il

- "Tout seul donc…", lançais-je en faisant mine de le saluer et de sortir

- "Non, ce n’est pas ce que j’ai dit ! Prends donc un ou deux genins qui trainent à ne rien faire dans les rues, cela leur sera profitable. Peut être même que tu pourrais leur apprendre quelques petites choses ! ", me dit il un air sournois qui voulait dire que j’allais devoir jouer le professeur.

- "Très bien. J’y vais alors. ", continuais-je en me dirigeant vers la porte, "A bientôt", lançais-je à l’infirmier et à Yasashii, "Kage-sama.", saluais-je ce dernier alors qu’il semblait plus s’enquérir de la routine des deux autres que de moi, avec ce petit sourire au lèvres qui présageait un coup fourré.

J’allais donc sortir de l’hôpital. Depuis le temps que j’en rêvais !! Bon, j’allais faire une mission on ne peut plus chiante mais…

"Et merde…", me dis-je en faisant marche arrière et en retournant dans ma chambre.

A peine avais-je ouvert que je me retrouvais nez à nez avec le kage, un dossier à la main avec un grand "C" inscrit sur la couverture. Un grand sourire illumina son visage lorsqu’il me dit :

- "Tu semblais tellement pressé de partir en mission que j’ai préféré ne pas te gâcher ton plaisir. Au fait, tu en feras une deuxième du même acabit, avec deux genins différents, histoire de varier les plaisirs…", me dit il alors que je prenais le dossier et sortais en lâchant inconsciemment un soupir : il ne valait mieux pas protester, il serait capable de m’en coller une troisième !

Au détour d’un couloir je croisais d’autres infirmiers et médecins, qui essayèrent de me courir après pour me ramener de force dans mon lit. Je me retrouvais donc en train de zigzaguer au sein des couloirs de l’hôpital. Au bout d’un certain moment, excédé de ne pas trouver la sortir, j’ouvris une fenêtre et sautais. Heureusement je n’étais qu’au premier, et pus me rattraper plus ou moins lestement, mais sans dommages. Une fois dehors, je respirais une bonne goulée d’air frais de Chikara, puis me mis à arpenter les rues en quête de genins désœuvrés…
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 8/6/2008, 15:05

« Pourquoi a t’il fallu que cela tombe sur moi ? »


Ainsi songeait le genin en cette journée morne et pluvieuse, une de ces journées ou personne ne voulait sortir de son lit. Sheinji eut une moue douloureuse : s’il n’avait pas été convoqué pour cette stupide mission, il serait actuellement en train de ronfler comme un bienheureux sur un beau matelas de plumes flambant neuf, et moelleux à souhait, une bonne dizaine d’édredons entassés sur les épaules… Non. Il ne devait pas penser à ces choses. Pas penser à son lit… Son lit si doux et si chaud…


Des gens, les quelques fous qui avaient acceptés de travailler en ce jour, se glissaient furtivement entre les toits pour se protéger de la pluie qui tombait sans faiblir, glaçante. Ils croisaient leurs semblables sans les voir, plongés dans leurs pensées et dans la pluie. Sheinji adopta rapidement leur attitude, et resserra les pans de son manteau autour de lui de manière à échapper au froid.


Les bâtisses aux faces colorées ou sombres étalaient leurs briques à son regard, sans qu’il leur accordât la moindre attention. Les ruelles qu’il traversait sans fin défilaient leurs pavés détrempés, et se mêlaient en une cacophonie grisâtre de paille, de pierre et d’ombre.


Il arriva rapidement en vue de l’artère principale du village. Peu d’activité échauffait les lieux : la plupart des habitants, tant shinobis que civils, s’étaient miraculeusement découvert une maladie incurable lorsqu’ils avaient découvert l’état du ciel : personne n’avait le cœur à s’user et la santé pour quelques clients à l’œil torve qui partent sans remercier.


Enfin, l’esplanade centrale fut en vue. Discret, le genin se glissa comme une ombre jusqu’à une rangée de bâtiments ombrageux et fièrement décorés. L’habitation du milieu surpassait les autres par la taille, mais étalait des murs blafards. Sur le toit étaient inscrit les mots : Quartier Général.


Sheinji poussa sans discrétion les lourdes portes de fer qui gardaient l’accès à la première salle, soulagé de pouvoir s’abriter de la pluie. L’eau qui dégoulinait de ses vêtements imbibés et ruisselait sur le seuil lui attira un regard courroucé de quelques personnes présentes, regard auquel l’enfant répondit par un haussement d’épaules évasif.


Plusieurs shinobis étaient devant le bureau du fond. Le gérant, un homme petit et malingre, distribuait les ordres de missions brièvement pour passer au suivant le plus vite possible. Sheinji prit une place en fin de file, et attendit.


Le vol d’une mouche qui tourbillonnait en une spirale étourdissante, une goutte d’eau verdâtre tombant du plafond et roulant sans bruit sur les dalles en laissant un petit nuage d’eau à l’endroit de sa chute, l’éclat du marbre sur le sol qui aveuglait momentanément celui qui y posait les yeux… Tout était bon pour oublier l’attente. Sheinji remarqua une dame opulente qui s’époumonait. Encore une qui a perdu son chat adoré, comprit-il. A croire qu’elles se donnent le mot, il y a toujours une mission « retrouver le matou x » pour chaque nouveau genin… En tout cas, je ne serai pas le prochain !


Le souvenir de son humiliation relative à la poursuite d’un félin facétieux était encore trop brûlant dans son esprit pour qu’il accepte une autre quête de ce genre. Il se rembrunit. Les plaies légères ouvertes par les griffes du chat lui faisaient toujours mal, et le blessaient aussi dans son amour propre.


Le gérant s’impatientait : la villageoise, rougeaude, le tenait presque par le col, et exigeait en hurlant qu’un Anbu devait absolument lui ramener son chat tout de suite, ou elle porterait plainte. Affolé, le gérant désigna au hasard un genin qui attendait derrière Sheinji. Ce dernier se fit le plus petit qu’il put, et l’autre adolescent lui lança un regard de reproche. « J’ai déjà donné », articula Sheinji du bout des lèvres. Lorsqu’enfin la furie partit en pleurant, Sheinji sentit naître en lui une aiguë compassion pour le gérant qui s’essuyait le front, l’air hagard, compassion qui s’échappa bien vite lorsque l’homme détailla à Sheinji la mission dont il était chargé.


- Garder le fils du marchand de tissu ? s’exclama t’il. Vous êtes fou ?

- C’est la mission, répliqua l’autre sobrement.

- Je refuse cette mission !

L’homme eut un sourire sadique

- Je ne pense pas que tu sois en position de refuser…

- Ah oui ?

- Tout simplement parce que je peux remplacer cette mission par une autre nettement moins glorieuses… J’ai ici une demande d’une agence de nettoyage, qui cherche un collectionneur de déjections canines… Alors ?



Un bref instant, le genin s’entrevit, tremblant dans le froid, une pelle à la main, sous les regards emplis de pitiés et de commisération qui lui brûleraient le dos… Il n’hésita qu’un court instant, puis arrêta son choix. Il savait que si une de ses connaissances le voyait en train d’accomplir ce boulot, sa vie sociale était fichue…

- Je prends la première, déclara t’il avec dégoût.

- Fort bien. C’est à l’atelier du marchand, juste à côté.

Sans un mot, Sheinji s’en fut à grands pas.


***


Le magasin était empli de bruits, et les clients haussaient sans cesse la voix pour brader les prix de leurs achats plus haut que leurs voisins. Dès que la femme rougeaude aperçut Sheinji, une lueur d’espoir s’alluma en son œil.


- Vous êtes le baby-sitter ? dit elle. Oui nous sommes débordés, nous n’avons pas le temps de nous occuper d’eux…

- Eux ? Mon contrat précisait bien que je ne devais garder qu’une personne…

La femme eut l’air embarrassé.


- Euh… Il s’agit sûrement d’une omission de notre part… Je suis désolée…


Sheinji la laissa dire, las. Les manœuvres d’un tiers pour garder un peu d’argent sur la solde de mission lui étaient totalement indifférentes. De plus, il ne pouvait plus reculer. Il préférait encore garder deux petits monstres que sillonner les rues pour ramasser les… Il emboîta le pas à la femme, qui le mena dehors, et lui désigna une maison jouxtant le magasin.

- C’est là, lui confia t’elle. Je vous laisse, mes clients m’attendent !

Elle ajouta dans son dos un bonne chance conciliant. Il ne répondit pas.

Son regard se figea.

A l’entrée, tranquille, un homme le regardait.

Ses longs cheveux flottaient au vent.

Sheinji ne prononça qu’un mot :

- Vous ?
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