Nouvelles de je, me myself and I.

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Nouvelles de je, me myself and I.

Message par Sarouh le 20/11/2009, 23:53

Et ouais j'écris a mes temps perdus des nouvelles issues le plus souvent de mon esprit dégénéré en cours. Je vous poste le tout et a vous de juger.

[note: certaine ont déjà une année d'ancienneté. Elle sont dans l'ordre chronologique. ^^]
Et il a demandé l'autorisation avant de poster, ce brave petit.
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Les lames dansaient autour de moi. La mort prenait un plaisir malsain a nos voir décapiter nos anciens alliés. Ces fourbes avaient attendus la nuit pour nous prendre à revers. Certaines personnes pensent que l’amitié est un lien indestructible, d’une résistance à toute épreuve. Je venais de donner une preuve du contraire, en tranchant les deux jambes de mon meilleur ami d’un bon coup de hache. Ce con. Croire qu’il pouvait me battre.

Avec haine je continuais mon sentier de mort dans les rangs adverses. Je pris une épée dans la cuisse. Rien de bien grave. D’un revers de mal lame je décapitai le faible qui me faisait face. L’art de tuer m’étais connu. En réalité peu de personne le connaissait aussi bien que moi. J’étais un tueur. Quel que soit l’arme je tuais ma cible.

Mais avec trois cents clampins sur le dos j’en avais jusqu'à demain matin. Nos ennemis croyaient en leur avantage numérique et l’effet de surprise, en bon lapin qu’ils étaient. Un bras dépourvu de propriétaire vola en ma direction. Je me baissais e expédier un coup de pied dans la nuque de mon adversaire. Le soulier de métal mît fin à ses jours. Avec la finesse et la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine Moi et un pote les massacraient par dizaines.

Lyam. Un bon type Lyam. On pouvait se taper des bons délires avec. Erf je venais encore d’encaisser un coup. Une deuxième lame m’avait frappé au bras. D’un coup de poing j’envoyais l’abruti qui m’avait fait ça au tapis. Pff se rebellait. Fallait être con comme même, on leur proposait le monde et ils se mutinaient. La connerie de certains de mes anciens élèves m’impressionna même, tellement elle était énorme.

Fallait tenter de me faucher pas se feindre boulet. Tient un coup de hache dans la gueule pour que tu révises. En enfer. Bon changement d’arme. Une masse sur le corps d’un des glandus proche. Dire qu’on allait devoir les ressusciter après. Bam, un coup de masse d’arme dans l’ventre, très sympathique. Ha j’ai eût mal, c’était un élève très prometteur dommage qu’il se soit pas tourné vers les bonnes personnes.

Dommage pour lui. Je suis sur qu’il a apprécié ma blague : un coup de masse dans les couilles, que je lui promettais depuis plusieurs décennies. J’écrasai une cage thoracique avec facilité tandis que Lyam réprimait sévèrement toute erreur dans les gardes et frappes de ses élèves.

Ouch, un tir de baliste m’envoya au loin. C’est que ça ne faisait pas dans l’détail ces machin là. J’allais devoir tuer le mec qui m’avait tiré dessus avec. C’était surement Davik, mon meilleur tireur aux armes lourdes. Agilement, je me remis sur mes deux pieds. J’hurlais ma rage au monde, puis je repris mon travail morbide.

Une saleté de troupe d’élite essaya de me décapiter. Je lui fît comprendre son erreur en le poignardant avec mon arme de secours, lâchant temporairement ma masse. Avec un sourire sadique, je lui explosai la boite crânienne avec mon gourdin, quand un éclair trouva malin de me foudroyais. Ce coup ci bien que j’eusse carrément mal, je me relevai fumant, au grand dam de mes élèves.

Je pris un marteau et le lança dans la tronche de Davik qui avait réarmé sa putain de baliste et s’apprêtait a tirer. L’arme le percuta au niveau du nez, arrachant son âme de rêveur à ce monde torturé.

Je fût pris de faiblesse. Ma maladie. De dépit, je hurlais. La mort me souriait, me voulant a tout prix. Je pris un arc non loin de là et je commençait à buter tout ces lapins. Les flèches étaient de loin mon arme préférée. Avec un sourire machiavélique, j’abattais mes anciens élèves comme de vulgaire pigeon. J’allais mourir. Mais avant j’allais en emmener plein avec moi

Finalement, ces clampins avaient raisons, leurs surnombre allait avoir raison de nous. Mais pas encore. Et merde. On était mal là. Un avatar s’élevait. Cette créature tuait rien que pour être invoquer. Son maître mourait épuisé. Il nécessitait aussi la présence d’énormément de sang.

Son apparence était digne des monstres de livre fantastique. Un être bipède, doté d’énorme aile se prolongeant jusqu'à un pic empoisonné. Une tête sans visage, dotée de cornes, des runes inscrites sur le thorax. Moi et Lyam lancèrent alors toute les flèches possible su cet abject être. Il les repoussa en soufflant dessus. Ainsi, Nous, Les Demi Dieux De ces temps allons mourir. Mais nous emporterons cet chose avec nous.

Moi et mon compagnons brisèrent alors la barrière qui limitait notre pouvoir, fusionnant ainsi avec la mort elle-même. Je pris une hache, et d’une main l’envoya sur cet être démoniaque. L’énergie présente dans la lame trancha ces chairs à l’air invulnérable. Une brume rouge apparaissait à la périphérie de mon champ de vision, palpitait au rythme de mon cœur.

La mort ne souriait plus. Elle m’embrassa, alors que Lyam achevait la créature. La traque s’acheva, la Mort avait réussi à nous rattraper, nous les Demi Dieux de ce monde…

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2:

Il faisait sombre. Une lueur tamisée venant d’une lampe au coin de la tente nous servait d’unique éclairage. En face de moi, un général d’une cinquantaine d’année, le visage grave et buriné par les ans avança son pion, représentation minuscule d’un soldat d’infanterie légère. Avec un sourire vicieux, je contournais la dite unité d’infanterie légère pour mieux écraser son artillerie, trop lente pour se replier.

Ce jeu était cultissime. Un jeu que nous autre, les général apprécions plus que tout autre chose. En face, mon adversaire esquissa un sourire narquois. Il avait aperçu la brèche dans mes défenses. Au lieu de sauver son artillerie, enfin ce qu’il en restait, il laissa ses tanks sur place, et ignorant les tirs ennemis, détruisirent ma réserve de munition, les soldats à l’intérieur et un certain nombre dans un périmètre assez large.

Le choc ébranla suffisamment mes unités de combat our qu’il amorce un repli, sous le couvert de troupes de chocs qu’il avait fait descendre pour les couvrir. A ça je ripostais par un raid sniper sur son flanc qu’il avait délaissé, faisant des morts propres, rapides et surtout, nombreuses.

Puis il bombarda de faon suffisamment intelligente mes infanteries lourde pour les faire se replier, et donc laisser la liberté a ses troupe d’élites et snipers de les tuait comme des lapins. S’ensuivit alors plusieurs manœuvre ou chacun essayer soir de faire craquer psychologiquement les unités adverses, soit de les raser.

Bientôt, il ne restait plus que deux pièces. Nous, et notre infanterie lourde. J’envoyais mon infanterie lourde détruire avec des armes explosives les rangs adverses, essayant de disloquer leurs rang. Le général donna le même ordre. Et nos deux patrouilles s’auto détruisirent, dans un vacarme assourdissant, et un concert d’animation pyrotechnique qui ferait baver d’envie les producteurs hollywoodiens.

Ce concert de hurlement mêlé aux explosions me fît comprendre une chose, ça serait eux, ou nous. Malheureusement, ce fut un statut quo, et l’annihilation des troupes mises en place. Moi et mon adversaire comprirent en même temps. Moi et lui sautons dans le coin opposé de la pièce, nous servant de la pierre qui maintenait la carte et nos différentes stratégies écrites dessus pour nous protégé.

J’étais en désavantage. Prés de lui se trouvait une arme classique mais très ennuyante : un fusil a pompe. Toujours moins classique qu’un Ak47, au moins. De mon côté j’avais un Baretti. Vous voyez donc la différence. Avec mon flingue je ne pouvais pas l’avoir aussi vite que lui avec un fusil. Quoi qu’une balle dans la tête quelle que soit son calibre, tu te relève pas; aussi résistant sois la personne ayant reçu ladite balle.

Bref revenons à ma situation. J’étais devant (enfin derrière, mais on ne va pas chipoter) une table de pierre et donc mon adversaire. Celui-ci est mieux armé, dispose d’une meilleure expérience et donc d’une meilleure anticipation des mouvements que moi. Çà a que des foutus désavantage d’être jeune dans l’armée. Pourquoi j’avais monté en grade ? Pour ne pas crever contre un pauvre trouffion sur le champ de bataille. Et voilà que cette situation me guettait.

La vie est fourbe tout de même. Je pris donc un risque que le général en face n’avait pas put calculer, tellement tenter ça relevait de la folie. Dire qua ma mission était juste d’embusquer leur patrouille et les ramener vivant au général. Dur d’obéir, des fois.

Je disais donc. Je pris mon élan et sautai au dessus de la table de pierre. Mon adversaire réagit instantanément, mais je réussis à éviter le tir en sautant sur le coté. Le temps qu’il recharge, je lui logeais une balle dans la tête. Je pris un longue inspiration et…

Une balle me traversa la trachée, superbement ajustée. Avant ma mort j’eus le temps de voir un enfoiré se tenir debout, un sourire aux lèvres. Et j’éteignis mon écran. Ce jeu était bien, vraiment.
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3:

Il faisait frais. Une fraicheur agréable. La nuit avait pris possession des lieux. Dans l'obscurité, j'avançais dans les rues, avec pour seul objectif de marcher. Marcher toujours. La nuit était un moment agréable, l'instant où mes congénères envahissant me laisser enfin respirer. Enfin respirer, l'individu a ma droite qui enchaînait les clopes commençait a empiéter sur ce droit rare, qui est de d'inspirer l'air pollué de cette ville merdique.

Ledit individu me collait aux basques depuis le début de la soirée. Il était d'une taille commune, portait des vêtements communs, un simple jean et un tee shirt, malgré l'heure avancée. Il s'appelait Corentin. Même s'il n'était pas totalement dépourvu d'intelligence, je préférai ruminer seul que converser avec les autres. Certains crieront a qui veut bien les entendre que je suis arrogant, chiant et cynique. Et il n'auront pas torts.

Je suis arrogant, comme les gens ne manquent pas de me le rappeler, mais j'estime en avoir le droit. Je n'ai pas la science infuse, certes, mais mes "camarades" avaient hérité du titre de sous développés du bulbe. Dans le même registre, il y avait les frimeurs, les abrutis, les chiant, les pots de colle, les gothopouf et j'en passe et des meilleurs.

Le fumeur qui me pistait s'appelait Nick, un nom commun, tout comme son apparence. Il jeta sa clope a terre, avant de l'écraser méticuleusement d'un coup de talon. Sa voix grave résonna , cassant le silence illusoire de la nuit. Je dis bien illusoire, car mon très cher cerveau, surement conçu dans le seul but de me pourrir la vie, avait une option: "réflexions ininterrompues, vacarme neuronal et énervement psychotique" qui empêchait tout silence totale.

"Alors, on va où? Demanda Nick

-J'ai mal au crâne.
-Direction l'étang alors.
-En effet."

Dans mon amas de mes pensées haineuses, pessimistes et cyniques avaient résulté une attitude blasée, généralement prévisible pour les rares élus qui me côtoyer sans se faire jeter. Du haut de mes douze piges, j'avais compris deux trucs: tout d'abord, la vie est trop nul pour mérité d'être vécu, deux, dans le cas où on l'a vie quand même, être égoïste, mesquin, vil, fourbe, vicieux et autres est la meilleur porte de sortie pour ne pas sombrer.

Nick était une des rares personnes auxquels je vouait une confiance absolue. Il avait atteint sa majorité il y a deux jours et s'était tapé une cuite monumentale. J'avais moi même descendu quelques verres de Vodka. Au grand dam de mon estomac, qui supporta le breuvage, mais qui eût beaucoup de mal a ne pas le renvoyer d'où il venait, accompagné de liquide gastrique.

Le bruit de l'écoulement de l'eau régulier, reposant se fît entendre, m'indiquant de manière certaine que nous étions arrivés. Sans un mot, nos regard se rivèrent sur la lune, astre inspirant la paix, la solitude. J'étais un des rares êtres a pensé que celle ci était un bienfait, contrairement aux trop nombreuses personnes a penser l'inverse, appelant leurs groupe une "société" qui, pouvait être civilisé ou pas.

Ça ne changeait rien, elle finissait toujours pas se faire la guerre de toute façon. Je jetais un dernier coup d'œil a la ceinture de Nick. Plus précisément a l'arme qui y pendait. Malgré sa récente majorité, il n'avait pas attendu l'âge légal pour commencer a travailler dans cette profession. Mon compagnon me lança un regard empreint de tristesse, où il disait clairement: tu le veux vraiment?

Un hochement de ma tête finit de le désespéré. Il sortit son arme, visa et tira. En quelques secondes, j'allai mourir. Je souris. C'était une belle fin. La nuit. La lune.Le sang...
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4:
Je souriais. J'étais heureux. Un état qui n'habitais rarement. Depuis quelques jours j'étais heureux. Et oui j'étais emplis de contentement sur une longue période. Ce fait rarissime ne s'était jamais manifesté sur ma personne. J'étais de si bonne humeur que j'avais presque arrêté mon cynisme omniprésent. Presque.

Évidemment, cette joie avait une origine. Une origine féminine, pour être plus précis. Comme tout mâle normalement constitué j'étais tombé amoureux. Tout prévoyant que je fus, je ne l'avais pas vu venir ce coup ci. Tant mieux, j'aimais être agréablement surpris. La jolie mademoiselle se prénommait Kim.

Rien qu'entendre ce nom me faisait frissonner de plaisir. Un soir de pleine lune, je l'avais invité a sortir, l'autorité parentale m'important bien peu. Elle me rejoint, tout aussi peu soucieuse des éventuelles retombées de nos actes. Insouciant que nous étions, je la fis monter sur ma jolie Pacific Coast, repeinte en noir. Une moto très sympa pour les balades.

La fraicheur nocturne était agréable. Je sentais le vent, alors que je roulais a vitesse modérée. J'avais pour habitude d'ignorer ce genre de consignes, me foutant un peu de comment et quand j'allai mourir. Crever en étant au paroxysme de la vitesse de ma bécane serait somme toute assez fendart. Sauf que je voulais pas tuer Kim par la même occasion, donc j'allai éviter pour ce soir.

Rouler de nuit donnait un sentiment d'existence hors pair. Dans la nuit, être deux, sans le moindre bruit parasite a ce plaisir, était un accomplissement en soit. Je n'avais jamais était très poétique, mais cette nuit était proche de la perfection. Très proche. Je fis un dernier virage, avant de ralentir, puis de stopper ma moto.

"Si madame veut bien se donner la peine. Dis-je en lui tendant ma main, pour qu'elle descende.

-Tiens range plutôt mon casque au lieu de dire des conneries. Répondis Kim, prenant tout de même ma main pour descendre avant de me tendre son casque.

-Avec plaisir."

Ma stupidité prenait naturellement le dessus. La taquiner était mon passe temps favoris. Je pris nos casque et les fourrait dans le coffre de ma bécane. La lueur de la lune était magnifique et nous restions un moment sans rien dire, allongés dans l'herbe a regardait cet astre qui nous fascinait tant.

Au bout d'une heure, je brisais le silence.

"C'est beau n'est ce pas?

-Très. J'ai un peu froid.

-Tiens, voilà ma veste ça te réchauffera. T'inquiète pas pour moi j'ai l'habitude de regarder la lune, parfois en étant nettement moins vêtu.

-Ça va de soit. Tout être masculin a déjà regardait la lune en étant peu habillé a une heure approchant les trois heures du mat'. Évidemment.

-Évidemment. Allez, met là j'te dis."

Elle s'exécuta, bien contente d'avoir quelque chose de chaud a mettre. Elle me regarda de ses grand yeux noisettes. La gente masculine a toujours fantasmé sur les yeux bleus, cliché que je ne comprenais pas, et comprendrais jamais. Je préférait nettement la couleur marron. Je caressai les cheveux bruns de la demoiselle, plongeant mon regard dans le sien.

Les gens ne supporte pas les "eyes contacts" car cela introduit une tension entre les deux protagonistes. Sauf ce qui se connaissait par cœur. C'était notre cas. Ce moment s'éternisa. Moment de perfection dans un monde de Chaos.

Mon cœur parla a ma place. Toute raison et narcissisme blasée avait disparut de mes pensées.

"Je t'aime."

A ma grande surprise sa réponse ne tarda pas. Sauf qu'elle n'était pas audible. Elle m'embrassa, me coupant l'herbe sous le pied. Je lui appartenais. Et ça ne me dérangeais pas. Avec fougue, je l'embrassais a mon tour. La vie valait le coup rien que pour ces moments. Ce moment parfait continua, jusqu'a matin. La rosée nous avait couvert, alors que nous nous étions endormis, calés l'un contre l'autre. La vie était magnifique, sous ces conditions.

Flottant dans le bonheur je la ramenais chez elle. Sur le seuil elle m'embrassa a nouveau.

"Bon mes parents vont surement m'écraser sous un tas de restrictions, mais ça en valait la peine, n'est ce pas?

-Bien sur que ça en valait la peine. Allez, bonne nuit, Princesse

-Au revoir, beau Prince."

Elle rit une dernière fois de son rire cristallin si particulier, avant de renter a l'intérieur où la rage parentale déferlerait sur elle. Mes parents étaient morts, et mon tuteur avait autre chose a faire que me géré. Il me sermonnerai pour la forme mais rien de bien conséquent. Je vus juste, et quand j'arrivai enfin en ma demeure, mon tuteur essaya de me disputer mais je passais outre, l'ignorant totalement.

Il ne m'aimait pas, et je lui rendais bien. Je m'étendis de tout mon long sur le clique-claque qui me servait de lit, essayant de me remémorer l'odeur des cheveux de Kim. Son odeur, sa beauté, tout cela était gravé en moi, même si mes souvenirs étaient imparfait, je l'aimais. La journée d'après, je partis pour mon bahut, avec la Pacific Coast que mon tuteur m'avait acheté. J'avais payé et réussi mon permis, donc rien ne me dérangeait. Du haut de mes vingt ans, la vie me souriais.

Jusqu'à ce qu'un camion me percute alors qu'il avait grillé un feu rouge. Je sens al douleur qui irradie de tout mon corps. Je meurs, un dernier nom sur le les lèvres...

"Kim..."

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5et dernière:



Je n'ai pas un esprit scientifique. Si j'avais un esprit scientifique, j'aurai compris depuis longtemps que moins il y a de volume moins il y a de pressions, donc qu'il soit logique que je me sente moins oppressé en extérieur. Sauf que j'ai un esprit littéraire. Je me plais a croire que je suis un enfant de la lune, et que celle ci veille sur nous.

J'ai toujours contemplé la lune. Un astre magnifique. Je shootai négligemment dans un cailloux, regardant celle que j'ai toujours considéré comme ma mère. Avec la musique, je m'étais forgé. Toujours en regardant la lune, je m'étais construis une vie. Une vie dont j'étais satisfait. A quelques détails près.

Je n'avais pas de thunes. Je pouvais y remédier mais c'était vachement handicapant. Et j'étais amoureux. Ça par contre ça ne pardonnait pas. L'amour est pour moi ce que les mines antipersonnels sont aux soldats: un truc vicieux, fourbe en plus d'être vachement instable. Malgré ça j'étais tombé dans le piège.

Je frappai a nouveau dans une caillasse dont la tête ne me plaisait pas. Comme dit plus haut je n'ai pas un esprit scientifique. Sinon je ne partirai pas pour invoquer un esprit. Non je ne suis ni un illuminé, ni un nécrophile, ni un malade mental. Je suis juste curieux. Et ça faisait des années que j'apprenais secrètement les formules pour invoquer révoquer ou détruire l'esprit invoquer.

Contrairement aux on-dits elles étaient d'un simpliste évident. Les mots avaient une consonance archaïque, surement de langue nordique. Sauf que les russes les canadiens et les vikings ne croient pas et n'ont jamais crus aux esprit. Une croyance très peu répandue existait en Angleterre mais c'était tout. Je soupirai un bon coup.

Un bref regard autour de moi m'indiquai de façon irréfutable que j'étais arrivé. En effet un ramassis de maisons décrépites, rassemblaient autour d'un lac ça ne se manquait pas, si on cherchait après. Et qu'on savait où cherchait. Les maisons étaient toutes inhabitées. Pourquoi avais je choisis ce lieu alors?

Parce que personne viendrait m'ennuyer, parce que j'avais une vue magnifique sur la lune et que je pouvais mettre de la musique a fond sans ennuyer personne. Ainsi du bon Dark Lunacy[musique] commença a résonner dans cet endroit. Faudrait que je vire les taudis et que je fasse ma baraque ici moi. Bref, j'avais quelque chose a faire.

Les pentacles, les bougies les sacrifices, tout ça c'était bidon. Un ramassis de croyance. C'était pas un crucifix qui allait me protéger si j'échouais dans on incantation. Si je glissais sur un mot un seul j'étais foutu. Tout était dans les paroles, même simpliste, il fallait qu'elle contienne assez de volonté pour que ça marche.

Autrement dit, il ne fallait pas avoir peur. Tant mieux je n'avais pas peur. Mourir, avec ou sans souffrance m'était égale. Ainsi je prononçais les quelques mots de pouvoirs, qui pourrait me réduire en cendre comme me mener a la réussite. Ou bien, ça n'existait pas. En fait j'étais presque sur que rien n'arriverait. Mais j'ai un esprit littéraire pas scientifique. Que ça soit physiquement possible ou pas, je m'en foutais.

D'une voix forte je prononçais la petite phrase qui signerait mon arrêt de mort ou une vie très intéressante.

-Nar gloïr fra tres cisso nar bicral!

J'espérais ne pas avoir fais de faute dans cette phrase car mon destin allait se jouer sur ces mots. Rien ne se produisit. Puis il y eût un courant d'air. Le ciel qui s'assombrit et les entrailles de la terre qui s'ouvrent c'est des conneries. Apparemment les vrais esprit savent faire bien mieux. Un océan de flamme miniature apparut instantanément devant mes yeux. Ce même océan se mua en tornade de feu. Cette même tornade poursuivit sa mutation pour se transformer en un être bipéde, possédant deux ailes dont l'articulation et le bout possédait des pics.

Des cornes recourbés a dessus d'une tête possédant un faciès humanoïde. Une marque scintillait sur le torse de l'esprit invoqué. J'avais oublié de préciser que le tout faisait au moins cinq fois ma taille. Au moins.

-Qui a osé m'invoquer?!

-C'est moi. Qui veux tu que ça soit?

Il avait mis le paquet pour m'impressionner. C'était réussi, j'avais haussé les sourcils. Les deux, un honneur. Q'un esprit de cette taille réponde a une seule phrase avait réussi a me surprendre malgré mon attitude blasée. Je m'était attendu a tout je crois. Sauf a ça. Sauf que m'étonnait ne voulait pas dire m'intimider. Et je savais que comme je l'avais invoqué, je le dominais au moins tant que ma volonté serait stable.

-Microbe, comment as tu osé?!

-En osant sans doute. Bon maintenant que je sais que t'existe je vais pouvoir m'amuser. Qu'est ce u sais faire?

Une chose était sur, je venais d'inverser les rôles, il savait qu'il pouvait pas me détruire et que moi je le pouvais. Il essayait de me faire peur, que ma volonté se brise et qu'il puisse me détruire pour rentrer chez lui.

-Je sais tout faire!

-Bien allume moi un feu, on sera bien pour la nuit.

L'esprit paru outré, mais s'exécuta. J'avais donc raison, il pouvait faire ce que je voulais quand je voulais.

-Bon, mec, j'ai besoin que tu m'éclaire sur certain sujet, alors répond franchement.

-Ca dépend si ça affecte ma sécurité.

-Que je te détruise n'affecte pas ta sécurité peut être?

Un grognement se fit entendre. Sauf qu'un grognement d'une chose de cette taille faisait un bruit dantesque, passant largement au dessus de ma musique qui tournait en boucle depuis le début de l'invocation.

-Je disais: je peux invoquer un autre esprit?

-Oui.

-Pourquoi t'es apparu?

-Parce que je suis la puissance exacte qui représente celle que tu a utilisé pour m'invoquer.

-Ca veut dire que plus je suis motivé plus ce que j'invoque sera puissant?

-Exactement. Tu peux aussi invoquer un esprit rien qu'en connaissant son nom. Toute manière vous vous en foutez. Les humains sont cons.

-Je sais. Pour ça que j'ai décidé de me tourner vers quelqu'un d'autre qu'eux. Donne moi ton nom.

-M'en doutais. Bal' Kijah.

-Beau nom. Tu peux changer de forme?

-J'tai dit que je pouvais tout faire.

-Alors change s'il te plait.

-Si c'est ce que le maître veut.

L'esprit se fendit en une révérence obséquieuse, avant de se transformer en magnifique loup. Je sentais qu'on allait bien s'entendre.



-T'a de bons gouts. Alors Bal' on va devenir pote je le sens. Est ce que si je peux te libérer dans le monde des humains, tu pourrait y faire ce que tu veux?

-Oui.

-Bien quelle est la formule pour te libérer?

-La même que pour nous détruire sans le dernier mot.

-Je vois. Et si je te dis que je vais te libérer?

-Je vais croire que tu te fous de a gueule. Ou alors que t'es timbré, quelques chose de puissant.

-Tant mieux. Tue moi et après va. Nair Ramor Kesta Tarairaï!

L'esprit hoqueta. Il ne s'y attendait pas. Je ménageais mon effet et attendais qu'il obéisse a mon injonction. Tout sadisme avait disparu de sa voix. Ainsi lorsqu'il m'égorgea nous étions amis. Et j'étais parti retrouvé Kim, morte d'une crise cardiaque il y a deux ans.

Die with honor...

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