Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Shigori SombreLune le 3/12/2008, 22:54

Yassin a écrit:Merde... Tandis que j'exécutais une esquive vers la droite pour éviter le coup d'Ira j'apercevais Kota dans une situation peu avantageuse. En effet, il était couché sur le sol, l'air livide, à quelques centimètres de lui, une lance de glace planté sur le sol chaud de ce désert impétueux...

Je n'en pouvais pas dire mieux de ma situation, j'étais en face d'un adversaire faisant preuve d'une puissance moyenne, mais terriblement précise. Son arrogance indiquait qu'il était le chef de l'équipe noire, celle de Koori... Et bien sûr, aucun accès à mes armes, donc la seule alternative se trouvait être l'utilisation des jutsus... Sont bien drôles les examinateurs, j'ai un arsenal de jutsus se comptait sur le bout des doigts... d'une main. Je me rendais compte que c'était affligeant pour un Genin.

Mon adversaire composait des signes rapidement, le souffle coupé, et prononça des paroles incompréhensibles. Pourtant, rien ne se passa. Il fonça vers moi, sûr de lui-même, le poing gauche en avant... Je l'esquivai facilement, et fit une contre-attaque. Il disparu en un nuage de fumée. Typique des clones... Avant que je ne me rende compte, Ira, le vrai, apparut sur le côté, et posa sa main ouverte sur ma tempe...

Je fus projeté à quelques mètres, avant de faire de me rattraper en faisant un enchaînement pour me retrouver sur les pieds, accroupi. Je perçus le cri de Kota, que se passait-t-il ? Je regardais autour de moi, Kota se relevait tant bien que mal face à Itada, d'une persévérance accrue. Je n'eux pas le temps de détourner le regard que mon adversaire m'infligea un crochet d'une rare puissance, m'envoyant valser sur le sol. Des douleurs apparurent brusquement, ainsi qu'un filet de sang coulait de ma bouche. Je me remettais en position de garde, attendant sa prochaine attaque. Tout à coup, il disparut et je sentis un coup de pied latéral ravageur sur ma nuque, qui me fit écraser sur le sol avec un choc d'une grande violence... Il était devenu trop rapide...

Je me relevais tant bien que mal, crachant du sang. Le regard sobre, je fixais Ira, sûr de lui-même, qui semblait me provoquer. Je n'avais pas le choix, il fallait que je puise du chakra, bien que mes réserves étaient initialement réservés au combat contre un examinateur. Je n'avais plus le choix.

- C'est terminé, morveux, abandonne ! affirma-t-il, un grand sourire au lèvres.

Je lui donna comme réponse une balayette rapidement éxécuté, croyant déséquilibrer Ira, il disparut encore une fois, et quelques secondes plus tard, je reçois un coup sur la mâchoire... Je m'envole, et glisse sur le sable, ma mâchoire quasiment broyée, je commençais à voir flou. Qu'est ce qui s'était passé ? Ce type était devenu monstrueusement puissant, avec une rapidité hors-norme, et doté d'une énorme force brute. J'avais l'impression d'être devenu lent, trop lent. Tout était terminé, j'allais abandonner...

Echoué sur le sol, je n'avais plus la force de me relever. Je tourna le regard, ma vision se troublant, je reconnus Kota, se battre fièrement contre Itada. Je repensais à Shigori... Elle avait disparu. Ira s'accroupit, et me montra fièrement le kunaï à la main :

- C'est fiiniii...

Mes jambes étaient paralysé, je ne pouvais plus bouger, je paniquais. Je cherchais hâtivement ma radio... Elle n'était plus là, je l'avais certainement perdu. A ce moment-là de profonde détresse, dans un désespoir sans fin, j'entendis vaguement Kota :

- Suiton Mikazuke no Jutsu !

HEIN !! Comment Kota savait-il le nom de mon arme. Je le vis lancer une chaîne d'eau contre Itada... Pourtant, il avait comme affinité Katon...

Tout me vint en tête, la paume d'Ira sur ma tempe, la soudaine hausse de puissance, la disparition de Shigori, le kunaï de mon adversaire, la paralysie, la radio disparue, l'affinité Suiton utilisé par mon coéquipier, l'invocation de mon arme...

J'ouvrais mes yeux, j'étais debout, Ira était devant moi, une tâche de peinture sur sa joue, Shigori se trouvait derrière moi, le regard fixe rivé sur mon adversaire, qui était devenu brusquement le centre d'intérêt de tous les Genins. Le silence planait, seul le bruit d'une légère brise caressait nos tympans.

- Sinyas, ça va ? questionna Shigori.
- Ou.. Ouais.

Deux Chunnins apparurent aussitôt, prirent de force Ira, qui semblait outré...
Je ne pus m'empêcher de lancer :

- Alors, Genin de Koori, toujours aussi sûr de toi-même... Ton Genjutsu était pitoyable, trop d'incohérences...

Ira, pris de force par les nouveaux arrivants nous cria :

- Au moins... j'ai ré..ussi à te ... prendre... une cartouche... IDIOOOT

Je fouillais ma sacoche, il y'avait la radio, mais plus aucune trace de la cartouche. Il nous resté plus qu'une seule, celle de Kota. D'ailleurs, Ida s'était enfui, voyant que nous avions pris l'avantage numérique.

- Bon débarras. Au fait, je vous signale qu'il nous reste une seule cartouche, la mienne... affirma Kota, dépité.
- Et les 24 heures vont bientôt se terminer , ajouta la Chikarate, pointant du doigt le soleil qui allait bientôt atteindre l'horizon.
- Pourquoi n'avez vous pas attaqué Kuro pendant que j'étais dans le Genjutsu ! m'exclamais-je, comme pour répondre de leur consternation...
- Il t'avais pris en otage pendant que tu étais inconscient, si je l'avais attaqué au corps à corps, il aurait eu largement le temps de t'assomer pour de bon. Je me suis servi du seul projectile que je pouvais utiliser, la cartouche de peinture... déclara Shigori, et me lançant un regard noir pour la (non-)gratitude dont j'avais fais preuve.
- Et donc, c'était ou toi, ou la cartouche de Shigori...compléta Kota.
- Bon raisonnement... et merci, reconnaîs-je, l'air gêné.
- C'est pas tout ça, mais faut trouver un des examinateurs, annonça Kota.
- Mais par où ? [i]demandais-je.


Nous scrutions les alentours, en recherche d'indications, ou de présence... Ce n'était que désert et ruine à perte de vue.

- Ah, voilà, regardez là-bas ! s'écria Shigori, le sourire aux lèvres...

Son bras était en direction d'une sorte de cité abandonné, où les ruines étaient nombreuses et denses, Kota et moi restions sans voix, éberlué devant l'excellente trouvaille de la Chikarate.

- On y va ! déclara Kota, le regard empli d'espoir...

Nous acquiesçâmes, nos visages tournés sur ce lieu dont nous frémissions d'impatience... L'esppoir rejaillit parmi le groupe, même avec une cartouche, même sans armes, l'objectif n'en était pas pour autant raté, loin de là.

Quelques minutes plus tard, le groupe arrivait à une centaine de mètre du lieu délabré. Je frémissais d'impatience d'avoir la chance de me battre contre un Chunnin, j'étais excité, impatient, mon coeur était enflammé à l'idée de ce combat.

Une silouhette se dessina au sommet d'un temple, un homme, fumant une cigarette, arborant fièrement une épée... C'était sans aucun doute un des examinateurs... Takeshi Masamune.
J'avais une brusque montée d'adrénaline. je fus survolté devant ce regard provocateur. Une pensée me traversa l'esprit :

- Enfin !


Dernière édition par Shigori SombreLune le 4/12/2008, 21:48, édité 1 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Shigori SombreLune le 3/12/2008, 22:55

Je regardais Takeshi Masumane qui venait de tourner un œil indifférent vers nous. Vêtu d’un kimono blanc, une cigarette tenue entre ses minces lèvres étirées sur un sourire moqueur et un long katana reposant sur l’épaule, il était confortablement assis… le shinobi nous narguait carrément.

-J’ai failli attendre…

Nous échangeâmes un coup d’œil, surpris par ce ninja sûr de lui, attendant simplement notre venue.

-Il était là, tout ce temps, murmurai-je à Sinyas. Celui-ci acquiesça songeusement, l’air bizarrement joyeux. On aurait dit qu’il était excité à l’idée d’affronter enfin Takeshi. Kota, quant à lui, avait l’air sombre mais semblait aussi content. Pas juste de l’avoir trouvé, non, mais aussi de se mesurer à lui.

Mes deux compères n’étaient pas nets… j’aurai sans doute à veiller sur eux. Takeshi sembla déceler la motivation qui bouillonnait en eux, car la même lueur donnait à son regard noir une flamme unique.

Il faudrait faire attention…

Et là, involontairement, je me sentis sourire moi aussi. Le combat, l’affrontement, se frotter à ce sensei presque hautain… pourquoi pas ? Nous étions là pour ça…


-On va pas faire dans la dentelle ! lança Kota.
-Ca, c’est clair, ricana en écho Sinyas.

Je regardais à nouveau mes compagnons. Kota, le katon destructeur, et Sinyas, le taijutsu déroutant. Moi-même semblait un combiné des deux, pas aussi ravageur que mon jeune ami mais plus fiable dans mes techniques, ni aussi véloce que le Mahousien si plus puissante dans mes coups.

Quelle que soit la confiance de Takeshi, il lui faudrait faire attention…

Je vis Sinyas s’élancer un instant avant moi, et Kota filer sur le côté du sensei imperturbable, qui posa juste sa cigarette avant de se mettre debout. Bien lui en prit car le jeune homme de Mahou le chargeant de son côté, reflet du juvénile mais impressionnant garçon de Gensou. Je souris en les voyant chacun attaquer le sensei…

Qui s’effaça devant l’assaut, laissant les genins se croiser et se recevoir au sol, dépités.

-Pas croyable ça, vous commencez tous pareil… se marra Takeshi.

Sinyas ne dit pas un mot en fonçant sur lui. Le shinobi cilla un instant quand il le vit stopper et… lui lancer un « Crétin ! » tonitruant. Le chuunin broncha devant le cri et bloqua un coup de pied de Kota qui était reparti au combat. Je vis sa main se resserrer sur son sabre… il allait manifestement s’en servir, plutôt que d’utiliser de la peinture.

Je scrutai les yeux de Takeshi, m’efforçant d’y déchiffrer une quelconque émotion autre que le plaisir pur et simple. Mais je ne parvins pas à dépasser cette opacité débridée dans son regard.

Et moi qui restait plantée là…

Je courus vers Takeshi, que Sinyas avait agrippé au col. Utilisant mon katon pour faire brûler l’extrémité de mon pied, je tentais d’atteindre le chuunin. Qui malgré la prise du Mahousien, se dégagea en nous laissant tous trois comme des boulets.


-Fini de rigoler, les gens.

La suite se passa un peu trop vite pour que je suive… un bras passa autour de mes épaules et m’envoya bouler sur Sinyas, qui réussit à m’esquiver de justesse. Kota fut projeté au sol par un coup dans le dos et le Mahousien fonça sur un Takeshi vacillant de vitesse.

Si l’un de nous pouvait peut-être rivaliser dans ce domaine, ce devait être lui…

Un glapissement me parvint quand le genin fut fauché aux jambes et tomba au sol.


-Sinyas, accule-le !

Avait-il deviné ce que j’avais en tête ? Sans doute que non. Ce qui ne l’empêcha pas de se relever et de poursuivre Takeshi, qui souriait en évitant les coups agiles de Sinyas. Je me glissais dans son dos et tentait de l’attraper, mais ce fut lui qui s’empara de mon bras, me plaçant devant lui en bouclier. Le chuunin me sous-estima et j’en profitai pour me dégager sans trop savoir comment (j’appris par la suite que Sinyas avait décoché une rafale de coups à Takeshi, le déconcertant), et exécutai un senpuu directement, l’envoyant dans les airs et le suivant d’un essor violent. Je vis que l’examinateur n’avait pas l’air si gêné que ça… la doute m’envahit. J’espère que ça va bien se passer… pensais-je en me glissant sous mon adversaire, l’emprisonnant juste comme je l’aurai fait pour le lotus.

-Kota !!!

S’il hésita, ce que je pris pour un compliment, le garçon comprit aussi où je voulais en venir. Après tout, il savait que c’était un atout puissant dans sa manche… je grimaçais en me contractant comme un boa pour emprisonner Masumane que j’avais bien du mal à maintenir. J’étais tellement concentrée que j’entendis à peine Kota crier au Mahousien de s’éloigner.

Soudain, je le vis au-dessus de moi, se découpant dans le ciel comme un aigle mortel.

La paume tendue, il croisa mon regard par-dessus l’épaule de Takeshi. Pour la deuxième fois, nous étions tous deux dans l’air, prêt à libérer son katon.


-La paume de flammes !! rugit le genin.

Je sentis la chaleur au travers de l’examinateur m’atteindre. Une chaleur presque infernale, recelant une fureur qui n’appartenait pas au garçon que je connaissais… Je me dis que tout ça était fou, trop fort, nous étions dans un simple examen, censés atteindre avec de la peinture l’examinateur… mais lui-même n’était-il pas prêt quelques instants plus tôt à nous blesser de son sabre ?

L’air siffla autour de moi comme je plongeais, emprisonnant toujours un Takeshi sonné et certainement très atteint par le jutsu de Kota. Lui-même chutait au sol, les mains toujours noircies comme à chaque fois qu’il exécutait cette technique.

C’était le moment de bourriner Masumane…

-Omote renge !

Un coup de coude d’une force inouïe m’atteint au ventre, alors que je m’apprêtais à réaliser le lotus. Je ne du ma réception au sol qu’à Sinyas qui me rattrapa avant d’intercepter Kota bien parti pour s’écraser à peine moins violemment que moi.


-Eh bah mes salauds… souffla Takeshi.

Son kimono blanc arborait un trou fumant.


-Ca y est, on l’a coloré, grogna Sinyas.
-Toi déjà, tu m’as bien fait chier, continua le chuunin en foudroyant Kota du regard. Mais tu vas pas servir à grand-chose avec tes mains… et toi aussi ! fit-il en me regardant. Je tremblais encore du coup qu’il m’avait asséné, mais ce ne fut rien comparé au poing serré que je reçu au creux du dos, m'envoyant face contre terre.

-Je pensais pas utiliser de jutsu, mais vous avez l’air vicelards tous… Raiton : Akaden !

Si un éclair rouge me traversa le dos, il me traversa aussi l’esprit. Un voile pourpre de souffrance tomba sur mes yeux, et je ne pu penser à rien d’autre qu’à cette douleur aigue et terrifiante me lancinant.

Kota et Sinyas jetèrent un regard meurtrier à Takeshi, qui haussa les épaules. Le Mahousien s’élança et enchaîna une série compliquée de frappes dont quelques-uns attinrent le chuunin.


-Toi aussi t’es chiant… mais laisse-moi les finir bordel ! feulai Takeshi en reculant devant les assauts répétés du genin qui ne le lâchait pas. L’examinateur finit par le dépasser et fonça vers Kota, dont les bras pendaient. Je cru qu’il allait le percuter de plein fouet mais une ombre apparut dans mon champ de vision et bouscula le chuunin à l’aplomb démesuré avec une brutalité saisissante.

Masumane roula au sol, et je vis Sinyas se dresser devant Kota, haletant d’une telle accélération.

Je dévisageais, au sol et la vue brouillée par les larmes de douleur, ces deux garçons plus jeunes que moi se protéger avec une telle ardeur. Le spectacle était bouleversant, ces ninjas de différents villages faire équipe, leur affliction mais leur courage face à l’épreuve… je souris.


-T’as fini de chopper Kota ouais ?
-Pas mal, cracha nonchalamment Takeshi. Mais t’es trop rapide pour un genin toi.
-Et t’as encore rien vu, ne pu s’empêcher de fanfaronner Sinyas, rallumant un sourire sur mes lèvres.

Le chuunin apparut soudainement devant lui, saisissant son bras.


-Milles illusions ! fit le Mahousien. Ce qui suivit me fit écarquiller les yeux.

Un bras surgit du genin et serra le poignet du Chuunin, qui recula devant ce membre pour le moins inattendu. Surpris, il ne pu éviter le coup de poing du genin, bientôt suivi d’un second et d’un troisième. S’ils manquaient de force, leur rapidité empêchait Takeshi de riposter.

Ce que je croyais…


-Tu soûles !

Trois taches de couleurs diverses apparurent sur le torse de Sinyas, qui stoppa net de frapper.

-Euh… ?
-Ouais, t’es éliminé. Dégage.

Pendant que le Mahousien se voyait encadrer par deux chuunins jaillissant d’on ne sait où pour l’emmener hors du terrain, Takeshi marchait tranquillement vers Kota de sa démarche assurée de félin.

Alors, clouée au sol par la douleur, je me maudis de ne rien pouvoir faire. De ne pas pouvoir protéger Kota qui avait tout donné pour le blesser, avec qui je faisais équipe depuis le début de l’examen… trop jeune à mon sens, mais pourtant d’une volonté inébranlable. Il fit face au chuunin avec une rare résolution inscrite sur son visage comme dans de la pierre.

Je replongeais dans ce souvenir, où avec O’kane-sensei, sous l’arbre, dans la nuit naissante, j’avais découvert l’existence des ombres. Ces foules d’ombres, ces légions d’ombres qui murmuraient dans les semi-ténèbres et chuchotaient dans l’obscurité. Ma foi, elles étaient là aussi, à susurrer avec une douceur mature, à frémir pour ceux qui savaient regarder.

Je savais aussi que si je saisissais ce pouvoir une fois encore, je le regretterai de la cécité corrélative qui s’emparerait de moi par la suite. Mais c’était ça ou rien…


-D’accord !! criai-je, surprenant tout le monde. Sinyas, furieux d’avoir été éliminé, se tourna vers moi avec un air interrogateur sur le visage, tout comme Kota. Takeshi me jeta un œil étonné.

Mon ombre traça un sillon féroce sur le sol en dévorant la distance me séparant, gisant au sol, du chuunin. Ses yeux s’agrandirent en voyant cette pénombre étirée atteindre la sienne…


-Je t’ai eu… parvins-je à articuler.

Je sentis Takeshi se débattre immédiatement comme un lion, comme un diable forcené, avec une envie irrépressible de briser cette étreinte geôlière. Décidément, je ne faisais que l’immobiliser, celui-là…

La douleur, ajoutée à cette résistance acharnée, faillit briser ma concentration. Mais c’était tout ce qui me restait, et je m’y accrochais avec autant de ferveur.


-Kota, vas-y.. murmurai-je. Je ne sais pas s’il m’entendit.
-Kota, vas-y, répéta gravement Sinyas, une lueur dans les yeux, que les chuunins maintenaient par égard en hauteur, le laissant assister à l’échec ou la victoire de ses amis.
-D’accord, répondit l’intéressé. Nous esquissâmes tous un sourire.

Mahou, Gensou et Chikara se sourirent aussi dans cet échange.

Kota, d’un geste simple et presque ridicule au vu de la puissance qui avait découlé des dernières minutes, jeta la cartouche qui nous restait, éclaboussant le chuunin interloqué par un tel revirement de situation.

Sitôt que l’encre colora son kimono brûlé, je relâchai mon ombre qui revint à moi si rapidement que je crus qu’elle allait me claquer au museau.
Le chuunin, même libéré, ne fit pas un geste, si ce n’est pour éclater de rire, toute agressivité envolée.


-Vous êtes vraiment des vicieux, en fait !

Je ne sais pas s’il était courant que trois ninjas de villages différents rient avec un examinateur, mais… ce fut ce qui se passa.
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Kentaro le 4/12/2008, 01:26

C’est franchement bien ma vaine, tiens ! Une épreuve par équipe ! Rien que ça, sans blague… Y’en a marre de cet exam’ à la con. Déjà, les genjutsus, c’était passé de travers, mais alors si on rajoute le travail d’équipe… Non mais là, désolé, c’est la goutte qui fait déborder le vase !

Et en plus, y’a un stupide questionnaire à remplir.

Mais pourquoi est-ce que j’ai décidé de participer à cette mascarade déjà ?

Bon, c’est pas grave, c’est juste un mauvais moment à passer, on va dire. Après tout, je dois juste tenir… Quoi ?! Vingt-quatre heures !! Mais ça va pas la tête ?!

Alors que je me demande comment je vais faire pour ne pas exploser et aller mettre mon poing dans la tronche de l’examinateur, les autres membres de l’équipe rouge s’approchent. La première, qui se présente comme étant Siddharta, est une gamine chétive aux cheveux bruns, vêtue d’un sari, avec un chapelet enroulé autour de la main. Elle dégage un genre de sérénité qui risque vraisemblablement de me taper sur les nerfs… L’autre, le dénommé Ryoshii, est… est… Nan, y’a un truc qui cloche. Il a beau se balader en fauteuil roulant, y’a vraisemblablement qui colle pas, j’en mettrai ma main à couper. M’a tout l’air d’être un imposteur qui veut apitoyer le jury en se faisant passer pour un handicapé ! Mais on ne me la fait pas, à moi ! En tout cas, il n’a pas l’air de vouloir bouger de son fauteuil… Et vu sa carrure, il n’est guère coutumier des exercices physiques…

Hé ben tu parles d’une équipe de vainqueurs ! J’la sens super pas, tout à coup, la chasse au chunin…

Mes premières impressions se renforcent très vite au cours des deux heures qu’il nous faut pour remplir ce questionnaire à la noix (questionnaire qui ne fit que renforcer ma détermination à fracasser autre chose qu’une cartouche de peinture sur la tronche de l’examinateur). Ryoshii ne faisant rien spontanément et Siddharta ne laissant transpirer aucune émotion… Pas grave, l’important, c’est de l’avoir rempli, ce questionnaire minable, n’est-ce pas ? Allez, encore vingt-deux heures à tenir sans exploser, j’peux le faire fastoche !

Nous rendons notre fiche de réponse et recevons en récompense sept cartouches. Mouais, c’est pas trop mal. Et enfin, l’épreuve peut commencer.

Nous pénétrons dans le vaste champ de ruine et…

« Pourquoi partir plutôt que d'attendre en élaborant un plan d'action basé sur la surprise évitant ainsi de vaines pertes d'énergie liées à une marche longue et peu sûre ? » Déclara Siddharta.

Avant que je puisse répondre, Ryoshii approuve illico.

« C'est vrai ! On a qu'à attendre qu'une autre équipe arrive ! »

Nan mais je rêve ! Dites-moi que c’est pas vrai !!

Hé bien si ! Plutôt que d’aller chercher notre proie, on va l’attendre ici, dans un coin paumé, comme s’il allait venir nous chercher de lui-même… Comprenant que nous n’aurions probablement pas plus d’une chance que notre cible se pointe par hasard dans le coin, je proposais à tout le moins de prendre position derrière un muret en ruine, ce serait toujours mieux que ce soit nous qui surprenions les types qui passent plutôt que l’inverse. Alors quitte à rester sur place…

Nous nous installons et l’attente commence. Un peu moins de vingt-deux heures… Houlà… Je sens que ma patience va être mise à rude épreuve. J’essaie de me relaxer et décide d’amplifier mon ouïe au maximum pour entendre le moindre froissement de tissu, la moindre respiration. Etant donné la volubilité de mes partenaires, je n’ai pas de soucis à me faire pour mes oreilles.

Le temps passe (Allez, ça fait déjà au moins… Trois heures, non ? Quoi ? Juste une demi-heure ? C’est loooong…) lorsque j’entends soudain un bruit, très léger. Bingo ! Quelqu’un s’approche ! Si c’est notre proie, on aura fini plus tôt, si c’est un abruti, ça fera une équipe en moins en course ! Tout bénef’ !

J’interpelle les autres (à deux fois pour Siddharta, visiblement plongé dans ses pensées… Tu parles d’un chasseur à l’affût !) et nous nous préparons. La cible s’approche, sa démarche me donne l’impression qu’il n’est pas sur ses gardes. Le compte à rebours s’égrène lentement… Maintenant !

Dans une quasi-parfaite synchronisation, Ryoshii et moi sortons de notre cachette. Ryoshii a un meilleur angle et tire. Un sifflement aigu et le chunin a disparu. C’est quoi ce bordel ?!

Sidd’ a réagi autrement, ses mains s’agitent.

« Les pieux de Bouddha. »

Un bruit derrière nous, Ryoshii et moi nous retournons et deux cartouches supplémentaires jaillissent vers le chunin encadré de pieux jaillis de terre. La poussière retombe et…

« C'est raté les jeunes de plus il ne vous reste plus que quatre munitions, à l'avenir faites plus attention. »

Et il se casse aussi rapidement que tout à l’heure.

« Et merde !! »

Alors là, trop, c’est trop ! La coupe est pleine ! Qu’ils nous pondent des épreuves à la con, ok, qu’ils se la pètent en faisant étalage de leurs techniques, passe encore, mais alors qu’en plus, ils osent nous humilier comme ça ! Alors là, rien à faire, ça ne passe pas !!

Ma décision est prise ! Je vais lui refaire le portrait à c’t ordure ! Plus rien à foutre de son épreuve à la con, c’est sa tête que je veux !!

Et les deux autres n’ont qu’à rester plantés là si ça les amuse, moi, je vais le pister et le retrouver. Rester sans rien faire, c’est pas mon truc !

Sourds aux récriminations de mes comparses (notamment la gamine qui déblatérait des inepties sur la longueur de la patience et la force de la rage et des notions de cruautés ou j’sais plus quoi…), j’amplifie mon odorat au maximum, repère l’odeur de mon objectif et m’élance. Ça ne va pas se passe comme ça !!

Trois cents mètres plus loin, je tombe sur une autre odeur pas particulièrement agréable. Bon, ben, pas de temps à perdre. J’ai deux cartouches, je peux bien en utiliser une pour éliminer cette perfide fouteuse de merde. Je laisse tomber l’odorat pour amplifier mon ouïe.

« Kaede ? »

Aucune réponse.

« Kaede ? »

Toujours rien. Pourtant elle est là, c’est sûr. Bon, ben tant pis, on va ruser.

« La naine ? »

Un marmonnement à gauche. Bingo ! Trop facile… Elle était pourtant tombée dans le piège l’épreuve d’avant. Bien, bien, bien… J’ai enfin l’occasion de lui faire ravaler sa traîtrise de tout à l’heure !
Je regarde ostensiblement dans sa direction et lâche :

« Ha: je brûle. »

Pas un mouvement ni un son. Ok, employons la méthode forte alors, ça ne me dérange pas du tout ! Aussitôt, je lui balance une volée de mes aiguilles d’acupunctures (Ouais, je sais, ça ne sert pas à ça mais bon… Ces abrutis d’examinateurs m’avaient confisqués mes scalpels, sous prétexte que ce sont des « armes potentielles » ) et Kaede apparaît comme par magie juste devant moi.

« -Tiens tiens, j’ai ma revanche je crois…
-Heuu… attends, Kentaro ! Tu sais pour cette histoire débile de parchemin emprunté, je…
-Tu me l’as pas emprunté : tu me l’as lâchement chouré dans un moment d’inattention pour me faire quitter cet examen !
- En même temps, si tu fais confiance au premier inconnu, tu n’iras pas loin comme chuunin, mon vieux.
-Toi ! »

Ok ! Passage en mode élimination ! Je saisis une de mes cartouches de peintures et….

« ‘Gaffe à ta gueule, Kentaro : j’suis la nièce du… »

Vlan ! Une méga-baffe dans la tronche l’a fait reculer de deux bons mètres, le visage couvert de peinture. Bwahahaha ! Prends ça dans ta gueule, Kaede ! Sauf que… Cette petite peste avait réussi à m’exploser sa cartouche sur la poitrine !

« Ca, tu vas me l’pa… »

Mais alors que nous allons nous jeter l’un sur l’autre, histoire de régler une bonne fois pour toute une bonne partie de nos désaccords, deux chunins nous plaquent au sol et nous immobilisent.

« Désolé les gosses, vous avez perdu. »

Les gosses ?! Rrrrrrrrrrrraaaaaaaaahhhhhh ! J’VAIS TOUS ME LES FAIRE !!!!!

Une demi-heure plus tard, je me retrouve enfin hors de la zone de l’épreuve, solidement encadré par deux chunins. Je ne décolère pas. Tout ça, c’est encore de la faute de Kaede !! Ras-le-bol ! Elle s’est fixée comme but de me faire échouer, c’est pas possible autrement ! ‘fait chier ! A cause d’elle, j’ai perdu toutes mes chances de pouvoir me venger de l’autre examinateur débile. Pis si ça se trouve, les autres ne vont pas arriver à le toucher avec les deux cartouches qu’ils leurs restent. … Les autres… Un charlatan feignasse en fauteuil et une gamine en sari qui n’a pas l’air portée sur les efforts physiques…

Tu parles, c’est foutu d’avance ! Ils y arriveront jamais…

Les heures passent et je m’ennuie ferme. C’est dur de s’occuper sans scalpels ni patients… Et avec juste la feuille de règle pour toute lecture, on a rapidement fait le tour…

« Alors, on ne s’ennuie pas trop, depuis le temps ? » Fait une voix derrière moi.

Je me retourne et me retrouve nez à nez avec le responsable de la première épreuve, qui arbore un petit sourire compatissant, genre « ben mince, c’est dommage de s‘être fait éliminer dans les premières heures et d‘avoir du poireauter tout ce temps… Mais tu auras peut-être plus de chance la prochaine fois ».
Juste quand je me dis que ce petit con va morfler pour tous les autres et que je soupèse les probabilités de victoire, tout en tenant compte des deux molosses qui me surveillent (Héhé, Kaede, ils en ont mis qu’un pour la surveiller *fier*), je suis traversé par un de mes habituels éclairs de génie (Si, si ! ça m’arrive régulièrement)

Je déploie donc tout mon art pour approcher l’examinateur façon « je m’ennuie ferme, je viens m’taper la discute », tout en faisant de très gros effort pour ne pas ricaner machiavéliquement. Tout en débitant des banalités, je m’approche d’un pas. Puis d’un autre. C’est tout bon : mon interlocuteur n’est pas sur ses gardes. Même mes gardes-chiourmes ne se doutent de rien.

Un ultime pas et…
*Vlan !*

Mon poing s’écraser lourdement contre le pif de l’examinateur, qui recule de quelques pas sous le choc, plus étonné que sonné.

« Mais que… »

C’est alors qu’il réalise qu’il a de la peinture qui lui dégouline sur le visage, tâchant ses beaux habits tout propre.

« Et voilà, fanfaronnai-je fier de moi. Objectif atteint ! Deuxième épreuve bouclée !!
_ Quoi ? Mais pas du tout, enfin ! C’est Takeshi qu’il faut viser, pas moi !
_ Tuttutt ! Lis-toi-même, lui répond-je en agitant le papier de consigne sous le nez. L’objectif est de toucher l’examinateur.
_ Ben oui : Takeshi.
_ Parce que t’es pas examinateur, peut-être ?
_ Ben si, mais…
_ Donc l’objectif est réglé.
_ Mais…
_ Z’aviez qu’à préciser.
_ Ah oui mais non ! Tu as été éliminé !
_ C’est pas marqué qu’on a plus le droit de tirer une fois éliminé.
_ Mais tu n’est même plus dans la zone !
_ C’est pas marquer qu’on doit être en zone pour valider la touche.
_ Certes mais…
_ Quoi… Les vingt-quatre étaient déjà écoulées ?
_ Ben non, pas encore.
_ Alors bingo ! J’suis qualifié pour la troisième épreuve.
_ De quoi ?!
_ C’est marqué : Le concurrent qui parviendra à toucher l'examinateur fait remporter l'épreuve à son équipe, même ceux qui ont été touché auparavant. Je t’ai touché, mon équipe l’emporte, y compris les éliminés, c’est-à-dire moi.
_ … Mais non, à la fin !! Tu es éliminé, un point c’est tout : les règles tacites de l’épreuves stipulent évidemment que…
_ Que dalle ! Les règles tacites valident parfaitement mon action.
_ Quoi ?! Mais pas du tout !
_ Ben MES règles tacites stipulent que si !
_ Mais ça va à l’encontre de l’esprit des règles, de…
_ Tsss… Magouilleur, va. Tu dis ça pass’qu’t’as honte de t’être fait berner comme un bleu.
_ Magouilleur ? … Très bien, on va régler ça immédiatement. »

L’examinateur sort une radio de sa poche, la bidouille un peu avant de lancer « Takeshi ? On a un souci, tu peux venir ? … Au sud de la barrière, 3ème relais ». Puis il éteint sa radio en me lançant un regard satisfait. Quelques secondes plus tard, un sifflement strident et l’autre examinateur apparaît juste à côté de nous.

« Bon, c’est quoi le… Mwahaha, sympa ton masque de beauté, Iarwain.
_ Ca n’a rien de drôle, Takeshi ! Il me l’a balancé alors qu’il était éliminé et maintenant, il affirme qu’il a qualifié son équipe ! Et d’après lui, c’est parfaitement autorisé puisque rien dans le règlement ne l’interdit.
_ Sans blague, hoche Takeshi en me fixant. Et qu’est-ce qui te fait croire ça ? C’est moi que tu dois toucher, pas lui.
_ Oh que non. L’objectif est de toucher l’examinateur. Y’a pas précisé lequel.
_ Pardon ?
_ Ben lis-toi ton papier, si tu ne me crois pas.
_ Ok, fais voir ça. Alors, alors… Ok, j’ai effectivement pas précisé… blablabla… Mais j’suis sûr qu’y a un truc qu’interdit de tirer une fois éliminé… Blablabla… Chaque concurrent touché par une cartouche de peinture est éliminé, mais pas ses équipiers… Blablabla… Le concurrent qui parviendra à toucher l'examinateur fait remporter l'épreuve à son équipe, même ceux qui ont été touché auparavant… Blablabla... Ceux qui ont été touché au cours de l'épreuve doivent en attendre la fin, à l'extérieur du périmètre…. Blablabla… Blablabla… Ha ben merde, non, j‘ai pas prévu ça… Hum… Heu… Bon, ben pour moi, c’est Ok. Désolé, Iarwain, mais il a raison. Je valide.
_ Quoi ? Mais…
_ Oh allez, toi aussi t’as passé l’exam’ chunin. Tu as aussi sûrement essayé de bidouiller les règles: c’est de bonne guerre, on va pas en faire un drame, non plus… Bon, sur ce, je vous laisse : j’ai du genin à aller taquiner. Yuugiri ! »

Et il disparaît aussi vite qu’il est venu, nous laissant seul. Le dénommé Iarwain passe sa main sur son visage couvert de peinture et jette un regard à son vêtement souillé.

« N’empêche que c’est pas juste… »
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Takeshi Masumane le 4/12/2008, 02:00

L'épreuve vient de débuter, et je ne peux m'empêcher de sourire.
*J'ai fait bonne figure... Ils doivent se faire dessus à l'heure qu'il est... Bon, c'est pas tout ça, mais bon, faut que je bouge...*

Au bout de plusieurs heures, après avoir éliminé de nombreux participants, j'entends un bruit de pas léger non loin. Je me cache entre deux pans d'un mur prêt à tomber, et attends.
Dans la rue adjacente, un jeune homme, seul, marche, sur ses gardes. C'est Kuro, de Koori.
Je commence à établir une stratégie pour l'éliminer, mais je fais un faux mouvement, et donne un léger coup de coude dans le mur.
Celui-ci s'effondre littéralement, dans une explosion de poussière. Me voilà donc à découvert, en face du jeune Genin.

Kuro - Putain, t'as voulu me tuer ? Hein ? Sale bâtard de chikarate !
Takeshi - Surveille tes propos, jeune homme, ou il t'en coutera !
Kuro - C'est ce qu'on va voir...
*Il semble sûr de lui. C'est bon signe, il me sous-estime... Allez, je le défonce, et je rentre...*

Il ne cherche même pas à sortir sa sarbacane, au lieu de ça, il sort un parchemin de sa poche, et le déroule, puis compose des signes, et appose sa main dessus.
Le parchemin retombe au sol, tandis que le jeune Genin est armé jusqu'aux dents.

*La vache, c'est quoi ce mec ?*
Kuro - On avait dit pas d'arme ? Mais celles-qui sont scellées, pas de probs ? Hein ?
Takeshi - Effectivement...
A chacune de ses jambes, est accrochée une lame courte. Il porte dans le dos un sabre plutôt long, plus un dans chaque main.
Takeshi - Cinq sabres ? Tu nous ferais pas un petit complexe d'infériorité ?
Kuro - Ta gueule !
Takeshi - Visiblement, tu ne compte pas me toucher avec de la peinture...
Kuro - Exact, c'est plus marrant de te buter !
Takeshi - En ce cas...
Libérant à mon tour mon sabre, scellé jusqu'alors sous ma manche, je le brandis devant moi.

Sans crier gare, il se jette sur moi, sabres au clair, en hurlant.

Kuro - Shiiiiiiiiiiiiiiiiiiiineeeeeeeeeeeeeeee !
*Surement un mot de chez eux...*
Il fait pleuvoir sur moi une avalanche de coups avec ses deux sabres, de telle façon que j'ai du mal à le contrer. Je bloque alors ses lames, et effectue un bond en retrait. Je me saisi d'une des bandelettes accrochées à la garde de Takekaze, et invoque la troisième forme de mon arme.
J'ai alors moi aussi deux sabres en mains, plus un troisième dans le dos.

Kuro - Comme quoi je suis pas le seul qui complexe...
Takeshi - Héhé...
Cette fois-ci, c'est à mon tour de charger en premier. Deux sabres contre deux, les coups deviennent moins lourds mais très rapides. Nous nous bloquons mutuellement, dans une étreinte faite de métal et d'étincelles.
Il se recule alors, et plante ses sabres dans le sol rocheux. Puis il se saisit de ceux à ses cuisses, et il les accroche sur le haut de ses genoux. Ensuite il prend celui dans son dos, et l'accroche entre ses omoplates. Le sabre se dresse alors vers le ciel, dépassant largement au-dessus de Kuro. Puis il reprends de nouveaux ses deux sabres.


Takeshi - Merde... T'as l'air d'un hérisson... T'es sûr que c'est efficace ton truc ?
Kuro - Va te faire... Amènes-toi !
Je fais repasser Takekaze sous sa forme normale, bien décidé à passer aux choses sérieuses. Je concentre ensuite du chakra dans ma lame, et elle est alors parcourue d'éclairs pourpres.
Takeshi - Yuugiri !
Je reparais derrière lui, ce qui a pour effet de le surprendre. Mais il se ressaisit bien vite, et commence un enchainement très rapide. J'évite la majeure partie de ses coups, mais lorsque il envoie vers moi ses genoux, les lames qui y sont fixées menace dangereusement mon abdomen. Alors que je me dégage du corps-à-corps, il tente un salto avant, sa lame la plus longue passant très près de mon visage.
*Il est fort, trop fort, je vais devoir en finir.*

Je concentre du chakra dans la paume de ma main droite, puis m'élance vers lui. Alors qu'il tente de me toucher d'un coup d'estoc, je me baisse, puis me redresse, paume en avant, vers son plexus.
Le faisant décoller du sol, je le vois s'élever dans les airs, à quelques mètres, victime de l'onde de choc. Je saute à sa suite, et sors ma sarbacane. J'y introduis une cartouche, et dirige mon tir vers lui. Il fait de même.
Tous deux dans les airs, il est difficile de modifier notre course. Et je n'aurais jamais le temps de faire un Yuugiri.
Nous nous touchons l'un l'autre de nos cartouches, puis retombons lourdement sur le sol.
Deux Chuunins viennent se saisir de lui, inconscient.

*Il mérite sa victoire.*


Dernière édition par Takeshi Masumane le 4/12/2008, 02:05, édité 1 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Tyrande le 4/12/2008, 02:01

- Bien bien bien, vous avez bien rigolé avec ces deux premières épreuves, du moins je l'espère pour vous parce que la plaisanterie est terminée ! Kentaro l'a compris il a préféré s'arrêter là alors que les autres épreuves étaient réussies pour lui.

Contrairement à ses habitudes, Tyrande n'était pas vêtue de son éternelle tenue d'écolière japonaise. Elle était vêtue aujourd'hui d'une tenue noire, lui donnant un air mauvais tout en restant assez classieux.

Spoiler:

Personne ne semble connaitre la raison de ce changement brutal qui se répercute également sur sa façon de se tenir devant tout ce monde: ceux qui ne la connaissent pas mettent ça sur le compte de l'habitude, ceux qui la connaissent peu mettent plutôt ça sur le compte de l'innovation, en effet, personne n'aurait fait cela avant elle. Pourtant qu'elle que soit la personne écoutant Tyrande, une impression désagréable s'insufflait lorsqu'elle parlait: on aurait presque pu sentir le mal, comme s'il était présent, comme s'il était dans le corps de Tyrande, comme s'il était dans le corps de la personne voisine. Tyrande se tenait stoïquement devant cette foule de genin aspirant chuunin et elle semblait être la reine, la présidente ou la chef tyrannique de cette foule.

Tyrande effectua quelques pas et revint à sa place initiale avant de continuer.


- Bien, donc comme je le disais, la plaisanterie est finie, nous passons aux choses sérieuses, fini de jouer à cache cache pour une raison ou une autre, place à l'action pure.

Un homme se dressa et prit la parole, il s'agissait d'un genin de Koori.

- Ouais on va simplement se battre quoi, c'est génial comme imagination, cette examinatrice est pourr...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que son épaule explosa et que Tyrande était à ses côtés.

- Tu oses interrompre et critiquer une examinatrice? Tu as du cran, mais avoir du cran sans avoir la force de faire respecter ce cran est une preuve d'idiotie pure. Pour avoir parler sans savoir, tu seras soigné pour éviter que tu ne meures avant que l'épreuve ait commencé mais ton bras sera rendu inerte le temps de cette épreuve.

Le genin n'osa pas répliquer mais la haine pouvait se lire sur son visage, Tyrande retourna tranquillement sur le pupitre réservé aux personnes importantes. Elle reprit le cours de son discours sous le regard désapprobateur de ses collègues examinateurs.

- Vous venez de voir que je ne permettrai à quiconque de se montrer désagréable envers moi ou mes collègues. Mon épreuve consistera donc en une série de combat effectivement mais ce ne seront pas des combats normaux: votre force et votre expérience ne vous seront d'aucune utilité dans ces combats.

Un grand murmure parcours l'assemblée mais Tyrande continue comme si de rien n'était.

- Bien, le premier groupe sera constitué de trois personnes, veuillez vous avancer à l'entente de votre nom, je ne le répéterai pas deux fois, si vous ne bougez pas rapidement, vous serez disqualifié et aurez juste gagner le droit de revenir au prochain examen.

Le silence se fit immédiatement dans la foule.

- Premier groupe donc: Keitaro, Siddharta et Julia.

Une fois les genins avancés...

- Veuillez suivre les indications du jounin [hrp: et du mp :hrp] se présentant à vous. Deuxième groupe: Itada, Delze, Hakaima et Haruisa. Troisième groupe: Ira, Kuro, Synias, Kota et Shigori. Veuillez noter le déséquilibre flagrant dans le nombre de participant par groupe mais rassurez vous, les combats sont en conséquences. Un seul gagnant pour ces combats qui auront lieu dans une sorte d'arène abandonnée, restaurée pour l'occasion. Je ne souhaite qu'une seule chose: ...

Tyrande marqua un temps d'arrêt afin de donner plus d'impact à ses paroles.

- ...voir le plus de morts possibles.
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Keitaro le 6/12/2008, 18:49

GROUPE 1 :

Un murmure étonné parcourra la salle a l'arrivée de l'examinatrice, surement à cause de
sa tenue vestimentaire plutôt particulière et de l'originalité de son physique : Cheveux bruns et sombres comme la nuit, qui lui arrivaient jusqu'à la base des fessiers et des yeux bizarrement rouges qui lui donnaient un air tyrannique et téméraire. Elle devait mesurer un mètre soixante-cinq
et peser approximativement une cinquantaine kilogrammes, c'est une femme avec une poitrine de bonne taille et qui faisait surement tourner la tête des hommes comme du Saké trop fort, une chose était sure ce qu'elle était loin d'être moche.

Fait chier ! Pourquoi est ce qu'on doit toujours tomber sur des fêlés pour nous examiner ? Mais au moins celle là, est un peu plus intéressante.


Pendant que je m'apitoyais sur mon sort, l'examinatrice avait déjà lynché un des Genins qui s'était montré un tant soit peu impoli en son égard. J'avais changé tout de suite mon avis sur elle. Mon regard ce tourna donc vers le Genin en question et je pus constater que c'était Itada. Un fou rire me chatouilla les cotes ... Le voir, lui, parterre et humilié par une fille en plus le connaissant son amour propre avait dû recevoir un sacré coup ,mais je m'étais retenu ,car
l'examinatrice allait surement faire la même chose avec moi si je laissais échapper le moindre bruit signifiant une quelque conque joie. Lorsque celle-ci tourna le dos un bref instant pour aller rejoindre les autres examinateurs je dis avec un sourire malin au Genin de Koori :


Keitaro - Ca fait quoi de se faire latter les couilles, trou duc ?
Itada -
Taggle , toi ! Encore un mot et je vais t'...

Avant même qu'il puisse finir sa phrase la Chuunin reprit la parole sous les regards craintifs des aspirants, tous rivé sur la bouche écarlate de celle qui allait nous tester a tous :

Tyrande - Vous venez de voir que je ne permettrai à quiconque de se montrer désagréable envers moi ou mes collègues. Mon épreuve consistera donc en une série de combat effectivement mais ce ne seront pas des combats normaux: votre force et votre expérience ne vous seront d'aucune utilité dans ces combats.



Sans rire ? Jusqu'à maintenant j'ai dû uniquement passer à travers des marécages boueux à l'intérieur d'un Genjutsu et me battre contre un énergumène fou furieux.



Tout à coup j'ai pu apercevoir parmi la multitude de Genins, un shinobi qui ne semblait pas trop intéressé par le discours de Tyrande ... En effet il était à moitié endormie, surement à cause des deux nuits blanches qu'on avait passé en compagnie de nos amis les examinateurs. Il portait le bandeau de Chikara, je ne pouvais pas permettre qu'il se fasse dilapider pour une raison aussi puérile que de dormir dans l'examen qui allait écrire notre destin, en plus cela allait être amusant. Je retroussais donc mes manches avant de donner une claque sur l'arrière de la tête du shinobi en question.

Keitaro - Hé ! T’endors pas

Celui-ci se réveilla en un sursaut et se retourna pour voir qu'elle était la chose qui l'avait arraché des bras de Morphée . Il me regarda puis me sourit bizarrement.


Delze - He ! Je te reconnais toi ... Tu es le type qui a laissé tomber son parchemin lors de la première épreuve ... Ravi de te rencontrer.

Humpf ! Ce type ce moque de ma gueule ou quoi ? Si l'examinatrice n'était pas en train de surveiller je lui aurais déjà mis une bonne pèche sur la gueule.


Keitaro
- Tu as uniquement eu de la chance. Si je n'avais pas été aussi pressé je n'aurais jamais laissé tombé mon parchemin.

Delze - Oui surement , surement .

J'ai beau frimer avec mes capacités il a un je ne sais quoi chez ce type qui me fait croire qu'il se moque royalement de moi.


Tyrande -
Premier groupe donc: Keitaro, Siddharta et Julia.

Rapidement je repris conscience avant de me dresser face à Tyrande, accompagné de Julia et d'une autre fille. Nos regards se croisèrent pour faire un rapide point sur nos adversaires ... Même si Julia et moi avions fait équipe je ne connaissais pas suffisamment ces capacités pour faire une fiche plus élaboré. Ce serait donc nous les premiers à participer, Tyrande nous avait laissé cinq petites minutes pour pouvoir récupérer les armes que Takeshi nous avait enlevé au début de la seconde épreuve, Je n'avais pas grand-chose comme arme, mis à part quelques cures dents que mes parents m'avaient donné avant de partir, peut être que ce me sera utile
pour plus tard. J'en pris un et je l'ai placé entre mes dents le faisant tourner de temps en temps d'un coté à l'autre, je ne l'avais pas remarqué jusqu'à maintenant, mais c'est très reposant.


Tyrande - Bon allé ! Je ne vais pas attendre plus longtemps ! Et puis merde, Groupe 1, tout de suite je veux vous voir dans l'arène.

Et en moins de temps pour dire j'emmerde cet exam pourri, nous étions déjà au milieu de l'arène, acclamé par des centaines de personnes.

Jounin -
Bon voici comment va se dérouler votre épreuve ... Vous aurez tous les trois des sceaux aux bras qui vous les paralyseront ... En résumé vous ne pourrez utiliser vos mains que lorsque l'épreuve sera finie

Siddharta - Mais attendez ! Ca veut dire qu'on ne pourra pas utiliser nos Jutsu ?

Jounin -
Ce n'est pas moi qui écrit les règles ! Si vous ne pouvez pas utiliser vos jutsu tant pis pour vous.

Keitaro -
Quel exam' pourri.

Jounin -
Comment ?

Keitaro -
Euuuh ... Non je disais seulement que vous étiez tellement intelligent de créer des épreuves si originales et si dures.

Jounin
- Hum oui je sais, je sais. Bon attendez ici vite dans l'arène je vais revenir vous mettre les sceaux.

Pendant que le Jounin allait chercher les sceaux j'en ai en profité un moment pour étirer quelques muscles ... À son retour il portait dans ses bras six sceaux de couleur écarlate. Il s'approcha de nous puis nous les colla sur chaque épaule. Je sentis tout à coup des fourmillements à travers mes bras jusqu'à ce qu'ils envahissent toute mon extrémité, je ne sentais plus mes bras et je ne pouvais plus les bouger.

Cette sensation est horrible ! Même si je tire de toutes mes forces je n'arrive pas à le faire bouger ... Je n'aimerais vraiment pas rester comme ça toute ma vie.

Tyrande - Ah oui ! J'ai oublié de vous prévenir ... Il aura quelques fauves qui viendront vous tendre compagnie pendant que vous vous battez ... J'espère que vous aimez les gros minous ,car ils n'ont pas mangé depuis plusieurs semaines. Maintenant que le combat commence ! TAISEN !

La foule criait et applaudissait lorsque Tyrande donna le top départ. J'ai regardé mes deux adversaires puis en souriant je courus le long de l'arène à grande vitesse ouvrant ainsi la chasse. Siddharta avait été la première à réagir en essayant de me poursuivre ... Pour ce qui est de Julia, elle prit un Kunai entre ses dents avant de nous rejoindre. Ainsi le premier
félidé entra dans le stade ... Il avait un pelage court et de couleur ocre ainsi qu'une crinière couleur fauve ses dents étaient longues et pointues ... Il semblait affamé et notre forme ressemblait étrangement à un Hot Dog succulent, dans ce cas on serait des Hot Mans. Le lion
s'était approché de moi en premier très rapidement ... Les filles quant à elles ont préféré se battre entre elles. Je n'avais pas trop le choix à présent, je me concentrais donc sur mon chakra Fuuton a travers mon corps. Un étrange sifflement me parcourais mes dents, le cure-dent était enveloppé de chakra blanc, transparent ... Une idée me vint donc à l'esprit... Je pourrais enfin contre attaquer . Le fauve me poursuivait toujours jusqu'à j'ai soufflé de toutes mes forces le cure-dent qui est parti transpercer totalement le lion le tuant du premier coup.


Spectateur –
Regardez le lion est mort!!!


Foule – Oooooooooh ! C’est affreux !



Après cela j'ai freiné ma course acharnée pour voir tous les regards rivés sur moi, y compris ceux de mes adversaires.

Julia - Quoi ?! Comment est-ce que tu as fais ?


Keitaro
- Hehe ! Étant dans l'impossibilité d'utiliser mes bras j'ai décidé de concentrer mon chakra dans mes dents qui, étant en ivoire, sont très conducteur, pour passer mon chakra Fuuton dans le cure-dent et donc tuer le lion grâce a la pointe déjà affuté du cure-dent

Un murmure étonné parcourra l'arène jusqu'à ce que Siddharta décide de bouger en fonçant sur moi à une vitesse fulgurante ... Ses yeux avaient changé de couleur et sa pupille avait prit une forme de losange. Elle avait aussi un Kunai entre les dents et tentait tant bien que mal de m'atteindre tandis que moi j'évitais agilement le couteau menaçant .Quant à Julia , elle était toujours occupée avec un autre lion qui s'est présenté.

Keitaro – Kaze Chikara Senpuu !



Mon pied s'écrasa contre le ventre de la Gensouarde qui arriva à encaisser la force du coup ... Tout en se relevant et en me regardant d''un regard profond et chaotique.

Merde ! Je suis à bout de Chakra. Elle va en profiter pour m'attaquer.


Siddharta
- La tristesse de Bouddha !


Lorsqu'elle prononça la phrase, je sentis mon cœur qui battait très fort ... Elle m'avait eu .
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Haruhisa le 10/12/2008, 16:02

haruhisa a écrit:

Bon il fallait que je réfléchisse: cette épreuve n'allait pas être du gâteau ; je n'avais jamais été très bon dans les combats multiples,j'allais donc devoir me débarrasser de mes adversaires un a un; avec un peu de chance les éléphants retiendraient les autres suffisamment longtemps...
et je possédais un avantage certain sur les autres :je connaissais leurs jutsus, où tout du moins une partie de leurs techniques bien que je n'avais jamais vu delze avec une lance et qu'hakaima n'était pas au maximum de ses capacités lors de l'épreuve précédente et quant au koorien son épaule serai surement un désavantage suffisant pour s'assurer une victoire rapide et avec de la chance hakaima et delze s'entretuaient de leur coté ...

finalement mon plan est plutôt simple : je m'occupe du koorien (idata je crois qu'il s'appelle ..enfin de toute façon le koorien c'est bien suffisant : ils nous on attaqué par surprise pendant la deuxième epreuve ; il faut pas exagérer !! un minimum de fierté tout de même , même si fierté n'était pas tout à fait le terme exacte....)et je laissais les deux autres se taper dessus.
je fus interrompu dans mes pensés alors que delze tentait d'embrasser(??) l'examinatrice au look bizarre et ce faisait exploser les jambes et la mâchoire (je compatis).
Nous fumes ensuite conduis pour un jounin dans une salle annexe où après nous avoir expliqué ( avec un sourire sadique ) qu'ils lâcheront des éléphants dans l'arène pour pimenter le combat (pensez vous ; c'est sur que seulement quatre genins ce battant même à mort c'est très monotones),il nous attacha avec une corde de chakra au niveau des pieds . Suite a cela nous fûmes conduis jusqu'à l'arène ( sans que chacun d'entre nous ne ce soient casser la figure sauf delze qui poussé par un des jounin se rétama sur le sol sous nos rires hilares et devant son regard noir lancé aussi bien au jounin qu'à nous...) .

Une fois arrivé nous fumes littéralement poussés dans l'arène ou des éléphants enragés piétinaient le sol en attente de mieux ( quatre genins) sous les acclamations du public réclamant sa dose d'action et de sang pour lesquelles ils avaient payé si cher...

Hakaima a écrit:La troisième épreuve était sur le point de débuter, nous étions tous réunis attendant patiemment les directives donné par l’un des examinateurs, qui s’avéras être une examinatrice.

Elle commença à expliquer le déroulement de l’épreuve en prenant bien soin de cultiver le climat de terreur, qui semble t-il vu l’expression des visages des genins restant faisait son petit effet, elle discourut pendant quelques minutes avant d’interrompre son récital pour littéralement explosé l’épaule d’un Genin ayant osé faire une remarque que je n’avais pas jugé très importante, décidemment le ton de la dernière épreuve était donné :

« Pfieuuuuuuuu cruelle et affligeante… » Murmurais-je

Mais je n’eu pas le temps de m’apitoyer plus longtemps, lorsque j’entendis mon nom je m’avançais prestement, trois autre genins me rejoignirent qui n’était autre que mes coéquipier de l’équipe verte Delze et Haruhisa, et visiblement un invité surprise, Itada le genin Kooriens à l’épaules en piteux état :

« Bin nous voila encore une fois réunis…. » Leur adressais-je avec un large sourire.
« Ouais…..mais cette fois les règles on changé…. » Me fit remarquer Delze

Je jetais un coup d’œil à Haruhisa qui visiblement était en train de ruminer tout les scénarios possible dans sa tête, je jugeai bon de ne pas le déranger :

« Allons pressez vous un peu …… » Nous interpelles un jounin présent.

Nous nous précipitâmes vers lui et il nous redirigea à l’intérieur d’une arène circulaire, une arène en bien piètre état bien que restauré pour l’occasion, mais nous n’eûmes pas le temps d’observer les alentours, effet l’on commença à nous ligoter les jambes :

« Que quoi !!!!!!!! C’est quoi ce délire …. » Se lamenta le koorien.
« Pour pimenter l’épreuve l’on a prévus d’immobiliser vos jambes… »
« C’est une épreuve ou un bowling !!!!! » Beuglais je.

Le jounin ne pris pas la peine de répondre et une fois sa tache terminé, l’examinatrice fit son entré.

Tyrande ricana et reprit :

« Bon bin je vois que tout est en place………Une dernière chose avant de commencer attention au éléphant… » Conclu t-elle.
« Hein !!!!!!!! »

delze a écrit:Après m’être, avec l’aide de mes compagnons de la team verte, extirpé du sol (dans lequel j’étais resté les jambes bloquées après avoir exécuté pour la première fois la marche souterraine, grommelant sur ma malchance), j’avais suivi un Chunin qui nous indiqua le point de rendez-vous pour la troisième épreuve.
« (Moi) Pffff… J’en ai marre d’être crevé… Une nuit blanche suivie d’une épreuve de 24 heures… Ca fait deux jours sans dormir : a-bu-sé. J’espère au moins que cette troisième épreuve sera la dernière ; en plus je me sens sale à cause de la marche souterraine… D’ailleurs, vraiment pas mal cette technique, j’aurais jamais pensé la réussir ; et elle serait encore mieux si je la faisais mieux… Bref, passons, va bien falloir que je termine l’examen si je veux être Chunin. Maudits Mahousards… »
Arrivé au point de ralliement, une fille élève sa voix au centre de la foule. Je reconnais l’examinatrice, habillée sombrement.
« (Moi, murmurant à moi-même) Tiens, j’avais pas capté qu’elle avait les yeux rouges… »
Trop fatigué et lassé des discours, je me contentais de l’observer sans me forcer à comprendre ses mots, attendant simplement qu’elle prononce mon nom. Toujours à moitié somnolent, je la regardai se donner un air hautain, comme pour montrer son importance dans cet examen. Une atmosphère ténébreuse se dégageait d’elle lorsque ses yeux, épiant la foule, croisaient les miens. Un léger frisson.
Comme un coup de hache dans un arbre , une petite baffe à l’arrière du crâne vînt chambouler mon sommeil éveillé.

« (Keitaro) Hé ! T’endors pas ! »
Me retournant, j’apercevais le Genin dont la silhouette me rappelait vaguement celle qui avait fuit dans la forêt à la première épreuve, et qui avait laissé son parchemin tomber par erreur. Je lui affichai un large sourire avec mes yeux aux cernes proéminentes, lui montrant ainsi une tête de mort vivant, ce qui le surpris quelque peu et le fît s’écarter de moi. Dans un élan d’orgueil, je l’interpellais pour le rabaisser.
« (Moi) Hé ! Je te reconnais toi … Tu es le type qui a laissé tomber son parchemin lors de la première épreuve. Ravi de te rencontrer. »
Il s’empressa de me répondre avant de me tourner le dos :
« (Keitaro) Tu as juste eu de la chance. Si je n’avais pas été aussi pressé, je n’aurais jamais fait tombé mon parchemin.
(Moi)_ Sûrement, sûrement… »

Trop fatigué et lasse pour reprendre la discussion, je regardais de nouveau Tyrande qui venait tout juste de remonter sur l’estrade pour reprendre son discours après avoir corrigé le comportement d’un Genin Koorien.
« (Moi, murmurant à moi-même) Etrange cette examinatrice… »
Ses mots filaient dans ma tête, entrant d’une oreille pour ressortir de l’autre sans analyse aucune. Tel un cadavre devant son assassin, je ne prenais pas garde aux menaces de Tyrande.

Tout comme une alarme réveillant l’endormi, l’appel de mon nom m’interpella. Par réflexe, je m’avançais vers Tyrande. Hakaima et Haruhisa se présentèrent dans le même temps, suivis par Itada, lequel s’était, à ce que j’avais vu et sans que j’en connaisse la raison, fait explosé le bras par l’examinatrice.

« (Moi, à vois basse) Cool, la team verte à nouveau réunie. »
Un Jounin se pointa et nous expliqua le principe de notre épreuve, ce que j’écoutais :
« (Jounin) Vos jambes sont immobilisés par une corde, vous serez placés assez proche pour pouvoir vous toucher au corps à corps, mais assez loin pour pouvoir être hors de portée au corps à corps de votre adversaire. »
Entendant cela, je m’imaginais une épreuve serait assez ennuyeuse. Un combat de boxe sans les jambes, en somme. Tyrande nous fit signe avant que nous ne commençâmes à partir en direction de l’arène, et nous expliqua une chose que le Jounin n’avait pas stipulé :
« (Tyrande) Ce combat doit se dérouler comme les jeux du cirque romain: pendant votre combat seront donc lâchés quelques éléphants. »
Des éléphants?! Des éléphants qui nous chargeraient alors que nous ne pourrions pas nous déplacer avec aisance?! Une légère angoisse vînt empoigner ma gorge et la serra avec force : cette épreuve, c’était de la folie !

La surprise me réveilla encore plus que la prononciation de mon nom. Apparemment, Tyrande prit un léger plaisir à constater ma peur, puisqu’un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres.
Ses yeux me regardaient comme un serpent observant sa proie, et de là vînt la soudaine réaction que plus tard je regretterais.

« (Moi) Hé… Pourquoi tu me regarde en louchant ? Tu veux un bisou ?… »
Mes lèvres s’avancèrent pour lui donner un baiser d’arrogance mais, sans que j’eus le temps d’ouvrir l’œil, un poing vînt déboîter ma mâchoire et deux parchemins se posèrent sur mes jambes qui deux secondes plus tard explosaient.
« (Tyrande) Dommage pour tes jambes… De toute façon, t’en auras pas besoin. »
Je pus apercevoir un bref regard qu’elle jeta aux autres examinateurs qui l’observaient perplexes. Son attitude changea immédiatement, elle assuma les responsabilités qui lui étaient confiées.
« (Tyrande) Bon Ok… Qu’on soigne ses jambes tout de suite ! Mais pas sa mâchoire, j’ai pas envie qu’elle se rapproche une nouvelle fois de la mienne. »
Deux individus arrivèrent et exécutèrent les ordres de Tyrande. Sacré examinatrice ! Après ce léger incident, Tyrande nous laissa pour d’autres.

Muet, je suivais le Jounin sans dire mot à mes futurs adversaires. Itada se massait le bras, et je compris qu’il serait d’une facilité extrême à éliminer : pas de jambes et un seul bras.
Le Jounin stoppa sa marche avant de nous ligoter les jambes. Quel fardeau ça allait être ! Déjà fallait-il pénétrer l’enceinte par petits bonds.
Nous entrions dans l’arène, sous la clameur des spectateurs, sans savoir de quelle manière s’était débrouillée le groupe précédent.


Dernière édition par haruhisa le 10/12/2008, 18:29, édité 1 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Hakaima le 10/12/2008, 17:44

Haruhisa a écrit:Haruhisa dégaina rapidement son sabre et s'élança a cloche pied vers idata et sans attendre qu'il réagisse,pour lui porta un coup de sabre a l'épaule droite , en espérant réouvrir sa blessure,mais ce dernier plus rapide que ne le pensait haruhisa joignit les mains et après quelques signes cracha un mur de boue dans lequel la lame d'haruhisa vint se planter .
-trop lent !! s'amusa le koorien avant d'effectuer d'autres signes et qu'un clone de terre sortit du mur et s'apprêta a saisir haruhisa au cou et a l'étrangler.
Haruhisa un sourire en coin retira son sabre du mur et sautant par-dessus celui ci tenta de littéralement pourfendre idata qui évita ce second coup de justesse en ce jetant a droite . Haruhisa profita de ce moment de répit pour décrocher la garde de son sabre et déroula la fine chaine se trouvant dans le pommeau de son sabre.
Tout a coup haruhisa fut projeté dans les airs sans comprendre ce qui lui arrivait : un éléphant venait de le percuter de plein fouet et l'avait envoyé valdinguer dans les airs. Haruhisa , alors qu'il retombé crut voir la scène au ralentit : idata venait de sortir de ses étuis une dizaine de shurikens et avait attrapé ,il ne savait comment ,la garde détachable de son katana et l'avait calé sous son pied; il lança ses armes de jets et dans la foulé tira sur la chaine du sabre ,empêchant haruhisa de parer les shurikens.
Haruhisa ressentit une vive douleur a plusieurs endroits de son corps mais se releva quand même : il ne pouvait pas abandonner maintenant.
-toi , dit il au koorien, lâche mon arme , si tu la touche encore je vais m'énerver : un sabre n'est pas un simple outil de mort comme d'autres armes , enfin mon sabre au moins, il est mon compagnon le seul en qui je peux compter dans un combat, alors lâche le !!
alors il tira brutalement sur la chaine et la ramena vers lui; ce qui eut pour conséquence de faire tomber le genin et profitant de cette ouverture haruhisa commença a faire tourner sa garde en forme de croissant de lune au dessus de sa tête et l'envoya vers le koorien. Celle ci traversant les quelques mètres qui les séparés en fendant l'air vint ce planter dans l'épaule dernièrement pulvérisé par l'examinatrice et comme s'y attendait haruhisa la fit littéralement explosé . Cet adversaire était hors combat il en restait encore deux ...


Hakaima a écrit:Nous étions donc tout les quatre immobilisés, une corde de cinq mètre environs rendez la fuite impossible, nous restâmes à nous évaluer du regard, toutes once de collaboration passé semblais s’être évaporé.

Le silence s’installa mais fût de courte durée, le Koorien bien qu’affaiblis rompit la trêve en lançant un assaut sur Haruhisa, de mon côté je resté stoïque devant la scène, Haruhisa luttant bravement face à son ennemis, mais fut bientôt obligé d’engager le combat voyant Delze du coin de l’œil profiter de l’occasion pour fondre sur moi en bondissant à la manière des course de sac.

Il envoya vers moi sa lance que j’essayais d’esquiver d’un bond latéral, mais c’était sans compter sur ces satané cordes, mon impulsions fut pittoresque et je tomber tel un quille sur le flanc, au moins mon esquive réussit, je me mis à rouler sur le côté, Delze sautillant vers moi sa lance toujours brandit, visiblement la technique du roulé boulé était nettement plus rapide que la technique de sautillage de Delze si bien que j’eu tout le temps nécessaire pour formuler quelque signe :

« Ninpô : Mizu Hashira »

Au moment ou Delze lançait sa seconde attaque une colonne d’eau jaillit sous ses pied le propulsant dans les airs, j’en profité pour me relevé et dégainer mon katanna. Il retomba lourdement sur le sol, après un léger grognement il se releva et constata ses vêtements trempés :

« Saletés de suiton » Grogna t-il

Sans plus attendre nous fondîmes l’un sur l’autre, fin fondre étant un bien grand mot vu la rapidité de nos déplacement, une fois à porté de frappe les échange de coups pleuvèrent dans un bruit de fer et de bois s’entrechoquant.

S’en fut ainsi pendant de longue minutes, je commençais a m’essoufflé et c’était visiblement aussi le cas de mon adversaire, nous nous opposâmes une énième fois, mon sabre stoppa l’élan de sa lance et j’en profité pour en saisir la pointe, nous restâmes tout deux dans ce qui ressembler à une épreuve de force lorsqu’un bruit assourdissant se fit entendre

Delze a écrit:Tenant tout deux ma lance, nous nous jaugions du regard. Ce défi d’intimidation me permettait d’avoir un peu de repos durant ce combat, et j’attendais patiemment la moindre erreur, le moindre mouvement de cil d’Hakaime pour m’enfoncer dans sa garde. Seulement, ce cillement vînt au même moment que le mien et fut même accompagné d’un regard tourné vers l’éléphant qui nous arrivait dessus à grande vitesse.
D’un bond commun, nous nous séparâmes et l’éléphant chargea dans le vide. Mais rapidement un autre vînt dans ma direction, et le laps de temps pour me protéger fut tellement court que je brandis ma lance du côté non coupant. Il s’enfonça dedans, comme si elle était indolore, et je la maintenais tendue vers lui, me gardant hors de portée de ses défenses et de ses pattes. Il ne s’arrêta pas pour autant de courir dans ma direction, et en conséquence je fus traîné au sol sur une distance plutôt grande. L’action était d’une grande violence et apparemment le public y prenait un grand plaisir, puisque certaines remarques incitaient à regarder dans ma direction.

« (Moi, poussé à raz du sol, percutant quelques cailloux) Aaaaa-aa-aa-aa-aaaah… »
Je n’enlevais l’extrémité de ma lance de son crâne que lorsqu’il stoppa sa course, et alors même que j’abaissais mon arme, il reprît l’assaut. Rapidement, partant pour une roulade arrière je me mis en équilibre sur mes omoplates avant de poser le bout inoffensif de ma lance au sol pour l’utiliser afin de, grâce à une puissante poussée, m’élever dans les airs. Dans cette position, je pus atteindre la hauteur de l’éléphant qui ne se souciait guère de mon envol.
« (Un homme dans le public) Mais c’est un singe celui-là !
(Une voix lui répondant) C’est très malin, regardez ! »

Je positionnais ma lance à l’horizontal avant que l’éléphant ne m’arrive dessus, me percutant dans un bruit de tonnerre. Passant entre ses défenses, je me prenais un violent coup de tête qui me fît perdre conscience un bref instant et brisa mon nez. La tête en sang et le visage déformé, mes lèvres parvenaient toujours à sourire : malgré ce léger incident, j’étais parvenu à remplir mon objectif : placer ma lance sur les défenses de l’éléphant pour rester dessus.
Sous les cris des spectateurs restés bouche bée, j’essayais de garder le contrôle de l’imposant animal qui s’agitait par peur. Courant, s’arrêtant, tentant de se redresser, se penchant en avant, frappant avec sa trompe, l’éléphant voulait désespérément se débarrasser de moi. Pour mieux asseoir ma domination et m’assurer un contrôle parfait, je bloquais ma lance contre ses défenses courbés. Puis je me positionnais de sorte à ce que ma lance remplace une ceinture, me plaquant contre sa trompe, sécurisant ainsi ma position. Il serait dorénavant aussi aisé de guider cet éléphant que de guider un cheval. Je m’imaginais déjà me pencher et exercer une lourde pression sur l’un de ses défenses pour le forcer à aller dans une direction. Fatigué et encore sonné par le choc -un long sifflement revenait inlassablement dans ma tête, prête à exploser-, ma vision trouble et hésitante me donna l’idée du point faible que j’utiliserais pour lancer l’éléphant dans une charge.

« (Moi, haletant et parlant étrangement du fait de ma mâchoire brisée et de mon nez empli de sang) Hééééééhé… Uug. Beuuuh ‘me sens mal… Bon allez mon gros, snif, il est temps deeee prendre peur… »
Ma main s’approcha lentement des yeux de l’éléphant…


Dernière édition par Hakaima le 14/12/2008, 14:34, édité 1 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Delzebuth le 10/12/2008, 17:46

Haruhisa :

Haruhisa venait de terminer son combat contre le koorien une énorme vague d'eau le percuta et il fut projeté a nouveau dans les airs . Hakaima venait de lui lancer une attaque plutôt violente et se rapprochait de lui a présent . Haruhisa toujours a terre examina la situation: apparemment delze et hakaima avait rompu le combat après que le chikarate eut essayé de capturer un éléphant ( ne serait ce pas le même que celui qui lui était rentré tout a l'heure ?) haruhisa ce releva juste avant qu'une boule d'eau vint le percuter et le remette a terre . Il devait réfléchir : il favorisait le ninjutsu a moyenne distance donc son point faible devait être le corps a corps, encore fallait il y arriver...haruhisa se releva et d'un bond avec l'énergie du désespoir s'approcha d'hakaima suffisamment près pour lui porter une attaque :
kyousou taiyou !! cria haruhisa en faisant décrire a son arme un arc de cercle et portant l'attaque au genin de gensou qui para le coup grâce a son sabre mais fut ébranlé par le choque suffisamment pour lâcher son arme . Le mahousard en profita pour retenter la même attaque que cette fois il ne pourrai éviter qu'a main nue... et ce que fit contre toute attente : mettant les bras en croix il encaissa l'attaque et attrapa la lame a main nu .
Hakaima sourit et dit au genin :
pas mal mais essayes d'arrêter ça en créant une boule d'eau dans sa main et en la laçant a bout portant sur haruhisa qui fut projeté dans le mur d'enceinte opposé de l'arène et s'encastra dans celui ci. Malgré cela il ce releva et dit :
tu m'excuse mais je voudrais essayer une dernière chose ; je ne maitrises pas encore tout a fait cette technique mais je voudrais l'essayer en combat réel !! et il l'élança a nouveau sur hakaima qui créant une immense vague de plusieurs mètre l'envoya sur haruhisa .
Haaaaaaaa!!! rugis haruhisa en la tranchant de toutes ses forces et arrivant près de son adversaire murmura:
attention ça commence ...uzumaki hasaki !!!
mettant sa lame a l'horizontal il commença a tourbillonner sur lui même et lança successivement sept attaques vers hakaima et termina sa course derrière lui.
Seulement quatre coups sont passaient ? il faut que je m'améliore...murmura t il puis il se retourna et avec un grand sourire dit:
désolé hakaima j'espère que tu n'es pas blessé trop gravement !!et bonne chance pour la suite!! puis il se tourna vers l'examinateur et dit toujours avec un sourire :
moi, haruhisa gendo de mahou j'abandonne .
Il fut ensuite détaché et marchant tranquillement vers la sortit de l'arène jeta un coup d'œil vers le combat entre delze sur son éléphant et hakaima et sourit a nouveau : au moins eux valaient le prix des places! Pensa t il alors qu'il franchissait la porte , hué par les spectateurs qui auraient voulu qu'il se fasse tuer (c'est sur c'est plus marrant )...

Hakaima :

Les éléphants….. Ils venaient d’entrer en piste amenant avec eux poussière et mauvaise visibilité, mais le point positif était qu’il m’avait permis de rompre le combat avec Delze, j’observai les alentour et vît Haruhisa debout devant le Koorien visiblement sonné, je vis la une ouverture et bondit sur ce dernier lui assénant un violent coup de poing derrière le crâne.

Il fut projeté en avant et roula sur le sol, mais il se releva assez rapidement se frottant l’arrière du crâne avant de s’exclamer :

« Héééééé….C’est pas très réglo !!!!!! » Hurla Haruhisa.
« Parce que tu crois que les règles favorise le fairplay » rétorquais-je
« Bon si j’ai bien compris va falloir s’y remettre… »

A ses mots il bondit vers moi avec une rapidité fulgurante malgré les liens l’entravant, si bien que je n’eu pas le temps d’esquiver son attaque, son sabre marqua une entaille sur mon épaule :

« Bordel !!!!! Va falloir que j’sois plus prudent... » Me rabrouais-je

Mais il n’était certainement pas le moment lambiner, Haruhisa planta la pointe de son sabre dans le sol ou quelques secondes plus tôt était encore installé ma tête :

« Bon visiblement l’heure n’est plus à la rigolade….Dangan Mizu » Lançais-je en formulant une série de signe.

Le projectile aqueux s’écrasa sur le sabre de Haruhisa qu’il avait placé de manière à parer mon attaque, mais la violence du choc le déséquilibra légèrement du fait qu’avec ce handicap nos appuis étaient pour le moins incertain. J’en profité pour bondir sur lui, il esquiva au dernier moment en se laissant tomber sur le côté, la lame de mon katanna qui vint lui faucher quelque cheveux sur le sommet du crâne, je m’écrasé ensuite au sol tel une limace tentant un plongeons :

« Saleté de cordes !!! J’peux vraiment pas bouger à ma guise avec ces entrave » Maugréais-je

Nous nous relevâmes tout deux et nous prîmes nos distances :

« Mon seul avantage dans ce combat est que je peux l’avoir à distance….Il ne faut surtout pas que je sois à porté de son sabre » pensais- je tout en observant Haruhisa.

Chacun attendais le mouvement de l’autre, l’ambiance était plutôt tendue, finalement mes nerfs eurent raison de la patience d’Haruhisa, il fondit sur moi et j’essayais tant bien que mal de le tenir à distance attendant une ouverture pour faire mouche.

Mais cela ne s’avéras pas de tout repos, à plusieurs reprises il faillit me blesser sévèrement et cette tentative d’esquive me valut plusieurs entailles mineures, je commencé a en avoir plus qu’assez de cette épreuve bancal lorsque soudain un des éléphants présent coupa la trajectoire de Haruhisa qui sembla quelque peut déboussoler, très rapidement je formulé un série de signe :

« Ninpô : Mizu Hashira »

Une nouvelle fois des colonnes d’eau jaillirent du sol, ce qui n’était pas pour déplaire à nos cher amis éléphants, Haruhisa esquiva dans son déséquilibre une ou deux colonnes mais la troisième eu raison de son entêtement il fût projeté dans les airs et je composais une nouvelle série de signe :

« Ninpô : Ippatsu Mizuppoi»

Mon avant bras s’enroba d’eau et un poing volumineux se dessina, je fondis sur le point de chute d’Haruhisa et écrasa ce dernier dans l’estomac du pauvre genin qui, ne terminant pas sa chute, fut projeté quelque mètre plus loin, finissant sa course en tapant lourdement sur le flanc d’un éléphant.

Il se releva plutôt difficilement sous la violence de l’impact, mais il se releva, j’étais impressionné par la robustesse de ce jeune garçon, je ne me serais certainement pas relevé d’un tel choc, il vacilla un instant et je préparais ma prochaine riposte lorsque qu’il rengaina son sabre :

« C’est que t’y es allé un peu fort… Bon j’en ai ma claque de cet exam’ moi et puis je n’ai pas envie d’y laissé ma peau …» Dit-il en se tenant l’estomac.

Je regardais Haruhisa quitter l’arène, les nombreuses plaies qu’il m’avait infligé, bien que superficiel, commençaient à me déranger fortement, je baissais ma garde un instant lorsque soudain derrière moi Delze jaillit, confortablement installé sur l’un des éléphants…


Delze :
Tenant fermement ma lance, je faisais le poirier pour observer ce qu’il était advenu d’Hakaima. Je vis que la patte de l’éléphant -auquel j’avais crevé l’œil pour le faire charger- écrasait quelque chose. Rassuré, me disant que la victoire était mienne, je me remettais sur la trompe de l’animal, m’installant comme dans un fauteuil. Mais rapidement il tomba à la renverse, m’entraînant dans sa chute précipitée. Une colonne d’eau jaillît de la patte qui aurait dû écraser Hakaima : celui-ci, au dernier moment, était parvenu à utiliser son jutsu d’affinité Suiton, créant ainsi cette petite colonne d’eau qui le sauva probablement d’une misérable défaite. De là où j’étais, je n’avais pu voir ce qu’il s’était passé. Et de là où j’étais, je chutai, pour finalement m’écraser au sol, entraîné par l’imposant poids du quadripède.
Rapidement je retirais mon arme pour recevoir l’attaque du Gensousard qui eut l’ingénieuse réaction de créer sa Misu Waza (vague aqueuse) pour arriver sur moi plus rapidement en se laissant porté par celle-ci. Un duel entre Katana et lance commença alors : aidé de la vague, il piqua dans ma direction avec une grande insistance. Je n’eus pas le temps d’allonger ma lance, mon adversaire étant déjà trop près de moi pour craindre la pointe : j’eus donc le réflexe d’apposer le bout inoffensif de mon arme longue sur le sol pour m’éloigner plus rapidement de la trajectoire du piqué d’Hakaima. Mon esquive fut suivie d’une roulade et, lorsque je me retrouvais de nouveau face à lui, j’allongeais ma lance, faisant passer la pointe juste en dessous de mon corps. Mon adversaire manqua de se faire percé ; par bienveillance, il asséna un coup de poing aqueux à mon arme pour dévier sa trajectoire. Je ramenais ma lance avant de continuer à rouler pour me remettre à distance du sabreur, resté debout.
Un nouveau défi du regard s’engagea : Hakaima attendait que je me relève pour attaquer, pendant que j’attendais une inattention de se part pour me redresser en toute sécurité. Finalement, j’eus l’idée de planter ma lance dans la chair de l’éléphant : le pauvre herbivore hurla avant de se remettre en course, ma lance toujours accrochée dans sa chair, et donc moi au bout, une nouvelle fois traîné dans la terre. Hakaima utilisa à nouveau une vague pour se lancer à ma poursuite mais, plaçant la lance sous mon bras pour toujours la tenir, et frappant le sol de mes deux mains, je créai un mur de terre qui stoppa net l’avancée de mon adversaire. Celui-ci fut alors dans la trajectoire d’un autre éléphant, qu’il esquiva d’une roulade sans bond, ne pouvant utiliser ses jambes. De mon côté, je laissais l’animal que j’avais persécuté courir sans fardeau, retirant mon arme de sa chair. Après tout ce suspens, le public hua ma cruauté et félicita Hakaima pour tout ce qu’il avait fait.
Un nouvel éléphant, encore plus imposant que ses congénères et apparemment plus nerveux, entra dans l’arène sans que je ne l’aperçoive. Hakaima joua sur cela, puisqu’il entra dans un véritable jeu d’acteur : il fît mine de ne rien voir, me faisant croire qu’il se contentait simplement de m’observer. Sous le boucan de la foule et des courses des éléphants, je ne m’en rendais pas compte, mais l’animal se précipitait dans ma direction. Un bruit de pas semblable aux battements d’un gigantesque tambour s’accompagna du sourire de mon adversaire, et j’eus juste le temps de me retourner pour apercevoir cet éléphant furieux et gigantesque m’arriver dessus en trombes. Tel une brindille balayée par une bourrasque, je fus éjecté d’un violent coup de défense.
J’atterrissais brutalement dans le sol, m’élargissant encore plus, dans un gloussement d’agonie, la longue entaille que m’avait laissé la défense de l’animal. La foule traduisit son étonnement par un
« Ooooh » uni.
Salement amoché, dans un monde entre les songes et la réalité, je rampais pour rejoindre mon arme éloignée. Plus loin, Hakaima était occupé à fuir les assauts du nerveux mâle dominant. Il parvînt finalement à, l’espace d’une seconde, s’en éloigner assez pour créer une grande vague qui fît chuter la bête. Mon adversaire profita de l’occasion pour se précipiter dans ma direction, faisant le poirier pour économiser son chakra et avançant ainsi avec les mains. L’éléphant se releva rapidement et le rattrapa dans sa course, tentant de le percuter comme il l’avait fait avec moi. Hakaima s’allongea simplement au sol pour éviter le coup et l’animal hystérique le survola seulement, sans stopper pour autant sa charge car courant dans ma direction. Epuisé, je parvins néanmoins à poser, dans un élan de terreur, mes deux mains au sol pour créer mon dard de terre.
Le nouvel élément s’enfonça dans la patte du mâle sans que celui-ci ne s’en soucie. Il continua de charger, son membre tout ensanglanté, et l’espace d’une seconde plus tard, ses pieds étaient aux miens. Par chance, je parvins à saisir ses défenses de mes mains, ce qui l’empêcha d’avoir la possibilité de me passer sur le corps. Il eu une brève hésitation avant de me soulever dans les airs. Voyant que je ne lâchais pas prise, il me précipita par terre, m’écrasant lourdement dans le sol, provoquant une clameur du public dont les cris de surprise et d’horreur résonnaient dans ma tête. Je senti mon les os dos se briser et mon souffle en fut coupé, mais je ne gardai contact. Déterminé à aller jusqu’au bout de cette épreuve, je passais outre la douleur, bien qu’elle fut affreuse, et continuait de serrer fermement les défenses de l’animal. Presque inerte, une sensation de fraude de mon corps s’installa, comme si un serpent essayait de trouver refuge dans mes habits déchiquetés. Cette trompe fut la bienvenue dans mes bras : je l’utilisais pour escalader, à la seule force restante de mes biceps, le membre qui me permettrait d’atteindre le crâne de l’animal.

« (Moi, dans un très légers murmure accompagné d’un lourd halètement) Allez… finizons zan vite… »
Pour cet éléphant là, pas besoin de crever les yeux pour avoir une charge. Voyant qu’il ne pouvait me finir maintenant, il se précipita une nouvelle fois en direction d’Hakaima. Celui-ci, éprouvé par tous ce combat, attendît patiemment l’animal avant de créer une Dangan Mizu (balle d’eau) pour me la jeter comme on jette un tronc d’arbre et tenter de me renverser. Je n’attendis pas que l’attaque arrive pour me laisser tomber de l’éléphant : je le faisais en atterrissant sur les deux mains et en provoquant, du reste de chakra que j’avais, le dernier mur de terre, toujours guère plus grand qu’un mètre.
« (Hakaima, d’un dernier souffle) Non… »
Se jetant dans l’obstacle, l’éléphant fut littéralement renversé et, d’un salto avant, il s’écrasa au sol comme un immense chêne dans une petite flaque d’eau. Une flaque d’eau qui entoura Hakaima, inerte, qui dans un dernier effort avait créé un jutsu qui empêcha l’individu de se retrouver avec tous les os brisés, l’animal l’ayant aplati dans sa chute. Quel sens du timing ce Gensousard pouvait-il avoir ! Et quels réflexes !
La foule ne put que se lever pour applaudir. Le spectacle avait été donné, et personne n’aurait pu me contredire si j’avais dit qu’il avait été magnifique. Mon nom fut crié comme celui du vainqueur, et un sourire de fierté se distingua derrière un visage morbide et défiguré. Je pus enfin me permettre de tomber dans l’inconscience, tout comme cet adversaire de valeur qui m’avait donné beaucoup de fil à retordre.
Mon sommeil fut comme le piano terminant sa symphonie, le public comme l’orchestre chantant ses notes. Même assoupi, je sentais les filets de sang se balader sur mon corps, comme des serpents nageant dans le sable…


Dernière édition par delze le 4/1/2009, 20:05, édité 3 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Shigori SombreLune le 13/12/2008, 14:09

dites-moi, Yasin et Kota s'il faut que je change quelque chose =)

Je regardais Sinyas et Kota en me demandant quelle serait la dernière épreuve. Une certaine appréhension me gagnait…

« Troisième groupe: Ira, Kuro, Sinyas, Kota et Shigori. »

Nous nous avançâmes avec les deux autres genins. Notre trio se forma tacitement, divisant immédiatement le groupe.

« Un seul gagnant pour ces combats qui auront lieu dans une sorte d'arène abandonnée, restaurée pour l'occasion. Je ne souhaite qu'une seule chose: ... »

La tension nous raidit tous, d’un seul coup. Peut-être savions-nous depuis un moment qu’il faudrait en arriver là… ?

- ...voir le plus de morts possibles.

Vive l’examen…

Kota était sombre, presque renfrogné, et Sinyas mal à l’aise sans doute mais ne le montrait pas. Moi-même n’était guère rassurée. Il y a un gouffre entre deviner une chose et se l’entendre confirmer… ce gouffre-là était glaçant.


-Bon bah… bonne chance à tous deux hein ! lança Kota. Je lui retournai la pareille en bredouillant.

Un jounin nous mena à l’arène. Ou plutôt, au vestiaire avant d’entrer dans l’arène proprement dite. Il avait un air grave, et nous fixa avant de parler.


-Vous ne vous en êtes pas rendu compte, mais votre chakra est bloqué par un sceau.

Un genin (Kuro je crois) râla pour la forme. Nous autres étions trop abattus pour protester.

-A part ça, vous pouvez combattre normalement, comme bon vous semble. Prêts ?

Avant que quiconque puisse répondre, une silhouette surgit avec un sifflement de vent. Tyrande nous jaugeait à présent du regard.

-Ok les p’tits… je vous préviens : vous allez vous taper dessus, mais trois shinobi vont arriver. Ils auront pour but de vous exploser… alors surtout, ne vous retenez pas. Je veux du spectacle.

Nous hochâmes la tête.

-Allez-y.

Les lourdes portes s’ouvrirent, révélant une vaste arène circulaire parsemée de rocs et d’arbres. Je décelai même le miroitement d’une mare dans un coin. Le jounin nous imprima une poussée dans le dos, et Kota fut le premier à passer sous l’arche, suivi de près par Sinyas. Kuro passa, auquel j’emboîtais le pas, et Ira ferma la marche.

La foule trépignait dans les gradins, tapant sur les sièges. Ils me firent tous penser à des singes en cage… mais c’était moi qui était en cage.

Comme je m’y attendais, Kota et Sinyas se séparèrent et s’éloignèrent de tout le monde, ce qui me blessa. Mais après tout… désemparée, je regardais les deux autres genins faire de même, augmentant les bruits farouches de la foule.

Je restais à ma place, tout le monde s’étant dispersé… je n’avais plus besoin de le faire. Au fond, voulais-je vraiment devenir shinobi, s’il fallait affronter ainsi ceux qui étaient à nos côtés ?

Cela valait-il la peine ? Quelle absurdité…

Mais pourquoi étais-je là, au fond ? Pour Fitake. Pour Fitake qui avait disparu… me laissant, m’abandonnant. Peut-être perverti, d’après O’Kane-sensei, mais je ne pouvais m’y résoudre. Je devais le retrouver.

Le dilemme me déchirait.

Pouvais-je briser ainsi ce qui aurait pu être une amitié sincère entre les deux genins et moi, au risque de voir mes illusions éclater en mille morceaux plus tard ? Ou bien abandonner tout de suite, et ranger ces mêmes illusions au placard… ?

« Mieux vaut essayer et échouer, que ne jamais tenter le coup et le regretter toute sa vie. »

J’aurai juré qu’O’Kane venait de m’asséner ces mots comme il l’avait fait tant de fois déjà, quand ma volonté faiblissait et que mon ardeur flanchait. Son visage m’apparut, se superposant au ciel d’un bleu éclatant.

Ses traits émaciés et jeunes, son visage en lame-de-couteau, son sourire aussi aveuglant que l’azur peint au-dessus de moi. Un azur qui se brouillait de mes larmes, comme une onde malhabile sur mes yeux.

J’enfilais mes bandelettes de combat sans expression sur le visage autre qu’une double rivière étincelante, mince et brillante. Pleurer, encore ?

Combattre, encore ? Souffrir, encore ? Mourir…encore ?


-Je crois qu’on peut y aller… dit Sinyas. Sans doute, oui, pouvons-nous y aller… pensais-je. Pour toute réponse, Ira se dirigea droit vers Sinyas. Les deux combattants disparurent dans un nuage de sable soulevé.

Je regardais Kota. Il me sourit, simplement…encore. Nous avions commencé par un combat, nous finirions par un combat, sans doute.

Le genin courut vers moi, soulevant un nuage de poussière qui entourait son corps véloce. Lentement, comme au ralenti, je me mis en garde. Prête à encaisser, vide de tout sentiment, comme un être sans âme.

J’esquivais son bras, me courbai… sa jambe crocha la mienne, je me dégageais en le poussant. Il revint à la charge, m’agrippant au col. Je repoussais sa main.

Son cri sembla m’éveiller, comme me tirant d’un profond sommeil.


-Shigori ! Tu fous quoi bon sang ?

Je levai des yeux atones vers lui. Il me regardait sans comprendre.

-Bats-toi ! C’est l’examen !

Oui… il avait raison. Mais que pouvais-je faire ? Combattre, encore.

Nous nous jetâmes l’un sur l’autre. Je pris des coups, lui aussi, mais nous tenions bon, l’un face à l’autre, l’un contre l’autre, mais surtout l’un pour l’autre. Une étrange empathie me liait au garçon, comme si chaque coup voulait dire que nous étions amis au fond, une preuve qu’aucun mur ne pouvait se dresser entre nous à cause d’un stupide examen. Machinalement, j’augmentais le rythme, et il me suivit.

J’entendais distraitement la foule hurler. Les yeux de Kota se dilatèrent sous l’éclat du soleil. J’hésitais à peine en l’envoyant dans les airs avec un coup de pied sauté. Sans en avoir vraiment conscience, mon corps le suivit en hauteur, me glissant sous lui. Nous étions dans la même position que cette fois-là, dans le canyon.

Je croisais son regard.

J’aurai pu serrer plus fort, l’empêchant de me toucher de ses mains. Il aurait pu déclencher sa paume de flammes, me blessant gravement.

Il ne fit rien, et moi non plus. Lentement, le sol se rapprochait, sans que l’un de nous ne fasse quoi que ce soit. Dans une chute dépourvue de sens, un dernier élan pourvu d’une certaine grâce. Encore… ?


-Vas-y…

Ce chuchotement, de Kota. Ce fut moi qui le regardait sans comprendre.

-Pourquoi ? fis-je sur le même ton.
-Pour que ce combat finisse enfin.

Oui, sans doute, tu as encore raison, Kota. Mais cette fois-ci, je ne veux pas te croire. Je ne peux pas te croire.

-Il n’y a jamais eu de combat…

La fin de ma phrase fut couverte par le choc, quand nous percutâmes le sol avec une violence qui m’apparut bien douce. Un craquement de mauvais augure se fit entendre. Du coin de l’œil, je vis Kota se relever en titubant. Il me regarda avec de grands yeux. Que… ?

Je tentais de me lever, en vain. Mes forces m’avaient abandonné… pourtant j’essayais. Je ne pouvais plus bouger, alors je restais là, regardant le ciel éblouissant. Une voix me parvint, étouffée et lointaine. C’était le genin qui m’appelait. Je remuais les lèvres sans qu’un son ne sorte de ma gorge.

Alors je fermais les yeux, et m’inspectais mentalement. La douleur était sourde, mais provenait de ma nuque. Me l’étais-je brisée ?

J’apposais les paumes sur le sable chaud, et essayais encore de me relever. Je bougeais…


-Les voilà !

Trois shinobi se glissèrent dans l’arène. Ma vue était brouillée, je n’en voyais que des ombres diffuses.

Je vis Kota et Kuro se mettre dos à dos, sachant tous deux pertinemment que les nouveaux venus étaient ensembles. Je voulais les aider mais j’étais clouée au sol.

Le combat s’engagea, sans merci. Les deux genins luttaient comme ils pouvaient, mais leur chakra était bloqué. Je cessais de regarder, des étincelles apparaissant devant mes yeux. Je crus entendre Sinyas m’appeler. Alors il avait gagné… ?


-Va l’aider… murmurai-je sans bouger.

Je ne sais pas s’il m’entendit. Des grognements, des avertissements. Le duel devait être furieux.

Une ombre se pencha sur moi.


-Il faudrait l’évacuer, comme l’autre… elle est KO.
-Non, je crois pas. Elle fait style, c’est pas possible.

Je voulus protester, démentir. Non, c’était faux, j’étais impuissante, incapable de me battre. De les aider…encore ?

Une boule de rage se forma dans mon ventre. Je devais les aider… je ne pouvais pas les abandonner ! Je me souvenais si bien de la peine quand Fitake m’avait laissée. Je ne pouvais pas leur faire pareil…

Mes jambes se plièrent. Poussant sur les coudes, je me mis à quatre pattes en me retournant. Avec une plainte, je me mis debout. La souffrance explosa dans ma nuque, m’arrachant une grimace. Je tournais mon regard vers le combat.

Des ombres filaient, produisaient des éclairs en se croisant… trop vite pour moi. Le tournis et la nausée me saisirent.


-Shigori, gaffe !

Une étoile m’érafla, mais bien que sentant la douleur, je n’en eu cure. Certes, ça faisait mal, mais mon cerveau semblait refuser de l’admettre, ou mon corps, ou mon cœur…

J’avançais comme un zombie. Un shinobi se présenta devant moi. Son kunaï m’entailla l’épaule, la cuisse, le poignet. Voyant que je ne pouvais pas suivre ses mouvements, il le plongea directement dans mon ventre. Mes dents vinrent mordre dans son épaule, sans agressivité mais avec toute ma force. Je le saisis à bras le corps et me contractai comme un serpent. Sa colonne craqua sous la pression, et je le laissai s’effondrer, les mains crispées sur le dos, soulevant un nuage de sable. Le sang coulait, chaud, trempant ma tunique et mon pantalon. Le liquide poissait mes vêtements.

Spontanément j’agrippai un autre shinobi, mais il me refoula et enchaîna avec un balayage. Je chutais lourdement au sol, mais saisi sa manche et l’attirant avec moi. Quelques pouces d’acier percèrent à nouveau ma chair, et je frissonnais. La douleur était encore bloquée : je la sentais sans avoir mal.

Pourquoi ?

« Il n’y a jamais eu de combat… » me revinrent mes propres mots.

Je voulu enflammer mes mains mais mon chakra ne produisit rien du tout. Il était bloqué, c’est vrai. Mon adversaire se releva, me laissant au sol, et repartit au combat. Sous le soleil, le sang faisait l’effet d’une poix torride sur ma peau. Souffrir encore, saigner encore…

Je me relevais. Encore.

Je vis Kota, Sinyas et Kuro debout. Je les rejoignis sous leurs yeux effarés.


-Shigori… commença Sinyas. Kota était interloqué par mon état, et Kuro impassible.
-Bravo les gars murmurai-je en m’effondrant.

J’avais perdu… mais tant mieux, au fond…
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Siddharta le 13/12/2008, 20:57

Fouiller dans son subconscient, creuser au plus profond et trouver sa plus grande peur.
Ce genre de justu était des plus difficiles à appliquer, tant l'effort psychique était intense.
Le fait d'avoir les mains attachées m'avait forcé à utiliser les pupilles dorées, moi qui ne m'en servais quant cas d'absolue nécessité…
J'approchais du but, une peur qui remontait depuis son plus jeune age, le genre de chose qui reste enfouit au plus profond de chacun mais ressurgit à la moindre occasion.
Je commence à faire ressortir cette peur pour la moduler en genreuse lorsque une douleur à mon avant-bras se fait soudainement sentir.
Mes yeux descendent vers l'origine de cette sensation, et deux yeux rouges avaient pris leurs places sur le tatouage crée par Kâ.
Une sensation de brûleur à la douleur progressive me parcoure l'ensemble du bras, aussitôt je ne pense qu'à une chose : Quelque chose ne va pas.
Je casse le jutsu laissant alors la place à l'arène et enclenche rapidement mon En, un fauve décrit des cercles autour de Keitaro et moi-même.
Il va nous attaquer, le problème était qu'avec mes mains emprisonnées entre elles, Keitaro émergeant et Julia occupait avec je ne sais quel tigre, le situation s'annonce critique.
Les yeux du félin se fixent longuement sur moi, nul doute son prochain festin s'appelle Siddharta Maboroshi.
Je glisse ma main derrière le dos, rapidement sans quitter le fauve des yeux j'exécute les signes du zodiaque puis annonce d'une voix claire et forte :

- "Le paradis de Bouddha !"

Une colline fleurie apparaît, comme à l'habitude je me trouve en son sommet sauf que la "victime" se trouve être un tigre de deux mètres et presque cent kilos.
Il me regarde et en un éclair court dans ma direction, l'animal se trouve être d'une rapidité déconcertante pour son gabarit.
Comme simple réflexe, je me tend ma main gauche dans sa direction et tourne la tète pour me protéger.
Puis rien, absolument rien ne c'était passé hormis le fait que la tète du félin se frotter affectueusement contre ma main.
Je regardais cette dernière et vis les yeux rouges de Kâ briller de manière bien plus intense.

- "Il te reconnaît comme élu, c'est-à-dire comme la réincarnation de bouddha que tu es."Siffla la voix de Kâ venue d'ailleurs.

- "Bien alors que ce tigre entende ceci : Laisse moi sortir tranquillement du terrain toi et tes camarades puis attaquez les deux autres participants."Dis-je calmement au matou dompté.

Un mouvement de tète me fit comprendre son acquisition et d'un geste de la main, je romps le jutsu.
L'arène reprend place avec Keitaro et Julia aux prises avec les félins, puis le tigre rugit brusquement rassemblant tout les fauves puis une série de grognements s'en suivie.
Soudainement chacun d'entre eux se dirigent vers la sortie, provoquant la fuite des gardes, et forment une sorte de haie tels des soldats.
Je commence à m'avancer vers la sortie encadrée de mes gardes du corps.

- "Moi Siddharta Maboroshi abandonne ma place pour cette épreuve et reconnaît ma défaite."

Et je sors laissant le broua derrière moi….
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Julia le 13/12/2008, 21:41

On nous avait amené dans une arène et expliquer les règles, on devait se battre sans les bras, qui serait immobilisés par des sceaux, et quelques fauves serait envoyer dans l’arène.


J’étais avec une gensouarde nommé Siddharta, qui n’avait pas l’air d’avoir vraiment envie de se battre et de mon ancien compagnon, Keitaro. Le match en était à ce stade :


La gensouarde s'était elle même éliminé, il n’y avait plus que mon ancien coéquipier sur le terrain… Je me mit-en garde en espérant pouvoir placer le 1er coup.
Tout-à-coup, Keitaro s’élança et fonça vers moi.


J’effectuai un petit saut vers le haut et retombai derrière lui, en essayant de frapper sa nuque avec ma jambe, mais utilisant d’habitude mes bras, le coup arrivait en ne faisant que projeter Keitaro.


Keitaro voulut se relever quand un des fauves (une panthère en l’occurrence) fonça sur Keitaro et se jeta dessus. D’un coup de cure-dent, il la tua. Ce qui me fit tourner légèrement la tête, détestant voir mourir un animal quel qu’il soit.


Lors de cette occasion, Keitaro me fit chuter en frappant mes jambes. A mon tour, un autre fauve (un léopard cette fois-ci), m’attaqua, d’un coup de pied circulaire, je l’envoya balader au loin.


Nos bras sont immobilisés mais ça n’empêche pas les techniques… Hors dans mon tout petit répertoire j’en est 2 que je peu utilisé, en gros, la moitié de mes techniques.


- Avadou, murmurais-je pour que Keitaro ne m’entende pas.


Ainsi, je disparus de son champ de vision pour apparaître derrière lui. Ne lui laissant guère le temps de réagir, je lui envoyai un grand coup sur le haut du crâne, mais ne voulant guère que le même manège recommence, je m’employais à ne surtout pas le faire retomber.


Enchaînant coup après coup, je pensai l’avoir sacrément amoché, mais il reprit ses esprits et m’envoya valser en un coup de tête.


Ce coup m’avait tout aussi endommagé que lui et nous retombions à égalité. Nous avions tout les 2 du mal à nous tenir debout. Soudain, il m’envoya son cure-dent, sans réfléchir j’utilisais ma technique pour sauter.


- Lividou.

Me retrouvant en haut de l’arène je remarquais que je ne pouvais m’accrocher, hors si je retombais en bas, je risquais de m’assommer. Puis voyant des touts petits bouts de pierres dépassant je me suis souvenue de comment je m’était déplacer lors de l’épreuve précédente.
Mais le problème était du au fait que je ne pouvais pas me servir de mes mains. Mais on nous avait appris à placer notre chakra dans nos pieds pour nous déplacer sur des pentes. J’utilisais donc le même exercice pour me perché en haut.


De là-haut, je pouvais voir Keitaro se battre contre les fauves, n’ayant plus la possibilité de regarder en haut. Je descendit donc un peu et sauta sur Keitaro, un pied en avant.


Mon coup le frappa en pleine figure. Il valsa dans les airs avant de retomber loin devant moi.


Puis, il se releva et commença à préparer quelque chose que je ne voyais pas, je me fis un chemin en écartant les fauves pour aller voir ce qu’il préparait, il avait préparé des pièges autour de lui. En avançant un peu plus je me pris le pied dans un d’entre eux. Je criai comme une folle avant de voir Keitaro me rentrer dedans. Je fus assommée et Keitaro fut déclaré vainqueur.
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Bien triste fin...

Message par Yassin le 15/12/2008, 02:01

MERDE ! Pourquoi suis-je dans cet examen ? Cette pensée ne faisait que de se répéter inlassablement...

Je venais de terminer le combat contre Ira. Relativement facile, étant donné que celui-ci était un spécialiste du Ninjutsu, en l'occurence l'affinité Hyoton, et cette foutue épreuve nous empêchait d'utiliser notre chakra. Par conséquent, vu que je suis un adepte du TaIjutsu, il m'a fallu quelques rapides enchaînements pour l'assomer. Ceci dit, je l'ai fait "proprement", car à ce stade de l'examen, malgré toutes les tensions qu'ils peuvent se créer, une sorte de compassion intense nous lie, chacun des participants, certainement à cause - ou grâce - à un semblant de passé qui nous est commun, l'examen Chunnin n°5.

Je tournais la tête, et observais l'affiche qui était à l'entrée de l'Arène. "Seishun no Jigoku", l'enfer de la jeunesse. Ca portait bien son nom, je regrettais même de ne pas avoir fait attention à cette appellation si bien descriptive de ce qui nous avait attendu.

Je me reconcentrais sur cette épreuve. Tandis que Shigori était évacué, nous nous regardions fixement, semblant attendre le moindre mouvement. Il restait Kuro, Kota et moi. Et les trois invités, sûrement des Genins, qui, je le pressentais, n'était pas là pour nous encourager. Je décidai de couper le silence qui avait pris place, au milieu des cris des spectateurs enragés qui déploraient la sortie de la seule Chikarate qui était présente....

- Bon, on en a tous ras-le-derrière de cette épreuve, autant en finir tout de suite... signalais-je, tout en montrant les signes de fatigue qui étaient apparus chez K&K (Kota et Kuro).
- Et tu prévois quoi ? questionna Kota, l'air dépité.
- Qu'on combatte d'abord chacun les nouveaux arrivants, révélais-je tout en montrant les trois chikarates dont leurs visages dessinaient un sourire malsain.
- Ah, les trois gugus qui n'ont rien à faire là, affirma Kuro, comme réponse à leurs airs arrogants... Ca me va !
- D'accord, acquiesça Kota.
- On leur mets la pâté...sollicitais-je, en lançant un regard noir aux gugus.
- Vite fait... continua Kota.
- Bien fait ! termina Kuro.


Chacun se dirigea vers un des jeunhommes. Mon choix se porta vers une touffe blonde, taille moyenne, mais un poids lourd, en bref, un gros gabarit... Comme si j'étais destiné à me battre contre ce type d'adversaire. D'ailleurs, il me donnait un air de déjà vu...

- Je tiens d'abord à me présenter, morveux, je m'appelle Ikuo, et je vais te faire regretter de m'avoir choisi... Et je te promets une chose en prime, tu vas pleurnicher devant tout ce monde, comme la dernière fois où je t'ai botté le cul ! s'exclama Ikuo

Et je me souvins de lui, le frustré du tournoi...

- Tant mieux, je vais te montrer qui est devenu le plus fort, tas de graisse...
- Répètes ça, tu oses me...

Je lui mis une droite bien placée qui l'envoya valser quelques mètres plus loin. J'étais excédé de cet examen, mais pouvoir me venger contre cet abruti me rendait de bonne humeur.

- On est quitte maintenant, non ? ajoutais-je.
Il se releva tant bien que mal, cracha quelques gouttes de sang... Son orgueil avait disparu...

- T'as bouffé quoi ce matin ! De toute façon, tu vas mordre la poussière ! s'exclama Ikuo, qui était désormais enragé.
- Comme si j'avais besoin de faire quoi que ce soit pour te battre, rétorquais-je.
- Ferme ta gueule !

Il se dirigea vers moi, tout en éxécutant des signes, le sourire réapparant mystérieusement sur son visage... Il frappa du droit, que j'esquivai de justesse, et enchaîna avec un coup latéral dont je dû me baisser pour l'éviter. Il termina par un saut, le poing en avant... Il allait visiblement atterrir sur moi. Je fis un simple demi-salto vers l'arrière pour l'éviter.

Lorsqu'il s'écrasa sur le sol, j'entraperçut sur son visage qu'il était sûr de lui-même. Je fus surpris... Jusqu'à que je reçus une boule de pierre, résultant de sa chute, se projetant sur moi, et me jetant sur le sol chaud de Chikara...

Finalement, ça n'allait pas être une partie de plaisir, il avait utilisé un jutsu Doton couplé à son Taijutsu... Bien joué.

- Alors, tu veux toujours péter plus haut que ton cul, le morveux ? proféra Ikuo, empli de satisfaction derrière les acclamations de la foule Chikarate.
- Bah, je crois que ça suffira largement, non ? Non, d'ailleurs, je ne le crois pas, je le sais ! m'exclamais-je, tout en le narguant.
- RRRR... Ah, au fait, ton cher Hiruki, ce baka, il va bien Sinyas... Ou plutôt devrais-je dire Yassin.

Bien sûr, il le savait... Argh, j'étais découvert...

Il y'a quelques temps,dans le désert brûlant... Je voyais la scène de l'intérieur, je ne pouvais bouger, juste devant moi, un tanto venait transpercer la poitrine d'Hiruki...

NON

La scène passait au ralenti, un Anbu, impassible, enfonçait sa lame dans son coeur, encore et encore, comme si n'allait pas s'arrêter. Après les cris de douleurs du traqué, le meurtrier se décidait enfin de retirer sa lame désormais ensanglanté. Hiruki, le regard empli de souffrance, tomba, s'agenouilla, essayant de garder le peu de vie qui lui restait. Il était agonisant, face à sa mort, il déversait des flaques de sang sur le sable chaud.

J'assistais, impuissant, à cet effondrement, cet anéantissement, cette tragédie.

Ensuite, tout s'enchaîna, une rage incontrolable s'emparait de moi. J'arrachai brutalement les poids, que j'avais gardé depuis l'entraînement avec Miiyu. Je me sentais léger, mais accablé par la colère qui prenait contrôle. Une larme apparut sur ma joue, faisant place à un regard noir, montrant une blessure morale, une cicatrice qui s'était réouverte.

Je courus sur Ikuo, la fureur aux poings, et je le frappais, sauvagement, j'enchaînais les coups. Je terminais par un coup de pied magistral, le propulsant, sonné, vers un des murs de l'Arène, où il provoqua des décombres.

L'ambiance était à son paroxysme. Le silence troublant cette frénésie soudainement apparue. Une haine terrible contre ce peuple, contre ces autorités, je devais venger la mort d'Hiruki...
Je tournai le regard, vers le siège où était assis le Kage. J'invoquai Mikazuke...

- Kusariga Marefikku

Une chaîne s'enroulait autour de mon bras gauche, mon épaule, et perça mon omoplate tout en traversant la chair... Elle déchira, me provoquant de graves blessures, le sceau qui était apposé sur moi. Les spectateurs était horrifiés de ce spectacle.

Une aura ténébreuse se forma. Un chakra sombre, noirâtre, se dégageait de moi. J'avais acquis une puissance aussi terrible que monstreuse.

5... Je courais vers le mur de l'Arène.
4....Je courais sur le mur de l'Arène en direction du Kage.
3... Je sautai sur les gradins, le poing noir enchaîné, dirigé vers ce vieil homme.
2...Il fit signe de ne pas intervenir. Il restait assis, calme.
1...Il me bloqua mon coup d'une seule main, avec une facilité déconcertante, malgré le souffle ravageur, qui détruit une bonne partie des gradins et une partie du mur.
0...L'inhumain pouvoir s'échappa, et je m'écrouai sur le sol, inerte, laissant de marbre l'atmosphère.
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Takeshi Masumane le 21/12/2008, 16:52

La dernière épreuve vient de finir, et les Genins se sont réunis dans l'arène. La nuit commence à tomber, et peu à peu, la tension monte.
Nous, les trois examinateurs, nous sommes regroupés dans une salle annexe, au cœur des méandres de l'arène, afin de délibérer.
Voilà bientôt trois heures que nous discutons sur les candidats encore en lice, ainsi que sur leurs capacités à devenir des Chuunins.

Tyrande - Bon, on est d'accord là-dessus ? On peut allez leur annoncer ?
Iarwain - Ouais...
Takeshi - C'est parti !

Tyrande, Iarwain et moi-même, nous nous levons quasi-simultanément. Le bruit léger des chaises glissant sur le sol résonne dans la petite salle, étriquée. Iarwain presse sur la poignée, et pousse la porte. Tandis que la lumière naturelle pénètre dans la pièce, les sons se propagent à sa suite.
La salle annexe, insonorisée, dissipe le bruit dans un sens comme dans l'autre.
Et maintenant que cette protection sonore n'est plus, nous pouvons entendre le souffle du vent dans l'arène.
Mais mis-à-part les sons de la nature, rien ne vient perturber le silence et la tension de ce moment.

Le public retient son souffle, car, heureux d'avoir pu assister à la dernière épreuve, il exige maintenant un verdict.
Les candidats, eux, se tiennent, raides, au centre du terrain de combat. Ils sont alignés, en quête d'un signe de notre retour.
Nous arpentons lentement le long couloir qui nous mène vers les gradins, puis vers l'estrade réservée aux examinateurs. Nous gravissons les marches une à une, ne nous pressant pas outre-mesure, afin de renforcer l'effet solennel de cet instant.

Une fois arrivés en haut, nous nous alignons le long de la balustrade, et fixons les Genins, intensément.
Mes deux collègues se tournent vers moi, et me relègue la tâche d'annoncer les résultats.
Je pivote sur moi-même, pour faire face au public réunit là. Ils viennent de partout.
Des ninjas comme de simples civils, venus des quartiers alentours, ou bien des villages de la région, que sont Mahou et Gensou. Mais il y en a aussi qui sont venus tout spécialement de Koori, afin de supporter leurs représentants.
Je sens tant de regards se poser sur moi, que je me sens galvanisé par toute cette empressement, cette volonté de savoir. Sans plus attendre, je me tourne à nouveau vers les jeunes ninjas, non sans avoir fait un léger sourire à Iarwain et Tyrande.


Takeshi - Ainsi s'achève l'examen de sélection des Chuunins !
De nombreuses personnes applaudissent dans les gradins, mais aucun des Genins ne moufte.
Takeshi - Au début de l'examen, vous étiez nombreux à avoir choisi votre voie. Celle du Shinobi ! Beaucoup se sont présentés afin de figurer sur la liste des rares élus à passer Chuunin, mais c'est une compétition sans merci. Preuve en est faite, au vu de votre nombre restreint.
Les Genins se regardent les uns les autres, certains tentant de compter.
Takeshi - Maintenant, vous n'êtes plus que huit. Deux tiers des sélectionnés n'ont pu surmonter les épreuves. Pour le public, je vais énoncer les noms de ceux qui prétendent encore au titre de Chuunin.
Me tournant vers les gradins, je prononce leur noms d'une voix forte.
Takeshi - Sont présents ici, pour Chikara : Tameiki Keitaro, Samashi Delze, Filia Julia, et Shigori Ashinsawa !
Tous ceux qui viennent du village même exultent, fiers que la majeure partie des candidats restants sont chikarates.
Takeshi - Pour Gensou : Maboroshi Siddharta et Horoshi Hakaima !
Les gensouards, toujours identiques à eux-même, applaudissent chaleureusement mais sans forcer.
Takeshi - Pour Mahou : Gendo Haruhisa !
Les mahousards, déçus qu'il ne subsiste qu'un seul de leurs candidats, n'en font pas moins de bruit pour autant, comme à leur habitude.
Takeshi - Et comme certains le savent, cette fois-ci, nous avons accueilli un village voisin, afin de renforcer nos liens. Il s'agit de Koori ! Et il leur reste également un sélectionné : Saki Kuro !
Très peu nombreux, les kooriens restent muets et impassibles, comme il semble être de coutume là-bas.
Takeshi - Malgré tout, tous ne réussiront pas à gagner leurs galons. Ainsi, permettez-moi désormais de donner les résultats.
Je pivote à nouveau vers les aspirants Chuunin. Mais le brouhaha incessant venant du public m'empêche de me concentrer.
Je concentre du chakra dans ma gorge et dans mes mains, et envoie une petite boule de Raiton dans les airs, qui va éclater dans un puissant bruit sec et mat, tout en m'écriant.

Takeshi - Silence !
Les spectateurs se taisent, et l'on recommence à entendre le souffle frais du vent, si rare en cette région.

Takeshi - Vous tous, présents ici, vous avez passé les épreuves que nous vous avons imposé, avec plus ou moins de réussite. Mais sachez que le simple fait d'être ici, que vous passiez Chuunin aujourd'hui ou non, doit être pour vous une grande fierté, et doit resté gravé dans vos mémoires.
Les jeunes, tous heureux et fiers, me fixent intensément.
Takeshi - Je vais annoncer vos noms, et l'un après l'autre, vous vous avancerez, afin d'écouter les commentaires sur votre cas, ainsi que le résultat.
Tous prêt à bouger à l'annonce de leur nom, ils se tiennent tous en position d'attente.
Takeshi - Saki Kuro !
Le jeune s'avance, et me regarde droit dans les yeux.
Takeshi - Tu as su, tout au long des épreuves, resté calme et serein, tout en passant avec brio tous les tests se présentant à toi. Bravo, jeune homme, tu es promu Chuunin !
Les rares kooriens applaudissent, mais modérément.
Takeshi - Horoshi Hakaima !
Prenant la place de Kuro, il attend le verdict.
Takeshi - Dans un aspect global, ta prestation est honorable, mais nous décelons de trop nombreuses fautes qui viennent entacher tes actions. Malgré un avis mitigé, tu es promu Chuunin ! Gendo Haruhisa !
Il s'avance.
Takeshi - Ton manque d'expérience s'est fait ressentir, et tu as fait souvent des fautes qui alourdissent ta prestation. Navré, mais d'une décision unanime, tu es recalé.
Les mahousards hurlent tout leur soul. Ils sont écœurés qu'aucun des leurs ne sont promu. Certains quittent le stade.
Takeshi - Tameiki Keitaro ! Bien que parfois tu fasse des erreurs énormes, et qu'il soit dur à certaines occasions de comprendre où tu veux en venir, ton expérience et ton mérite ont tranché, ainsi que ta détermination. Tu es promu !
Il saute partout, comme un gamin un jour d'anniversaire.
Takeshi - Samashi Delze ! Ta prestation est honorable, et tu a prouvé que tu a les compétences nécessaires à ce grade. Tu passe donc Chuunin !
Fier de lui, il retourne prendre place dans la ligne.
Takeshi - Filia Julia ! Tu es encore trop jeune et inexpérimentée pour prétendre au titre de Chuunin, mais tes performances sont honorables. Continue sur cette voie, et tu passeras Chuunin au prochain examen. En attendant, tu es recalée !
Déçue, la jeune demoiselle retourne dans le rang.
Takeshi - Maboroshi Siddharta ! De nombreuses compétences visibles, ainsi qu'une expérience faisant montre de tes capacités. Tu es promue Chuunin !
Les Gensouards applaudissent fièrement, mais ne sont pas étonné du passage d'une Maboroshi.
Takeshi - Et enfin, Shigori Ashinsawa ! Bravo à toi, tu as marqué les esprits, et l'équipe t'encourage à continuer sur cette voie. Tu passe avec brio, malgré ton évident manque d'expérience, car ta prestation fut intéressante et bien réalisée. Tu es promue !
Elle rejoint les autres, et tous se regardent. Ils sont passés tous les huit.
Takeshi - Et voilà ! Bravo à tous, et félicitation aux promus.

Tandis que je descends dans l'arène pour discuter avec Keitaro et Shigori, le jeune Kuro me coupe et m'adresse la parole.
Kuro - Eh ! Vous...
Takeshi - Oui ?
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Takeshi Masumane le 27/12/2008, 19:04

Takeshi - Oui ?
Kuro - Il faut que je vous parle, en privé...
Takeshi - Bien sûr...

Je l'accompagne donc vers un endroit à l'écart, et il se retourne vers moi, les yeux injectés de sang.
Il se met à me parler bizarrement, d'une voix où se mêlent colère et peur, excitation et douleur.

Kuro - Vous êtes mort... Tous... Vous allez mourir... Chikara va mourir...
*Hein ? C'est quoi l'embrouille ?*
Takeshi - De quoi tu parles ? Koori voudrait attaquer Chikara ?
Kuro - Mais qui vous parle de Koori ?

Il commence à rire, d'une voix rauque, et plus grave que d'habitude. Son visage devient une sorte de masse malléable, qui se modifie à chaque seconde.
Sur son front, se dessine le symbole du village de Chikara, et un gros trait tracé au Kunai traverse le bandeau de gauche à droite. Ses traits se modifient, et son corps devient plus trapu et plus grand.
Tandis que la transformation s'achève, il braque de nouveau ses yeux vers moi, et me fixe intensément.

Kuro - Ça fait du bien de retrouver son vrai corps... Enfin !
Takeshi - Mais qui es-tu ? Et d'où viens-tu ?
Kuro - T'es pas très malin, toi... Le symbole du village barré, c'est la marque d'Arasu ! Ahahah !

*Arasu ?*
Kuro - Tu ne comprends toujours pas ? Ceux de Koori sont morts ! On les a tués lors de leur voyage vers Chikara... Et on a pris leur place, sous de faux noms...
*Me disais bien que leurs noms étaient pourris...*
Takeshi - Et pourquoi avez-vous fait tout ça ?
Kuro - T'es plutôt long à la détente ! On attaque Chikara !

Sur ces mots, il s'élance vers moi, sortant ses sabres. Ce n'est pas la même personne que celle que j'ai affronté lors de la deuxième épreuve. J'invoque Takekaze et nous enchainons les passes d'arme, à une vitesse très éprouvante. Le bruit que provoquent les sabres en s'entrechoquant ameute d'autres personnes, dont des ninjas de Koori. Ou du moins, ceux qui se font passer pour ceux de Koori.
C'est alors qu'eux aussi entament un processus de transformation.

*Je vois... Un simple jutsu de transformation aurait pu être facilement détecté, alors ils ont usé d'une potion de polymorphisme.*
Les combats se multiplient au sein de l'arène et dans les gradins.
Takeshi - Pourquoi avoir fait ça ? Pourquoi attaquez-vous Chikara ? Dans quel but ?
Mes bras deviennent douloureux, ses coups sont lourds et rapides. Il me force à user de toutes mes capacités.
Kuro - Nous suivons les ordres d'Izanami !
*Izanami ? C'est qui ça ?*
Il insiste bien sur le dernier mot, et se jette sur moi avec l'énergie du désespoir, laissant une ouverture trop grande pour être calculée.
Je m'y engouffre, portant le sabre jusqu'à sa tête. Mais il pivote alors, ayant parfaitement anticipé. Et malgré une légère coupure concédée volontairement, il parvient à m'entailler profondément au niveau du bassin.

*Merde... C'est pas un bleu... Il est bien plus puissant que la dernière fois.*
Kuro - Tu croyais tout de même pas que ça allais être aussi simple que lorsque je me faisais passer pour un Genin ?
Riant de nouveau à pleins poumons, il prend une pose plutôt bizarre avec les pouces levés, la langue tirée et un œil fermé, puis repasse à l'assaut.

Le village de Chikara. D'habitude si paisible.
L'air y est chaud, de même que les gens, qui sont chaleureux. Un village si joyeux et calme, en temps normal.
Mais en ce jour, une vague de malveillance et de crime s'abat sur Chikara. Le village est attaqué, et nombreux sont ceux qui vont perdre la vie, ou la prendre.
Si nous nous attardons un peu du coté nord-est du village, nous pouvons voir une sorte d'agitation, un tumulte sans nom. La masse grouillante de gens présents dans l'arène fuient.
Approchons-nous.
De nombreuses personnes sont blessées sévèrement, ou tout du moins saignent abondamment. Ils se bousculent, et certains marchent sur des personnes tombées ça et là.
Au milieu de ces gens, des bandits assoiffés de sang se jettent sur de pauvres victimes, dans le seul et unique but d'étancher leur soif de massacre et de provoquer un maelström inqualifiable.
Regardons d'un peu plus près les murs de l'arène.
Au troisième niveau, là où se trouvent les gradins, un trou béant se tient en lieu et place du mur. Des envahisseurs ont percé ce trou dans le but d'avoir accès à l'extérieur de l'arène.
D'ailleurs, on peut les voir en train de l'escalader, afin de prendre place derrière le siège du Kage.
Suite à l'explosion provoquée par un Genin, le Kage de Chikara, Kenji Kuroda, à changé de place. Mais qu'à cela ne tienne.
Trois hommes, avec un bandeau frontal frappé du symbole de Chikara rayé, commence à installer des explosifs. Le fait de détruire le siège du Kage est plus un acte de persuasion qu'une réelle agression.


Iarwain - Repoussez-les ! Attention ! Derrière-toi !
Tyrande se retourne, et dans un réflexe, décoche une flèche dans l'abdomen d'un guerrier .
Tyrande - Merci !
Quant à moi, je continue à me battre face à celui qui se faisait nommer Kuro.
Kuro - Bordel, mais tu vas crever, oui ?
Takeshi - Et ta sœur ?
Kuro - Connard...

Les lames s'entrecroisent, et malgré le fait que j'ai ajouté du chakra Raiton à mon sabre, il ne semble pas dérangé outre-mesure.
Je passe sous sa garde, mais il dévie ma lame et plonge la sienne dans l'ouverture, vers ma cuisse. Prenant appui sur mon pied gauche, je tente une roulade. Mais il redresse un de ses sabres et l'envoie droit vers ma jambe. Il parvient à sectionner un tendon, au niveau du talon.

Kuro - J't'ai eu !
Takeshi - Chier !

Je retombe lourdement au sol, entrainé par mon élan. Ma cheville est en sang, et ça coule sans discontinuer.
Je me relève, appuyé uniquement sur ma jambe droite. Je me sers de mon sabre comme d'une béquille, afin de tenir debout.

Kuro - C'est fini ! Dans ton état, tu ne tiendras pas deux minutes.
Takeshi - Va te faire foutre ! Libération !

Je libère la deuxième forme de Takekaze, à savoir la lance et les protections d'avant-bras. M'appuyant sur la hampe de la lance, plantée dans le sol, je pointe mon adversaire du doigt.
Takeshi - On verra si t'es capable de me battre, microbe... C'est pas parce que tu te crois fort que tu l'es !
Kuro - Je te retourne le compliment !
Takeshi - Va chier !

Soudain, le son d'un cor résonne dans toute l'arène, et au-delà. Les murs vibrent sous la déflagration sonore. En entendant ce signal, les envahisseurs s'enfuient, comme s'il s'agissait d'une retraite.
Mais Kuro reste stoïque. Il ne bouge pas.

Kuro - Rien a foutre, je dois d'abord te tuer... C'est devenu une affaire personnelle, j'aime pas les gens qui me résistent.
Takeshi - Héhé... Alors tu dois me haïr !
Kuro - Ouais...

Tous sont partis, seul reste Kuro. Nombre de chikarates se trouvent encore présents, et certains observent mon combat.
Tandis qu'ils hésitent à intervenir, Kuro charge, toutes lames dehors.
Il en abat une vers ma tête, et je pars avec mon avant-bras. Mais une deuxième lame vient tout droit vers mon buste, et je comprend qu'il est trop tard.
Alors que mon dernier souffle est venu, une terrible déflagration envahit l'arène. Une explosion rase la tribune officielle, au niveau du siège du Kage. Un pan de mur entier se détache, et vient s'effondrer au milieu de l'arène, à cause d'une seconde esplosion.
Plusieurs personnes sont soufflés par la destruction de la tribune, et passent par dessus la balustrade, d'autres reçoivent des blocs de pierre dessus, et meurent sur le coup.
Moi, je me retrouve propulsé par Kuro contre une porte, qui vole en éclats sous l'impact. J'atterris dans une salle, où les parois se fissurent. Je roule sous une table, Et espère survivre. Mais rien n'est moins sûr.

L'explosion de l'arène ne fut rien d'autre qu'un signal, l'élément déclencheur d'une destruction en série.
Juste après l'effondrement de l'arène, c'est au tour du QG, vidé à l'occasion de la remise des diplômes, de voir une partie de sa structure partir en fumée.
Le mur ouest disparait, laissant derrière lui un bâtiment meurtri.
Plusieurs habitations également sont touchées. Ainsi que des bâtiments administratifs et militaires.
Dans le sud-est du village, également, là où se trouve le quartier résidentiel, de nombreuses demeures sont endommagées.
C'est le cas du domaine Masumane.
Mais revenons à l'arène, car nos héros sont encore là-bas.
De tous ceux qui étaient présents, peu sont morts. Les civils ont fuient dès le début de l'attaque, mais des Shinobis sont restés pour combattre.
Certains sont morts sous les coups des anciens chikarates, d'autres lors de la destruction de l'arène. Mais la plupart tiennent encore debout, au milieu des gravas.


*Merde... Où suis-je ?*
De la poussière et du sable rendent ma bouche crayeuse, et m'empêchent de déglutir. Je regarde autour de moi, mais il n'y a rien d'autre que des morceaux de roche, perdus dans un nuage de poussière.
Je tente de me relever, mais je me rappelle alors de mes blessures. Du sang s'écoule lentement de l'entaille, nette et profonde, que celui d'Arasu m'a infligé au bassin. Il en va de même pour la blessure au pied gauche, là où mon tendon fut sectionné. Dans un effort intense, je pose mon derrière sur une pierre, peu stable.

*Putain, ces connards nous ont bien eu ! Et je fais quoi, moi, maintenant ?*
Je tousse violemment, me causant une intense douleur au niveau de ma première entaille.
Dans une tentative désespérée de voir alentour, j'insuffle du chakra dans ma main, et le projette sous forme de vent vers ma droite. Le sable et la poussière s'écartent.
Je vois alors une pierre, et sous elle, la moitié d'un corps. Le reste se trouvant sûrement non loin.
Je détourne le regard, puis jette à nouveau un coup d'œil vers le cadavre. Mais déjà, la tempête reprend ses droits, et je n'y vois plus rien.
Sortant de mon kimono déchiré un parchemin, je fais apparaitre une fiole, et en bois le contenu.
Peu à peu, mes forces reviennent, grâce à la potion de chakra. Je sors une seconde fiole, que je bois aussi. Celle-ci me permet de cicatriser un peu, mais je ne vais pas devoir trop y toucher.

*C'est génial ces trucs ! Bon, maintenant, je dois tâcher de sortir d'ici !*
Prenant appui sur la roche, je me relève tant bien que mal, et marche dans une direction au hasard.
Dans la tempête omniprésente, je ne vois pas plus loin que le bout de mes bras. Mes pieds me sont cachés. Mais à un moment, alors que je marche prudemment, mon pied heurte quelque chose, ou quelqu'un.
En regardant plus attentivement, je perçois les contours d'une chevelure brune. Cette personne est assise, et médite, comme si de rien n'était.
Mais lorsque elle sent mon pied toucher son postérieur, cette personne se lève d'un bond.

Ombre - En voilà des manières ! La colline de Bouddha !

Alors que j'ouvre de nouveau les yeux, la tempête de poussière a disparu, de même que les débris de roche, et même Chikara n'est plus. Je suis seul, dans une immense prairie couverte de fleurs, toutes plus ravissantes les unes que les autres. Mais je ne suis pas seul. Je relève la tête, ôtant de mon esprit cette vision idyllique, et croise le regard d'une jeune fille.
Celle-ci me fixent depuis le sommet d'une colline.

*Je suis dans un Genjutsu, c'est la seul explication... Mais quelle sensation de plénitude, c'est incroyable... Je n'avais pas senti ça depuis... Misaki...*
Soudain, mon esprit redevient clair.
Takeshi - Qui es-tu ?
Jeune fille - Tu ne me reconnais pas ? Approche !

Je fais quelques pas en avant, et discerne enfin ses traits. C'est Maboroshi Siddharta.
Takeshi - Sors-moi de ce Genjutsu ! Immédiatement !
Siddharta - Tu n'es pas capable d'en sortir tout seul ?
Takeshi - Pas le temps de m'évertuer à sortir de cette illusion... Surtout que je risque fort de ne pas y arriver ! Je dois retourner auprès des miens, et sauver ceux qui peuvent l'être !
Siddharta - Tu as peur d'arriver en retard ? De tous les voir morts, parce que tu n'auras pu les sauver ? C'est bien ça ?
Takeshi - Oui !

Empli de fureur, de colère, d'impatience et d'amertume, je m'élance vers elle. Mais chaque pas que je fais m'éloigne un peu plus d'elle.
Takeshi - Putain de Gen !
Siddharta - Tu ne peux rien, ici... Tu es dans mon empire !
Takeshi - Pourquoi m'as tu amené ici ?
Siddharta - Pour deux raisons... La première, c'est que j'ai décelé en toi un potentiel... Une capacité, et une volonté, qui pourront m'être utiles en temps et en heure...
Takeshi - Et la deuxième ?
Siddharta - Je n'aime pas qu'on touche à mes fesses impunément, et je voulais t'en faire baver... Mais à voir tes blessures, autant physiques que mentales, je conçois que ce n'est pas nécessaire...
Takeshi - Laisse moi retourner aider les miens...
Siddharta - Ne te brusque pas, nous sommes dans mon illusion... Le temps s'écoule différemment. Lorsque nous reviendrons dans le monde normal, il ne se sera écoulé que quelques secondes... Tu as bien quelques secondes à me consacrer, non ?
Takeshi - Ouais, OK... Mais de quoi tu parle, quand tu me dis que je pourrais t'être utile ?
Siddharta - Nâga m'a parlé... Il m'a dit que tu serais l'un de ceux qui me suivront au-delà de la mort, afin de faire disparaitre la guerre de la surface de la Terre...
Takeshi - C'est une bien belle utopie, mais je n'y crois pas trop... Et c'est qui, ce Nâga ?
Siddharta - Il n'est pas question de lui... Mais de toi ! Seras-tu capable de me suivre, et de porter la bonne parole ?
Takeshi - Ton rôle d'apôtre, je trouve ça moyen...
Siddharta - Ecoute ! Nous allons à Arasu... Là-bas, nous formerons une organisation qui luttera pour imposer la paix, et ce, par tous les moyens nécessaires...
Takeshi - En gros, tu veux qu'on t'aide à dominer le monde ?
Siddharta - Vois-le comme tu veux... Je souhaite que tu m'aide à atteindre mes objectifs...
Takeshi - Et pour ça, on va à Arasu ? Tu sais où c'est ?
Siddharta - Non, mais... J'ai mes pistes...
Takeshi - Ouais, ça m'étonne pas, tout ce mystère, venant d'une Maboroshi...

*Arasu... C'est la meilleure chance que j'ai de le trouver, pour le moment...*
Takeshi - Je marche !
Siddharta - Parfait ! Au vu de ton tempérament, je te chargerais de gérer tout l'aspect militaire de l'organisation...
Takeshi - Ça me va... On part quand ?
Siddharta - Une fois tout ce bordel nettoyé...
Takeshi - OK...


Dernière édition par Takeshi Masumane le 29/12/2008, 18:19, édité 1 fois
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Re: Examen Chuunin 5 : Seishun no Jigoku

Message par Takeshi Masumane le 27/12/2008, 19:04

La tempête fait de nouveau rage, et une fois de plus, je n'y vois pas bien loin.
Toujours face à moi, la jeune Maboroshi me fixe intensément.

Siddharta - Va, jeune guerrier, et sauve ceux qui peuvent l'être !
Je hoche la tête, puis repars. La potion de guérison à commencé à bien faire effet, et je peux à nouveau marcher à peu près normalement.
Soudain, je trébuche sur un corps, inerte. Je m'approche de son visage, pour savoir qui c'est.

Takeshi - Keitaro ? Réveilles-toi !
Il ouvre les yeux, et me regarde, hébété.
Keitaro - Où suis-je ?
Takeshi - Dans une sacrée merde... Allez, on sort !

Je le prend sur mon épaule, non sans une grimace de douleur, dû à ma blessure au bassin.
Je continue de le porter, et petit à petit, la poussière retombe enfin. Les contours de carnage se dessinent au fur et à mesure de ma progression.
Lorsque enfin, il est possible d'y voir clair, je pose Keitaro au sol, encore sous le choc, et grimpe sur un rocher. De là, je peux constater l'ampleur des dégâts.

Après avoir fait sauter plusieurs endroits de Chikara, et avoir assassiner des notables du village, les terroristes commencent à s'enfuir, vers les portes du village. Peut-être qu'ils tentent réellement de fuir, ou tout simplement de se regrouper devant l'un des rares endroits encore intacts, mais ce qui est sûr, c'est qu'ils se font rattraper par des équipes complètes d'ANBU, qui achèvent le travail commencé dans l'arène. Pratiquement tous les arasuites meurent sous les coups des troupes d'élites, et ceux qui ne trépassent pas, et sont encore en état de fuir, passent par dessus le mur d'enceinte, et fuient vers l'ouest.
Aucun n'est fait prisonnier, préférant la voie du suicide.
Alors que la poussière retombe peu à peu sur Chikara, c'est dans le sang et les débris que les habitants du village caché du désert voient le soleil disparaitre à l'horizon, derrière les falaises de granit.


Kage - Ça va ?
Chikarate - Oui, monsieur...
Kage - Comment vous sentez-vous ?
Gensouard - Bien, merci, monsieur...
Kage - Ça va ? Tes blessures cicatrisent ?
Takeshi - Ouais, je crois... On en est à combien de morts ?
Kage - Environ une cinquantaine, mais ça augmente toujours... Et ce ne sont pas que des chikarates... Il y a aussi des morts de Mahou et de Gensou, et plus encore de Koori...

*Koori ?*
Takeshi - Mais, ce n'était pas...
Soudain, un Jounin apparait aux cotés du Kage, et lui susurre quelques mots à l'oreille. Puis celui-ci repars.
Kage - Takeshi... Je... Suis désolé... Ton oncle est mort, et ton père est dans un état critique...
Takeshi - Que s'est-il passé ?
Kage - Nous ne savons pas encore, mais le domaine a été rasé.

*Le domaine Masumane ? Rasé ?*
Je me redresse d'un bond.
Kage - Attends !
Takeshi - Yuugiri !


Je reparais dans le salon de la demeure des Masumane, ou plutôt, ce qu'il en reste.
Les murs sont effondrés, et les débris s'étalent sur des centaines de mètres. Plus aucun bâtiment ne tient debout aux alentours.
Au milieu des décombres, des cadavres suintent un sang sombre et visqueux, déjà en train de coaguler.

Takeshi - L'attaque à dû commencer ici. Bien avant l'explosion de l'arène.
Autour de moi, de rares personnes de l'équipe médico-légale étudient les lieux.
Je m'approche d'un d'entre eux, qui me questionne.

Légiste - Qui êtes-vous, jeune homme ?
Takeshi - Masumane Takeshi, héritier du clan Masumane !
Légiste - Oh... Je vois... Je suis désolé, mais vous allez devoir quitter les lieux...
Takeshi - Où est mon père ?
Légiste - Qui ?
Takeshi - Masumane Ideshi !
Légiste - Il vient tout juste d'être transféré à l'hôpital, mais vous ne pourrez pas le voir...
Takeshi - Pourquoi ?
Légiste - Son état est trop... Grave... Nous préférons le garder en observation méticuleuse pour le moment.
Takeshi - Et merde !

Je commence à courir dans la direction de l'hôpital de Chikara.
Légiste - Attendez !
Takeshi - Yuugiri !


Lorsque je refais surface dans le hall d'accueil dudit hôpital, le réceptionniste me reconnais de suite.
Réceptionniste - Désolé, Masumane-sama, mais vous ne pouvez voir votre père...
Takeshi - Où est-il ?

Ma voix se fait insistante, et austère.
Réceptionniste - Désolé mais...
Takeshi - Où est-il ?
Réceptionniste - Mais vous...
Takeshi - Où est-il ?
Réceptionniste - Chambre d'observation intensive numéro trois, au deuxième étage !
Takeshi - Merci...

Je monte les marches quatre à quatre, et j'arrive enfin devant la fameuse salle. Un garde à l'entrée me bloque le passage, et sans trop réfléchir, je lui envoie un coup rapide dans les côtes, afin de le mettre hors combat.
Je lui prend ses clefs, et je pénètre dans la chambre.
Deux ANBU se tiennent là, et surveillent attentivement mon père. Tandis que je passe la porte, ils se retournent vers moi, et me fixent à travers leurs masques.

Takeshi - Sortez, j'ai à parler avec mon père...
ANBU - Vous avez trois minutes...

Sans broncher, ils sortent, et nous laissent seuls, moi et mon père.
Ideshi - Approche, mon fils...
Je fais quelques pas en direction du lit. Lorsque j'entrevois le visage de mon père, j'ai un haut le cœur. Il est défiguré. Une longue cicatrice traverse son visage, et laisse place à une brulure intense sur une bonne moitié du visage.
Etudiant d'un peu plus près les reliefs du drap, je peux discerner l'absence d'une jambe et d'un bras.

Takeshi - Qui t'as fait ça ?
Ideshi - C'est mon propre fils... Il est perdu... Tu ne dois pas lui en vouloir... Si ce qu'il m'a dit est vrai, je ne peux pas moi-même lui en vouloir...
Takeshi - Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
Ideshi - Laisse, il n'est pas question de cela pour le moment... Tu dois le retrouver, et lui dire que je regrette, et que je le crois à présent. Tu dois le retrouver !

Il tousse du sang, marquant un peu le drap blanc qui le recouvre.
Takeshi - Mais toi ?
Ideshi - Retrouve ton frère... Pars vers Arasu... C'est ce qu'il souhaite... Oublies le reste... Va dans la salle du clan, c'est le seul endroit qu'il n'a pas détruit... A l'intérieur, il a laissé une arme qu'il a forgé spécialement pour toi...

Soudain, la porte s'ouvre, et le Kage entre.
Kage - Ideshi, mon ami... Comment vas-tu ?
Ideshi - Mal...
Kage - Takeshi... Je voulais te signaler que ton rôle de Sensei auprès de Tameiki et Shigori est annulé... Au lieu de cela, tu va diriger la team Yamitenshi...
Takeshi - Mais...
Kage - C'est un ordre ! Maintenant, sors.

Bousculant le Kage au passage, je sors en courant, passant devant les deux ANBU. Mais alors que je suis au bout du couloir, j'entends le Kage hurler.
Kage - Il est mort ! Son fils l'a tué ! Arrêtez-le !
*Quoi ?*
Les deux membres des forces spéciales commencent à peine à bouger, que par réflexe, je lance mon jutsu héréditaire à nouveau.


J'arrive au milieu des décombres.
Takeshi - Merde, c'est quoi cette histoire ? Mon père est mort ? Je ne peux revenir en arrière, je dois disparaître de Chikara...
Je mets un petit moment avant de retrouver où je suis exactement, le décor ayant changé de façon radicale. Je repère enfin ce qui était auparavant le pavillon du thé, puis je pénètre dans l'escalier souterrain. J'utilise une nouvelle fois mon sabre comme une torche, puis j'arrive en bas.
Là, dans l'autel de pierre, est planté un sabre énorme. Je m'en approche, puis le sors de la roche.
Autour de moi, la salle est ravagée, signe d'un combat récent. De nombreuses traces de sang recouvrent les murs.

*C'est ici qu'ils se sont affrontés, et que mon oncle est mort...*
Je tiens dans ma main une arme d'une masse incroyable, et son poids me fait plier le dos. Je dois insuffler du chakra dans mes muscles afin de pouvoir la porter.
*Ça me rappelle Kanazuchi... Ouais... Kanazuchi, voici ton nom !*
Je fais de nouveau le plein de potions, prenant tout ce qui n'est pas brisé. Je ne reviendrais pas avant longtemps, et je le sais.
Sortant du souterrain, sous une lune gibbeuse, je me dirige vers un endroit calme. Je dessine un sceau, afin de transporter plus aisément l'arme offerte par Idato, puis je vais voir ce qu'il reste de ma chambre. Je ramasse deux trois affaires, et me change. Sortant une cigarette d'un paquet déchiré trainant là, je l'allume.

*La lune est vraiment belle, ce soir...*
Je m'assoie alors, au milieu de ce qu'il reste de ma maison, observant le ciel, soufflant de temps à autre une fumée opaque et brillante.

Tandis que le jour se lève, je quitte le village, et je croise Keitaro.

Takeshi - Hé, Keitaro ! Attends !
Keitaro - Ha, salut Takeshi-sensei !
Takeshi - Heu... Justement, il faut que je te dise un truc...
Keitaro - Quoi ?
Takeshi - Je ne suis plus ton sensei, on m'a confié une autre mission.
Keitaro - Ha... D'accord...

Takeshi - Bon, je te laisse ! A une prochaine !
Keitaro - Bye !
Takeshi - Yuugiri !

Je me retrouve à l'extérieur du village, sur une crête, face au portes. Autour de moi, se tiennent, plusieurs personnes.
Iarwain - Qu'est-ce que tu viens faire là ?
Takeshi - La même chose que vous je présume... Vous attendez la jeune Maboroshi ?
Tyrande - Ouais...
Takeshi - Parfait... Elle arrive...

Nous nous tournons tous alors, en direction de celle qui nous mèneras vers Arasu.
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