Mission Makayavélique [Chikara]

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Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Keitaro le 21/5/2009, 19:23

Ordre de mission Chikarate, rang B a écrit:
  • Objectif : Capturer le fauteur de troubles Makaya Korove, afin de le faire payer pour ses crimes commis dans notre cité puis l'échanger contre la prime promise par Gensou dans son Bingo Book et en tirer des avantages commerciaux
  • Durée : Indeterminée
  • Informations : Un de nos espions à Gensou à appris que la Ville envoyait une équipe pour capturer Korove. Nous devons nous en emparer avant, ce qui ne devrait pas poser trop de problèmes vu que l'équipe est aparement composée de plusieurs genins. Vous aurez avec vous une dose de drogue qui permet d'empecher un ninja de se servir de son chakra pendant 5jours, utile pour la capture du Korove et l'empecher de nuire durant le trajet jusqu'a Chikara. Agissez sous couvert, Gensou ne doit pas découvrir votre identité.
  • Responsable de la mission : Delze Samashi (Chuunin), Keitaro Tameki (Chuunin)
  • Membres de l'équipe : Tokri Utak (Genin), Taiga (Genin), Hirako Kensei (genin)
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Keitaro le 21/5/2009, 19:37

Keitaro - QUOI?! Une mission de rang B?! Tu sais que je ne suis que Chuunin moi?!

Secrétaire - Oh, mais moi aussi, enchant...

Keitaro - Je m'en fous de toi , comme je m'en fous que ta mère s'est fait monter par un cheval !

Secrétaire - Un cheval?

Keitaro -
Pour avoir des dents pareils, faut bien que tu ais des gênes d'équidés , mais c'est pas le sujet maintenant , Ok ?! Comment veux tu que j'accomplisse une mission de rang en étant que Chuunin ?!

Secrétaire -
Vous n'êtes pas seul !

Keitaro -
Et alors ?! T'attends que je te donne une carotte pour me le dire ?!

Secrétaire -
S'il vous plaît je...!

Keitaro - FERMES LA !

Secrétaire
- Très bien !

Keitaro - ...

Secrétaire - ...

Keitaro - Euuh ... Je suis désolé . Je me suis un peu emporter. Je vous en prie continuez .

Secrétaire -
Bon ! Alors laissez-moi vous expliquer. Un individu, Makaya Korove, a jadis causé de nombreux troubles à Chikara. Vous avez pour mission de le ramener au village. Pour cela, vous serez accompagnés de vos élèves, ainsi le village saura si des ninjas tels que vous et vos disciples sont capables d'accomplir ce type de missions difficiles.

Keitaro - Ça sous-entend quoi "tels que vous"?

Secrétaire - Hum !... Aussi, pour renforcer vos effectifs et donc vos chances de réussites, un autre Chuunin vous prêtera main forte. Il se nomme Samashi Delze, et...

Keitaro - Quoi !? Qu'est ce que vous venez de dire ?!

Secrétaire - Un autre Chuunin vous prêtera main forte. Il se nomme Samashi Delze, vous ne m'avez pas laissé term ...

Keitaro - Attendez !! Vous êtes sûr qu'il porte ce nom?!!

Secrétaire - Écoutez, je ne suis pas au secrétariat depuis vingt-cinq ans pour rien !

Keitaro - Répétez encore !

Secrétaire -
Samashi Delze.

Keitaro - Encore...

Secrétaire -
Samashi Delze.

Keitaro -
Oooooh malédiction...

Secrétaire -
Je vois ... Bref , voici la feuille de la mission . Bonne chance.

Je prend donc la fiche de la mission avant de commencer à la lire tout en me faufilant dans les larges couloirs du QG ... La mission est plutôt impressionnante .

Le principal objectif de votre mission sera de capturer le fauteur de troubles mahousard Makaya Korove , afin de le faire payer pour le désordre et les crimes commis dans notre village pour après l'échanger contre la prime promise par Gensou dans son Bingo Book et en tirer des avantages commerciaux. La durée de votre mission est indéterminée , équipez vous donc suffisamment en vivres et en armes , le Qg vous avancera aussi du quart de la récompense pour pouvoir le dépenser dans les divers lieux commerciaux que vous trouverez en chemin.
Cette information nous a été révélé par un espion du village caché de Gensou, il ne sera donc pas rare que vous vous trouviez nez à nez avec une équipe Gensouarde, soyez vigilant ! . Vous aurez avec vous une dose de drogue qui permet d'empêcher un ninja de se servir de son chakra pendant 5 jours, utile pour la capture du Korove et l'empêcher de nuire durant le trajet jusqu'à Chikara. Agissez sous couvert, Gensou ne doit pas découvrir votre identité ... Pour l'identification de la cible veuillez vous rendre jusqu'au département de recherche , on vous montrera las bas une photo ...


Keitaro - ... Bonne chance à vous et n'oubliez pas que Chikara compte sur vous ! Signé Kenji Kuroda : Kage de Chikara .

Kensei -
Waw ! Un ordre direct du Chikakage ! Il doit vraiment nous faire énormément confiance pour nous assigner une mission de rang B .

Tokri - Hmpf ... Je ne vois pas ce qu'il a d'impressionant ... C'est surtout qu'ils ne veulent pas trop rivaliser avec Gensou et c'est pour ça qu'ils envoient une Team de Genin accompagné d'un seul Chuunin .

Taiga -
En effet , je me suis dit la même chose .

Keitaro -
Oh , ca va on a compris ! De toute façon il aura un autre Chuunin dans le groupe ... Cet infâme Samishi Delze ! D'ailleurs tu doit le connaitre Tokri , non ?

Tokri -
Ouais ... On s'est cottoyé une ou deux fois .

Je ferme mes yeux un moment avant de reprendre mon souffle . Nous nous attendions plutôt à des mission faciles comme promener les chiens des vieux du village , désherber les jardins du QG ou balayer toute la poussière du désert .

Keitaro -
Bon , rentrez chez vous pour préparer votre équipement et les vivres ... Je veut tous vous voir dans une heure devant le département de recherche !

Les trois Genins
- Compris !


Je me trouve à présent chez moi : Un petit appartement que mes parents m'avaient acheter il à deux ans de cela , juste après mon inscription à l'académie shinobi. Si on le regarde de plus près on peut voir à la gauche de la pièce un lit simple qui me sert de parfois de sofa pour voir la petite télévision cathodique situé à la droite de la pièce au dessus d'un meuble vert et , finalement, un peu plus loin il y a un couloir menant vers la cuisine et les toilette . La ou plutôt les seules choses qui me relient à l'extérieur sont deux fenêtres situé au dessus du lit, et qui , grâce à sa position vers l'Est, me sert aussi d'horloge naturel et au fond on peut voir un armoire ou j'entrepose quelques livres ...
Je finis les derniers préparatifs lorsque soudain quelqu'un frappa à la porte.

Keitaro -
Entrez ! C'est ouvert .

Sofua - Salut Keitaro ... Je passais juste prendre de tes nouvelles .

Keitaro -
Bonjour . Je vais justement partir de Chikara pour un moment à cause d'un mission de rang B . Tu pourrais en informer ma mère sil te plait ?

Sofua - Bien sur , mais , en parlant de ta mère, elle m'a demandé de t'annoncer une grande nouvelle ...

Keitaro -
Hein ?

Sofua ( Tout en souriant avant de se jeter sur moi) - Ton père s'est réveillé ! Il est totalement rétabli !

Je reste sans vois . Je ne sais pas quoi dire , comment exprimer ma joie à cette nouvelle . Et , sans me retenir , des larmes perlent le long de mon cou comme un rivière avant de tomber et de mourir sur le creux du cou de la jeune fille .

Sofua - K ... Kei... Keitaro !

Son regard se tourne vers le mien et elle approche son index de mes yeux mouilles avant d'essuyer délicatement mes joues , qui frôlent délicatement ses cheveux, ressemblant à des anneaux de chocolat . Nos regard se croisent à nouveau et , tel Adam cédant aux fruit prohibés, je l'embrasse avec douceur sur ses tendres lèvres ...

Keitaro - Euh ... Désolé ! Je dois y aller !

Sofua - Non attends ! Keit...

Mais avant qu'elle ne puisse finir sa phrase je sort par la fenêtre et saute de toit en toit vers l'hôpital de Chikara ... Il me restait une demie heure , ce serait suffisant .

Après cinq minutes de course j'arrive aux portes de l'hôpital essoufflé puis je continue mon chemin vers la chambre 091 sans m'arrêter .

Secrétaire de l'hôpital - Monsieur ! Vous ne pouvez pas ...

La porte se trouve à présent devant moi . J'arrive à voir mon père assis sur le lit tandis que mes larmes coulent sans cesse de mes yeux .

Keitaro -
PAPA !

Akira ( Pleurant à son tour ) - Keitaro ? Je suis désolé ...

Keitaro - Non ! Tu n'as pas a être désolé ! Ce n'était pas ta faute ...

Tout cela arrive si vite ... Après les retrouvailles je raconte à mon père tout ce qui était arrivé depuis ,la récente mission de rang B et la petite scène avec Sofua .

Akira - J'ai vu cette jeune fille ... Elle charmante , hein ?

Keitaro (Rigolant)
Je te vois venir toi . Mais , je ne sais pas si mes sentiments sont réciproque .

Akira - On le saura bientôt mon fils . Mais maintenant tu dois y aller . Il ne te reste plus que dix minutes .

Keitaro -
Mince , c'est vrai ! Merci , papa !

Akira -
Attends ! Je voudrais te donner avant quelque chose que je n'ai pas pu te remettre la dernière fois .

Il ôta de son cou un pendentif . Je me rappelle de lui ... Il a quelques années de cela j'étais toujours ébloui par la brillance du long saphir qui le compose , me donnant l'impression que la mer y est enfermé ...

Akira -
Ca te portera bonheur . Allez va !



-----------------------------------------------------------

Le reste de l'équipe est déjà là ... En m'attendant ils en avaient en profiter pour récupérer la photo .

Keitaro -
WAW ! Ca ne va pas être difficile de le trouver celui la !

Taiga - Tu peux le dire !

Keitaro , Tokri et Kensei ( En regardant sérieusement Taiga) Regarde qui parle ! Sale hypocrite !


Bref après cela nous nous mettons devant les portes de Chikara tout en attendant Delze ... Attendant ... Attendant ... Attendant ...

Tokri - Je propose qu'on s'en aille s'en lui !

Keitaro -
Je ne suis pas contre !

Kensei - Vous êtes sur qu'on peut pas attendre encore un petit peu ?

Le reste - Pas après 7 heures de retard !!!

Nous décidons donc de partir sans lui ... Prochaine direction : Les plaines de Yuukan !
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Delzebuth le 21/5/2009, 21:59

Restaurant Hasheikei.

"Et pourquoi moi?
_ Parce que t'as pas foutu les pieds au Poste depuis plus d'un mois, parce que ça te fera prendre l'air, parce que quitte à sacrifier un ninja autant qu'il soit inutile, et enfin parce que l'un de tes compagnons est déjà assez proche de toi.
_ Je m'attends au pire...
_ En effet, c'est le pire...
_ Attend... Oh non ! C'est ...?
_ Oui, c'est lui.
_ Non.
_ Kei...
_ Ne prononce surtout pas son nom !!
_ Keitaro !
_ Nooooooooon !!!"


Quel supplice ! Décidément, ce bon à rien était ma malédiction, et Dieu s'amusait de ma souffrance ! Pourquoi moi ? Certes je n'étais guère généreux, charitable et tout ça, mais tout de même ! Il m'aurait fallu être l'auteur de 1 000 pêchés pour mériter pareil châtiment ! Ah... l'auteur de 1 000 pêchés... ne pourrait-on pas accuser l'homme de cette sanction au seuil du double de ces 1 000 pêchés?... je doute que 1 000 pêchés soient si condamnables que cela... C'est pas si énorme que ça non?...
Et quoi ! Personne ne devait avoir à subir la présence de ce grotesque individu, siège de tous les défauts du monde ! Cette aberration, cette atrocité, cet être immonde et abject, qui pouvait donc le mériter ?!! J'entends la complainte de ses géniteurs hurlant à la mort en mettant au monde un tel monstre ! Déjà l'autre fois avait-il été capable de m'entraîner dans ses rites obscènes, cette démence mélodieuse qui m'a... non ! qui ne m'a pas plût !
Les boulettes de riz caramélisées ne passaient plus. Mon repas avec Rosanshin était gâché, chaque pensée tournée vers cette horreur me... me...


"Rosanshin - Delze, pourquoi tu prends cette teinte rougeâtre ?
Delze - Hum !
_ Tu trembles.
_ Hein ?...
_ Tes doigts.
_ Non... c'est le froid.
_ On est dans le désert...
_ J'ai quand même froid.
_ ...
_ Bon, c'est vrai ce mensonge? Je vais vraiment devoir me taper cette calamité?
_ Evidemment. D'ailleurs, j'ai entendu dire qu'il était devenu Sensei.
_ Hmphh !!
_ Eh, ne t'étouffe pas !
_ Lui, Sensei?!!
_ Oui.
_ Au Diable ce monde ! Il s'amuse à y faire régner le carnage ! Tiens, en parlant de carnage... miam... Tu as toujours les bleus de notre affront.
_ Et toi, tu as toujours la moitié du visage calciné...
_ Ouais, mais t'as triché ! Comment je pouvais savoir que t'avais remplacé le gamin par un parchemin... mmhph... ecfplovif !
_ C'est à toi d'analyser correctement le terrain.
_ Mmmh... mouf... d'oilleurs, l'est defenu quoi?... Mmhph... L'est touvours à l'hofto?
_ Quelle horreur que de te parler durant un repas... aucune élégance, vraiment.
_ Qu'est fe que tu ragontes?

_ Avec le morceau de chair que tu lui as arraché du mollet de tes crocs, je doute qu'il s'en remette de sitôt.
_ F'est fa faute ! Gloups... Fallait pas me chercher !
_ On a fini par le comprendre. Quoi qu'il en soit, je suis heureux de constater que tu aies retrouvé un minimum de civilité, même s'il te reste encore des efforts à faire.
_ Mmhphh..."


Civilité. Un mot bien rassurant. Cette psychose dont j'avais été victime ne me fut guère appréciable. Cette période de crises m'avait presque anéanti. C'était vraiment effarant, même si les coups de Rosanshin avaient fait l'exploit de me ramener à la surface. Mes plaisirs noires ne s'étaient cependant en rien atténués : j'étais toujours aussi souriant lorsque la jambe du Sensei vacillait, cette faiblesse résultante d'un Sabaku que j'avais inspiré le jour de notre affront. Splendide.
Bien que le traumatisme soit passé, ses traces étaient encore là. Et c'était nettement visible, notamment lorsque, le soir même de ce dîner, Rosanshin et moi titubions dans les ruelles dans un état déplorable, cantonnant diverses immondices au coeur du village et à l'encontre de plaisirs barbares. Ivresse, quand tu nous prends...


"Delze - Hic... Gueuuuh...
Rosanshin - Hic ! Whaaaa je ne t'aurais jamais cru capable d'une telle résistance à "La Merveille"...
_ J'ai eu un entraînement in... tensif héhééééééé... Au fait ! Quiiiiii... gui... gui c'est qu'ooon... gon poursuit?...
_ Je ne me souviens plus de son nom... Hahahahahahaha ! En dout gas le départ était ce matin !
_ Oh pudaiiiiin... engore à la traîne...
_ Hahahahahaha !
_ Beeeeeen pourquoi tu rigoles ?... Eh ! Hic... Hahaaaa t'es dombé !
_ ZZZzzz...
_ Oh le zalaud... mmph... z'est engore moua qui vais devoir le ramazer..."




*ZZZzzzzZZZzzzZZZzzzZZZzzzZZZzzz*



J'étais perdu sur le sommet d'une falaise fleurie. Pas un arbre, juste des montagnes tentant vainement de toucher la voûte céruléenne et leur pelouse embellit par une flore aux couleurs vivantes, belles et tendres. Un tendre arôme pétrichor, semblable à celui que l'on savoure lorsque l'on s'enfonce dans une dune de sable, grisait mon odorat de son doux parfum. Dans ce magnifique paysage, je me croyais seul, jusqu'à ce qu'une silhouette ne file sous mes yeux. Immédiatement je me lançais à sa poursuite, et, au détour d'un chemin longeant un petit ruisseau, j'apercevais une magnifique femme vêtue de guenilles, immobile, mise à jour. Je l'avais rattrapé, et c'était une chance. Derrière les longues déchirures de ses haillons, ses courbes dessinaient des formes parfaites. De ses yeux, elle me regarda avec noirceur, d'une tendance vicieuse qui me plaisait au plus haut point. J'étais fou d'elle, c'était mon fantasme. Qu'importe la mission, il me fallait découvrir cette merveilleuse créature, la séduire et la faire mienne. Je fis un petit pas pour ne pas la brusquer, quand soudainement elle pris la parole.
"Ouaf !"
Puis, subitement, je sentis comme une gigantesque présence dans mon dos, avant qu'une grande langue de vienne s'agglutiner sur mon visage et...

"SSSSAAAAAAZAAAANEEEEEEEEE ! Sale cleps de merde !"

Décidément, ce cabot avait le don pour détruire le mythe. Il venait d'anéantir mes rêves, et ce juste pour que je m'occupe de lui. Dès qu'il était réveillé, il fallait que je le sois aussi. Lui pensait que cela me rendait heureux. Quelle naïveté. Cependant, je l'aimais, ce chien. C'était la seule présence qui m'était agréable en ce monde, le seul être dont je prônais les vertus. La seule créature réellement juste. La seule qui méritait que je lui porte ne serait-ce qu'un soupçon d'affection. La seule qui m'importait, en somme.
Contrairement aux autres ninjas qui dans ma situation se hâtent pour être prêts le plus tôt possible, moi je fis durer le plus possible. Promener Sazane me prît une bonne heure. Faire ma toilette, une trentaine de minutes, mon déjeuner, 20, les quelques rangements nécessaires, 120. Oui, ma maison était un bordel monstre. Bilan, il me fallut presque quatre heures pour être prêt. A cet instant, je sortis de chez moi et me rendis compte que j'avais oublié de me changer. Il me fallut 10 minutes pour m'habiller. 10 minutes pendant lesquelles sonna le gong de midi. Il me fallait donc dîner avant de partir. Puis faire la vaisselle. Puis digérer.
En bref, je parti en milieu d'après-midi. Cela me faisait un jour et demi de retard pas rapport aux autres. Ce n'était pas dramatique. De toute manière, je n'avais pas le désir d'accomplir cette mission. Capturer un afro ! Quelle absurdité ! Un tel individu ne devait pas être difficile à repérer, il suffisait d'envoyer un ANBU qui pouvait très bien se charger de cette plaie à lui seul !

Non satisfait de nos directives, je me résolu à considérer cette mission comme des vacances pour Sazane et moi. C'est pourquoi il m'accompagnait, heureux de rafler une superbe promenade, triste de porter mes bagages. Et quoi, il lui fallait bien payer ce cadeau que je lui offrais !
Avançant machinalement sous le Soleil de plomb et sur l'arène molle s'étendant à perte de vue, capuche sur la tête pour moi, lance sur le dos pour Sazane, j'anticipai sur nos chances de mener à bien la mission, si néanmoins j'y participai.
Notre cible était Juunin, elle habitait Nobeoka et avait saccagé notre village avant de fuir notre justice. Pour le ramener au village, nous étions cinq : Keitaro et ses élèves, ainsi que moi-même. Les élèves étant Genin, Kiki et moi étions chargés de diriger l'escouade. Nous étions donc cinq ninjas face à un seul, et si "le maudit pot de colle" avait un niveau équivalent au grade qu'il portait, il était évident que nous avions de bonnes possibilités de réussite. Seulement, cet ostrogoth faisait partie intégrante de mes souvenirs lors de l'examen Chuunin. Laissant tomber bêtement son parchemin pour me fuir dans la forêt, il m'avait assuré une victoire éclatante lors de la première épreuve. Le pauvre s'était couvert de ridicule, et cela tout simplement parce qu'il était misérable. Nos chances de réussites tombaient donc bien bas. J'espérai néanmoins que ses élèves sauraient user de leurs compétences pour nous sortir de ce merdier.

"Mais tout de même. Avec un talent comme le mien, il est évident que la tâche sera plus qu'aisée.
_ Ouaf !
_ Je devrais peut-être même faire face seul à ce déserteur.
_ Ouaf ! Grrrr !
_ Certes, tu as raison. Attaquer un Juunin comme cela à l'aveuglette relève de la folie. Il serait plus avantageux d'utiliser mes acolytes pour les sacrifier à mon intérêt.
_ Ouaf !
_ C'est donc ce qu'on va... Que ?..."


Immobile, je me concentrai pour voir au loin ce qui semblait être une tornade. Plissant les yeux pour affiner mon acuité visuelle, je finis par apercevoir des flammes murer son avancée. Je m'imaginai nécessairement un affront, et pas des moindres, dans lequel je n'avais rien à faire et qui pourrait me porter préjudice. J'empoignai Sazane, toujours emmitouflé sous les bagages, puis je courrais pour fuir le terrain.
Je n'avais pas peur. Non... je... jeeee... je protégeai Sazane ! Voilà tout.
Après une petite heure de course, je me décidai à utiliser mon affinité pour accélérer. Inspirant des langues sableuse, je gravissais rapidement les dunes, si bien qu'au bout du désert, j'avais facilement gagné un jour de trajet. Ce n'était pas la peur qui me forçait à aller si vite, c'était l'amour que j'éprouvai pour Sazane, croyez-moi.
Les plaines s'allongeaient maintenant à perte de vue, tandis qu'un arbre s'élevait ça et là pour masquer l'uniformité du paysage. Le calvaire de l'aridité était enfin terminé. Mais pas celui de la mission, et pour cause...

Plus loin, devant une petite bâtisse aussi rustique que lugubre ayant fonction de gîte, quatre individus se battaient. Probablement avaient-il profité de l'installation pour toit durant la veille, mais cela m'impressionnait qu'ils soient encore là en fin de soirée. Ou alors venaient-ils eux aussi d'arriver, auquel cas il me fallait les chasser pour profiter de la place. De toute façon, à se foutre sur la gueule comme ils le faisaient, je n'aurais aucun soucis pour m'en débarrasser.
M'approchant à petit pas, je finis pas remarquer un premier duo, constitué d'un petit rouquin tentant de casser les dents d'un grand coq, tandis que plus loin... plus loin... un brun d'un air qui me rappelait je ne sais plus qui était en train de mordre cette chose qui devait avoir un goût si immonde... quelle horreur... moi qui comptait les rencontrer le plus tard possible...

Le réflexe ne se fît pas attendre. Débarrassant Sazane de ma lance, je bondissais haut dans les airs avant de fondre tout droit sur Keitaro, tout décidé que j'étais à le planter.
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Kensei le 24/5/2009, 19:49

Notre équipe, en première mission, s'était vue affublée d'une mission de rang B. Que d'honneur c'était: moi, Kensei, le petit genin âgé de douze ans accompagné de mon sensei Keitaro et de mes deux collègues-élèves Tokri et Taiga. Jusque là, me direz vous, la décision du quartier général de donner une telle mission à des shinobis aussi faibles que nous revient à une mission suicide. Et je ne pourrai pas vous donner tord. Malgré cela, je suis très heureux de cet honneur qui nous est fait.

J'ai mis à profit l'heure offerte par Keitaro pour prévenir ma petite famille qui s'est littéralement effondrée à l'entente de la nouvelle. J'avoue ne toujours pas comprendre leur réaction, n'était ce pas exagéré que de s'effondrer alors que leur fils allait vivre une mission de la plus haute importance? Enfin toujours est il que j'ai ensuite rejoint les autres et lais ai poussé à attendre et attendre encore le dernier shinobi manquant pour la mission. Après sept heures d'attente, ils ont fini par ne plus me faire plaisir et nous sommes partit. La traversée du désert fut une véritable partie de plaisir, j'en profitais pour gaspiller mon chakra dans mes jutsus habituels: la transformation de mes jambes en fumée et l'utilisation de boules de feu en matériel de jonglerie.

Spoiler:

Je vois bien un truc dans ce genre là.

J'aurais pu amener du matériel normal, mais pourquoi m'encombrer alors qu'avec deux ou trois jutsus j'ai de quoi m'occuper pendant quelques heures. D'ailleurs mon sac à dos ne comprenait qu'un peu de nourriture et un vêtement de rechange. C'était ma première escapade loin de mes parents et de la roulotte et je n'avais même pas pensé à l'endroit où nous allions dormir. A la sortie du désert, le soir tombait et nous n'allions certainement pas passer la nuit à la belle étoile alors qu'il y avait un hôtel juste là. En parlant d'hôtel, il s'agissait plutôt d'une auberge miteuse.


Keitaro - On ne va pas dormir la dedans, ça m'a l'air encore plus pourri que si on dormait à la belle étoile.
Tokri - Peut être mais au moins on a pas à se protéger des bêtes sauvages.
Taiga - ...
Kensei - On a qu'à voté...

Je vous passe la suite, toujours est il que le ton est monté et qu'une bagarre a éclaté. Il n'y a que moi qui essayait de les arrêter. Mais vous imaginez un groupe dont les membres sont âgés respectivement de dix neuf, dix sept, seize et douze ans dont les trois plus âgés se battent? Ce n'est certainement pas le plus jeune qui va faire grand chose. Alors qu'ils se battaient, un homme fonça vers Keitaro avec une lance en main et placée pour transpercer sa cible. Pas trente six solutions pour ce problème, mon choix fut vite fait: je bouscula le trio de manière à les envoyer voler plus loin. L'homme attérit en se réceptionnant à l'aide de sa lance se redressa et dit:

? - Alors c'est ça que tu commandes? Je vois que le QG ne te fait pas confiance assez puisqu'ils t'ont refilé un morveux.
Kensei - Hey! J'suis pas un morveux.
Keitaro - Mais t'es complètement malade toi hein? Tu espérais tuer celui qui va te tuer, Delze c'est ça?
Kensei - Delze? Et mais ce serait pas...?
? = Delze - C'est toi qui est mort!

Et c'était repartit, une fois de plus, sauf que les deux combattant ne se battaient pas sagement, il s'agissait d'un combat à mort. Taiga et Tokri restèrent un moment bloqué, choqué peut être. Lorsqu'ils se relevèrent, ils firent le tour des combattant et je fis s'écarter les deux de deux lancer de balles de feu. Ils esquivèrent d'un bond en arrière et se retrouvèrent assommé par les deux genins. Ce fut Tokri qui prit la parole le premier:


Tokri - Et bien, on ne va pas s'ennuyer avec ces deux là.
Taiga - Ils sont complètement malades.
Kensei - Qu'est ce qu'il se passe?
Tokri - Comme tu as pu le voir, ils se haïssent.
Kensei - On va se reposer à l'auberge?
Taiga - Bonne idée, portons les à l'intérieur.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Pour un prix de misère, nous logions tous le temps d'une nuit dans cette auberge miteuse. Au petit matin, je fus réveillé par des bruits de combat. Un regard par la fenêtre pour voir que les deux boulets avaient repris les hostilités. Je m'habille en quatrième vitesse et descend pour les arrêter mais à peine ai-je passé la porte de l'auberge que deux mains se placent devant moi pour m'arrêter.


Tokri - Vaut mieux les laisser faire.
Taiga - De toute façon s'ils doivent se battre à la moindre occasion autant les laisser montrer à l'autre ce dont ils sont capables.
Tokri - Et puis il ne nous restera plus qu'à leur montrer combien ils sont faibles en s'emportant ainsi.
Kensei - Mais ils vont s'entretuer!
Taiga - C'est un risque à courir, on ne peut pas se permettre de les voir se faire des coups en douce alors que nous sommes en pleine mission.
Tokri - Si l'un d'eux meurt, c'est l'autre qui deviendra un déserteur-assassin et nous n'aurons plus qu'à le cueillir et le mener au QG.

C'est comme ça que nous les avons laissés faire, Tokri et Taiga étaient déjà blasés de leur comportement si puéril et je pense qu'aucun d'entre eux ne pensait vraiment qu'il s'agissait d'un combat à mort. Je fus donc forcé de regarder ce combat inutile, dans lequel ils utilisaient le plus de chakra possible pour venir à bout de l'autre. C'en était impressionnant cette quantité de chakra qui s'utilisait, et les effets qui en ressortaient. Au bout de dix minutes, en gardant constamment un rythme élevé de combat et d'utilisation de jutsus divers, les deux combattant s'arrêtèrent complètement essoufflés. Tokri et Taiga mirent à profit ce temps mort pour s'approcher et mirent chacun un kunai en dessous du coup de l'un des combattant.


Taiga - Maintenant il serait bon de se calmer, nous avons une mission à remplir.
Tokri - D'ici là tenez vous tranquille, vous règlerez vos comptes après.

Quel boulet ce Delze quand j'y repense, il était à peine arrivé que ça tournait déjà au règlement de compte. Depuis cet épisode avec leur affrontement ex-aequo, il y a trois heures, ils se sont tenus tranquilles, tout en s'affublant constamment de noms d'oiseau. Quels gamins, et c'était moi le plus jeune? Heureusement que Tokri et Taiga semblaient remonter le niveau parce que je me serais posé de sérieuses questions quant à la réussite de notre mission. Taiga avait d'ailleurs rendu son kunai à Tokri, il ne s'en servait pas lui même préférant des armes qu'il appelait plus conventionnelles, moi j'aurais plutôt dit plus banales.

Enfin, la mission commençait nous partions vers le sud dans la direction de ce village qu'est Noboeka. Les plaines nous laissaient une relative tranquillité, à se demander pourquoi un tel rang à cette mission. Jusqu'au moment où un gros volatile se décida à faire de nous de misérables vers de terre. Nous étions bien: mes boules de feu ne firent rien à l'animal, Tokri était plus spécialisé corps à corps, Taiga avait bien quelques petits trucs mais rien de génial contre un oiseau aussi grand (il devait faire la taille d'une ou deux maisons au bas mot) et quant à Delze et Keitaro, ils étaient épuisés. Vous voyez beaucoup de solutions dans ce genre de cas? Ben nous on en a vu qu'une seule: la poudre. Escampette avait perdu sa poudre dans le coin et nous l'avons pris sans nous souciez du fait que ce soit un vol ou juste un emprunt à durée indéterminée. L'oiseau nous poursuivit jusqu'à ce que nous trouvions une crevasse dans laquelle nous purent nous cacher. En chemin, j'avais perdu mon sac à dos, il avait été arraché par ce volatile débile et les autres n'avaient plus sur eux que leur matériel de ninja, toute nourriture ou tout vêtement de rechange était éparpillée sur la pleine surveillée par un oiseau qui avait, malheureusement, sa tête. Quel super début pour cette mission: nos deux chuunins voulaient la mort l'un de l'autre et nos ravitaillements étaient foutus. Comment allons nous survivre maintenant? Il reste cinq jours et demi à passer avant d'atteindre Noboeka et nous sommes sans nourriture !!! Mais qu'est ce que nous allons devenir?
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Taïga le 25/5/2009, 12:26

Il y a près de deux jours, Taïga s'ennuyait tranquillement au village de Chikara, il emmerdait les passant avec ses fils, de chakra ou non, il pariait avec Kensei sur les insultes que se sortiraient Tokri et Keitaro au cours de leurs disputes ainsi que moults activités champêtre...bref, une vie de rêve. Mais voilà que le QG leur confiait une mission, et pas n'importe laquelle, une mission de rang B incluant la récupération d'un cinglé à la coupe de cheveux et aux habits ridiculement voyant. Pas comme sa crête et son habit traditionnel.

Par contre, le voyage aurait du être une partie de plaisir ou presque. Pas de camps de samuraïs, deux chuunins et trois genins ne devraient pas avoir de problèmes avec d'éventuels monstres ou brigands. Cependant, comme Dieu avait décidé que le jeune homme était un mauvais arigéniste, il décida de lui mettre plein d'emmerdes sur sa route, le second chuunin arriva avec une journée de retard et se fritta avec l'autre chuunin jusqu'à épuisement, ensuite un énorme oiseau les attaqua. Ca n'aurait pas du causer de gros problèmes que le point B suivant le point A et ben...trois genins contre un big oiseau avec comme soutient deux chuunins boulets car incapables d'utiliser leur chakra. Du coup maintenant, le groupe était totalement ridicule en attendant dans une espèce de crevasse d'où Big Piaf ne pouvait les atteindre et était, de toute façon, trop occupé à manger leurs réserves de nourriture.


_Il est en train de tout manger, c'est la misère, soupira Kensei qui venait de jeter un coup d'oeil en dehors de la crevasse.
_Je sais pas pour toi mais s'il peut manger suffisamment pour ne plus avoir envie de nous ensuite alors il peut bien tout manger, lui répondit l'iroquois.
_Peu importe, de toutes façons z'êtes une belle bande de boulets, s'exclamèrent les deux chuunins.
_De la part de deux mecs qui se sont frittés jusqu'à épuisement c'est un peu la prostitué qui se fout du client, rétorqua le dernier genin.

Après une nouvelle dispute à l'intérieur du groupe qui fut arrêtée par les coups de bec répété de Mister Jevaisvousbouffercommedesasticots, tout ce petit monde se retrouva à chercher une solution. Le seul problème avec un idiot, c'est que même en groupe il est pas moins idiot, il a même tendance à l'être plus. Vous ne connaissez pas cette règle? Regroupez un groupe d'individu, prenez le QI du plus idiot et divisez le par le nombre d'individus. En clair, le fait que Keitaro soit présent était un vrai désastre. A moins que ce ne soit Delze. Enfin bref, ce fut finalement Taïga qui tenta de trouver le début du bout d'une solution.

_C'est qui le plus bourrin de nous cinq ici?
_Moi, dirent en coeur TKD(Tokri, Keitaro, Delze)
_Non mais le plus bourrin capable de faire quelques chose...donc Tokri.
_Et à quoi ça va te servir de savoir ça? Demanda l'intéressé.
_Le vrai problème avec ce machin c'est qu'il se ballade dans les airs et donc le plus apte à pouvoir le toucher gravement ne le peut pas.
_Depuis quand il est devenu intelligent?
_C'est parce que j'ai peur, donc pour se débarrasser de ce machin il faudrait pouvoir le mettre au sol et l'immobiliser.
_Ah ouais et qui peut faire ça? Interrogea Delze, une fois au sol je pourrais l'immobiliser avec du Doton mais comme j'ai plus de chakra...
_Justement il faut trouver quelqu'un qui se charge de le faire.
_Mais toi tu...commença Kensei
_Non, le coupa Taïga.
_Mais si avec tes...
_J'ai dit non...
_Tu pourrais...

_Arrêtez de chuchoter, ordonna Keitaro, qu'est-ce qui se passe gamin?
_Et bien, je pensais qu'avec ses fils Taïga pourrait éventuellement l'amener au sol.
_C'est vrai? Demanda Tokri.
_Théoriquement.
_Pourquoi tu l'as pas dit plus tôt idiot!
_Pour la simple et bonne raison que mourir digéré dans l'estomac d'un oiseau de la taille d'un hôpital ne m'enchante pas vraiment.
_Il suffit que Kensei fasse diversion avec ses tours de passe-passe, suggéra Delze.
_HEIN! Mais...mais...

C'est ainsi qu'un plan bancal fut monté autour des deux genins les moins expérimentés du groupe: un gamin de douze balais et un peureux casse-couille de dix-sept. Le plan était simple mais paraissait efficace, Kensei attirait le volatile avec quelques balles de feu et essayait de le faire se poser, ensuite, à l'aide de ses fils et des chuunins, il l'immobilisait et finalement Tokri arrivait comme une brutr pour défoncer le crâne du piaf géant, simple et tout en finesse.

Le début du plan se passa parfaitement, le genin aux cheveux rouge réussit à attirer l'oiseau à l'aide de ses boules de feu malgré des jambes flageolantes. En effet, quelques tirs bien placés avaient suffit à décider l'oiseau de s'en prendre à lui plutôt qu'à l'un des sacs de provisions, apparemment une cible mouvante l'amusait plus qu'un quelconque sac marron contenant des conserves pour soldats, c'est à dire une logique incontestables, ces conserves étant vraiment dégueux.

Enfin bref, c'est sous les cris de terreurs d'un gamin apeuré que se déployèrent Taïga et les deux chuunins des deux côtés de l'oiseau, l'iroquois lança l'un de ses fils d'acier les plus longs, celui-ci fit le tour du piaf et alla droit dans les mains de Delze.


_Tain' tu vises bien, lui dit Keitaro à ses côtés.
_Ouais, en attendant prend le fil...

Taïga tendit le fil à son sensei et se dépêcha de desceller Sabi, son vieux pantin, et le lança devant l'oiseau afin de remplacer le pauvre Kensei. Dans le même temps, les chuunins utilisèrent le peu de chakra qui leur restaient pour s'ancrer au sol afin de retenir un tant soit peu Big Master Bird au sol, de toute façon celui-ci n'avait aucune envie de partir étant donné qu'il se casser le cul à vouloir exploser la marionnette du genin.

Finalement le plan en entier se déroula parfaitement bien, Tokri arriva finalement et donna un coup de pied renforcé au Gyo sur le crane de moineau du zozio, l'assommant dans un râle de douleur...

_Yeah...dans ta face! Cria Tokri au-dessus de la carcasse de la bête.
_C'était trop classe! S'exclama Kensei en frappant dans la main de l'iroquois.
_Ouais, ouais, c'était pas trop mal, dit Delze en soupira.

Le groupe fêta donc sa victoire su Mister Coupdebec et s'empressa de récupérer les affaires, Taïga scella sa marionette et commença à récupérer son fil d'acier lorsque l'oiseau décida de se réveiller, bizarrement celui-ci regarda quelques secondes autour de lui et baissa les yeux en secouant la tête, comme s'il se demandait comment cinq idiots de la taille d'une de ses plumes avaient pus le mettre K.O.
Une fois remit de ce choc il s'envola afin d'oublier son échec, sans aucun doutes, et ne se rendit pas compte du petit gars habillait d'un pagne qui était accroché à lui par un un fil d'acier. Le cri de Taïga, bien que réellement effrayé, fut quelque peu bizarre.


_YOUHOHOYOYOUYOHO...!!!
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Tokri le 25/5/2009, 19:57

-YOUHOHOYOYOUYOHO...!!!

C'est pas vrai... depuis la formation de l'équipe(c'est à dire quelques jours à peine...) c'était la première fois que Taiga réussissait à prouver qu'il était autre chose qu'un grand crétin sans cervelle. Le plan qu'il avait mis au point, bien que très risqué, avait allumé une once d'espoir en Tokri: peut-être allaient -ils s'en sortir vivant de cette mission après tout?... Espoir qui venait d'être brisé par ce même Taiga qui avait oublié de détacher son fil du sale piaf qui avait bien failli faire de leur groupe un menu de choix.

Quoique avec Keitaro et Delze... possible qu'il aurait fait une indigestion...

Dans l'immédiat, l'important était de sortir Taiga de ce sacré pétrin. Ce dernier n'avait même pas terminé de pousser son étrange hurlement que Tokri avait déjà bondi et s'accrochait tant bien que mal à l'iroquois. Le zozio commençait à prendre de l'altitude...

(Taiga) Putain Tokri, fais quelque chose!!!

(Tokri) Me postillone pas sur la gueule abruti!(tirant son katana et s'agrippe à la crête de Taiga)

(Taiga) Qu'est ce que tu fous?!

(Tokri) Arrêtes de bouger!

(Taiga) Facile à dire du con!!

(Tokri) Mais tu vas la fermer oui? Je vais trancher ce putain de fil c'est clair?

(Taiga) Mais on va s'écraser en bas!!!

(Tokri) Tu préféres finir dans l'estomac du piaf? Fais moi confiance je sais ce que je fais!

(Taiga)


Enfin... j'espères...

Tokri renforça sa lame au fuuton pour être sûr de briser le fil et frappa. Les deux malheureux commencérent une longue chute libre de plusieurs métres d'altitude.

(Tokri et Taiga)
WHAAAAAAAAAATAAAAAAAAAAAAAAAA!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Encore un cri des plus étranges... Taiga serrait aussi fort qu'il le pouvait le jeune Utak...peut-être espérait-il que des aîles lui pousserait sous l'effet de l'adrénaline? Trés conne comme théorie...

On va s'écraser comme des bouses, je dois tenter quelque chose!


Tokri parvint à composer des signes et effectua plusieurs Kyoufuu. La chute des deux genins commença à ralentir petit à petit... mais s'ils se fracassaient au sol, s'en était fini d'eux. Tokri aperçu non loin quelques arbres. Il exécuta d'autres Kyoufuu dans l'espoir de se servir de ces arbres pour amortir leur chute... ce qu'il parvint à faire. Mais cela ne se passa pas totalement comme prévu... Tokri avait espéré quand bon genin expert, il aurait réussi à s'agripper à une branche et atterrir avec classe, Taiga dans un bras. Au lieu de cela, l'Utak et l'iroquois heurtèrent branche sur branche(au moins, leur chute fut amortis...) et terminèrent leur descente en s'écrasant lamentablement au sol....
….............
….............................
….....................................................
…......................................................................
…..................................................................................................

(???) Ca fait un bail qu'ils sont évanouis quand même non?

(???) Z'ont peut-être clamsé?

(???) Non, ils respirent encore.

(???) Ils vont pas tardé à clamser peut-être?

(???) Je ne pense pas, leur respiration est régulière et ils n'ont rien de casser. Ils sont juste sonné.

(???) Dommage...

(???) Ta gueule Delze...

Tokri ouvrit les yeux et constata qu'il était allongé dans un lit miteux... Taiga était encore allongé dans un lit à ses côtés.

(Kensei) Ca va Tokri?

(Tokri) Un peu engourdi mais ça va... Qu'est ce qu'il s'est passé?

(Keitaro) Vous vous êtes rétamé comme des merde...

(Kensei) Mais au moins vous êtes en vie! Comment vous avez fait?

(Tokri) J'ai amorti la chute tant bien que mal à coup de Fuuton...et les branches nous ont été très utile (se massant son dos endolori) C'est douloureux mais c'était ça ou crevé...

(Kensei) Eh ben... la classe...

(Delze) Pas de quoi en faire tout un plat non plus.

(Taiga)
Sans vouloir vous manquer de respect, si Tokri et Taiga n'avaient pas été là nous serions tous mort à l'heure qu'il est.

(Delze, brandissant son poing) Tu me cherches morveux?

(Keitaro, prenant un air sérieux) Allons Delze ne sois pas jaloux. Ces genins ont eût un bon sensei voilà tout.

(Delze) Toi? Un bon sensei? T'es même pas foutu de t'occuper de ta sale face!

(Keitaro, s'approchant de Delze) Tu me cherches?

(Tokri) FERMEZ VOS GUEULE BANDE DE CRETIN!

Les deux chuunins se tournèrent vers Tokri en le regardant rageusement.

(Keitaro et Delze) Comment tu m'as parlé?

(Tokri)
Vous pensez avoir la moindre autorité sur moi? Avec des comportements aussi puéril? Bon sang, mais j'ai honte d'être devenu plus faible que vous...

Kensei observa à tour de rôle Tokri, Keitaro puis Delze. Apparemment, il semblait s'attendre à ce que Tokri se fasse rosser... ce dernier s'y attendait également de toute façon.

Maintenant que je suis lancé, autant continuer...

(Tokri) Vous rendez vous au moins compte que votre comportement va tous nous condamner? Nous avons failli y passer aujourd'hui et pourquoi? Car nos chers Chuunins ont dépensé tout leur chakra en de vains affrontements... et n'étaient donc plus en état d'éliminer un misérable piaf. Vous êtes pitoyable les gars... L'esprit d'équipe, vous connaissez? Le niveau de notre équipe est extrémement bas, il y a de fortes chances que nous crévions tous au cours de cette mission. Notre seule chance de réussite, et de survie, est de se serrer les coudes.

(Keitaro) Ouais... t'as sûrement raison.

(Delze) ...

J'en reviens pas... et c'est moi le genin? J'ai quand même l'impression que Delze meurent d'envie de m'arracher la tête fin bon...

(Tokri) Personnellement Keitaro, j'ai vraiment du mal à te saquer. Je commence même à me demander si je ne vais pas quitter l'équipe si nous revenons entier au village. Du genre, te lâcher,emmener Taiga et Kensei avec moi et trouver un sensei compétent... C'est ça que tu veux?

(Keitaro) Non! Bien sûr que non!

(Tokri) Alors comporte toi en leader putain! Prouve que tu es digne de nous diriger! Et c'est valable pour toi aussi Delze, je te croyais plus sérieux que ça...

(Delze) Arrêtes avec tes leçons de morale...

(Tokri) Pour le temps de cette mission, oubliez vos différents et serrons nous les coudes... et une fois revenu à Chikara, foutez vous sur la gueule si ça vous enchante, j'en ai rien à foutre...

Un silence s'installa dans la chambre... silence interrompu par une personne qui applaudissait. Tout le monde se tourna vers Taiga, qui venait de se réveiller.

(Taiga) Superbe discours Tokri. Tu m'as coupé les mots de la bouche.

L'Utak lui adressa un petit sourire. Même si le jeune homme ne souhaitait pas faire des membres de l'équipe des personnes trop proche, il devait avouer qu'il les appréciait... du moins Taiga et Kensei. Keitaro devait faire ses preuves...

(Keitaro) Bon, on va vous laisser récupérer. (à Delze et Kensei) Vous venez?

(Kensei et Delze)
Ouais.

Tokri et Taiga se retrouvèrent donc seul dans la chambre. Une nuit de répis se présentait à présent devant. Puis, ils reprendront tous la route jusqu'à Nobeoka.

(Taiga, sortant un cigare)
Cette journée était... marrante tu trouves pas?

(Tokri, allumant une cigarette)
Tu l'as dit...
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Sheinji le 28/5/2009, 18:32

Je fus tiré de mon sommeil long et savoureux par un murmure. Un infime changement dans les vapeurs douceâtres que l’aube avait glissées dans ma chambre, un tiraillement étrange des premiers rayons du soleil sur le sol. J’ouvris lentement les yeux : il ne fallait pas que l’intrus voie qu’il m’avait réveillé. Malgré ma fatigue coutumière de début de journée, je parvins à découvrir une ombre silencieuse tapie à l’un des recoins de la pièce qui m’était le plus proche. L’inconnu avança d’un pas, prudent, comme s’il craignait que le parquet soit piqueté de lances. Un autre mouvement, plus convulsif. Il n’est plus qu’à trois mètre de moi… Deux… Un…

- Mais qu’est-ce que… Waaaaargh ?! Putain de bordel de… Aïe ! Meeeerde !!

La pièce s’éclaire d’un coup. Un jeune homme d’une quinzaine d’années se tient dans une position impossible, échevelé, les yeux hagards. Une cicatrice en forme d’éclair défait sa joue. Je m’approche de lui en tentant de conserver mon sérieux, mais je pousse quand même un éclat de rire. Il tente de tourner la tête vers moi pour me fusiller du regard, mais ne parvient qu’à s’emmêler les membres davantage, et c’est cinq minutes plus tard que je peux enfin lui parler face à face, et pas… Que je peux lui parler face à face, donc.

- Bonjour, Hayamaru.
- Sheinji, t’as pété un boulon ou quoi ? Pourquoi tu mets des cordes tout autour de ton lit ?
- En fait, je voulais faire installer des mines, mais Otarin ne vient que le lundi. Alors, qu’est-ce qui t’ammène ?
- Au départ, je voulais te réveiller amicalement. Tu sais, avec tact et diplomatie, comme font les gens normaux…
- En m’écrasant le ventre avec tes pieds comme la dernière fois? Je suis heureux de voir en toi un ami si fidèle.
- Eh, t’avais qu’à lâcher cette barre de fer pointue. Tu sais bien que le coup du rat mort dans ton bol de nouilles n’est pas de moi. Enfin bref… Sinon, je viens te voir parce qu’on a reçu une mission. Une mission de rang B.
- Que… QUOI ? DE QUOI…? QU’EST-CE QUE TU VIENS DE DIRE ?
- Tu veux bien lâcher ma veste, s’il te plaît ? Je voudrais la garder propre et j’ai pas fini de parler. Donc, le Kage nous a assigné une mission assez hardos. Il s’agit d’aller retrouver un certain taré psychopathe qui s’appelle…
- ENFIN !! ENFIN, MA VALEUR EST RECONNUE A… euh… A SA JUSTE VALEUR ! JE LE SAVAIS ! JE SAVAIS Q’UN JOUR JE SERAI CONVIÉ A UNE OPÉRATION PRIMORDIALE POUR LA SURVIE DE NOTRE…
- En fait, le village t’envoie juste en première ligne. Histoire de jouer les chairs à canons, tu vois ? A ce que j’ai compris, ils s’en foutent un peu de ce qu’on réussisse, alors ils nous dépêchent là-bas pour pas gâcher les bons éléments.
- AHAAH !! JE L’AVAIS DIT, JE… Euh, quoi ?
- …
- …
- Bon, j’imagine que ça pourrait être pire…
- En effet. Tu pourrais y aller avec Keitaro.
- Voire même avec Otarin ! Nan, mais t’imagines ?
- Rassure-toi. Keitaro ne pars pas avec nous.
- Ah, ça c’est… Oh, je vois. Dis, Haya, tu pourrais m’acheter des mines pour sacs de couchage ?




***


Après un soupçon de toilette pour débarrasser mon visage des traces d’abrutissement ( qui persisteront quand même d’après Hayamaru) nous nous mettons en marche pour le Q.G. Peu de shinobis y stationnent encore à cette heure, et c’est dans une salle dépourvue de monde (pour une fois !) que nous nous engageons.

(Hayamaru) Bonjour, nous venons pour…
(Secrétaire) Chut, ne dites rien. Vous avez voyagé trente quatre minutes à allure modérée sur la route principale, la poussière sur vos vêtements nous le montre, et vous avez été mordu par un chien en route. Vos cernes sous les yeux prouvent que vous venez d’être pris au piège dressé par votre ami –dans ce cas là, des cordes de facture 508B d’origine mahousardes- alors que vous vous apprêtiez à l’étouffer avec un sac plastique troué sur la gauche. Vous êtes Daihoshi Hayamaru et le jeune homme qui vient de vous frapper du coude en représailles pour votre comportement n’est autre que Sheinji Kageniwa.
(Hayamaru) C'est vrai, mais...
(Secrétaire) Mais quoi ?! Jamais je ne vous dirai ce que je sais que vous savez ne pas savoir alors que moi oui, aussi vrai que mon nom est Bombe ! Et mon nom est Bombe. Jesse Bombe.
(Maru) Euh, oui OK. C’est pas qu’on s’ennuie, hein, mais si vous pouviez nous donner les documents de la mission de récupération Rang B d’aujourd’hui, ce serait sympa. Merci madame. C'est terrible, la sénilité aussi jeune...
(Elle) Vous savez, jeune homme, c’est à cause de personnes comme vous que ma collègue a fait une dépression.
(Moi) Non ? Quel horrible goujat pourrait bien avoir envie de s’attaquer à d’aussi délicieuses créatures que vous ?
(Jesse Bombe) Oh, un type qui lui trouvait une figure de cheval… Un certain Keitaro Tameiki. Tiens, ça ne m’étonne pas : il venait pour la même mission que vous.

Bruit de vase en verre très très précieux qui se casse. Hayamaru se tourne vers moi avec un air agonisant, comme si le dodo de compagnie que je lui avait offert en remerciement pour le rat mort était revenu le hanter.

(Moi) J’ai compris… On repasse par le magasin de mines ?


***


- Sheinji ? Sheinji, tu dors ? Héééhoooo ?
- Hum, que… Oh, pardonne-moi Otarin. J’étais dans la lune.
- Ah, comme d’habitude, quoi. Tout va bien alors.
- Meurs dans d’atroces souffrances. Je t’en supplie.

Oui, j’étais dans la lune. C’est vrai, j’étais dans la lune. Et quoi ?! J’ai bien le droit d’être un peu fatigué après notre départ à pas d’heures ce matin, alors que le coq qui chante pour réveiller mon réveil qui me réveille moi ne s’est même pas encore mis en marche, non ? J’ai absolument rien contre le fait qu’on soit encore paumés dans un désert putride, rempli de puces et de soleils trop chauds qui s’amusent à me voir m’agenouiller (et me les cramer grave) devant Otarin pour avoir un peu d’eau, bien sûr. Nan, ce serait vraiment pas mon style, mais voyez-vous… J’estime avoir le droit de roupiller un peu. Point barre.

A vrai dire, mon rêve était plutôt sympa. Le début, presque soft. Pour une fois Hayamaru se prenait les pieds dans mes pièges et je commençais la journée avec la satisfaction de pouvoir lui mettre le mien dans la tête. La suite, un peu bizarre, on croisait une secrétaire frapadingue et peu sympathique. La fin… Bah naze, puisqu’on allait en mission.

Enfin, ça ne change pas vraiment de la réalité, ça.

Mais bon, c’est pas grave. On y peut rien. Si le Kage a décidé de m’envoyer au suicide, c’est son problème, mais qu’il ne s’étonne pas si y’a un coup d’état dans trente ans. J’ai largement le temps de préparer un plan valable.

N’empêche, ce trip était teinté d’une lumière futuriste. J’ai comme l’impression que mon inconscient tente de me prévenir de quelque chose d’important et d’absolument effroyable. Je repasse chaque réplique du speech en revue, puis vérifie mon sac, j’ai peut-être oublié quelque chose, après tout. Ordre de mission, c’est OK. Rations de survie, pareil. Matériel de couchage (et mines) c’est bon aussi. Tout y est.

Mais alors quoi ? Le message se situerait-il dans les profondeurs de mon esprit si vif ? Serait-ce une manipulation d’une force externe souhaitant s’adresser à mon auguste personne ? A moins que…

Oh non.

Non.

Impossible.

Je tombe à genoux dans le sable. Toute pensée cohérente déserte mes neurones. Pas encore. Pas encore une fois. S’il vous plaît.

Otarin se retourne et me regarde d’un air suspicieux.

- Hé, c’est pas tout de suite, la pause ! Et puis t’as encore un peu d’eau, je vais pas gâcher mon chakra maintenant ! Qu’est-ce que ?…
- Keitaro vient avec nous.

- Arrête… Tu me fais marcher…
- Qu’est-ce qu’il y a, les mecs ?
- Hayamaru… Faut qu’on te dise un truc…


***


Les hurlements de trois personnes retentirent longtemps dans le désert.
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Sheinji le 28/5/2009, 18:32

(Hayamaru) Haa… Haa… Haa…
(Otarin) Oui, je pense aussi qu’on devrait faire une pause.
(Hayamaru) Haa… Et Sheinji, il est où ?
(Rin) Je crois que c’est le gros truc blanc qu’on voit là-bas.
(Hayamaru) Celui qui se fait attaquer par des oiseaux ? Galère. T’as pas un plan ?
(Rin) Hum, attend voir. HEY SHEINJI, Y’A UN LAC ICI ! L’EAU EST TROP BONNE, VIENS VOIR, C’EST GÉNIAL!!!
(Hayamaru) Bien joué, il se relève. Les oiseaux se prennent une de ces raclées… Tu veux du pop-corn ?
(Rin) J’veux bien, c’est dommage qu’on ait pas des lunettes 3D aussi. Je t’en offrirai pour Noël. Wow, il doit faire du combien ? Environ 300 kilomètres à l’heure, non ?
(Hayamaru) A peu près. Tiens, il arrive.
(Sheinji) VOUS AVEZ COMPRIS SALES PIAFS ??!! C’EST PAS PARCE QUE VOUS AVEZ DES AILES QUE VOUS ARRIVEREZ AU LAC AVANT MOI ! ET SI VOUS JARTEZ PAS DANS LA SECONDE, JE BOUFFE CE QUI VOUS RESTE DE PLUMES !!!
(Otarin) Je déconne, y’avait pas de lac. (à Maru) Tiens, c’est marrant regarde, quand on le fout par terre à plat ventre, il fume.
(Hayamaru) J’aimerais bien mesurer sa langue… On pourrait se faire un collier avec, t’en dis quoi ? ça devrait se vendre un truc pareil.
(Sheinji) Hooooon…


C’est à ce moment que nous entendîmes un cri énorme montant des profondeurs, comme si le monde lui même gémissait de frustration. Nous nous retournâmes d’un bond, et… Bon, j’arrête le passé simple, ça fait mec pas clair dans sa tête qui se croit dans un roman quand il parle. Or donc…

(Otarin) C’était quoi ça ?
(Sheinji) à mon avis… Un très gros truc.
(Hayamaru) Mais quel truc serait assez énorme pour beugler à ce point ?
(Rin) Dites les gars…

Son doigt indique une maison. Près d’un lac. Qui vient d’apparaître comme si il avait toujours existé.

Les murs sont faits en pierre blanche, une longue cheminée incurvée part d’un toit rouge observer les étoiles. Un cercle d’herbes folles, incongru sur le sable blanc, vient lécher les fondations de l’édifice. Tout devant, un épouvantail affublé d’un chapeau de paille à larges bords se tient sur une pique, la tête baissée.

(Otarin) Euh, y’a quelqu’un ? (Activant son Seïkakugan) C’est mort ici…
(Hayamaru) Tu vois quelque chose ?
(Rin) Pas assez d’énergie pour trouver une présence humaine.
(Sheinji) Je propose qu’on rebrousse chemin. Y’avait un endroit pas trop mal à un kilomètre, je pense qu’on pourrait y établir un campement, et…

Gwahahahyaa !! Bonjour, les jeunes !
« Hein ? »

Je suis le plus prompt des trois à réagir. Mon volte-face avec shuriken en main est parfait, ma vigilance totale.

- Par ici.

Sidéré, je me retourne. Un homme aux habits grossièrement refaits de toile me sourit d’un air goguenard. Un couvre-chef tressé de brins jaunes confère à son visage un aspect énigmatique.

Bienvenue, les jeunes. Moi, c’est Keiyo le fermier. Vous trouverez de quoi vous reposer dans la pièce à droite en entrant.

Il repart d’une démarche traînante en nous plantant devant sa porte.

(Hayamaru) OK, analysons la situation. Un type habite là, en plein désert, et j’ai cru apercevoir une ferme dans les environs. –Hochement de tête d’Otarin- A le voir, on devine qu’il n’a pas d’intentions mauvaises, et l’aura qu’il dégage est apaisante, quoiqu’anormalement forte. Je pense que c’est un ancien shinobi reconverti, ce qui nous facilite un peu la tâche pour les présentations.
(Otarin) Mais ça risque de mal tourner en cas d’affrontement, non ?
(Hayamaru) Pas de soucis, on devrait avoir l’avantage si on s’y met à trois. C’est quand même un vieux schnock tout croûlant et plein de bosses. T’en fait pas trop pour ça, microbe.
(Moi) Faux ! Nous ne serons pas en sécurité tant que nous resterons ici !
(Otarin) Pourquoi ça ? C’est clair que son invitation spontanée à quelque chose de louche, mais…
(Moi) Ok, voilà le topo : Un, aucun de nous n’a remarqué sa présence avant qu’il nous la révèle, c’est à dire qu’il peut dissimuler son aura aux Dôjutsu. Il utilise l’illusion pour tromper les visiteurs en prenant l’apparence de l’épouvantail, et, là encore, passant outre la pupille magique du groupe. Deux, tout à l’heure, il s’est déplacé à une vitesse extrêmement élevée. Je n’ai rien suivi, même du coin de l’œil, je vous signale. On peut remarquer que sa musculature est bien fournie, et que sa peau est assez hâlée, signe qu’il a passé beaucoup de sa vie au grand air… En mission, probablement, il a plusieurs cicatrices sur les bras. Trois, si vous observez un peu ses mouvements, vous pourrez voir qu’il maintient une garde complète en permanence, et qu’il maîtrise parfaitement ses gestes. Pour résumer, il se débrouille en Genjutsu, il est fort au Ninjutsu et il assure au Taijutsu… Un état de polyvalence qu’on n’observe que chez les bons Juunins, au moins. Vous croyez toujours qu’on pourra s’en tirer en cas d’affrontement ?

(Otarin) Vu sous cet angle... Impossible de gagner contre un type pareil. Il faudrait partir tant qu’on en a l’occasion.
(Haya) Stressez pas… Je vous dis qu’il n’a pas d’intentions négatives. On dormira chez lui ce soir.

En attendant, il nous restait à nous introduire auprès de notre hôte en lui déclinant notre identité dans les convenances usuelles. Aucun de nous ne parla de notre mission, mais il confirma ce que nous pensions : il s’agissait d’un shinobi retraité, autrefois Juunin dans notre village. Quant je voulus le questionner discrètement sur le curieux placement de son habitation ou les raisons de son exil, il se ferma comme une huître, et lorsque je tentai une approche moins discrète, il me renvoya un regard si froid que j’eus l’impression d’être fouillé par une lame chauffée à blanc.

Après quoi, il nous dirigea vers sa ferme. Celle-ci était distante de plusieurs centaines de mètres, et le terrain à cet endroit gardait son aspect rocailleux. Il nous présenta chacun des animaux qui y vivaient (chevaux, vaches, moutons, chiens…) et s’arrêta devant le cochon le plus énorme que j’aie jamais vu. L’animal devait m’arriver au menton, exhalait une odeur pestilentielle, et… hurlait fort. Lorqu’il mugit pour la première fois, je compris d’où venait le son terrifiant que nous avions supris récemment. Keiyo éclata de rire devant nos mines stupéfaite et nos tympans éclatés.

(Lui) Gwahahahya ! Alors les jeunes, z’avez fait connaissance ‘vec la Betty ? Elle est vachement sur les nerfs, en ce moment, c’est les couleurs trop vives qui lui agressent les yeux. Bon, on va voir les poussins…

Tiens donc. Betty n’appréciait pas les éclats de lumière. Une information intéressante, que je me promets de garder dans un coin pour plus tard. Quoique non, pour tout de suite. J’ai vraiment envie de me venger de l’épisode désert.

Je m’approche d’Otarin, le cœur battant, puis pose ma main sur son épaule dans un geste fraternel, feignant la négligence. Une énorme tache de couleur, du jaune le plus acide que je puisse trouver, se matérialise sur sa veste. En toute modestie, c’est un chef-d’œuvre : d’ici, il ne pourra pas la remarquer à moins d’activer son œil, ce qu’il ne fera pas car j’ai vidé son chakra tout à l’heure en lui taxant de l’eau, et la couleur est vraiment éclatante comme au possible. Pour couronner le tout, j’ai usé d’un bon paquet d’énergie mais suis aussi parvenu à tâcher son tee-shirt, et… sa peau. Il n’a plus aucune chance de s’en sortir vivant.

L’attaque ne tarde pas. Un souffle d’air me frôle tandis qu’un missile rose passe en trombe devant mon sourire radieux –caché, sinon ça va me retomber dessus encore- et un hurlement inhumain retentit dans l’air. J’aime ce cochon.
(Otarin) Gyaaah, c’est quoi ce truc ?!! A l’aide !
(Keiyo) Hey, Betty, stop ! Arrête-toi !!

Elle ignore. J’adore ce cochon. Otarin pulvérise le record du monde de cent mètres avec un entrain remarquable… Mais elle le suit. Brave bête.

Le chef de team me regarde avec un air malicieux tandis que retentissent les hurlements du malheureux Genin et de son prédateur déchaîné.

(Haya) Je te parie ce que tu veux qu’il atteint la maison sans problèmes.
(Moi) ça me va. C’est Rin qui choisira le gage.
(Zorro) T’es stupide, t’as vu comment il trace ? Enfin, trop tard, maintenant.
(Moi) Héhé… Trop tard pour toi.
(Haya) Que…
(Moi, Hurlant.) OTARIN, TOURNE A DROITE ! TU VAS LE SEMER !

Je le vois qui se retourne vers moi d’un bond. Son regard oscille entre mon air mielleux et la bête écumante, puis le vent m’apporte le parfum auditif de sa douce voix terrifiée.

- HA-AAH ! TU CROYAIS M’AVOIR AVEC UNE RUSE PAREILLE ! TU ESPÉRES QUE JE VAIS CROIRE AU PIEGE ET FONCER VERS LA GAUCHE !! CA NE MARCHERA PAS AVEC MOI, A DROITE TOUTE… GYAAAAAAAH !

Bam.

Je souris innocemment tandis qu’Hayamaru vocifère.

Un silence puis :

YAAAAAAARGH ! CETTE MARE EST PLEINE DE SANGSUES !! TU ME PAYERAS CA, SHEINJI ! ! A L’AIDE !

Une ombre mouvante se perd au loin ; le cochon a sauté. Les hurlements du condamné redoublent lorsque son bourreau atterrit pile poil sur sa tronche. Je m’autorise un petit sourire victorieux sur fond de souffrance humaine et de tortures pratiquées dans un sens peu conventionnel. (Pour une fois, c’est l’humain qui en bave… ça doit être absolument horrible. Je suis méchant.) Je souris de nouveau à Hayamaru qui me regarde avec des yeux de merlan frit.

Bon, pendant que tu digères ta défaite en aidant Otarin à se débarrasser des sangsues, je vais m’installer sur le hamac, il a l’air vraiment confortable…, Bon allez, bonne chance, bonne nuit, tout ça, si tu pouvais avoir la gentillesse de souffrir en silence quand le cochon t’écrasera, ce s’rait cool. Ah, t’es vraiment trop facile à manipuler.
Et ce sont les mugissements de souffrance de ceux qui ont failli couper ma langue en plein désert qui m’apportent un sommeil bien mérité et totalement ingrat. Un point pour moi, zéro point pour eux. Je m’aime.
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Otarin le 29/5/2009, 19:01

Cette nuit aurait pu être merveilleuse, dormir dans un lit en pleine mission quelle aubaine, mais quelque chose en avait décidé autrement. Tout d’abord, je passai la moitié de la nuit à essayer d’enlever ces satanées sangsues. –maudit Sheinji !- Quand la chasse aux bestioles fut terminée, ce fut Sheinji lui-même qui décida que je ne dormirai pas. Il ronflait comme un porc, euh, comme quelqu’un qui a bien bu la veille. Je m’étais déjà fait poursuivre par une truie enragée, ce cauchemar n’allait pas recommencer ! Je passai alors encore une heure à essayer de calmer ses grognements incessants.

M’enfin bon, tout est passé maintenant, je vais pouvoir dormir. Il n’est que quatre heures du matin, il me reste bien trois ou quatre bonnes heures de sommeil…


***


(Keiyo) DEBOUT TOUT LE MONDE, IL EST CINQ HEURES DU MATIN, LA BONNE HEURE POUR TRAVAILLER !
(Moi) Travailler ?
(Paysan) BEN OUAIS, VOUS CROYEZ QUE JE VOUS INVITAIS POUR QUE VOUS FOUTIEZ RIEN ?! DEBOUT !
(Sheinji) Ah… je me disais bien que cette invitation avait quelque chose de louche.
(Hayamaru) Quel est le menu pour le p’tit déj ?
(Keiyo) Y’a pas de p’tit déj’, on travaille mieux à jeun.
(Hayamaru) OK… Que doit-on faire ?
(Paysan) Venez avec moi.

Mais pourquoi cet idiot d’Hayamaru a t’il accepté ?


Il nous emmène derrière sa ferme, un petit terrain de terre se trouve là. Il nous en donne à chacun un tiers à labourer, ce qui fait environ 500 mètres carrés par personne. Alors que notre aîné et moi prenons des outils, Sheinji émet un gémissement aigu. Finalement ce paysan me plaît.

Hayamaru, plus rapide et endurant que nous, finit vite sa partie. Environ vingt minutes plus tard, je conclus. J’offre à boire au chuunin et je bois moi-même. Sheinji me regarde avec des yeux de chien battu qui veulent dire « S’il te plaît Otarin, donne-moi de l’eau. » Au lieu de répondre à son attente muette, j’envoie un jet sur un arbre avoisinant.

(Moi) J’arrose les plantes.

Sheinji, précipitamment, se dirige vers l’arbre arrosé et commence à en lécher la face en essayant d’en soutirer le plus d’eau possible. Hayamaru lui fait alors remarquer qu’il y a des termites sur l’arbre. Ce crétin s’écarte en criant et en crachant toutes les cinq secondes. Pauvre de lui. C’est dommage, j’aurais du lui dire que les arbres n’étaient pas comestibles.

(Sheinji) Otarin, s’il te plaît, donne- moi de l’eau.
(Moi) Je voudrais bien, mais je suis à sec. Regarde, il y’ en a là-bas…
(Iji) Mais… C’est la mare aux sangsues !
(Moi) Oui mais je les ai toutes prises avec moi lors de mon voyage là-bas.
(Sheinji) Le piège est vraiment flagrant, mais… j’ai trop soif. Tant pis, je te jure que tu me le paieras.

Il se précipite alors vers la mare, plonge sa tête dedans, et ressort quelques secondes d’après en hurlant.

(Lui) Ça m’aspire mon sang ! Ça m’aspire mon eau ! Otarin, aide-moi à enlever ces saletés !
(Moi) OK, OK, j’arrive.
(Lui) Mais dépêche-toi ! J’ai mal, moi !


***


Après l’avoir débarrassé de la plupart des sangsues (je lui en ai laissé deux dans le dos) je m’en vais vers la maison du vieux fou. Je le rencontre au seuil de sa porte en train de caresser sa cochonne que j’évite soigneusement.

(Keiyo) Alors, vous avez fini ?
(Moi) Il ne manque plus que notre ami Sheinji.
(Keiyo) Bien alors, viens, je vais te faire goûter un fromage de ma préparation. Il est tellement bon que tu devras le finir si tu aimes. Comme je sais que tu aimeras, tu finiras.

Il est vraiment cinglé ce gars-là !

(Keiyo)
C’est un vrai délice de sentir ça, n’est-ce pas ?
(Otarin) Quelle horr…deur !
(Keiyo) Ah, tu vois ! Bon, j’ai des trucs à faire, je reviens dans dix minutes. C’est largement suffisant pour manger un fromage.

Il s’en va alors que mes deux amis reviennent des champs. Sheinji est essoufflé et vient me demander de l’eau. Eau que je lui donne avec gentillesse.

(Sheinji) Il est plus que temps de partir. Au fait, Otarin… Nous avons fait un pari Haya et moi, et il a perdu. Nous n’avons pas trouvé de gage pour le perdant… ça t’embêterait de le choisir à notre place ?

Je réfléchis quelques secondes, regardant le chuunin. Je tourne la tête un instant et j’aperçois le fromage. Je me retourne vers lui en pointant le frometon du doigt.

(Moi) Le banni, mange ce fromage !
(Lui) Noooooooon !
(Moi) Siiiiiiiiii !

Avec dégoût, le chuunin avance vers la chose. Il en renifle un bout et s’écarte vivement. Le pauvre… Il prend une bouchée, devient rouge tomate, en prend une seconde, il se teinte de vert. A la fin du fromage, il a fait les couleurs de l’arc-en-ciel.

(Moi) Je pensais que c’était le pouvoirs de Sheinji, les couleurs.
(Haya) Haha, très drôle ! Sheinji, je ne ferai plus de paris avec toi. Bon, allons-y.

La première partie du voyage est très monotone, le puant prend la tête et nous met à l’abri des bêtes sauvages (ce pouvoir est du au fromage du fermier). Derrière fromage man, à dix bons mètres de distance, je le suis, quant à Sheinji, il rampe derrière moi en demandant de l’eau.

Nous continuons d’avancer, petit fight avec Sheinji pour savoir si je vais lui donner de l’eau ou non. C’est moi qui remporte, encore une fois, et qui détruit tous les espoirs d’hydratation de mon ami. Enfin, mon coéquipier.

Vers midi, nous nous arrêtons pour manger. J’en profite pour venir en aide à Sheinji et lui retirer les deux dernières sangsues qui lui restaient. Il a du avoir mal. J’offre de l’eau à mes compagnons, un peu moins à Sheinji pour le dégoûter. L’odeur de la moufette commence à faiblir. Nous pouvons désormais venir à cinq mètres de lui. C’est déjà ça.

Les multiples pauses suivantes ne firent que nous ralentir. Sheinji voulait sans cesse s’arrêter. Et quand il ne le voulait pas, il était quinze mètres à la traîne. Haya ne pue plus tant que ça, pourtant. Enfin un peu mais bon. À chaque fois je dois aller le chercher, lui donner à boire, le ramener voir le réanimer. C’est assez énervant, à force. C’est comme avoir un cadavre sur le dos, mais avec le poids d’un vivant (avec le poids de l’âme). Au bout d’un moment, j’en ai marre. Je prends Sheinji sur mon dos, rattrape la chose, et continue à avancer tout en gardant l’inanimé avec moi. Bien que je fatigue plus vite, notre marche est moins saccadée. Depuis que je l’ai pris avec moi, nous ne nous sommes pas arrêtés une seule fois. Ça ne va pas tarder.

(Moi) Haya, on peut faire une pause ?
(Haya) Ouaip !

Je lâche Sheinji, lui donne de l’eau pour le réanimer et essaye d’en boire moi-même. Malheureusement pour moi, je suis en rupture de chakra.

Meeeeeerde !!

(Moi) Eh, duchnock, j’ai plus d’eau, on va devoir taper dans les réserves.
(Haya) C’est pas grave. On en a. En plus il commence à faire nuit. Je comptait m’arrêter ici. Si tu as soif, prends en, mais ne finis pas la première gourde.
(Moi) Merci! C’est vrai que je suis fatigué, je vais aller me coucher.

Je me dirige vers les affaires, prend mon sac de couchage et me met dedans avant de sentir une mini explosion au fond.

(Moi) Sheinji, je vais te tuer. Je t’avais prévenu, pas de mines dans ma couchette…
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Keitaro le 30/5/2009, 21:26

Les paroles de Tokri m'avaient mené à me poser certaines questions ... Est-ce-que je suis capable d'assurer mon rôle de Chuunin ? De sensei ? Est-ce-que mes élèves ont toujours suffisamment confiance en moi pour les diriger ? Pour la première de toute ma vie, je sentais que je devais changer ...
Nous nous trouvons à présent devant une petite auberge se situant quelques kilomètres plus loin de notre dernier point de départ et où nous avons décidé d'y passer la nuit pour pouvoir récupérer des forces et refaire le stock des vivres, perdus dans notre, soi disant, combat contre le dindon géant.
Le lendemain matin, réveillé par l'affreuse voix de Delze sous la douche, je sors timidement mon visage d'en dessous des draps pour apercevoir, derrière la porte entrouverte de la salle de bain, une chose incroyable, que je n'aurais jamais jugé possible ... l'instrument faisant la fierté de tout homme est chez Delze ...

Keitaro - OH MON DIEU!!! MAIS ... MAIS ... C'EST QUOI CET ASTICOT???

Après avoir écouté mon cri d'horreur, l'intéressé se retourne soudainement et porte rapidement les rideaux de douche vers son entrejambe.

Delze - BORDEL !!! ARRETE DE LA REGARDER COMME CA ! C'EST JUSTE ... EUH ... QU'ELLE A FROID !!!

Keitaro
- NON MAIS TU TE FOUS DE MOI!!! ON CREVE DE CHAUD ICI!!! IL FAIT AU MOINS 32° !!!

Delze - JE T'EMMERDE ! (En murmurant) Elle a quand même froid ...

Bref, quelques minutes après cette "scène" nous descendîmes vers la réception pour y récupérer nos affaires et ainsi pouvoir reprendre la route vers Nobeoka. Soudain, alors que Delze et moi nous nous disputions un morceau de viande à coup de branches d’arbre, j’entendis les voix à peines audibles des trois Genins.

Keitaro – Eh, vous ! Je peux savoir ce qui est si intéressant que vous ne pouvez même pas le raconter à votre sensei ?

Tokri (Se dirigeant vers moi d'un air de supériorité, les mains dans les poches)
- Oui ! En fait , nous nous disions que , depuis voilà une semaine que cette Team existe nous n'avons réalisé aucun entrainement ,hors, c'est ton devoir de nous enseigner quelque chose ...

Je le regarde en soupirant, tandis que les deux autres Genins du groupe affirment ses propos en hochant de la tête les bras croisés ... *Ils ont l'air bien décidés ces garnements*

Keitaro - Bon d'accord ! Puisque vous semblez si sûrs de vous ! Voyons voir ... Donc je pense qu'on devrait commencer avec le contrôle du chakra, cela augmentera sûrement nos chances de réussite dans notre mission. Suivez-moi !

J'avais aperçu, quelques mètres plus loin une sorte de barrière d'arbres et nous nous dirigeons, à présent, vers elle. * Ce lieu est parfait pour l'entrainement que je vais leur faire*

Keitaro - Bon ! Cet entrainement est tout simple. Vous allez devoir grimper dans un de ces arbres sans l'aide de vos mains, en utilisant votre chakra ...

Taiga - Donc ca veut dire que je ne peux pas utiliser mes fils ?

Keitaro - Pas dans cet entrainement du moins ... Il est vrai que ta capacité pourrait être très utile en cas de panne de chakra, mais c'est très physique et assez lent.

Kensei - Et avec un Kunai ??? Est-ce qu'on peut s'accrocher à l'écorce de l'arbre avec un K...

Delze - (Coupant sec les paroles de Kensei) Merde ! Tu ne piges pas ?! Tu ne peux utiliser que ton Chakra !

Keitaro - Euh ... Merci. Enfin, je crois ... Donc pour commencer, Tokri, toi qui sais déjà comment contrôler ton chakra tu vas nous faire une petite démonstration en montant dans cet arbre que tu vois.

Tokri, prends d'une des poches avant de sa veste une cigarette et la fume après l'avoir allumé avec un briquet de pierre, comme si de rien n'était.

Tokri - Pourquoi est-ce que j'obéirais à quelqu'un qui se prétend Chuunin et qui est assez bête pour épuiser tout son chakra dans des combats tellement puérils ... Laissant ses propres élèves courir le risque de se faire bouffer par un oiseau gigantesque.

*GRRRRR ! Celui la commence sérieusement à me les gonfler ! Mais pour qui se prend-il ?!*
J'esquisse un faible sourire et le regarde droit dans les yeux avant de l'agripper, d'une seule main, par sa veste avec force et le plaquer violemment contre le tronc d'un des arbres.

Keitaro - Alors, tu vas m'écouter attentivement et bien comme il faut ... Il faut que tu saches qu'à partir de maintenant c'est moi le chef ici et que si tu ne mets pas à exécution ce que je t'ordonne tu risques de passer un sale quart d'heure ... On s'est bien compris ?

Tokri - (Esquissant un sourire de satisfaction et faisant tomber la clope qu'il avait sur la bouche par la puissance du choc) Compris ... Chef !
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Cela fait déjà pratiquement une demie heure que nous sommes en train de s'entraîner ... Taiga s'en sort plutôt pas mal et arrive presque à atteindre la moitié de l'arbre, mais il a encore beaucoup de progrès à faire ; quant à Kensei il arrive presque à toucher le sommet, mais lui aussi, glisse et a du mal .

Tokri - Hey, Kei'. Je voulais te demander ... L'autre jour, lorsqu'on a combattu tu as utilisé une technique assez impressionnante ... Kaze Chikara Senpuu je crois qu'elle s'appelle.

Keitaro - Oui ... Qu'est ce qu'elle a ?

Tokri - Euh ... En faite je me demandais si tu pouvais me l'enseigner ...
Surement qu’il s’attend à une réponse négative de ma part, car il baissa légèrement les yeux vers ses sandales et jouait avec son pied à taper une pierre.

Keitaro – Oui, pourquoi pas ! Mais tu devrais m’apprendre une de tes techniques en échange.

Tokri – Ca ne me dérange aucunement … D’ailleurs je pense que j’ai la technique idéale pour toi.

Keitaro – (En lui jetant un sourire tout en tapant sur son épaule) Attends moi disons cinq arbres plus loin … J’arrive.

Je m’approche vers Delze qui se tenait sous l’ombre d’un des arbres, s’amusant avec Sazane en lui mettant un morceau de viande dix centimètres plus haut que l’animal.

Keitaro - Hey Zeze ! Tu pourrais surveiller l'entrainement des Genins un moment ? Je dois voir quelque chose avec Tokri ...

Delze - Je t'ai déjà dit de ne plus m'appeler comme ca, Kiki ... Et d'ailleurs, pourquoi je ferais ca pour toi ?

Keitaro (Murmurant à l'oreille de Delze)
Parce que si tu ne le fais pas, le reste du groupe risque de savoir que le machin qui te sert d'appareil génital ne mesure pas plus de douze centimètres. (En parlant bien fort) OOOHHH ! Merci de t'occuper des Genins un moment Delze ! C'est vraiment très gentil !

Delze - (Murmure) Espèce de bâtard ... Tu me le payera (Plus fort en serrant les dents) Bien sûr , Kiki ! Ca sera un véritable plaisir !

Keitaro
- Bon si je me rappelle bien , toi aussi tu as une technique de ce genre mais qui est que du pur Tai ... Maintenant essaye de mélanger ton chakra Fuuton à ta jambe ou une autre partie de ton corps ... Une sorte de Gyo quoi ! Comme cela : Kaze Chikara Senpuu !

Ma jambe se voit soudainement recouverte d'un épaisse couche semi-transparente puis j'enchaîne en faisant une acrobatie latérale et je donne un coup de jambe de volley vers l'arbre qui explosa en morceaux ...
Tokri s'avance vers le prochain arbre et, tout en contrôlant son chakra, fais la même opération que moi , tout à l'heure. La couche est moins épaisse que la mienne ,mais il arrive
quand même à détruire l'arbre ...

Keitaro - Essaye de contrôler un peu mieux ton chakra et ce sera parfait ... Une technique assez facile à vraie dire ...

Tokri - Ouais (Essouflé) Han ... Han ... C'est seulement la quinzième fois ... Bon à ton tour ... Han ... Essaye moi ça : FUUTON ! Tsuretsu no Toppû !

Je sens comme un fort vent , émanant des paumes de Tokri, souffler sur mes mèches avant que celui-ci ne l'abatte sur un arbre qui se déracine et explose en milles morceaux .

Keitaro - Impressionnant !

Keitaro - FUUTON ! Tsuretsu no Toppû !

*Ouf ! J'ai enfin réussi à l'avoir ce maudit arbre !*

Tokri - Magnifique ! Tu sais que ce n'est que la vingtième fois .

Keitaro
- Roooh ! La ferme ... Il est temps de prendre une pause ...

Nous nous trouvons sous un des arbres. Les Genins parlent et discutent sur leur entrainement tout en mangeant tranquillement le plat de nouilles qu'avait préparé Delze. Soudain, celui-ci se leva et se mit devant Tokri qui avait encore la moitié d'une nouille entre sa gorge.

Tokri - Qu'est-ce que tu me veux toi ?!

Delze - Doton ! Assimilation du sol ! Doton ! La décapitation fatale !

Delze coule tout à coup dans le sol en mouvement reptiliens et attrape Tokri de ses pieds puis l'enfonce dans le sol jusqu'au cou ...

Delze (Remontant) Sazaneeeeeeeeeeeee !

Le petit chien se précipite sur Tokri et , comme s'il savait déjà ce qu'il avait à faire il urina sur la tête du Genin sous les fous rires du reste du groupe.

Tokri - CONNAAAAAAAAAAAARD ! Je vois que tu n'as pas compris mes paroles de tout à l'heure ... Tu gaspilles inutilement ton chakra pour une vulgaire vengeance !

En entendant cela , Delze s'approche de la figure de Tokri et lui crache dessus ...

Delze -Apparemment, t'as pas capté que chez moi, la morale, c'est comme les lunettes de soleil. Ouais, j'en ai pas. La seule chose qui m'a empêché de te clouer le bec plus tôt, c'était le manque de chakra. Maintenant que mes batteries sont rechargées, je peux enfin rétablir le bon ordre hiérarchique. C'est pas aussi inutile que tu crois

Je sortis Tokri de son trou et nous avons pu continuer le déjeuner sans encombre ... Mais , alors que les ardeurs se calment .

Delze - Eh ! Cet oiseau m'a piqué ma brochette ! Reviens ici sale piaf !
Il se lève et commence à poursuivre ledit oiseau à travers les plaines ...

Taiga - Qu'est ce qu'il fout encore celui là ? Il est parti à la poursuite de l'oiseau !!!

Keitaro - Laissez le ... Il finira bien par revenir .

Kensei - Oh , oh ... Je pense que nous aussi, nous avons un problème ...
Son doigt pointe sur le chien de Delze , il avait dans sa gueule le reste du déjeuner : Avec les gourdes d'eau et la nourriture ! Doucement Kensei s'approche de lui , mais en sentant sa présence il s'enfuit ...

C'est ainsi que s'enchaîna une course poursuite interminable ... A chaque fois qu'on s'approchait de ce sale clebs il se faufilait entre nos mains et continuait sa fuite. Jusqu'à ce qu'on arrive dans une grotte très sombre où il se réfugia.

Keitaro - Ça ne me dis rien du tout de rentrer la dedans ...
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Delzebuth le 3/6/2009, 18:34

Stupéfait. C'était le mot idéal pour décrire notre état devant ce phénomène.
En effet, cet oiseau n'avait aucun droit sur mon pilon ! D'ailleurs, si je le rattrapai, il finirait comme son cousin volatile !

Décidément, cette mission était pire que pitoyable. D'abord Keitaro, ce bigleux, avait cru voir un somptueux sceptre tout petit, alors qu'il est aussi grand qu'un... non, peut-être pas aussi grand qu'un véritable sceptre. Mais grand quand même !
Première humiliation. Et comme si cela ne suffisait pas, il me demandait un coup de main pour l'appuyer dans l'entraînement de ses élèves. Deuxième humiliation.



"(Kensei) Putain c'est galère cette connerie !
_ (Taîga) Tu me voles les mots de la bouche. Si au moins notre merveilleux Sensei avait eu l'idée de nous donner des astuces.
_ (Kensei) Totalement d'accord ! Et Delze, il peut pas nous filer un coup de main lui ?
_ (Delze) Non.
_ (Taïga) Qu'est-ce qui t'en empêche.
_ (Delze) Grimper aux arbres, c'est des conneries, c'est fait pour les macaques, et j'aime pas passer pour un singe.
_ (Kensei) Taïga, t'as pas l'impression que...
_ (Taïga) Oui, que le soi-disant Chuunin ne sait pas grimper aux arbres !
_ (Delze) Je me répète, c'est des conneries."


Les deux Genin s'esclaffèrent, riant de ce qu'ils pensaient être mon incompétence. Et quoi ! C'était vachement utile pendant un combat de grimper aux arbres, vachement, je vous le dis moi ! Si j'avais su grimper aux arbres, Dieu sait ce que j'aurais pu faire ! Arracher une feuille, casser une branche, sauter de haut, ... Bref, en somme, que d'actes futiles.
Le problème, c'est que j'y perdais de mon honneur avec cette connerie. Une seule solution semblait exploitable.


"(Delze) Ouais, mais moi je sais marcher sur l'eau.
_ (Les deux Genins, en choeur) Marcher sur l'eau?!
_ (Delze) Ben ouais, mais là on est dans une plaine, donc je ne le fais pas.
_ (Kensei) Et tu penses que Tokri sait marcher sur l'eau lui?
_ (Delze) Non.
_ (Taïga) En attendant, pour le moment, ce qui nous importe, c'est de grimper sur ces foutus troncs.
_ (Delze) Rien de plus facile. Regardez."


Je fis soudainement jaillir du sol une multitude de petits pics rocheux très solides et non effrités. Des petites pointes meurtrières en somme. Je leur expliquai alors mon plan. La technique était toute simple : pendant que Kiki était occupé à entraîner son petit chouchou, nous percions nos semelles de ces petits crampons artificiels. Avec une bonne insufflation de chakra, les deux apprentis parviendraient bien garder la pose quelques instants, ou du moins assez de temps pour faire croire à leur Sensei qu'ils avaient réussi. Seulement, un détail m'avait échappé.

"(Taïga) J'ai pas de chaussure.
_ (Delze) Et merde...
_ (Kensei) Et s'il en met ça va éveiller les soupçons.
_ (Taïga) En revanche, je peux essayer autre chose. A ton tour de regarder."


Il commença à se diriger sous un arbre avant de regarder ses branches en souriant. Attentif, j'observai méticuleusement le stratagème du marionnettiste. C'était une tête celui-là ! Il enlaça les branches les plus hautes de l'arbre de ces fils, ce qui le fît tenir en équilibre à l'horizontal. Dans la position qu'il soutenait, on avait juste l'impression qu'il garder son axe, les deux bras à mis en opposition. Si tant est qu'il restait immobile. Car dès qu'il commençait à avancer, on avait juste l'impression qu'un gros truand nous arnaquait sans discrétion aucune. Keitaro ne se laisserait jamais avoir par une telle fraude. Malheureusement, il fallait faire avec les moyens du bord.
Par chance, mon esprit choisît de s'illuminer à cet instant. Nos deux génies (à Taîga et moi hein, Keitaro a tout juste la prétention du génie, on le sait bien...) s'assemblèrent dans un raisonnement saillie. Nous avions trouvé la solution.

Lorsque Keitaro revînt pour demander les comptes, il fut ravi d'apercevoir ses élèves monter aux arbres. Ravi que ses élèves puissent le berner avec un tel professionnalisme.
Kensei n'avait aucun problème avec ses crampons fabriqués maison. Et Taïga n'avait aucun problème avec ses fils, que je tirai dans les branchages. Pendant que je faisais monter le Genin en cachette, le pire des abrutis était persuadé que le clone auquel il s'adressait plus bas avait prodigieusement permis à ses élèves de saisir la clé du royaume des primates. Plus simplement, il gratifier ce qu'il croyait être moi. Il trouvait cela "mirobolant", disait-il pour tenter d'être plus professionnel dans la truanderie que ses disciples. Comme si Keitaro avait un tel lexique...

Troisième humiliation. Sur Tokri cette fois. Haha, ce qu'il a subit ce naïf ! Comme si j'allais gentiment m'agenouiller pour prôner sa morale ! Je ne veux pas dire que "l'on apprend pas au vieux singe à faire la grimace" (satanés acrobates, j'en avais ma claque de jouer les macaques !), mais c'est la seule chose importante qu'il aurait dû comprendre. Incongru, indécent, irrévérencieux, abusif, cynique, dépravé, scabreux, éhonté, salace, choisissez l'adjectif que vous voudrez, ma réponse me plaisait. Certes ma sanction était déraisonnable et disproportionnée, mais au moins elle restait sévère et efficace. Du moins, je l'espérai.
Quatrième humiliation. Après cette douce vengeance, ce piaf m'avait délesté de mon repas. Immédiatement, révolté, je m'étais lancé à sa poursuite pour lui en toucher deux mots, deux mots que je prononcerai la bouche ouverte en le bouffant, histoire de magnifier la divine punition qu'il doit subir. Satané pigeon !


Alors que je m'étais éperdument lancé à la poursuite du fripon, Sazane, fidèle à son maitre, en avait profité pour lui aussi brigander, subtilisant des mets trop lourds pour mes subalternes et me talonnant à course folle. Ces imbéciles, n'ayant que faire de plus que m'imiter, se mirent à pourchasser mon clebs. Je ne su ce qu'il se passa par la suite, car ce rapide coup d'oeil fut ma seule inquiétude, laquelle n'avait pas lieu d'être : tout le monde sait que les coyotes n'attraperont jamais Bip-Bip. Non, je ne veux pas dire que je n'attraperai jamais mon dîner de ce soir, mais que ces énergumènes qui, au fond, suivent ma trace, n'auront jamais assez de vitesse pour rattraper Sazane.

Bientôt le piaf me conduisît jusqu'à son repère, situé dans la roche d'une gigantesque falaise. Falaise paradisiaque dois-je dire. Non pas un, non pas deux, mais des centaines de dîners voletaient là, tous ne demandant qu'à être dévorés. Le premier qui passa à ma portée se retrouva d'abord le bec planté dans la roche de cette falaise, puis dans son cul. Sadisme, quand tu nous tiens...
Quelques minutes plus tard, je faisais parti de la famille. Tellement de plumes étaient autour de moi ! Même crus, ces petits moineaux étaient un délice. Un délice qu'il n'est pas toujours bon de savourer. Après une vingtaine de dîners, je me rendis compte que j'avais tellement mangé que je pouvais à peine me lever.
Pataud, je me redressai difficilement puis marchai à l'incroyable vitesse d'une limace. Si les moineaux étaient mes frères, la limace était ma cousine. Je me trainai tout à fait comme elle, même si c'est elle qui, dans le cas présent, imitait mon style. Delze n'imite jamais le style des autres.

Bref, tout cela pour dire que j'avais l'estomac plein à craquer, et bien sûr cela me donnait un mal de bide horrible, comblé à une vitesse de marche extraordinairement lente et ridicule. Cinquième humiliation, à cause des pigeons.
Attention ! Ne pas croire que cela fut si misérable que cela ! Car il y eut pire !
En effet, alors que je rejoignais le point de départ de toute cette escapade, j'apercevais la bande à Kiki, tous allongés par terre, exténués, le visage en sueur.

"(Delze) Ben alors, qu'est-ce qu'il se passe?
_ (Kensei) Aaaah... Aaahh... Ton chien...
_ (Taïga) Il court trop vite...
_ (Keitaro) Hum ! Et il est... mort... enfin je crois...
_ (Tokri) Je ne te dirais pas désolé.
_ (Keitaro) On l'a poursuivit jusqu'à une grotte et...
_ (Delze) Attendez, ne me dîtes pas qu'il vous a fait le coup du...
_ (Keitaro) On a dû tomber sur un monstre titanesque, on est revenu aussi qu'on a pu.
_ (Tokri) Et si tu veux mon avis, ton clébard y est passé.
_ (Delze) Le coup du...
_ (Tous) ...
_ (Delze) Du mégaultramonstretropflippantquiexistepas ?!
_ (Taïga) Du quoi?...
_ (Keitaro) On a effectivement entendu un monstre en arrivant dans la grotte, si ce détail t'a échappé.
_ (Delze) Hahahahahahahahahaha !!!!
_ (Kensei) Qu'est-ce qui lui prend?...
_ (Tïaga) Je me disais bien qu'il était bizarre, mais là...
_ (Tokri) Et dire que c'est ce débile qu'a réussi à m'avoir...
_ (Delze) Dîtes-moi, est-ce que vous l'avez vu au moins ce monstre ?!! Hahahahaha !!
_ (Tous) ..."


Retenant un instant mon fou rire, je sifflai brusquement. Puis je recommençai à m'esclaffer en voyant Sazane arriver, un os dans la bouche (probablement tout ce qu'il restait de menu de ce midi).
Mon chien était bien plus intelligent que tous ces énergumènes. Il m'avait déjà fait le coup du "mégaultramonstretropflippantquiexistepas". Il trouvait un crâne, l'enfilait comme casque et aboyait assez fort pour que sa voix soit comparable à celle d'un monstre. Il en profitai aussi pour jeter des cailloux en les frappant de ses pattes, pour faire croire que le souffle de la bête était tellement puissant qu'il balayait le terrain. Et ces bouffons s'étaient tous faits avoir.
Soudain, leur colère éclata. Même harassés, ils ne purent s'empêcher de reprendre la course-poursuite. Mon chien en était à nouveau la cible.
En voyant cela, je me rendais compte d'une chose. Pour une fois, les rôles de Bip-Bip étaient inversés. Je n'y avais pas pris garde la première fois, mais c'était bien les pigeons qui chassaient le coyote. En revanche, un nouveau rôle apparu : celui de la tortue. Le ventre plein, je ne pouvais tenir le rythme de course qu'avaient lancé mes compatriotes.
Nous nous précipitâmes tous dans le sillage de Sazane. Par chance, il avait fuit en direction de Nobeoka. C'aurait été idéal si j'avais le ventre un peu moins vide...
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Tokri le 4/6/2009, 21:16

Depuis le début de cette mission, la team n'enchaînait qu'emmerde sur emmerde. Tokri commençait à en avoir assez. Mais pourquoi le Chikage leur avait envoyé ce chuunin complètement à la masse? Ne se rendait-il pas compte du danger de cette mission? Keitaro commençait à assumer son rôle de leader, preuve que le jeune homme mûrissait. Pour Delze par contre... il n'avait rien compris cet abruti! Samashi Delze... un nom qui rimait, pour Tokri, avec cataclysme et autre désastre. Au début, la mission avait débuté sans problème. Son arrivée avait déclenché le début des emmerdes. Alors résumons: les deux chuunins s'étaient épuisés en combat puéril; ce qui avait débouché sur le ''combat'' contre le zozio géant( Tokri en avait encore des courbatures...). Son clebs leur avait bouffé le reste de nourriture(et leur avait foutu une sacré trouille au passage)... il allait le payer d'ailleurs la bestiole!...Sauf qu'il venait de pénétrer une nouvelle fois dans une grotte assez effrayante.

(Keitaro) Ça ne me dis rien du tout de rentrer la dedans ...

(Taiga) On a pas d'autre alternative il me semble …

(Tokri) Fais chier …vous pariez combien qu'il va nous refaire le coup du méchantmonstretoutméchantpasbeau?

(Kensei) C'que tu veux …

(Delze) Demmerdez vous, j'vous attends là. Z'avez intérêt à me le ramener entier!

Compte là dessus... si j'le chope, j'en fais des brochettes de ce sale clebs de mes deux !

Vous vous en doutez, Tokri avait la haine depuis qu'il s'était fait pisser dessus devant tout le monde... et il comptait bien se venger! La fameuse équipe pénétra donc dans cette grotte peu attrayante, Keitaro en tête de groupe. L'entrée était éclairé par la lueur du soleil mais ils furent rapidement plongé dans la pénombre.

(Keitaro) Bordel, on y voit que dalle!

(Taiga) Sans blague, on avait pas remarqué...

(Keitaro)
Oh pas de commentaire toi! Tokri, tu pourrais pas nous éclairer avec ton briquet?

(Tokri)

(Les autres) Oh! T'es là?

(Tokri) Ouais... mais ça me fait chier d'user mon briquet pour que dalle. Surtout que vu la pénombre de cette grotte, c'est pas une petite flamme qui va nous éclairer le chemin.

(Keitaro) Tu fais chier...

(Kensei) Arrêtez de vous engueulez! Mon Katon devrait nous être utile.

Kensei s'exécuta et éclaira faiblement la grotte avec une boule de feu dans chaque main.

(???) KAI KAI KAI !!!

Sazane passa alors entre eux d'une flèche.

(Keitaro, se tournant vers la boule de poil qui se barrait vers l'entrée de la grotte) Putain, on va encore devoir lui courir après!

(Taiga) Euh... pourquoi il avait l'air aussi terrifié?

(Tokri) Vous voulez mon avis? Ca sent la merde à plein nez...

Un terrible grognement se fit entendre. Les quatre ninjas se tournèrent alors d'un seul homme... un ours des cavernes leur faisait face, apparemment pas très content de voir son habitat souillé par quatre moucherons. L'ours rugit une nouvelle fois(hrp/ ça rugit un ours?...) et fonça sur les malheureux Chikarates.

(Keitaro) COUREZ !!!

Les genins n'avait nullement besoin de cette ordre, ayant déjà détalé comme dans des lapins. Kensei avait annulé sa technique et la pénombre s'était à nouveau abbatu sur eux … ce qui n'était guère rassurant. A l'occasion, essayez de courir dans un noir total avec un ours à vos trousses: adrénaline assuré...
Le bout du tunnel apparut à leurs yeux. Tokri osa jeter un regard en arrière... et constata que l'ours était sur eux!

(Tokri) PLONGEZ!!!

Sans réfléchir, tous obéirent. Tokri et Keitaro plongèrent loin en avant, tandis que Kensei et Taiga esquivèrent respectivement à droite et à gauche. L'ours se tourna vers Kensei, qui était plaqué contre la roche. Aparremment, le jeune Genin était paralysé de terreur. Tokri usa du gyo dans ses jambes et fonça vers lui. L'Utak vécut la scéne au ralenti. La grosse boule de poil leva la patte, prête à déchiqueter le misérable avorton qui lui faisait face. Tokri accéléra et parvint à plonger sur Kensei avant que l'ours n'abatte sa patte. Tokri et Kensei firent un long roulé boulé. Lorsque l'Utak se releva, l'ours s'approchait lentement vers eux. Tokri commença à user du gyo dans ses jambes et ses bras, sachant que cela allait se révéler inutile face à un monstre de cette carrure.

Fais chier... j'ai pas envie de crever comme ça.

Alors que Tokri s'apprétait à lancer l'offensive, Keitaro sauta sur le dos de la bébéte, lui plantant deux kunais dans le dos. L'ours rugit et tenta de se débarrasser de ce qu'il devait considérer comme un moucheron... en vain. Tokri constata que leur adversaire ne pouvait pas lever les pattes assez haut.

(Keitaro) Dégagez de là vous deux! Taiga, exécute le plan!

Tokri et Kensei s'éloignèrent aussi vite que possible, tandis que Taiga envoya ses fils de métal entravaient les griffes de l'ours. Keitaro rejoignit les deux genins en un salto alors que Taiga parvenait tant bien que mal à maintenir l'ours au sol.

(Taiga) Je ne vais pas tenir longtemps!

(Keitaro)
Je donne la suite du plan! Tiens bon! (se tourne vers Kensei) Tu vas attirer, avec Taiga, l'attention de cette sale bestiole, Tokri et moi nous chargeons du reste. Ne paniques pas, repenses à l'entraînement et tout ira bien.

Kensei, bien que pas vraiment rassuré, opina du chef et rejoignit Taiga.

(Keitaro) Dés qu'une ouverture se présente, étourdis le avec ton Chikara Sen'puu. Vise le à la tête. Je pense que tu as également remarqué, il ne peut pas lever ses pattes très haut. Nous avons sûrement affaire à un vieil ours. J'essairai ensuite de l'achever avec mon Kaze Chikara.

(Tokri) OK

Taiga et Kensei jouaient parfaitement leur rôle. L'un titillait le gros nounours avec sa poupée, tandis que le second lui brûlaient des touffes de poil avec ses boules de feu. De rage, l'ours frappa la marionnette, qui fut expédié sur plusieurs métres(avec son propriétaire). Tokri prépara rapidement sa technique et bondit vers la tête de la bêbête.

Chikara Sen'puu!

Juste après avoir frappé, Tokri s'éloigna en un salto arrière. L'ours était sonné et titubait, c'était l'occasion rêvé! Keitaro bondit en l'air et exécuta sa technique.

Kaze Chikara Sen'puu!

Le souffle de vent trancha net la tête du vieil ours. L'équipe poussa un soupir de soulagement d'un seul homme.

(Kensei) J'ai bien cru qu'on allait y passer.

(Taiga, vérifiant que sa marionnette n'était pas endommagé) T'es pas le seul.

De puissants rugissements se firent entendre du fond de la caverne.

(Tokri) Je crois bien que notre pépé ours avait une petite famille avec lui ...

(Keitaro) Cassons nous !

Et la fine équipe se retrouvèrent à nouveau à détaler comme des lapins. Delze les attendait avec un grand sourire.

Ce qu'il peut m'énerver celui là...

(Tokri) Il est ou ton clebard?

(Delze, d'un air volontairement fouteur de gueule) Là bas...

Tokri suivit la direction indiqué par Delze et vit l'hot dog sur patte assit, la queue remuant d'un air joyeux... ce qui eût le don d'énerver Tokri d'avantage. L'Utak composa une série de signe en arborant son petit sourire sadique.

Fuuton, Kyoufuu!

Le clebs se retrouva alors emporté par un souffle de vent. Tokri attendit qu'il soit assez proche et... lui décocha un coup de poing en pleine tête.

(Tokri, pointant un fuck vers la masse inconsciente de Sazane)
CA T'APPRENDRA A ME PISSER DESSUS!!! CONNARD!!!

(Delze) Putain mais je vais te dégommer toi!

(Keitaro, retenant Delze)
C'est bon Zeze, pas la peine d'avoir un cadavre sur les bras avant d'arriver à Nobomachin.

(Delze) Ne m'appelle pas comme ça...

(Kensei, prenant Sazane dans ses bras) Tu y es allé fort Tokri...

(Taiga) Ouais... il a une sacré bosse.

(Delze, se détachant de la prise de Keitaro)
JE VAIS TE BUTER!!!

Aïe...

Tokri prit ses jambes à son cou et détala aussi vite qu'il le pût, Delze sur ses talons. Keitaro regarda ses deux genins, ne sachant pas vraiment comment réagir.

(Kensei) Euh...on les suit ?

(Taiga) On a pas vraiment le choix...

(Keitaro) Ouais! Allez, en route pour Nobono, Nobomachin... j'veux dire, en route!
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Hayamaru le 11/6/2009, 20:03

BAM !

- Hey les nazes ! Vous avez fini oui ?! Z'allez faire sauter la forêt si vous continuer.

Les mines pour sac de couchage, j'connaissais pas ce truc.

- Hey, tranquille, on fait ça pour se taquiner, c'est pas méchant.

CLONG !


Le lourd paquetage d'Otarin ayant embrassé délicatement le crâne de Sheinji, cela déclenche une nouvelle bagarre, se déroulant à terre, en sac de couchage.

La classe... -__-

Otarin repousse Iji en l'air, qui atterit sur ses pieds. Il se relève pour reprendre l'affrontement. Je m'extirpe de mon sac, je m'étire tranquillement, prend un peu d'élan, puis m'élance au ras du sol, le corps à l'horizontale, fauchant net les points d'appuis de mes équipiers. Ils s'affalent lamentablement avant de s'évanouir s'endormir brutalement.

J'aurais ptet pas dû prendre un rocher pour les faire dormir... C'est un peu violent quand même... M'enfin bon, je serais tranquille pour la nuit au moins.

Effectivement, la nuit se passa sans encombre. Mes rêves furent toutefois perturbés par la présence d'une jeune fille aux longs cheveux d'argent ; semblables aux miens à vrai dire. Encore une inconnue que je ne verrais qu'en rêve...

***

Je déteste le lundi. Comme tout le monde presque, parce que c'est la fin du week-end. Mais je déteste tout simplement me lever en fait. La nuit, on s'échappe dans un autre monde qu'on peut contrôler ou pas, ou tout est plus simple et ou les mauvaises choses n'existent pas. Malheureusement les bonnes choses ont aussi une fin prématurée.

C'est encore et toujours la même pensée qui me vint à l'esprit à mon réveil.

Les cheveux en vrac, je sors de la tente dans le froid de la matinée. Le matin étant peu avancé, je laisse Sheinji et Otarin dormir – ou ronfler, voire même provoquer un séisme, ça dépend du point de vue – pour me concentrer sur nos objectifs de mission. Un quignon de pain dans les dents, je m'assoie sur les racines d'un arbre et déroule le parchemin qui nous as été confié.

Objectif : Capturer Makaya Korove, ancien ninja de Mahou et déserteur.

Scrounch...

Bon, capturer un type s'est déjà moins facile que le tuer, mais ça me convient mieux quand même.

Commanditaire de la mission : Les trois villages ninjasque sont Gensou, Mahou et Chikara.
Note : Cette mission s'effectue en coopération avec des équipes des autres villages. Montrez leur une coopération totale.

Si je me souviens bien, c'est pas ce que nous a dit mot pour mot notre Kage...

Effectivement, vu les ennuis que ce type avait causé, d'après la liste exhaustive qui nous avait été montrée, chaque village avait suffisament de raisons de réclamer la totalité du gâteau, et non pas une part chacun.

En fait on était carrément en compétition. Mais après c'était peut-être juste un test... Non, impossible, trop compliqué à mettre en place.

La prochaine information inscrite sur le parchemin était à propos de la récompense. Aucune raison pour nous 3 de rater la mission, vu la petite somme promise.

- Bon, je commence à rouiller, moi !

Un petit bond pour me remettre sur pied, et je suis prêt à en découdre. Mais avec qui à vrai dire ?

Bon, j'vais me venger sur cet arbre. J'essaye de lui infliger des entailles sur tout son contour.

Une volée de shakens droit devant. Je bondis sur le côté, reprends appui puis tourne sur moi-même, me relançant vers l'arbre ; mon coup circulaire est trop mal calculé et l'écorce solide me retourne mon coup. Le wakisashi m'échappe des mains, et m'entaille la joue, avant de glisser sur l'herbe trempée de rosée quelques mètres plus loin.

Chiotte. J'ai foiré, sur ce coup là. Bon, on verra ça plus tard, faudrait partir, là.

Je m'empare de mon arc, et décoche deux flèches coup sur coup, en direction de la tente.

TCHAC.
AÏE !!!
TCHAC
AÏE !!!

- C'est quoi ce bordel ? On est attaqué ? HAAAAAAA !!! J'ai une flèche dans le cul !!!
- HAAAAAAAAAAA !!! Moi aussi !


Après avoir soigné les diverses blessures, je décide que nous partons. Les deux minus font la tronche, normal le réveil a pas été très sympa, javoue. ^_^

-Bon, on fait quoi maintenant ? Parce qu'on se dirige vers ce village, Nobeoka mais qu'est-ce qu'on va y faire en fait ?
-Otarin, au lieu de poser des questions, inutiles, apprend plutôt à lire.
-Sheinji, s'il te plaît, laisse-le tranquille.
-Allez, dites-moi !
-On doit rentrer en contact avec les autres équipes ! On nous l'a dit lorsqu'on nous a assigné à la mission et en plus, c'est écrit dans les consignes sur le parchemin.


Tiens, même-moi j'avais pas fait gaffe... Le pauvre, il se fait traiter alors qu'il le mérite pas plus que moi, mais bon... C'est moi le chef de toute façon !

***

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-...
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Re: Mission Makayavélique [Chikara]

Message par Sheinji le 22/6/2009, 21:54

La falaise était haute de plusieurs dizaines de mètres, découpée en dérivations tranchantes qui ondulaient comme du sable. Un lieu découvert et sale, où nulle personne censée ne se serait laissée embrigader par son assaillant. Nulle personne censée, du moins.

Trois adolescents étaient adossés à la chute. Sur leurs visages graves et lisses, on pouvait lire l’angoisse, l’incompréhension, et la stupeur mêlée d’amertume que rejoignent les brutales prises de conscience. L’un d’eux, naturellement petit et svelte, se tenait droit, les mains placées en une position de défense. Derrière, à l’encoignure des rayons du soleil et de la pierre, était assis un garçon calme, aux cheveux blancs et lisses. La crainte était bannie de son regard. Pas de peur, juste la certitude absolue de la mort. Et la tension de l’attente qui durait.

La conclusion du trio, personnifiée par un môme échevelée et hagard, se vidait de son sang par l’arrière du crâne, un peu plus loin sur la falaise. Une longue hampe noire était figée droit à sa nuque.

En bas, cinquante hommes, tous initiateurs d’une salve de regards féroces. Le fer de leurs bâtons était aussi visible que les flèches dont ils avaient l’empennage à la joue.

Les traits partirent. Une majorité se perdit, ou vint piqueter les flancs du monstre de roc. L’une d’elle fila droit vers l’enfant au regard triste qui l’analysa une seconde avant de la trancher en deux par un envol fulgurant du sabre court qu’il portait à la ceinture. La fureur se raviva en lui d’un coup, il se dressa sur ses jambes pour cracher au vent de toutes ses forces.

Partez! Nous sommes des shinobis, si vous tentez de grimper on vous tue ! Vous ne pouvez plus nos faire de mal, vous entendez ?!

Mais la meute ne bougea pas. Le plus grand, celui qui semblait être le chef, éructa quelques mots que la distance subtilisa. La nuit était partie pour être longue.


***

Agenouillé au chevet du mourant, le plus âgé se tourna vers son partenaire, sombre. La mort du jour se reprenait déjà par les étoiles.

- Comment va t’il ?

Le plus petit haussa les épaules, fataliste. Sa maturité paraîssait étonnante pour son âge, à certains moments.

- Mal. Ça m’étonnerait vraiment qu’il puisse s’en tirer.
- Je n’en reviens pas qu’on se soit fait piéger comme ça. Iji était déjà mort quand nous avions commencé l’escalade.
- Il n’a pas été assez rapide… Mais je croyais inutile d’utiliser mon Dôjutsu.
- Tu te trompais.



***

Sheinji ne les écoutait pas. Il pensait. A la tâche rouge sur le gris qui allait en s’élargissant, à son année de plus, fêtée aujourd’hui, qu’il n’aurait jamais le temps de vivre. Le matin si brumeux jouait déjà avec son inconscient, l’obligeant à un effort de mémoire colossal pour que des fragments de la réalité lui reviennent. Le camp, dressé naïvement à deux kilomètres d’un village hostile, l’imprécation du guetteur qui les avait vus, les dizaines de patrouille lancées à leur poursuite. L’archer, la montagne, la mort.

Otarin et Hayamaru se battaient, à l’autre bout du plateau. Il entendait les cliquetis odieux, les pulsations de chakra, les chants des charognards. Quatre villageois tombèrent.

L’aube vint, avec ses étalages de pourpre et de rosé. Le Genin gardait les yeux grands ouverts sur ce ciel qu’il ne verrait jamais plus, comme si il voulait se repaître de ce moment si banal puis disparaître avec le sourire, sérieux. Le silence était sa tombe, son cimetière la solitude.

Et puis, l’illusion se dissipa.

Au début, il n’y eut qu’un souple miroitement, un murmure à peine perceptible dans la grande étendue du rêve, mais la meute scintilla doucement et s’anéantit.

Un vieillard décharné se trouvait là. Il était pâle et émacié, et ses ongles écornés comprenaient le même type de pigmentation que ses chicots pleins de bave. Il se frotta les mains, évoquant par ce geste le crissement d’une feuille qu’on déchire, puis eut un rire joyeux qui frôlait les ultimes octaves.

- Alors mes mignons, on se laisse abuser par mon petit Genjutsu ? Bah, tant pis pour vous, j’aurai de quoi manger ce soir.
En quelques enjambées rapides, il fut au niveau des trois adolescents, goûtant un nectar de satisfaction en voyant que Brosse – à - Cheveux se tâtait le crâne en tremblant. Les Genins étaient littéralement épuisés, leur force d’opposition en serait d’autant amoindrie, et sa lame prélèverait les meilleurs morceaux de leurs tendres chairs…

Le gringalet restait inerte, trop sonné pour réagir. Il ne se mut pas davantage lorsque l’ancien courut dans sa direction, ni lorsqu’un imposant couteau à cran d’arrêt dévasta son abdomen.

Il se coucha simplement sur le ventre, et s’annula.

L’homme intégra instantanément. D’une pirouette surprenante étant donné l’avancement canonique de son parcours sur la Terre, il esquiva les deux kunais qui partaient vers lui, notant les fils qui y étaient reliés, et les parchemins qui flottaient en suivant leur course.

Que l’emplacement saute ne le surprit donc pas outre mesure. En revanche, les six ondes rouges qui se ruèrent dans sa direction étaient totalement imprévues. D’une nouvelle torsion acrobatique, il laissa filer les remous ocre, mais se retrouva au point d’impact des deux kunais, qu’il dégagea en agitant son coutelas. Le sourire édenté qu’il arbora charriait une odeur de viscères.

Un crépitement lui fit faire volte-face, et c’est uniquement parce qu’il entretenait sa vue avec talent qu’il put apercevoir le shuriken tombant de la direction opposée. Une mince ligne rouge se dessina sur sa peau blafarde, d’où s’échappèrent quelques gouttes de fluide. L’haleine fétide demeurait présente sous le rictus haineux qu’affichait le vieillard dans la seconde.

- Je vois, je vois… Vous chargez du gravillon à l’intérieur des parchemins explosifs repliés. Comme les pics sont alourdis, soufflées par l’explosion, et contrôlés par vos fils, vous parvenez à me les remettre dessus pour m’affoler… Et puis, quand mon petit jouet les écarte, les gravillons au fond du papier consumé tombent, et je me focalise sur le point où je crois deviner l’attaque… Bien sûr, c’est là que part votre shuriken, juste dans mon angle mort pour diminuer ma réaction, n’est-ce pas ? Franchement bon timing, mais ce n’est pas avec ce genre de ruses que vous m’aurez.

Seul le temps lui répondit. Aucun mouvement n’était visible sur la plaine rocheuse. Le teint de l’antique momie vira au rouge.

- Sortez d’ici, sales gnomes ! Vos petites combines ne m’ont rien fait, et redescendre silencieusement est impossible ! Vous ne…

Crac.

L’aïeul fut coupé net dans sa diatribe. Nul doute que la chute d’un pin parasol, le sol et unique végétal de l’endroit, est plus intéressant qu’un concentré de démence sénile et inepte de votre facture, surtout quand tout ça est dirigé pile sur vous.

L’inconnu n’eut pas le temps de bouger. Une masse effroyable s’abattit contre ses jambes, les pulvérisant avec la force d’un étau aux dimensions titanesques.

Le hurlement résonna longtemps entre les pleurs.


***

Sheinji s’approchait. Son attitude exprimait un embrouillis d’émotions intraduisibles. L’infirme le regarda d’un œil morne et gémissant fleuri d’une impénétrable sagesse.

- Tu sais, vous êtes les premières proies… à me mettre… en difficulté.
- Mais à ce stade, peut-on vraiment parler de proies ?
- Tais-toi… gamin. Comment l’arbre m’est- il… tombé dessus ?
- J’avais juste prévu quelques cartes d’avance.
- Gheurf… c’est à dire ?
- Eh bien…
(Le novice se passa la main derrière le crâne). j’avais planifié vos déplacements avant que vous ne montiez. Ces manœuvres étaient faites pour vous attirer au point de chute final.
- Je vois.
- C’était une manipulation en règles. Comme je le pensais, vous avez complètement oublié les fils pour fixer votre esprit vers la prochaine attaque. J’ai complètement bouffé vos capacités d’intuition.
- Mais… qu’est-ce que les fils… viennent faire là-dedans ?


L’ancêtre hachait les mots, parlait avec difficulté. Sa blessure était moins prononcée qu’on l’eut cru au premier abord, mais effectuer une série de gestes simples était dramatiquement hors de portée.

- Faites un peu attention quand on vous parle. Nous avons saboté l’arbre cette nuit. Le dernier shuriken que Rin a lancé visait le point central de l’assemblage de cordes qui tenait le tronc. Que l’arme vous frôle était juste une feinte pour vous faire croire à une stratégie bien rôdée par les soins de vos ennemis invisibles, et ainsi étouffer votre vigilance.
- Et… Tu as fait tout ça tout seul ?


Otarin avança d’entre les brumes. Durant une minute, il ne parla pas ; les six traits noirs qui encerclaient sa pupille étaient un épanchement suffisant.

- Le plan, c’est lui. Moi, j’ai juste repéré votre Genjutsu en déballant mon Seikakugan. Il y avait plein de détails étrange, j’ai pas eu de mal à trouver la réalité. Faudrait voir à te remettre aux illusions, papy, hein ?
- Hun hun hun…


Un changement de ton dans la voix de l’hémiplégique les fit se retourner. Au-dessus des membres réduits en bouillie, le tronc commençait à fumer. Comme l’intrusion d’un mauvais rêve, des fêlures naquirent soudain à la surface de l’écorce… qui explosa.

- Je rêve… Une technique de guérison.
- Comment il a pu…
- Hun hun hun…


L’antique bondit. Bien trop rapide pour qu’aucune de ses cibles puisse hurler. Bien trop mortel pour qu’elles aient une chance de survie. Ses jambes avaient regagné un aspect proche de leur apparence originelle.

La lame chargée de nuit traça un arc de cercle déjà voilé de sang, la fin du monde partit en un éclair pour couper le fil du destin…

Le nez du bretteur se brisa juste après avoir rencontré les bouts du poing d’Hayamaru.

Celui-ci contemplait la scène, un sourire méprisant et inique à la place du visage. Lorsque l’homniphage fit mine de se relever, un éclair doré passa et l’air fut déchiré en deux. La garde ouvragée d’un katana luit à quelques centimètres de la gorge qu’elle convoitait.

- T’as vraiment aucune logique, le vioque. Dans n’importe quelle unité de ninjas, tu verras au moins trois types de gus. Manuel du parfait ninja, chapitre du travail en équipe, page 71.

Il contra un assaut éblouissant de virtuosité, dévia une série de coups vicieux en jouant sur le corps de son wakizashi, puis frappa en prolongement. Sa lame ouvrit une profonde blessure dans l’avant-bras du vieillard.

- Comme je pense que t’as perdu déjà beaucoup d’énergie, je vais t’expliquer deux trois trucs. Ça t’a pas étonné qu’une paire d’aspirants puisse tirer tous ces objets en même temps ? Ça t’a pas étonné que dans ton illusion ils soient trois, puis plus que deux à se montrer ?

La feinte qui chantait vers la gorge ne trouva que le vide. Hayamaru tendit les bras et tournoya sur lui-même. Il toucha trois fois au but.

- Tu vois, donc, dans chaque team, ‘faut trois rôles de principe. L’éclaireur, qui prévient les pièges vicieux tendus par un sale connard bouffeur de chair humaine…

Octofrappe. Pas de touche. Enchaînement direct.

- Puis c’est le stratège, qui agit en deuxième pour entuber le papy tout croûlant…

La vitesse des échanges augmentait. Une énorme flamme noire s’envola dans le ciel par la main tendue d’Hayamaru, qui menait le match du bras gauche. Les morceaux du shaken géant retombèrent droit sur l’infortuné prédateur.

- Et puis, il y a le chef, qui se bouge à la fin pour casser la gueule aux vieux cons dans ton genre !

Sensation de froid. La pointe du katana s’arrêta à un millimètre de la jugulaire chatoyante, pour épargner son possesseur qui gisait déjà au sol, vaincu.

- Fin de la leçon. A la prochaine.


***

Grâce à l’œil d’Otarin, nous pûmes détecter le mensonge chez cet ancêtre adipeux qui souhaitait faire de nous son repas ultérieur. Par chance, il connaissait l’emplacement exact de notre destination. Le voyage fut sans histoires, émaillé de disputes puériles, d’entraînements intensifs et de rires joyeux.

Des heures, des jours et des nuits plus tard, nous étions à Nobeoka.

Prêts.
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Sheinji
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