Chikara, village caché du sable [RP]

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Sheinji le 20/5/2009, 22:39

Nous arrivons sur un court d’exercice de taille modeste que j’avais remarqué quelques jours plus tôt pour son placement, niché entre des maisons de briques rouges. Plusieurs civils et shinobis courent, sautent, lancent, luttent, dans le seul but d’arracher à l’adversaire un grognement de douleur, un halètement de dépit, un gémissement de fatigue. Ici règne la loi de l’évolution. Chacun a dans le regard une étincelle de crainte, imperceptible, sauf pour ceux qui, comme moi, ont fait de l’effort et de l’exercice leur pain quotidien. Cette tache de ressentiment, pâle dans la blancheur de l’œil, se traduit par: «Ai-je progressé? Ai-je été performant? Serai-je plus efficace la prochaine fois que je devrai…» Selon l’homme –ou la femme- les restes de la phrase diffèrent. Dans ma prunelle à moi, la loupiote est devenue flamme, porteuse d’une certitude qui remplit de zones creuses mes nuits.

Je n’avance plus.

Cela fait un mois que je n’ai pas appris de techniques. Deux que je n’ai pas senti la joie qu’on éprouve lorsque l’on sent ses muscles vibrer sur un ton qu’ils nous offrent en récompense aux sacrifices fournis. Trois que je me demande si l’affinité des couleurs est ma voie.

Je m’entraîne, pourtant, plus qu’Otarin, que Kenô ou qu’Hayamaru. La nuit, il m’arrive de me relever, si le sommeil patiente, pour reprendre une série d’enchaînements ou une composition de signes, mais ça ne suffit pas. Il me faut quelque chose de nouveau. L’Examen Chuunin ne tardera plus, et qu’ai-je donc à opposer aux autres? Un Taijutsu catastrophique. Un Genjutsu à peine meilleur. Un Ninjutsu au mieux passable. En fait, seules ma vélocité et mes capacités d’analyse correspondent au grade que je souhaite acquérir.

Ce n’est pas suffisant.

J’ai besoin de vérifier mes forces. Je dois impérativement prendre conscience de mes manques et de mes faiblesses si je veux avoir une chance face aux Genins des autres villages.

Eux ne m’auront pas attendus pour monter.

Je me tourne lentement vers mon compagnon. De petite taille, le corps fin et musculeux, il toise la sueur de tous ces gens avec une exaltation manifeste. Ça l’intéresse? Je vais l’épuiser un peu lui aussi.

- Otarin…

Il se retourne. Ma voix doit être un peu bizarre, vue la moue étonnée de sa bouche. Je tente de prendre un air décontracté.

- Ça fait longtemps qu’on avait envie d’un fight, toi et moi, non?

Il me renvoie un sourire lumineux.

C’est clair… Trop longtemps, même.
–Je suis d’accord… Et quel meilleur endroit pour ça que celui-ci?


Il jauge un instant la piste libre sur laquelle je me dirige, inspire profondément, rejette ses épaules en arrière.

- O.K, go!

Un affrontement. Parfaitement ce que je voulais. Bien que je sache ne pas avoir de très bonnes chances, Otarin me surclasse en Taijutsu et son Suiton n’est pas mauvais. En garde.

Nous nous observons un moment, reflets mutuels dans la volonté de nos regards et la détermination de nos gestes, puis il se rue en avant, rapide. Je n’ai que le temps d’esquiver son poing avant qu’il ne m’atteigne. A mon tour, je frappe à son ventre, du pied. Il bloque facilement, d’une seule main. Je ne me rends compte de mon erreur grossière que lorsque sa paume m’a déjà embouti le ventre.

Déchargeant violemment mon chakra dans mes genoux, j’exécute une vrille spectaculaire tandis que du sang perle à mes lèvres. Maudite endurance… Pourquoi la terre tangue - t’elle à ce point? Il me suit. Un coup de pied sauté. Nouvelle vrille. Il a l’air surpris, mais je sais que je le dépasse en vitesse. Le souffle court, je joins mes mains en plein envol, et commence une série de signes. Les sourcils froncés, il fait de même. «J’aurais au moins réussi à briser le contact… Il flippe, maintenant. J’ai un ninjutsu plus puissant que le sien, et il le sait, mais il connaît aussi mes gros points faibles.»

Et l’un de ces points faibles, c’est l’eau.

Justement, c’est une vague haute d’un mètre qui s’élance vers moi. Le Souffle d’Azur, propulsé par ma bouche, se sert du bleu de l’eau pour mettre en place son pouvoir de protection. Je suis indemne.

Un léger tic agite le coin de sa bouche. Mon esprit interprète cela comme de l’irritation. [/i]«Eh oui coco, je travaille un peu mes faiblesses… Mais ces progrès s’arrêtent là.»[/i] Comme pour me donner raison, un sourire insolent naît sur sa face pointue. Provocation, primaire. Mon sang-froid est trop grand pour me laisser prendre à son jeu. Le sable sur ses vêtements scintille lorsque mon jutsu de Jaune, ralentissement, prend son effet.

Un jet d’eau sort de sa bouche vers son plexus, et l’entrave imbibée cesse immédiatement de le gêner. Aucune de mes couleurs ne pourra plus fonctionner sur lui tant que des traces liquides subsisteront.

«Et galère, il vient de bousiller mon nin. A moins que…»

Deux clones apparaissent à ma droite et à ma gauche, méticuleusement identiques à leur original dans l’aspect. Ils se ruent sur l’éponge avec force hurlements, tandis que je prends mon temps pour lancer un kunai lesté d’un parchemin explosif. Les failles dans la garde des répliques sont aberrantes, mais, habitué de mes fautes au corps -à- corps, mordra t’il à l’hameçon cette fois?

Eh bien oui. Il y croque, et avec un bel entrain, même. Sa silhouette osseuse se replace devant moi tandis que le kunai, mystérieusement déplacé, va toucher les clones. C’est bien pauvre con, tu viens de perdre.

L’explosion qui emporte mes répliques redouble soudain d’intensité, et je souris. J’avais caché du rouge à l’intérieur de mes semblables… Rin est juste à portée du boom généré par mes couleurs. Il ne se doute de rien, la destruction du parchemin étant censée cacher la seconde onde de force jusqu’à ce qu’elle l’atteigne.

Elle ne l’atteint pas. Le gros rocher qui se trouvait non loin de lui n’a pas cette chance.

Substitution, encore. La base de la base.

«Mais pourquoi s’est- il enfui? Il n’avait aucune raison de craindre…»

Je me tais lorsqu’il me sourit, ses yeux révélant six traits sombres placés autour de la prunelle.

Seikakugan.

«ça, c’est mauvais. Il peut voir le chakra? Depuis quand? J’ai un atout en moins dans ma manche… »

De fait, le pouvoir visuel d’Otarin semble être en perpétuelle évolution. Il n’y a pas si longtemps, il a littéralement repoussé l’assaut de l’œil de la Vérité, sauvant notre groupe grâce à un coup de bol monstrueux. Je ne doute pas qu’un potentiel considérable est caché dans ce don, mais d’après la grimace qu’il est en train de faire, visualiser l’énergie invisible n’a pas l’air d’être chose aisée pour lui.

Bon, on reprend. En tant que Genin raisonnablement intelligent, Otarin est en train de chercher une façon efficace de m’atteindre.

Pas moi. J’ai déjà pris ma décision.

Cet écart entre nos esprits m’offre quelques secondes d’avance. Mon sabre se charge de chakra, j’attaque.

Avec toute la fureur dont je dispose.

Je n’aurais jamais pensé le surclasser au Taijutsu, même avec ce surcroît d’énergie dans mon sabre. Pourtant, il réagit avec une seconde de retard et le fil de mon fer lui mord légèrement la main. Je virevolte, tentant de compenser par mon ardeur aux coups la faiblesse de mon sens technique. Il contient mon assaut sans difficulté, me tire quelques perles de sang, attend que la force dans mon arme s’épuise. Je tiens à peine sur mes jambes, il est encore frais, et repousse mes feintes avec une aisance insolente.

Puis, il passe à l’attaque.

Éblouissant.

Je bouge à peine la main que déjà je sens quelque chose de froid contre ma gorge.

Zut…

Il recule d’un pas. Je sens la déception jaillir au creux de mon ventre. J’ai perdu.

- C’était un beau combat.

Il a raison… J’ai fait ce que je pouvais. Je serre la main qu’il me tend, le félicite. Il a bien joué lui aussi.

Rin – Bon, alors, on commence?
Je – Commencer quoi?
Rin – Ben, l’entraînement!
Moi – Je… Tu veux pas qu’on s’entraîne chacun de notre côté, plutôt?

Son visage se referme. Il est déçu.

- Je te rappelle qu’on n’a pas un siècle!
- T’inquiètes, j’ai une idée…


Après que je lui aie expliqué de quoi il retourne, notre ami le vainqueur sort du stade à pas lents, me laissant seul et libre de m’améliorer loin de son regard.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 20/5/2009, 23:29

Le soleil perçait timidement a travers les quelques nuages qui gardaient l'horizon de Chikara. L'habituelle brise qui caressait le village caché du sable ne s'était pas encore tout à fait levée. Les plus matinaux des chikariens étaient déjà debouts eux. Le village se remplissait lentement d'une certaine animation qui allait le gagner comme une maladie jusqu'à l'heure du déjeuner. La lueur du roi du jour traversa alors une fenêtre.

Les rayons du soleil caressèrent alors le visage blanc de Ben. La chaleur de l'astre réchauffa avec douceur le jeune genin encore endormi. Le jeune homme se retourna alors dans son lit en draps bruns pour ne pas avoir ses yeux incommodés par la lueur éblouissante. Ses cheveux si blancs dépassaient des draps comme une touffe vulgaire. Ben rêvait encore...


***

- Mon fils, aujourd'hui je vais t'apprendre la technique ultime de Fuuton : Fuuton Atsugai.

Ben était couvert d'un plastron en métal violet sur son torse, des jambières en cuir renforcé. Il portait un grand katana dans son dos. Ses cheveux blancs étaient longs, tombant jusqu'au milieu de son dos. Ses yeux laissaient paraître une expression impitoyable. On voyait la maturité dans son regard, la force, la volonté et la détermination la plus robuste. Il portait un long manteau en cuir noir par dessus son plastron. Cette veste tombait jusqu'à ses chevilles. Face à lui, son père, Kûzuko. Le grand homme portait un pagne simple en tissu gris. Il avait les cheveux cours, en brosse, tout aussi blancs que son fils. Une ceinture argentée nouait sa taille. Kûzuko reprit alors d'une voix plus autoritaire :

(Kûzuko) - Ben, cette technique est extrèmement difficile. Es-tu prêt à affronter la difficulté ?

(Ben) - Oui père.

Ben s'inclina alors. Ses cheveux suivirent le mouvement.
Ils étaient dans une salle basique d'entraînement. Le tout était en bois fin et noble. Le tatami vert pâle était en parfait état. Il s'agissait de la salle d'entraînement du manoir des Colfud, l'endroit où était enseigné le Ryuken. Ben se tenait droit, face à son père. ce dernier avait ses pieds nus qui s'enfonçaient légèrement dans le sol mou. Kûzuko sourit à son fils.


(Kûzuko) - Bien, observe et apprends.

Ben ne répondit pas. Son père commença à faire une série de sceaux. Les yeux de Ben s'équarquillèrent. Ses pupilles se dilatèrent. Il allait le voir pour la première fois : l'ultime jutsu fuuton maîtrisé par son clan. Son père enchaînait les sceaux. L'attention de Ben se focalisa pour ne pas manquer un seul détail. Ses lèvres se mirent à trembler. Kûzuko s'arrêta, il joignit ses mains et hurla :

(Kûzuko) - Fuuton, Atsugai !

Les yeux de Ben se gorgèrent de sang. Le jutsu : enfin !
Mais sa vision trembla alors d'un seul coup. Son père devenu tout flou et la salle d'entraînement semblait devenir liquide.


(Ben) - Non !

***

(Ben) - Non !

Ben ouvrit alors les yeux à la seconde baffe de son frère.

- Allez réveille-toi ! Il est déjà 6h55, t'es en retard. Papa veut te voir.

Le jeune frère de Ben, Ygoru, était assis sur le bord du lit de Ben. Ils se ressemblaient beaucoup. Ygoru avait les cheveux courts avec une queue de cheval à l'arrière du crâne et ses yeux étaient bleus alors que ceux de Ben étaient noirs. Ce dernier se redressa et se frotta les yeux. Il regarda l'heure avec les yeux encore fronssés par le réveil. Son frère ne mentait pas sur l'heure actuelle. Deçu de ne pas avoir vu la fin de son rêve, Ben pesta contre son frère dans sa tête puis il se décida à quitter son matelas.

(Ben) - Qu'est-ce qu'il veut ? Ajouta-t-il tout en se dirigeant vers sa salle de bain.

(Ygoru) - Il dit qu'il veut t'apprendre une nouvelle technique. Répliqua Ygoru avec un grand sourire niais.

(Ben) - Qu... Quoi ?!? Sérieusement ? Trop bien !

Il attrapa sa brosse à dent, choppa son tube de dentifrice et en mit sur sa brosse avant de commencer immédiatement a se brosser les dents sous le regard d'Ygoru. Le bruit de frottement des dents avec les poils de la brosse résonnait dans la chambre tandis qu'Ygoru regardait les affaires de shinobi de son frère. Ygoru avait deux ans de moins que son frère. Il attrapa la botte droite de Ben qui était soigneusement rangée de manière trop ordonnée. Ben était un véritable maniac. Sa chambre ne ressemblait pas à une chambre d'adolescent de son âge. Tout était très bien rangé. Ygoru prit alors la parole pensivement :

(Ygoru) - Hey, tu sais Ben, y a une fille super mignonne à l'académie.

Ben, toujours en train de se laver les dents, lança un regard en biais à son frère qui continua alors à parler tout seul :

(Ygoru) - Et... Je crois que je suis amoureux d'elle tu vois. Elle est si belle, et puis si mignonne... Quand je la regarde je sourit bêtement tout seul.

Il se surpris d'ailleur à sourire juste en pensant à elle. Ben jeta un deuxième regard, cette fois avec une expression plus inquiète. Son frère était déjà partit dans son délire :

(Ygoru) - Je lui ait écris une lettre d'amour, avec un petit poème... Mais j'ose pas lui donner. Tu comprends, elle est parfaite. Je l'aime, c'est la femme de ma vie.

Ben se demanda pourquoi il avait eut cette idée stupide de bercer son petit frère avec ses poèmes lorsqu'ils étaient plus jeunes. Il cracha la mousse dans son évier blanc et du même geste, il ouvrit le robinet.

(Ygoru) - Je... Je voulais t'en parler... Qu'est-ce que t'en pense toi ?

Ben se rinça la bouche, crachant plusieurs fois dans son evier. Puis, en rinçant sa brosse il répondit alors sans conviction à son jeune frère avec une pointe d'ironie :

(Ben) - A mon avis tu devrais oublier l'histoire de la lettre crois-moi.

Ben se souvenait avoir fait le coup de la lettre lorsqu'il avait le même âge. Celle qui l'avait reçue ne l'approche plus à moins de trois mètres, le prennant pour véritable pervers psychopathe. Ben repoussa ce souvenir et enchaîna en refermant le robinet :

(Ben) - Va lui parler directement. Rapproche-toi d'elle. Apprends un peu à la connaître. Après seulement tu pourra tenter une approche sentimentale une fois que tu la connaîtra.

Il secoua sa brosse et la déposa à sa place habituelle, au milimètre près. Il soupira et s'ébourrifa les cheveux devant son miroir au cadrant en argent tout en rajoutant :

(Ben) - Mais surtout ne lui déclare pas ta flamme par lettre d'amour...

Ygoru avait prit soin de reposer la botte de son frère exactement là où il l'avait trouvé, connaissant très bien le genre de réaction de Ben si un objet avait bougé. Il tenait dans ses main la petite envellope avec un coeur dessiné dessus. Il regarda son grand-frère qui arrangeait ses cheveux. Ben sortit alors de sa petite salle de bain. Il portait comme pyjama un simple pantalon en tissu noir qu'il hôta immédiatement. Il n'était pas exagérément musclé, mais son torse était devenu asse séduisant pour la gente féminine. Alors qu'il enfilait des chaussettes en faisant des figures d'équilibre sur chaque jambe, Ygoru posa la lettre sur le lit encore défait de son frère.

(Ygoru) - Mais Ben... j'ose pas aller la voir...

Ben se mordit la lèvre. Ygoru n'avait pas échappé à ce défaut qui le ravageait aussi : la timidité. Il enfila son pantalon bleu, et noua aussitôt sa ceinture, au quatrième cran, comme toujours. Il attrapa ses bottes et les posa au sol. Un sol brillant, témoignant encore du caractère méticuleux de l'occupant de la pièce. Ben soupira devant la réponse de son frère. Pourtant, il se rappelait avoir eut cette même discussion avec son père il y a quelques années de cela.

(Ben) - C'est une question de volonté Ygoru. Si tu l'aime vraiment, tu trouvera en toi la force de la courtiser. N'oubli jamais la force de la volonté de fer : "La meilleure façon de gagner, c'est d'y croire."

Alors qu'Ygoru baissait les yeux en s'arrachant des bouts de peau au bout de ses doigts, Ben attrapa sa chemise noire et l'enfila rapidement. Il passa ses mains un peu partout pour que son apparence soit parfaite. Puis il prit l'oeil sanguinaire, posé sur sa table de nuit ronde, et il se le passa autour du cou. Il jeta un regard à son frère qui semblait pris en plein dileme dans sa petite boîte crânienne. Ben lui sourit, même si celui-ci ne le vit pas. Puis, il prit sa longue veste blanche et l'enfila d'un large mouvement ample et précis. En quelques gestes il arrangea le col puis se dirigea avec hâte vers la sortie de sa chambre.

(Ben) - Aller.

Ygoru quitta la pièce en passant devant son frère. Ce dernier se rapprocha de son lit et le fit au carré en une grosse minute. En faisant son lit, Ben trouva la lettre qu'Ygoru avait oublié dessus. Il regarda le coeur soigneusement dessiné avec un sourire amusé. Il glissa la lettre dans sa poche et termina de refaire son lit avant de disparaître à l'extérieur.


Dernière édition par Ben Colfud le 31/5/2009, 20:27, édité 4 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 21/5/2009, 01:11

Après avoir traversé la cours centrale du petit manoir du clan, Ben et son frère arrivèrent dans la cuisine. Kûzuko buvait un thé dans le silence le plus religieux. La pièce était petite et étroite, mais étonnament chaleureuse. Kuzûko portait des sandales en cuir noir nouées et tressées de part et d'autre de chaque pied. Ses cheveux blanc en brosse étaient déjà coiffés parfaitement. Le temps n'avait pas commencer à rider le visage de ce père de famille qui frôlait pourtant la cinquantaine. Il portait une alliance en argent à l'annuaire droit. Portant sa tasse de thé à ses lèvres, il prit une lampé avant de poser délicatement sa tasse et de tourner sa tête vers ses fils, laissant passé une bonne demi minute.

(Kuzûko) - Vous voilà.

Kûzuko était assi en tailleur, sa main gauche posée sur son genoux gauche. Il prit une gorgée de thé en plus et reposa la tasse avant de continuer.

(Kuzûko) - Bien. Ygoru, fonce apporter ce colis au temple.

Il lui désigna un paquet emballé dans du papier journal et bien fermé avec de la ficelle. Un morceau de parchemin griffoné était coincé sous l'un des morceaux de ficelle.

(Kuzûko) - ... Et passe aux commerces et fait les courses. J'ai mis ce dont ont a besoin sur la liste là. Aller file.

Ygoru ne prit pas la peine de répondre. Il s'avança, attrapa le paquet rapidement et disparut par la porte par laquelle il était rentrer avec son frère.
Une fois seul avec son fils aîné, Kûzuko vida d'un trait sa tasse de thé, s'éclaircit la voix et mit ses deux mains sur les genoux qui étaient respectivement de leur côté. Il se tourna vers son fils et plongea son regard dans les yeux déjà remplis de détermination de Ben. Kûzuko attendit pendant quelques secondes. Ben parla enfin :


(Ben) - Vous vouliez me voir père ?

Kûzuko sourit, une chose plutôt rare qui annonçait généralement de très bonnes ou de très mauvaises nouvelles. Il se leva alors lentement et se dirigea vers son fils. Son grand vêtement flottait sous ses mouvements. Il ne s'arrêta pas aux côtés de Ben, se contentant de passer devant lui en lui lançant au passage :

(Kuzûko) - Suis-moi.

Sans argumenter ou manifesté sa curiosité, Ben s'éxécuta en prennant soin de fermé la porte de la cuisine derrière lui. Ben et son père traversèrent alors la cours vers la salle sud : la salle d'entraînement. Sur le chemin, son père commença à lui parler :

(Kuzûko) - Ton frère t'a dis ce que je voulais ?

(Ben) - Oui père.

(Kuzûko) - Alors es-tu prêt ?

Ben tourna la tête vers Kûzuko et répondit avec assurance :

(Ben) - Toujours.

Kûzuko se contenta de sourire. Le père plaça ses mains dans son dos et il releva la tête, les yeux vers le ciel qu'il observa, profitant de la situation pour en déduire la météo. Quelques nuages volaient paisiblement. Kûzuko prit une grande inspiration et continua :

(Kuzûko) - La dernière fois je t'ai appris Funkaze. J'espère que tu le travail et le perfectionne car nous ne le travaillerons plus ensemble. Aujourd'hui je vais t'apprendre un nouveau jutsu : Hahen Kaze.

Ben fronça les sourcils et regarda son père.

(Ben) - C'est encore une technique Fuuton ?

(Kuzûko) - Oui, mon fils. C'est une technique de rang D, mais c'est la base. Tu es encore jeune et tu dois maîtriser les rudiments élémentaires avant de passer aux jutsus les plus complexes.

Ben leva la tête à son tour et répèta comme une prière :

(Ben) - "Patience est mère de sûreté."

(Kuzûko) - Exactement. Confirma Kûzuko avec un grand sourire.

Ils arrivèrent alors devant les portes de la salle d'entraînement. Kûzuko les ouvrit lentement et entra aussitôt. Ben le suivit en prennant encore bien soin de refermer la porte derrière lui. Mais à la grande surprise de Ben, son père avança, traversant la salle dans sa largeur pour atteindre la porte de l'autre côté qui menait vers l'extérieur. Kûzuko ouvit la porte et se retrouna vers son fils. En voyant son expression étonnée, Kûzuko répliqua d'un ton agacé :


(Kuzûko) - Et bien ! C'est un jutsu qui fait pas mal de dégâts, on va pas saccager l'intérieur du manoir tout de même ?

Ben accèlera alors le mouvement pour rattraper son père qui s'était déjà éloigner vers une petite plaine sableuse entre deux dunes. Il referma la porte dans un petit claquement précédé d'un bruit de coulissage. Son père l'attendait cent mètres plus loin. La brise habituelle qui soufflait comme la respiration sur Chikara était déjà là à caresser la fraîche matinée de sa main apaisante et mystique. Ben avança vers son père en appréciant la douceur du vent. Le sable ne se soulevait pas ici. Ce n'était pas du sable fin dans cette petite clairière rocheuse. Kûzuko croisa les bras pour faire comprendre son impatience face à la lenteur de Ben qui profitait clairement du paysage. Le jeune garçon accourut alors auprès de son père, s'arrêtant à quelques mètres de lui comme à chaque entraînement. Le père relâcha ses bras le long de son corps et commença alors à enseigner son fils :

(Kuzûko) - Très bien. Le Hahen Kaze est un jutsu de type fuuton donc. Tu dois concentrer ton chakra de manière homogène et le malaxer de manière équilibrée. Utilise ensuite ton En pour ressentir la zone d'effet.

Kûzuko fit trois sceaux rapides et garda ses mains collées.

(Kuzûko) - Ton En détermine la zone d'effet du jutsu. Tu dois former de petites lâmes fines qui partirons de l'ensemble de tes Tenketsus. Tu dois y ajouté le changement de nature Fuuton. Pour que la technique soit exemplaire, tu dois produire un mouvement sphérique continu dans l'enceinte de ton En. Les lâmes de vent ainsi crées prendrons ce même mouvement. Ce qui donne à peu près cela.

Kûzuko plissa les yeux, se concentrant et prononçant aussitôt :

(Kuzûko) - Fuuton, Hahen Kaze !

Immédiatement, une vingtaine de petites lâmes de vent partirent de toute la surface de son corps se mettant à tournoyer autour de lui dans un rayon de quelques mètres. Les lâmes lacérèrent le sol pendant quelques secondes jusqu'à ce que Kûzuko relâche son sceau de canalysation du jutsu. Il termina alors l'explication :

(Kuzûko) - Cette technique est plutôt faible au départ. Je n'ai pas mis toute ma puissance bien sûr. Plus ton niveau augmente, plus ton En augmente. Ainsi, le rayon d'action du jutsu et le nombre de lâmes crées est plus important avec l'entraînement et la concentration. Les lâmes sont très rapides, et imparables, mais elles sont très peu éfficaces. Elle infliges des bléssures superficielles, des égratinures, et les adversaires les plus résistants y seront insensible. Après tout c'est une technique de rang D. L'avantage de cette technique c'est sa rapidité qui permet de déstabilisé l'ennemi. Utilise là au bon moment pour pouvoir créer une ouverture dans la défense de ton adversaire.

Ben observait en silence, tel une statue. Kûzuko prit alors un air plus autoritaire :

(Kuzûko) - Compris ?

Ben releva la tête, avec une expression hautaine.

(Ben) - Oui père.

(Kuzûko) - Très bien. Alors à toi mon fils. Montre-moi de quoi tu es capable.

Ben éxécuta alors les sceaux, il ferma les yeux, concentra son chakra. Il ressentit son En. Pas très large pour le moment. Il ouvrit alors les yeux, l'air plus que sérieux.

(Ben) - Fuuton, Hahen Kaze !

Ainsi commença un long entraînement...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 22/5/2009, 02:21

(Ben) - Fuuton, Hahen Kaze !

Le chakra concentré par le jeune garçon partit alors dans tous les sens, des brides de vent mal contrôlées décrivirent des courbes maladroites et se perdirent en se dissipant trop rapidement. Des salves de chakra sans changement de nature furent expulsées de façon douloureuse. Au bout de quelques secondes Ben tomba rudement à terre à genoux, haletant.

Kûzuko, son père, les cheveux que très légèrement ébourrifés par la brise de Chikara, se mit alors à hurler :


(Kûzuko) - Non ! Non ! Tu dois malaxer ton chakra et le concentrer de manière homogène ! Toute la surface de ton corps doit être maîtrisée ! Malaxe, contrôle, puis change la forme pour former de fines petites lâmes. Ensuite seulement, et seulement ensuite, tu ajoute le changement de nature en expulsant les lâmes crées dans la foulé. La technique ne réussira que si tu enchaîne chaque étape de manière optimum en contrôlant l'ensemble de la surface de tes Tenketsus de façon homogène ! N'oubli pas, le plus important dans cette technique c'est le caractère homohène.

Il laissa un silence. Ben regardait le sol, son visage couvert de sueur. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'il s'entraînait sous les conseils et les réprimandes de son père. Il était creuvé. Il était presque l'heure de déjeuner. La faim commençait à se faire ressentir et sa concentration en patissait. Mais il sa détermination bloquait mentalement cette sensation de faim. La détermination, la plus grande force, la meilleure des qualité du clan Colfud, entièrement dévellopée par leur nîndo, la volonté de fer. Ben se releva lentement. Depuis ce matin il avait enchaîné les tentatives de Hahen Kaze. C'était encore plus difficile que le Funkaze. Il ne s'agissait pas de concentrer tout en un point, mais effectivement d'être sur tous les fronts en même temps. C'était une technique qui demandait de maîtriser son chakra sur l'ensemble de son corps, à son niveau de puissance certe, mais tout de même sur la totalité. La difficulté était là. Il fallait renssentir tout son corps, et tout contrôler. Toujours, contrôler. Contrôler, partout. Le mot "contrôler" résonnait dans la tête de Ben qui, debout, s'essuya le visage avec sa manche.

Son père le regardait, les bras croisés, impassible. Son fils pouvait bien tomber de fatigue, il s'en fichait. Chaque personne devait connaître ses limites, et la devise du clan était de ne pas obstruer la volonté. Malgré les échecs de son fils devant cette technique si basique, Kûzuko restait sans expression, l'observant avec attention. Son visage prennait un léger air d'agacement à chaque fois que Ben ratait une tentative et qu'il lui réexpliquait en détail les rudiment du Hahen Kaze, mais rien de spécial. Une machine, le père devenait sensei sévère sans émotion ou affection. Cela pourrait être déconcertant, mais pour Ben c'était motivant. Car il savait que son père reprendrait une attitude plus parental une fois la technique maîtriser ou l'entraînement terminer. Mais la volonté de Ben était sérieusement à l'épreuve devant ce jutsu, pourtant si basique. Mais Ben n'était qu'un genin.

(Kûzuko) - Aller Ben, reprends.

Le jeune garçon ferma les yeux. Ils effectua les sceaux tout en prenant une grande inspiration. Bombant légèrement le torse, redressant sa posture, relevant la tête. Il se concentra tout particulièrement. Il ressentit son En. Bon sang qu'il était petit ce En. Ben fronça les sourcils et sérra les dents. Son chakra commença à affluer un peu partout au fur et à mesure qu'il le malaxait. La puissance commença alors à se propager et Ben effectua le reste de la technique.

(Ben) - Fuuton, Hahen Kaze !

Un courant d'air se leva. Les pupilles de Kûzuko se dilatèrent. Mais il n'y eut que trois petites lâmes de vent qui partirent parfaitement, décrivant trois cercles autour de Ben dans son En avant de partir trop rapidement dans le décord. Le reste du chakra s'échappa de manière inoffensive, se dissipant en étant gâché. Il y avait du progrès, mais rien d'extraordinaire, et Ben était bien loin du jutsu final. Il ne comprennait pas comment il pouvait être tenu en difficulté face à une technique aussi simpliste. Son égo en prennait un grand coup. Son père soupira avant de recommencer une explication :

(Kûzuko) - Ecoute. Tu es trop pressé. Tu dois prendre ton temps. Enfin, entre guillemets. Je veux dire par là que tu dois faire bien étape après étape. Tu effectue le changement de nature alors que tu n'a pas fini de changer la forme de ton chakra sur le reste de tes Tenketsus. Avant de pouvoir effectuer cette technique de manière aussi rapide qu'elle exige au final, apprends déjà à faire chaque étape correctement. Le tout doucement, et sans se bousculer.

Il fit volte-face, plaçant ses mains dans son dos.

(Kûzuko) - Bien, on reprendra après avoir déjeuner.

(Ben) - Je vais jeuner père. Allez vous restaurer, je continu l'entraînement.

(Kûzuko) - Vas-tu jeuner alors que ton corps est épuisé par l'entraînement ?

(Ben) - Le jeune est bon pour la volonté.

(Kûzuko) - L'hypoglycémie est mauvaise pour l'entraînement. Dépêche-toi.

(Ben) - Père, je connais mes limites je vous assu...

(Kûzuko) - Silence !

Ben baissa les yeux. Kûzuko prit un air hautain que les Colfud avaient pour habitude de prendre lors d'une victoire quelconque.

(Kûzuko) - Tu n'es qu'un genin, tu es encore loin de pouvoir évaluer tes limites avec objectivité. De même que ton niveau te rend plus sensible aux effets de l'entraînement et donc de la fatigue. Tu déjeunera avec moi, tout de suite. Viens.

Inutile de répondre, ça serait prit pour de l'insolence. Bien que très vexé par les propos de son père, Ben se résigna à le suivre tel que l'exigeait l'obéissance.

___

Une fois arrivés dans la cuisine, Itsuna, mère de Ben et épouse de Kûzuko, était en train de finir la préparation du repas. Kûzuko ne prit même pas attention à elle et il s'assit, mettant ses mains sur ses genoux, fermant les yeux, méditant sa matiné, comme tous les jours, pendant les quelques minutes qui précédaient le moment où Itsuna le servirait. Il ne falait pas le déranger pendant ce moment là, sous peine de se faire fortement réprimander.


Itsuna était une kunoichi magnifique. Elle était rattachée au clan par son mariage avec Kûzuko, se qui expliquait qu'elle n'avait pas l'apparence des autres membres de la famille Colfud. Elle était brune, les cheveux longs jusqu'au bas du dos. Véritable garçon manqué malgré tout canalyser par son mari et le code du clan, elle s'était conformé à la vie d'épouse "parfaite". Elle pensait que voir ses enfants grandir correctement et devenir de grands shinobi en contre partis de respecter les traditions familliales était un bon compromis. Rejetée du reste du clan, on peux lire dans ses yeux bleu-vert une certaine tristesse mêler à la fierté d'avoir deux fils si admirables lorsqu'elle les regarde.

Ben se précipita pour embrasser sa mère qui se pencha pour recevoir cette salutation. Ben fit alors le tour de la table et s'assit à droite de son père. Ygoru accourut essouflé, en retard, comme Kûzuko ne le supportait pas. Cependant, le père était occupé dans sa méditation, et Ygoru prit bien soin de ne pas faire de bruit qui pourrait le déranger et attirer ses foudres. Le jeune garçon s'assit en face de son frère en regardant partout autour de lui. Puis, il se tourna vers son frère épuisé par sa matinée d'entraînement. Il commença à lui faire de grands geste avec ses mains représentant un rectangle tout en chuchotant :


(Ygoru) - La lettre ?!

Ben fit une tête bizarre en essayant de comprendre.

(Ygoru) - La lettre ! L-a l-e-t-t-r-e !

Ben équarquilla les yeux en tentant désespérément de décrypter les mots qui sortaient de la bouche de son frère.

(Ygoru) - La lettre ! La lettre d'amour !

Mais lorsque Ben comprit enfin, ce fut une autre voix, bien plus grave qui se fit entendre :

(Kûzuko) - Quelle lettre d'amour ?

Les yeux toujours fermés, le père attendait une réponse, sans réagir. Ne voyant aucune réaction, il répèta avec insistance :

(Kûzuko) - Quelle lettre d'amour ? Ygoru !

Le jeune garçon paniqua, sursauta lorsque son père haussa la voix.

(Ygoru) - Heu.. Oui... En fait, euh... Il s'agit d'un exercice... De... de... Pour l'acamédie. On nous entraîne a faire des...

Le père ouvrit les yeux et foudroya son fils cadet d'un regard noir pour lui faire comprendre qu'un tel mensonge monter sur le fait était inutile. Mais pas idiot, Kûzuko se tourna alors vers son fils aîné et tendis une main. Ben soupira et sortit la lettre de sa poche, encore fermé. Il la donna à son père à contre coeur, mais Ygoru ne pourrait pas lui en vouloir. Kûzuko attrapa la lettre en l'arrachant des mains de Ben. Les deux jeunes fils baissèrent alors les yeux. Ygoru avait fermé les siens et semblait murmuré des supplications a on ne sait quel divinité. Kûzuko ouvrit la lettre d'un geste précis et concis. Il attrapa le petit parchemin qui était à l'intérieur et le plaça sur l'envellope pour le lire de quelques coups d'oeil linéaires. Après deux très longues minutes pour Ygoru, Kûzuko froissa le tout d'un geste puissant et le rangea dans l'une de ses poches.

Itsuna déposa alors devant son mari un bol de riz. Kûzuko attrapa une paire de baguettes et les sépara pour les placées entre ses doigts.


(Kûzuko) - Tu ferais mieux de réviser ton Henge no jutsu, Ygoru. Dois-je te rappeler que c'est une épreuve de l'éxamen pour passer genin ? Ton frère à déjà failli être recalé à cause de son manque d'entraînement la-dessus. Laisse les histoires de femme pour un temps où tu en aura l'âge.

(Ygoru) - Mais père, je...

(Kûzuko) - Il n'y a pas de "mais". Mais qu'est-ce que vous avez à répondre vous deux aujourd'hui ?

Kûzuko commença alors à manger son riz tandis que Itsuna servit ses deux fils en déposant un baiser sur la joue d'Ygoru qui sourit malgré son humiliation. Itsuna s'assit en face de son mari avec son propre bol et commença aussitôt à manger. Ben sépara ses baguettes sans motivation. Tous les midi, ce riz blanc. Certains jours, comme celui-ci, ça le barbait de manger toujours la même chose le midi. Mais c'était le code du clan. Encore une chose censé dévelloper la volonté. Ben ferma les yeux quelques secondes avant de les ouvrir de nouveau, de manière lasse. Il attrapa du riz tout en réfléchissant au Hahen Kaze.

(Kûzuko) - Ygoru.

La voix de son père surpris Ben qui laissa ses baguettes tombées dans son bol. Il les rattrapa aussitôt alors que son jeune frère tourna la tête vers son père de manière étonnée.

(Kûzuko) - Je veux que tu aille au QG cet après-midi, juste après que tu ai fini de déjeuner.

Encore une course pour Ygoru.

(Kûzuko) - Tu inscriras ton frère sur les listes pour qu'il soit intégrer à une équipe.

Le père posa son bol et ses baguettes et sortit d'une main un petit rouleau de sa poche sceller par le symbole des Colfud : un tourbillon représentant une tornade.

(Kûzuko) - Tu donneras cela à l'intention du ChikaKage. Ne le perd pas, c'est justement pour que ton frère soit intégré à une équipe avec un bon sensei.

(Ygoru) - D'accord, père.

Ben avala le riz qu'il avait dans la bouche et répliqua aussitôt :

(Ben) - Père, si je puis me permettre, puisque cela me concerne, je pourrais me charger de la commission.

Kûzuko frappa la table du poing en lançant un regard noir à Ben. Ce dernier sursauta comme son frère et sa mère. Ygoru cacha son visage dans son bol en avalant son riz de manière plus rapide afin de quitter la table le plus vite possible. Itsuna soupira. Ben baissa les yeux vers son bol. Kûzuko attrapa son bol et ses baguettes et se remit à manger tranquillement. Entre deux bouchées, et après s'être calmé, il expliqua sur un ton irrité :

(Kûzuko) - Tu t'entraînera cet après-midi, Ben. Tu n'as pas le temps d'aller faire une commission au QG. Je veux que tu maîtrise ce jutsu avant d'être intégrer à une équipe.

Ben ne risqua pas de défié une nouvelle fois l'autorité de son père. C'était trop pour lui en trop peu de temps. Au prochain affront ça serait la sanction.

Le repas se termina dans une ambiance de plomb. Ygoru fila en vitesse au QG en prennant soin d'emporter le rouleau de son père. Itsuna reprit ses occupations de bonne épouse et Kûzuko partit avec son fils finir la journée à l'entraîner au Hahen Kaze.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 22/5/2009, 19:48

11 jours après que Ben ait commencer son entraînement au Hahen kaze...

Ce matin là, le soleil était plutôt timide. Le ciel était couvert, et la brise qui soufflait sur Chikara allait être violente, peut-être même qu'une tempête de sable se préparait. Le manoir des Colfud était calme, trop calme. Ben était déjà réveillé.

Dans sa chambre, toujours aussi bien rangée, assis sur le bord de son lit, il méditait, les mains jointes posées sous son menton, les yeux fermés. Cela faisait bientôt deux semaines qu'il s'entraînait au Hahen kaze, ses progrès étaient visibles, mais lents. En tout cas de son point de vue. Il ne connaissait pas l'avis de son père sur la question, mais pour Ben, une technique de rang D ne pouvait pas poser tant de problèmes. Peut-être que la voie du ninjutsu n'était pas tant que ça la sienne. Si il devait s'entraîner autant, de manière si intensive, pendant au moins deux semaines pour maîtriser un jutsu de rang D, qu'est-ce que ce serais avec des jutsu de rang B, A ou encore S voir plus. Pour acquérir la technique ultime qu'il rêve de créer, il faudrais alors des années, presque peut-être la moitié de sa vie. Et si ça se trouve, il n'achèvera pas la technique, et ce seront ses descendants qui la terminerons. Ben faisait une grosse crise de confiance.

Il n'était que 4 heure du matin encore. Son frère était censé venir le réveiller dans 2 heures. Incapable de dormir, Ben se passa un coup d'eau sur visage à son evier, se brossa rapidement les dents et s'habilla. Il quitta sa chambre discrètement et se rendit dans la salle d'entraînement de son grand-père, à l'étage, en prennant soin de ne pas marcher sur la onzième marche de l'escalier, marche qui grinçait.

Ben poussa alors doucement la porte. La salle d'entraînement de Jooshun était vraiment particulière. Spécialement conçue pour l'entraînement au style de combat familial : le Ryuken. La salle était vaste, rectangulaire. Au centre, un autel de bois peint avec de multiples signes japonais. Des cierges avait coulés sur le napperont en soie qui recouvrait cet autel semblant être dédié à un culte envers fuuton. Divers représentation du vent étaient situées sur l'autel, sous forme de tableaux, de scultures, de statuettes diverses. Ici et là, autour de la salle, des mannequins d'entraînement spéciaux. Chacun avec sa spécificité. Au centre, un petit carré plus profond, un renfoncement dans le sol lui même. Un grand mannequin planté au centre, le carré tapissé de sable lourd.

Ben aimait venir ici. Etant particulièrement doué en taijutsu, il adorait s'entraîner avec son grand-père au Ryuken. Le vieux devait dormir lui aussi. Ben s'approcha alors du mannequin central, penetrant dans le carré de sable. Ses traces de pas s'enfonçant dans les grains sablonneux. Il se mit alors en position de combat. Les bras écartés, utilisant la posture du kung fu, les mains droites, les doigts collés, tels des plaques. Une main devant lui, l'autre près de son torse. Il ferma les yeux et se concentra. Son chakra afflua alors dans ses mains, autour de ses mains, à la surface de ses mains. Il canalysa son chakra sur l'ensemble de ses mains, comme l'éxigeait la technique. Un bruit significatif résonna faiblement dans la salle d'entraînement. La lueur bleuté du chakra illuminait la pièce en rayonnant à travers le mouvement du chakra sur les mains du genin. Ben fut un geste ample avec ses bras en effectuant une translation lente de ces derniers vers la droite. Puis il ouvrit les yeux d'un seul et unique coup, on pouvait lire une détermination hors du commun dans son regard.

Il partit alors rapidement, avalant le mètre et demi qui le séparait du mannequin de pierre. Et aussitôt, il commença à frapper. Sa main droite partit comme un kunai dans le ventre du mannequin, puis la main droite en plein visage. Les mouvements étaient rapides, fluides, précis et concis. Ben donna alors un coup puissant avec sa paume en plein dans la poitrine du mannequin. Celui-ci, monté sur un balancier, partit en arrière pour riposter en revenant vers l'avant. Mouvement basique d'un mannequin d'entraînement. Ben écarta alors ses pieds, effectuant un parfait jeu de jambe. Il écarta ses cuisses en augmentant l'espace entre ses pieds et du coup profita de cette posture pour se pencher sur le côté, esquivant le "coup" du mannequin. Il profita alors de l'ouverture pour donner trois coup rapides sur le flanc droit. Se redressant, il continua à se battre comme un lion en furie.

Après une heure d'entraînement acharné, il s'arrêta, haletant. Epuisé, son chakra au niveau de ses mains se dissipa alors d'un coup. Il posa sa main gauche sur le crâne du mannequin, reprennant son souffle. Les yeux fermés de force par la fatigue, il repassait dans sa tête les jours passés à multipliés les tentatives ratées de Hahen kaze. Il poussa un grognement en donnant un coup maladroit sur le mannequin sous la colère. Puis, il se retourne, s'adosse a celui qu'il a ruer de coups pendant une bonne heure et continu de réfléchir. Mais une voix résonne alors :


- Hé bien... Tu es bien comme ton père, une véritable bête de somme.

C'était Jooshun Colfud, le grand-père de Ben. Très discret, portant son kimono gris habituel où ses très longs cheveux blancs tombaient avec style. Il porte une expression de papy gâteux derrière ses yeux aussi noirs que ceux de son petit-fils, mais c'est un shinobi affirmé et très puissant malgré son grand âge. Sa spécialité est le taijutsu et naturellement la maîtrise du Ryuken et du Fuukenryu.

(Ben) - Grand-père ? Ca fait longtemps que tu es là ?

(Jooshun) - Héhé ! Assé pour avoir vu tes progrès.

Ben sourit à son grand père avant de se laisser tomber par terre par la fatigue. Jooshun ria en s'approchant de son petit-fils.

(Jooshun) - Ahh... Oui. Tu sera bientôt prêt pour commencer à apprendre le Fuukenryu.

Ben tourna alors sa tête vers son grand-père, le visage couvert de sueur. Il prit une expression surprise, les yeux équarquillés, la bouche ouverte par le manque d'oxygène dut à son entraînement.

(Ben) - Tu es sérieux ?

(Jooshun) - Hum... Ne t'emballe pas petit. Quand je dis bientôt, c'est que sur l'échelle, tu es plus près de pouvoir l'apprendre, que de ne pas pouvoir. Mais ne crois pas que je vais commencer à te l'enseigner demain. C'est une technique de combat de rang A, et même si je te l'enseigne, tu ne la maîtrisera pas du premier coup.

Ben baissa les yeux, arrêtant immédiatement de se faire des illusions. Naturellement, il n'est pas idiot, il sait qu'une telle technique ne peux pas être contrôler ou même endurer par un simple genin comme lui qui n'est même pas encore capable de maîtriser un jutsu aussi basique que le Hahen kaze. Il se mordit la lèvre en laissant sa tête basculer contre le mannequin. Jooshun s'accroupis à ses côtés, en jurant et en maudissant son arthrose. Le vieil homme mit ses mains sur ses genoux et voyant que quelque chose clochait, il tenta de comprendre :

(Jooshun) - Qu'est-ce qu'il y a Ben ? Je sens que quelque chose te tracasse.

Pas de réponses.

(Jooshun) - C'est parce que le Fuukenryu t'es si loin que tu fais la moue ? Tu ne devrais pas tu sais. Un garçon de ton âge à rarement eut ton niveau, même au sein de notre clan. Tu es un exeption, tu as un grand potentiel. Mais tu sais, avant d'être de nobles maîtres, les kages ont eux aussi été d'humble scarabés.

(Ben) - Grand-père... Je ne peux pas te croire... Ca fait bientôt deux semaines que je travail sur le Hahen kaze, et je suis incapable de le maîtriser parfaitement. Je fais des petites lâmes de chakra maintenant et j'arrive à changer la forme sur l'ensemble de la surface de mon corps. Mais dès que j'ajoute fuuton, ça part en vrilles...

Ben prit son visage dans ses mains en soupirant. Jooshun passa alors sa main sur l'épaule de son petit fils en lui souriant. Ben regarda alors son grand-père sans comprendre.

(Jooshun) - Ben... Espèce de petit ignorant. En moyenne, pour arriver à ce stade de maîtrise du Hahen kaze, il faut trois mois. Tu y es arriver en une dizaine de jours. Tu pense être faible ? En réalité tu es extrèmement doué. Ne t'en demande pas trop. Prends ton temps. Ne place pas la barre trop haut. Si notre village à prit la peine de créer des grades au sein de la profession de shinobi, c'est parce qu'il y a une raison. On ne passe pas du niveau débutant au niveau de maître en un clin d'oeil. Entraîne-toi, comme tu le fais déjà. Ne laisse jamais la volonté de fer des Colfud qui coule dans tes veines faiblir. Et tu deviendra un très grand shinobi, crois-moi.

Le vieil homme et le jeune genin se fixèrent pendant quelques secondes. la lueur pétillante du regard de Ben ravivant dans l'âme de Jooshun la jeunesse et les souvenirs passés. Le vieillard se releva alors difficilement. Jurant encore contre la rouille de ses articulations.

(Jooshun) - Oh bon sang... Arg ! Oh oui, Ben, tu ferais mieux de ne pas trop tarder. Il est 6 heure. Ygoru et toi devez être en bas dans 30 minutes. Va prendre une douche pour te rafraîchir.

(Ben) - Mais grand-père... J'ai épuisé mon chakra pendant cet entraînement. Père va me...

(Jooshun) - T'occupe ! va prendre une douche et ne soit pas en retard. Je m'occupe de ton père. Aller dépêche-toi donc filou !
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 22/5/2009, 19:49

____

30 minutes plus tard, Ben était, pille dans le timing, arrivé dans la cuisine. Itsuna n'était pas encore prête. Ygoru était en retard, et Kûzuko était assis, comme toujours, avec sa tasse de thé, en avance, comme toujours, il attendait, comme toujours. Ben se mit alors droit, à sa place, attendant. Ygoru ne mit pas longtemps à arrivé, les cheveux pas coiffés. Il avait dut avoir une panne d'oreiller. Ben ouvrit la bouche pour dire quelqu'un chose, mais Kûzuko lui coupa aussitôt l'heure sous le pied.


(Kûzuko) - Je sais. Ton grand-père est venu me voir. C'est bien que tu ne néglige pas l'entraînement au taijutsu alors que tu travail dur sur le Hahen kaze, mais tu aurais dut faire plus attention à ton chakra. Il faut savoir doser l'effort et répartir son énergie Ben.

Il y eut un léger silence, puis Kûzuko tourna sa tête vers son fils aîné, attendant sa tasse à la main. Ben avala sa salive et répondit poliment.

(Ben) - Oui père.

Kûzuko termina alors sa tasse de thé et la posa sur le côté. Il se leva et plongea sa main dans sa poche.

(Kûzuko) - Bien. Alors du coup, vu que tu es crevé, tu va aller faire quelques courses avec ton frère.

Il sortit une bourse qui devait contenir pas mal de Ryos, la jeta à Ben qui l'attrapa au vol et continua.

(Kûzuko) - Allez donc faire quelques emplettes. Et pas de bêtises. Revenez pour déjeuner. On reprendra l'entraînement du Hahen kaze cet après-midi, Ygoru tu restera avec nous pour observer et apprendre.

Le jeune frère de Ben arbora alors un grand sourire, partagé avec son aîné. Kûzuko sourit en leur tournant le dos.

(Kûzuko) - Filez avant que je ne change d'avis.

Les deux garçons filèrent.

____

Aux commerces, il ne se passa rien de très interssant. Ygoru passa beaucoup de temps à regarder les nouveaux vêtements. Ben quand à lui acheta quelques armes. Une demi douzaine de shurikens, deux kunais, trois parchemins explosifs, bref, l'équipement rudimentaire du shinobi. Ygoru insista pour acheter un manga intitulé "Naruto shippuden", expliquant à son frère que c'était le dernier à la mode. Malgré le prix exorbitant, Ben cèda. Ils allèrent ensuite passé une heure aux bains pour régénérer au mieux le chakra de Ben.

En revenant des bains, Ygoru et Ben marchaient dans les rues de Chikara, lorsqu'ils passèrent devant le QG. Ben eut alors l'envi soudaine d'aller voir les missions qui s'y trouvait. Son père le trouvait trop peu expérimenté pour s'occuper seul d'une mission, même de rang D, alors que Ben trouvait qu'arracher l'herbe d'un jardin, faire uen course, ou attraper un chien errant était largement à sa porté. Sans demander son avis à Ygoru, il se dirigea alors vers l'entré du bâtiment.


(Ygoru) - Mais... Mais où tu vas ? Hé ho ! Papa veut pas qu'on aille au QG sans son autorisation ! tu va te faire démolir.

Mais ne voyant aucune réaction, il laissa tomber.

(Ygoru) - Oh ! Bon d'accord. Mais si papa veux des explications, je dirais que c'était ton idée.

Ils entrèrent alors à l'intérieur. Pour Ben, c'était devenu vachement plus petit que la dernière fois. En fait, c'était lui qui avait grandit. Le grand tableau avec l'ensemble des missions se trouvait sur la gauche, et il y avait une secrétaire avec une dentition fort particulière.

(Ben) - Bonjour, je voudrais savoir ce que vous avez comme missions pour un seul jeune genin débutant.

(Secrétaire) - Vous êtes ni manchot ni aveugle à ce que je vois ?

(Ben) - Euh... Non.

(Secrétaire) - Et bien allez voir vous même sur le tableau.

Ben fit la moue et se dirigea vers ce fameux tableau. Ygoru suivait de manière complètement innatentionée en lisant son manga. Ben parcouru alors les missions, pas grands chose d'intéressant.

(Ben) * Serveur au restaurant, manutentionnaire pour le marchand d'arme, récupérer le chat perdu de Bee-chan (elle l'a encore perdu celle-là ?!?), a tient... ca c'est intéressant. *

Ordre de mission Chikarate, rang D a écrit:
  • Objectif : Retrouvé l'auteur d'un acte de vandalisme à l'acamédie.
  • Durée : Indéterminée
  • Informations : Une des vitres de classe de l'académie à été brisée à l'aide d'un kunai. Ca ne peut être qu'un étudiant de l'académie, et selon l'état de la fenêtre, celui-ci doit être performant en taijutsu. Retrouvez de qui il s'agit et ammener-le au QG avec vos preuves. Soyez indulgent, c'est un étudiant.

(Ben) - Hum... ca ça peut-être intéressant.

(Ygoru) - De quoi ?

(Ben) - Regarde.

Ygoru prend alors une teinte livide, encore plus livide que sa couleur de peau normale.

(Ygoru) - Euh ouai nan. Prend autre chose. C'est pas super important ça, tu vaut mieux que ça.

(Ben) - Hein ? Tu rigole ? Les déserteurs ils commencent par briser des vitres avant de briser des vies !

(Ygoru) - Mais nan arrête, c'est un kunai perdu. Il à mal calculer son coup et puis il a dut avoir honte. regarde plutôt celle-là.

Ordre de mission Chikarate, rang D a écrit:
  • Objectif : Retrouver, maîtriser et ramener à l'écurie un dodo enragé.
  • Durée : Indéterminée
  • Informations : Un de nos éleveurs à laisser s'échapper l'un de ses dodos mâle. Celui-ci à un caractère assé sanguin et il rôde autour du casino, furieux, dévastant tout. Il traîne souvent prêt des poubelles du restaurant pour se nourrir. Cela fait une semaine qu'il s'est échappé, il faut absolument le retrouver.

(Ben) - Hum... Ouai ok. Je prends.

Ygoru sembla pousser un grand soupir de soulagement. Ben s'inscrit auprès de la secrétaire, toujours aussi aimable, puis ils ressortirent enfin du QG et Ben comprit enfin le malaise d'Ygoru lorsque celui-ci lui expliqua que lors d'un entraînement au lancé de kunai, il lança par erreur l'un de ses projectiles vers l'académie et pulvérisa une fenêtre. Connaissant la réaction qu'aurait Kûzuko en apprenant cela, Ben comprit le comportement de son frère et lui jura de rien dire. Il se promit de passer à l'académie pour discuter de cela avec les responsables.

_______

Ils rentrèrent alors pour le déjeuner, Ben en meilleure forme que tout à l'heure. Puis, arriva le moment fatidique où Kûzuko demandait un rapport de la situation...

Ils étaient tous là autour de la table, Kûzuko, Itsuna, Ben et Ygoru. Jooshun ne mangeait jamais avec le reste du clan, d'ailleur il jeunait et préfèrait méditer dans sa salle d'entraînement, bien que Kûzuko lui répètait que jeuner à son âge n'était pas bon pour sa santé. Ils avaient tous leur bol de riz blanc dans les mains, et ils mangeaient en silence, comme toujours, lorsque Kûzuko posa son bol, fatalement.


(Kûzuko) - Ben, tu es prêt pour reprendre l'entraînement ?

Ben bascula lentement sa tête vers son père.

(Ben) * Comment lui expliquer...*
- Et bien, en fait...


(Kûzuko) - Quoi ? Tu n'as pas eut assé de temps pour récupérer ?

(Ben) - Si si. Mais.. Je suis passé au QG.

(Kûzuko) - Au... QG ? Je croyais vous avour dit d'aller aux commerces. Aux bains passe encore, pour régénérer ton chakra, mais qu'êtes vous aller faire au QG ?

Ygoru baissa les yeux, se cachant dans son petit bol de riz.

(Ben) - je suis aller voir la liste des missions, père.

Kûzuko ferma les yeux et soupira. Itsuna souriait.

(Kûzuko) - Ah... C'est arrivé plus vite que je ne le pensais...

Le père ouvrit les yeux et recommença à manger. Entre deux bouchées, il demanda la suite :

(Kûzuko) - N'oubli pas de continuer à t'entraîner Ben. L'entraînement est la clé de la réussite. Ton grand-père m'a fait part de tes inquiétudes. Ne t'en fais pas, avance. C'est tout.

Ben sourit à son père, mais celui-ci ne le ramarqua pas. Ygoru fut fort surpris, mais il ne commenta pas. Le patriarche reprit immédiatement.

(Kûzuko) - Qu'avez vous acheter ?

(Ben) - Quelques shurikens, des kunais, et des parchemin explosifs. On a regardé dans le reste des magasins.

(Kûzuko) - très bien. Ben, tu es libre cet après-midi. Mais il serait préférable que tu ai fini ta mission pour demain, car tu dois reprendre l'entraînement rapidement. Ygoru, tu passera ton après-midi avec moi, nous allons travailler un peu ton ninjutsu.

Ygoru fut plus que surpris que son père s'occupe personellement de lui. Il en laissa ses baguettes tombées dans son bol et resta bouche bée, sous le regard amusé d'Itsuna. Quand à Ben, il réfléchissait déjà à un moyen éfficace d'immobilisé un dodo enragé...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Hayamaru le 22/5/2009, 20:20

Hey, mais qu'est-ce que tu fais ?

La question de Sheinji ne me surprenait pas.

Pourquoi je décide qu'on parte cette nuit ?
-Oui. On cavale depuis trois jours. Laisse-nous nous reposer !
-T'as déjà vu une infiltration de jour se faire dans un village aussi puissant ? Sans vouloir vanter le mérite chikarate...
-Une infiltration ? Mais ton piaf nous as dis que Delze avait prouvé notre innocence.
-Écoute, m'en veux pas mais j'ai plus aucune confiance en les dirigeants du village. A cause d'eux et de leur stupidité on a failli laisser notre peau à plusieurs reprises.
-l'air dépité - ... Comme tu veux...


Nous sommes donc partis, sans Takeshi qui est trop faible pour prendre part à l'opération.
De toute façon, malgré mon pessimisme; je savais que mon invocation disait vrai.
Peut-être que j'avais décidé de tenter de rentrer par effraction juste pour me la jouer. Je n'en savais rien. Dans ma tête, depuis quelques temps ça commençait à se bordéliser...

Il m'arrive de ne pas réfléchir à mes actes. J'ai l'impression de me sentir étranger par rapport aux autres, de temps en temps.

Le mal-être de l'adolescence existe-t'il chez les ninjas ?

Non, je n'en crois pas un mot. La volonté de puissance et de domination apparaît forcément à un moment ou un autre dans la vie d'un shinobi.
Pas chez moi.
Sauf quand je combat.
Pas quand je suis avec mes amis.
Sauf quand quelqu'un m'énerve.
Sauf...

Nan, laisse tomber, c'est pas le moment de philosopher.

Peut-t'on remettre en question l'autre ?

Oui, la preuve, je n'aime pas ceux que je méprise et je méprise ceux que je n'aime pas.

Et soi-même ? Un regard objectif sur son propre regard, subjectif ?

Affirmatif ? Nan, je ne me dégoûte pas encore assez pour m'en vouloir.

On arrive.

Enfin les grandes murailles cernées par le majestueux désert s'offrent à notre vue.

Restez là.

Je leur tend mon paquetage, mais retire une couverture de camouflage, grise, se fondant parfaitement sur le sable assombri par cette nuit.

-J'y vais, je vous fait signe quand vous devez venir.
Sheinji – Ok...


Je me dissimule dans l'obscurité nocturne, et me dirige vers les portes à grands bonds. Le premier garde apparaît à ma vue. Je m'arrête devant lui, prend un appui ferme sur le sable, et bondis sur vers la gauche du garde ; je le dépasse, il remarque, intentionnellement, et s'avance, curieux. Débile, certes, mais curieux.

Garde – Euh ?

BAM !

Un violent coup de foureau, et le v'là au tapis. Je prends son apparence, m'empare de sa hallebarde, et dissimule le corps sous la couverture. Il en reste 2...

-Hey, les gars, on change de tour de garde.
-Nan, tu viens de prendre ton tour, ça va pas non ?


Tant pis.

VLAM ! VLAM !

Deux coups de bâton coup sur coup et je suis débarassé d'eux pour un petit moment. Je les enferme tous les 3 dans leur poste de garde, et siffle à travers le désert. Quelques minutes plus tard, Sheinji et Otarin me rejoignent.

Otarin – Et bah, c'était rapide !
Sheinji – Je sens qu'on est pas, dans la merde !
-Ho c'est bon, j'ai fait un travail propre quand même. Bon allez on y va. On a encore du boulot avant de finir notre mission.


Nous pénétrons dans le village.

-On se dirige vers où, Haya ?

La question d'Otarin n'était pas bête. J'en avais strictement aucune idée en fait.

-Je pense qu'on devrait fouiner des infos dans un bar pas net. Z'en pensez quoi ?
-Pas bête comme idée.


Nous dirigeons donc vers les bas quartiers du village.

-Merde les gars ! Une patrouille !

Cet imbécile aurait dû crier plus fort.

-Attrapez-les !!!
-Et merde...


Une équipe comportant un Jounin, ça nous laisse peu d'oportunités... LA FUITE !!!

Trop tard, on est maîtrisés bien trop rapidement. Tschhh... Je les hais...

Ils nous emmènent au quartier général, non. En prison, puisqu'on est des fugitifs. Ha bah non, on va bien au QG.

-Faites réveillez le Kage, on a une jolie cueillette à lui présenter.

C'est bien ce que je pensais... On est pas acquittés... Ils veulent d'abord nous humilier.

-Qu'est-ce que je t'avais dit, Sheinji ? J'avais bien raison, finalement. Voilà, maintenant on est foutus.

Finalement, le Kage se pointe. J'ai vraiment de lui déchirer sa sale face de...

-Libérez-les.

...

Pardon ?

Nos menottes nous sont enlevées et le Big boss nous invite dans son bureau.

Il s'asseoit, puis prendre la parole, personne ne sachant visiblement quoi dire.

-Je suis... navré... Il s'agit... d'une regrettable erreur de jugement.
-VOUS DÉCONNEZ ?! Ces connards de flic ont failli nous tuer !!!
-Je sais, c'est pourquoi je vous demande d'accepter mes excuses. Je suis prêt à vous concéder ce que vous voudrez...
Otarin – 1 million de ryos.
-Dans la limite du raisonnable, bien sûr.


Des mots secs et cassants accompagnés d'un magnifique regard des plus sombres. Tain, il a trop la classe notre Kage. Même si je le déteste toujours.

-Perso, je veux juste qu'on me foute la paix et qu'on me laisse me démerder.
Sheinji – Moi, je veux rester dans l'équipe que Haya.
Otarin – Bon, bah moi aussi alors.
-Très bien, et ça tombe bien, car j'ai une mission à vous attribuer.
-Génial, comme ça on restera pas plus longtemps ici.
-Vous devez arrêter un fauteur de troubles mahousard, qui s'est échappé de son village et est donc considéré comme déserteur. Il est recherché par Chikara, mais aussi Gensou et Mahou bien entendu. C'est pourquoi cette mission se fera en coopération avec les 2 autres villages. Chaque village a dépêché une équipe pour cette mission. Chacune un Jounin. Je n'ai pas trouvé de Jounin disponible, c'est pourquoi vous serez donc la 2ème équipe de Chikara.
-La 2ème ? Qui est la première ?
-Elle est composée de gens que vous connaissez bien. Samashi Delze, Tameiki Keitaro notamment. Et deux autres genins.
Sheinji – Ca va être bon de les revoir ces deux-là.
-Vous partirez au matin, puisque nous sommes déjà ce que j'allais appeler « demain ». Ils sont partis hier. Vous avz la nuit pour vous reposer. Le fait que vous soyez arrivés ici en pleine nuit m'intrigue, mais les ennuis que le village vous a causé ne joue pas en ma faveur, c'est pourquoi je ne m'intéresserai pas à ceci.
-Ok, on va pioncer alors. Chez moi, les gars.
-Une dernière chose...
-Oui ?
-C'est une mission dite « de coopération ». Mais il va sans dire que Chikara DOIT capturer ce fugitif seul. Vous devez devancer les autres villages. Vous avez carte blanche, la récompense sera conséquente, mais soyez raisonnable. Pas de boucherie non plus. Nous sommes en période de paix.
-Ok, c'est parti !
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 23/5/2009, 00:22

Ordre de mission Chikarate, rang D a écrit:
Objectif : Retrouver, maîtriser et ramener à l'écurie un dodo enragé.

Durée : Indéterminée

Informations : Un de nos éleveurs à laisser s'échapper l'un de ses dodos mâle. Celui-ci à un caractère assé sanguin et il rôde autour du casino, furieux, dévastant tout. Il traîne souvent prêt des poubelles du restaurant pour se nourrir. Cela fait une semaine qu'il s'est échappé, il faut absolument le retrouver.

Ben observe l'ordre de mission tout en réfléchissant. Il se trouvait au milieu des commerces, face au casino. Le soleil avait déjà commencer à descendre de son zénith. Ben, équipé de ses nouvelles armes fraîchement achetées le matin même, regarde alors les alentours. Rien de particulier. Les rues commerciales sont bondées, les gens circulent comme si de rien ne n'était. Aucun dodo furieux à l'horizon. Il regarda de nouveau l'ordre de mission.

(Ben) *Les poubelles du restaurant...*

Le jeune génin doit s'aquitter seul de cette banal mission. Il repense alors furtivement à son frère en train de s'entraîner avec leur père. Puis il ferme les yeux et tente de ressentir tout ce qui se trouvait dans l'enceinte, très restreinte, de son En. Rien d'anormal.

(Ben) *Bon sang... Je pars de presque rien pour trouver cette sale bête...*

Le genin avança alors lentement à travers la rue. Un gamin passa alors rapidement devant lui, manquant de le bousculer. Il portait beaucoup de nourriture dans ses bras. Ben se demandait pourquoi les adultes avaient toujours cette facheuse manie d'envoyer leurs enfants faire les courses à leur place. Un peu sur la gauche, le marchand d'arme venait de vendre quelques kunai à un autre jeune genin. Le marchand remarqua Ben et lui fit un geste amical en rappel de l'affaire qu'ils avaient conclu le matin même. Ben lui lança un sourire avant d'observer de nouveau les alentours. Un dodo enragé ne devait pas être très doué pour la discrétion. Enfin, c'est ce que Ben pensait. Il rangea alors l'ordre de mission dans l'une des poches intérieures de sa veste et avança vers le restaurant.

La serveuse le regarda arrivé avec ses gros sabots. Elle s'exclama avec de grands airs :


(Serveuse) - Ah ba enfin ! Ca fait une semaine que j'ai peur de sortir les poubelles, vous tomber bien.

(Ben) - Que... ?

(Serveuse) - Vous êtes un shinobi non ?

(Ben) - Euh.. Oui.

(Serveuse) - Je sais, vous êtes là pour ce maudit dodo. Inutile de le préciser c'est pas tout le monde qui à les cheveux blancs à votre âge. Vous êtes un membre du clan Colfud, ça devrait donc être règler en peu de temps. Mais dépêcher vous quand même...

Ben fut à la fois vexé, honnoré et abassourdi. La serveuse était jeune et fort mignonne dans son petit tablier trop serré. Elle rentra aussitôt dans le restaurant chercher le chef. Ben n'attendit pas leur retour pour entrer à l'intérieur. Le restaurant était d'une propreté qui laissait un poils désirer à son goût. Mais Ben était un gros maniac, alors il prit sur lui, mais ce n'est pas lui qui viendrais manger ici. Il remarqua qu'il restait des trace de ramen renversé sur l'un des tabourets. Ben fit une grimace en passant son doigt sur la tâche. Au même moment, le chef arriva avec un grand sourire.

On aurait dit la caricature extacte du chef cuisto. Gros, gras, les yeux petits le tout sur un visage d'imbécile naïf et excentrique complètement extravertit. Son tablier était maculé de nombreuses tâche de diverses nourritures mélangés avec maladresse sur ses vêtements ou parce qu'il devait s'essuyer les mains. Maintenant, passer ses mains sur ce tablier revenait à se les salir plus encore. Ben eut un vertige en voyant cela. Le chef lui tendis une main graisseuse pour le saluer. Ben ne prit pas cette main mais lui lança un grand sourire exagérer pour s'excuser de ne pas pouvoir lui serrer son membre.


(Cuisto) - Bien le bonjour, bon vous avez lu l'ordre de mission ?

(Ben) - Euh... Oui. Toujours sous l'effet du dégoût.

(Cuisto) - Le gars du casino, un vrais bourg', m'a donné son autorisation pour demander l'aide d'un shinobi. On a vraiment besoin de vous. Non pas qu'il soit très dangereux ce dodo... Mais il fait peur quoi. Il hurle en faisant des figures absolument démentielles avec son corps. En plus de térroriser ma serveuse qui ose même plus sortir les poubelles parce que ce volatile passe son temps a venir fouiller dedans pour se nourrir, il effrai les gens du casino. Généralement lorsque le soleil se couche. On en a marre quoi. Il est vraiment effrayant vous savez...

Ben laissa un grand silence, tentant de prendre sur lui pour ne pas vomir. Il eut un gloussement, s'apprêtant à parler.

(Cuisto) - Euh... C'est le récit du dodo qui vous donne la nausée comme ça ?

(Ben) - Euh... Nan, na.

(Cuisto) - Tant mieux parce qu'en vrais il fait vraiment peur.

Ben préfèra ne pas relever tout de suite. Il prit une grande inspiration en mettant une main sur son torse.

(Ben) - Et... euh... Il mange quoi dans vos poubelles ?

(Cuisto) - Ba, des trucs de moineau. Il bouffe les restants de salade, surtout. Mais je vois pas l'intérêt ?

Le genin ne répondit pas. Il eut un haut de coeur en faisant l'erreur de regarder une fraction de seconde le tablier du cuisinier. Heureusement celui-ci retrouna à ses préparations...

(Cuisto) - Bon je vous laisse, les clients n'attendrons pas. Ma serveuse est à votre disposition.

Et au grand soulagement de Ben, il disparu dans l'arrière boutique. La serveuse croisa les bras sur un air un peu agacé et répliqua avec amertume :

(Serveuse) - Dites-moi, vous allez rester planté là longtemps ?

(Ben) - Hein ? Euh... Oh ! Pardon... Vous pouvez me montrer où vous mettez les poubelles ?

(Serveuse) - ...

(Ben) - M'indiquer où vous mettez les poubelles ?

(Serveuse) - Derrière, a droite, le tas d'immondices.

Ben ne prit pas la peine de remercié la garce trop peu aimable. Il sortit alors du restaurant et contourna lentement le bâtiment. Lorsqu'il aperçu les poubelles, il vit également l'interessé : une floppé de plumes mouvante qui faisait des mouvement de bectée envers un tas de salade fraîchement jeté. Mince ! Le dodo était là, Ben n'était pas prêt. L'occasion était trop belle. Sans réfléchir, il utilisa le seul ninjutsu qu'il connaissait, espèrant que ça déstabiliserait suffisament l'oiseau pour permettre à Ben de l'attraper.

(Ben) - Fuuton, Funkaze !

La puissante bourasque de vent partie rapidement de la paume de Ben en sifflant. Le dodo releva la tête, inquiet. Il poussa un cris de surprise de volatile entièrement ridicule. La bourrasque souffla la bestiole comme un bout de feuille. Ben commença à courrir pour lui donner un coup fatal dans la chute de l'oiseau et ainsi l'immobilisé. Il courut à toute vitesse tandis que le dodo atteingnait le sommet de son vol. Ben serra les poings, paré. Mais l'oiseau décrivit un magnifique salto, version dodo, en plein vol, déployant ses ailes il bondit, trop rapidement pour être suivit, et disparut un peu plus loin sous les yeux remplis d'une grande déception du genin.

Ben se laissa alors tombé rudement au sol, en tailleur. Il laissa échapper un gros soupir et pesta contre le dodo, l'injuriant de tous les noms dans sa tête. Les mouches qui volaient autour des poubelles eurent la mauvaise idée de venir voler autour du visage de Ben. Le jeune garçon fit une grimace. Puis un geste pour en chasser une. Un autre geste pour en chasser une autre.


(Ben) - Puré !

Ben se redressa alors d'un bond, et dans une magnifique tornade, mêlant sa colère, sa déception et sa rage, il utilisa son Ryuken et pulvérisa les mouches comme de vulgaires vermines qu'elles étaient bel et bien. Les corps des petits insectes tombèrent alors les uns après les autres autour de Ben qui dissipa son Ryuken. Sa respiration était forte et saccadée. Il ferma les yeux et se força à se calmer. Il croisa les bras et repensa à toutes les infos sur ce petit dodo récalcitrant, qui n'était pas si térrifiant que ça.

(Ben) * Bon... Il aime la salade... Il viens souvent se servir aux poubelles du restaurant. Il traine au crépuscule près du casino. *

Ben réfléchit alors un moment. Puis son regard se posa sur la feuille de salade que le dodo avait lâché de son bec lorsqu'il avait entendu le funkaze arrivé sur lui. Les pupilles de Ben se dilatèrent et un sourire en coin se dessina son sur visage.


Dernière édition par Ben Colfud le 23/5/2009, 00:24, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 23/5/2009, 00:23

___________

Le soleil venait d'entamer son baiser avec l'horizon, horizon qui allait l'avaler goulument. Le crépuscule dansait avec douceur dans les lueurs orangées du prince du jour qui souhaitait une bonne soirée aux chikarates. Le casino allait bientôt recevoir la majeure partie de sa meilleure clientelle tout en redoutant la venue d'un visiteur indésirable. Mais un genin avait décidé de changer la donne.

Ben était allongé sur un toit à côté du casino. Il regardait attentivement ce qui se passait. Il tenait dans sa main un bout de ficelle. Ce bout de ficelle partait jusque dans la ruelle avec à l'autre bout un épais amas de salade grossièrement attaché. Le piège était tendu.

Un joueur du casino sortit alors en criant. Apparement il avait gagné une grosse somme. Tant mieux pour lui. Ben ne devait pas relâché son attention de ses feuilles de salade. Mais Ben n'eut pas à attendre longtemps. Les informations étaient très justes. Le volatile accourut alors à toute vitesse, de manière pataude à travers la rue. L'homme qui avait gagné une grosse somme d'argent poussa alors un grand cris d'effrois en voyant le dodo lui crier dessus comme un T-rex. Ben tenta de ne pas rire tellement les deux protagonistes étaient ridicules, si on pouvait nommé le dodo comme un protagoniste... La bestiole fit de grands gestes comme un vélociraptor et le gagnant laissa alors échappé son butin en courrant comme une tapette. Le dodo se mit alors à faire un numéro de claquettes au milieu de la rue commerciale. Les gens hurlaient en partant dans la direction opposée. Deux employés du casino se battaient pour savoir lequel d'entre eux allait partir prévenir le patron et lequel allait plonger au sol pour récupérer les gains laissés au sol par le fuyard. Contre toute attente, Ben dut utiliser sa volonté pour ne pas exploser de rire tellement c'était hilarant. Après avoir fait un mixte d'une danse affreuse consistant à faire des tours sur la tête, tout en faisant des mouvements bizarres avec ses pattes, le dodo commença à faire un huit au milieu de la rue en grognant comme un chien enragé tout en se déplaçant à la manière d'un pigeon en bougeant sa tête d'avant en arrière. Ben n'en pouvait plus. Il bougea alors légèrement son poignet et les feuilles de salade firent le même mouvement.

Le dodo s'arrêta net. Hochant la tête vers une proie potentielle. Il commença alors a s'approcher comme un felin en pleine traque. Les yeux plissés, le cou courbé. Pire que ridicule. Il ouvrit le bec et lança alors son cou pour attraper la salade. Mais la salade recula de cinquante centimètre d'un seul coup. Le dodo, surpris, hocha la tête et répèta sa petite manoeuvre censé évité de se faire repérer par les feuilles de salade. Mais lorsque qu'encore une fois le dodo s'apprêta à se jeter dessus, les feuilles de salade reculèrent. Le dodo hurla alors et se mit à courrir à toute vitesse vers sa proie qui glissa alors à toute allure sur le sable des rues de Chikara.

Ben courrait sur les toits, passant de toits en toits avec habilité. La ficelle bien sérrée dans sa main. Il jetait un oeil de temps à autre pour être sur que le dodo suivait bien. La bestiole donnait des coup de bec dans le vide en espèrant choper la salade. Ben voyait l'arriver : le restaurant. Heureusement que son endurance et ses capacités en taijutsu étaient plutôt correctes, car un dodo ça court vite quand même. Mais ce dodo là semblait appartenir à une race à part...

Il y eut un virage. Le dodo tourna en hurlant comme un rapace mutant contrarié. Puis, l'oiseau s'arrêta. Les feuilles de salade glissèrent alors lentement sur le sable pour rejoindre le jardin d'eden des dodos : un véritable tas de salade fraîche et bien verte soigneusement entreposé prêt des poubelles en plein milieu de la rue. Des étoiles brillèrent dans les yeux du dodo qui entama une danse similaire à une valse en direction de ce trésor fabuleux. Il fit quelques bond majestueux et quelques vrilles fabuleuses. Dans l'obscurité des toits de Chikara, un sourire sadique brillait discrètement. Le dodo se jeta alors par un magnifique saut de l'ange, de sau hauteur, sur les feuilles qui le narguaient depuis le casino. Son bec se referma alors enfin sur ces petites vicieuses pleines d'un goût de victoire. Mais un bruit étrange vint perturbé l'utopie de ce stupide animal.

Ben lâcha sa ficelle inutime désormais. Il plongea sa main sous sa veste et en sortit un kunai qu'il lança un peu audessus du dodo. Un grand filet de pêche était tendu au quatre coins de ce carrefour entre deux ruelles. Le dodo prit alors une expression bouche bée, le filet ce refletant dans ses pupilles qui cette fois lui envoyait le goût de la défaite. Le kunai coupa une corde, la corde glissa alors des quatre coins et laissa tomber le filet sur l'animal qui commença à se débattre en poussant des cris et en prennant des positions qu'un dodo normal n'aurait jamais pris même dans une situation pire que celle-ci... Ben descendit d'un bond de son toit et il attrapa les bouts du filet pour en faire un noeud. Il se retrouna vers le poissonier qui le regardait avec sa femme en souriant. Il leur adressa un signe de main et commença à tirer le dodo qui lançait de grande protestations dans un language qui ne semblait pas être celui de sa race d'origine.

Ben traîna le phénomène vers les vieux cartiers de Chikara où se trouvait les écuries. La bestiole, après une demi-heure de folie, avait finalement renoncer à se débattre. Ben, éssouflé, s'arrêta alors contre une bâtisse et fit une pause. La nuit était déjà bien tombée.


(Ben) - Quelle saleté... Tu m'aura bien crevé toi piaf cinglé ! J'te jure, si jamais un jour je dois...

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un shuriken fila vers lui. Ben fit alors une parfaite roulade sur la droite. Il lâcha le filet et se mit aussitôt en posture de combat en activant son Ryuken. La lueur bleu de son chakra illuminait un peu les rues sombre. Ben observait partout autour de lui. Qu'est-ce que ce dodo pouvait bien avoir de particulier ? trois projectiles arrivèrent alors plus rapidement. Ben les sentit venir de derrière lui, il se retourna, donnant un coup large de bas en haut avec son Ryuken. Sa main remplie de chakra brillant percuta les trois kunais qui tombèrent rudement à terre.

(Ben) * C'était pas une mission de rang D à la base ?! *

Trois silhouettes sortirent alors de l'ombre, bondissant vers le centre de la ruelle. Il s'agissait de trois gamins, sûrement des étudiants à l'académie. Des petits durs qui voulait faire leur loi. Le plus grand portait un foulard orange en guise de bandeau frontal. Il prit un air d'autorité qui n'allait pas avec sa voix fluette et le rendait absolument pas crédible.

(Gamin) - Ecarte-toi de ce dodo et fou le camp.

(Ben) - Hein ? Et pourquoi cela ?

(Gamin) - Discute pas ou on te défonce ta geule.

Ben sourit. Il dissipa son Ryuken, ils étaient inoffensifs. Il croisa les bras et s'amusa un peu.

(Ben) - Et ba quoi ? Qu'est-ce que vous lui voulez à ce dodo ?

(Gamin) - Ce dodo... C'est moi qui donne les ordres et tu ferme ta geule !

(Ben) - Pourquoi est-il si important bon sang ?

Un autre gamin donna un coup de coude au premier et lui chuchota quelque chose à l'oreille. Le gamin au foulard orange reprit alors après s'être éclaircit la voix :

(Gamin) - C'est notre ami, on refuse de le voir retourner en cage.

Ben se courba alors en avant devant la surprise de l'argument. Il explosa alors d'un rire provoquant. Décidément c'était la mission des comiques. Il mit du temps à se calmer. Ce que ça faisait du bien de sortir un peu du manoir et de voir autre chose que la mine sévère de Kûzuko. Ben prit alors un air sérieux.

(Ben) - Je suis désolés gamins, mais ce dodo est un fauteur de trouble. Une demande à été envoyer au QG pour qu'il soit traquer, capturer et rammener à l'écurie. Alors écartez-vous de mon chemin, je n'ai pas envi de vous faire du mal pour une simple mission de rang D comme celle-ci.

(Gamin) - Gamins ? Je vais te montrer si on est des gamins tu va voir.

Le gosse bondit alors en avant, le poing en premier dans son assaut. Ben bascula juste son corps de droite à gauche dans une esquive bien trop simple. Le garçon écrasa sa main contre le sol avant de se retourner vers le genin pour lui mettre un coup de l'autre bras. Ben fut bien plus rapide. Il lui plaça un bon uppercute dans le menton, le faisant décollé.

(Ben) - Kuma chokugeki no jutsu.

Puis, le genin fit un demi tour, plaçant son bras sur le côté, frappant le garçon avec force dans la rotation avec son coude. Le gosse fut alors projeté en plein vol vers ses camarades. Il tomba au sol, faisant plusieurs tonneaux avant de s'arrêter en suffoquant. Les autres gamins eurent alors une réaction de surprise caractérisant généralement l'action suivante : la fuite. Ben se retourna lentement et rit aux éclats. Lorsque les gamins furent partis, sèmant derrière eux un shuriken et trois kunai que Ben, en grand économe, prit soin de récupérer pour sa propre utilisation, le genin attrapa de nouveau le filet contenant l'oiseau abrutis qui dormait lourdement.

Il arriva une bonne demi-heure après près des écuries où il déposa le volatile de malheur. Il attacha le tout soigneusement, plantant le noeud du filet dans le sol avec un autre kunai. Puis, Ben partis enfin au QG cherché sa récompense.

______

Lorsqu'il ressortit, il était déjà bien trop tard. Il allait passé une petite nuit. Mais au moins il avait gagné quelques ryos d'argent poche. Il admira furtivement la lune en restant planté devant l'entré du QG la tête levée vers le ciel. Le lendemain il reprendra son entraînement sur le Hahen kaze. Il remarqua cependant que les étudiants avaient tendances à se rebeller ses derniers temps... Il se jura d'en parler à son père, comme bien des choses qu'il se jurait de faire et qu'il oubliait. Il rentra alors pensivement vers le manoir des Colfud en jonglant avec kunai. Une plume de dodo était resté accrochée à ses cheveux...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 23/5/2009, 03:36

13 jours après la mission du dodo enragé...

Les dunes de sable étaient caressées par la douce voix fluette du vent chikarate en ce bel après-midi. Le ciel était entièrement dégagé, sans un seul nuage. Le ciel azur donnait un caractère légèrement emblèmatique au paysage désertique de Chikara. Le soleil couvrait le tout de ses morsures taquines, chatouillant la peau des chikarates avec sa langue brûlante. Le manoir des Colfud était baigné dans la douceur des rayons solaires, pourtant, ce n'est pas dans celui-ci que se déroulait le vif du sujet.

_____


(Ben) - Fuuton, Hahen kaze !

De parfaites petites lâmes de vent partirent de manière simultanée de l'ensemble de la surface du corps de Ben, se mettant à tournoyer dans un rayon de 1m75 autour de lui. Les lâmes lacèraient le sol et l'air, broyant même le sable qui flottait dans les courants d'air passant par là. Un son de vent puissant tournait autour du genin qui maintenait un sceau de main lui permettant de canalyser le jutsu. Au bout de deux minutes, il lâcha le sceau de main et les lâmes se dissipèrent pour se perdre dans le décord avec style. Ben releva doucement la tête vers son père avec un grand sourire.

Kûzuko lui rendit le même sourire en applaudissant lentement.


(Kûzuko) - Et bien mon fils, tu as déjà réussi.

Ben prit une expression surpris. Il prit une posture des plus droite malgré les longues heures d'entraînement qu'il venait d'effectuer. Il prit un air sévère, les yeux fronçés.

(Ben) - Déjà ? J'ai mis presque un mois pour maîtriser cette technique de rang D ! C'est beaucoup trop long...

(Kûzuko) - Comment ?

Le père s'avança alors vers son fils, ses longs vêtement flottants au vent.

(Kûzuko) - Je croyais que ton grand-père te l'avais déjà expliquer. Pour ton niveau, apprendre une telle technique en si peu de temps c'est exeptionnel.

(Ben) - Un mois ? Une performance exeptionnelle ? Vous plaisantez père ?

(Kûzuko) - Est-ce que moi, ton père, j'oserais mentir à toi, mon propre fils ?!

Ben ne répondit pas. Kûzuko mit ses mains dans son dos, regardant son fils d'un air hautain.

(Kûzuko) - La plupart des genin de ton âge ne maîtrise même pas le changement de nature comme toi. Tu maîtrise déjà le changement de nature et le changement de forme à des niveaux de chuunin débutant. Tu as l'entraînement et le talent. Ce qu'il te manque, c'est la maturité, l'esprit d'équipe, etc, bref, toute la formation d'un genin.

Ben se redressa, prennant sur lui les effets de la fatigue, prennant la fiere allure des Colfud, la même que son père. Le menton droit, vers le ciel, les membres le long du corps, l'air supérieur. Il écoutait les enseignements de son père avec attention.

(Kûzuko) - Tu maîtrise déjà bien le Ryuken, moi même je n'étais pas capable d'aussi bien à ton âge.

Ben fut surpris que son père soit aussi personnel avec lui. Une telle révèlation le rendit bouche bée.

(Kûzuko) - Tu ne te rends pas compte. Tu as un réel potentiel. Mais soit patient. Tu maîtrise deux jutsus fuuton, le Ryuken, et les rudiments ninjas. C'est plutôt correct. Plus que correct... Pour un genin. Tu devrais prendre ton temps pour t'entraîner. Je t'enseignerais un nouveau jutsu lorsque tu aura fais tes preuves.

(Ben) - "Fais mes preuves" ?

Kûzuko ne répondit pas et fit vol-face. Avançant lentement vers le manoir sous les yeux ébahis de Ben qui le regardait sans rien comprendre. Le patriarche disparut par l'entrée arrière de la salle d'entraînement. Ben observa la porte se refermer sur le passage de son père. Il relâcha alors sa posture et regarda ses pieds.

(Ben) * Faire mes preuves ... ? *

Le jeune genin rentra dans le manoir et monta directement à l'étage pour aller voir son grand-père dans sa salle d'entraînement, comme d'habitude.

Jooshun était assi en tailleur, face à son autel, les yeux fermé, formant un sceau de main, semblant très concentré. Ben arriva en criant tout exité.

(Ben) - C'est bon grand-père ! Je le maîtrise enfin ! Le Hahen kaze ! Ca y est !

Jooshun laissa tomber ses mains sur ses genoux en soupirant. Il loucha au plafond en jurant dans sa tête avant de prendre sur lui et de se retourner avec un sourire forcé.

(Jooshun) - Ah ! Ba c'est très très bien ça Ben ! A quand le Kazeno Tate ?

(Ben) - Le quoi ?

Jooshun se leva, tout en jurant contre son arthrose, et marcha doucement vers son petit-fils.

(Jooshun) - Kazeno Tate. C'est un jutsu de type fuuton lui aussi. Une technique de rang D qui consiste à utiliser son chakra de manière très précise pour arrêter des projectiles et même les renvoyer. Il faut utiliser une grande quantité de vent afin de dévier les attaques de faible niveau. Ce jutsu joue sur la précision et la puissance tout en combinant l'amplitude. Je suis certain que c'est le prochain jutsu que ton père va t'apprendre.

Ben fit alors la moue.

(Jooshun) - Qu'est-ce qu'il y a ?

(Ben) - Merci de me gâcher la surprise...

Jooshun avait au moins réussi à briser le surenthousiasme de son petit fils et à le rendre plus calme. Mais se sentant un peu coupable, il croisa ses bras et dit avec un grand sourire :

(Jooshun) - Ca te dirais un petit entraînement ?

(Ben) - Au Ryuken ?

(Jooshun) - Evidement au Ryuken !

Un grand sourire se dessina sur le visage de Ben comme Jooshun l'attendait. Le vieil homme recula alors de quelques pas et se mit en posture de kung fu. Il activa son Ryuken. Le chakra bleu concentré aux extrémités de ses mains était bien plus clair, lumineux et menaçant que celui qui parcourait habituellement les mains de Ben. Le veillard décrivit alors un demi cercle avec son bras droit.

(Jooshun) - Aller Ben ! En garde ! Montre-moi donc tes progrès.

Le jeune genin fit un bond en arrière, prenant à son tour la posture de combat et activant son Ryuken. Forcément, face au contrôle afirmé du chakra de Jooshun, celui qui parcourrait les mains de Ben semblait être de la gnognote. Pourtant, la couleur et la puissance qui s'en dégageait était correcte, du moins, pour son niveau. Ben plaça ses avant bras en croix devant lui et les écarta d'un coup de manière rapide en guise de provocation.

(Ben) - C'est partis grand-père !

Avant que Jooshun le lui ait ordonné, Ben partit en flèche vers son adversaire. Les coups commencèrent alors à fuser. Ben porta un coup direct vers le torse de Jooshun. Le vieil homme para merveilleusement. Notez que l'arthrose du veillard avait subitement disparue... Jooshun para alors un second coup bien plaçé vers l'épaule, puis un autre coup ciblant de nouveau son torse. Ben donna alors un coup avec sa paume sur le ventre de Jooshun, mais Jooshun le prit de vitesse, passant son bras devant lui en faisant un cercle, touchant le bras de Ben et l'envoyant valsé sur le côté gauche de la salle d'entraînement.

Ben percuta un mannequin d'entraînement de plein fouet dans un fracas épouventable. Le vieil homme se mit alors bien droit, son bras tendus vers Ben, un sourire aux coins des lèvres.


(Jooshun) - Et bien ? Tu en as déjà assé ? Je pensait que tu avais progressé, et non pas regressé...

(Ben) - Yyaaah !

Le jeune genin sortit alors en hurlant de derrière le mannequin. Bondissant en tentant de frapper son grand-père au visage en retombant. Jooshun esquiva rapidement et amena son bras vers l'avant. Ben fit un pas sur le côté et recommença à donner des coups. Un coup vers le menton. Jooshun releva la tête et donna un grand coup de genoux dans le ventre de son petit-fils. Ben hurla, mais il utilisa sa volonté pour enchaîner. Là était la plus grande force des Colfud. Le jeune genin donna alors un coup rapide vers le torse, paré, puis un coup vers l'épaule droite, évité. Son grand-père était un maître dans l'art du taijutsu et du Ryuken. Mais Ben ne perdait pas espoir. Il donna une série de dix coups sur l'ensemble de la surface torse-ventre de son grand-père. Mais alors qu'il pensait le toucher, il ne voyait pas que son grand-père parait toutes ses attaques en bougeant aussi rapidement qu'un fauve ses bras et ses mains, les Ryuken respectifs de Ben et de Jooshun se percutants en de grands bruits de chakra. Puis, Ben passa sa main sur le flanc gauche de Jooshun. Celui-ci pensait esquiver, mais il tomba dans une belle feinte. Ben fit un magnifique pas glissant, faisant un tour complet sur un appuis et se retrouvant dans le dos de sa cible, à sa merci. Il envoya alors un grand coup de la paume, technique puissante du Ryuken.

Mais le coup ne fit pas le bruit prévu. Jooshun avait placé ses mains en croix, posées sur son dos et il pesta :


(Jooshun) - Ben, c'est pas gentil d'attaquer la colone vertébrale d'un veillard souffrant de rhumathismes...

Il se retourna alors d'un coup vif et donna un violent coup avec le dos de la main en plein dans le visage de son petit fils qui effectua de nombreuses vrilles en plein vol avant de s'étaler au sol quelques mètres plus loin. Ben toussa en crachant un peu de sang sur le sol rembourré. Il avait une marque sur la joue témoignant du coup qu'il venait de se prendre. Il se relevait très lentement, désorienté. Son chakra toujours autour de ses mains. Jooshun fit une magnifique rotation en faisant quelque figures aussi ridicules que provocantes avec ses bras. Il lança un grand sourire narquois à Ben.

(Jooshun) - Aller petit ! Tu vaut mieux que ça ! Tu m'avais déjà fait ce coup là dernière fois. Moi aussi je m'entraîne tu vois.

Ben, à peine debout, fonça comme un taré sur son grand-père. Il releva alors son pied gauche le long de son tibia dans sa course, l'immobilisant sur le genoux de sa jambe droite. Il écarta les bras et concentra son chakra.

(Ben) - Ryuken, Koma no jutsu !

Le corps du jeune shinobi sembla se transformer en une véritable toupie avec un anneau de chakra coupant comme une lâme de rasoir. Le genin-toupie partis alors en flèche dans sa lancer, augmentant également sa vitesse. Jooshun fut très surpris. Il mit ses bras en croix devant son visage, éparpillant le chakra de son Ryuken sur l'ensemble de ses avant-bras. La toupie percuta alors de plein fouet la défense du vieux sage, frottant comme une lâme de ponceuse. De grandes étincelles giclèrent dans tous les sens. Jooshun fit alors une grande grimace ayant du mal à contenir la force de la technique offensive avec un simple Ryuken en plus affaibli par l'augmentation de la zone d'effet sur ses avant-bras. Le vieillard poussa de toutes ses forces.

(Jooshun) - Yyyarg !

Il écarta d'un coup ses bras explusant la toupie dans l'autre direction de la salle pendant un court instant. Il fit un double salto vers l'arrière et plaça ses bras paralèlles devant lui. Il recentra la canalysation de son chakra sur ses mains et se concentrant de nouveau sur son chakra, celui-ci prit alors une forme bien plus aiguisée. Changeant radicalement de forme, de couleur. Le chakra devint plus clair, produisant un bruit plus strident.

(Jooshun) - Fuukenryu !

La toupie avait perdue en vitesse, mais elle bougeait toujours, fonçant de nouveau vers Jooshun en traversant la salle à grande allure. Jooshun bascula sa main droite vers l'arrière concentrant avec anticipation sa puissance. La toupie arriva trop rapidement. Jooshun envoya alors le coup, d'arrière en avant, d'avant vers le haut. Le poing percuta la lâme de chakra de la toupie par le bas la faisant basculer directement vers l'arrière. Les frottements firent alors réapparaître le corps de Ben en quelques secondes. Epuisé, il était vulnérable. Jooshun donna alors un coup unique et surpuissant avec la paume de sa main droite dans le ventre du genin encore en plein vol. Le corps de Ben partis rapidement s'écrasé contre le mannequin en pierre central de la salle avant de s'étaler aux pieds de celui-ci.

Le chakra se dissipa des mains de Ben qui balbutia quelque chose d'incompréhensible. Jooshun commença alors à s'approcher lentement de son petit-fils en ayant prit soin de désactivé le fuukenryu. Il s'accroupit à côté de son petit fils et lui sourit.


(Jooshun) - Tu es bien comme ton père : une véritable bête de somme.

Puis Ben perdit connaissance.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 23/5/2009, 19:00

(Kûzuko) - Vous n'auriez pas dut père ! Vous y êtes aller beaucoup trop fort ! Utiliser le fuukenryu face à votre propre petit-fils !

(Jooshun) - Ne soit pas insolent Kûzuko ! J'ai été tout aussi bien ton sensei que ton père, tu sais très bien que je n'aurais pas réagit comme ça si la situation ne l'avait pas demander.

(Kûzuko) - Vous avez failli lui fracasser les os du bras ! Une chance que vous ayez retenu votre coup ! Itsuna est dans tous ses états !

(Jooshun) - Kûzuko ! Ton fils à mis au point une technique de rang C suffisante pour surpasser le niveau basique du Ryuken. J'étais obliger d'arrêter sa technique !

Les voix conflictuelles résonnaient autant dans la chambre bien rangée que dans la tête, en bordel elle, de Ben. Le jeune genin était allongé dans les draps bruns de son lit. Itsuna était assise sur un tabouret en bois, juste à côté. Le bras droit de Ben était posé à côté de lui, en longueur à l'extérieur des draps. Les yeux bleu-vert de la mère avait une expression inquiète et ses lèvres semblaients pincées. Ses deux bras tendus vers l'avant-bras de Ben, un chakra vert pâle très lumineux enrobant à la fois ses mains et le bras de son fils. Le bruit du chakra médical se mêlait à la dispute des deux hommes. Ygoru était dans le couloir, les mains posées sur l'encadrement de la porte, le visage à moitié découvert, il observait la scène la bouche ouverte, particulièrement inquiet pour son frère. Kûzuko faisait les cents-pas au milieu de la pièce, alternant des coup d'oeil attentionné vers son fils aîné et des regards noirs vers son père. Jooshun avait mis ses mains dans son dos, soupirant parfois, répondant d'autres fois. Les yeux noirs du vieillard changeaient régulièrement de cible. Kûzuko agrémentait sa querelle de geste larges et menaçants. Il était en colère contre son père, mais également contre son fils, inconscient des dangers de tels jutsus. Itsuna décala alors lentement ses bras vers le poignet de Ben, puis vers le coude, avant de revenir vers le milieu du bras et d'y stagner. Ygoru se mordit la lèvre inférieure, quelque part il trouvait son frère admirable d'avoir mis au point une telle technique. Ben était véritablement un modèle pour lui.

C'est alors que le principal interessé ouvrit les yeux en gémissant. Ygoru entra alors en trombe dans la chambre, vivement réprimandé :


(Kûzuko et Itsuna ensemble) - Ygoru, non !

Le jeune garçon s'immobilisa à un mètre du lit de son frère, n'ayant plus que ses yeux. Il se tritura alors nerveusement les doigts en voyant Ben se réveiller. Celui-ci voulu bouger, mais ce fut un grognement de douleur qui se fit entendre à la place.

(Itsuna) - Ne bouge pas. Tu as prit un vilain coup et tes muscles ont souffert de ta technique et de celle de ton grand-père. Je suis en train de te soigner, mais je ne peux pas enlever la douleur.

Ben ouvrit alors un peu plus les yeux. Sa mère l'avait déshabiller, ayant soigneusement rangé ses vêtements à leur place habituelle. Ben avait hériter ce côté maniac de sa mère, alors ils n'avaient aucuns mal à se comprendre la-dessus. Il redressa légèrement sa tête et regarda alors son bras sur lequel sa mère utilisait un de ses jutsus médical. Ben tenta alors de nouveau de bouger. Il poussa un cris de douleur plus violent.

(Itsuna) - Je t'ai dis de ne pas bouger ! Tu es sourd ?

Ben sentit alors toute les douleurs. Ses mains, ses poignets, ses biceps, l'ensemble de ses bras, mais aussi ses épaules et ses omoplates le brûlait. Il avait des courbatures partout, si intenses qu'elles l'empêchait réellement de pouvoir faire le moindre mouvement. Mais sa jambe droite était elle aussi toute courbaturée. Sous la douleur, le jeune genin en oublia la politesse.

(Ben) - Bon sang ! Ca fait un mal de chien !

(Kûzuko) - Ben ! Surveille ton language voyons !

Remarquant seulement que son fils était réveillé en entendant le son de sa voix il s'approcha avec un air un peu plus sympathique. Ben faisait la moue. Le jeune genin était déjà en sueur depuis son réveil qui venait d'avoir lieu.

(Kûzuko) - Comment te sens-tu ?

(Ben) - Mal...

(Kûzuko) - Oui... Mais... Tu ressent bien ton corps ? Tu n'as pas perdu de sensibilité ?

(Itsuna) - Kûzuko, laisse-le tranquille, il va bien. Sa carrière de shinobi n'est pas compromise. Il a juste besoin de repos.

Le patriarche soupira en prenant un ton désespéré.

(Kûzuko) - Il a fallut que mon fils soit une tête brûlée ! Et encore, le deuxième est pire...

Ygoru baissa les yeux. Jooshun croisa alors le regard de Ben. Le vieillard et le jeune genin se sourièrent. La complicité entre ces deux là était bizarre, et ce sourire témoignait bien du fait qu'ils se comprennaient. Le vieux sage détourna alors le regard, prennant un air sérieux. Il interpela son fils avec un ton autoritaire qui semblait sortir d'outre-tombe.

(Jooshun) - Tu devrais être fier de ton fils Kûzuko !

(Kûzuko) - Fier ? Parce qu'il à mis au point une technique puissante et nouvelle à lui tout seul ?

Il y eut un silence de plomb. Tout le monde attendait le "mais" fatidique, et fatalement il arriva...

(Kûzuko) - Mais cet imbécile l'a utiliser alors qu'il n'était pas prêt ! Dois-je vous rappeler combien il est dangereux d'utiliser un jutsu alors qu'on est pas encore capable de le maîtriser ? Il aurait très bien put y perdre la vie ! Je ne peux pas être fier d'un comportement aussi irresponsable.

Remplis de colère, le patriarche quitta alors la pièce d'un pas assuré, filant rapidement. Itsuna arrêta alors son jutsu médical et soupira en posant ses mains sur ses genoux. Elle replaça une mèche de ses cheveux bruns en se tournant vers Jooshun avec un sourire.

(Itsuna) - Je vais lui parler...

Elle se leva du tabouret et partis vers la sortie de la chambre. Avant de quitter la pièce, elle se retourna vers son fils aîné et lui envoya un grand sourire.

(Itsuna) - Moi je suis fière de toi mon fils. Mais promet moi de faire plus attention la prochaine fois.

Le genin ne répondit pas, lançant un sourire gêné, remplis d'émotion. sa mère disparue alors dans l'encadrement de la porte à la poursuite de son mari. Ygoru fonça alors directement vers son frère, se mettant à genoux à côté de son lit, s'accoudant sur le matelas.

(Ygoru) - Imbécile, va ! Tu m'avais même pas dit que t'avais mis au point une nouvelle technique !

Ben et Ygoru se mirent à rire. Mais Ben fut trop rapidement arrêté par la douleur. Jooshun s'approcha doucement, prennant son temps pour s'assoir sur le tabouret laissé vide tout en pestant dans sa tête contre son arthrose, conscient que Ben devait souffrir bien plus que lui.

(Ygoru) - Si t'a besoin de quoi que ce soit, je suis là.

Ben lui sourit affectueusement. Il voulut lever son bras pour ébouriffer la tête de son frère, mais la douleur l'en empêcha encore une fois, à sa grande tristesse. Ben fit alors une grimace avant de prendre sur lui pour envoyer un joli sourire à Ygoru. Jooshun soupira alors de manière nostalgique.

(Jooshun) - Tu me fais vraiment penser à ton père, Ben. Lui aussi avait mis au point une technique trop puissante pour son niveau alors qu'il était à peine plus vieux que toi.

(Ben et Ygoru) - Ah bon ?

(Jooshun) - Haha ! J'étais sûr que ça vous interesserais. C'était il y a bien longtemps, à l'époque, c'était moi le patriarche...

____


Jooshun a écrit:C'était par une nuit calme. Trop calme d'ailleur. Moi je commençait déjà à souffrir d'insomnie. Ma salle d'entraînement n'étais pas encore la mienne à proprement dit. C'était celle de mon propre père, votre arrière grand-père quoi. Lui aussi était un maître en taijutsu. Ce soir là je n'arrivait pas à dormir. Alors je me suis levé et j'ai commencer à faire un tour dans le manoir qui est resté le même depuis toutes ses années.

Votre grand-mère dormait bien elle. Quelle veinarde ! Moi j'avais même dévellopé une résistance aux somnifères à force d'en prendre. Bref ! Mon père dormait bien lui aussi, tout comme ma mère, encore en vie elle à l'époque. Tout le monde semblait dormir, alors je suis passé dans les couloirs et je me retrouve devant ta chambre Ben, qui était à ce moment là occupée par votre père. Et là, surprise, môsieur n'était pas son lit, et n'était résolument pas non plus dans sa chambre. Un peu en colère, étant donné qu'il était déjà très tard et que le lendemain était une longue journée d'entraînement au Ryuken, je partis à sa recherche en me jurant de lui tirer les oreilles et de le punir sévèrement. Non mais ! Euh... Oui, et donc je suis partis à sa recherche.

Contrairement au reste de la famille, votre père présentait, et présente toujours qu'est-ce que je raconte ? Bref, des prédispositions en ninjutsu. Alors que vous savez pertinement que nous avons plus tendance à maîtriser le taijutsu. Sachant qu'en plus d'être bon, il affectionnait particulièrement cette matière, je savait, le connaissant, que si il ne dormait pas, c'était pas pour s'entraîner au Ryuken qu'il rechignait tant à apprendre. Alors je me suis lancé vers la carrière derrière le manoir que vous connaissez.

Arrivé là-bas, en sortant de la salle d'entraînement du rez-de-chaussez, ouvrant la porte, je fus alors frapper par un spectacle plutôt impressionnant en premier lieu.

Votre père avait déjà sa coupe de cheveux de maintenant, je trouvait déjà ça ridicule. Ne lui dite pas hein ? Oh, il doit le savoir de toute façon. Bon passons. Il avait également déjà cette attirance vestimentaire pour les loques délavées ressemblant à des draps récupérés sur les marchés en promotion. Euh... Non, moi c'est pas pareil, c'est le kimono de mon père. Enfin. Votre cher père m'amuse, car à l'époque, il à pas été plus raisonnable ou responsable que toi Ben.

Il était là, au milieu de la clairière, faisant une série de sceaux, ayant déjà l'air crevé, ses réserves de chakra déjà fort entamées. Il malaxait son chakra et lança alors un jutsu que je n'avais encore jamais vu.


(Kûzuko) - Fuuton, yari no takuetsufû !

Son chakra sembla explosé. De grandes brides de vent partirent alors en flèche vers le ciel, partant rapidement de son corps. Il avait levé ses bras vers le ciel, hurlant la dernière voyelle de son jutsu. Une grande quantité de vent partit alors dans le ciel en sifflant dangereusement. Puis, le chakra en hauteur forma trois javelots de chakra fuuton. Votre père, alors concentré dans sa technique qu'il devait répéter pour la enième fois, ne remarquait pas que tout son chakra était happé par le jutsu. Il abaissa alors brutalement ses bras en hurlant et les trois jabelots s'écrasèrent au sol avec un grand fracas. Perçant trois trous dans la roche, vrillants comme des foreuses, percutant les rochers de plein fouet. Les javelots se dissipèrent alors d'un seul coup lorsque votre père eut atteint ses limites. Il tomba alors au sol, complètement épuisé. Il avait de le chance, une chance incroyable, et heureusement qu'il n'était pas encore marié, vous direz, à 15 ans... Bref, il avait mis au point une technique fuuton de rang B, le yari no takuetsufû, la technique des javelots de vent dominant.

____


(Ygoru) - Et qu'est-ce qui lui est arrivé après ?

(Jooshun) - Et bien je l'ai rammené au manoir, puis on l'a transférer à l'hopital car on n'avait pas la chance d'avoir votre mère avec nous à l'époque. Cet idiot fut incapable de manipuler son chakra pendant un mois à cause du choc. ca lui a servis de leçon en tout cas.

En terminant sa phrase il fixa intensément Ben en insistant. Ce dernier baissa les yeux, tandis qu'Ygoru laissa un petit rire complice échapper. Ben tourna alors la tête vers son grand-père avec une mine affligée.

(Ben) - J'en ai pour combien de temps tu pense ?

(Jooshun) - Avec les soins de ta mère, si tu ne t'obstine pas trop et si tu te repose convenablement, je dirais que tu pourra reprendre l'entraînement dans une semaine. Peut-être un peu plus.

Ben laissa cette fois un énorme soupir s'échapper. Il laissa sa tête basculer contre le mur derrière sa nuque. Mais le choc fit vibrer ses os et réveillant la douleur il poussa un petit cris. Ygoru se précipita pour glisser un coussin sous la tête de son frère. Le vieillard se leva alors avec sa difficulté habituelle.

(Ben) - Où vas-tu grand-père ?

(Jooshun) - Méditer pourquoi ?

Aucuns des deux frère ne releva et le vieux les laissa alors ensemble. Ygoru sourit à son frère.

___

Après tout, c'était le cheminement habituel du shinobi. Il y a la première mission réussie, puis l'apprentissage des premières techniques. La volonté est alors mise à l'épreuve. Puis, les erreurs forgent la vie et l'expérience. Ben grandit petit à petit entouré par sa famille. Aller, courage petit shinobi, c'est pas long une semaine...


Dernière édition par Ben Colfud le 31/5/2009, 22:37, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 24/5/2009, 00:27

Un mois après l'incident de la technique de la toupie...

Un mois. Cela faisait un mois que rien ne changeait. Kûzuko refusait d'apprendre une nouvelle technique à Ben. Les soleils et lunes coulaient dans le ciel sans que rien ne se passe, et le jeune genin commençait sérieusement à se lasser de cette routine. Les entraînements se succèdaient sans nouveauté. Le jeune garçon augmentait certes chaque jour un peu plus sa maîtrise du chakra, augmentant ses capacités en taijutsu et en ninjutsu, mais il avait besoin de neuf. Son père lui avait formellement ordonné de se concentrer sur l'entraînement. Ainsi, cela faisait trois semaineque Ben ne faisait que ça. Trois semaines qu'il était sortit de sa chambre après rétablissement. Il n'avait pas réutiliser le Koma no jutsu et n'avait pas intérêt du point de vue de son père, autant pour sa santé que pour éviter la fureur de Kûzuko. Ainsi, cela faisait un mois que Ben cherchait comme "faire ses preuves" afin que son père accepte enfin de lui apprendre un nouveau jutsu. Mais malgré tout ce temps passé à se creuser les méninges et à s'entraîner, il n'avait toujours pas trouver.

Aujourd'hui, Ygoru était malade. Il avait attrapé un mauvais rhume et était cloué au lit. Itsuna avait demander à son fils aîné de passer à la pharmacie avant midi. Ben était aux bains, seul, en train de se détendre, en réfléchissant, le tout en regagnant son chakra pour pouvoir mieux s'entraîner l'après-midi même. Le jeune garçon était adossé au rebord en pierres taillées, la nuque posée sur ce rebord. Il laissa sa tête basculer en arrière, la bouche ouverte, fermant les yeux. Pourquoi son père ne réagissait-il plus ? De quoi pouvait-il bien parler avec ses foutues preuves ? Ben retrounait tout cela dans tous les sens. Pendant les trois dernières semaines il s'était particulièrement concentrer sur le ninjutsu, sur ordre de son père encore une fois, qui redoutait les entraînements au Ryuken depuis l'épisode de la toupie. Ben avait alors entrepris d'amélioré son Fuuton bunshin, d'apprendre à mieux canalyser son chakra pour réduire le gaspillage et produire plus de clones avec le moins de chakra possible. Ses heures entraînement avaient été fructueuses, il arrivait à faire quelques clones en plus, et il progressait, à son rythme certes, dans le contrôle de son chakra. Naturellement, le reste était plus difficile. Ben savait que son funkaze et son Hahen kaze n'étaient pas encore parfait, ou du moins qu'il pouvait encore les améliorés pour les rendre plus puissant. Mais c'était beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Le Hahen kaze, pour gagner en puissance à besoin de plus de chakra, d'une expansion du En et d'un contrôle autrement supérieur du chakra. Sous les conseils de son père, Ben avait passé une semaine entière à marcher sur l'eau des bains pour être encore et toujours plus performant. Mais ses progrès étaient minimes comparés à la dose d'acharnement mise dans l'entraînement, et Ben préfèrait de loin se baigner dans les bains plutôt que marcher dessus.

Le jeune genin redressa alors la tête et se dit qu'il était peut-être temps de se diriger vers la pharmacie pour son frère. Il sortit alors des bains et partit s'habiller.

Sa maîtrise du Hahen kaze n'avait pas énormément évoluée. Ben avait besoin d'agrandir son En, et pour ça pas de secret, il lui fallait plus de chakra. Son père lui avait dit que son niveau augmenterait avec la pratique, le temps, l'âge et l'entraînement, mais qu'il était inutile de se concentrer dessus. Par contre, Ben avait mis une grande détermination à augmenter la force de son funkaze.

Une fois recouvert de ses vêtements, Ben sortit des bains et se dirigea lentement vers les rues commerciales qui lui rappelèrent déjà de loin sa mission avec le dodo schizophrène...

Le funkaze est un jutsu qui peux se perfectionné proportionnellement au niveau de son utilisateur. Un funkaze de débutant est une petite bourrasque alors qu'un funkaze plus évolué peux envoyer valser les adversaires les plus gras et les plus récalcitrants. Dernièrement Ben travaillait la dessus. Son grand-père lui avait confectionné un mannequin de pierre spécialement pour ça. Ils l'avaient installé dans la carrière derrière le manoir des Colfud, là où ils avaient toujours eut l'habitude de faire leurs entraînements de ninjutsu. C'était un mannequin costaud d'une bonne tonne. Ben arrivait déjà à le faire tomber à la renverse avec son funkaze. Son père lui avait fait l'humiliante démonstration d'un funkaze ayant fait décoller le mannequin de trois mètres dans les airs. Le jeune genin, dégouté biensûr, s'entraînait sans relâche, pourtant conscient qu'il n'atteindrait pas le niveau de son père avant quelques bonnes années.

Une fois devant la pharmacie, étonné d'être déjà arrivé, Ben secoua la tête pour reprendre ses esprits et se ramené à la réalité, puis il entra dans la pharmacie avec un sourire poli :


(Ben) - Bonjour. ... !

Le sourire de Ben se changea en grimace remplie d'amertume lorsqu'il remarqua et compte les dix clients qui faisaient la queue devant lui. Il se résigna à se mettre en bout. Après tout il était pas si pressé.

Dernièrement, Ben réfléchissait en cachette à d'autre techniques similaires au Koma no jutsu. Il se disait qu'après tout il pouvait sûrement mêler le Ryuken à une série de mouvements rapides. Peut être qu'en poussant le Koma no jutsu dans tous les sens il pourrait concevoir une sphère légèrement plus puissante ? Ben fut alors saisit d'un éclair de raisonnable : le Koma no jutsu était déjà une technique puissante et dangereuse qu'il ne maîtrisait pas et n'était pas capable de maîtriser à son niveau, alors tenter de la perfectionner ou de créer une technique plus puissante sur la base de celle-ci, c'était du suicide. Il garda ses petites idées dans sa caboche de jeune homme fleurissant, puis, remarquant une attention particulière à son égard, il remarqua qu'il n'y avait plus personne entre lui et le comptoire et qu'il y avait un grand espace étant donné qu'il avait oublier d'avancer. Par chance il n'y avait personne derrière lui.


(Pharmacienne) - Monsieur ?

Ben revint alors à la réalité et s'avança de nouveau avec son sourire poli.

(Ben) - Bonjour, je voudrais un remède contre le rhume s'il vous plaît.

(Pharmacienne) - Bien sûr.

La silhouette de la jeune femme disparue sous le comptoire pour revenir en un clin d'oeil avec une boite dans les mains. Elle le déposa sur le comptoire avec un grand sourire.

(Pharmacienne) - Ce sera tout ?

Ben paya alors le remède et retrouna toujours aussi pensivement vers le manoir famillial.

Lorsqu'il arriva dans la cuisine, le remède dans les mains, sa mère, Itsuna, accourut vers lui, lui arrachant le médicament et partant rapidement vers la chambre d'Ygoru en lançant furtivement :


(Itsuna) - Merci Ben.

(Ygoru) - Atchoum !

C'est un éternuement d'une très longue série. Ils avaient la santé plutôt fragile chez les Colfud. Ils avaient un point faible caractéristique : le rhume. Lorsqu'il y en avait un qui trainait, ils l'attrapait systématiquement, et faisaient des complications digne des records, arrivant toujours à surprendre les médecins. Seule Itsuna était habituée à ses petites crises de rhume. Tous le monde avait ordre de ne pas approcher la chambre d'Ygoru pour ne pas contaminé le reste de la famille, mis à part Itsuna.

Kûzuko était déjà à table. Dans sa posture habituelle de méditation avant le déjeuner. Ben fit alors lentement le tour de la table, s'asseyant à sa place habituelle. Contre toute attente, Kûzuko brisa le silence de manière précoce ce midi là. Et comme tout ce qui sortait de l'ordinaire chez cet homme, c'était encore une fois soit très bon soit très très mauvais.


(Kûzuko) - Ben, je suis passé au QG ce matin.

Le jeune genin se tourna donc vers son père, très surpris. Kûzuko avait ouvert les yeux, les poings posés sur la table.

(Kûzuko) - J'avais une affaire à règler, et pendant que je parlait avec la secrétaire, un jônin est venu faire son rapport.

Le père sortit alors de sous son vêtement un rouleau sceller avec le sceau de Chikara. Il le déposa sur la table, puis de l'index, il le poussa vers son fils aîné.

(Kûzuko) - Une bande de trois brigands sème la paguaille devant les portes du village. Ce ne sont pas des shinobi, juste des imbéciles qui ont trouvé des armes et qui veulent faire les malins avec. Il empêche un convois de marchand de partir.

Ben attrapa le rouleau délicatement tout en continuant d'écouter son père. Il avait de peur de comprendre.

(Kûzuko) - Les gardes auraient put s'en charger, mais j'ai demander une faveur au Chikakage. Je voudrais que tu te charge de cette mission.

Ben eut un gloussement. Il ouvrit alors le rouleau en stressant comme un fou.

Ordre de mission chikarate, rang D + a écrit:Objectif : Exécuter les trois brigands devant les portes de Chikara

Durée : Moins d'une journée

Informations : Un groupe de trois birgands absolument innofensif térrorisent les convois de marchands au niveau de la porte du village. Ce ne sont pas des shinobi, le niveau de danger est médiocre. Elliminez-les sans négociation pour passer l'envi à d'autres et servir d'exemple.

Ca n'avait rien d'effrayant. Il s'agissait juste d'ôter la vie à trois brigands prétencieux. Le fait est que Ben n'a encore jamais franchis les portes du village, et qu'il n'a encore jamais tuer. Il commence alors à comprendre ce que son père voulait dire par "faire ses preuves". Kûzuko avait attendu pendant trois semaines une telle occasion. L'appréhension s'empara alors de l'esprit de Ben. Un sentiment qu'il n'avait pas ressentit depuis l'examen genin, mais en pire cette fois-ci. Ben laissa alors tomber ses bras contre la table. Il tremblait, l'ordre de mission le laissait voir en tremblant entre ses mains. Son père restait impassible. On aurait put croire qu'il s'agissait d'un monstre, et pourtant c'était un père exemplaire qui préparait son fils à toutes les situations. Ben enroula alors nerveusement son ordre de mission. Kûzuko ne souriait pas, ayant même une expression bien plus sévère que d'habitude. Il rétorqua sur un ton de défi :

(Kûzuko) - Alors mon fils, te sens-tu capable de faire cela ?

Pas de réponse.

(Kûzuko) - Ben, je t'ai posé une question.

Le genin ferma les yeux et partit alors tout au fond de lui.

(Ben) * Volonté de fer... Volonté de fer... Volonté de fer... Volonté de fer... *

Il lui sembla passé une éternité, mais Ben se rappela des enseignements de la règle familliale. Alors, il ouvrit les yeux. Dans ses iris noirs dansaient comme des flammes brillantes. Ben prit alors un ton plus assuré que jamais. Il ne tremblait plus. Il sérra son poing sur le rouleau et répondit avec une voix forte :

(Ben) - Toujours.

Il fixait désormais son père avec un regard provoquant, répondant au ton de défi de son propre paternel. Itsuna arriva alors comme une fleur dans la cuisine. Elle était déjà au courant, mais voyant les deux hommes se regarder droit dans les yeux ainsi, elle devinait que la nouvelle avait déjà été annoncé à son fils aîné. En un mouvement, elle attrapa deux bol de riz et en déposa un devant chaque shinobi. Ben et son père, tel un miroir, attrapèrent leurs baguettes simultanément, puis leur bol et commencèrent à manger.

Au milieu de son bol, Kûzuko posa ses baguettes et commenta la mission.


(Kûzuko) - Bien, pour un soucis de sécurité je serais au niveau des portes avec deux jônin. Si jamais ça dégénère on interviendra tout de suite. Mais je compte sur toi pour faire honneur à la réputation familiale.

Ben ne réagit pas, mais Kûzuko savait qu'il avait bien entendu. Le jeune genin se concentrait sur sa volonté pour ne pas faiblir devant l'acte fort. Le patriarche prit deux bouchée successives avant de reprendre.

(Kûzuko) - Les brigands attendent comme des chacaux à quelques mètres des portes. Etant donné que tu as l'air peu menaçant il t'attaquerons tout de suite juste pour te faire les poches. Ca sera à toi de gèrer. On pars dès que tu es prêt, mais la mission doit être règler avant ce soir. Le chikakage ne peut pas immobiliser le réseau marchand en attendant que môsieur se décide à passer à l'action. Une fois ce délais atteint, des jônins leur règlerons leur compte et ça sera terminé. Tu as jusqu'au crépuscule.

Ben se disait que quelque part, son père devait avoir une certaine influence pour avoir persuadé le chef du village comme ça. Après tout les Colfud sont installés à Chikara depuis un moment. Mais Ben se surpris à comparé les Colfud au clan légendaire des Hyuuga. Mais il fut vite rattrapé par son appréhension de devoir tuer ces trois personnes.

(Kûzuko) - Ne me déçoit pas.

Ben jeta alors un regard à son père avec du riz dans la bouche qui rendait son regard plein de défi beaucoup moins crédible. Les deux hommes finirent alors leur repas alors qu'Itsuna alla déjeuner avec Ygoru dans sa chambre. Ben quitta alors la table après avoir débarassé son bol pour ensuite se rendre dans sa chambre.

Il resta une heure devant le miroir de sa salle de bain à se regarder dans les yeux. Observant ses mains. Tuer. Il se demandait vraiment ce que ça faisait, et en même temps cela l'effrayait au plus point. C'était étrange. Un mélange de curiosité, de peur et d'attirance. Une soif de savoir tout en étant confronté à la dure réalité. Fatalement, il savait qu'un shinobi se devait de tuer un jour ou l'autre, mais jamais il n'aurait cru que cela le travail autant. Même si il s'agissait d'imbéciles de brigands, ce n'était pas anodin comme acte. Ôter la vie. Un pouvoir étrange. Finalement, les plus forts on un pouvoir vraiment injuste sur les plus faibles, décidant de qui peux vivre et de qui doit mourrir. L'ordre de mission était clair : "Exécuter les trois brigands". Ben devait absolument affronter le meutre, l'éxécution. Sachant pourtant pertinement que c'était quelque chose de banal pour un shinobi, il avait vraiment du mal. Pourtant, il devrait faire agir sa volonté de manière profonde pour faire entrer cette action dans la norme de ces actes de shinobi. Encore une fois, sa détermination était mise à l'épreuve. Il se passa un coup d'eau sur le visage, s'épongeant doucement avec une serviette blanche, la bouche ouverte en regardant son miroir. Il se devait d'être le meilleur, pour son clan, pour lui, pour sa famille, pour son père, pour l'honneur. C'est alors qu'une phrase retentie dans sa tête.


(Ben) * Il n'y a pas de mort, il y a l'honneur. *

Le code de la volonté de fer. Ben posa la serviette et son visage prit une expression sévère. Il quitta alors sa chambre en vérifiant qu'il avait bien emmené sur lui toutes ses armes de ninja pour l'affrontement.


Dernière édition par Ben Colfud le 24/5/2009, 00:28, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 24/5/2009, 00:27

_____________


Il était presque trois heures, le soleil était là, au rendez-vous. Les brigands étaient bien cachés, du moins au premier abord. Un shinobi confirmé remarquerait immédiatement qu'il s'étaient maladroitement mis derrière des rochers. Au dessus des portes, Kûzuko et les deux jônin, comme convenu, regardaient vers l'horizon désertique, comme si de rien n'était. Les portes avaient été fermées par sécurité. La voix d'un shinobi résonna alors.

(Shinobi) - Ouvrez les portes !

Dans un grincement tout particulier, la lourde porte droite s'entrebailla pour laisser passer une petite silhouette. Ben avança alors d'un pas déterminé. Le regard fronssé, les yeux plissés, un air sévère, ses lèvres fermées, cachant deux rangées de dents sérrées par la pression. Ben avançait alors à allure modeste. Ses cheveux mi-longs flottaient alors à la brise du désert qui était plus forte en dehors du village. Sa veste fottait sous l'effet de cette même brise. Son père regarda alors son fils et changea d'avis. Finalement, il avait tout de même une allure quelque peu impréssionnante pour son âge. Il dégageait un certain style. Une ombre de fièreté traversa alors le patriarche, le forçant alors à sourire avec une vive émotion qui le surpris. Le petit garçon devenait bien un jeune homme. Mais avant de congratuler l'interessé, attendons de voir ces prouesses. Ben avançait toujours lorsqu'un caillou bougea sur la droite du sentier. Ben y porta attentoin sans pour autant dévier sa trajectoire de marche.

(Brigand) - Mooouuuaaarrg !

Une ombre sortit alors de l'autre côté du sentier. Ben se retourna. Un grand homme très baraqué fondait sur lui avec une hache. Ben fit un simple bond de côté. La lâme de l'arme tomba rudement à terre. Ben se plaça alors en posture de combat. Activant son Ryuken. Le brigand, tout habillé de cuir, mal rasé, avec un bandana sur le crâne, fit un mouvement maladroit avec sa hache tout en prenant peur lorsqu'il vit le chakra lumineux sur les mains de Ben.

(Brigand) - Merde ! Les gars, c'est un ninja !

- On s'en fou ! Bute-le !


Mais Ben fit une magnifique rotation et frappa le bras du bandit en plein biceps. L'homme hurla en lâchant son arme. Le sort du premier était déjà bouclé. Leçon n° 1 : ne jamais se précipiter sur l'ennemi sans réfléchir.

Le genin lui donna un coup dans l'épaule droite, dans le ventre, dans le torse, un autre dans le ventre, un second dans le ventre encore. Puis il enchaîna une série très rapide de coups sur la surface poirtine-abdomen. L'ensemble des coups atteingaient leur cible. Les hurlements du brigand permettant de compter les coups. Dans son enchaînement furieux, Ben concentra alors son chakra dans son dernier coup, envoyant sa main contre le visage de son adversaire. La paume de Ben, dans un coup puissant, envoya l'ennemi en l'air. Mais alors que tous croyaient que c'était terminé, alors que deux autres paires d'yeux observaient la scène en étant stupéfait, Ben fit un tour complet sur lui-même, sortant un kunai de sous sa veste qui flotta dans la rotation, comme ses cheveux avec un style impressionnant. Le genin envoya le kunai à toute vitesse dans la trajectoire de la projection précédante. Le bandit vit le projectile arrivé vers lui. Ce fut la dernière image qu'il vit. Le kunai se planta entre ses deux yeux.

S'ayait. C'était fait. Ben venait de tuer pour la première fois. Les quelques secondes semblèrent être des minutes, non des heures. Le corps du brigand tombait au ralentit. Les gouttes de sang qui avait giclées semblaient être des plumes qui coulaient lentement dans l'eau clair qu'était l'air du désert. Comme un pigeon qu'on abat en plein vol, le corps inerte de l'homme attérit alors lourdement par terre. Le sang avait ruisceller le long de ses orbites et sur ses narines. Les gouttes tombèrent alors encore plus lourdement, comme des obus, faisant résonner le requiem de la mort. Le bandana du malfaiteur s'était détaché au vol. Ben avait les yeux plus que dilatés. Ses pupilles remplissaient presque tout l'espace de ces iris. Le blanc de ses yeux était couvert de vaisseaux gorgés de sang. La bouche bée, il observait l'oeuvre d'un meurtrier. Le bandana retompa alors sur le kunai, recouvrant alors la bléssure comme un linceul. Ben avait tuer.

Un grand sourire se dessina sur les lèvres de Kûzuko. Emus, il laissa échapper ses émotions.


(Kûzuko) - Ah... C'est bien mon fils ça...

(Jônins) - ... ?

Kûzuko ne prit pas attention à l'étonnement des gardes et croisa les bras en observant avec quel style son fils allait terminé cette petite mission. Le jeune homme, son Ryuken toujours activé, observait toujours le cadavre.

(Ben) * Je... *

Un des autres brigands pèta alors un cable.

(Brigand) - Enfoiré !

De l'autre côté du santier, il jeune bandit d'une vingtaine d'année, tout aussi mal rasé, sortit en trombe avec un katana. Le visage défiguré par la colère. Ben lui tournait le dos. Le genin l'avait entendu, mais il ne réagissait pas. Kûzuko s'accrocha à la rambarde du ponton au dessus de la porte, une grimace sur le visage.

(Kûzuko) - Aller Ben ! Reprend-toi ! C'est maintenant !

Le bandit arrivait alors rapidement. Traçant vers sa cible bien décidé à trancher en deux le genin pour venger son copain. Ben redressa alors doucement le menton. Les yeux fermés. L'image du corps du premier brigand tombant à terre réaparaissant et repassant dans sa tête comme une cauchemar.

(Kûzuko) - Ben ! Utilise ta volonté imbécile !

(Jônin) - Vous disiez quoi il y a quelques secondes ?

(Kûzuko) - Fermez-la vous !

(Jônin) - ...

Le brigand n'était plus qu'à un deux mètre de Ben. Il avait déjà écarté son bras pour décapité le jeune garçon du prochain geste. L'un des Jônin prit alors peur.

(Jônin) - Go !

Kûzuko lui donna alors un grand coup de coude qui le projeta en arrière.

Le brigand n'était plus qu'à un mètre de Ben, une expression sadique de victoire sur le visage.

_______________


La règle des Colfud a écrit:
* Volonté.

Il n'y a pas d'émotions, il y a la paix.

Volonté.

Il n'y a pas d'ignorance, il y a la connaissance.

Volonté.

Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité.

Volonté.

Il n'y a pas de chaos, il y a l'harmonie.

Volonté.

Il n'y a pas de mort, il y a l'honneur.

Volonté de fer. *

_____________________


Ben ouvrit alors les yeux d'un coup. Il avait de nouveau sur le visage cette détermination qu'il arborait en sortant des portes du village. Mais cette détermination avait mué sa peur en force, sa souffrance et ses phobies étaient désormais une véritable arme : la volonté d'avancer.

Ben fit alors une série de sceaux.


(Ben) - Fuuton, Hahen kaze !

Les lâmes partirent alors tout autour de son corps. Le brigand fut alors surpris et frappé de plein fouet par la masse de lâmes de chakra qui se mirent à lacéré son corps en le projetant par petits courps vers le ciel. Lorsque le bandit fut alors élevé au dessus de sa tête, Ben relâcha le sceau de son jutsu. Attiré par la gravité, le malfrat commença alors à tomber. Ben désactiva son Ryuken, serrant son poing droit avec force. Il frappa au bon timing dans le ventre du bandit au moment où celui-ci retomba. Le violent uppercute eut don d'envoyer l'homme avec force dans les airs.

(Ben) - Kuma chokugeki no jutsu !

Puis, il sortit de sous sa veste une série de trois shurikens. Il fit un salto arrière, analysant le vol du brigand, et lorsque le dos de ce dernier fut exposé, avec une anticipation digne de ce nom, il envoya ses shuriken en ligne. Les trois projectiles s'alignèrent sur la colone vertebrale du malfrat qui expira en crachant une giclée de sang. Il lâcha son katana qui se planta en biais dans le sable du désert. Le cadavre tomba alors rudement, tête la première, dans le sable chaud.

Cette fois c'était acquis. Ben avait dans le regard une force de maturité nouvelle. Les jambes écartées, les bras le long du corps. Il observa quelques secondes le cadavre pour être sur qu'il soit hors d'état de nuire. Puis, les oreilles du genin entendirent des bruits de pas rapides et pressés. L'oreille vibra sur le visage entre deux mèches de cheveux blancs. Le troisième malfrat partait en courant, hurlant comme une lopette.


(Lopette) - Mouarg ! Nah ! Pitié ! Je suis trop jeune pour crevé !

La voix très éfféminé, et le timbre très aigus était si désagréable, qu'il encouragea Ben à en finir rapidement. Le genin attrapa un kunai qu'il fit tourner autour de son index grâce au bout en anneau. Puis, d'un demi-tour rapide et d'un geste ample, il lança le projectile qui fila à toute allure.

(Lopette) - Woou Pinaise ! ... Knarg !

La lâme se planta pile dans le bulbe rachidien, en pleine nuque. Brisant la moelle épinière dans un craquement cauchemardesque. Le corps fut projeté en avant par le coup. Le cadavre gisait, étalé de tout son long sur le ventre. La brise du désert emportant l'âme de cet homme avec elle.

Une voix forte résonna alors.


(Kûzuko) - C'est bien mon fils. Tu as fais tes preuves.

Le patriarche fit volte-face, laissant les deux jônin bondirent des portes pour faire le ménage. A peine Kûzuko avait-il disparut que les portes de Chikara s'ouvrirent en grand pour laisser passer un convois de marchand. Les chariots s'engagèrent sur le sentier en passant à côté de Ben qui restait là, tel un zombie, le regard bloqué sur une tâche de sang qui avait coagulée sur le sable et que le soleil était en train de cuire. Une voix de femme se fit alors entendre, perturbant le jeune genin.

(Marchande) - Félicitation mon garçon ! Vous êtes très brillant !

Ben tourna alors la tête, s'arrachant à ses pire pensées. Très reconnaissant à la marchande de l'avoir sortit de là, il lui envoya un grand sourire. Celle-ci lui fit un signe de main "cow-boy" avant de poursuivre son chemin pour rejoindre le reste du convois. Ben les regarda partir en comprenant que ce n'était un triple meutre qu'il venait de faire. Non. Il avait accomplis son devoir de shinobi. Combattre pour proteger. La puissance, ça sert à ça.

Alors que le convois disparaissait bientôt dans les tremblements provoqué par la chaleur de l'air du désert à l'horizon, une voix fort familière arriva à ses oreilles.


(Ygoru) - Houhou ! Frèrot ! ... Atchoum ! ...

Le jeune genin se retourna et vit sa mère et son frère qui l'attendait devant les portes du village. Il n'était surpris que son père ne soit pas avec eux, mais étant déjà assé surpris que ces deux là soit là il courrut les retrouver pour renter au manoir.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 24/5/2009, 19:48

Trois jours après la mission des brigands...

Deux coups s'entrechoquèrent. Les deux mains remplies de chakra brillant restèrent bloquées l'une contre l'autre, chaque bras forçant sur l'autre pour prendre l'avantage.

(Jooshun) - Tu devrais travailler ta puissance pure Ben. Tu as une bonne souplesse mais...

Dans un ample mouvement, le vieillard écarta son bras envoyant balader Ben en le frappant au visage. Le corps du jeune genin partit en arrière, se vautrant au sol. Son Ryuken se dissipa dans la chute. Une éraflure couvrait sa joue gauche, saignant légèrement. Le jeune garçon fit une grimace en se mettant accroupis, levant la tête vers son grand-père.

(Jooshun) - Mais tu dois travailler ta force aussi. Un bon taijutsu doit être aussi polyvalent qu'équilibré. Hors le Ryuken se base sur une bonne maîtrise du taijutsu.

Ben se releva alors, mettant ses bras le long du corps, il courut vers Jooshun, réactivant son Ryuken dans sa course. Il fondit sur son grand-père, donnant un grand coup vertical. Jooshun esquiva d'un simple pas sur le côté. Ben le dépassa, et le vieillard donna alors un coup simple horizontal dans le dos de son petit fils avec la tranche de la main. La colone du genin craqua. Le corps du jeune garçon fut projeté en avant dans un hurlement de douleur. Ben se retrouva à terre, son Ryuken disparut encore, de nouveau à plat ventre. Il se mit lentement à quatre pattes, la rage de l'échec ne faisant que nourrir sa détermination. Il se redressa, dos à son ancêtre qui était déjà prêt à contrer toute attaque.

(Jooshun) - Alors petit, déjà fatigué ? Qu'est-ce que ça sera lorsque tu aura mon âge...

(Ben) - Nyah !

Le jeune homme bondit alors en effectuant un grand salto arrière. Il passa par dessus son grand-père, activant le Ryuken en plein vol. Il arriva a un demi-mètre derrière Jooshun qui fit immédiatement volte-face pour parer. Le genin donna alors une grande série de coups rapides et furieux. Le grand-père et le petit fils s'affrontèrent dans une tornade de coups fendants l'air. Après plusieurs ouvertures volontairement ignorées, Jooshun fit un tour complet sur lui même en donnant deux coups pour déstabiliser Ben. Puis, il attrapa le poignet de son petit-fils et le projeta a terre en le faisant passer par-dessus sa tête. Ben se retrouva alors désorienté, sur le sol, sur le dos, endoloris par le choc. Lorsqu'il ouvrit les yeux, une grande masse de chakra bleuté était posée sur sa pomme d'Adam.

Jooshun désactiva son Ryuken et releva Ben avec un grand sourire. Puis il se tourna vers l'autel de la salle d'entraînement qui était la sienne. Ben tapota ses vêtements pour en enlever la poussière, il passa le dos de sa main sur sa bléssure sur la joue, puis il regarda son grand-père, sans ajouter un mot. Le vieil homme s'assit en tailleur devant son autel, posant les mains sur ses genoux, il se mit à respirer de manière forte, les yeux fermés. Ca devait être ça qu'on appelait la méditation. Ben haussa les sourcils en hochant la tête.


(Ben) - Grand-père ?

Mais le vieillard semblait dormir profondément. Ben s'approcha et répèta en insistant un peu plus.

(Ben) - Grand-père ? Grand-père !

Ne voyant aucune réaction, il décida alors de laisser le veillard devant son autel. Il quitta la pièce silencieusement sur la pointe des pieds, prenant soin de fermer avec délicatesse la porte de la salle d'entraînement de taijutsu.

Traversant pensivement les couloirs du manoir, Ben croisa sa mère, Itsuna, qui prit alors une expression contrariée lorsqu'elle vit l'égratinue encore sanguignolante sur la joue de son fils.


(Itsuna) - Ben ! Tu es blessé ? Hum... Jooshun... Il ne fera donc jamais attention celui-là...

(Ben) - Mère, ce n'est qu'une égratinure.

(Itsuna) - Peu importe. Viens ici.

Ben obéis. Sa mère activa alors un jutsu médical autour de sa main droite, faisant vibrer un beau chakra vert autour de sa peau. Elle posa délicatement sa main sur la joue de son fils, refermant la bléssure en trentes secondes avant de rompre son jutsu. Elle sourit à son fils qui la regardait avec admiration.

(Ben) - Dites-moi mère, est-ce qu'un jour je pourrais manier des techniques médicales moi aussi ?

Itsuna lança un grand sourire à son fils, elle lui ébouriffa les cheveux et continua son chemin dans le manoir. Ben se retourna pour la voir disparaître au tournant du couloir espèrant une réponse jusqu'au dernier moment. Mais connaissant sa mère, il se doutait que ça voulait sûrement dire non. Il soupira et se dirigea vers sa chambre pour y faire l'inventaire des ses armes de ninja. Il passa devant la chambre d'Ygoru, qui était guéri de son rhume depuis. Ce dernier, voyant son frère passer furtivement dans l'encadrement de la porte se mit à hurler en partant à la poursuite de Ben à travers le couloir :

(Ygoru) - Hey ! Ben ! Oh ! Hé ! Attends-moi !

Le jeune genin s'arrêta alors net et se retourna avec un air étonné et inintéressé. Ygoru s'arrêta devant son frère et le regarda dans les yeux avec cette lueur brillante étoilée. Ben ne put s'empêcher de sourire à son frère. Depuis la dernière mission qu'il avait réussi, il était l'idole d'Ygoru et la fièreté de son père. Tant mieux, mais ce n'était pas son but recherché. Ygoru prit son air de gamin illuminé.

(Ygoru) - Je voulais te demander un truc.

(Ben) - Hum ?

(Ygoru) - Nan mais... pas ici...

Ben fit une grimace mêlée à une expression d'étonnement qui traduisait son sentiment d'incompréhension. Ygoru attrapa son frère par le bras et l'emmena.

___________________________________


(Ben) - Quoi ?!

(Ygoru) - S'il te plaît !

Ben, Ygoru, et une floppée d'étudiant à l'académie étaient tous réunis dans la clairière derrière le manoir. Tous les étudiants regardaient Ben avec cet air de fan déluré. Ygoru faisait les yeux doux à son frère aîné. Le jeune genin, droit, les bras croisés, l'air hautain et surtout déconcerté, faisait la moue d'un air sévère.

(Ben) - Il est hors de question que je me donne en spectacle ! Surtout pour cette technique là !

(Ygoru) - Aller s'il te plaît ! Je l'ai pas vu moi ! Grand-père arrête pas de dire que c'est une belle technique lorsqu'il en parle !

(Ben) - Non !

(Ygoru) - S'il te plaît !

(Ben) - Non !

(Ygoru) - Père !

(Ben) - Arrête !

(Ygoru) - Père ! Ben il m'a tappé !

(Ben) - D'accord ! D'accord ! Ferme-là !

Ygoru lança un grand sourire à son frère avec toutes ses dents, puis il recula, faisant signe à toute la petite troupe de gamins de faire de même. Les gosses se mirent alors à observer Ben avec entrain, les yeux rués sur le genin. Ben se sentit alors mal à l'aise. Mais c'était surtout le fait d'utiliser "cette" technique. Il se souvenait de la manière dont ça c'était terminé la dernière fois. Certes Ben avait plus d'expérience, plus d'entraînement. Mais tout de même. Pourtant, le genin savait qu'il était plus fort que la dernière fois. De toute façon, on est toujours plus fort que celui que l'on était hier. Le genin prit une grande inspiration. Il mit ses mains jointes devant lui, comme un enfant de choeur. Il ferma les yeux et se concentra pour jauger ses quantités de chakra. Il ouvrit lentement les yeux, dévisageant les mioches qui semblaient être en proie à un suspens hors du commun.

Ben écarta alors les bras d'un coup, formant un "T" avec son corps. Ses doigts collés, formant des plaques avec ses mains. Il activa alors le Ryuken. Une masse importante de chakra se concentra autour de ses mains enrobant les membres de puissante lumière bleutée brillante et menaçante. Le bruit du chakra fut accompagné par des exclamations d'admiration par les enfants. Ben se mit alors à courrir vers le côté de la clairière, sa trajectoire suivit avec précision par les spectateurs. Dans sa course, il se mit alors sur la pointe du pied droit, relevant son pied gauche immédiatement le long de son tibia pour le poser sur son genoux droit.


(Ben) - Ryuken, Koma no jutsu !

Ben prit de la vitesse en entrant en rotation. Tout son corps se transforma alors en une magnifique toupie rapide et puissante qui sifflait. La toupie avait une couleur blanche à cause de l'acoutrement de Ben, mais le plus beau était cet anneau de chakra vibrant et tranchant qui formait le bord de la toupie-humaine. La toupie fit alors un grand tour, passant à ras des étudiant qui hurlèrent d'admiration. Le jutsu de Ben soulevait une traînée de poussière derrière lui. Un deuxième tour, les gosses déliraient en admirant joyeusement.

(Ygoru) - Ouai ! Vas y Frèrot ! T'es le meilleur !

La toupie se mit alors à ralentir. Mais elle tournait toujours, sifflant dans le vent chikarate. Ben fit alors rétrécir le cercle de la trajectoire de son jutsu pour revenir vers le centre de la clairière. Les acclamations fusaient. la toupie arriva alors au centre, ralentissant alors progressivement. Le corps de Ben réapparut d'un coup. La toupie s'arrêta, Ben était a genoux à terre, un pied accroupis. Le Ryuken se dissipa aussitôt. Il était crevé, en sueur. Ses poumons cherchaient l'air avec force. Le corps de Ben protestait vivement contre ce qu'il venait de lui faire subir. Malgré le délire des gamins qui était flatteur, Ben était vraiment épuisé. Mais il avait mieux supporté le jutsu que la dernière fois. Ygoru accourut vers lui avec un grand sourire. Il se jeta au cou de son frère aîné et le serra dans ses bras.

(Ygoru) - T'es génial !

Ben lança un sourire en coin au sol, tout en fermant les yeux pour aller chercher au fond de lui la force de se relever. Son frère le lâcha enfin pour aller retrouver ses camarades qui avançaient vers le genin. Mais ce dernier se redressa en titubant dangereusement. La fatigue l'empêcherais de faire quoi que ce soit d'autre de la journée. De toute façon, il n'aurait pas vraiment le choix...

(Kûzuko) - Ben ! Ygoru ! Venez ici i-m-m-é-d-i-a-t-e-m-e-n-t !

Les deux frère se retournèrent vers la porte arrière de la salle d'entraînement du rez-de-chaussez. Sur le seuil, se trouvait un Kûzuko au regard si noir et si sévère qu'on devinait qu'il avait assisté à la scène et que cela ne l'avait pas vraiment enchanté...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 24/5/2009, 19:48

___________________________



(Kûzuko) - Qu'est-ce que j'avais dis sur cette technique ? Hein ?! Qu'est-ce que j'avais dis ?!

Les deux frères étaient à genoux, l'un à côté de l'autre, au beau milieu de la salle d'entraînement du bas. La salle, entièrement recouverte d'un grand tatami servait rarement, mais elle était là quand même. Kûzuko, dans son kimono gris, passait et repassait derrière les deux garçons, une main dans le dos, l'autre décrivant de grands gestes qui ne servait qu'à lui, pour évacuer un peu plus sa colère. Il hurlait sur ses deux fils qui grimaçaient à chaque exclamation de voix.

(Kûzuko) - Vous n'êtes que des irresponsables ! Des bons à rien ! Des bourrins ! Voilà ce que vous êtes ! Des bourrins !

Ben savait qu'il disait ça sous le coup de la colère, mais voyant Ygoru pleurer, il se sentit coupable d'avoir accepté. Kûzuko continuait son sermont de patriarche, rentrant toujours plus dans le jeu de l'escalade et de la colère montante :

(Kûzuko) - Tu sais ce qui c'est passé la dernière fois Ben ? hein ? Réponds-moi !

(Ben) - Oui père.

(Kûzuko) - Non, non ! Dis-moi ce qui c'est passé !

(Ben) - Je suis resté 8 jours dans mon lit en convalescence.

(Kûzuko) - Ca ne t'a pas suffit pour comprendre qu'une technique de rang C était peut être un peu prématuré pour môsieur ?

(Ben) - ...

(Kûzuko) - J'espère que t'es bien crevé, que tu es complètement épuisé par ta technique ! Car ce sermont va durer longtemps ! La prochaine fois tu réfléchira avant de l'utiliser ! Crois-moi !

(Ben) - La dernière fois j'ai perdu connaissance. Aujourd'hui je peux encore marcher.

(Kûzuko) - Et alors ? Tu as vu dans quel état tu étais au moment où tu as arrêter ton jutsu ? Une seule utilisation de cette technique en combat et l'ennemi te supprime comme une larve sans défenses !

(Ben) - ...

(Kûzuko) - Et toi Ygoru, tu es fier de toi ? Poussé ton frère à prendre des risques inutiles ?

(Ben) - C'était mon idée père.

(Kûzuko) - ?

(Ben) - Au début, ils devaient juste assister à mon entraînement. Je me suis emballé en voulant leur montrer le Koma no jutsu.

Kûzuko s'arrêta alors de tourner comme un lion en cage. Ygoru s'arrêta de pleurer et tourna la tête vers son frère qui regardait droit devant lui, le regard bloqué, perdu sur un point au fond de la salle, un air impassible sur le visage. Le patriarche s'avança alors vers son fils aîné et l'attrapa par les cheveux, empoignant férocement les mèches. Il tira en arrière, approchant sa bouche de l'oreille de son fils.

(Kûzuko) - Ne joue pas à ce petit jeu avec moi.

Il lâcha Ben avec force en le poussant en avant. Le genin, déjà épuisé, se retrouva à quatre pattes, grognant de douleur sous le choc. Kûzuko plaça alors ses deux mains jointes dans son dos, recommençant à faire les cents pas.

Ben s'en fichait en fait. Il avait rapidement mûrit, et il connaissait les risques. Son jutsu était sans retour. Lorsqu'il utilise cette technique, si elle ne bat pas son adversaire c'est la défaite assurée. Quelque part, son père avait raison. Cette technique épuisait son corps au plus haut point. Il suait énormément. La sueur tiède ruisselait sur son corps, sur son nez, gouttant alors sur le sol. Ben était tout à fait conscient, quoi qu'en pense son père. Mais Kûzuko avait en fait un petit côté papa-poule caché, ou pas.

Le patriarche s'immobilisa alors et fit quelques sceaux.


(Kûzuko) - Fuuton bunshin no jutsu !

Le chakra fuuton se mit à tournoyer du corps de Kûzuko pour former deux copies conforme du grand homme. Les clones avaient la même colère dans le regard. Kûzuko sortit alors vers l'intérieur du manoir, claquant la porte derrière lui. Les deux clones regardaient Ben et Ygoru, les bras croisés. Leur rôle était simple : surveiller les deus zozios. Ben se remit alors lentement en position "à genoux", faisant une série de grimace. Quelques courbatures commençaient à apparaîtres au niveaux des jambes. La douleur n'était pas paralysante, mais elle était suffisante pour changer l'expression du visage du genin. Les deux garçon restèrent là, en silence, surveiller par les deux clones aussi froids que le vent qui les constituaient.

Un quart d'heure plus tard, Kûzuko arriva avec un rouleau à la main. Reconnaissant le sceau chikarate, Ben devina qu'il s'agissait d'un ordre de mission sanction. Le père soupia, l'ouvrit et le lu à haute voix tout en conservant son air des plus sévère.


Ordre de mission chikarate, rang D a écrit:Objectif : Nettoyer la cours de l'académie

Durée : Indéterminée

Informations : Les étudiants sont plutôt sâle dans leur cours de récréation. Celle-ci est pleine de détritus en tout genre, et l'automne est venu y ajouter des feuilles mortes. Munissez-vous de patience et d'huile de coude pour affectuer cette mission.

Ben soupira, Ygoru sourit. Ben se voyait attribuer une mission qui lui semblait pire que dérisoire, en plus d'être fatiguante et c'est surtout pour ça que Kûzuko l'avait choisie. Quand à Ygoru, il était plus qu'enthousiaste d'être affecté à une mission ninja alors qu'il était encore étudiant. Mais tous les espoirs d'Ygoru furent brisés par une réplique sainglante :

(Kûzuko) - Ben, tu te chargera seul de cette mission. Ygoru, tu viens avec moi, j'ai une série de commissions, tu fera très bien l'affaire.

(Ben) * Comme d'habitude... *

Le père balança le rouleau sur le dos de son fils aîné et partis vers la porte. Il fit un sceau de main rapide qui dissipa ses clones au passage. Ygoru ne prit pas le risque de se faire rappeler à l'ordre et il suivit son père en vitesse. Une fois seul dans la salle d'entraînement, Ben se retourna lentement, avec difficulté. Il se demandait si ce n'était pas le même genre de douleurs que devait ressentir Jooshun au quotidient. Il attrapa le rouleau, le relu pour être sur. Il se releva alors, en vascillant légèrement. Il froissa l'ordre de mission avant de le fourré avec colère dans une de ses poches. Il respira un grand coup, prennant sur lui. Puis, il empreinta la porte arrière de la salle pour sortir.

Ben effectua sa tâche à la main. Il aurait put user de ninjutsu pour aller plus vite, mais il était déjà épuisé et en était incapable. Il mit deux heures et demi à ramasser l'intégralité des papiers de goûter, des avions en origami, et les feuilles des fameux arbres plantés autour de la cours pour faire joli. Ben ne les avait jamais trouvé aussi inutiles. Il rentra ensuite chez lui, l'air maussade et profondément vexé. Epuisé, il alla se reposer dans sa chambre, oubliant d'aller dîner...
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 24/5/2009, 23:29

Une semaine après la fabuleuse prestation de Ben devant les étudiants...

Depuis que Ben avait effectué le Koma no jutsu sans perdre connaissance il s'entraînait sans relâche au taijutsu avec son grand-père afin d'amélioré considérablement son endurance et sa constitution. Il avait besoin de plus de force et de robustesse. Ainsi, dans la salle d'entraînement de taijutsu, un exercice tout nouveau était répéter...

(Ben) - Mais il est énorme ?! Il est encore plus gros que celui que tu m'avais fabriqué pour m'entraîné au funkaze !

Au milieu de la pièce ce trouvait un gigantesque bloc de pierre grossièrement taillé pour ressembler à un sumo géant. Ben observait le sommet du bloc rocheux en levant la tête. Jooshun regardait son petit-fils en argumentant :

(Jooshun) - Faudrait savoir ? Tu veux être plus résistant ou pas ? J'en ai suffisament bavé pour le faire monté jusqu'ici.

(Ben) - Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse ? C'est pas un mannequin, c'est une statue !

(Jooshun) - C'est le but imbécile ! Regarde.

Le vieil homme s'approcha du ventre imposant du mannequin. Il serra les poings, sans activer son Ryuken. Il ferma les yeux et concentra. Puis, d'un coup, il ouvrit les yeux en donnant un coup de poing droit, rapide et puissant.

(Jooshun) - Uhgn !

Le coup fit trembler tout le mannequin. Joosun retira son poing. Sa main était rouge à cause du choc. Il recula de quelques pas, se frottant la main doucement tout en expliquant.

(Jooshun) - On va travailler ton gôken. Comme tu le sais, le Ryuken manie normalement le contrôle du chakra avec la fluidité du style kun fu. Il ne requiert aucune robustesse particulière. Même si il demande une certaine force, sa rapidité normalement ne demande pas de devoir encaisser les coups.

Ben jeta un coup d'oeil à son grand-père, ses yeux brillaient de la soif de savoir.

(Jooshun) - La technique que tu as mis au point est certes puissante, utilisant toutes les caractéristiques du Ryuken, mais en plus elle demande une certaine tolérance à encaisser les chocs, chose à laquelle tu n'est pas, ou très peu, entraîné.

Le jeune genin regarda alors ses mains, comprenant un peu plus le fonctionnement de la technique de la toupie. Il regarda sa paume droite, se perdant pensivement dedans. Puis, il serra le poing et les lèvres regardant le rocher d'un air déterminé.

(Jooshun) - Le gôken est le taijutsu de base, "poing fort". Cet entraînement est donc simple : tu va simplement frapper ce rocher, le plus fort possible, et cela jusqu'à ce que tu n'en puisse plus. Le but est d'augmenter ta résistance, d'amélioré ta tolérance aux chocs et boosté ta capacité à encaisser les coups. C'est un exercice parmis tant d'autres, on en fera d'autres plus tard.

Voyant Ben en pleine transe en train de fixer le mannequin comme un ennemi potentiel, ce qui n'était pas plus mal en soit, Jooshun lança le départ.

(Jooshun) - Aller !

Le jeune genin partit alors à toute allure vers le mannequin. Il ammena son poing en arrière, et il frappa. Le mannequin ne réagit pas même par un tremblement. Un petit "poc!" résonna dans la salle d'entraînement. Ben commença alors à serrer son autre main lorsque soudainement.

(Ben) - Aïe !

Il se rendit compte qu'il s'était presque explosé la main en frappant ce rocher. Sa main était toute rouge. Jooshun s'avança alors et lui parla à l'oreille.

(Jooshun) - Alors Ben, que fais-tu ? Tu fais face à la douleur et tu n'as pas encore commencer à t'entraîner. Que faire ?

(Ben) - Continuer.

(Jooshun) - Mais lorsque tu va frapper ce mannequin, la douleur sera toujours là, et elle sera plus forte, et elle gagnera ton autre main. Alors comment faire ?

(Ben) - ...

(Jooshun) - Comment notre clan règle t-il ses problèmes depuis la nuit des temps ?

(Ben) - Avec la volonté ?

(Jooshun) - Alors pourquoi être original ?

Le vieillard se recula de nouveau, croisant les bras dans son dos, un vieux sourire cloué sur les lèvres. Ben regarda alors sa main toute rouge. Elle enflait. Mais Ben ressera sa main, fermant les yeux, il se mit à réfléchir.

(Ben) * La volonté. Encore la volonté ? Voyons... Si je frappe, j'ai mal. Mais je dois frapper, donc j'aurais forcément mal. J'ai déjà vécu ça... Contre ses brigands... J'avais peur. Lorsque je l'ai tué, j'avais mal, mal à la tête, au ventre, et un peu partout... Mais elle était là. Oui, c'est encore et toujours ça. Il suffit de le vouloir. Si je ne veux pas avoir mal, je n'aurait pas mal. C'est atroce. Il s'agit de dépasser la sensibilité. Je dois mettre à profit ma volonté pour, un peu comme avec l'adrénaline, surpasser, dépasser la douleur. C'est dangereux, car en faisant ça, je ne sens pas si je me blesse... Hum... Essayons. *

Il ouvrit lentement les yeux. Puis, il se mordit la lèvre à sang avant de s'élancer de nouveau à l'assaut du rocher. Un coup, deux coups, trois coups, et...

(Ben) - Arg...
* Non. Je dois être plus concentré. *


Cette fois, les deux mains de Ben étaient rouges. L'une avait presque doublée de volume. Le jeune genin commença alors à puiser dans son esprit la force de détermination légendaire de sa famille. Un coup, deux coups, trois coups, quatres, cinq et... Non, quatre. Un unique coup de plus dans la série. Le jeune genin se tenait les mains en grommelant.

(Jooshun) - Alors ! C'est tout ? Si tu ne te donne pas un peu plus tu n'y arrivera pas.

Le vieillard chercha un moyen, mais il n'eut pas à chercher bien loin.

(Jooshun) - Je vais finir par croire que ton père avait raison.

Le vieil homme lança ça avec un grand sourire lorsqu'il vit son petit-fils se jeter comme un démon sur le rocher.

__________________________________


Deux jours plus tard, Ben avait sûrement bien augmanter sa résistance, mais il portait des bandelettes aux mains. Sa mère lui avait dit que c'était temporaire mais surtout qu'il devrait continuer de les porter jusqu'à ce qu'il arrête cet entraînement qu'elle avait qualifier de "débile". Ben s'était donc résigner, mais ces bandelettes, bien que gênantes, le soulageait lorsque le restant du temps il n'utlisait pas sa volonté pour combattre la douleur. Kûzuko avait enfin digérer le coup du Koma no jutsu en plein air, il avait même dit à Ben qu'il allait lui apprendre la nouvelle technique promise depuis plus d'un mois. C'est donc ainsi que Ben et son père se retouvent encore au beau milieu de cette charmante clairière qui à dut en voir passer des jutsus depuis que la famille Colfud est installé à Chikara...

Ben était au centre. Il avait l'air plus sûr de lui que lors des entraînements précédants. Son père, comme toujours, se trouvait face à lui, droit, le regard sévère, en mode sensei. Ben fixa alors Kûzuko. Ce dernier commença son enseignement de manière très calme.


(Kûzuko) - Bien. Aujourd'hui je vais t'apprendre une technique des plus basique. Sa puissance est casiment nul. Elle reviens à envoyer un kunai en réalité.

Ben sembla étonné.

(Kûzuko) - Il s'agit du kaze no ha, la dent de vent. C'est un jutsu mineur qui ne mérite même pas l'appélation de jutsu vu la simplicité de la technique. Mais elle peut être très pratique. Si par éxemple tu es à court de munitions elle remplace un kunai à perfection, en mieux d'ailleurs.

Ben sembla plus que curieux, son père enchaîna alors avec les derniers détails concrets.

(Kûzuko) - Il faut ni plus ni moins qu'envoyer une salve de chakra dans sa main, tout en changeant la forme du chakra pour former une pointe, à l'image d'un kunai encore fois. Garde bien l'idée du kunai en tête lorsque tu éxécute cette technique. Change ensuite la nature de la pointe en fuuton et relâche tout pour envoyer un projectile perçant, très rapide mais absolument inoffensif à cause de leur faible puissance. Naturellement tout est variable. Je ne vais pas te refaire le cours académique. Bon. Alors ça donne...

- Fuuton, kaze no ha !

Une véritable nuée de pointes de chakra en forme de kunai lumineux bleutés et vibrants recouvrit entièrement l'espace entre Kûzuko et son fils. Plusieurs centaines de kaze no ha brillaient sur le sol sableux sous la surprise et l'admiration de Ben. Kûzuko tourna alors lentement la tête. Une ombre apparut alors lentement sur le côté.

(Kûzuko) - Psaro...

C'était un grand homme aux longs cheveux blancs. Son teint pâle trahissait ses origines et son sang familial. Il portait un bandeau frontal rouge sang, mais le symbole de son village n'y figurait pas, fidèle au traditions. Tout vêtu de noir, il portait une longue cape sombre. Un grand morceau de soie rougeoyante était noué à sa taille en guise de ceinture. Un morceau de métal recouvert de piquants était posé sur son épaule droite, une sorte d'armure. Un grand foureau était attaché, portant une lourde épée de combat dont le pomeau en or représentait un long serpent enroulé sur lui-même. Il avait sur le torse un pendentif représentant une tête de mort. Ses yeux avaient une étonnante couleur rouge. Son apparence n'était pas des plus gaie, mais elle dégeait un style incomparable.



(Psaro) - Comment vas-tu mon frère ? C'est un fils magnifique que tu as là. Félicitation.

La voix mielleuse de ce nouvel arrivant ne disait rien qui vaille à Ben, surtout vu l'expression fort contrariée prise par son père. Kûzuko fixa Psaro dans les yeux. Le ninja noir brisa les kaze no ha au sol d'un simple sceau de main qui les fit disparaître comme de la poussière soufflée par le vent de Chikara. Le patriarche des Colfud prit un ton plus que méfiant.

(Kûzuko) - Qu'est-ce que tu fais ici ? Je croyait que tu avais décidé de vivre en hermite ?

(Psaro) - Je me suis lassé de cette vie. Et puis surtout je m'ennuyait de ma chère famille.

(Kûzuko) - Il n'y as plus de place pour toi ici. Tu ferais mieux de t'en aller.

(Psaro) - Oh ! Frèrot ! J'ai traversé tout le pays pour venir vous rendre cette petite visite et tu me jetterais dehors ?

(Kûzuko) - Au cas où tu ne l'aurais pas remarquer tu es en train de me déranger alors que j'entraîner mon fils.

(Psaro) - Mais, ton fils n'as t-il pas envi de rencontrer son oncle ?

Ben n'en revenait pas. Il avait un oncle. Et qui plus est plutôt puissant. Le jeune genin dévisagea son père qui semblait très perturbé de cette visite inattendue. Connaissant l'entêtement et l'obstination de son frère, Kûzuko cèda alors déjà.

(Kûzuko) - Très bien. Reste si tu veux, mais si père te jete dehors à grand coups de savate pour te rappeler de quelle manière tu l'a insulté en quittant le manoir il y a 19 ans, ne viens pas te plaindre.

(Psaro) - Ce vieux crouton est toujours vivant ?

(Kûzuko) - ...

Psaro posa alors sa main sur le pomeau de son épée, passant son autre main dans ses cheveux. Kûzuko fit un geste à son fils, lui indiquant clairement le mouvement "avance".

(Kûzuko) - Ben, approche, je te présente ton oncle : Psaro Colfud.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 25/5/2009, 14:39

Cela faisait une semaine que l'oncle mystèrieux était arrivé à l'improviste. Une semaine qu'il vivait au manoir. Ygoru avait dut lui céder sa chambre, dormant sur un matelas dans la chambre de son frère aîné. Pendant cette longue semaine, Ben n'avait fait que s'entraîner au taijutsu, et particulièrement au gôken à travers l'entraînement spécial de Jooshun. Celui-ci était des plus préoccupés par le retour de son fils cadet. Le vieil homme n'avait jamais passé autant de temps au rez-de-chaussez, ne retournant à l'étage que pour dormir, ce qui était bien plus qu'inhabituel.

L'arrivée de Psaro avait considérablement boulversé la vie familliale. Ben et Ygoru devait manger plus tôt que d'habitude, dans la cuisine, seuls, et retourner immédiatement dans leurs chambres pendant que les adultes mangeaient ensemble. D'ailleurs, Kûzuko, son frère et son père, mangeaient dans le salon avec Itsuna, chose encore plus exeptionelle. Ben et Ygoru ne voyaient jamais Psaro. Ils l'apercevait à quelques occasions, mais ils avaient compris que Kûzuko faisait en sorte de les tenir à l'écart de cet oncle si étrange. Du coup, plus personne ne s'occupait d'eux. Le grand-père et ses deux fils passaient le plus clair de leur temps au QG de Chikara pour des raisons totalement inconnues aux deux jeunes garçons. Ben avait tout de même réussi à tirer quelques brides d'informations de conversations écoutées à la volé en tendant une oreille contre la porte en de rares occasions.

Il avait appris que Psaro avait été, entre autre, un jônin plutôt bon dans le passé. Il avait compris qu'il n'était pas véritablement apprécié par Jooshun. Apparement, ce serait à cause de son départ du manoir il y a 19 ans. Psaro était un jônin expérimenté mais son père l'ennuyait avec des règlements absurdes qui freinaient sa progression. Psaro avait alors demander l'autorisation d'aller vivre en hermite à l'extérieur du village afin de devenir plus fort, en prenant soin le jour de son départ d'insulter copieusement son père après une querelle des plus animées suite à l'annonce de sa décision. Jooshun considèrait que Psaro avait déserté sa famille et les rangs du clan. Le retour de Psaro n'annonçait pas forcément de bonnes nouvelles en soit. La première chose, c'est que l'ambiance au manoir est plutôt tendue. Ben avait remarqué que Kûzuko n'était pas hostile envers son frère, c'était même plutôt Psaro qui était hostile et constament ironique envers son frère aîné. Il ne fallut pas longtemps à Ben pour comprendre, avec quelques infos volées encore une fois, que Kûzuko avait toujours été le préféré de son père et que Psaro en avait souffert.

Pour résumer, les deux seuls sensei pouvant enseigner de nouvelles choses à Ben, passaient leur temps à faire il ne savait quoi avec ce nouveau venu au QG et il se retrouvait seul avec son frère, à s'occuper comme il pouvait en s'entraînant dans les divers domaines. Il n'avait du coup pas put apprendre les rudiments du kaze no ha et était incapable de s'initier seul à cette nouvelle technique. Alors il alternait les séances de frappe dans le rocher géant situer dans la salle d'entraînement de Jooshun, avec les temps d'entraînement au Ryuken, qui était nécessaire pour ne pas perdre la main. Il continuait également à perfectionner son ninjutsu, passant quelques heures dans la clairière à lancer des jutsus fuuton dans tous les sens.

Aujourd'hui, il avait promis à son frère de venir s'entraîner avec lui au lancer de shuriken et de kunai. Ygoru et lui se trouvaient dans la salle d'entraînement du rez-de-chaussez. Il était un peu plus d'une heure de l'après-midi. Les adultes étaient déjà repartis au QG, si ils étaient revenus pour déjeuner. Itsuna semblait elle aussi très préoccupée par la présence de Psaro dans le village, elle devait avoir été mise au courant de certaines choses par Kûzuko.

Pour l'entraînement, Ygoru avait accroché des cibles en bois au fond de la longue salle sur le mur. Il se tenait au milieu, lançant une série de kunai vers ses cibles. Il poussait un cris de guerre à chaque lancé. Ben était assis contre un mur, sur le côté, adossé en jonglant avec un kunai. Il regardait son frère en souriant, appréciant la détermination qu'il mettait lui aussi dans l'entraînement. Ygoru avait lancé quatre kunais, un seul avait touché la cible et il était planté de travers sur le bord inférieur, bien loin du centre. Ygoru lança alors son cinquième et dernier kunai. Le projectile partis rapidement, de manière puissante, mais la trajectoire n'était pas bonne. Ben fit alors tourner son kunai autour de son index grâce à l'anneau au bout de l'arme avant de l'empoigner fermement. Il plissa les yeux devant la trajectoire du kunai lancé par son frère et il lança le sien. Les deux kunais sifflèrent, puis, il y eut un choc. Le kunai de Ben percuta celui de son frère en plein lancé, faisant ricoché le projectile d'Ygoru qui se logea alors tout droit au centre de la cible visée.

Ygoru se tourna alors très lentement vers son frère, tournant sa tête aussi lentement qu'une marionette de foire, avec un air ahuri. Ben se leva alors doucement, il marcha vers la cible où s'était planté le kunai et il commença à ramasser les armes tout autour.


(Ben) - Qu'est-ce qu'ils ont à toujours être au QG a ton avis ?

Ygoru fut d'abord surpris que Ben se mette à parler. Il tenta de réfléchir, mais la réponse ne venait pas. Ygoru se gratta alors la tête, mais sa réflexion fut partager avec son frère qui pensait à haute voix tout en revenant vers lui avec six kunai dans les mains.

(Ben) - Ca se trouve ils sont en train de préparer une mission importante. Tu imagine que notre oncle soit en fait un espion ? Ou alors il revient d'une très longue mission...

Ygoru hocha la tête.

(Ygoru) - Une mission de 19 ans ?

(Ben) - ...

Le genin tendis les kunais à son jeune frère qui les attrapa soigneusement, en mettant quatre dans une main et se préparant à lancer le premier. Ben se dirigea vers l'endroit il était assis juste avant, continuant de parler avec cette voix remplie d'un ton si interrogateur.

(Ben) - Il bosse peut-être pour la mafia.

(Ygoru) - Qu'est-ce que t'y connais à la mafia toi ?

Ygoru lança le premier kunai qui manqua sa cible d'un demi mètre sur la gauche.

(Ben) - Mouai... Ou ça se trouve il est revenu parce qu'une grosse attaque se prépare contre Chikara.

Ygoru lança le deuxième kunai qui attérit pile à mi chemin entre le précédant kunai et la cible.

(Ygoru) - Ca c'est déjà produit le coup de l'attaque. L'invasion par d'Arasu t'a pas suffit ?

(Ben) - ...

Ygoru jongla alors avec l'une de ses armes en répliquant avec un air plus qu'ininteressé.

(Ygoru) - Si tu veux mon avis, il se faisait chier dans sa grotte d'hermite et il est veni voir les seules personnes qu'il avait : sa famille, c'est à dire nous. C'est tout.

Puis il lança son kunai qui frôla la droite de la cible en envoyant un éclat de bois dans les air. Il fit une grimace en lançant un cris d'agacement. Ben s'assit alors doucement, ce laissant glissé contre le mur.

(Ben) - Je sais pas... Je le sens moyen le coup de la visite de famille...

(Ygoru) - Pfff !

Le jeune étudiant lança le kunai suivant qui fila droit au centre de la cible.

(Ygoru) - Yes !

(Ben) - ...

(Ygoru) - Quoi ?

(Ben) - Nan rien...

Et pourtant, Ben avait quelque part raison. Le retour si soudain de leur oncle n'avait rien d'une visite de courtoisie. A ce propos, une scène étrange et très animée se déroulait actuellement au QG...

______


(Kenji Kuroda) - Réintégrer nos rangs ?

Le chikakage observait Psaro dans les yeux. Les membres du conseil étaient tous réunis dans la salle conseil elle-même. Ils étaient tous là, en "U" autour de la pièce. Au centre, se trouvait les trois Colfud : Jooshun, Kûzuko et Psaro. Le dernier du trio était un peu mal à l'aise, sur ses gardes, il avait la main gauche posée sur son pomeau ce qui trahissait sa méfiance malgré le sourire détendu qu'il se forçait à porter pour n'y pas parraître. Jooshun avait un air sévère. Il avait l'air agacé et très énervé. Son attitude témoignait d'une grande rancoeur envers son fils cadet. Tout expression gâteuse avait quittée le visage du vieil homme. Kûzuko était calme, droit, les mains derrière le dos, le menton relevé, l'air hautain, comme il l'avait appris de son père et comme il l'avait lui-même appris à ses fils. Psaro arborait la même posture, gardant cependant une main sur son arme. Jooshun se tenait plus ou moins normalement, son ossature meurtrie par l'âge ne lui permettant plus de tenir aussi bien le "garde à vous" que ses deux fils.

(Kûzuko) - Kage-sama, Psaro et moi-même avons toujours été de très bon shinobi. Nous voulons reprendre du service, voilà tout.

Naturellement, l'engrenage dit "de l'avis du conseil" s'enclencha...

(Idehiro Masumane) - Ce n'est pas si facile que ça... Surtout en ce qui te concerne Psaro. Nous te considèrions déjà comme un déserteur. Ton nom devait passer d'un moment à un autre dans le BingoBook...

(Tokuma Funamitsu) - Et nous savons tous très bien pourquoi.

La dernière réflexion de Tokuma laissa un grand froid et un grand silence. Kûzuko et les plus jeunes membres du conseil semblaient être les seuls à ignorer de quoi ils parlaient.

(Psaro) - Ces choses font parties d'un obscur passé qui ne fais plus parti de mes visions d'avenir.

(Tokuma Funamitsu) - C'est bizarre... J'ai entendu dire que de violentes bourrasques de vent attaquaient les marchands autour de la grotte où tu avais élu domicile.

(Kanemori Oseka) - Et pas que les marchands ! Nous étions incapable de le prouver à cent pour cent, mais plusieurs shinobi, de Chikara et d'autres villages, ont disparus aux alentours de cette même région. Pas moins de cent cinquante disparitions de combattants, sans compter les civils. Les archives parlent d'elles même.

Le vieux sage tappa un vieux livre devant lui tout en fixant Psaro dans les yeux. Le ninja noir soutenu le regard avec une expression sombre de défi. Kûzuko prit un air déconcerté.

(Kûzuko) - Non. Tu n'es pas l'auteur de tous ces meurtres n'est-ce pas ?

(Psaro) - Moi non...

(Zenko Nomiko) - Qui d'autre à part toi Psaro ?

(Juzo Ogawa) - A moins qu'il ait quelqu'un d'autre dans cette grotte au sud-est.

Un grand silence tomba alors. Les réflexions de Juzo provoquaient souvent ce phénomène, entraînant alors une réfléxion exagérée dans la tête de tous les membres du conseil.

(Jooshun) - Mon fils est peut-être un lâche, mais ce n'est pas un assassin.

(Tokuma Funamitsu) - Comment pouvez-vous en être si sûr Senpai ?

(Psaro) - Je n'ai pas assassiné ces gens.

(Masato Nagao) - Prouvez-le !

(Psaro) - Oh ! Toi le pédophile !

(Masato Nagao) - Comment ose-tu ?

(Kenji Kuroda) - Ca suffit !

La voix puissante du kage rétablie alors le silence en quelques secondes. Tous les têtes se tournèrent vers lui. Psaro releva le menton avec un air très provocant. Kûzuko avait perdu la confiance qu'il avait au départ. Pour la première fois depuis 19 ans, Jooshun était du côté de ses deux fils, ensembles, réunis et soudés.

(Kenji Kuroda) - Psaro, si tu n'as pas assassiner ses gens, ça veux dire que tu sais qui les as assassiner, et que tu protège cette personne.

(Psaro) - ...

(Zeshin Eino) - Protéger n'est pas le mot juste.

(Tokuma Funamitsu) - Séquestrer. Nous avons quelques espions qui on vu les faits. Psaro Colfud n'a en effet pas tuer ses personnes de ses mains. Il a former un élève, qui est devenu bien trop puissant et qui depuis ces dernières années massacrait tous les passants autour de leur refuge.

(Idehiro Masumane) - Il y a déjà 19 ans, tu as été convié à quitter le village pour une durée indéterminée après avoir appris un jutsu inapproprié à l'un de nos genin qui est mort en plein examen en l'utilisant. Et tu à récidiver ?

(Psaro) - ...

(Kûzuko) - Allons, mon frère je t'en prie ! Parle !

Tous les yeux étaient rivés sur lui. Psaro prit alors une grande inspiration. Il croisa les bras, lâchant enfin son épée. Il dévisagea les membres du conseil qui lui étaient hostile, soit la quasi totalité en réalité. Seul le kage semblait l'observer sans le juger par avance à cause de son passé, ainsi que son frère et son père naturellement.

(Psaro) - Il y a dix ans de cela...


Dernière édition par Ben Colfud le 25/5/2009, 14:46, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 25/5/2009, 14:42

***


Psaro Colfud a écrit:Alors que je parcourrait les villages à la recherche de puissant shinobi à affronter et d'adversaires dignes, je tomba, lors d'une nuit noire et glaciale, sur un village en feu. Les habitations brûlaient, des cadavres étaient jonchés un peu partout. Apparement, un grand désastre avait frappé la ville et emporté toute vie avec elle. Toute ? Pas tout à fait.

Je descendis alors dans ce village pour voir ce que je pouvais y trouver. En soit, j'étais encore un pilleur fourbe et sans coeur à l'époque. Je récupèra quelques restes de nourriture épargner par les flammes, ramassa quelques armes qui traînaient dans un état encore réutilisable. Mais en soit, rien de très particulier en guise de butin. Ce qui me fascinait et m'effrayait cependant, c'était l'état dans lequel se trouvait les cadavres autour de moi. Découpés, déchiquetés, en lambeaux de chair et de sang. Des organes réduits en puré traînaient sur les pavés et des membres arrachés gisaient un peu partout. Pas un seul corps entier, et les fragments humains étaient taillés en pièces. Les bléssures étaient nettes, ce qui laissait penser à quelque chose de vraiment puissant et précis. Je pensa tout de suite à un possible jutsu, et je ne fus pas déçu.

En fouillant la ville, je trouva un unique survivant. Une jeune fille nommée Sheika. Elle pleurait toutes les larmes de son corps, blotie contre un poteau découpé en tranches. C'est alors que je remarqua que les habitations avaient subies le même sort que les cadavres, entièrement tailladées. L'endroit, en plus d'être dévasté, était devenu très dangereux. La jeune fille ne devait avoir que cinq ans lorsque je l'ai trouvée. Pris de pitié, je l'ai rammené chez-moi, c'est à dire dans cette fameuse grotte où je vivais reculé du monde.

Pendant une semaine, elle ne prononça pas un mot, sous le choc. Je m'occupait d'elle tout en m'entraînant et méditant. Mais on finit par manque de nourriture. Je dut alors m'absenter pour aller en chercher au premier village, pensant qu'une jeune fille comme elle ne mangerais sûrement pas les met burlesques que j'aurais rammener d'une chasse aux bestioles aux alentours de la grotte. Mais lorsque je fus de retour, un spectacle imprésionnant et surtout très étonant m'attendait devant l'entrée de ma grotte. Sheika était en train de lancer des jutsu fuuton vers l'horizon, comme ça, sans complexe.

Concluant rapidement qu'il s'agissait d'une kunoichi, je décida alors de l'entraîner. Nous tissâme des liens d'amitié robuste et je lui appris les rudiments des arts ninja. Elle apprenais très vite, ayant d'étonantes dispositions pour le ninjutsu. Elle manipulait très bien fuuton, et je fus surpris qu'elle arrive un jour en me montrant qu'elle arrivait a faire jaillir une étincelle de ses doigts. Elle maîtrisait donc aussi raiton. Au fur et à mesure que le temps passait, elle devenait de plus en plus forte et puissante, gagnant en assurance. Mais elle faisait d'atroces cauchemars la nuit.

Au bout de deux ans, elle avait atteint la puissance d'une chuunin débutante grâce à mon entraînement intensif, voir abusif parfois. Mais j'étais surpris de voir qu'elle avait dévellopée une cruauté pathologique. En y réfléchissant, je me disait qu'il devait s'agir de séquelles dut à cette nuit où je l'avais retrouvée. Mais cette même année, elle revint me voir un soir en portant sur elle une magnifique Gofuku. Elle m'expliqua qu'elle avait attaquée des marchands et le leur avait dérobé. Le mal étant fait, je fis l'érreur de ne pas la réprimander. Mais ça se répèta, et cela autant de fois que vos services de renseignements vous l'ont dit. J'étais dépasser.

Trois ans passèrent. Sheika avait déjà fêter ses 15 ans. Elle avait passé ses trois dernières années à apprendre tout ce que je lui enseignait, ainsi qu'à tuer tous ceux qui approchaient de notre grotte. Elle gagnait en force autant que moi, mais je la soupçonnait de travailler en secret sur un jutsu particulier mêlant fuuton et raiton. Je ne pouvait que me résigner à voir mon élève devenir une kunoichi surpuissante, et je commençait même à m'inquiéter. Malheureusement, l'avenir me donné raison.

Quatre ans après cela, Sheika allait fêter ses 19 ans. Elle était devenue insolente dernièrement. Je ne la contrôlait plus. Elle partait plus loin, et tuait encore plus d'innocents pour assouvir sa soif de sang. Douée de tout ce que je lui avais appris, elle était une véritable tornade. J'avais créer un monstre. C'est alors qu'un soir lugubre, elle rentra pour le dîner...

Il faisait très sombre. J'avais allumé un feu dans ma grotte avec quelques branches. Vêtu de la même façon que je suis devant vous, j'observait le grésillement des flammes, assis en tailleur face à celles-ci, attendant le retour fatidique de mon élève qui devait avoir tuer je ne sais quels innoncents pendant son après-midi. C'est alors que les talons des bottines de cuir, qu'elle avait elles aussi volée, résonna à l'entrée de la grotte.

C'était une jeune fille si magnifique. Une grande brunes aux cheveux longs, bouclants aux extrémitées. Elle avait des ambres dans les yeux qui cachaient habituellement cette haine destructrice et ce machiavélisme qui rongeait son âme. Elle portait un yukata noir moulant. Des longs gants de cuir noir couvraient ses mains et la moitié de ses bras. Elle était étrangement belle comme la nuit. Son visage de princesse des ténèbres faisait d'elle une jeune fille apétissante. Ses formes généreuses et ses courbes parfaites la rendait véritablement l'une des femmes les plus désirables que je n'avais jamais vu. Elle pouvait envouté un homme avec un regard, et je me doutait qu'elle ne devait pas s'en privé en combat.


Spoiler:
[hrp]Ahah ! Vous êtes tombé dans mon genjutsu ! ...[/hrp]

Elle se mit alors à genoux, en face de moi, de l'autre côté du feu. Elle posa ses jolies fesses de jeune fille sur les talons aiguilles de ces bottes montantes en cuir noir. Elle replaça alors une mèche de ses longs cheveux noirs et elle me regarda dans les yeux.

(Sheika) - Je dois faire quelque chose cette nuit.

(Psaro) - ?

(Sheika) - J'ai trouvé qui est à l'origine de la destruction de mon village.

Je laissa un grand silence. Moi même je n'y avait pas réfléchis. Et pourtant je repensa aux images de cadavre déchiqueter. Ce fut rapidement très clair dans ma tête, mes neurones allèrent chercher toutes les informations pour reconstituer le puzzle. Sheika me regardait dans les yeux, de ce regard soudain si noir et assoifé de ténèbres. Je revis alors la petite fille assise près de ce poteau. Puis les bâtiments déchiquetés, les corps lacérés. C'était certain. Ce village avait été frappé par un Suubansen shippu, et les seules personnes capables de faire ça étaient trois shinobi adeptes de fuuton, trois personne qui ne pouvaient effectuer ce jutsu qu'ensemble, des shinobi de Chikara, dont Jooshun Colfud, mon propre père.

***


Le silence avait prit posséssion de la salle, tout comme le récit de Psaro. Jooshun baissa les yeux, comme tous les anciens du conseil. Finalement, la mémoire leur revenait. Psaro avait désormais de la colère sur le visage.

(Psaro) - J'avais alors compris les intentions de mon élève, et malheureusement, ou plutôt heureusement pour vous, je ne pouvais pas la laisser faire...


Dernière édition par Ben Colfud le 25/5/2009, 14:44, édité 1 fois
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 25/5/2009, 14:43

***


Psaro Colfud a écrit:Elle me sourit et lança avec ce sadisme et ce sentiment de victoire déjà acquise.

(Sheika) - Je vais venger mon village, Psaro-sama.

(Sparo) - Que vas-tu faire Sheika-chan ?

Ce fut le silence avant la révèlation que j'attendais déjà comme un fait accomplit. Elle avait cet air si noir qu'elle prenait lorsqu'elle partait en chasse.

(Sheika) - Je vais détruire Chikara. Et je vais le détruire avec leur propre jutsu : le Suubansen shippu.

Naturellement, elle partie aussitôt. Je dût prendre sur moi, réfléchir intensément. Mais pour moi, il fut trop rapidement clair que je ne pouvais pas laisser le monstre que j'avais élever attaquer Chikara. Je ne la croyais pas lorsqu'elle disait maîtriser le Suubansen shippu. Ceux qui l'avait utiliser devait être trois pour l'effectuer. Mais je pensait sincèrement qu'elle tuerait de sang froid mon propre père, qui était l'un des auteurs des cauchemars qui hantaient ses nuits depuis bientôt neuf ans. Je partis donc à sa poursuite.

Je la rattrapa aux frontières du désert. Elle s'apprêtait à foncer vers le village caché du sable, déterminée à faire justice. En haut d'un rocher, elle observait l'horizon où se trouvaient les cibles de sa vengeance. J'arriva comme à mes habitudes, dissimulant ma presence avec mon genjutsu et apparaissant comme une ombre. On aurait dit qu'elle m'attendait...


(Sheika) - Psaro-sama...

(Psaro) - Tu savais que je te suivais n'est-ce pas ?

(Sheika) - ...

(Psaro) - Sheika, je t'en prie, renonce à cela. C'est inutile. Tu fonce vers ta propre mort.

La jeune fille se retourna alors. De grandes larmes coulaient le long de ses joues. La fureur se voyait dans ses yeux comme un incendie en pleine nuit noire.

(Sheika) - Comment pouvez-vous comprendre ? Ils ont tout détruit ! Je ne vis que pour venger tous ceux qui ont vécu à mes côtés dans ce village ! Comment pouvez-comprendre ?

Le silence qui suivit était très oppréssant. Seul les gémissements de Sheika et le souffle du vent étaient audibles, comme les pleurs que l'on verse lors de funérailles. Sheika ne savait pas qu'elle pleurait sa propre mort, car malgré tout, je ne pouvais pas la laisser continuer.

(Psaro) - Sheika-chan, renonce. Reviens, c'est ta dernière chance de rester en vie, crois-moi.

Je lui tendais une main, espèrant pouvoir sauver mon élève de la folie une ultime fois. Mes cheveux volaient au vent, tout comme ma cape. Les siens balayaient son visage. Mais elle compris que c'était terminé.

(Sheika) - Que voulez-vous dire... Psaro-sama ?

(Psaro) - ...

(Sheika) - Vous allez me tuer c'est ça ?

Je baissa ma main. C'était fini. Maintenant, soit je l'arrêtait, soit je mourrais en regardant ma propre élève filer pour assassiner mon père et au minimum toute ma famille. Elle écarta ses jambes, mouvement caractéristique de la mise en garde. Elle essuya ses larmes, et je compris pour la première fois ce que devaient ressentir ceux qu'elle tuait.

(Sheika) - Mais, Psaro-sama... Il y a un moment où l'élève doit affronter le maître...

Un grand sourire de sadisme c'était dessiné sur son visage. Elle fonça alors vers moi, les poings sérrés, hurlant comme une dégénérée. Je ne put rien ajouter. Le combat était lancé. Je parais difficilement ses attaques, c'est uniquement lorsque le combat avait commencer que j'avais compris qu'elle était réellement devenue une menace. Rapide comme une lionne, elle réussi alors à me donner un coup puissant dans la poitrine, m'envoyant valser à 100 mètres, pulvérisant un rocher dans la violence du choc.

Je me relevait alors instinctivement. A ve de nez, je n'avait aucune chance au corps à corps avec elle. Mon domaine de prédilection était le même que mon frère : le ninjutsu. Il ne restait plus qu'a espèrer qu'elle ne m'avait pas surpasser dans ce domaine. Elle se tenait là où elle m'avait frappé. Je commença à faire des sceaux de main, elle m'imita parfaitement.


(Psaro) - Fuuton, Ren Kuudan !

(Sheika) - Fuuton, Daitoppa !

Elle plaça ses mains autour de sa bouche et elle commença à souffler sa puissante bourrasque. Une balle d'air compressé se forma dans ma paume droite, je l'envoya aussitôt avec force.

Le Daitoppa et le Ren Kuudan se percutèrent avec violence. Il y eut accrochage, puis une explosion de vent tornoya. Les techniques se dissipèrent dans un véritable trou d'air qui nous expulsa en arrière. Je fut envoyé derrière des végétations. Aussitôt je profita de la situation pour fondre dans cet élément et bénéficier de l'effet de surprise. Elle s'était redressée, debout, elle formait une série de signes, prête à riposter à toute attaque. J'espèrait qu'il ne s'agisse pas de quelque chose de trop puissant.

Je bondit alors en avant vers elle, projetant mes mains en avant.


(Psaro) - Fuuton, washi no fukkatsu !

Mon chakra fuuton forma alors une gigantesque lâme de chakra en forme d'aigle audessus de ma tête. Mes bras tendu vers le jutsu, je les abattis en direction de mon adversaire. L'aigle piqua alors à toute vitesse vers Sheika qui semblait surprise. Le jutsu la percuta de plein fouet, l'envoyant violemment contre le sol, entaillant son ventre à plusieurs endroits et découpant ses vêtements. Un cratère s'était produit autour du point d'impact où Sheika s'était déjà relevée le temps que la fumée se dissipe. Les mains jointes en forme d'un sceau, je prépara au pire.

(Sheika) - Raiton, Den'kou Dobikake !

Il y eut un grondement dans le ciel. Je levais la tête pour voir mon erreur de ne pas avoir prévus cela avant. Un gigantesque éclair tomba sur moi. je crus que ma tête allait imploser. La foudre tomba avec force. Il me sembla que mon corps s'enflamma. Pendant un instant je fus aveugle, mais j'aurais juré voir son sourire dans le noir de la douleur électrique. Les étincelles puissantes me foudroyèrent pendant des secondes éternelles. Chacun de mes muscles fut paralyser comme de vulgaires larves anéanties. Lorsque les éclairs du coup de foudre se dissipèrent enfin, je tomba à genoux. Ma vue me faisait défaut. Je tremblait de partout. Mes oreilles bourdonnaient. J'avais dut hurler que je ne l'aurais pas entendu. J'usa alors de la botte secrète de notre famille pour tenir le coup jusqu'à la mort clinique. Sheika, tu pourra anéantir toute mes réserves de chakra et me couvrir de douleur, tant que la volonté des Colfud coulera dans mes veines je ne mourrais pas. Je me releva en titubant, mais cette garce était douée, de nouveau en train de faire des sceaux avec ses mains. Heureusement, cette fois, j'avais anticiper.

(Sheika) - Raiton, Ame Den'kou !

Une pluie d'éclairs fusèrent vers moi. Je fus alors de nouveau traversé par ses étincelles, morsures piquantes et horribles. Mon corps fut envoyé vers l'arrière, étalé sur le dos, inerte. Sheika arriva alors lentement. Elle me regarda, cette fois, elle n'étais plus qu'a quelques mètres de moi.

(Sheika) - Psaro-sama... Il y un moment où l'élève dépasse le maître.

Elle composa une série de signes interminable à une vitesse fulgurante et fini en brandissant son poing devant elle.

(Sheika) - Den'kou kan'goku !

Des éclairs apparaissaient autour de moi et dansaient comme animés d'une vie propre. Quand elle l'ordonna, un éclair s'abatit sur moi avec violence. Mais lorsque que la lâme électrique dut me frapper, mon fuuton bunshin se dissipa. Les pupilles de la jeune femme se dilatèrent alors. Ses yeux se gorgèrent de sang. Sa technique se dissipa à son tour. Elle écarta les mains lentement, se retournant avec douceur. Elle n'avait plus cet air sadique. Elle avait son visage de jeune femme magnifique, semblant aussi belle qu'innoncente. Moi, à quelque mètre derrière elle, je venais de finir mes sceaux. Elle me fixa avec un sourire radieux.

(Psaro) - Fuuton, Atsugai !

C'est alors qu'il s'évapora une quantité surnaturelle de puissance Fuuton de mon corps, créant un rayon d’énergie concentré en vent d'une grande lumière blanche partant de mes mains. Le rayon fusa vers elle. La dernière image que j'eu d'elle fut son sourire que mon Atsugai emporta dans les bras de la mort.

***


Lorsque Psaro s'arrêta enfin de parler, tous eurent compris la situation. La plupart des membres du conseil avaient les yeux baissés. Le village détruit était un village utiliser comme QG par une bande de brigands qui influaient de manière très négative sur le secteur, conspirant contre Chikara. Le village était déjà trop corrompu, Kenji Kuroda avait donné l'ordre qu'il soit rasé. Les membres du conseil prirent un peu conscience des conséquences "des mesures trop radicales" parfois prises par le Chikakage. Mais il était trop tard. Apparement, Psaro leur éviter des ennuis supplémentaires.

(Kenji Kuroda) - Qu'as-tu fais ensuite ?

(Psaro) - Je me suis retiré dans ma grotte où j'ai enterré le corps de mon élève.

(Kenji Kuroda) - Oui... Oui... Mais je veux dire, après, tu t'es bien décidé à revenir à Chikara ?

(Psaro) - ...

(Tsugiharu Ogawa) - Il est désormais préférable que tu dise tout.

(Psaro) - Il n'y a rien à raconter. Mon échec me fit comprendre que je devais plus former de shinobi. Je ne forme que des monstres ou des cadavres. Alors j'ai décidé de revenir. Revenir pour...

Il s'arrêta et observa son père avec un regard rempli de tristesse et de compassion.

(Jooshun) - ?

(Ishii Nekoka) - Pour ?

(Psaro) - Pour tuer mon propre père, et venger les morts de ce village détruit.

La surprise fut de taille. Mais aucun des Colfud n'oscilla. Le kage les dévisagea comme des menaces potentielles.

(Kenji Kuroda) - Explique alors pourquoi tu n'est pas déjà dans notre BingoBook en tant que ninja assassin.

(Psaro) - J'ai réfléchis entre temps. En fait, j'ai été désarmé de ma haine en retrouvant mon frère.

Les membres du conseil semblaient passer les deux frères aux rayon X.

(Psaro) - Il à réussi sa vie, il a une belle femme, deux beau enfants. J'ai compris que la vengeance ne menait à rien, sauf à la mort, comme je l'avais démontrer par ma propre histoire. Alors maintenant, je veux protéger le village. Ne me donner jamais d'élève à former, je n'en suis pas digne. Mais permettez-moi au moins de mettre ma force au service de ma patrie.

Le silence gagna alors de nouveau la grande salle de réunion. Quelques chuchotements commencèrent alors à se frayer un chemin jusqu'au kage.

(Tokuma Funamitsu) - Kage-sama, on ne peux pas lui faire confiance, je demande un mandat d'éxécution.

(Idehiro Masumane) - Kage-sama, malgré son passé, il m'a l'air sincère. Nous aurions de la chance de compter dans nos rangs un shinobi de sa trempe.

(Conseillers) - Kage-sama, je pense que...
- Kage-sama, vous devriez...
- Kage-sama, il serait préférable...
- Kage-sama, ce serait une honte...
- Kage-sama !


(Kenji Kuroda) - Silence !

Tous sursautèrent.

(Kenji Kuroda) - Je vais y réfléchir. Vous pouvez disposer.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Zakio le 25/5/2009, 19:19

Le sable brulait ma peau. La chaleur accablante du désert me torturait impitoyablement. Mais je devais continuais a m’entraîner. Cela faisais plusieurs jours que j’avais décroché mon grade de genin et j’avais passés tous les jours suivants à m’entraîner à la lance de foudre. Mon père m’avait fourni un mannequin très lourd pour que je puisse bosser ma technique dessus.

A mon grand dam, je n’avais même infligé de vrais dommages au mannequin, et je n’avais même pas réussi à le faire chuter. A vrai dire je ne réussissais qu’’a grand peine à créer un éclair, que je ne réussissais pas à contrôler. Malgré tous mes efforts, cette technique me demeurait irréalisable. Et j’avais mis toute mon énergie dans cet entraînement.

Je me relevais avec peine, regardant avec dépit le mannequin intact, pour enfin rentrer aux bains, pour me régénérer, et pouvoir réfléchir en paix. Alors que je me laissais couler dans l’eau du bain, je réfléchissais à mon problème. La dose de chakra n’était pas le vrai problème car trop peu ne créait guère plus qu’une vulgaire étincelle inutile.

Trop en mettre et tout me sautais dedans. Et quand je trouvais le juste milieu, un simple éclair sortait et je ne pouvais même pas lui faire prendre la direction que je voulais. Donc la source du problème était dans le contrôle du chakra. Cette donnée était la seule que je n’avais pas encore prise en compte.

Il fallait que je remédie à ça. Et il me fallait un sensei pour remédier à ça. Mais j’avais la flemme de poser ma candidature au Q.G. Donc j’allais travailler seul, je ne pourrais pas toujours compter sur les autres. Je préfère largement pouvoir me passer d’eux sans pour autant être à la masse.

Je commençais alors à marcher sur l’eau, en essayant de rester stable dessus. Je me rendis vite compte que ce n’étais pas gagné. Soit j’équilibrais à l’extrême et la couche de chakra étais trop fine, soit je tombais dans l’excès inverse mettant alors trop de chakra dans un seul pied, rendant la couche grossière et pas assez uniforme pour me permettre de tenir sur l’eau.

Dire que c’étais la base. Un soupir plus tard je m’étais déjà remis au bord du bassin d’eau chaude. A nouveau je tentais de marcher sur la surface d’eau. Je prenais la peine de respirer profondément en essayant de créer une couche de chakra uniforme et solide.

Alors que je m’avançais dans l’eau, ce qui permettait à mes pieds de ne pas s’enfoncer dans l’eau chaude avait commencé à devenir instable, me déséquilibrant et me faisant a nouveau plongé dans le liquide brulant qui était sous mes pieds. Prenant appui dans le fond du bassin je remontais grâce à l’impulsion de mes jambes.

Et je recommençais, encore et encore, en vain. Vers la fin de la matinée je sentais néanmoins une amélioration de la manipulation de mon chakra, qui devenait de plus en plus uniforme, moins grossier. Mais bon, après l’entraînement, il fallait se restaurer. Direction : le restaurant.

Je sautais de toits en toits, pour pouvoir apprécier la vue aérienne qu’offrait le sommet des bâtiments. Enfin devant le restaurant, je saluais le garçon et l’interrogeais sur les repas disponible.


Moi : Salut, pourrais tu me donner la liste de ce que l’on mange ici, s’il te plaît.

Le garçon, me tendant la carte comportant le choix des aliments Avec plaisir, tenez.

Je le remerciais et commandais des cuisses de poulets et des légumes frais importé de la forêt de Mahou. Une fois servis, je commençais à déguster ce succulent repas. Pourtant j’avais une sensation désagréable, comme un picotement à la base du cou. Pourtant je n’avais rien d’urgent à faire. Je passais en revu toutes mes préoccupations de la journée, ce qui fut vite fait car ma seule obligation du jour était de m’entraîner.

La sensation persista, m’obligeant a faire fondre mes neurones. Mon attention fût accaparée par une silhouette. Elle m’était familière, j’en étais sur. Et c’étais le cas, dans chacun de ses mouvements je reconnaissais… Jiruku, le chuunin qui avait accepté de me faire passer malgré mes énormes lacunes en genjutsu !

Comme il me l’avait dit il surveillait mes progrès de près. Je lui fis un signe de la main, lui montrant ainsi que je l’avais vu. Le chuunin se dirigea vers moi, laissant flotter un faible sourire à ses lèvres. Après les formalités, il rentra dans le vif du sujet.


Jiruku :Alors ton entraînement avance ?

Moi, acide : Oui, on peut dire ça comme ça. Mais tu devrais le savoir puisque tu me piste.

Jiruku : Je ne te pistes pas vraiment tu sais, faut juste que je fasse un compte rendu régulier de tes progrès pour savoir si tu mérite ton titre. Mais ce n’est que purement administratif, tu es sur, a moins de faire une grosse boulette de garder ton titre. D’ailleurs tu devrais faire une mission, pour que tu puisses leur montrer qu’ils n’ont pas de souci à se faire. Une compliquée, de préférence.

J’hochais la tête, sans mot dire. Jiruku me voyant m’enfermer dans le mutisme me laissa réfléchir seul à ma table, le regard absorbé par le mouvement continu du vent, charriant du sable. Il avait raison, et je le savais. Donc il fallait que j’aille au Q.G pour chercher une mission difficile pour qu’on me foute la paix ? Mais dans quel monde suis-je né ?

Ruminant d’autres pensées du même genre je pris le chemin du quartier général, sautant de toits en toits, de la même façon que j’étais venu au restaurant. Une fois dans le bâtiment je perçus un mélange complexe et profond de sentiments, qui allaient du simple ennui d’être obligé de se farcir une mission inutile à l’excitation et la nervosité de faire plaisir et honneur à la famille.

Voyant un tableau de mission qui n’était pas assailli par des genins en manque de ryos, prenant ma flemme a bras le corps et luttant jusqu’au bout, je réussi à aller jusqu’au panneau. Une mission m’interpella immédiatement.



Cible(s) : Gardien de casino véreux.

Description : La cible, un gardien dans un des casinos des quartiers commerciales arnaque et raquette ceux qui entre et sorte du casino, il est robuste mais cabochard et très peu diplomate. Obligez le a rentrez dans les rangs.

Rang : D


Je pris la note et le mis sur le mur des quêtes en cours, y assignant au passage mon nom avec une plume affectée à cette tache.

Le simple genin que je suis s’empressa donc de se rendre audit casino. Devant, comme écrit sur la requête de mission, le gardien se tenait évaluant aux habits des gens qui dépouiller.
Je m’efforçai de prendre patience, d’attendre qu’il choisisse une cible et le raquette. Ce moment ne mît pas longtemps à arriver le gardien choisissant toute personne ayant l’air de classe moyenne et plus.

D’un mouvement vif, mais discret, le gardien montra à un homme qu’il valait mieux pour lui de le suivre et de coopérer. Je me contraignis à attendre qu’il fût à l’écart avant de charger ce fourbe gardien. Arrivant par derrière, je pus lui faire une technique que je trouvais somme toute très sympathique : Frappe meurtrière.

Avec discrétion, je me faufilai derrière le raquetteur, trop occupé à apostrophé le pauvre monsieur qui, tétanisais par sa peur ne fît pas attention à moi. J’assénais un coup de pied derrière son genou, qui craqua, résonnant d’un bruit sinistre. Sans lui laisser le temps de hurler je le frappais d’un coup sec sur la nuque, tout en enlevant mon pied.

Mon coup le fît valser et l’envoya sur un mur. Je m’approchais de son corps inerte, ignorant l’homme qui me remerciait excessivement, sans se demander une seconde si ses geigneries ne me dérangeaient pas plus qu’elles ne me faisaient plaisir, ce qui était le cas. Sa vie n’étant pas menacée, je pris mon temps pour livrer le colis à l’hôpital, précisant de quelle façon j’avais maîtrisé le brigand à la personne qui le prenait en charge pour éviter qu’il ne l’examine en entier.

Après cela, je dus retourner au Q.G pour empocher la misère que donnais ce fourbe de Chikage pour les missions rang F. Un gosse de dix ans aurait réussi cette mission. Sans formation ninja. Une fois la somme obtenue et la mission supprimé du panneau des requêtes en cours, (d’ailleurs un chat était en train de faire courir un genin depuis l’heure ou j’avais pris la mission…) je revînt chez moi, lessivé par l’hypocrisie qui était nécessaire à ce monde misérable de tenir debout.

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 26/5/2009, 23:31

Et une semaine de plus passe tranquillement sur le calme petit manoir des Colfud...

Depuis trois jours, les adultes n'allaient plus au QG. Grande progression, maintenant ils passaient leur temps à discuter dans le salon en réquisitionnant Itsuna comme serveuse de boissons. Psaro était toujours là, Jooshun avait l'air changé ces derniers temps. A chaque fois que Ben croisait son père, il lui voyait une mine encore plus préoccupée que le restant de la famille désormais au complet. L'avantage, c'est que l'espionnage était plus facile, et les informations se multiplaients au fur et à mesure des écoutes furtives des deux jeunes garçons.

Hors un soir, l'heure du dîner se terminait. Ben et Ygoru avait déjà pris leur repas sagement, mais ils avaient réussi à se faufiler dans un endroit discret pour écouter la discussion de leurs aînés. Planqués derrière une porte entrouverte, chose tellement classique que personne n'y faisait plus attention, ils obersvaient d'un oeil et d'une oreille bien trop indiscrète.

Kûzuko et son frère Psaro étaient assis l'un à côté de l'autre. Psaro avait posé son épée au sol, à côté de lui. Sa longue cape traînait cependant par terre, il ne devait pas avoir l'habitude de se séparer de son équipement, comme si quelque chose menaçait de l'attaquer en permanence, il semblait constament sur ses gardes. Un énorme rouleau était posé à l'horizontal, le long de son épée. Kûzuko avait comme toujours depuis ces quelques jours, cet air si inquiet sur son visage. Mais Ben ne voyait plus cette méfiance pour son frère, pourtant toujours aussi lugubre. Jooshun, l'ancien, le père de ces deux grands guerriers, les regardaient avec un regard qu'il n'avait pas dût poser sur eux depuis 19 ans. L'ancien se gratta le menton pensivement. Itsuna s'assis alors à la droite de son mari, sur le côté de la table, perpendiculairement aux hommes. Le patriarche de l'époque précédante rompa alors le silence d'un ton grave.


(Jooshun) - Vous êtes sur que c'est une bonne idée ?

(Kûzuko) - Père, c'est une véritable chance. Psaro et moi formions une véritable équipe. Chikara à besoin de nous et nous somme déterminés.

(Jooshun) - Qui assurera la formation de Ben et Ygoru ?

(Itsuna) - Vous êtes là Senpai.

(Jooshun) - Pour ce qui est du taijutsu, je ne laisserais personne d'autre que moi former mes petits enfants. Mais vous savez tous aussi bien que moi que le ninjutsu n'est pas du tout mon domaine de prédilection.

(Psaro) - Nous serons pas toujours en mission. Nous reviendrons toujours ici entre chaque mission. Ces temps de repos serons l'occasion d'apprendre l'art du ninjutsu aux enfants de Kûzuko.

(Kûzuko) - ...

(Psaro) - Qu'y a t-il mon frère ?

(Kûzuko) - En prennant le grade de kounin, nous n'auront plus vraiment ce temps d'accordé Psaro. Les missions seront dangereuses, longues, périeuses. Lorsque nous rentrerons, nous aurons autre chose à faire qu'entraîner mes fils au ninjutsu, crois-moi.

(Jooshun) - C'est tout de même hallucinant que le kage décide de vous nommer tous deux kounin et de reformer l'équipe que vous formiez lorsque vous étiez jeune. C'est une véritable fierté.

Itsuna baissait les yeux. Elle ne semblait pas du tout être du même avis. Kûzuko comprennait parfaitement, venant clairement de résumer le risque qu'ils avaient de perdre la vie à chaque mission en acceptant de prendre ce rang ninja. Les yeux de Ben brillaient à la fois d'admiration et de tristesse. Il venait de comprendre le tournant qu'allait prendre sa vie. Alors que les larmes affluaient sous ses yeux, Ygoru lui ne comprenait pas. Kûzuko prit alors un air sérieux.

(Kûzuko) - Mais malgré tout, nous savons ce que sa signifie. Voilà pourquoi depuis quelques temps je prépare certaines choses.

(Jooshun) - Certaines choses ?

(Psaro) - ...

(Kûzuko) - J'ai rédigé un journal complet concernant le ninjutsu famillial.

Le patriarche porta sa main sous son kimono et en sortit une petite clé en argent. Il la déposa sur la table, et de l'index, il la poussa vers sa femme.

(Kûzuko) - Mais comme il s'agit d'un journal censé regrouper tous les jutsus famillial, il y manque les nouveautées apportées par mon mariage avec Itsuna. C'est pourquoi je te confie cette clée. Tu sais ce qu'elle ouvre...

Itsuna regarda la clé avec une surprise incompréhensible pour tous, sauf pour le couple concerné. Elle porta en tremblant sa main dessus, elle l'attrapa alors fermement, puis, plus rapidement, comme si il s'agissait d'un objet volé, elle la cacha dans son soutient gorge. Kûzuko lui sourit avant de reprendre plus détendu.

(Kûzuko) - Coûte que coûte, quoi qu'il en soit, et quel que soit où je soit. Je veux que le premier de mes deux fils à devenir chuunin hérite de ce journal le jour de sa promotion. Jour où sa véritable carrière de shinobi commencera véritablement selon l'ordre famillial.

Jooshun sourit. Itsuna semblait confuse. Psaro attrapa alors l'immense rouleau posé à côté de son épée. Ce dernier était orné de nombreux symboles japonais en tout genre, en dorures et décorations multiples toutes plus colorées les unes que les autres. Il fit glisser le rouleau vers sa belle soeur, ajoutant avec une pointe de tristesse.

(Psaro) - J'ai paraît-il un peu plus de 14 et 12 ans de retard avec mes neveux. Apparement, ce retard va encore s'agrandir, et peut-être que jamais je ne pourrais rattraper le temps perdu. Alors voici un cadeau, de ma part, pour vos fils. Inutile de vous dire ce que c'est, vos compétences de shinobi vous ont déjà révèler ce que c'est.

Itsuna lança un grand sourire à son beau frère, intérieurement convaincue que ce genre de chose serait inutile, mais elle le prit poliment. Psaro baissa les yeux, les fermants, il soupira alors en souriant. Kûzuko, le regard droit vers un point fixe sur le mur en face de lui, se mit alors à parler.

(Kûzuko) - Je sais Psaro...

(Psaro) - Naturellement...

L'oncle mystèrieux ouvrit alors les yeux, et les deux frères se tournèrent simultanément vers la petite brèche dans l'ouverture de porte où deux paires d'yeux brillaient dans la nuit fraîche. Ben prit une expression alarmée, mais c'était trop tard. Apparement, cela ne semblait pas les gêner plus que ça.

(Kûzuko) - Ben, Ygoru, venez s'il vous plaît.

La porte s'ouvrit alors sur la grise mine du jeune genin. Son frère sur les talons, ils avancèrent dans un silence religieux. Kûzuko leur fit signe d'avancer jusqu'à lui. Les deux jeunes garçons s'éxécutèrent alors, s'arrêtant juste devant leur père. Ce dernier leur attrapa alors chacun une main, les regardant succésivement dans les yeux tout en commençant un discours des plus touchant.

(Kûzuko) - Mes fils. Mes deux très chers fils, vos talents de shinobi sont en plein accroissement. Evitez juste de vous entraîner à l'espionnage sur vos propres parents.

Il leur fit un grand sourire qui lui fut rendu.

(Kûzuko) - Bien, vous l'avez entendu, votre oncle et moi somme invités à recevoir le grade de Kounin chikarien. Un immense honneur mais un risque qui est à la même hauteur. Je sais que tu le comprends parfaitement toi Ben.

Il tappota la joue d'Ygoru. Inutile de parler à son plus jeune fils de la possibilité qu'un matin on le réveil en lui annonçant la mort de son père. Pour Ben, la scène était en ce moment même en train d'être imaginée dans sa tête.

(Kûzuko) - Ainsi, Psaro et moi avons l'intention d'accepter. Nous serons généralement affecté ensemble, en binome, sur toutes nos missions. Tel qu'est notre souhait et qu'il fut accepter par le kage. Cela signifie que je ne pourrais plus assumer ta formation mon cher fils.

Dit-il en plongeant son regard, remplis d'une affection jamais vue auparavant, dans celui de Ben, mouillé d'émotions.

(Kûzuko) - Votre grand-père reste là pour vous former aux arts du taijutsu. Je ne serais sûrement pas là pour vous voir manier le fuukenryu pour la première fois. Mais j'ai foi en vous mes fils.

Ygoru regardait son père bouche bée, n'étant pas très sûr de bien entendre. Ca ressemblait à des adieux.

(Kûzuko) - Votre oncle et moi somme affecté à une mission dès la fin de la semaine si nous acceptons demain de prendre notre grade. Ainsi, Psaro et moi quittons déjà Chikara dans quatre jours, et cela pour une durée bien trop indéterminée pour que je vous laisse sans formation au ninjutsu.

Le regard de Ben ce durcit un instant.

(Kûzuko) - J'ai donc demander au kage de te trouver un sensei digne de ce nom, Ben. Tu devrais avoir des nouvelles du QG rapidement, ils me l'on promis.

Le genin jeta un regard au rouleau géant. Psaro le remarqua et sourit. Itsuna prit un air sévère et poussa le rouleau derrière elle.

(Kûzuko) - Promettez-moi de toujours rester unis. Ne faites pas comme Psaro et moi, ne vous séparez jamais.

Les deux frères se regardèrent avant de jeter de nouveau leur regard dans la lueur de celui de leur père.

(Kûzuko) - La volonté est importante, mais n'oubliez jamais, oui, n'oubliez jamais que l'union fait la force. Battez-vous pour les autres, battez vous tous ensemble, les uns pour les autres. C'est ça la vraie force de détermination.

Ben se jetta au coup de son père, et pour la première fois depuis des années, il le tutoya.

(Ben) - Reviens ! Reviens vite et en vie ! Si tu meurt, je ne te le pardonnerais jamais !

Ygoru fondit alors en larmes avant de se jeter à son tour dans les bras de son père. Kûzuko étreignit alors affectueusement ses deux fils. Ainsi, c'était le début d'un véritable tournant pour la vie du jeune genin. Itsuna serra ses mains contre sa poitrine en souriant. Jooshun versa une larme pour la première fois depuis plus de 20 ans, et Psaro renssentit pour la première fois ce que devait être l'affection paternelle et le désir d'avoir des enfants, un peu envieux des deux magnifiques fils de son frère.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 29/5/2009, 21:41

Le soleil vint en cette matinée caresser le visage du jeune genin si pâle, dans son lit, sa chevelure blanchâtre dépassant de ces draps brunit par un colorant local. Ben fit la grimace lorsque la tièdeur des rayons et leur trop forte luminosité vint rencontré ses paupières fermées.

La veille, Kûzuko et Psaro avaient été confirmer au QG qu'ils acceptaient la proposition du kage. Ben n'avait pas prononcé un mot depuis la nouvelle de leur départ dans trois jours. Ygoru avait passé son temps auprès de sa mère, et Kûzuko et son frère préparaient leurs affaires pour la mission qui les attendaient. Jooshun méditait depuis deux jours dans sa salle d'entraînement. Ainsi, le jeune genin était seul et délaissé dans le tremblement de terre qu'étais ce revirement de situation dans la famille.

Ben en voulait un peu à Psaro d'être apparu. Après tout, c'était lui qui avait déclenché tout ça. Si il n'était pas revenu, il serait en tran de s'entraîner avec son père sur un nouveau jutsu. Mais bizarrement, il n'arrivait pas à en vouloir plus que ça à son oncle. Au contraire, Ben ressentait une profonde admiration inexpliquée pour Psaro, avec une soif d'apprendre à connaître ce puissant shinobi à l'allure imposant le respect et respirant la puissance de son chakra. Ben trouvait la brume qui entourait le personnage de son oncle si attirante. Psaro le passionait au plus haut point. Pourquoi cette allure ? Pourquoi cette épée ? Pourquoi avoir quitté le manoir, la famille, le village, il y a dix neuf ans ? Pourquoi être revenu après dix neuf ans ? Qu'est-ce que pouvait bien être ce rouleau offert en héritage ?

En pensant à ça, Ben resassa tout ce qu'il avait vu et entendu l'avant veille au soir. Il repensa aux paroles de son père, à la clé en argent, se demandant ce qu'elle pouvait bien ouvrir. Tellement de mystères. Ben adorait ça tout en étant agacé, voir énervé par la multitude des questions sans réponses qui se multiplaient comme des virus dans son crâne encore somnolant. Les rayons du soleil l'empêchait de dormir, et de toute façon il était habitué à se lever à l'aube.

C'est alors qu'une démarche famillière et rassurante pénètra dans la chambre du genin. Un poid sembla s'assoir sur le bord du lit et une voix que Ben connaissait trop bien résonna avec un peu de bonne humeur.


(Ygoru) - Aller frèrot ! C'est une nouvelle journée !

Ben se retourna sans conviction, encore atteint par les derniers évènements. Ygoru le regardait, un bras posé sur le matelas, la tête hochée sur le côté, un sourire suspendu aux lèvres, comme si il avait un mauvais tour à faire. Ben se frotta les yeux rapidement, s'étira, puis, de manière peu enthousiaste, il se redressa, ouvrant les yeux et les lèvres pour envoyer une mine suffisement souriante à son jeune frère pour ne pas le blaser dès le matin.

(Ygoru) - Papa veux te voir.

(Ben) - Hum ?

(Ygoru) - Il a dit que ça te plairais.

Ben haussa un sourcil en signe d'incompréhension. Ygoru haussa les épaules pour témoigner du fait qu'il n'en savait pas plus que lui. Le jeune genin se leva alors d'un bond, fonçant vers la salle de bain. Il ramena ses cheveux en arrière et se lava les dents, comme chaque matin. Ygoru était resté sur le lit, allongé, il regardait le plafond pensivement pendant que son frère terminait sa toilette matinale. Ce matin là, Ygoru ne tenu pas un mot sur cette jolie jeune fille de l'académie. Ben s'habilla alors, dans tout son rituel habituel, sortant ainsi de la chambre, nickel, comme toujours, impécable, toujours habillé pareil, de la même façon.

Les deux jeunes garçons arrivèrent alors dans la cuisine. Ils se mirent au garde à vous famillial, droits, le menton relevé, les mains dans le dos, un pas devant l'ouverture de la cuisine. A l'intérieur, se trouvait un spectacle pour le moins inhabituel, et pourtant, vu comme il se présentait, il devait toujours en avoir été ainsi à la génération précédante.

Jooshun était assi à la place que Kûzuko occupait habituellement. Mais cette fois, c'était le vieillard qui buvait une tasse de thé, silencieusement. En face de lui, Psaro, qui ne buvait rien, les mains jointes devant son visage, les yeux fermés, il devait méditer avant d'aller terminer ses préparatifs. Kûzuko lui-même avait prit la place où s'asseyait Ben à l'heure du déjeuner. Kûzuko buvait lui aussi une tasse de thé, de la même manière que son propre père, tel père tel fils, comme des copies comportementales. Ben s'attendait alors à ce que ce soit Jooshun, à la place attitrée du chef de famille, qui prenne la parole, mais ce fut son père, comme toujours.


(Kûzuko) - Vous voilà.

Il engloutit alors le contenu de sa tasse d'un trait et la posa sur la table, aspirant une grande bouffée d'air. Ill posa ses mains sur ses genoux en regardant alternativement ses fils. Psaro ouvrit alors les yeux. Le grand shinobi, toujours habillé de ses vêtements noirs sinistres, avait fermés ses mains en un poing double qui laissa retombé entre ses jambes en tailleur. Il tourna alors la tête vers ses neveux avec un grand sourire. Jooshun prit une lampée de thé en étirant ses lèvres sur le bord de la tasse, provoquant un "slurp" d'aspiration de liquide. Sans reposer sa tasse, un tourna rapidement son visage pour envoyer un sourire à ses deux petits fils chéris.

(Kûzuko) - Ygoru, passe au QG avant d'aller à l'académie. Ils ont un rouleau pour moi. Tu le prend, tu le garde, et tu me le porte à midi, tu veux ?

(Ygoru) - Compris !

Kûzuko fit un geste ample de la main, et son fils cadet effectua l'action assignée à cet ordre gestuel : partir, et dans cette situation, partir à l'académie sans oublier de passer par le QG. Jooshun prit une gorgée de thé supplémentaire. Psaro dévisageait Ben avec insistance. Cela mettait le genin légèrement mal à l'aise. Il soutint son regard quelques instants avant de baisser les yeux. Kûzuko enchaîna rapidement.

(Kûzuko) - Bon, on va pouvoir terminer rapidement ce que nous étions en train de faire lorsque ton cher oncle est venu nous interrompre de manière improviste la dernière fois.

Ben eut un grand sourire et un regard pétillant dirigé vers son père.

(Psaro) - Oh, je t'en prie. Un étudiant à l'académie pourrait maîtriser ce jutsu simpliste sans sensei. Tu ne va quand même pas l'initier au Kaze no ha comme on enseignerait à un jounin à utiliser le bôfûu.

(Kûzuko) - Un jounin est un jounin, le bôfûu est une technique de rang A. Un genin est un genin, et le kaze no ha est une technique de rang D. Je vois là un motif suffisant pour prendre mon temps avec mon fils pour ce jutsu.

(Psaro) - Kûzuko, tu ferais mieux d'aller au QG pour avoir les informations concernant les détails de notre mission. Ton fils n'a pas besoin d'être initié à des techniques basiques de chez basique comme celle-ci. Si tu y tient vraiment, je peux me charger de le surveiller pendant son apprentissage, mais...

(Kûzuko) - N'avais-tu pas fais le serment de ne plus jamais enseigner ?

(Psaro) - Kûzuko, mon frère, enseigner à mon neveu, ce n'est pas pareil : il a des prédispositions familliales qui colle parfaitement avec mes méthodes. Et de toute façon il est hors de question que je lui enseigne quoi que ce soit, je voulais juste le surveiller.

(Kûzuko) - Ben ne connaît pas encore les rudiments du contrôle de chakra permettant de maîtriser le kaze no ha.

(Psaro) - Il connaît le funkaze ? Le Hahen kaze ? Alors pourquoi ne pourrait t-il pas mettre lui même au point le kaze no ha en comprenant son système ? Crois-moi, tu ferais mieux de le laisser découvrir les voies primaires du ninjutsu de cette façon. Père, n'êtes-vous pas d'accord avec moi ?

(Jooshun) - ...

(Psaro) - Père ?

(Jooshun) - Ne me mêlez pas à vos affaires de magicien. Je n'aime pas le ninjutsu, vous le savez très bien vous deux.

(Psaro) - ...

(Kûzuko) - Ben est trop jeune, et trop inexpérimenté pour être lâché seul sur un entraînement...

(Psaro) - Un entraînement sur le kaze no ha !

(Kûzuko) - ...même aussi basique soit-il. Je refuse.

(Psaro) - Laisse-moi lui montrer les bases.

(Kûzuko) - Pour que tu lui mette des salades dans la tête en lui faisant croire qu'il peux maîtriser un jutsu de rang B ou A en étant genin et qu'il se tue en essayant ? Jamais.

(Psaro) - Tu as ma parole d'honneur que je ne le ferais pas. Comment pourrais-je risquer la vie du fils de mon propre frère ? Mon propre neveu ?

(Kûzuko) - ...

(Psaro) - Viens toi même m'assassiner en me décapitant si je rompt mon serment.

(Kûzuko) - ...

(Psaro) - Mon frère, tu sais que ça compte pour moi.

(Jooshun) - Kûzuko, ton frère est bien meilleur que toi en ninjutsu maintenant. Tu devrais le laisser faire, cela ne pourrait être que bénéfique pour Ben.

(Kûzuko) - Je croyais que les histoires de ninjutsu ne vous interessaient pas ?

(Jooshun) - Oh ça va ! Je disais juste mon avis ! Fils indigne et insolent !

Kûzuko et son père se lancèrent un regard noir puis de grands sourires mesquins et affectueux. Psaro admira que ces deux là n'avaient pas changés non plus pendant ces 19 ans. A l'éxeption que maintenant, les deux hommes pouvaient se répondre sans que l'un soit sous la menace d'une sanction. Kûzuko regarda son fils, puis son frère. Il ferma les yeux et soupira. Ben avait les yeux qui brillaient à l'idée d'être seul avec Psaro, ayant la possibilité de repaître de son savoir et de son expérience qui oscillaient muettement autour de lui comme la flamme d'un brasier au sommet d'un phare. Kûzuko aurait été aveugle qu'il aurait sentit l'enthousiasme de son fils pour s'entraîner avec son oncle. Il répèta alors le geste qu'il avait fait à son fils cadet. Un large sourire se dessina sur les lèvres du genin et sur celles du récent kounin. Ben maîtrisa tant qu'il put ses émotions, répondant avec une certaine joie dans la gorge :

(Ben) - Merci père, merci mon oncle, c'est un honneur.

(Psaro) - Ne parle pas trop vite mon petit...

(Jooshun, Kûzuko, Ben) - ?

(Psaro) - Non, je disait, c'est partit jeune genin !

Psaro se leva alors directement. Il s'approcha de Ben, s'accroupis devant lui, à sa hauteur.

(Psaro) - C'est un honneur aussi jeune garçon. Ben c'est bien ça ? Un hochement de tête du jeune homme confirma, Et bien allons-y Ben.

Le grand shinobi se releva, passant un bras derrière le genin, il le poussa vers la sortie en le suivant de près. Tous deux disparurent dans l'encadrement. Kûzuko se tourna alors vers son père avec une légère expression inquiète.

(Kûzuko) - Vous croyez sincèrement que j'ai bien fait ?

(Jooshun) - ...

(Kûzuko) - Père ?

(Jooshun) - Je me tais, puis que les affaires de ninjutsu ne me concerne pas et que ça te semble si important.

(Kûzuko) - Oh ! Père, ne faites pas l'enfant ! Vous savez que je plaisantais !

(Jooshun) - ...

(Kûzuko) - Père ! Allez-vous bouder ?

(Jooshun) - ...

(Kûzuko) - Bon très bien !

Un long silence s'installa alors que les deux hommes baissèrent les yeux.

(Jooshun) - La prochaine fois qu'on parlera taijutsu, tu as intérêt à te taire, sinon je te promet une réplique sainglante.

Le père et le fils se jetèrent un regard complice, puis ils éclatèrent de rire.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Ben Colfud le 31/5/2009, 22:02

Le ciel était si bleu ce matin là. Totalement immaculé de la moindre tâche blanche ou grise. Le soleil trônait d'un sourire radieux au-dessus du village caché du sable. Chikara semblait passé une journée calme qui s'annonçait sereine et sans évènements intéressants. La brise habituelle balayait le sol et les murs du village, emportant tout grain de sable trop léger pour s'accrocher à une sédentarité au sol. Ici et là, des mini-tourbillons de poussière courraient sur les dunes du désert qui entourait le village. Un serpent sortit la tête du sable, siffla en rampant dans la poussière d'or chaude. Le soleil faisait briller ses écailles. Le serpent se redressa alors de toute la hauteur qu'il pouvait se permettre. Il siffla encore une fois avant de tendre son cou vers la structure qui servait d'entrée au village : les portes de Chikara.

Les grandes portes étaient ouvertes. Un groupe de silhouettes tremblaient dans le mirage de chaleur entre les lourdes portes. Des jounin faisaient des aller-retour sur les remparts de la cité, tandis que l'un d'eux s'était arrêter pour abserver les individus en contre-bas. Un drapeau blanc flottait au-dessus des portes, le symbole en forme de sablier, de couleur rouge, indiquant clairement la fiere indentité du village. Le sable courrait par vagues sur le sol, quittant le village par les portes, comme si il en était chassé. On aurait dit que le sol de Chikara était une mer de sable caresser par l'écume d'un souffle discret qui agitait de petites vagues discrètes de poussière. Ces vagues passaient entre les chausses des personnes qui se tenaient au milieu des portes. Une petite bourrasque taversa alors la porte avec asse de force.

Les cheveux de toute la famille Colfud, leurs vêtements larges, et tout ce qui pouvait flotter, se mit alors à osciller dans le courant d'air. Psaro se tenait droit, sa main gauche posée sur son pomeau, l'autre tenant fermement sa hanche. Ses grands cheveux blancs, sa ceinture rouge sang, et sa longue cape d'un noir si sombre volèrent dans la brise qui caressa rapidement son visage. Il avait sur ses lèvres un grand sourire. Il observait l'horizon avec des yeux remplis de passion. Le goût de l'aventure. Son frère ne partageait pas cela. Kûzuko serrait encore sa femme dans ses bras. Le kounin avait revêtit un oozukuri ishou, une tenue, faite de cuir et de toile renforcée, conçue pour les shinobi préférant le combat à distance, basé sur les jutsu et l'utilisation de Sceaux, plutôt que le combat au contact, idéal pour kûzuko. Les longues manches couvrent à merveille les mains du ninja, cachant les signes qu'il effectue lors de ses jutsu, et lui conférant ainsi un avantage tactique certain. De plus, sa légèreté et la sensation de confort qu'elle procure aident à la concentration. C'était sa tenue de combat favorite. Celle qu'il avait quitté lors de la naissance de Ben. Ses cheveux courts, en brosse avaient été particulièrement soignés pour cette occasion. Il étreingnait son épouse en lui chuchotant à l'oreille, tout en déposant des baisers dans son cou, sur ses joues et sur ses lèvres. Itsuna, dans ses bras, tremblait à l'idée que son mari puisse courrir à sa perte. Elle portait un magnifique Gofuku marbré de rose bonbon et de mauve pâle qui tombait en couvrant ses pieds. Ses mains accrochées au dos de son époux, ses cheveux bruns courrants dans le vent, elle se mordait les lèvres entre chaque baiser de son homme, le fixant avec des yeux humides. La raison d'une telle émotion pour une kunoichi comme elle, c'est qu'elle n'avait pas le droit d'accompagner son mari dans cette mission pour le soigner avec ses talents si un pépin arrive. Mais la véritable raison, c'est qu'il s'agit d'une mission de rang S. Itsuna ne supporterait pas d'apprendre la mort de son mari si cela arrivait.

Jooshun, Ben et Ygoru étaient droits, la tête haute, le menton relevé, les bras croisés derrière le dos, les mains jointes, le torse bombé, l'air impassible, le regard dur. Au garde à vous, dans la position d'honneur familliale, comme ont leur avait tous appris, a l'exeption que Jooshun avait été celui qui le-leur avait tous appris. Jooshun portait un kimono vert, noué avec une ceinture de tissu de la même couleur. Ses longs cheveux blancs virvoltaient au vent comme ceux de ses petit-fils. Il observait la scène, avec une émotion certaine, mais il utilisait sa volonté pour ne rien laisser paraître. Ygoru tentait de faire de même. Seule sa queue de cheval dans son dos volait dans la bise chaude tel un foulard blanc éclatant qu'on agitait pour les adieux. Les yeux azurs du jeune garçon était légèrement humide, et ses lèvres tremblaient légèrement, trahissant le ressentit de l'enfant si attristé qui pourtant luttait pour l'image d'honneur et la réputation de force d'esprit de la famille. Seule Itsuna était autorisée à pleurer, tout ça parce qu'elle n'avait pas les cheveux blancs et que son teint était tout même constitué d'un peu de mélanine colorée. Autrement dit, parce qu'ils étaient des Colfud de sang, il n'avaient pas le droit de faire du tort à la réputation du clan.

Ben. Le jeune genin fixait le même horizon que son oncle. Dans sa tête résonnaient tant de choses. Tout ce qui s'était passé ces derniers temps était hallucinant. Tant de rebondissements, tants d'entraînements nouveaux, tants de basculement dans une si petite vie. Son oncle, shinobi si fascinant. Ben se jurait de devenir aussi puissant que le sont Psaro et Kûzuko. Dans le regard du jeune garçon, on pouvait facilement lire l'admiration mêler à la tristesse, si on le fixait droit son regard. Pourtant, cet endroit faisait ressortir le moment où il avait goûter à la drôle de sensation d'ôter la vie. Un frisson le parcourru en pensant à cela. Il contracta un peu plus ses muscles pour maîtriser ses émotions, fronssa les sourcils et observa de nouveau, de manière plus intense, l'horizon si large, la vu du désert. Un serpent se frayait un chemin entre les dunes un peu plus loin. Ben le suivit des yeux quelques secondes. Le jeune genin portait toujours ses vêtements devenus légendaires dans la famille, dans le sens que Ben sans cet accoutrement, c'était pas Ben. Son pantalon en tissu bleu, sa double ceinture de cuir brun, sa chemisette noire, sa longue veste blanche et le célèbre "Oeil sanguinaire" qui pendait à son cou, brillant de sa lueur mauve précieuse. Ses bottes de cuir montant le long de ses jambes allaient être soigneusement nettoyées par le propriétaire à cause du sable qui venait s'y infiltrer par le vent, et Ben, incarnation du défaut maniac, ne le supporterait pas plus longtemps que le retour au manoir. Alors que le serpent que fixait le genin se décida à s'enfoncer doucement derrière la pente d'une dune au loin, s'échappant du regard du garçon, Ben porta alors son attention aux deux kounin qui allaient bientôt les quitter. Il admira son propre père. Il ne l'avait jamais vu dans son oozukuri ishou, fabuleuse tenue avec plusieurs tons de brun selon les morceaux de tissu. Kûzuko avait un style impressionant dedans, et Ben admirait l'allure noble et sage que cela lui donnait.

Le genin renifla alors d'un coup sec, relevant un peu plus le menton dans le geste. Kûzuko et Itsuna se lâchèrent enfin. Psaro ne détournait pas son regard passioné vers le firmament lointain. Jooshun avança d'un pas vers son fils aîné. Itsuna fit la démarche inverse. Kûzuko prit alors une posture plus droite digne de l'apparence demandée par le code du clan. L'ancien de la famille, avec cette expression si sévère, posa alors une main sur l'épaule gauche de son fils.


(Jooshun) - Reviens victorieux mon fils.

Psaro se retourna enfin, plongeant ses yeux dans ceux de son vieux père.

(Psaro) - Douteriez-vous de nos talents père ?

(Jooshun) - Psaro. Tu devrais cacher tout au fond de toi cette trop grande confiance en tes capacités. L'arrogance mène à la défaite.

(Kûzuko) - Nous seront prudent père.

(Jooshun) - Je prendrais soin de ta petite famille, Kûzuko. Mais ne me décevez pas : revenez entier, en vie et avec votre objectif atteint.

Le vieillard bomba un peu plus le torse, soupirant de manière forte, lâchant l'épaule de son fils.

(Jooshun) - Il en va de l'honneur des Colfud.

Les trois hommes se regardèrent. Si ils n'étaient pas épiés par une dizaine de jounin et deux anbu bien camouflés, ils se seraient souris, étreint affectueusement, se seraient donné de grandes tappe dans le dos et auraient même plaisenter sur le danger de la mission. Mais malgré tout, Psaro était surveillé depuis son retour. Ils échangèrent de longs regards soutenus pendant une longue minute, regards qui remplacerait tous les habituels geste et paroles d'adieux échangés par une famille normale. Jooshun s'inclina, ses deux fils firent de même de manière un peu retardé pour ne pas se cogner entre eux, puis, le vieux sage recula dans les rangs de ceux qui resteraient au village. Kûzuko prit une grande bouffé d'air brûlant du désert, mêlé à un peu de poussière, mais dont ses poumons s'étaient accoutumés. Il dirigea son regard vers Ygoru.

(Kûzuko) - Ygoru, mon très jeune fils. Mon absence ne doit pas t'affaiblir. Au contraire, travail pour que mon retour courrone tes progrès. Qui sait, peut-être que mon retour m'obligera à te féliciter pour ta promotion au rang de genin. Soit fort mon fils.

Il releva le menton là où un père normal aurait sourit et serrer sa progéniture dans ses bras. Le jeune garçon ferma les yeux pour mieux contrôler son émotion. Ses lèvres tremblaient encore plus, laissant apparaître un jour entre la lèvre inférieur et la supérieur. Kûzuko pivota alors son visage d'un mouvement rapide vers son fils aîné.

(Kûzuko) - Ben, mon grand fils, mon grand genin. Ton chemin se trace lentement. Et aujourd'hui, nos chemins se séparent pour une durée indéterminée. Tu commence à apparendre à te débrouiller seul, et quand je rentrerais, tu volera de tes propres ailes. Je crois en toi Ben, tu deviendra un grand shinobi digne de notre clan, j'en suis convaincu. Mais tu ne dois pas faiblir, reste concentrer sur tes objectifs et sur ta détermination. Ne baisse jamais ta volonté de fer face aux obstacles de la vie. "Pour gagner, il suffit d'y croire." Alors crois en toi comme je croirais toujours en toi.

Ben ne bougea pas d'un pouce, sa posture, tout son corps, son visage, rien ne bougea. Une impassibilité de surface maîtrisée. Mais dans le crâne du petit genin les émotions se bousculaient alors dans tous les sens. Les Colfud sont appelés "les Tornades blanches", et bien il y avait un véritable ouragan dans la boîte crânienne de Ben. Amour, tristesse, affection, admiration. Le genin était si touché de ce que venait lui dire son père. Pourtant, il fixait toujours l'horizon, pour ne rien laisser paraître. Il verserait les larmes dans sa chambre, seul, les émotions ne se partagent pas en public.

Les deux kounin se regardèrent alors. Psaro lança un sourire avant de regarder de nouveau l'horizon. Kûzuko passa succéssivement de l'horizon à Psaro, à Ygoru, à Ben, à Jooshun, puis à Itsuna. Les deux kounin se mirent l'un à côté de l'autre, et ils s'inclinèrent profondément devant leur clan qui répondit comme un reflexe. Psaro, en se relevant, croisa le regard de Ben. Il lui lança un sourire complice et un clin d'oeil avant de e retourner immédiatement vers l'horizon et de commencer à avancer avec un enthousiasme trop remarquable. Kûzuko resta une minute de plus, debout, immobile, à fixer sa famille. Puis, sans un mot de plus, il vit volt-face, marchant alors à la suite de son frère, dans une démarche pleine d'assurance mais envahie de la tristesse de quitter les siens. L'image de son oncle au loin et de son père marchant vers le désert, précédé par son ombre, restera gravée dans le regard et la mémoire du jeune genin.

Les silhouettes des deux frères avaient disparues dans le désert depuis longtemps, ainsi que l'ensemble des Colfud qui étaient repartis au manoir. Seul Ben restait sur le seuil des portes de Chikara. Le soleil lui faisait face, de manière éblouissante avec sa belle lueur orange. L'astre du ciel plongeait sous les dunes du désert, la moitiée couverte par des nuages bas d'un gris-violet poétique. Bientôt, le vent chaud du désert deviendrais une brise glaciale et mortelle, et les portes devront être fermées pour la sécurité du village. Mais Ben était toujours là, debout, immobile, muet, fixe, tel une statue. Il était resté dans cette position de garde à vous adapté par le clan. Un regard trop sévère attaché à ses yeux fixait l'horizon où le soleil emportait avec lui son père et son oncle pour un temps trop conséquent au goût du genin. Un tourbillon de poussière d'un mètre de haut passa devant les portes de manière lente en projettant des grains de sable qui étaient emportés par le souffle. Désormais, Ben était seul face à son destin. Enfin, pas tout à fait, mais il serait livré à prendre ses décisions et faire ses choix en âme et conscience, de manière responsable. Une voix autoritaire résonna au-dessus des portes.


(Jounin) - Fermez les portes !

Un bruit fort de mécanisme précèda le grincement des lourdes portes qui se mirent à glissées sur le sable. Le regard de Ben était toujours rivé sur l'étendue sans fin de sable orange devant lui. L'ombre des portes apparurent alors sur ses épaules, il restait impassible. L'ombre engloutie ses bras, son torse, et s'attaqua à ses joues. Le regard de Ben semblait s'embraser. Les portes se refermèrent lentement, ne laissant qu'un oeil entre les deux battants. Un oeil remplis de force, de maturité et de détermination. Les portes claquèrent alors lourdement en avalant la silhouette du genin.
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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Zakio le 3/6/2009, 20:50

Punaise de foutu tapage des voisins. A cette heure ci ils pourraient… Attend, y’est quel heure ? Et qu’est ce que je devais faire aujourd’hui ? Ha oui, l’équipe j’avais complètement oublié. Attend un peu là… C’est à quelle heure ? J’ne me souviens plus de ce qui était marqué sur la lettre. Pourquoi je l’ai brulé ? Misère. Bon j’vais y allé maintenant on ne sait jamais.

Prenant le parti de bougé mon cul, je fus gravement mis en difficulté par ma flemme compulsive, mais je réussis au prix d’un énorme effort de prendre un petit déjeuner, et aller au terrain d’entraînement où j’ai été convoqué.

Autour de moi, alors que je filais vers le terrain d’entraînement la chaleur du désert commencé à remonter et que la brise se lève charriant des grains de sables. Devant moi, je voyais le terrain d’entraînement poindre à l’horizon. En terre battue, il était vaste, bien dégagé pour qu’aucune personne ne puisse prendre la fuite lors d’un combat, ce qui ne devrait normalement jamais arriver.

Sur le terrain, un type aux cheveux blancs et à la peau aussi pâle que celle d’un albinos attendait, apparemment seul. Alors que je m’approchais un peu plus, j’en profitai pour le dévisager. Vête d’une longue veste blanche, le genin avait un regard dur, qui lui donnait une maturité qu’il était seulement en train d’acquérir. Il avait un pantalon bleu moulant qui laissait devinait des jambes assez fines. Sur son torse une chemise noire qui lui remontait jusqu’au cou.

Je savais que l’homme était méfiant et jaloux de nature. Et qu’une personne n’était jamais parfaite, qu’on essayait toujours de lui trouver un défaut, un truc pas net. C’est ce sentiment qui me poussa à aller vers lui, juste pour le connaître. Ses cheveux blancs et sa peau pale me rappelait un truc vague… j’engagea la discussion, tout en cherchant ce qui me tracassait et où j’avais entendu parlait de ces deux caractéristiques physiques.


Moi : Salut.

Il me salua s’un geste de la tête et s’enferma dans le mutisme. Ce qui eût le don de m’énerver. Je retentais de lancer une conversation…

Moi : Tu viens pour l’équipe ?

Lui : Oui.

Un silence religieux suivit sa déclaration. Bon, puisque Môsieur ne voulait pas discuter on allait voir s’il avait au moins un sens du combat inné Ha, ça me reviens… Une peau pale et des cheveux d’une blancheur spectrale, tout en étant aussi expressif qu’une pierre tombale, ça devait être un Colfud. Et les Colfud sont très attaché au sens de l’honneur. Conclusion…

Moi : Dis moi… Pour être aussi silencieux t’a quelque chose à te reprocher ou quoi ?

Lui : …

Moi : Ha je vois quel type de personne tu es. Un autiste névrosé avec un nîndo insipide, une fierté mal placée et un code d’honneur stupide ?

Ha il avait enfin une réaction humaine. Il bouillait. Il crevait d’envie de me tabassé. Fallait que je continue dans ma lancée, faudrait pas qu’il se calme, oh non…

Moi : Bah alors qu’est ce que t’attend ? T’a pas encore compris que je venais d’insulté ta famille ton clan, ton frère si t’en a un ? Que ton père et le sien avant lui était des boulets, avec une mentalité digne d’un jeune chiot ?

Ca devrait suffire. Raaaah pourquoi il essaie de se contenir, il doit bien savoir qu’au fond de lui il craquera ? Et bah voilà ! J’évitais un coup de poing terriblement puissant d’un saut en arrière puis je dus m’abaisser pour éviter une lame de chakra étrange, et surement dangereuse.

Moi : T’en a mis du temps !

Lui : Va au diable, j’vais t’apprendre à te moquer de l’honneur de mon clan…

Avec rage il me fonça dessus, alors que je le ralentissais avec une vague de kunaïs. Sans s’arrêter il sauta au dessus des projectiles pour tenter de m’enfoncer une paume dans le ventre. Peu envieux de me prendre un coup dans l’abdomen, je piquai un sprint en sens inverse, avant de faire une courbe parfaite et de foncer sur un genin déconcerté.

Un coup de poing fusa ma droite, je répliquai en tentant un balayage, que l’ennemi évita en prenant appui sur mes jambes pour m’envoyer mordre la poussière un peu plus loin. Fallait avouer qu’il se démerdait bien. Bon, vitesse supérieure. Un coup à droite, a gauche, un fauchage et un coup dans la tête, c’était le plan d’origine.

Malheureusement ce fût impossible à mettre en place à cause de la force et la rapidité de mon adversaire. Un deuxième coup m’atteignis et me fis rouler sur le sol sablonneux de Chikara. En me relevant, j’envoyais un direct du droit à mon ennemi qui s’abaissa, puis recula pour éviter une frappe du pied dans la tête. J’avais prévu son esquive et en avait profité pour lui envoyer du sable dans les yeux avec le pied.

Dans mon élan j’en profitais pour lui mettre un coup de genou à l’abdomen puis un coup de poing au plexus, avant de chuter dans le sable brulant.


Lui, se relevant : Tu te débrouille en taïjutsu, mais m’égaleras-tu en ninjutsu ?

Comprenant le danger dés qu’il se mît à composer des signes, j’effectuai un sprint pour me retrouver dans son dos. Ne voyant aucune réaction de mon adversaire qui composait toujours des signes, je fonçai dessus comme une brute en rut.

Lui : Fuuton, Hahen kaze!

De petites lames de vents se mirent à tournoyer autour de lui, en profitant pour me faire quelques égratignures sans importances quoi que gênantes. Le fourbe me faisant face se retourna puis recommença a composer des signes, annulant momentanément sa protection. Ne prenant pas le risque de l’attaquer, je tirais un feu nourri de shurikens qui me fût renvoyé par un tir élémentaire futon.

Et nous nous renfonçâmes dessus, l’un aveuglé par la rage l’autre par une pulsion sadique. Une ombre imposante apparût à la périphérie de mon champs de vision, très loin de nous, puis tout d’un coup très proche, qui m’envoya dans un sens, mon adversaire dans un autre. Et je ne savais toujours pas le prénom de mon adversaire…

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Re: Chikara, village caché du sable [RP]

Message par Keitaro le 26/8/2009, 05:53

Moi, tout en regardant ma montre - T'ain ! Où est ce qu'ils sont encore passés ceux-là !? Ils sont , comme d'habitude, à la bourre !

J'étais tout simplement stupéfait ! Et c'était le cas de le dire ... En effet, cela faisait déjà une semaine que j'avais programmé cette rencontre avec Hokichi et Einji, deux petites frappes sous les ordres de Cain, pour parler des informations qu'ils avaient trouvés sur Takagi , mais ces deux énergumènes devaient probablement être encore en train de picoler et de se rincer l'œil dans les bars à hôtesses du village ...

Bref, voilà comment , après avoir attendu plusieurs heures sous un soleil de plomb, je me retrouvais en plein centre-ville de Chikara, en train de me tourner les pouces sous ce foutu soleil , jusqu'à ce que, tout d'un coup, j'entendis un cri au loin ... Curieux de savoir ce qui se passait et content d'avoir enfin quelque chose à faire, j'accourus à toute vitesse en direction du bruit tout en me faufilant habilement entre les nombreuses ruelles des commerces, m'attendant à découvrir le pire ...
Arrivé las bas, j'ai pu remarquer que le cri avait ,seulement, été provoqué par un vulgaire clown qui, accompagné d'un petit singe ,pas plus grand que la paume d'une main, emmerdait les passants avec des tours tout aussi ridicules que lui , sans avoir vraiment un réel succès ... Blasé et déçu de ce résultat, je soupirais une dernière fois avant de m'asseoir dans le banc le plus prés et m'occuper ainsi avec les tours du clown ... Celui ci remarqua vite ma présence et s'approcha de moi , suivi du ouistiti qui l'accompagnait et commença à me faire tout un show : Il criait dans tous les sens tout en se jetant des tartes à la crème dans la figure , jouait aux mimes en s'enfermant dans une boite invisible , faisait exprès de glisser sur une peau de banane pour finalement se casser la figure sur le sol ou ,encore, racontait des blagues qui auraient même fait pleurer un citron ... En quelques mots , ce gars était affreusement mauvais, mais , probablement pris de pitié envers lui, je continais à le regarder, amusé ...
Après environ dix minutes de ce pathétique spectacle, je me décidais enfin à partir , mais , lorsque je plongeais ma main dans ma poche pour donner un petit pourboire au pauvre clown , celui-ci me regarda d'un air paniqué et pris la poudre d'escampette à toute vitesse en emportant avec lui son compagnon primate , qui répondait au petit nom de "Bobo".


Moi - Ce type est vraiment bizarre ... Moi qui voulais juste lui donner une petite pièce de ... !!!

Soudainement, je compris pourquoi il avait pris ainsi la fuite en me voyant ... Ce saligaud avait subtilisé ma bourse ! Il a probablement entraîné le pauvre Bobo pour qu'il fasse les poches aux passants lorsqu'il leurs détournait l'attention avec ses tours rocambolesques, mais il allait bientôt voir de quel bois je me chauffe ...
Ainsi, d'un bond concentré de chakra Fuuton je m'élevais dans les airs avant d'atterrir au-dessus d'un petit magasin d'animaux puis sauter de toits en toits , en poursuivant ainsi le vil pick-pocket qui courait comme il pouvait entre les méandres ensablés du village, en tachant de ne pas me faire repérer .
Après quelques minutes de cette course-poursuite effréné , j'ai attendu qu'il se retrouve devant un cul-de-sac pour descendre et ainsi regler mes comptes avec lui ... Il tremblait comme une feuille , comme son macaque de complice qui se cachait dans une des énormes poches de son propriétaire
.

Moi - Je pense que vous avez quelque chose qui m'appartient ...

Clown , sortant désespérément un couteau qu'il tenait en tremblant - Je ... Je vous préviens monsieur ! Je suis armé ! Et je n'hésiterais pas à m'en servir ...

En regardant le petit canif qu'il brandissait dans ma direction je ne pus m'empêcher de m'esclaffer de rire. En même temps , c'était un pauvre clown raté qui était entrain de menacer en dernier recours un Chuunin de Chikara ... Je lui esquissais un sourire légèrement sadique puis je me suis approché de lui, essayant de lui faire le plus peur possible en tapant ma paume gauche avec les articulations de mon poing. Lorsque j'étais arrivé suffisamment près comme pour sentir son halètement apeuré , celui ci tenta de me poignarder . Quel fut sa surprise lorsque je le désarmais en l'agrippant du bras pour lui faire une prise qui le fit rapidement tomber par terre faisant ainsi sortir le ouistiti de sa cachette tout en gueulant vers moi.


Moi - On s'est compris , nan ? Je veut que tu me rends mon argent tout de suite ! Ou ce satané acrobate va finir planté dans ton cul !

Le clown me regarda une dernière fois en transpirant de peur, tellement que son pathétique maquillage commençais à couler.

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Moi , en comptant les billets dans le portefeuilles
- 250, 300, 400 et ... 500 ryos ! Tu vois comme tu peux être obéissant lorsque tu veux !

Et c'est ainsi que je laissais le pauvre homme en position fœtal, gisant et tremblant dans sa propre sueur provoquée par la peur ...

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